• Lecture d’un extrait du livre « Recours à la nuit » de Virginie Gautier, paru aux Éditions Nous, en 2026.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/recours-a-la-nuit-de-virginie-gautier

    Dans ce livre qui se situe à la croisée du journal, de l’essai, de la poésie et du récit sensible, Virginie Gautier n’explore pas la nuit pour la dissiper, mais pour y entrer pleinement, en éprouver les textures, les sons, les puissances discrètes. Fragment après fragment, l’autrice déplace notre manière de percevoir : moins voir, davantage sentir, toucher, écouter. La nuit devient un territoire à part entière, poétique et politique, qui résiste à la surveillance, à la vitesse et à la domination du visible. En interrogeant la lumière artificielle, la pollution lumineuse et notre besoin de maîtrise, le livre ouvre une réflexion profonde sur nos façons d’habiter le monde. Recours à la nuit est une invitation exigeante à ralentir et à retrouver, dans la pénombre, une attention plus juste au vivant.

    (...)

    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Histoire, #Temps, #Art, #Poésie, #Nuit, #Nature, #Création (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_recours_a_la_nuit_virginie_gautier.mp4

    https://www.editions-nous.com/main.html

  • Comme on les enferme. Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa

    Partout en Europe, à l’abri des regards, les #centres_de_rétention destinés à organiser l’expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs #droits_fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d’accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au cœur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d’Île-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse.
    Avec elle, on découvre qu’une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des « retenu.es ». Autrement dit : pas d’enfermement des étranger.es... sans l’appui d’une main-d’œuvre immigrée précaire.
    Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s’y substituent pas. Quid de la responsabilité des États, des conditions d’enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ?
    Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d’un centre à l’autre et d’un pays à l’autre. Partout s’exprime le sentiment d’être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l’existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l’étranger ?

    https://www.editionsladecouverte.fr/comme_on_les_enferme-9782348082597

    #livre #rétention #détention_administrative #expulsions #enfermement #sans-papiers #France #Lesbos #Lampedusa #migrations #réfugiés #Italie #France #Grèce

  • Le terre alte bruciano //Insostenibili Olimpiadi

    Le terre alte bruciano. Non è una metafora.Lo zero termico a 4200 metri in pieno autunno,i ghiacciai che si sfaldano, il permafrost che si scioglie sono la realtà quotidiana delle nostre montagne. Una realtà che stride con l’ostinazione di chi continua a proporre un modello di sviluppo anacronistico e predatorio.

    Gli scienziati ci dicono chel’ultimo turista sugli sci arriverà nel 2040. Eppure si continuano a costruire nuovi impianti di risalita, a scavare bacini per l’innevamento artificiale, a devastare versanti perinutili collegamenti tra comprensori. Dalle Alpi agli Appennini, dalla Val di Susa alla Basilicata, assistiamo allo stesso copione: opere nocive imposte dall’alto, trivellazioni, cementificazione, spopolamento.
    Lo sci di massa è morto (e continuare a investirci è follia)

    I ghiacciai alpini hanno perso oltre il 60% della loro massa dall’inizio del secolo. Il permafrost si scioglie provocando frane e instabilità sempre più frequenti. Le stagioni sciistiche si accorciano anno dopo anno: ciò che trent’anni fa durava 120 giorni oggi ne dura 80, e la tendenza è in accelerazione.

    L’innevamento artificiale è un cerotto su un’emorragia. Servono temperature sotto lo zero per produrre neve artificiale, ma quelle temperature sono sempre più rare. Servono quantità enormi di acqua – fino a3000 metri cubi per una singola pista da bob – in un momento di crisi idrica strutturale. Serve energia elettrica in quantità industriali, con costi economici ed ambientali insostenibili.

    Il risultato? Piste che sono nastri bianchi circondati da prati verdi, paesaggi lunari che nulla hanno a che fare con l’esperienza della montagna innevata. Impianti che funzionano poche settimane l’anno a costi sempre più alti. Comprensori sciistici sotto i 2000 metri che stanno chiudendo uno dopo l’altro perché economicamente insostenibili.

    https://radioblackout.org/podcast/le-terre-alte-bruciano-insostenibili-olimpiadi
    #JO2026 #JO #jeux_olympiques #Milano-Cortina #montagne #changement_climatique #climat #podcast #audio #ski #ski_de_masse #tourisme

  • #Permis_de_tuer

    Alors que la #loi_Cazeneuve va bientôt sur ses 10 ans et que le nombre de personnes tuées des mains de la #police ( 43 personnes cette année, et 71 en 2024) et des matons ne cesse d’augmenter, on a pris le temps de réaliser 1h de fanzine radiophonique pour en découdre avec les #crimes_d’État. On a donc fait chauffer les micros, rouvert les cartons des archives des #luttes contre les violences policières et pénitentiaires pour concocter cette heure de radio, dans laquelle tu pourras entendre :

    - Des #Forums_justice de #Vénissieux et #Vaulx-en-Velin à la place Vendôme : aux origines de la lutte contre les violences policières et racistes (1982-84)
    - Entretien avec Fatiha, mère d’Adam, tué par la police avec son ami Raihane à Vénissieux en 2022
    - « Abolir la police », des pancartes aux livres, petit inventaire de la critique de la police
    - La construction de l’#impunité : entretien avec #Flagrant_Déni
    - Les luttes contre les violences policières : du #Mouvement_Immigration_Banlieue au #Réseau_Entraide_Vérité_et_Justice

    Et pêle-mêle, divers enregistrements faits à Lyon pendant des rassos et manifs contre les violences d’Etat ces six dernières années et des archives de Minuit Décosu où l’on peut entendre #Farid_El_Yamni, #Awa_Gueye, #Najet_Kouaki et #Naguib_Allam.

    L’émission s’écoute sur notre audioblog, ici, et un peu partout en podcast. Bonne écoute !

    https://cric-grenoble.info/analyses/article/permis-de-tuer-une-emission-de-minuit-decousu-4947

    #podcast #audio
    #violences_policières #résistance #violences_pénitentiaires #meurtres #décès #archive
    ping @karine4

  • La #Suisse protège-t-elle le #droit_à_la_vie ?

