• Une #métropolisation heureuse est-elle possible ? | Marianne
    https://www.marianne.net/debattons/entretiens/une-metropolisation-heureuse-est-elle-possible

    La métropolisation représente toutefois un moment particulier de cette longue histoire des desseins économiques et politiques dans et par l’urbain. Elle est le stade néolibéral du #capitalisme #patriarcal, engagé depuis une quarantaine d’années, d’abord dans les pays tôt convertis à cette doctrine, puis dans toutes les grandes agglomérations mondialisées. Ce stade est celui de la
    #polarisation urbaine des nouvelles filières économiques postindustrielles et d’une conversion rapide des pouvoirs urbains aux logiques de firme entrepreneuriale. Le statut de Métropole en vigueur en France depuis 2014 entérine et diffuse nationalement un tel mouvement, alors même que ses effets sont déjà largement connus à bien des endroits.

    Tout d’abord, un espace métropolitain n’est pas égalitaire. Les #ségrégations et #relégations y sont légion. Comme toute grande ville de l’ère thermo-industrielle me direz-vous, mais avec néanmoins une ampleur inégalée des #exclusions et évictions sociales. Au point d’interroger ce que la pensée dominante a longtemps défendu comme vertus intégratives de la grande ville : mélange et brassage, anonymisation et émancipation. A en juger par le sort réservé aux migrants, les métropoles ne sont pas les lieux idoines de l’urbanité ou encore de l’hospitalité. Nous y reviendrons. De même, on a connu plus vertueux d’un point de vue écologique. Le fait urbain c’est 55 % de la population mondiale (70 % en 2050 selon l’ONU) pour 70 % des déchets planétaires, 75 % de l’énergie consommée et 80 % des émissions de gaz à effet de serre.

    #territoire

  • « Le #classement_de_Shanghaï n’est pas fait pour mesurer la qualité des universités françaises »

    Pour le chercheur #Hugo_Harari-Kermadec, ce classement a surtout poussé la #France à faire des choix qui vont à l’encontre de « l’esprit de #service_public ».

    Le classement de Shanghaï des universités, dont la dernière édition est rendue publique jeudi 15 août, et les #politiques_d’excellence qui soutiennent cette #compétition entre établissements ont accentué la #polarisation de l’#enseignement_supérieur français, c’est-à-dire la logique de #distinction de quelques établissements au détriment des autres.

    Ces « champions » sont aussi ceux qui accueillent la population étudiante la plus favorisée socialement. C’est ce qu’explique Hugo Harari-Kermadec, maître de conférences en économie à l’Ecole normale supérieure (ENS) Paris-Saclay et spécialiste de l’enseignement supérieur. Il est l’auteur du livre Ce que Shanghaï a fait à l’université française, qui paraîtra en octobre aux éditions Le Bord de l’eau.

    Dans toutes les éditions du classement de Shanghaï, les établissements français sont plutôt mal classés. Est-ce le symptôme d’une mauvaise santé chronique des universités françaises ?

    C’est surtout le signe que ce classement n’est pas fait pour mesurer la qualité des universités françaises. Il a une importance considérable dans le débat public français, alors que ce n’est pas le cas aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, où les établissements universitaires sont pourtant très bien classés. Ni en Allemagne, où ils sont mal placés, pour des raisons similaires à la France. Des présidents de facultés allemandes refusent même de transmettre leurs informations au cabinet de conseil qui établit le classement.

    En France, le classement de Shanghaï a entraîné des #choix_politiques, comme des #regroupements_universitaires, parfois artificiels, mais pourtant sans grands effets sur la place des établissements dans ce palmarès.

    Les faibles #performances des facultés françaises dans le classement de Shanghaï ne sont pas, en soi, un signe de mauvaise santé. Ce qui ne veut pas dire qu’elles aillent bien. Elles manquent très sérieusement de moyens, surtout pour l’enseignement. Elles doivent en permanence s’adapter à un contexte réglementaire bouleversé depuis vingt ans, à une mise en concurrence pour obtenir des financements – pour la rénovation des campus ou pour les projets de recherche.
    L’excellence de la #recherche compte énormément dans ce classement. Comment peut-elle s’articuler, dans un contexte budgétaire contraint, avec la nécessité d’accueillir en licence un nombre croissant d’étudiants ?

