• «  L’État punitif remplace progressivement l’État Social  » (Didier Fassin, L’Humanité, 16.05.19)
    https://www.humanite.fr/letat-punitif-remplace-progressivement-letat-social-672159

    L’usage excessif de la force contre un #mouvement_social est toujours un signe de faiblesse du #pouvoir, et l’#autoritarisme déployé par le gouvernement témoigne d’une perte d’autorité, laquelle suppose l’exercice de la volonté sans exercice de la #violence.
    […] Mais la dynamique a été enclenchée bien avant, en particulier avec la déclaration de l’#état_d’urgence en 2015 et le vote d’un texte introduisant les principales mesures de l’état d’urgence dans la loi ordinaire en 2017.
    […] Il y a le maintien de l’ordre lors de manifestations, comme ce à quoi on assiste tous les samedis depuis novembre dernier. Une version plus dure encore s’exprime dans la #répression de désordres qui éclatent après la mort d’une ou plusieurs personnes lors d’interactions avec la #police. Et il y a les activités dites de #sécurité_publique, qui visent essentiellement les #quartiers_populaires et leurs habitants, sur leur lieu de résidence aussi bien que dans les lieux publics, notamment les gares, sur la base d’un #profilage_racial. Elles consistent en une pression quasi quotidienne par des contrôles d’identité et de fouilles au corps, s’accompagnant de formes diverses d’#humiliation, brimades, menaces, parfois de sévices et d’interpellations.
    Alors que le maintien de l’ordre est spectaculaire et abondamment commenté dans les médias, les activités de sécurité publique demeurent presque #invisibles et rarement dénoncées, hormis lorsqu’un accident grave survient.


  • The creation of preconditions for Croatia’s entry into #Schengen is visible in the both on the field and diplomacy - while the Croatian border police continues to prevent the entry of refugees into the country and does not restrain from using violent methods, Minister #Božinović received praises from Bavarian Minister of Interior, Sports and Integration, #Joachim_Herrman, on the work of Croatian #police and protection of Croatian Borders (http://hr.n1info.com/Vijesti/a401099/Bavarski-ministar-unutarnjih-poslova-pohvalio-hrvatsku-granicnu-policiju.). The border area of the European Union seems to have become a mirror in which politics sees only itself and those who “pat it on the back”, while they refuse to face with the reality.

    #route_des_balkans #Allemagne #asile #migrations #réfugiés #frontières #Croatie #externalisation #contrôles_frontaliers #militarisation_des_frontières #buffer_zone #Balkans

    Une manière de contrôler la #frontière_sud-alpine

    Reçu via la mailing-list Inicijativa dobrodosli, le 15.05.2019

    ping @isskein


  • Violences policières : les images décryptées

    De nombreuses images montrent les forces de l’ordre faisant usage d’une violence semblant disproportionnée pendant les manifestations. Qu’ont-elles réellement le droit de faire ? Et dans quelles circonstances ? Explications en images.

    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/video/2019/05/16/violences-policieres-les-images-decryptees_5463052_4355770.html
    https://youtu.be/rkgxbcwp6o8

    Sources :

    Recensement des violences policières et des blessures en manifestation : David Dufresne / @davduf (http://twitter.com/davduf et www.davduf.net)
    « Un splendide isolement : les politiques françaises du maintien de l’ordre », La Vie des idées, mai 2016. https://laviedesidees.fr/Un-splendide-isolement.html
    « L’ordre et la force », rapport de l’ACAT. https://www.acatfrance.fr/rapport/l-ordre-et-la-force
    « Usage des matériels de contrainte et de défense par les forces de l’ordre », rapport de la Commission nationale de déontologie de la sécurité, 2009. http://prison.eu.org/IMG/pdf/RA_2009_Etude_thematique.pdf
    Instruction du 2 septembre 2014 relative à l’emploi (…) de la grenade à main de désencerclement (GMD). https://aser-asso.org/wp-content/uploads/2017/03/Instruction-demploi-des-armes-intermediaires-en-France-Septembre-2014.pdf
    Arrêté du 24 décembre 2013 relatif aux conditions et modalités de port du numéro d’identification individuel par les fonctionnaires de la police nationale, les adjoints de sécurité et les réservistes de la police nationale. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000028387708&dateTexte=20190312
    Arrêté du 7 avril 2011 relatif au respect de l’anonymat de certains fonctionnaires de police et militaires de la gendarmerie nationale. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=F984C0FDEC4DE7D3F55C7E9E7FBE0FCC.tplgfr22s
    Circulaire du 23 décembre 2008 relative au droit à l’image des fonctionnaires de police. http://nicolaskaplan.fr/share/Droit/20081223_Circulaire-2008-8433-photospolice.pdf
    Instruction d’emploi du 14 juin 2004 relative à l’utilisation des produits incapacitants notamment en milieu fermé. http://www.gbh-formation.fr/content/galleries/actus/pn---instr-emploi-produits-incapacitants-14-jun-2004---dgpn-dapn-crel.
    Définition de la légitime défense dans le code pénal. https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006417218&cidTexte=LEGITEX
    Définition d’un attroupement sur la voie publique et régime des sommations pour sa dispersion. https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000025543347&cidTexte=LEGITEX

    #police #maintien_de_l-ordre #MdO #justice #violences_policieres #droit


  • Castaner, à coups de com’ et de matraques
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170519/castaner-coups-de-com-et-de-matraques

    Peu considéré dans la majorité et jusque dans les rangs du #GOUVERNEMENT, le ministre de l’intérieur assume, depuis le début, la répression du mouvement des « gilets jaunes ». Ce faisant, il applique surtout ce que les syndicats policiers lui demandent, et incarne le virage sécuritaire d’Emmanuel Macron.

    #cultes,_Laurent_Nunez,_Christophe_Castaner,_ministre_de_l’Intérieur,_Police,_Beauvau,_immigration,_Emmanuel_Macron,_gilets_jaunes,_A_la_Une


  • google webfonts helper
    https://google-webfonts-helper.herokuapp.com/fonts

    Une appli web offrant une interface pour récupérer simplement les fichiers de polices de Google Web Font à intégrer dans un site en local (on évite l’utilisation de ces polices en chargement depuis chez Big Brother pour cause de tracking) : configurable, téléchargement des fichiers + code CSS @font-face à utiliser

    Peut aussi s’utiliser via une API : cf https://github.com/majodev/google-webfonts-helper#rest-api

    #web_dev #google_font #police #web_font #font-face #open_source #SPIP



  • Six mois d’« Allô Place Beauvau » : chronique des violences d’Etat
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170519/six-mois-d-allo-place-beauvau-chronique-des-violences-d-etat

    En 20 + 1 tweets commentés, l’écrivain-journaliste David Dufresne raconte ses jours et ses nuits passés à relever les #Violences_policières survenues dans le cadre des manifestations des gilets jaunes et des lycéens. Comment le projet « Allô @Place_Beauvau » est né, comment il est porté, comment il a évolué.

    #Police,_violences_policières,_Allo_Place_Beauvau,_maintien_de_l’ordre,_Christophe_Castaner,_gilets_jaunes


  • OUT OF THIN AIR
    https://www.youtube.com/watch?v=rw9VgyQWX0o

    On apprend de plus en plus sur le fait que les persécuteurs des terroristes allemands dans les annés 1970 et 80 se composaient d’anciens nazis, de leurs apprentis et collaborateurs. Lors ce qu’ en 1977 la police islandaise n’arrivait pas à resoudre un meurtre l’Allemagne leur recommandait un vieux commissaire de police capable de produire une solution. Il faisait parti du réseau d’ex nazis Alte Charlottenburger . Son intervention a permis l’identification et la condamnation des coupables. Des années plus tard tous les condamnés ont été innocentés.

    Justizskandal in Island unter Leitung von « Kommissar Kugelblitz » | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Justizskandal-in-Island-unter-Leitung-von-Kommissar-Kugelblitz-4417439.html

    1977 wurden sechs isländische Staatsangehörige wegen Mordes zu hohen Haftstrafen verurteilt. Der Justizirrtum führte nach 41 Jahren zu Freisprüchen. Jetzt gerät die Beteiligung deutscher Ermittler in den Blick

    Das mysteriöse Verschwinden von Guðmundur Einarsson und Geirfinnur Einarsson vor 45 Jahren beschäftigt auch heute noch die isländische Öffentlichkeit. Beide kannten sich den Erkenntnissen zufolge nicht, ihre Fälle wurden erst im Rahmen der Ermittlungen miteinander verknüpft. Die Männer sollen laut Annahme der isländischen Polizei im Abstand von elf Monaten zu Tode geprügelt und vergraben worden sein. Ihre Leichen wurden nie gefunden.