    Le 24ème épisode du podcast – le deuxième épisode bilingue enregistré en public– se penche sur les féminicides.

    Tous les 11 jours, une femme meurt en Suisse à cause de violences sexistes et sexuelles. L’année 2025 représente un triste record, avec 29 féminicides recensés par l’ONG StopFemizide. Pourquoi la Suisse peine-t-elle à lutter contre ce phénomène ? Quelles actions sont entreprises par les autorités fédérales et cantonales et par la société civile pour renforcer la protection des femmes ?

    Le #droit_à_la_vie_des_femmes, ancré dans la Constitution fédérale et dans la #Convention_d’Istanbul, se heurte à la #violence qui se manifeste contre elles en Suisse. En 2025, le féminicide d’Epagny, dans le canton de Fribourg, a créé une onde de choc : un homme a tué son épouse avec un fusil de chasse avant de se suicider, alors qu’il était sous surveillance depuis six mois pour violences conjugales répétées. Dans un récent arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme, N.D c. Suisse, la Suisse a été condamnée pour inaction face à un danger certain et imminent encouru par une femme ayant réchappé à un féminicide. Le Groupe d’experts sur la lutte contre la violence à l’égard des #femmes et la #violence_domestique du Conseil de l’Europe a déploré les grandes disparités importantes entre les cantons et l’absence d’harmonisation pour lutter contre la violence à l’encontre des femmes.

    Bien que la Confédération ait lancé une campagne nationale de sensibilisation à toutes les formes de violences de genre et adopté des mesures urgentes au vu du nombre inquiétant de féminicides commis en 2025 et que les cantons s’organisent pour développer des solutions telles que le bracelet électronique, la société civile continue d’appeler à renforcer la prévention. Où sont les lacunes dans la protection des femmes et quels sont les besoins ? La Suisse peut-elle s’inspirer de l’étranger ?

    Gian Beeli, co-directeur du Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes (BFEG), Sophie Delessert, directrice du Bureau pour l’égalité hommes-femmes et la famille du canton de Fribourg et Blertë Berisha, co-directrice de la Fédération Solidarités femmes de Suisse et du Liechtenstein répondent à ces questions.

    https://www.humanrights.ch/fr/nouvelles/podcast-article-sept-24
    #podcast #féminicides #audio #VSS #féminicide

    • #Stop_Femizid

      Féminicides en Suisse
      En Suisse, toutes les deux semaines, une femme est tuée par son mari, son partenaire, son ex-partenaire, son frère ou son fils, parfois par un inconnu. Le Bureau fédéral de l’égalité des sexes rapporte que chaque semaine une femme survit à une tentative de féminicide.

      Les statistiques mettent en lumière les cas de violence et de décès connus, le nombre de cas non signalés restant inconnu. Il n’existe pas en Suisse d’organisme officiel qui enregistre les féminicides et tient des statistiques sur les homicides sur la base du genre féminin ou masculin.

      Les féminicides ne sont pas des cas isolés mais le résultat d’une violence structurelle dont le point de départ se trouve dans les rapports de force patriarcaux de notre société. La violence contre les femmes est encore souvent traitée comme une affaire privée, on le remarque dans la façon dont la société la traite. Le terme féminicide n’est pas encore un terme politique établi en Suisse. Son utilisation a de nouveau été rejetée par le Conseil des Etats à l’été 2020 : il n’est pas prévu pour l’instant d’utiliser le terme de féminicide.
      En 2023, la police du canton de Zurich est intervenue en moyenne 20 fois par jour en cas de conflits familiaux ou de violences domestiques. Au Tessin, c’était trois fois par jour en 2018. A Genève, la police cantonale a enregistré près de deux signalements par jour en 2019.

      Il n’y a pourtant pratiquement pas de reportages sur la violence et les féminicides. Les rares articles ne sont en général que dans les journaux locaux et les tabloïds, décrits comme un « drame familial », un « crime passionnel », une « tragédie relationnelle » - et comme un « incident isolé ».

      Les recherches menées à l’Institut Max Planck de Freibourg (Allemagne) pour l’étude de la criminalité, de la sécurité et du droit montrent qu’une image toxique et hypertrophiée de la masculinité est une caractéristique commune à tous les auteurs de crimes. Ce sont les rôles traditionnels des hommes et des femmes qui façonnent davantage les auteurs des crimes que leur nationalité, leur origine et leur statut social. La Convention d’Istanbul décrit également les rôles traditionnels des sexes (patriarcaux) comme étant en partie responsables de la violence contre les femmes. Le traité international, entré en vigueur en Suisse le 1er avril 2018, stipule explicitement que la violence domestique doit être considérée comme une violation des droits de l’homme.

      En Suisse, la prévention et l’éducation font encore défaut : les auteurs ont parfois un long passé de violence ; chaque féminicide est l’échec des mécanismes de contrôle social de la police, des experts et la justice.

      Afin de documenter la violence contre les femmes de la manière la plus complète possible, nous comptons non seulement les féminicides résultant de violences domestiques, mais aussi les féminicides dont les auteur-es n’avaient aucun lien avec les victimes ; les cas de motifs racistes, homophobes, transphobes et anti-handicap ou contre les travailleuses du sexe.

      https://www.stopfemizid.ch/francais

  • Il viaggio del testimone, racconto di un matrimonio dal #Ghana
    https://www.meltingpot.org/2026/02/il-viaggio-del-testimone-racconto-di-un-matrimonio-dal-ghana

    Il viaggio del testimone è un podcast narrativo e documentaristico che racconta un viaggio in Ghana attraverso i sensi. Rocco, non vedente da 25 anni, parte come testimone di nozze di Josef, un amico conosciuto anni prima in Italia, tornato nel suo paese per sposarsi. Senza immagini, il racconto si costruisce con suoni, voci, odori, musica e incontri quotidiani: dai TroTro alle cerimonie tradizionali, dai mercati ai momenti familiari. Un viaggio che diventa esperienza condivisa, incontro tra culture e riflessione sul tempo, sull’attesa e sul significato di appartenere a una comunità. Nota d’autore Questo podcast nasce da un modo (...)

