• Un sculpteur hitlérien débarque à Roubaix Ce 20 Octobre 2018 au musée La piscine
    http://labrique.net/index.php/thematiques/histoires-du-bocal/1024-un-sculpteur-hitlerien-debarque-a-roubaix
    https://seenthis.net/messages/729692

    Comment célébrer un artiste pro-nazi en toute discrétion ? Voilà le défi du Musée de La Piscine et de la ville de Roubaix qui s’apprêtent à inaugurer la reconstitution de l’atelier d’Henri Bouchard le 20 octobre 2018 dans sa toute nouvelle extension. Sculpteur Vichyste officiel, militant de la politique culturelle du Reich, il se proposait « d’assainir les Beaux-arts » contre le complot d’une « organisation occulte et internationale de marchands ».


    Le musée roubaisien La Piscine[1] _inaugure son extension à 8 millions d’euros afin d’y reconstituer l’atelier parisien d’Henri Bouchard. Vous n’y couperez pas. L’évènement sera couvert par le Journal des Arts, France Culture fête la réouverture avec une semaine spéciale à Roubaix, La Voix du Nord et France 3 _ se préparent à l’évènement. Mais personne pour évoquer le passé de l’artiste. Car il y a un hic : comment célébrer un artiste antisémite qui chantait les louanges de la politique culturelle hitlérienne sans passer soi-même pour un antisémite ?

    Le Hic
    Henri Bouchard (1875-1960) fut un artiste raciste, antisémite, membre du Groupe bien-nommé « Collaboration », une organisation d’intellectuels militant pour un européisme nationaliste et autoritaire. À la fin de l’année 1941, Bouchard part en goguette en compagnie d’autres artistes[2] français pour l’Allemagne nazie, à dix kilomètres du camp de Buchenwald, et quatre ans après l’exposition Art dégénéré à Munich ; terme inventé par le régime nazi pour interdire l’art moderne à la faveur d’un « art héroïque ». À son retour, Bouchard publie dans la revue {L’illustration} (7 fév. 1942) un éloge de « la vie presque féerique que le gouvernement du Reich sait faire à ses artistes ». Au moment même où le gouvernement de Vichy interne les premiers juifs (déc. 1941) et organise le premier convoi vers un camp de la mort (27 mars 1942).

    Henri Bouchard est membre de la Corporation des arts graphiques et plastiques chargée « d’encadrer les artistes » et leurs « bonnes mœurs » considérées comme « insuffisamment rigides ».[3] Ce comité ne se borne pas à définir l’artiste et l’œuvre d’art dans des discussions mondaines interminables, il impose aux marchand.e.s l’aryanisation des galeries tenues par des juif.ve.s[4]. Dans une note écrite de la main d’Henri Bouchard adressée au ministre de l’éducation Abel Bonnard[5], le sculpteur propose d’« assainir les #Beaux-Arts » en sapant l’influence d’une « organisation occulte et internationale de marchands »[6]. Entendez par là : les juif.ve.s et les Francs.Maçon.ne.s. Donc, Bouchard participe activement à la réalisation en France du modèle « féerique » qu’était selon lui la politique culturelle allemande. Il fut même membre du comité d’honneur de l’exposition du sculpteur officiel nazi #Arno_Brecker à Paris en 1942.

    Noyer le poison collaborationniste
    Il est une chose d’organiser une exposition temporaire avec des artistes collaborationnistes dans une perspective historique et critique. Il en est une autre de sanctifier et patrimonialiser un artiste par la reconstitution de son atelier. Après-guerre, il est reconnu #collabo par le Front national des arts présidé par Picasso. Comment alors la com’ officielle de La Piscine va-t-elle louvoyer ? Et ce, l’année de la mort de Claude Lanzmann et de la panthéonisation de Simone Veil ?

    La recette est simple : détourner le regard du visiteur et du journaliste. Garnissez d’ateliers à destination du jeune public. Montez en neige « le rôle fondamental » du Groupe de Roubaix, groupe informel d’artistes du Nord des années 1946 à 1970 miraculeusement entrés dans l’histoire de l’art local. Incorporez trois expositions temporaires. Pour la couleur : Di Rosa et son art modeste – « musée des Roubaisiens » oblige. Pour le piquant, L’Homme au mouton de Pablo Picasso, « réalisé dans l’émotion ressentie par Picasso après l’exposition Arno Breker organisée à Paris par le gouvernement de Vichy en 1942 ». Puis versez une larme de mémoire aux victimes avec Alberto Giacometti, « Portrait d’un héros  » de la Résistance, à savoir Henri Rol-Tanguy. Enfin, incorporez la purée obtenue d’un émincé d’Henri Bouchard préalablement paré. Il sera fondu dans le reste.

