• Décombres politiques. Et après ? | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/olivier-le-cour-grandmaison/blog/290519/decombres-politiques-et-apres

    Par Olivier Lecour Grandmaison

    Un très bon texte d’analyse de la situation politique désastreuse des forces d’égalité en France.

    L’heure est à l’urgence économique, sociale, écologique et politique, et à la résistance dans un contexte dégradé comme rarement. Contrairement aux analyses de certains, la crise est sans doute beaucoup moins celle du politique que celle des organisations existantes, et elle affecte aussi les syndicats de salariés et d’étudiants... Aussi les résistances à venir devront être unitaires, indépendantes, pluralistes et démocratiques ou elles ne seront pas.

    #Politique_France

    • J’ai failli faire la même remarque... @monolecte Du coup j’ai lu tous les commentaires !

      La Gauche qui se préoccupe d’abord de son identité, se passe des milieux populaires , est condamnée soit à rester sur la touche soit à trahir en faisant le lit de l’oppression (néolibérale, fasciste, autoritaire etc etc).

      L’analyse d’Olivier touche clairement du doigt le problème ... qui n’est pas un problème de la Gauche ...

      Le champ politique est divisé en deux pour de bon. L’un ignore encore qu’il est dans un concret de la lutte des classes sur les ronds points... l’autre hors sol (hors des réalités populaires, confiné et barricadé dans ses « quartiers » chloroformé par les politiques de Macron (ce qu’il a lâché c’est eux qui en profitent le plus) ne sait plus faute de diagnostic et faute de travail que joué la carte identitaire, qui est antagoniste à la lutte de classes . Autrement dit, les deux champs sont incompatibles, et l’interpénétration tentée par les GJ en voulant s’immiscer en se laissant influencé par la doxa bourgeoise, a donné en sortie Macron et en trompe l’oeil Le Pen.

      Si nous sommes lucides, alors Macron vient d’ouvrir un boulevard... une phase deux... Le Monarque ou la Révolution.... Passé la sidération, alors si le défaitisme généré par l’attitude irresponsable des appareils installés et la duperie verte, s’estompe, alors la colère se transformera de façon plus massive et plus déterminé en mouvement destituant.

      C’est tout à fait possible puisque de nombreuses gens restent en mouvement.

      Nous n’aurons alors que perdu un peu de temps .

      Dernière remarque Olivier...

      Dans le mouvement on retrouve les contradictions des classes populaires.

      D’une part la croyance qu’un chef offre la possibilité d’un interlocuteur alors que le complexe d’abandon est fort (cf novembre et décembre)... d’autre part l’aspiration à décider de son destin et à la dignité.

      Si un mouvement doit émerger dorénavant, alors il aura l’intelligence de donner le pouvoir aux classes populaires, et de ne pas être seulement ceux qui parlent à leur place, agit à leur place. Le rôle d’un tel mouvement ou d’un parti de masse sera de former non un élite, une avant garde, mais une multitude de gens et de leur permettre collectivement de créer les bases et les nouvelles formes d’une démocratie réelle sociale et fraternelle.

      Nous en sommes à un point où nous savons (on peut le montrer à travers cette élection) que ce pouvoir est non seulement toxique dans ces institutions, mais aussi rejeté en masse.

      Nous ne savons par contre pas collectivement, nous mettre d’accord sur la forme à inventer.

      Pour le moment on sait juste que ce qui existe dans le champ officiel est un boulet à faire sauter... Et pour assister aux débats GJ depuis Dimanche je peux témoigner de ce que d’aucun regrette d’avoir voté quel que fut le vote exprimé.

      Donc on progresse et bien plus vite que certains monopolisant la parole le pense !

  • Parcoursup, coulisses d’une réforme précipitée - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/07/05/parcoursup-coulisses-d-une-reforme-precipitee_1664445

    Au moment où sont dévoilés les résultats du bac, plus de 300 000 jeunes sont sans affectation définitive. Avec l’impression de faire les frais d’une stratégie bulldozer visant à éviter toute contestation.