    #Notizie #Africa #Arti_e_cultura #Audio #Podcast_e_musica

  • Préjugés : « Les immigré·es profitent des aides sociales »

    Dans ce mini-podcast, #ritimo revient sur un préjugé courant : les personnes migrantes viendraient en France pour « profiter du système ». Pourtant, la plupart d’entre elles et eux ne bénéficient pas de ces aides, parce qu’elles sont conditionnées, parce qu’ils ne savent pas qu’ils y ont droit ou par découragement face à la complexité des démarches.

    Le guide pratique ritimo « Répondre aux préjugés sur les migrations » est un outil indispensable pour mieux comprendre la réalité des migrations et leur instrumentalisation, pour répondre aux discours racistes ou de repli sur soi et faire entendre d’autres voix sur le phénomène migratoire.

    –—

    Transcription

    Ils sont pas fous les immigrés de s’installer ici : les soins sont gratuits, ils touchent les alloc’ et les aides au logement et j’en passe... Moi je comprends que le Français qui travaille dur et qui arrive pas à joindre les deux bouts, quand il voit ça, il vrille...

    C’est un préjugé très répandu : les personnes migrantes viendraient en France pour profiter du système. Or, justement, la plupart d’entre elles et eux ne bénéficient pas de ces aides, parce qu’elles sont conditionnées, parce qu’ils ne savent pas qu’ils y ont droit ou par découragement face à la complexité des démarches.

    La réalité des aides sociales en France
    Depuis les années 2000, environ 10 % des bénéficiaires des prestations sociales en France sont des étranger·ères (que ce soit le RSA, les APL, la prime d’activité, ou les allocations familiales...).
    Pour que les étranger·ères fraudent et profitent du système social français, il faudrait déjà qu’iels puissent y accéder.

    Pour bénéficier du Revenu de solidarité active (RSA), un·e étranger·ère doit avoir un titre de séjour et une carte de travail depuis au moins 5 ans. Pour toucher le minimum vieillesse, iel doit être en France depuis au moins 10 ans. Pour les étranger·ères en situation irrégulière c’est encore plus compliqué. La majorité des sans-papiers qui travaillent payent des impôts et des cotisations sociales mais ne bénéficient d’aucune prestation sociale. Iels n’ont pas l’assurance retraite, pas droit aux allocations chômage et ne peuvent pas faire de demande de logement social.

    Les demandeurs d’asile ne sont pas éligibles aux aides sociales et doivent se contenter d’une aide de l’État de 200 à 425 € mensuels. L’hébergement en CADA n’est pas non plus un « droit » puisqu’il n’y a que 25 000 places pour 80 000 demandes d’asile.
    Si le système social en France est menacé, ce n’est pas à cause des immigré·es mais plutôt des politiques néolibérales qui réduisent le budget des services publics !

    Les enfants, ça coûte énormément !
    L’idée que les migrant·es feraient beaucoup d’enfants pour vivre des allocations ne tient pas non plus la route. Tout d’abord, la fécondité des femmes immigrées (2,3 enfants par femme) n’est que légèrement supérieur à celle des non-immigrées (1,7 enfant par femme).
    Ensuite, toutes les familles immigrées n’ont pas droit aux allocations familiales : il faut que les enfants soient né·es en France ou qu’iels soient venu·es dans le cadre du regroupement familial, et avoir au moins un·e parent·e qui a un titre de séjour.

    Au delà de tout, quand on compare le montant des aides sociales et les dépenses familiales, il est évident qu’élever des enfants coûte bien plus que cela ne "rapporte" entre guillemet !!

    Dans nos HLM
    L’extrême droite dénonce une supposée préférence pour les étranger·ères dans l’accès au logement social. Selon les derniers chiffres, un logement social sur cinq accueille une famille immigrée et seulement 12% des locataires immigré·es sont de nationalité étrangère.
    Concrètement, les étranger·ères sont discriminé·es pour entrer en HLM. Une étude de la Fondation Abbé Pierre en 2023, a montré que seulement 24% des guichets d’enregistrement de la demande de logement social répondent de manière similaire aux candidatures présumées françaises et aux candidatures d’origine présumée d’Afrique de l’Ouest.

    Se soigner, c’est pas gagné !
    La plupart des étranger·ères qui vivent en France travaillent et cotisent pour la sécurité sociale. Pourtant, il est compliqué pour elleux d’accéder aux soins quand iels tombent malades. Par exemple, pour bénéficier de l’Aide médicale d’Etat (AME), il faut attendre trois mois après son arrivée en France avant de pouvoir déposer une demande. Dans la pratique, les caisses d’assurance maladie exigent des relevés d’identité bancaire, des justificatifs de domicile, des preuves d’arrivée... Par conséquent, de nombreuses personnes ne font jamais les démarches pour en bénéficier, soit parce qu’elles ont d’autres priorités (se loger et s’alimenter, par exemple), soit par découragement face aux démarches administratives complexes. Selon Médecins du monde, 87 % des étranger·ères rencontré·es dans leurs centres ne sont pas bénéficiaires de l’Aide médicale d’Etat.

    Dans la pratique, les patients AME sont également discriminé·es. Par exemple, selon une étude de l’Institut des politiques publiques, lorsqu’iels appellent un médecin généraliste ou un ophtalmologue, iels ont 25 % de chances en moins d’obtenir un rendez-vous qu’un autre.
    Certaines personnes très malades, qui n’ont pas accès aux soins dans leur pays, obtiennent la permission de venir se soigner en France. Depuis 1998, il existe un droit à un titre de séjour spécifique, mais il est accordé à de moins en moins de personnes, à peine 4000 personnes par an. C’est moins de 2 % des titres de séjour accordés.

