• Chiffres de l’immigration en 2020 : demandes d’asile et mesures d’éloignement en baisse
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/01/22/chiffres-de-l-immigration-en-2020-demandes-d-asile-et-mesures-d-eloignement-

    La crise sanitaire due au Covid-19 a rendu imprévisible un sujet que le gouvernement veut pourtant maîtriser fermement : l’immigration. Jeudi 21 janvier, le ministère de l’intérieur a rendu publics les chiffres de l’année 2020 sur la question. Bien que ceux-ci soient provisoires, une tendance non équivoque se dégage : une écrasante majorité des indicateurs sont à la baisse. « 2020 : une année totalement atypique, de rupture », souligne-t-on place Beauvau. Parmi les sujets politiquement sensibles pour le gouvernement : celui de la demande d’asile. Jusqu’en 2019, elle continuait d’augmenter en France et les autorités ne cachaient pas leur volonté d’enrayer la tendance. En 2020, sous l’effet de la crise sanitaire, qui a limité les passages aux frontières et provoqué le ralentissement, voire l’arrêt, de certains services de l’Etat lors du premier confinement, la demande d’asile a fortement chuté. Une situation semblable à celle du reste de l’Union européenne (UE).
    En France, 81 669 nouvelles demandes de protection ont été introduites en préfecture dans les guichets uniques des demandeurs d’asile, contre 138 420 en 2019 (- 41 %). Côté ministère de l’intérieur, on reste prudent sur les évolutions futures de cette tendance : « Le Covid peut avoir un effet de ralentissement des déplacements ou provoquer au contraire une fuite » des pays. De leur côté, les services de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra), chargés d’examiner les demandes, ont enregistré 95 600 dossiers en 2020 et concluent à une baisse de 28 % par rapport à 2019. Cette différence de chiffres tient principalement au fait que l’Ofpra prend en compte dans ses statistiques les cas dits des « réadmissions éteintes ». Il s’agit des personnes dont la demande d’asile relevait, en 2019, d’un autre Etat membre de l’UE au titre du règlement de Dublin, mais dont la France est devenue responsable, en 2020, dès lors qu’aucun renvoi vers le pays en question n’est intervenu entre six et dix-huit mois après leur arrivée.
    Alors que le débat sur les conditions d’accueil des demandeurs d’asile a été prégnant ces dernières semaines et que les campements se reconstituent inlassablement depuis 2015, ce ralentissement n’a pas permis de rectifier le tir. A ce jour, seul un demandeur d’asile sur deux est hébergé le temps que son dossier soit étudié, le dispositif national d’accueil (DNA) étant saturé – 4 500 places supplémentaires doivent être créées en 2021. Pour Didier Leschi, directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, c’est également sur l’intégration qu’il faut travailler, justifiant la situation par « une forte présence indue de réfugiés dans le DNA ».Depuis plusieurs années, le gouvernement tente de fluidifier la prise en charge des demandeurs d’asile en accélérant le délai de traitement des dossiers. La crise sanitaire a largement freiné le processus : le délai moyen d’examen des demandes devant l’Ofpra est passé de 161 jours en 2019 à 262 jours en 2020. En cause : une « diminution de l’activité décisionnelle de l’ordre d’un quart puisque, en raison principalement de l’interruption des entretiens d’asile durant le premier confinement, on a rendu environ 90 000 décisions en 2020, contre plus de 120 000 en 2019, explique Julien Boucher, directeur de l’Ofpra. Le mouvement que nous engageons pour diminuer les stocks de demandes en instance va permettre de reprendre la trajectoire de baisse des délais d’instruction. »En 2020, comme en 2019, les demandeurs d’asile proviennent en premier lieu d’Afghanistan (8 886 demandes) puis du Bangladesh (4 345). Le Pakistan s’est placé en troisième position avec 3 426 demandes. L’Albanie et la Géorgie, qui occupaient le haut du tableau ces dernières années, disparaissent des dix premières nationalités qui demandent l’asile. Place Beauvau, on veut y voir « le résultat d’un effort politique lié à la grande qualité de la coopération » avec ces Etats, considérés comme des pays d’origine sûrs, et pour lesquels la France voulait réduire les arrivées.
    En tête des demandes de protection depuis 2018, les autorités scrutent particulièrement la demande afghane. En 2020, « elle ne baisse que de 15 %, les Afghans continuent de venir en France après avoir été déboutés dans d’autres pays européens », note Didier Leschi. Parmi les demandeurs d’asile primo-arrivants, la part des personnes relevant du règlement de Dublin – soit celles dont la demande d’asile relève d’un autre Etat de l’UE – reste stable. Elle était de 25 % en 2019 et baisse légèrement à 21 % en 2020, d’après les chiffres du ministère. En revanche, « l’effet de la crise a augmenté le nombre de cas Dublin qui sont retombés dans la procédure de droit commun [passant sous la responsabilité de la France] », précise-t-on au ministère.Au total, 24 118 personnes ont bénéficié d’une protection (décisions de l’Ofpra et de la Cour nationale du droit d’asile confondues), soit un taux de réponses positives de 24 %. En 2019, elles étaient plus de 36 000 à se voir octroyer le statut de réfugié ou la protection subsidiaire, soit une baisse de 33,5 % entre les deux années.Un autre effet imprévu du Covid-19 sur les chiffres de l’immigration risque d’inquiéter le gouvernement et en premier lieu le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, qui revendique une ligne stricte : celui du départ des étrangers en situation irrégulière. A cet égard, les retours forcés ont drastiquement chuté, passant de 18 906 en 2019 à 9 111 en 2020 (- 52 %). Parmi tous les renvois, ce sont ceux vers les pays tiers (hors UE) qui diminuent le plus, avec une baisse de 62 %. Dans l’entourage du ministre, on tient à insister sur « une augmentation des interpellations de personnes en situation irrégulière depuis cet été ». Différentes justifications liées à la crise sanitaire sont évoquées : des centres de rétention administrative – dont l’activité a été drastiquement réduite pendant le premier confinement – qui tournent au ralenti, un trafic aérien perturbé, les difficultés à obtenir un laissez-passer consulaire avec les autorités des pays tiers… Le ministre a notamment multiplié les visites au Maroc et en Tunisie pour mettre en œuvre sa ligne de fermeté.

