• La pollution a contribué à la mort d’une fillette à Londres, selon la justice britannique - GoodPlanet mag’
    https://www.goodplanet.info/2020/12/16/la-pollution-a-contribue-a-la-mort-dune-fillette-a-londres-selon-la-jus

    La justice britannique a pour la première fois reconnu le rôle de la pollution de l’air dans un décès, estimant dans une décision très attendue qu’elle avait constitué « une contribution matérielle » dans la mort d’une fillette de neuf ans à Londres.

    « Ma conclusion est que la pollution de l’air a constitué une contribution matérielle dans la mort d’Ella » Adoo-Kissi-Debrah en 2013, a déclaré le médecin légiste adjoint de l’arrondissement londonien de Southwark, Philip Barlow, après deux semaines d’audiences qui se sont achevées vendredi.

    Ella Adoo-Kissi-Debrah est décédée le 15 février 2013 d’une grave crise d’asthme après près de trois ans de crises répétées et une trentaine d’hospitalisations liées à cette maladie. Elle vivait à Lewisham, à moins de 30 mètres du South circular, une voie très empruntée du sud londonien.

    En 2014, la justice a déterminé qu’elle était morte d’une insuffisance respiratoire aiguë causée par un #asthme_sévère, et non à cause de la pollution.

    Mais ces conclusions ont été annulées en 2019 et la tenue d’une nouvelle série d’audiences a été ordonnée en raison de nouveaux éléments scientifiques, et notamment le rapport d’un spécialiste britannique de la pollution de l’air, Stephen Holgate, en 2018.

    Stephen Holgate avait noté un « lien frappant » entre les hospitalisations en urgence d’Ella et les pics enregistrés de dioxyde d’azote (NO2) et de #particules en suspension, les #polluants les plus nocifs, à proximité de son domicile.

    #pollution #mort #justice #air

  • Les principaux #polluants de l’#air
    https://information.tv5monde.com/info/les-principaux-polluants-de-l-air-337310

    Vidéographie sur les principaux polluants de l’air. Sydney est confrontée à une urgence sanitaires en raison des fumées toxiques liées aux incendies qui enveloppent la plus grande ville australienne depuis des semaines, ont alerté lundi des organisations professionnelles de médecins.

  • Ce que l’on sait après l’incendie de l’usine #Lubrizol à #Rouen

    De nombreuses inconnues perdurent sur la nature et les effets des substances émises depuis jeudi par l’usine chimique dans la région de Rouen.

    Par Gary Dagorn , Léa Sanchez , Arthur Carpentier , Assma Maad et Séverine Maublanc Publié hier à 18h47, mis à jour hier à 20h59

    Jeudi 26 septembre, un violent incendie s’est déclaré à Rouen, au sein de l’usine chimique de l’entreprise américaine Lubrizol. Le feu s’est déclaré vers 2 h 40, dans un dépôt de produits conditionnés de type additifs pour lubrifiants, selon la direction de l’usine. En tout, l’incendie a mobilisé 240 pompiers de Seine-Maritime et des départements voisins, aidés de 50 véhicules. Plus de huit heures après l’embrasement, l’incendie a été maîtrisé, puis définitivement éteint vendredi matin.

    Depuis jeudi, l’incendie a dégagé un lourd et épais panache de fumée, provoquant des retombées de suie sur toute la zone nord-est de la ville et suscitant de nombreuses inquiétudes.

    Que fabrique l’usine Lubrizol ?

    Créé en 1954, le site de 14 hectares situé sur les bords de la Seine emploie actuellement 400 personnes, selon la préfecture de Seine-Maritime. Elle est la propriété du groupe chimique américain Lubrizol Corporation, qui appartient lui-même à Berkshire Hathaway, la holding de l’homme d’affaires américain Warren Buffett.

    L’usine fabrique et commercialise des additifs pour enrichir les huiles, des carburants et des peintures industrielles. Jusqu’en 2009, elle était classée #Seveso « seuil bas », jusqu’à ce que des analyses écotoxicologiques conduisent les services de l’Etat à la reclasser dans le « seuil haut ». En 2013, une émission de #mercaptan, un gaz nauséabond toxique, venant de l’usine avait été ressentie à plusieurs centaines de kilomètres à la ronde jusqu’à Paris et en Angleterre.

    Combien d’habitants vivent près de l’usine ?