    La politique du gouvernement est, sans l’assumer, de créer d’un côté des « #universités-licence » sans réelle recherche, et de l’autre, quelques très grandes universités de recherche, fusionnées avec des grandes écoles.

    Cette logique est manifeste au travers des projets #IDEX (#initiative_d’excellence), ces programmes de financement de pôles universitaires qui revendiquent une excellence visible depuis Shanghaï. Mettre en avant le classement de Shanghaï dans la communication gouvernementale permet de justifier les importants #financements attribués à certains établissements – près de 1 milliard d’euros pour l’université Paris-Saclay. En outre, cette politique dite d’excellence a relégué au second plan l’accueil des nouveaux étudiants nés avec le boom démographique du début des années 2000.

    Faire de la recherche et former le plus grand nombre, est-ce contradictoire ?

    Dans la mise en œuvre des politiques publiques « d’excellence » à laquelle nous assistons, oui. Cela ne devrait pas l’être, puisque le lien entre #enseignement et recherche est la caractéristique du système universitaire.

    Le #projet_Saclay a ainsi changé un nombre incalculable de fois pour arriver à un ensemble qui pourrait être classé par Shanghaï ; c’est-à-dire ressembler institutionnellement à une université anglo-saxonne. La nouvelle #université_Paris-Saclay, qui naîtra au 1er janvier 2020, sera un établissement avec des étudiants presque tous sélectionnés, focalisé sur le niveau master et le doctorat, et avec beaucoup plus de recherche et beaucoup moins d’enseignement que dans une université française traditionnelle.

    Quels sont les effets de cette course à l’excellence, et de cette compétition entre universités françaises ?

    Au sein du collectif de recherche Acides, avec Romain Avouac, nous avons montré que les universités françaises sont très polarisées suivant l’origine sociale des étudiants.

    A #Paris-Dauphine, on ne trouve pratiquement pas d’enfants des classes populaires. A l’inverse, certaines universités d’outre-mer ou des Hauts-de-France ont très peu d’enfants de cadres, alors qu’ils constituent 40 % de la population étudiante à l’université. Et, surprise, les universités à la population étudiante la plus aisée sont celles qui sont les mieux classées par Shanghaï, et qui reçoivent les financements IDEX.

    Les #financements des politiques publiques de « l’excellence » renforcent donc indirectement la #polarisation_sociale du #système_universitaire, en donnant plus de moyens pour l’éducation des étudiants favorisés. Finalement, adapter le système universitaire français au classement de Shanghaï, c’est lui faire adopter une logique de concurrence et de #rationalisation_économique, au détriment de l’esprit de service public et des missions académiques.

    Ces classements sont-ils regardés par les étudiants ?

    La sociologue Leïla Frouillou a montré en 2017 que les classements d’universités sont en réalité peu suivis par les étudiants. Même ceux de Dauphine, pourtant bien classée par Shanghaï, n’ont pas suivi le palmarès pour choisir leur établissement, comme l’ont montré dans leurs travaux les chercheurs Séverine Chauvel et Pierre Clément.

    Il en va autrement pour les étudiants en mobilité internationale, en particulier en provenance d’Asie. D’une part parce qu’ils ne connaissent pas les universités françaises, contrairement aux étudiants français qui suivent les conseils de leurs enseignants et de leurs parents, amis, familles. D’autre part, choisir une université bien classée est un argument de poids lorsqu’il s’agit d’obtenir un prêt étudiant pour financer le voyage, le coût de la vie et les frais d’inscription.

    https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/08/15/le-classement-de-shanghai-n-est-pas-fait-pour-mesurer-la-qualite-des-univers
    #université #qualité #science #ranking #excellence #classes_sociales

    • Tiens tiens... comme par hasard, l’#université_grenoble_alpes s’apprête à une nouvelle fusion (que nos dirigeants n’appellent pas fusion, mais quelque chose comme rapprochement, mais tant est...).

