• Kein Ausverkauf von Schüler*innendaten an Microsoft ! : DIE LINKE. LV Baden-Württemberg
    https://www.die-linke-bw.de/nc/partei/berichte/berichte/news/kein-ausverkauf-an-microsoft


    Le gouvernement du Land de Bade-Wurtemberg a décidé de mettre toutes les écoles à disposition de Microsoft qui aura l’occasion d’y habituer les écoliers à l’utilisation de ses logiciels. L’utilisation du système Windows 365 sera obligatoire pour tous. Sans doute le Land donnera de l’argent en plus au monopole international. Die Linke vient de publier une résolution contre cette décision.

    Beschluss des Landesvorstands DIE LINKE Baden-Württemberg 13.9.2020

    Die baden-württembergische Kultusministerin will Microsoft exklusiven Zugang zu dem millionenschweren Markt der so genannten Schulclouds verschaffen. Eine Ausschreibung wurde speziell auf das Microsoft-Produkt „Teams“ zugeschnitten und erst nach Protest von Datenschützer*innen leicht modifiziert.

    Datenschützer*innen, Eltern und Lehrer*innenverbände kritisieren, dass der US-Anbieter als amerikanisches Unternehmen verpflichtet ist, der US-Regierung auf Verlangen Daten herauszugeben, auch wenn die Server in Europa stehen. Außerdem ist Microsoft gegenüber deutschen Datenschützer*innen nicht auskunftspflichtig, da es seinen Sitz in Irland hat.

    Über eine Schulcloud läuft die gesamte Kommunikation in Schulen. Dort werden Daten über Schüler*innen gespeichert. Der Anbieter erhält damit die Möglichkeit, genau zu überwachen, wann welcher der 1,1 Millionen Schüler*innen von wo auf welche Anwendung zugreift. So können umfangreiche Profile von Schüler*innen und Lehrer*innen erstellt werden. DIE LINKE fordert, dass die Wahrung der Schüleridentität eine hoheitliche Aufgabe in staatlicher Hand bleiben muss. Die Netzidentitäten der Schüler*innen dürfen nicht in die Hand eines privaten Konzerns gegeben werden.

    Die Datenschutzproblematik ist allerorten bekannt. Andere Bundesländer nutzen deswegen Clouds von europäischen Mittelstandsanbietern. Es darf nicht sein, dass einem US-Konzern der rote Teppich zu einer Monopolstellung an Baden-Württembergs Schulen und zu den Daten unserer Schüler*innen und Lehrer*innen ausgerollt wird.

    Unter dem Druck der Wirtschaft, es müsse – Hauptsache schnell – digitalisiert werden, darf die Politik ihren Gestaltungsauftrag für das öffentliche Schulwesen nicht an das Silicon-Valley abgeben.

    DIE LINKE fordert deswegen einen runden Tisch von Lehrer*innen, Schulleitungen, Gewerkschaften, Elternvertreter*innen und Politik, der ein pädagogisch sinnvolles digitales Konzept für Schulen mit sicherem Datenschutz erarbeitet.
    DIE LINKE fordert: Kein Ausverkauf von Schüler*innendaten an Microsoft!
    DIE LINKE fordert: Zugang zu einem digitalen Gerät, ausreichendem Datenvolumen und kostenlosem Breitband-Internet für jede*n Schüler*in.DIE LINKE fordert mehr Lehrer*innenfortbildungen für digitale Medien durch das Land.
    DIE LINKE fordert unabhängige Bildungsforschung über den Einsatz digitaler Medien.
    DIE LINKE fordert, die digitalen Fußabdrücke der Schüler*innen möglichst klein zu halten.
    DIE LINKE favorisiert Open-Source Angebote, die es Schüler*innen ermöglichen informationelle Selbstbestimmung zu erlernen, statt kommerzieller Lösungen für Kommunikations- und Lernsoftware von denen internationale Großkonzerne profitieren.

    #Allemagne #informatique #politique

  • La politique d’Emmanuel #Macron a fait « nettement » augmenter les #inégalités

    Selon l’Insee, la diminution des #allocations_logement et la réforme de la #fiscalité du capital ont creusé les #écarts de niveaux de vie en 2018

    On s’en doutait, l’Insee vient de le confirmer : la #politique_fiscale d’Emmanuel Macron a creusé les inégalités. Deux études, qui viennent d’être publiées, en attestent.

    Comme chaque année à cette période, la première fait le point sur l’évolution des principaux indicateurs d’inégalités (niveaux de vie, indice de Gini, pauvreté, etc.). Ce rendez-vous statistique annuel était particulièrement attendu cette fois-ci, car il concerne l’année 2018 et permet donc d’appréhender les effets des premières #réformes mises en œuvre par #Emmanuel_Macron. Le titre de cette publication est d’ailleurs explicite : « En 2018, les inégalités de niveaux de vie augmentent ». Elles s’accroissent même « nettement » apprend-on un peu plus loin dans la publication. Fermez le ban !

    La deuxième étude, publiée mardi 8 septembre, se penche plus précisément sur l’impact des réformes de 2018 de la #fiscalité_du_capital. C’est-à-dire la suppression de l’#impôt_de_solidarité_sur_la_fortune (#ISF) et son remplacement par un #impôt_sur_la_fortune_immobilière (#IFI), ainsi que la mise en place d’une #flat_tax sur les #revenus_du_capital, également appelée #prélèvement_forfaitaire_unique de 30%, ou #PFU. Là aussi, le constat, fondé toutefois sur une modélisation et non sur des constats statistiques, est sans appel : les grands gagnants sont les 5% des Français les plus riches, qui voient leur niveau de vie annuel augmenter de plus de 1000 euros.