    De cette façon il ne reste plus qu’à insister sur la forme des œuvres bouchardiennes, plutôt que sur le fond[7]. Selon le directeur du musée Bruno Gaudichon, l’atelier de Bouchard est « un atelier intact et vivant où l’on trouve encore les outils. » Il serait « le seul atelier complet de cette génération »[8]. dont il faudrait conserver gestes et techniques. Mais rien de tout cela n’est vrai. Non seulement à la période d’Henri Bouchard, les techniques sont bien plus variées et ne se bornent pas à sa pratique académique. Surtout, ce savoir faire n’a pas disparu. L’atelier est tout au plus représentatif d’une conception classique de la sculpture, tout comme l’est déjà la collection du musée, réunie par la bourgeoisie locale à une autre époque.

    La fierté de la bourgeoisie roubaisienne
    L’arrivée de l’atelier de Bouchard n’a aucune justification patrimoniale en dehors de la conservation des reliques d’une certaine classe sociale : celle d’héritiers des grandes familles industrielles textiles à la foi chrétienne chevillée au porte-monnaie. Les #sculptures de Bouchard en traduisent esthétiquement l’apologie du travail dans la soumission, l’acceptation d’un ordre social de droit divin. La représentation de ses paysans au travail, ses vendangeurs, et autres semblent incarner la parole de Saint Paul : « J’ai appris à me contenter de l’état où je me trouve. Je sais vivre dans l’humiliation et je sais vivre dans l’abondance ». Les sculptures de Bouchard incarnent la théologie du grand patronat du Nord, celui-là même qui négocia avec le gouvernement de Vichy la sauvegarde de ses usines. Comme l’avoue Jacques-Yves #Mulliez, « resté fidèle au Maréchal ». Gâté par l’âge, le parent de la famille #Auchan ne cachait pas l’antisémitisme congénital de sa famille : « Quant à cette affaire d’antisémitisme, il s’agissait d’un #antisémitisme d’avant-guerre, social, de familles ».[9]

    L’Histoire a déjà rendu son verdict concernant Henri Bouchard. Comme le disait Simone Veil : « Au fond, en montrant que tous les Français avaient été des salauds, ceux qui l’ont été vraiment avaient très bonne conscience puisqu’ils l’étaient comme les autres. C’était précisément l’argument des #néo-vichystes dès le lendemain de la guerre ! » . Rejouer son procès n’a aucune pertinence aujourd’hui. Hormis, comme le fait le conservateur de La Piscine, pour faire diversion : éviter le débat sur la #politique_culturelle de la ville de Roubaix, sur les élu-es qui se sont succédé et l’ont menée depuis la décision de créer ce Musée, sur la sociologie du pouvoir local, et la servilité du milieu artistique roubaisien. C’est ce que nous appréhenderons dans un prochain épisode...

    M.R.

    [1]Pour une histoire du musée voir La Brique N°26 (mars-avril 2011) : Le musée de la Piscine : un certain goût pour Vichy.

    [2]P. Belmondo, H. Bouchard, A. Derain, C. Despiau, C. van Dongen, A. Dunoyer de Segonzac, O. Friesz, R. Legueult, R. Oudot, M. de Vlaminck, L. Lejeune.

    [3]Voir Michèle Lefrançois : Paul Landowski : l’œuvre sculptée, page 44.

    [4]« Les associations professionnelles de marchands d’art après 1945 : lobbying et modernisation à Paris et à New York », revue Le Mouvement social, Julie Verleine, 2013.

    [5]Abel Bonnard : ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse sous Vichy, engagé dans la politique de #collaboration franco-allemende dès l’été 1940. Membre d’honneur du Groupe Collaboration, il prône « une vision musclée de la #Révolution_nationale. »

    [6]H. #Bouchard, Note à #Abel_Bonnard du 20 avril 1942, Archives nationales, F17 13 368.

    [7]Pour une critique esthétique voir La brique n°28 (juillet- août 2011) : L’art de réécrire l’histoire

    [8]« Un artiste qui a flirté avec les #nazis va être mis en valeur à #Roubaix », Le Monde, 14 juin 2008.

    [9]La Voix du Nord, 7 avril 2011.


  • Non au « cadeau » de Jeff Koons - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2018/01/21/non-au-cadeau-de-jeff-koons_1624159

    Symboliquement, avant tout. Cette #sculpture a été proposée par l’artiste comme un « #symbole de #souvenir, d’optimisme et de rétablissement, afin de surmonter les terribles événements qui ont eu lieu à Paris », hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015. Or le choix de l’œuvre, et surtout de son emplacement, sans aucun rapport avec les tragiques événements invoqués et leur localisation, apparaissent pour le moins surprenants, sinon opportunistes, voire cyniques.

    Démocratiquement en outre, si une œuvre d’une importance inédite devait être placée dans ce lieu culturellement et historiquement particulièrement prestigieux, ne faudrait-il pas procéder par appel à projets, comme c’est l’usage, en ouvrant cette opportunité aux acteurs de la scène française ? D’une formidable vitalité, la création de notre pays bénéficierait grandement d’une telle proposition.

