#polytechnique

  • Le logiciel libre l’emporte : Polytechnique dit non à Microsoft et déclenche une vague de rébellion dans les universités - Les Numériques
    ►https://www.lesnumeriques.com/informatique/le-logiciel-libre-l-emporte-polytechnique-dit-non-a-microsoft-et-decl

    C’est un coup de théâtre qui secoue le monde de l’enseignement supérieur et de la tech française. Après des mois d’une guerre de tranchées juridique, la direction de l’École polytechnique a officiellement capitulé en suspendant son projet de migration vers Microsoft 365. Attaquée par le Conseil National du Logiciel Libre (#CNLL), la prestigieuse école de Palaiseau a dû reculer. Une victoire éclatante pour les défenseurs de la souveraineté numérique, qui redoutaient de voir les données de la recherche française livrées sur un plateau aux lois extraterritoriales américaines.

    L’affaire résonne comme un avertissement sévère pour toutes les administrations tentées par le confort des géants américains. En voulant basculer son écosystème vers les outils Microsoft, Polytechnique s’est heurtée à un mur juridique et politique. Entre les menaces d’espionnage liées au #Cloud_Act américain et le non-respect flagrant du Code de l’éducation français — qui impose de prioriser les logiciels libres —, le passage en force est devenu intenable. Menacée d’un procès retentissant, la direction a préféré battre en retraite avant qu’il ne soit trop tard.

    La suite de :

    CNLL Suspension du projet Microsoft à Polytechnique : une première victoire pour la…
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    CNLL Suspension du projet #Microsoft à #Polytechnique : une première victoire pour la #souveraineté_numérique, un appel à la responsabilité pour l’ensemble de l’ESR

    • #bonne_nouvelle

      Y’a encore du taf !
      Croisé un informaticien de chez Airbus qui m’a confirmé voir ce que d’autres racontent : à Airbus tout passe par les plateformes google, ça questionne grandement sachant que le nucléaire militaire est intégré à l’aéronautique.
      Les irresponsables sont aux manettes.

  • Inattendue, inespérée mais bien là : #Microsoft provoque la plus grande #migration #Linux de l’histoire

    On l’attendait depuis des années, ce fameux « #moment_Linux ». Comble de l’ironie : c’est bien Microsoft qui l’a provoqué. En poussant des millions d’utilisateurs vers la sortie, la firme de #Redmond a offert à son vieil adversaire son plus grand moment de gloire.

    Le 14 octobre 2025, le couperet est tombé. Microsoft a officiellement sifflé la fin de la partie pour le support gratuit de #Windows_10. Une décision qui laisse sur le carreau un parc colossal de 240 millions de #PC, jugés trop vieux pour les exigences, disons-le, un peu princières de #Windows_11. Pour ces millions de « #réfugiés_numériques », la question n’était plus de savoir s’il fallait changer, mais vers quoi se tourner. Et la réponse, massive et inattendue, fut Linux.

    #Zorin_OS, le grand gagnant de l’opération

    Dans cette course à l’#alternative, un nom sort particulièrement du lot : Zorin OS. Telle une réponse du berger à la bergère, sa version 18 est sortie le jour même de la mise à la retraite de Windows 10. Le résultat ? Un véritable raz-de-marée : plus de 100 000 téléchargements en à peine 48 heures. Un chiffre déjà impressionnant, mais le plus croustillant est ailleurs : 72% de ces nouveaux adeptes venaient tout droit de Windows.

    Le succès de Zorin OS n’a rien d’un hasard. Cette distribution a tout fait pour séduire les déçus de Microsoft. Son interface, personnalisable à souhait, peut imiter à la perfection celle de Windows, offrant une prise en main pensée pour ne dépayser personne. Mieux encore, elle intègre la dernière version de #Wine, un outil qui permet de faire tourner de nombreuses applications Windows directement sous Linux, levant ainsi l’une des plus grandes barrières à l’adoption.

    Cet #exode n’est d’ailleurs pas un cas isolé. L’ensemble de l’écosystème Linux a vu sa part de marché grimper pour dépasser les 3% à l’échelle mondiale, et même franchir la barre symbolique des 5% aux États-Unis. Un frémissement qui ressemble de plus en plus à une vague de fond.

    Un alignement de planètes presque parfait

    Ce succès n’est pas un coup du sort, mais plutôt un alignement de planètes quasi parfait. D’abord, le jeu vidéo, hier encore le pré carré de Windows, n’est plus un obstacle. Grâce à des outils comme Proton, développé par Valve, le catalogue de jeux compatibles a explosé, rendant l’expérience fluide et accessible, même pour les titres les plus récents. Des distributions comme #Bazzite ou #SteamOS sont même entièrement dédiées à cette pratique.

    Ensuite, l’écosystème a bénéficié d’un coup de pouce médiatique inattendu. Quand un créateur de contenu aussi suivi que PewDiePie annonce à sa communauté de plus de 100 millions de personnes qu’il passe à Linux, le message est fort. Le système au manchot n’est plus une curiosité pour experts barbus, mais une option sérieuse pour tout le monde.

    Enfin, la communauté du logiciel libre a su s’organiser. Des initiatives comme « #End_of_10 » ou, en France, « Adieu Windows, bonjour le Libre ! », ont fleuri pour proposer de l’aide et accompagner les nouveaux venus. L’argument écologique, qui invite à donner une seconde vie à des machines parfaitement fonctionnelles, a également fait mouche.

    L’heure de la confirmation

    Alors, simple feu de paille ou véritable basculement ? L’avenir proche nous le dira. Le plus dur commence : transformer l’essai et convaincre ces nouveaux utilisateurs que l’herbe est vraiment plus verte chez les libristes. Le défi sera de les garder, de les aider à surmonter les dernières petites difficultés et de leur prouver que leur nouvelle maison est aussi confortable, sinon plus, que l’ancienne.

    Une chose est sûre, Microsoft, en voulant faire le ménage un peu trop brutalement, a peut-être ouvert la porte à un concurrent qu’on n’attendait plus à pareille fête. Et rien que pour ce spectacle, on ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire.

    ▻https://www.clubic.com/actualite-583804-inattendue-inesperee-mais-bien-la-microsoft-provoque-la-plu
    #logiciels_libres #informatique

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    voir aussi :
    “Une première victoire” : #Polytechnique claque la porte à #Microsoft_365 et choisit le logiciel libre, la révolte gagne les universités
    ►https://seenthis.net/messages/1141007

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    ajouté à la métaliste sur les institutions et municipalités qui claquent les portes à #Microsoft :
    ►https://seenthis.net/messages/1143366

  • “Une première victoire” : #Polytechnique claque la porte à #Microsoft_365 et choisit le logiciel libre, la révolte gagne les universités

    L’École polytechnique suspend sa migration vers Microsoft 365, contrainte par une mobilisation inédite. Une victoire qui révèle les failles béantes de la stratégie numérique de l’enseignement supérieur français.

    La direction de l’X a capitulé. Après des mois de tension et face à une procédure précontentieuse engagée par le Conseil National du Logiciel Libre (CNLL), l’École polytechnique annonce la suspension de son projet de migration vers Microsoft 365. Une décision qui résonne comme un désaveu cinglant pour les tenants de la facilité technologique, et comme une victoire éclatante pour ceux qui refusent de brader la souveraineté numérique française sur l’autel de la commodité administrative.

