• Demandeurs d’emploi : l’ère du soupçon | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/demandeurs-demploi-lere-du-soupcon-643863#sthash.cUQLP1SA.uxfs

    Technicien son en recherche d’emploi, Pascal a fait l’expérience d’un contrôle de la part de pôle emploi. Il témoigne.
    « Je suis très fier de vous annoncer que j’ai passé avec succès mon examen de demandeur d’emploi !
    Bon, pas de mention, j’aurais sans doute dû envoyer mes candidatures spontanées en recommandé AR avec les 500 balles que je touche, au lieu de “faire le tour du monde” - comme notre perspicace Gattaz l’a bien remarqué (1).
    Cela dit, je comprends donc maintenant mieux pourquoi Pôle emploi, en allouant une partie de ses pauvres ressources au contrôle, se retrouve si incompétent lorsqu’il s’agit d’aider les chômeurs.
    D’autre part, je trouve un peu étrange que ce soit moi qui soit interrogé lors de ce contrôle puisque que, si je suis fainéant, je suis aussi certainement menteur. Mieux aurait valu aller questionner mes anciens employeurs et collègues à Athis-Photo, Arane ou Aligre : tout le monde leur aurait confirmé que j’étais vraiment le dernier des branleurs et des tires-au-flanc.
    Pour finir, j’ai quand même un peu honte de ne pas m’être laissé radier, c’est depuis un bon moment le seul moyen qu’il reste à nos chers dirigeants pour faire baisser les chiffres du chômage… »


  • Le contrôle de la recherche d’emploi, son formulaire, ses sous-traitants, raconté par un chômeur
    Demandeurs d’emploi : l’ère du soupçon | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/demandeurs-demploi-lere-du-soupcon-643863

    Technicien son en recherche d’emploi, Pascal a fait l’expérience d’un contrôle de la part de pole emploi. Il témoigne.

    « Je suis très fier de vous annoncer que j’ai passé avec succès mon examen de demandeur d’emploi !
    Bon, pas de mention, j’aurais sans doute dû envoyer mes candidatures spontanées en recommandé AR avec les 500 balles que je touche, au lieu de “faire le tour du monde” - comme notre perspicace Gattaz l’a bien remarqué (1).
    Cela dit, je comprends donc maintenant mieux pourquoi Pôle emploi, en allouant une partie de ses pauvres ressources au contrôle, se retrouve si incompétent lorsqu’il s’agit d’aider les chômeurs.
    D’autre part, je trouve un peu étrange que ce soit moi qui soit interrogé lors de ce contrôle puisque que, si je suis fainéant, je suis aussi certainement menteur. Mieux aurait valu aller questionner mes anciens employeurs et collègues à Athis-Photo, Arane ou Aligre : tout le monde leur aurait confirmé que j’étais vraiment le dernier des branleurs et des tires-au-flanc.
    Pour finir, j’ai quand même un peu honte de ne pas m’être laissé radier, c’est depuis un bon moment le seul moyen qu’il reste à nos chers dirigeants pour faire baisser les chiffres du chômage… » 
     
    C’est par ce post teinté d’une savoureuse ironie que Pascal dénoncait il y a quelques jours ce système de “flicage” des demandeurs d’emploi. Au micro de l’Humanite.fr, il décrit exactement ce qui s’est passé pour lui

    #chômeurs #contrôle #policemploi #audio


  • Octobre 2017, ambiance : les chômeurs sont des vacanciers multirécidivistes du refus, les exilés fiscaux des premiers de cordée, les manifestants des fainéants incultes.