    Architecturalement et patrimonialement, par son impact visuel, son gigantisme (12 mètres de hauteur, 8 de large et 10 de profondeur) et sa situation, cette sculpture bouleverserait l’harmonie actuelle entre les colonnades du Musée d’art moderne de la ville de Paris et le Palais de Tokyo, et la perspective sur la tour Eiffel.

    Artistiquement, créateur brillant et inventif dans les années 1980, #Jeff_Koons est depuis devenu l’emblème d’un #art_industriel, spectaculaire et spéculatif. Son atelier et ses marchands sont aujourd’hui des multinationales de l’hyperluxe, parmi d’autres. Leur offrir une si forte visibilité et reconnaissance ressortirait de la publicité ou du placement de produit, et serait particulièrement déplacé dans ce lieu très touristique, entre deux institutions culturelles majeures, dévolues notamment aux artistes émergents et à la scène artistique française.

    Financièrement enfin, cette installation serait coûteuse pour l’État, et donc pour l’ensemble des contribuables. Car l’artiste ne fait don que de son « idée », la construction et l’installation de la sculpture, estimées à 3,5 millions d’euros au minimum, étant financées par des mécènes, notamment français, qui bénéficieraient d’abattements fiscaux à hauteur de 66% de leur contribution. De plus, les travaux préalables, pour renforcer le sous-sol du #Palais_de_Tokyo, immobiliseraient longuement certains de ses espaces et entraîneraient pour le centre d’art un important manque à gagner.

    Techniquement en effet, placer 35 tonnes au-dessus des salles d’exposition du Palais de Tokyo est un défi important. Déjà incertaine, la sécurité d’une telle entreprise à long terme est impossible à garantir.

    Nous apprécions les cadeaux, mais gratuits, sans conditions et sans arrière-pensées.

    #art #commémoration #opportunisme


  • Faut-il payer les artistes?
    https://www.lecourrier.ch/152055/faut_il_payer_les_artistes

    W.A.G.E. a mis en place une base de données dont on peut se servir comme référence, en tant qu’artiste ou institution. Selon les barèmes de l’organisation, les institutions dépensant annuellement jusqu’à 500 000 dollars devraient payer les artistes au minimum 1000 dollars par exposition personnelle, 600 pour un projet et 250 pour une conférence. Pour les musées ou centres d’art dépensant jusqu’à 5 millions de dollars, le #salaire d’un #artiste pour une personnelle devrait aller jusqu’à 9000 dollars. Voire plus de 10 000 dans les structures plus grandes, du type Metropolitan Museum de New York.

    Aux Etats-Unis, quarante-quatre institutions sont désormais certifiées W.A.G.E., dont l’Artists Space de New York, structure historique et prestigieuse. En Suisse, la Kunsthalle de Berne, sous l’impulsion de sa directrice Valérie Knoll, est le premier centre d’art du pays à avoir demandé une certification. « Les artistes ne s’attendent jamais à être payés, ils ne le demandent même pas », fait remarquer Valérie Knoll. Lise Soskolne acquiesce : « Recevoir de l’#argent contre un job est un acquis pour tout le monde, sauf pour les artistes. »

    #art


  • 14 propositions pour le développement des licences libres en France – SavoirsCom1
    http://www.savoirscom1.info/2017/04/14-propositions-pour-le-developpement-des-licences-libres-en-france

    Le collectif SavoirsCom1 a été auditionné la semaine dernière par le CSPLA (Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique) dans le cadre d’une mission consacrée à l’économie des licences libres.

    Nous publions à la suite une liste de 14 propositions que nous estimons importantes pour le développement des licences libres en France.

    #licences_libres #creative_commons #politique_culturelle


  • par emmanuel ethisRéinventer les conditions de l’invention. Un droit à l’expérience esthétique pour tous, racontable par chacun
    http://www.nectart-revue.fr/nectart-4-emmanuel-ethis

    Est-ce qu’un État peut encore inventer en matière culturelle ? Le 15 septembre 2016, 574 593 Italiens nés en 1998 se sont vu ouvrir la possibilité de recevoir 500 euros de bonus culturel. Cette mesure, selon laquelle « pour chaque euro investi dans la sécurité, il doit y avoir un euro en plus investi dans la culture », a été présentée comme exceptionnelle pour la jeunesse et pour son pays par le chef du gouvernement, Matteo Renzi. L’art constituant un lien patriotique en #Italie, cette mesure traduisait l’espoir de voir toute une génération se construire et se reconstruire autour d’une identité nationale forgée dans l’espace d’une culture positive, commune et partagée… Qu’en est-il en France ? Notre État peut-il prendre une mesure forte ? Pas si simple : tout dépend du politique en place, soumis à des (...)