    C’était le 8 juin. Un article, publié sur le site internet de l’Etudiant. « Exclusif. 857 candidats ont été victimes du premier tirage au sort en première année commune aux études de santé (Paces) en Ile-de-France. » Le ministère embraye dans la seconde. Un communiqué, daté du 9 juin au matin, annonce une réunion de crise. Les doyens des sept facs de santé franciliennes sont convoqués fissa pour « trouver une solution ». Jean-Luc Dumas, doyen de la fac de médecine de Bobigny jusqu’à peu, raconte : « Il y a eu un vent de panique. Quand je suis arrivé au ministère, j’ai d’emblée proposé d’accueillir 250 élèves supplémentaires, je pouvais le faire, les locaux le permettaient. » Les autres doyens suivent. « En un quart d’heure, le problème était réglé. » Rien que d’y repenser, cette histoire le met en pétard : « On a fait porter à la médecine le chapeau du problème des capacités d’accueil saturées. Or, il n’en était rien. Nous avions la place. On a utilisé l’émotion d’un possible tirage au sort en médecine pour justifier l’urgence de cette réforme. » L’histoire de Parcoursup ressemble à un coup politique de maître. Ou de chance. Ou les deux.

    Un proche de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education, abonde : « On va dire qu’il y a eu une utilisation exagérée d’un épisode pour présenter une réforme comme nécessaire, alors que des ajustements à l’ancien système auraient peut-être suffi. Le discours a pris dans l’opinion. Ils ont foncé, il ne fallait pas louper le coche. » Une fenêtre d’opportunité en or, comme on dit dans les amphis de sciences politiques où l’on décortique l’action publique. En plus, coup de bol pour Macron, pile à ce moment-là, l’Unef, deuxième syndicat étudiant, est empêtré dans des histoires internes de harcèlement sexuel, donc tout à fait incapable d’organiser la rébellion. La mise en demeure de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), qui reproche à l’algorithme APB de déterminer le sort des élèves « sans intervention humaine », est le coup de grâce.

    « L’opinion publique ne l’a pas mesuré, mais aucune analyse de convergence n’a été faite en amont. Aucune modélisation des données », assure un observateur. Dans les colonnes de Libé, le 5 juin, le think-tank Terra Nova s’étonnait qu’on ose ce genre « d’expérience grandeur nature ». Effectivement, 810 000 jeunes citoyens, ça fait beaucoup de cobayes.

    #Politique_France #ParcoursSup #Magouille

  • Une affaire d’État : l’acharnement continue contre la famille Traoré | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/011217/une-affaire-d-etat-l-acharnement-continue-contre-la-famille-traore

    Face à la multiplication des « affaires », et au maintien en détention de Bagui et Yacouba Traoré (Cheikne pourrait les rejoindre après son procès prévu au printemps), des intellectuels, syndicalistes, politiques, et des collectifs ont rédigé un texte de soutien à la famille Traoré dans lequel ils dénoncent une « affaire d’Etat ».

    Une histoire incroyable d’acharnement policier et juridique. On se croirait aux USA.

    Oui, il y a bien un racisme d’Etat quand il est exercé par les corps d’Etat.

    #Racisme #Politique_France #Adama_Traoré

  • Benoît Hamon : « La gauche doit se saisir de la révolution numérique pour en faire un progrès social et humain »
    https://reporterre.net/Benoit-Hamon-La-gauche-doit-se-saisir-de-la-revolution-numerique-pour-en

    Très intéressante interview. Pas du tout la parole de quelqu’un qui a perdu, mais celle de quelqu’un qui cherche. L’avenir est demain.

    Mais sur le plan plus tactique et stratégique, regrettez-vous de ne pas avoir fait plus d’effort pour chercher l’union avec la France insoumise et Europe Écologie les Verts ?

    Ah si ! Mais j’ai moins perdu à discuter avec Mélenchon, à discuter avec les Verts, que perdu du temps à discuter avec mon propre parti et avec les membres du gouvernement qui voulaient que j’abandonne mon projet. Ils voulaient que je fasse de la place à tout le monde dans une sorte de jeu de dupe dans lequel personne ne voulait venir. Quand j’entends les commentaires sur ma campagne, les plus grands reproches qu’on me fait portent sur la séquence Mélenchon et la séquence verte. Dans mon quotidien de candidat, la séquence PS a été plus longue et beaucoup plus énergivore que les deux autres.

    J’ai gagné la primaire parce que je représentais le moyen de sanctionner le PS. J’ai perdu à la présidentielle parce que je suis redevenu le candidat du Parti socialiste .

    Regrettez-vous d’avoir rompu avec le PS ?

    La question qui se pose est s’il n’aurait pas fallu le faire plus tôt...

    Le débat se fait assez naturellement et, tôt ou tard, il y a des échéances électorales. Des lignes politiques différentes apparaitront, et des convergences. Il faut ouvrir des processus politiques. La question de l’unité de la gauche n’est pas subalterne parce que les questions que je pose ne sont pas le prétexte à une prise de pouvoir du peuple contre les oligarchies – au demeurant existantes – mais poussent à une redéfinition du clivage droite-gauche. Celui-ci me paraît beaucoup plus sain pour la démocratie, parce qu’il autorise l’alternance.