    Als Hauptverdächtiger galt zunächst der 20jährige Saevar Ciesielski, später gerieten seine gleichaltrige Partnerin Erla Bolladottir und vier weitere junge Isländer ins Visier der Ermittler. Die damalige Regierung hatte ein großes Interesse an einem baldigen Abschluss insbesondere des Geirfinnur-Falles, denn die polizeilichen Ermittlungen förderten Verwicklungen des damaligen Justizministers Ólafur Jóhannesson in Kreise der organisierten Kriminalität zutage. Island geriet deshalb in eine Regierungskrise, bei einer Neuwahl und einem Sieg der Sozialdemokratischen Partei hätte die NATO-Mitgliedschaft des Landes auf dem Spiel gestanden.
    BKA-Chef Horst Herold vermittelt Unterstützung

    Die Regierung entschied sich, die stockenden Ermittlungen mithilfe des deutschen Bundeskriminalamtes (BKA) voranzubringen. Die Behörde in Wiesbaden stand damals unter Leitung des Präsidenten Horst Herold, der am Rande eines NATO-Treffens in Athen im Sommer 1976 den Kontakt zwischen dem isländischen Botschafter und dem mit 64 Jahren gerade pensionierten Oberkommissar Karl Schütz vermittelte. Der frischgebackene Pensionär übernahm daraufhin die Leitung des isländischen Ermittlungsteams, das damals aus rund einem Dutzend Kriminalbeamten bestand.

    Der Justizskandal ist in Island unter dem Namen Guðmundur und Geirfinnur-Fall bekannt. In 2014 nennt ihn die BBC in einer Dokumentation einen der „schockierendsten Fehlschläge der Justiz, den Europa je gesehen hat“. In 2016 gab der Fotograf Jack Latham den Fotoband „Sugar Paper Theories“ heraus. Weitere Details beschrieb in 2017 der Film „Out of Thin Air“, der in einer Langfassung auf YouTube zu sehen ist.

    #Allemagne #Islande #crime #police #politique #nazis


  • Alte Charlottenburger – Ein Netzwerk in Westdeutschland | CILIP Institut und Zeitschrift
    https://www.cilip.de/2009/02/17/alte-charlottenburger-ein-netzwerk-in-westdeutschland

    Cet article décrit le réseau d’anciens SS dans la police de la RFA. Il est bien connu que le service secret BND est le résultat de la collaboration entre des espions nazis et étatsuniens, les racines nazies de la police allemande sont moins bien connues. Cet article est toujours d’actualité parce l’extrême droite est bien ancrée au sein de la police.

    17. Februar 2009 von Stephan Linck

    Ein Netzwerk ehemaliger Beamter des Reichskriminalpolizeiamtes dominierte bis in die 60er Jahre die Personalpolitik und Ideologie der westdeutschen Kripo.

    Im September 1971 versandte Fritz Kempe das Rundschreiben 6/71 des Stammtischs der „Alten Charlottenburger“. Der Kreis, dem zu diesem Zeitpunkt noch 92 Personen – alle im Alter zwischen 59 und 69 Jahren – angehörten, war vermutlich schon in den 50er Jahren entstanden und traf sich einmal im Monat in einem Düsseldorfer Lokal. Seine Mitglieder verband aber nicht nur die kneipenselige Freizeitgestaltung. Der Name „Alte Charlottenburger” bezog sich vielmehr auf ihre ehemalige Ausbildungsstätte in Berlin-Charlottenburg: Die meisten hatten in der zweiten Hälfte der 30er Jahre Lehrgänge zum Kriminalkommissar am dortigen Polizei-Institut absolviert, das 1937 in Führerschule der Sicherheitspolizei umbenannt wurde. Sie grenzten sich zwar vom Korpsgeist her von ihren ebenfalls dort ausgebildeten Gestapo-Kollegen ab, waren jedoch im Regelfall gleichwohl überzeugte Nationalsozialisten. Die meisten wurden, wenn sie es nicht schon waren, während der Ausbildung SS-Mitglieder.[1]

    Ein verhältnismäßig großer Teil der Charlottenburger Kripo-Absol­venten gelangte 1938/39 ins Reichskriminalpolizeiamt (RKPA), das im September 1939 als Amt V mit dem Geheimen Staatspolizeiamt und dem SD-Hauptamt zum Reichssicherheitshauptamt (RSHA) verschmolzen wurde.[2] Zu den neuen Aufgaben der Kripo und damit vor allem ihrer Zentrale gehörte insbesondere die „Vorbeugende Verbrechensbekämpfung“, das aktive polizeiliche Vorgehen – bis hin zur „Sicherungsverwahrung“ – gegen alle Gruppen, die potentiell gegen die Normen der „Volksgemeinschaft“ verstoßen konnten oder sich „abweichend“ verhielten. Die Kripo wurde selbst zur strafverhängenden Behörde, und Rechts­mittel konnten nur bei ihr eingelegt werden. In letzter Konsequenz führte dies zur KZ-Einweisung und vielfachen Ermordung von Menschen, die als „Zigeuner“, „Berufsverbrecher“ oder „Asoziale“ stigmatisiert wurden. Wichtige Bestandteile des NS-Terrors lagen somit in der Zuständigkeit der Kriminalpolizei. Mit dem Eroberungskrieg wurde der „auswärtige Einsatz“ der Sicherheitspolizei zum zusätzlichen Arbeitsfeld insbesondere der jüngeren und karrierebewussten RKPA-Beamten, die damit vielfach an den von den Einsatzgruppen begangenen Morden beteiligt waren.
    Durch die Besatzungszeit

    Das Gros der RKPA-Beamten folgte Heinrich Himmler und dem Großteil der SS- und Polizeiführung, setzte sich im April 1945 in den Flensburger Raum ab und quartierte sich in den regionalen Kripo-Stellen ein. Mit der Kapitulation boten sie der britischen Besatzungsmacht umgehend ihre Mitarbeit an. Ihre weitere Karriere in der Nachkriegsära ist untrennbar verbunden mit den Widersprüchen der britischen Besatzungspolitik. Die Stäbe, die diese ab 1944 im konservativ geführten Foreign Office konzipierten, orientierten sich an der kolonialen Tradition des Empire und suchten auch in Deutschland durch „indirect rule“ bei minimalem Einsatz den größtmöglichen Effekt zu erzielen. Um das absehbare Chaos bei Kriegsende in den Griff zu bekommen, wollte man weite Teile der deutschen Exekutive – auch der Polizei – übernehmen. Zwar sahen die Planer präzise die enge Verzahnung insbesondere der Kripo mit dem Terrorapparat der Nationalsozialisten. Ein Papier bezeichnete Kripo und Gestapo als „besondere Pflegekinder Himmlers“, deren Personal fast ausschließlich aus überzeugten SS-Leuten bestanden habe. Die Analysen durchzog andererseits eine distanzlose Bewunderung insbesondere für die zentrale Kripo-Führung im Amt V des RSHA – ein „extrem effizientes … Produkt deutschen Organisationstalents“, das man gerne zur Verhinderung eines völligen Zusammenbruchs der Polizeiarbeit nutzen wollte.[3] Praktisch wurde dieser Zwiespalt ab Mai 1945 in den Konflikten zwischen der pragmatischen Herangehensweise des Public Safety Branch, der der Wiederaufbau der Polizei oblag, und dem für die Fahndung nach Kriegsverbrechern und daneben auch für die Überprüfung und Entnazifizierung der Polizei zuständigen Nachrichtendienst der Armee, den Field Security Sections (FSS).

    Als rein militärische Organisation, in der zudem etliche rechtzeitig aus Deutschland geflüchtete Juden arbeiteten, war die Field Security vor der Gefahr fehlender Distanz oder gar Bewunderung für die deutsche Polizei gefeit. Aufgrund der hohen Arbeitsbelastung in den ersten Nachkriegstagen waren die in dieser Phase geführten Verhöre durch die FSS jedoch teils sehr flüchtig. Dies zeigt die Vernehmungsmitschrift des Leiters der Gruppe Wi (Wirtschaftsverbrechen) im RKPA, Karl Schulz, der 1941 Adjutant Arthur Nebes in der Einsatzgruppe B gewesen war.[4] Schulz machte durch seine Englischkenntnisse einen Dolmetscher überflüssig. Die Notizen dieser Befragung lassen deutlich erkennen, dass die Rechtfertigungslinie und die spätere Selbstdeutung der NS-Krimina­lis­ten hier bereits feststanden. Schulz erklärte, dass er mit seinen Beamten verbotenerweise am 22. April Berlin verlassen habe. Er sei Kriminalbeamter, seinen SS-Rang als Sturmbannführer habe er nur ehrenhalber. Den größ­ten Teil der Vernehmung beeindruckte er mit Erzählungen von seinen Englandreisen im Gefolge des deutschen Außenministers. Kurz darauf wurde Schulz von der Public Safety Branch (PSB) als Verbindungsoffizier zur britischen Besatzungsmacht in Flensburg eingesetzt.

    Anfang Juli 1945 trug die PSB in einem „Report on Reichssicherheitshauptamt“ ihren Informationsstand über den Verbleib der Mitarbeiter insbesondere des RKPA zusammen. Abgesehen von drei untergetauchten Kriminalpolizisten befanden sich alle in dem Report Genannten bereits wieder im Polizeidienst, insbesondere im nördlichen Landesteil Schleswig-Holsteins. Und tatsächlich wurde die Polizeiorganisation schnell wieder aufgebaut. Bereits im Juli erschien das erste „Meldeblatt der Kriminalpolizei Flensburg“ und am 7. August die erste Ausgabe des polizeilichen „Meldeblattes für die Provinz Schleswig-Holstein“. Aber um welchen Preis! Die Kriminalisten machten da weiter, wo sie mit der Kapitulation aufgehört hatten. Im Meldeblatt der Provinz war tatsächlich neben Einbruch, Diebstahl, Mord und Totschlag eine eigene Rubrik für „alle von Zigeunern und Zigeunerinnen begangenen Straftaten“ vorgesehen. Die Flensburger Kripo schrieb in ihrem ersten Meldeblatt einen „Zigeuner“ zur Fahndung aus, der zwei Soldaten eine angebliche KZ-Haft bescheinigt hatte, besondere Kennzeichen des Sinto: „Auf dem linken Unterarm Tätowierung der Zahl 3468“. Wollten die Polizisten bei den befreiten KZ-Häftlingen ihre Tätowierung kontrollieren? Da trug die Polizei ihr Scherflein dazu bei, dass sich im ersten Nachkriegsjahr auf ihr ein unbändiger Hass der einstigen Sklavenarbeiter mit zahlreichen Tötungsdelikten entlud.