    Des pauvres plus pauvres

    Des riches plus riches et des pauvres plus pauvres : voilà malheureusement un bon résumé de l’évolution des niveaux de vie, tel que mesuré par l’Insee. Si l’on regarde le milieu de la distribution, il n’y a pas grand-chose à signaler. Le niveau de vie médian, celui qui partage la population en deux (une moitié vit mieux, l’autre moins bien) est de 1771 euros par mois et par personne en 2018, en progression de 0,3 % par rapport à l’année précédente. Ce faisant, « il poursuit sa lente progression depuis cinq ans ». En 10 ans, il a gagné 1 %. Cette relative stagnation est à mettre sur le compte de la crise de 2008. Avant que le système des subprime ne s’effondre, le niveau de vie médian en France augmentait à un rythme nettement plus vigoureux (+1,4 % par an en moyenne entre 1996 et 2008).

    https://www.alternatives-economiques.fr/politique-demmanuel-macron-a-nettement-augmenter-inegalite/00093802
    #macronisme #néolibérisme #richesse #pauvreté #pauvres #riches #niveau_de_vie #statistiques #chiffres
    #paywall

    • Le résultat des politiques de Macro était connu avant même qu’il ne commence à les appliquer... Publié en 2018 :

      Arnaud Parienty, LE MYTHE DE LA « THÉORIE DU RUISSELLEMENT » | Cairn.info
      https://www.cairn.info/revue-projet-2019-1-page-92.htm#

      Le débat sur le ruissellement est piégé car il porte sur « des idées ambiguës résumées dans un terme que tout le monde récuse ». Ce livre, bien construit et d’une grande limpidité, y apporte beaucoup de clarté, donnant à réfléchir au rôle de l’épargne, de l’impôt et de la fiscalité dans l’économie. Son auteur, professeur agrégé de sciences économiques et sociales, prend au sérieux la « théorie du ruissellement ». Celle-ci mérite bien des guillemets : le terme, venu des États-Unis (trickle-down effect), est avant tout polémique et ce dès son origine. Et tout le monde s’en démarque, à commencer par ceux qui en appliquent les principes ! Elle a fortement ressurgi depuis 2017, à la suite de l’élection d’Emmanuel Macron et de celle de Donald Trump. Il en existe plusieurs versions, la version forte étant celle de la « courbe de Laffer », du nom d’un économiste américain. En résumé : si on donne de l’argent aux riches à travers des réductions d’impôts, ils vont investir, cela va créer de la croissance, et ce sera bon pour tout le monde (y compris pour les pauvres). Bien plus, la croissance permettra de combler le manque à gagner pour l’État. Arnaud Parienty démontre que ceci n’a jamais été avéré, mais que, dans l’ensemble, cela se traduit par une augmentation des inégalités... Inégalités qui freinent la croissance.

  • Madrid, de nouveau épicentre du Covid-19, limite la liberté de mouvement de 850 000 personnes
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/19/madrid-de-nouveau-epicentre-du-covid-19-limite-la-liberte-de-mouvement-de-85

    A compter de lundi, les rassemblements de plus de six personnes sont interdits dans toute la région, forte de 6,6 millions d’habitants, et la liberté de mouvement est sérieusement restreinte dans 37 quartiers de Madrid et de sa proche banlieue, représentant plus de 850 000 personnes. A Vallecas, Carabanchel, Villaverde et d’autres quartiers populaires concernés, les habitants n’ont le droit de quitter le périmètre fixé par les autorités que pour se rendre au travail, chez le médecin ou accompagner leur enfant à l’école, afin de freiner la propagation de l’épidémie dans le reste de la capitale.Ils peuvent certes sortir de chez eux, dans les limites de leur « zone sanitaire », mais les parcs et jardins sont fermés afin d’éviter les rassemblements entre voisins et amis, puisque « la majorité des cas de contagion ont lieu lors des réunions privées », a souligné Mme Ayuso. Les commerces, bars, restaurants, et même les salles de jeux et de paris peuvent ouvrir, mais doivent fermer à 22 heures et ne fonctionner qu’à 50 % de leur capacité.
    Ces quartiers « représentent 13 % de la population mais 25 % des cas », a souligné Mme Ayuso pour justifier ce confinement sélectif, qui a suscité des crispations. S’il s’agit des zones les plus touchées par la deuxième vague de Covid-19, celles où ont été recensés plus de 1 000 cas pour 100 000 habitants ces quatorze derniers jours, ce sont aussi les plus pauvres, où les conditions de vie sont les plus précaires, où se logent de grandes familles dans de petits appartements où cohabitent souvent plusieurs générations.
    « C’est une ségrégation de classe. Inefficace et injuste », a écrit sur Twitter Iñigo Errejon, le leader de la gauche alternative Más Madrid. La crainte est aussi que cette mesure ne soit trop tardive et trop timide, étant donné l’ampleur qu’a prise la deuxième vague à Madrid, région dense, à forte mobilité, déjà qualifiée de « bombe radioactive virale » par le président de la région limitrophe de Castille-La Manche, Emiliano Garcia-Page, le 3 septembre.Le taux d’incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants sur sept jours) y est de 323, le double par rapport à Paris. En une semaine, Madrid a recensé près de 21 000 cas, 369 nouvelles hospitalisations et 144 décès, portant à 9 000 morts le bilan de la pandémie dans la région – 16 000 si on y ajoute les cas suspects recensés dans les maisons de retraite. Et la pression ne cesse de s’accroître de nouveau sur le système de santé, avec plus de 3 300 personnes hospitalisées pour Covid dans la région, soit un taux d’occupation des lits disponibles de 21 %. Près de 400 autres se trouvent en soins intensifs (41 % des capacités). Certains hôpitaux se trouvent déjà au bord de la saturation, tout comme les centres de santé de ville.

    #Covid-19#migration#migrant#espagne#madrid#politique#sante#confinement#segregation#systemesante#zonearisque

  • Surprise : depuis 2013, le CICE a créé seulement 100 000 emplois… qui ont chacun coûté 900 000 euros au contribuable
    https://www.frustrationmagazine.fr/surprise-depuis-2013-le-cice-a-cree-seulement-100-000-emplois-qu

    En 2012, quelques mois après l’arrivée au pouvoir du “socialiste” François Hollande, un technocrate de renom nommé Louis Gallois, ex-PDG de la SNCF et d’Airbus de son état, publie un rapport qui “brise les tabous” et appelle à augmenter la “compétitivité” des entreprises françaises en baissant le “coût du travail”. Ses préconisations, saluées par le MEDEF, sont aussitôt exaucées par le gouvernement l’année suivante, et le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) est mis en oeuvre. Chaque année, 20 milliards d’euros sont octroyés aux entreprises françaises sous la forme de crédits d’impôts, calculés en fonction de la masse salariale : les grandes entreprises sont donc les principales bénéficiaires du dispositif. Pierre Gattaz, le président du MEDEF, se pavane avec son badge “1 million d’emploi”, la (...)

