• La Horde – Jean-Marie Bigard, au fond à droite
    https://lahorde.samizdat.net/2020/06/05/jean-marie-bigard-au-fond-a-droite

    Bigard président ? Ce n’est pas la semaine dernière, mais il y a plus de trois mois, et sur le plateau d’une webTV d’extrême droite, que cette idée lui a été soufflée. — <a href="https://my.framasoft.org/u/rouge-glace/?Heexvg&quot ; title="Permalink">Permalink</a>

    #enquête #extreme-droite #faux-amis #populisme

  • En raison de ses multiples dimensions, le populisme est difficile à pense. Ici, le regard de Pierre Rosanvallon (Collège de France) #politique #société #shs

    https://sms.hypotheses.org/25428

    De quoi le populisme est-il le nom ?

    De par la multiplicité de ses aspects, le populisme est particulièrement difficile à penser ou interpréter. En conséquence, les chercheurs qui l’étudient préfèrent souvent caractériser sociologiquement les électeurs populistes ou bien discuter ce dont il est le symptôme. Pierre Rosanvallon propose pour sa part de le comprendre comme une idéologie cohérente « qui offre une vision puissante et attractive de la démocratie, de la société et de l’économie ».

    À une époque où la pensée de gauche n’offre aucune perspective, adhérer aux discours populistes permet d’exprimer une colère et un ressentiment. Le populisme apparaît donc comme la solution aux désordres du présent, faisant de lui l’idéologie ascendante du XXIe siècle.

    Dans ce podcast, Pierre Rosanvallon dessine une approche à la fois historique, théorique et critique du phénomène, dont il est très difficile de parler au singulier. Ayant isolé la dynamique propre au populisme et l’ayant situé dans l’histoire des formes démocratiques, Rosanvallon propose in fine quelques pistes d’action, notamment de revenir à l’idée de la démocratie – par nature toujours en mouvement (...)

    • Dans un article du Monde portant sur les craintes de l’Elysée face à une “menace sécessionniste” de la jeunesse dans le cadre des mobilisations contre le racisme, Emmanuel Macron déclare : “Le monde universitaire a été coupable. Il a encouragé l’ethnicisation de la question sociale en pensant que c’était un bon filon. Or, le débouché ne peut être que sécessionniste. Cela revient à casser la République en deux”.

      Le président de la République attise l’anti-intellectualisme. Car dans le même article, il fait la leçon aux historiens : “la guerre d’Algérie reste un impensé” ; et il prétend “se heurter à l’absence d’interlocuteurs.” Les collègues qui travaillent depuis des décennies sur cette histoire et cette mémoire, pour lutter contre “la gangrène et l’oubli”, apprécieront. D’un côté, les universitaires parlent trop ; de l’autre, pas assez. Être responsable, pour le président, c’est sermonner les autres, pour ne jamais assumer sa propre responsabilité.

      Le président souligne “les ambivalences des discours racisés ou sur l’intersectionnalité”. Or sa formulation montre bien qu’il n’a rien lu des travaux qu’il dénonce : ce sont les personnes qui sont racisées, c’est-à-dire assignées à une place inférieure, pas les discours. Quelles sont ses sources ? Manifestement, les chaînes de télévision qui banalisent la haine populiste, ou les magazines, de Marianne au Point (j’en passe et des meilleurs…), qui se répètent en titrant à qui mieux mieux sur les “obsédés de la race”, ou sur “ces idéologues qui poussent à la guerre civile”, etc.

      Au fond, l’extrême droite n’a-t-elle pas gagné la bataille pour l’hégémonie idéologique ? En effet, le président, qui prétend s’ériger en rempart, en reprend les termes.

  • Analysis: Will COVID-19 usher in a new wave of populism in Europe? | Euronews
    #Covid-19#migrant#migration#Europe#populisme#xenophobie

    https://www.euronews.com/2020/06/05/analysis-will-covid-19-usher-in-a-new-wave-of-populism-in-europe

    In the decade that followed the global financial crash of 2008, a wave of protest and populism battered and challenged many of the perceived norms of Europe’s political discourse.

    Coupled with the subsequent Eurozone and migrations crises, politicians were branded as an elite, out of touch with mass public opinion. The fire took hold. From anti-austerity measures in Greece, to the rise of the far-right in Germany, to increasing authoritarianism in Central Europe. Nationalism in Spain, populism in Italy, the Yellow Vest protesters in France and, of course, Brexit in Britain. European politics was upended.

    But Europe in many ways now faces a much bigger crisis. The economic shock from the lockdown of almost the entire continent will lead to a recession far deeper than the one we saw 10 years ago. Millions more could lose their jobs, more businesses could go bust. Could we also see more political turmoil?

  • « Citizens », dans l’Europe d’extrême droite |Mediapart
    https://www.mediapart.fr/studio/portfolios/citizens-dans-l-europe-d-extreme-droite

    Projet de photo de Christian Lutz

    Le populisme est une fée maléfique, elle charme avec des paroles annonciatrices d’un bonheur futur. Elle arrive à nous faire oublier que ses filets sont toxiques, qu’ils produisent la ségrégation, l’exclusion, le désespoir. Ses arguments nous renvoient à nos frontières physiques et symboliques ; ils préparent le terrain de la guerre sociale, des phobies, des asphyxies de la pensée et du lien humain. Ils manipulent nos esprits et nos instincts.