    Quand la loi rattrape l’opportunisme

    Le projet présentait des vulnérabilités rédhibitoires. En migrant vers l’écosystème Microsoft, Polytechnique s’exposait frontalement au droit extraterritorial américain - Cloud Act et FISA en tête - transformant de facto les données de la recherche française en gibier potentiel pour les services de renseignement d’outre-Atlantique. Plus embarrassant encore : cette migration contrevenait explicitement à l’article L123-4-1 du Code de l’éducation, qui impose l’usage prioritaire des logiciels libres dans l’enseignement supérieur.

    Le CNLL, déterminé à utiliser tous les leviers juridiques disponibles, avait dégainé l’artillerie lourde. Suffisamment pour que la direction de l’école comprenne qu’un passage en force n’était plus tenable, dans un contexte géopolitique qui a radicalement évolué depuis l’ère du “circulez, il n’y a rien à voir”.

    Une mobilisation protéiforme

    Cette suspension ne doit rien au hasard. Elle résulte d’une convergence de pressions : la mobilisation tenace des personnels et chercheurs en interne, l’alerte lancée par la presse, et l’intervention de personnalités politiques. Le député Philippe Latombe, notamment, a joué un rôle déterminant. Sa question écrite n°5346 a mis en exergue les contradictions flagrantes entre ce projet et les impératifs de protection des Zones à Régime Restrictif (ZRR), ainsi que les circulaires ministérielles.

    La réponse ministérielle, toutefois, s’est cantonnée à des considérations techniques à courte vue, éludant soigneusement le problème de fond : le caractère transformatif et la dépendance pérenne qu’engendre l’adoption de ces outils non-souverains. Une omission qui contrevient tant à l’article 16 de la loi République numérique de 2016 qu’à la directive n°1/DEF/DGSIC de 2007 portant sur les logiciels du ministère de la Défense.

    L’arbre Polytechnique et la forêt de l’ESR

    Si le cas de l’X capte les projecteurs par sa dimension emblématique, il ne constitue que la partie émergée d’un iceberg préoccupant. Au même moment, la DSB autrichienne (équivalent de la CNIL) décrète que Microsoft 365 Education viole le RGPD, notamment en pistant illégalement les étudiants et en instrumentalisant leurs données à des fins commerciales.

    En France, de nombreux établissements d’enseignement supérieur et de recherche, moins médiatisés que Polytechnique, subissent une pression insidieuse en faveur de solutions propriétaires. Plus inquiétant encore : des “témoignages du terrain” révèlent que des enseignants-chercheurs se voient désormais sommés “d’abandonner les outils libres et ouverts” (y compris dans le cadre de leurs enseignements) au profit d’un écosystème unique et verrouillé, explique la CNLL. Cette dérive, parfois encouragée par des recommandations administratives qui semblent ignorer superbement la législation en vigueur, constitue une atteinte frontale à la liberté académique et au pluralisme technologique qui devraient irriguer nos universités.

    "Sortir du #déni”

    Pour Stefane Fermigier, co-président du CNLL qui s’est exprimé à travers un communiqué, cette affaire n’est “qu’un symptôme”,. La décision de la DSB autrichienne, qui tombe au même moment, vient corroborer un diagnostic déjà établi par la CNIL concernant le Health Data Hub en 2020 ou l’enseignement supérieur en 2021. Son verdict est sans appel : “le modèle même des solutions cloud assujetties au droit extraterritorial américain est structurellement incompatible avec le droit européen et la sauvegarde de nos intérêts économiques et stratégiques.”

    Croire pouvoir colmater ces failles structurelles par des arrangements contractuels ? Un “leurre dangereux”, selon lui. Son appel aux administrations est limpide : “sortir du déni et prendre enfin des décisions conformes au droit et à l’intérêt supérieur de la Nation.”

    Une alternative crédible

    Le CNLL ne se contente pas d’une posture critique. L’organisation propose son accompagnement via un groupe de travail dédié à tous les établissements qui, par souci de conformité et de saine gestion, optent pour des solutions libres, souveraines et interopérables. L’écosystème français du numérique ouvert, affirme-t-elle, est suffisamment mature et performant pour offrir une alternative crédible.

    Le message est limpide : il est temps de basculer d’une logique de dépendance subie à une stratégie de souveraineté assumée. Dans le secteur de l’ESR, la loi impose déjà la priorité au logiciel libre. Reste à la faire respecter.

    ►https://www.lesnumeriques.com/informatique/une-premiere-victoire-polytechnique-claque-la-porte-a-microsoft-365-e
    #ESR #informatique #GAFAM #université #résistance #logiciels_libres #France #linux #interopérabilité #alternative

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    ajouté à la métaliste sur les institutions et municipalités qui claquent les portes à #Microsoft
    ►https://seenthis.net/messages/1143366

  • CNLL Suspension du projet #Microsoft à #Polytechnique : une première victoire pour la #souveraineté_numérique, un appel à la responsabilité pour l’ensemble de l’ESR
    ▻https://cnll.fr/news/suspension-microsoft-polytechnique

    L’École polytechnique suspend sa #migration vers Microsoft 365. Le Conseil National du Logiciel Libre (#CNLL), qui s’était fermement opposé à ce projet, accueille cette décision comme une victoire majeure pour la souveraineté de la recherche française et le respect du droit.

  • #Total, #L’Oréal... quand des #multinationales dictent leur loi à l’enseignement supérieur

    « Libération » s’est procuré des contrats de #mécénat liant entreprises et universités : clause de non-dénigrement, possibilité pour les grands groupes d’influer sur le choix des conférences et des thèses… Une association de jeunes ingénieurs lance un appel à la #transparence.

    Pour se mettre en jambes à la rentrée, des étudiants de l’Ecole des mines de Nancy partent en excursion pour réaliser une carte géologique. Apprendre à identifier les roches sédimentaires, les plis, les failles. Savoir en rendre compte de manière concise. Afin de financer l’exercice, l’école publique a signé une convention de mécénat. En l’occurrence, la multinationale Total leur a fait un virement de 2 000 euros. Sauf qu’en échange, « l’institut s’abstiendra de faire toute #communication directe ou indirecte, écrite ou orale, susceptible de porter atteinte à l’image et la notoriété de #TotalEnergies ». Une #clause_de_non-dénigrement donc, que n’importe quel service juridique jugera classique dans un contrat. A un détail près : il engage là un établissement public visant à former les ingénieurs de demain. « Ces #clauses sont rédigées de manière à ce qu’elles n’entravent ni notre #liberté_d’expression ni notre capacité à mener des débats ouverts et critiques » , réagit François Rousseau, le directeur de l’#Ecole_des_mines de Nancy, indiquant qu’en l’espèce les 2 000 euros représentaient moins de 10 % du coût global de l’action menée.

