• Débats enflammés autour du futur numéro d’appel d’urgence unique - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/debats-enflammes-autour-du-futur-numero-d-appel-d-urgence-unique-21-05-

    Un numéro unique d’appel pour les urgences, pour remplacer les 13 numéros existant déjà en France. La proposition de loi, qui ne fait pas l’unanimité chez les professionnels, sera débattue à l’Assemblée nationale du 26 au 28 mai.

    Un seul numéro (le 112) pour joindre les services de sécurité, de secours et d’urgence médicale : c’est ce que préconise l’Union européenne depuis quinze ans. « Il existe 13 numéros d’urgence différents en France (†). Il est temps de simplifier les choses », relève Fabien Matras, député (LREM) du Var et rapporteur d’une proposition de loi en ce sens. Celle-ci sera débattue à l’Assemblée pendant trois jours (40 articles, dont un créant le numéro d’appel unique), du 26 au 28 mai.

    Concrètement, si le texte est voté, des plateformes communes, rassemblant pompiers, Samu, police et gendarmerie, devront être créées dans chaque département pour réguler les appels d’urgence. « Soit c’est possible matériellement, soit ces services devront être interopérables », précise le député.
    […]
    (†) La police et la gendarmerie (17), le Samu (15), les pompiers (18), les secours en mer (196), les urgences aéronautiques (191), les urgences pour sourds et malentendants (114), le Samu social (115), les urgences pour les enfants en danger (119 ; 116 000), les alertes attentat (197)…

    • En Allemagne il y a le 112 pour appeler les pompiers en cas d’urgence médicale, pour les incendies et les appels de secours technique (chat dans l’arbre, cave innondée, etc.). Pour les besoins spécifiques comme l’aide aux mineurs le centre d’appel passe le message aux services compétents.

      Quand on appelle le 110 on entre en contact avec le centre d’appel régional de la police, donc c’est pour les dangers immédiats et les secours juridiques. Quand j’ai besoin de faire déplacer une voiture garée devant ma sortie je dois appeller la police car sur la voie publique ceci constitue un acte dont seulement la police à le droit.

      Quand je raccroche avant d’avoir parlé à un agent le centre d’appel va systématiquement rappeller afin de prévenir les malheurs causés par négligence. La communication est enrégistrée et le numéro est identifié même s’il n’est pas affiché pour les utilisateurs normaux.

      Lors d’un appel mobile le lieu approximatif de l’appel est automatiquement détecté et l’appel arrive dans le centre d’appel le plus proche. Pour les appels par voice-over-ip il y un problème car ces appels manquent d’identifiant géographique.

      Les services des pompiers et de la police sont en contact permanent et font intervenir l’organisme compétent, donc en cas de blessure par une autre personne on appelle les pompier qui enverront et le médecin d’urgence et la police pour le procès verbal et la protection des personnes sur place.

      Contrairement à la France on appelle la police au 110 pour les constats des accidents de la route. Ce n’est pas obligatoire mais tout le monde ś’en sert pour faire établir un procès verbal solide.

      La plupart des appels pour des questions moins urgentes comme les problèmes entre voisins passent toujours par le 110 mais on essaye de les orienter vers le « numéro citoyen » qui varie selon les municipalités.

      A Munich par exemple c’est le (089) 2910-1910 et Berlin utilise le (030) 4664 – 4664 .

      C’est un système qui fonctionne très bien sauf que les delais avant l’arrivée de la police ou des pompiers sont parfois plus longs que prévus.

      Quand j’ai des questions sur le mode de fonctionnement des appels d’urgence je m’adresse aux spécialistes qui gérent les processus de communication de la police et des pompiers. J’obtiens systématiquement des informations complètes et précises pour d’être servi de la manière la plus efficace.

      Avec l’introduction des smartphomes et smartwatchs et des systèmes de surveillance et d’alarme privées ces questions se posent de plus en plus souvent.

      Le problème le plus important à resoudre est donc le design de l’interface entre les sphères privées et publiques. J’ai l’impression qu’il n’est toujours pas prévu de transmettre et traiter des metadonnés lors d’un appel d’urgence par téléphone ou par un système automatique. Au niveau technologique c’est faisable mais il n’y a ni de protocole prévu ni les ressources pour traiter ces donnés au sein du système des pompiers et de la police.

      Après il y a toujours les décisions politiques qui font que tel ou tel organisme fonctionne plus ou moins bien. Je pense qu’on ne trouvera jamais de solution aux problèmes liés au double-caractère de la police. Tant que ses agents seront à la fois responsables pour aider les personnes et pour exercer la répression il y aura des bavures et méprises.

      La démarche allemande tente de réduire ce problème en donnant un maximum de responsabilité aux pompiers qui sont un organisme municipal et civil. La police par contre extiste parallèlement sous plusieurs structures différentes.

      Il y a l’organisation fédérale, la Bundespolizei qu’on a crée en transformant la police des frontières ( Bundesgrenzschutz ) dans une copie de la FBI étatsunienne. Puis il y a la police en tant que structure du Land et la police militaire (Feldjäger) qui ne s’occupe en général que des problèmes concernant les membres de forces armées.

      Depuis 1949 la gauche et les mouvements démocratiques tentent de limiter les compétences des structures nationaĺes et fédérales afin de préserver le contrôle citoyen et parlementaire de la police. En conséquence la police régionale est généralement assez ouverte et « proche des citoyens » tant qu’on s’adresse à elle pour des questions de la vie de tous les jours.