    #Covid-19#migrant#migration#france#politiquemigratoire#sante#crisesanitaire#asile#retention#retour

  • Mémoires transnationales de l’esclavage
    https://laviedesidees.fr/Araujo-Slavery-in-the-Age-of-Memory.html

    À propos de : Ana Lucia Araujo, Slavery in the Age of Memory : Engaging the Past, Bloomsbury Academic. En adoptant une approche transnationale, des États-Unis à la France, en passant par l’Angleterre, le Bénin et le Brésil, Ana Lucia Araujo revisite la mémoire de l’esclavage en étudiant ses modalités et leur évolution dans la longue durée.

    #Histoire #politique_de_mémoire #race #esclavage #police #racisme
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200122_araujo.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200122_araujo.docx

  • Syrian Refugees Return From KRG Due To Unemployment Amid Coronavirus - The syrian observer
    “Due to the continued spread of the coronavirus, businesses in Kurdish Iraq are remaining closed, creating an unemployment crisis for Syrian refugees living in the region”

    For about eight months, the lockdown measures have affected restaurants and many tourist facilities that housed Syrian workers, and according to statistics from the Association of Restaurants and Hotels in Duhok Governorate, which received about 100,000 Syrian refugees in 2019, 30 percent of those refugees worked in the tourism sector.

    The UNHCR in Iraq recorded an increase in returns to Syria, according to press statements by UNHCR media officer Rashid Hussein. “500 Syrian refugees in Duhok Governorate have registered with the UNHCR for voluntary return to Syria,” he explained.

    He added, “The main reasons for the voluntary return, according to refugees, are the economic conditions and the decline in job opportunities in the KRG.”

    Nuri Qasim is a former Syrian refugee who returned to his hometown of Derik three months ago after spending a year and a half in the city of Zakho in KRG. Qasim worked as a construction worker, but his work stopped due to coronavirus and the lack of aid provided by relief organizations to refugees, in addition to some health problems that forced him to return


    https://syrianobserver.com/EN/news/63130/syrian-refugees-return-from-krg-due-to-unemployment-amid-coronavirus

    #Covid-19#Syrie#Iraq#frontière#Pandémie#Travail#Retour_volontaire#Économie#migrant#Politique#réfugiés#migration

  • Covid : en Europe, l’appel de la frontière - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2021/01/20/covid-en-europe-l-appel-de-la-frontiere_1818093

    Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union se réunissent ce jeudi pour acter d’une cohésion d’ensemble en vue d’éviter que chaque pays ne décide seul des mesures de contrôle de leurs frontières. Au risque d’abîmer durablement le principe européen de libre circulation des biens et des personnes. C’est le grand retour des frontières nationales. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, qui se réunissent ce jeudi soir par visioconférence, vont acter du droit de chaque pays à instaurer des mesures de contrôle à leurs frontières pour lutter contre la propagation du coronavirus (interdiction de voyager, tests, quarantaine…), mettant ainsi fin (temporairement ?) à l’espace de libre circulation Schengen. Ce que les souverainistes n’ont jamais réussi à obtenir, le Covid-19 l’a réalisé, alors même qu’on sait qu’une frontière, cette ligne politique immatérielle et poreuse par nature, n’a jamais protégé contre un virus…

    #Covid-19#migrant#migration#ue#frontiere#librecirculation#virus#propagation#sante#restrictionsanitaire#politique

  • Y a-t-il une alternative aux pesticides ? - La Vie des idées
    https://laviedesidees.fr/Y-a-t-il-une-alternative-aux-pesticides.html

    Notre propos n’est pas de dénoncer l’échec du plan Ecophyto, ni de faire de l’approche systémique le nécessaire horizon des politiques agricoles. Il est plutôt de rappeler qu’en justifiant la réautorisation de produits très controversés par l’absence de méthodes de substitution, nos responsables politiques occultent les apprentissages et dissensions de dix années de tentative de réduction des produits phytopharmaceutiques. L’histoire du plan Ecophyto nous apprend que la réduction de l’usage des pesticides dépasse largement le recours à des substituts directs et ne peut être réduite à une question de disponibilité de technologies. Son étude ouvre deux pistes de réflexion, liées l’une à l’autre.

    La séquence décrite dans cet article nous invite à être doublement critiques quant à la figure de la substitution dans les politiques de transition écologique. D’une part, la substitution au sens strict apparaît comme une promesse bien fragile. Comme le montre la trajectoire du biocontrôle en tant que solution d’action publique, la promotion de substituts naturels aux pesticides appelle des transformations dans les pratiques agricoles, dans l’accompagnement des exploitants, dans les pratiques commerciales des entreprises, etc. La mise à disposition de produits qui viendraient massivement se substituer aux pesticides sans nécessiter plus de changements s’apparente à un mythe politique et technologique. D’autre part, la promesse de substitution est porteuse de forts effets de cadrage. Si ce levier d’action est privilégié par les pouvoirs publics, c’est parce qu’il permet de délaisser ou retarder des transformations plus profondes à la fois des exploitations et du modèle de développement agricole. Il produit en ce sens un effet dépolitisant. Les promesses de substitution sont nombreuses dans le champ de l’écologie : développement des énergies renouvelables, remplacement des voitures à moteur thermique par des véhicules électriques, etc. Ces perspectives ne doivent pas faire oublier que les choix technologiques sont avant tout des choix politiques. Privilégier l’option de la substitution dans les dynamiques de transition comporte le risque de maintenir cloisonnés questionnements technologiques et socio-politiques et de reléguer au second plan de nécessaires réflexions collectives.

