• La #police mutile bien sûr sur ordre

      Si le 1er décembre et ses dégradations symboliques restent dans toutes les mémoires, le 8 décembre constitue un véritable tournant qui a fixé dans la durée de nouveaux standards. Les évolutions tactiques mises en place lors de l’acte IV des « gilets jaunes » par la police et la gendarmerie ainsi que l’arsenal législatif répressif utilisé servent désormais de référence aux opérations de maintien de l’ordre. A l’aide de témoignages de manifestants, de policiers, ainsi que de nombreux documents inédits, Le Monde a reconstitué cette journée hors norme dans la capitale à plus d’un titre.

      #violence

      Je ne suis pas tombé, j’ai tenu mon #oeil dans ma main, mon pote m’a dit “tu n’as plus d’œil”. Je l’ai jeté par terre. Après, une dame nous a ouvert le sas de son immeuble pour qu’on se réfugie, on était deux ou trois, mais j’étais l’un des plus gravement atteints, on m’a laissé passer un barrage parce que je pissais le sang, ils ont vu la gravité

  • Les gilets jaunes face à l’empire (1/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?999-Les-gilets-jaunes-face-a-l-empire

    Les idées exposées ici avaient été évoquées dans les conclusions des deux textes « L’horizon impérial » (mars 2018) et « Gilets jaunes et démocratie directe » (décembre 2018) auxquels on se référera. Elles ont également été présentées dans l’émission « Offensive Sonore : Gilets jaunes III » (février 2018) sur Radio Libertaire puis résumées lors de la [soirée-débat du 18 novembre 2019 à la librairie parisienne « La lucarne des écrivains ». On se reportera d’une manière générale à nos deux brochures « Le mouvement des Gilets Jaunes », décembre 2018 – juin 2019. (...)

    #Assemblée, #Conférence, #Empire, #Gauchisme, #Gilets jaunes (2018-2019), #Libéralisme, #Lieux Communs, #Multiculturalisme, #Politique, #Récupération

  • Hess, nouveau (auto) média vidéo mêlant Histoire, Économie & Sciences Sociales.
    (clin d’oeil à l’expression « C’est la hess » qui vient d’un mot arabe, hessd, signifiant « volonté de nuire ».)

    +> // DÉCRYPTE#1 // avec Geoffroy de Lagasnerie
    De l’importance de questionner les habitudes et les non-dits dans une société, ce qui fait système, ce qu’il faut déconstruire : #violence ? #racisme ? #représentation ? /.../
    https://youtu.be/GepFayXop5I


    https://invidio.us/GepFayXop5I

    +> vidéo précédente, où on retrouve certains des passages décryptés :
    // SANSFILTRE#2 // La #Police
    https://youtu.be/ZTqzh9RfMx0


    https://invidio.us/ZTqzh9RfMx0

    +> première vidéo :
    // SANSFILTRE#1 // L’#Hôpital en colère, une mobilisation historique.
    https://youtu.be/HJ-SHDWKVuE


    https://invidio.us/HJ-SHDWKVuE

  • Auftaktveranstaltung zur Ausstellung „‘Vergessene‘ Geschichte – Berufsverbote und politische Disziplinierung in der Bundesrepublik Deutschland und in West-Berlin“ | GEW-Berlin
    https://www.gew-berlin.de/4426_24156.php

    Donnerstag, 12. Dezember 2019 | 18:00 Uhr

    Veranstaltungsort: Hauptgebäude der TU im Raum 0106 (Eingang 17. Juni, Audimax)

    Die Auftaktveranstaltung zur Ausstellung „‘Vergessene‘ Geschichte – Berufsverbote und politische Disziplinierung in der Bundesrepublik Deutschland und in West-Berlin“ findet statt am 12.12.2019 um 18.00 im Hauptgebäude der TU im Raum 0106 (Eingang 17.Juni, Audimax).

    Neben einer zusammenfassenden Darstellung der Ausstellung findet eine szenische Lesung von Verhörprotokollen statt. Prof. Dr. Martin Kutscha (Staats- und Verwaltungsrechtler) stellt einen aktuellen Bezug her zwischen den Berufsverboten der 1970/80er Jahre und der gegenwärtigen Diskussion um Verfassungsschutz, Grundrechte und dem heutigen Extremismusbegriff (am Beispiel der VVN-BdA).

    Die Ausstellung hängt im Hauptgebäude der TU vor dem Audimax vom 9.12. bis 20.12.

    #Berlin #éducation #politique #histoire #Berufsverbote

  • Macron, le choix de l’affrontement « François Cocq
    https://francoiscocq.fr/2019/12/04/macron-le-choix-de-laffrontement

    De la même manière, Emmanuel Macron et son gouvernement auraient pu chercher une issue en amont du 5 décembre. Des propositions seraient paraît-il déjà ficelées pour la SNCF. A l’Education nationale où la grève va être massive et surtout, fait extraordinaire, se prépare dès à présent à se prolonger la semaine prochaine, le ministre Blanquer a pris la plume mardi 3 décembre pour s’adresser aux professeurs et aux personnels : mais sa missive se garde bien de toute annonce concrète. Dans un cas comme dans l’autre, plutôt que de désamorcer les choses, Macron a fait le choix d’aller jusqu’à la confrontation du 5 décembre. Son calcul consiste à essayer de diviser et fracturer le mouvement au moment même où il se va se matérialiser de manière à emporter une bataille symbolique pensée comme un affrontement final. Le pari est audacieux. Il est surtout sournois et bien peu responsable. Macron assume en effet de prolonger le processus de #fracturation de la #société et de #division entre les Français. Et donc l’impasse démocratique dans laquelle s’enferme notre pays.