    #Enjeux_culturels #Nectart_#4 #éducation_artistique_et_culturelle #expérience_esthétique #politique_culturelle #stratégie_ludique


  • par Fabrice LextraitPour une #politique_culturelle transversale
    http://www.nectart-revue.fr/nectart-4-fabrice-lextrait

    Il est très difficile d’alimenter le discours sur la suppression du #ministère_de_la_Culture, souvent tenu par des extrêmes infréquentables. Il est cependant irresponsable de penser et de croire qu’il faut le conserver. C’est un reliquat d’un autre âge. Il est urgent d’interroger les formes possibles des politiques culturelles et artistiques dans le contexte actuel, en étant convaincus de l’intérêt de l’intervention des politiques publiques dans ce domaine. Une vraie relance de la politique culturelle au niveau de l’État ne peut provenir que d’une politique transversale entre les grands domaines d’intervention, de l’Éducation aux Relations internationales en passant par l’Intérieur, les Affaires sociales… en fait, tous les ministères. Dans le but de révéler et de renforcer la dimension culturelle des (...)

    #Enjeux_culturels #Nectart_#4 #administration #expérimentation #transversalité


  • La #Culture et l’Etat : fin de partie
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/241216/la-culture-et-l-etat-fin-de-partie

    Comment #Internet a-t-il tué l’exception culturelle ? Comment l’État a-t-il raté le bouleversement #Numérique et économique de l’industrie de la musique, du film ou du livre ? Éléments de réponse en compagnie de #Manuel_Alduy, ancien directeur du #Cinéma et des nouveaux contenus à Canal + et coauteur de La Culture sans État.

    #Culture-Idées #Canal_+ #Création #Etat #GAFA #Hadopi #politique_culturelle


  • Modes d’emploi---990 - Bilan des politiques culturelles menées depuis 2012 (24/06/16)
    http://www.modes-d-emploi.net/spip.php?article550

    Matthieu au micro. et Claude à la technique Invités : Anne Bellon qui est doctorante en science politique à l’université Paris 1 et au Centre Européen de Sociologie et de Science Politique (CESSP). Ses travaux portent sur les transformations récentes des politiques de la culture en France. Elle a (...)


  • « Contrechamp » : comment réinventer une culture publique
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/120616/contrechamp-comment-reinventer-une-culture-publique

    La #politique_culturelle inventée par Jack Lang, à base d’équipements décentralisés, de festivals démultipliés, de fêtes artistiques organisées, n’a pas réussi à créer une véritable démocratisation culturelle. Pour #Jean_Blaise, qui a mené la politique culturelle de #Nantes, érigée en modèle, le combat n’est pas perdu, à condition de réinventer un #art public.

    #Culture-Idées #art_contemporain #Jean-Marc_Ayrault #Nuit_Blanche #spectacle_vivant #territoires


  • « Contrechamp » : Les coulisses de la #Comédie-Française
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/240416/contrechamp-les-coulisses-de-la-comedie-francaise

    La « Maison de #Molière » recèle un passé glorieux et un avenir ambitieux, des règles complexes et des petits secrets, un fonctionnement à nul autre pareil. Le tout s’est attiré récemment les critiques de la #Cour_des_comptes. Son administrateur général depuis 2014, Éric Ruf, en défend aussi bien le fonctionnement que les réalisations présentes ou les projets futurs. Entretien.

    #Culture-Idées #art #Contrechamp #Eric_Ruf #ministère_de_la_culture #politique_culturelle #théâtre #Théâtre_public


  • Education artistique et culturelle au piège de la généralisationObjectif ambitieux, la #généralisation de l’ »EAC » n’est-elle pas illusoire faute de moyens humains, budgétaires, politiques… ?
    http://www.nectart-revue.fr/nectart-2-jean-gabriel-carasso

    Depuis une quarantaine d’années, l’éducation artistique et culturelle a connu un long cheminement semé d’embûches, jusqu’à devenir aujourd’hui l’une des priorités des politiques publiques. Des réussites sont à noter : les PAE, les PACTE, les ateliers de pratique artistique, les jumelages entre établissements scolaires et culturels, les classes à PAC, les parcours culturels… Mais l’objectif aujourd’hui affiché de la généralisation, a priori alléchant, peut au final être contre-productif si cette ambition n’est pas accompagnée de moyens humains, budgétaires, sociologiques, politiques. La consolidation de l’existant et la mise en place d’un véritable plan de formation seraient à la fois plus réalistes et plus (...)

    #Enjeux_culturels #Nectart_#2 #éducation_par_l'art #extrascolaire #parcours_culturel #pédagogie_de_projet #périscolaire #politique_culturelle


  • Entre rééducation des artistes et développement effréné, où va a culture en #Chine ?Comment comprendre, dans le contexte actuel, la volonté du président chinois d’envoyer les artistes au contact des masses chaque année pour mieux servir les valeurs socialistes ?
    http://www.nectart-revue.fr/nectart-2-emilie-frenkiel

    Le président chinois a frappé les esprits en décembre 2014 en dénonçant la vulgarité du monde de l’art chinois et en proposant que les artistes soient « envoyés à la campagne vivre au contact des masses » afin d’y « acquérir un point de vue correct sur l’art ». Comment comprendre cette annonce alors que la grande #puissance_économique qu’est devenue la Chine semble à des années-lumière de la Révolution culturelle ? Cet article se propose de présenter la #politique_culturelle de la Chine et de replacer cette déclaration dans le contexte politique, économique et idéologique actuel.

