• Covid-19 - « On ment aux Français, il y a un choix politique d’accepter chaque jour qu’un Boeing s’écrase », dénonce le Pr Pialoux
    https://www.lindependant.fr/2021/04/13/covid-19-on-ment-aux-francais-il-y-a-un-choix-politique-daccepter-chaqu

    On « ment un peu aux Français », déplore Gilles Pialoux. « Il y a un choix de société qui est un choix politique d’accepter qu’on ait chaque jour un Boeing qui s’écrase, c’est-à-dire plus de 300 décès », estime le chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Tenon à Paris, ce mardi sur BFMTV, alors que le pays va bientôt dépasser le seuil symbolique des 100.000 décès.

    La preuve selon lui : « le mot (mort) a disparu du discours politique. Le président de la République n’a pas prononcé le mot mort, il dit ’endeuillé’. On ne parle plus des morts, on parle des familles qui vivent des choses tragiques », relève l’infectiologue.

  • #Covid-19. Pfizer augmente encore le prix de son #vaccin... et ce n’est pas fini
    https://www.estrepublicain.fr/sante/2021/04/13/pfizer-augmente-encore-le-prix-de-son-vaccin-et-ce-n-est-pas-fini

    Au mois de mars, deux dirigeants du laboratoire Pfizer parlaient déjà de cette hausse, la justifiant non pas par les variants, mais par « les conditions » du « #marché ».

    « Si vous regardez comment la demande actuelle et les #prix actuels sont déterminés, il est clair qu’ils ne sont pas déterminés par ce que j’appellerais les conditions normales du marché : ils sont déterminés par la situation de pandémie dans laquelle nous nous trouvons et par les besoins des gouvernements de se procurer des doses auprès de divers fournisseurs de vaccins », avait alors déclaré le directeur financier de Pfizer, Frank D’Amelio.

    Le directeur n’avait pas caché que le laboratoire pourrait également profiter du jeu de l’offre et de la demande, du point de vue notamment « des prix ». Frank D’Amelio ne niait alors pas que les prix des doses de Pfizer allaient pouvoir augmenter. Les discussion au sein de l’#UE ne sont pas encore terminées, mais cette hausse du prix est fort probable.

    ##politique #union_européenne

  • HCR - Le HCR renforce son appui au Mexique face à la hausse des demandes d’asile
    https://www.unhcr.org/fr/news/briefing/2021/4/607580e8a/hcr-renforce-appui-mexique-face-hausse-demandes-dasile.html

    Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, apporte son appui au Mexique pour renforcer et étendre ses procédures d’asile, dans le contexte d’une hausse spectaculaire du nombre de demandeurs d’asile dans le pays.Durant le premier trimestre 2021, la Commission mexicaine d’aide aux réfugiés (COMAR) a enregistré 22 606 nouvelles demandes d’asile, soit une hausse de 31 pour cent par rapport au premier trimestre 2020 et de 77 pour cent en comparaison de la même période en 2019. Au mois de mars 2021, un nombre sans précédent de 9076 demandes d’asile ont été déposées.Cette tendance à la hausse déjà observée avant la pandémie avait débuté en 2014, alors que le pays avait étendu sa capacité en matière de procédures d’asile et d’intégration des réfugiés. Entre 2014 et 2019, le nombre de demandes d’asile enregistrées au Mexique a augmenté de façon spectaculaire de 2137 à 70 302, soit une hausse de plus de 3000 pour cent.
    Cependant, l’année 2020 a été le théâtre d’un ralentissement de cette tendance à la hausse, lorsque les restrictions de mouvement et la fermeture des frontières liées à la lutte contre la pandémie de Covid-19 ont mené à une baisse significative des demandes d’asile. Dès que les pays ont allégé les restrictions, les demandes d’asile au Mexique ont repris leur trajectoire pré-pandémie à la hausse.La majorité des demandes d’asile sont liées aux violences qui affectent des centaines de milliers de personnes dans certaines régions de l’Amérique centrale, notamment les menaces, le recrutement forcé, l’extorsion, les violences sexuelles et les meurtres. C’est aussi une indication des efforts significatifs menés par le Mexique pour assurer la protection des personnes qui ont fui pour sauver leur vie.

    #Covid-19#migrant#migration#mexique#sante#refugie#demandeurdasile#politiquemigratoire#pandemie#violence#protection

  • Mina Idir : Lettre de démission du PCF

    J’ai décidé il y a presque une semaine de quitter le parti communiste français, et de démissionner de toutes mes fonctions. Cela a été rendu public ce samedi, et rien ne doit être caché, occulté. J’ai reçu depuis des messages de soutien qui font chaud au coeur, et la lutte continue, encore plus déterminée et libre que jamais.

    Ci dessous, la lettre adressée à la direction par transparence et par honnêteté intellectuelle, une longue lettre qui explique les raisons de mon départ.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/13/mina-idir-lettre-de-demission-du-pcf

    #politique #pcf

  • Leur anti-impérialisme et le nôtre

    Les trois dernières décennies ont été marquées par une confusion politique croissante quant au sens de l’anti-impérialisme, une notion qui, en soi, n’avait été que peu débattue auparavant. Deux raisons principales expliquent cette confusion : la fin victorieuse de la plupart des luttes anticoloniales postérieures à la Seconde Guerre mondiale et l’effondrement de l’URSS. Pendant la guerre froide, les États-Unis et les puissances coloniales occidentales alliées ont mené directement plusieurs guerres contre des mouvements ou des régimes de libération nationale, ainsi que des interventions militaires plus limitées et des guerres par procuration. Dans la plupart de ces cas, les puissances occidentales s’affrontaient à un adversaire local soutenu par une large base populaire. S’opposer à l’intervention impérialiste et soutenir ceux qu’elle visait semblait aller de soi pour les progressistes – la seule question était de savoir si ce soutien devait être critique ou sans réserve.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/12/leur-anti-imperialisme-et-le-notre

    #politique

  • The Limits of Political Debate | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/news/annals-of-populism/the-limits-of-political-debate

    In 2016, a debate champion was consulting on the project, and he noticed that, for all of its facility in extracting facts and claims, the machine just wasn’t thinking like a debater. Slonim recalled, “He told us, ‘For me, debating whether to ban prostitution, or whether to ban the sale of alcohol, this is the same debate. I’m going to use the same arguments. I’m just going to massage them a little bit.’ ” If you were arguing for banning prostitution or alcohol, you might point to the social corrosion of vice; if you were arguing against, you might warn of a black market. Slonim realized that there were a limited number of “types of argumentation,” and these were patterns that the machine would need to learn. How many? Dan Lahav, a computer scientist on the team who had also been a champion debater, estimated that there were between fifty and seventy types of argumentation that could be applied to just about every possible debate question. For I.B.M., that wasn’t so many. Slonim described the second phase of Project Debater’s education, which was somewhat handmade: Slonim’s experts wrote their own modular arguments, relying in part on the Stanford Encyclopedia of Philosophy and other texts. They were trying to train the machine to reason like a human.