      Après avoir fusionné les 3 universités de Grenoble en 2016 :

      Fusion des trois universités grenobloises : Université Joseph Fourier (Grenoble 1), Université Pierre-Mendès-France (Grenoble 2), Université Stendhal (Grenoble 3). La nouvelle université se dénomme désormais Université Grenoble Alpes. Elle a pour ambition d’être encore plus visible à l’international et ainsi d’attirer les meilleurs étudiants, enseignants et enseignants-chercheurs.

      https://www.univ-grenoble-alpes.fr/l-universite/decouvrir-l-uga/decouvrir-l-universite-grenoble-alpes-367937.kjspl-histoire-de-l-uga/l-histoire-de-l-uga-1105.kjsp

      ... l’Université Grenoble Alpes s’apprête à créer en janvier 2020 une nouvelle entité : l’#Université_intégrée :

      Vers une université intégrée

      Initiée en 2013 avec la mise en place d’une signature unique pour les publications scientifique, renforcée en 2014 par la mise en oeuvre des pôles de recherche puis en 2016 par la création de l’Université Grenoble Alpes et l’obtention de l’IDEX, la dynamique « Univ. Grenoble Alpes » vise à créer un grand site universitaire de rang mondial. A l’horizon 2020, un nouvel établissement rassemblant l’Université Grenoble Alpes, la Communauté Université Grenoble Alpes, Grenoble INP, Sciences Po Grenoble et l’École Nationale supérieure d’architecture de Grenoble devrait ainsi voir le jour.

      L’organisation et la gouvernance de cette université au statut juridique particulier font actuellement l’objet d’une concertation. Les groupes de concertation sont constitués de représentants des élus dans les conseils et de représentants des établissements.

      https://www.univ-grenoble-alpes.fr/l-universite/notre-strategie-politique-et-nos-grands-projets/vers-une-universite-integree/vers-une-universite-integree-369926.kjsp

      Une nouvelle structure qu’en réalité personne ne veut (la fusion de 2016 a déjà coûté beaucoup d’énergie à tout le monde, et surtout au personnel technique et administratif), mais que le président de l’UGA mène au galop... l’enjeu ? Evidemment, pouvoir accéder aux financements IDEX...

  • Etat du monde en #2017 : un pas de côté
    https://reflets.info/etat-du-monde-en-2017-un-pas-de-cote

    Pouvons-nous comprendre l’état du monde après cette année écoulée ? Est-elle particulière ? Y a-t-il un cap franchi, des événements majeurs indiquant une charnière politique , sociologique ou économique importante en 2017 ? À l’impossible, […]

    #Société #Tribunes #Bilan_de_l'année_2017 #Facebook #IA #influence #Kim_Jong-Hun #polarisation #Trump #Twitter

  • Le centre et la périphérie de l’espace européen : analyses empiriques de la concentration et de la diffusion | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-espace-geographique-2007-4-page-289.htm

    La #polarisation des activités économiques dans l’espace s’est indéniablement renforcée au cours des deux dernières décennies, en France comme en Europe. Face à ce constat, la tentation est grande de mettre en parallèle l’intégration économique européenne et le mouvement de concentration géographique. Si ce lien semble avéré, le débat reste ouvert quant à l’impact de l’intégration sur la spécialisation sectorielle des activités dans l’espace européen. Il y a indétermination sur le lien intégration-spécialisation.

    #Europe #économie #concentration #visualisation

  • Au-delà du mur : l’#algorithme de #Facebook mis à l’épreuve
    https://theconversation.com/au-dela-du-mur-lalgorithme-de-facebook-mis-a-lepreuve-84295

    Presque tous les groupes ont observé une #polarisation de leur mur d’actualité en lien avec les idées du candidat suivi. Pour autant, c’est plus les #médias (et leur couleur politique) que les contenus eux-mêmes qui semblaient déterminants pour l’algorithme.

    Voici schématiquement les concordances entre les médias principalement présents dans le fil d’actu et la couleur politique des profils :

    Profils Macron : BFM, Les Echos, Le Point, Marianne ;

    Profils Hamon : Libération et Médiapart ;

    Profils Fillon : Le Figaro et Valeurs Actuelles ;

    Profils Le Pen : Valeurs Actuelles, Français de souche et Boulevard Voltaire.

    Et le tri effectué est redoutable. Pour l’ensemble des groupes, le News Feed ne se concentre que sur une dizaine de médias.