    #Enjeux_culturels #Nectart_#2 #artistes_chinois #idéologie #industrie_culturelle


  • Le #financement_participatif, une alternative à la #politique_culturelle ?Que nous disent les données d’une enquête menée en #Espagne sur le #crowdfunding : changement de paradigme dans le financement culturel ou épiphénomène ?
    http://www.nectart-revue.fr/nectart-2-bonet-sastre

    Le crowdfunding (ou financement participatif) est devenu une pratique courante chez les opérateurs culturels à la recherche de financements. Est-ce un éléphant blanc ou une alternative crédible, complémentaire de l’aide publique ainsi que des ressources privées ? L’expérience espagnole, en grande partie possible en France, nous permet d’étudier les stratégies des promoteurs qui ont utilisé Verkami, la plate-forme la plus célèbre de crowdfunding, pour lancer leurs projets. L’éclosion de ce phénomène questionne les objectifs et les mécanismes de l’aide publique traditionnelle. Les responsables publiques ont une perception ambivalente du phénomène. Certains cherchent à l’aider ou à le réguler, d’autres vont même jusqu’à le décourager, dans une période propice à la désintermédiation et à (...)

    #Nectart_#2 #Révolution_technologique #entreprenariat #mécénat


  • Le #financement_participatif, une alternative à la #politique_culturelle ?Que nous disent les données d’une enquête menée en #Espagne sur le #crowdfunding : changement de paradigme dans le financement culturel ou épiphénomène ?
    http://www.nectart-revue.fr/que-nous-disent-les-donnees-dune-enquete-menee-en-espagne-sur-le-crowd

    Le crowdfunding (ou financement participatif) est devenu une pratique courante chez les opérateurs culturels à la recherche de financements. Est-ce un éléphant blanc ou une alternative crédible, complémentaire de l’aide publique ainsi que des ressources privées ? L’expérience espagnole, en grande partie possible en France, nous permet d’étudier les stratégies des promoteurs qui ont utilisé Verkami, la plate-forme la plus célèbre de crowdfunding, pour lancer leurs projets. L’éclosion de ce phénomène questionne les objectifs et les mécanismes de l’aide publique traditionnelle. Les responsables publiques ont une perception ambivalente du phénomène. Certains cherchent à l’aider ou à le réguler, d’autres vont même jusqu’à le décourager, dans une période propice à la désintermédiation et à (...)

    #Nectart_#2 #Révolution_technologique #entreprenariat #mécénat


  • « Contrechamp » : une politique pour le #livre
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/020116/contrechamp-une-politique-pour-le-livre

    Vincent Monadé Vincent Monadé, président du #Centre_national_du_livre, occupe l’un des postes les plus importants du domaine culturel, à la tête d’une institution qui distribue 30 millions d’euros par an à un secteur fragilisé et bouleversé, mais dont le chiffre d’affaires dépasse celui du cinéma. Comment freiner la désaffection pour la lecture ? Quels textes choisit-on d’encourager ? L’écrivain doit-il tenir un rôle social ? Entretien.

    #Culture-Idées #Aide #CNL #écriture #écrivain #festivals #livres #politique_culturelle #subvention #Vincent_Monadé


  • La #Villa_Médicis, une institution à bout de souffle
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/261215/la-villa-medicis-une-institution-bout-de-souffle

    Vue de la façade de la Villa Médicis Si la Villa est célèbre pour nourrir grandes polémiques et petits scandales – #nominations arbitraires, concurrence féroce, fêtes orgiaques, entre-soi et repli sur soi –, elle est longtemps restée un symbole fort de la #Culture française à l’étranger. Mais elle apparaît de plus en plus comme une coquille vide, davantage lieu de dépression que de création, peinant à masquer les errements d’une #politique_culturelle française incapable de s’ouvrir sur le monde. Mediapart vous offre une nouvelle enquête de la Revue du Crieur, dont le numéro 2 est en vente en librairies et en Relay jusqu’en (...)

    #Culture-Idées #académie_de_Rome #art #Chloé_Delaume #Eric_de_Chassey #Mathieu_Lindon #Muriel_Mayette #Rome #Yannick_Haenel


  • #Culture : les notes secrètes de Filippetti à Hollande | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210515/culture-les-notes-secretes-de-filippetti-hollande?onglet=full

    C’est la petite musique qui monte. Manuel Valls serait le sauveur de la culture. Fait rare, il s’est même permis il y a quelques jours de critiquer publiquement une décision prise par son prédécesseur Jean-Marc Ayrault et par le président de la République François Hollande. Celui de la baisse du budget de la culture en 2013 et 2014. « Cela a été une erreur au cours des deux premières années du quinquennat de François Hollande de baisser le budget de la culture au-delà des nécessités liées à la lutte contre l’endettement ou les déficits publics », a-t-il déclaré à l’occasion d’un déplacement à Cannes. Avant d’insister : « Il ne faut jamais donner de mauvais signe quand on parle de culture. » De fait, le budget de la culture et de la communication a été stabilisé en 2015 après deux ans de baisse (- 4 % en 2013 et - 2 % en 2014) sans tout de même être augmenté.

