• Lecture d’un extrait du livre « Hors gel » d’Emmanuelle Salasc

    http://liminaire.fr/radio-marelle/article/hors-gel-d-emmanuelle-salasc

    Hors gel est le dixième livre d’Emmanuelle Salasc chez P.O.L. après neuf ouvrages parus sous le nom d’Emmanuelle Pagano. Ce roman raconte, dans un présent à peine anticipé, une double menace. Celle d’un glacier, dont la poche d’eau souterraine risque d’éclater et d’emporter tout sur son passage, et celle du retour de la sœur jumelle de la narratrice, disparue pendant trente ans. (...) #Radio_Marelle / #Écriture, #Histoire, #Langage, #Livre, #Lecture, #Récit, #Vidéo, #Politique #En_lisant_en_écrivant, #Mémoire, #Société, #Podcast, #Nature, #Ecologie (...)

    http://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_hors_gel_emmanuelle_salasc.mp4

    http://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&ISBN=978-2-8180-5204-4

  • Lutte contre le complotisme et les fake news : est-il raisonnable de croire en la raison ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-temps-du-debat/lutte-contre-le-complotisme-et-les-fake-news-est-il-raisonnable-de-cro


    La commission « Les Lumières à l’ère du numérique » présidée par Gérald Bronner, qui s’est ouverte le 29 septembre dernier, a pour but de trouver des solutions pour lutter contre la désinformation en France, notamment en mettant l’usage de la raison à l’honneur. Mais la raison suffit-elle ?

    Excellente émission qui permet de mettre en perspective les enjeux autour du complotisme en lien avec les enjeux de société.

    #Complotisme #Journalisme #Infox #EMI #Podcast #Réflexion

  • Vortrag ‚Sehnsucht nach Unfreiheit‘ – Ehrlos Statt Wehrlos
    https://esw.pub/2020/06/17/mitschnitt-des-vortrags-sehnsucht-nach-unfreiheit
    Audiomitschnitt des Vortrags von Nantje Petersen.
    https://esw.pub/podlove/file/9/s/webplayer/vortrag_petersen_sehnsucht_nach_unfreiheit_15.06.2020_online.mp3

    Mitte August 2019 holte die Bundesrepublik die ersten Kinder von IS-Anhängern aus Syrien nach Deutschland zurück. Es folgten mehrere Frauen, die ins Kalifat ausgereist waren und mittlerweile rollen erste Gerichtsprozesse an. Der Kern und Motor der juristischen wie medialen Auseinandersetzung mit den „IS-Rückkehrerinnen“ liegt in der Frage nach ihrem Gefahrenpotential. Waren die „IS-Ehefrauen“ lediglich romantisch-naiv oder sind sie islamische Fundamentalistinnen, denen es auch nach ihrer Rückkehr darum geht, die Etablierung eines idealen Gottesstaates mit anderen Mitteln voranzutreiben?

    Welche Rolle spielen Frauen im und für den Islam: Sind sie Opfer patriarchaler Unterdrückung, ideologisch überzeugte Täterinnen oder sich selbst ermächtigende, nach Freiheit strebende Subjekte? Und vor allem: Wo beginnt die Hinwendung zu einem fundamentalistischen Islam?

    Der Vortrag wird auf Grundlage empirischer Daten und theoretischer Überlegungen den Fragen nachgehen, warum der Islam für Frauen attraktiv und Frauen für den Islam relevant sind. Hierzu werden die für Mädchen und Frauen bedeutsamen Motive in der Auseinandersetzung mit dem Islam und der Radikalisierung nachgezeichnet und danach gefragt, was die Ursachen für den Willen zur Unfreiheit sind – und warum Freiwilligkeit hier der falsche Maßstab ist.

    Über eine Annäherung an die Positionen und Strategien der Djihadistinnen und ihren hiesigen Apologetinnen wird abschließend den Fragen nachgegangen, warum eine Kritik an dieser Ideologie von kulturrelativistischer und (queer-)feministischer Seite verunmöglicht wird und weshalb die Emanzipation der Frau nicht mit einer Naturalisierung und Glorifizierung der Weiblichkeit zu machen ist.

    #Allemagne #laicisme #religion #islam #femmes #hidjab #daech #podcast

  • Lecture d’un extrait du livre « Il était une fois sur cent » d’Yves Pagès

    http://liminaire.fr/radio-marelle/article/il-etait-une-fois-sur-cent-d-yves-pages

    Ce vertigineux inventaire, qui place sur un pied d’égalité des choses apparemment sans rapport entre elles, reconstitue par fragments, accumulation et poésie, le tableau d’une société obnubilée par une approche comptable des phénomènes les plus divers, ainsi que l’omniprésence de la statistique dans la façon dont nous analysons le monde contemporain. (...) #Radio_Marelle / #Écriture, #Histoire, #Langage, #Livre, #Lecture, #Récit, #Vidéo, #Politique #En_lisant_en_écrivant, #Mémoire, #Société, #Podcast, #Statistiqus (...)

    http://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_il_e_tait_une_fois_sur_cent_yves_page_s.mp4

    https://www.editions-zones.fr/livres/il-etait-une-fois-sur-cent

  • Épisode 1 : Des bénévoles dans les airs face à l’agence européenne de garde-frontières et garde-côtes, Frontex

    Depuis 2018, l’ONG Pilotes Volontaires survole le large des côtes libyennes pour localiser les bateaux de fortune en détresse qu’empruntent les migrants pour tenter de rejoindre l’Europe.