      Le numéro unique ne sera donc jamais le seul sauf au cas où les décideurs politiques refusent la mise en place d’une communication variée et adéquate pour le commun des citoyens. Le moment est venu pour vous de vous adresser aux responsables avec vos proposition et mises en garde.

      #ACAB #police #pompiers #urgences #technologie #politique

  • Firefighters Battle an Unseen Hazard: Their Gear Could Be Toxic - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/01/26/climate/pfas-firefighter-safety.html

    Every day at work for 15 years, Sean Mitchell, a captain in the Nantucket Fire Department, has put on the bulky suit that protects him from the heat and flames he faces on the job. But last year, he and his team came across unsettling research: Toxic chemicals on the very equipment meant to protect their lives could instead be making them gravely ill.

    This week, Captain Mitchell and other members of the International Association of Fire Fighters, the nation’s largest firefighters’ union, are demanding that union officials take action. They want independent tests of PFAS, the chemicals in their gear, and for the union to rid itself of sponsorships from equipment makers and the chemical industry. In the next few days, delegates representing the union’s more than 300,000 members are expected to vote on the measure — a first.

    DuPont said it was “disappointed” with firefighters seeking to ban sponsorships and that its commitment to the profession was “unwavering.” 3M said it had “acted responsibility” on PFAS and remained committed to working with the union. Chemours declined to comment.

    The risks of chemicals in firefighting equipment may seem to pale in comparison to the deadly flames, smoke-filled buildings or forest infernos that firefighters brave on the job. But over the past three decades, cancer has emerged as the leading cause of death for firefighters across the country, making up 75 percent of active-duty firefighter deaths in 2019.

    Studies undertaken by the National Institute for Occupational Safety and Health have found that firefighters have a 9 percent higher risk of getting cancer and a 14 percent higher risk of dying from the disease than the general United States population. Firefighters are most at risk for testicular cancer, mesothelioma and non-Hodgkin’s lymphoma, and rates haven’t declined, health experts point out, even though firefighters in the United States now use air packs similar to scuba gear to protect themselves from a fire’s toxic fumes.

    The Biden administration has said it would make PFAS a priority. In campaign documents, President Biden pledged to designate PFAS as a hazardous substance to make manufacturers and other polluters pay for cleanup, and set a national drinking water standard for the chemical. New York, Maine and Washington have moved to ban PFAS from food packaging, and other bans are in the works.

    “There’s a need to drive PFAS out of everyday products, like food and cosmetics, textiles, carpets,” said Scott Faber, senior vice president for government affairs for the Environmental Working Group, a nonprofit group that works on environmental health. “Firefighters are disproportionately exposed, on top of all that.”

    Captain Mitchell, meanwhile, is pressing the union to refuse future sponsorships from chemicals and equipment manufacturers, money he feels has slowed action on the issue. In 2018, the union received about $200,000 from companies including the fabrics manufacturer W.L. Gore and equipment maker MSA Safety, records show.

    W.L. Gore said it remained confident in the safety of its products. MSA Safety did not respond to a request for comment.

    Another obstacle is that manufacturers hold prominent positions at the body that oversees standards for firefighting gear, the National Fire Protection Association. Half the members of a committee that oversees protective-clothing and equipment standards, for example, are from industry. A spokeswoman for the group said the committees represented a “balanced variety of interests, including the fire service.”

    #Pompiers #Toxicologie #Cancer #Conflit_intérêt

  • Le nouveau visage de la #pauvreté

    Plus de 2500 personnes ont fait la queue samedi pour obtenir un #colis_alimentaire. La crise du #coronavirus a plongé de nombreuses familles dans la #précarité.

    Une queue de plusieurs centaines de mètres et environ trois heures d’attente pour un colis alimentaire d’une valeur de 20 francs ont jeté brutalement la lumière sur une nouvelle précarité à Genève. Plus de 2500 personnes se sont déplacées samedi à la patinoire des Vernets pour obtenir de quoi tenir.

    Environ 1300 colis ont été distribués – ceux qui n’ont pas pu être servis recevront des bons d’achat alimentaire. Quelques articles hygiéniques, du riz, des pâtes, du sucre, de l’huile, une boîte de thon et deux boîtes de sauce tomate. Le strict minimum.

    Une opération exceptionnelle de par son ampleur, qui n’aurait pu avoir lieu sans l’impulsion de l’association la #Caravane_de_solidarité et sa soixantaine de bénévoles mobilisés vendredi et samedi ainsi qu’aux #dons de privés qui ont afflué tout le week-end. Une #distribution_alimentaire à laquelle les Genevois devront peut-être s’habituer. Il y a un mois, la femme à l’origine de cette organisation – elle souhaite garder l’anonymat, traumatisée par l’arrestation qu’elle a subie il y a quinze jours (notre édition du 20 avril : https://lecourrier.ch/2020/04/19/la-caravane-mene-au-poste) – préparait 150 colis avec son mari. Depuis, la hausse est exponentielle : environ 800 sacs la semaine dernière, 1370 samedi.

    « Sous le radar »

    De rebelle, l’association est devenue partenaire et a obtenu le soutien de la #Ville_de_Genève et des acteurs sociaux institutionnels. La #distribution de samedi s’est donc faite en collaboration avec le #Centre_social_protestant, les #pompiers volontaires de la Ville pour les aspects logistiques, #Médecins_sans_frontières pour le concept sanitaire et enfin les #Colis_du_cœur et la #fondation_Partage pour la #nourriture et les #bons. Les #Hôpitaux_universitaires, eux aussi, étaient présents et proposaient un #accès_aux_soins. Les services sociaux de la Ville de Genève étaient là également afin d’orienter les personnes qui en auraient besoin vers des dispositifs moins ponctuels.