    Ca coûte ou ça rapporte ? Les bons comptes de l’immigration
    Est-il réellement possible de mesurer l’impact budgétaire de l’immigration pour un État ? Aucune estimation ne fait l’unanimité. En 2021, des universitaires lillois affirment que le solde est négatif en moyenne : soit l’immigration ne coûte rien à la France, soit elle coûte 10 milliards d’euros maximum. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) affirme de son côté que l’immigration rapporte plus qu’elle ne coûte et qu’elle a permis à la France de gagner au moins 10 milliards d’euros chaque année en moyenne, du fait des d’impôts et de cotisations que payent les immigré·es. A peu de choses près, donc, l’impact de l’immigration est globalement neutre.

    Ce qui est certain en revanche, c’est que les politiques répressives de nos gouvernements en matière d’immigration coûtent très cher au contribuable européen. Les pays de l’Union européenne ont fait exploser les budgets consacrés à l’éloignement des personnes en situation irrégulière, à la fermeture et la militarisation des frontières (avec la construction de murs, de clôtures, de barbelés et de miradors, le déploiement de dispositifs policiers et militaires, etc.).
    En France, la Cour des comptes estime le coût direct de la politique de lutte contre l’immigration irrégulière à 1,8 milliard d’euros par an - autant d’argent qui ne va pas à l’éducation nationale ou à la santé publique.

    Contrairement à ce que l’on entend souvent, les immigré·es ne coûtent pas cher à la France. Ils et elles bénéficient peu des aides sociales et contribuent au contraire au budget en payant des impôts et des cotisations, quand on les autorise à travailler. Les arguments économiques contre l’immigration ne tiennent donc pas la route, et cachent mal la xénophobie irrationnelle qui les sous-tend.

    https://videos.ritimo.org/w/92RRHiJqjmhrHJyyByUAz3
    #podcast

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    ajouté à la métaliste sur...
    #guerre_entre_pauvres #migrants #classes_sociales #migrations #pauvres #asile #réfugiés #inégalités #discrimination #économie #concurrence #pauvreté #redistribution #dessin_de_presse #caricature #dessin #bouc-émissaire #richesse #riches

  • Lecture d’un extrait du livre « On ne verra pas les fleurs le long de la route » d’Eric Pessan, paru aux Éditions Aux forges de Vulcain, en 2026.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/on-ne-verra-pas-les-fleurs-le-long-de-la-route-d-eric-pessan

    Un couple roule de nuit dans un paysage ravagé par les incendies, sans certitude d’arriver quelque part. Dans un monde où écrire et lire deviennent suspects, l’amour et la poésie restent des gestes de résistance fragiles mais essentiels. Le roman, parsemé d’un millier de fragments de livres inséré à l’intérieur des pages, à la manière du roman-collage de Yak Rivais, Les Demoiselles d’A. ou du centon Les mille et une phrases, d’Éric Simon, mêle errance et réflexion sur la catastrophe écologique et l’effondrement culturel. Une forme de révolte créative face à l’effacement programmé. Une mémoire de secours, une bibliothèque secrète protégée des menaces extérieures qui rappelle « tout ce que la littérature peut nous offrir. Tout ce qu’elle mettait en partage. Les communautés d’affinités qu’elle engendrait. »

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Histoire, #Temps, #Ville, #Mémoire (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_on_ne_verra_pas_les_fleurs_le_long_de_la_route_eric_pessan.mp4

    https://auxforgesdevulcain.fr/a/eric-pessan/on-ne-verra-pas-les-fleurs-le-long-de-la-route

  • Newsroom – L’Iran e i nuovi equilibri regionali. L’erosione culturale in Amazzonia
    https://irpimedia.irpi.eu/newsroom-iran-proteste-amazzonia-erosione-culturale

    Crisi economica, repressione e perdita di legittimità scuotono la Repubblica islamica. In Amazzonia la scomparsa di lingue e rituali rende la foresta più vulnerabile L’articolo Newsroom – L’Iran e i nuovi equilibri regionali. L’erosione culturale in Amazzonia proviene da IrpiMedia.

    #Ambiente #Diritti #Podcast_Newsroom #Deforestazione #Iran #Perù

  • Carnets de villes – Orléans–La Source
    https://metropolitiques.eu/Carnets-de-villes-Orleans-La-Source.html

    Le quartier de La Source, aujourd’hui rattaché à #Orléans, fut une #ville_nouvelle emblématique des années 1960. Dans une exposition présentée en 2025, l’artiste Malik Nejmi, originaire du quartier, propose de recomposer la trajectoire de ce « satellite urbain » à partir de mémoires plurielles. ---- Émission : Carnets de villes « Oxford-sur-Loire »… c’est avec ces mots, évoquant la référence ultime, à l’époque, en matière de prestige universitaire, que la presse relaie, en 1959, la nouvelle : #Podcasts

    / Orléans, ville nouvelle, #banlieue, #projet_urbain, #rénovation_urbaine, #histoire, #grands_ensembles, #immigration, #photographie, (...)

    #musée

  • Newsroom – Perché l’Italia è senza infermieri. La riforma del Servizio sanitario nazionale
    https://irpimedia.irpi.eu/newsroom-crisi-carenza-infermieri-ospedali

    Reparti svuotati, cooperative e reclutamento dall’estero tengono in piedi il sistema, mentre il governo prepara la riforma del Ssn L’articolo Newsroom – Perché l’Italia è senza infermieri. La riforma del Servizio sanitario nazionale proviene da IrpiMedia.