    Si Macron se risque aujourd’hui sur ce terrain, c’est qu’il a senti qu’il lui faut tuer dans l’œuf le processus #collectif agrégatif qui refait jour depuis un an maintenant. Les Gilets jaunes ont en effet été un signal de la réémergence d’une volonté constituante dans le peuple à travers la réappropriation collective de la décision #politique. Le mouvement du 5 décembre et suivants traduit cela : au-delà de la question des retraites, c’est dans tous les champs de la société un même rejet d’une vie à genoux qui nous est imposée sans que nous ayons voix au chapitre. De l’hôpital à l’éducation, de la fac à la retraite, du service public à l’entreprise, c’est partout un même isolement de l’individu qui est mis en oeuvre pour mieux l’affaiblir. La réforme des retraites en apparaît au grand nombre comme la quintessence. Elle joue donc ce rôle de déclencheur d’une #révolte sociale et politique qui va bien au-delà.

  • La guerre dans le milieu de la drogue à Anvers serait liée à la recherche d’un seul homme Eric Steffens - 4 Décembre 2019 - VRT
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2019/12/04/la-guerre-dans-le-milieu-de-la-drogue-a-anvers-serait-liee-a-la

    Les explosions et fusillades qui ont secoué Anvers et Wommelgem ces derniers temps sont peut-être liées à un seul homme. C’est ce qu’affirme le quotidien Gazet van Antwerpen et a été confirmé à la VRT. Plusieurs gangs criminels seraient à la recherche de cet homme, qui aurait disparu avec de grandes quantités de cocaïne. Les récentes attaques seraient la preuve que ces gangs ne craignent pas d’utiliser la violence au grand jour.

    Gabriël C. est aujourd’hui l’homme le plus recherché dans le milieu de la drogue à Anvers. L’homme a déjà été condamné dans plusieurs affaires de drogue, mais on raconte qu’il aurait disparu sans laisser de traces : « Nous ne l’avons pas vu ni entendu depuis des mois », ont déclaré ses avocats à la Gazet van Antwerpen. Et ce n’est pas une coïncidence : avec quelques complices, il aurait disparu en emportant une grande quantité de cocaïne. Il est soupçonné de détenir cette drogue pour pouvoir la revendre lui-même plus tard.

    Plusieurs gangs seraient maintenant à sa poursuite et n’hésiteraient pas à utiliser la violence. La semaine dernière, il y a eu un nouvel attentat à la grenade dans la Van Heystveltstraat à Deurne. La grenade n’a pas explosé, mais le message était clair car des proches de Gabriël C. habitaient à cette adresse. Les gangs de la drogue veulent probablement l’atteindre de cette façon.

    Un jour plus tard, le scénario s’est répété : un homme armé a ouvert le feu sur le directeur d’un magasin de téléphone à Borgerhout. Et lui aussi aurait des liens avec Gabriël C. Les deux explosions à la grenade sur la pelouse d’un immeuble à Merksem seraient des représailles pour ce tir à Borgerhout.

    Hier, le parquet d’Anvers a seulement voulu confirmer qu’il y avait bien un lien entre l’attentat manqué de Deurne et l’explosion à Wommelgem. On ignore si le parquet fait aussi un lien avec Gabriël C.

    #cocaïne #Anvers #Belgique #drogue #gang #violence #grenade #drogues #mafia #police #société #capitalisme #film à venir, probablement

  • Pour un inventaire des lieux d’accueil des « gens du voyage » - William Acker - Visionscarto
    https://visionscarto.net/inventaire-lieux-accueil

    Constatant l’absence de chiffres opposables aux pouvoirs publics sur l’isolement de ces zones et leur rôle dans les inégalités environnementales, le chercheur indépendant et voyageur William Acker a décidé de les recenser, département par département. Il présente ici son approche cartographique, avec l’inventaire des zones « d’accueil » d’un premier département, les #Yvelines (78).

    #cartographie #France #relégation #pollution #santé #inégalités_environnementales

  • « Défaire les confusions servant l’ordre dominant » Jacques Rancière, Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/031219/jacques-ranciere-defaire-les-confusions-servant-l-ordre-dominant

    Quelles sont les racines de la crise démocratique actuelle ? Comment comprendre la simultanéité des révoltes contemporaines ? Quinze ans après la publication de son ouvrage analysant les contours de la « haine de la démocratie », éléments de réponse avec le philosophe Jacques Rancière.

    Alors que des révoltes s’emparent de plusieurs pays sur tous les continents ; que la France s’apprête à un mouvement social contestant, au-delà de la réforme des retraites, l’accentuation des réformes d’inspiration néolibérale ; et que la politique traditionnelle ne semble guère offrir qu’une fausse alternative entre des « progressismes » et des « autoritarismes » dont le dénominateur commun est leur subordination aux intérêts financiers, le philosophe Jacques Rancière revient pour Mediapart sur ces basculements politiques et intellectuels pour tenter de « défaire les confusions traditionnelles qui servent l’ordre dominant et la paresse de ses prétendus critiques ».

    Quinze ans après la publication de La Haine de la démocratie (La Fabrique), quel tour a pris la mutation idéologique que vous décriviez alors ?

    Jacques Rancière : Les thèmes du discours intellectuel « républicain » que j’avais analysés alors se sont diffusés largement et, en particulier, ils ont alimenté l’aggiornamento de l’extrême droite qui a bien vu l’intérêt qu’il y avait à recycler les arguments racistes traditionnels en défense des idéaux républicains et laïques. Ils ont également servi de justification à un certain nombre de mesures de restriction des libertés comme celles qui proscrivent tel habillement et demandent à chacun d’entre nous de s’offrir à visage nu au regard du pouvoir.
    On peut dire à la fois que ces thèmes ont étendu leur empire et qu’ils ont plus clairement laissé voir leur obédience par rapport aux puissances dominantes. La haine intellectuelle de la #démocratie s’est de plus en plus montrée comme le simple accompagnement idéologique du développement vertigineux des #inégalités en tout genre et de l’accroissement du pouvoir policier sur les individus.