    #populisme #extrême droite #citoyenneté

  • Didier Raoult, le pari risqué d’Emmanuel Macron
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/05/24/didier-raoult-le-pari-risque-d-emmanuel-macron_6040579_823448.html

    Avant sa rencontre avec le « druide », M. Macron a fait mine d’interroger ses proches. Son cabinet se montre sceptique. Les déplacements présidentiels sont restreints, la communauté scientifique ferraille, faut-il vraiment faire l’honneur d’une visite à Didier Raoult, et sur son terrain ? Sa conseillère santé est contre. Emmanuel Macron teste l’idée sur Richard Ferrand. Pas dupe, le président de l’Assemblée nationale lui répond : « T’as décidé d’y aller, pourquoi tu me poses la question ? » De fait, le chef de l’Etat a pris sa décision. Sur les réseaux sociaux, le Marseillais est devenu la coqueluche des « gilets jaunes » et de ceux qui détestent Paris. La droite locale l’encense. Raison de plus pour aller braconner sur ces terres-là.

    • Emmanuel Macron face à la peur des outsiders
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/05/24/emmanuel-macron-face-a-la-peur-des-outsiders_6040568_823448.html

      L’émergence d’une figure populiste hors des partis traditionnels inquiète l’Elysée, observe dans sa chronique, Solenn de Royer, journaliste au « Monde ».

      Chronique. « Ça fout la trouille. » C’est un puissant conseiller de l’exécutif qui le dit. Au sommet de l’Etat, l’hypothèse de l’émergence d’une figure populiste hors parti, est un véritable objet d’inquiétude, dans la perspective de 2022, alors que la défiance contre le pouvoir s’est encore épaissie pendant la crise sanitaire. « Un Zemmour, un Raoult, un Hanouna, pourquoi pas une Elise Lucet, qui incarnent chacun à leur manière cette rupture entre le peuple et les élites, peuvent faire irruption dans le jeu et tenter de poursuivre la vague de dégagisme de 2017 » , veut ainsi croire un poids lourd du gouvernement.

      A l’Elysée, la fiction Baron noir, qui met en scène un professeur blogueur, Christophe Mercier, cristallisant soudain la colère des Français, est d’ailleurs dans toutes les têtes. Certains conseillers sont d’autant plus troublés que la série écrite par Eric Benzekri, et tournée au palais, a imaginé une présidente élue sur un axe central (« La France unie ») hors des partis traditionnels, un positionnement proche de celui de Macron. « Le président redoute notamment qu’un François Ruffin, par exemple, fasse la passerelle entre extrême gauche et extrême droite, confie un stratège du chef de l’Etat. Pour lui, c’est un Christophe Mercier potentiel. D’ailleurs, Ruffin fait du Mercier, il se filme dans sa cuisine… »

      D’où l’attention particulière portée à des figures populaires, se posant en défenseur du peuple contre les élites. Il y a quelques jours, M. Macron a appelé Jean-Marie Bigard, par l’intermédiaire de Patrick Sébastien. L’humoriste, soutien des « gilets jaunes », avait critiqué le gouvernement, peu avant le déconfinement. « J’en ai marre de voir des guignols nous diriger » , s’indignait-il sur Instagram, en plaidant pour la réouverture des « bistrots » . L’humoriste a assuré que le chef de l’Etat lui avait donné « raison » , en lui promettant un « échéancier » .

      Forte impopularité

      Le 9 avril, Macron avait également créé la surprise en rendant visite à Didier Raoult, défenseur de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19. L’infectiologue controversé s’en était félicité, louant un « homme intelligent » qui « comprend tout » . M. Macron l’avait qualifié de « grand scientifique » . « En allant le voir, il a délégitimé sa posture », positive un proche du président. Dans un registre différent, le chef de l’Etat a décroché son téléphone le 1er mai pour appeler Eric Zemmour, agressé dans la rue. L’information a fuité dans Valeurs actuelles. « Entre un Bigard, un Zemmour, un Raoult ou un Philippe de Villiers [à qui Macron a promis la réouverture du Puy du Fou, en Vendée], il y a un lien : la France populaire », note un conseiller.

      Lui-même plongé dans une forte impopularité, dont personne ne semble pour le moment profiter dans le champ politique traditionnel, le président de la République fait le choix de « traiter » ces figures plutôt que de les ignorer. Une façon de montrer qu’il considère ce qu’elles représentent. « Il sent la marmite qui bout, tente de reconquérir ces gens-là, même en transgressant » , observe le sondeur Jérôme Fourquet. Même constat du côté du spécialiste de l’opinion Jérôme Sainte-Marie, qui note que le chef de l’Etat s’emploie ainsi à « capter la popularité » de ces « porte-parole de la contestation » .
      S’il prend le risque de leur donner une aura plus grande encore, le chef de l’Etat fait au contraire le pari que cette stratégie contribuera à leur faire perdre une partie de leur pouvoir d’attraction auprès des « antisystèmes ». En 1907, le viticulteur Marcelin Albert, surnommé le « Rédempteur », était devenu le porte-voix des vignerons d’Argeliers, pendant la grande crise viticole du Midi. Jusqu’au jour où Georges Clemenceau l’avait reçu à Paris. Le leader s’était retrouvé soudain conspué par la foule qui l’avait adoré.