    In February, 2019, the machine had its first major public debate, hosted by Intelligence Squared, in San Francisco. The opponent was Harish Natarajan, a thirty-one-year-old British economic consultant, who, a few years earlier, had been the runner-up in the World Universities Debating Championship. Before they appeared onstage, each contestant was given the topic and assigned a side, then allotted fifteen minutes to prepare: Project Debater would argue that preschools should be subsidized by the public, and Natarajan that they should not. Project Debater scrolled through LexisNexis, assembling evidence and categorizing it. Natarajan did nothing like that. (When we spoke, he recalled that his first thought was to wonder at the topic: Was subsidizing preschools actually controversial in the United States?) Natarajan was kept from seeing Project Debater in action before the test match, but he had been told that it had a database of four hundred million documents. “I was, like, ‘Oh, good God.’ So there was nothing I could do in multiple lifetimes to absorb that knowledge,” Natarajan told me. Instead, he would concede that Project Debater’s information was accurate and challenge its conclusions. “People will say that the facts speak for themselves, but in this day and age that is absolutely not true,” Natarajan told me. He was prepared to lay a subtle trap. The machine would be ready to argue yes, expecting Natarajan to argue no. Instead, he would say, “Yes, but . . .”

    The first time I watched the San Francisco debate, I thought that Natarajan won. He had taken the world that Project Debater described and tipped it on its side, so that the audience wondered whether the computer was looking at things from the right angle, and that seemed the decisive maneuver. In the room, the audience voted for the human, too: I.B.M. had beaten Kasparov, and beaten the human champions of “Jeopardy!,” but it had come up short against Harish Natarajan.

    But, when I watched the debate a second time, and then a third, I noticed that Natarajan had never really rebutted Project Debater’s basic argument, that preschool subsidies would pay for themselves and produce safer and more prosperous societies. When he tried to, he could be off the cuff to the point of ridiculousness: at one point, Natarajan argued that preschool could be “actively harmful” because it could force a preschooler to recognize that his peers were smarter than he was, which would cause “huge psychological damage.” By the end of my third viewing, it seemed to me that man and machine were not so much competing as demonstrating different ways of arguing. Project Debater was arguing about preschool. Natarajan was doing something at once more abstract and recognizable, because we see it all the time in Washington, and on the cable networks and in everyday life. He was making an argument about the nature of debate.

    #Débat #Politique #Intelligence_artificielle #Argumentation

  • Arnault, Bettencourt, Drahi, Pinault, Attac affiche le « gang des profiteurs » dans la station de métro Bercy

    Ce samedi matin, 40 activistes d’Attac ont mené une action symbolique à Paris, dans la station de métro Bercy, sous le ministère de l’Economie et des finances. Les militant·e·s ont recouvert 5 panneaux de publicité par des affiches du « gang des profiteurs », Arnault, Bettencourt, Drahi, Pinault en demandant « Qui doit payer la crise ? ».

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/11/arnault-bettencourt-drahi-pinault-attac-affiche-le-gang

    #politique

  • #Précarité_étudiante : « On atteint des niveaux inédits », alerte la présidente de l’Unef | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/precarite-etudiante-on-atteint-des-niveaux-inedits-alerte-la-presidente-

    Les représentants de quatre #syndicats_étudiants étaient entendus, ce jeudi, au Sénat dans le cadre de la mission d’information sur les conditions de #vie_étudiante considérablement dégradées par la #crise_sanitaire. Ils réclament de vraies #politiques_publiques et notamment une mise à plat du système de #bourses.

  • #Ku_Klux_Klan - Une #histoire américaine. Naissance d’un empire invisible (1/2)

    L’histoire méconnue du plus ancien groupe terroriste et raciste des États-Unis.

    Le Ku Klux Klan, société secrète née en 1865, a traversé les décennies et a toujours su renaître de ses cendres. Son histoire a défrayé la chronique. 150 ans de haine, de racisme et d’horreur. 150 ans d’exclusion, de violence et de fureur.

    Pour retracer en détail les quatre vies successives du Ku Klux Klan, David Korn-Brzoza a rassemblé un impressionnant fonds d’archives, alimenté en partie par celles du mouvement lui-même, et rencontré une dizaine d’interlocuteurs : un membre repenti de l’organisation, des vétérans de la lutte pour les droits civiques, le juge pugnace qui, quatorze ans après l’attentat de Birmingham, a poursuivi et condamné ses auteurs, ainsi que différents chercheurs et analystes. En montrant ainsi combien le mouvement et ses crimes incarnent une histoire et des valeurs collectives, il jette une lumière crue sur cette part d’ombre que l’Amérique blanche peine encore à reconnaître.

    https://boutique.arte.tv/detail/ku-klux-klan-une-histoire-americaine

    #film #documentaire #film_documentaire
    #USA #Etats-Unis #KKK #plantation #esclavage #afro-américains #citoyenneté #Pulaski #société_secrète #violence #White_League #meurtres #lynchages #coups_de_fouet #terrorisme #intimidation #soumission #Nathan_Bedford_Forrest #politicide #assassinats #droits_civiques #Ku-Klux_Bill #loi_martiale #ségrégation #domination_raciale #milices_armées #ordre_social #The_birth_of_a_nation (#Griffith) #William_Joseph_Simmons #Woodrow_Wilson #business #Hiram_Wesley_Evans #Harry_Truman #Truman #Immigration_bill (1924) #The_Fiery_Cross #The_Search_Light #mouvement_social #David_Stephenson #Madge_Oberholtzer #Edward_Young_Clark #Bund #racisme #Stone_Mountain #Samuel_Green #suprématie_blanche #cérémonie_de_naturalisation #superman #Stetson_Kennedy #organisation_subversive #Afro-descendants

  • Des réfugiés syriens privés de permis de séjour au Danemark
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/04/08/des-refugies-syriens-prives-de-permis-de-sejour-au-danemark_6076008_3210.htm