    #Diritti #Podcast_Newsroom #Salute

  • Lecture d’un extrait du livre « Bruits » d’Anne Savelli, paru aux Éditions Inculte, en 2026.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/bruits-d-anne-savelli

    Bruits d’Anne Savelli est un livre intense qui fait entendre la ville comme une épreuve permanente. Le récit suit une très jeune enfant qui s’enfuit de chez elle après une violente descente de police dans son immeuble. Sa fugue se transforme en une longue et chaotique traversée de la ville, à la fois physique et mentale. Un parcours initiatique vers le langage et l’autonomie. Autour d’elle, une multitude de lieux et de voix se croisent. Le texte se développe, au fil des minutes, en une exploration polyphonique de l’environnement sonore urbain et de son impact psychologique sur les personnages qui, pour s’en sortir, doivent faire preuve d’imagination, inventer des récits. L’écriture fragmentée de ce roman propose une cartographie éclatée d’un monde surchargé d’informations et de stimuli.

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Histoire, #Temps, #Biographie, #Violence, #Ville, #Bruits, #Sons (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_bruits_anne_savelli.mp4

    https://actes-sud.fr/bruits

  • Newsroom – Il 2025 di IrpiMedia
    https://irpimedia.irpi.eu/newsroom-2025-bilancio

    Ripercorriamo le inchieste e i filoni che hanno attraversato l’anno, seguendo il lavoro delle nostre redazioni tematiche: dall’abitare alla guerra a Gaza, dalle migrazioni allo svuotamento del diritto internazionale, dalla crisi del Green Deal europeo alle nuove forme di sorveglianza, fino all’evoluzione delle mafie dentro l’economia globale L’articolo Newsroom – Il 2025 di IrpiMedia proviene da IrpiMedia.

    #Podcast_Newsroom

  • Épisode 1/2 : #Fabrizio_de_André, #cantautore en toute liberté

    Chantée en italien, son œuvre compte parmi les plus importantes de la chanson européenne. Hommage au cantautore Fabrizio de André (1940-1999), qui vit en #Brassens un véritable Socrate, et qui chanta les #marginaux, la #vie et l’#amour avec #humanité.

    Véritable #conteur, Fabrizio de André décida de chanter l’amour par la #fable et mit au centre de ses textes les #antihéros de la société dans laquelle il vivait. Dans les années 1960, c’est un titre comme “La Canzone di Marinella” qui lui a permis de gagner sa vie comme cantautore, un terme désignant les gens qui chantent, qui écrivent et qui composent leurs propres #chansons.

    Chanter les marginaux

    Né à Gênes en 1940, juste avant la guerre et dans une famille très bourgeoise, Fabrizio de André vit sa petite enfance dans une grande liberté, habitant notamment à la campagne, où la guerre les mène. Il retourne ensuite à Gênes, ville au port labyrinthique où l’on retrouve marins, pêcheurs, artisans mais aussi prostituées et voleurs. Gênes que Fabrizio de André chante dans des titres comme “La città vecchia” (1965), qui évoque la vieille ville tout en se référant aux nombreux textes qui ont formé sa plume. Parmi ces derniers, Embrasse-moi de Jacques Prévert, une évocation de la figure des prostituées.

    Toute sa vie, Fabrizio de André sera le chanteur des marginaux. Il se sent lui-même en marge de sa famille très bourgeoise, dont le père, grand lecteur, lui transmet l’amour de la langue française. D’abord marié à Enrika avec qui il a un enfant, Fabrizio choisit de s’éloigner de cette vie conventionnelle au profit de l’#alcool et de l’#anarchie.

    #Georges_Brassens, un maître à penser

    Fabrizio de André ne serait sans doute pas devenu Fabrizio de André s’il n’avait pas écouté un certain Georges Brassens dans les années 1950. Une découverte musicale qui lui montre à quel point les chansons peuvent parler du monde réel. En outre, son premier album, Tutto Fabrizio De André (1966), comprend deux chansons de Brassens, dont La marche nuptiale.

    Il fait également référence à l’oeuvre de Brassens dans des chansons comme Bocca di Rosa, qui peut faire penser au titre Brave Margot de ce dernier. Bocca di Rosa est devenue si mythique qu’on l’utilise plus ou moins dans la langue italienne comme synonyme d’une femme légère ou d’une prostituée. Car c’est un peu l’histoire que raconte cette chanson inspirée à Fabrizio de André par l’une de ses premières fiancées, une prostituée surnommée Anna “la gorilla”.

    Un engagement pacifiste

    La #violence et la #guerre comptent parmi les thématiques qui habitent Fabrizio de André. On les retrouve dans une chanson comme “La ballata dell’eroe”, chantée par un certain #Luigi_Tenco, camarade de Fabrizio, compagnon de Dalida et dont le suicide tragique en 1967 au festival de la chanson italienne de Sanremo fut longtemps entouré de mystère. En outre, la mort de son ami marqua durablement Fabrizio de André.

    Avant cela, dans la chanson antimilitariste “La guerra di Piero” (1964), Fabrizio de André affirme son #pacifisme radical. Préfigurant l’#engagement social et politique du cantautore, ce titre fait autant référence à un oncle revenu des camps de concentration qu’au Dormeur du Val de Rimbaud et aux textes pacifistes de l’écrivain et résistant #Italo_Calvino, notamment Dove vola l’avvoltoio ?.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-serie-musicale/fabrizio-de-andre-cantautore-libre-et-myhte-italien-6191275

    #chanson #chanson_italienne #musique #antimilitarisme
    #podcast #audio

  • Qui a tué #Blessing_Matthew ? Une contre-enquête citoyenne

    Comment des habitants d’une région frontalière réagissent-ils à la mort d’une jeune migrante dans leur rivière ? Le destin tragique de Blessing Matthew, une jeune Nigériane qui tentait de traverser les Alpes, reste un traumatisme pour certains locaux, qui mènent une contre-enquête depuis sept ans.

    On ne connaît pas grand-chose de l’histoire de Blessing Matthew.

    De toutes celles et ceux que vous allez rencontrer dans ce reportage, personne de l’a connue. Personne n’a entendu le son de sa voix. On ne sait même pas vraiment son âge, peut-être 21 ans.

    Mais on sait que Blessing Matthew est morte, le 7 mai 2018, noyée dans la Durance, alors qu’elle tentait de passer à pied la frontière entre l’Italie et la France.