    A peine plus de trois kilomètres séparent l’usine Lubrizol du centre-ville historique de Rouen. Le site industriel, situé sur la rive gauche du fleuve, se situe au cœur d’un territoire très peuplé : la métropole Rouen-#Normandie compte 490 000 habitants, selon les données 2016 de l’Insee, et regroupe 71 communes. Douze d’entre elles, en plus de Rouen, ont été touchées par des mesures de confinement des maisons de retraite et de fermeture des établissements scolaires, ainsi que des crèches. Elles rassemblent environ 65 000 habitants, en plus des 110 000 de la capitale normande.

    Quelle est la #toxicité des produits qui se sont dégagés ?

    Le préfet a affirmé lors d’un point de situation, vendredi 27 septembre à la mi-journée, que les suies contenaient des « composants essentiellement liés à la combustion d’huile de produits finis, d’additifs chimiques pour huiles et d’#hydrocarbures, d’où d’ailleurs ces suies noires, grasses que nous constatons ».

    Le préfet a écarté, à plusieurs reprises, tout risque de « toxicité aiguë » dans l’air. Des seuils légaux de toxicité aiguë sont fixés par les autorités ministérielles pour chaque composé chimique.

    Le professeur André Picot, ancien directeur de l’unité prévention en risques chimiques au CNRS, explique dans Paris-Normandie que, sans connaître la « nature des produits », il est « extrêmement risqué d’avancer qu’il n’y a pas de toxicité aiguë ou, en tout cas, subaiguë, c’est-à-dire une toxicité non négligeable ». Selon lui, il ne faut, cependant, « pas systématiquement alarmer, tant qu’on ne connaît pas le degré de dangerosité des produits consumés ».

    Des produits radioactifs s’y trouvaient-ils ?

    Des internautes se sont inquiétés d’un tableau, réalisé par l’inspection des installations classées et datant de 2006, faisant état de la présence de substances « radioactives (utilisation, dépôt, stockage) sources scellées conformes », pour un volume de 6 882 mégabecquerels (MBq).

    Le préfet de Seine-Maritime a toutefois assuré, vendredi matin, « qu’il n’y avait pas de produits radioactifs » stockés sur le site. Cette #radioactivité s’explique, en fait, « par la présence de huit machines utilisées pour évaluer le niveau et la densité dans des bacs », explique Céline Reuter, responsable de l’unité d’expertise des sources à l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Ces appareils de mesure, répandus dans le secteur industriel, fonctionnent grâce à du césium 137, un élément radioactif scellé dans une double enveloppe métallique. « Aucune des sources n’a été touchée par l’incendie. On a fait une levée de doute. Il y a eu confirmation », précise Jean-Yves Lagalle, colonel des pompiers de Seine-Maritime.

    Des victimes ont-elles été recensées ?

    L’incendie n’a causé aucune victime directe. Sur les réseaux sociaux, des internautes ont fait part d’irritations ou encore de maux de tête. Vendredi à la mi-journée, Benoît Jardel, médecin du SAMU, a fait savoir que 51 personnes décrites comme « fragiles », « sensibles » ou ayant des pathologies respiratoires ont été examinées dans différents établissements de santé dans la journée de jeudi et dans la nuit suivante. Cinq d’entre elles, toutes des adultes, sont restées dans des services d’hospitalisation de courte durée.

    Pourquoi l’indice de qualité de l’#air a-t-il cessé d’être diffusé jeudi ?

    Jeudi 26 septembre, alors que l’incendie était en cours, de nombreux internautes se sont émus de l’arrêt de la diffusion de l’indice Atmo à Rouen. Cet indicateur journalier décrit la qualité de l’air dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants en se basant sur la mesure de dioxyde de soufre, d’ozone, de particules fines et de dioxyde d’azote. Mais son mode de calcul « ne prend en compte ni les odeurs ni les polluants atypiques émis lors d’accident », précise l’association régionale Atmo Normandie. En outre, l’organisme ne dispose pas de stations de mesure dans la zone vers laquelle s’est dirigé le panache de fumée et a donc décidé de suspendre, jeudi matin, la diffusion de cet indice en considérant qu’il n’était « pas représentatif de la situation » sans cesser pour autant de réaliser des mesures. Il a été remis en ligne vendredi 27 septembre dans la matinée. Atmo Normandie précise avoir mis en place « des mesures complémentaires dont l’analyse complexe ne peut être en temps réel, car faite en laboratoire de chimie ».

