• France : Un Disneyland sociologique, et une la farce morbide.

    L’Histoire se rit des castors qui chérissent les barrages dont ils pleurent les effets. Sans véritable surprise, yaël braun-pivet aura été réélue le jeudi 18 juillet dernier à la présidence de l’Assemblée nationale, poste surnommé dans le milieu « le perchoir ». Non pas en raison bien sûr de ses compétences politiques exceptionnelles, de ses qualités d’analyses des situations, de son charisme particulier, ou de sa probité à juger les déboires de l’Assemblée : non, encore et toujours, par la stupidité et la cécité coupable de la gauche « NFP », comme il faut désormais la labelliser, telle une marque infamante, toujours prompte à falsifier l’Histoire et les symboles.

    Un Disneyland sociologique
    Car enfin, après avoir appelé de toute la force dont est capable ses petits poumons bien malingres à voter pour des macronistes contre le RN, et avoir fait passer la projection de seulement 60 députés Ensemble ! au soir du premier tour aux 166 actuels, de quel droit osent-ils faire les étonnés, et hurler au « déni de démocratie », au « vol de l’élection », et au « mépris des électeurs » ? Il n’y a là que la conséquence parfaitement logique de leurs actions : quelle lâcheté de ne pas les assumer ! Faut-il avoir perdu tout contact avec la réalité pour oser affirmer comme a. chassaigne que l’alliance entre les macronistes et LR est une « alliance contre-nature » ? Quelle « contre-nature » ? Il s’agit de la même classe sociale, avec le même programme économique et géopolitique, et la même vision du monde. On aimerait pouvoir invoquer à la décharge du NFP un état psychiatrique dément, qui au moins aurait le mérite de susciter de la compassion chez le lecteur bienveillant envers les aliénés, qui depuis le juriste romain Ulpien sait pourquoi ils ne sont pas responsables juridiquement de leurs actes.

    Mais non : las, il faut bien reconnaître que ce non-contact avec la réalité est le produit de leur classe sociale – la petite-bourgeoisie intellectuelle, et les couches moyennes qui se sont trouvées un moyen de se créer un Disneyland sociologique. Dans ce pays de cocagne, nulle trace d’ouvriers, de pauvres sales et mal-élevés : on y vit bien dans l’entre-soi de la bien-pensance. On peut penser avoir gagné une élection en ayant rassemblé 25 % des suffrages en réunissant plus de 6 organisations politiques, et gouverner légitimement le pays avec 30 % des sièges au parlement. On peut même penser demander aux marchés financiers et à la BCE de financer le SMIC à 1600€ et payer davantage les fonctionnaires dans un pays désindustrialisé, et qui ne produit plus ce qu’il consomme.

    Ce n’est plus de la politique à ce niveau-là : c’est le Journal de Mickey mis en scène – mais avec caroline de haas en rédactrice en chef, des fois que Dingo veuille faire preuve de « masculinité toxique » à l’égard de Minnie. Leur délire est donc totalement politique, et en rien psychiatrique : la classe sociale qu’ils représentent a perdu tout pouvoir et capacité d’action réelle, et en est donc réduite à s’agiter vainement, en poussant toujours plus loin le délire de séparation avec la réalité.

    Et que dire du spectacle puéril qu’ont offert les insoumis, en érigeant comme sommet de la résistance anti-fasciste le fait de refuser de serrer la main aux députés RN ? Ils trahissent bien d’ailleurs là leur conception des choses : ils ne font même plus semblant d’essayer d’aller chercher l’électorat ouvrier du RN pour le faire changer de vote – ils lui crachent à la figure, en se drapant dans de la morale , au sens le plus abstrait et méprisable du mot. Il faudra un jour que les communistes sincères et les hommes de gauche honnêtes l’admettent : cette gauche « NFP » n’est pas simplement stupide, ni mal orientée – elle défend férocement ses intérêts de classe , qui exigent que rien dans le fond ne change. Elle veut l’UE, elle veut l’OTAN, elle veut le système économique actuel, elle veut même macron dans le fond, même si elle ne l’admet pas : elle veut tout cela, mais avec plus de dépenses publiques, pour que son Disneyland soit un peu plus fun . C’est vrai qu’on s’ennuie un peu au pays de l’OTAN, quand on a moins de moyens (c’est-à-dire pour eux, le travail des autres) pour s’amuser.

    Les suites de cette farce sont donc prévisibles à l’avance : macron macronera, yaël braun-pivet braunpivera, et peut-être même que attal attallera. Et la gauche, toujours la gauche, fera son manège bouffon, in seculum seculorum si on la laisse faire. Cette gauche aime à répéter que macron a perdu le 7 juillet : peut-être est-il temps de se rendre compte que probablement non, si tout peut continuer comme avant ?

    Il y a aussi la farce morbide.
    Mais derrière la farce grotesque, il y a aussi la farce morbide. On se souviendra longtemps que cette même journée, l’infâme ursula von der leyen a été réélue à la tête de la commission européenne pour 5 ans de plus. Vu le caractère réactionnaire de ce qu’est l’UE, cela n’est pas surprenant, mais après le désastre de son mandat précédent, et les horizons de guerre et de désolation où cette femme veut emmener les peuples européens, l’événement devrait terroriser tout honnête citoyen. La guerre et la misère sont ses seules ambitions pour les masses.

    Et de cette farce morbide, une image restera néanmoins : celle de manon aubry, tout sourire, embrassant avec un plaisir visiblement non-feint usurla von der leyen, pour la féliciter de sa réélection. Et là, les masques de la comédie sont éventés, et la vérité, la dure, la froide et cruelle vérité, vient percer à jour le théâtre, et en montrer l’abjection politique et morale – la vraie cette fois – sous son jour le plus cru : on peut embrasser avec plaisir la sanguinaire von der leyen, qui a mené tant d’ukrainiens et de russes à la mort, qui a soutenu tant de massacres immondes à Gaza et en Cisjordanie, mais on ne peut pas, au grand jamais, serrer la main d’un député RN. Mais l’électeur moyen du RN ou le député du RN ont-t-ils jamais contribué, même indirectement, à tuer un seul ukrainien, ni même un seul gazaoui ?

    Un jour, cette gauche sera réveillée par les masses laborieuses, et ce jour-là, elle se rendra compte que le sang que von der leyen a sur les mains a déteint sur les siennes, qu’elle croyait immaculées.

    Et il sera trop tard pour dire qu’elle ne la lui a jamais serrée. Il n’est pas sûr que d’avoir refusé de serrer celles du RN lui serve d’excuse ce jour-là.

    Victor Sarkis Sur le blog de Régis de Castelnau

    Source : Vu du droit https://www.vududroit.com/2024/07/maitre-castor-perche-sur-son-assemble

    #France #Farce #NFP #bourgeoisie #petite_bourgeoisie_intellectuelle #petite_bourgeoisie #rn #gôche #gauche #manon_aubry #caroline_de_haas #insoumis en peu de lapin #ue #otan #guerre #misère #ursula_von_der_leyen #classes_sociales #politique #castors #barrages #bien-pensance

  • Grèce : le nombre d’arrivées d’enfants migrants a quadruplé sur un an, selon une ONG - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/58554/grece-le-nombre-darrivees-denfants-migrants-a-quadruple-sur-un-an-selo