    • Sauf que cinq ans de CICE, c’est 100 milliards d’euros. Soit entre 900 000 et 1 millions d’euros l’#emploi. On aurait pu recruter des soignant.e.s, du personnel pour les EPHAD, investir dans nos écoles, nos hôpitaux – et on aurait été moins dans la merde face à l’épidémie de coronavirus, au hasard… Mais non. On a créé avec ça de l’emploi potentiellement précaire, inutile voire nocif (combien de responsables des ressources humaines et de chefs de produits marketings ?). Et surtout, qu’on soit clair, 900 000 euros par emploi signifie surtout que cet argent est parti ailleurs que dans le travail : vers la #délocalisation, vers les hauts salaires et surtout vers les #dividendes versés aux actionnaires. Le seul résultat notable de cette #politique, et le timide rapport de France Stratégie évite bien d’en parler, c’est le versement de dividendes qui a battu chaque année un nouveau record : 50 milliards d’euros ont été versés en 2019, rien que par les entreprises du CAC 40.

      Quel gâchis ! On aurait pu créer des emplois afin de réaliser une réelle transition écologique massive. On aurait pu également sortir toute une partie des gens de la misère. On aurait pu financer une réduction du temps de travail. On aurait pu combler 25 fois le déficit annuel de la Sécu, ce fameux “trou” dont on nous rebat les oreilles pour nous dire que c’est terrible parce qu’il n’y a pas “d’argent magique” et qu’on doit donc tailler dans les effectifs et réduire les prestations sociales.

  • A Lesbos, double fronde contre la construction d’un nouveau camp de réfugiés
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/17/a-lesbos-double-fronde-contre-la-construction-d-un-nouveau-camp-de-refugies_

    Comme à cette période, certains habitants ont organisé des blocus sur les routes près du camp dévasté de Moria pour empêcher les bulldozers de passer et d’effectuer des travaux. Mais cette fois, le gouvernement conservateur a déployé des canons à eau, et des renforts de police impressionnants. « Même si je préférerais qu’il n’y ait pas de camp à l’entrée du village, il fallait bien trouver une solution, admet Stratos, un restaurateur. Tous ces migrants ne peuvent pas rester dans la rue au milieu des ordures. Depuis une semaine, nous ne pouvons même plus accéder au port de Mytilène sans faire de grands détours, et, surtout, ils représentent un risque sanitaire pour tous les habitants. » Selon l’agence de santé publique grecque, 35 demandeurs d’asile avaient été testés positifs au Covid-19 et devaient être mis en quarantaine avant le premier incendie qui s’est déclenché à Moria. Les responsables grecs ont accusé des migrants de s’être révoltés contre cette mesure de confinement et d’avoir volontairement mis le feu au camp de Moria. Mercredi, six jeunes Afghans ont été déférés au parquet, mais trois d’entre eux ont été libérés dans la soirée.
    Depuis un an, les attaques contre les exilés mais aussi les associations humanitaires se sont multipliées. Maurice Joyeux, un prêtre qui vient en aide aux réfugiés sur l’île de Lesbos depuis 2015, redoute une augmentation des violences à leur égard : « Deux écoles pour des enfants réfugiés que nous tenions avec des ONG à Moria ont été brûlées ces derniers mois. A Lesbos, il y a désormais un climat anti-athénien, anti-réfugiés, anti-ONG, et un solide groupe de militants du parti néonazi Aube dorée qui s’est installé à Mytilène, s’inquiète le jésuite français. Le ras-le-bol des réfugiés qui vivent dans des conditions inhumaines et la colère des insulaires constituent un cocktail explosif. » D’après lui, « un nouveau camp ne résoudra rien ».

    #Covid-19#migrant#migration#grece#lesbos#camp#sante#politiquemigratoire#asile#refugie#confinement#test

  • A Calais, 12 ONG saisissent la justice sur la question des distributions alimentaires aux migrants
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/16/calais-la-justice-saisie-par-les-defenseurs-des-migrants-pour-retablir-les-d

    Dans un arrêté du 10 septembre, la préfecture du Pas-de-Calais a interdit, jusqu’à la fin du mois, « toute distribution gratuite de boissons et denrées alimentaires » qui serait effectuée par une association non mandatée par l’Etat dans le centre de Calais, ville emblématique de la crise migratoire de 2015. Les autorités invoquaient, dans ce texte, les risques sanitaires dans le contexte du Covid-19 et la salubrité publique.Les défenseurs des migrants ont saisi, mercredi 16 septembre, le tribunal administratif de Lille pour demander la « suspension immédiate » de cet arrêté préfectoral qui porte des « atteintes graves et manifestement illégales (…) à plusieurs libertés fondamentales », estiment douze ONG et associations, dont le Secours catholique ou encore la Fédération des acteurs de la solidarité, dans un recours consulté par l’Agence France-Presse (AFP). Un juge des référés doit examiner leur requête vendredi. La décision, officiellement motivée par « le non-respect des mesures de distanciation sociale » ainsi que des distributions estimées « suffisantes » de la part de l’association mandatée par l’Etat, la Vie active, avait suscité une vague d’indignation.« L’accélération des politiques d’expulsion de terrains, de transferts forcés loin du Calaisis et de harcèlement quotidien depuis le 10 juillet dernier est concomitante d’une restriction de l’accès aux services vitaux tels que l’eau, la nourriture, l’hygiène et les soins », dénoncent encore ces organisations, estimant entre 1 000 et 1 500 les exilés présents dans la région.
    Atteinte « au droit à la dignité, au principe de fraternité »
    Le texte préfectoral est « attentatoire au droit à la dignité, au principe de fraternité, à la possibilité d’aider autrui, et aboutit à interdire, en pratique, toutes les distributions et dons en centre-ville, y compris ceux de simples citoyens », commente Patrice Spinosi, avocat qui représente les organisations requérantes. Pour lui, l’arrêté est d’autant plus grave qu’il pourrait faire tache d’huile : « On sait que la ville de Calais fonctionne comme un laboratoire en ce qui concerne les migrants » et que cette « solution pourrait être reprise par d’autres villes », craint-il.

