• Le bruit et l’odeur (discours de Jacques Chirac) — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_bruit_et_l'odeur_(discours_de_Jacques_Chirac)

    « Notre problème, ce n’est pas les étrangers, c’est qu’il y a overdose. C’est peut-être vrai qu’il n’y a pas plus d’étrangers qu’avant la guerre, mais ce n’est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d’avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d’avoir des musulmans et des Noirs […] Comment voulez-vous que le travailleur français qui habite à la Goutte-d’or où je me promenais avec Alain Juppé il y a trois ou quatre jours, qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler ! [applaudissements nourris] Si vous ajoutez à cela le bruit et l’odeur [rires nourris], eh bien le travailleur français sur le palier, il devient fou. Il devient fou. C’est comme ça. Et il faut le comprendre, si vous y étiez, vous auriez la même réaction. Et ce n’est pas être raciste que de dire cela. Nous n’avons plus les moyens d’honorer le regroupement familial, et il faut enfin ouvrir le grand débat qui s’impose dans notre pays, qui est un vrai débat moral, pour savoir s’il est naturel que les étrangers puissent bénéficier, au même titre que les Français, d’une solidarité nationale à laquelle ils ne participent pas puisqu’ils ne paient pas d’impôt ! [...] Il faut que ceux qui nous gouvernent prennent conscience qu’il y a un problème de l’immigration, et que si l’on ne le traite pas et, les socialistes étant ce qu’ils sont, ils ne le traiteront que sous la pression de l’opinion publique, les choses empireront au profit de ceux qui sont les plus extrémistes6,7. […] [Au sujet des épiciers de proximité] La plupart de ces gens-là sont des gens qui travaillent, des braves gens ; on est bien content de les avoir. Si on n’avait pas l’épicier kabyle au coin de la rue, ouvert de 7 heures du matin à minuit, combien de fois on n’aurait rien à bouffer le soir8 ? »

    #populisme #racisme #Jacques_Chirac

  • L’UE choisit le #Rwanda pour relocaliser les #demandeurs d’asile

    L’Union européenne va conclure un accord avec le Rwanda pour tenir les demandeurs d’asile à l’écart de ses frontières. Déchirée sur la question des migrants, l’Europe poursuit une politique déjà expérimentée et critiquée, analyse The New York Times.

    L’Union européenne s’apprête à conclure un accord financier avec le Rwanda pour que le pays accueille des demandeurs d’asile en provenance de Libye, afin qu’ils n’entrent pas sur le Vieux Continent. Un mécanisme dont l’UE est coutumière. Cette dernière, rappelle The New York Times, a déchiré le continent et entraîné une recrudescence du populisme en Europe :

    Depuis trois ans, et dans un contexte de montée des partis populistes hostiles aux migrants, l’Union européenne paye d’autres pays pour tenir à distance du continent les demandeurs d’asile

    https://www.courrierinternational.com/article/vu-des-etats-unis-lue-choisit-le-rwanda-pour-relocaliser-les-

    #Union européenne #Externalisation #Demande d’asile #Frontières #Rwanda #Populismes

  • Iñigo Errejón : « Il est nécessaire que les forces de transformation et d’émancipation ne laissent pas l’idée de nation à la droite » (2/2)
    https://lemediapresse.fr/international/inigo-errejon-il-est-necessaire-que-les-forces-de-transformation-et-de

    Une rencontre avec Íñigo Errejón, cofondateur de #Podemos, aujourd’hui éloigné du parti-mouvement de la #Gauche espagnole sur la base de solides divergences théoriques. Dans cette seconde partie de notre entretien, mené le 29 juin 2019 : stratégies et division des gauches à #Madrid ; retour de l’extrême-droite avec Vox, « infanterie du bloc réactionnaire » ; possibilités d’un autre patriotisme.

    #Idées #International #Carmena #communisme #Errejon #Espagne #Etat #Gilets_Jaunes #Iglesias #Macron #Marxisme #peuple #populisme

  • Iñigo Errejón : « L’unité de ceux d’en bas est plus grande et plus importante que l’unité de la #Gauche » (1/2)
    https://lemediapresse.fr/international/inigo-errejon-lunite-de-ceux-den-bas-est-plus-grande-et-plus-important

    Une rencontre avec Íñigo Errejón, cofondateur de #Podemos, aujourd’hui éloigné du parti-mouvement de la gauche espagnole sur la base de solides divergences théoriques. Dans la première partie de notre entretien : perspectives du mouvement des #Gilets_Jaunes, échecs et succès de Podemos, et pertinence du clivage gauche-droite.

    #Idées #International #communisme #Errejon #Espagne #Etat #Iglesias #Macron #Madrid #Marxisme #peuple #populisme

  • Entrevista a Bernard-Henri Lévy
    entretien paru en mars 2019 dans le quotidien ABC.

    http://www.el-nacional.com/noticias/papel-literario/entrevista-bernard-henri-levy_290127

    “La amenaza de los populismos es contra las ideas, la inteligencia y la belleza. También es una amenaza contra la complejidad de las cosas, contra la convivencia”

    Uno de los grandes pensadores e intelectuales de nuestro tiempo, Bernard-Henri Lévy (Argelia, 1948) ha iniciado con éxito una gira teatral por Europa con su obra Looking for Europe. El próximo miércoles se estrenará en España, en el Teatro Olympia de Valencia, después irá a Barcelona y a Madrid. En este monólogo defiende los valores democráticos y liberales contra la amenaza de los populismos. También acaba de publicar su libro The Empire and the Five Kings (Henry Holt & Company Inc.), que trata sobre la pérdida de liderazgo mundial de los Estados Unidos y cómo los cinco poderes, los antiguos imperios: Rusia, China, Turquía, Irán y el islamismo radical suní, están debilitando los valores que han distinguido nuestra civilización occidental.
    […]
    Ha comentado que estos cinco poderes quieren acabar con Europa. ¿Cree que tienen una estrategia? ¿Cuál sería el mayor beneficio para ellos de este debilitamiento?
    Para los olvidados y desdichados de sus pueblos, o sea, para las mujeres de Arabia Saudí, para los disidentes democráticos de China, o para la juventud de Irán, Europa es un ejemplo, una referencia y, sobre todo, una esperanza. Europa es la luz al final del túnel. El principal interés de estos cinco poderes sería apagar esa luz: que sus pueblos dejen de soñar con Europa y que Europa dejara de ser una esperanza para ellos. Mientras Europa exista y sea fuerte, representa un peligro, no solo desde el punto de vista geoestratégico, sino sobre todo ideológico y espiritual. Porque para toda su gente Europa representa la imagen de un futuro distinto frente a la dura realidad de lo que ahora son.