    José Benavente fait ce triste constat : « les agences européennes comme Frontex espéraient que mettre un terme à l’opération "Mare Nostrum" rendraient les traversées plus difficiles et opéreraient un effet de dissuasion pour les migrants qui tentent de traverser la mer ». Or depuis leur petit #avion_d'observation, le #Colibri_2, ils aident les bateaux qui sont évidemment toujours présents dans la zone à opérer des sauvetages plus rapidement.

    D’autres avions, ceux de Frontex notamment, transitent aussi par là pour permettre aux gardes côtes libyens d’opérer toujours plus d’interceptions synonymes d’un retour en enfer pour les migrants qui tentent justement de fuir coûte que coûte ce pays en proie à la guerre civile. Comme le regrette Charles Heller « les migrants fuient la Libye, où ils sont réduits à l’esclavage, aux travaux forcés, à la torture. Les migrants sont devenus un objet qui circule de main en main, que ce soit les milices ou les centres de détention de l’Etat. Aucune opération de secours en mer dans la zone libyenne ne peut effectivement être terminée de manière adéquate et respectueuse du droit international, dès lors que les passagers sont ramenés dans un pays où leur vie est en danger ».

    Surveillance et interception d’un côté, contre #surveillance et #sauvetage de l’autre, ce documentaire retrace l’histoire récente de ce qui se trame dans les airs et en mer depuis l’arrêt en 2014 de l’opération "Mare Nostrum" initiée par la marine italienne et qui avait permis de sauver des dizaines de milliers de vies car comme le rappelle Charles Heller : « l’Union européenne a sciemment créé ce vide de secours d’abord, et ce système de refoulement indirect ensuite. Et les avions de surveillance européens sont au cœur de ce dispositif » et José Benavente ajoute « lorsqu’on survole la Méditerranée, on n’est pas au-dessus d’un cimetière. On est littéralement au-dessus d’une fosse commune ».

    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/des-benevoles-dans-les-airs-face-a-l-agence-europeenne-de-garde-fronti

    #pilotes_volontaires #sauvetage #mer #Méditerranée #mer_Méditerranée #avions
    #audio #son #podcast

    –-

    sur les pilotes volontaires, voir aussi ce fil de discussion :
    https://seenthis.net/messages/485880

  • « Ce sont les oubliées, les invisibles de la migration » : l’odyssée des femmes africaines vers l’Europe

    Les migrantes originaires d’#Afrique_de_l’Ouest sont de plus en plus nombreuses à tenter de rallier les #Canaries, archipel espagnol situé au large du Maroc. Un voyage au cours duquel certaines d’entre elles se retrouvent à la merci des passeurs et exploiteurs en tout genre.
    Ris-Orangis, terminus de son exil. Dans le pavillon de sa grande sœur, Mariama se repose, et décompresse. « Je suis soulagée », lâche-t-elle d’une voix à peine audible. Cette Ivoirienne de 35 ans, réservée et pudique, est arrivée dans ce coin de l’#Essonne le 7 août, après un périple commencé il y a plus de deux ans, un voyage sans retour de plusieurs milliers de kilomètres, à brûler les frontières sans visa ni papiers. Avec une étape plus décisive que les autres : les Canaries. C’est là, à #Las_Palmas, que Le Monde l’avait rencontrée une première fois, le 22 juillet.

    Situé au large du Maroc, cet archipel espagnol de l’Atlantique est devenu une des portes d’entrée maritime vers l’Europe les plus fréquentées par les migrants. « La #route_canarienne est la plus active sur la frontière euroafricaine occidentale », confirme l’association Caminando Fronteras, qui œuvre pour la protection des droits de ces migrants. Les chiffres le prouvent : d’après le ministère espagnol de l’intérieur, 13 118 personnes – pour la plupart originaires d’Afrique de l’Ouest – ont débarqué sur place, du 1er janvier au 30 septembre, à bord de 340 embarcations. En 2019, les autorités n’en avaient dénombré, à cette date, que 6 124.

    Détresse économique

    « Les problèmes politiques des derniers mois entre le Maroc et l’Espagne concernant [les enclaves de] Ceuta et Melilla ont poussé les gens à chercher une autre voie de passage », souligne Mame Cheikh Mbaye, président de la Fédération des associations africaines aux Canaries (FAAC). « Ce qu’il se passe en ce moment en Afrique est pire que la guerre, c’est la #détresse_économique. Les Africains vivent dans une telle #souffrance qu’ils sont prêts à affronter l’océan », ajoute Soda Niasse, 42 ans, une Sénégalaise qui milite pour la dignité des sans-papiers sur l’archipel.

    Retour à Las Palmas, en juillet. En ce début de soirée, la ville commence à bâiller. Dans une maison au charme fou, c’est une autre ambiance : des enfants galopent dans les couloirs ou dans la cour carrelée ; des femmes dansent, radieuses comme jamais, pour l’anniversaire d’une fillette, son premier sur le sol européen, même si Las Palmas paraît bien éloigné de Paris ou de Bruxelles. « Heureuse ? Oui. C’est comme si on vivait en colocation », lance Mariama.