    A Arpajon, le trouble des conseillers de Pôle emploi face aux réformes du gouvernement
    http://www.lemonde.fr/emploi/article/2017/10/17/a-arpajon-le-trouble-latent-des-conseillers-de-pole-emploi-face-aux-reformes

    « J’ai 439 personnes qui me sont rattachées », mais certaines travaillent, donc « je n’en ai que 230 dans mes portefeuilles » [40% des chômeurs au moins sont dans l’emploi], avec qui elle a des entretiens réguliers, explique ainsi Sophie. Les « portefeuilles » désignent le suivi actif de chômeurs, selon trois modalités : « Suivi », pour les plus autonomes ; « guidé » ; et « renforcé » pour les plus en difficulté. Pour sa part, Sophie ne s’occupe que de demandeurs d’emploi des deux premières catégories, la dernière étant dévolue à des conseillers spécifiques.

    Mais même si ceux qu’elle accompagne ne sont pas censés être des cas particulièrement complexes, certains sont inscrits depuis plus de soixante mois, et n’ont pas retrouvé de travail. « Celui-là, j’attends de savoir ce que je peux faire pour lui, déplore-t-elle en désignant le nom d’une personne inscrite depuis soixante-dix-sept mois. C’est quelqu’un qui a du mal à se déplacer… Il devrait être en “renforcé”, mais on ne peut pas, les collègues sont un peu débordés. »

    Ici, 40 % des chômeurs sont inscrits depuis plus d’un an (un chiffre inférieur à la moyenne nationale), alors que la directrice de l’agence dit qu’au-delà de six mois, de réelles difficultés s’installent.

    C’EST PARFOIS COMPLIQUÉ DE VOIR LES PERSONNES AUTANT QU’IL LE FAUDRAIT
    Pour autant, tous l’assurent, ils travaillent dans une agence « chanceuse » : l’Essonne est un territoire dynamique économiquement. Avec un taux de 7,7 %, le chômage y est relativement faible. Mais « Pôle emploi manque de moyens, dit Jean-Charles Steyger, délégué syndical du Syndicat national unitaire (SNU, troisième syndicat de l’organisme public). Le nombre de conseillers n’augmente pas comme celui des demandeurs d’emploi. Les portefeuilles [des conseillers] sont de plus en plus remplis, et c’est compliqué de voir les personnes autant qu’il le faudrait ».

    « Six pour plus de 4 000 dossiers »

    D’autant qu’une amélioration des chiffres n’est pas forcément synonyme de baisse de travail pour les conseillers. Les inscrits qui travaillent un peu, ou sont en formation, les sollicitent toujours pour leur projet professionnel à long terme, ou pour des questions d’indemnisation.

    « La première raison qui fait venir quelqu’un en agence, c’est l’indemnisation, ils ont besoin d’argent , fait observer la directrice. Si on ne règle pas cette question, c’est impossible de construire un projet avec eux. »

    Or, le nombre d’agents chargés de la gestion des droits diminue déjà depuis quelques années, notamment en raison de l’automatisation du traitement des dossiers. « Nous sommes six pour plus de 4 000 dossiers », dit Liliane, chargée de l’indemnisation à Arpajon, où ils sont plus nombreux qu’ailleurs.

    Elle n’en souffle mot, mais les syndicats craignent que les postes d’indemnisation soient suspendus au futur texte du gouvernement : si le montant de l’indemnité, ouverte à tous, continue à être calculé en fonction de l’ancien salaire, ils pourraient voir leur charge de travail croître ; au contraire, si l’indemnité devient forfaitaire, les postes à la gestion des droits pourraient perdre de leur utilité.

    « Il y aura de la résistance en interne »

    Dans les bureaux où sont reçus les demandeurs d’emploi à l’abri des regards du public, Christian, 52 ans, vient se réinscrire à Pôle emploi après une période d’activité. Les mains nouées, le regard fuyant derrière ses lunettes, il répond aux questions égrenées par Valérie, sa conseillère. Il lui fait part de ses attentes en matière de salaire, de temps de trajet ou d’horaires de travail, qu’elle renseigne scrupuleusement dans son dossier.

    « Nous devons les rassurer, notre métier c’est avant tout du social », estime Valérie qui, une heure durant, expose sites Web, outils informatiques, listes de salons pour aider son interlocuteur dans sa recherche.