    Mais ce que Manuel Valls ne dit pas, c’est que ce budget a fait l’objet de débats vifs au sein du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, dont il était le ministre de l’intérieur. À l’époque, Aurélie Filippetti, ministre de la culture de 2012 à 2014, a tenté d’infléchir la ligne de l’exécutif. Elle a écrit de nombreuses notes à son premier ministre et à François Hollande. Mediapart s’en est procuré une dizaine, toutes écrites par la ministre de l’époque, aujourd’hui accusée par certains de ses camarades d’avoir laissé s’installer l’austérité rue de Valois. Une attaque non dénuée d’arrière-pensées politiciennes, en plein congrès socialiste. Aurélie Filippetti, qui a démissionné du gouvernement avec Benoît Hamon et Arnaud Montebourg fin août 2014, a en effet rejoint la motion de l’aile gauche et des « frondeurs » (la motion B), et les votes pour les motions ont justement lieu ce jeudi soir.

    Les lettres d’Aurélie Filippetti révèlent l’abandon, dès les lendemains de la victoire de 2012, d’un secteur pourtant emblématique de la gauche au pouvoir. Dès juillet 2012, soit deux mois seulement après l’installation du gouvernement, elle écrit à Jean-Marc Ayrault : « Les arbitrages rendus m’inquiètent beaucoup. […] Je crains que nous ayons à gérer des mouvements forts. Je crains que tout projet ambitieux soit rendu impossible. » Le 1er août, elle insiste auprès du premier ministre : « D’ores et déjà, les professionnels et les représentants des secteurs concernés commencent à s’alarmer du non respect de la promesse de sanctuarisation du budget de la culture qui avait été faite à plusieurs reprises pendant la campagne. »

    Le candidat Hollande s’était engagé à maintenir les crédits culturels – par exemple, en présence de Jean-Marc Ayrault, lors d’un meeting à Nantes où il explique que la culture est « au cœur d’un projet politique, ce n’est pas seulement un élément d’un programme ; c’est ce qui doit animer la démarche d’un candidat sûrement et d’un président, nécessairement ».

    Aurélie Filippetti, qui croit alors pouvoir se targuer du soutien de François Hollande, écrit également au président de la République. Le 1er août 2012, elle ne s’embarrasse pas de circonlocutions et écrit (voir ci-dessous) : « Nous prenons des risques évidents pour une économie dérisoire à l’échelle de l’État, le budget de la culture ne représentant que 0,7 % de celui de l’État en 2012 ! » Puis : « Je constate cependant avec amertume à quel point la gauche a renoncé à voir dans l’art et la culture un vecteur de lien social. Le mépris gestionnaire pour ce secteur, que nous avons dénoncé pourtant chez M. Sarkozy, mais qui seul peut expliquer que l’on s’acharne à regarder ligne à ligne un budget si étroit déjà, nous amène à renoncer à un levier économique, citoyen et politique que je continue de croire essentiel. »

    Dix jours plus tard, la ministre insiste auprès de Jean-Marc Ayrault : « C’est la première fois depuis le début de Ve République que ce département enregistre une baisse de son budget, y compris pendant le précédent quinquennat. C’est la première fois que la gauche au pouvoir fait peser plus durement sur la culture que sur les autres départements ministériels ses objectifs de saine gestion. » Pour rappel, Aurélie Filippetti ne demande pas à l’époque d’augmentation de son budget : elle a elle-même préparé un budget plus que serré pour répondre à l’exigence de réduction du déficit public à laquelle elle souscrit (elle était porte-parole de François Hollande durant la campagne présidentielle).

    Mais ses mots trahissent une vraie inquiétude sur le reniement qui se prépare quelques semaines seulement après l’élection victorieuse de François Hollande : « La parole donnée, pendant la campagne présidentielle mais également après les élections (vous avez vous-même annoncé que le budget de la culture ne serait pas amputé), n’est donc pas respectée, ce qui me paraît soulever un problème politique majeur. Non seulement, le budget de la culture n’est pas sanctuarisé, mais il est globalement moins bien traité que d’autres budgets, pour lesquels aucune promesse n’avait été faite. »