    #Covid-19#migrant#migration#france#refugie#aidehumanitaire#camp#sante#droit#politiquemigratoire

  • #Bertrand_Russell (1/2) : philosophe, mathématicien et éternel optimiste
    https://www.les-crises.fr/bertrand-russell-1-2-philosophe-mathematicien-et-eternel-optimiste

    Source : The Guardian Traduit par les lecteurs du site Les-Crises Bertrand Russel fut un géant intellectuel du XXᵉ siècle, témoin de la douloureuse transition de sa génération de l’optimisme victorien au traumatisme d’après-guerre. Il a toujours cru que les idées pouvaient changer le monde. Il fut étroitement impliqué dans nombre d’évènements qui remodelèrent la […]

    #Politique #Politique,_Bertrand_Russell

  • Populations vulnérables : pour le professeur Delfraissy, le décret du 29 août « tombe très mal » | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/populations-vulnerables-pour-le-professeur-delfraissy-le-decret-du-29-ao

    Le nouveau décret ne fait par exemple plus mention des personnes ayant des antécédents cardiaques comme des infarctus, de l’asthme ou encore du diabète en dessous de 65 ans. « Vous avez recommandé une protection par rapport à un certain nombre de personnes fragiles et notamment face à certaines pathologies. Est-ce vous ne trouvez pas que ça rentre en totale contradiction avec le décret qui a été pris », a ainsi demandé la sénatrice (communiste) Laurence Cohen.

    « Oui, il y a quelque chose qui est un peu incohérent et que nous avons signalé d’ailleurs aux autorités de santé », a répondu Jean-François Delfraissy. Le scientifique a poursuivi en ajoutant que ce décret « tombait très mal, compte tenu d’une certaine forme de reprise de l’épidémie ».

    #covid-19 #politique #France

  • France : naturalisation des étrangers en « première ligne » contre le Covid, un effet d’annonce ? - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/27322/france-naturalisation-des-etrangers-en-premiere-ligne-contre-le-covid-

    La ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a donné instruction aux préfets d’"accélérer" et "faciliter" la naturalisation française des ressortissants étrangers qui se sont mobilisés "en première ligne" durant la pandémie de Covid-19. Une mesure difficile à appliquer tant les préfectures françaises sont saturées. Agents de nettoyage, infirmiers, médecins, manutentionnaires … Les ressortissants étrangers en “première ligne” lors du pic de la pandémie de Covid-19 en France pourraient voir leur accès à la nationalité française “facilité”. Pour eux, la durée minimale de résidence en France exigée sera de deux ans, au lieu des cinq années requises actuellement. Mardi 15 septembre, Marlène Schiappa a donné instruction aux préfets d’"accélérer" et de "faciliter" l’acquisition de la nationalité française pour les étrangers en situation régulière qui ont “contribué activement, en première ligne, à la lutte contre le Covid-19, notamment les personnels de santé. La ministre déléguée à la Citoyenneté voudrait qu’ils procèdent à "un examen prioritaire et individualisé de ces dossiers".

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#politiquemigratoire#naturalisation#personnelsante

  • Rap & islam (2/3)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1031-Rap-islam-2-3

    Voir la première partie

    (.../...)

    Conversions en pagaille

    Fabe

    Commençons pas la conversion la plus étonnante (et la plus discrète), celle de Fabe, la référence en « rap conscient » (politisé) des années 90. Il fut un précurseur dans les textes profonds et engagés socialement à travers trois albums solos et de multiples collaborations. Il quitta le rap brusquement en 1998 pour ne réapparaître que dans une interview sur sa conversion à l’islam sept ans plus tard : ’Malek Shabaz [autre nom de Malcolm X] a définitivement entériné mon a priori positif envers l’islam car c’était un grand homme, très au fait du sens dans lequel tournait le monde (et à l’avantage de qui…) en quête de justice et intègre au point de tout remettre en question – y compris son statut dans une secte où il avait la position de leader – s’il s’apercevait qu’il y avait un décalage entre la théorie et la pratique. [...] C’est lorsque Malcolm X s’est converti et a adhéré au vrai message de l’islam, un message universel de justice où les hommes ne sont pas jugés en fonction de leur couleur de peau ou de leur statut social, qu’il fut assassiné.’ [1]

    #Rap, #Art, #Politique, #Extrêmes-droites, #Islam, #Islamogauchisme, #Multiculturalisme, #Religion, #Banlieue, #Immigration, #Pseudo-subversion

  • Displaced people in Syria’s Hawl camp appeal to Iraqi government for repatriation - North press agency

    IDPs in Syria’s Hawl camp, north of Hasakah, called on the Iraqi government to reopen the door for their return and facilitate their arrival to their families, and denied belonging to the Islamic State (ISIS).

    Most of them were displaced during the battles between the Iraqi armed forces and ISIS.

    The Iraqi government stopped repatriating Iraqi families displaced to Hawl camp between 2019 and 2020 due to the security situation, coronavirus outbreak, and the fact that some Iraqi tribal leaders accused them of belonging to ISIS.

    Hawl camp houses about 65,000 people, including Iraqi refugees, Syrian IDPs, and ISIS families, living in 13,000 tents, according to the camp administration.

    https://npasyria.com/en/?p=46751

    #Covid-19#Syrie#Iraq#rfontière#Pandémie#DAESH#camp#Al-Hol#migrant#Politique#réfugiés#migration

  • Virus refugees fleeing Myanmar for Thailand - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/09/virus-refugees-fleeing-myanmar-for-thailand

    CHIANG MAI – Thailand’s security forces on the Myanmar border are on high alert to prevent an influx of a new breed of migrants which if some reports are accurate may turn into a flood: health refugees fleeing a surge of Covid-19 infections.Thai authorities are reportedly on the lookout for a large but unspecified number of Myanmar people trying to cross the border. Rather than looking for work, as in the recent past, the new wave of Myanmar migrants are seeking to escape a seemingly uncontrolled outbreak of Covid-19 infections in their country.“They know Thailand has medical facilities where they could get help if they are infected or, if they are not, just seek shelter from what appears to be a wave of infections in Myanmar, a country with grossly inadequate health services for the general public,” said a source who has just returned from the border.