    Agée de 19 ans aujourd’hui, Aya habite Nyborg, une petite ville de la province de Fyn, au centre du pays. En juin, celle que le directeur de son lycée présente comme une « élève brillante » aurait dû décrocher son diplôme de fin d’études secondaires. Mais, le 30 mars, elle a reçu un e-mail de l’office des migrations, l’informant que son permis de séjour, arrivé à expiration fin janvier, ne serait pas renouvelé : les autorités danoises estiment que la situation dans la région de Damas est suffisamment sûre pour qu’elle et ses parents puissent y retourner.Leur cas est loin d’être isolé. Selon les chiffres de l’office des migrations, 170 réfugiés syriens ont perdu leur titre de séjour en 2020. Entre janvier et février, 84 autres. Et, depuis mars, plusieurs dizaines encore, faisant du Danemark le premier pays en Europe à ordonner le retour des réfugiés syriens. En pleine pandémie de Covid-19, leur sort avait jusque-là suscité peu d’émotion dans le royaume scandinave. Le message du directeur du lycée de Nyborg, publié sur Facebook, le 1er avril, et partagé plus de 10 000 fois depuis, leur a donné un visage : celui d’Aya, dont les parents, écrit Henrik Vestergaard Stokholm, ont été « harcelés et menacés » par les autorités syriennes après que leurs fils ont quitté le pays, et qui ont « tout fait pour s’intégrer depuis qu’ils sont arrivés » au Danemark. Sans que cela suffise.(...)
    Depuis, les trois partis de centre gauche, alliés du gouvernement minoritaire, dirigé par la sociale-démocrate Mette Frederiksen depuis 2019, ont pris fait et cause pour la lycéenne, ses parents, et les autres Syriens, dont les témoignages commencent à émerger sur les réseaux sociaux. Pas de quoi émouvoir cependant le ministre de l’immigration et de l’intégration, Mattias Tesfaye. Sur TV2, le 2 avril, il a fait semblant de croire que la famille d’Aya espérait un traitement de faveur et martelé qu’il n’était pas question de faire « deux piles différentes », entre « ceux qui passent à la télé » et les autres. Contacté par Le Monde, le ministre (lui-même fils d’un réfugié éthiopien) affirme que le Danemark a été « honnête dès le premier jour » avec les Syriens, « en disant clairement que leur permis de résidence était temporaire et pouvait être révoqué si le besoin de protection cessait d’exister ».
    Fin février, Mattias Tesfaye avait fait savoir que les dossiers de 350 personnes, originaires de la province de Damas, allaient être réexaminés. La commission de recours des réfugiés venait alors de confirmer en appel la décision de l’office des migrations de ne pas renouveler le titre de séjour de trois Syriens. Raison invoquée : « Depuis mai 2018, les autorités syriennes contrôlent pratiquement toute la ville de Damas et sa province, et il n’y a eu aucun incident de sécurité majeur dans la région. »En juin 2020, se basant sur des conclusions similaires de l’office des migrations pour la capitale syrienne, M. Tesfaye avait déjà ordonné le réexamen de 900 dossiers. Pour justifier de la position de son gouvernement, le ministre rappelle que près de 100 000 Syriens, qui ont fui leur pays, y sont rentrés l’an dernier, dont 237 repartis volontairement du Danemark entre 2019 et 2020.
    Les ONG dénoncent une « décision politique », ne reflétant en rien la situation sur le terrain. « Les récentes améliorations observées dans certaines zones en Syrie ne sont pas suffisamment importantes, stables et durables pour garantir la sécurité de ceux qui rentreraient », assure Anders Aalbu, porte-parole du Haut-Commissariat aux réfugiés dans les pays nordiques. « Le fait qu’il n’y a pas de combats dans la région de Damas ne veut pas dire qu’il n’y a pas de risques », renchérit Charlotte Slente, secrétaire générale du Conseil danois des réfugiés. Elle fait état de « violations des droits de l’homme, détentions arbitraires et disparitions ».
    Engagé dans la défense du droit d’asile, l’écrivain Carsten Jensen fustige « une politique dans la continuité de ce que la droite a fait depuis le début des années 2000, avec le soutien de l’extrême droite ». Les sociaux-démocrates l’assument. « Ils sont convaincus que c’est ce qui leur a permis de récupérer les voix de l’extrême droite et de revenir au pouvoir », résume M. Jensen. Fin janvier, Mme Frederiksen, a d’ailleurs rappelé que son objectif était « zéro réfugié ».Toutefois, les Syriens ne pourront pas être renvoyés de force. Si le parti libéral souhaite signer un accord de rapatriement avec le régime de Bachar Al-Assad, le gouvernement danois s’y oppose. Ceux qui refusent de partir d’eux-mêmes seront donc placés dans des « centres de retour », avec interdiction d’étudier ou de travailler. Des conditions que Lisa Blinkenberg, conseillère à Amnesty International, craint voir pousser les personnes concernées à accepter un retour, malgré les risques.

    #Covid-19#migrant#migration#danemark#syrie#sante#politiquemigratoire#rapatriement#asile#droitdelhomme

  • ‘A system of #global_apartheid’ : author #Harsha_Walia on why the border crisis is a myth

    The Canadian organizer says the actual crises are capitalism, war and the climate emergency, which drive mass migration.

    The rising number of migrant children and families seeking to cross the US border with Mexico is emerging as one of the most serious political challenges for Joe Biden’s new administration.

    That’s exactly what Donald Trump wants: he and other Republicans believe that Americans’ concerns about a supposed “border crisis” will help Republicans win back political power.

    But Harsha Walia, the author of two books about border politics, argues that there is no “border crisis,” in the United States or anywhere else. Instead, there are the “actual crises” that drive mass migration – such as capitalism, war and the climate emergency – and “imagined crises” at political borders, which are used to justify further border securitization and violence.

    Walia, a Canadian organizer who helped found No One Is Illegal, which advocates for migrants, refugees and undocumented people, talked to the Guardian about Border and Rule, her new book on global migration, border politics and the rise of what she calls “racist nationalism.” The conversation has been edited for length and clarity.

    Last month, a young white gunman was charged with murdering eight people, most of them Asian women, at several spas around Atlanta, Georgia. Around the same time, there was increasing political attention to the higher numbers of migrants and refugees showing up at the US-Mexico border. Do you see any connection between these different events?

    I think they are deeply connected. The newest invocation of a “border surge” and a “border crisis” is again creating the spectre of immigrants and refugees “taking over.” This seemingly race neutral language – we are told there’s nothing inherently racist about saying “border surge”– is actually deeply racially coded. It invokes a flood of black and brown people taking over a so-called white man’s country. That is the basis of historic immigrant exclusion, both anti-Asian exclusion in the 19th century, which very explicitly excluded Chinese laborers and especially Chinese women presumed to be sex workers, and anti-Latinx exclusion. If we were to think about one situation as anti-Asian racism and one as anti-Latinx racism, they might seem disconnected. But both forms of racism are fundamentally anti-immigrant. Racial violence is connected to the idea of who belongs and who doesn’t. Whose humanity is questioned in a moment of crisis. Who is scapegoated in a moment of crisis.

    How do you understand the rise of white supremacist violence, particularly anti-immigrant and anti-Muslim violence, that we are seeing around the world?

    The rise in white supremacy is a feedback loop between individual rightwing vigilantes and state rhetoric and state policy. When it comes to the Georgia shootings, we can’t ignore the fact that the criminalization of sex work makes sex workers targets. It’s not sex work itself, it’s the social condition of criminalization that creates that vulnerability. It’s similar to the ways in which border vigilantes have targeted immigrants: the Minutemen who show up at the border and harass migrants, or the kidnapping of migrants by the United Constitutional Patriots at gunpoint. We can’t dissociate that kind of violence from state policies that vilify migrants and refugees, or newspapers that continue to use the word “illegal alien”.

    National borders are often described as protecting citizens, or as protecting workers at home from lower-paid workers in other countries. You argue that borders actually serve a very different purpose.

    Borders maintain a massive system of global apartheid. They are preventing, on a scale we’ve never seen before, the free movement of people who are trying to search for a better life.

    There’s been a lot of emphasis on the ways in which Donald Trump was enacting very exclusionary immigration policies. But border securitization and border controls have been bipartisan practices in the United States. We saw the first policies of militarization at the border with Mexico under Bill Clinton in the late 90s.

    In the European context, the death of [three-year-old Syrian toddler] Alan Kurdi, all of these images of migrants drowning in the Mediterranean, didn’t actually lead to an immigration policy that was more welcoming. Billions of euros are going to drones in the Mediterranean, war ships in the Mediterranean. We’re seeing the EU making trade and aid agreements it has with countries in the Sahel region of Africa and the Middle East contingent on migration control. They are relying on countries in the global south as the frontiers of border militarization. All of this is really a crisis of immobility. The whole world is increasingly becoming fortified.

    What are the root causes of these ‘migration crises’? Why is this happening?

    What we need to understand is that migration is a form of reparations. Migration is an accounting for global violence. It’s not a coincidence that the vast number of people who are migrants and refugees in the world today are black and brown people from poor countries that have been made poor because of centuries of imperialism, of empire, of exploitation and deliberate underdevelopment. It’s those same fault lines of plunder around the world that are the fault lines of migration. More and more people are being forced out of their land because of trade agreements, mining extraction, deforestation, climate change. Iraq and Afghanistan have been for decades on the top of the UN list for displaced people and that has been linked to the US and Nato’s occupations of those countries.