  • Menace sur la démocratie
    http://www.laviedesidees.fr/Levitsky-Ziblatt-democracies-Crown-mort-democraties.html

    À propos de : Steven Levitsky, Daniel Ziblatt, How democracies die, Crown / La mort des démocraties, Calmann-Levy. Les démocraties sont fragiles. Dès que leurs principes fondamentaux sont attaqués, elles se meurent. Leur vitalité repose sur les partis politiques qui la font vivre. Mais, si ces derniers abdiquent leur rôle face aux populistes, ils en deviennent alors les fossoyeurs.

    #Politique #démocratie #populisme #dictature
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200514_larrouque.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200514_larrouque.docx

  • Épidémie virale et panique morale : les quartiers populaires au temps du Covid-19 | AOC media - Analyse Opinion Critique
    Par Renaud Epstein et Thomas Kirzbaum
    https://aoc.media/analyse/2020/04/14/epidemie-virale-et-panique-morale-les-quartiers-populaires-au-temps-du-covid-

    La pandémie du covid-19 constitue justement l’exemple paradigmatique d’un risque localisé susceptible de se propager dans l’ensemble du territoire et de la société. Aussi se pourrait-il que la mise en lumière de la vulnérabilité des quartiers populaires à l’épidémie et des interdépendances entre territoires soit le levier inattendu d’une prise de conscience et d’une mobilisation des pouvoirs publics en leur faveur. La cartographie des foyers épidémiques à la fin du XIXe et au début du XXe siècle avait contribué à l’émergence de politiques locales de santé et de lutte contre l’insalubrité urbaine. Il n’est pas interdit d’espérer qu’à la « guerre sanitaire » succédera une bataille politique et sociale pour que les habitants des quartiers populaires ne soient plus considérés comme une menace, mais voient leurs mérites reconnus et les risques disproportionnés qu’ils encourent enfin pris en compte.

    #COVID-19 #coronavirus #quartiers #médias #populisme #inégalités #stigmatisation

  • « Rester confiné chez soi, sur son canapé, n’a strictement rien à voir avec une période de guerre »
    https://www.bastamag.net/pandemie-covid19-coronavirus-Macron-guerre-virus-confinement

    Les mots ont un sens. « La pandémie à laquelle nous sommes confrontés exigent des mesures plutôt opposées à un temps de guerre » explique l’économiste et chroniqueur de Basta ! Maxime Combes dans cette tribune. Non, nous ne sommes pas en guerre. Nous sommes en pandémie « Nous sommes en guerre ». A six reprises, lors de son allocution, Emmanuel Macron a utilisé la même expression, en essayant de prendre un ton martial. L’anaphore voulait marquer les esprits et provoquer un effet de sidération. Avec deux (...) #Débattre

    / #Politique, Santé , A la une

    #Santé_

    • #virilisme et #populisme macroniens.

      Cette référence à la « guerre » convoque par ailleurs un imaginaire viril peuplé d’héroïsme masculin – bien que largement démenti par les faits – et du sacrifice qui n’a pas lieu d’être. Face au coronavirus – et à n’importe quelle pandémie – ce sont les femmes qui sont en première ligne : 88 % des infirmières, 90 % des caissières, 82 % des enseignantes de primaire, 90 % du personnel dans les EHPAD sont des femmes. Sans même parler du personnel de crèche et de garderie mobilisés pour garder les enfants de toutes ces femmes mobilisées en première ligne. Le personnel médical le dit clairement : nous avons besoin de soutien, de matériel médical et d’être reconnus comme des professionnels, pas comme des héros.

      Confrontés pendant des semaines à l’incurie d’un gouvernement incapable de prononcer un discours clair et des mesures cohérentes entre elles, nous sommes juste des citoyennes et citoyens progressivement en train de comprendre que la meilleure chose à faire est de rester confinés. A devoir apprendre à vivre au ralenti. Ensemble mais sans se rencontrer. A rebours de toutes les exigences de compétitivité et de concurrence qui nous ont été assénées depuis des dizaines d’années.

      Alors, oui, sans doute faut-il prendre des mesures d’exception pour réorganiser notre système économique autour de quelques fonctions vitales, à commencer par se se nourrir et produire le matériel médical nécessaire. Deux mois après les premières contaminations, il est d’ailleurs incroyable qu’il y ait encore des pénuries de masques pour protéger celles qui sont en première ligne : réorienter, par la réquisition si nécessaire, des moyens de production en ce sens aurait déjà dû être fait. Histoire de ne pas avoir à refuser d’exporter des masques

      Très bonne tribune !

  • Les Cafés Géo » Du populisme et du nationalisme en Hongrie et en Pologne
    http://cafe-geo.net/du-populisme-et-du-nationalisme-en-hongrie-et-en-pologne

    L’histoire factuelle des États dont la naissance ou la renaissance ont été le fruit des travaux de la Conférence de la paix de 1919, et de leurs vicissitudes jusqu’en 1989, peut être facilement consultée. Mais l’intérêt des propos d’Alain Soubigou est d’insister sur quelques données éclairantes pour comprendre les réactions actuelles de nos voisins de l’Est.