    Parece que quien más se beneficiaría sería Rusia ya que la actual debilidad de Europa favorece sus objetivos geoestratégicos.
    Hay un reparto de papeles en esto entre China y Rusia. China tiene la fuerza y Putin la inteligencia. El dinero viene de China o del mundo árabe, mientras la reflexión y la estrategia vienen de Putin.
    […]
    ¿Todo esto está presente en su obra?
    Hablo de los “chalecos amarillos” y de los indignados, de todo este movimiento que, para mí, bajo la apariencia de la democracia, es realmente antidemocrático. Llevan camino de arrastrar a nuestras sociedades, como en su momento fue la caída del Imperio Romano o el final de la Atenas clásica. Yo eso no lo quiero, y por eso he peleado toda mi vida en lugares tan lejanos como Afganistán, Pakistán o Kurdistán. Ahora tengo la convicción de que el fuego está en mi casa. Y mi casa son Francia, España, Italia… Por eso he escrito esta obra: para regresar a casa y hacer frente a la guerra que ha sido declarada por parte de los populistas.

  • La France en marche EP40 épilogue du Homardgate, le grand Téléshopping du 14 juillet _ Studio Crapulax *

    https://www.youtube.com/watch?v=DlJzgoioRIA

    Pour feter les 2 ans de notre chaine, notre antenne revient sur le merveilleux défilé du 14 juillet qui aura permis à notre glorieux monarque de mesurer son imbattable popularité tout en ventant la collection 2019 de l’industrie française de l’armement pour nos richissimes clients étrangers ! Dans cet épisode nous revenons également sur le destin tragique d’un bienfaiteur de l’humanité : François de Rugy, nouvelle victime du populisme galopant !

    Gloire à Maman Brigitte et à la main invisible !
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    Voulez-vous en savoir + ?
    L’ordo libéralisme vous interesse ? « Simple comme l’Europe » est un programme à visionner en famille pour mieux comprendre les enjeux de l’Union Européenne pour les nuls !
    https://www.youtube.com/watch?v=HytVgI6rXkE

    Cinéma : L’attaque des bots Russophiles - un thriller palpitant :
    https://www.youtube.com/watch?v=AW6HIs_5MXI

    Chanson française : venez twister avec le Fringant Gaétan Thomas et son succès au hit parade de la Start-up Nation « Si j’avais un barbouze » !
    https://www.youtube.com/watch?v=ki2DdroIG-Q

    #France #enMarche #néo-libéralisme #ordo-libéralisme #françois_de_rugy #Homard #injustice #populisme #oùeststeve #violences_policières #emmanuel_macron

  • Le grand retour de la question sociale | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/grand-retour-de-question-sociale/00089577

    « La vague de #populisme qui submerge le monde occidental est soulevée par un vent de #mépris. » La troisième édition du rapport sur les #inégalités en #France, publiée hier, a une saveur particulière. Un goût amer, quand on la met en regard du résultat des élections européennes. Le mépris dont parle Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, c’est le dédain de la France qui gagne à l’encontre de la France qui « fume des clopes et roule au diesel », brocardée en son temps par l’ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. C’est la morgue avec laquelle une certaine #gauche embourgeoisée stigmatise la « France moche », celle qui arpente les rayons des supermarchés et reste scotchée à la télé. C’est l’arrogance d’une #élite qui s’arc-boute sur ses #privilèges et refuse d’entendre parler de ceux qui galèrent.

  • Bruno #Amable : « Une partie de l’opposition de #Gauche pense toujours à l’ancien monde » (2/2)
    https://lemediapresse.fr/idees/bruno-amable-une-partie-de-lopposition-de-gauche-pense-toujours-a-lanc

    Dans la seconde partie de notre entretien, l’économiste Bruno Amable pointe les contradictions de l’écologie de marché, alerte contre les prochaines réformes du gouvernement et évalue les stratégies de la gauche.

    #Idées #ADP #Bloc_bourgeois #Classes_sociales #EELV #Elections #FI #FN #Garrido #Hollande #Jadot #Moscovici #Palombarini #populisme #RN

  • Bruno #Amable : « Économiquement, le programme du #Bloc_bourgeois réside dans une transformation très radicale du modèle français » (1/2)
    https://lemediapresse.fr/idees/bruno-amable-economiquement-le-programme-du-bloc-bourgeois-reside-dans

    L’économiste Bruno Amable revient sur la genèse du concept de « bloc bourgeois » et analyse le moment politique, en France et en Europe. Les dernières échéances électorales confirment-elles l’hypothèse d’un nouveau bloc social dominant qui exclue les classes populaires ? Comment le combattre ? Réponses dans la première partie de cet entretien.

    #Idées #Classes_sociales #Elections #FI #FN #Gauche #Palombarini #populisme #RN

  • Why is populism booming ? Today’s tech is partly to blame | Jamie Bartlett, the author of The People vs Tech
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2018/nov/29/populism-tinder-politics-swipe-left-or-right-unthinkingly

    This makes sense once you understand that social media platforms are, given where their money comes from, advertising firms. As any ad man will tell you, emotion and simplicity sell. Online, that’s true in the literal sense: the more content is shared, the more advertising revenue it generates. Populist messages – especially if you’re in opposition, and can rant without the inconveniences of power – perform better than anything from the watery centre ground. But the natural affinity runs deeper: populists are more spiritually attuned to today’s technology. From shopping to dating to music to news, everything is personalised – quick, convenient, as-you-wish. What a frustrating, compromise-ridden and plodding affair politics is by comparison! Populists promise to cut through that. They offer Tinder politics – swipe left or right to get exactly what you want, without thinking too much. Anyone who stands in the way is part of a shadowy corruption – Blairites, newspapers, judges, immigrants… The good news is, says the populist, we now have a direct line to those honest, decent, hard-working people, circumnavigating the self-interested establishment parties and media. This is why many populists – whether it’s Twitter addict Trump, or the Swedish Democrats or the Italian Five Star Movement – are early adopters, and entirely at ease with the format.