    Le terme de populisme, dans son emploi péjoratif, constitue-t-il le nouveau visage principal de cette haine de la démocratie qui prétend défendre le gouvernement démocratique à condition qu’il entrave la civilisation démocratique ?

    Populisme n’est pas le nom d’une forme politique. C’est le nom d’une interprétation. L’usage de ce mot sert à faire croire que les formes de renforcement et de personnalisation du pouvoir étatique qu’on constate un peu partout dans le monde sont l’expression d’un désir venant du peuple, entendu comme ensemble des classes défavorisées. C’est toujours la même grosse ficelle qui consiste à dire que, si nos États sont de plus en plus autoritaires et nos sociétés de plus en plus inégalitaires, c’est en raison de la pression exercée par les plus #pauvres qui sont bien sûr les plus ignorants et qui, en bons primitifs, veulent des chefs, de l’autorité, de l’exclusion, etc. On fait comme si Trump, Salvini, Bolsonaro, Kaczyński, Orbán et leurs semblables étaient l’émanation d’un petit peuple souffrant et révolté contre les élites. Or ils sont l’expression directe de l’#oligarchie_économique, de la classe politicienne, des forces sociales conservatrices et des institutions autoritaires (armée, #police, Églises).

    Que cette oligarchie s’appuie par ailleurs sur toutes les formes de supériorité que notre société laisse à ceux qu’elle infériorise (des travailleurs sur les #chômeurs, des Blancs sur les basanés, des hommes sur les #femmes, des habitants des provinces profondes sur les esprits légers des métropoles, des gens « normaux » sur les pas normaux, etc.), c’est certain. Mais ce n’est pas une raison pour mettre les choses la tête en bas : les pouvoirs autoritaires, corrompus et criminels qui dominent aujourd’hui le monde, le font d’abord avec l’appui des #nantis et des #notables, pas avec celui des déshérités.

    Que vous inspirent l’inquiétude affichée par beaucoup vis-à-vis de la fragilité des institutions démocratiques existantes et les nombreux ouvrages annonçant la fin ou la mort des démocraties ?

    Je ne lis pas trop la littérature catastrophiste et j’aime assez l’opinion de Spinoza pour qui les prophètes étaient d’autant mieux placés pour prévoir les catastrophes qu’ils en étaient eux-mêmes responsables. Ceux qui nous alertent sur la « fragilité des institutions démocratiques » participent délibérément à la confusion qui affaiblit l’idée démocratique. Nos institutions ne sont pas démocratiques. Elles sont représentatives, donc oligarchiques. La théorie politique classique est claire là-dessus même si nos gouvernants et leurs idéologies se sont employés à tout embrouiller. Les institutions représentatives sont par définition instables. Elles peuvent laisser un certain espace à l’action des forces démocratiques – comme cela a été le cas des régimes parlementaires au temps du #capitalisme_industriel – ou tendre vers un système monarchique. Il est clair que c’est la dernière tendance qui domine aujourd’hui.

    C’est notamment le cas en France où la Cinquième République a été conçue pour mettre les institutions au service d’un individu et où la vie parlementaire est entièrement intégrée à un appareil d’État lui-même entièrement soumis au pouvoir du capitalisme national et international quitte, bien sûr, à susciter le développement des forces électorales qui prétendent être les « vraies » représentantes du « vrai » peuple.

    Parler des menaces pesant sur « nos démocraties » a alors un sens bien déterminé : il s’agit de faire porter à l’idée démocratique la responsabilité de l’instabilité du système représentatif, de dire que si ce système est menacé, c’est parce qu’il est trop démocratique, trop soumis aux instincts incontrôlés de la masse ignorante. Toute cette littérature travaille finalement pour la comédie réglée des seconds tours de présidentielle où la gauche « lucide » se serre autour du candidat de l’oligarchie financière, seul rempart de la démocratie « raisonnable » contre le candidat de la « démocratie illibérale ».

    Les critiques sur les désirs illimités des individus de la société de masse moderne se sont accentuées. Pourquoi ? Comment expliquez-vous qu’on retrouve ces critiques sur tous les bords de l’échiquier politique ? S’agit-il de la même chose chez Marion Maréchal-Le Pen ou chez Jean-Claude Michéa ?

    Il y a un noyau dur invariant qui alimente des versions plus ou moins de droite ou de gauche. Ce noyau dur a d’abord été forgé par les politiciens conservateurs et les idéologues #réactionnaires du XIXe siècle, qui ont lancé l’alerte contre les dangers d’une société où les capacités de consommer et les appétits consommateurs des pauvres se développaient dangereusement et allaient se déverser en torrent dévastateur pour l’ordre social. C’est la grosse astuce du discours réactionnaire : alerter contre les effets d’un phénomène, pour imposer l’idée que ce phénomène existe : que les pauvres, en somme, sont trop riches .

    Ce noyau dur a été récemment ré-élaboré « à gauche » par l’idéologie dite républicaine, forgée par des intellectuels rancuniers à l’égard de cette classe ouvrière en qui ils avaient mis toutes leurs espérances et qui était en train de se dissoudre. Le grand coup de génie a été d’ interpréter la destruction des formes collectives de travail commandée par le capital financier comme l’expression d’un « individualisme démocratique de masse » issu du cœur même de nos sociétés et porté par ceux-là mêmes dont les formes de travail et de vie étaient détruites.
    À partir de là toutes les formes de vie commandées par la domination capitaliste étaient ré-interprétables comme des effets d’un seul et même mal – l’individualisme – auquel on pouvait, selon son humeur, donner deux synonymes : on pouvait l’appeler « démocratie » et partir en guerre contre les ravages de l’égalitarisme ; on pouvait l’appeler « libéralisme » et dénoncer la main du « capital ». Mais on pouvait aussi rendre les deux équivalents et identifier le capitalisme au déchaînement des appétits consommateurs des petites gens.