    L’algorithme est peu subtil

    Ceux qui ont voulu tester des hypothèses un peu complexes, voire mettre en défaut l’algorithme, ont été déçus ! Car l’algorithme n’offre finalement que peu de résistance aux challenges et s’avère très peu subtil dans la compréhension de ses usagers. Par exemple, ceux qui ont voulu commenter de manière négative des posts associés à leur opposant politique ou encore réagir à des contenus avec des « Grrrr » pour marquer leur mécontentement se sont rapidement aperçus que de telles subtilités échappaient à l’algorithme et qu’une action, qu’elle soit positive ou négative, vaut la même chose. Seule la trace de l’interaction, « l’engagement » dans le vocabulaire facebookien, compte. Ainsi, s’évertuer à commenter des posts de Français de souche pour déconstruire son discours produit finalement l’effet inverse : l’algorithme vous servira d’autres contenus d’extrême droite par la suite.

    • Profils Macron : BFM, Les Echos, Le Point, Marianne ;

      Profils Hamon : Libération et Médiapart ;

      Profils Fillon : Le Figaro et Valeurs Actuelles ;

      Profils Le Pen : Valeurs Actuelles, Français de souche et Boulevard Voltaire.

      Et le tri effectué est redoutable. Pour l’ensemble des groupes, le News Feed ne se concentre que sur une dizaine de médias.

      L’algorithme est peu subtil

      Le journaliste est peu subtil aussi, il manqué un profil insoumis-melanchon.

    • Profil insoumis-melanchon ?
      – Acrimed.
      – Rézo.
      – Le Grand Soir.
      – Les Crises.
      – Démosphére.
      – La Bas si j’y suis.
      Allez, soyons fou : Russia Today. On est informé plus de 24 heures à l’avance, même si le style est plutôt celui de valeurs actuelles.

    • A propos des (grands-méchants) #algorithmes :

      Bon, le sujet est hyper-vaste et pas vraiment simple, mais j’ai essayé de faire au mieux. C’est pas parfait, mais à un moment il a fallu que je bloque le texte, sinon ça serait vraiment parti trop loin (de digression en digression). J’ai essayé de synthétiser à la fois le côté technique et le côté politique sans raconter trop de conneries. Je m’excuse d’avance si je suis passé un peu vite sur certaines notions. Mais si ça peut permettre à certains d’y voir un peu plus clair, c’est toujours ça de gagné.

      Plongeons donc dans le monde merveilleux des algorithmes…

      https://grisebouille.net/panique-algorithmique

  • La création de surfaces commerciales a augmenté de 22% en 2016 - Localtis.info - Caisse des Dépôts
    http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250278409678&cid=1250278371769
    La #bulle commerciale en pleine #inflation avec une #polarisation des #territoires, la mise à mort des #centres #villes, une très belle #myopie quant à la fort probable #explosion des #friches commercialeset le fait qu’en l’absence de toute perspective d’amélioration du pouvoir d’#achat de de 60-80% de la population, tout cela va finir par retomber comme un gros #soufflet dégueulasse tout en venant faire du chantage à l’#emploi (massivement détruit et précarisé dans l’opération) pour obtenir que le con de contribuable vienne régler l’ardoise du dernier #bonneteau à la mode pour s’en foutre plein les fouilles très vite en laissant la merde aux autres ensuite.

    L’année 2016 a été faste pour les centres commerciaux démesurés. Ametzondo, à Saint-Pierre-d’Irube, près de Bayonne, fait figure de mastodonte : le centre créé par Ikea Centres s’étale sur 47.000 mètres carrés, plus 24.000 pour Ikea et 5.000 pour Carrefour, soit 76.000 m2 en tout ! On pourrait citer aussi Avenue 83 à Toulon (30.000 m2 hors cinéma et restaurants), Cap Emeraude à Dinard (20.200 m2) ou encore Ma Petite Madelaine près de Tours (22.00 m2)… Des ouvertures qui ont lieu alors que le niveau de #consommation des ménages reste atone (+1,6% en 2016, et +0,9% en 2017 d’après l’Insee) et que les commerces de centre-ville tentent de résister... D’après Procos, fédération du commerce spécialisé, ce sont surtout les parcs d’activités commerciales, ou « retail parks », qui tirent cette progression en 2016. Ils représentent ainsi 53% du stock de projets d’immobilier en 2016 sur un total de 337 projets pour 4.777.000 m2 de surfaces, et 53% également en 2017, sur un total de 414 projets, pour 5.043.000 m2. « C’est devenu une industrie. Avec l’augmentation des coûts d’exploitation pour les centres commerciaux en centre-ville, l’implantation d’un retail park devient valable ; ce sont des opérations plus faciles à monter qu’un centre commercial », explique Emmanuel Le Roch, délégué général de Procos, qui assure que leur esthétique s’est aussi améliorée.