    Grèce : le nombre d’arrivées d’enfants migrants a quadruplé sur un an, selon une ONG
    Par RFI Publié le : 19/07/2024
    Plus de 6 400 enfants migrants sont déjà arrivés en Grèce entre janvier et juin 2024, soit « plus de quatre fois le nombre pour la même période en 2023 », a annoncé ce mercredi 17 juillet l’ONG Save The Children, dénonçant leurs conditions d’accueil. Ces jeunes « ne sont pas traités comme des enfants » à leur arrivée, déplore l’organisation au sujet des difficiles conditions de vie.
    L’écrasante majorité d’entre eux, 5 580, sont passés par les îles de la mer Égée, tandis que 830 ont emprunté la voie terrestre, par la frontière gréco-turque, a précisé l’ONG dans un communiqué. Un enfant sur quatre n’était pas accompagné de sa famille ou d’un tuteur légal, a-t-elle ajouté. L’organisation souligne que c’est, là encore, trois fois plus qu’en 2023.
    La situation de ces jeunes non accompagnés est encore plus difficile, car ils n’ont « personne pour leur amener des vêtements, des chaussures ou même un téléphone » quand ils sont en centre de rétention, d’après cette même source. Les mineurs arrivant en Grèce « ne sont pas traités comme des enfants », a dénoncé le directeur Europe de Save The Children, Willy Bergogné, exhortant le pays à mieux les protéger et améliorer leurs conditions de vie. Il a appelé à l’établissement d’un « passage sûr », pour que la Méditerranée ne soit plus un « cimetière pour les enfants ».
    Selon Lefteris Papagiannakis, directeur du Conseil grec pour les réfugiés, ces enfants non accompagnés sont livrés à eux-mêmes et font face à des conditions de voyage et d’arrivées particulièrement difficiles. Quand ils arrivent en Grèce, ces derniers sont isolés pendant plusieurs semaines dans une zone clôturée jusqu’à ce qu’ils soient transférés dans un refuge. Et tout cela sans aide médicale.
    Your browser does not support the audio element.Les enfants sont des victimes de ce voyage très très périlleux. Les premiers qui payent le prix, ce sont les groupes qui sont plus sensibles, ça veut dire les enfants non accompagnés, ils ont entre 13, 15 et 16 ans. Il n’y a pas de service médical approprié ni de services mentaux, et cetera. Donc c’est un système de réception très problématique.
    Le Conseil de l’Europe a publié, la semaine dernière, un rapport critique sur la politique de rétention des migrants en Grèce, invitant Athènes à la réviser et « à mettre fin aux refoulements ». Le gouvernement grec avait répondu que les conditions de rétention étaient « conformes aux normes internationales ». La chaîne britannique BBC a récemment recensé 43 migrants morts après avoir été refoulés par des garde-côtes grecs, dont neuf délibérément jetés à la mer, entre 2020 et 2023, en Égée. Athènes a toujours nié la pratique de refoulements illégaux bien que nombre d’enquêtes de médias internationaux et d’ONG en aient prouvé l’existence, vidéos à l’appui.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#UE#mineur#retention#politiquemigratoire#refoulement#droithumanitaire#sante

  • Libye : un forum sur les migrations préconise des projets en Afrique
    https://www.dakaractu.com/Libye-un-forum-sur-les-migrations-preconise-des-projets-en-Afrique_a25116

    Libye : un forum sur les migrations préconise des projets en Afrique
    Libye : un forum sur les migrations préconise des projets en Afrique
    Un forum international sur les migrations qui s’est tenu mercredi en Libye a préconisé la mise en oeuvre de projets de développement en Afrique pour lutter contre l’immigration irrégulière vers l’Europe.
    Les 28 pays et institutions qui ont participé à cette conférence à Tripoli ont décidé de mettre en place « un groupe de travail » chargé de « définir les projets de développement prioritaires dans les pays africain de départ de migrants », a indiqué à la presse le ministre d’Etat libyen en charge de la Communication, Walid Ellafi.
    La mise en place de ce groupe s’inscrit dans le cadre d’une « l’Initiative de la Libye » présentée par le Premier ministre libyen Abdelhamid Dbeibah en ouverture d’un Forum sur les migrations trans-méditerranéennes (TMMF), auquel ont notamment participé la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni et le président du Tchad Mahamat Idriss Deby.
    Dans son allocution, M. Dbeibah a prôné « une nouvelle stratégie pour des projets de développement » dans les pays d’origine des migrants au nom d’une « responsabilité morale » envers ces populations qui « traversent le désert et la mer » au péril de leur vie.
    En marge du Forum, la Libye a signé avec le Tchad un accord pour le « recensement » des ses ressortissants en Libye et « le rapatriement volontaire » de ceux qui sont en situation irrégulière, selon M. Ellafi.
    La Libye, située à 300 kilomètres des côtes italiennes, est, avec la Tunisie, l’un des principaux pays de départ en Afrique du Nord pour des milliers de migrants, en majorité d’origine subsaharienne, cherchant à rejoindre clandestinement l’Europe. L’Union européenne a noué ces dernières années des partenariats avec ces deux pays pour qu’ils luttent davantage contre l’immigration illégale.
    Selon M. Ellafi, le Forum visait à sortir d’une logique uniquement sécuritaire.La Libye a été accusée à plusieurs reprises par des ONG et organisations internationales d’abus à l’encontre des migrants, dont des « meurtres, disparitions forcées, tortures, esclavage, viols ».
    « La Libye s’est retrouvée prise entre les pressions de refoulements (des pays) européens et le désir de migration » des Africains, a argué M. Dbeibah dont le pays miné par les divisions et violences depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi peine à retrouver une stabilité sécuritaire. M. Dbeibah a réitéré le refus de « tout projet d’installation définitive » des migrants en Libye alors que le ministère de l’Intérieur a récemment évoqué la présence de « près de 2,5 millions d’étrangers » en Libye (sur 7 millions d’habitants) dont « 70 à 80% entrés de manière illégale ».
    Giorgia Meloni a pour sa part appelé à combattre « avec une approche multilatérale » le trafic d’êtres humains, dénonçant des organisations « puissantes » qui « décident de qui a le droit ou non de vivre dans nos pays ». Pour la dirigeante d’extrême droite, « l’immigration illégale est l’ennemie de la migration légale » dont elle a souligné que son gouvernement entendait la favoriser avec « des quotas élargis pour les pays qui nous aident à lutter contre les trafiquants d’êtres humains ». Entre le début de l’année et le 16 juillet, l’Italie a recensé l’arrivée de 30.348 migrants de Méditerranée centrale, en baisse de 61% sur un an, avec 17.659 personnes parties de Libye (-39% sur un an) et 11.001 de Tunisie (-75,74%), selon le ministère de l’Intérieur. Mme Meloni a également mis en avant « le Plan Mattei » consistant dans des investissements en Afrique, selon une approche de « coopération à parité » pour « résoudre les problèmes des deux parties ». Elle a souhaité que le plan italien soit « complété par d’autres initiatives » au niveau européen et du G7.

    #Covid-19#migrant#migration#libye#italie#politquemigratoire#routemigratoire#mediterranee#afrique#sante

  • Lecture d’un extrait du livre « Camille s’en va » de Thomas Flahaut, paru aux Éditions de l’Olivier, en 2024.

    https://liminaire.fr/radio-marelle/article/camille-s-en-va-de-thomas-flahaut

    Le parcours de trois personnes, Jérôme, architecte, Camille, militante politique et leur ami d’enfance Yvain. Ensemble, ils ont traversé toutes les étapes de la vie et toutes les luttes. De manifestations anticapitalistes en grèves du climat jusqu’à l’occupation d’une forêt mise en péril par l’exploitation outrancière de ses ressources afin d’empêcher la construction de panneaux photovoltaïques menaçant une espèce rare de scarabée. Camille disparaît brusquement. Jérôme s’exile à la mort de son père. Leur monde s’effondre. Pour se retrouver ils « bâtissent une fortesse imaginaire, perpétuellement sous les assauts conjoints du passé qui mord et de l’avenir qui regarde tout droit ». Un roman sur l’effondrement écologique et la violence de l’ordre établi, une tentative de sortir par la mélancolie, du « désespoir organisé », dans le « crépuscule du monde ».

    (...) #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Politique, #Littérature, #Mémoire, #Portrait, #Écologie, #Nature (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_camille_s_en_va_thomas_flahaut.mp4

    http://www.editionsdelolivier.fr/catalogue/9782823621280-camille-s-en-va

  • Face au fascisme et au libéralisme, face à l’autoritarisme et au cynisme, la solidarité est notre force !

    [Communiqué de la FASTI du 18 juillet 2024]
    Lu à l’occasion du meeting Place de la République : Urgence sociale et démocratique, démocratie bafouée, pression populaire ! co-organisé par ATTAC, la LDH et la CGT.