    « Cette crise a révélé une #précarité_invisible, sous le radar des institutions. Celle de familles qui s’en sortaient juste-juste et qui ont soudainement basculé dans la pauvreté », explique Alain Bolle, directeur du Centre social protestant. Selon lui, ces familles qui vivotaient et qui ont perdu brutalement leurs revenus sont avant tout des personnes en situation irrégulière. « On ne peut pas parler de cette situation sans évoquer #Papyrus (l’opération genevoise de régularisation des personnes #sans-papiers, ndlr). On en a régularisé plus de 2000, leur nombre total est estimé à environ 10 000. On a donc 8000 personnes qui théoriquement n’ont droit à aucune aide et qui ont subi de plein fouet le ralentissement économique. »

    Explosion des demandes

    Les chiffres des Colis du cœur tendent à confirmer les constatations du directeur du #CSP. Selon le dernier comptage jeudi, il y a 7465 personnes qui ont recours à leurs #bons_alimentaires. « Il y en avait moins de 4000 au tout début de la crise. Désormais, c’est environ 500 nouvelles personnes qui s’enregistrent toutes les semaines », assure Alain Bolle. Une situation qui paraît hors de contrôle. Les Colis du cœur n’excluent pas que le nombre de bénéficiaires augmente encore de 2000 à 3000 nouvelles personnes. « Plus la crise se prolongera, plus il y aura du monde », prévient Christophe Jakob, membre de la Caravane de solidarité.

    https://lecourrier.ch/2020/05/03/le-nouveau-visage-de-la-pauvrete
    #Genève #Suisse #faim #opération_papyrus #coronavirus #confinement #covid-19

    ping @thomas_lacroix @isskein :

    « Cette crise a révélé une #précarité_invisible, sous le radar des institutions. Celle de familles qui s’en sortaient juste-juste et qui ont soudainement basculé dans la pauvreté », explique Alain Bolle, directeur du Centre social protestant. Selon lui, ces familles qui vivotaient et qui ont perdu brutalement leurs revenus sont avant tout des personnes en situation irrégulière. « On ne peut pas parler de cette situation sans évoquer #Papyrus (l’opération genevoise de régularisation des personnes #sans-papiers, ndlr). On en a régularisé plus de 2000, leur nombre total est estimé à environ 10 000. On a donc 8000 personnes qui théoriquement n’ont droit à aucune aide et qui ont subi de plein fouet le ralentissement économique. »

    –—

    Ajouté à la métaliste :
    https://seenthis.net/messages/838565

    • A Genève, la pandémie de Covid-19 révèle une misère sociale jusqu’alors invisible

      Plus de 2 000 personnes, sans papiers et travailleurs précaires, ont pu bénéficier d’une aide alimentaire d’urgence en plein centre-ville.

      Jamais Genève, l’une des dix villes les plus riches au monde, n’avait imaginé accueillir une telle distribution de vivres. Une file, longue d’un kilomètre, soit près de 2 200 personnes, s’est formée samedi 2 mai aux abords de la patinoire des Vernets, en plein centre-ville. Au bout de trois heures d’attente, le Graal : des sacs qui contiennent des denrées alimentaires essentielles, riz, pâtes, huile, deux boîtes de sauce tomate et des produits d’hygiène courants, offerts par des particuliers et distribués par les bénévoles de l’association de La Caravane de la solidarité. Leur valeur n’excède pas 20 francs (19 euros). « C’est dire le dénuement de ces personnes, s’alarme un volontaire. On n’a jamais vu ça depuis la fin de la seconde guerre mondiale. »

      Depuis le début du semi-confinement à la mi-mars en Suisse – fondé sur la discipline individuelle plutôt que sur des mesures coercitives –, les associations ont observé la vague des besoins humanitaires monter. Rien qu’à Genève, La Caravane de la solidarité a offert 150 sacs de vivres lors de la première distribution début avril. Puis 800, et enfin près de 1 300. Les Colis du cœur, qui distribuent des bons alimentaires, comptabilisent plus de 7 000 bénéficiaires, contre 4 000 au début de la crise. Genève n’est pas la seule à observer cette augmentation. A Lausanne, dans le canton de Vaud voisin, la soupe populaire distribuait chaque jour 250 repas jusqu’en décembre 2019. Elle en sert désormais près de 900 quotidiennement.

      https://www.lemonde.fr/international/article/2020/05/05/geneve-la-pandemie-de-covid-19-revelateur-d-une-misere-sociale-invisible_603

  • Faute de protection, des soignants souffrent, contaminent et succombent | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260420/faute-de-protection-des-soignants-souffrent-contaminent-et-succombent?ongl

    Des milliers de professionnels de santé et de pompiers sont aujourd’hui contaminés. Certains souffrent et meurent. D’autres continuent à travailler, et propagent ainsi le virus. L’AP-HP envisage pourtant de systématiser ce fonctionnement, selon une note interne obtenue par Mediapart.

    l’équation impossible :

    « Les soignants étant exposés, il est indispensable de les considérer comme prioritaires pour les tests », indique le patron de l’AP-HP dans le document. Avant d’expliquer qu’une partie du personnel, même s’il est testé positif, devra en réalité continuer à travailler : « Induire une politique large d’éviction (des PCR + [testés positifs] pas ou peu symptomatiques ou des non immunisés) rendrait impossible la continuité du système des soins », justifie-t-il.