    On sait aussi, que c’est le Nigéria qu’elle avait fui. Qu’elle a pris un bateau d’abord comme tant d’autres, et risqué sa vie, déjà à ce moment-là. Et puis qu’elle a tenté la route de la montagne.

    Son corps a été retrouvé à un barrage, tout près du village de la Vachette. C’est à 3 km de Briançon, dans les Hautes-Alpes.

    Ce qu’on sait aussi c’est qu’elle courait : elle était prise en chasse par la gendarmerie mobile, et elle est tombée dans la Durance. Que s’est-il vraiment passé ? Est-ce que quelqu’un a essayé de la sauver ? Les circonstances de sa mort interrogent toujours des années après.

    Il y a bien eu une enquête, et après plusieurs recours, la justice a clos le dossier en 2022 : pas de crime, ni d’imprudence caractérisée des gendarmes.

    Mais des citoyens engagés de la région, réunis dans le collectif « Tous Migrants », ne veulent pas se résoudre à cette conclusion. Avec des chercheurs de « Border Forensics », ils persistent dans leur contre-enquête, et ils continuent, sept ans après, de récolter preuves et témoignages.

    Pour eux c’est une manière de rendre son histoire à cette jeune femme, morte dans leurs montagnes. A elle et à tous ceux qui risquent encore leur vie sur les chemins des Alpes.

    Le reportage commence au cimetière de Prelles, à 7 km de Briançon, sur la tombe de Blessing.

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/interception/interception-du-dimanche-11-janvier-2026-3709838
    #podcast #audio #mourir_aux_frontières #frontière_sud-alpine #migrations #frontières #Hautes-Alpes #Briançonnais #vérité #contre-enquête #Tous_Migrants #morts_aux_frontières #Durance #Agnès_Antoine #Michel_Rousseau

  • Tatort #Libyen - Folter von Geflüchteten als Geschäftsmodell
    https://www.deutschlandfunk.de/fluechtlinge-gefluechtete-menschenhandel-gewalt-folter-100.html

    In den Niederlanden ist ein mutmaßlicher Menschenhändler angeklagt. Er soll in Libyen Geflüchtete gefoltert und Lösegeld erpresst haben. Der Fall zeigt, wie Folter zum Geschäftsmodell wurde und welche Rolle die Flüchtlingspolitik Europas dabei spielt.

    #Migration #podcast

  • F comme Fugue : Une polyphonie de voix au milieu du fracas.
    « Bruits » le roman d’Anne Savelli vient de paraître aux Éditions Inculte

    https://liminaire.fr/creation/livre-lecture/article/f-comme-fugue-polyphonie-de-voix-au-milieu-du-fracas

    Bruits est un texte fragmenté. Chaque extrait est précédé d’un horodatage et d’indications de lieu ([06:02] [cité] [troisième étage] [palier]). La narration saute d’une conscience à une autre, mêlant dialogues, pensées et descriptions en un flux continu et saccadé. Cette écriture imite le bombardement de stimuli du monde contemporain et la perception psychologique d’un environnement saturé. La fragmentation n’est pas synonyme de désordre, elle est au contraire la forme la plus juste pour dire un monde qui a perdu son centre.

    (...)
    #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Histoire, #Roman, #Ville, #Temps, #Enfance, #Silence, #Bruit (...)

    https://actes-sud.fr/bruits

  • De l’utopie au technofascisme : histoire d’une bascule
    https://podmust.com/episode/?podcast=propagations&epis=RGUgbCd1dG9waWUgYXUgdGVjaG5vZmFzY2lzbWUgOiBoaXN0

    Fred Turner, historien de la communication à Stanford et auteur d’Aux sources de l’utopie numérique, retrace la trajectoire qui mène de la contre-culture californienne des années 60 aux oligarques autoritaires d’aujourd’hui. Du « Democratic Surround » d’après-guerre à l’alliance entre extraction capitaliste et fondamentalisme religieux, cet épisode analyse les racines profondes du technofascisme américain et les mécanismes de résistance possibles.

    Internet devait émanciper les citoyens et sauver la démocratie. Trente ans plus tard, les plateformes numériques servent la surveillance généralisée et le chaos informationnel permanent. Comment les héritiers des hippies connectés sont-ils devenus des milliardaires barricadés au Texas ? Quel est le « péché originel » de la cybernétique qui explique cette dérive ? Et surtout : que faire face à cette bascule autoritaire ?

    Au programme :

    Le Democratic Surround : comment l’Amérique d’après-guerre a tenté de fabriquer des citoyens démocratiques par la technologie pour conjurer le fascisme
    Le péché originel de la cybernétique : la croyance mortifère que la technologie pourrait remplacer la politique et la délibération démocratique
    Des industries de réseau aux industries d’extraction : pourquoi l’IA le Texas devient le nouveau centre de gravité de la tech
    L’idéologie texane : extraction pétrolière, christianisme conservateur, prédestination protestante et leadership masculin blanc comme nouveau paradigme
    « Flooding the zone » : saturation informationnelle + surveillance généralisée, le modèle chinois adopté par la droite américaine
    Résistance à trois niveaux : solidarité individuelle, riposte institutionnelle et mobilisation citoyenne face au technofascisme
    Aaron Swartz et la bifurcation : deux visions d’Internet en lutte constante. A nous de décider

    Ce que vous pourrez entendre :

    « Le péché originel de la cybernétique, c’est de croire que grâce à la technologie, nous pourrions laisser la politique derrière nous. Leur mission était de construire des systèmes numériques capables de remplacer la politique. »

    « Nous vivons en fait en plein fascisme. Trump fait ce que font les dirigeants fascistes : il évoque un passé mythique, détruit les sources d’information alternatives, réveille des animosités raciales, envoie des soldats dans les rues, bâtit une armée alternative sous la forme de l’ICE. »