    #Covid-19#migrant#migration#thailande#myanmar#refugie#sante#politique#accessanté

  • No new normal for Asia’s virally unwanted migrants - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/09/no-new-normal-for-asias-virally-unwanted-migrants

    The pandemic-induced economic crisis has hit Southeast Asia especially hard, with most regional economies expected to record negative growth and record recessions in 2020.But while analysts weigh which industries will be harder than others, often overlooked is the impact on the region’s migrants, the hidden labor that fuels the usually dynamic region’s growth.Some 9.9 million Southeast Asians worked outside of their home countries in the region in 2016, according to World Economic Forum data.Those footloose workers, including from the Philippines, Indonesia and Myanmar, send home remittances that boost household incomes and fuel consumption in their home economies.In 2019, Philippine migrant remittances hit $25.6 billion, accounting for 9.3% of gross domestic product (GDP). Remittances were worth US$77 billion in Southeast Asia last year. The World Bank reckons that global remittances will fall by at least one-fifth this year.
    But the pandemic has sent many migrants home without work or incomes. Others have remained abroad trying to eke out a living while waiting so far vainly for a post-pandemic recovery, according to monitoring groups and reports. Civil society organizations say migrants stuck abroad receive few government rescue handouts, while those who returned home often live under crippling debt while fighting for payments owed by their overseas employers. Migrant worker rights groups in Singapore have protested over draconian laws, including emergency government rules that allow employers to severely restrict the free movement of migrant workers, including by not allowing employees to leave dormitories without permission. Malaysia has likewise come under fire for rounding up foreign migrants as part of its coronavirus containment measures. When Al Jazeera reported on alleged abuses of the migrant community, authorities lodged sedition charges against its reporters and refused to renew the Australian nationals’ visas.An International Labor Organization survey in July of returning Cambodian migrants from Thailand found a quarter went home because of coronavirus fears. But while more than two-thirds of respondents said they wanted to re-migrate, almost all saying they would do so after the pandemic is over, only 3% said they would return abroad that month. It’s not clear that they did, though, as Thailand keeps its borders closed to prevent a new viral wave.The prolonged health crisis is already raising questions about whether migration will return to normal when the pandemic eventually ends, whenever that may be. In lte July, Thai authorities said that some migrants could return because of demand in some low-paying sectors, but limited the number to around 100,000. But with reports of a surging Covid outbreak in Myanmar, Thai authorities are now closely guarding the border to block a wave of so-called “health refugees.” On the one hand, it isn’t difficult to imagine less migration and opportunities for migrants in the coming months and years as the global and regional economy stagger back to health. One issue will be unemployment, now at almost historic rates across the region, especially in the informal sectors where most migrant workers are employed.
    While it’s unlikely that Singaporeans will want to compete for the low-paying manual jobs typically occupied by migrant workers, some suggest unemployed Thais may vie for the same jobs traditionally done by Cambodian or Myanmar migrants. Migrants are gathered outside their residences by health workers and police officers before they undergo
    Another issue is how people view migrants as racial prejudices surge across the region amid perceptions foreign migrants carry the virus more than locals.“Migrant workers are already facing discrimination in their destination countries and when they return home as suspected virus carriers,” says Guna Subramaniam, who leads Institute for Human Rights and Business’ Migrant Workers programme in Southeast Asia. “They may continue to experience such discrimination in the future.” The Cambodian government is using the pandemic to revamp its immigration laws, while Vietnam’s communist government has ramped up its people-trafficking crackdowns, in part because Hanoi says that undocumented arrivals can be “super-spreaders.” There’s also the case of whether migrant workers, despite their traditionally low wages, will be too expensive to hire as employers are compelled to deploy new health safety standards by regional governments.
    When the Thai government last month said it would allow more than 100,000 migrant workers to return, it conditioned their entry on meeting arduous requirements. All returning migrants would need to show medical certificates, which are prohibitively expensive and difficult to obtain in their home nations.Returnees were also told they needed to quarantine for two weeks at state centers, which according to several reports costs at least 20,000 baht ($640), a prohibitive amount for most migrants. Reports suggest that more scrupulous employers are paying these fees upfront but then deducting the costs from the wages of migrant workers. Employers have also been told they need to pay for new safety measures at workplaces.Then there’s fear of another wave of the virus, which, if it leads to similar lockdown measures and border closures as the first, would leave returned migrants and employers in the same situation they found themselves in March, only with the additional financial outlay already spent.

    #covid-19#migrant#migration#asie#sante#sigmatisation#retour#transfert#accessante#supercontaminateur#economie#politiquemigratoire

  • The Guardian view on India’s strongman: in denial about a Covid crisis | Editorial | Opinion | The Guardian
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2020/sep/13/the-guardian-view-on-indias-strongman-in-denial-about-a-covid-crisis
    https://i.guim.co.uk/img/media/7cc3b994a52fa35d34b81804c0f1407bb108994a/0_124_1859_1115/master/1859.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    The pandemic is not Mr Modi’s fault, but he owns his government’s dysfunctional response. He imposed a draconian lockdown in late March with no warning and no planning. The prime minister seemed to revel in the drama of a primetime announcement and its muscular message. But the national shutdown, which ended in June, destroyed millions of people’s livelihoods. Many of the most affected sit on the bottom rungs of Indian society, who were forced with no notice to leave cities for distant villages. Although the national lockdown has been lifted, local versions continue in many states.
    One way of dealing with the economic crisis would be to boost India’s job guarantee scheme. The National Rural Employment Guarantee Act (NREGA) is designed to offer any citizen in rural India 100 days of work with (admittedly low) minimum wages provided by the government. The world’s largest public works programme kept India’s vast countryside economy afloat after the 2008 global financial crash. Yet Mr Modi resists wholesale adoption of the scheme and adequately financing it. Experts warn NREGA’s funding will run dry this month. Mr Modi appears unable to reconcile his dislike of a programme (it was introduced by his Congress opponents) with its obvious utility. Broadening and deepening the scheme – so that it could expand naturally to accommodate anyone who demands work at a living wage – would provide a timely fiscal stimulus to keep people in work when the urban economy cannot soak up labour.Mr Modi’s short-sightedness will cost India dear. The country’s second Covid wave may strike harder than the first. Initially its major cities, which have the best hospitals, were hit by the virus. Now cases are taking off in rural areas, which have poor medical facilities. With tax revenue a fraction of normal levels, regional governments struggle to provide more than symbolic care or relief. This has been exacerbated by the central government’s refusal to send states the money it owes to them. The cash trail is deliberately obscured and Mr Modi should come clean about Covid spending to dispel concerns about corruption.
    Rather than rebuild India’s social fabric, Mr Modi wants to build a panopticon. Critics of his government’s woeful performance have already been muzzled or locked up. A cold war with China blows dangerously hot in the Himalayas. To buttress support Mr Modi stokes Hindu nationalism. The temple ceremony is a way of stirring the emotions of Mr Modi’s fanatical supporters. It also reveals the depths of his denial about India’s Covid crisis.