    Trois thèmes sont sujets d’inquiétude : la précarité des frontières, la quête d’État et la démocratie. Ainsi les Polonais, sans pays au XIXe siècle, inquiets des discontinuités territoriales au XXe, demandant « Où est ma patrie ? » dans leur hymne national, se focalisent aujourd’hui sur la crainte des migrants. Ainsi l’État de Bohême disparait après la défaite de la Montagne Blanche en 1620 et est intégré aux possessions des Habsbourg jusqu’à la création de la Tchécoslovaquie en 1918. Ainsi alors que le suffrage universel masculin est établi en Europe de l’Ouest après les Révolutions de 1848, les habitants de l’Europe médiane en sont privés pendant encore plusieurs décennies et, lorsque la domination soviétique cesse en 1989, la nouvelle démocratie est rapidement confisquée par certains groupes.

    #europe #populisme #nationalisme #pologne #hongrie #extrême-droite #régression #décadence

  • Third of Poland now declared ‘LGBT-free zone’, making intolerance official

    https://www.pinknews.co.uk/2020/02/25/third-of-poland-lgbt-free-zone-atlas-of-hate-homophobia

    A third of Poland has declared itself to be an official “LGBT-free” zone as local municipalities sign a pledge adopting resolutions against “#LGBT propaganda”.

    #violence #haine #homophobie #pologne #populisme #ultra-nationalisme #cartographie #cartoexperiment

  • Hungary’s slow descent into xenophobia, racism and human rights abuses

    Hungary’s refugee and migrant policies have been in breach of international human rights conventions as well as EU regulation for years. Along the country’s border with Serbia there’s now a new, underreported trend affecting migrants: deliberate starvation.

    Near Hungary’s two major border crossings of Röszke and Tompa, two so-called transit zones have been set up in response to the onset of the so-called refugee crisis in 2015. These fortifications are basically container barracks that resemble high-security prisons. Surrounded by wire fences, these are the only places in Hungary where refugees can currently apply for asylum.

    Every day a maximum of 10 people are admitted through their iron gates to file their applications. However, the vast majority is rejected following what looks like a quick trial and must then leave the transit zone immediately. But authorities are now reportedly trying to employ inhumane methods to make migrants give up on their cases before they’re even heard.

    Starving asylum seekers into submission

    According to reports, asylum applicants rarely receive any meals during their stays in the transit zones at all. They are kept behind bars while their applications are being processed having no access to food. The objective behind this practice appears to be the intention to force asylum seekers to leave these transit zones voluntarily out of sheer hunger.

    According to Hungarian law, leaving the transit zone would automatically result in rejection without ever being allowed to submit an asylum application again — in case the same asylum seekers were to return. In 2019, there have been 27 cases recorded cases of asylum seekers being left without food to eat so far. Independent Hungarian media organizations have taken to referring to this practice as “starvation.”

    In a number of cases, the migrants were only given some food after urgent decisions taken by the European Court of Human Rights (ECHR) had to be applied, forcing Hungarian authorities to feed them.

    Underage, underfed, underrepresented

    No Hungarian politician is more familiar with this situation than independent opposition MP Bernadett Szél. For years, she has been tirelessly criticizing Hungary’s asylum policies and the outright disregard for certain human rights when it comes to migrants and refugees.

    In recent months, she has been researching this practice of starving refugees in transit zones, and has recently published her findings. Being a member of parliament, Szél was able to visit the transit zones — unlike lawyers or civil rights activists, who are routinely denied access.

    “The transit zones are practically prisons,” Szél told InfoMigrants. “Most of the applicants inside are minors. They have no access to regular education and are only entitled to medical care in urgent cases.”

    No due process – even for Hungarian politicians

    At the beginning of August, Szél sued Hungarian authorities for abuse of power and physical assault against asylum seekers in the transit zones because of the starvation practices. However, her allegations were thrown out of court as being “unfounded.”

    Authorities said that there was no such practice as “starvation,” highlighting that those who felt affected by any such alleged practice were free to voluntarily leave the transit zone at any time.

    For Bernadett Szél, the ruling in favor of the starvation tactics marks a new low point in the country’s attitudes towards refugees and migrants: “There has been virtually no fairness in Hungary’s asylum system based on fair procedures since 2015,” Szél said, “even though we joined the Geneva Convention 30 years ago.”

    Emergency powers

    In the spring of 2015, Hungarian Prime Minister Viktor Orbán turned the issue of migration into a major political campaign issue. Many Hungarians felt a sense of unease about the thousands of refugees who were crossing the Hungarian border each day mainly on their way to Austria, Germany and other EU nations.

    Against this backdrop, Orbán promised to deliver a crackdown on “illegal migration” and to protect the country against Islamic terrorism, mass immigration and cultural alienation. In the early summer of 2015, Orbán’s government built a fence along the border with Serbia. By September 2015, the country further sealed off that border hermetically, and has since deployed thousands of border guards to the area.

    At the same time, the Hungarian parliament adopted a set of special laws relating to migration after announcing a “state of emergency.” These have been in force since the beginning of 2016. The provisions of the “migration emergency” give law enforcement officials and the military wide-reaching operational powers across the country. For example, civil rights such as freedom of movement or freedom of assembly can unduly be withdrawn, and homes can be searched without a legal warrant.

    Special refugee courts

    Márta Pardavi, the co-chair of the Hungarian Helsinki Committee, which provides legal assistance to refugees and migrants, has criticized the repeated extension of the so-called “migration emergency” laws since 2016, saying that there is “no real and fact-based reason for this.”