    Ces dernières semaines, la mobilisation a été forte, que ce soit dans les urnes mais aussi dans la rue, par des actions de solidarités et de résistances.
    On a vu fleurir des initiatives partout pour contrer les idées fascistes et l’arrivée du RN au pouvoir.
    Ces idées fascistes n’ont pas à se faufiler puisque la porte leur est grande ouverte par Macron et son gouvernement, et que Bolloré fait courant d’air.
    Pourtant désavoué par les urnes, il ne reconnait pas sa défaite et persiste dans le cynisme et l’autoritarisme.

    lire le texte entier
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/07/16/le-nouveau-front-populaire-nous-appartient-autre-texte/#comment-61623

    #politique

  • Gauches partisanes : somnambulisme politique et électoral. Brèves remarques sur la situation présente (deux parties)

    « Souvent la vérité est un cordial amer et fort, aussi beaucoup préfèrent de plus mols réconforts. » Anonyme du XVIIIème siècle

    Il y a peu Emmanuel Macron était encore gratifié, par la foultitude de ses partisans et une certaine presse, de multiples qualificatifs louangeurs. Nombreux étaient celles et ceux qui le jugeaient audacieux, réformateur voire même visionnaire. Il était le « Mozart de la finance », « le maître des horloges » et le glorieux « Jupiter » qui réussissait là où ses prédécesseurs avaient échoué. A preuve, notamment, les nouvelles lois sur les retraites, sur l’asile et l’immigration sans oublier, soutenaient les mêmes, ses admirables réussites en matière de « réarmement industriel », de croissance économique et de lutte contre le chômage à l’horizon de laquelle devaient se profiler les jours heureux du « plein emploi » et de la réduction des déficits publics. La dissolution de l’Assemblée nationale, décidée dans les conditions que l’on sait, et ses conséquences l’ont bruyamment jeté hors de l’Olympe où beaucoup l’avaient placé pour le servir et satisfaire leurs ambitions. En quelques jours, il est devenu Jupiter le Petit [1] et le mauvais génie, aveuglé par l’inflation incontrôlée de son ego et par les « cloportes » qui lui ont soufflé cette décision insensée, dixit Bruno Le Maire, fort marri à la perspective de devoir, sans doute, quitter son fief de Bercy. En flattant le locataire de l’Elysée, ses conseillers auraient réussi à le convaincre qu’il allait, grâce à ce geste qualifié, excusez du peu, de gaullien, écrire une glorieuse page d’Histoire. Et la grenouille s’enfla si bien, qu’à la fin elle se rangea à l’avis de ses flagorneurs professionnels.

    lire les textes
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/07/18/gauches-partisanes-somnambulisme-politique-et-

    #politique

  • Communiqué des Observatoires des libertés publiques et des pratiques policières

    Une équipe d’une cinquantaine d’observateur·ices, membres des Observatoires des libertés publiques et des pratiques policières de Poitou-Charentes, Gironde, Toulouse, Angers, Nantes, Rennes, Paris, Seine-Saint-Denis, Strasbourg et Marseille, sera présente du 16 au 21 juillet en Nouvelle Aquitaine pour documenter le maintien de l’ordre à l’occasion de la mobilisation citoyenne « Stop Méga-Bassines ».

    Tout au long de leur présence aux abords des actions, rassemblements et manifestations organisées dans la région, les observateur·ices feront preuve, comme c’est le cas partout où ils et elles sont présent·es en France métropolitaine, d’une neutralité comportementale.

    lire le texte entier
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2023/07/12/empecher-lacces-a-la-bassine-quel-quen-soit-le-cout-humain/#comment-61622

    #politique

  • Coûts élevés, motifs flous… ces immigrés confrontés aux refus de visas européens - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/58521/couts-eleves-motifs-flous-ces-immigres-confrontes-aux-refus-de-visas-e

    Coûts élevés, motifs flous… ces immigrés confrontés aux refus de visas européens
    Par France24 Publié le : 18/07/2024
    En 2023, les États de l’espace Schengen ont refusé 16 % des demandes de visa étrangères, soit trois fois plus qu’en 2014. Aux politiques migratoires durcies dans l’Union européenne s’ajoute le flou administratif qui accompagne parfois les motifs de refus. Ainsi que le coût de plus en plus élevé de ces démarches, effectuées en vain.Chaque année, c’est le même rituel. Des Français d’origine étrangère ou binationaux profitent des vacances d’été pour inviter leur famille restée au pays. Pour d’autres, c’est un mariage ou une naissance qui justifie le déplacement. Mais pour beaucoup, la délivrance nécessaire des visas court séjour pour l’espace Schengen s’apparente à un long chemin de croix. Quand elle n’est pas tout simplement refusée. En 2023, sur les 10 millions de demandes de visas enregistrées par les pays de l’espace Schengen, 16 % ont été refusées, soit trois fois plus qu’en 2014 (5 %).
    D’origine indonésienne, Gurvan Kristanadjaja espérait voir sa famille venir en France à l’occasion de son mariage prévu fin août. La démarche effectuée auprès de l’ambassade de Jakarta ne devait être qu’une formalité : ses cousines étaient déjà venues lui rendre visite il y a quelques années. La famille s’était même adjoint les services d’un courtier pour garantir le succès de la démarche et le jeune homme, journaliste, avait écrit une longue lettre à l’agent d’immigration pour expliquer l’importance du voyage.
    Alors, quand la réponse négative de l’ambassade arrive, c’est la douche froide : « Il existe des doutes raisonnables quant à la fiabilité, à l’authenticité des documents justificatifs présentés [et] votre volonté de quitter le territoire des États membres avant l’expiration du visa », peut-on y lire. Plus que de l’incompréhension, Gurvan Kristanadjaja se sent humilié : « C’est nous enlever la capacité de faire famille, déplore-t-il. Quand on est binational, faire famille, ça veut aussi dire rassembler ses deux familles. Le mariage en était l’occasion, mais on nous a enlevé ce droit. »
    Ce sentiment ressenti lorsqu’on est loin de sa famille, certains ressortissants africains le connaissent bien. En 2023, près de la moitié des dépenses (41,3 %) concernant des refus de visa Schengen concernait le continent africain. Ingénieur guinéen de 32 ans, Amadou est arrivé en France en 2016 dans le cadre de ses études. Avec son frère, naturalisé français, ils espéraient accueillir leur sœur lors de l’été 2023. En Guinée, cette mère de deux enfants, assistante comptable, dispose d’une situation confortable.
    Pourtant, au bout de trois mois de démarche, elle se voit refuser l’accès au précieux sésame, là encore au motif de « doutes raisonnables quant à [sa] volonté de quitter le territoire des États membres avant l’expiration du visa ». « Je trouve ça injuste et décevant, explique Amadou. Quand on a un passeport français on peut aller dans beaucoup de pays, mais quand des étrangers, qui ont une assise professionnelle et justifient d’un certain niveau de vie, veulent venir visiter la famille, tout est plus compliqué ».
    Au sentiment d’incompréhension s’ajoute le coût du refus : autour de 300 euros pour la constitution du dossier de sa sœur (frais de visa, assurance, attestation d’hébergement en mairie…), le tout non remboursable. Dans un pays où le salaire minimum approche difficilement les 60 euros, peu nombreux sont les Guinéens qui peuvent se permettre une nouvelle demande de visa. D’autant que le continent africain affiche parmi les taux de refus les plus élevés : 61 % pour les Comores, 48 % pour le Ghana ou encore 46 % pour le Mali. Selon le site spécialisé Schengen news, les Africains (Algériens et Marocains en tête) ont ainsi dépensé 56 millions d’euros en 2023 sans obtenir de visa.
    Des chiffres qui alimentent le sentiment d’injustice des ressortissants africains. En 2023, une mission d’évaluation de la politique française des visas pointait « une politique migratoire restrictive [qui] génère de l’incompréhension et du mécontentement, en particulier dans certains pays africains. » Paul Hermelin, l’expert mandaté, y constatait « une insatisfaction générale, des demandeurs mécontents, des responsables frustrés et des services consulaires souvent épuisés ».La crispation des débats sur l’immigration n’y est, selon elle, pas étrangère, et les visas sont un maillon d’une politique générale plus dure concernant l’accueil des étrangers : « En multipliant les refus de visas, cela crée une ambiance générale défavorable à l’entrée et au séjour des étrangers en France. Les délais de traitement s’allongent, les conditions se durcissent et on a de plus en plus de mal à défendre nos dossiers [devant la justice]. Et c’est le même problème pour tout le contentieux des étrangers », estime Alice Benveniste, avocate au barreau de Nantes.
    En 2021, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a drastiquement diminué l’octroi de visas pour les Algériens, Marocains et Tunisiens, sous prétexte que ces pays refusaient, selon lui, de reprendre leurs ressortissants en situation irrégulière en France. Le taux de refus les concernant avait alors atteint des records. Si la crise diplomatique s’est depuis dissipée, le Maroc et l’Algérie restent les deux pays africains qui dépensent le plus d’argent en visas refusés (24 millions d’euros à eux deux en 2023). Fin juin, une députée marocaine a même exigé au Parlement le remboursement de ces frais. Au même moment, la Commission européenne augmentait les frais de visa de 12 %, imputant cette hausse à l’inflation.