    Autre exemple, à l’#université_Paris_Sciences_et_Lettres (#PSL). Cette fois, c’est L’Oréal qui participe à la création d’une « #chaire_Beauté(s) », pour faire « émerger des points de vue inattendus sur la notion de #beauté ». Avec 1,2 million d’euros sur la table quand même, versé par le géant des cosmétiques entre 2018 et 2022. « L’Oréal a été l’une des premières entreprises avec qui la #Fondation_PSL est entrée en relation », explique aujourd’hui l’université, se félicitant des #thèses qui ont ainsi été financées. Elle l’assure : « Les seules #contreparties résident dans l’affichage d’un logo [...] et des invitations à des événements. Autant le mécène est intéressé par l’opération qu’il soutient et il est logique qu’il soit tenu au courant de ses avancées et de ses résultats, autant il n’intervient pas dans le projet de recherche ou de formation. Les choses sont claires de part et d’autre. » Sollicité, L’Oréal n’a pas donné suite. Libération a pu consulter ce contrat, resté jusqu’ici confidentiel : il stipule expressément que « la convention ne doit pas être divulguée ». A la lecture, on comprend vite pourquoi. Une clause de #non-dénigrement engage là aussi l’université : « PSL s’interdit de tenir des propos négatifs et/ou de dénigrer l’entreprise, ses membres, ses produits et ses employés. » Mais cela va beaucoup plus loin : il est stipulé que L’Oréal participe à la sélection des doctorants, à l’évaluation de leurs travaux et au choix des lauréats des #prix_de_thèse. L’entreprise a aussi toute sa place dans l’élaboration des cycles de conférence : « Des cadres de l’entreprise pourront être amenés à participer aux #conférences et aux événements de la chaire. »

    Deux cas isolés ? Ou la pratique est-elle généralisée ? Matthieu Lequesne, 30 ans, polytechnicien, s’est mis en mode guerrier : il veut savoir. « L’information est un enjeu stratégique pour engager un débat de qualité. »Avec des amis, pour la plupart ingénieurs et passés par de grandes écoles comme lui, il a monté #Acadamia, l’Association pour l’accès citoyen aux documents administratifs dans le milieu académique et culturel. Leur appel, lancé ce mercredi 16 octobre, a le mérite de la concision : « On veut voir les contrats. »Au-delà du débat sociétal qu’ils espèrent engager, ils comptent rameuter des soutiens, notamment financiers pour mener le combat devant la justice administrative. Quand on le rencontre, #Matthieu_Lequesne s’exprime de manière posée, avec ses idées listées sur une feuille de papier pliée en deux. Soucieux d’éviter les caricatures. « Dès que l’on porte un regard sur ce sujet, le débat se polarise. Comme s’il n’y avait que deux positions : les pour et les opposants à tout lien entreprise-école. C’est binaire et absurde. Il existe plein de bonnes manières de collaborer, là n’est pas le sujet. Il faut pouvoir en débattre au cas par cas. Et pour cela, connaître les clauses. »

    Aucune obligation de transparence

    Car ces #conventions de mécénat, tout comme les contrats de #sponsoring ou les #conventions_partenariales sont rarement – sinon jamais – accessibles sur les sites internet des établissements publics. Seuls les membres des conseils d’administration peuvent les consulter, à condition d’en faire la demande. Il n’existe aucune obligation de transparence. Interrogé par Libération, le ministère de l’Enseignement supérieur n’a pas été en mesure de fournir le nombre (ni même un ordre de grandeur) des contrats liant #entreprises et universités. Impossible de la même façon de savoir quelle part représentent aujourd’hui les fonds privés dans le budget des universités. A titre d’exemple, PSL indique qu’une « dizaine de conventions ont été signées »ces cinq dernières années, pour une « dizaine de millions d’euros ». Le ministère élude : « Une mission d’inspection sur le modèle économique des universités est en cours », qui permettra peut-être d’y voir plus clair. En 2007, la #loi_Pécresse sur l’#autonomie_des_universités avait élargi – et fortement encouragé – le recours à des #fonds_privés. Mais sans aucune règle, ni même un guide de bonnes pratiques, comme il existe dans le domaine de la culture.

    L’une des premières bagarres emblématiques sur le sujet remonte à 2020. A l’époque, TotalEnergies s’apprête à construire 10 000 mètres carrés de labo de recherche sur le campus de #Polytechnique (le projet a depuis été abandonné). Un petit nombre d’anciens élèves monte alors au front, et demande à l’école les termes des contrats passés avec la major du pétrole et du gaz, qui engrangera en 2023 quelque 20 milliards de bénéfices net. D’autant que #Patrick_Pouyanné, le PDG de TotalEnergies, siège au conseil d’administration de Polytechnique – l’enquête ouverte par le parquet financier a été classée sans suite cet été. Dans leur combat, les anciens élèves s’interrogent sur cette #chaire « pour une énergie responsable », financée par TotalEnergies depuis 2018. Leurs questions sont simples. Quel est le montant des sommes engagées par le groupe ? Quelles sont les conditions d’attribution pour vérifier si l’argent est fléché ou dilué dans le budget général de l’école ? Et les contreparties ? L’entreprise est-elle consultée sur le contenu des cours, le choix des intervenants ou des sujets de thèse ? Une clause de non-dénigrement de la multinationale a-t-elle été négociée par Polytechnique devant les hauts fonctionnaires en devenir ?

    Le secret des affaires

    Quatre ans après, toujours pas de réponse. L’affaire a été portée devant le tribunal administratif de Versailles, qui leur a donné raison en octobre 2023 : ces contrats de mécénat sont des documents administratifs, et donc communicables. Mais la direction de Polytechnique a refusé de plier : invoquant le #secret_des_affaires, l’école publique a saisi le Conseil d’Etat. Sur le moment, les anciens élèves ont accusé le coup – la plus haute juridiction administrative, c’est aussi des frais élevés d’avocats et de nouveaux mois d’attente. « Mais on se devait d’aller jusqu’au bout, insiste Denis Merigoux, trésorier de la nouvelle association Acadamia. Cette décision fera jurisprudence, la question sera tranchée pour l’avenir. C’est le sens de notre combat aujourd’hui. »

    S’ils l’emportent, les universités ne pourront plus se réfugier derrière le secret des affaires, argument fétiche utilisé par les entreprises pour ne pas communiquer les termes du contrat. L’un des principaux jokers à la loi de 1978 imposant la communication de tout document administratif, produit par des organismes publics ou des entreprises privées dans le cadre d’une mission de service public.

    Cette histoire des liens entre Polytechnique et Total les a aussi convaincus de l’importance de mener une action structurée. Les alertes, assurent-ils, viennent d’un peu partout, d’étudiants et de chercheurs dans des situations très diverses. A l’université Paul-Sabatier de Toulouse, par exemple, des promos se retrouvent depuis deux ans avec des profs mis à disposition « à titre gracieux » par TotalEnergies pour leur enseigner les « enjeux de la transition énergétique ».Bien sûr, ils s’occupent aussi de la notation, et « offre[nt] des stages », selon le contrat que Libération a consulté. « Ce partenariat, d’une durée de trois ans, n’implique pas de financement et vise à compléter l’enseignement universitaire par une mise en application pratique des notions théoriques, sans concurrence avec le corps professoral. Les supports de cours sont transmis aux étudiants, contribuant ainsi à leur orientation professionnelle future »,défend le géant de l’industrie fossile qui précise que « l’association #Total_Professeurs_Associés (#TPA), composée de membres actifs ou retraités de la compagnie, intervient bénévolement dans ces cours ».