    Aucun de ses collègues ne la contredira [ben voyons]. Alors l’autre versant de la politique d’Emmanuel Macron, le renforcement du contrôle des chômeurs hérisse plusieurs conseillers, qui rient jaune à l’évocation de cette idée.

    « TOUS NE CHERCHENT PAS DE TRAVAIL, MAIS CE N’EST PAS LA MAJORITÉ »
    « Renforcer les sanctions après le refus d’emploi, cela existait déjà il y a vingt ans, et M. Sarkozy l’a déjà institué en 2008 ! », s’agace l’un des agents (qui a requis l’anonymat) — en référence à la règle des deux « offres raisonnables » créée par Nicolas Sarkozy. « On pourrait déjà faire plus de contrôles, mais c’est très difficile de sanctionner quelqu’un, surtout quand on le connaît. Dès qu’il peut fournir une explication, et évidemment on la lui demande, on tempère », explique-t-il, insistant sur le fait que « tous ne cherchent pas du travail, mais ce n’est pas la majorité ». « Là dessus, il y aura toujours des résistances en interne », croit-il savoir.

     
    Les groupes de contrôleurs de Pôle emploi, qui ont été généralisés en 2015 et vérifient que les demandeurs d’emploi remplissent bien leurs obligations de recherche, sanctionnent jusqu’à 30 % des inscrits. Mais si les chômeurs sortent ainsi des statistiques, ils n’ont pas pour autant retrouvé un emploi. « Donc, si on fait ça, on n’aura pas fait notre travail », disent les conseillers pour qui le chômage avant d’être un chiffre a un visage au quotidien.

    Pôle emploi accentue le contrôle des demandeurs d’emploi
    http://lemonde.fr/economie-francaise/article/2015/05/20/pole-emploi-accentue-le-controle-des-demandeurs-d-emploi_4637055_1656968.htm

    Assurance-chômage  : le gros chantier de Macron
    http://lemonde.fr/politique/article/2017/10/12/assurance-chomage-le-gros-chantier-de-macron_5199846_823448.html

    #chômeurs #activation #contrôle_des_chômeurs #Policemploi #allocations #droits_sociaux #société_punitive


  • Tout Macron tient dans cette phrase : « Vous n’allez pas me faire peur avec votre tee-shirt : la meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler. »
    pour lui il est inimaginable qu’on ne veuille pas devenir riche, qu’on ne veuille pas porter un costard, qu’on ne puisse se contenter d’un t-shirt. c’est son mépris de classe.
    l’expression du mépris de classe est à Macron, #PrésidentDesRiches, ce que l’air est au commun des mortels... une respiration, un réflexe vital auquel il ne pense plus, le souffle d’une pompe (à fric pou lui, organique pour nous) qui irrigue tout son être, la contraction d’un muscle qui imprime son rythme à la vie. certains mentent, lui, méprise comme il respire.et derrière lui, sa pitoyable bande de winners qui tente de le justifier, de nous faire croire que sa pensée complexe ne peut être comprise des pauvres bêtes de somme que nous sommes. comme le demandait déjà il y a longtemps NTM : mais qu’est-ce qu’on attend...

    http://www.lepoint.fr/politique/gm-s-macron-evoque-ceux-qui-veulent-foutre-le-bordel-plutot-que-chercher-du-

    • A rajouter à la deuxième compilation d’articles sur les #réformes_antisociales du #gouvernement_Macron :
      https://seenthis.net/messages/623691

      #Emmanuel_Macron #EnMarcheVersLeFN

      Alors qu’il discute avec le président de la région Nouvelle-Aquitaine dans un couloir, le président de la République a cette phrase : « Il y a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes. Parce qu’il y en a certains qui ont les qualifications pour le faire. »

      (...)