    Comment analysez-vous le travail et la position de Nicolas Hulot ?

    Quant on veut rester, on trouve toujours des raisons pour rester. Et il y aura toujours ici ou là une bataille gagnée parce que Hulot ou ses services auront obtenu que tel dispositif contre le réchauffement soit pris en compte. Mais le moment ne va pas tarder où l’identité politique profonde de ce pouvoir sera claire aux yeux de tous.

    C’est-à-dire ?

    Je m’explique : quand j’ai quitté le gouvernement, j’aurais pu rester encore longtemps ministre de l’Éducation. Très heureux d’ailleurs de l’être, c’était le ministère le plus passionnant que j’imaginais avoir. Et j’aurais pu engranger dans mon coin des résultats incontestables. Mais j’aurais alors accepté la loi El Khomri, la loi Macron, et des politiques qui renforcent les inégalités sociales et rendent inutiles à court terme les efforts qu’on faisait dans le système éducatif. Mais on peut toujours trouver des raisons de rester si on ne regarde que son couloir de nage.

    Aujourd’hui la position du gouvernement sur le CETA, le recul sur les perturbateurs endocriniens au niveau européen, l’abrogation de normes environnementales dans le construction, la fin de la taxe sur les transactions financières, tout cela pèse lourd dans la balance !

    J’ai beaucoup de respect pour Nicolas Hulot. Je le trouve intelligent.

    Mais tôt ou tard il sera réveillé par cela.

    Sert-il d’alibi ?

    Je ne le dirais pas. Mais tant que ministre d’Etat et numéro deux, il a un pouvoir considérable. Je ne sais pas s’il l’utilise, s’il mesure que dans le dispositif politique globalement faible d’Emmanuel Macron, il est une de ses seules cartes maitresses. Je l’invite à exercer pleinement ses prérogatives de ministre d’État et à construire un rapport de force. Ce n’est pas Macron qui a fait Hulot ministre. C’est la crise écologique qui a rendu nécessaire aux yeux de Macron d’avoir Hulot. Mais il serait dommage qu’on ait Hulot sans l’écologie.

    #Politique_France

  • Emmanuel Macron, président des 1% les plus riches - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120717/emmanuel-macron-president-des-1-les-plus-riches

    Selon une étude de l’OFCE, les mesures fiscales du gouvernement profiteront surtout aux 1 % les plus riches. La preuve de l’attachement de l’exécutif à la théorie, désormais datée, du « ruissellement » de la richesse et de son refus de faire face au creusement des inégalités.

    Les résultats de ces calculs sont sans appel : le grand gagnant des mesures fiscales du gouvernement est le « dernier décile » des ménages, autrement dit les 10 % des ménages les plus riches. Ces derniers capteraient ainsi 46 % des gains fiscaux promis aux ménages. Et même mieux, selon les économistes de l’institut, c’est principalement le dernier centile, autrement dit les 1 % les plus riches, composé de 280 000 ménages, qui occuperait le haut du podium. Selon les calculs de l’OFCE, l’impact fiscal des mesures sur les ménages du dernier décile qui ne font pas partie des 1 % des plus riches serait proche de celui subi par les ménages du neuvième décile. Lesquels seraient les principaux perdants de cette politique, en raison de leur exclusion de l’exonération de la taxe d’habitation. La politique fiscale d’Édouard Philippe est donc une politique de cadeaux fiscaux aux « ultra-riches » qui, selon Xavier Timbaud, économiste à l’OFCE, n’est pas sans rappeler la politique de Nicolas Sarkozy en 2007.

    #Impôts #Politique_France #Arnaque

  • Hillary Emails Reveal True Motive for Libya Intervention | Foreign Policy Journal
    https://www.foreignpolicyjournal.com/2016/01/06/new-hillary-emails-reveal-true-motive-for-libya-intervention

    But historians of the 2011 NATO war in Libya will be sure to notice a few of the truly explosive confirmations contained in the new emails: admissions of rebel war crimes, special ops trainers inside Libya from nearly the start of protests, Al Qaeda embedded in the U.S. backed opposition, Western nations jockeying for access to Libyan oil, the nefarious origins of the absurd Viagra mass rape claim, and concern over Gaddafi’s gold and silver reserves threatening European currency.