    « Aujourd’hui, elles agissent de facto comme des #sociétés-écrans »

    En réalité, la question va au-delà des contrats de mécénat passés directement entre école et entreprises. Plus opaque encore : le rôle joué par les #fondations. C’est une autre joyeuseté des changements législatifs menés par Pécresse en 2007 : « Avec la nouvelle loi sur l’autonomie des universités, la création de fondations sera encouragée fiscalement, simplifiée administrativement et soutenue politiquement,se réjouissait à l’époque la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche lors de la remise des prix de la fondation HEC. J’ai d’ailleurs envoyé une lettre aux chefs d’entreprise les invitant à investir dans des projets de fondation universitaire. » Depuis, il en existe une panoplie : les fondations universitaires, partenariales, de coopération scientifique. Chacune avec leurs spécificités, mais un point commun : elles rendent encore plus brumeuses les rentrées de fonds privés dans les universités.

    « Aujourd’hui, elles agissent de facto comme des sociétés-écrans », expose Matthieu Lequesne. L’argent privé rentre par la fondation, puis est reversé sous forme de #subvention à l’université, sans en connaître la source et encore moins les contreparties accordées. Ces fondations sont gouvernées par « un conseil de gestion composé de représentants de l’établissement, des fondateurs, de personnalités qualifiées et, le cas échéant, de donateurs » , selon la loi. Exit donc les représentants élus d’enseignants ou d’étudiants, qui pourraient servir de vigie. C’est tout l’enjeu de l’appel à la mobilisation lancée par l’association : obtenir les moyens d’un contrôle démocratique.

    ▻https://www.liberation.fr/societe/education/total-loreal-quand-des-multinationales-dictent-leur-loi-a-lenseignement-s
    #ESR #université #enseignement_supérieur #lobby #lobbying #influence

  • Technocratisme
    Les grands corps à la dérive
    Alexandre Moatti | Éditions Amsterdam
    ▻http://www.editionsamsterdam.fr/technocratisme


    Couverture © Sylvain Lamy

    TECHNOCRATISME
    LES GRANDS CORPS À LA DÉRIVE

    En France, les élites dirigeantes, tant économiques que politiques, sont pour l’essentiel issues d’une poignée de « grands corps » d’État : le corps des Mines, celui des Ponts et Chaussées, l’Inspection des finances, le Conseil d’État et la Cour des comptes. Pourtant, bien que la moitié des dirigeants du CAC 40 et trois présidents de la République sur quatre depuis trente ans soient issus de ces lieux de production par excellence de la technocratie française, ceux-ci demeurent largement méconnus du public.
    Riche d’une connaissance de première main du système des grands corps et de ses dérives, Alexandre Moatti en propose dans cet ouvrage une critique engagée, à la fois historique et systémique. Il décrypte de manière minutieuse les logiques de carrière qui informent les trajectoires des membres de ces corps et leurs effets néfastes, tant sur l’élaboration des politiques publiques que sur le fonctionnement du secteur privé. Surtout, il montre que la montée en puissance des grands corps s’est accompagnée d’un effondrement de l’éthique de l’État, situation à l’origine non seulement d’une déperdition du lien social en France, mais d’un recul progressif de la démocratie.

    Alexandre Moatti
    Alexandre Moatti est ingénieur au corps des Mines, chercheur associé (habilité à diriger des recherches) à l’université Paris Cité.

    ISBN 9782354802738
    18 EUROS
    256 PAGES
    PARU LE 08 SEPTEMBRE 2023

  • A lire :
    Technocratisme
    Les grands corps à la dérive

    Alexandre Moatti

    Sort aujourd’hui aux Editions Amsterdam

    Crucial pour saisir l’essence des pouvoirs actuels : intrication du politique, de la finance & de la grande industrie ; réseaux & connivences ; perte de toute valeur au profit de l’argent ; et ce qu’Alexandre Moatti nomme « l’effacement progressif de la démocratie »

    ▻https://twitter.com/LBantigny/status/1700441642791047522?s=20

  • Leclerc, Fnac, Biocoop et de nombreux commerces surveillent illégalement leurs clients | StreetPress
    ▻https://www.streetpress.com/sujet/1687789862-leclerc-fnac-biocoop-commerces-videosurveillance-intelligenc

    Entre janvier et août 2022, le ministère de l’Intérieur annonce une hausse de 17 % des vols à l’étalage par rapport à la même période en 2021. Difficile de ne pas faire le lien avec l’inflation : plus 12% sur un an.

    Créée en 2018 par trois anciens diplômés d’#HEC et de #Polytechnique, #Veesion s’appuie sur le travail d’une centaine de collaborateurs et annonce vouloir « lutter contre le fléau du vol à l’étalage » dans les magasins. Ce phénomène de « démarque inconnue » constitue une perte estimée par la start-up à 100 milliards d’euros par an dans le monde, dont cinq milliards en France. Un chiffre difficile à sourcer mais qui attire les investisseurs. Les fonds d’investissement privés ont senti le filon de ce nouveau marché prometteur et ont alloué à Veesion dix millions d’euros en 2022 pour développer leur activité.

    Pour endiguer ce « fléau », la jeune entreprise a su profiter des avancées récentes en intelligence artificielle et notamment dans l’une de ces branches : la vision par ordinateur. Cette dernière repose sur le deep learning, c’est-à-dire le traitement automatisé de grandes quantités d’informations réalisé par des serveurs informatiques – dans le cas présent, des pixels issus d’images de #vidéosurveillance. Si de nombreuses sociétés proposent aujourd’hui des logiciels capables de détecter des « objets » (humain, voiture, vélo, trottinette, camion, etc.) et d’en déduire des comportements du type maraudage ou infraction au code de la route, Veesion va plus loin. Afin d’établir une probabilité de vol, la société a non seulement « appris » à son programme informatique à détecter la présence humaine, mais surtout à localiser les parties de son corps (bras, jambes, poitrine, tête). Une seconde analyse algorithmique va détecter la présence d’objets tels que le sac à main, à dos, caddie, casque ou poussette, puis le positionnement des rayons et produits.

    Ainsi, le logiciel va, par exemple, détecter le bras d’un individu qui saisit un produit dans « l’objet » rayon et pourra donc déterminer si le bras se dirige ensuite vers le sac à main. Si l’article disparaît du champ de vision, une alerte sera remontée. La start-up n’hésite pas à avancer un taux difficilement vérifiable de 98 % de vols détectés grâce à l’#IA. Contactée par StreetPress, la société a refusé de répondre à nos multiples sollicitations. Pour en savoir plus, nous nous sommes présentés comme un responsable de magasin afin de comprendre le fonctionnement de l’application et les arguments de vente qui accompagnent sa commercialisation.

    #commerce #grande_distribution #Biocoop #Fnac #Système_U #Leclerc #Carrefour #G20 #kiabi #vol #surveillance #vidéosurveillance_algorithmique #données_biométriques

  • LVMH : Paris sous emprise - POLITIS
    ►https://www.politis.fr/articles/2022/11/lvmh-paris-sous-emprise

    Pourtant, l’industriel ne force pas la porte du patrimoine parisien : il profite de ce que la puissance publique la laisse entrouverte. Jusqu’à inscrire #LVMH dans l’ADN de la ville. Dernier exemple en date : Polytechnique. Alors que Total a dû renoncer, en janvier, à son projet d’implantation à proximité de l’école, sur le plateau de Saclay, LVMH, avec son polytechnicien en chef, #Bernard_Arnault, a voulu tenter sa chance. Grâce à un vote favorable des administrateurs de l’école, le 8 novembre, son centre de recherches dédié au « luxe durable et digital » (sic) pourra s’installer près de l’institution.