    La séquence décrite dans cet article nous invite également à questionner les liens entre l’exercice de l’action publique et la production de connaissances. Les débats autour de l’interdiction du glyphosate ou des néonicotinoïdes ont donné lieu à des commandes par l’État auprès de l’INRA. Dans les deux cas, les pouvoirs publics ont chargé l’institut de recenser les solutions et méthodes permettant de réduire le recours à ces substances controversées ou d’en identifier de nouvelles. On retrouve dans ce mode de mobilisation de l’institut la logique centralisée et descendante qui était critiquée par les agronomes systèmes et qui a été explicitement questionnée dans le cadre du plan Ecophyto. Les connaissances portées par les agronomes système au sein du réseau Dephy étaient des connaissances situées, dont la production comme la circulation induisaient de profondes évolutions dans l’accompagnement des agriculteurs, dans la formation de leurs conseillers, dans la pratique des agronomes. Alors que le plan Ecophyto aurait pu être un espace d’expérimentation de nouveaux modes de production de la connaissance, une logique plus descendante, plus standardisée, a été favorisée. De nombreux travaux en sciences sociales s’intéressent aux rapports d’affinité qui peuvent exister entre certaines connaissances et l’exercice de l’action publique. Les récents travaux sur l’enthousiasme politique autour du nudge sont à cet égard significatifs (Bergeron et al., 2018). Ils montrent comment des savoirs et méthodes venus des neurosciences sont aisément mobilisés dans l’action publique, en ce qu’ils sont porteurs d’une vision individualisante de problèmes publics. Mobiliser ces connaissances et les incarner dans des instruments permet d’éviter de s’attaquer à la racine collective de problèmes aussi divers que la malnutrition ou le réchauffement climatique. Un phénomène similaire de sélection de savoirs a eu lieu dans le cadre du plan Ecophyto : les options de l’identification de méthodes standardisées, puis celle de la substitution ont été favorisées puisqu’elles permettaient d’éviter les réflexions organisationnelles et structurelles liées à la mobilisation de connaissances systémiques. Mais alors que les controverses autour de substances se multiplient, et que l’option de la substitution a montré toutes ses limites au cours de dix années de tentative de réduction de l’usage des pesticides, les pouvoirs publics ne peuvent sans doute plus faire l’économie d’une réflexion sur la manière dont la recherche agronomique doit être mobilisée.

    par Alexis Aulagnier, le 19 janvier

    #Pesticides #Perturbateurs_endocriniens #Politiques_publiques #Agro-alimentaire Agronomie_systémique #Controverses_scientifiques

  • A propos des régressions anti-laïques et anti-démocratiques en cours

    Ce qui ressort des lois récentes et des projets de loi, des décrets ou circulaires en cours de finalisation ou déjà appliquée signifie une régression démocratique sans précédent, en matière de laïcité, de droit d’association, de liberté d’opinion.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/19/a-propos-des-regressions-anti-laiques-et-anti-democrati

    #politique

  • La police guatémaltèque disperse par la force les milliers de migrants en route vers les Etats-Unis
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/01/18/guatemala-la-police-disperse-par-la-force-les-migrants-honduriens_6066720_32

    loqués puis dispersés par la police après seulement une cinquantaine de kilomètres parcourus en territoire guatémaltèque, des milliers de migrants honduriens cherchant à se rendre à pied aux Etats-Unis ont vu leur rêve d’exil stoppé par la force. Comme la douzaine d’autres caravanes de migrants qui ont quitté le Honduras depuis octobre 2018, cette dernière, lancée en pleine pandémie de Covid-19, n’atteindra pas son objectif.
    Partis vendredi de San Pedro Sula, cœur industriel et moteur économique du Honduras, quelque 9 000 Honduriens candidats à l’exode ont été stoppés une première fois dimanche à Vado Hondo, dans l’est du Guatemala, par un important dispositif policier et militaire. A coup de gaz lacrymogènes et de matraques, les forces de l’ordre ont freiné la caravane, tandis qu’un décret du président Alejandro Giammattei autorisait le recours à la force en raison du risque de contagion épidémique.
    Lundi, les 4 000 migrants qui étaient restés stationnés sur un axe routier frontalier, bloquant depuis samedi le transit de marchandises, ont été dispersés par de nouveaux tirs de gaz lacrymogène lancés par la police anti-émeute. La route était ainsi dégagée pour résorber l’énorme file de camions de marchandises qui s’était formée sur cet axe frontalier entre Guatemala et Honduras.Entre jets de pierres et tirs de gaz lacrymogène, une femme portant son fils en bas âge a raconté, le souffle court, à la chaîne Guatevision, être partie du Honduras où elle n’a « nulle part où vivre ». « Si on avait de l’argent pour vivre, on ne serait pas ici à chercher à aller vers le nord. Ils nous traitent comme des chiens, ça ne devrait pas se passer comme ça », s’est lamentée une autre mère, tenant une petite fille dans ses bras.

    #Covid-19#migrant#migration#guatemala#honduras#etatsunis#sante#propagation#politiquemigratoire#violence

  • Y a-t-il une alternative aux pesticides ?
    https://laviedesidees.fr/Y-a-t-il-une-alternative-aux-pesticides.html

    La ré-autorisation des néonicotonoïdes fin 2020 a été justifiée par l’échec de solutions alternatives pour les betteraviers. Mais la focalisation du débat autour des questions technologiques masque les tensions opposant pouvoirs publics et scientifiques.

    #Politique #environnement #écologie #agriculture #lobbies #législation #Sciences
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210119_pesticides.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210119_pesticides.pdf

  • En Bosnie, une inhumaine route migratoire
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/01/18/en-bosnie-une-inhumaine-route-migratoire_6066667_3210.html