    C’est l’avantage d’avoir donné le nom de « libéralisme » au capitalisme absolutisé – et, par ailleurs, parfaitement autoritaire – qui nous gouverne : on identifie les effets d’un système de domination avec ceux des formes de vie des individus . On pourra donc, à son gré, s’allier aux forces religieuses les plus réactionnaires pour attribuer l’état de nos sociétés à la liberté des mœurs incarnée par la PMA et le mariage homosexuel ou se réclamer d’un idéal révolutionnaire pur et dur pour faire porter à l’individualisme petit-bourgeois la responsabilité de la destruction des formes d’action collectives et des idéaux ouvriers.

    Que faire face à une situation où la dénonciation d’une façade démocratique dont les lois et les institutions ne sont souvent que les apparences sous lesquelles s’exerce le pouvoir des classes dominantes, et où le désenchantement vis-à-vis de démocraties représentatives ayant rompu avec toute idée d’égalité donne de l’espace à des personnages de type Bolsonaro ou Trump qui accroissent encore les inégalités, les hiérarchies et les autoritarismes ?

    Ce qu’il faut d’abord, c’est défaire les confusions traditionnelles qui servent également l’ordre dominant et la paresse de ses prétendus critiques. Il faut, en particulier, en finir avec cette doxa héritée de Marx qui, sous couleur de dénoncer les apparences de la démocratie « bourgeoise », valide en fait l’identification de la démocratie avec le système représentatif. Il n’y a pas une façade démocratique sous le masque de laquelle s’exercerait la réalité du pouvoir des classes dominantes_[je vois pas comment on peut faire de ce voile-là -attesté, jusqu’à Lordon aujourd’hui- l’entièreté ni même l’essentiel de l’analyse de l’État chez Marx, d’autant plus si on prend au sérieux les fruits les moins blets de cette critique, L’État et la révolution de Lénine ne propose rien d’autre que la destruction de l’État et les operaïstes italiens caractérisent après Marx l’État comme #capitaliste_collectif. La phrase qui suit n’est dans la période qu’une irréfutables évidence qui invite à prendre en compte les contradictions des dominants et de tous les #militants_de_l'économie, ndc]_. Il y a des institutions représentatives qui sont des instruments directs de ce pouvoir.

    Le cas de la Commission de Bruxelles et de sa place dans la « Constitution » européenne aurait dû suffire à éclairer les choses. On a là la définition d’une institution représentative supranationale où la notion de représentation est totalement dissociée de toute idée de suffrage populaire. Le traité ne dit même pas par qui ces représentants doivent être choisis. On sait, bien sûr, que ce sont les États qui les désignent mais aussi qu’ils sont en majorité des anciens ou de futurs représentants des banques d’affaires qui dominent le monde. Et un simple coup d’œil sur le périmètre des sièges de sociétés dont les immeubles entourent les institutions de Bruxelles rend tout à fait inutile la science de ceux qui veulent nous montrer la domination économique dissimulée derrière les institutions représentatives.
    Encore une fois, Trump pourrait difficilement passer pour un représentant des paumés de l’Amérique profonde et Bolsonaro a été immédiatement adoubé par les représentants des milieux financiers. La première tâche est de sortir de la confusion entre démocratie et représentation et de toutes les notions confuses qui en sont dérivées – du genre « démocratie représentative », « populisme », « démocratie illibérale », etc. Les #institutions démocratiques ne sont pas à préserver contre le péril « populiste ». Elles sont à créer ou à recréer. Et il est clair que, dans la situation actuelle, elles ne peuvent l’être que comme des #contre-institutions, autonomes par rapport aux institutions gouvernementales.

    La haine de la démocratie est-elle comparable quand elle prend la forme de la nostalgie dictatoriale d’un Bolsonaro ou l’apparence bon enfant d’un Jean-Claude Junker expliquant qu’il ne peut « y avoir de choix démocratique contre les traités européens » ? Autrement dit, doit-on et peut-on hiérarchiser et distinguer les menaces qui pèsent sur la démocratie, ou bien la différence entre les extrêmes droites autoritaires et les technocrates capitalistes prêts à réprimer violemment leurs peuples n’est-elle que de degré et pas de nature ?

    Il y a toutes les nuances que l’on veut entre ses diverses formes. Elle peut prendre appui sur les forces nostalgiques des dictatures d’hier, de Mussolini ou de Franco à Pinochet ou Geisel. Elle peut même, comme dans certains pays de l’Est, cumuler les traditions des dictatures « communistes » avec celles des hiérarchies ecclésiastiques. Elle peut s’identifier plus simplement aux incontournables nécessités de la rigueur économique, incarnées par les technocrates bruxellois. Mais il y a toujours un noyau commun.
    Juncker n’est pas Pinochet. Mais on s’est rappelé récemment que les puissances « néolibérales » qui gouvernent au Chili le font dans le cadre d’une constitution héritée de Pinochet. La pression exercée par la Commission européenne sur le gouvernement grec n’est pas la même chose que la dictature des colonels. Mais il s’est avéré que le gouvernement « populiste de gauche », spécialement élu en Grèce pour résister à cette pression, a été incapable de le faire.

    En Grèce comme au Chili, comme un peu partout dans le monde, il s’est avéré que la résistance aux oligarchies ne vient plus que de forces #autonomes par rapport au système représentatif et aux partis dits de gauche qui y sont intégrés. Ceux-ci raisonnent de fait dans le cadre de la logique du choix du moindre mal. Ils y subissent débâcle sur débâcle. On serait tenté de s’en réjouir si cette débâcle continue n’avait pas l’effet d’augmenter le pouvoir de l’oligarchie et de rendre plus difficile l’action de ceux qui cherchent vraiment à s’y opposer.

    Comment regardez-vous les embrasements planétaires de cet automne ? Peut-on repérer des causes et des motifs communs dans les différentes révoltes qui se produisent sur plusieurs continents ? Par rapport aux mouvements « des places », qui réclamaient une démocratie réelle, ces révoltes partent davantage de motivations socioéconomiques. Est-ce que cela raconte quelque chose de neuf sur l’état de la planète ?