    Quels risques pour l’#agriculture et les milieux naturels ?

    Des retombées d’hydrocarbures ont été constatées à Rouen et ses environs, dans des jardins, propriétés agricoles ou encore sur des légumes. Selon la chambre d’agriculture de la Seine-Maritime, plusieurs agriculteurs et laiteries ont déjà tiré la sonnette d’alarme. A titre de précaution, le préfet de la Seine-Maritime a émis des recommandations spécifiques :

    – les éleveurs qui possèdent des animaux en plein air doivent « les rentrer et sécuriser leur abreuvement et leur alimentation en les plaçant sous abri ». Il est interdit de nourrir les bêtes avec des « aliments souillés » et il faut « faire pâturer les ruminants sur des pâtures saines ».

    – les agriculteurs ne doivent rien récolter « en l’attente de précisions ultérieures » et de ne pas chercher à nettoyer les champs impactés.

    – les riverains ne doivent pas consommer les produits de leurs jardins s’ils ne sont pas épluchés ou correctement lavés. « Un plan de surveillance renforcé sera mis en place, tant sur les denrées végétales que d’origine animale, pour garantir la parfaite salubrité des produits destinés à la consommation humaine. »

    Des inquiétudes demeurent sur une éventuelle pollution des nappes phréatiques. Le préfet a affirmé, vendredi, qu’il n’y avait « a priori » pas de risques les concernant. Mais l’association environnementale Robin des bois s’est interrogée sur les réseaux de l’usine « saturés » et le « risque de migration des hydrocarbures et autres déchets toxiques dans les nappes phréatiques ». L’association met en garde contre le lavage des voitures ou des maisons encrassées : « Si les gens nettoient ça au Kärcher, on va se retrouver avec des eaux polluées qui vont aboutir ou bien dans la Seine, ou bien dans la station d’épuration. »

    Quel a été le précédent incident dans cette usine ?

    En janvier 2013, un bac de dialkyldithiophosphate de zinc s’était décomposé, émettant du mercaptan, fortement odorant – c’est lui qui donne au gaz de ville son odeur spécifique – et toxique à très forte dose. Le panache du gaz s’était étendu de la Manche à l’Ile-de-France.

    La décomposition de ce produit chimique avait été causée par la température excessive et par un temps de séjour trop long dans le bac. Le traitement « trop tardif » de la décomposition opéré par les employés n’a pas permis de minimiser l’émission de mercaptan et l’a même favorisée. Toutefois, l’enquête publique avait ensuite noté que « les concentrations correspondant aux effets irréversibles n’avaient pas été atteintes dans l’environnement ». L’entreprise avait été condamnée en avril 2014 à une amende de 4 000 euros pour nuisance olfactive, mais le délit de mise en danger de la vie d’autrui avait alors été écarté.

    A la suite de l’incident, l’entreprise s’est engagée sur plusieurs années dans des travaux afin de réduire la probabilité de survenue d’événements de type « mercaptan » ou « autres émanations ». Le préfet a assuré jeudi que l’usine était « aux normes telle que nous l’avons vue en 2019 », en rappelant qu’« elle ne l’a pas toujours été » et qu’en 2017, « elle a fait l’objet d’une mise en demeure » en raison de « 17 manquements », puis que « la mise à niveau a été réalisée ».

    Que signifie le classement Seveso ?

    C’est le nom d’une directive européenne prise en 1982, six ans après l’émotion suscitée par la catastrophe écologique et sanitaire de l’usine chimique Icmesa, située sur la commune de Seveso, à une vingtaine de kilomètres au nord de Milan, en Italie. La directive incitait les pays européens « à se doter d’une politique commune en matière de prévention des risques industriels majeurs » et demandait « aux Etats et aux entreprises d’identifier les risques associés à certaines activités industrielles dangereuses et de prendre les mesures nécessaires pour y faire face . »

    Le dernier cadre de cette directive, Seveso 3 a été établi en 2012. Entrée en vigueur en 2015 en France, elle « introduit des normes plus strictes en matière d’inspection et renforce l’obligation d’information du public, du personnel et des exploitants des établissements voisins ».