    Ce refuge appartient à la Croix-Blanche, une fondation tenue par des frères Franciscains. La jeune Ivoirienne, vendeuse de légumes dans son pays, y est hébergée au côté d’une vingtaine d’autres femmes, toutes francophones. Voilà quatre mois qu’elle est arrivée en patera (« bateau de fortune ») sur l’île de Grande Canarie.

    Le nombre d’arrivées de migrants aux Canaries a doublé depuis le début de l’année

    Ce lieu paisible lui permet de récupérer de cette épreuve. « Et aussi de se réparer », ajoute le frère Enrique, 42 ans, un des responsables de l’organisation. « Ici, on donne de l’attention et de l’amour », précise-t-il au sujet de ces exilées, souvent traumatisées par d’éprouvantes odyssées. Le religieux s’étonne de voir de plus en plus de femmes tentées par l’exil depuis le début de l’année. Un constat partagé par le président de la Croix-Rouge des Canaries, Antonio Rico Revuelta : « En 2020, 10 % des migrants [sur 23 023] étaient des femmes. Cette année, nous sommes déjà à 17,1 % ».

    Echapper aux #violences

    « Elles n’ont pas d’autre choix que de fuir, insiste Mariama, la jeune Ivoirienne. Mais on ne s’imagine pas que c’est aussi dangereux. » Et meurtrier. L’ONG Caminando Fronteras a comptabilisé 2 087 victimes, disparues au large de l’Espagne, dont 341 femmes. « Les #décès sur les routes migratoires vers l’Espagne ont augmenté de 526 % par rapport à la même période de 2020 », souligne l’organisation. « La #route_des_Canaries est l’une des plus dangereuses au monde », confirme Amnesty International.

    Si des centaines de femmes – de toutes conditions sociales – risquent leur vie sur ce chemin entre les côtes africaines et les Canaries (500 kilomètres d’océan), c’est pour échapper aux #mariages_forcés ou aux #excisions sur elles-mêmes ou leurs enfants. « Les #violences_de_genre ont toujours été une explication à l’exode », commente Camille Schmoll, géographe, autrice des Damnées de la mer (La Découverte, 2020).

    Celle-ci avance une autre explication à ces phénomènes migratoires : « Ces dernières années, beaucoup de femmes se sont installées au #Maroc. Elles n’avaient pas toutes comme projet d’aller en Europe. Mais avec la #crise_sanitaire, la plupart ont perdu leur travail. Cette situation les a probablement contraintes à précipiter leur départ. On ne parle jamais d’elles : ce sont les oubliées et les invisibles de la migration. »

    Cris Beauchemin, chercheur à l’Institut national d’études démographiques (INED), estime pour sa part que le « durcissement des politiques de #regroupement_familial peut être vu comme un motif qui pousse les femmes à partir de manière clandestine pour celles qui cherchent à rejoindre, en France, leur conjoint en règle ou pas ». D’après lui, la #féminisation_de_la_migration n’est cependant pas une nouveauté. En 2013, une étude menée par l’INED et intitulée « Les immigrés en France : en majorité des femmes » expliquait déjà que les migrantes partaient « de façon autonome afin de travailler ou de faire des études ».

    « Dans ce genre de voyage,les femmes sont violentées, violées, et les enfants entendent », dit Mariama, migrante ivoirienne de 35 ans
    « Celles qui arrivent en France sont de plus en plus souvent des célibataires ou des “pionnières” qui devancent leur conjoint, notait cette étude. La #scolarisation croissante des femmes dans leur pays d’origine et leur accès à l’#enseignement_supérieur jouent sans doute ici un rôle déterminant. » Selon Camille Schmoll, les femmes célibataires, divorcées, ou simplement en quête de liberté ou d’un avenir meilleur pour leurs proches et leurs enfants sont parfois mal vues dans leur pays. « Ces statuts difficiles à assumer les incitent à partir », dit-elle.

    Laisser ses enfants

    Ce fut le cas de Mariama. Son histoire commence en 2017 et résume celles de bien d’autres migrantes rencontrées à Las Palmas. Assise dans un fauteuil, enveloppée dans un voile rose qui semble l’étreindre, entourée par la travailleuse sociale et la psychologue du centre, elle se raconte : ses deux filles, de 6 et 8 ans ; son mari, un électricien porté sur l’alcool.

    Ce n’est pas la violence conjugale, tristement ordinaire, qui la pousse à envisager l’exil, en 2019, mais ces nuits où elle surprend son époux en train de « toucher » deux de ses nièces. « J’avais peur qu’il finisse par s’en prendre à mes filles, je devais agir. »Son but ? Rejoindre une sœur installée en France. Dans le plus grand secret, elle économise chaque jour quelques euros pendant près de deux ans.