    Though the French-proposed U.N. Security Council Resolution 1973 claimed the no-fly zone implemented over Libya was to protect civilians, an April 2011 email [archived here] sent to Hillary with the subject line “France’s client and Qaddafi’s gold” tells of less noble ambitions.

    The email identifies French President Nicholas Sarkozy as leading the attack on Libya with five specific purposes in mind: to obtain Libyan oil, ensure French influence in the region, increase Sarkozy’s reputation domestically, assert French military power, and to prevent Gaddafi’s influence in what is considered “Francophone Africa.”

    Most astounding is the lengthy section delineating the huge threat that Gaddafi’s gold and silver reserves, estimated at “143 tons of gold, and a similar amount in silver,” posed to the French franc (CFA) circulating as a prime African currency. In place of the noble sounding “Responsibility to Protect” (R2P) doctrine fed to the public, there is this “confidential” explanation of what was really driving the war [emphasis mine]:

    This gold was accumulated prior to the current rebellion and was intended to be used to establish a pan-African currency based on the Libyan golden Dinar. This plan was designed to provide the Francophone African Countries with an alternative to the French franc (CFA).

    (Source Comment: According to knowledgeable individuals this quantity of gold and silver is valued at more than $7 billion. French intelligence officers discovered this plan shortly after the current rebellion began, and this was one of the factors that influenced President Nicolas Sarkozy’s decision to commit France to the attack on Libya.)

    Though this internal email aims to summarize the motivating factors driving France’s (and by implication NATO’s) intervention in Libya, it is interesting to note that saving civilian lives is conspicuously absent from the briefing.

    Instead, the great fear reported is that Libya might lead North Africa into a high degree of economic independence with a new pan-African currency.

    French intelligence “discovered” a Libyan initiative to freely compete with European currency through a local alternative, and this had to be subverted through military aggression.

    #Guerre #Politique_France

  • Les sulfureuses privatisations d’Emmanuel Macron | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070717/les-sulfureuses-privatisations-d-emmanuel-macron?onglet=full

    ême si le gouvernement n’a encore donné que très peu de détails sur les privatisations qu’il envisage pour la durée du quinquennat, deux raisons majeures font craindre qu’elles ne soient les plus controversées que la France ait jamais connues. D’abord, la France a déjà abandonné aux appétits privés les sociétés industrielles, financières et commerciales qu’elle contrôlait et ne détient plus dans certains de ces groupes que des participations minoritaires. L’essentiel des futures cessions d’actifs pourrait donc porter sur des biens d’un autre type : des « biens communs », comme disent les économistes, c’est-à-dire des entreprises qui assument des missions de service public. Ensuite, si le passé parle pour l’avenir, les privatisations conduites par Emmanuel Macron du temps où il était ministre de l’économie constituent un très mauvais présage pour les futures opérations.

    Une cession des parts dans Orange (13,5 % du capital pour environ 5 milliards d’euros) ou dans Air France-KLM (17,6 %, pour un peu plus de 600 millions d’euros) poserait tout autant des problèmes stratégiques. En pleine révolution numérique, est-il par exemple concevable que la puissance publique abandonne au privé tous les leviers de la téléphonie et de l’accès à Internet, facilitant la constitution d’immenses fortunes, réalisées en un temps record, le plus souvent sur le démembrement des anciens monopoles publics, comme en ont profité des milliardaires tels que Patrick Drahi ou Xavier Niel ?

    Autre question de même nature : alors qu’à la fin de la guerre, la puissance publique avait à juste titre considéré que le pluralisme de la presse reposait aussi sur l’universalité de sa diffusion, et avait donc adopté une loi célèbre pour la garantir, connue sous le nom de « loi Bichet », est-il concevable que les kiosques du futur, qui seront numériques, ne soient pas assujettis au même principe d’universalité et ne mettent en vente sur leurs portails, à l’image du portail SFR Presse de Patrick Drahi, que les journaux qui leur plaisent ? À l’aune de cette seule question, dont l’État se désintéresse totalement, on mesure la gravité qu’aurait un retrait total de celui-ci dans un domaine aussi stratégique que la téléphonie et l’accès à Internet.

    L’affaire n’en est pas restée là. Car quelque temps plus tard, à l’automne 2016, les actionnaires chinois de l’aéroport de Toulouse-Blagnac se sont servi un dividende exceptionnel de 15 millions d’euros, en puisant dans les réserves accumulées les années antérieures. En bref, ils sont allés puiser dans les réserves de la société, mises de côté pour faire face aux investissements futurs, pour se rembourser d’une partie de leur mise de départ. Le vote sur ce dividende a été acquis avec l’appui des représentants de l’APE. En somme, les investisseurs chinois et l’État, en totale complicité, se sont comportés comme un fonds rapace, siphonnant la trésorerie de l’entreprise, au risque de mettre à mal son développement.