    La directive Seveso distingue deux type d’installations (seuil haut et seuil bas) dont les mesures de sécurité et les procédures varient. Selon la base nationale des installations classées, la France compte 1 378 sites Seveso (634 en seuil bas et 744 en seuil haut) sur lesquels des études sont menées pour évaluer les risques et des plans de prévention des risques technologiques (PPRT) qui limitent l’urbanisation, sont mis en place. Le PPRT de Lubrizol avait été approuvé en 2014.

    Gary Dagorn , Léa Sanchez , Arthur Carpentier , Assma Maad et Séverine Maublanc

    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/09/27/ce-que-l-on-sait-au-lendemain-de-l-incendie-de-l-usine-lubrizol-a-rouen_6013

  • Les #aliments #bio touchés par la #pollution | 60 Millions de #Consommateurs
    https://www.60millions-mag.com/2019/06/05/les-aliments-bio-touches-par-la-pollution-14218

    Si les pommes et les bananes bio analysées n’ont pas révélé de traces de #pesticides, nous avons pu, en revanche, constater des résultats plus problématiques dans les #laits, les #œufs, mais aussi les #huiles_d’olive biologiques.

    Certains laits et œufs bio se sont, en effet, révélés plus chargés en #dioxines et #PCB que des laits ou œufs dits conventionnels. Les dioxines sont des molécules issues de rejets industriels, notamment des incinérateurs.

    Quant aux PCB, leur fabrication est interdite en France depuis 1987, mais ces produits chimiques ont la propriété de s’accumuler dans les #sols et d’y persister pendant des années. Ils sont cancérogènes et perturbateurs endocriniens pour l’homme.

    Les prés contaminés

    Les laits et œufs bio contiennent plus de PCB et de dioxines que les autres, car les animaux sont plus souvent à l’extérieur que dans l’élevage conventionnel. Une bonne chose en termes de bien-être animal, certes. Mais ce constat pointe des #failles dans le #label « #Agriculture biologique ».

    En effet, les sols ne sont pas contrôlés sur ces #polluants avant l’installation d’un #élevage ou d’une #culture biologique. Et l’agriculteur peut convertir son champ en bio, même si ce dernier est situé à proximité d’une installation polluante.

  • La pollution industrielle imprègne les habitants de Fos-sur-Mer
    https://www.lemonde.fr/pollution/article/2018/05/28/la-pollution-industrielle-impregne-les-habitants-de-fos-sur-mer_5305981_1652

    Elle était très attendue depuis une autre étude alarmante (Fos Epseal) publiée en janvier 2017. Une équipe universitaire franco-américaine révélait en effet que les cas de #cancers et de #diabète de type 1 étaient deux fois plus nombreux à Fos que dans le reste de la France.

    Portée par l’Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions (IECP) et validée par l’Agence régionale de santé PACA, Index conclut à une « #surimprégnation de la population de #Fos-sur-Mer en certains #polluants ». Il s’agit de « trois polluants spécifiques, typiques des #émissions_industrielles » : le #plomb, deux #furanes_heptachlorés (famille des #dioxines) et le #benzène (chez les individus les plus âgés). Si le plomb et le benzène sont reconnus comme #cancérogènes, les deux furanes identifiés présentent des niveaux de #toxicité bien moindre que la funeste « dioxine de Seveso ».

    #pollution #santé

  • Repenser l’avenir des #villes | FAO Stories | Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
    http://www.fao.org/fao-stories/article/fr/c/1109586

    Filtrer les #particules nocives de l’air grâce aux #forêts urbaines – Arbhem, aux #Pays-Bas a mis en place des forêts urbaines dans le cadre de son « Agenda écologique ». L’administration municipale, de concert avec des ONG et des experts, a aidé à développer et à définir la mise en place d’infrastructures écologiques dans la ville. Les #arbres en milieu urbain sont des éléments importants de l’infrastructure de la ville car ce sont des filtres à air efficaces permettant d’éliminer les #polluants nocifs qui se trouvent dans l’#air. Ils piègent également le #carbone et atténuent ainsi les effets du changement climatique dans et autour des zones urbaines.

    • Les « forêts urbaines », essentielles aux villes de demain
      http://theconversation.com/les-forets-urbaines-essentielles-aux-villes-de-demain-94335

      D’autres aspects parfois négatifs doivent également être pris en compte. C’est le cas des émissions de composés volatils solubles (ou BVOC pour biogenic volatile organic compounds), dont les taux sont variables selon les espèces, et qui, combinés avec des oxydes d’azote émis par la combustion des hydrocarbures produits par les véhicules, conduisent à la production d’ozone.