    Why would governments have any interest in violence at borders? Why spend so much money on security and militarization?

    The border does not only serve to exclude immigrants and refugees, but also to create conditions of hyper exploitation, where some immigrants and refugees do enter, but in a situation of extreme precarity. If you’re undocumented, you will work for less than minimum wage. If you attempt to unionize, you will face the threat of deportation. You will not feel you can access public services, or in some cases you will be denied public services. Borders maintain racial citizenship and create a pool of hyper-exploitable cheapened labor. People who are never a full part of the community, always living in fear, constantly on guard.

    Why do you choose to put your focus on governments and their policies, rather than narratives of migrants themselves?

    Border deaths are presented as passive occurrences, as if people just happen to die, as if there’s something inherently dangerous about being on the move, which we know is not the case. Many people move with immense privilege, even luxury. It’s more accurate to call what is happening to migrants and refugees around the world as border killings. People are being killed by policies that are intended to kill. Literally, governments are hoping people will die, are deliberating creating conditions of death, in order to create deterrence.

    It is very important to hold the states accountable, instead of narratives where migrants are blamed for their own deaths: ‘They knew it was going to be dangerous, why did they move?’ Which to me mimics the very horrible tropes of survivors in rape culture.

    You live in Canada. Especially in the United States, many people think of Canada as this inherently nice place. Less racist, less violent, more supportive of refugees and immigrants. Is that the reality?

    It’s totally false. Part of the incentive of writing this second book was being on a book tour in the US and constantly hearing, ‘At least in Canada it can’t be as bad as in the US.’ ‘Your prime minister says refugees are welcome.’ That masks the violence of how unfree the conditions of migration are, with the temporary foreign worker program, which is a form of indentureship. Workers are forced to live in the home of their employer, if you’re a domestic worker, or forced to live in a labor camp, crammed with hundreds of people. When your labor is no longer needed, you’re deported, often with your wages unpaid. There is nothing nice about it. It just means Canada has perfected a model of exploitation. The US and other countries in Europe are increasingly looking to this model, because it works perfectly to serve both the state and capital interests. Capital wants cheapened labor and the state doesn’t want people with full citizenship rights.

    You wrote recently that ‘Escalating white supremacy cannot be dealt with through anti-terror or hate crime laws.’ Why?

    Terrorism is not a colorblind phenomena. The global war on terror for the past 20 years was predicated around deeply Islamophobic rhetoric that has had devastating impact on Black and Brown Muslims and Muslim-majority countries around the world. I think it is implausible and naive to assume that the national security infrastructure, or the criminal legal system, which is also built on racialized logics, especially anti-black racism – that we can somehow subvert these systems to protect racialized communities. It’s not going to work.

    One of the things that happened when the Proud Boys were designated as a terrorist organization in Canada is that it provided cover to expand this terror list that communities have been fighting against for decades. On the day the Proud Boys were listed, a number of other organizations were added which were part of the Muslim community. That was the concern that many of us had: will this just become an excuse to expand the terrorist list rather than dismantle it? In the long run, what’s going to happen? Even if in some miraculous world the Proud Boys and its members are dismantled, what’s going to happen to all the other organizations on the list? They’re still being criminalized, they’re still being terrorized, they’re still being surveilled.

    So if you don’t think the logics of national security or criminal justice will work, what do you think should be done about escalating white supremacist violence?

    I think that’s the question: what do we need to be doing? It’s not about one arm of the state, it’s about all of us. What’s happening in our neighborhoods, in our school systems, in the media? There’s not one simple fix. We need to keep each other safe. We need to make sure we’re intervening whenever we see racial violence, everything from not letting racist jokes off the hook to fighting for systemic change. Anti-war work is racial justice work. Anti-capitalist work is racial justice work.

    You advocate for ending border imperialism, and ending racial capitalism. Those are big goals. How do you break that down into things that one person can actually do?

    I actually found it harder before, because I would try things that I thought were simple and would change the world, and they wouldn’t. For me, understanding how violences are connected, and really understanding the immensity of the problem, was less overwhelming. It motivated me to think in bigger ways, to organize with other people. To understand this is fundamentally about radical, massive collective action. It can’t rely on one person or even one place.

    https://www.theguardian.com/world/2021/apr/07/us-border-immigration-harsha-walia
    #apartheid #inégalités #monde #migrations #frontières #réfugiés #capitalisme #guerres #conflits #climat #changement_climatique #crises #crise #fermeture_des_frontières #crises_frontalières #violence #racisme #discriminations #exclusion #anti-migrants #violence_raciale #suprématisme_blanc #prostitution #criminalisation #vulnérabilité #minutemen #militarisation_des_frontières #USA #Mexique #Etats-Unis #politique_migratoire #politiques_migratoires #Kurdi #Aylan_Kurdi #Alan_Kurdi #impérialisme #colonialisme #colonisation #mourir_aux_frontières #décès #morts

    ping @isskein @karine4

  • Laurent Wauquiez, l’homme qui aime claquer le fric des autres
    http://carfree.fr/index.php/2021/04/07/laurent-wauquiez-lhomme-qui-aime-claquer-le-fric-des-autres

    Y a-t-il politicien plus lamentable que Laurent Wauquiez ? Comme le concours est très relevé, réservons la réponse. Mais enfin, il serait en toute hypothèse sur le podium. Détesté unanimement Lire la suite...

    #Etalement_urbain #auvergne #critique #politique #rhône-alpes #routes

  • Peut-on dissocier la musique électronique et la politique ?
    https://www.guettapen.com/2021/04/04/peut-on-dissocier-la-musique-electronique-et-la-politique

    Chez Guettapen, on aime bien s’aventurer dans les thèmes les plus clivants. Les plus compliqués, les plus touffus, et les plus difficiles à aborder quand il s’agit de musique électronique associée à d’autres thèmes. Nous avions parlé de la psychologie des foules, de l’Effet Hit Parade, de techniques pures de mixage & mastering, d’écologie ainsi que du mouvement des free-parties en France dans le cadre de la pandémie mondiale qui frappe nos sociétés.

    Et aujourd’hui, on peut dire qu’on attaque un des sujets les plus raides possibles : la politique dans la musique électronique. Ensemble, durant ce dossier qui y sera consacré, nous allons voir ensemble si la musique (et même l’art en général) est dissociable ou non de la politique. Et pour en parler, nous avons fait appel à des artistes pour essayer de comprendre ce problème. La première partie de notre série « Dossiers Sensibles » sera par la suite suivie de deux autres tomes qui formeront alors une trilogie.

    #musique #electronique #politique

  • L’acharnement à liquider les nations (1/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1026-L-acharnement-a-liquider-les

    Texte extrait du bulletin de G. Fargette,« Le Crépuscule du XXe siècle », n°36, mai 2018. On ne rencontrera jamais, quoi qu’on fasse, de véritable puissance parmi les hommes, que dans le concours libre des volontés. Or, il n’y a au monde que le patriotisme, ou la religion, qui puisse faire marcher pendant longtemps vers un même but l’universalité des citoyens. Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique Le choc des civilisations a tout envahi Au fil des ans, la thèse de Huntington sur l’effet (...) Fargette G.

    / Fargette G., #Politique, #Géopolitique, #Histoire, #Gauchisme, #Multiculturalisme, #Islamogauchisme, #Article, #Totalitarisme, (...)