    Un podcast proposé & produit par Opsci.ai

    Production : Justin Poncet

    Animation : Guillaume Ledit

    Réalisation : Romane Mugnier

    Graphisme : Gautier Gevrey

    Générique : Martin Commandeur

    #Fred_Turner #Podcast

  • “ChatGPT peut-il être un bon psy ?” : un podcast tout en nuances sur un phénomène en pleine progression
    https://www.telerama.fr/radio/chatgpt-peut-il-etre-un-bon-psy-un-podcast-tout-en-nuances-sur-un-phenomene

    Ils et elles s’appellent Thomas, Sarah, Marie, Alice, Camille. Leur point commun ? Leur psy est une intelligence artificielle. Dans ChatGpt peut-il être un bon psy ?, Marie Misset nous fait entendre les témoignages de ces utilisateurs qui ouvrent leur cœur à l’intelligence artificielle. « Une oreille bienveillante », « un déversoir » « un espace sans filtre »… Le robot conversationnel serait-il le confident idéal ? « Quand tu échanges avec quelqu’un, tu vois son regard, tu entends ses silences, son rythme, ses hésitations : ça peut être paralysant », raconte Alice. Pour la trentenaire, se confier de la sorte lui permet de faire « un petit pas de côté » sans craindre « le jugement de la machine en face ».

    Mais l’utilisation de ce modèle de langage comme substitut affectif, notamment chez les jeunes, inquiète les psychologues et experts après plusieurs faits graves, comme le cas d’Adam Raine, un Californien de 16 ans qui s’est suicidé en avril après avoir échangé régulièrement avec le chatbot. Sa disponibilité permanente et son ton chaleureux, voire obséquieux, peuvent renforcer l’isolement ou provoquer un sentiment de dépendance, a établi une étude du MIT publiée en mars et citée par Marie Misset.

    Usages raisonnés

    « ChatGPT est une réponse de tous les instants. À tout moment du jour et de la nuit, on peut le solliciter. C’est une décharge instantanée », analyse à son micro Liza Benaym, psychologue spécialiste du suivi des adolescents. Or, note-t-elle, « nous sommes des êtres humains avec une temporalité psychique. On a besoin de temps pour digérer tout ce qu’on traverse ».

    Malgré les risques, certains psys voient aussi un intérêt à cet outil. Matthieu Ferry, psychologue clinicien, défend des « usages raisonnés » d’un espace qu’il considère comme complémentaire au cadre thérapeutique. Loin de se substituer à un suivi psychologique professionnel, « ce levier » peut-être utilisé par les patients pour interroger « leurs angles morts » et s’autonomiser : « Finalement, le rôle du psy, qui peut être joué en partie par l’IA, c’est d’amener la personne à se questionner sur sa question […] c’est une manière d’examiner en décalage. »

    À lire aussi :
    Intelligence artificielle et santé mentale : ChatGPT est-il un psy comme un autre ?
    Le thérapeute invite ainsi à poser des questions comme « Pourquoi je suis en relation amoureuse avec des personnes qui ne sont pas disponibles pour moi ? Aide-moi à savoir pourquoi je te pose ces questions ? Est-ce que tu peux me poser des questions pour te donner des précisions qui t’aideraient à m’aider ? » Une approche différente qui donne à ce podcast sensible la nuance nécessaire au débat, un choix salutaire quand on parle d’IA.

    ChatGpt peut-il être un bon psy ? , dans Émotions sur Louie Media, 40 mn. (https://louiemedia.com/emotions/chat-gpt-bon-psy)

    #IA #Psy #Santé_mentale #Podcast

  • Lecture d’un extrait du livre « Le pays dont tu as marché la terre » de Daniel Bourrion, paru aux Éditions Héloïse d’Ormesson, en 2025.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/le-pays-dont-tu-as-marche-la-terre-de-daniel-bourrion

    Dans ce roman en forme d’hommage, l’auteur revient sur la mort d’un camarade d’enfance resté toute sa vie dans son village lorrain. Il tente de comprendre comment ce garçon discret, presque invisible, a glissé « vers une absence progressive avant que d’être permanente », disparaissant hors du monde sans que personne ne s’en rende vraiment compte. Leur amitié, née dans cette campagne, s’est diluée quand leurs routes se sont séparées, « chacun sur sa voie, sans croisements ». Ce livre retrace leur parcours, interroge ce qui pousse certains à s’effacer quand d’autres parviennent à s’en sortir. Avec une langue sensible, Daniel Bourrion reconstitue le souvenir d’un homme que tout semblait condamner au silence et à l’oubli. Un livre dense, émouvant, sur l’amitié et la mémoire.

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Histoire, #Biographie, #Poésie, #Enfance, #Mémoire, #Paysage (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_le_pays_ou_tu_as_marche_la_terre_daniel_bourrion.mp4

    https://www.lisez.com/livres/le-pays-dont-tu-marche-la-terre/9782487819252

  • [Podcast] Enquêter au féminin : terrains, obstacles et stratégies, avec #inès_léraud, #Morgan_Large, #marianne_kerfriden, #nathalie_barbe et #catherine_le_gall
    https://splann.org/podcast-enqueter-feminin

    À l’occasion des #cinq_ans de « Splann ! », fêtés le 28 juin 2025 à #Châteaulin, plusieurs journalistes – Inès Léraud, Morgan Large, Nathalie Barbe, Marianne Kerfriden et Catherine Le Gall – se sont réunies pour explorer ce que signifie enquêter en tant que femme. L’article [Podcast] Enquêter au féminin : terrains, obstacles et stratégies, avec Inès Léraud, Morgan Large, Marianne Kerfriden, Nathalie Barbe et Catherine Le Gall est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #agro-industrie #femmes #journalisme #journaliste #podcast

  • Lecture d’un extrait du livre « Les forces » de Laura Vazquez, paru aux Éditions du sous-sol, en 2025.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/les-forces-de-laura-vazquez

    Les Forces décrit le parcours intiatique d’une jeune femme en quête de liberté dans un monde saturé de contraintes à la fois physiques, sociales, économiques, où chaque pas, chaque lieu (d’un bar lesbien à une maison des mort·es en passant par un immeuble abritant des sectes qui inventent de nouveaux systèmes de croyances) devient une épreuve et une révélation. À travers des fragments tendus, d’une écriture dense, le texte explore dans un flux de pensées entre incantation et réflexion, les impasses du langage, l’illusion du libre-arbitre, les mascarades du quotidien et l’absurdité comique de certaines interactions sociales. Un texte poétique singulier, émaillé de citations venues d’horizons divers (Kierkegaard, Rousseau, Simone Veil, Grothendieck, Sophocle, Nietzsche, Louise Labé). Une langue brute, incandescente, qui interroge notre rapport à la liberté, à la parole et à la vérité.