  • Aux #Etats-Unis, les électeurs au bord de la crise de nerfs
    https://www.mediapart.fr/journal/international/061116/aux-etats-unis-les-electeurs-au-bord-de-la-crise-de-nerfs

    À deux jours du scrutin, les Américains n’en peuvent plus d’une campagne électorale qui les a poussés dans leurs retranchements depuis 18 mois et qui, malheureusement, ne semble pas annoncer la fin de la #polarisation du pays.

    #International #Chicago #Cubs #Donald_Trump #élection_américaine #élection_présidentielle_2016 #Hillary_Clinton

  • How Turkey Came to This
    The attempted military coup isn’t the country’s first. But this time is different.
    http://www.slate.com/articles/news_and_politics/interrogation/2016/07/why_turkey_s_latest_attempted_coup_was_different.html

    To discuss these events, I spoke by phone Friday evening with Jenny White, a professor at Stockholm University’s Institute for Turkish Studies; White has also written several books about the region. During the course of our conversation, which has been edited and condensed, we talked about the Turkish military’s history of interfering in democracy, religious conflict in the country, and why a successful coup could lead to civil war.

    #Turquie #polarisation

  • Le jeu des sept #classes sociales britanniques - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Le-jeu-des-sept-classes-sociales.html

    Quoi qu’il en soit, en définissant les classes sociales sur cette base atypique du point de vue de la littérature anglophone, on change de vision de la #structure sociale. Au lieu de se focaliser sur les seuls échelons intermédiaires (sachant que « tout le monde » tend à se situer « au milieu », voire « au milieu du milieu »), on voit au contraire apparaître en pleine lumière sa #polarisation, particulièrement par le haut. Le chapitre 9 est ainsi consacré à la classe supérieure ou élite (fortunée). Ce chapitre entend rompre avec l’image aussi tenace que périmée d’une classe supérieure associée à l’aristocratie ou la gentry (le terme d’« establishment » étant de ce point de vue trompeur), sans céder pour autant à l’attraction du signe numérique « 1 % » (les 1 % les plus fortunés dénoncés par le mouvement Occupy Wall Street sous l’impulsion notamment de l’anthropologue David Graeber) ou à l’opulence ostentatoire des seuls « super-riches ». Le livre estime ainsi cette élite à 6 % de la population britannique. Qui plus est, il la qualifie d’élite « ordinaire », aussi fortunée qu’elle soit. Le livre met en relief les privilèges objectifs dont jouit cette élite ordinaire qui valorise la « méritocratie » et la réussite par le travail, sans toutefois en faire une classe absolument fermée. Il la définit même comme une « constellation » pour signaler sa relative hétérogénéité interne. C’est néanmoins chez elle qu’on trouve la conscience de classe la plus forte et la plus nette ; on peut ici faire un parallèle avec la thèse de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot (2006) sur la bourgeoisie comme seule « classe mobilisée ».

  • Les classes moyennes dans les couronnes périurbaines : l’exemple de l’ouest de la région parisienne

    Dans une région parisienne où la #polarisation_sociale est très forte, les couronnes périurbaines sont aujourd’hui, à l’ouest de l’Île-de-France, les seules zones de l’espace métropolitain où les professions intermédiaires constituent le groupe socioprofessionnel le plus nombreux parmi les ménages, même si leur part tend à se réduire devant la forte croissance et la diffusion des cadres. Mais la distribution spatiale peu contrastée de ces couches moyennes cache une grande diversité de positions sociales, de statuts, de stratégies résidentielles au sein de la catégorie. Du point de vue de l’environnement social et des proximités résidentielles mais aussi des stratégies de mobilité résidentielle et quotidienne, une césure se dessine entre une fraction de classes moyennes associées aux cadres au sein d’une « high middle class », et les « petites classes moyennes », composées plus souvent de contremaîtres et d’agents de maîtrise, plus proches des employés et des ouvriers, plus contraintes à l’éloignement si elles souhaitent accéder à la propriété.
    Des analyses statistiques à partir des fichiers-détail des recensements de population et des enquêtes auprès des ménages réalisées dans le grand ouest parisien (grande couronne francilienne et départements bordiers) mettent en évidence l’ancrage des couches moyennes dans l’espace périurbain, qui fonctionne comme un espace de ressources, de proximités familiales, d’ascension sociale et de sécurisation par l’accession à la propriété. Mais aussi la fragilisation d’une partie de ces couches moyennes face à la forte valorisation immobilière dans les couronnes les plus proches, et à l’explosion des coûts des mobilités. Alors que les stratégies d’adaptation des ménages privilégient plus souvent les proximités, les collectivités territoriales sont à la recherche de formes nouvelles de développement #périurbain.