    #Fargette_G. #Immigration

  • Vaccinated Americans Can Travel, C.D.C. Says - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/04/02/science/cdc-travel-vaccinated.html

    Vaccinated Americans are at low risk while traveling but must still wear masks, the C.D.C. says. Fully vaccinated people can resume travel to low, at low risk to themselves. For domestic travel, fully vaccinated people do not need to get a Covid-19 test before or after travel, and do not need to self-quarantine after travel. For example, fully vaccinated. grandparents can fly to visit their healthy grandkids without getting a Covid-19 test or self-quarantining, provided they follow the other recommended prevention measures while traveling. For international travel, fully vaccinated people do not need to get a Covid-19 test before they leave the United States, unless it is required by their international destination. However, fully vaccinated people should get tested and have a negative test result before they board an international flight back into the United States. But they do not need to quarantine when they arrive here. However, fully vaccinated people who do international travel should still be tested three to five days after arrival in the United States on an international flight. Our guidance reiterates that all travelers, regardless of vaccination status, should continue to wear masks on planes, buses, trains and other forms of public transportation while traveling.
    Americans who are fully vaccinated against the coronavirus can travel “at low risk to themselves,” both within the United States and internationally, but they must continue to take precautions like wearing a mask in public to avoid possibly spreading the virus to others, federal health officials said on Friday.The new recommendations are a modest departure from previous advice. Federal health officials have been urging Americans not to travel at all, unless they absolutely must. That recommendation still applies, Dr. Rochelle Walensky, director of the Centers for Disease Control and Prevention, told reporters at a White House news conference on Friday.
    New virus cases, hospitalizations and new deaths have declined significantly since their January peaks, but new infections have remained at a level that health officials say is too high. New deaths on average have only just dipped below 900 a day, according to a New York Times database, and hospitalization numbers have started to level off.
    With the case increases in recent weeks, federal health officials are concerned about the potential impact of easing restrictions. Scientists are not yet certain whether, or how often, vaccinated people may become infected, even briefly, and transmit the virus to others. A recent C.D.C. study suggested that it may be a rare event, and the agency said on Friday that about 101.8 million people — nearly one-third of the total U.S. population — had received at least one dose of a Covid-19 vaccine.Until that question is resolved, many public health officials feel it is unwise to tell vaccinated Americans simply to do as they please. Yet at the same time, Dr. Walensky said on Friday, the agency wished to acknowledge a growing body of evidence suggesting that the risk to vaccinated travelers themselves is comparatively low. On the one hand, we are telling you we are worried about rising cases, to wear a mask, and to avoid travel,” Dr. Walensky said. “Yet on the other hand we are saying that if you are vaccinated, evolving data suggests that traveling is likely lower risk.” Travel has been increasing nationwide as the weather warms and Americans grow fatigued with pandemic restrictions. Last Sunday, for example, was the busiest day at domestic airports since the pandemic began. Several states have lifted restrictions and mask mandates, beckoning tourists despite rising caseloads in some regions.
    If an individual is fully vaccinated, the C.D.C. says the person can travel freely within the United States and that the person does not need to get tested, or self-quarantine, before or after traveling. But some states and local governments may choose to keep travel restrictions in place, including testing, quarantine and stay-at-home orders. Earlier this week, Dr. Walensky warned that the increases left her with a recurring sense of “impending doom.” Some scientists predicted weeks ago that the number of infections could curve upward again in late March, at least in part because of the rise of virus variants across the country.
    President Biden, who previously urged states to maintain or reimpose mask mandates, pleaded with Americans on Friday to continue to follow guidelines from health experts and get vaccinated as soon as they can. Most states have accelerated their timelines for opening vaccinations to all adults, as the pace of vaccinations has increased. As of Friday, an average of nearly three million shots a day were being administered, according to data reported by the C.D.C.People are considered fully vaccinated two weeks after receiving the single-dose Johnson & Johnson vaccine, or two weeks after receiving the second dose of the two-dose regimen from Pfizer-BioNTech or Moderna.Fully vaccinated Americans who are traveling domestically do not need to be tested and do not need to follow quarantine procedures at the destination or on return home, the C.D.C. now advises.
    Vaccinated Americans do not need to get a coronavirus test before international travel, unless required to do so by the authorities at the destination. Some destinations also may require that vaccinated travelers quarantine after arrival. Vaccinated travelers do not need to quarantine after returning unless required to do so by local officials, the C.D.C. said.
    But the C.D.C. says vaccinated Americans traveling internationally are required to have a negative coronavirus test before boarding a flight back to the United States, and they should get tested again three to five days after their return home.The recommendation is predicated on the idea that vaccinated people may still become infected with the virus. The C.D.C. also cited a lack of vaccine coverage in other countries, and concern about the potential introduction and spread of new variants of the virus that are more prevalent overseas.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#sante#vaccination#frontiere#circulation#voyageaerien#CDC#politiquesanitaire

  • L’initiative conjointe UE-OIM célèbre 4 années de soutien à des milliers de migrants dans la Corne de l’Afrique | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/linitiative-conjointe-ue-oim-celebre-4-annees-de-soutien-des-milliers-de-migran

    Un partenariat entre l’Union européenne (UE) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) fête ses quatre ans d’aide à plus de 12 000 migrants vulnérables, notamment des enfants, afin qu’ils puissent retourner volontairement dans leur pays et y rétablir leur foyer dans la Corne de l’Afrique. Plus de la moitié de ce total – quelque 6 300 hommes, femmes et enfants – sont des migrants ayant reçu une aide pour rentrer volontairement dans leur pays d’origine en Éthiopie, en Somalie, au Soudan, à Djibouti, au Kenya, en Ouganda et au Soudan du Sud, après avoir été bloqués et détenus dans des pays comme la Libye. Ces migrants de retour font partie des plus de 8 200 personnes qui ont reçu une aide pour se réintégrer dans leur communauté. Le programme, intitulé «  Initiative conjointe UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants  » (Initiative conjointe UE-OIM), a engagé à ce jour plus de 56 millions d’euros en faveur des migrants dans la Corne de l’Afrique. L’apparition de la pandémie de COVID-19 en 2020 a exacerbé les risques encourus par les migrants. A mesure des fermetures de centaines de frontières aériennes, terrestres et maritimes, les personnes en situation de déplacement dans la région ont commencé à emprunter de nouvelles routes migratoires plus risquées. Les migrants ont également été davantage exploités par les passeurs. Selon le Projet de l’OIM sur les migrants disparus, 58 migrants sont morts dans la région sur terre ou en mer en 2020, bon nombre en choisissant ces itinéraires dangereux. L’initiative conjointe UE-OIM réagit en augmentant son aide pour la réhabilitation des infrastructures de soutien à Djibouti - un lieu de transit clé - notamment l’exploitation de cliniques de santé mobiles pour les migrants en situation de déplacement. «  Le programme a permis d’amener les différentes parties vers l’objectif commun de sauver des vies et de permettre à de nombreuses personnes bloquées de prendre un nouveau départ. Il répond à un besoin critique dans une région où les mouvements migratoires sont importants  », a déclaré Mohammed Abdiker, Directeur régional de l’OIM pour l’Afrique de l’Est et la Corne de l’Afrique. L’initiative conjointe UE-OIM est également mise en œuvre en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, ainsi qu’en Afrique du Nord. Le programme a été lancé en 2016 et fait suite aux priorités du Sommet de La Valette et au besoin urgent de protéger et de sauver la vie des migrants. L’initiative conjointe UE-OIM a ensuite été élargie géographiquement et à l’échelle d’un partenariat trilatéral avec 26 pays à cheval sur les principales routes migratoires dans les trois régions.