    Lire aussi, dans le @mdiplo du mois, ce passage dans l’article sur l’ascension de Matteo Salvini :

    (…) Pour y parvenir, le chef de la Ligue a dû opérer deux changements majeurs : une nouvelle stratégie électorale et un rapport novateur au numérique. Pour y parvenir, le chef de la Ligue a dû opérer deux changements majeurs : une nouvelle stratégie électorale et un rapport novateur au numérique.

    C’est alors que M. Luca Morisi entre en scène. Cet expert en informatique de 45 ans dirige, avec un associé, l’entreprise Sistema Intranet, qui ne compte aucun employé, mais une foule de clients institutionnels. Il prend en main M. Salvini à une époque où ce dernier est déjà inséparable de sa tablette et largement familiarisé avec Twitter, mais où sa présence sur Facebook demeure négligeable. Son nouveau conseiller numérique lui enjoint de changer de stratégie. Twitter est un carcan, lui explique-t-il. Selon lui, la plate-forme est fondamentalement autoréférentielle et favorise les messages de confirmation. « Les gens sont sur Facebook et c’est là que nous devons être », soutient-il. Une équipe dévolue aux réseaux sociaux se constitue. Elle ne tarde pas à devenir l’un des plus importants services de la Ligue.

    M. Morisi énonce dix commandements auxquels le chef du parti doit se soumettre. Les messages de sa page Facebook doivent être écrits par M. Salvini lui-même, ou en donner l’illusion. Il faut en publier tous les jours, tout au long de l’année, et commenter y compris les événements qui viennent juste de se produire. La ponctuation doit être régulière, les textes simples, les appels à l’action récurrents. M. Morisi suggère également d’utiliser autant que possible le pronom « nous », davantage susceptible de favoriser l’identification des lecteurs, mais aussi de bien lire les commentaires, en y répondant parfois, afin de sonder l’opinion publique.

    Résultat : la page Facebook de M. Salvini fonctionne comme un quotidien, notamment grâce à un système de publication créé en interne et connu sous le nom de « la bête ». Le contenu est mis en ligne à heures fixes et repris par une multitude d’autres comptes ; les réactions font l’objet d’un suivi continu. M. Morisi et ses collègues rédigent quatre-vingts à quatre-vingt-dix publications par semaine, quand M. Renzi — alors président du conseil — et son équipe n’en produisent pas plus de dix. Pour fidéliser les abonnés, M. Morisi imagine une astuce : il conseille de s’en tenir aux mêmes mots, afin d’évoquer davantage un pilier de bar qu’un homme politique traditionnel.

    Le ton des messages relève de l’irrévérence, de l’agressivité et de la séduction. Le chef de la Ligue dresse ses lecteurs contre l’ennemi du jour (les « clandestins », les magistrats véreux, le Parti démocrate, l’Union européenne…), puis il publie une photographie de la mer, de son repas ou encore de lui-même en train de donner l’accolade à un militant ou de pêcher. L’opinion publique se nourrit d’un flot incessant d’images de M. Salvini mangeant du Nutella, cuisinant des tortellinis, mordant dans une orange, écoutant de la musique ou regardant la télévision. Chaque jour, une tranche de sa vie est ainsi diffusée auprès de millions d’Italiens, selon une stratégie où le public et le privé s’entremêlent en permanence. Cet éclectisme vise à lui donner une image humaine et rassurante, tout en lui permettant de continuer ses provocations. Son message : « En dépit de la légende qui me présente comme un monstre rétrograde, un populiste peu sérieux, je suis une personne honnête, je parle ainsi parce que je suis comme vous, alors faites-moi confiance. »

    La stratégie de M. Morisi repose également sur la « transmédialité » : apparaître à la télévision tout en publiant sur Facebook, passer au crible les commentaires en direct et les citer pendant l’émission ; une fois celle-ci terminée, monter des extraits et les mettre sur Facebook… Cette approche, dans laquelle M. Salvini est passé maître, n’a pas tardé à porter ses fruits : entre mi-janvier et mi-février 2015, il a obtenu pratiquement deux fois plus de temps d’antenne que M. Renzi. En 2013, il n’avait que dix-huit mille abonnés sur Facebook ; mi-2015, il en comptait un million et demi, et ils sont plus de trois millions aujourd’hui — un record parmi les dirigeants politiques européens.

    https://www.monde-diplomatique.fr/2019/06/PUCCIARELLI/59962

    #CM #populisme #médias_sociaux

  • Comment La France insoumise veut renouveler la gauche européenne
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120519/comment-la-france-insoumise-veut-renouveler-la-gauche-europeenne

    Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon veut peser au Parlement européen avec ses partenaires espagnols ou portugais. Les Insoumis français espèrent, à terme, devenir le fer de lance de la gauche « populiste » en Europe.

    #GAUCHE_S_ #populisme,_La_France_insoumise,_Parlement_européen,_Jean_Luc_Mélenchon,_gauche,_gue/ngl,_Younous_Omarjee

  • #internet est une utopie : les fausses promesses du numérique
    https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/internet-developpe-une-culture-mediocrite

    Gueule de bois. C’est le sentiment que nombre d’entre nous avons aujourd’hui. Nous avons fait la fête sur les promesses d’un nouveau monde. Nous pensions que les technologies en général et l’Internet en particulier signaient la promesse d’une nouvelle espérance. Nous imaginions que la technologie était par essence porteuse de sens. Qu’elle pouvait se substituer aux règnes des idéologies déchues. Internet était prophétique. C’était la multiplication des petits pains avec le porno en plus. Puis vint l’impensable. — Permalink

    #fakenews #populisme

  • #Italie, anatomie d’une crise (4/5) – Marco d’Eramo : « Salvini et Di Maio ne disent jamais que le problème majeur de l’Italie est la dette publique »
    https://lemediapresse.fr/international/italie-anatomie-dune-crise-4-5-marco-deramo-salvini-et-di-maio-ne-dise

    À Rome, Filippo Ortona rencontre Marco d’Eramo, intellectuel italien, ancien élève de Pierre Bourdieu, penseur du #Capitalisme, du #populisme et de ses usages, pour le quatrième épisode de notre série « Italie, anatomie d’une crise ». Entretien. 