    Début janvier 2013, Aurélie Filippetti a fait le deuil du premier budget. Pour celui de 2014, elle espère encore un « dégel total des crédits du ministère », comme elle l’écrit à François Hollande. Elle s’inquiète notamment de la fragilisation de l’industrie du cinéma ponctionnée à travers un prélèvement exceptionnel sur le CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée) et revient sur les impasses dans lesquelles le gouvernement s’engage concernant l’#audiovisuel_public. Une phrase de sa note envoyée le 1er août 2012 à Jean-Marc Ayrault résonne particulièrement en ce printemps 2015 marqué par une grève historique de #Radio_France et la désignation sur un projet trouble de la nouvelle présidente de #France_Télévisions. Revenant sur les scenarii analysant l’impact d’une baisse de 3 % sur l’ensemble des entreprises, elle écrit : « Ils se traduisent inévitablement par une réduction de l’offre (fermeture de chaînes), une baisse importante des effectifs (1500 pour FTV mais l’impact est du même ordre pour Radio France), une réduction des budgets de production. »

    Le 24 janvier 2014, la ministre de la culture écrit une nouvelle fois au président de la République. « Personne ne comprend notre stratégie. Aujourd’hui, les alertes sont partout fortes. […] L’équation est donc toujours la même : pour des économies qui pèsent peu, on provoque un mouvement d’humeur visible et dangereux et on perturbe un système productif efficace. Elle est catastrophique politiquement ; elle pèse aussi sur l’image du Président de la République », lance Aurélie Filippetti. Au pied de sa lettre, la ministre a ajouté à la main : « Mon inquiétude est extrême. La situation budgétaire du ministère ne permet plus de mener à bien ses missions. La culture ne peut plus être mise à contribution. J’ai besoin de ton soutien. »

    En annexe, la note de Filippetti fait un tableau apocalyptique de la situation de la culture en France. Elle parle de « tensions très fortes qui ne pourront que s’amplifier compte tenu des priorités et des impasses identifiées pour l’avenir ». Et de « marges de manœuvre épuisées : la poursuite de l’effort réalisé ces deux dernières années aura des conséquences lourdes et irréversibles dont nous devrons pleinement assumer les effets politiques ».

    Deux mois plus tard, Jean-Marc Ayrault est débarqué, balayé par les élections municipales dévastatrices pour la gauche au pouvoir. Manuel Valls le remplace, après avoir été soutenu en sous-main par plusieurs ministres importants du gouvernement, notamment Arnaud Montebourg et Benoît Hamon (lire notre article de l’époque), mais aussi… Aurélie Filippetti. Comme ses deux camarades, elle espère que Manuel Valls donnera davantage de gages à gauche, au moins pour des raisons tactiques.

    De fait, le budget pour la culture de 2015 est enfin stabilisé. Filippetti s’en félicite dans un courrier daté du 3 juillet 2014 adressé à Manuel Valls : « L’idée que la Culture est mieux considérée et reconnue depuis le remaniement, idée qui ne demande qu’à prospérer compte tenu de votre engagement personnel, ne pourra dans ce contexte le faire que si elle est associée à un signal budgétaire clair. »

    Quelques semaines plus tard, Filippetti quitte pourtant le gouvernement et retrouve sa liberté de parole. À ses yeux, le compte n’y est pas. Le pari Valls est un échec. Elle l’écrit clairement dans sa lettre de démission (à retrouver ici). Dans un entretien à Mediapart, elle explique alors : « J’ai été la ministre qui a dû assumer – et c’est le rôle d’un ministre d’assumer un choix collectif même quand il l’a combattu – la baisse du budget de la culture de 6 % sur deux ans, dont 4 % dès la première année. C’était une décision très lourde et c’était inutile. […] La culture aurait dû être préservée, parce qu’elle est un symbole et une force pour la France. C’était déjà un symptôme de la politique d’austérité qui a jeté la France, mais aussi l’Europe, dans une situation de blocage économique. » Pour l’ancienne ministre, devenue députée, l’austérité culturelle continue. Elle l’a redit dimanche sur France Info, en réponse au premier ministre : « Même si Manuel Valls reconnaît cette erreur aujourd’hui, je constate que l’austérité a continué pour les collectivités locales avec un impact direct sur la culture puisqu’il y a plus de 150 festivals qui vont être annulés parce que les collectivités ne peuvent plus les financer. »

    21 MAI 2015 | PAR LÉNAÏG BREDOUX ET JOSEPH CONFAVREUX

    #socialistes

    • Suivant l’art de la guerre et son vocabulaire, la Culture est un territoire d’importance vitale qui doit être défendu à tout prix contre les attaques ennemies, et plus précisément couvert par la dissuasion nucléaire. Aussi quand le #budget de la Culture a diminué de 6% en deux ans, dont 4% dès la première année, Aurélie Filipetti n’a pas compris (article payant) :

      « Personne ne comprend notre stratégie » , a-t-elle écrit au Président.
      Autrement dit l’art d’organiser et de conduire un ensemble d’opérations militaires prévisionnelles et de coordonner l’action des forces armées sur le théâtre des opérations.

      L’art, le théâtre, la musique aussi…les alertes partout ! a-t-elle encore écrit, c’est-à-dire des signaux prévenant une force militaire ou une population d’une attaque ennemie l’invitant à prendre des dispositions d’intervention ou de défense passive, car la situation budgétaire du ministère, a-t-elle dû constater, ne permet plus de mener à bien ses missions, actions de combat confiées à une personne ou à une formation.