    #Covid-19#migrant#migration#OIM#UE#politique#partenariat#transit#sante#santemobile#routemigratoire#vulnerabilite

  • L’environnement est-il soluble dans l’économie ?
    https://laviedesidees.fr/L-environnement-est-il-soluble-dans-l-economie.html

    À propos de : Eve Chiapello, Antoine Missemer, Antonin Pottier (coord.) Faire l’économie de l’environnement, Presses des Mines. Comment l’environnement est-il considéré par les discours et #statistiques économiques ? Un ouvrage collectif examine autant les études des économistes que les activités d’acteurs militants ou d’entreprises qui cherchent à mesurer l’environnement ou à en faire abstraction.

    #Économie #environnement #écologie
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210405_environnement.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210405_environnement.docx

  • Words matter: how New Zealand’s clear messaging helped beat Covid | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/feb/26/words-matter-how-new-zealands-clear-messaging-helped-beat-covid

    Paul Gilbert, a clinical psychologist and the founder of the Compassionate Mind Foundation, says there is no evidence to show that triggering negative emotions is an effective influence on behaviour. “People don’t like to be made to feel guilty and they will after a while turn off from it … It’s just very basic psychology.”

    What New Zealanders were being asked to do was relatively straightforward, says Walsh: “What was really important was the style, tone, and manner … We worked hard on empathy. We tried very hard not to tell people off, and to be supportive.”

  • Facebook, Google et co : les plateformes contre la démocratie

    Les grandes plateformes numériques ont acquis une place prépondérante dans la diffusion et la production de l’information. Elles posent de nombreuses questions pour notre critique. Ces plateformes sont-elles des médias à part entière ? Comment interviennent-elles dans le débat public ? Ont-elles une ligne éditoriale, voire politique ? Pour amorcer une réflexion critique sur le rôle des grandes plateformes dans le système médiatique, nous nous sommes entretenus avec Arthur Messaud et Benoît Piédallu de la Quadrature du Net, association de défense et de promotion des droits et liberté sur Internet.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/03/facebook-google-et-co-les-plateformes-contre-la-democra

    #politique #gafam

  • Pour une conception politique du salaire

    Le salaire symbolise bien plus qu’un montant perçu par le travailleur. En tant qu’outil d’émancipation, entre autres, il doit pouvoir rester librement négocié.`

    Le salaire est un élément central, mais aussi paradoxal de notre société. Central, car il concerne près de 4,5 millions de Belges (employé·e·s, chômeuses et chômeurs). Statistiquement, cette estimation devrait être revue à la hausse tant le revenu d’une part croissante des « faux » indépendant·e·s (Uber, Deliveroo, etc.) relève désormais du rapport salarial.

    Il est aussi paradoxal. Comme contrepartie au fait d’obéir à un patron, ce qu’on appelle la subordination salariale, le salaire légitime la domination d’une grande majorité de la population par une minorité de propriétaires.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/02/pour-une-conception-politique-du-salaire

    #politique

  • RBB-„Kulturradio“ vor der Reform So rasend wie langsam
    https://m.tagesspiegel.de/gesellschaft/medien/rbb-kulturradio-vor-der-reform-so-rasend-wie-langsam/26140492.html


    Ganz besonders alten Wein gibt es beim RBB „Radio Kultur“ in gut abgehangenen Schläuchen, nur mit Wirklich Neuem is nix.

    Dafür dümpelt der Sender seicht vor sich hin, bei einer Million Euronen weniger im Jahr. Jünger, billiger, erfolgreicher. So sieht das aus. Altersdiskriminierung light, völlig idiotisch, denn Wachstum findet zur Zeit vor allem bei den Ü-60 statt.

    Will die Wellenchefin ihre Stammhörerschaft etwa Corona-euthanasieren? Wettet sie darauf, das ihre Pandemiemassnahmen das Wachstum radikal in die Bestattungsbranche verlagern helfen?

    Danach bleiben dem Sender wirklich nur die arbeitlosen Ü-40 bis U-60-Künstler allerlei Geschlechts zum MA-Doping übrig. Ich höre schon die MA-Jingles 2021: „Wenn Du Künstler unter 60 bist, ruf an und gewinne ein Jahr Kultur-BGE. Alle anderen können den Porsche abstauben.“

    Wie sich die ÖR-Granden, dazu gehören auch RBB-Kulturchefs Stephan Abarbanell und Verena Keysers, an Einschaltquoten aufgeilen, ist zur Routine geworden. Die freche Behauptung, mit weniger Geld mehr Kultur zu machen auch.

    Das Ergebnis kann nur Einnahmeverluste für Kunstschaffende bis hin zum Verlust ihrer Existenz beduten. Die kommende ÖR Gebührenerhöhung können dann Feste, Funktionäre und private Produzenten in aller Ruhe unter sich aufteilen

    Wer braucht schon Künstler?

    30.8.2020- Mit den Mitteln des Radios und als Video-Livestreams wurde versucht, viele Kulturveranstaltungen der Region zumindest virtuell stattfinden zu lassen und den Künstlern doch noch eine Bühne zu geben. „Wir haben im Radio, aber auch im Fernsehen, viel Neues ausprobiert – vom der „Carmen“-Übertragung bis hin zu virtuellen interreligiösen Gottesdiensten“, sagt dazu RBB-Kulturchef Stephan Abarbanell.

    Die Pandemie hat das Kulturradio des RBB in der Hochphase der 2019 verordneten Reform getroffen. Sie soll das Programm attraktiver machen und der Hörerschwund gestoppt stoppen. Zugleich soll der Altersdurchschnitt von derzeit 61,6 Jahren gesenkt werden, nicht zuletzt durch neue digitale Formate.

    Zudem soll das Kulturradio von 2021 an eine Million Euro jährlich einsparen. Entsprechend groß sind die Befürchtungen insbesondere bei den Freien Mitarbeitern, dass die Einsparungen vor allen zu ihren Lasten gehen. Aber auch aus der Kulturszene wurden kritische Stimmen laut, dass wieder einmal bei der Kultur gespart werde, denn vergleichbare Vorgaben gebe es für andere RBB-Sender nicht.

    #Allemagne #Berlin #radio #musique #culture #politique #covid-19

  • Streit um Klassik im Radio RBB Kultur erntet heftige Kritik für neuen Musikmix
    https://m.tagesspiegel.de/gesellschaft/medien/streit-um-klassik-im-radio-rbb-kultur-erntet-heftige-kritik-fuer-neuen-musikmix/27059608.html

    01.04.2021 - Der Sender will mit neuem Musikprogramm mehr Leute ansprechen. Trotz zahlreicher Beschwerden von Stammhörern verteidigt Wellenchefin Verena Keysers die Initiative.

    Verena Keysers hat eine klare Botschaft: Sie will kein Randgruppen-Radio machen. Sondern mit RBB Kultur für die ganze Stadtgesellschaft da sein. Das jüngst modifizierte Programm soll die Vielfalt der Kulturmetropole Berlin spiegeln, „themenstark“ und „journalistisch relevant“, wie sie im Gespräch mit dem Tagesspiegel sagt.