    #Idées #International #classe_ouvrière #communisme #Europe #extrême_droite #fascisme #Gauche #globalisation #italieanatomiedunecrise #Italieombresetlumieres #Lega #M5S #Mondialisation #ouvriers #sociologie #sociologue #syndicalisme #Syndicats #UE #Union_Européenne

  • Préface à la nouvelle édition des Aventures de la marchandise d’Anselm Jappe (La Découverte, 2017)
    http://www.palim-psao.fr/2019/04/preface-a-la-nouvelle-edition-des-aventures-de-la-marchandise-d-anselm-ja

    Si l’aggravation de la crise du capitalisme a donné raison à la théorie radicale, elle n’a malheureusement pas augmenté dans la même mesure les chances d’une émancipation sociale. L’augmentation des populismes, aux traits souvent barbares, et surtout d’un « populisme transversal » réunissant des éléments de droite et de « gauche » et attribuant toutes les fautes du capitalisme aux « banquiers » et aux « spéculateurs », est jusqu’ici le résultat le plus visible du désespoir engendré par le déclin du capitalisme et la terre brûlée qu’il laisse derrière lui. L’« anticapitalisme » contemporain, même lorsqu’il est sincère, confond volontiers le capitalisme en tant que tel avec sa phase la plus récente : le néolibéralisme, qui règne depuis la fin des années 1970. Loin de reconnaître dans les convulsions actuelles la conséquence de l’épuisement de la valeur et de la marchandise, de l’argent et du travail, la grande majorité des courants de la gauche – y compris ceux qui se veulent « radicaux » – n’y voient que la nécessité de revenir à un capitalisme plus « équilibré », au keynésianisme, à un rôle fort de l’État et à un encadrement plus sévère des banques et de la finance. Les mouvements sociaux des dernières années n’ont fait généralement que formuler le souhait de restaurer une étape antérieure du développement capitaliste. Ils ont attribué explicitement ou implicitement le pouvoir actuel de la finance transnationale à une espèce de conspiration, au lieu de reconnaître dans le crédit et dans la création de sommes astronomiques de « capital fictif » une fuite en avant du système marchand, devenue inévitable après que les progrès de la technologie ont quasiment arrêté la production de survaleur.

    #Anselm_Jappe #critique_de_la_valeur #wertkritik #capitalisme #travail #populisme_transversal #finance

    • @rastapopoulos

      Peut-être bien que j’ai pas bien tout compris à cette brillante théorie qui nous dit depuis plus de 20 ans que le capitalisme est en train de s’effondrer sous le poids de ses contradictions (#collapsologie ?).

      Mais ce que je vois autour de moi, avec mes propres yeux, c’est que le capitalisme se porte à merveille. Qu’il dégrade constamment les conditions de la vie, biologique et sociale, c’est ce qui lui ouvre de nouveaux marchés pour la production industrielle à haute valeur ajoutée. Confondre la crise « écologique et énergétique », comme le fait Jappe, avec une crise du capitalisme montre bien qu’il n’a pas compris grand’chose à la dynamique du capitalisme.

      On trouve la même confusion chez les collapsologues... La « valeur » n’est que le travestissement progressiste de la dépossession qu’engendre partout le monopole radical de la marchandise.

      Et aussi, quelle curiosité : le capitalisme est « en crise », « menace de s’effondrer », et il n’y a aucun mouvement social pour le pousser vers la tombe. C’est vraiment pas de chance !

      Est-ce que par hasard cela ne serait pas dû à la puissance du capitalisme sur nos vies, à notre dépendance quasi totale aux marchandises ?

  • Le marché, défenseur des foules, par Thomas Frank
    (Manière de voir, @mdiplo, avril-mai 2019)
    https://www.monde-diplomatique.fr/mav/164/FRANK/59684

    Mais, en se payant la tête de pratiquants ringards, Laybourne ne faisait que suivre la célèbre stratégie de marque qui avait été expliquée quelques années auparavant par le publicitaire français Jean-Marie Dru, dans un livre intitulé Disruption (1997). L’humanité étant selon lui entrée dans une nouvelle ère où l’image des marques importait plus que tout autre facteur matériel, Dru prétendait que les grandes marques devaient s’inventer un projet ambitieux afin d’être identifiées à l’émancipation. Elles devaient donc avant tout dénoncer et combattre une « convention » sociale quelconque (une de « ces idées toutes faites qui maintiennent le statu quo » ) et adopter une « vision » plus vaste de la liberté humaine. À plus long terme, Dru proposait ni plus ni moins la colonisation par le monde des affaires de la notion de « justice sociale » . Pour que l’image d’une marque fonctionne, écrivait-il, elle doit être « audacieuse », « faite de rêve », toutes qualités qu’il illustrait par des citations de différentes figures historiques de la gauche. Ainsi, de la même façon que le recul définitif de la gauche dans les années 1990 avait ouvert la voie aux fantaisies pseudo-rebelles de la « révolution entrepreneuriale », cette même gauche en déroute abandonnait également derrière elle tout un éventail de bastions glamour et culturellement non conventionnels prêts à être occupés par les défenseurs des intérêts privés. Dru pensait apparemment que, pour s’imposer, les marques devraient être capables de s’identifier avec une facette quelconque de la radicalité politique d’hier. Dans les années 1990, la « justice sociale » serait défendue par les marques au lieu des mouvements sociaux.

    #publicité #maketing #populisme_de_marché

  • Christophe Guilluy : « Notre modèle ne fait plus société, n’intègre pas le plus grand nombre » _ 07 décembre 2018
    https://www.lecho.be/opinions/carte-blanche/Christophe-Guilluy-Notre-modele-ne-fait-plus-societe-n-integre-pas-le-plus-grand-nombre/10076917

    Dans son dernier ouvrage, « No society. La fin de la classe moyenne occidentale » (Flammarion), le géographe Christophe Guilluy, créateur du concept de « France périphérique » — aujourd’hui régulièrement invoqué pour expliquer la crise des « gilets jaunes » —, prolonge ses réflexions sur l’abandon et l’invisibilité des classes populaires.