    #Covid-19#migration#france#visas#algerie#schengen#politiquemigratoire#maroc#sante

  • L’urgence est d’engranger des victoires concrètes

    Sur quoi peut déboucher la demi-victoire électorale du Nouveau Front Populaire ? Nous suggérons que le NFP, plutôt que de chercher à stabiliser une alliance au rabais avec la macronie, se porte candidat au pouvoir pour engranger rapidement quelques victoires significatives, qui redonneraient un horizon d’espoir pour la suite.

    Les difficultés du NFP à désigner un nom consensuel pour Matignon reflètent à l’évidence un désaccord entre ses composantes sur les suites à donner à sa demi-victoire électorale du 7 juillet.

    lire le texte entier
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/07/16/le-nouveau-front-populaire-nous-appartient-autre-texte/#comment-61619

    #politique

  • En France l’ex députée Rachel Kéké annonce une plainte contre Bruno Attal pour “discrimination et apologie du viol”

    Communiqué de Presse
    Indignation et condamnation face à un montage sexiste et déplacé

    Paris, le 15/07/2024 – À la suite du montage sexiste et déplacé réalisé par l’ancien policier Bruno Attal, me mettant en scène aux côtés de Dominique Strauss-Kahn dans une soi-disant blague, je tiens à exprimer ma profonde indignation et ma ferme condamnation.

    Les propos de Monsieur Attal me concernant sont non seulement racistes et sexistes, mais aussi extrêmement dangereux car ils font l’apologie d’un crime : le viol. En tant qu’ancien policier, il ne peut pas se permettre de banaliser une telle abomination. Il devrait savoir l’importance qu’it y a à respecter toutes les femmes.

    Lire le communiqué entier
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/07/17/tous-et-toutes-aux-cotes-des-180-signataires-menaces-de-mort/#comment-61617

    #politique

  • « Dirigeants du Nouveau Front populaire, soyez à la hauteur des espoirs et des attentes de la population »

    Un vaste collectif du monde syndical, associatif, artistique et intellectuel, dont la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, et l’actrice Judith Godrèche, demande, dans une tribune au « Monde », aux forces de gauche d’en finir avec les divisions partisanes. En cas d’échec, la désillusion des électeurs serait immense.

    Face au péril inédit de l’extrême droite, les acteurs et actrices de la société civile se sont mobilisés comme jamais pour des élections politiques. Des dizaines de milliers de personnes, militantes ou non, se sont impliquées dans la campagne, ont tracté ou fait du porte-à-porte pour la première fois de leur vie. Une part importante de la population a consacré du temps et de l’énergie, mis de côté tout le reste, affronté des débats violents dans leur famille ou avec leurs collègues… Des syndicats, associations ou personnalités de la société civile se sont exposés en appelant à voter. Bref, citoyens, citoyennes, organisations syndicales, associatives, collectifs, nous sommes montés au front.

    Lire le texte entier
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/07/12/urgence-sociale-environnementale-et-democratique-quelques-textes/#comment-61616

    #politique

  • L’APRES !

    Association pour la république écologique et sociale

    Pour faire vivre le Nouveau Front populaire, construisons l’APRES !

    Nous vivons des temps inédits et porteurs de tous les possibles. Ils exigent la plus grande lucidité.

    L’injustice sociale, le mal-travail et la destruction des services publics nourrissent la colère et le ressentiment. Le péril climatique et le productivisme produisent ses ravages sur notre santé, sur la biodiversité, sur l’habitabilité de la planète et ne peut supporter l’inaction. La France se fracture. Le racisme et l’antisémitisme sèment leur poison dans toute la société. Le sexisme, la violence contre les LGBT, les discriminations de toutes sortes continuent d’empêcher la liberté, d’abîmer les corps, de tuer. Et les entrepreneurs de haine ont antenne ouverte sur les ondes et sur nos écrans. La concentration dans les médias et la culture, les arts et la création malmenés participent d’une société qui dépérit.

    lire le texte entier
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/07/16/le-nouveau-front-populaire-nous-appartient-autre-texte/#comment-61611

    #politique

  • Donner vie dans la durée au Nouveau Front Populaire

    Le Cedetim a débattu de la proposition qui suit, tout en ayant connaissance de la difficulté à la réaliser. Nous soumettons donc cette proposition au débat de toutes et tous.

    Les élections législatives ont été l’occasion d’une forte mobilisation citoyenne, soutenue et amplifiée par de nombreux appels d’associations, syndicats, personnalités du monde culturel, économique,…
    Plusieurs appels et propositions circulent. Sans prétendre être exhaustif on peut citer « Répondre à l’urgence sociale, environnementale et démocratique ! », « Pour des assemblées locales du Nouveau Front Populaire », « Pour une assemblée en mode convention citoyenne », « On l’a fait, on continue »…

    Lire le texte entier
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/07/16/le-nouveau-front-populaire-nous-appartient-autre-texte/#comment-61610

    #politique

  • Appel Unitaire CGT Paris – FO Paris – Union Étudiante – UNEF

    Le respect de la démocratie : une urgence sociale !

    Emmanuel Macron et le Medef cherchent leur salut en manœuvrant contre le verdict des urnes.

    Par une « lettre » aux français publiée le 10 juillet 2024, le président de la République confirme sa déconnexion de la réalité du pays, son mépris de la démocratie et des exigences sociales exprimées par le vote citoyen.

    Incapable de prendre acte du rejet de sa politique, il tente de reprendre la main par des combines pour continuer d’imposer son agenda néolibéral en faveur des plus riches et des grandes entreprises.

    Lire l’appel entier
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/07/16/le-nouveau-front-populaire-nous-appartient-autre-texte/#comment-61608

    #politique

  • Veranstaltung zur RAF in Kreuzberg : Daniela Klette grüßt den Untergrund
    https://taz.de/Veranstaltung-zur-RAF-in-Kreuzberg/!6020913

    Le journal TAZ est l’un des rares journaux avec sa propre rédaction locale. Parfois on y lit des reportages sur la gauche historique à Berlin. Ce weekend son reporter a assisté à une rencontre avec des anciens militants de la lutte anticapitaliste armée clandestine.

    14.7.2024 von Erik Peter - Bei einer Podiumsdiskussion über den „bewaffneten Kampf“ wird ein Brief von Daniela Klette verlesen. Ihr Anwalt weist einen Anklagepunkt zurück.
    Auf einer Matratze an einem Kanal steht: „Viel Kraft Daniela und viel Glück Burkhard & Volker“

    Solidarität für das RAF-Trio Foto: dpa

    BERLIN taz | Es sind innige Umarmungen, mit denen sich viele Be­su­che­r:in­nen im Kreuzberger Biergarten Jockel begrüßen. Man hat sich wohl lange nicht gesehen. Zu den besonders Geherzten gehören die beiden Podiumsgäste Karl-Heinz Dellwo, einst Mitglied der RAF, und Ralf Reinders, ehemals aktiv in der Bewegung 2. Juni. Viele der etwa 150 Be­su­che­r:in­nen der Diskussion über die „Geschichte des bewaffneten Kampfes“ an diesem Freitagabend sind ebenso in die Jahre gekommen wie die beiden einstigen Terroristen oder, in diesen Kreisen, „Mitglieder der Stadtguerilla“.

    Es ist die Abschlussveranstaltung einer anarchistischen Reihe unter dem Titel „Gezeiten der Revolte“, die sich mit grundlegend antagonistischen Perspektiven auf Macht und Gesellschaft beschäftigt hat. Nach der Festnahme der einstigen RAF-Kämpferin Daniela Klette Ende Februar und durch die anhaltende Suche nach ihren früheren Mitstreitern Burkhard Garweg und Ernst-Volker Staub hat das Thema eine ungeahnte Aktualität bekommen.

    Auf dem Podium in dem voll besetzten Saal sitzt dann mit Lukas Theune auch einer der drei Rechtsanwälte von Klette. Zunächst aber verliest Moderator Sebastian Lotzer, Autor und einstiger Autonomer, ein Grußwort von einigen der untergetauchten Antifaschist:innen, die aufgrund ihrer mutmaßlichen Beteiligung an Angriffen auf Neonazis in Budapest gesucht werden. Sie schreiben, anders als zu Zeiten der Stadtguerilla, in denen der Gang in die Illegalität „kein rein defensiver“ war, habe ihnen die „staatliche Repression aufgezwungen, Glück und Freiheit in der Illegalität zu suchen“.

