• Torturée par la Hisba, police des mœurs féminine de l’État islamique. Elle raconte son traumatisme.

    « Elles m’ont tout volé, mon corps, mon enfant, jusqu’à ma liberté de rêver » - Valentine LEROY - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1044814/-elles-mont-tout-vole-mon-corps-mon-enfant-jusqua-ma-liberte-de-rever

    Alya inconsciente, la Hisba continue la séance de torture, mordant à plusieurs reprises la jeune femme, à l’épaule gauche cette fois. « J’ai découvert ça lorsque j’ai repris connaissance, par la suite », explique-t-elle. Quand Alya ouvre les yeux, l’une des femmes lui explique que tout cela n’est qu’une « simple leçon, pour le bien de tous ». « Je n’ai pas su réagir, et puis, il n’y avait rien à dire, ce sont des animaux, elles n’écoutent pas, elles mordent », murmure-t-elle. Lorsque la jeune femme évoque cette épreuve, les larmes coulent sur ses joues, sa voix tremble. Son mari lui serre la main, ne la quitte plus du regard. « J’ai cru mourir, j’ai voulu mourir, parfois je le veux encore. »

    De retour chez eux quelques heures plus tard, la jeune femme souffre le martyre. Elle enrage, pleure, frappe les murs, elle craque. Alya marque une pause, reprend son souffle. « Je ne comprenais pas, je ne comprends toujours pas comment des femmes peuvent infliger un tel supplice à d’autres femmes. Elles m’ont détruite. » La blessure infligée à sa cuisse mettra un mois et demi à se refermer, quand son épaule s’infectera à plusieurs reprises, avant de laisser une grossière cicatrice encore boursouflée, sur quinze centimètres.

    Ce traumatisme, Alya le revit encore et encore, chaque matin : « Quand je me lève, la première chose que je vois dans le miroir, ce sont ces cicatrices qui ne me quitteront jamais. C’est comme si la Hisba était là, tous les jours, pour me rappeler que j’ai eu le malheur de me perdre en rêverie pendant quelques secondes. » Enceinte de cinq mois au moment des faits, Alya perd son enfant quelques jours plus tard. « Il y a une certaine logique, je crois que mon corps a compris qu’aucun enfant ne devrait grandir dans un monde pareil. »

    Mossoul-Est est libérée, Alya est désormais réfugiée à Erbil, mais la jeune femme reste, en quelque sorte, prisonnière de l’EI. « Elles m’ont tout volé, mon corps, mon enfant, jusqu’à ma liberté de rêver. Je suis détruite, jamais je n’oublierai. »

    #mossoul #ei #police-des-moeurs #tortures


  • A propos du rejet de la demande de suspension d’un arrêté municipal "anti-#burkini" à Cannes
    « les requérants ont saisi le juge des référés le 12 août pour contester l’arrêté du maire de Cannes du 28 juillet, dont il n’est pas contesté qu’il est depuis lors affiché sur les panneaux municipaux prévus à cet effet ainsi que sur les plages »
    En ne statuant que sur l’urgence, le juge aurait pu se borner à ce constat et rejeter la demande de suspension. Mais cela montre une chose ; soit qu’aucune femme en burkini n’a été verbalisée, soit qu’aucune femme habillée de la sorte ne s’est présentée sur les plages cannoises. Autrement dit, l’arrêté tend à prévenir un risque de provocation à la violence post attentats (on comprend ça dans l’arrêté) qui n’existe pas. De quelque bout qu’on le prenne, il est totalement

    #police-administrative


  • La guerre #Police-gendarmerie s’est aggravée depuis les attentats
    https://www.mediapart.fr/journal/france/080216/la-guerre-police-gendarmerie-sest-aggravee-depuis-les-attentats

    Jean-Marc Falcone, le directeur général de la police nationale, et Denis #Favier, le directeur général de la #gendarmerie nationale. © Reuters Les attentats de janvier et novembre 2015 ont exacerbé les rivalités au sein des forces de l’ordre. D’abord querelle entre groupes d’intervention, le conflit déborde et se propage à l’ensemble des deux corps.

    #France #BRI #Cazeneuve #GIGN #raid #sécurité #terrorisme


  • L’état d’urgence dans la procédure pénale : le débat #Police-justice
    https://www.mediapart.fr/journal/france/200116/letat-durgence-dans-la-procedure-penale-le-debat-police-justice

    Avant la réforme de la Constitution pour y inscrire l’état d’urgence, et l’examen de textes liberticides modifiant la procédure pénale, débat entre Laurence Blisson, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature, et Michel-Antoine Thiers, membre du bureau national du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure.