    Kernpunkt der Reform ist für die Wellenchefin darum das „kulturelle Wort“ und erst danach der neue Musikmix, der neben Klassik in den Sendungen „Der Morgen“ und „Der Tag“ jetzt auch Filmmusik, Pop, Jazz und die so genannten New Classics umfasst.

    In den beiden hörerstärksten Tagesphasen, zwischen sechs und zehn Uhr sowie 16 und 20 Uhr will RBB Kultur über die Diversität der regionalen Kulturszenen berichten, seine Kompetenz als Beobachter und Berichterstatter unter Beweis stellen, mit vielen Interviews, Hintergrundgesprächen, Rezensionen. Denn, so argumentiert Verena Keysers, ihr Auftrag lautet, ein Kulturprogramm zu machen und nicht ein Klassikprogramm.

    Darum haben sie und ihr Team sich für eine Weitung der musikalischen Inhalte entschieden. Aus dem Bereich Klassik stammen in den Primetime-Zeiten nur noch die Hälfte der gespielten Titel - wobei Dirk Hühner, Musikchef bei RBB Kultur, darauf hinweist, dass die klassischen Kompositionen mit bis zu acht Minuten deutlich länger seien als die Tracks der übrigen Genres. Dadurch bliebe insgesamt die Klassik-Dominanz gewahrt.

    Irritation, Enttäuschung und auch Wut haben die Veränderungen bei der Stammhörerschaft ausgelöst. „Um die 750 Mails und Briefe sind beim RBB eingegangen, teils mit Zuspruch und Lob für neue Sendungen und musikalische Repertoires, überwiegend mit Kritik am neuen Sound Design und den musikalischen Erweiterungen“, sagt Verena Keysers. Wobei sich nicht nur das ältere Publikum meldete: „Kritik ist keine Frage des Alters, sondern des Musikgeschmacks. Auch jüngere üben heftige Kritik.“
    Keysers will die Vielfalt der Berliner Kulturszene feiern

    Den Tagesspiegel haben ebenfalls außergewöhnlich viele Leserreaktionen erreicht, beim Landesmusikrat liefen die Mitglieder sogar derartig Sturm gegen das neue Wellenprofil, dass sich der Interessenverband entscheiden hat, eine Meinungsumfrage zum Thema durchzuführen, um für das nächste Gespräch mit den RBB-verantwortlichen inhaltlich umfassend gewappnet zu sein.

    „Natürlich haben wir mit Abwehrreaktionen bei unseren Stammhörern gerechnet“, räumt Verena Keysers ein. „Dennoch bin ich überrascht von der Vehemenz und auch von der Richtung, in die die Debatte gerade geht: dass nämlich hier eine totale Verflachung stattfände. Diesen Vorwurf finde ich überhaupt nicht gerechtfertigt.“

    Das Ziel der Modifizierungen sei doch lediglich, dass sich die fantastische Vielfalt des hauptstädtischen Kulturlebens auch in der Musikauswahl widerspiegele, sagt Keysers. Nur so könne der Sender neue Zielgruppen ansprechen, für die das bisherige Musikprofil gerade ein Kriterium war, RBB Kultur nicht zu hören.

    Verena Keysers formuliert es so: „Ausschließlich klassische Musik, das haben uns viele in einer Studie befragte Hörerinnen und Hörer zurückgemeldet, wirkt auf nicht wenige, die sich potenziell für unsere Inhalte interessieren, im wahrsten Sinne des Wortes exklusiv.“

    Es ist das alte Argument des Elitären, das hier bemüht wird. Ausschließlich für eine spitze Interessengruppe zu senden, das will sich längst keine öffentlich-rechtliche Anstalt mehr leisten. Auch wenn die durchschnittliche Einschaltquote von 100 000 Personen, die das klassikbasierte Kulturradio bislang hatte, keine quantité négligable ist. Weil es sich hier nicht um Menschen handelt, die das Radio zuhause oder im Büro im Hintergrund dudeln lassen, sondern um aufmerksame Nutzer.
    Ist Einaudi „ganz normale Klaviermusik“?

    Selbstverständlich seien auch intern nicht alle mit der neuen Linie einverstanden, sagt Keyers. „Wir diskutieren sehr intensiv über die musikalische Handschrift, teilweise sogar heftig und hitzig“. Außerdem werde der Musikmix ständig überprüft, auf das, was gut und was weniger zusammenpasse, fügt Dirk Hühner hinzu – und dann von Monat zu Monat weiterentwickelt.

    Die sogenannte Neoklassik, also jene Form von Instrumentalmusik mit Easy-Listening-Charakter, die sowohl melodisch, rhythmisch als auch harmonisch auf Schlichtheit setzt und für die exemplarisch der Pianist Ludovico Einaudi steht, so ist für Hühner übrigens längst in der Realität von Bildungsbürgerhaushalten angekommen: „Das wird von sehr vielen für ganz normale Klaviermusik gehalten.“

    Natürlich zeigt Verena Keysers sich überzeugt davon, dass RBB Kultur einen Großteil der Stammhörer wird halten können. Die nächsten Ergebnisse der Mediaanalyse, die Aufschlüsse über die Reichweite der Sender und ihre Hörer-Quoten bringt, werden allerdings erst im Juli vorliegen. Bei den positiven Reaktionen auf die Reformen überwiegen übrigens jene Stimmen, die den neuen Wort-Schwerpunkt loben – und es konsequent finden, dass sich dadurch auch musikalisch der Horizont geweitet habe.

    Was aber antwortet Verena Keysers jenen Menschen, die ihr schreiben, dass sie ihre kulturelle Heimat verloren hätten? „Ich bitte sie, das Ungewohnt nicht reflexhaft abzulehnen, sondern sich erst einmal einzuhören und dem neuen Profil von RBB Kultur eine Chance zu geben.“ Mit anderen Worten: Macht euch mal locker!

    Interessant wäre im Zusammenhang mit dieser Wer-spielt-was-für-wen-Debatte folgendes Gedankenspiel: Was würde wohl passieren, wenn Radio Eins, der Sender „nur für Erwachsene“, der so stolz auf seinen anspruchsvolle Rock-Pop-Mix ist, von der RBB-Intendanz gebeten würde, aus Gründen der ästhetischen Barrierefreiheit regelmäßig auch Schlager von Helene Fischer und Andrea Berg zu spielen?

    #Allemagne #Berlin #radio #musique #culture #politique

  • Macron roi

    Alors que le #Parlement est en ce jour transformé en une chambre d’enregistrement des désirs du Roi, il importe de revenir sur le bilan d’une année de gouvernement-covid. Est-ce la pandémie qui est hors de contrôle, ou bien notre président ? Les deux certainement.

    « Le président a acquis une vraie #expertise sur les sujets sanitaires. Ce n’est pas un sujet inaccessible pour une intelligence comme la sienne. » #Jean-Michel_Blanquer, Le Monde, le 30 mars 2021

    « Ce n’est pas Macron qui manque d’#humilité, c’est l’humilité qui n’est pas à la hauteur », #EmmanuelMacronFacts

    « Père Ubu – Allons, messieurs, prenons nos dispositions pour la bataille. Nous allons rester sur la colline et ne commettrons point la sottise de descendre en bas. Je me tiendrai au milieu comme une citadelle vivante et vous autres graviterez autour de moi » Alfred Jarry, Ubu roi, Acte IV, scène 3

    Je serai bref. On écrit bien trop sur Macron. Les trois épigraphes ci-dessus disent à peu près tout. Il faudrait juste ajouter que dans certaines versions de la mythologie grecque Hybris est l’un des enfants de la Nuit et d’Érèbe, une divinité des Enfers. L’#hybris désigne la #démesure, l’#excès_de_pouvoir et le vertige auquel il conduit. La Vème République est une détestable machine à produire de l’hybris. Des présidents hors de contrôle.