    Le 28 juin, les investisseurs chinois ont franchi un pas de plus – toujours avec l’appui de l’État français – en faisant voter un nouveau versement de dividendes de 7,85 millions d’euros (lire ici l’article d’Actu Toulouse), comprenant une nouvelle ponction sur les réserves de l’entreprise à hauteur de 1,5 million d’euros. Au fil des mois, les collectivités locales (le département et la Région), qui ont essayé de défendre les intérêts publics, ont ainsi eu la consternante surprise de constater que l’APE avait partie liée avec les oligarques chinois contre eux, pour les aider à siphonner le plus possible d’argent. Pour mémoire, le commissaire aux participations de l’État, Martin Vial, qui pilote de la sorte l’APE et brade ainsi l’intérêt général, est l’époux de Florence Parly, l’ex-socialiste promue par Emmanuel Macron ministre des armées.

    En somme, la privatisation de l’aéroport de Toulouse est sans doute la pire, économiquement la plus dangereuse et éthiquement la plus contestable, que la France ait connue. Malheureusement, sous le prétexte de financer la nouvelle économie, elle marque sans doute aussi par anticipation l’ouverture d’une ère nouvelle : les sulfureuses privatisations du quinquennat Macron…

    #politique_France #services_publics #intérêt_général

  • Affaire Pénicaud : le Quai d’Orsay et Bercy n’ont cessé d’alerter sur un contrat passé avec Havas | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070717/affaire-penicaud-le-quai-dorsay-et-bercy-nont-cesse-dalerter-sur-un-contra

    A la lecture de l’article, on voit bien que le sens du « service public » n’est pas ce qui étouffe tous ces gens. Mais au fond, la Ministre de la future Loi Travail est bien dans son rôle de nier les problèmes, notamment ceux d’en bas, pour ne voir que les avantages de ceux d’en haut.

    #dégoût #politique_France

    Alors que la ministre du travail est fragilisée par l’ouverture d’une information judiciaire sur la « French Tech Night » de Las Vegas, Mediapart révèle qu’une vaste campagne, « Créative France », confiée à Havas pour 8 millions d’euros, est aussi suspectée de multiples dérapages. Durant des mois, les autorités de tutelle ont réclamé plus de transparence sur les comptes et alerté sur les possibles dérives financières de cette opération conduite par Business France, que dirigeait l’actuelle ministre du travail.

  • Croquis. Proportionnelle, l’illumination des dégagés - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160617/croquis-proportionnelle-l-illumination-des-degages

    ls sont touchants de tourment démocratique. Les deux partis qui se sont partagé le pouvoir depuis soixante ans s’inquiètent pour la République, et ils ont bien raison. À propos du mode de scrutin qui muselle les oppositions et concentre le pouvoir aux mains d’un seul homme, les deux anciennes puissances soulignent à juste titre les dangers résultant du cumul de l’élection présidentielle et des élections législatives.

    Au-delà du hiatus entre la parole et les actes, cette réclamation d’une plus fidèle représentation, et de moins de pouvoir personnel, peut inspirer une plus lourde inquiétude. Sur France Culture, dans son billet politique, Frédéric Says rappelle que la proportionnelle est une éternelle promesse de campagne, jamais tenue. Il cite Nicolas Sarkozy, en 2007 : « Il y a un problème préoccupant : des grands courants d’opinion ne sont pas représentés. Je pense aux Verts, à l’extrême droite et à l’extrême gauche. Et donc, est-ce qu’on peut introduire une petite dose de proportionnelle ? Pourquoi pas ? » Le chroniqueur cite aussi François Hollande, en 2012 : « Moi, président de la République, j’introduirai la représentation proportionnelle pour les législatives ; non pas celles de 2012 mais celles de 2017, parce que je pense qu’il est bon que l’ensemble des sensibilités politiques soit représenté. »

    #Politique_France

    • Je réalise juste un truc avec les tofs côte à côte, que les deux partis qui « se sont partagés le pouvoir depuis 60 ans » sont aujourd’hui cornaqués d’un côté par un fils à papa étroit d’esprit qui dégouline de mépris pour le petit peuple, et de l’autre d’un opportuniste de première classe, incompétent et narcissique. Les deux n’ont pas l’air de réaliser que leur « refondation » si elle a lieu devra se faire sans eux. Je réalise avec Effroi qu l’alternative choisie par les électeurs qui se sont déplacé pour voter n’est pas tellement plus brillante.