    #France #état_d'urgence #Justice


  • Dignité, police et injonction : la recette indigeste du TA de Nice —
    http://www.revuegeneraledudroit.eu/blog/2015/03/28/dignite-police-et-injonction-la-recette-indigeste-du-ta-de-nice

    Le Conseil d’Etat pourra-t-il remettre de l’ordre, à condition bien sûr d’être saisi ? Nous ne le pensons pas. Si juridiquement l’analyse du premier juge est criticable, nous la pensons politiquement intouchable. Après avoir commis l’erreur de vouloir s’immiscer trop avant dans le fonctionnement de la société avec l’affaire Dieudonné (mais son péché originel remonte à Morsang-sur-Orge), le Conseil d’Etat pourra difficilement remettre en cause une décision aussi politisée que l’ordonnance commentée, qui vise à protéger la dignité humaine des “personnes africaines et d’ascendance africaine”. Le juge administratif devient progressivement victime de sa volonté de s’occuper de tout, au risque de frôler parfois le ridicule.

    #police-administrative #dignité


  • Etats-Unis : Pour faire des économies, changez d’écriture ! - France Info
    http://www.franceinfo.fr/monde/un-monde-d-info/etats-unis-pour-faire-des-economies-changez-d-ecriture-1369839-2014-03-31

    L’idée est simple, mais il fallait y penser ! Un jeune Américain de 14 ans s’est rendu compte qu’il était possible de faire beaucoup, beaucoup d’économies rien qu’en changeant de police de caractère ...

    En écrivant (et surtout en imprimant) des documents en « Garamond », les Etats-Unis pourraient gagner 300 millions de dollars par an. Le collégien a passé en revue les principales polices d’écriture pour trouver celle qui était la moins gourmande en encre, car l’encre coûte très cher aux collectivités et aux administrations. Deux fois plus qu’un parfum français pour la même quantité....

    #économie
    #États-Unis
    #police-de-caractère
    #encre


  • Liberté, Libertés chéries
    http://libertescheries.blogspot.fr

    Le Conseil d’Etat fait certes ce qui lui plaît et ne cherche le fondement de ses décisions qu’en lui-même. A tout le moins, lorsqu’il a une jurisprudence établie et canonique, il ne la modifie que de façon réfléchie et souvent en plusieurs étapes. L’ordonnance rendue le 9 janvier 2014 de façon étrangement accélérée par un juge unique déroge à cette méthode. Le Conseil renverse les principes de la liberté de réunion tels que consacrés par sa propre jurisprudence, l’une des libertés publiques cardinales qui inclut le droit des spectacles. Il rétablit la censure, que l’on croyait abolie. Il créée une instabilité juridique inquiétante pour les libertés et affaiblit du même coup l’autorité judiciaire, déjà bien mal en point.

    #Dieudonné #censure #police-administrative


  • Affaire #Dieudonné : un cas d’école (2) —
    http://www.revuegeneraledudroit.eu/blog/2014/01/09/affaire-dieudonne-un-cas-decole

    Nous finirons en rappelant les mots du commissaire du gouvernement Frédéric Lénica dans ses concluions sur l’affaire Hoffmann-Glemane : “le contentieux de l’holocauste est parfaitement irréductible au droit commun. Les raisonnements que nous allons mener seront donc largement inédits dans leur objet, leur portée et leurs effets“. Ce serait une erreur de ne pas prendre en compte cette considération dans le jugement que l’on peut porter sur “l’affaire Dieudonné”. Plus qu’une évolution du contentieux administratif, il faut y voir une forme d’exception.

    #police-administrative #dignité-de-la-personne


  • Affaire #Dieudonné : un cas d’école —
    http://www.revuegeneraledudroit.eu/blog/2014/01/09/affaire-dieudonne-un-cas-decole

    Pour toute personne ayant un peu étudié le droit administratif, l’affaire semble entendue : tous les arrêtés municipaux et préfectoraux d’interdiction du spectacle de Dieudonné devraient être suspendus, puis annulés. Ajoutons cependant, par simple prudence, que le contexte très particulier de l’affaire résultant de l’audience exceptionnelle qui lui est conférée, aura peut-être une influence sur l’appréciation des faits par le juge administratif.

    #police-administrative #droit-administratif


  • « Tous moutons, tous pucés ! » Manifestation à Lyon le 24 octobre 2013
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=447

    Jeudi 24 octobre 2013 à 16h Place Bellecour à Lyon

    La Confédération paysanne Rhône-Alpes nous invite à une manifestation de moutons le jeudi 24 octobre 2013 à Lyon, notamment pour protester contre l’obligation de puçage électronique (RFID) des ovins et des caprins. A la suite de protestations et de démarches, les éleveurs ont obtenu du ministre Le Foll un moratoire de 18 mois pour les petits ruminants. Les gros ruminants (bovins, mâcheurs de chewing gum) et les non ruminants (ayant troqué le chewing (...)