    #Covid-19#migration#migrant#inde#travailleurmigrant#confinement#rural#urbain#circulation#sante#politique#nationalisme

  • Migrating Hongkongers lose an exit as Malaysia My Second Home scheme suspended | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/week-asia/politics/article/3101250/migrating-hongkongers-one-less-exit-malaysia-my-second-home

    Hong Kong businessman Craig Tong decided to migrate to Malaysia
    under its initiative to attract wealthy foreigners – known as Malaysia My Second Home or MM2H – last September, enticed by the education system and business opportunities.The 37-year-old submitted his application to Malaysia’s Ministry of Tourism, Arts and Culture, which manages the scheme, in December. In February, after Hong Kong shut schools due to the Covid-19 outbreak, Tong pulled his four-year-old son out of kindergarten and made plans to transfer him to an international school in Puchong, about 21km from Kuala Lumpur. He also rented a 1,300 sq ft apartment nearby, paid a year’s worth of rent in advance and prepared to move this year with his son, wife and elderly mother.
    He expected his application would be approved between July and October.
    But, months later, Tong is still in Hong Kong,one of an estimated thousands of foreign nationals to have been affected by Malaysia’s sudden decision last month to temporarily suspend the MM2H programme. The government offered no explanation for its decision, other than saying it would suspend the processing of new visa applications and renewals of existing visas to “comprehensively review and re-evaluate the MM2H programme”. It said it would resume the programme next year.Tong has since lost almost HK$66,000 in application and rental fees, as his apartment lease began last month. He felt like he was in limbo, unable to decide what to do next and worried that his son had no school to go to for the next few months.
    “My son is staying at home doing nothing,” said Tong. “Should I get my son back to a Hong Kong school first, and when MM2H restarts then I stop school again? I don’t know what I should do.” Tong’s experience is just one example of confusion and crises that foreigners on the MM2H visa have experienced since the Covid-19 pandemic prompted Malaysia to shut its borders in Marc

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#malaisie#sante#visa#politiquemigratoire#economie

  • L’île grecque de Kastellorizo, en première ligne face aux menaces de la Turquie
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/14/kastellorizo-l-ile-qui-ne-s-en-faisait-pas-trop_6052061_3210.html

    Plutôt que la fuite des touristes grecs et européens à la suite du « bang » aérien de juillet, c’est plutôt l’absence des touristes turcs ou de pays lointains, due à l’épidémie de Covid-19, qui inquiète Megisti. D’une part, les frontières étant fermées avec la rive d’en face, les visiteurs turcs de Kas, qui avaient deux navettes quotidiennes avec l’île, sont absents depuis mars, et les îliens, qui ne produisent rien hors de la pêche, doivent aller très loin en ferry, jusqu’à Rhodes, pour acheter ce dont ils ont besoin. D’autre part, les « Kassies », comme s’est surnommée la diaspora kastellorizienne d’Australie, qui prennent traditionnellement leurs quartiers d’été à partir de juin dans le village de leurs ancêtres, sont cette année confinés dans le Pacifique. A Megisti, le chiffre d’affaires saisonnier est en baisse d’environ 70 %.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#turquie#australie#diaspora#sante#economie#politique#confinement#tourisme

  • A Calais, des associations scandalisées par l’interdiction de distribuer des repas aux migrants
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/09/11/a-calais-des-associations-scandalisees-par-l-interdiction-de-distribuer-des-

    Dans la mesure où l’Etat a mandaté l’association La Vie active, pour fournir « 4 distributions quotidiennes de repas », que l’Etat met à disposition des migrants 38 robinets d’eau cinq jours sur sept, dont « 22 accessibles sept jours sur sept » et que de l’eau est distribuée pendant les repas, la préfecture considère assurer « des prestations humanitaires suffisantes au regard des besoins de cette population, notamment alimentaires ».« Il y a un prétexte sanitaire, mais aux distributions de La Vie active, c’est pareil, les gens sont les uns sur les autres », a réagi François Guennoc, vice-président de l’Auberge des migrants, qui explique distribuer chaque jour de 200 à 300 repas à des migrants sur un quai du centre-ville et plusieurs centaines d’autres cinq jours sur sept dans divers points de la ville.
    « Si l’Etat veut entasser les gens autour de l’hôpital », site de distribution de La Vie active, « où il y a déjà 700 personnes, il prend ses responsabilités, mais on va arriver à une situation pire que précédemment », a-t-il estimé, ajoutant : « Nos distributions sont qualifiées comme étant organisées de façon anarchique, alors que notre distribution près du port est tout à fait organisée, calme, on ramasse les déchets. »Le président de l’association Salam, Jean-Claude Lenoir, a de son côté dénoncé « une décision inhumaine, une erreur humanitaire et une maladresse politique », évoquant « une surenchère électoraliste par rapport au Rassemblement national ».
    A La Vie active, on explique que l’association distribue 1 000 à 1 200 petits-déjeuners et autant de déjeuners chaque jour à Calais, sur deux lieux différents. L’association parvient à toucher « peut-être pas la totalité, mais la majorité » des migrants présents à Calais.

    #Covid-19#migrant#migration#france#calais#camp#sante#politiquemigratoire#pretextesanitaire#ong

  • En raison de ses multiples dimensions, le populisme est difficile à pense. Ici, le regard de Pierre Rosanvallon (Collège de France) #politique #société #shs

    https://sms.hypotheses.org/25428

    De quoi le populisme est-il le nom ?

    De par la multiplicité de ses aspects, le populisme est particulièrement difficile à penser ou interpréter. En conséquence, les chercheurs qui l’étudient préfèrent souvent caractériser sociologiquement les électeurs populistes ou bien discuter ce dont il est le symptôme. Pierre Rosanvallon propose pour sa part de le comprendre comme une idéologie cohérente « qui offre une vision puissante et attractive de la démocratie, de la société et de l’économie ».

    À une époque où la pensée de gauche n’offre aucune perspective, adhérer aux discours populistes permet d’exprimer une colère et un ressentiment. Le populisme apparaît donc comme la solution aux désordres du présent, faisant de lui l’idéologie ascendante du XXIe siècle.

    Dans ce podcast, Pierre Rosanvallon dessine une approche à la fois historique, théorique et critique du phénomène, dont il est très difficile de parler au singulier. Ayant isolé la dynamique propre au populisme et l’ayant situé dans l’histoire des formes démocratiques, Rosanvallon propose in fine quelques pistes d’action, notamment de revenir à l’idée de la démocratie – par nature toujours en mouvement (...)