      Déjà quand il était ministre de l’Économie, après avoir évoqué les salariées « illettrées » de l’abattoir breton Gad, il s’était emporté face à un gréviste en mai 2016, lui assénant : « Vous n’allez pas me faire peur avec votre tee-shirt : la meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler. » Une polémique s’était ensuivie sur un supposé « mépris » de classe de la part de l’ancien banquier. Rebelote en juillet dernier, avec sa phrase sur les « gens qui ne sont rien » puis en août, il évoquait la « France [qui] n’est pas un pays réformable » et s’en prenait en septembre aux « fainéants ».

    • 150 licenciés, 15 postes demandant de tout autres qualifications à 150 kms. Il faut courir sa chance, se mobiliser pour l’économie. Tout autre comportement est une déviance qui pourra relever de la (les) punition(s). La phrase de Maquereau c’est du #policemploi pur jus. Le licencié et la chômeuse digne doivent s’activer dans et pour l’emploi, en créer un, vendre des prestations. Et pour servir cette logique de concurrence, la morale du travail. Le fainéant c’est la paresse mère de tous les vices. Il contrevient à l’ordre social qui le produit et pour lequel il doit produire. Un fouteur de bordel, en principe discret, si possible invisible. On doit aller le chercher, le faire bouger (convocation, visites domiciliaires). Qu’il décide, s’affranchissant de sa condition, d’apparaître en nombre plutôt que seul menace l’ordre social.

      L’emploi public d’un langage grossier est revendiqué, quitte à ajouter du mépris de classe au mépris de classe (Castaner sur GM&S : « Je crois qu’on peut être cultivé et parler comme les Français »). Ces provocs répétées choquent, suscitent l’opposition. Pourquoi prendre ce risque ? La politique menée actuellement repose sur une base sociale très étroite. Le régime a besoin d’activer un poujadisme entrepreneurial.
      En marche, c’est la énième vitesse d’une Restauration post 68 qui allait tantôt rampante, tantôt sapant, tantôt par bonds.
      Au fait, on a acheté des monceaux de grenades, ça commence à arroser, la moindre manif, le moindre trouble :La « marche des hospitaliers » réprimée à Paris
      https://paris-luttes.info/la-marche-des-hospitaliers-8809

      edit : L’insulte de macron est voulue…
      https://seenthis.net/messages/635211

    • EGLETONS, ELUS & GM&S - MACRON : ET LA REALITE, BORDEL ?!

      Macron, en visite à Egletons n’a pas daigné rencontrer ni les élus ni les GM&S. Le pouvoir utilisant les gaz lacrymogènes contre des élus de la République, on n’a jamais vu ça...