    La revendication démocratique des manifestants de Hong Kong dément une telle évolution. De toutes façons, il faut sortir de l’opposition traditionnelle entre les motivations socioéconomiques (jugées solides mais mesquines) et les aspirations à la démocratie réelle (jugées plus nobles mais évanescentes) . Il y a un seul et même système de domination qui s’exerce par le pouvoir financier et par le pouvoir étatique. Et les mouvements des places ont précisément tiré leur puissance de l’indistinction entre revendications limitées et affirmation démocratique illimitée . Il est rare qu’un mouvement démarre par une revendication de démocratie. Ils démarrent souvent par une réclamation contre un aspect ou un effet particulier d’un système global de domination (un trucage électoral, le suicide d’une victime de harcèlement policier, une loi sur le travail, une augmentation du prix des transports ou des carburants mais aussi un projet de suppression d’un jardin public).

    Quand la protestation collective se développe dans la rue et dans les lieux occupés, elle devient non pas simplement une revendication de démocratie adressée au pouvoir contesté mais une #affirmation de démocratie effectivement mise en œuvre (democracia real ya). Ce que cela raconte, c’est essentiellement deux choses : premièrement, la politique prend de plus en plus le visage d’un #conflit_de_mondes – un monde régi par la loi inégalitaire contre un monde construit par l’action égalitaire – où la distinction même entre #économie et politique tend à s’évanouir ; deuxièmement, les partis et organisations jadis intéressés à la démocratie et à l’#égalité ont perdu toute initiative et toute capacité d’action sur ce terrain qui n’est plus occupé que par des forces collectives nés de l’événement lui-même. On peut toujours répéter que ça manque d’organisation. Mais qu’est-ce qu’elles font, les fameuses organisations ?

    Une certaine forme de routinisation de l’émeute à l’échelle mondiale dessine-t-elle un contre-mouvement important ?

    Je n’aime pas trop le mot de routinisation. Descendre dans la rue à Téhéran, Hong Kong ou Djakarta ces temps-ci, ça n’a vraiment rien de routinier. On peut seulement dire que les formes de la protestation tendent à se ressembler contre des systèmes gouvernementaux différents mais convergents dans leurs efforts pour assurer les profits des privilégiés au détriment de secteurs de la population toujours davantage paupérisés, méprisés ou réprimés. On peut aussi constater qu’elles ont obtenu, notamment au Chili ou à Hong Kong, des succès dont on ne sait pas le lendemain mais qui montrent qu’on a là tout autre chose que de simples réactions rituelles de désespoir face à un ordre des choses inamovible.

    Il y a quinze ans, la perspective de la catastrophe écologique était moins prégnante. Cette nouvelle question écologique transforme-t-elle la question démocratique au sens où certains expliquent que la sauvegarde de la planète ne pourra pas se faire dans un cadre délibératif ?

    Il y a déjà un certain temps que nos gouvernements fonctionnent avec l’alibi de la crise imminente qui interdit de confier les affaires du monde à ses habitants ordinaires et commande de les laisser au soin des spécialistes de la gestion des crises : c’est-à-dire en fait aux puissances financières et étatiques qui en sont responsables ou complices. Il est clair que la perspective de la catastrophe écologique vient à l’appui de leurs arguments. Mais il est clair aussi que la prétention de nos États à être les seuls capables d’affronter des questions globales est démentie par leur incapacité à prendre, individuellement et collectivement, des décisions à la mesure de cet enjeu. La revendication globaliste sert donc essentiellement à nous dire soit que c’est là une question politique trop compliquée pour nous, soit que c’est une question qui rend l’action politique traditionnelle caduque. Ainsi entendue, la question climatique sert la tendance à absorber la politique dans la #police .

    En face, il y a l’action de celles et ceux qui affirment que, puisque la question concerne chacun[e] d’entre nous, il est aussi au pouvoir de chacun[e] de s’en occuper. C’est ce qu’ont fait les mouvements du type Notre-Dame-des-Landes qui s’emparent d’un cas bien précis pour identifier la poursuite d’un objectif concret déterminé avec l’affirmation d’un pouvoir de n’importe qui. L’annulation d’un projet d’aéroport ne règle évidemment pas la question du réchauffement à l’échelle planétaire. Mais elle montre en tout cas l’impossibilité de séparer les questions écologiques de la question démocratique entendue comme exercice d’un pouvoir égalitaire effectif.

    Dans son dernier livre, Frédéric Lordon se démarque de ce qu’il nomme une « antipolitique » dans laquelle il range notamment une « politique restreinte à des intermittences » que serait en particulier le « repartage du sensible ». Que vous suggère cette critique adressée à certaines de vos manières de définir ce qu’est le politique ?

    Je ne tiens pas à m’engager dans des polémiques personnelles. Je me limiterai donc à souligner quelques points qui ne sont peut-être pas clairs pour tout le monde dans ce que j’ai écrit. Je n’ai pas dit que la politique n’existait que par intermittences. J’ai dit qu’elle n’était pas une donnée constitutive et permanente de la vie des sociétés, parce que la #politique, ce n’est pas seulement le pouvoir, mais l’idée et la pratique d’un pouvoir de n’importe qui . Ce pouvoir spécifique n’existe qu’en supplément et en opposition aux formes normales d’exercice du pouvoir. Cela ne veut pas dire qu’il n’existe de politique que dans l’extraordinaire de moments de fête collective, qu’il ne faut rien faire entre-temps et qu’il ne faut ni organisation ni institutions. Des organisations et des institutions, il y en a toujours eu et il y en aura toujours.