    Comment définissez-vous le concept de « classe moyenne » ?
    C’est un débat byzantin, car c’est un concept relativement flou. On peut s’amuser à le définir en termes de revenus, de professions, etc. Toujours est-il que, lorsque les hommes politiques actuels évoquent les classes moyennes, ils parlent essentiellement des classes supérieures.

    Auparavant, les sociétés occidentales étaient des sociétés dans lesquelles l’ouvrier, le paysan ou l’employé, avait l’impression de faire partie d’un tout. Même s’il existait des écarts de salaire, chacun avait le sentiment d’être intégré économiquement.

    Par ailleurs, il y avait des instances de représentations, des partis et des syndicats. C’était le modèle vertueux des Trente Glorieuses. Il existait alors une intégration à la fois économique, politique et culturelle.

    Cette classe moyenne portait les valeurs des sociétés occidentales, ce qu’on appelait l’"American way of life". Dès lors que ces mêmes catégories ne portent plus le modèle, elles deviennent alors les perdants de la mondialisation. Or, un système de valeurs est toujours porté par les catégories modestes. Ce n’est pas quelque chose d’abstrait. Aujourd’hui, il n’y a plus d’intégration car il n’y a plus d’incarnation des systèmes de valeurs.

    Vous vous opposez à tout déterminisme géographique pour expliquer cette situation…
    Il n’y a pas de déterminisme géographique. On ne pense pas, on ne vote pas parce qu’on vit à tel endroit. Ce que j’ai appelé la « France périphérique », ce sont des territoires qui, globalement, créent de moins de moins d’emplois.

    Avec ce concept, je voulais simplement indiquer que des notions comme l’"urbain" ou la « ruralité » n’expliquent en définitive pas grand-chose quant à la répartition dans l’espace des catégories de population. La « France périphérique » n’est pas la France des campagnes.

    En vérité, la « France périphérique » est majoritairement urbaine. Mais la réalité urbaine à Charleville-Mézières n’est pas la même qu’à Paris. On peut donc faire un diagnostic des effets réels du modèle mondialisé, qui produit de plus en plus d’inégalités. Ce dernier a un impact très concret sur les territoires et, plus largement, sur notre vision du monde.

    Pour la première fois dans l’Histoire, les catégories modestes ne vivent plus là où se crée l’emploi. Du fait de la division internationale du travail et de la polarisation de l’emploi, il était logique que la classe moyenne, la classe majoritaire, implose. Les conséquences culturelles et politiques sont gigantesques.

    Notre modèle ne fait plus société, n’intègre pas le plus grand nombre. Comment combiner un modèle mondialisé avec une volonté d’intégrer économiquement tous les territoires ? Soyons clairs : même si ces territoires créaient de l’emploi, çà ne changerait pas grand-chose en ce qui concerne le PIB. En revanche, d’un point de vue culturel, ça change tout. Il y a un décalage flagrant avec l’élite, auquel s’ajoute un mépris de classe.

    Paradoxalement, ailleurs dans le monde, la classe moyenne émerge…
    On assiste en effet à l’émergence d’une classe moyenne en Chine, en Inde ou au Brésil. Il n’empêche : l’organisation du monde va s’homogénéiser. On constate que le modèle mondialisé peut être positif ultra rapidement pour les pays émergents, mais devient fragile de manière tout aussi rapide.

    Au Brésil, par exemple, on assiste déjà à une fragilisation de la classe moyenne.

    C’est pourquoi vous constatez l’apparition logique d’une forme de populisme « naturel ». Comment le distinguez-vous du populisme dans sa forme politique ?
    Le populisme, c’est le diagnostic des gens d’en bas. Il y a un pragmatisme des populations. Contrairement à certains, je ne pense pas que les gens soient influencés par les discours.

    Trump ne crée pas l’"Amérique périphérique" : il est issu de l’élite et reste ultralibéral. Les populistes n’ont pas compris les choses avant tout le monde, il se sont simplement adaptés à une situation.

    En France, l’extrême droite a longtemps été néolibérale mais, depuis quelques années, Marine Le Pen prend la défense des ouvriers, de l’État, etc. En Italie, on observe la même situation avec Salvini. Les populistes s’inspirent d’une demande profonde venant d’en bas, qui n’est pas idéologique.

    Il faut cesser de penser qu’il est possible de rééduquer les masses pour qu’elles cautionnent le néolibéralisme. La distance entre un New-Yorkais et un Parisien est moins grande qu’entre un New-Yorkais et un agriculteur du centre des Etats-Unis.

    Or, tout le sens d’une société est de créer un lien entre le haut et le bas. Mettre de côté le plus grand nombre entraîne un problème démocratique profond. Le peuple n’a pas toujours raison, mais il faut repartir du mouvement réel de la société car le modèle consumériste est fatigué.

    Le défi climatique peut-il recréer une unité au sein de la société ? Les manifestations contre la hausse du prix du carburant ne vont-elles pas dans le sens inverse ?
    Il n’y a pas d’un côté des gens qui veulent polluer et, de l’autre, des gens qui veulent sauver la planète. Tout le monde est conscient des enjeux écologiques depuis très longtemps. Aucun paysan ne souhaite polluer. Il existe une conscience écologique partagée par le plus grand nombre.

    Si les gens manifestent aujourd’hui, c’est parce que le pouvoir d’achat est si bas que les fins de mois deviennent vraiment difficiles. La question écologique se couple à une question économique. Les deux ne sont pas contradictoires.

    Aujourd’hui, on tient un discours d’hyper-mobilité dans les grandes villes et, ailleurs, on assiste à un processus de sédentarisation. D’un côté, il y a la formation de « nouvelles citadelles » et, de l’autre, une population de plus en plus sédentaire. La sédentarisation sera le grand tournant du 21e siècle.