    La Boîte à claque, tout un symbole

    Le projet prévoit d’investir 2 millions d’euros par an pour des partenariats et d’accueillir 300 chercheurs. Un détournement du savoir au service des intérêts privés ? Pour le conseil d’administration de #Polytechnique, difficile de refuser. La firme aux 12 milliards de bénéfice net en 2021 a offert un cadeau de taille à l’école d’ingénieurs : la transformation de la « Boîte à claque », l’ancien bâtiment de l’école niché sur la montagne Sainte-Geneviève, dans le cinquième arrondissement de la capitale.


    #copinage

    • Sous l’Occupation, René Carmille, polytechnicien, fonde ce qui deviendra l’#INSEE et crée le futur #numéro_de_sécurité_sociale. Ce militaire devenu cadre dans l’administration de Vichy y développe sa vision moderniste de la mécanographie, l’ancêtre de l’informatique, et multiplie les #enquêtes_statistiques sur la population française, au risque de les voir servir la politique antisémite menée par Pétain. Mais Carmille poursuit secrètement un but résistant : il détourne clandestinement des millions de données et identifie près de 300 000 combattants en zone libre capables de participer à la libération de la France, le jour venu. Trahi en 1944, il mourra en déportation. Entre #collaboration et #résistance, René Carmille incarne ces trajectoires troubles de l’Occupation qui font encore débat aujourd’hui.
      Le film est réalisé par Youssr Youssef, 25 ans, fraîchement diplômée de l’École nationale de la statistique, fondée en 1942 par Carmille. Un héritage encombrant. Elle décide alors d’enquêter sur le sujet, qui va résonner pour elle avec nombre de questions contemporaines sur le #Big_Data et les données personnelles.

      Un film de Youssr Youssef produit par Tournez s’il vous plaît et Public Sénat

      se conclue aimablement sur la nécessité de se former en #éthique_et_droit_des_données
      #polytechnique #nationalisme #carte_nationale_d'identité #recensement (projet de) #carnet_signalétique_individuel

    • merci, très intéressant, excellent documentaire
      les interludes d’échanges entre les élèves sont bien vus, sauf, comme le souligne @colporteur, le dernier qui n’est pas loin du grotesque…

      n’ayant jamais mis les pieds dans les nouveaux locaux, ça m’a permis de découvrir ce qu’est devenue l’école…

      plus sérieusement, le nom de René Carmille était plus ou moins connu à l’époque, deuxième moitié des années 70, où j’étais sur les bancs de l’école, époque où je m’intéressais déjà à l’histoire et, en particulier, à l’histoire de cette période avec une interrogation qui ne m’a jamais quittée et à laquelle je ne suis toujours pas sûr de connaître la réponse : qu’aurais-je fait à cette époque ?

      On savait, pour le numéro d’inscription au répertoire (NIR, ou « numéro de sécurité sociale », on savait, plus ou moins précisément, mais je pense un peu plus tard – je ne saurai dire exactement quand – qu’il avait été envisagé d’autres chiffres que le 1 et le 2 pour le chiffre situé en première position (cf. WP)

      Numéro de sécurité sociale en France — Wikipédia
      ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Num%C3%A9ro_de_s%C3%A9curit%C3%A9_sociale_en_France

      « la première composante est ainsi définie : 1 et 2 [selon le sexe] désignent les citoyens français y compris les Juifs, 3 et 4 les « Indigènes d’Algérie et de toutes colonies sujets français, à l’exception des Juifs », 5 et 6 les « Juifs indigènes sujets français », 7 et 8 les « étrangers y compris les Juifs ». »

      Mais, cela restait dans une pénombre et, surtout, un silence officiel, sans doute parce qu’il n’était toujours pas possible de reconnaître officiellement que certains anciens de la Résistance avaient pu servir loyalement le régime de Vichy, y compris dans une logique de « revanche », au moins au début.

      Et puis, des textes plus explicites et plus précis sont sortis et la personne de Carmille a commencé à sortir de la pénombre. Je trouve, p. ex. en ligne, ce numéro de Population & Sociétés de février 1989 dont l’auteur et, à l’époque, le rédacteur en chef, est le Michel-Louis Lévy du documentaire, qui signe l’article de son NIR… La quasi totalité de la page 2 est consacrée à René Carmille et à son fichier. Il n’est d’ailleurs pas tout-à-fait neutre que ce texte soit publié non pas à l’INSEE, mais à l’INED…

      Cette vidéo est donc vraiment intéressante, en ouvrant la question à un public (bon, c’est quand même très orienté vers les statisticien·ne·s…) et surtout qu’il ouvre sur l’actualité de la question (on oubliera la séquence finale…)

    • je connaissais les locaux, pour avoir essuyé les plâtres la première année d’installation (et gouter la joie des nouilles sodexo réchauffées au micro-ondes faute de cantine pour manger le midi) ; par contre, je n’en avais jamais entendu parler de René Carmille avant... (mais j’ai toujours gardé l’INSEE a distance raisonnable)

    • Pour finir, j’ai été vérifier, le lieutenant-colonel Zeller qui le soutient dans la constitution du fichier comme vivier de recrutement de l’armée future est Henri Zeller,
      ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Zeller
      frère d’André Zeller, le putschiste d’Alger
      ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/André_Zeller

      (oui, je suis aussi de la génération qui se souvient du nom de chacun des membres du quarteron de généraux en retraite…)

      pour l’intonation, c’est là :
      ▻https://www.youtube.com/watch?v=Nn3_5m5vALg

    • Au service de la France, excellente série d’Arte.

      Justement, le personnage du Colonel est typique de la vision qui dominait dans les années 70-80 : on avait été soit maréchaliste, jusqu’au bout, soit gaulliste, depuis le début (ou presque, …)

      À la réflexion, deux remarques :
      • je n’ai pas souvenir d’avoir eu connaissance d’un fondateur de l’ENSAE,…
      • l’INSEE se vit fondamentalement comme le successeur de la vénérable SGF (Statistique générale de la France) avec un rattachement ministériel similaire, son personnel initial en provenait d’ailleurs très largement. L’absorption par le Service de la démographie, sous l’égide des militaires a certainement été plutôt mal vécue par les « vrais » statisticiens et René Carmille, militaire, en était la marque flagrante et la « création » de l’INSEE revendiquant fièrement la filiation avec la SGF a permis de placer au second plan (voire plus loin encore…) ce moment délicat.

    • Pour terminer, (esprit de l’escalier…) c’est intéressant de voir que cette question du #fondateur n’apparaît que maintenant.