    La question est de savoir ce qu’elles organisent et ce qu’elles instituent, quelle est la puissance qu’elles mettent en œuvre, celle de l’égalité ou celle de l’inégalité. Les organisations et #institutions_égalitaires sont celles qui développent cette puissance commune à tous qui, de fait, ne se manifeste que rarement à l’état pur. Dans l’état actuel de nos sociétés, il est clair que ce ne peuvent être que des contre-institutions et des organisations autonomes par rapport à un système représentatif qui n’est plus qu’un ressort du pouvoir étatique.

    On peut aisément constater que dans les deux dernières décennies, un peu partout dans le monde, les seules mobilisations contre les avancées du pouvoir financier et du pouvoir étatique ont été le fait de ces mouvements qu’on qualifie de « spontanéistes » bien qu’ils aient témoigné de capacités d’organisation concrète très supérieures à celles des « organisations » de gauche reconnues (n’oublions pas d’ailleurs que beaucoup de celles et ceux qui y ont joué un rôle étaient des militant[e])s déjà formé[e]s par des pratiques de lutte de terrain). Il est vrai que c’est très difficile de maintenir dans la durée cette puissance commune. Cela suppose de créer un autre temps, un temps qui soit fait de projets et d’actions autonomes, qui ne soit plus rythmé par le calendrier de la machine étatique. Mais on ne peut développer que ce qui existe. On ne peut construire dans la durée qu’à partir des actions qui ont effectivement changé, si peu et si brièvement que ce soit, le champ du possible.

  • TRIBUNE. « Il est plus rentable de détruire l’environnement que de respecter la loi » : des associations et des juristes réclament plus de moyens pour la justice
    https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/droit-et-justice/tribune-il-est-plus-rentable-de-detruire-l-environnement-que-de-respect

    La justice n’a pas les moyens de protéger efficacement notre environnement. C’est le constat sévère dressé dans cette tribune par des associations écologistes comme France Nature environnement et Greenpeace, des avocats, des universitaires et des juristes. C’est aussi ce que nous avons pu constater à plusieurs reprises, ici ou là, grâce à notre enquête collaborative #AlertePollution. Pour remédier à ce problème, les auteurs de cette tribune font trois propositions. Ils s’expriment ici librement.

    #pollution

  • Victor klemperer : LTI (Langue du 3e Reich) la langue ne ment pas - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=M-4d7r6-pxY

    Victor Klemperer (universitaire romaniste obligé de quitter son poste à l’université après l’arrivée d’Hitler en Allemagne) a tenu un journal tout au long de sa vie. La partie qui couvre la période nazie a été publiée en Allemagne en 1995 avant d’être traduite en 2000 en français. Dans son Journal, il mêle les détails de la vie quotidienne, les observations politiques et sociales, les réflexions sur la nature humaine et sur la nature de la langue, toutes deux perverties par le IIIe Reich. Klemperer décrit les privations, les humiliations, l’asphyxie progressive de celui qui mène une existence de paria, les disparitions successives des amis et surtout de la très grande majorité des Juifs de Dresde. Marié à une « aryenne », il lui devra la vie, les juifs allemands mariés avec des « aryens » ne devant pas être déportés. Ce documentaire raconte sa vie, son combat pour écrire son livre « LTI », une résistance intime pour survivre à cette période

    #documentaire #langue #politique #vidéo #hitlérisme #nazisme

  • La première catastrophe de #Bhopal date du 3 décembre 1984. La fuite de plus de 40 tonnes de gaz toxiques provenant de l’usine #Union_Carbide, fait de nombreuses victimes. Selon les estimations, entre 5000 et 25 000 personnes ont perdu la vie. 150 000 victimes souffrent de maladies chroniques, Plus de 574 000 personnes ont été exposées à ces gaz.
    https://www.arte.tv/fr/videos/090185-000-A/inde-bhopal-35-ans-apres

    35 ans plus tard, l’usine est toujours là, au milieu d’une zone densément peuplée. Le site n’a jamais été décontaminé. Pas plus que les bassins d’évaporation où des déchets toxiques ont été enterrés. La contamination des nappes phréatiques se poursuit et empoisonne les habitants. De plus en plus d’enfants naissent avec un handicap physique ou mental dans les quartiers pollués.

    L’équipe d’Arte Reportage s’est rendue à Bhopal et a notamment suivi les activités de Chingari et Sambhavna, deux ONG, qui fournissent des soins gratuits aux victimes, pour palier l’inefficacité, voire l’absence des services publics de santé.

    #pesticides

  • Sahel : partir, tant qu’il est encore temps
    https://lemediapresse.fr/international/sahel-partir-tant-quil-est-encore-temps

    « Ces 13 malheureux ont rejoint l’immense cortège des braves tombés dans des guerres inutiles ». L’écrivain Thomas Dietrich revient sur le drame de la mort des 13 soldats français au Mali et les errements de la présence française au Sahel.

    #International #Politique #Afrique #anticolonialisme #Françafrique

  • Vacances aux Bahamas, chômage mieux rémunéré que le travail : des agents Pôle emploi répondent aux clichés - Basta !
    https://www.bastamag.net/Pole-emploi-chomage-Bahamas-cliches-reforme-retraites-greve-5-decembre-chr

    Sur 6,3 millions de demandeurs d’emplois, 2,6 millions sont indemnisés aujourd’hui. Soit un peu moins de 40 %. Le montant moyen des indemnités perçues : environ 1000 euros par mois.

    La moitié des personnes indemnisées – c’est-à-dire 1,3 million de personnes – reçoivent moins de 860 euros par mois. Elles vivent donc sous le seuil de pauvreté.

    400 000 personnes perçoivent l’allocation spécifique de solidarité (ASS), versée aux chômeurs en fin de droits, sous conditions de ressources. Elle s’élève à 494 euros par mois, et peut être coupée suite à un contrôle aléatoire (de plus en plus nombreux).