    Avec l’industrie aéronautique, le tourisme est le secteur qui pollue le plus. Pourtant, ça n’intervient jamais dans le débat, alors que l’avion est le moyen de transport le plus utilisé par les classes supérieures. À mon sens, le mouvement réel de la société va aller vers une attention de plus en plus importante pour les questions environnementales. Elles vont s’imposer par là-bas, par logique, et non par idéologie ou militantisme.

    Comment organiser ce mouvement d’un point de vue politique et économique ? Le problème est que les partis traditionnels sont en décalage complet. Ils ont été créés pour une classe moyenne qui n’existe plus. Nous vivons donc un moment d’adaptation de la classe politique. Il faut aller vers le peuple, et non se raidir en s’enfermant dans de petites bulles.

    Mais l’élite est-elle précisément capable d’effectuer ce mouvement ?
    L’élite n’existe que si elle est soutenue par ce que j’appelle le « monde d’en haut », pas forcément des riches, mais des gens qui valident le modèle économique en place. Or, le modèle néolibéral est en train de mettre à mal les classes inférieures des classes supérieures. Le « monde d’en haut » se met donc à douter.

    Faut-il pour autant tout renverser ? Je crois qu’il peut y avoir une adaptation en douceur, car nos sociétés sont suffisamment riches pour éviter des révolutions violentes. Il faut également garder à l’esprit que quelqu’un comme Macron, en France, n’a pas été élu uniquement par les élites aisées, mais aussi par les retraités et par les fonctionnaires. Il réalise donc une politique suicidaire en s’attaquant aux retraites et à la fonction publique.

    En Angleterre, ce sont les retraités qui ont permis le Brexit. Détricoter l’État providence est très risqué

    #Christophe_Guilluy #invisibilité #mondialisation #mobilité #populisme #petite_bourgeoisie #partis_politiques #élites #gilets_jaunes #giletsjaunes

  • Affaire Benalla : petits #montages et gros #mensonges | Reportages | Là-bas si j’y suis
    https://la-bas.org/la-bas-magazine/reportages/affaire-benalla-petits-montages-et-gros-mensonges

    Là-bas si j’y suis révèle aujourd’hui des vidéos exclusives qui font la lumière sur les étranges méthodes d’Ismaël Emelien, ex-conseiller du Président de la République et chargé de la cellule de riposte de l’Élysée au moment de l’affaire Benalla. Alors que le clan au pouvoir ne cesse d’accuser les « populistes » de toutes les turpitudes, on va voir que ces vaillants procureurs sont largement en tête dans la fabrication des #fake-news...

    Le journal Le Monde publiait vendredi 29 mars 2019 un article intitulé « Comment l’Élysée aurait fait diffuser un montage vidéo trompeur pour tenter d’excuser Alexandre Benalla ».
    #Là-bas si j’y suis qui travaillait sur la question depuis plusieurs semaines, apporte aujourd’hui des documents exclusifs et des éléments supplémentaires.

    Tout le monde a en tête la scène de cet homme déguisé en policier frappant un jeune homme place de la #Contrescarpe à Paris le #1er_mai 2018. C’est cette fameuse séquence filmée à l’époque par notre journaliste #Taha_Bouhafs, qui permet deux mois et demi plus tard au journal Le Monde d’identifier le proche collaborateur d’Emmanuel Macron, Alexandre #Benalla. Nous sommes le 18 juillet 2018 au soir et ce qui deviendra « l’Affaire Benalla » vient d’éclater.

    La cellule riposte de l’Élysée, chapeautée à l’époque par Ismaël Emelien, organise alors la communication de crise du Palais. Dans le cadre de cette opération de déminage, c’est donc Ismaël Emelien, 31 ans, tête « pensante » de la macronie, qui se charge directement d’échafauder « le contre-feu » médiatique. Il fait alors diffuser une vidéo comportant deux séquences par un compte anonyme sur Twitter (@FrenchPolitic) détenu par Pierre LeTexier, responsable de la communication numérique d’En Marche, qui a admis face aux enquêteurs avoir propagé la « riposte » sous anonymat.

    [...]

    La passion du mensonge, des fake news et du montage fallacieux est décidément un art très partagé, mais pas toujours bien maîtrisé en #Macronie. À l’heure de la République « exemplaire » d’Emmanuel Macron où les fake news sont érigées en ennemi de la démocratie, Ismaël Emelien nous rappelle récemment sur France Inter que la manipulation et les mensonges sont l’apanage des « #populistes », que les « #progressistes » ont pour mission de combattre.

    – Les populistes... ils utilisent, et c’est factuel de dire cela, des #fake_news, beaucoup de techniques de manipulation, pour tenter de canaliser les sentiments de leurs électeurs vers des sujets qui n’ont rien à voir avec les vrais sujets qui sont importants pour le destin du pays., Ismaël Emelien sur France Inter le 26 mars 2019.

    Force est de constater qu’#Ismaël_Emelien tombe sous sa propre définition du #populisme.

  • Lebanon looks to hardline eastern Europe approach for Syrian refugees

    Lebanon said on Wednesday it wanted to follow the example of eastern EU states that have largely rejected refugees as a way of resolving its own refugee crisis.
    Foreign Minister Gebran Bassil sympathized with the Czech Republic, Hungary, Poland and Slovakia’s refusal to accept refugee distribution quotas proposed by the EU after the 2015-16 migrant crisis, when more than a million people streamed into Europe, mostly from Syria.
    Populist eastern EU leaders including Hungarian Prime Minister Viktor Orban, Poland’s powerbroker Jaroslaw Kaczynski and Czech President Milos Zeman, among others, blasted German Chancellor Angela Merkel’s “open door” policy on accepting migrants during that period.
    These countries “were acting in their national interest and decided that the redistribution of refugees among European countries is not in their national interest, although they faced EU sanctions for that,” Bassil told reporters in Prague.
    “I would like this attitude to be an inspiration for Lebanon, because every state must make national interests its top priority and at this moment Lebanon’s key national interest is the return of Syrian refugees to their homeland,” he added.
    Lebanon says it is hosting 1.5 million Syrians — around a quarter of its own population. Less than one million of them are registered with UN refugee agency the UNHCR.
    Most of the Syrian refugees in Lebanon live in insecurity and depend on international aid.
    The International Monetary Fund has said their presence has led to increased unemployment and a rise in poverty due to greater competition for jobs.
    The influx has also put strain on Lebanese water and electrical infrastructure.
    Lebanese government officials and politicians have ramped up calls for Syrians to return home, but the United Nations has consistently warned that conditions in the war-ravaged country are not suitable for such returns.
    “I would like Prague or Beirut to host a meeting, an initiative of countries seeking to plan and ensure the return of Syrian refugees to their country,” said Bassil.
    “This would be immensely useful for both Lebanon and Syria and in general it would be the best solution to the human, humanitarian and political crisis we have right now and which could get worse in the future,” he said.