    Im Herbst 1945 überprüfte die FSS die eingestellten Polizeioffiziere noch einmal gründlicher. Ihr Bericht an die PSB vom Januar 1946 hielt fest, dass neun führende Polizeioffiziere des Landes auf den Fahndungslisten der Alliierten zur sofortigen Verhaftung ausgeschrieben waren, darunter der Polizeichef der Provinz Oberst Kühn und alle Offiziere seines Stabes. Deren Entlassung erfolgte allerdings erst, nachdem sich im April 1946 ein FSS-Angehöriger unter Umgehung des Dienstwegs direkt an den britischen Deutschlandminister Hynd wandte. Die RKPA-Angehörigen kamen hingegen erst in Bedrängnis, als die PSB nach einer Reihe von Straftaten deutscher Polizisten ihre Personalpolitik korrigieren musste. Im Juli und August 1946 wurden alle ehemaligen SS-Mitglieder und damit alle früheren RKPA-Leute entlassen, eine Entscheidung, die allerdings von Regionalen Public Safety Officers teilweise hintertrieben wurde. So verlor Karl Schulz zwar seinen Posten bei der Polizei, wurde aber umgehend bei einem nahe Schleswig gelegenen Fliegerhorst als Instrukteur der Royal Air Force (RAF)-Police eingestellt.

    Die Entlassungen im Sommer 1946 hatten jedoch keineswegs das Ende des RKPA-Personals bei der Polizei gebracht. Bereits Anfang des Jahres war – in deutlichem Gegensatz zu den Dezentralisierungsvorgaben der neuen britischen Labour-Regierung – das Kriminalpolizeiamt für die Britische Besatzungszone in Hamburg eingerichtet worden, wo im Kern nicht weniger versucht wurde als die Weiterführung des RKPA.[5] Hier kamen insgesamt 48 meist untere RKPA-Dienstgrade unter. Die Einstellung von alten Führungskräften war zu diesem Zeitpunkt noch nicht opportun. Sie wurde allerdings möglich, als die Briten Anfang 1947 die Polizeigewalt auf das Land Schleswig-Holstein übertrugen. Bis 1949 wurden hier bei Neubesetzungen von Kripo-Führungspositionen durchgängig ehemalige RKPA-Leitungsbeamte eingestellt. Auch Karl Schulz konnte der RAF-Police den Rücken kehren: Er wurde mit dem Aufbau eines Landeskriminalamtes (LKA) beauftragt.
    Angekommen in der Bundesrepublik

    Als 1949 mit der Gründung der BRD die Polizeigewalt endgültig den deutschen Ländern übertragen wurde, war ein Personalfluss in andere Bundesländer möglich. Gleichzeitig fielen mit dem endgültigen Abschluss der Entnazifizierung und der Verabschiedung des Gesetzes zur Art. 131 Grundgesetz, das die Wiedereinstellung ehemaliger Nationalsozialisten ermöglichte, jegliche Einstellungsbeschränkungen fort. Nachdem die Jahre der Besatzungsherrschaft nicht genutzt worden waren, um Nachwuchs für die leitenden Kripo-Aufgaben auszubilden, stand der Rückgriff auf das Führungspersonal der NS-Kriminalisten alternativlos da. Gleichzeitig funktionierten die alten Verbindungen der „Charlottenburger“ ausgezeichnet bei der Vermittlung frei werdender Leitungsstellen.[6] Dies zeigte sich beim Aufbau des Bundeskriminalamts (BKA), das 1951 aus dem Kriminalpolizeiamt für die Britische Besatzungszone hervorging. Nach der Ernennung des „Charlottenburgers“ Paul Dickopf zum BKA-Vizepräsidenten im Jahre 1952 erfolgte eine systematische Vergabe der Führungspositionen an „Alte Charlottenburger“. Dieter Schenk ermittelte insgesamt 24 von ihnen in solchen Funktionen, darunter sieben aus Dickopfs Lehrgang. Von den 1959 insgesamt 47 Beamten des leitenden Dienstes im BKA waren nur zwei „unbelastet“; der Rest blickte auf NS-Karrieren und vielfache Verbrechen zurück.[7]

    Nordrhein-Westfalen sollte ein zweiter Schwerpunkt der Wiederverwendung von NS-Kriminalisten werden. Dort war bereits im Herbst 1945 Willy Gay zum Leiter der Kölner Kripo ernannt worden. Der 1890 Geborene war schon seit 1920 als Kriminalbeamter tätig und hatte in der Polizei der Weimarer Republik Karriere gemacht. Obwohl er im Mai 1933 der NSDAP beigetreten war und seine Vorstellungen von der „Vorbeugenden Verbrechensbekämpfung“ den NS-Konzeptionen weitgehend entsprachen, stellte die NS-Zeit einen Einbruch in Gays Karriere dar. 1933 praktisch degradiert, war er seit 1934 stellvertretender Leiter der Kölner Kriminalpolizei. Dies empfahl ihn der britischen Besatzungsmacht. Nach einigen Jahren als Kölner Kripo-Chef avancierte er 1952 zum Referenten für die Kriminalpolizei im Landesinnenministerium. Gay wurde wichtiger Impulsgeber der Nachkriegs-Kripo, seit Oktober 1952 auch als Herausgeber der „Kriminalistik“. Obwohl er schon aus Altersgründen nicht zu den „Charlottenburgern“ zählte, verband ihn mit diesen eine Freundschaft auf Gegenseitigkeit. Kurt Zillmann, Lehrer am Charlottenburger Institut und später Chef des LKA Schleswig-Holstein, nannte ihn seinen „Lehrmeister“, und noch 1971 wurde Gay auf der Adressenliste des Düsseldorfer Stammtischs gewissermaßen als „Ehrencharlottenburger“ geführt. Als Votum eines „Unbelasteten“ hatte seine Unterstützung große Bedeutung.

    In den 50er Jahren wurde in der Kripo Nordrhein-Westfalens das wohl dichteste Netz von ehemaligen „Charlottenburgern“ gesponnen. Wichtige frei werdende Stellen bis hin zum LKA-Chef wurden durchgängig mit ihnen besetzt. Leiter der Düsseldorfer Kripo war von 1954 bis 1970 Bernd Wehner. Der 1909 Geborene hatte den Kommissarlehrgang in Charlottenburg 1936/37 besucht und war danach SS-Haupt­sturmführer im Amt V.[8] Nach Kriegsende hatte er als Polizeireporter des „Spiegel“ eine für die NS-Kriminalisten herausragende Funktion. In einer 30-teiligen Serie, die dort 1949/50 unter dem Titel „Das Spiel ist aus, Arthur Nebe. Glanz und Elend der deutschen Kriminalpolizei“ erschien, stellte er die Kripo des Dritten Reiches als unpolitische Fachorganisation dar, die im Zweifel in Opposition zum Nationalsozialismus gestanden habe. Bevor er 1954 Chef der Düsseldorfer Kripo wurde, hatte ihn Gay zur Kölner Kriminalpolizei geholt. Beide verband auch nach seinem Wechsel nach Düsseldorf eine langjährige Arbeitsbeziehung. Wehner wurde Schriftleiter der von Gay herausgegebenen „Kriminalistik“.
    Vorbeugende Verbrechensbekämpfung – Neuauflage

    Als ein weiterer Ort zur Kommunikation erwies sich das Polizei-Institut Hiltrup bei Münster. Die dort abgehaltenen Arbeitstagungen der LKA-Chefs bekamen zwangsläufig den Charakter von Zusammenkünften der „Charlottenburger“. Dass dies nicht nur Kameradschaftstreffen waren, sondern die Beteiligten vielmehr gezielt die Kriminalpolitik der neuen Bundesrepublik zu beeinflussen versuchten, lässt sich gut an der Positionierung zur „Vorbeugenden Verbrechensbekämpfung“ aufzeigen. Bereits 1947 hatte das niedersächsische Landeskriminalpolizeiamt (LKPA) mit Unterstützung des Kriminalpolizeiamtes der Britischen Zone eine erste Initiative für ein „Gesetz zur Bekämpfung der Berufs- und Gewohnheitsverbrecher“ gestartet, die allerdings scheiterte.[9] An diese Zielsetzungen knüpften die Leiter der LKPA auf ihrer 1. Arbeitstagung im August 1949 an: In ihrer auf den Aufbau eines Bundeskriminalpolizeiamtes abzielenden Resolution forderten sie unter anderem eine „Zentrale zur Bekämpfung internationaler und reisender Berufs- und Gewohnheitsverbrecher“ und eine „Zentrale zur Bekämpfung des Landfahrerunwesens“.[10]

    Auf der 3. Arbeitstagung im November 1951 war der „Kampf gegen Berufs- und Gewohnheitsverbrecher“ Thema.[11] Zwar akzeptierten die Kriminalisten inzwischen die Einschaltung der Gerichtsbarkeit vor der erwünschten Sicherungsverwahrung. Gay forderte aber in seinem Referat eine sofortige Vollstreckbarkeit von Schnellgerichtsurteilen – ohne Rücksicht auf eingelegte Berufungen.[12] Als Produkt der Tagung erschien 1952 in der „Polizei“ ein Beitrag des „Charlottenburgers“ und ehemaligen SS-Sturm­bann­führers im RSHA Fritz Weber. Nach seiner Interpretation war das „Gewohnheitsverbrechergesetz“ vom November 1933 noch formal in Kraft. Dennoch forderte er ein neues Gesetz, mit dem die vorbeugende Verwahrung unter richterlicher Kontrolle – ein Zugeständnis an die Gewaltenteilung – wieder eingeführt werden sollte.