    C’est alors que la destinée va bouleverser ses plans, et ajouter de la peine et des angoisses à une situation déjà douloureuse. Sa famille lui confie une nièce de 8 ans, dont le père vient de mourir noyé en Méditerranée en tentant d’atteindre l’Italie en bateau. Sa mère, elle, est décédée d’une maladie foudroyante. « Personne d’autre ne pouvait s’occuper de la petite, assure Mariama. Je suis sa nouvelle maman. » Le moment du départ approche, mais que faire ? Fuir avec les trois petites ? Impossible, elle n’en aura pas les moyens. Le cœur déchiré, elle choisit alors de laisser ses deux filles – afin qu’au moins elles restent ensemble – chez une sœur domiciliée loin de leur père…

    « Flouze, flouze » ou « fuck, fuck »

    A l’été 2019, Mariama et sa nièce quittent la Côte d’Ivoire en car, direction Casablanca, au Maroc. Là-bas, elle devient à la fois nounou, femme de ménage et cuisinière pour une famille marocaine. « Je gagnais 8 euros par jour, je dormais par terre, dans la cuisine. » Exploitation, préjugés, racisme, tel est, d’après elle, son nouveau quotidien. « Un jour, au début de la crise du coronavirus, je monte dans un bus, et une personne me crache dessus en criant “pourquoi les autres meurent facilement et pas vous, les Africains ?” »

    Après avoir économisé un peu d’argent, elle se rend avec sa nièce à Dakhla, au Sahara occidental (sous contrôle marocain), dans l’espoir de rallier les Canaries à travers l’Atlantique. Les passeurs ? « C’est “flouze, flouze” ou “fuck, fuck” », résume-t-elle. Généralement, dans ce genre de voyage, les femmes sont violentées, violées, et les enfants entendent. »Mariama retient ses larmes. Elle-même n’a pas été violée – comme d’autres protégées de la Croix-Blanche – mais elle ne compte plus le nombre de fois où des policiers, des habitants, l’ont « tripotée ».

    Une nuit, à Dakhla, après avoir versé 800 euros à un passeur, elle obtient deux places à bord d’un « modeste bateau de pêche » avec quarante autres personnes. La suite restera à jamais gravée en elle : la peur, l’obscurité, les vagues, l’eau qui s’invite à bord, le visage de son frère, mort noyé, lui aussi, lors d’une traversée clandestine. Et les cris, la promiscuité… « On ne peut pas bouger. Si tu veux uriner, c’est sur toi. Je me suis dit que c’était du suicide. Je n’arrêtais pas de demander pardon à la petite. Je l’avais coincée entre mes jambes. »

    « Durant leur voyage en Afrique, beaucoup de femmes violées sont tombées enceintes. Personne ne leur a dit qu’elles avaient le droit d’avorter en Espagne », Candella, ancienne travailleuse sociale
    La traversée dure cinq jours. Une fois la frontière virtuelle espagnole franchie, tout le monde sur le bateau se met à hurler « Boza ! », un cri synonyme de « victoire » en Afrique de l’Ouest. Les secours ne sont pas loin…

    « Je m’incline devant le courage de ces femmes. Quelle résilience ! », confie Candella, 29 ans, une ancienne travailleuse sociale, si marquée par ces destins qu’elle a fini par démissionner, en février, de son poste dans une importante ONG. « A force d’écouter leurs histoires, je les ai faites miennes, je n’en dormais plus la nuit. » Comment les oublier ?« Durant leur voyage en Afrique, beaucoup de femmes violées sont tombées enceintes. Une fois aux Canaries, personne ne leur a dit qu’elles avaient le droit d’avorter en Espagne. D’autres ont découvert qu’elles avaient le #sida en arrivant ici. C’est moi qui devais le leur annoncer. »

    Depuis deux décennies, Begoña Barrenengoa, une éducatrice sociale de 73 ans, suit de près les dossiers des clandestins, et particulièrement ceux liés aux violences faites aux femmes. D’après elle, les migrantes sont « les plus vulnérables parmi les vulnérables ». D’où sa volonté de les aider à continuer leur chemin vers le nord et l’Europe continentale. Car elles ne veulent pas rester aux Canaries mais rejoindre leur famille, en particulier en France. « L’archipel n’est qu’un point de passage, il n’y a de toute façon pas de travail ici », souligne Mme Barrenengoa.

    En mars, un juge de Las Palmas a ordonné aux autorités espagnoles de ne plus bloquer les migrants désireux de se rendre sur le continent. « Avec un simple passeport – voire une copie –, ou une demande d’asile, ils ont pu voyager jusqu’à Madrid ou Barcelone, et aller en France », poursuit Begoña Barrenengoa.

    Selon Mame Cheikh Mbaye (FAAC), entre 10 000 et 15 000 personnes auraient rallié la péninsule depuis cette décision de justice, des transferts le plus souvent organisés par la Croix-Rouge. « Huit migrants sur dix arrivés cette année par la mer aux îles ont poursuivi leur voyage vers la péninsule », assurait récemment le journal canarien La Provincia.

    Aujourd’hui, la plupart des femmes rencontrées à la Croix-Blanche sont sur le territoire français. « J’ai pu voyager avec mon passeport et celui de la petite, confirme ainsi Mariama. C’est ma sœur qui a acheté mon billet d’avion pour Bilbao. » Une fois sur place, elle a pris un car jusqu’à Bordeaux, puis un Blablacar vers Ris-Orangis, au sud de Paris. Son ancienne vie est derrière elle, désormais, et elle ne veut plus parler de son périple. « Moi, je ne demande pas beaucoup, juste le minimum », confie-t-elle. Maintenant que sa nièce est bien installée, et scolarisée, la jeune Ivoirienne n’a qu’un rêve : faire venir ses deux filles en France, « un pays où l’on se sent enfin libre ».