    Les squats se sont multipliés au fur et à mesure que la Bosnie a fermé les camps officiels. Cet hiver est, à cet égard, le pire. La fermeture du camp de Bira, en septembre 2020, au moment où une surenchère politique antimigratoire animait la campagne pour les élections municipales, a donné le ton. La fermeture et l’incendie en décembre du camp de Lipa, qui n’était par ailleurs qu’un camp temporaire d’urgence destiné à faire face à la crise d’épidémie de Covid-19, ont achevé de déshumaniser l’accueil aux migrants. Ce qui fait aujourd’hui office de « camp de réfugiés » à Lipa consiste à entasser près d’un millier de migrants sous des tentes installées à la hâte par l’armée bosnienne. Il n’y a ni eau potable, ni électricité, ni soins médicaux. Les migrants se lavent dans l’eau glacée du ruisseau en contrebas. Ils ne dorment pas la nuit tellement il fait froid, et errent la journée sous la neige, dans l’attente des distributions de vivres.
    « La situation est cette année encore plus précaire qu’auparavant, avec davantage de personnes sans abri, reconnaît Peter Van der Auweraert, le chef de l’Organisation internationale des migrations (OIM) à Sarajevo. Il y a de l’argent européen disponible pour construire des abris, mais tout est bloqué par les autorités bosniennes. » Car la même Union européenne qui organise les refoulements illégaux et tolère les violences à sa frontière fait pression sur la Bosnie pour que les migrants soient traités « humainement », comme on dit à Bruxelles.Ces fermetures de camps et restrictions diverses ne changent rien à la migration elle-même, stable et continue. La Bosnie n’a certes enregistré que 17 000 arrivées en 2020, contre 25 000 à 30 000 les années précédentes, mais c’est surtout parce que l’épidémie de Covid-19 a fait que beaucoup d’enregistrements n’ont pas eu lieu. Et, en dépit des violences et refoulements, cette route reste le chemin principal vers l’UE. « Il y a eu au moins 70 000 entrées dans le pays depuis 2018, et on estime à 8 500 le nombre de migrants présents aujourd’hui. Cela montre bien que la route est ouverte », explique Peter Van der Auweraert, de l’OIM.
    Lire aussi L’UE dénonce les conditions « inacceptables » pour les migrants en Bosnie.

    #Covid-19#migrant#migration#bosnie#balkan#ue#politiquemigratoire#sante#santementale#oim#droit#refugie

  • De l’individu au #politique. L’#angoisse comme régime d’expérience

    Alors que l’angoisse comme catégorie est abondamment mobilisée pour désigner une sensation corporelle de mal-être propre à l’individu, ce numéro de Tracés propose de se pencher sur l’angoisse comme régime d’#expérience face à l’#incertitude, à partir des outils non plus de la psychanalyse mais des sciences humaines et sociales. Les articles du numéro abordent ainsi les logiques qui sous-tendent les modes de manifestation de l’angoisse, en prenant en compte leurs dimensions à la fois corporelle, discursive et esthétique. On revient en particulier sur la question du caractère socialement situé de l’expression de l’angoisse (dépendantes à la fois d’un contexte institutionnel et de dispositions individuelles), mais aussi de leur caractère genré. Toutefois, l’analyse des manifestations de l’angoisse suppose d’abord de s’interroger sur leurs conditions de son #objectivation dans le discours médical mais aussi par les sciences humaines et sociales prises dans leur diversité. Si le discours psychanalytique s’est imposé au fil du xxe siècle comme le principal vecteur pour penser l’angoisse comme ontologique et en cela fondamentalement différenciée de la #peur (quant à elle toujours rattachée à un objet), l’apport de la philosophie existentialiste (#Kierkegaard, notamment) permet de penser l’angoisse comme l’expérimentation par l’homme de l’infinité des possibles. Catégorie savante, l’angoisse est aussi une catégorie ordinaire désignant une #émotion qui peut être considérée comme fondatrice autant d’un groupe social que de modes d’action politiques. Alors que l’angoisse tend à être réduite à un processus propre au sujet, le parti pris de notre numéro a donc été de repenser cette émotion à l’aune du #collectif, c’est-à-dire d’en faire le signe d’un #régime_émotionnel partagé dans un espace et à une époque donnée. Si « éprouver de l’angoisse » ressort davantage du #corps et de l’incorporé, se dire angoissé reviendrait à bénéficier de catégories d’entendement du monde social, notamment issues de la #psychanalyse, qui contribuent non plus seulement à qualifier de pathologique son rapport au monde, mais plutôt à affirmer dans l’espace public (après l’espace privé) la légitimité de la singularité tortueuse et douloureuse de ce rapport.

    https://journals.openedition.org/traces/11152

    • (…) Ce désajustement originel qu’impose la nécessité de se réaliser, de devenir soi, dans un esprit tant de développement personnel que d’individualisation de la responsabilité, avec l’outillage de récentes techniques managériales, tandis que de l’autre les possibilités réelles sont dramatiquement restreintes. C’est cette faille que désigne Pierre Bourdieu en parlant des « hommes sans avenir », dans ses Méditations pascaliennes (1997), faille également sensible chez #Gilbert_Simondon, comme l’analyse Lara Bonneau dans son article, rejoignant l’interprétation d’Igor Krtolica.

      Si l’angoisse survient dans le rapport du sujet moderne à l’informe et à l’infini, elle indique également en creux, comme Simondon le souligne [dans son ouvrage L’inviduation psychique et collective], l’échec de la relation transindividuelle ou du moins sa fragilisation. Son inscription dans une histoire artistique et culturelle au long cours qui rappelle l’importance de l’#expérience_esthétique dans le rapport du sujet à soi et au monde permet cependant de sortir du solipsisme auquel elle semblait condamner le sujet. L’angoisse, pour Simondon, pointe le « paradoxe du #transindividuel ». (Krtolica, 2009)

      L’angoisse est l’expression affective de l’impossibilité que le sujet éprouve à poursuivre en lui, c’est-à-dire à l’échelle individuelle, son #individuation ; pour le philosophe, c’est seulement dans la dimension collective du transindividuel que cette impasse qu’est l’angoisse peut trouver une issue positive.

      C’est ainsi dans sa nature duelle, propre au sujet mais chez un sujet véritablement politique que l’angoisse saisie par les articles du numéro retrouve un sens qui inscrit, dans la longue tradition savante héritée de #Fanon, l’angoisse dans un cadre politique. C’est cette dernière dimension – le rapport de l’angoisse objet des sciences humaines au politique – qu’il convient d’approfondir.