    “(It) only provides the government with the framework for its inhumane action against refugees,” Pardavi told InfoMigrants.

    As part of the emergency measures, the government also introduced a special court to deal with cases involving refugees and migrants: judges carry out expedited proceedings at the court in the southern city of Szeged, focusing on issues like migrants who illegally crossed the border or committed other offenses, including damaging the border fence.

    Proceedings usually last only one or two hours and contravene various constitutional and other legal standards. For example, any indictments and verdicts delivered by the court do not need to be translated in writing into the mother tongue of the defendants. It is not even required to identify the defendants sufficiently. The court also treats minors aged 14 and over as adults.

    No practical avenues left to qualify for asylum

    Orbán’s government has also tightened the country’s asylum legislation in numerous ways in 2017 and 2018 to reflect his iron-fisted approach to immigration. Hungarian immigration laws are now considered to be the most restrictive within the European Union.

    Under current regulations, migrants entering from a third country deemed to be a safe country of origin are no longer entitled to asylum at all; their applications are automatically rejected. However, as all of the neighboring countries have been deemed to be such safe third countries and nearly all migrants and refugees pass through these neighboring countries on their way to Hungary, it is now practically impossible for refugees to obtain asylum status in Hungary.

    Furthermore, the new laws stipulate that refugees can only apply for asylum in the transit zones at the national borders, which they are not allowed to leave for the duration of the proceedings. Asylum procedures can also be terminated immediately and without appeal if the applicant leaves the transit zone at during this process or is deemed to not cooperate with the authorities.

    However, a small number of asylum seekers still manage to receive asylum or a temporary protection status in Hungary. In the first eight months of 2019, there were only 35 people admitted into Hungary — out of a total of 476 applicants. The explanation for this is that Hungarian authorities proceed according to the Geneva Refugee Convention, as a government spokesman told InfoMigrants.

    Márta Pardavi of the Hungarian Helsinki Committee, however, explains that judges sometimes overrule the decisions made by the immigration authorities, thereby forcing the Hungarian state to grant asylum to the applicants. “This shows that some judges still dare to oppose the official party line, despite the massive pressure put on the judicial system and asylum procedures.”

    Populism, nationalism, xenophobia

    In addition to introducing new laws targeting potential asylum seekers directly, the Hungarian government has also launched a series of campaigns to gang up support among Fidesz voters against migrants as well — or as the government calls them “national consultations.” These so-called consultations appear to have been designed to fuel anti-refugee sentiments among the population and by presenting Orbán’s government as protectors of the country against the backdrop of a perceived threat of unmitigated immigration.

    The first such campaign took place in the early summer of 2015, when the government launched a nationwide billboard campaign with a controversial slogan saying “if you come to Hungary, you can not take away the work places from Hungarians.” Other posters followed that were billed as part of the campaign, containing slogans like “if you come to Hungary you have to respect the culture of the Hungarians.”

    Stop Soros law

    Another government-sponsored campaign that came up as part of the overall anti-migrant rhetoric was the so-called “Stop Soros” drive, which featured some not-so-hidden anti-Semitic undertones: the campaign was targeted against Hungarian-American stock market billionaire George Soros, a Holocaust-survivor, who has since become a divisive figure in Hungary on account of the government’s ongoing campaign against him.

    Large parts of Soros’ immense fortune have been transferred to his Open Society Foundation which since the late 1980s has supported democratization processes, the rule of law and civil society initiatives across Eastern Europe. Orbán, once an Open Society scholar himself, has now taken to accusing Soros of planning to settle millions of migrants in Europe in an alleged bid to undermine his government and destroy the “European way of life” — echoing sentiments that during the Nazi rule of large swathes of Europe had been brought against other Jewish people of influence.

    At the end of the campaign against Soros, the Hungarian government passed the so-called “Stop Soros” law, which targets mostly non-governmental organizations supported by Soros. The law calls for the penalization of all acts of “promotion of illegal migration” — be they big or small. Under the law, even small information events about current trends in migration could be penalized.

    Mon-governmental organizations deemed to be engaged in such alleged promotion of illegal migration will also now be subject to a 25% tax on all income and donations, effectively limiting the funds that organizations like the Open Society Foundation can spend on philanthropic activities and other forms of outreach.

    EU intervention

    In July 2018, the European Union launched infringement proceedings against Hungary, targeting both the tightened asylum legislation and the Stop Soros laws introduced in recent years, and more recently has also initiated another infringement case against the Hungarian government’s alleged practice of “starving” asylum seekers at the transit zone.

    There is still no final decision in any of the cases as the Court of Justice of the European Union (ECJ) continues to examine them. However, the Hungarian government said it would not accept any ruling that would demand any commitments on its part that could result in changes to its asylum legislation.

    Speaking to InfoMigrants, a Hungarian government spokesman said that the outgoing “migration-friendly” EU Commission was working hard" to bring even more migrants to the European Union and thus to Hungary."

    “The Hungarian people repeatedly said no to immigration. Now the outgoing Commission wants to punish Hungary and the Hungarian people by all means. In our view, these steps taken by the outgoing Commission are deeply anti-democratic and incorrect, as it wants to force the new EU Commission to follow a coercive route, leaving no room to maneuver one of the main problems of the continent.”