      Un site Internet mis en place par l’Université d’État de Californie permet de choisir parmi plus de 200 espèces d’arbres, classées selon leurs propriétés et selon leurs niveaux d’émissions de gaz, les essences les mieux adaptées à chaque situation.

      Il faut aussi noter que les arbres réduisent la circulation de l’air et peuvent ainsi limiter la dilution des polluants par la ventilation, ce qui nécessite de choisir les lieux de leur implantation en connaissance de cause, et évidemment de réduire les émissions de gaz polluants.

      Une autre nuisance importante de certaines espèces d’arbres correspond aux allergies causées par les grains de pollen auxquels est sensible une proportion de plus en plus importante de la population citadine.

  • Quel est l’impact des #polluants de l’#air sur la #végétation ? - Encyclopédie de l’environnement
    http://www.encyclopedie-environnement.org/vivant/impacts-polluants-air-sur-vegetation

    La pollution atmosphérique entraîne souvent une modification de la couleur des #végétaux, ce qui influence fortement la couleur des #insectes associés. En Angleterre, dans les régions industrielles, la forte #pollution atmosphérique a entraîné au XIXe siècle la disparition des lichens et le noircissement des troncs de bouleaux. On a alors constaté que la phalène du bouleau (Biston betularia), papillon nocturne habituellement de couleur blanche tachetée de noir, se rencontrait majoritairement sous sa forme mutée, beaucoup plus sombre (Voir photo). Cela est expliqué par le fait que les papillons sombres, plus difficiles à repérer, étaient mieux protégés contre la prédation des oiseaux que les individus clairs (Lire L’adaptation des organismes à leur environnement). Le même phénomène a été observé à Paris dans les années 1980 chez le bombyx de l’ailante (Samias cynthia), qui a spectaculairement évolué du beige clair au marron très foncé pour s’adapter à son environnement, suite à la pollution qui noircissait sa plante nourricière.

  • Notre QI malade de l’#environnement
    https://www.franceculture.fr/emissions/de-cause-a-effets-le-magazine-de-lenvironnement/notre-qi-malade-de-lenvironnement


    Il ne s’agit pas de la maladie d’Alzheimer et d’autres pathologies graves… Le constat est alarmant : nos capacités intellectuelles diminuent et le monde nous rend malade !

    #Polluants, #perturbateurs_endocriniens…, quelles preuves avons-nous de cet état de fait ? Comment faire pour inverser la courbe ? Peut-on encore réagir ?

    #pollution #cerveau

  • #Sprays assainissants : une #pollution majeure de l’#air intérieur
    http://www.60millions-mag.com/2017/03/09/sprays-assainissants-une-pollution-majeure-de-l-air-interieur-11021

    Ironie du sort : la lutte contre les #polluants et les #allergènes dans nos foyers est devenue un argument #marketing et un marché à part entière. Des produits « purifiants » (antiallergènes, antiacariens, antibactériens…) ont ainsi envahi les supermarchés et les pharmacies. Or, contrairement à ce que prétendent fabricants et vendeurs, loin d’assainir la #maison, ces sprays, diffuseurs et aérosols décuplent la pollution intérieure ! Ils cumulent des substances allergènes, irritantes, voire #toxiques.

  • Les perturbateurs endocriniens empoisonnent aussi les logements
    https://reporterre.net/Les-perturbateurs-endocriniens-empoisonnent-aussi-les-logements

    Ces #polluants sont partout. Mais ils ne sont pas seulement présents dans l’alimentation, les contenants alimentaires, les cosmétiques et autres produits de soins corporels : nos bâtiments, maisons, immeubles et mobiliers nous exposent aussi largement à ces polluants.
    Chacun devrait savoir que l’air intérieur est abondamment pollué par les matériaux de #construction, les produits de finition, le mobilier, les textiles : peintures, joints, adhésifs, produits d’étanchéité, enduits, tapis, bois composite… Tous émettent des substances plus ou moins toxiques et présentent des risques pour l’environnement ou la santé. On y retrouve les #perturbateurs endocriniens, les formaldéhydes, ainsi que des composés organiques volatils (COV). Nous absorbons ces perturbateurs endocriniens présents dans les finitions ou piégés dans l’air intérieur par contact tactile ou par la respiration.