    Diese eindeutig positive Bezugnahme auf die Praxis der „Vorbeugenden Verbrechensbekämpfung“ im NS-Staat griff das BKA 1955 in einer neuen Initiative auf, für die man den Autor der entsprechenden Erlasse im Amt V, Eduard Richrath, persönlich hinzuzog. Im Ergebnis erschien in der Schriftenreihe des BKA ein Band über „Probleme der Polizeiaufsicht“, in dem die KZ-Einweisungspraxis als Erfolgsgeschichte dargestellt wurde. Autor war neben dem „Charlottenburger“ Rudolf Leitweiß der Leiter des Ausbildungsreferates im Kriminalistischen Institut des BKA, Eberhard Eschenbach, der 1945 direkt in die schleswig-holsteinische Kripo übernommen worden war. Hinzu kamen Veröffentlichungen von „Charlottenburgern“ in Hiltrup und der „Polizei“. Die BKA-Vorlagen brachten es bis zur Behandlung in der Strafrechtskommission im Bundesjustizministerium. Die Initiative scheiterte zwar wiederum, zeigte aber anschaulich das abgestimmte kriminalpolitische Vorgehen der Seilschaft.
    In der Defensive

    Während der Kreis bis dahin offensiv Personalpolitik in eigener Sache betrieben hatte und Einfluss auf die Kriminalpolitik zu nehmen suchte, sollte er in den folgenden Jahren zunehmend in die Defensive geraten. Auslöser war Bernhard Fischer-Schweder, der ebenfalls Teilnehmer eines Kommissarlehrgangs im Polizei-Institut Charlottenburg gewesen war. Fischer-Schweder war aber kein Kriminalist, sondern hatte eine Partei- und SA-Karriere hinter sich, bevor er zur Gestapo kam und schließlich Polizeichef von Memel wurde. Als solcher hatte er sich 1941 an Massenerschießungen von Juden in Litauen beteiligt. Nach dem Krieg lebte er zunächst unter falschem Namen und verschwieg seine Vergangenheit. Mitte der 50er Jahre deutete er das gesellschaftliche Klima falsch und bewarb sich unter Verweis auf seine einstige Laufbahn zur Wiederverwendung im Kripo-Dienst. Weil in diesem Kontext Kenntnisse über seine Verbrechen an die Öffentlichkeit gelangten, trat er mit seiner Bewerbung Ermittlungen los, die zum Ulmer Einsatzgruppen-Prozess führten, an dessen Ende 1958 seine Verurteilung zu zehn Jahren Haft stand.[13]

    Bedeutsamer als das Urteil selbst war die dem Prozess folgende Gründung der Zentralen Stelle der Landesjustizverwaltungen in Ludwigsburg und die damit beginnenden systematischen Ermittlungen zu NS-Verbrechen. Auch wenn die mörderischen Konsequenzen der „Vorbeugenden Verbrechensbekämpfung“ und der Verfolgung und Deportation der Roma und Sinti niemals zu Strafverfahren führten, waren die Ermittlungstätigkeiten für die „Alten Charlottenburger“ ausgesprochen be­drohlich, da etliche von ihnen an den Einsatzgruppen-Morden beteiligt waren. Von den 92 Personen, die 1971 im Verteiler der „Alten Charlottenburger“ standen – also damals noch lebten –, waren lediglich acht nicht von den umfangreichen Ermittlungen zu NS-Verbrechen betroffen. Diejenigen, bei denen die Verfahren zur Suspendierung führten, überbrückten diese Zeit vielfach durch Arbeitsverhältnisse in der Wirtschaft und kehrten anschließend in den Polizeidienst zurück. Insgesamt fühlten sich die Kriminalisten jedoch – trotz ihrer Beteiligung an den NS-Verbrechen – vor Strafverfolgung geschützt. Wie selbstsicher die „Alten Charlottenburger“ auftraten, zeigt eine Episode, die der frühere Leiter der Sonderkommission für NS-Gewaltverbrechen in Schleswig-Holstein, Karl-Georg Schulz, dem Autor schilderte: Als er den ehemaligen Mitarbeiter im Amt V, Waldemar Krause, gegen den als Chef des Sonderkommandos 4b der Einsatzgruppe C ermittelt wurde, in Untersuchungshaft nahm, habe dieser ihn nur gefragt, warum Schulz das tue. Er wisse doch genau, dass er in spätestens 24 Stunden wieder frei sei.[14]

    Die Dimension der Begünstigung und gegenseitigen Unterstützung ehemaliger „Charlottenburger“ bei solchen Ermittlungen ist bislang noch nicht ausgelotet worden und stellt ein anhaltendes Desiderat dar. Fakt ist, dass die britische Besatzungsplanung und -praxis es den „Charlottenburgern“ ermöglichte, ihre kriminalpolizeiliche Tätigkeit direkt nach Kriegsende fortzusetzen. Den „Alten Charlottenburgern“ gelang es, jahrzehntelang nicht nur die Personalpolitik und die kriminalpolitischen Diskurse der westdeutschen Kripo, sondern auch die Deutung kriminalpolizeilicher Tätigkeit im NS-Staat zu bestimmen.[15] So wurde noch 1986 in einem Polizeilehrbuch die Begründung von Walter Zirpins für die hohe Kriminalität nach Kriegsende übernommen: Sie sei verursacht worden durch die „Freilassung des größten Teils der strafgefangenen und sicherungsverwahrten Berufsverbrecher, Asozialen und kriminellen Landfahrer“.[16]

    Dies ist die stark gekürzte Version eines Aufsatzes, der gerade mit ausführlichen Nachweisen in einem von Klaus-Michael Mallmann und Andrej Angrick herausgegebenen Sammelband erschienen ist: Die Gestapo nach 1945. Karrieren, Konflikte, Konstruktionen. Veröffentlichungen der Forschungsstelle Ludwigsburg der Universität Stuttgart, Bd. 14, Darmstadt 2009. Die Redaktion dankt für die Abdruck-Genehmigung.
    [1] Banach, J.: Heydrichs Elite. Die Führerkorps der Sicherheitspolizei und des SD 1936-1945, Paderborn u.a. 1998, S. 106 ff. u. 264-276
    [2] Wagner, P.: Volksgemeinschaft ohne Verbrecher, Hamburg 1996, S. 235-243
    [3] genaueres bei Linck, S.: Der Ordnung verpflichtet. Deutsche Polizei 1933–1949. Der Fall Flensburg, Paderborn u.a. 2000, S. 186–193; ders.: Zur Personalpolitik der britischen Besatzungsmacht gegenüber der deutschen Kriminalpolizei nach 1945, in: Fürmetz, G.; Reinke, H.; Weinhauer, K. (Hg.): Nachkriegspolizei. Sicherheit und Ordnung in Ost- und Westdeutschland 1945-1969, Hamburg 2001, S. 105-127
    [4] Wildt, M.: Generation des Unbedingten. Das Führungskorps des Reichssicherheitshauptamtes, Hamburg 2002, S. 790-796
    [5] Schenk, D.: Auf dem rechten Auge blind. Die braunen Wurzeln des BKA, Köln 2001, S. 133 ff.
    [6] Linck: Der Ordnung verpflichtet a.a.O. (Fn. 3), S. 340 f.
    [7] Schenk a.a.O. (Fn. 5), S. 67 f. u. 282 f.
    [8] ebd., S. 177
    [9] Wagner, P.: Kriminalpolizei und „innere Sicherheit“ in Bremen und Nordwestdeutschland zwischen 1942 und 1949, in: Frank Bajohr (Hg.): Norddeutschland im Nationalsozialismus, Hamburg 1993, S. 259
    [10] abgedruckt in: Die Polizei 1949, H. 2, S. 282
    [11] Linck: Personalpolitik a.a.O. (Fn. 3), S. 125 f.
    [12] Bericht über die 3. Arbeitstagung der Leiter der LKPA v. 13.–15.11.1951, in: Mitteilungen aus dem Polizei-Institut Hiltrup 1952, H. 1, S. 12 ff.; Referat von Gay auf S. 16 ff.
    [13] vgl. Klemp, S.: „Nicht ermittelt“. Polizeibataillone und die Nachkriegsjustiz – Ein Handbuch, Essen 2005, S. 355
    [14] vgl. Peters, O.H.: Schleswig-Holstein hat sich als Versteck für NS-Verbrecher bewährt: Für Erich Waldemar Krause wurde sogar gelogen, in: ISHZ 23, November 1992, S. 61 f.; zur Unterstützung Krauses: Klemp a.a.O. (Fn. 13), S. 397
    [15] vgl. die apologetische Darstellung von Wehner, B.: Dem Täter auf der Spur. Die Geschichte der deutschen Kriminalpolizei, Bergisch Gladbach 1983
    [16] Zirpins, W.: Die Entwicklung der polizeilichen Verbrechensbekämpfung in Deutschland, in: Taschenbuch für Kriminalisten, Bd. 5, Hamburg 1955, S. 292; die gleiche Formulierung findet sich bei Harnischmacher, R.; Semerak, A.: Deutsche Polizeigeschichte. Eine allgemeine Einführung in die Grundlagen, Stuttgart 1986, S. 31

    #Allemagne #police #politique #nazis #histoire


  • La Roya : la loi de la vallée | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/088699-000-A/la-roya-la-loi-de-la-vallee

    Dans la vallée de la #Roya, rencontre avec ceux qui viennent en #aide aux #migrants et font régulièrement l’objet de #poursuites_judiciaires.