    Hanging on to power

    There are also parts of the Hungarian migration policies, however, where the EU cannot intervene. This is especially true for the way the government veers the public debate on migration. Orbán and his government routinely counter almost any criticism against any of their policies by stating that these criticisms come from “pro-migration forces.” They push news stories in government media outlets about horrors relating to migration elsewhere in Europe, most of which have been proven to be invented or distorted.

    Independent MP Bernadett Szél said that Orbán “uses the refugee crisis and the issue of migration as a means to maintain his position of power, so his propaganda machine is constantly spreading a distorted picture of reality.”

    A climate of fear

    There have been far-reaching consequences to the government’s way of handling the public discourse on the migration issue: for example, non-governmental organizations report that they now face steep challenges whenever the want to rent spaces to hold events, as landlords fear they might have to face legal consequences if they rent out their spaces to groups that later might be regarded as out of the government’s favor. They often prefer to decline renting spaces to NGOs than risk being penalized themselves.

    It is commonly known that private social media accounts of public employees are more or less systematically monitored by the government. Anyone working in the public service is therefore careful to avoid having any connection to anyone who might be seen to be in favor of a more liberal approach to migration.

    Above all, people of color — mainly tourists but also Hungarian citizens — report that they increasingly suffer from being exposed to public insults, especially if they are perceived as being immigrants of any sort. There are been cases were some were even arrested as suspected illegal migrants only because of the color of their skin.

    However, “white” Hungarians don’t appear to be safe from this climate of fear either. In October 2017, the case of Zoltán Fenyvesi made headlines. Fenyvesi, a pension operator from the western Hungarian village of Öcsény, wanted to offer a recognized refugee family a one-week free holiday including an adventure program for children. His gesture of humanity, however, triggered resentment across the village, the tires of his two cars were cut, some villagers openly threatened him with violence. In the end, he canceled the family visit for security reasons.

    Even Orbán got involved in the affair, saying he had found "nothing to complain about “the reactions displayed by the villagers.”

    “They expressed their opinions in a determined, loud and understandable way.”

    https://www.infomigrants.net/en/post/20220/hungary-s-slow-descent-into-xenophobia-racism-and-human-rights-abuses

    #xénophobie #Hongrie #asile #migrations #réfugiés #anti-migrants #anti-réfugiés #droits_humains #populisme #nationalisme #peur #murs #frontières #procédure_d'asile

    –------
    voir aussi:
    Using Fear of the “Other,” Orbán Reshapes Migration Policy in a Hungary Built on Cultural Diversity
    https://seenthis.net/messages/807348

    • THREAD: Over the past few days, I’ve spoken extensively with career U.S. government officials as they’ve worked around the clock to try and mitigate the damage from Trump’s ineptitude on Iran. With their permission, I’m sharing a small taste from our lengthy conversations. Enjoy.

      “We have no functional national security decision-making process in place. We have no plan for what comes next. They are woefully unprepared for what’s about to pop off, and they’re too stupid to realize it. People here are freaking out, and rightfully so.”

      “We’re still trying to dig out from underneath the last war of choice, and now they’re trying to start a new one. I finally cracked open the bottle of scotch you gave me that I’ve been keeping stashed away in my desk drawer.”

      “I’m gonna call you later tonight to talk through this so I can go into meetings tomorrow armed with some sane talking points to insert into this clusterfuck.”

      “When did most of us find out about killing Soleimani? After it already happened. Since then, we’ve been trying to cobble together contingency planning on the fly, but these charlatans ignore most of it, and then Trump does more stupid shit that puts us back at square one.”

      “All Trump cares about is shitting on Obama’s legacy, sucking up to donors, and distracting from impeachment. None of this is about American interests or security. He’s surrounded by ideological lunatic sycophants like Pence and Pompeo. But they’re far from the only ones.”

      “So many of Trump’s top advisors on Iran are military vets who served multiple tours of duty in our wars in Iraq, Afghanistan, and elsewhere. They believe to their core that Iran is the reason why they lost those wars, and they’re dead set on payback - no matter what it takes.”

      “They’ve been pushing to kill Soleimani for years, and they finally baited Trump into it. They think war with Iran is long overdue, so for them, this was a means to an end. When Iran responds, they’ll tell Trump to hit the Iranians harder. You see where this could go.”

      “They know the Iraqis are gonna kick them out now, so they’re gonna try to kill as many as possible on their way out. Iranians, Iraqis, whoever. Some of them are advising Trump to tell the Iraqi government to fuck off and dare them to make us leave. I shit you not. Insanity.”

      “When I used your points about Soleimani’s murder being a catalyst for Iranians to rally around the flag, they said that was ’Obama apologist bullshit,’ and the Soviet Union forced people against their will into public displays of support. So apparently Iran is a superpower now.”

      “Trump is threatening war crimes against Iran, and none of his top advisors have the courage to publicly oppose it. Instead, they act like cowards and go on background with journalists to express their opposition. They should all resign. They don’t deserve to serve this country.”

      “We have friends that are getting deployed into war zones, but for what? Trump has deployed 14,000 troops over the past 6 months, and it didn’t prevent the current crisis. At what point do we start asking whether deploying troops is part of the problem rather than the solution?”