    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/10/06/ce-sont-les-oubliees-les-invisibles-de-la-migration-l-odyssee-des-femmes-afr

    #femmes #femmes_migrantes #invisibilisation #invisibilité #morts #mourir_aux_frontières #statistiques #chiffres #îles_Canaries #route_Atlantique #viols #violences_sexuelles #parcours_migratoires #grossesses #grossesse #facteurs_push #push-factors

    ping @_kg_ @isskein

    • voir aussi cette note de Migreurop (décembre 2018) :
      Femmes aux frontières extérieures de l’Union européenne

      Les Cassandre xénophobes de la « ruée vers l’Europe » appuient leurs prévisions apocalyptiques sur des images dont les femmes sont absentes : ce serait des hommes jeunes qui déferleraient par millions sur nos sociétés qui verraient alors mis à bas un équilibre des sexes – tant du point de vue quantitatif que relationnel – chèrement acquis. La médiatisation et la politisation de « l’affaire de la gare de Cologne » (31 décembre 2016) ont ainsi joué un grand rôle dans le retournement de la politique allemande vis-à-vis des exilé·e·s. Ces derniers étant décrits comme des hommes prédateurs en raison de leurs « cultures d’origine », il devenait légitime de ne pas les accueillir…

      Ce raisonnement est bien sûr vicié par de nombreux biais idéologiques, mais aussi par des erreurs factuelles et statistiques : les nouvelles entrées dans l’Union européenne (UE) sont tout autant le fait d’hommes que de femmes, et ces dernières
      représentent près de la moitié des immigré·e·s installés dans l’UE. Ce phénomène n’est pas nouveau : au début des années 1930, alors que la France était la principale « terre d’accueil » des exilé·e·s, les femmes représentaient déjà plus de 40% des arrivant·e·s. L’invisibilisation des femmes n’est certes pas propre à l’immigration mais, en l’occurrence, elle sert également un projet d’exclusion de certains hommes.
      Les exilé·e·s sont en effet quasiment absentes des « flux » les plus médiatisés : plus de 90 % des boatpeople de Méditerranée ou des mineur·e·s isolé·e·s entrant dans l’UE sont des hommes. Cela permet d’ailleurs de justifier le caractère pour le moins « viril » des dispositifs de répression les visant. La « guerre aux migrants » serait une affaire mâle ! Or, les femmes en migration, loin de voir leur supposée « vulnérabilité » prise en compte, sont également prises au piège de la militarisation des frontières. La violence de la répression redouble celle des rapports sociaux.

      http://migreurop.org/article2903.html?lang=fr

    • Voir aussi cette étude publiée par l’INED :

      Les immigrés en France : en majorité des femmes

      Les femmes sont désormais majoritaires parmi les immigrés en France. Comme nous l’expliquent Cris Beauchemin, Catherine Borrel et Corinne Régnard en analysant les données de l’enquête Trajectoires et Origines (TeO), contrairement à ce que l’on pourrait penser, la féminisation des immigrés n’est pas due seulement au regroupement familial. Les femmes migrent de plus en plus de façon autonome afin de travailler ou de faire des études.

      https://www.ined.fr/fr/publications/editions/population-et-societes/immigres-france-majorite-femmes

    • Et ce numéro de la revue Ecarts d’identité :
      Exil au feminin

      Editorial :

      Une éclaircie ?

      Une éclaircie, dit Le Robert, c’est une embellie qui « apparaît dans un ciel nuageux ou brumeux » (le ciel de cette saison qui tarde à se dégager !).

      Sur terre, c’est l’éclaircie des terrasses, des sourires retrouvés sur les visages quand ils tombent les masques. Pas complètement mais on veut y croire : on veut croire que ce monde ne s’est pas totalement effondré, qu’une vie sociale est encore possible, que le dehors peut redevenir un espace public où l’on peut respirer, échanger, frôler et non cet espace de troisième type qui s’était semi-privatisé en petits groupes se méfiant les uns des autres ! L’éclaircie aussi, relative, des lieux culturels où nourrir de nouveau son imaginaire, admirer, élucider et rêver d’autres possibles aux devenirs.

      Une éclaircie, c’est en somme comme une clairière dans une forêt touffue où l’on peut connaître un répit, se racler un peu la voix après un quasi-étouffement, reprendre souffle, ou encore une sorte d’armistice dans une « guerre »...Ce langage impayable du pouvoir ! Il recycle constamment ses armes. L’espace social est devenu une géographie qui sert désormais à « faire la guerre », avec fronts et arrières, héros et vétérans, logisticiens et unités d’interventions, etc. Une guerre déclarée à un ennemi invisible, ou trop visible au contraire ! Il s’incorpore, il s’incarne en nous, nous faisant devenir ennemis de nous-mêmes, cette « part maudite » de « nous » que l’on ne veut surtout pas voir, nous contentant de nous voiler la face, garder les distances, frictionner frénétiquement les mains, comme si ce carnaval, bien macabre pouvait nous prémunir de « nous-mêmes »... Cela préoccupe évidemment, mais cela occupe beaucoup et jusqu’à épuisement les uns et désœuvre grandement les autres, et cette pré-occupation-là fait « chaos-monde »... qui fait oublier le reste !