    Verlesen wird von einer Genossin auch ein Brief der in der JVA Vechta inhaftierten Klette, in dem sie die „von deutschen Politikern propagierte Kriegsertüchtigung der Gesellschaft“ geißelt. Über sich selbst schreibt Klette, sie habe sich ihre Festnahme und die Bedingungen im Gefängnis anders vorgestellt, spricht von Fußfesseln, verbundenen Augen und Drohungen über Einsatz der Schusswaffe.

    Ihre Verhaftung sei von „tagelanger Hetze und aufgeputschter Stimmung“ begleitet gewesen. Berichte über Sprengstoff in ihrer Wohnung, der eine Gefahr für die anderen Be­woh­ne­r:in­nen des Hauses dargestellt hätte, seien „eine Lüge“. Vergangene Woche hatten die Ermittler erstmals Bilder des Waffenarsenals gezeigt, das bei Klette gefunden wurde, darunter eine nicht funktionstüchtige Panzer-Abwehrrakete und ein Uralt-Maschinengewehr.
    Zweifel an der Anklage

    Rechtsanwalt Theune sprach von einer „Propagandashow“ um seine Mandantin, die die ersten zwei Monate in einer dauerhaft videoüberwachten Zelle, isoliert von den anderen Gefangenen, gehalten wurde. Inzwischen hätten sich die Bedingungen in der JVA verbessert.

    Gleichwohl kritisierte er die Vorwürfe gegen Klette, insbesondere in Bezug auf das Verfahren wegen acht Raubüberfällen, bei denen es in einem Fall zu einer Schussabgabe auf ein gepanzertes Fahrzeug gekommen war. „Die Grundlüge des Verfahrens ist versuchter Mord“, so Theune. Dagegen sei offensichtlich: „Da sollte niemand zu Schaden kommen.“

    Dellwo, der für seine Beteiligung an einer Geiselnahme in der deutschen Botschaft in Stockholm mit zwei Toten 18 Jahre hinter Gittern saß, führte die Notwendigkeit für Linke aus, sich außerhalb des Systems zu stellen. Eine Antwort darauf, was heutige Linke nun lernen könnten aus den bewaffneten Kämpfen von einst, blieb aber aus. Einen Spontanapplaus des andächtig lauschenden Publikums erhielt Reinders für sein Lob für Klette, Garweg und Staub: „30 Jahre in der Illegalität durchzuhalten ist eine wahnsinnige Leistung.“

    #Allemagne #politique #RAF #guerilla #répression

  • Baignades en Seine : un égoutier parisien dénonce les mensonges des organisateurs des JO

    A la veille de l’ouverture de l’Opéra des trois sauts, un professionnel de l’assainissement décrit l’état apocalyptique du réseau parisien : absence d’entretien, pannes, défauts structurels, dysfonctionnements innombrables. Un tableau qui pulvérise les mensonges extravagants complaisamment relayés depuis des années par des medias aux ordres. Vertigineux.

    « Suite à la séquence rafraîchissante de notre AOC (Amélie Oudéa-Castéra) barbotant sur les quais, la mairie de Paris se veut une fois de plus rassurante en donnant une nouvelle date de baignade. Or malgré les effets d’annonce, difficile de ne pas voir comme une redite du désastre de juillet 2023. Se pose aussi la question du fameux héritage laissé par les JO quant à la qualité de l’eau en Seine. »

    Lire la suite :
    https://blogs.mediapart.fr/damnarecloaca/blog/160724/la-baignade-en-seine-et-lheritage-laisse-par-les-jo-des-doutes-demeu

    • un état des lieux saisissant, extrait :

      On pourrait aussi être légèrement taquin et se dire que si le plan Paris Pluie avait prouvée une efficacité réelle, pourquoi les précipitations demeurent l’excuse principale de la mairie concernant la mauvaise qualité de la Seine ? Comme le soulignait un élu écologiste dans les lignes de Reporterre, au sujet du pharaonique projet du bassin Austerlitz :
      « Avec ces moyens, on aurait pu imaginer des mesures plus vertueuses, regrette Jean-Claude Oliva. Comme une politique ambitieuse d’infiltration des eaux de pluie dans les sols, en désimperméabilisant, en multipliant des toitures végétalisées... » (...)
      D’autant qu’il ne faut pas croire que le prix de ces installations est un gage de qualité. Pour rappel, les précédents ouvrages qui devaient rendre la Seine baignable une bonne fois pour toute ont rencontré quelques avaries. Le bassin de stockage Proudhon, en plus d’être visiblement construit trop haut, présente toujours des problèmes de curage et ce malgré une campagne de diagnostic : Amélioration de la chaîne de déchets du bassin Proudhon à PARIS 12ème . Coût de l’analyse : 280 000 euros, pour en venir au même constat effectué par les égoutiers. Quant au TIMA, lors de sa mise en service, l’aération avait été si bien étudiée qu’une explosion de méthane eut lieu dans un poste de commande. (...) Ouvrage dont l’ensablement a été sous estimé selon cette analyse, nécessitant de mettre l’ouvrage au chômage de longs mois pour entretien : Fonctionnement du réseau d’assainissement à l’échelle de Paris et sa petite couronne (piren-seine.fr) .
      À préciser que malgré ces précédents facheux, le service d’assainissement n’a pas juger utile de doter le bassin d’Austerlitz de dégrilleur, système permettant de récupérer les flottants de manière automatisée. Le curage et l’extraction des flottants s’effectueront donc manuellement par les puits d’accès dotés d’escalier hélicoïdaux et par un grappin, histoire de s’amuser comme à la fête foraine. On peut raisonnablement se dire que là encore, les périodes de chômage vont se révéler sous estimées.
      Comme le résume très bien cet article de l’association Coordination EAU Ile-de-France, ces travaux sont principalement motivés par la tenue des #JO :
      << Dans le plan de modernisation de l’assainissement de Paris des années 1980, qui avait fait dire à Chirac qu’il allait se baigner en Seine, et dont le dernier acte réalisé était la création du stockage Proudhon, il avait été décidé à la suite du constat que ce dernier ne fonctionnait pas, de ne plus faire de #bassin_de_stockage pour éviter les déversements d’orage. Du coup avaient été annulés les deux projets suivants : le stockage Bibliothèque qui devait être en face du stockage Proudhon, et le stockage Branly qui devait être sous le musée. C’est donc le SIAAP qui a fait le second stockage, le Tunnel Ivry Masséna Austerlitz qui est une reprise du stockage Bibliothèque, mais prolongé jusqu’à Ivry/Seine. Après l’échec du Tunnel Ivry Masséna Austerlitz, il y avait un consensus général chez les ingénieurs de l’assainissement sur le fait que ce type de bassin était très cher pour ne servir à rien. Mais tout cela a vite été oublié dans la fièvre des JOP2024 ! >>

      #Paris #Seine

    • Non, la Seine n’est toujours pas baignable (même si Anne Hidalgo y plonge)
      https://www.mediapart.fr/journal/france/170724/non-la-seine-n-est-toujours-pas-baignable-meme-si-anne-hidalgo-y-plonge

      Lorsque que l’on consulte la carte officielle des lieux de #baignade en France, aucun site de la Seine n’y figure à Paris – seuls sont répertoriés le canal Saint-Martin et le bassin de la Villette, dont l’eau vient du canal de l’Ourcq.
      Et pour cause : à l’intérieur de la capitale, le fleuve ne respecte pas les conditions pour y être répertorié. Première exigence : présenter une qualité suffisante sur quatre « saisons balnéaires », c’est-à-dire quatre ans. C’est ce que demande la directive européenne de 2006 sur les eaux de baignade.
      Deuxième condition : l’information du public sur les taux de pollution biologique mesurant les concentrations en bactéries fécales Escherichia coli et entérocoques intestinaux, désormais célèbres.

      les articles de Damnare cloaca, égoutier parisien, ne sont malheureusement ni cités ni utilisés

      #égouts #eaux_usées #eaux_de_baignade #eau #fleuve #expertise

    • « Nous avons beaucoup travaillé pour que la Seine soit propre » : Anne Hidalgo a tenu sa promesse de se baigner dans le fleuve à Paris, Sylvia Zappi [from LCR to nawak au carré]
      https://www.lemonde.fr/sport/article/2024/07/17/paris-2024-anne-hidalgo-s-est-baignee-dans-la-seine-a-quelques-jours-des-epr

      « C’est un jour joyeux. Nous l’avons fait !, s’est exclamée Anne Hidalgo devant une nuée de journalistes et de caméras. Nous avons beaucoup travaillé pour que la Seine soit propre et qu’on puisse s’y baigner. »

      Rappelant le montant des investissements consentis pour la dépollution du fleuve – 1,4 milliard d’euros –, l’élue socialiste a insisté sur l’héritage que laissera le plan Baignade, lancé avec l’aide de l’Etat. « S’il n’y avait pas eu les Jeux, qui ont été un accélérateur, on n’y serait pas parvenus. C’est un héritage majeur et un jour important pour les océans et la mer. C’est aussi une façon d’adapter la ville au changement climatique », a insisté l’ancienne candidate à l’élection présidentielle.