      Et Chez nous (circonscription du Nord de l’Europe) c’est Axelle Lemaire qui arrive en position 2, elle a déjà pour elle une action politique respectable, mais elle se présent sous les couleurs du PS. Et voter pour elle revient à voter pour Dray et Cambadelis. C’est donc non.

  • La non-mixité raciale, outil d’émancipation ou repli communautaire ?
    http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2016/07/28/la-non-mixite-raciale-outil-d-emancipation-ou-repli-communautaire_49

    Pour le sociologue Eric Fassin, cette nouvelle génération a peu en commun avec les travailleurs immigrés ou les sans-papiers mobilisés depuis trente ans : elle a fait des études supérieures, elle aspire à des postes qualifiés, et elle a pris sa place dans le milieu de la recherche ou de l’art. Elle fait partie de la classe moyenne, mais elle vit des expériences de discriminations et de plafond de verre qui lui sont insupportables.

    « Si les non-Blancs ont commencé à se faire entendre, c’est parce qu’une nouvelle génération diplômée est apparue, explique le chercheur. Faire l’expérience du racisme quand on est en bas de l’échelle sociale, ce n’est pas surprenant. Mais quand on a réussi socialement, on ne s’y attend pas : l’exaspé­ration est d’autant plus grande. »

    Ces nouveaux militants sont bruyants, ils manient à merveille les réseaux sociaux et ils agacent d’autant plus qu’ils trouvent un écho réel auprès des jeunes qui leur ressemblent.

    Les activistes critiqués balaient cependant l’argument avec véhémence : ils ne dénoncent pas une réalité biologique, soulignent-ils, mais une réalité sociale. « Quelle hypocrisie ! s’agace ainsi Louis-Georges Tin, le président du CRAN. Personne n’est choqué par une autre non-mixité, celle qui est omniprésente dans les milieux des dominants. Ils cultivent l’entre-soi comme une stratégie de domination, en restant dans un monde d’énarques qui est masculin, quinquagénaire et bourgeois. Nous le faisons sur une autre logique, celle de l’ “empowerment”, en nous fondant sur le principe du “For us, by us”… et nous suscitons les critiques ! »

    Un paradoxe que souligne Patrick Simon, démographe, qui a codirigé la vaste enquête Trajectoires et origines (Insee-INED) :

    « Leurs détracteurs leur disent qu’ils n’ont pas le droit de parler de race. Mais comment nommer ce qui continue à peser sur le destin et les trajectoires sociales de ceux qui sont marqués par un ordre inégalitaire du fait des discriminations ethno-raciales ? Ces militants utilisent les armes de la sociologie critique pour montrer l’ampleur du racisme. Cela rend les gens très nerveux de se voir ainsi renvoyés à la position de dominants. »

    « Ces fortes résistances sont révélatrices de ce qui travaille le mouvement social et la gauche depuis des années, ajoute Catherine Achin, professeure de sciences politiques à l’université Paris-Dauphine. Il leur est impossible de penser l’intersectionalité, c’est-à-dire des rapports sociaux – sexe, race, classe – qui ne s’additionnent pas mais qui s’imbriquent les uns dans les autres. En France, être un homme maghrébin ou une femme noire, ce n’est pas la même chose qu’être un homme blanc ou une femme blanche. »

    « Se dire des choses entre soi »

    La volonté de partager des expériences et de construire une mobilisation autonome entre victimes d’une oppression n’est d’ailleurs pas nouvelle. C’est un vieil outil des luttes d’émancipation : il a été utilisé dans les années 1960 par le mouvement noir pour les droits civiques aux Etats-Unis, puis, dans les années 1970, par les féministes en France.

    « Le mouvement féministe a, lui aussi, été confronté à cette rhétorique critique : quand il organisait des réunions non mixtes, les hommes le taxaient de sexisme à l’envers, raconte Elsa Dorlin, enseignante-chercheuse en philosophie à Paris-VIII. A l’époque, il y avait une même inversion du lexique, comme si les dominants pleuraient parce qu’ils étaient accusés de domination. »

    #racisme #politique_France

    • « Sous couvert d’antiracisme, notre pays risque de voir émerger des “Ku Klux Klan inversés”, où le seul critère qui vaille sera la couleur de peau », a renchéri le président de la Ligue internationale contre le racis­me et l’antisémitisme (Licra), Alain Jakubowicz.