      Or, le reste, c’est la vie. La vie dans tous ses états sur cette terre « ronde et finie » et appartenant à tout le monde, c’est « nous » tel que ce pronom personnel le dit : un pluriel et tel qu’il est pronom réfléchi : sujet de ce « nous » constamment en devenir. Ce « nous » est de tous les genres et espèces, matières et manières, temps et espaces sur terre, réels et imaginaires, à tout moment et partout singulier et pluriel, tenant dans cette singularité-pluralité de son infiniment petit à son infiniment grand.
      Ce qui fait ce tenant, c’est l’avec : l’être-avec et le vivre-avec, sans distinctions – hormis celles qui font pluralité, multitude et multiplicité précisément – accordant des primats d’être ou de vivre aux uns au détriment des autres ou empêchant, dans le temps comme dans l’espace, les uns de devenir autrement que ce que les autres pensent qu’ils doivent être… La différence entre l’être et l’être-avec est la différence entre les métaphysiques (petites ou grandes et « indécrottables ») et le politique (le politique tel qu’il « excède » les politiques d’intérêts et de calculs et tel qu’il organise un vivre-avec et non « une autre manière de faire la guerre » !)…
      Il a fallu sans doute cette calamité virale pour nous rappeler que ce reste est en fait le tout – fait de l’avec – dont il faut se préoccuper prioritairement et partout, ce tout qui ne se contamine jamais que de ses propres éléments et depuis tous temps… Le politique consiste à en prendre soin dans ses devenirs !

      Vivre-avec et aussi penser-avec. Penser avec les un•e•s et les autres un autre rapport à ce monde, et penser avec les expériences que vivent au présent les un•e•s et les autres et ce qu’elles nous révèlent sur la manière de mieux aborder l’avenir. Il ne dépend désormais plus de quelques-uns mais de tout le monde. La revue Écarts d’identité, et c’est sa vocation, explore, depuis son premier numéro, les chemins de ce vivre-avec, notamment ceux des migrations et des exils qui nous en apprennent plus sur le devenir-monde que ce que les discours officiels en retiennent et concèdent à en dire. Dans ce numéro, ce sont les spécificités des chemins de l’exil au féminin : une double exposition aux violences de l’exil en tant que tel et à celles, réelles et symboliques, faites aux femmes. Un dossier préparé par Lison Leneveler, Morane Chavanon, Mathilde Dubesset et Djaouidah Sehili (lire l’introduction du dossier).

      Et comme à chaque fois, une fenêtre ouverte sur un horizon de beauté (notre dossier culturel). Bruno Guichard a réalisé un documentaire (Patrick Chamoiseau, ce que nous disent les gouffres) sur Patrick Chamoiseau (ami et parrain de la revue), il nous en ouvre les coulisses où se mêlent puissance poétique et conscience politique. Et une rencontre avec Meissoune Majri, comédienne et metteuse en scène, qui mène depuis 2010 une recherche esthétique interrogeant les effets du réel sur les imaginaires.

      Si, comme le dit l’adage, « à quelque chose malheur est bon », puissions-nous avancer, avec cette calamité, sur les voies de la conscience et « les chemins de la liberté »...

      Abdelattif Chaouite


      https://ecarts-identite.org/-No136-

    • Épisode 3 : Femmes migrantes invisibles

      Statistiquement plus nombreuses que les hommes sur les chemins de l’exil, les femmes sont pourtant les grandes absentes du récit médiatique et de la recherche scientifique dans le domaine des migrations.

      Pour comprendre l’invisibilité Camille Schmoll constate : “il y a aussi un peu d’auto-invisibilité de la part des femmes qui ne souhaitent pas forcément attirer l’attention sur leur sort, leur trajectoire. La migration reste une transgression” et remarque que cette absence peut servir un certain discours “ or, quand on veut construire la migration comme une menace, c’est probablement plus efficace de se concentrer sur les hommes.”

      Depuis plus d’un demi-siècle, les bénévoles de l’Association meusienne d’accompagnement des trajets de vie des migrants (AMATRAMI) viennent en aide aux personnes migrantes présentes sur leur territoire, aux femmes notamment. Camille Schmoll rappelle cette situation : “il y a toujours eu des femmes en migration. On les a simplement occultés pour différentes raisons. En fait, ce sont à l’initiative de femmes, de chercheuses féministes que depuis les années 60-70, on redécouvre la part des femmes dans ces migrations. On sait qu’elles étaient très nombreuses dans les grandes migrations transatlantiques de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle. "

      Confrontées tout au long de leurs parcours migratoires mais également dans leur pays de destination à des violences de genre, ces femmes ne sont que trop rarement prises en compte et considérées selon leur sexe par les pouvoirs publics. Majoritairement des femmes, les bénévoles de l’AMATRAMI tentent, avec le peu de moyens à leur disposition de leur apporter un soutien spécifique et adapté.  Lucette Lamousse se souvient “elles étaient perdues en arrivant, leur première demande c’était de parler le français”. Camille Schmoll observe un changement dans cette migration : “les femmes qui partent, partent aussi parce qu’elles ont pu conquérir au départ une certaine forme d’autonomie. Ces changements du point de vue du positionnement social des femmes dans les sociétés de départ qui font qu’on va partir, ne sont pas uniquement des changements négatifs”.

      https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/femmes-migrantes-invisibles


      #audio #son #podcast

  • Le café est-il un produit comme les autres ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/sans-oser-le-demander/le-cafe-est-il-un-produit-comme-les-autres


    Matthieu Garrigou-Lagrange s’entretient avec Jean-Michel Djian, journaliste et écrivain, commissaire de l’exposition Café In au MUCEM de Marseille en 2016 et Jean-Pierre Blanc, fondateur des cafés Malongo et auteur du livre Voyages au pays du café, paru aux éditions Erick Bonnier en 2013.