      “The scariest part is that they’re just making shit up to justify their preferred course of action. When we point out inaccuracies or question logic, we’re at best yelled at or at worst cut out of the process. Most of the political appointees are paranoid, unqualified, or both.”

      “Last year, if you would’ve asked me whether American institutions are durable enough to prevent a Trump-led war with Iran, I would’ve said absolutely. Today, I’m not so sure. For as bad as it looks to you all on the outside, it’s even worse when you see it from the inside.”

      “One of Trump’s top Iran advisors got suckered into a honey trap, had their laptop/iPhone stolen and hacked before they woke up, and the White House refused to take precautionary measures regarding their security clearance. Ladies and gents, I give you the Trump administration.”

      In conclusion: Yes, folks. It really is that bad. I am but a humble messenger of truth. The voice of the voiceless. That is all. You may now return to your regularly scheduled programming.

  • Droit des femmes en Slovaquie
    La Slovaquie a une présidente, Zuzana Čaputová, et n’est pas à la traine européenne en matière de représentation politique des femmes. Mais en vue des prochaines élections parlementaires, le droit des femmes se voit instrumentalisé pour séduire l’électorat conservateur. Des députés de droite s’en prennent notamment au droit à l’avortement. Ils proposent que lors d’une échographie, les médecins montrent l’embryon aux femmes qui décident d’avorter et leur fassent écouter les battements de son cœur…

    Frauenpolitik in der Slowakei : Zurück in die Vergangenheit?
    Vor der Wahl haben Parteien Frauenpolitik für sich entdeckt, um konservative Wähler zu binden. Sie versuchen etwa, Abtreibungsregeln zu verschärfen.
    […]
    Mit der Menschenrechtsanwältin Zuzana Čaputová haben die Slowaken sich im März dieses Jahres als erster der vier Visegrád-Staaten eine Frau an die Spitze ihres Staates gewählt. Die Frauenquote im Nationalrat beträgt um die 20 Prozent, was ungefähr dem EU-Durchschnitt entspricht. Und seit dem erzwungenen Rücktritt des langjährigen Ministerpräsidenten Robert Fico im Frühjahr 2018 haben es immer mehr Frauen ins Kabinett dessen Nachfolgers Petr Pellegrini geschafft und leiten wichtige Ressorts wie Inneres oder Justiz.
    Doch an Versuchen, die Frauenpolitik des Landes zurück in die Zeiten Ludovit Sturs zu drehen, mangelt es dabei nicht. Allein im gerade ausgehenden Jahr preschten nationalistische und rechtspopulistische Abgeordnete im Nationalrat vor, um die Abtreibungsgesetze in der Slowakei zu verschärfen. Das größtenteils katholische Land zwischen Donau und Tatra verfügt über eine relativ freizügige Abtreibungspolitik: Schwangerschaftsabbrüche sind ohne viel Aufhebens bis zur 12. Woche erlaubt, bei medizinischen Indikationen auch später.
    Mit insgesamt fünf verschiedenen Gesetzesnovellen bemühten sich Abgeordnete, dies zu ändern. Selbst ein völliges Abtreibungsverbot wie im benachbarten Polen stand auf der Agenda. Ob es dabei darum ging, „ungeborenes Leben zu schützen“, wie die Abtreibungsgegner von der „Allianz für die Familie“ dabei nicht müde wurden zu betonen, ist fraglich. Denn auch unter der bisherigen liberalen Gesetzgebung geht die Anzahl der Schwangerschaftsabbrüche in der Slowakei konstant zurück: Im letzten Jahr wurden 6.024 Eingriffe registriert.
    […]

    https://taz.de/Frauenpolitik-in-der-Slowakei/!5652563
    #Slovaquie #avortement #droit #extrême-droite #populisme

  • Elles sont serrées, non pas au fond d’une boîte mais sur des places publiques. Quand elles chantent, elles entonnent « Bella Ciao », hymne de la résistance du pays. Les « sardines », mouvement lancé par quatre inconnus il y a un peu plus d’un mois rassemblent de plus en plus de monde partout en Italie.
    https://www.franceculture.fr/politique/les-sardines-italiennes-occuper-la-place-contre-le-populisme


    Esistono valori che troppo spesso ci dimentichiamo.
    Le sardine scendono in piazza per ricordarceli.
    #Italie #contestation #populisme #Matteo_Salvini #France_Culture

  • En #Europe_centrale, une « #alliance des villes libres » contre le populisme

    Les maires de #Budapest, #Varsovie, #Prague et #Bratislava ont signé un #pacte contre les dérives des gouvernements du #groupe_de_Visegrad.

    Ils ont la quarantaine ou presque, sont de fervents défenseurs de la #démocratie_libérale et fermement proeuropéens. A l’occasion d’une journée hautement symbolique, les maires de Prague, Varsovie, Budapest et Bratislava ont célébré, lundi 16 décembre dans la capitale hongroise, la naissance d’une « #alliance_des_villes_libres » destinée à contrecarrer les tendances populistes de leurs gouvernements respectifs.

    Dans ce « groupe de Visegrad » constitué de la #Pologne, la #Hongrie, la #République_tchèque et la #Slovaquie, qui fait régulièrement l’actualité pour ses dérives en matière d’Etat de droit et de refus des #valeurs_européennes, l’initiative des élus des quatre capitales montre que la #résistance_locale est réelle, même si elle est souvent encore minoritaire au niveau national.