      Ku Klux Klan inversé ! Ca va loin dans le n’importe quoi. Cette comparaison me fait pensé au sketch de Dieudonné avec le colon israelien nazi, c’est la même idée. Sauf que Alain Jakubowicz irai pas dire que les colons israeliens sont des « nazis inversés » mais ca le dérange pas de parlé de Ku Klux Klan inversé...

      #inversion #renversionnite #nausée

    • Il est hallucinant ce Alain Jakubowicz et l’historique de la Licra. Sur wikipédia je trouve ceci :

      Procès pour racisme antiblanc (2012)
      Article détaillé : Racisme antiblanc ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Racisme_antiblanc

      Un homme de 28 ans, jugé pour des violences commises en 2010 dans le métro parisien et pour avoir insulté la victime en criant « sale Blanc, sale Français », avec la circonstance aggravante de « racisme », risque cinq ans de prison et 75 000 € d’amende.

      Pour la première fois dans ce type d’affaires, une association antiraciste, la LICRA, est partie civile. Elle entend consacrer son congrès annuel de mars 2013 à ce thème. Alors que Patrick Gaubert avait centré son action contre l’antisémitisme, le nouveau président Alain Jakubowicz entend sortir de cette thématique restrictive.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Ligue_internationale_contre_le_racisme_et_l%27antis%C3%A9mitisme#Proc.

      La comparaison avec le KKK est vraiment obscène. Venant du président d’une asso qui prétend lutter contre le racisme c’est encor plus consternant et revoltant. La LICRA se diversifie vachement, maintenant c’est la Ligue internationale contre le racisme anti-blanc, le sexisme anti-homme et l’antisémitisme anti-fabiusiste.

    • Quand au Cercle de la LICRA, ce n’est pas mieux

      Pour mener à bien ce travail et être influente sur les grandes décisions, la Licra s’enrichit d’un lieu de réflexion et d’influence, où se rencontrent responsables associatifs, chercheurs, universitaires, hauts fonctionnaires, chefs d’entreprise, personnalités du monde de l’art et de la culture, pour croiser expériences et analyses sur des thématiques qui font l’actualité et sur lesquelles la Licra est attendue. Ce lieu a vocation a devenir une plate-forme d’échanges et de débats de l’association, faisant le lien entre l’analyse et l’action. Il est la passerelle entre les animateurs des pôles, apporteurs d’idées et les militants de terrain qui souhaitent de plus en plus appuyer leur action sur une analyse argumentée. En disposant de son think tank, la Licra a son propre élément dynamisant, sa propre réflexion, libre et pluridisciplinaire, bousculant les idées reçues.

      pluridisciplinaire peut être, mais multicolore, certainement pas :
      http://www.lecercledelalicra.org/#accueil-2

  • L’humiliation ordinaire, par Alain Badiou
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2005/11/15/l-humiliation-ordinaire-par-alain-badiou_710389_3232.html

    Par Alain Badiou

    « Constamment contrôlés par la police. » De tous les griefs mentionnés par les jeunes révoltés du peuple de ce pays, cette omniprésence du contrôle et de l’arrestation dans leur vie ordinaire, ce harcèlement sans trêve, est le plus constant, le plus partagé. Se rend-on vraiment compte de ce que signifie ce grief ? De la dose d’humiliation et de violence qu’il représente ?

    J’ai un fils adoptif de 16 ans qui est noir. Appelons-le Gérard. Il ne relève pas des « explications » sociologiques et misérabilistes ordinaires. Son histoire se passe à Paris, tout bonnement.

    Entre le 31 mars 2004 (Gérard n’avait pas 15 ans) et aujourd’hui, je n’ai pu dénombrer les contrôles dans la rue. Innombrables, il n’y a pas d’autre mot. Les arrestations : Six ! En dix-huit mois... J’appelle « arrestation » qu’on l’emmène menotté au commissariat, qu’on l’insulte, qu’on l’attache à un banc, qu’il reste là des heures, parfois une ou deux journées de garde à vue. Pour rien.

    On m’a raconté une histoire équivalente. La police devient un gang comme les autres, qui s’auto-protège, qui menace, intimide, méprise.