    Le dernier soignant décédé, le médecin urgentiste de Lons-le-Saunier Éric Loupiac, 60 ans, mort du Covid-19 jeudi 23 avril, avait été contaminé le 6 mars, « au contact d’un des premiers patients atteints du Covid-19 qui s’est présenté dans [leur] service d’urgences », explique un de ses collègues, infirmier. « Il a été contaminé au début de l’épidémie, quand on nous disait que les masques n’étaient pas si importants », s’agace le médecin urgentiste Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), qui décrit Éric Loupiac comme « un homme de 60 ans en bonne santé, sportif, qui ne présentait pas de facteur de risques ».

    Pour Yasminal Kettal, infirmière aux urgences de l’hôpital Delafontaine à Saint-Denis et membre du Collectif Inter-urgences, « l’absence de statistiques montre bien que les soignants contaminés, ce n’est pas important. C’est pourtant leur responsabilité d’employeur de suivre les contaminations, service par service, et de revoir les règles d’hygiène là où c’est nécessaire ». « Ils sont partis du postulat qu’on allait tous être contaminés », dénonce-t-elle. Dans son service, « 25 membres du personnel ont été contaminés, sur 90. Certains étaient dans un état grave, c’était flippant ».

    Elle-même a été arrêtée une semaine, en raison d’une forte fièvre, d’une fatigue intense, de courbatures, quelque chose de « costaud ». Elle a été testée au début de ses symptômes, mais le test est revenu négatif. Chez les personnes contaminées, 30 % des tests sont des « faux négatifs » : ils ne détectent pas le virus, alors qu’il est présent, mais pas encore dans la gorge ou le nez, là où sont pratiqués les prélèvements.

    Si le répérage de cluster est difficile à l’hôpital, qu’en sera-t-il dans la population avec les app de contact-tracing ?

    « Il n’y a pas de protocole national de dépistage, cela se fait selon les services de médecine du travail, appuie Béatrice, interne en médecine du travail dans un hôpital d’Île-de-France. Dans mon hôpital, chaque soignant qui présente des symptômes est testé. On teste assez large. Quand deux ou trois soignants sont positifs dans un même service, on teste tout le monde pour identifier les clusters. Cela a mis du temps au début, malheureusement ; on a navigué à vue. »

    L’infectiologue Éric Caumes est clairement en désaccord avec ces pratiques : « J’ai eu deux clusters dans mon service. Je l’ai fait dépister en totalité, même les personnes non symptomatiques. Nous avons trouvé une dizaine de cas, sur deux étages différents. Tous sont rentrés chez eux, parce qu’il faut casser les chaînes de contamination. Il faut être exemplaires vis-à-vis de nos personnels. »

    Le blocage des chaînes de contamination bute aussi sur un problème structurel : le manque de matériel de protection. « Rien n’est réglé ! Quand le gouvernement dit qu’il a répondu aux problèmes, c’est faux. À 15 jours du déconfinement du 11 mai, le problème du matériel de protection n’est toujours pas solutionné, c’est inimaginable », s’agace Astrid Petit, sage-femme et membre de la direction fédérale de la CGT.

    La crainte de transmettre le virus aux autres, c’est aussi ce qui habite Mélanie*, infirmière en unité Covid au CHU de Strasbourg. « Dans mon service, je dirais que ce sont trois quarts des infirmières qui ont attrapé le Covid. Je n’ai pas eu de symptômes, mais je ne sais pas par quel miracle je ne l’aurais pas eu, explique-t-elle. C’est très dur psychologiquement. On ressent de la culpabilité de contaminer ses proches. »

    Mélanie et son mari font chambre à part. « Mes enfants ont développé des symptômes liés au stress. Ma fille me dit souvent : “Reviens maman, je ne veux pas que tu meures, je veux retourner dans ton ventre pour être protégée.” Le sacrifice est lourd quand même », dit-elle, prise par l’émotion.

    « On a soigné des membres de la famille de collègues, reprend Yasmina Kettal, à Saint-Denis. Comment ont-ils été contaminés ? On est aussi terrifiés pour nos proches. »

    Comme ce 27 février, jour où le DGS Jérôme Salomon déclare publiquement qu’« il n’y a pas de sujet de pénurie ». Au même moment, le colonel Jean Moine, directeur du Sdis de la Charente, prend la plume sur le blog des directeurs. « En février, on a commencé à réfléchir à reconstituer nos stocks. J’ai demandé à notre pharmacien-chef et quand il consulte ses fournisseurs habituels, il me fait état d’un niveau de prix démesuré. Les masques qu’on achetait 22 centimes étaient vendus désormais 1,5 € HT pièce. J’ai fait remonter l’information au ministère. On s’est aperçus que nous n’étions pas les seuls. Les préfectures des zones de défense nous ont ensuite alimentés en masques », explique-t-il à Mediapart.

    D’autres directeurs sont beaucoup plus inquiets. « Notre fournisseur de masques FFP2 et 3, […] nous a récemment indiqué ne pouvoir être en mesure de nous réapprovisionner avant juillet 2020 ; même chose pour les masques chirurgicaux. A priori, les autres fournisseurs sont dans la même situation. Nous risquons de manquer de masques au plus fort de l’épidémie… », interpelle le directeur du Sdis du Tarn. L’adjoint du Sdis des Yvelines interroge : « Au regard de l’état de nos stocks sur l’un ou/et l’autre de ces types de masques, quelle est la doctrine préconisée par le DGSCGC, pour permettre aux Sdis de garantir dans le temps et selon les capacités de réapprovisionnement un niveau de sécurité adapté […] ? »

    Sollicités par Mediapart, plusieurs directeurs nous ont confirmé n’avoir jamais eu de retour de la part de leur autorité de tutelle. La DGSCGC et le ministère de l’intérieur n’ont pas souhaité commenter.