    #Nécrotechnologies


  • http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000026410

    Un maire, dans le cadre de ses pouvoirs de police, n’est pas compétent pour interdire dans sa commune la culture des OGM. le principe ne précaution n’a ni pour objet ni pour effet de modifier la répartition répartition des compétences entre autorités publiques arrêt du Conseil d’Etat du 24 septembre 2012

    #droit-administratif #OGM #police-spéciale #police-générale #principe-de-précaution

    5. Considérant qu’il résulte de ces dispositions que le législateur a organisé une police spéciale de la dissémination volontaire d’organismes génétiquement modifiés, confiée à l’Etat, dont l’objet est, conformément au droit de l’Union européenne, de prévenir les atteintes à l’environnement et à la santé publique pouvant résulter de l’introduction intentionnelle de tels organismes dans l’environnement ; que les autorités nationales ayant en charge cette police ont pour mission d’apprécier, au cas par cas, éclairées par l’avis scientifique d’un organisme spécialisé et après avoir procédé à une analyse approfondie qui doit prendre en compte les spécificités locales, y compris la présence d’exploitations d’agriculture biologique, s’il y a lieu d’autoriser la dissémination d’organismes génétiquement modifiés par leur culture en plein champ ; que, s’il appartient au maire, responsable de l’ordre public sur le territoire de sa commune, de prendre les mesures de police générale nécessaires au bon ordre, à la sûreté, à la sécurité et à la salubrité publiques, il ne saurait en aucun cas s’immiscer dans l’exercice d
    e cette police spéciale par l’édiction d’une réglementation locale ; que ce motif doit être substitué aux motifs de l’arrêt attaqué, dont il justifie sur ce point le dispositif ;

    6. Considérant, en second lieu, qu’aux termes de l’article 5 de la Charte de l’environnement, à laquelle le Préambule de la Constitution fait référence : « Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attributions, à la mise en oeuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage » ; qu’il résulte de ces dispositions que le principe de précaution, s’il s’impose à toute autorité publique dans ses domaines d’attribution, n’a ni pour objet ni pour effet de permettre à une autorité publique d’excéder son champ de compétence ; qu’ainsi l’article 5 de la Charte de l’environnement ne saurait être regardé comme habilitant les maires à adopter une réglementation locale portant sur la culture de plantes génétiquement modifiées en plein champ et destinée à protéger les exploitations avoisinantes des effets d’une telle culture ; qu’il appartient aux seules autorités nationales auxquelles les dispositions précitées du code de l’environnement confient la police spéciale de la dissémination des organismes génétiquement modifiés de veiller au respect du principe de précaution, que la réglementation prévue par le code de l’environnement a précisément pour objet de garantir, conformément à l’objectif fixé par l’article 1er de la directive du 12 mars 2001 qu’elle a pour objet de transposer ; qu’il suit de là qu’en jugeant que la compétence du maire pour adopter l’arrêté attaqué au titre de ses pouvoirs de police générale ne pouvait être justifiée par le principe de précaution, la cour administrative d’appel de Lyon n’a pas commis d’erreur de droit ;


  • Mouton 2.0 - La Puce à l’oreille - Le film
    http://www.mouton-lefilm.fr

    La lutte des éleveurs contre le puçage #RFID des #moutons peut apparaître comme un combat de plus. Pour certains c’est un combat comme un autre, un combat contre les obligations (la dernière en date étant celle de l’obligation de vacciner contre la FCO.) Cependant comme nous l’avons constaté dans nos entretiens avec les éleveurs il ne s’agit pas d’une obligation supplémentaire. C’est une volonté à moitié camouflée d’industrialiser l’élevage ovin et caprin, une volonté de contrôle total afin d’amener l’#élevage vers d’autres aménagements futurs, sur le terrain de la génétique notamment. (Voir à ce propos la loi sur les reproducteurs certifiés.) Camouflée, car selon ceux qui imposent la puce ( État, autorités sanitaires et vétérinaires ), la puce serait un outil de traçabilité, donc de sécurité pour le consommateur et diminuerait la pénibilité du travail pour l’éleveur.

    Pour aborder cette problématique nous avons choisi le secteur ovin, les moutons, l’élevage des agneaux, des brebis… Là où l’imaginaire commun n’arrive pas à se représenter le métier de berger derrière un ordinateur équipé d’un lecteur de données pour contrôler ses bêtes, c’est pourtant cette réalité qui domine l’élevage moderne. C’est probablement ces hommes, éleveurs, bergers, qui historiquement ont le plus résisté contre l’#industrialisation du secteur agricole et ce n’est pas anodin si ce sont eux qui se retrouvent moteurs de la lutte contre ces nouvelles obligations qui apparaissent.

    Les RFID sont le point de départ du projet de ce film documentaire. Le #puçage se généralise autour de nous, les informations se recoupent, la carte d’identité biométrique s’impose. À chaque fois avec de bon prétextes, de bonnes raisons, de bons arguments. Avec la directive européenne concernant le puçage obligatoire des cheptels ovins et caprins, nous assistons à la première obligation d’envergure de puçage du vivant. Une expérimentation grandeur nature dont les industriels se flattent.

    #police-totale