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Histoire, #Biographie, #Poésie, #Langage (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_les_forces_laura_vazquez.mp4

    https://editions-du-sous-sol.com/publication/les-forces

  • Déplacer son regard sur les #mobilités

    Toutes les mobilités, du tourisme à la migration, provoquent des débats et conflits. La géographe Camille Schmoll décrit les différentes morales qui sous-tendent ces #conflits, avant les arguments et les chiffres. Elle invite à comprendre nos biais pour un débat plus juste sur les mobilités.

    La question migratoire est devenue centrale dans le débat politique et scientifique, en particulier depuis les printemps arabes et l’augmentation des migrations en Méditerranée. Les chercheurs sont très mobilisés, en plus de leurs travaux scientifiques, avec des rapports, synthèses, pour entrer dans le débat public. Camille Schmoll nourrit le champ des #mobility_studies avec une approche nouvelle : rapprocher les migrations d’autres formes de mobilité, pour décrire les transformations de société en termes de déplacements, et proposer un traitement des migrations comme intégré au champs plus large des mobilités, et non comme un champ à part. Ce faisant, elle offre une nouvelle façon de travailler sur les dimensions morales de la mobilité. Nos #représentations et la façon de traiter ces questions est empreinte de jugements moraux sur des mobilités considérées comme légitimes ou non, justes ou non. Sans comprendre cette architecture morale, on ne peut pas comprendre notre façon de traiter ces questions dans le débat public.

    Toutes les mobilités sont affaires de politique et de morale, leurs causes ne sont pas neutres, et l’avis qu’on pose dessus non plus. Faire une géographie morale des mobilités, c’est tenter de comprendre ce qui se cache derrière les points de vue des uns et des autres sur la mobilité. Lorsqu’une mobilité génère #désir ou #rejet, c’est parce qu’elle incarne nos #valeurs, nos avis politiques, nos #imaginaires. La preuve, c’est que les chiffres utilisés dans les débats ne sont pas toujours pertinents. Pour lutter pour ou contre une mobilité, définir leur légitimité, les entrepreneurs de morale, aux pouvoirs inégaux, utilisent des arguments moraux ou des alibis. Ces conflits racontent surtout nos façons de penser l’Autre. Le parti pris de l’autrice, c’est que les mobilités existeront toujours, les lieux ne seront jamais intouchés par la mobilité. Il faut se défaire de l’idée du local ou du pur, pour diminuer les #conflits_de_mobilité. Il s’agit donc, en observant les conflits de mobilité, de comprendre les idées reçues qui y sont liées et qui autorisent ou interdisent ces mobilités.

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-lundi-15-decembre-2025-4085871
    #podcast #audio
    #mobilité #tourisme #migrations #légitimité #alterité
    #Camille_Schmoll

    ping @reka @isskein @karine4

    • Chacun sa place. Une géographie morale des mobilités

      Dans cet ouvrage, Camille Schmoll interroge les inégalités liées aux mobilités contemporaines. Loin de considérer la mobilité comme un phénomène neutre, elle l’explore comme un révélateur des tensions sociales, politiques et éthiques. En observant la mobilité jugée «  désirable  » et celle jugée «  indésirable  » , l’autrice met en lumière un ordre moral des mobilités, structuré par des normes implicites, des jugements de valeur et des rapports de pouvoir. Les «  conflits de mobilité  » deviennent alors une clef de lecture d’un monde toujours plus vulnérable et intensément connecté.
      À partir d’exemples concrets – l’arrivée de demandeurs d’asile à Saint-Brévin, l’occupation de plages grecques par des touristes privilégiés, la construction de l’autoroute A69, la figure de la joggeuse assassinée, la dépendance automobile dans la France périurbaine –, Camille Schmoll montre que chaque forme de mobilité est imbriquée dans un conflit de légitimité, révélant des hiérarchies sociales et spatiales. L’ouvrage nuance l’idée d’une «  société hypermobile  », en soulignant les nombreuses immobilités imposées, en particulier pour les plus vulnérables, et montre aussi que la mobilité suscite des anxiétés bien au-delà de ses impacts réels. Il relie les expériences vécues de déplacement aux enjeux globaux : genre, écologie, numérique, politique urbaine, etc.
      Enfin, Camille Schmoll y interroge la notion de «  place  » – à la fois position sociale, droit et capacité à se déplacer. Loin d’être une simple question de géographie, la mobilité devient ici un enjeu moral et politique, au cœur des transformations du monde contemporain.

      https://www.cnrseditions.fr/catalogue/societe/chacun-sa-place
      #livre

  • Newsroom – L’Italia sostiene il piano della Libia per costruire 70 nuovi centri per i rimpatri volontari. I misteri di Arkenu, la compagnia che ridisegna il potere petrolifero libico
    https://irpimedia.irpi.eu/newsroom-italia-libia-centri-rimpatri-migranti-societa-arkenu

    Una mozione italiana apre la strada ai centri libici per i rimpatri volontari, mentre una nuova compagnia libica esporta greggio per centinaia di milioni grazie a un oscuro accordo con lo Stato L’articolo Newsroom – L’Italia sostiene il piano della Libia per costruire 70 nuovi centri per i rimpatri volontari. I misteri di Arkenu, la compagnia che ridisegna il potere petrolifero libico proviene da IrpiMedia.

    #Mondo #Podcast_Newsroom #Bielorussia #Sanzioni