    À un moment, critique, il n’est resté que près de 6 000 masques, alors que la brigade réalise 1 200 interventions de secours à victime par jour. Soit, considérant qu’il y a trois équipiers par camion, des réserves pour deux jours d’intervention, trois si un sapeur-pompier était laissé à l’intérieur du camion au lieu de participer à l’intervention de secours.

    « Rien n’a été anticipé. Zéro, se désole Lionel*, un sapeur-pompier de Moselle. On s’est retrouvés avec une caisse vide de FFP2 et des notes de service contradictoires qui en ont progressivement réduit l’accès. » Un autre pompier du même département complète : « Les règles se sont assouplies au fil des jours. Au début, c’était FFP2 pour tout le monde. Mais plus on voyait le virus se propager, plus il faisait preuve de sa virulence, et plus on nous disait que le FFP2 n’était pas nécessaire… Au pire de la crise, on transportait des patients Covid à l’Hôpital de Mercy [à Metz] avec un masque chirurgical et en tenue classique, avec laquelle on va aller manger. Le personnel hospitalier prenait le relai avec des blouses, des charlottes, des FFP2. C’est pourtant le même virus. »

    Le cas Nicolas*, un autre pompier de l’Est avec 20 ans de carrière, illustre bien toutes les limites de la stratégie française qui, pour gérer une pénurie, a restreint jusqu’à l’extrême l’accès aux tests et protections. « À la mi-mars, je suis intervenu dans un Ehpad où une dame souffrait de nausées et de diarrhée, raconte le professionnel. Nous n’avons mis nos masques qu’une fois que nous étions dans l’ambulance, à cause de la promiscuité, et encore, en théorie nous n’aurions pas dû le faire. La règle, c’est : pas de suspicion Covid, pas de masque. J’ai transgressé les règles et cinq jours plus tard, l’Agence régionale de santé m’a appelé : la dame était en fait atteinte du Covid. »

    Nicolas devient alors à son tour un porteur suspect et un vecteur potentiel du virus. « L’ARS m’a dit qu’il ne fallait plus que j’aille faire mes courses, que je ne devais plus faire mon gazole mais, par contre, je pouvais continuer à aller travailler… » Ne présentant aucun symptôme, le pompier n’a pas été testé et a continué à se rendre en caserne. « On m’a demandé de porter un masque chirurgical toute la journée. »

    Le pompier est même retourné dans un Ehpad. « Je portais mon masque chirurgical, j’en avais les larmes aux yeux. C’était pour une mamie. Je me disais : c’est horrible, je suis une bombe à retardement, je suis peut-être en train de la tuer. J’ai fait ce métier pour protéger les gens. Je me suis dit : je ne protège plus, je risque de tuer. »

    #Covid-19 #Impréparation #Pompiers #Soignants

    • « Les soignants étant exposés, il est indispensable de les considérer comme prioritaires pour les tests », indique le patron de l’AP-HP dans le document. Avant d’expliquer qu’une partie du personnel, même s’il est testé positif, devra en réalité continuer à travailler :
      Avant d’expliquer qu’une partie du personnel, même s’il est testé positif, devra en réalité continuer à travailler : « Induire une politique large d’éviction (des PCR + [testés positifs] pas ou peu symptomatiques ou des non immunisés) rendrait impossible la continuité du système des soins », justifie-t-il.

      Ite, missa est
      « Circulez, y a rien à voir » (en langue « vulgaire ») ...

    • Les masques qu’on achetait 22 centimes étaient vendus désormais 1,5 € HT pièce.

      Les pharmaciens, cette engeance : comme pour les médocs qui, une fois qu’ils ont été « déremboursés », ont vu leurs prix s’envoler. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes (merveilleux de l’indépassable Marché).

      #business_as_usual (tant qu’on aura pas envisagé sérieusement un « reboot in safe mode »).

  • Nommer la violence d’Etat | Didier Fassin
    https://www.liberation.fr/france/2020/01/28/nommer-la-violence-d-etat_1775798

    En refusant de reconnaître la banalité et la gravité des violences policières sur l’ensemble de la société, les autorités de l’Etat se rendent de facto complices des exactions des forces de l’ordre...

    En encourageant et en récompensant les usages inappropriés de la force, en évitant de les faire sanctionner en interne ou dans les tribunaux, et finalement en récusant même leur existence, le gouvernement fait ainsi des violences policières une violence d’Etat.

    On ne saurait s’en étonner. La police, en France, n’est pas au service des citoyens. Selon l’European Social Survey, elle est même en Europe celle qui manifeste la plus grande méfiance à leur encontre. Elle se considère comme étant au service de l’Etat, mais cette subordination administrative se transforme de fait en allégeance politique. La police n’a pas de comptes à rendre à la société, dont elle refuse tout regard extérieur, mais au pouvoir en place, quel qu’il soit. Ainsi se développe une relation pernicieuse dans laquelle le gouvernement accorde toujours plus à des forces de l’ordre dont il a besoin pour réprimer ses opposants, tandis que ces dernières se servent de lui pour obtenir des privilèges, comme le maintien de leur régime spécial de retraite, et garantir leur impunité, lorsqu’apparaissent des déviances aussi graves soient-elles. Au lendemain de la demande de déontologie par le président de la République, le principal syndicat des gardiens de la paix menaçait : « Si nos collègues venaient à être injustement condamnés, nous saurons ce qu’il nous reste à faire. » Le gouvernement est ainsi à la fois le bénéficiaire de la répression policière, qui lui permet de restreindre la liberté de manifester, et l’otage du segment le plus radical des forces de l’ordre, qui exige d’être soustrait à la règle démocratique.