      Angoisse, #mélancolie et individuation : une généalogie du sujet moderne entre histoire de l’art et #philosophie, Lara BONNEAU
      https://doi.org/10.4000/traces.11172

      En se concentrant sur la question du rapport de l’individu à la forme et aux formes, la science de l’art (Kunstwissenschaft) d’#Aby_Warburg permet l’élaboration d’une généalogie singulière de l’angoisse, qui souligne le rôle crucial de cet #affect pour comprendre la #subjectivité moderne. Entretenant un dialogue avec Ernst Cassirer quant à la nécessité d’une philosophie des « formes symboliques », Warburg postule qu’un basculement de la phobie à l’angoisse a lieu par la #création_artistique ; en ce sens, l’angoisse ne témoigne du rapport du sujet à l’être que parce qu’elle implique plus originairement un rapport du sujet à la forme et à l’informe. C’est depuis une pensée de l’individuation entendue comme prise de forme ontogénétique que l’on se propose d’articuler le rapport à l’être et le rapport à la forme, dans une perspective qui fait droit au devenir. La philosophie de Gilbert Simondon peut alors éclairer l’entreprise warburgienne. L’angoisse apparaît comme un affect particulièrement prégnant, en tant qu’elle marque un coup d’arrêt dans l’individuation du sujet et lui révèle le vertige non du néant de l’être mais de sa propre prise de forme. Simondon indique toutefois de manière énigmatique que l’angoisse peut être « départ de l’être », ce que l’histoire de l’art d’Aby Warburg et la philosophie cassirérienne de la culture peuvent, réciproquement, contribuer à éclairer.

      et #merci ! @cdb_77 pour ce signalement.

  • « Mouvement de citoyen-ne-s, dont certains sont élus, tou-te-s impliqué-e-s dans des associations et collectifs et qui s’engagent à porter la voix de ceux qu’on n’entend pas. Nous sommes un parti politique, qui a vocation à former des militants et des candidats à la conquête, à l’exercice, au partage, au renouvellement et au contrôle du pouvoir. »

    http://lesnouveaux-democrates.fr

    #LesNouveauxDemocrates #politique #gauche

  • Environ 4 500 migrants honduriens se dirigeant vers les Etats-Unis parviennent à entrer au Guatemala
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/01/16/environ-4-500-migrants-honduriens-arrivent-a-entrer-au-guatemala_6066467_321

    Au moins 4 500 migrants honduriens souhaitant se rendre à pied aux Etats-Unis ont réussi à entrer sur le territoire du Guatemala vendredi soir 15 janvier, après avoir forcé un cordon policier à la frontière, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP). L’estimation du nombre de migrants a été donnée par un chef de la police guatémaltèque au poste frontière d’El Florido, à 220 km à l’est de la capitale Guatemala. Les Honduriens ont pris la route à pied vendredi, formant une caravane humaine animée par l’espoir d’entrer aux Etats-Unis et d’y trouver une vie meilleure, malgré les restrictions imposées par le Guatemala et le Mexique sur leur chemin. Beaucoup de migrants veulent croire que le président Joe Biden, qui sera investi mercredi, assouplira la politique migratoire des Etats-Unis, même si Washington les a déjà mis en garde.
    Des migrants se dirigeant, vendredi 15 janvier, vers la frontière avec le Guatemala en route pour les Etats-Unis, défilent dans la municipalité de Santa Rita, dans le département hondurien de Copan.Le gros de la foule est parti de San Pedro Sula, à 180 km au nord de Tegucigalpa, en direction d’Agua Caliente, frontalière avec le Guatemala, un trajet d’environ 260 km, a constaté l’AFP. Un premier contingent de 300 personnes avait déjà pris la route jeudi.
    Un groupe s’est détaché vendredi du gros cortège pour se diriger vers un autre poste-frontière, celui d’El Florido, plus proche, avec l’intention de rejoindre le reste de la caravane une fois entré au Guatemala. Des centaines de policiers guatémaltèques en tenue antiémeute ont pris position aux postes-frontières de la frontière Guatemala-Honduras.La situation économique de nombreux habitants du pays d’Amérique centrale, déjà soumis à la violence des gangs et des narcotrafiquants, s’est encore détériorée avec le passage de deux puissants ouragans en novembre et les conséquences de la pandémie due au coronavirus SARS-CoV-2.
    Les migrants marchent en colonne le long des routes, sac au dos, la plupart le visage couvert d’un masque en raison de la pandémie de Covid-19.
    Le Guatemala impose aux migrants pour traverser la frontière de présenter des documents d’identité en règle et un test PCR négatif. La police guatémaltèque a annoncé avoir refoulé environ 600 migrants de l’avant-garde de la caravane, faute de documents ou de tests.La décision de ne pas aller à l’épreuve de force avec les migrants a été prise après avoir constaté que leur groupe comportait de nombreuses familles avec des mineurs, a expliqué un chef de la police guatémaltèque au poste-frontière d’El Florido, à 220 km à l’est de la capitale Guatemala. De son côté, le gouvernement mexicain a averti qu’il « ne permettra pas l’entrée illégale [sur son territoire] de caravanes de migrants ». Quelque 500 policiers ont été envoyés à la frontière avec le Guatemala.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#honduras#guatemala#mexique#sante#pandemie#economie#violence#politiquemigratoire#test#emigration

  • IOM to Portuguese EU Presidency: Reform of Migration Policy Key to Recovery | International Organization for Migration
    https://www.iom.int/news/iom-portuguese-eu-presidency-reform-migration-policy-key-recovery

    As 2021 begins with a promising COVID-19 vaccine in sight, the International Organization for Migration (IOM) encourages the Portuguese Presidency of the Council of the European Union (EU) to advance an ambitious, forward-looking reform of European migration policy that engenders recovery from the pandemic and long-term resilience. In recommendations to the Presidency released today (15/01), IOM outlines four targeted policy proposals that highlight well-managed human mobility and community-centred actions as key contributors to achieving a global, digital, safe and resilient Europe. “Our recommendations converge on the view that integrating migration and reimagining mobility across sectors – including health, climate, development and the digital agenda – can help us build back from the pandemic and strengthen our approach to the challenges on the horizon,” said António Vitorino, IOM Director General.
    “It is cruxial – for migrants and societies alike – that the Presidency advances negotiations to realise the key principles of the Pact on Migration and Asylum put forward by the European Commission last September,” IOM’s Director General said.
    Finding ways to facilitate human mobility and cross-border trade in a coordinated way will be essential to recovery from the COVID-19 engendered economic downturn. It will also enable migrants to continue to contribute to the longer-term, sustainable development of countries of origin and host countries alike. IOM, therefore, encourages the Portuguese Presidency to adapt immigration and border management schemes in a coordinated, health-sensitive and future-oriented way. The EU’s transformation towards a Digital Europe can spearhead the rollout of innovative digital tools that support migration processes, enhance security and protection of identity, and provide contactless passage that reduces sanitary risks. “Collectively investing in and coordinating global health security across borders and sectors will be key to ensuring that no country is disconnected from global human mobility in the future," stressed DG Vitorino.