      #media #politique_évenementielle #aupaysdeslumièreséteintes

  • « Macron refuse de prendre acte du résultat des urnes »

    En pleine négociation pour former un gouvernement, Clémence Guetté et Cyrielle Chatelain ont accepté, en exclusivité, d’échanger pour Politis. Coalition, premières mesures… Elles nous exposent leur vision d’un pouvoir qu’elles comptent bien prendre, ensemble.

    https://www.politis.fr/articles/2024/07/entretien-cyrielle-chatelain-clemence-guette-macron-refuse-de-prendre-acte-d
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/07/12/urgence-sociale-environnementale-et-democratique-quelques-textes/#comment-61602

    #politique

  • Front populaire dans la rue
    https://ricochets.cc/FRONT-POPULAIRE-DANS-LA-RUE-7733.html

    FRONT POPULAIRE DANS LA RUE Dans une séquence où l’on ne cesse de s’identifier aux années 1930, d’analyser ce qui nous en approche ou nous en éloigne, et que l’on se demande ce qu’on attend vraiment du Nouveau Front Populaire sans forcément aboutir à des réponses concluantes, l’appel lancé par Georges Bataille au sein du groupe Contre-Attaque en novembre 1935, republié ici présente une perspective plus évidente, fait signe vers nous plus franchement. Quelques éléments de contexte : en (...) #Les_Articles

    / #Politique,_divers, #Luttes_sociales

  • Faut-il “éduquer le peuple” ?
    https://www.frustrationmagazine.fr/education-populaire

    “Madame nous on sait rien, on est des campagnards” fut la première phrase que j’ai entendue, lors du premier cours du premier remplacement que j’ai effectué en tant qu’enseignante en lycée agricole, auprès de jeunes en filières professionnelles. Celui qui m’a dit ça était en bac pro aquacole : ambiance chasse, pêche et motocross. Ces […]

  • Et maintenant… refaire de la politique - AOC media
    https://aoc.media/opinion/2024/07/14/et-maintenant-refaire-de-la-politique

    Contrairement à ce que l’on peut lire, le pays n’est ainsi pas « coupé en deux » avec deux France qui se feraient face. Malgré la richesse globale de la nation, le pays se désagrège lentement faute de capacité des dirigeants politiques, économiques ou associatifs à faire vivre au quotidien les valeurs et les espoirs qui rassemblent les citoyens et rendent chacun plus fort. Il n’est pas anodin de constater que, lorsque l’on interroge les habitants sur leur vision de leur territoire ou du secteur dans lequel ils travaillent, la même interrogation revient de façon lancinante : ils se demandent « où va la France ? » Ce que dit le moment, c’est qu’il est temps pour chacun de refaire de la politique, partout.

    L’urgence à discuter collectivement de tous ces sujets est d’autant plus forte que les habitants perçoivent les défis qui s’annoncent dans les prochaines années[1] – et qui sont déjà largement engagés : que ce soit le changement climatique, l’avènement de l’IA, les problèmes liés à la grande dépendance des personnes âgées, les difficultés récurrentes à faire toute leur place aux jeunes de ce pays, nos vies sont d’ores et déjà bouleversées et un doute très fort s’exprime quant à la capacité de nos dirigeants à peser sur le cours des choses. À force de clamer que la politique ne peut rien face aux marchés ou qu’il n’y a pas d’alternative aux perspectives économiques ou climatiques édictées par les experts, les élus ont perdu tout crédit.

    Il ne faut donc pas se tromper de diagnostic : derrière l’exaspération et la colère, ce ne sont pas des Gaulois réfractaires qui s’expriment mais plutôt une forte demande de changement qui ne trouve pas de débouché. Derrière le besoin d’ordre et d’autorité, ce n’est pas une attente de caporalisation qui se cache mais plutôt une demande que le pouvoir du peuple et de ses représentants soit réaffirmé c’est-à-dire, au sens propre, une attente de démocratie.

    Quand on évoque l’avenir, les chiffres qui s’accumulent peuvent impressionner : à chaque fois, des centaines de milliards à trouver pour soutenir notre école, pour sauver nos hôpitaux, pour construire nos centrales, pour remettre à niveau nos infrastructures ferrées, pour isoler nos maisons et nos bâtiments… Mais on oublie de dire que, dans le même temps, notre pays produira plus de 100 000 milliards d’euros de richesses et investira au moins 20 à 30 000 milliards d’euros d’ici 2050. Concrètement, la France n’a pas un problème de ressources mais un problème d’affectation de ces ressources… c’est-à-dire un problème de choix et de capacité à les imposer : un problème politique.

    Ces dernières décennies, le solutionnisme des experts a présidé aux grands choix dans tous les domaines : politiques économiques et sociales, urbanisme, environnement, etc. Le risque, après la séquence démocratique que l’on vient de vivre, serait que les experts « de gauche » se pressent pour expliquer que le problème c’était la politique des experts « de droite » et que, dans l’histoire, l’urgence démocratique passe par la fenêtre… ou soit cantonnée par les appareils politiques à la seule « démocratie parlementaire ».

    Il devient décisif de plus associer les citoyens aux choix qui les concernent en commençant par discuter tous ensemble de l’avenir du pays et par traiter de tous les sujets en partant de la façon dont les habitants les vivent et les analysent. Il ne s’agit pas de négliger les savoirs experts : ils sont importants et les habitants eux-mêmes le disent dès qu’ils en ont l’occasion. Seulement il faut que chacun soit bien à sa place : pour éprouver un sentiment de justice y compris quand le sort nous semble défavorable, il faut consentir ce qui suppose d’avoir été pleinement associé aux choix qui nous impacteront.

    #Politique #France

  • Un an après sa réouverture, le Musée national de l’histoire de l’immigration fait le plein de visiteurs à Paris
    https://www.lemonde.fr/culture/article/2024/07/14/un-an-apres-sa-reouverture-le-musee-national-de-l-histoire-de-l-immigration-