  • Sur l’immigration, Gérald Darmanin durcit la ligne du gouvernement
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/09/11/sur-l-immigration-gerald-darmanin-durcit-la-ligne-du-gouvernement_6051792_32

    La DGEF devra mettre en musique les orientations du ministre, qui partage son portefeuille avec Marlène Schiappa, déléguée à la citoyenneté. A elle, les questions d’asile et d’« intégration républicaine », notamment par les naturalisations auxquelles elle veut redonner de la « solennité ». A lui, les évacuations de campements de rue, la lutte contre l’immigration irrégulière. D’un côté, l’humanisme, de l’autre, la fermeté. Cette scission du dossier migratoire étonne, tant ses éléments se recoupent : les personnes migrantes à la rue sont ainsi majoritairement des demandeurs d’asile et des réfugiés. Les premières dissonances entre les deux ministres n’ont d’ailleurs pas tardé à se manifester au sujet des travailleurs sans papiers mobilisés pendant le confinement (aides à domicile, éboueurs, livreurs, caissiers…). Le cabinet de M. Castaner s’était mobilisé au début de l’été, envisageant la régularisation de « plusieurs milliers » d’entre eux. Des préfectures avaient même été sollicitées en ce sens. Jusqu’à ce que le remaniement gouvernemental, début juillet, interrompe les travaux. Mais le projet n’a pas totalement été enterré. D’après nos informations, le cabinet de Mme Schiappa a envoyé un télégramme aux préfets à la fin de l’été, les invitant à faire preuve de « discernement » vis-à-vis des candidats à une régularisation ou à une naturalisation s’étant illustré pendant la crise due au Covid-19. A peine quelques heures se sont écoulées avant que le cabinet de M. Darmanin envoie un contre-ordre, rendant le texte de sa collègue caduc. Un premier couac à Beauvau. L’entourage de Mme Schiappa assure aujourd’hui qu’une circulaire est en préparation pour accélérer uniquement les naturalisations des travailleurs étrangers en situation régulière mobilisés pendant la crise.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#politiquemigratoire#regularisation#confinement#naturalisation#travailleurmigrant

  • Athènes maintient sa ligne dure après l’incendie du camp de Moria sur l’île de Lesbos
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/11/athenes-maintient-sa-ligne-dure-apres-l-incendie-du-camp-de-moria_6051791_32

    Le chef de l’opposition (Syriza) et ex-chef de gouvernement Alexis Tsipras a, de son côté, accusé l’actuel premier ministre, Kyriakos Mitsotakis, d’être « personnellement responsable du drame ». « La blessure de Moria devait être refermée (…). Nous avions déjà avancé le plan de décongestion [du camp] avec cohérence et respect pour nos semblables. Mais les 5 000 personnes à Moria sont devenues 20 000 en un an, avant que les transferts ne reprennent timidement », a lancé M. Tsipras. En ligne de mire également de l’opposition : le durcissement de la politique du premier ministre de droite arrivé au pouvoir en juillet 2019, qui aurait conduit à l’exaspération et à la révolte des migrants de Moria. A la suite de l’incendie, Kyriakos Mitsotakis a réagi : « Je reconnais les conditions difficiles [à Moria], mais rien ne peut servir d’alibi pour des réactions violentes contre les contrôles sanitaires. » Le journal de gauche Efimerida Ton Syntakton (« le journal des rédacteurs ») l’accusait, jeudi, de poursuivre à tout prix une politique de la « loi et l’ordre » en parlant essentiellement de sécurité nationale et de santé publique sans égard pour la crise humanitaire. Le gouvernement conservateur a voté une nouvelle loi sur le droit d’asile à l’automne 2019, permettant d’augmenter les durées de détention autorisées pour les demandeurs d’asile et de faciliter les renvois en Turquie des candidats déboutés. Depuis des mois, le gouvernement Mitsotakis est accusé de favoriser les refoulements de migrants vers la Turquie à la frontière terrestre mais aussi en mer. Les témoignages recueillis par plusieurs ONG et même le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) des Nations unies accumulent les preuves contre le gouvernement et les gardes-côtes qui ont toujours démenti et parlent de « fake news » véhiculées par Ankara. L’accès au système de santé a été rendu plus difficile, et plus de 11 000 réfugiés étaient menacés d’être expulsés de leur hébergement depuis le mois de juin après la décision prise de réduire la période pendant laquelle les réfugiés ayant obtenu l’asile peuvent rester dans les appartements attribués par le HCR. Surtout, le gouvernement grec a promis la construction de nouveaux centres d’enregistrement fermés à Lesbos – ce qui n’était pas le cas de Moria – et sur les quatre autres îles de la mer Egée, où s’entassent déjà plus de 24 000 personnes au total. Face à la fronde des insulaires, qui se sont mobilisés à plusieurs reprises, parfois avec violence, avant l’épidémie due au coronavirus, le gouvernement avait reculé. Mais, pour le premier ministre, la destruction de Moria ne remet pas en cause le projet, bien au contraire. « Nous avions averti qu’il fallait fermer Moria et avoir une nouvelle structure plus adaptée », a clamé jeudi sur la chaîne de télévision ANT1 le ministre des migrations, Notis Mitarachi.

    #Covid-19#migration#migrant#grece#moria#camp#demadeurdasile#refugie#sante#politiquemigratoire#UE#crisehumanitaire#crisemigratoire

  • Thousands need aid after fire destroys Europe’s largest refugee camp | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2020/sep/09/thousands-need-aid-after-fire-destroys-europes-largest-refugee-camp
    https://i.guim.co.uk/img/media/2b353f8dc56a66f9907e73f13fefc21ac5c5f9c1/0_0_3543_2126/master/3543.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    “At this moment the reception centre has been completely destroyed,” Greece’s alternate migration minister, Giorgos Koumoutsakos, told reporters, saying it was miraculous there had been no deaths or injuries. “As a result, thousands of people are homeless.”Calling the situation an “unprecedented humanitarian crisis”, the politician said the coronavirus pandemic had created “exceptionally demanding” circumstances on the island, long at the forefront of refugees fleeing war-stricken homelands for the west. Eyewitnesses reported terrified and traumatised residents fleeing the hilltop facility through thick, acrid smoke laced with the stench of burning plastic.At least three dozen people living in the camp had been diagnosed with Covid-19 before the fire erupted. Local islanders’ fears that the virus could spread were exacerbated when authorities admitted that by late afternoon on Wednesday they had only managed to locate eight of them. Echoing other government officials who had alluded to arson, Koumoutsakos said it appeared the blaze broke out “as the result of the discontent” among camp residents over lockdown measures being prolonged following a positive virus test for a Somali asylum seeker.
    Firefighters who rushed to the scene as flames whipped by gale force winds enveloped the camp spoke of the fire bursting into life in at least three places, suggesting it had been deliberately lit.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#lesbos#moria#camp#sante#confinement#depistage#UE#politiquemigratoire