      Hasard ? Je ne crois pas… :-D

      L’ENSAE était une école dépendant directement de l’INSEE, direction du ministère des Finances. En 1994, le GENES regroupe les écoles et la recherche de l’INSEE et reste une direction de l’INSEE.
      ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_des_écoles_nationales_d%27économie_et_statistique
      En 2010, avec effet au 1/01/2011, le groupe acquiert son autonomie juridique et financière avec le statut de Grand établissement
      ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_établissement
      et pour finir (?) au 1/01/2020, le GENES accède aux RCE (Responsabilités et compétences élargies) au sens de la LRU, lui conférant une autonomie identique à celle des universités.
      ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_relative_aux_libertés_et_responsabilités_des_universités#Nouvelles

      À l’issue de cette mise à distance progressive, l’INSEE est toujours présent mais n’assure plus qu’une tutelle technique.

      On comprend, dans ce contexte, que l’École, le Groupe d’écoles, revisite son passé et relise son histoire, un peu dégagée des cadres mentaux hérités dudit passé et reprenne à son compte certains aspects passés sous le tapis. Au premier chef, la séquence SNS, sous tutelle militaire, dont Carmille, tout martyr de la déportation qu’il soit, est un rappel douloureux, où vient se mélanger, qui plus est, un fichage généralisé de la population mis en œuvre, certes avec de nobles motifs, à une époque troublée.

      Vues sous l’angle de l’autonomie universitaire, les rivalités passées (?) entre administrations ne pèsent plus grand chose si l’on peut se revendiquer d’un fondateur résistant.

  • La #méritocratie à la française

    Frustration sur Twitter

    Les bourgeois français sont quand même gonflés. Ils se réservent toutes les formations de prestige, les font financer par tout le monde, y apprennent l’art du bullshit, du #mépris_de_classe et du sentiment de supériorité et disent après coup « j’ai mérité ». Petit tour d’horizon :

    On commence par la fabrique des gros connards (#Polytechnique). #Didier_Lombard, l’ex PDG de #France_Telecom qui a orchestré la maltraitance institutionnelle de milliers de salariés, vient de cette usine à dirigeants arrogants et sans scrupule.

    On continue avec la pouponnière à crétins dominants (#Ecole_Nationale_d'Administration #ENA). Ici ont grandi pas mal des pires fléaux que le pays ait connu. #Macron, #Juppé, #Attali... Non seulement l’école leur a fourni le titre à nous dominer mais en plus c’est nous qui payons leur vie étudiante pépouse.

    Inutile de présenter #Science_Po Paris, également nommé Science Pipeau par ceux-là même qui y sont passés et ont connu la faiblesse des cours qu’on y donne, puisque tout ce qui compte c’est d’en être, d’y briller, d’en sortir et de vous diriger.

    Et si on parlait des #écoles_de_journalisme ? Niveau entre-soi social c’est pas mal non plus hein. On y apprend à parler de façon trop bizarre ("Et là, c’est le drame") à interroger des usagers exaspérés par les grèves et à supporter la tyrannie des rédac chefs. Well done.

    On passerait à côté de toute la toxicité du travail en France et dans le monde si on ne parlait pas des cortèges de jeunes diplômés d’#école_de_commerce et d’#ingénieurs qui deviennent chefs à 25 ans ou consultant en power bullshit point.

    Bref, si l’on regarde de près de qui il s’agit et ce qu’on y apprend on comprend vite que les #études_supérieures de la bourgeoisie n’apporte dans le fond pas d’autres compétences que de reproduire dans le temps la légitimité de cette #classe à dominer les autres.

    Une société sans classe passe par la fin de toutes ces formations qui n’ont d’autres valeurs ajoutée que la distinction sociale et l’entre soi. Vous leur enlevez ça, elles ne servent plus à rien.

    Détruisons la croyance en la compétence de la bourgeoisie. Maintenant.

    Source : ▻https://twitter.com/Frustration_web/status/1487020958015709188

    Illustration tirée de La Guerre des mots de #Selim_Derkaoui et #Nicolas_Framont illustré par #Antoine-Glorieux

    #Frustration_magazine

  • #Total fait son trou à #Polytechnique - Libération
    ▻https://www.liberation.fr/france/2020/01/14/total-fait-son-trou-a-polytechnique_1772820

    Le bâtiment Total de 10 000 mètres carrés sera situé à la place du parking, tout près de la cantine et des équipements sportifs. « Autant dire qu’il sera impossible de l’éviter, le bâtiment sera au cœur du campus. Cela pose tout de même question ! On ne parle pas d’une #entreprise lambda, mais de Total, qui a un #lobbying très offensif », dénoncent une partie des élèves et des anciens élèves.

    Libération réserve cet article à ses abonnés

    #X #pantouflage #conflits_d_interets #recherche #enseignement

  • Polytechnique : Montréal reconnaît un attentat antiféministe

    La nouvelle vient de tomber. #30ansPlusTard , la ville de Montréal reconnaît enfin le meurtre de 14 femmes à Polytechnique le 6 décembre 1989 comme un attentat antiféministe. La FFQ se réjouit de cette décision de la municipalité.

    Nommer les violences telles qu’elles sont est un premier pas décisif pour développer des mécanismes de prévention.

    ▻https://christinedelphy.wordpress.com/2019/11/10/polytechnique-montreal-reconnait-un-attentat-antifeminist
    #féminicide #invisibilisation #déni #historicisation

  • Guillaume Mélanie sur l’oiseau bleu :

    UNE #HOMOPHOBIE MILITAIRE FRANÇAISE @#Polytechnique censure le binet #LGBT-Friendly XY qui souhaitait utiliser ce dessin de l’artiste #Banksy pour illustrer leurs visuels de conférence. CENSURÉ Motif : non respect de l’uniforme (sic) Voici le dessin. Nous sommes toujours en 2019.

    #censure


    ▻https://twitter.com/Guill_Melanie/status/1126347843650846720

  • A Saclay, l’Institut Polytechnique de Paris voit le jour
    ▻https://www.usinenouvelle.com/editorial/a-saclay-l-institut-polytechnique-de-paris-voit-le-jour.N803785

    Fruit du regroupement de 5 grandes écoles d’ingénieurs, #Polytechnique, l’Ensta ParisTech, l’Ensae, Telecom ParisTech, Telecom SudParis, ce nouvel établissement qui portait jusqu’ici le nom de code de New Uni veut s’inscrire sur la carte mondiale des grands pôles d’enseignements et de recherche mondiaux.

    [...] C’est donc à #Saclay, à 25 kilomètre de la cathédrale Notre-Dame que les futurs étudiants retrouveront « l’Institut Polytechnique de Paris ». Vu de Chine, c’est à un jet de pierre. Car c’est bien une cible d’étudiants internationaux que veut attirer le nouvel établissement qui bénéficiera d’un statut expérimental pour permettre à chaque école de conserver sa personnalité morale. Chacune d’entre elles conservera son propre diplôme pour le cycle ingénieur, même si des cours communs sont envisagés. En revanche, l’Institut Polytechnique de [Paris] délivrera des doctorats, des masters et des bachelors.