    Depuis quelques années, la vallée de la Roya, entre la France et l’Italie, fait face à un afflux inédit de migrants. Plusieurs habitants de la région ont spontanément décidé de les aider, en leur offrant le gîte et des soins médicaux, voire en leur faisant passer la frontière. Ces actions ont valu à neuf d’entre eux – dont le Français Cédric Herrou – des poursuites judiciaires. Assistés par des avocats, ces simples citoyens, devenus militants des droits humains, luttent désormais pour faire évoluer la législation en la matière. Nuno Miguel Pereira Escudeiro les a suivis trois ans durant dans leur combat.


  • « J’ai mis la cartouche, j’ai vu un manifestant, j’ai visé la tête et j’ai tiré, sans raison »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/05/13/violences-policieres-la-nouvelle-strategie-de-maintien-de-l-ordre-inquiete_5

    L’exécutif nie l’existence même de brutalités policières lors des manifestations des « gilets jaunes » et leur demande désormais d’aller davantage au « contact », au risque de dégrader encore la situation.

    Au moment où Roxane (le prénom a été changé) arme son lanceur de balles de défense (LBD), il est déjà tard en ce énième samedi de manifestation. Cette policière mobilisée depuis le début du mouvement des « gilets jaunes » n’en est pas à sa première munition de la journée. « J’avais déjà tiré plusieurs fois, des tirs justifiés, sur des personnes en train de commettre des infractions », raconte-t-elle à l’un de ses amis. La suite, elle ne sait pas très bien comment l’expliquer. « J’ai mis la cartouche, j’ai vu un manifestant, j’ai visé la tête et j’ai tiré, sans raison. » La cible, touchée sans gravité, prend la fuite. La policière, elle, reste avec ses questions : « Je ne sais pas du tout pourquoi j’ai fait ça. »

    La scène ne fera pas le tour des réseaux sociaux. Et pour cause, elle n’a pas été filmée, la victime n’a pas été éborgnée, et la fonctionnaire n’a connaissance d’aucune plainte, à ce jour du moins. Mais ce témoignage rapporté au Monde, d’une sincérité brute, jette une lumière crue sur la polémique qui fait rage depuis plusieurs mois sur la gestion par les forces de l’ordre des manifestations des « gilets jaunes » et sa part ombrageuse mais indissociable, les violences policières.

    « Il n’y a aucune présomption d’innocence pour nous »

    La parole des agents est en effet rare, étouffée au milieu d’un débat qui a pris une ampleur nationale. D’un côté, les réseaux sociaux sur lesquels ont été lancées les premières alertes agissent comme une caisse de résonance. Les séquences de policiers en train de molester des manifestants sont diffusées en boucle. Tout y est disséqué, commenté, relayé. « On est jugé et condamné dans la même seconde, il n’y a aucune présomption d’innocence pour nous », regrette un policier.

    De l’autre, le pouvoir nie contre toute évidence l’existence même des violences policières. A plusieurs reprises, le président de la République Emmanuel Macron et son ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, ont appelé à ne pas utiliser ce vocable. Une communication appréciée en interne, surtout par les syndicats, mais qui a aussi pour conséquence de laisser le policier qui a « dérapé » – l’euphémisme officiel – seul face à ses responsabilités.

    Les fonctionnaires mis en cause par des plaintes s’expliquent-ils eux-mêmes leur geste ? Difficile à dire : la plupart d’entre eux n’ont pas encore été entendus par l’Inspection générale de la police nationale, la « police des polices », même pour des dossiers remontant aux premiers actes des « gilets jaunes », en novembre ou en décembre 2018. Sur les 240 enquêtes, une soixantaine ont été clôturées et retournées aux différents parquets (dont une quarantaine sur les 161 ouvertes à Paris). Aucune poursuite n’a encore été engagée.
    Pour leurs collègues, il est impossible de comprendre ces scènes qui font le tour d’Internet sans prendre en compte le contexte, celui d’une ultraviolence à laquelle font face les troupes depuis le début du mouvement des « gilets jaunes ».

    « Chaque tir coûte cher à l’Etat »

    Comme pour ce policier filmé dans un contexte tendu, le 1er-Mai à Paris, en train de gifler un homme qui l’invective, sous la grille d’un magasin. L’un de ses camarades se veut compréhensif : « Ça ne se fait pas, on n’apprend pas ça, ce n’est pas pro, mais franchement, c’est un craquage. C’est l’insulte de trop après vingt-cinq week-ends de manifestations. Je ne l’excuse pas, mais je le comprends. » Ou pour celui immortalisé en train de lancer un pavé dans la foule. « Des pavés, il en a probablement reçu des centaines depuis le début du mouvement, c’est un être humain, pas une machine », justifie un autre policier.

    Certaines séquences laissent tout de même les policiers pantois. Ce sont souvent les mêmes qui reviennent dans la bouche des uns et des autres pour illustrer les cas de dérapages indéfendables. La scène du tabassage de manifestants dans un Burger King à Paris, en décembre 2018, trouve peu de défenseurs. Comme celle du tir de LBD à hauteur de tête en direction d’un manifestant à Bordeaux, en janvier, juste après un lancer répréhensible de grenade de désencerclement dans les airs. Idem pour la jeune fille qui s’est fait fracasser le crâne à Marseille par plusieurs policiers.

    Trois scènes de violence parmi des dizaines d’autres qui, mises bout à bout, poussent à s’interroger sur l’existence d’un système facilitant ce type de débordements. Pour certains observateurs, le problème n’est d’ailleurs pas celui de la faillite individuelle mais de la faiblesse des structures et de la hiérarchie. « Il y a un gros problème avec l’entraînement, notamment au LBD, car chaque tir coûte cher à l’Etat, juge Laurent-Franck Liénard, avocat spécialisé dans la défense des policiers et des gendarmes. On a aussi mis des effectifs de BAC en première ligne, alors qu’ils n’ont pas le cadre rigide des troupes de maintien de l’ordre. Vu le déficit de formation et d’encadrement, ils s’en sont plutôt bien sortis. »

    « Pas un blanc-seing »

    La nouvelle doctrine mise en place par Christophe Castaner après le saccage des Champs-Elysées, le 16 mars, qui se traduit par une volonté d’aller davantage au contact, va-t-elle conduire à une dégradation de la situation ? Les nombreux journalistes du Monde présents au défilé du 1er-Mai à Paris ont tous constaté des conditions de manifestation très tendues, au milieu des gaz lacrymogènes. Plusieurs ont été touchés par divers projectiles des forces de l’ordre et l’un d’entre eux a été braqué au visage par un LBD à moins d’un mètre. Les policiers, eux, apprécient la plus grande autonomie laissée à la hiérarchie présente sur le terrain. « Ça marche très bien, ça nous donne plus de mobilité, d’initiative, de rapidité. Ça n’est pas pour autant un blanc-seing : si vous merdez, vous assumez ! », explique un gradé.
    Après le 1er-Mai, les forces de l’ordre considéraient d’ailleurs avoir réussi leur opération, notamment en dispersant les black blocs, quand bien même plusieurs cas de violences policières ont été documentés. « C’est une guerre de l’image », explique un fonctionnaire, qui regrette que les scènes de violence à l’endroit des policiers et des gendarmes ne connaissent pas le même écho.

    Si les policiers ont bien conscience d’être désormais au centre de toutes les attentions, ils sont nombreux à regretter la politisation de la question du maintien de l’ordre, qui est avant tout, pour eux, un sujet technique, qui ne doit pas varier au gré des polémiques. « Il y a un discours qui tente de faire entendre que tout usage de la force est forcément une violence, donc illégitime, abonde l’avocat Laurent-Franck Liénard. C’est très dangereux. La réalité, c’est que, confrontés à une violence délirante, les forces de l’ordre ont été très réticentes à user de la force, elles ont été très majoritairement exemplaires, souvent en retrait par rapport à ce qu’elles auraient pu faire, voire dû faire. »

    La scène des trois gendarmes, pistolet au poing face à une voiture à Nantes, samedi 11 mai, est loin d’être une exception. D’après l’avocat, depuis novembre, au moins une dizaine de policiers et gendarmes ont pris son attache après avoir dégainé leur arme au cours d’une manifestation. Ils souhaitaient tous savoir s’ils avaient le droit de tirer.