  • « C’est un enfer sans fin » : le plus grand camp de réfugiés d’Europe est parti en fumée
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/10/moria-est-mort-le-plus-grand-camp-de-refugies-en-europe-est-parti-en-fumee_6

    Selon le ministre grec des migrations, Notis Mitarachi, plusieurs feux se sont déclenchés en même temps mardi soir, et des demandeurs d’asile qui protestaient contre la quarantaine imposée après la détection de cas de Covid-19 dans le camp seraient à l’origine de la catastrophe. La semaine dernière, un premier cas avait été détecté chez un résident du camp et avait entraîné la mise en quarantaine de celui-ci : les réfugiés n’étaient plus autorisés à sortir, seul le personnel de sécurité – après que leur température a été prise –, pouvait se rendre à l’intérieur de la structure. Quelques jours plus tard, 35 personnes, dont la plupart étaient asymptomatiques, avaient été placées en isolement dans une clinique à l’extérieur du camp. Les autorités sanitaires devaient continuer le dépistage lorsque la révolte a grondé mardi.Depuis mars, les centres d’identification et de réception situés aux frontières de la Grèce avec la Turquie étaient déjà soumis à des mesures restrictives limitant les sorties, les activités et l’intervention des ONG dans les camps. « Après tant d’années, où les violences se multipliaient et les conditions devenaient de plus en plus sordides dans le camp, les autorités grecques auraient dû se douter qu’un jour la situation allait exploser mais les transferts des personnes vulnérables étaient trop lents et les seules décisions prises comme les mesures restrictives liées à l’épidémie due au coronavirus n’ont fait que détériorer les conditions de vie des demandeurs d’asile à Moria qui étaient à bout », estime Salam Aldeen, un volontaire de l’ONG Team Humanity. Depuis l’accord entre l’Union européenne (UE) et la Turquie de 2016, le camp de Moria était conçu pour dissuader les migrants de venir en Europe. Les exilés qui s’y trouvaient devaient rester dans la structure le temps de l’examen de leur demande d’asile puis, ensuite, étaient soit gratifiés du statut de réfugié, soit renvoyés en Turquie ou vers leur pays d’origine.Mais la surcharge de travail des services d’asile et les arrivées qui ne se sont jamais totalement taries, ont finalement conduit à créer un « monstre », qui s’étalait désormais dans les champs environnants. Les services, les sanitaires, les douches, n’étaient plus adaptés pour autant de personnes.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#lesbos#moria#UE#sante#politiquemigratoire#refugie#demandeurdasile

  • Trump est-il en train de préparer un coup d’Etat ?
    https://ricochets.cc/Trump-est-il-en-train-de-preparer-un-coup-d-Etat.html

    Les craintes d’un coup d’Etat aux USA, à l’occasion de la prochaine mascarade électorale étatsunienne de novembre, sont de plus en plus vives. Voici un texte publié par The Socialist Equality Party (Parti socialiste pour l’égalité). On pourra lire aussi celui du Globalist. Une comparaison récurrente est celle de l’incendie du Reichstag en 1933, marquant le début de l’ascension du parti nazi. D’autres analyses sont moins alarmistes- moins ne signifiant pas qu’elles ne le soient pas du tout. Ainsi celui de (...) #Les_Articles

    / #Politique,_divers

    https://www.wsws.org/en/articles/2020/07/27/pers-j27.html
    https://www.theglobalist.com/united-states-democracy-donald-trump-george-floyd-protests-2020-presid
    https://www.vice.com/en_us/article/aeedm8/what-would-happen-in-the-minutes-and-hours-after-a-coup-in-america
    https://poseidon01.ssrn.com/delivery.php?ID=811029101084126099086110099017093027053076059068029
    https://translate.google.fr/?hl=fr

  • La Chine met en scène sa « victoire » sur le Covid-19
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/09/la-chine-de-xi-jinping-met-en-scene-sa-victoire-sur-le-covid-19_6051523_3210

    Sans même attendre le 1er octobre, la Chine s’est offert un avant-goût de fête nationale mardi 8 septembre. Le chiffre 8 porte bonheur en Chine. Les autorités chinoises avaient choisi de mettre fin au confinement de Wuhan le 8 avril. Cinq mois plus tard, il s’agit de célébrer sous les ors du Grand Palais du peuple « la victoire à Wuhan, la victoire au Hubei, la victoire en Chine » de la « guerre du peuple » contre le coronavirus, selon les termes du président Xi Jinping. Alors que le monde entier continue de faire face à l’épidémie de Covid-19, notamment les deux principaux rivaux de la Chine, les Etats-Unis et l’Inde, les autorités chinoises entendent bien tirer parti de leur gestion de l’épidémie. Celle-ci, officiellement, n’a fait que 4 634 morts, dont l’immense majorité à Wuhan, la capitale du Hubei, confinée durant soixante-seize jours. Depuis plusieurs semaines, seuls quelques cas importés sont recensés dans le pays. Mardi, devant environ 3 000 personnes portant un masque, à la fois tendues et émues, Xi Jinping a notamment distingué quatre personnalités. Zhong Nanshan, expert des maladies respiratoires, a obtenu « la médaille de la République », plus haute distinction de l’Etat. Déjà couvert de gloire depuis son action contre le SRAS en 2003, c’est cet expert de 84 ans qui, après sa visite à Wuhan le 18 janvier, a convaincu les dirigeants de confiner la ville de 11 millions d’habitants. Autres distingués : Zhang Boli, promoteur très médiatisé de la médecine traditionnelle chinoise, utilisée en complément de la médecine occidentale contre le virus ; Zhang Dingyu, responsable de l’hôpital de Jinyintan à Wuhan, et une femme, scientifique militaire, Chen Wei, qui a rang de général de division. Tous trois sont désormais des « héros du peuple ».

    #Covid-19#migrant#migration#chine#sante#santepublique#gestion#epidemie#politique