    #Covid-19#migrant#migration#ue#mobilite#sante#pandemie#politiquemigratoire#risquesanitaire#securite#iom

  • Renouer la #confiance entre citoyens et policiers ?
    https://laviedesidees.fr/Renouer-la-confiance-entre-citoyens-et-policiers.html

    L’article 24 de la loi “Sécurité globale” est non seulement inutile mais aussi gravement préjudiciable et facteur d’insécurité juridique. Il peut néanmoins être sauvé, si l’on y inscrit le droit à ne pas être empêché de prendre des images des opérations policières.

    #Politique #image #violence #police #législation
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210115_police.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210115_police.pdf

  • American Capitalism Is Working — That’s the Problem
    https://jacobinmag.com/2020/11/american-capitalism-is-working-thats-the-problem

    .11.30.2020 By Nicole Aschoff

    The United States is not a failed state — just ask any American capitalist. But we desperately need something better for everyone else.
    ...

    There is remarkable agreement, however, on the end point — America as failed state. This consensus is a bit surprising, given the history of the term.

    The term “failed state” came into use after the collapse of Somalia. In 1994, the CIA created the State Failure Task Force to work out the causes of state failure. A few years later, the Clinton administration declared a new foreign policy emphasis that advocated humanitarian, diplomatic, economic, military, and various other flavors of imperialist intervention to purportedly rescue and fix failed states.

    Then 9/11 happened, pushing the issue of failed states into the mainstream. Afghanistan, designated a failed state under Taliban leadership, had harbored Al-Qaeda. Policymakers and elected officials warned that failed states were dangerous, that they created lawless playgrounds where terrorists and other ne’er-do-wells thrived.
    ...
    ” In his 2004 book State-Building, Francis Fukuyama deemed weak and failed states “the single most important problem for the international order.”

    When did a state become a failed state? Harvard University’s Robert I. Rotberg offered a list of political goods that successful states provide their residents: security, an independent judiciary and a predictable system for adjudicating disputes, the ability to participate in the political system, medical and health care, schools and educational instruction, good infrastructure (physical, communications, commerce), a sound money and banking system, a free civil society and entrepreneurship opportunities, and environmental protection.

    Failed states were states that couldn’t provide these political goods, that had become subsumed by violence, corruption, and dysfunction. Lists of countries, many of them former colonies, were produced (Angola, Burundi, Côte d’Ivoire, East Timor, Haiti, Sierra Leone, Somalia, and Sudan, to name a few) and held up as examples of “classical failed and collapsed states.” Restoring order in these broken states became a matter of national security; indeed, the invasions of Iraq and Afghanistan were sold in part as state-building initiatives.
    ...
    why is the term being revived today?
    ...
    Referring to America as a failed state can obscure both the nature of the crisis at hand and the demands democratic socialists should be making to get someplace better.
    ...
    Part of the confusion lies in how the role of the state is imagined in popular accounts. Rotberg, in delineating the rubric for a failed state, relied on a widely shared belief that “the responsibility of a nation-state [is] to maximize the well-being and personal prosperity of all of its citizens.”
    ...
    But in capitalism, a greater determination of legitimacy is how well the state protects and nurtures capital accumulation.

    And in its role facilitating capital accumulation, the US state is a great success.
    ...
    Even during the coronavirus pandemic, the US state has shown its mettle in protecting the interests of capital. The government made little effort to supply its health care workers with protective equipment, to establish a nationwide testing program, or to ensure access to health care, food, and housing for Americans impacted by the outbreak — but the Federal Reserve and the Treasury Department deftly maneuvered to calm the markets, pumping trillions of dollars into Wall Street through bailouts, grants, and bond purchases, as well as promises to keep interest rates low indefinitely.
    ...
    As Nicos Poulantzas argued long ago, the state is not a static or intrinsic entity; it’s a dynamic, historically grounded relationship.of class forces.
    ...
    In this moment, a clearer vision of renewal is both necessary and possible when we focus on who and what the US state directs its resources and energies toward, rather than whether or not it has lost its capacity to rule.

    In this moment, a clearer vision of renewal is both necessary and possible when we focus on who and what the US state directs its resources and energies toward, rather than whether or not it has lost its capacity to rule.

    Framing the problem this way highlights the goals of democratization, decommodification, and redistribution. It underscores the need to build working-class institutions capable of transforming the state itself into an institution that works for ordinary people.

    #USA #crise #capitalisme #impérialisme #politique

  • À propos de Beaud et Noiriel : l’enfermement identitaire n’est pas le lot de quelques-uns | Roger Martelli
    http://www.regards.fr/idees-culture/article/a-propos-de-beaud-et-noiriel-l-enfermement-identitaire-n-est-pas-le-lot-de

    Stéphane Beaud et Gérard Noiriel sont connus pour leurs travaux originaux sur le monde ouvrier, dans l’histoire et aujourd’hui. Ils publient dans Le Monde diplomatique un texte, intitulé « « Impasses des politiques identitaires ». Il est extrait d’un livre à paraître en février 2021. Première réflexion, en attendant l’ouvrage annoncé… Source : Regards

  • Ein Bündnis aus zahlreichen Verbänden spricht sich für Open-Source-Lösungen als Alternative zu MS 365 aus.
    https://www.golem.de/news/baden-wuerttemberg-breites-buendnis-gegen-microsoft-schulcloud-2101-153363.htm

    Zahlreiche Gruppierungen fordern Baden-Württembergs Kultusministerium dazu auf, auf den Einsatz von Microsofts MS 365 an Schulen zu verzichten. Stattdessen sollen Open-Source-Lösungen wie Moodle und Big Blue Button als Alternative genutzt werden.