    https://cybergeo.revues.org/27532
    #Paris #urban_matter

  • La #crise des #réfugiés et la #polarisation de l’Europe
    http://www.wsws.org/fr/articles/2016/mar2016/pers-m12.shtml

    Une bonne partie de la population regarde ces scènes brutales avec horreur et dégoût, mais le débat politique officiel sur la crise des réfugiés se limite à une fréquence allant de la droite à l’extrême-droite. En politique et dans les médias, les seules voix autorisées sont celles qui plaident pour le nationalisme débridé et le bouclage des frontières intérieures de l’Europe, ou celles qui, au nom d’une « solution européenne », soutiennent la militarisation des frontières extérieures de l’UE et un accord nauséabond avec le gouvernement turc.

    La compassion pour les réfugiés, l’hospitalité, l’aide, le droit à la protection et à l’asile sont tous bannis du discours officiel qui se concentre exclusivement sur la façon la plus efficace de dissuader, criminaliser et se débarrasser des réfugiés. La grande majorité de la population européenne qui selon tous les sondages se solidarise avec les réfugiés, le nombre incalculable de ceux qui font don de leurs économies et de leur temps libre pour les aider, tout cela ne trouve aucun écho dans les colonnes des journaux et les débats télévisés.

  • Média sociaux : destructeurs ou créateurs ? - New York Times
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/138671613413

    Dans sa dernière chronique pour le New York Times, Thomas Friedman discute avec Wael Ghonim, l’un de ceux qui ont lancé le printemps arabe au Caire en 2011. On sait que ces “révolutions Facebook”, de Wall Street à Istanbul, de Kiev à Hong-Kong, ne sont pas parvenues à construire un nouvel ordre politique durable. Et depuis, nombre de chercheurs et de commentateurs tentent de comprendre pourquoi les #médias_sociaux parviennent mieux à “casser les choses” qu’à les construire… Wael Ghonim, l’employé de Google en Egypte qui depuis sa page Facebook anonyme (”Nous sommes tous Khaled Said”) a contribué à lancer le printemps arabe en 2011 qui a conduit à la destitution du président Moubarak, a déménagé dans la Silicon Valley. Dans un récent TED, il est revenu sur son expérience. En 2011, il affirmait que si vous (...)

    #polarisation #conversation

  • Pourquoi les tensions politiques liées à la crise des #réfugiés risquent d’empirer
    http://www.alterecoplus.fr/tribunes-debats/pourquoi-les-tensions-politiques-liees-a-la-crise-des-refugies-risquent

    La polarisation de la vie politique allemande suite à la crise des réfugiés a pris une ampleur que de nombreux commentateurs – y compris moi-même – ne pouvaient imaginer il y a encore quelques mois. Des discussions sur l’éviction d’Angela Merkel à peine voilées se tiennent au sein du parti conservateur (CDU/CSU) et le parti de droite populiste AfD a le vent en poupe.

    Ce qui m’inquiète le plus, c’est que la pression politique risque de se renforcer car, clairement, une solution européenne ne s’élabore pas (alors que de plus en plus de pays tentent de fermer leurs frontières d’une manière ou d’une autre) et les statistiques allemandes suggèrent que l’impact réel de la crise des réfugiés doit se faire attendre.