    Jusqu’à récemment, on avait pu ignorer cette #violence_d’Etat car elle frappait essentiellement les quartiers populaires et leurs habitants, pour la plupart d’origine immigrée, auxquels elle imposait un traitement d’exception. Désormais, on ne le peut plus guère, car elle s’abat sur l’ensemble de la société, ou tout au moins sur celles et ceux qui protestent contre la politique conduite par un gouvernement qui, par faiblesse autant que par arrogance, croit que l’autoritarisme peut pallier sa perte d’autorité. Hier atteinte aux droits de certains, elle est aujourd’hui atteinte aux droits de tous.

  • After the Berlin Conference | رأي اليوم
    By Abdel Bari Atwan – 20 janvier 2020
    https://www.raialyoum.com/index.php/after-the-berlin-conference

    Nobody is saying it, but it has to be said. The countries currently trying to bring peace to Libya are the same countries that destroyed it ten years ago. Most of the twelve states that attended Sunday’s Berlin Conference – with the notable exception of Algeria – were and continue to be complicit in that process. They either contributed directly to Libya’s destruction or indirectly through their silence (and implicit approval) or their collusion via local or regional clients. Their victims were, and remain, the Libyan people, whose wellbeing was, and remains, the last thing on the mind of most of the Berlin conferees. (...)

    #Libye

  • Le dialogue respectueux continue de plus belle...
    https://www.revolutionpermanente.fr/Repression-contre-les-grevistes-Deux-grevistes-a-terre-apres-un

    En France en 2020, la police brise les doigts des grévistes pour appliquer une réforme que tout le pays rejette.

    Action SNCF-RATP : la police a chargé les grévistes : un agent RATP matraqué à la tête, une étudiante poussée à terre, deux cheminots interpellés. La Macronie c’est la matraque pour les travailleurs. #ReformeRetraites

    Les victimes des charges policières sont pris en charge par les #pompiers avenue de l’Opéra.
    Au moins un blessé à la tête dans un état grave.
    En 2020, il y aura des morts...

  • Arthur, 23 ans : « Des #CRS m’ont cassé_la_gueule, littéralement »
    https://www.rue89lyon.fr/2019/12/10/arthur-23-ans-je-me-suis-fait-casser-la-gueule-dans-le-vrai-sens-du-terme-

    « Aujourd’hui, je comprends vraiment ce qu’on appelle ‘#violences_policières' »
    Plusieurs personnes sont témoins de la scène, avant qu’Arthur ne soit pris en charge et transporté par des #pompiers. Et notamment Bastien Doudaine, médecin de profession mais aussi « photographe bénévole ». Il suit depuis quelques temps les #manifestations et mouvements pour lesquelles il se sent « en soutien », muni d’un très bon appareil. C’est lui qui a contacté la rédaction de #Rue89Lyon.

    • Comportement de voyous.
      Une « vieillerie » à lire ou à relire si vous mettez le nez dessus un jour chez un libraire d’occasion : « Dossier B comme Barbouzes ». Ce livre explique comment, dans la région de Marseille, dans les années post 68, les truands de la Mafia, les barbouzes des CDR (comités de Défense de la République - milice d’extrême droite) et les flics de « l’anti-gang » s’entrainaient dans les mêmes stands de tir. Il faut dire qu’après 68, le gouvernement paniqué a ouvert grand les vannes du recrutement de la gendarmerie.... Ceux-là sont à la retraite (ou bientôt) mais les p’tits jeunes qui les ont remplacés dans les unités d’intervention n’ont guère plus de morale.
      Plein d’autres joyeusetés du même acabit au fil des pages...

  • Un décret autorise l’expérimentation des #caméras-mobiles par les #pompiers
    https://www.banquedesterritoires.fr/un-decret-autorise-lexperimentation-des-cameras-mobiles-par-les

    Aux grands maux, un moindre remède... Un décret publié au Journal officiel le 19 juillet autorise les #sapeurs-pompiers, à titre expérimental jusqu’au 5 février 2022, à utiliser des caméras-mobiles (ou #caméras-piétons) lors de leurs interventions.Ce décret est pris en application de la loi du 3 août 2018 relative à l’harmonisation de l’utilisation des caméras-mobiles par les autorités de #sécurité_publique qui avait également permis une expérimentation chez les surveillants de prison et pérennisé l’usage de ces caméras pour les policiers municipaux.

    […] La loi de 2018 prévoit en outre que les caméras doivent être portées de « façon apparente » et qu’ « un signal s’allume au moment de l’enregistrement ». Mais surtout l’enregistrement « ne peut être déclenché dans les cas où il est susceptible de porter atteinte au secret médical ». Ce qui est le cas de toutes les interventions à domicile en cas de secours à personnes.

    […] « Loin de se limiter aux seules violences urbaines et aux quartiers dits sensibles, les agressions de sapeurs-pompiers sont de plus en plus commises dans le cadre de missions d’#assistance aux personnes en #détresse_sociale (personnes fortement alcoolisées, sous l’emprise de stupéfiants…) ou psychologique, à domicile ou sur la voie publique », souligne la fédération, dans sa contribution à la mission sénatoriale

  • Ambon(Bretagne) : une éolienne de 80 m en feu Thierry Peigné - 25 Juin 2019 - FR3 Bretagne
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/morbihan/vannes/ambon-eolienne-80-m-feu-1690654.html

    Une éolienne etait en feu ce mardi 25 juin au niveau de la commune d’Ambon. L’incendie a pris au niveau de la turbine.