    La moitié des demandeurs d’emploi n’ont aucune indemnité…

    Les chômeurs sont en moins bonne santé que le reste de la population. Une étude de l’Inserm montre aussi que la condition de chômeur est associée à un risque de mortalité presque trois fois plus élevé par rapport à des personnes de même âge et de même sexe occupant un emploi.

    Entrée en vigueur ce 1er novembre, la réforme de l’assurance chômage risque pourtant d’assombrir encore le quotidien des demandeurs d’emploi. Le nombre de personnes indemnisées va brutalement chuter, passant de 2,6 millions à 1,3 million. Et à compter du 1er avril 2020, le montant moyen des indemnités va dévisser...

    #chomage #pole-emploi #pauvrete #exclusion

  • Le commerce par Internet est un désastre écologique
    https://reporterre.net/Le-commerce-par-Internet-est-un-desastre-ecologique

    De manière générale, le numérique contribue largement à la catastrophe écologique. Ce secteur émet autant de CO2 que le transport aérien. Le e-commerce y prend sa part. Il pousse à la surconsommation : une véritable « fièvre acheteuse » qui donne l’illusion que le monde se trouve à sa portée, au bout de l’écran tactile. Avec internet, « des besoins artificiels » apparaissent, nourris par des comportements anti-écolos comme ceux des « serial returners ». Au Royaume-Uni, près de 30 % des acheteurs en ligne commandent plus de produits qu’ils n’en ont besoin, avant de retourner les articles non désirés après essayage. Les taux de retour des ventes sur internet sont deux à quatre fois plus élevés que dans les magasins physiques. Ce qui accroît les livraisons mais aussi le gaspillage.

    #gaspillage #pollution #environnement #climat #black-friday #besoins-artificiels #consumerisme

  • Am grünen Strand der Spree (Deutschland 1960) Teil 1 und 2
    https://www.youtube.com/watch?v=G5mG8SdFJN4


    Une découverte intéressante : La première partie de cette série télévisée de 1960 contient une longue séquence sur les massacres des Einsatzgruppen . L’existence de ce film contredit le mythe de l’introduction du sujet et de la première confrontation du grand public allemand avec le sujet de l’#holocauste en 1979 à travers la série étatsunienne portant le même nom .

    La deuxième partie montre l’occupation de la #Norvège et traite le sujet de la résistance des officiers allemands.

    0:00:00 Teil 1 und 1:36:40 Teil 2 : Laufzeit : 277 Minuten

    Am grünen Strand der Spree (Deutschland 1960) Teil 3 bis 5
    https://www.youtube.com/watch?v=hPSxEu3zduE

    Teile 3 bis 5: 0:00:00 Teil 3: „Preußisches Märchen“ 1:36:54 Teil 4: „Bastien und Bastienne 1953“ 3:26:10 Teil 5: „Capriccio Italien“ Teile 3, 4 und 5: Laufzeit: 417 Minuten

    #Allemagne #histoire #nazis #guerre #Pologne #Lettonie #Pologne #résistance #auf_deutsch

  • Mise en perspective des impacts écologiques du numérique (Raphaël Lemaire, Blog personnel, 02.11.2019)
    https://raphael-lemaire.com/2019/11/02/mise-en-perspective-impacts-numerique

    Depuis les deux rapports du shift project, sur la sobriété numérique et la vidéo en ligne, et avec de plus la semaine dernière la sortie de l’étude de GreenIT.fr, on entend beaucoup parler de la #pollution due au #numérique. Ces études sérieuses sont là pour rappeler que le numérique n’est pas immatériel, et qu’il doit, comme les autres secteurs, s’interroger sur sa croissance, son efficacité et ses usages dans un monde fini.

    Mais, les médias étant ce qu’ils sont, on a vu fleurir des titres racoleurs blâmant la jeunesse connectée faussement écolo. […] Les chiffres et les constats sont parfois pris hors contexte sans comparaison avec d’autre activités et #usages.

  • Chinesische Botschaft in Berlin – Wikipedia
    https://de.wikipedia.org/wiki/Chinesische_Botschaft_in_Berlin


    10179 Berlin, Märkisches Ufer 54
    https://www.openstreetmap.org/node/2840468372

    Chinesische Botschaft in Berlin
    Die Chinesische Botschaft in Berlin (chinesisch 中华人民共和国驻德意志联邦共和国大使馆) ist der Hauptsitz der diplomatischen Vertretung der Volksrepublik China in Deutschland. Eine diplomatische Vertretung Chinas in Berlin gibt es seit 1877. Die heutige Botschaft befindet sich am Märkischen Ufer 54 nahe der Jannowitzbrücke in der Luisenstadt im Berliner Ortsteil Mitte des gleichnamigen Bezirks. Der 1988 als FDGB-Hauptsitz errichtete siebengeschossige Bau wurde 1999–2001 zur Botschaft umgebaut.

    1.1 Kaiserliche Gesandtschaft in Berlin (1878–1911)
    https://de.wikipedia.org/wiki/Chinesische_Botschaft_in_Berlin#Kaiserliche_Gesandtschaft_in_Berlin_(1

    1878 - 1890 Villa des Freiherrn August von der Heydt, Hercules Ufer, heute Von-der-Heydt-Straße 18
    https://www.openstreetmap.org/way/26475310
    1890 -1910 In den Zelten 14, Höhe Große Allee zwischen Beethovestraßen und Herwarthstraße(1)
    https://www.openstreetmap.org/way/258756195
    1910 - 1911 Kurfürstendamm 218
    https://www.openstreetmap.org/way/48472688

    1.2 Diplomatische Vertretung der Republik China (1919–1949)
    https://de.wikipedia.org/wiki/Chinesische_Botschaft_in_Berlin#Diplomatische_Vertretung_der_Republik_

    Gesandtschaft der Republik China
    1912 - 1935 Kurfürstendamm 218
    Botschaft der Republik China
    18. Mai 1935 - 1949 Kurfürstendamm 218 (Diese Angabe bleibt noch zu prüfen.)