  • Across the Globe, a Growing Disillusionment With Democracy - The New York Times
    http://www.nytimes.com/2015/09/15/opinion/across-the-globe-a-growing-disillusionment-with-democracy.html?ribbon-ad-id

    Signs of democratic dysfunction are everywhere, from Athens to Ankara, Brussels to Brasília. In the United States, the federal government has shut down 12 times in the last 35 years. According to the political scientists Christopher Hare and Keith T. Poole, the two main American political parties are more polarized now than they have been at any time since the Civil War. Meanwhile, a Gallup tracking poll shows that trust in the presidency and in the Supreme Court stands at historic lows — while faith in Congress has plummeted so far that it is now in the single digits.

    #Démocratie ou son #simulacre ? #polarisation ou #rivalité ?

  • Qui de moi ou de l’algorithme filtre les posts de mes amis Facebook ? - Rue89.com
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/118678285923

    HargittaiClaire Richard pour Rue89 revient sur l’étude publiée dans le magazine Science par trois chercheurs de Facebook, dont Eytan Bakshy, venant remettre en question la “bulle de filtres” d’Eli Pariser que les algorithmes des #réseaux_sociaux favoriseraient. “En examinant les « informations dures » (« hard news », c’est-à-dire la politique, l’économie, etc., par opposition au divertissement ou au sport) partagées par ces utilisateurs ainsi que la couleur politique de ces articles, les chercheurs ont mesuré l’exposition à des contenus « transversaux » (« cross-cutting ») – indice d’une exposition à des contenus variés – et comparé l’influence de trois biais de sélection : l’homophilie, l’algorithme et le comportement des utilisateurs.”

    Selon les chercheurs (qui ont publié leurs données), l’algorithme de Facebook (...)

    #polarisation #sociologie

  • Paris : « Un grand nombre d’habitants ne profitent pas des services publics offert s » - 20minutes.fr
    http://www.20minutes.fr/paris/1522811-20150121-paris-grand-nombre-habitants-profitent-services-publics-o

    Il n’y a pas que sur le budget participatif que l’avis des #Parisiens est sollicité ces jours-ci. La ville lance aussi une grande consultation pour moderniser les services publics. A compter de ce jeudi et jusqu’au 23 février, les Parisiens pourront donner leurs idées pour facilité l’accès au service de la ville, les démarches en mairie mais aussi pour rendre plus accessible l’offre culturelle ou la pratique sportive.

    « Diversifier l’offre et lutter contre le #non-recours »

    L’enquête se fait en ligne, sur le site Avis.paris.fr.
    http://www.paris.fr/politiques/participer/avis-paris-fr/p10631
    « Elle est réalisable en cinq minutes et les participants répondent aux thématiques qu’ils veulent », précise Emmanuel Grégoire, adjoint d’#Anne_Hidalgo en charge des services publics et de la modernisation de l’administration.
    « Cette consultation était annoncée depuis plusieurs mois », rappelle Emmanuel Grégoire. Elle part d’un double constat. « Le premier, c’est la nécessité de diversifier l’offre de services publics, poursuit l’élu. La deuxième, c’est la problématique du non-recours. Nous constatons qu’un grand nombre d’habitants ne profitent pas des services publics offerts. Cela concerne tout particulièrement les #populations les plus fragiles. »

    50% des Parisiens titulaires potentiels du RSA ne le réclament pas

    Une étude du #centre_d’action_sociale_de_la_ville_de_Paris s’était penchée sur la question en 2011. Le découragement devant la complexité des démarches, la méconnaissance des dispositifs, la crainte d’une #stigmatisation, la préférence d’autres modes de #solidarités ou même le manque d’intérêt pour l’offre étaient alors avancés comme possibles raisons pour expliquer ce non-recours. « A Paris, cela concerne par exemple le #RSA (Revenu de solidarité active), observe Emmanuel Grégoire. Le taux de non-recours avoisine les 50%. »
    Un problème qui n’est pas que parisien. En 2012, plus du tiers des titulaires potentiels du RSA en France, soit 1,7 million de personnes, n’y avait pas recours, selon une étude de la Caisse nationale d’allocations familiales. (#CNAF)
    Ce non-recours transparaît aussi dans la fréquentation des structures de la ville. « Nous avons fait le constat dans les conservatoires, observe Emmanuel Grégoire. Nous avons le sentiment qu’ils ne touchent pas tous les publics possibles, notamment les milieux les plus défavorisés. »

    Restitution des idées cet été

    Cette grande consultation visera donc à comprendre ce non-recours et trouver des axes d’amélioration.

    C’est pour l’essentiel du #publireportage socialaud.