    Un an après sa réouverture, le Musée national de l’histoire de l’immigration fait le plein de visiteurs à Paris
    Par Roxana Azimi
    Dans le brouhaha de l’entre-deux-tours des législatives, l’épisode est presque passé inaperçu. Le jeudi 4 juillet, trois jours avant un scrutin décisif pour l’avenir de la France, la maire (socialiste) de Paris, Anne Hidalgo, a confié l’original de son certificat de nationalité française au Musée national de l’histoire de l’immigration, logé dans le Palais de la Porte-Dorée, à Paris. « Comme beaucoup d’enfants d’immigrés, j’ai toujours craint de perdre et de me séparer de cet acte administratif qui prouve ma nationalité », a-t-elle aussitôt publié sur Instagram, en revendiquant ses origines espagnoles. La décision avait été prise de longue date. Mais le geste a été précipité par l’actualité : Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), avait annoncé dix jours plus tôt qu’il interdirait certains postes « stratégiques » aux Français détenteurs d’une autre nationalité, s’il accédait à Matignon.
    Le 7 juillet, le parti de Marine Le Pen, qui avait promis une « loi d’urgence » sur l’immigration, a finalement atterri à la troisième place, bien loin de la majorité absolue dont il rêvait pour conquérir le pouvoir. Au grand soulagement de Constance Rivière, directrice générale du Palais de la Porte-Dorée, l’établissement public qui coiffe à la fois le Musée national de l’histoire de l’immigration et l’Aquarium tropical. « On a eu peur, bien sûr, d’abord pour la France et, comme Musée de l’immigration, d’être fragilisé si le RN arrivait au pouvoir », reconnaît l’énarque sans langue de bois.
    On ne sait par quel miracle le musée avait toujours échappé aux radars de l’extrême droite. Son ancien directeur, Pap Ndiaye, a bien été étrillé par la fachosphère, mais seulement lorsqu’il était devenu ministre de l’éducation. « Le musée est passé entre les mailles du filet parce qu’il est trop “petit”. Ils en connaissent à peine l’existence », nous avait-il alors confié.
    En juin 2023, la chaîne CNews, jamais avare d’une banderille contre la « propagande wokiste », avait certes hurlé à la « falsification de l’histoire » après une campagne d’affichage du musée représentant le roi Louis XIV, fils d’Anne d’Autriche, avec la mention : « C’est fou tous ces étrangers qui ont fait l’histoire de France. » Mais la polémique est vite retombée. Sans doute parce que « le propos du musée est historiquement inattaquable, insiste Constance Rivière. On s’appuie sur le savoir, les faits, les chiffres officiels ».
    Autant de données martelées, le 20 juin, lors d’une soirée de mobilisation organisée par l’établissement sous l’intitulé « Immigration : de quoi avons-nous peur ? ». Trois heures durant, devant quatre cents spectateurs, une douzaine d’intervenants – parmi lesquels la cinéaste Alice Diop et le dramaturge Alexis Michalik –, se sont succédé sur scène pour déconstruire les contre-vérités distillées par le RN. L’historien Patrick Boucheron, l’un des artisans du nouveau parcours permanent du musée, était naturellement de la partie. « Les Français sont moins hostiles à l’immigration qu’on le croit, confie-t-il au Monde. Mais ça fait trente ans qu’on leur demande s’il y a trop d’immigrés et, à force de leur poser la question, on a fini par leur suggérer une réponse. »
    Une réponse d’autant plus épidermique, complète le professeur au Collège de France, qu’elle est le fruit d’une manipulation rhétorique. « On a accolé à l’immigration d’autres mots : immigration et chômage, immigration et insécurité, immigration et terrorisme… » De 2000 à 2020, la part des immigrés n’a pourtant augmenté en France que de 36 %, trois fois moins qu’au Royaume-Uni, deux fois moins qu’en Allemagne ou en Autriche. Bien loin des fantasmes de submersion migratoire propagés par l’extrême droite, que le Palais de la Porte-Dorée s’emploie à détricoter.
    Ce souci de vérité commence enfin à payer, si ce n’est dans les urnes, du moins côté billetterie. En 2023, l’établissement a enregistré une hausse spectaculaire de ses visiteurs : 635 363 contre 480 000 en 2022. Longtemps, les familles se pressaient Porte-Dorée pour admirer les alligators albinos et les poissons-clowns de l’Aquarium tropical. Mais le nouveau parcours du musée, inauguré en juin 2023, prend désormais sa part dans ce succès, avec 250 000 entrées comptabilisées en 2023, 60 % de plus qu’avant sa fermeture. « On est un lieu de réparation et de reconnaissance, mais aussi de confiance, qui permet de s’armer intellectuellement sur des sujets que les gens connaissent mal », fait valoir Constance Rivière.
    Initialement, l’accrochage permanent relatait la trajectoire d’un immigré depuis son arrivée en France jusqu’à son intégration. Désormais, l’histoire démarre en 1685, une date correspondant à la fois à la promulgation du Code noir, qui légalise l’esclavage, et à la révocation de l’édit de Nantes, qui pousse des milliers de protestants à s’exiler. Un choix politique ? « Oui, mais pas partisan, on ne cherche pas à convertir les gens », nuance le démographe François Héran, qui a présidé son conseil d’orientation. Et d’ajouter : « Le musée est une machine politique pour ceux qui ne veulent pas voir la réalité, mais nous l’avons conçu comme une machine pédagogique, sans démagogie. »
    Faire évoluer les regards sur l’immigration a longtemps semblé hors d’atteinte pour l’établissement, piloté par quatre ministères (culture, éducation, enseignement supérieur et intérieur). « Il y a quatorze ans, on parlait mal de ce musée, ou alors on n’en parlait pas », se souvient son ancienne présidente, Mercedes Erra, patronne de l’agence de publicité BETC. L’idée avait germé en 2001 dans la tête de Lionel Jospin, alors premier ministre, avant que Jacques Chirac ne s’en saisisse au début de son deuxième mandat. Le musée ouvre finalement en 2007, quand Nicolas Sarkozy accède au pouvoir. Le nouveau président, qui venait de créer le ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, refuse ostensiblement de l’inaugurer. Il faudra attendre 2014 pour que François Hollande ne s’y rende officiellement.
    « Tout le monde a eu honte de ce musée, sauf Jacques Toubon [l’ancien ministre de la culture de Jacques Chirac qui en a présidé la mission de préfiguration] », soupire Mercedes Erra. Depuis quelque temps, toutefois, les politiques ne rechignent plus à s’y montrer. Même Nicolas Sarkozy en a franchi les portes pour la première fois début 2023. Emmanuel Macron, qui, cette année-là, avait séché sa réouverture, a discrètement visité, le 12 février, l’exposition consacrée aux artistes chinois vivant en France. C’est aussi très symboliquement au Palais de la Porte-Dorée que Rachida Dati a prononcé, le 29 janvier, ses vœux au monde de la culture, trois jours après la promulgation de la loi très controversée sur l’immigration.
    Un musée ne vit toutefois pas de symboles et d’eau fraîche. Avec un budget de fonctionnement d’à peine 12 millions d’euros, le Palais de la Porte-Dorée peine à joindre les deux bouts. « Il nous faut depuis des années 1,5 million d’euros de plus pour fonctionner normalement, sans parler de l’inflation des coûts de l’énergie », calcule Constance Rivière. Une réunion interministérielle, qui devait mettre le sujet sur la table, a fait les frais du remaniement de janvier. Reporté au mois de juin, le rendez-vous a cette fois été percuté par les législatives anticipées.
    En attendant de prendre date avec le prochain gouvernement, Constance Rivière a entrepris de structurer un mécénat encore fragile. Pour cela, elle s’est trouvé un nouvel allié, Thierry Déau, qui a pris, le 27 juin, la présidence du conseil d’administration de l’établissement. Séduit par « le traitement dépassionné et scientifique de l’immigration du lieu et sa mission pour la biodiversité », le PDG du fonds d’investissement Meridiam mise sur les politiques de RSO (responsabilité sociétale des organisations) pour renforcer les finances d’un lieu que le tumulte politique a rendu plus précieux que jamais.

    #Covid-19#migration#migrant#france#musee#politique#election#science

  • En Espagne, la répartition des mineurs non accompagnés brise les coalitions de la droite avec Vox
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/07/13/en-espagne-la-repartition-des-mineurs-non-accompagnes-brise-les-coalitions-d