  • En mathématiques, les filles restent des inconnues - Libération
    ►http://www.liberation.fr/debats/2018/06/21/en-mathematiques-les-filles-restent-des-inconnues_1660876

    C’est ensuite que tout se complique. Lola se voit reléguée tout au fond la classe  : 35e, 35e, 36e aux trois premiers contrôles. En janvier, elle doit choisir entre faire autre chose ou s’accrocher. A la maison, son père ne cesse de lui répéter que les filles sont meilleures que les garçons. Le stéréotype qui veut que les mathématiques ne sont pas faites pour les filles tourne dans l’autre sens. « J’ai repris les bases, repassé les programmes de 1ère et de TS, quand le professeur était déjà passé au programme de math sup. » C’est à ce moment qu’elle découvre le sexisme très ordinaire qui traîne dans les couloirs d’un grand lycée parisien. « On pardonne très facilement aux garçons de ne faire que des maths. Ils peuvent s’enfermer dans le travail, ne faire que bosser, passer de l’internat aux salles de cours en peignoir, en survêtement ou même en pyjama. C’est presque normal. On dira  : “C’est un bosseur”. Des filles, on attend autre chose. Il faut qu’elles soient sympathiques, qu’elles préparent le buffet pour les fêtes, qu’elles s’investissent dans la vie de la classe. Elles doivent “jouer les princesses” et passer du temps à se préparer. On perd un temps fou, et pendant ce temps, les garçons bossent et passent devant. Moi, je descendais comme j’étais, et tant pis si ça provoquait des remarques », s’agace Lola qui refuse la division surhommes et princesses, nouvelle version du « Sois belle et tais toi  ! ».

    #sciences #sexisme #beauté_fatale

  • Energie : les portes du pouvoir ouvertes à tous les vents du lobbying - Libération
    ▻http://www.liberation.fr/france/2018/05/02/energie-les-portes-du-pouvoir-ouvertes-a-tous-les-vents-du-lobbying_16469

    La pratique des « #portes_tournantes » (revolving doors) consistant à faire des allers-retours entre public et privé, sans trop se soucier des #conflits_d’intérêts, n’est pas l’apanage des élites françaises et concerne tous les secteurs d’activité en Europe. Mais selon un rapport que doit publier ce mercredi le groupe des Verts au Parlement européen, elle est particulièrement développée en France dans les industries des #énergies_fossiles et nucléaires. De quoi expliquer un certain manque de volontarisme en matière de transition écologique.

    Ce document de 82 pages intitulé « Revolving doors and the fossil fuel industry », que Libération s’est procuré, passe en revue « les relations chaleureuses » qui ont pu se nouer dans les principaux pays de l’Union entre décideurs politiques et grandes entreprises de l’énergie via ces fameuses portes tournantes.

    Un phénomène « répandu » que l’on appelle chez nous « #pantouflage », quand un haut fonctionnaire quitte le secteur public pour un poste bien payé dans le privé. Et « #rétro-pantouflage », lorsque c’est un grand cadre du privé, souvent issu des mêmes grandes écoles (#ENA, #Polytechnique), qui revient exercer des fonctions importantes au sommet de l’Etat. Ou comment placer ses pions quand on est une grande entreprise soucieuse de bétonner son business…

    #nucléaire #énergie

  • #Donna_F._Johnson : Réflexions sur deux féminicides
    ▻https://tradfem.wordpress.com/2017/12/10/reflexions-sur-deux-feminicides

    Le 6 décembre 1989, le féminicide commis à l’École #Polytechnique de Montréal a plongé la population canadienne dans un débat polarisant. Beaucoup ont vu l’assassinat de ces 14 femmes il y a près de trente ans comme l’acte isolé d’un malade mental. À l’époque, je travaillais depuis trois ans dans une maison de transition pour femmes victimes de violence conjugale. Je savais donc déjà que la normalité peut coexister avec une cruauté sans fond, et que la violence infligée aux femmes ne connaît pas de limites. J’ai vu cet assassin, Marc Lépine, comme symptôme d’un problème. Pour celles d’entre nous qui travaillaient dans des refuges, le meurtre n’était que la pointe la plus visible d’une crise sociale massive.

    Vingt-huit ans plus tard, ce qui me frappe à propos de #Basil_Borutski, récemment condamné en #Ontario pour le féminicide de trois femmes commis à Wilno, c’est à quel point il ressemble à tous les autres agresseurs de femmes. Autocentré, suffisant, autorisé à ne pas avoir les connaissances les plus élémentaires sur lui-même ; incapable de partager le point de vue d’autres personnes. À ses yeux, les femmes sont des salopes, des putes et des menteuses, et elles sont responsables de tous ses problèmes. Il en a abattu trois avant son café du matin, avec l’aisance d’un pêcheur éventrant sa prise de poissons.

    Les actes posés par Borutski étaient extrêmes, mais son état d’esprit ne l’est pas ; ses rationalisations et ses justifications ne sont pas différentes de celles qui font de cette planète un véritable enfer pour les femmes. Pour emprunter une analyse à Hannah Arendt, le problème associé à Borutski est qu’il y a tant d’hommes comme lui, et que la majorité d’entre eux ne sont pas malades, mais terriblement normaux.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : ▻http://ottawacitizen.com/opinion/columnists/johnson-when-will-the-violence-against-women-stop

    Donna F. Johnson a travaillé à la maison de transition Lanark County Interval House de 1986 à 2002 et est restée impliquée dans la lutte pour mettre fin à la violence anti-femmes.
    #féminicide #Montréal

  • #Polytechnique face au tabou des violences sexuelles
    ▻https://www.mediapart.fr/journal/france/061217/polytechnique-face-au-tabou-des-violences-sexuelles

    Les élèves de Polytechnique lors du défilé du 14 Juillet. © Reuters L’École polytechnique se débat de longue date avec les violences sexuelles. Les filles y sont minoritaires et se plaignent d’essuyer des remarques sexistes. Parfois, les choses sont allées plus loin avec des agressions sexuelles, et un viol signalé au procureur. Depuis quelques mois, l’administration essaie d’agir pour assainir l’ambiance.

    #France ##balancetonporc #l'IK_au_féminin #x

    • Pour comprendre comment un terreau aussi favorable aux #violences_sexuelles a pu se construire, il faut se plonger dans l’ambiance générale de l’école.

      Une majorité d’interlocuteurs la qualifie spontanément de « viriliste ». Les comportements considérés comme masculins sont exaltés. Par son histoire aussi, cette école perpétue des traditions. L’école a été interdite aux femmes jusqu’en 1972. Aujourd’hui, en moyenne, les promotions sont composées de 15 % de filles.

      Longtemps, jusqu’en 2013-2014, il y a eu un classement des plus jolies filles de la promotion, établi selon les votes en ligne des élèves. Ce « TO7 ranking » a disparu sous l’impulsion de plusieurs filles, comme Juliette Buet, qui ont dénoncé cette pratique sexiste et humiliante. Lola Guillot, quand elle a protesté, s’est vu répondre par un camarade : « Celles qui n’aiment pas ça sont celles qui sont moches ou mal dans leur peau. » L’une des témoins du magazine L’IK au féminin résume les freins à toute dénonciation publique : « L’X conditionne tous les jours à accepter le #sexisme ambiant. Sinon, on n’a pas d’humour, on n’est pas drôle, on est folle. Dans le petit village qu’est l’X, se révolter contre les clichés et les faits inégalitaires est un suicide social. »

  • Le concert des puissants ! Rencontre avec François Denord et Paul Lagneau-Ymonet Radio Campus Lille - #Intégrales -
    ►http://www.campuslille.com/index.php/entry/le-concert-des-puissants-francois-denord-paul-lagneau-ymonet

    Ce Mercredi 22 Mars 2017, les Amis du Monde Diplomatique de Lille organisaient une rencontre à Lille, avec François Denord et Paul Lagneau-Ymonet à propos de leur livre : Le concert des puissants (éditions Raisons d’agir).
    ▻http://www.raisonsdagir-editions.org/catalogue/le-concert-des-puissants _

    Comment se peut-il que la structure du pouvoir tienne malgré tout, y compris le discrédit et, parfois même, la nullité de ceux qui l’exercent ?