    Unterstützt wird die Erklärung von einem sehr breiten Bündnis. Mitgetragen wird sie etwa vom Landesschüler- und Landeselternbeirat in Baden-Württemberg, dem Landesverband der Gewerkschaft Erziehung und Wissenschaft (GEW) sowie gesellschaftlichen Gruppen wie dem Chaos Computer Club Stuttgart und der Verbraucherzentrale Baden-Württemberg.
    Kultusministerium will Microsoft-Lösung

    Das Land Baden-Württemberg testet seit einiger Zeit die Nutzung von MS 365. Die CDU-Kultusministerin von Baden-Württemberg, Susanne Eisenmann, die derzeit wegen ihres Agierens in der Coronapandemie stark unter Druck steht, bevorzugt die Microsoft-Lösung. Die Kritik daran ist nicht neu, so wird insbesondere bezweifelt, ob die Microsoft-Cloud mit Datenschutzbestimmungen in Einklang zu bringen ist.

    Die jetzt vorgestellte Erklärung weist auch auf die Datenschutzprobleme hin. Das ist aber nur einer von mehreren Aspekten. So verweisen die Verbände darauf, dass die Nutzung von Open-Source-Lösungen ein Beitrag zur digitalen Souveränität sei.

    „Ein Bundesland darf sich nicht von einem Cloud-Angebot wie MS 365 abhängig machen, über das es nicht mit voller Souveränität selbst, sicher und dauerhaft verfügt, weil es jederzeit vom Anbieter oder auf Anweisung der Regierung des Landes des Firmensitzes in der Nutzung eingeschränkt oder gar abgeschaltet werden kann“, heißt es dazu in der Erklärung.
    Moodle-Probleme inzwischen behoben

    Bereits jetzt nutzen viele Schulen in Baden-Württemberg Open-Source-Lösungen. Am Montag gab es bei den vom Land bereitgestellten Moodle-Instanzen Probleme mit der Erreichbarkeit. Laut einer Meldung des für die Instanzen zuständigen BelWü (Datennetz der wissenschaftlichen Einrichtungen des Landes Baden-Württemberg) wurden diese jedoch inzwischen durch Optimierungen in der Datenbankkonfiguration behoben. Moodle ist eine in PHP geschriebene Open-Source-Software für Lernplattformen.

    Die Initiatoren der Stellungnahme sehen mit den bestehenden Lösungen den Bedarf der Schulen bereits gut abgedeckt: „Mit Moodle (Lernplattform), Bigbluebutton (Videokonferenzsystem), Libreoffice (Bürosoftware), Thunderbird (Mailprogramm) und Nextcloud (Dateiablage und Kooperation) stehen allen Schulen Anwendungen zur Verfügung, die den Funktionsumfang von MS 365 abdecken oder übertreffen."

    #Allemagne #école #éducation #privatisation #écoles #politique #cloud #nuage

  • L’Européisme de Giscard d’Estaing : Un idéal de substitution à la Nation – par Eric Juillot
    https://www.les-crises.fr/l-europeisme-de-giscard-d-estaing-un-ideal-de-substitution-a-la-nation-pa

    La disparition de Valéry Giscard d’Estaing est l’occasion de revenir sur l’héritage de son septennat (1974-1981) que les médias, d’une manière générale, ont réduit aux réformes sociétales (majorité, avortement) qui marquèrent son arrivée au pouvoir. Force est de constater cependant, qu’à bien des égards, ces sept années giscardiennes ont toute leur importance au plan #Géopolitique. […]

    #Europe #Giscard_d'Estaing #politique #Géopolitique,_Europe,_Giscard_d’Estaing,_politique

  • Les demandes d’asile continuent de baisser en Allemagne en 2020 - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/29543/les-demandes-d-asile-continuent-de-baisser-en-allemagne-en-2020

    L’Allemagne n’est plus la première destination européenne des demandeurs d’asile. Le pays enregistre une baisse continue des demandes d’asile, qui s’est accentuée en 2020 en raison de la pandémie de Covid-19 et du durcissement de la politique migratoire allemande.Le nombre de migrants ayant déposé un dossier de demande d’asile en Allemagne a chuté de plus de 30% en 2020 par rapport à 2019, d’après les chiffres du ministère allemand de l’Intérieur. Les autorités ont enregistré près de 76 000 premières demandes d’asile l’an passé. Un chiffre bien loin des 400 000 demandes déposées en 2015 lorsque la chancelière Angela Merkel avait décidé l’ouverture des portes du pays pendant la crise migratoire européenne. En 2020, la plupart des demandeurs sont originaires de Syrie, d’Afghanistan, d’Irak et de Turquie. Environ 37 800 personnes ont, quant à elles, obtenu le statut de réfugié cette même année.La chute des voyages internationaux et la fermeture de frontières, notamment au printemps à cause de la propagation du coronavirus, expliquent en partie la baisse des demandes d’asile en 2020, a indiqué le ministre allemand de l’Intérieur, Horst Seehofer. Mais la politique migratoire allemande, qui s’est durcie depuis quatre ans, y serait aussi pour quelque chose, s’est satisfait le ministre conservateur, favorable à un plus strict contrôle des frontières.
    Après la hausse soudaine des demandes d’asile en 2015 et 2016 (700 000 dossiers déposés), le gouvernement allemand avait réagi en limitant les conditions d’immigration dans le pays et en augmentant les expulsions des déboutés du droit d’asile ou des réfugiés reconnus coupables de violence.

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#asile#expulsion#droit#demandeurdasile#refugie#politiquemigratoire

  • Bilanz-Betrug - Wirecard : Guttenberg wusste viele Details

    https://www.berliner-zeitung.de/wirtschaft-verantwortung/wirecard/wirecard-guttenberg-wusste-viele-details-li.131800

    L"ancien ministre de défense allemand travaillait comme lobbyiste pour la frauduleuse entreprise Wirecard.

    12.1.2021 von Michael Maier - Eine Email zeigt: Karl-Theodor von Guttenberg kannte viele Details über den Deal seiner Firma Spitzberg Partners mit Wirecard.

    Der ehemalige Verteidigungsminister Karl-Theodor zu Guttenberg vor der Sitzung des Wirecard-Untersuchungsausschusses des Bundestages im Dezember 2020.