    En ce 31 mars 2021, Macron roi préside un #Conseil_de_défense_sanitaire où ne siège autour de lui qu’une petite grappe de ministres choisis par ses soins. Conseil opaque, soumis au secret et échappant à tout #contrôle_législatif . Le soir du même jour, il annonce ses décisions à ses sujets, au nom d’un « nous », dont on ne saura jamais s’il est de majesté ou s’il renvoie aux choix collectifs et débattus d’un #exécutif. Ce « je-nous » annonce donc le #reconfinement de toute la métropole, avec la fermeture des écoles. Je propose de déduire de ces décisions les trois #échecs de Macron, qui correspondent à trois #fautes, lesquelles sont directement en rapport avec la démesure qui caractérise le personnage, #démesure encouragée par la fonction et notre #constitution épuisée. Quand faire le #bilan d’une politique se résume, de facto, à la caractérologie de son Auteur, on se dit qu’il est grand temps de changer de République et d’en finir avec le #présidentialisme.

    Le premier échec de Macron roi, c’est le reconfinement de toute la métropole avec ses conséquences en termes de #santé_mentale, de #précarisation accrue pour les plus pauvres et les classes moyennes, et d’aggravation de la #crise_économique. L’engagement pris à de multiples reprises de ne pas reconfiner nationalement n’a jamais été accompagné de la politique qu’un tel choix exigeait. Macron a mis tout le pays dans une #impasse. Le reconfinement est la conséquence directe de ce choix. La décision de laisser filer l’#épidémie fin janvier, - dans un contexte de diffusion des variants, avec l’exemple anglais sous les yeux, et contre l’avis de toute la #communauté_scientifique -, a été, littéralement, criminelle. Macron était parfaitement informé de la flambée qui aurait lieu mi-mars. Nous y sommes.

    Le second échec de Macron roi, distrait et appuyé par son fou préféré dans son obstination à ne #rien_faire pour sécuriser sérieusement l’#Éducation_nationale, aura été la #fermeture contrainte des #écoles et le prolongement du semi-confinement des étudiant.es, qu’il convient de ne pas oublier : les dégâts sont pour elle et eux sans fin, que certain.es aident à réparer : https://blogs.mediapart.fr/parrainer-un-e-etudiant-e/blog/260221/parrainer-un-e-etudiant-e-pour-entrer-dans-le-monde-dapres-appel-ten. En plus des scandales des #masques, des #tests et des #vaccins, Macron et son gouvernement sont en effet directement comptables d’une #inaction incompréhensible. Monté sur son « cheval à phynances », Macron roi a certes arrosé les entreprises de centaines de milliards, mais n’en a dépensé aucun pour l’#Hôpital, l’École, l’#Université, la #Recherche et plus généralement la #sécurisation_sanitaire des #lieux_publics, parmi lesquels tous les lieux de #culture.

    Or, depuis bientôt un an, des chercheurs font la démonstration que des solutions existent (voir ici : https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/120121/rendre-l-universite-aux-etudiants-sans-attendre-les-decideurs ) et que la stratégie « #Zéro_Covid » est certainement la plus efficace et la plus propre à protéger des vies : voir par exemple les propositions concrètes de Rogue-ESR (https://rogueesr.fr/zero-covid). Pourquoi donc « une intelligence comme la sienne » ne parvient-elle pas à s’élever jusqu’à la compréhension que la #détection de la saturation en #CO2 d’un lieu fermé et l’utilisation de #filtres_Hepa sont des dispositifs techniques simples, efficaces et susceptibles de limiter la propagation du #virus ? Même des esprits infiniment plus bornés que le sien – Wauquiez par exemple (https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/covid-l-efficacite-des-purificateurs-d-air-contre-le-sa), qui dégage 10 millions pour des #purificateurs_d’air dans les écoles et lycées - ont parfaitement saisi au bout de 6 mois ce que Macron-Roi mettra deux ans à reconnaitre.

    Le troisième échec de Macron roi, le plus terrible, est le nombre de #morts, de vies brisées, de souffrances psychiques et physiques que des années de soins peineront à soulager. Bientôt 100 000 morts. Des légions de "covid longs", des enfants, des adolescents et des étudiants habités par l’angoisse de contaminer leur parents … Question : combien de milliers de vies auraient pu être épargnées, non pas seulement par des décisions énergiques fin janvier 2021, mais par un véritable #plan_d’action visant à apporter une sécurité sanitaire digne de ce nom, à toute la population ? Pourquoi 3000 #lits de #réanimation supplémentaires seulement maintenant et pas à l’été 2020, avant la seconde vague ? Pourquoi Zéro mesure technique et financière pour les #universités quand des étudiants se suicident ? Pourquoi Zéro vaccin pour protéger les enseignants ? Pourquoi faire si peu de cas de « La valeur d’une vie » (https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/260121/la-valeur-d-une-vie) ?

    L’analyse des causes de ces #échecs montre que ce ne sont pas des #erreurs, mais des #fautes politiques. Tout d’abord une gestion présidentialiste et autocratique de la #crise_sanitaire, couplée avec un virage idéologique vers l’extrême droite. Ensuite le refus de toute #politique_d’anticipation, qui est à concevoir comme une conséquence du « #en-même-temps » : le #laisser_faire néolibéral du macronisme se conjugue avec un retrait massif de l’#Etat et un affaiblissement de la #Fonction_publique. Enfin la #gestion_sanitaire de Macron roi a pris lors de cette épidémie la forme d’un #pari : s’accoutumer au virus, #vivre_avec, le laisser filer permettra peut-être d’éviter un #confinement. Le pari au lieu de la #raison et de la #délibération, le jeu avec la science, le rêve de devenir un savant, l’adulation de Raoult, Macron roi devenu « l’expert », l’épidémiologiste en chambre. La limite de cette folie est éthique : un #pouvoir, quel qu’il soit, ne peut pas parier des vies comme dans une partie de poker.

    A ces trois fautes correspondent trois marqueurs de l’identité politique de Macron roi : l’#opportunisme, le #jeu et le #cynisme. Macron est certainement le président le plus dangereux que nous ayons eu depuis Pétain. Il est le président qui aura consenti à la mort de dizaines de milliers de citoyen.ne.s, qui aura fait le lit de l’#extrême_droite et aura remplacé la politique par un jeu de roulette russe. Président hors de contrôle, il est devenu à lui seul le haut comité médical qu’il a institué. Il est devenu à lui seul tout le Parlement. Il est devenu sa propre caricature. Le Roi et le fou du Roi. Seul en son Palais, "divertissant son incurable ennui en faisant des paris avec la vie de ses sujets"*.

    Pascal Maillard

    Père Ubu s’interrogeait ainsi : « Le mauvais droit ne vaut-il pas le bon ? ». Il parait que sous la plume de Jarry cette question rhétorique renvoyait au cynisme politique de Bismarck.

    * L’expression est de l’écrivain Yves Charnet, dans un livre à paraître.

    https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/010421/macron-roi

    #macronisme #Macron #France #covid #coronavirus #Blanquer