    http://www.arabnews.com/node/1473496/middle-east
    #Liban #it_has_begun #modèle_hongrois #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_syriens #intérêt_national #populisme #modèle_Visegrad #retour_au_pays

  • Un mot qui signifie « panique », par Pierre Rimbert
    https://www.monde-diplomatique.fr/mav/164/RIMBERT/59698

    Il est d’usage qu’un texte consacré au #populisme débute par l’aveu d’un léger malaise : à quoi rime une notion qui rassemble les paysans américains et les étudiants russes de la fin du XIXe siècle, MM. Bernie Sanders et Donald Trump, Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen, Nicolás Maduro et Jair Bolsonaro ? Mais, sitôt ce doute exposé, il convient de n’en tenir aucun compte et d’enchaîner sur un constat tout aussi rituel : le danger populiste est de retour, il menace le pluralisme et la #démocratie. Ce disque rayé tourne depuis plus d’un demi-siècle.

  • Tous populistes !, par Pierre Rimbert
    https://www.monde-diplomatique.fr/mav/164

    Emmanuel Macron en a fait son slogan pour les élections européennes ; France Inter, son obsession ; Bernard-Henri Lévy, sa dernière pièce de théâtre : combattre « la montée des #populismes » est le cri de ralliement des gens bien formés, bien informés et bien habillés. Mais que recouvre réellement ce mot d’ordre ?

  • #Begaudeau
    #bourgeois

    https://www.brain-magazine.fr/article/brainorama/52245-Francois-Begaudeau-Les-bourgeois-votent-a-99-ces-cons-la

    Si la #bourgeoisie de gauche n’est pas nouvelle, la nouveauté, c’est peut-être d’avoir Macron qui fait une politique très libérale mais qui parvient à flatter les valeurs de cette gauche. Tu dis dans le livre : « Au-delà de la violence sociale, c’est le coulis de framboise qui est obscène ».
    C’est quantitatif. Macron est un accélérateur. D’où les réactions. Ce qu’a fait le PS pendant 30 ans, c’est-à-dire entériner une #politique_libérale avec un coulis de cool, quelques mesures sociales pour la forme, Macron le fait encore plus. Une politique encore plus libérale et un coulis de cool encore plus épais. Donc il crée un cocktail d’#exaspération encore plus fort.

    Ce coulis encore plus épais, c’est faire comme si les gens aujourd’hui n’avaient pas intégré les codes de la communication, qu’ils n’avaient pas accès à internet.
    Il faut lui donner raison. Certains ont vu bien avant par qui il était financé, qui le mettait au pouvoir. Mais que tout un tas de centre-gauchistes soient tombés dans le panneau alors que tout démontrait l’inverse, ça, ça me sidère. Surtout, il ne fallait pas voter Le Pen ou Mélenchon ; ça laisse une marge étroite. Je dis que ça a bien marché à l’époque, mais ça va aussi très bien remarcher. Parce que la bourgeoisie, il faut lui reconnaître ça, est hyper-soudée autour de lui. Et comme il a besoin de 25% pour être élu... ben, il les a. Parce qu’on parle toujours de l’hyper-abstention des classes populaires, mais on ne parle jamais de l’#hyper-vote des bourgeois. Ces cons-là votent à 99% !

    On parle alors de #populisme, comme si le racisme ne pouvait être que le fait du peuple.
    Oui, alors que la chronique de l’Histoire nous prouve l’inverse.

    [...]

    Pendant 30 ou 40 ans, il n’y a pas eu de vraie violence sociale, alors que c’est l’arme du prolétariat. Là, la violence, en plus légitimée par Macron qui accorde des choses seulement face à la violence, fait son retour. Est-ce que le prolétariat retrouve ses armes ?
    Je suis partagé. On était nombreux à s’enthousiasmer de ce mouvement. Là-dessus, je suis plutôt content. Mais ça reste très peu de gens. En plus, il s’éteint. Et puis il est vérolé par tout un tas de blaireaux ! Il y a deux mois, j’étais enthousiaste. Là, c’est en train de finir en quenouille. Et non pas en quenelle... Quoique, remarque… Mais c’est vrai que depuis 20 ans, les classes populaires ne s’engagent pas dans un mouvement puissant.

    Parce qu’on ne leur laisse pas la place, ou parce qu’elles ne la prennent pas ?
    Déjà, parce qu’elles n’ont pas le temps pour ça. Moi, je manifeste, mais j’ai le temps. Le prolo, c’est celui à qui le réel s’impose. Le grand ennemi du prolo, c’est l’atomisation du travail. Avant, les sites des usines étaient le lieu de réunion des ouvriers. Pas besoin de sites pour se retrouver, le #capitalisme en livrait comme de l’or en barre. Ford l’avait compris en se demandant s’il n’avait pas fait une énorme connerie. Là, avec l’immense fragmentation du travail, chacun est dans son coin. Et je ne parle même pas des délocalisations.

    On n’a pas forcément conscience d’être bourgeois. Les classes populaires ne sont plus structurées. La lutte des classes ne peut plus avoir lieu ?
    La #lutte_des_classes n’a rien à voir avec la lutte en tant que telle. La lutte des classes a lieu au moment où je te parle. C’est la violence du capitalisme. Mais je dois préciser quelque chose. Mon livre dit que le bourgeois excelle à se cacher à lui-même. Mais ce n’est pas vrai. C’est ce que dit l’excellent bouquin de Ruffin qui sort demain – et que j’ai lu en exclusivité mondiale (rires) : que c’est une classe qui a bien conscience d’elle-même. C’est aussi ce que disent les Pinçon-Charlot. C’est une classe très, très solidaire. En revanche, quand on dit aux bourgeois que leurs goûts sont bourgeois, que leurs styles de vie sont bourgeois... alors là, ils n’aiment pas. Structurellement, le capitalisme a besoin de la #solidarité_bourgeoise. Les capitalistes doivent se renforcer les uns les autres. Quand on y pense, un banquier qui prête de l’argent à une grande entreprise, parce qu’il sait qu’elle le lui rendra, d’une façon ou d’une autre, c’est juste de la solidarité bourgeoise.