    Vu la hauteur de l’éolienne, près de 80 m et vu la fumée qui s’en dégage, l’incendie est visible de loin. 32 pompiers sont sur place pour contenir l’incendie de cette éolienne du parc de Kéruelqui se situe en bordure de la RN 165, sur la commune d’Ambon.

    Selon la préfecture du Morbihan, le feu aurait pris dans la machinerie, au niveau de la turbine, soit sur le haut de la structure.
    . . . . . .

    #énergie #éoliennes #électricité #éolien #énergie_éolienne #environnement #énergie_renouvelable #écologie #éolienne

  • Vous prenez la Tesla, vous la plongez dans l’eau entre 3 jours et une semaine ! #MDR

    Une voiture électrique Tesla prend feu alors qu’elle était en train de charger à Anvers - Belga - 2 Juin 2019
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_une-voiture-electrique-tesla-prend-feu-a-anvers-alors-qu-elle-etait-en-t

    Une voiture électrique de la marque Tesla est partie en fumée dans la nuit de samedi à dimanche alors qu’elle était reliée à une station de recharge à Anvers. Celle-ci a d’ailleurs également pris feu, ont indiqué les pompiers.


    Illustration Turbo.fr

    Un problème technique au véhicule pourrait expliquer cet incendie, qu’ont pu rapidement circonscrire les pompiers. Pour éviter que la voiture ne reprenne feu, elle a été immergée dans un conteneur rempli d’eau. « Il faut beaucoup de temps pour refroidir correctement la batterie d’une telle voiture électrique. L’expérience de nos corps de pompiers et d’autres nous apprend qu’immerger complètement le véhicule dans l’eau est le moyen le plus efficace », expliquent les hommes du feu anversois.

    La procédure en vigueur prévoit que la voiture reste durant 24 heures dans le conteneur rempli d’eau. Le véhicule en sera ensuite sorti et les pompiers utiliseront une caméra thermique pour voir si la batterie est complètement refroidie. Si ce n’est pas le cas, il retournera dans l’eau. _ « Lors de précédents incendies, il a parfois fallu entre trois jours et une semaine pour que la batterie soit complètement refroidie  », _ a-t-on jouté de même source.

    #tesla #piege_à_cons #elon_musk #baudruche #batteries #électricité #Actualités_High-Tech #High_Tech #voiture_électrique #incendie

  • Notre-Dame : le secret de la victoire des pompiers contre le feu | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/notre-dame-comment-les-pompiers-ont-gagne-la-guerre-du-feu-1013461

    Pour venir à bout de l’incendie de Notre-Dame de Paris, dans la nuit du 15 avril 2019, il a fallu bien plus que le courage et la ténacité des pompiers. Leur victoire contre le feu qui menaçait de détruire la cathédrale est le fruit d’une organisation millimétrée, d’une formation d’élite et d’une chaîne de commandement où la responsabilité et la confiance sont des maîtres mots.

    #notredame #pompiers

    • Cholet. Les sapeurs-pompiers sont interdits de piscine et de stade Nathalie HAMON - 29 Janvier 2019 - Ouest France
      https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/cholet-49300/cholet-les-pompiers-interdits-de-piscine-et-de-stade-6202112

      Pour dénoncer un manque de moyen, les pompiers de Cholet avaient tourné le dos au président du Service départemental d’incendie et de secours lors d’une cérémonie, le 1er décembre dernier. Depuis, le maire de la ville les prive d’accès au stade et à la piscine municipale.

      Gilles Bourdouleix, maire de Cholet, avait rapidement quitté les lieux en voyant les pompiers lui tourner le dos. | OUEST FRANCE

      Nous avons pu en avoir la confirmation au terme de plusieurs coups de fil. Les sapeurs-pompiers de Cholet n’ont plus de créneau d’entraînement au centre aquatique GlisséO, ainsi qu’au stade omnisports : respectivement une heure le mercredi matin et une heure et demie le vendredi matin. Et cela depuis leur action lors de la cérémonie de la Sainte-Barbe, le 1er décembre 2018.

      Les pompiers choletais s’adaptent
      Ce jour-là, les soldats du feu, professionnels et bénévoles, avaient tourné le dos à leur hiérarchie, afin de dénoncer un manque de moyens et un problème d’effectifs, dans le Maine-et-Loire. Leur action visait le président du Service départemental d’incendie et de secours, Patrice Brault, conseiller départemental également élu au sein de la majorité municipale choletaise.

      Présent, le maire de Cholet, Gilles Bourdouleix, n’avait guère apprécié la plaisanterie : sa colère avait stoppé la cérémonie tout juste commencée.

      Depuis, les pompiers choletais n’ont pas voulu polémiquer sur cette interdiction d’accès à deux équipements choletais. Ils préfèrent se taire. L’un d’eux lâche cependant : « On ne va pas gaspiller notre énergie sur des choses qui nous paraissent tellement invraisemblables ! »

      Quant aux séances de sport, nécessaires à « l’entretien de leurs conditions physiques », ils s’adaptent. Ils ont déjà l’habitude d’aller courir au parc de loisirs de Ribou. Si la caserne est équipée d’un gymnase, elle n’a en revanche pas de bassin.