      https://www.youtube.com/watch?v=qzIHOF2pAuk

      Il y a quelque chose de pourri en Macronie. Certains se sont rendus compte, mercredi, que ça sentait même vraiment le gaz. Encore choqués par l’accueil qui leur a été réservé à Égletons, les élus se réunissaient jeudi à Guéret pour décider des suites à donner à cette atteinte. Ce jour-là, l’objectif était double pour les élus de la Creuse, de la Haute-Vienne et de l’Indre : montrer leur désaccord sur le projet de reprise que ce soit sur le nombre de repris et sur les conditions de départ déplorables de ceux qui ne le sont pas... et avoir un débat plus large sur la vie dans leurs territoires. Une rencontre qu’ils ne voulaient pas agressive mais constructive pour laquelle ils ont sollicité le préfet, « le canal habituel ». On connaît la suite, refus, lacrymo et bordel... Un mot dont s’est excusé Emmanuel Macron qui maintient le fond. C’est pourtant justement le fond qui est moche. Un cynisme qu’ont eu du mal à encaisser les élus, le maire de Guéret Michel Vergnier en tête. « Oh oui, on peut très bien aller à Ussel quand on vit sur la Souterraine, Saint-Sulpice-le-Guérétois ou Guéret... Franchement, ça prouve la méconnaissance totale des territoires et un mépris incroyable », reprenait le président de l’association des maire de Creuse en préambule de la réunion. Quant au lacrymo, tous l’ont encore en travers de la gorge. « Ce que je souhaite, c’est qu’on réponde à ça de manière unitaire », pose Michel Vergnier qui précise que les élus du territoire ont le soutien des élus de l’AMF : « Taper et gazer des élus, c’est quand même quelque chose de pas banal. » Pour les élus, il apparaît nécessaire d’apporter une réponse immédiate, d’exiger un rendez-vous et d’accompagner la demande de moyens de pression... Les propositions n’ont pas tardé à fuser. « J’ai une idée à soumettre », s’avance Didier Martinez, maire du Monteil-au-Vicomte, qui voulait parler avec le président, mercredi, de GM&S, des emplois aidés, de la taxe d’habitation... « Eh bien, Macron n’a pas voulu me voir... je ne vois pas pourquoi j’aurais à le voir tous les jours dans ma mairie. » Le portrait enlevé ou retourné fera partie des directives envoyées lundi, à tous les maire de Creuse. Tout comme l’affichage grand format du dessin de Michel Janvier où le masque à gaz rejoint l’écharpe dans la panoplie des élus. Deux actions pour exister dans l’immédiat, qui pourraient en appeler d’autres, plus dures, en cas de non-réponse : fermetures de mairies, boycott, grève administrative, voire, l’idée a été soulevée, une démission collective... Par ailleurs a été soulevée aussi l’implication des creusois de manière plus générale. David Gipoulou, élu sur Guéret insiste, sur le dossier GM&S, point de départ du mécontentement, l’importance de la force du peuple. Et la nécessité de l’informer. « J’entends des gens qui respectent les GM&S, et j’ entends aussi un petit venin qui circule et que le député de la Creuse continue de distiller. » Ce venin, c’est la théorie selon laquelle 120, c’est mieux que rien, et revendiquer plus, c’est le risque de les perdre. « Un piège », rappelle Claude Guerrier, maire de Saint-Sulpice-le-Guéretois, « la moyenne d’âge est passée de 50 à 56 ans... ça condamne déjà l’entreprise à court terme. Un cadre, pourtant proche d’Alain Martineau a évalué à 175 le nombre d’emplois nécessaires pour répondre aux commandes. » Ne tient plus aux creusois de se rappeler ce qu’a vécu Aubusson hier, d’imaginer ce qui peut arriver sur Guéret demain... pour ne pas terminer, pour reprendre l’image de Claude Guerrier, « dans une réserve, comme de bons sauvages à qui on lancera des cacahuètes ... »

      Michelle Tirone


  • 4 des 16 agences de Pôle Emploi Guadeloupe vandalisées - guadeloupe 1ère
    http://la1ere.francetvinfo.fr/guadeloupe/agences-pole-emploi-vandalisees-479325.html

    Les dégâts matériels sont importants. Ils ont nécessité. la fermeture de ces établissements. Des actes de vandalisme, perpétrés cette nuit dans un contexte social particulièrement agité ce mercredi 31 mai, jour initialement prévu pour le procès d’Elie Domota au Tribunal de Pointe-à-Pître.

    Avec une vidéo où le patron de #policemploi Guadeloupe reprend la classique rengaine du tort ainsi causé aux « demandeurs d’emploi »...


  • « La journée type d’un chômeur-winner merci pole_emploi Compiègne Margny », via @VictorBaton
    https://twitter.com/VictorBaton/status/867121476289343488

    Notez que pour être un bon chômeur-winner il vous faut un balcon.

    Et @pole_emploi si chercher un emploi est un ’taff’ à plein temps pourquoi la moitié des chômeurs ne sont pas indemnisés ?

    Au-delà de son aspect le + caricatural, ce visuel est une parfaite illustration de l’idéologie de « l’activation » des demandeurs d’emploi...