    En Espagne, la répartition des mineurs non accompagnés brise les coalitions de la droite avec Vox
    Par Sandrine Morel (Madrid, correspondante)
    Il y a tout juste un an, quatre régions espagnoles viraient à droite à la faveur d’accords de coalition généralisés entre le Parti populaire (PP) et l’extrême droite Vox. La communauté de Valence, l’Estrémadure, l’Aragon et la Murcie suivaient ainsi le chemin tracé en 2022 par le gouvernement de Castille-et-Léon. S’y ajoutaient les Baléares, gouvernées en solitaire par le PP, mais soutenu au Parlement par un accord de législature avec Vox. Seules trois régions autonomes restaient aux mains du parti socialiste.
    Jeudi 11 juillet dans la soirée, l’expérience a tourné court. Le président du parti d’extrême droite, Santiago Abascal, a mis à exécution la menace qu’il brandissait depuis des jours : « sortir des gouvernements » de coalition avec le PP et leur « retirer leur soutien parlementaire ». « Nous ne serons pas les complices de l’immigration massive », s’est-il justifié, mettant en cause la décision du PP d’accepter la répartition de près de 350 mineurs étrangers non accompagnés (Menas) dans les régions qu’il gouverne. Une initiative destinée à décharger – légèrement – les centres d’accueil spécialisés des Canaries, débordés par l’afflux de migrants.
    Dans la nuit, tous les ministres régionaux de Vox ont démissionné, – ou ont été limogés de manière préventive par le PP –, à l’exception de l’unique représentant de l’extrême droite en Estrémadure, Ignacio Higuero de Juan, qui a préféré abandonner son parti. « Vox ne représente pas en ce moment mes idéaux », a déclaré ce ministre régional chargé de la gestion forestière et du monde rural. Ailleurs, la décision de Vox risque de plonger ces régions dans la paralysie et l’instabilité politique.
    En perte de vitesse depuis plus d’un an, Vox se trouve sous pression du fait de la montée d’un nouveau mouvement antisystème d’ultradroite mené par le youtubeur et commentateur politique Alvise Perez, La fête est terminée. Ce dernier a créé la surprise en obtenant 4,6 % des voix et trois sièges au Parlement européen en juin – deux fois moins que Vox – après avoir renchéri sur les thèmes fétiches de l’extrême droite. M. Perez qualifie Vox d’« extrême droite aisée ».Son irruption sur la scène politique n’est sans doute pas étrangère à la décision de Vox de redevenir un parti tribunitien, misant sur le durcissement d’un discours xénophobe et sécuritaire. « Nous ne serons pas complices des viols, des vols et des coups de machettes [des Menas] », avait déclaré M. Abascal le 8 juillet, n’hésitant pas à stigmatiser les mineurs isolés, l’une des cibles préférées de Vox, pour mieux menacer le PP de rupture. « Je n’accepterai le chantage de personne, avait répondu Alberto Nuñez Feijoo, le président du PP. Nous allons respecter nos obligations et nos engagements, et nous serons cohérents et solidaires avec la situation exceptionnelle que traversent les Canaries. » L’archipel espagnol situé au large des côtes du Sud marocain est la principale porte d’entrée des migrants en Espagne. Or, durant le premier semestre 2024, le nombre d’arrivées de migrants par mer a presque triplé par rapport au premier semestre 2023, passant de quelque 7 000 à plus de 19 000.
    « Nous sommes incapables de préserver les droits des enfants », a déploré Fernando Clavijo Batlle, le président du gouvernement des Canaries, le 10 juillet, lors de la réunion entre le gouvernement et les régions qui a permis de sceller le système de « répartition volontaire » des mineurs isolés. Selon le gouvernement canarien, les îles accueillent actuellement 5 600 enfants et adolescents non accompagnés, alors que leur capacité d’accueil se limite à 2000 places. Il demande donc le transfert sur la péninsule de 3 000 mineurs isolés.
    Cependant, le système espagnol ne permet pas au gouvernement de contraindre les régions autonomes, responsables des politiques sociales, à les accueillir. Le gouvernement indépendantiste de Catalogne a ainsi refusé tout transfert, alléguant que son système d’accueil des Menas est lui aussi débordé, avec plus de 2 300 mineurs isolés et anciens jeunes sous tutelle de moins de 23 ans. Le PP n’a lui accepté que 350 mineurs au total pour les dix régions qu’il gouverne, accusant le gouvernement de manquer de « politique migratoire ».L’exécutif, dirigé par le socialiste Pedro Sanchez, espère néanmoins convaincre le PP de soutenir une réforme des lois d’immigration, afin que la répartition des mineurs au sein des différentes régions du royaume devienne obligatoire dès que les capacités d’accueil sur un territoire dépassent les 150 %. C’est le cas aux Canaries, mais aussi dans les villes autonomes de Ceuta et Melilla, enclavées sur la côte marocaine et confrontées elles aussi à la saturation de leurs structures d’accueil.

    #Covid-19#migration#migrant#espagne#MNA#canaries#maroc#immigration#migrationirreguliere#politiquemigratoire#sante

  • Quatre migrants meurent en tentant de traverser la Manche au large du Pas-de-Calais
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/07/12/quatre-migrants-meurent-en-tentant-de-traverser-la-manche-dans-le-pas-de-cal

    Quatre migrants meurent en tentant de traverser la Manche au large du Pas-de-Calais
    Le Monde avec AFP
    Nouvelle tragédie dans la Manche. Quatre migrants ont péri au large de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) vendredi 12 juillet alors qu’ils tentaient de traverser la mer à bord d’un bateau pneumatique contenant près de 70 personnes. Selon la préfecture maritime, leur embarcation s’est retrouvée en difficulté à l’aube, un des boudins s’étant dégonflé.
    Le navire de sauvetage Minck et un bateau de pêche qui se trouvaient à proximité du naufrage ont pu intervenir rapidement, et ont passé une heure à récupérer les passagers, parmi lesquels beaucoup étaient tombés à l’eau. Le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) a mobilisé le patrouilleur Cormoran de la Marine nationale française et un hélicoptère basé au Touquet pour orienter les opérations de secours, toujours selon la préfecture maritime.Lors d’un survol, l’hélicoptère a repéré quatre personnes inanimées, qui ont été rapatriées sur le patrouilleur. Une équipe médicale dépêchée sur place n’a pas pu les ranimer et a constaté leur mort. Ces décès portent à au moins 19 le nombre de personnes mortes en tentant de rallier le Royaume-Uni clandestinement à partir des côtes françaises, depuis le début de l’année.
    Cela fait de 2024 l’année la plus meurtrière depuis 2021, lorsque 27 migrants, majoritairement des Kurdes irakiens, âgés de 7 à 46 ans étaient morts noyés dans le pire drame migratoire jamais enregistré dans la Manche. Après l’hélicoptère, un survol par drone se poursuivait vendredi matin sur les lieux du drame, pour vérifier qu’aucun autre naufragé ne s’y trouvait.Les rescapés ont été ramenés à terre au port de Boulogne-sur-Mer où pompiers et protection civile étaient déployés, a constaté un correspondant de l’Agence France-Presse (AFP). Le 23 avril déjà, cinq migrants étaient morts au large de Wimereux en tentant de traverser la Manche sur une embarcation surchargée.
    Plus de 12 000 personnes ont atteint les côtes anglaises clandestinement en 2024, surtout en provenance de la France, selon des chiffres officiels britanniques mi-juin. Cela représente une hausse de 18 % par rapport à la même période l’an dernier, malgré le durcissement opéré par les gouvernements conservateurs ces dernières années. Les migrants arrivés de manière irrégulière sont désormais interdits de demander l’asile au Royaume-Uni. Ils étaient également susceptibles d’être expulsés vers le Rwanda sans possibilité de retour, mais le nouveau premier ministre britannique, le travailliste Keir Starmer, a annoncé samedi que ce dispositif, jugé par son parti onéreux, cruel et inefficace, était « mort et enterré ». Les travaillistes comptent néanmoins renforcer le contrôle de la Manche.

    #Covid-19#migrant#migration#traversee#manche#mortalite#migrationirreguliere#royaumeuni#france#pasdecalais#sante#politiquemigratoire

  • LEI NON DICHS DAU NÒU FRONT POPULARI E LO MAU FRANCÉS

    Va podèm dire, lo NPF a ben capitat dins lo temps cortet dei dos torns deis eleccions legislativas. Permetèt de blocar l’irrupcion d’una extrèma drecha agressiva e descomplexada dei prepaus racistas tenguts per de candidats chausits a la lèsta, sovent analfabets politics, dins la seguida retoriciana macronista dau ni drecha ni senèstra e de l’aïrança acumulada fàcia ai practicas autoritàrias d’un poder acarat au moviment populari. L’impensat dei Gilets jaunes se paga comptant, non pòu èstre levat dau bilanç politic globau. Rèsta per la senèstra de faire l’analisi dei populismes ligats estrechament a aquelei revòutas remenadas, a la crosiera de totei lei recuperacions extrèmistas drechieras. Mai ren es jugat, car la coïna governamentala, après aqueleis eleccions contrariadas per lo poder, s’endevèn ambe lei subrenquants de la drecha LR, sei perlongaments a la Ciotti, sei combinasons clanicas qu’èran en vilha sota lo macronisme dominator. Mai tanben ambe la letra communàtoria de Macron que crida a l’union nacionala e lei manòbras dau RN que pensa, après sa revirada, au revenge de 2027. Per ara, quin solatjament per eu de pas durbir lo talh de sa tambolha economica cambiadissa !

    lire le texte entier et sa traduction en français
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/07/12/urgence-sociale-environnementale-et-democratique-quelques-textes/#comment-61597

    #politique