    1.3 Gesandtschaft von Mandschuko (1938–1945)
    https://de.wikipedia.org/wiki/Chinesische_Botschaft_in_Berlin#Gesandtschaft_von_Mandschuko_(1938%E2%

    Lessingstraße 1 (NW 87, am Holsteiner Ufer)


    https://www.openstreetmap.org/way/563126340

    1.4 Botschaft der VR China in der DDR (1950–1990)
    https://de.wikipedia.org/wiki/Chinesische_Botschaft_in_Berlin#Botschaft_der_VR_China_in_der_DDR_(195
    1951 - 1952 Treskowallee 77 (1961 in Hermann-Duncker-Straße umbenannt und in Nr. 92 umnummeriert)
    https://www.openstreetmap.org/node/1542431621
    1952–1973 Treskowallee 50 (1961 in Nr. 26 umnummeriert)
    https://www.openstreetmap.org/node/1542431206
    1973 - 1990 (2001) Heinrich-Mann-Straße 9
    https://www.openstreetmap.org/node/2957893276

    1.5 Botschaft der VR China in der Bundesrepublik Deutschland (1973–1990)
    https://de.wikipedia.org/wiki/Chinesische_Botschaft_in_Berlin#Botschaft_der_VR_China_in_der_Bundesre
    1984 -1991 Kurfürstenallee 12, 53177 Bonn-Bad Godesberg
    1973 - 1984 Niederbachem (nahe Bonn)❞

    (1) Herwarthstraße - https://de.wikipedia.org/wiki/Eberhard_Herwarth_von_Bittenfeld

    #Berlin #China #Politik #Geschichte

  • Agnès Tricoire - Alors c’est l’histoire du petit Chaperon Rouge et...
    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10220558165175007&set=a.10200914546216810&type=3&theater

    Alors c’est l’histoire du petit Chaperon Rouge et du méchant loup.
    Un jour de pluie...

    La dame est directrice d’école. Ces fats, ministre et recteur, viennent la visiter.
    La morale de cette fable, puisque c’est une fable, c’est que le pouvoir d’en haut, les yeux tournés vers la caméra, se protège des gouttes.
    Et que les parapluies du pouvoir ne sont pas là pour abriter ceux qui travaillent.
    Mais la morale que le peuple connaît, c’est que plus personne n’a peur du grand méchant loup. Et que plus personne ne peut avoir de respect pour ce pouvoir.

  • media.ccc.de - Wenn der Dorfpolizist sturmklingelt
    https://media.ccc.de/v/SFFFAQ


    En Allemagne il est toujours impossible de proposer uns accès libre à l’internet sans courir de risques matériels et juridiques graves.

    1. Akt: Jemand baut große Scheiße über dein Freifunk-Exit. (Bombendrohung)
    2. Akt: Die Polizei kommt, die persönliche Hardware des Exit-Admins ist erstmal weg.
    3. Akt: Um an das persönliche Backup zu kommen, benötigt der Admin Informationen, die auf den verschiedenen entwendeten Geräten liegen.
    => Unsere Erkenntnisse aus einem Hausbesuch der Bayrischen Polizei (inklusive 100% Hardwareeinbußen).

    Wir sind ein Teil von Freifunk und betreiben verschiedene Freifunk-Exit-Server auf den Namen von verschiedenen unabhängigen Personen. Einer dieser Server wurde mehrmals dazu missbraucht um einer lokalen Großveranstaltung mit Detonationen zu drohen. Die lokale Polizei besuchte im Rahmen der unmittelbaren Gefahrenbeseitigung den Inhaber dieses Servers und stellte sämtliche Hardware sicher. Im Vortrag geben wir unsere Erkenntnisse aus diesem aufregenden Wochenende weiter.
    Was an Backup funktioniert, wenn die komplette Hardware weg ist. Worauf sollte man sich nicht verlassen und warum es Sinn macht Oma für den PC zu begeistern.

    Dein WLAN, dein Risiko | law blog
    https://www.lawblog.de/index.php/archives/2016/05/12/dein-wlan-dein-risiko

    Ich sehe derzeit nicht, dass auch das neue Gesetz die dargestellte Ermittlungspraxis ändert. Müssten die Strafverfolgungsbehörden aufgrund der neuen Regelungen künftig davon ausgehen, dass der Betreiber eines privaten, offenen WLAN durch ein Providerprivileg geschützt ist, könnten sie bei ihm nicht mehr durchsuchen. Oder nur unter sehr eingeschränkten Voraussetzungen. Ich glaube deshalb nicht, dass sich so ein Haftungsprivileg durchsetzen könnte.

    So lange diese Problematik aber nicht geklärt ist, gibt es handfeste Risiken außerhalb der Störerhaftung. Darüber sollten sich alle klar sein, die jetzt daran denken, ihr WLAN zu Hause zu öffnen.

    #TOR #sécurité #police #WIFI

  • This Is How Elon Musk Can Fix The Damage His Starlink Satellites Are Causing To Astronomy
    https://www.forbes.com/sites/startswithabang/2019/11/20/this-is-how-elon-musk-can-fix-the-damage-his-starlink-satellites-are-causing-to-astronomy/#7c7799ae4ccc

    In any field of business or industry, the prevailing rule has always been that if there isn’t a law against it, you are free to do it. If there are no rules protecting a resource, you are free to use or take as much of it as you want to further your own ends. Until regulatory measures are put into place, disruptors and innovators are free to regulate themselves, often to the extraordinary detriment of those who depended on those now-scarce resources.

    In astronomy, the greatest resource of all is a dark, clear night sky: humanity’s window to the Universe. Traditionally, its enemies have been turbulent air, cloud cover, and artificial light pollution. But very recently, a new type of pollutant has begun to pose an existential threat to astronomy itself: mega-constellations of satellites.

    #astronomie #bien_commun #pollution_lumineuse #Elon_Musk