    Der frühere Bundesverteidigungsminister Karl-Theodor zu Guttenberg wusste offenbar sehr genau Bescheid, wie der Deal zwischen seinem Beratungsunternehmen Spitzberg Partners und der Wirecard AG im Hinblick auf die Übernahme eines chinesischen Zahlungsdienstleisters aussehen sollte. In einer Email an die damaligen Wirecard-Manager Burkhard Ley und Georg von Waldenfels, die der Berliner Zeitung vorliegt, skizzierte Guttenberg im Juli 2019 die Struktur der Vergütung, die Spitzberg von Wirecard erhalten sollte. Guttenberg schreibt, es sollte eine „finder`s fee“ in der Höhe von „1,5 Prozent auf das Gesamtvolumen der Projekt Heron Transaktion“ geben. Bei dem Projekt ging es um die Beratung von Spitzberg für den Erwerb der chinesischen AllScore. Neben der feststehenden Vergütung wurde noch eine Variable vereinbart, die Guttenberg in der Email „Kicker“ nennt. Es handelt sich laut Guttenberg um „1,0 Prozent auf den Majority Purchase Price für die erfolgreiche Umsetzung von Wirecards geplantem historischen Markteintritt“, welche Guttenberg „für angemessen“ hielt. Guttenberg schreibt, er und der Spitzberg-Manager Ulf Gartzke freuten sich „sehr auf das geplante Gespräch“ im August, bei dem die „kompensationsbezogenen Punkte“ kommuniziert werden sollten.
    Empfehlungen

    Im Parlamentarischen Untersuchungsausschuss am 17. Dezember 2020 hatte Guttenberg auf die Frage der SPD-Abgeordneten Cansel Kiziltepe, wer die Verträge von Spitzberg mit Wirecard unterschrieben habe, geantwortet: „Die Verträge werden verhandelt und unterschrieben vom Managing Partner Dr. Gartzke.“ Er, Guttenberg, habe „ein gewisses Vertrauen in meine Mitarbeiter, dass sie das anständig machen“. Kiziltepe sagte der Berliner Zeitung zu den neuen Erkenntnissen: „Die uns vorliegenden Informationen zeigen, das Guttenberg sehr tief mit den Details der Verhandlungen befasst war. Er hat uns im Untersuchungsausschuss gerade so viel gesagt, dass es ihm nicht schadet. Er hat entgegen seiner Aussagen persönlich die Vertragskonditionen für die Beratung und Lobbyarbeit verhandelt.“

    Der Wirecard-Untersuchungsausschuss wird am Dienstag unter anderem mit der Anhörung des Zeugen Lars-Hendrik Röller fortgesetzt. Der Linke Abgeordnete Fabio De Masi sagte dieser Zeitung: „Die Aktenlage ist klar: die Payment-Lizenzen für Wirecard in China waren seit Ende 2018 Thema für die Bundesregierung. Anders als vom Kanzleramt dargestellt, hat Wirecard nicht zufällig zum deutsch-chinesischen Finanzdialog gepasst, weil Herr Guttenberg gerade zu Besuch bei der Bundeskanzlerin war. Der deutsch-chinesische Finanzdialog im Januar 2019 wurde vielmehr von Beginn an mit einem Schwerpunkt auf Wirecard geführt und dafür ein eigener Absatz in der Erklärung verankert. Dem Kanzleramt sollte ein Erfolg anlässlich der China-Reise der Kanzlerin serviert werden. Wirecard war ,Irgendwas’ mit Internet und FinTech. Die Bundeskanzlerin hat beim mächtigsten Mann Chinas für die kriminelle Bude Wirecard lobbyiert. Und dies, obwohl ihr das Kanzleramt aufgrund der Vorwürfe gegen Wirecard zuvor von einem Treffen mit dem damaligen Wirecard CEO Markus Braun abgeraten hatte.“

    De Masi weiter: „Das Bundeskanzleramt hat den Leihbeamten der Bundesbank, der von einem Treffen mit Dr. Markus Braun abgeraten hatte, zudem auf den Untersuchungsausschuss gezielt vorbereitet. Dieser berief sich bei einfachsten Fragen auf Erinnerungslücken. So konnte er nicht beantworten, ob er in weiteren Fällen von Treffen mit CEOs von DAX 30 Konzernen aus Termingründen abgeraten hat, obwohl er nicht den Terminkalender der Kanzlerin führte. All diese Widersprüche werden auch Herrn Röller einholen!“

    #Allemagne #Chine #crime #économie #politique #corruption

  • Crise de légitimité, colères sociales et stratégie macronienne de la muleta

    Loi sur la sureté globale, loi sur les « séparatismes », loi de programmation de la recherche, dissolutions d’associations comme le CCIF ou BarakaCity, promulgation de trois décrets élargissant les motifs légaux de fichage (1), déni obstiné des violences policières, accusations d’islamogauchisme comme outil d’intimidation et de silenciation, relance du débat et du thème de « l’identité nationale », etc. La fin de l’année 2020 donne tous les signes d’une surchauffe idéologique du gouvernement comme de nombreux grands médias. Comme toujours la poussée de fièvre n’est que le symptôme d’une infection qu’il convient de tenter de diagnostiquer. Le président Macron a, dans ses vœux pour l’année 2021, donné son diagnostic de l’infection duquel découle logiquement le remède souhaité. L’infection serait due uniquement à un facteur extérieur, le Coronavirus, qui serait venu enrayer une France en redressement économique, en réconciliation sociale et nationale dépassant le clivage désuet « droite-gauche », en réarmement moral et philosophique autour des « valeurs de la République » et de la « laïcité », etc. La pandémie aurait également, selon lui, révélé les anticorps puissants de la société française, toutes classes confondues, annonciateurs d’une renaissance prochaine pourvu que chacun y mette du sien et qu’une chasse impitoyable soit menée contre les saboteurs de l’effort collectif nécessaire. Une véritable tragédie qui se termine bien en quelque sorte par un final d’unanimité nationale contre les ennemis de l’extérieur et de l’intérieur. La prise en compte de quelques données statistiques et de quelques faits nationaux et internationaux révèle que la tragédie est en fait une comédie.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/11/crise-de-legitimite-coleres-sociales-et-strategie-macro

    #politique