  • Exposition aux perturbateurs endocriniens : 7 personnalités du monde de l’écologie font analyser leurs cheveux.
    https://www.generations-futures.fr/exppert/perturbateurs-endocriniens-personnalites

    Je le reposte, celui d’hier a disparu quand seenthis a lâché
    et je rajoute le commentire de @vazi :) :
    Tous pourris :-p

    Résultats ? 100% des personnalités ont dans le corps chacune des familles de produits analysés[1] !

    On trouve entre 36 (D. Batho) et 68 (I. Autissier) #perturbateurs_endocriniens par personnalités. Les quantités trouvées varient elles de 9031 pg/mg de PE (D. Batho) et 158643 pg/mg (I. Autissier). Les quantités de PE varient d’un facteur 17.5 entre la personne la moins contaminée (Delphine Batho) à celle la plus contaminée (Isabelle Autissier), ce qui montre clairement que l’exposition des personnes n’est pas uniforme mais varie considérablement en fonction de l’environnement dans lequel elles évoluent et/ou ont évolué.
    Pour les bisphénols : Toutes les personnalités testées avaient au moins un des trois bisphénols recherchés dans leurs cheveux. Chez Y. 3 personnes sur 7 avaient du (fameux) Bisphénol A dans leurs cheveux : M-M. Robin, Y. Arthus-Bertrand et I. Autissier. Toutes les 7 avaient du Bisphénol S et aucune du Bisphénol F.
    Pour les phtalates : 11 des 13 phtalates ou métabolites de phtalates recherchés ont été retrouvés au moins chez une personne. Le MMP et le DPP n’ont jamais été retrouvés. Le nombre de phtalates et métabolites de phtalates retrouvés allaient de 8 à 11 selon les personnes. Entre 6 et 10 de ces molécules ont pu être quantifiées selon les personnes.
    Pour les PCBs : Tous les échantillons qui ont pu être analysés pour la recherche de PCBs en contenaient : entre 14 et 30 PCBs ont été retrouvés selon les échantillons.
    Et les pesticides : 32 molécules suspectées d’être des perturbateurs endocriniens ou des métabolites de PE ont été retrouvées chez au moins une personne. Entre 9 et 25 de ces pesticides ont été retrouvés dans chaque échantillon de cheveux.

    #contamination #polluants

  • Pollution record dans les grands fonds marins
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/pollution-record-dans-les-grands-fonds-marins,79425?xtor=RS

    Les fosses marines sont parmi les lieux les plus contaminés au monde par les polluants organiques persistants (POPs), dont les PCB, révèle une étude publiée lundi 13 février dans Nature Ecology & Evolution.

    Bioaccumulation of persistent organic pollutants in the deepest ocean fauna
    http://www.nature.com/articles/s41559-016-0051
    Ecotoxicology: Pollutants plumb the depths
    http://www.nature.com/articles/s41559-017-0075
    #polluants_organiques_persistants #POP #écotoxicologie

    • Les chercheurs ont analysé trois espèces d’amphipodes, crustacés de petite taille, prélevés jusqu’à -10.250 mètres dans deux grandes fosses du Pacifique, celle des Mariannes (-11.033 mètres, la plus profonde au monde, près de l’île de Guam) et celle des Kermadec (-10.047 mètres, au nord de la Nouvelle-Zélande). Dans la fosse des Mariannes, la contamination de ces invertébrés s’élève jusqu’à 905 nanogrammes/gramme de PCB, celle en retardateurs de flamme PBDE 28,93 ng/g.

      Pour les PCB, « le haut niveau de contamination observé dans la fosse des Mariannes est 50 fois plus élevé que celui des crabes vivant dans les rizières de la rivière Liaohe, l’une des plus polluées de Chine. Dans le Pacifique nord-ouest, le seul endroit ayant des valeurs comparables est la baie de Suruga, au Japon, un site très industrialisé qui a fait un usage massif de produits chimiques organochlorés », constatent les chercheurs.