    Ce livre explicite le processus par lequel l’inégale distribution de ressources économiques, culturelles et institutionnelles se reproduit. Et instille chez les dominants un rapport singulier au monde social. De la formation dans les grandes écoles à la gestion oligopolistique des marchés, en passant par la fréquentation de lieux à la sociabilité exclusive, ces gens bien nés ne se sentent pas toujours tenus de suivre la règle commune. Ils n’excluent jamais la possibilité de s’en exempter. Placés au sommet des principales hiérarchies institutionnelles, grands patrons, hommes politiques et hauts fonctionnaires s’affrontent souvent, sans que leurs rivalités personnelles ne modifient l’ordre établi.

    Pour mener l’enquête, les auteurs ont mobilisé des matériaux issus de sources variées : annuaires biographiques et registres mondains, littérature grise et rapports officiels, archives, mémoires et données statistiques, entretiens ou discussions informelles. Ils montrent que le pouvoir est avant tout le produit d’un arrangement institutionnel dans lequel l’ordre économique prime tous les autres.

    Cette enquête avait d’ailleurs fait l’objet d’une première publication avec Sylvain Thine, dans Le Monde diplomatique, en février 2011 : « Aux dîners du Siècle, l’élite du pouvoir se restaure » ►http://www.monde-diplomatique.fr/2011/02/DENORD/20132 .

    #Intégrales, c’est la mise en ligne des documents originaux, dans leur totalité, non retouchés, diffusés lors des émissions de Radio Campus Lille. Document libre d’usage, suivant le respect du droit des auteurs.

    Les « importants » autour d’une table, le banquet du siècle Extrait ►http://www.monde-diplomatique.fr/2011/02/DENORD/20132


    Dans la France contemporaine, les choses sont plus simples : un mercredi par mois, vers 20 heures, l’élite du pouvoir s’attable dans les salons cossus de l’Automobile Club de France pour le dîner du Siècle.

    Créé en 1944, Le Siècle n’est ni un groupe de réflexion, ni un club mondain. En favorisant un dialogue réglé entre patrons, journalistes, politiques, hauts fonctionnaires et, dans une moindre mesure, universitaires ou artistes, cette association cherche à produire du consensus plutôt qu’à constituer des antagonismes politiques. Elle réunit des gens « importants » pour ce qu’ils font, plutôt que pour les affinités ou les goûts qu’ils partageraient.

    L’initiative de fonder ce cénacle revient à Georges Bérard-Quélin
    ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Bérard-Quélin (1917-1990), un journaliste radical-socialiste, éphémère secrétaire de rédaction en 1940 de La France au travail, un journal collaborationniste, avant d’épouser la cause de la Résistance.
    Homme de réseaux, « BQ », comme on le surnomme, est aussi le patron de la Société générale de presse, une agence dont le fleuron éditorial porte les mêmes initiales que lui : le Bulletin quotidien. Les fondateurs du Siècle et de la Société générale de presse se donnent pour mission de bâtir, grâce à ces deux instruments, « un pont entre des mondes qui s’ignorent trop en France (politiques, hauts fonctionnaires, journalistes, industriels, banquiers) ».

    Le Bulletin quotidien de la Société Générale de Presse (SGPresse), afin de participer au banquet. ▻http://www.sgpresse.fr

    Fondée en 1944 par Georges BERARD-QUELIN (1917-1990), la Société Générale de Presse (SGPresse) est une société de presse indépendante qui édite quatre journaux quotidiens (le Bulletin quotidien, la Correspondance économique, la Correspondance de la Presse, la Correspondance de la Publicité), destinés aux décideurs français, dans les domaine de la politique, de l’économie, des médias et de la publicité. Il s’agit d’une information extrêmement rigoureuse s’adressant à des lecteurs exigeant ayant déjà une bonne maîtrise des sujets traités. Les quatre quotidiens ont également un aspect « nominations » très important, et suivent les mouvements professionnels des responsables qui ont un rôle important dans les domaines précités. Les différents titres cherchent en permanence à être en amont de la prise de décision ou de son officialisation sans jamais sacrifier à la nécessaire vérification de la fiabilité des informations publiées. Le travail des rédactions s’appui sur une importante documentation biographique et thématique.

    Tarif  : Au 1 er Janvier 2017, 4890 euros pour un an. ▻http://www.sgpresse.fr/LesPublications/Presse_Bulletin_Abonnement_Logo.pdf

    Le fil de la rencontre et les échanges sont sur le site de Radio Campus. ►http://www.campuslille.com/index.php/entry/le-concert-des-puissants-francois-denord-paul-lagneau-ymonet

    #Audio #Radio #Radios_Libres #Radio_Campus_Lille #France #livre #banquet_du_Siécle #Puissants #Oligarchie #ENA #Polytechnique #HEC #SGPresse #François_Denord #Paul_Lagneau-Ymonet #dîner_du_Siècle #Georges_Bérard-Quélin #Amis_du_Monde_Diplomatique #structure_du_pouvoir #journalisme

    • Qu’ils dégagent ! Vite, mais comment ? La bas si j’y suis - Le mardi 28 mars 2017 _

      Sociologie. « Le Concert des puissants » (François DENORD et Paul LAGNEAU-YMONET) [RADIO : 42’26]

      ▻http://la-bas.org/les-emissions-258/les-emissions/2016-17/Qu-ils-degagent-Vite-mais-comment

      Ils ont les milliards, nous sommes des millions, alors qu’ils dégagent ! Mais ils ne dégagent pas.
      Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas que les milliards, ils ont des relations ; grands médias, entreprises, haute administration, réseaux faits d’allégeances et de calculs glacés.
      L’ordre établi a été établi par eux et pour eux. Oligarchie, dominants, establishment…
cette saison, on dit « système ».
      C’est une puissance détestable, peut-être, mais un bloc obscur et inévitable. Inévitable ? Qu’ils dégagent ! Oui, mais comment ? Un coup de balai ne suffira pas, c’est toute la maison qu’il faut reconstruire. Dans la foulée de Bourdieu et des Pinçon-Charlot, deux sociologues reprennent d’abord le chantier de démolition.

      01. La structure du pouvoir en France
      02. L’entourage des candidats
      03. 80% de reproduction, 20% de nouveauté
      04. J’ai des relations mondaines
      05. C’était pas mieux avant
      06. Dynastie

      Un entretien de Daniel MERMET avec François DENORD , chercheur en sociologie au CNRS et Paul LAGNEAU-YMONET , professeur de sociologie à l’université Paris-Dauphine.
      Journaliste : Daniel MERMET
      Réalisation : Sylvain RICHARD
      Montage : Grégory SALOMONOVITCH
      Vidéo : Jonathan DUONG, Jeanne LORRAIN et Cécile FREY

      Charles Trenet - Les relations mondaines
      ▻https://www.youtube.com/watch?v=AfU-4oCVdbk