      #pompiers #désobéissance #élus #autorités #cholet #Gilles_Bourdouleix
      Une illustration de la #bêtise et de la #violence des #élus_locaux

  • Elle accuse les pompiers de viols, la justice la dit victime d’« atteinte sexuelle » - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/elle-denonce-des-viols-la-justice-la-dit-victime-d-atteinte-sexuelle-05-1

    Elle parle de « #honte », de « #mépris ». Huit ans après sa plainte contre des pompiers pour d’innombrables #viols survenus quand elle avait entre 13 et 15 ans, Julie* a appris avec colère que le parquet de Versailles avait demandé en septembre une requalification des faits : « Le #défaut_de_consentement […] apparaît insuffisamment caractérisé », écrit le magistrat, qui préconise de poursuivre les trois pompiers mis en examen non plus pour #viol mais pour #atteinte_sexuelle, un délit passible de sept ans de prison… loin des vingt ans prévus pour un viol aggravé.

    #impunité #colère #culture_du_viol #prédateur #pédocriminalité #abus_de_faiblesse

  • Des pompiers UK épuisés se voient maltraités dans un McDonald’s, le Net s’enflamme Sputniknews - 16 Octobre 2018
    https://fr.sputniknews.com/societe/201810161038513718-pompiers-uk-mcdonalds-reaction

    Le personnel d’un McDonald’s britannique s’est retrouvé sous le feu croisé des critiques pour avoir refusé d’offrir des boissons à des pompiers épuisés qui avaient éteint un énorme incendie dans un magasin voisin.

    Un restaurant McDonald’s britannique a été lynché sur les réseaux sociaux après que son personnel avait refusé de servir gratuitement des boissons aux pompiers qui s’y étaient rendu après avoir maîtrisé un incendie, relate le journal The Daily Mail. L’incendie en question s’était déclaré dans un magasin Home Store B & M dans le comté d’York.
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=7&v=SsO8bwK_N_U

    Finalement, l’un des clients du McDonald’s a acheté du thé pour les pompiers et son geste n’est pas passé inaperçu par les réseaux sociaux, où une tonne de critiques virulentes fustigeant le comportement du personnel ont été adressées.

    L’incident a divisé l’opinion : certains affirment que les pompiers auraient dû prendre de l’argent avec eux ou auraient pu se contenter de l’eau du robinet tandis que d’autres soulignent que le personnel du McDonald’s aurait dû leur offrir des boissons.

    Un porte-parole de McDonald’s s’est excusé et a déclaré :

    « Nous apprécions le travail extraordinaire de nos services d’urgence et remercions tous ceux qui consacrent leur vie à la protection de notre communauté locale », a indiqué McDonald’s au lendemain de l’incident.

    Et de conclure : « À cette occasion, nous voudrions présenter nos excuses aux pompiers qui ont bravement affronté les flammes la nuit dernière. Ils auraient dû recevoir des rafraîchissements gratuits en guise de reconnaissance de leurs efforts ».

    #mcdonald’s #mcdonald's #pompiers

  • Violences sexuelles : les pompiers de Paris visés par trois enquêtes
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/07/28/01016-20180728ARTFIG00057-violences-sexuelles-les-pompiers-de-paris-vises-p

    Après la plainte d’une jeune femme de 20 ans déposée fin 2017, une enquête préliminaire pour viol a notamment été ouverte par le parquet de Créteil, révèle Le Monde cette semaine. Deux autres plaintes ont été déposées en mars dernier par deux autres femmes pompiers de Paris.

    Ces affaires risquent encore d’écorner l’image des pompiers de Paris. D’après Le Monde , cette unité de l’armée de terre - qui couvre la capitale et la petite couronne - est actuellement visée par trois enquêtes judiciaires pour des faits d’agressions sexuelles et de viol. Une jeune femme de 20 ans, qui avait rejoint la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) en juin 2016, a déposé plainte pour viol à l’automne 2017 et une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Créteil. À Paris, la justice a également ouvert deux autres enquêtes après des plaintes déposées en mars dernier par deux femmes de la caserne de Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, pour des faits de harcèlement et d’agression sexuels.

    #viol #violences_sexuelles #pompiers #armée #virilité #sauveurs #masculinité

  • #Fumées d’#incendies : quelles conséquences sur la #santé des #pompiers ?
    http://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer/?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250279758387&nl=1

    Un rapport de la Caisse nationale des agents des collectivités locales (#CNRACL) intitulé « Impact et préventions des risques relatifs aux fumées d’incendies pour les sapeurs-pompiers », publié le 21 septembre, fait état d’une surmortalité chez les pompiers par rapport au reste de la population. « L’association entre le risque cardio-vasculaire et le métier de pompier est désormais reconnue du fait de l’exposition à des substances cardio-toxiques » et « des niveaux cardiaques atteints lors de certaines interventions », constate le groupe de travail qui a conduit cette évaluation.

    Le rapport : http://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/BlobServer?blobkey=id&blobnocache=true&blobwhere=12501

  • Des #pompiers sur la corde raide
    https://www.mediapart.fr/journal/france/080817/des-pompiers-sur-la-corde-raide

    Sébastien Jansem, représentant de la Fédération autonome des sapeurs-pompiers © Elsa Sabado Chaque incendie est une occasion, pour les responsables politiques, d’adresser de vibrants messages de soutien aux soldats du feu. Mais les sapeurs-pompiers, financés par les collectivités, sont directement victimes des coupes budgétaires. Ils dénoncent le danger qu’elles leur font courir sur le terrain.

    #France #incendies #pompiers_volontaires #sdis

  • En #Sicile, des #pompiers soupçonnés d’allumer des #feux pour toucher une prime
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/08/07/en-sicile-des-pompiers-soupconnes-d-allumer-des-feux-pour-toucher-une-prime_

    Les pompiers soupçonnés présentaient un nombre d’interventions anormalement élevé par rapport aux autres équipes – cent vingt, contre quarante sur une même période.

    #pyromane #statistique