    Je ne suis pas intervenu sur les cartes de répartition des revenus qui, je crois, excluaient Paris (et dont je retrouve pas l’url..). Dans cette ville "de riches" il y a 80 000 #RSAstes, 145 000 bénéficieras de la #CMU-C
    voir "Poursuite de la hausse du nombre
    de bénéficiaires du RSA et de la CMU-C en Ile-de-France", Insee
    http://www.insee.fr/fr/regions/idf/default.asp?page=themes/bilaneco/bilan2013/bilan%20social.htm

    Bien sûr ces indicateurs ne donnent qu’une mesure partielle du phénomène dont une bonne part reste invisible.

    Bien que l’éviction des pauvres ait débuté dès les années 50, Paris est marquée par une très forte #polarisation_sociale, avec un très grand nombre de pauvres.

    Quoi que dise la Ville, la #méconnaissance en matière de droits est organisée, c’est aussi une production institutionnelle. Ainsi, la Ville, comme toute les municipalités, a accès à la "liste des demandeurs d’emploi", mais jamais il n’a été question d’informer ces derniers de leurs droits, en particulier lorsqu’ils sont pas indemnisés par #Pôle_emploi (allocation logement, ASS, RSA, CMU, fonds de solidarité énergie, logement, transports, piscines, et certains musées gratuits).

    C’est bien plutôt la dissuasion qui est mise en pratique par la Ville (protéger les caisses, économiser, délégitimer les #demandeurs_de_revenu. Ainsi, depuis quelques années, les centres d’action sociale d’arrondissement s’évertuent à empêcher les RSAstes de jouir du droit commun en matière de #prestations_facultative. La Ville prétend imposer aux RSAstes d’avoir à passer par un travailleur social là où le citoyen "ordinaire" n’a pas à se soumettre à une telle procédure, qui allonge les délais, multiplie les interlocuteurs, transforme un rdv "administratif" en moment d’un "#suivi_social" intrusif et contraignant. Dans l’arbitraire le plus complet.

    Bref il y aurait beaucoup à dire sur la philanthropie de nos oligarques (cf. la millionnaire #Marisol_Touraine), la bureaucratie sociale (#opacité_défensive).

    Faute d’en prendre le temps ici, une recette utilisable par tout Parisien (et parfois ça marche mieux pour des "insérés" à revenu menacés d’appauvrissement que pour des "pauvres"...), à faire connaître autour de vous, il existe des #aides_financières dites "exceptionnelles" accessibles dont la Ville n’informe pas les ayant droit potentiels, un mode d’emploi :

    À Paris comme ailleurs, arr€t€z vos salad€s, balanc€z l’os€ill€ !
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3250

    Sinon, si vous connaissez des soucis de cet ordre ou vous posez des questions sur ces aspects de la "vie parisienne", il existe une permanence #précarité de la coordination des intermittents et précaires : permanenceprecarite [at] cip-idf.org.

  • Comment #facebook m’a mis sur la voie du djihad - Rue89
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/101666183387

    Sur Rue89, Gurvan Kristanadjaja livre une passionnante démonstration par l’exemple des effets de l’algorithme de Facebook qui permet de comprendre comment il favorise l’homophilie, l’endogamie, la #polarisation, l’extrémisme. Mais les images que les gens affichent sur leurs profils ne sont peut-être pas aussi radicaux qu’eux. Leurs fantasmes ne sont pas leur réalité. Leur violence et leur véhémence revendiquée et que l’algorithme exacerbe n’est peut-être pas leur conviction. Comment Facebook se prend au piège de son #algorithme, qui, en nous recommandant le plus apprécié ou le plus vu, finit par nous enfermer dans une bulle de filtre plus radicale encore que les gens ! A lire (...)

    #homophilie

  • De la #polarisation #politique américaine - People Press
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/89237411624

    Le Pew Research Center vient de publier une impressionnante étude sur la montée de la polarisation du débat public américain suite à un sondage sur 10 000 Américains, riche en graphiques interactifs. L’étude montre l’augmentation de l’animosité partisane sur 20 ans, entre démocrates libéraux et républicains conservateurs notamment chez les plus actifs politiquement. Un sondage qui montre la montée des chambre d’échos idéologiques et la montée de l’antipathie mutuelle entre droite et gauche américaine…