    • Le Monde continue à asséner, ni vu ni connu, l’idée que la violence vient des gilets jaunes, ce qui est factuellement faux.
      Sur un autre papier du même torche-cul, alors qu’il y un titre qui fait semblant d’interroger l’impunité policière, on retrouve toujours les mêmes éléments de langage qui reviennent à « excuser » les « débordements » policiers en créant une fausse symétrie avec les violences des manifestants.

    • La suite, elle ne sait pas très bien comment l’expliquer. « J’ai mis la cartouche, j’ai vu un manifestant, j’ai visé la tête et j’ai tiré, sans raison. » La cible, touchée sans gravité, prend la fuite. La policière, elle, reste avec ses questions : « Je ne sais pas du tout pourquoi j’ai fait ça. »

      Depuis le début je me demande ce qui peut bien passer dans la tête d’un ou d’une fonctionnaire de police pour tirer sur une personne dans la foule, je viens enfin d’avoir la réponse à cette question, elle est effrayante : rien, un courant d’air.

    • Vraiment très élégante, cette figure de style (double opposition « prend la fuite / reste avec ses questions » et la cible-objet / la policière-personne) :

      La cible, touchée sans gravité, prend la fuite. La policière, elle, reste avec ses questions

      Je sais pas vous, mais c’est très émouvant, cette souffrance, cette douleur, que ressent la policière (alors que « la cible », elle, se contente de prendre la fuite comme si de rien n’était). La policière, quasiment « victime » de sa « propre violence ».

    • Après le 1er-Mai, les forces de l’ordre considéraient d’ailleurs avoir réussi leur opération, notamment en dispersant les black blocs, quand bien même plusieurs cas de #violences_policières ont été documentés. « C’est une guerre de l’image », explique un fonctionnaire, qui regrette que les scènes de violence à l’endroit des policiers et des gendarmes ne connaissent pas le même écho.

      Pas le même écho ??? j’ai pas le souvenir qu’un politique se soit penché sur le lit d’hôpital d’un gilet jaune. Quand c’est un poulet, alors là c’est le défilé au chevet du pandore avec caméra et tout le toutim.
      Mort c’est les invalides et médailles à titre posthume. Je te leur en donnerai moi des médailles, à poignées.

      Les fonctionnaires mis en cause par des plaintes s’expliquent-ils eux-mêmes leur geste ? Difficile à dire : la plupart d’entre eux n’ont pas encore été entendus par l’Inspection générale de la police nationale, la « police des polices », même pour des dossiers remontant aux premiers actes des « gilets jaunes », en novembre ou en décembre 2018. Sur les 240 enquêtes, une soixantaine ont été clôturées et retournées aux différents parquets (dont une quarantaine sur les 161 ouvertes à Paris). Aucune poursuite n’a encore été engagée.

      circulez y’a rien à voir !

    • http://lepanierasalade.fr

      Panorama
      Maintien de l’ordre

      « J’avais déjà tiré plusieurs fois, des tirs justifiés, sur des personnes en train de commettre des infractions,raconte une policière, mobilisée lors d’une manifestation. J’ai mis la cartouche, j’ai vu un manifestant, j’ai visé la tête et j’ai tiré, sans raison. (...) Je ne sais pas du tout pourquoi j’ai fait ça. » [Le Monde] « Nous accuser d’agresser volontairement les gilets jaunes, c’est n’importe quoi, témoigne un CRS base à Toulouse (Haute-Garonne). Les CRS n’interviennent que sur ordre de leur hiérarchie, il ne peut y avoir aucune initiative personnelle. On est là pour encadrer les manifestations pas pour agresser les manifestants. » [France 3] En six mois de manifestations, pas un syndicat de police représentatif n’a pris ses distances avec la doctrine de maintien de l’ordre : les LBD sont défendus, les violences policières sont légitimées et toute voix discordante est étouffée. [Mediapart]

      📹Face à la multiplication des vidéos montrant les policiers au travail, certains espèrent une loi obligeant à flouter les visages avant diffusion, ou comptent sur le ministère de l’intérieur pour risposter avec les vidéos qu’il possède. [L’Express]

      💥Des policiers d’une brigade de répression de l’action violente frappent un étudiant dans sa résidence universitaire à la Pitié-Salpétrière à Paris en marge des manifestations du 1er-Mai. L’IGPN a été saisie. [Mediapart] Des gendarmes ont sorti leurs armes à Nantes (Loire-Atlantique) lors des manifestations de samedi. [LCI] Les street-médics se plaignent d’un acharnement policier à Toulouse (Haute-Garonne). [La Dépêche]

      Lacrymos. « Si sur la durée, la différence ne doit pas être énorme entre CM3 et CM6, elle le devient sur l’instant : la concentration en gaz monte d’un seul coup, créant des effets immédiats plus forts que ceux obtenus par le lanceur classique », explique Pierre Bernat, membre de la Ligue des droits de l’homme à Toulouse, ajoutant que les lanceurs, et leur usage, diffèrent entre ces deux types de grenades lacrymogènes. [franceinfo] Analyses. Des « Gilets jaunes » affichent des symptômes persistants après une exposition aux gaz lacrymogènes. Des personnalités scientifiques réclament des recherches sérieuses sur les effets de ceux-ci. [Libération]

      Le sociologue Cédric Moreau de Bellaing revient sur le travail de l’IGPN : « Pour les enquêteurs, la reconstitution de la dynamique de la situation est vraiment centrale. Une même blessure peut être le résultat d’une violence légitime comme illégitime. Pour différencier l’un de l’autre, il faut savoir comment la violence a été exercée, à quel moment, pour quelle raison : c’est donc crucial du point de vue de l’IGPN. » [Le Monde]

      « Frapper un manifestant tombé à terre, c’est se frapper soi-même, déclarait le 29 mai 1968 le préfet de police Maurice Grimaud. Dites-vous bien et répétez-le autour de vous : toutes les fois qu’une violence illégitime est commise contre un manifestant, ce sont des dizaines de ses camarades qui souhaitent le venger. Cette escalade n’a pas de limites. » [Le Monde]
      « Gilets jaunes » et justice

      Du collectif « Robes noires et gilets jaunes » animé par les avocats David Libeskind et Philippe de Veulle, classés à droite, à des avocats plutôt ancrés à gauche, la défense juridique des manifestants s’organise. [Le Monde]

      Une manifestante de Toulouse est poursuivie pour « usage et menace d’une arme », en l’occurrence son fauteuil roulant électrique. [Capital] Six mois après les faits, six « Gilets jaunes » paraissaient devant le tribunal correctionnel pour participation à un attroupement à une sommation à se disperser. La relaxe a été demandée. [La Voix du Nord]
      Interpellation

      Les lycéens interpellés à Mantes-la-Jolie (Yvelines) et agenouillés par les policiers en décembre ont été entendus par l’IGPN. [La Gazette des Yvelines] Arié Alimi, avocat d’une vingtaine de lycéens interpellés réclame la nomination d’un juge d’instruction. [L’Humanité]

      Les mères des jeunes interpellés s’inquiètent des traumatismes causés par ces événements. « C’était un bon vivant, il aimait sortir, aller au cinéma avec ses copains. Maintenant il sort moins, il reste à la maison. Il me dit que comme ça personne ne le gêne, et qu’il ne gêne personne », raconte l’une d’elles. [Les Inrocks]
      Cour criminelle

      L’avocat Hervé Temime se lamente des cours criminelles départementales instaurée par la loi de réforme de la justice : « Je ne vois pas au nom de quoi on constituerait plusieurs catégories de crimes. Pourquoi un viol devrait être jugé par une juridiction composée de professionnels et un meurtre par la “vraie” cour d’assises ? (...) La cour d’assises actuelle, aussi critiquable soit-elle, est sans doute la juridiction où la justice est rendue avec le plus de soin, le plus de solennité et le plus de sérieux. » [Le Point] François Saint-Pierre de son côté n’apprécient pas les cours d’assise où le président seulement, contrairement au jury, a accès au dossier : « Notre système personnalise à outrance le procès sur le président et il faut en sortir. Comment ? Par ce que j’appelle la rationalisation de la procédure accusatoire. En faisant condamner la France devant la Cour européenne des droits de l’homme pour défaut de motivation des verdicts, j’ai contribué à faire évoluer les choses. Mon but est de casser ce système archaïque qui fait un peu bandouiller quelques avocats passéistes. » [Le Point]

      La boîte noire

      Info. Le ministère de la justice a décidé de ne plus diffuser les statistiques mensuelles sur la population écrouée et détenue. Seules des statistiques trimestrielles devraient être publiées ; celles des trois premiers mois de l’année devraient être publiées aujourd’hui. [Le Panier à salade] « Disposer d’une analyse statistique avec un recul de plusieurs mois permettra un meilleur aperçu des tendances de l’évolution de la population carcérale », justifie le cabinet de la ministre de la justice.