    Chaque jour, 2,6 milliards de tasses de #café sont bues à travers le monde. Le café a ses amateurs qui le dégustent comme on le fait avec le vin, au point qu’un nouveau métier tend à s’imposer : les « baristas », ces sommeliers du vin. Il existe 125 espèces de café mais on en consomme seulement deux, l’ arabica (75%) et le robusta (25%). Le café viendrait d’Ethiopie, on trouve les traces de sa consommation dans la région de Kaffa, d’où son nom. Au départ, le café se consommait dans les cercles soufis yéménites pour tenir éveillés les officiants. Au fil du temps et des époques, de nombreuses vertus médicinales lui sont prêtées. En France, il fait son apparition dans le premier café de Paris, le Procope, en 1689. D’abord très cher, le café se démocratise en Europe au XVIII, au fil du temps ses prix fluctuent de manière préoccupante au point qu’une organisation, qui existe encore aujourd’hui, est créée pour en réguler le prix : l’organisation internationale du café (OIC). Deuxième production en termes d’échanges à la bourse après le pétrole, le café fait vivre 100 millions de personnes dans 80 pays producteurs.

    #podcast

  • L’actualité à hauteur d’enfant
    https://www.franceinter.fr/emissions/barbatruc/barbatruc-du-samedi-02-octobre-2021

    Comment parler de sujets d’actualité avec les enfants ? De quelle manière leur expliquer les évènements graves, et comment rester attentif à ce qui les intéresse, eux ? Barbatruc explore le sujet avec un journaliste et une professeure en sciences de l’information et de la communication.

    Le procès des attentats du 13 novembre fait ressurgir une question difficile : comment parler des événements graves avec les enfants ? Que faire de notre émotion d’adulte et de notre peur de les effrayer ? A quelle distance se placer ?

    Actualité politique, internationale, culturelle, sanitaire… est-ce le rôle des parents que d’expliquer l’actualité aux enfants et aux ados ? Comment les aider à s’informer ? Mais aussi, comment s’intéresser à la façon dont ils s’informent ?

    Et si on évitait de se placer dans une position de surplomb ? Et si on s’interrogeait avec eux sur l’actualité ?
    Nos invité.e.s

    Julien Moch, journaliste et fondateur du studio indépendant de podcast jeunesse “Billy the cast”, consacré à l’animation et au développement de contenus jeunesse. Il produit “Qui a inventé”, podcast d’Images doc à destination des 8-12 ans

    Anne Cordier, professeure en sciences de l’information et de la communication à l’Université de Lorraine, chercheuse au centre de recherche sur les Médiations et autrice de Grandir connectés : les enfants et la recherche d’information, éditions C&F

    Au téléphone, Antoine Devos, pédopsychiatre au centre hospitalier de Bayeux et membre du conseil scientifique de la fédération nationale de l’école des parents et des éducateurs.

    #Anne_Cordier #Podcast #France_Inter #Barbatruc

  • Au pays des ados shifteurs

    Recluses dans leurs chambres, deux adolescentes, Emma et Clara, racontent comment elles s’envolent dans des mondes parallèles, par le biais d’une pratique proche de l’#auto-hypnose : le shifting. De #TikTok à Poudlard, l’imaginaire fait voyager.

    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/les-pieds-sur-terre-emission-du-mercredi-22-septembre-2021

    #shifting #hypnose #meditation #adolescence #covid-19 #reseaux_sociaux #podcast #radio #france_culture

  • Lecture d’un extrait du livre « Plasmas » de Céline Minard

    http://www.liminaire.fr/radio-marelle/article/plasmas-de-celine-minard

    Le livre de Céline Minard décrit une Terre devenue inhabitable, où la nature telle que nous la connaissons a cessé d’exister, désormais recréée de toute pièce, dans des bulles, un univers dans lequel vivent de nombreuses créatures à l’intelligence supérieure à celle des humains, où des bots enregistrent les données humaines. (...) #Radio_Marelle / #Écriture, #Histoire, #Langage, #Livre, #Lecture, #Récit, #Vidéo, #Amour #En_lisant_en_écrivant, #Mémoire, #Corps, #Podcast, #Tokyo (...)