      #abysses

  • La #pollution de l’#air est responsable de 9 % de la #mortalité en #France
    http://www.lemonde.fr/pollution/article/2016/06/21/la-pollution-de-l-air-est-responsable-de-9-de-la-mortalite-en-france_4954518

    La pollution de l’air est responsable de 48 000 morts chaque année en France. Une nouvelle « évaluation quantitative d’impact sanitaire », publiée mardi 21 juin par Santé publique France (agence issue de la fusion, le 3 mai, de l’Institut de veille sanitaire avec d’autres organismes), rappelle que la #pollution_atmosphérique constitue bel et bien un problème de #santé_publique.

    A l’origine de 9 % des morts annuelles en France, les #particules-fines d’un diamètre inférieur à 2,5 micromètres – les fameuses PM2,5, qui pénètrent profondément dans le système respiratoire et provoquent de nombreuses pathologies – entraînent une perte d’#espérance_de_vie à 30 ans pouvant dépasser deux ans dans les villes les plus polluées.

    Et encore, « cet impact des particules fines sur la #santé est probablement sous-estimé », selon Sylvia Médina, coordinatrice du programme Air et santé. « Nous utilisons dans notre étude les PM2,5 comme traceur, car il s’agit de l’indicateur de pollution le plus étudié en termes d’effets sur la santé, mais la pollution atmosphérique est un mélange complexe de milliers de #polluants qui interagissent », rappelle-t-elle.

  • Les #sols stockent l’#eau et la filtrent - Renforcer la #sécurité alimentaire et notre capacité de résistance aux inondations et à la sécheresse
    http://www.fao.org/resources/infographics/infographics-details/fr/c/357947

    L’approvisionnement en eau propre et la résistance aux #inondations et à la #sécheresse ne peuvent se concevoir en l’absence de sols fonctionnels. Le sol piège en effet les #polluants contenus dans l’eau d’infiltration et les empêche d’atteindre l’eau souterraine. De plus, il recueille l’eau, la stocke et permet donc son absorption par les #cultures, ce qui a pour effet de réduire l’évaporation en surface au strict minimum et d’optimiser l’utilisation et la productivité de l’eau.Des sols sains à teneur élevée en matière organique sont à même de stocker d’importantes quantités d’eau.

    #alimentation

  • Le Japon jette de la viande de baleine pleine de pesticides
    http://www.lemonde.fr/japon/article/2015/03/11/le-japon-jette-de-la-viande-de-baleine-pleine-de-pesticides_4591095_1492975.

    Le ministère de la santé japonais a annoncé, mercredi 11 mars, avoir été contraint de jeter de la viande de #baleine importée de #Norvège contenant deux fois plus de pesticides que la norme autorisée, confirmant les informations de plusieurs organisations écologistes.

    Des tests réalisés sur de la viande en provenance du pays scandinave ont révélé à deux reprises l’an passé la présence de 0,2 ppm (partie par million) d’aldrine et de dieldrine combinés, ainsi que de 0,07 ppm de chlordane, alors que le Japon autorise des niveaux respectifs maximaux de 0,1 ppm et 0,05 ppm. Interdites ou strictement réglementées dans les pays industrialisés, ces substances chimiques, qui persistent longtemps dans l’environnement et s’accumulent dans les tissus adipeux, sont jugées extrêmement dangereuses pour la santé.

    La Norvège est, avec l’#Islande, le seul pays au monde à autoriser la chasse à la baleine, harponnant plusieurs centaines de cétacés chaque année. Malgré une consommation de moins en moins importante, le #Japon pratique aussi la chasse, mais officiellement à des fins scientifiques, même si une grande partie de la chair finit sur les étals des marchés.

    • Et d’où viennent ces #pesticides et #insecticides ?

      http://www.ineris.fr/rsde/fiches/fiche_aldrine_v3.pdf

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Aldrine

      L’#aldrine est un insecticide chloré, non biodégradable. Il est considéré comme un POP (polluant organique persistant). Il a été utilisé au Canada pendant plus de 25 ans pour tuer les insectes dans les cultures, les forêteries et dans les industries.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Dieldrine

      La #dieldrine est un insecticide organochloré qui a été utilisé comme une alternative au DDT. On a découvert par la suite que c’est une substance hautement toxique pour les organismes aquatiques et très persistante dans le milieu naturel. En outre, elle provoque également de sérieuses intoxications chez l’homme. Son utilisation doit donc rester aussi limitée que possible. Sa dose létale 50 est de 40 mg·kg-1 (rat, oral). Son emploi dans l’agriculture en France fut interdit par arrêté le 2 octobre 1972.