  • Le cauchemar de la réélection de #Trump et les moyens de le conjurer - éditions Agone

    http://blog.agone.org/post/2019/02/13/Quatre-ans-de-plus%C2%A0-Le-cauchemar-de-la-r%C3%A9%C3%A9lection-de-Trum

    Imaginons l’inimaginable. Imaginons la manière dont Donald Trump pourrait être réélu à la présidence des États-Unis. Il est certes très impopulaire, et c’est le plus grand bouffon que nous ayons jamais vu à la Maison-Blanche, mais il réussit à déshonorer sa fonction presque tous les jours…

    Il insulte notre intelligence avec ses fanfaronnades. Il s’appuie sur des stéréotypes raciaux et fait cause commune avec les bigots. Il a réussi à offenser d’innombrables gouvernements étrangers. Il n’a aucune idée de ce qu’un président est censé être ou faire et il ne sait pas (peut-être heureusement) comment gouverner. Parmi les rares choses qu’il a réussi à accomplir, presque toutes sont nocives.

    Eh bien, imaginez-le reconduit au pouvoir par une population enthousiaste, lui donnant quatre années supplémentaires pour insulter, offenser et adopter des mesures encore plus nocives. Sache, lecteur, que cela pourrait bien se produire. Nous savons que c’est possible parce que cela s’est déjà produit auparavant. Régulièrement, des présidents largement méprisés se font réélire. Des hommes considérés comme incompétents, insensibles, séniles ou racistes retournent au pouvoir, et sont même canonisés une fois qu’ils se sont retirés dans la lumière dorée du soleil couchant post-présidentiel, absorbés par le nettoyage de leurs pinceaux ou la peinture de portraits à l’huile [1].

    #populisme #extrême_doite #racisme

  • Réformes socio_fiscales, Sentiment d’injustice et révolte sociale , Pierre Merle
    https://laviedesidees.fr/Sentiment-d-injustice-et-revolte-sociale.html

    La connaissance des gains en pouvoir d’achat des catégories les plus aisées doit être complétée par l’analyse détaillée de la situation des catégories populaires et moyennes (Madec, Plane et Sampognaro, 2018). Pour être complète, une telle analyse ne doit pas se limiter à la seule augmentation de la CSG et aux mesures relatives à la détention et aux revenus du capital mais porter sur l’ensemble des dispositions socio-fiscales qui exercent un effet sur le #revenu disponible des ménages (chèque énergie, #prime_d’activité, revalorisation AAH, RSA et ASPA, baisse de la taxe d’habitation et, évidemment, l’effet de fiscalité écologique et de la fiscalité sur le tabac).

    Pour les quatre premiers vingtiles, l’ensemble des mesures prises par le gouvernement exerce en 2018 des effets le plus souvent négatifs sur le niveau de vie moyen des plus #pauvres (-0,6% pour le premier vingtile). L’effet négatif de la fiscalité écologique est particulièrement marqué. Ce calcul de l’évolution du pouvoir d’achat permet de connaître un effet moyen par vingtile (cf. tableau). Il présente toutefois deux limites. D’abord, l’impact des mesures socio-fiscales du budget estimé jusqu’en décembre 2018, c’est-à-dire en année pleine, est plus favorable aux premiers déciles (Madec, Plane et Sampognaro, 2018). Ensuite, pour les #travailleurs_pauvres qui ne bénéficient pas des mesures sociales (revalorisation RSA, ASPA et AL), la baisse du niveau de vie est plus forte (cf. tableau). Cette baisse est encore plus marquée pour les professions aux revenus modestes dont l’usage de la voiture est particulièrement fréquent (aides ménagères, aides à domicile, ambulanciers, artisans, infirmières libérales, VTC ne bénéficiant pas de détaxe sur le carburant, etc.). Il en est de même des populations rurales. Les analyses cartographiques réalisées par Hervé Le Bras montrent que ces populations spécifiques sont surreprésentées parmi les gilets jaunes.

    Impact des mesures socio-fiscales du budget par vingtile de #niveau_de_vie en moyenne (en % du niveau de vie)

    Où va la France populaire ? Nicolas Duvoux & Cédric Lomba
    https://laviedesidees.fr/Ou-va-la-France-populaire.html

    La #classe_ouvrière n’est plus, la France populaire se fragmente entre classes moyennes et #précarisation croissante. Ce nouvel ouvrage de la collection Vie des idées - Puf dresse une cartographie fine et vivante d’un milieu en pleine recomposition qui tente de faire face, individuellement et collectivement, aux #inégalités_sociales.

    Les « gilets jaunes », une transition populiste de droite
    http://theconversation.com/les-gilets-jaunes-une-transition-populiste-de-droite-110612

    On peut alors émettre l’hypothèse selon laquelle le mouvement des « gilets jaunes » devient, dans ce cadre, le « passeur » du populisme RN en le désenclavant de la situation de blocage sur laquelle le macronisme a pu élaborer sa stratégie électorale.

    #catégories_populaires #gilets_jaunes #populisme #RN #extrême_droite

  • #Gilets_jaunes : « Faire #nation plutôt que #rond-point »

    Dans une tribune au Parisien - Aujourd’hui en France, le président de France Fraternités #Pierre_Henry met en garde contre les avancées du #populisme, qui s’exprime selon lui à travers le mouvement des Gilets jaunes.

    http://m.leparisien.fr/amp/economie/gilets-jaunes-faire-nation-plutot-que-rond-point-05-01-2019-7981419.php
    #ronds-points #nationalisme

    La question des ronds-points, en lien avec des mouvements révolutionnaires, débattue notamment ici :
    https://seenthis.net/messages/748934