      La décision qui consiste à stopper l’avancée du recul a donc été prise et artistiquement présentée par le nouveau Commandement comme une nouvelle page de la #politique_culturelle.

      La #sanctuarisation est une politique de défense nationale qui démontre qu’il est possible de faire quelque chose sans rien faire et qu’il n’est pas impossible de ne rien faire quand on a fermement décidé de faire quelque chose.

      Car « la France décide elle seule de ce qu’elle doit faire , a dit Manuel Valls dans sa déclaration de politique générale le 16 septembre 2014, et ce malgré l’évolution exceptionnelle de la conjoncture économique européenne » .
      La crise, si vous voulez.

      http://www.rue89lyon.fr/2015/05/28/le-langage-militaire-dernier-moyen-de-resistance-de-la-culture


  • Le langage militaire, dernier moyen de résistance de la Culture, #Noémi_Lefebvre
    http://www.rue89lyon.fr/2015/05/28/le-langage-militaire-dernier-moyen-de-resistance-de-la-culture

    Le budget de la Culture est sanctuarisé. Le candidat François Hollande s’y était engagé à Nantes, le 19 janvier 2012, parce que :

    « la culture c’est le lien entre des individus, entre des classes sociales, entre des pays, entre des générations, parce que la crise ne rend pas la culture moins nécessaire, elle la rend plus indispensable, parce que la #culture c’est l’avenir, c’est le redressement, c’est l’instrument de l’émancipation et le moyen de faire une société pour tous » , etc etc.
    Adopter un langage militaire pour mieux ne rien faire

    Suivant l’art de la guerre et son vocabulaire, la Culture est un territoire d’importance vitale qui doit être défendu à tout prix contre les attaques ennemies, et plus précisément couvert par la dissuasion nucléaire. Aussi quand le #budget de la Culture a diminué de 6% en deux ans, dont 4% dès la première année, Aurélie Filipetti n’a pas compris (article payant)  :

    « Personne ne comprend notre stratégie » , a-t-elle écrit au Président.
    Autrement dit l’art d’organiser et de conduire un ensemble d’opérations militaires prévisionnelles et de coordonner l’action des forces armées sur le théâtre des opérations.

    L’art, le théâtre, la musique aussi…les alertes partout ! a-t-elle encore écrit, c’est-à-dire des signaux prévenant une force militaire ou une population d’une attaque ennemie l’invitant à prendre des dispositions d’intervention ou de défense passive, car la situation budgétaire du ministère, a-t-elle dû constater, ne permet plus de mener à bien ses missions, actions de combat confiées à une personne ou à une formation.

    La décision qui consiste à stopper l’avancée du recul a donc été prise et artistiquement présentée par le nouveau Commandement comme une nouvelle page de la #politique_culturelle.

    La #sanctuarisation est une politique de défense nationale qui démontre qu’il est possible de faire quelque chose sans rien faire et qu’il n’est pas impossible de ne rien faire quand on a fermement décidé de faire quelque chose.

    Car « la France décide elle seule de ce qu’elle doit faire , a dit Manuel Valls dans sa déclaration de politique générale le 16 septembre 2014, et ce malgré l’évolution exceptionnelle de la conjoncture économique européenne » .
    La crise, si vous voulez.

    L’utilité sociale réduite à la réussite et au pouvoir d’achat

    Cette crise n’est pas le résultat de la politique européenne mais de l’incapacité des #pauvres à rembourser l’argent qu’ils n’ont pas.

    Car enfin, ce sont les #entreprises qui créent des richesses patronales ainsi que des choses qui servent de plus en plus à rien, sinon à occuper des types à préparer des powerpoints, remplir des tableaux excel et développer des stratégies marketing en étant bien contents de ne pas être au chômage pendant que d’autres marchent dans les rues sans regarder les vitrines, incorporant chaque jour plus cruellement le rapport entre nullité sociale et absence de pouvoir d’achat.

    Car enfin, ce sont les entreprises qui créent les emplois précaires et les licenciements, c’est pourquoi l’Etat agit en aidant à l’émergence de leaders français, compétitifs au niveau mondial.


  • A Toulouse, le 12 septembre, c’est complet pour les 3 activités arts plastiques proposées aux ados pour l’année 2012/2013, les Beaux-Arts depuis Juin, le centre Bellegarde depuis hier, pareil pour Bonnefoy, avec un seul jour d’inscription !

    La colère monte contre ces politiques culturelles misérables réservées à quelques privilégiés dont les parents ont pu courir dépasser les autres.

    Les ados en marge pourront bien rester devant la télé, à moins que certains s’ennuient de trop et se mettent à tout casser, brûler les voitures ou se retrouver enceinte à quinze ans comme une des copines de ma fille… Colère.

    #toulouse_de_merde #politique_culturelle #ados #colère