    #police #politique_France #racisme

  • Pourquoi nous voulons un débat public Hamon/Mélenchon | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/la-redaction-de-mediapart/blog/280217/pourquoi-nous-voulons-un-debat-public-hamonmelenchon

    En faisant le choix de maintenir et l’un et l’autre leur candidature, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon prennent la responsabilité historique de voir la gauche éliminée dès le premier tour de la présidentielle, le 23 avril. Ce ne sont pas seulement les sondages qui le laissent prévoir, mais un examen de terrain et une analyse des tendances de cette campagne. Benoît Hamon ne parvient pas même à convaincre les électeurs socialistes et l’appareil du PS. Jean-Luc Mélenchon ne réussit pas plus à élargir ses soutiens et imprimer une dynamique nouvelle à sa campagne.

    Un point notamment nous semble devoir faire l’objet d’une discussion : celui de la réforme institutionnelle dans une démocratie à bout de souffle. Assemblée constituante voulue par le candidat Mélenchon ; changement de République et de système de représentation politique chez le candidat Hamon : n’y a-t-il pas là un socle commun à partir duquel, justement, se redéfiniront les politiques à mettre en œuvre ? Si le maintien des candidatures de Hamon et Mélenchon se justifie sur le fond et la forme – ainsi en ont-ils décidé –, ils doivent des explications circonstanciées, publiques, aux électeurs. Un débat s’impose entre les deux figures pour mieux éclairer le choix que devront faire les électeurs – notamment de gauche.

    #politique_France #1933

  • Police « républicaine » et quartiers populaires : l’état d’exception permanent | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/edition/les-mots-en-campagne/article/160217/police-republicaine-et-quartiers-populaires-l-etat-d-exception-perma

    A la mémoire de Rémi Fraisse, d’Adama Traoré et de toutes les victimes des violences policières

    Après avoir rendu visite à Théo, victime de terribles violences policières, le fantomatique chef de l’Etat s’est rendu à Aubervilliers. Pendant ce temps, son ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, défendait à l’Assemblée nationale un projet de loi destiné à assouplir les règles relatives à l’usage des armes à feu par les policiers et à doubler la peine encourue en cas d’outrage : un an de prison désormais. L’extrême droite d’abord, Nicolas Sarkozy hier, Les Républicains aujourd’hui et les syndicats professionnels les plus virulents, qui défendent ces mesures depuis longtemps, obtiennent ainsi gain de cause. Admirable répartition des tâches doivent penser conseillers en communication et autres béni-oui-oui du gouvernement et de la majorité socialiste. Sordide mise en scène. A elle seule, elle résume la duplicité de l’exécutif, de sa majorité, et leur pusillanimité remarquable. Et plus généralement, la faillite spectaculaire d’un quinquennat crépusculaire. Commencé sous le signe du changement, il s’achève par le naufrage inédit du président et de ses fidèles, et par de nouvelles concessions sécuritaires faites à la réaction.

    A l’attention de celles et ceux qui considèrent qu’il s’agit d’exagérations sans fondement, rappelons que ces faits sont depuis longtemps établis par une étude, conduite en 2010, par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne. Ses conclusions sont accablantes pour la France : le taux de fréquence des contrôles d’identité visant les personnes originaires d’Afrique du Nord ou d’Afrique subsaharienne est l’un des plus élevés. Il y a peu cette situation a été confirmée par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) et par le Défenseur des droits, Jacques Toubon[3]. Dans tous les cas, le gouvernement et sa majorité ont répondu par une indifférence méprisante.

    #politique_France #police #racisme

  • Certains groupes d’immigrés sont plus diplômés que la population française en général
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/02/15/certains-groupes-d-immigres-sont-plus-diplomes-que-la-population-francaise-e

    « Contrairement à ce que l’on croit a priori, les migrants maliens qui arrivent [en Europe] sont souvent issus des classes moyennes ou supérieures de leur pays », précise le chercheur, qui rappelle que « pour quitter l’Afrique, il faut désormais bénéficier d’un certain niveau de capital économique, social et intellectuel » et ajoute que « le taux de diplômés du supérieur est bien moindre sur le continent africain qu’en France ».

    De quoi mesurer en creux que les pays d’accueil sont bien loin de recevoir « toute la misère du monde » lorsqu’ils octroient un titre de séjour, que celui-ci soit accordé à un réfugié ou à un migrant dit « économique ». « La plupart des discours sur les migrations ne sont pas de l’ordre du rationnel mais de l’idéologique », note à ce propos Mathieu Ichou.

    La jonction des surdiplômés et des sous-diplômés montre, comme le rappelle Mathieu Ichou, que « les flux migratoires se sont largement diversifiés au fil des décennies ». Ce qui permet certainement d’expliquer que le rêve « politique » d’une immigration choisie soit un des seuls points communs entre les différentes approches du sujet par les candidats à l’élection présidentielle.

    #immigration #politique_France