      Agency for Toxic Substances and Disease Registry (USA)
      http://www.atsdr.cdc.gov/toxfaqs/ToxFAQS_Foreign_Language_PDFs/tfacts1_french.pdf

      L’aldrine se dégrade rapidement en dieldrine dans l’organisme autant que dans l’environnement.

      Comment l’aldrine et la dieldrine
      affectent-t-ils les enfants ?
      Les enfants peuvent être exposés à l’aldrine et à la dieldrine
      de la même manière que les adultes. On ne connaît pas de
      voie d’exposition unique pour les enfants. Les enfants qui
      avalent des quantités d’aldrine ou de dieldrine bien plus
      importantes que celles que l’on trouve dans l’environnement
      souffrent de convulsions et certains meurent, comme cela
      se produit chez les adultes. Toutefois, on ne sait pas si les
      enfants ont une plus forte sensibilité que les adultes aux
      effets de l’aldrine ou de la dieldrine.
      On ne sait pas si ces substances causent des anomalies
      congénitales chez les humains. Des animaux en cours de
      gestation ayant ingéré de l’aldrine ou de la dieldrine ont
      eu des petits ayant un faible poids de naissance et certains
      avaient des malformations du squelette. On a trouvé la
      dieldrine dans le lait maternel humain et, par conséquent,
      cette toxine peut passer dans l’organisme des nourrissons.

      #agriculture #polluants #merci_les_baleines

  • Les #sables_bitumineux rejettent des #polluants #toxiques, selon une étude | #Pollution
    http://www.lapresse.ca/environnement/pollution/201411/27/01-4823107-les-sables-bitumineux-rejettent-des-polluants-toxiques-selon-une

    Les bassins de décantation des résidus provenant de l’exploitation des sables bitumineux rejettent des polluants toxiques dans l’#atmosphère, selon une nouvelle étude gouvernementale canadienne.

    La quantité de contaminants serait d’ailleurs cinq fois plus élevée que les estimations précédentes. En fait, plus d’une tonne de #produits_chimiques #cancérigènes, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), sont rejetés dans l’#air en Alberta chaque année.

    L’auteure de l’étude, Elisabeth Galarneau, n’a toutefois pas été en mesure d’estimer l’impact environnemental des sables bitumineux, puisque les scientifiques ne savent pas encore où vont ces polluants lorsqu’ils sont dégagés dans l’air.

  • Les animaux de la #Loire contaminés par des #polluants
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/25/la-pollution-court-tout-le-long-de-la-loire_1838299_3244.html

    Des têtes de bassins à l’estuaire en passant par les plaines alluviales, neuf sites de prélèvements ont été retenus. Sur chacun d’entre eux, et pour chaque espèce, la concentration de PCB a été analysée, ainsi que celle des pesticides organochlorés et organophosphorés, des métaux lourds et des herbicides anticoagulants. Au total, 54 polluants ont été recherchés.

    Les conclusions sont en demi-teinte. Les contaminants les plus nocifs sont aussi ceux qui ont été détectés avec la plus grande fréquence. Comme « les pesticides organochlorés de la famille du DDT, les #PCB dont les effets sur la faune sauvage sont désastreux, et, enfin, le mercure », détaille René Rosoux. Ces produits, de moins en moins employés (l’usage du DDT est interdit depuis 1972), se révèlent donc très rémanents dans l’environnement. Bonne nouvelle en revanche, les #pesticides les plus récents sont plus rares chez les superprédateurs, situés au sommet de la chaîne trophique.

    Dans leurs conclusions, les chercheurs restent prudents : « Nous connaissons encore mal l’effet cocktail des substances toxiques », résume Philippe Berny. Or celui-ci pourrait se révéler détonnant. Pour au moins deux raisons.

    La première est qu’aux toxiques incriminés s’ajoutent diverses substances pharmaceutiques et hormonales, sur lesquelles les chercheurs – qui viennent de recevoir du plan « Loire Grandeur Nature » le financement nécessaire pour poursuivre leurs travaux jusqu’à la fin 2014 – vont maintenant se pencher. La seconde est le réchauffement climatique. « Il faut s’attendre dans les années à venir à une augmentation des sécheresses estivales, ce qui entraînera une concentration des polluants présents dans l’eau », prévoit Charles Lemarchand.

    #eau #pollution #biodiversité