    #bob_emploi :
    http://m.jactiv.ouest-france.fr/actualites/economie/24-ans-paul-duan-lance-appli-pour-reduire-chomage-france-69822

    #chômeurs #dressage #précarité #policemploi

    https://seenthis.net/messages/574597
    https://seenthis.net/messages/547145


  • Vers une externalisation totale du 39 49 - lesirritantsdepoleemploi.net
    http://www.lesirritantsdepoleemploi.net/article-vers-une-externalisation-totale-du-39-49-125132705

    Pôle emploi compte sous-traiter davantage les inscriptions via son numéro d’appel 3949, pour que ses conseillers consacrent plus de temps au suivi des demandeurs d’emploi, selon un document transmis aux syndicats, consulté mardi par l’AFP.

    #travail #chômeurs

    • Haha la blague.

      Déjà pour avoir un conseiller à ce numéro, il faut cheminer à travers un labyrinthe de choix dont 90% amène à une réponse automatique.

      Ensuite, on nous a affirmé clairement au centre local que celleux du téléphone n’ont absolument aucune info supplémentaire que ce qu’on peut voir nous mêmes sur le compte internet. Ils ont la même chose sous les yeux. Alors bien sûr ça sert aux personnes qui n’ont pas internet chez elles. Mais la seule manière d’avoir des réponses exactes avec les vraies infos à jour, c’est de déplacer au bureau pôle emploi.

      Ce serait d’ailleurs un truc à dire plus fort et plus souvent, parce qu’on est plein à ne pas le savoir, et du coup ya plein de gens qui passent des heures à essayer d’avoir une personne au 39 49, tout ça pour n’avoir que de fausses réponses pas à jour. (Exemple concret simplifié : plusieurs fois au téléphone « il manque des documents à votre dossier, c’est tout ce que je vois », alors qu’au bureau « on a presque tout, il manque juste ce dernier papier précis et on peut vous payer ».)

    • C’est pire. Des fausses réponses, des décisions contradictoires, Pôle emploi sait faire (on a vue des cas avec trois notifications de droits différentes pour la même personne, AJ= O "vous n’avez pas assez cotisé" le courrier le plus massivement produit par cette institution "sociale", et dans le même temps AJ = 15/jour et AJ = 30/jour).

      Mais avec la création du 39 49 on a imposé que l’on ne puisse voir quelqu’un sans prendre rdv (le même processus est en cours dans les CAF....). Les chômeurs que l’on s’évertue à "activer", on est aussi en train de les #dématérialiser.

      Deux papiers plus détaillés, écrits dans le cadre de #luttes_collectives sur ces dispositifs et leur signification :
      – « 39 49 » Attention ça va couper ! Mcpl, Rennes
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4704
      – Matérialisation de chômeurs à la plate-forme téléphonique de Pôle emploi à Noisy-Le-Grand
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5066

      #Policemploi est ainsi en train de développer une politique de mise à distance des chômeurs qui passe par la généralisation de la relation par internet et téléphone, pour les convocs, les entretiens (désormais réalisables par le bais de web cam).

      Voir, mais il y aurait bien plus à dire deux ans pares ce communiqué unitaire car les pratiques de policemploi ont évolué : Pôle emploi : Non à la dématérialisation des courriers, non aux radiations
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5861

      Quand le chômage n’est plus l’envers du travail mais un de ses moments la question qui se pose à la domination est de parvenir à faire du chômage un temps contrôlé à l’instar de l’emploi. Le contrôle ne remplace pas la #discipline et ses lieux clôts, le contrôle se diffuse hors les murs, par delà les emplois du temps normés. Nous ne sommes pas au bout de nos peines.

      Bon, c’est pas très geek mais je le signale, demain, mobilisations à Paris, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Clermont Ferrand, Besançon, Orléans : contre la précarisation droit au chômage
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=7436

      #management #séparation #contrôle #travail