    http://www.liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_plasmas_ce_line_minard.mp4

    https://www.payot-rivages.fr/rivages/livre/plasmas-9782743653675

  • Lecture d’un extrait du livre « G.A.V. » de Marin Fouqué

    http://www.liminaire.fr/radio-marelle/article/g-a-v-de-marin-fouque

    G.A.V., c’est l’abréviation de garde à vue, et la plus grande partie du récit de Marin Fouqué se déroule, en effet, pendant le séjour contraint de quelques interpelés, tout au long d’une nuit, dans les différentes cellules d’un commissariat. Parmi eux, il y a Angel, arrêté en possession du sac de son copain S-Kro et la barre de shit qu’il contenait. Il y a K-vembre qui travaille comme intérimaire dans un entrepôt logistique, écrivaine en attente d’édition... » (...) #Radio_Marelle / #Écriture, #Histoire, #Langage, #Livre, #Lecture, #Récit, #Vidéo, #Amour #En_lisant_en_écrivant, #Mémoire, #Corps, #Podcast, #Tokyo (...)

    http://www.liminaire.fr/IMG/mp3/en_lisant_gav_marin_fouque_.mp3

    https://www.actes-sud.fr/catalogue/g-v

  • DJ Mehdi, le son du Prince - ARTE Radio Podcast
    https://www.youtube.com/watch?v=aMbzFSkMuhg

    Musicien éclectique à la personnalité chaleureuse, DJ Mehdi aura illuminé l’âge d’or du rap français des années 90-2000. Il a donné un « son » aux quartiers populaires avec le tube du groupe 113 « Tonton du bled » et bien d’autres. Mais il a aussi fait des excursions électroniques dans la « french touch » avec Justice ou Daft Punk. Il a donc réconcilié le hip hop et l’électro à une époque où c’était mal vu, voire impossible ! Éditeur du magazine Rockyrama, Johan Chiaramonte s’attache au parcours de Mehdi Faveris Essadi a.k.a. DJ Mehdi, trop tôt disparu à 34 ans le 13 septembre 2011. Le podcast va à la rencontre de ceux avec qui il a travaillé, de ses débuts en banlieue à l’âge de 14 ans (Manu Key de Mafia K’1 Fry) à ses complices à Paris : Pedro Winter du label Ed Banger, Romain Gavras de Kourtrajmé, Xavier de Rosnay du groupe Justice, le journaliste rap Arnaud Fraisse, le compositeur et chef d’orchestre Thomas Roussel. Tous participent à remettre son oeuvre en contexte, et surtout donnent à entendre l’originalité du son de DJ Mehdi.

    #musique #DJ_Mehdi #hip-hop #rap #rap_français #électro #Histoire #Mafia_K'1_Fry #Arte_Radio #audio #podcast

  • Our Picks + Little Fires Everywhere
    https://www.mydylarama.org.uk/Our-Picks-Little-Fires-Everywhere

    This week, our focus is the series Little Fires Everywhere. Based on the book by Celeste Ng, the miniseries tells the intertwined stories of Black single mother artist Mia and White suburban housewife Elena and their ramifications. It’s a series that’s rich and complex in perspectives, strands and ideas. We discuss issues it brings up around privilege and motherhood, adoption and abortion, mixed race friendships and the social capital needed to navigate certain systems, like the courts and (...) #Podcast

  • Spectre

    La carte postale de l’été 2020 se fane comme une feuille morte. Bons baisers du « meilleur des mondes » d’après. Port du masque hélas nécessaire. Bandeau sur les yeux difficile à détacher. Et les oreilles ?

    Voici Spectre, une plateforme de podcasts pour le monde d’après. Un site internet entièrement consacré à l’hébergement et la diffusion d’émissions sonores faites pour tracer collectivement des routes vers l’égalité et la justice. Nos ami·es, nos camarades, nos organisations, nos revues, nos bandes organisées, trouveront enfin un écosystème commun pour de multiples podcasts, existants ou nouveaux. Il suffira d’adhérer à quelques principes de fonctionnement élémentaires pour diffuser vos contenus, en pleine autonomie, sur ce support médiatique engagé et libre.

    Un cri déchire le ciel, un son hante le siècle : le son de la discorde.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/09/19/spectre

    #politique #podcast

  • #Jardins_ouvriers d’#Aubervilliers : quelle place pour la #nature_en_ville ?

    Une partie des jardins ouvriers des #Vertus à Aubervilliers doit être sacrifiée à des projets d’#aménagement_urbain en vue des JO de 2024. Comment l’expliquer, alors que les pouvoirs publics disent par ailleurs lutter contre la #bétonisation et l’#artificialisation_des_sols ?

    https://www.franceculture.fr/emissions/sous-les-radars/jardins-ouvriers-d-aubervilliers-quelle-place-pour-la-nature-en-ville


    #JAD #nature #villes #urban_matter #Grand_Paris #JO #jeux_olympiques
    #podcast #audio
    #TRUST #master_trust

  • 22 septembre : lancement de la revue RetroNews
    http://www.davduf.net/22-septembre-lancement-de-la-revue-retronews

    Trop trop hâte de découvrir la bête @RetroNewsFr version papier ! (où je me suis bien amusé à me glisser dans la peau d’un @prefpolice : Jean Chiappe, 1934) Comment la presse reflète-t-elle, depuis plus de trois siècles, les grands questionnements et les évolutions qui traversent nos sociétés ? Comment ce « miroir » du passé permet-il tout aussi bien d’entrer dans l’histoire que d’en approfondir la connaissance ? Pour encourager la découverte de cette matière inépuisable, RetroNews lance une nouvelle (...) Revue de presse, du web & veille en tous genres

    / #Police, #Journalisme_de_préfecture

    #Revue_de_presse,du_web&_veille_en_tous_genres