      Réaction. Adeline Hazan, contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) regrette l’arrêt de ces publications : « Ces données sont extrêmement utiles au CGLPL pour l’exercice de notre mission, notamment pour vérifier les taux d’occupations réels des prisons que nous visitons, les établissements ayant une fâcheuse tendance à considérer que le nombre de places correspond au nombre de lits disponibles. Une publication à un rythme trimestriel risque d’être moins pertinente, alors que le CGLPL recommandait dans un rapport thématique sur la surpopulation carcérale que l’administration pénitentiaire se dote d’outils statistiques plus précis de l’occupation des établissements pénitentiaires. »

      En bref
      Un policier de Rennes (Ille-et-Vilaine) est soupçonné d’avoir détourné des armes saisies

      📱Un policier des stups est soupçonné d’avoir fait localiser le téléphone de sa femme

      Au Brésil, le nombre de suicides dans les rangs de la police est important

      La police nationale lance une nouvelle campagne de recrutement, proposant notamment un casque de réalité virtuelle

      Les juges doivent tenir compte d’une marge d’erreur de 8% de la valeur mesurée par les éthylomètres

      Relancée par la cour d’appel de Paris en 2013, l’enquête sur le scandale de l’IGS est au point mort

      Malgré la mort d’Eric Garner en 2014, les clefs d’étranglements sont toujours utilisées par la police de New York (États-Unis)

      Une ASVP de Nice (Alpes-Maritimes) condamnée pour avoir travaillé en parallèle au service d’une princesse arabe

      Deux policiers municipaux de Marseille (Bouches-du-Rhône) sont mis en examen après avoir tiré lors d’un refus d’obtempérer

      À Paris, des policiers recouvrent la tête d’un mineur avec un sac en tissu lors d’une interpellation ; le parquet a ouvert une enquête

      Un policier a été condamné pour avoir donné des coups de pieds à un manifestant contre les violences policières

      Un policier du commissariat de Roubaix (Nord) est condamné pour avoir détourné de l’argent saisi ; sa peine n’est pas inscrite à son casier

      La Cour de cassation rend définitif le non-lieu du gendarme ayant tiré la grenade qui a coûté à la vie à Rémi Fraisse

      Un homme est condamné à perpétuité après avoir percuté un gendarme en Ariège

      La peine de 25 ans de réclusion criminelle de Rédoine Faïd pour le braquage raté lors duquel la policière municipale Aurélie Fouquet était morte est définitive

      📹L’utilisation des caméras-piétons ne permettent pas de lutter contre les contrôles au faciès selon le DGPN ; le rapport mentionne de nombreuses pannes

      La ministre de la santé porte les premiers soins à un CRS affecté à son escorte victime d’un malaise

      La ville de Montréal (Québec, Canada) doit verser 43 000 $ à une manifestante détenue abusivement en 2014

      Une étude scientifique américaine montre le manque d’effet de la prison en matière de prévention de la violence

      Téléphone, drogue, colis : Snapchat, témoin de la vie quotidienne en prison ; le compte « Les Prisons 2 France » diffuse régulièrement des vidéos

      Un homme porte plainte après le suicide de son fils au centre pénitentiaire de Vézin-le-Coquet (Ille-et-Vilaine)

      « C’est répugnant ! » : la sénatrice Esther Benbassa a visité l’établissement pour mineurs de Porcheville (Yvelines)

      Trois ruches ont été installées à la prison de Montmédy (Meuse)

      Le Conseil constitutionnel a censuré l’article de loi utilisé pour pénaliser les surveillants pénitentiaires grévistes

      Aux Pays-Bas, le ministère de la justice a perdu la traces de 700 porteurs de bracelet électronique à cause d’un bug

      La section spécialisée C1 du parquet de Paris va bientôt laisser sa place au parquet national anti-terroriste

      La police municipale de Châteauroux (Indre) sera équipée de LBD à l’automne

      Candidate à la mairie de Paris, Rachida Dati souhaiterait armer la police municipale parisienne et encourager le lien avec la sécurité privée

      La Commission européenne travaille à une résolution pour faciliter l’accès aux preuves numériques

      1073 flash en trois mois en Normandie : les voitures radars privatisées ne flashent guère

      Aux États-Unis, les Tasers ne sont pas aussi fiables que le laisse penser leur constructeur ; parfois, ils aggravent même la situation

      🛴Les policiers municipaux d’Honfleur (Calvados) testent les trottinettes électriques

    • (pour faire suite au message de @sombre, @paniersalade est même ici depuis quelques semaines, et la lettre d’info du 14 mai est disponible avec les liens à cette adresse : https://us12.campaign-archive.com/?u=93670423e9243101afcfcae19&id=d0ce6af1de et y’a moyen de s’abonner gratuitement pour la recevoir chaque mardi dans sa boîte mail)

      Le Panier à Salade propose une sélection hebdomadaire de liens de l’actualité police-justice.

      Vous lisez le Panier à salade, votre sélection hebdomadaire de liens sur l’actualité de la police et de la justice. Bonne lecture, et n’hésitez pas à partager le contenu de cette newsletter sur les réseaux sociaux ou à transférer ce message à vos amis.


  • Eborgnements, tabassages, humiliations : les syndicats de police imposent l’omerta
    https://www.mediapart.fr/journal/france/110519/eborgnements-tabassages-humiliations-les-syndicats-de-police-imposent-l-om

    En six mois d’affrontements, pas un syndicat de police représentatif n’a pris ses distances avec le maintien de l’ordre prôné par Christophe Castaner. Non seulement les lanceurs de balles de défense sont défendus et les violences policières légitimées, mais toute voix discordante est chassée, étouffée, poursuivie.

    #Notre_dossier_« gilets_jaunes »:la_révolte_des_oubliés #Macron,_gilets_jaunes,_Alliance_Police,_Alternative_Police,_Laurent_Nunez,_UNSA-Police,_Unité_SGP-Police,_violence,_Synergie,_Christophe_Castaner


  • Occupation : la police française, précieuse alliée du IIIe Reich
    https://www.geo.fr/histoire/occupation-la-police-francaise-precieuse-alliee-du-iii-eme-reich-127070

    Les 16 et 17 juillet 1942, 9 000 policiers et gendarmes français montrent aux autorités allemandes de quoi ils sont capables lors de la rafle du Vél d’Hiv. Durant l’Occupation, du simple gardien de la paix au préfet, les fonctionnaires français vont appliquer avec zèle la politique des Allemands, devançant même parfois leurs exigences.

    Mais c’est dans la mise en œuvre de la politique anti-juive que la police française va se montrer la plus redoutable. La machine infernale se met en branle en mai 1941. Ce mois-là, à Paris, des agents frappent aux portes de quelque 6500 foyers juifs. A ceux qui leur ouvrent, les policiers tendent un papier plié comme un pneumatique, et s’en vont aussitôt. Le document remis - le « billet vert », comme on l’appelle en raison de sa couleur vert pomme - est une convocation à se rendre, dès le lendemain matin, dans trois lieux précis de la capitale : la caserne Napoléon, celle des Minimes ou le gymnase Japy. Lorsque la personne arrive sur place, les policiers lui confisquent ses papiers d’identité, avant de la faire monter dans un autobus... trois mille sept cents juifs tombent ainsi dans le piège du billet vert.

    Les 16 et 17 juillet 1942, 9 000 policiers et gendarmes français montrent aux autorités allemandes de quoi ils sont capables : selon la préfecture, lors de la rafle du Vél d’Hiv, le nombre d’arrestations s’élève à 13 152 personnes à Paris. Dans le reste de la France, on assiste à ces mêmes coups de filet gigantesques. A Montargis, la rafle se déroule en plein 14 juillet, sans crainte de choquer l’opinion. A Nancy, en revanche, la rafle du 19 juillet 1942 est un échec.

    La faute à sept policiers qui ont refusé d’obéir aux ordres. La veille de l’opération, Edouard Vigneron, chef du service des étrangers, et six de ses collègues se sont en effet réparti les fiches des personnes devant être arrêtées afin d’aller les avertir. Vigneron, resté au poste de police, couvre ses collègues. Ces derniers font du porte à porte et préviennent les juifs menacés : « Ce soir, ne dormez pas chez vous. » Ils leur demandent aussi de prévenir d’autres familles. A midi, les sept policiers déjeunent ensemble et font le point, cochant les fiches de ceux qu’ils n’ont pu avertir. Puis ils repartent en ville achever leur mission de sauvetage. Le lendemain, les Allemands préfèrent renoncer à faire partir le convoi pour Auschwitz : il n’y a pas assez de personnes interpellées.


  • Marseille : Elior débouté, ses femmes de chambres en grève tenues de se taire - Journal La Marseillaise
    http://www.lamarseillaise.fr/marseille/social/76176-les-grevistes-d-elior-confortees-en-droit-mais-tenues-de-se-tai

    Rebelotte lundi matin. Avec cette fois la visite de la Bac et des #intimidations plus précises. « Ils font des pieds et des mains pour nous faire plier, c’est que quelque part on les dérange. Mais il faut reconnaître que c’est flippant », reprend Lara Schäfer. « Ils nous ont dit : "si on veut vous faire tomber, on vous fera tomber" : s’il n’y a pas tapage mais qu’on dit qu’il y a tapage, il y aura tapage. Si on dit qu’il y a obstruction de la voie publique, il y aura obstruction ».

    #grève #police #bac #milice #droit_de_grève



  • Bretagne : des adolescents découvrent une cache d’armes, un policier mis en examen - Sud Ouest.fr
    https://www.sudouest.fr/2019/05/07/bretagne-des-adolescents-decouvrent-une-cache-d-armes-un-policier-mis-en-ex

    #gorafi_encore_plagié

    Selon Le Télégramme, ce sont des adolescents qui ont fait la découverte, le 1er mai dans un hangar agricole, d’"une soixantaine d’armes de poing", de fusils, de « milliers de cartouches de différents calibres », et d’un fusil d’assaut, cachés derrière des ballots de paille.

    Le journal évoque un « trafic d’armes lié à un réseau de collectionneurs, ou à des gangs de motards, ou encore à la mouvance survivaliste ».
    Un des suspects est policier

    Selon Europe 1, l’un des deux suspects est un fonctionnaire de la police judiciaire de Rennes, âgé de 59 ans. Il est soupçonné d’avoir détourné des armes saisies par la police qui devaient être détruites, assurant aux enquêteurs être collectionneur d’armes.


  • La Présidence et le Gouvernement utilisent-ils des #armes chimiques contre le peuple et les policiers ? - News/Actualités-Vigi Ministère de l’Intérieur
    https://vigimi.fr/f/actualites-fr/entry/la-presidence-et-le-gouvernement-des-armes-chimiques-contre-ses-citoyens-et-s

    Les multiples informations scientifiques collectées relatives à la #dangerosité certaine et prouvée de l’agent CS sous toutes ses formes (aérosol de cristaux de CS dilués dans un solvant lui aussi identifié comme dangereux, grenade à poudre de cristaux secs de CS, munition combinée explosif et poudre de CS, etc.) doivent être communiquées à nos collègues et aux citoyens afin que chacun prenne ses responsabilités et puisse aussi vite que possible procéder aux examens qui s’imposent.

    Si l’on ajoute le nombre de nos collègues à celui des citoyens qui ont été exposés à ces gaz dans toute la France depuis novembre 2018, cela représente plus de 200,000 citoyens ce qui peut représenter une véritable catastrophe sanitaire.

    Nous demandons que soient clarifiées nos devoirs et nos responsabilités concernant l’usage de ces munitions et nos droits en matière de santé, de soin, de suivi médical régulier, de reconnaissance d’invalidité éventuelle et d’indemnisation.


  • http://igorbabou.fr/la-france-sombre-dans-la-dictature


    « Mensonges d’Etat, propagande médiatique, répression ultra-violente des mouvements sociaux, non respect systématique de la loi par les forces de l’ordre. Les manifestations du 1er mai 2019 ont entériné ce que beaucoup d’observateurs ressentent maintenant depuis quelques années : la France n’est plus une démocratie. »
    #France #dictature #répression


  • Article paru le 24 mai 2016, il y a 3 an, mais utile pour remettre en contexte les doctrines du #maintien_de_l'ordre « à la française ». Ceci dit, j’ai le sentiment depuis un bout de temps que la Place Beauvau est un repaire de crapules.

    Un splendide isolement - La Vie des idées
    https://laviedesidees.fr/Un-splendide-isolement.html

    Tandis qu’en France, la police tenue pour coupable d’acharnement appelle à un rassemblement contre la « haine anti-flics », en Allemagne, en Suède, en Suisse, l’interaction entre police et manifestants se distingue par la maîtrise et le dialogue. La police française résiste aux nouveaux modèles de maintien de l’ordre, articulés autour de la notion de désescalade. O. Fillieule et F. Jobard expliquent les raisons de ce retranchement doctrinal.

    • Pour moi, peu à peu c’est le syndicat Alliance qui a remplacé les politiques place Beauvau.
      On les voit intervenir, depuis très longtemps, en tant que cellule de communication de l’Intérieur.
      Toute question, même (surtout ?) d’actualité voit sa réponse dans la bouche d’un syndicaliste Alliance, naturellement, et les médias trouvent cela normal (à mon avis surtout pratique, et ne vont pas chercher plus loin la signification de cette aberration).
      L’Intérieur n’a pas de porte parole, pas de stratégie de communication, pas de réflexion. Un événement impliquant un flic ? C’est la horde des flics de très droite qui répond.
      A partir du moment où le politique donne la parole au fonctionnaire, tout en choisissant son angle répressif, droite, extrême-droite, pour le représenter, il n’a plus aucune autorité.
      Les syndicats qui sont plus près du concept de flic « au service de la population », « près de la population » sont systématiquement exclus du porte-parolat (même s’ils ne devraient pas non plus parler pour le politique).
      La messe est dite : les flics à tendance milicieuse, fasciste, dirigent le maintien de l’ordre en France.
      En sortir est simple, c’est remettre la loi dans tout ça : un fonctionnaire ne peut s’exprimer sur son travail que s’il y est ponctuellement et explicitement (par écrit) autorisé par sa hiérarchie.
      Le ministère a l’autorité, devrait avoir une pensée personnelle, et pas suivre celle de policiers répressifs, devrait avoir une cellule de porte-parole, politique, bien à lui.

    • Ce texte date de deux jours après ma première grosse frayeur en #manif, une charge venue de nulle part contre un cortège tranquille (qui venait de faire un sit-in !) et peu dense, ce qui nous a permis de courir. J’avais mon ordi dans mon sac, double raison de flipper.

      Bref...

      insularité inquiétante des forces de maintien de l’ordre françaises

      Ça fait des années que la culture policière française a ceci de spécial que les flics ne se pensent pas comme un service public mais un genre de sur-moi supérieur aux administrés, aux politiques, à la justice et à la loi. Et fonctionne la bride sur le cou alors que par ailleurs les flics sont majoritairement hostiles à la « démocratie » libérale et votent à l’extrême droite.

      L’article fait allusion aux grandes heures du maintien de l’ordre colonial et à la fierté des flics alors que le contexte a changé (les indigènes ne votaient pas mais les Blanc.hes oui et le public est sensible à la violence contre eux - de moins en moins, certes) et que des méthodes non-violentes (la désescalade vient de là !) font leurs preuves pour accompagner l’apaisement prôné par les politiques #libérales. Incohérence et faute grave donc des libéraux et néolibéraux au pouvoir, de ne pas savoir contrôler un État dans l’État qui lui est si hostile.

      Après, je suis partagée car si l’#apaisement de la #conflictualité m’emmerde, la #violence, le #virilisme et la bêtise me grattent aussi. Et je ne crois pas que la violence soit la meilleure stratégie des faibles. Surtout avec l’état du dispositif juridique, des techniques de contrôle et de l’armement. Marre des camarades qui vont à l’affrontement en touristes avec leurs super lunettes de plongée et deux leçons de boxe.

      D’autant qu’avec l’indiscrimination de la #répression, pour une canette vide qu’ils jettent (waw, trop romantique, c’est la révolution ! dommage que plus personne ne comprenne) je peux me prendre trois points de suture.

      #police


  • Œuvres ouvertes : Roman national (2)

    Place beauvau donc...

    http://oeuvresouvertes.net/spip.php?article3948

    Je me souviens que la première fois que je suis allé #place_Beauvau, la puanteur qui y régnait m’a paru insupportable. Mon père, lui, ne sentit rien. Je crus qu’en entrant dans les bureaux du ministère de l’Intérieur j’échapperai à la puanteur, mais ce ne fut pas le cas : ça puait aussi dans les bureaux, et même plus fort encore. Je dus vivre pendant cinquante ans dans la puanteur de la place Beauvau sans jamais m’y habituer.



  • Nowhere to turn: Victims say domestic abuse by police officers goes unpunished

    Debbie is one of multiple women who have told the Bureau of Investigative Journalism they suffered emotional or physical abuse at the hands of police officer partners, and that they believe their partners used their professional positions to seek to intimidate or harass them.

    From across the country we heard claims that alleged abusers got their partners repeatedly arrested, stalked them in marked cars, or warned them there was no point going to the police because the force was “a family.”


    https://www.thebureauinvestigates.com/stories/2019-05-01/police-perpetrators-domestic-violence
    #abus_sexuels #violence_domestique #police #UK #Angleterre


  • A Marseille, des policiers fracassent le crâne d’une jeune femme à terre - Page 1 | Mediapart

    https://www.mediapart.fr/journal/france/300419/marseille-des-policiers-fracassent-le-crane-d-une-jeune-femme-terre?onglet

    Exercice de l’état de droit selon la bande de voyous qui nous gouverne

    Maria, 19 ans, a déposé plainte mardi auprès du parquet de Marseille pour tentative d’homicide, violences volontaires aggravées et non-assistance à personne en danger. Le 8 décembre dernier, en marge d’une manifestation de « gilets jaunes », elle a été rouée de coups de pied et de matraque par des policiers. Son cerveau, notamment, a été endommagé.



  • lettre de la MG, extrait et lectures liées :

    #1erMai #LaJournéeDesFlics

    Lundi matin publie un entretien assez désabusé (ou lucide, selon le point de vue) sur le rapport de force qui s’annonce pour le premier mai parisien :

    https://lundi.am/Manifestation-du-1er-mai-qu-attendre-du-Black-Bloc

    Qu’on partage cette lecture ou pas, il nous semble qu’elle a le mérite de poser de bonnes questions, au-delà du folklore ou de la propagande gouvernementale.
    Ce texte n’est par ailleurs pas sans en évoquer un autre, publié il y à 111 ans jour pour jour dans le journal « la guerre sociale » à propos du 1er mai 1908. Il s’agit de l’article intitulé « La journée des flics » dans le recueil suivant :
    https://infokiosques.net/lire.php?id_article=608

    On précise à l’intention de nos lecteurs policiers ou procureurs que nous laissons l’entièreté de la responsabilité de ces propos à leur auteur, qui n’est autre que le n°2 de la CGT de l’époque, George Yvetot.
    Pour toute poursuite pénale, s’adresser à :
    Confédération Générale du Travail,
    rue de Paris
    93100 Montreuil

    #black_bloc #gilets_jaunes