    « Ilots de #liberté »

    « Nous venons de différents partis politiques, mais nous avons les mêmes #valeurs. Nos villes sont libres, progressistes, tolérantes et surtout proeuropéennes », a vanté le maire de Varsovie, Rafal Trzaskowski, largement élu en 2018 contre un candidat ultraconservateur du parti Droit et justice, qui gouverne la Pologne depuis 2015 en multipliant les atteintes à l’indépendance des médias et de la justice.

    Cette alliance a été rendue possible par la victoire historique d’un candidat de l’opposition à la mairie de Budapest le 13 octobre. Alors que la capitale hongroise était gouvernée depuis 2010 par le Fidesz, le parti du premier ministre nationaliste Viktor Orban, Gergely Karacsony, président d’un petit parti de centre gauche, a réussi à l’emporter avec 50,9 % des voix. Le Fidesz a aussi perdu à cette occasion le contrôle de six autres grandes villes du pays.

    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/12/17/en-europe-centrale-une-alliance-des-villes-libres-contre-le-populisme_602311
    #urban_matter #villes #résistance #populisme #pro-Europe #progressisme #tolérance

    ping @karine4

    via @mobileborders

  • Le populisme peut-il être démocratique ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/le-populisme-peut-il-etre-democratique

    Il reviendrait au sociologue de dissiper les malentendus en en livrant une « bonne » définition. Or c’est bien ce qui motive notre invité, Federico Tarragoni, qui dirige actuellement le Centre de recherches interdisciplinaires sur le politique (CRIPOLIS) de l’Université Paris 7-Denis Diderot. Replaçant le terme de populisme dans son historicité, en partant de sa première occurrence au XIXème pour décrire un courant socialiste tourné vers la paysannerie, narodnischestvo, et en passant par le « populism » appliqué au People’s Party, mouvement progressiste de fermiers étasuniens, il détache ce terme de tout jugement de valeur et tente de le faire parcourir le long chemin qui mène de la notion floue au concept rigoureux.

    #audio #populisme #démocratie

  • En Italie, les « sardines » défient Salvini et les populistes - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/041219/en-italie-les-sardines-defient-salvini-et-les-populistes

    Parti d’un appel à manifester contre la Ligue à Bologne, dans le nord-est de l’Italie, le mouvement des « #sardines » essaime du nord au sud du pays. Depuis le 14 novembre dernier, il a réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes autour de slogans antipopulistes. [...] Des Italiens de tous âges, serrés, « comme des sardines », pour protester contre le lancement de la campagne de Lucia Borgonzoni, la candidate de la Ligue, le parti xénophobe de Matteo Salvini, en vue des élections régionales de janvier 2020.

    #anti-fascisme #Italie

    • Des dizaines de milliers de « Sardines » réunies à Rome contre le fascisme

      Les « Sardines », militants anti-fascistes italiens, ont manifesté samedi à Rome tout en s’interrogeant sur le devenir d’un mouvement qui veut « réveiller » la politique italienne, sans se transformer en un parti ni une organisation défendant une cause unique.

      Le phénomène des Sardines est né il y a un mois à Bologne quand une manifestation organisée par quatre inconnus a rassemblé par surprise 15’000 personnes, pressées comme des sardines, pour dénoncer le discours « de haine et de division » de Matteo Salvini, ex-numéro deux du gouvernement et chef de la Ligue (extrême-droite).

      Depuis lors, des dizaines de #manifestations, rythmée par le chant des résistants #Bella_Ciao, ont rassemblé au total 300’000 personnes, à Milan, Florence, Naples ou Palerme.

      « La première était contre Salvini puis c’est devenu une réaffirmation de la #démocratie : nous sommes anti-fascistes, pour l’#égalité, contre l’#intolérance, contre l’#homophobie », a expliqué Mattia Santori, l’un des co-fondateurs du mouvement.

      Vague d’adhésions

      Depuis lors, le mouvement n’a cessé de prendre de l’ampleur. Pour la manifestation de samedi à Rome, les organisateurs ont reçu plus de 100’000 adhésions sur Facebook, à tel point que la préfecture leur a proposé l’immense Place San Giovanni.

      Le référent du mouvement à Rome est #Stephen_Ogongo, 45 ans, un journaliste originaire du Kenya. Il a créé la page Facebook des « Sardines » romaines, juste avant d’aller se coucher il y a 15 jours. « Le lendemain, il y avait 10’000 personnes qui voulaient en faire partie. Le surlendemain 20’000 », a-t-il expliqué.

      « Parler à la tête et pas à l’estomac »

      Mais que vont devenir les Sardines, à part former des bancs dans toute l’Italie ? « Nous sommes au début, il y a un mois elles n’existaient pas », souligne Stephen Ogongo. "L’essentiel, c’est de « parler à la tête et pas à l’estomac des gens », « de réveiller les consciences », d’amener la population à « faire des choix responsables » et les politiciens à « changer de langage ».

      Mattia Santori et la cohorte bolognaise veulent aller plus loin mais « en prenant leur temps ». Ils organisent une journée de réflexion avec 160 référents des Sardines dimanche.

      Ni parti ni association ciblée

      S’ils se reconnaissent de gauche, ces militants se définissent comme « un #corps_intermédiaire » et ne veulent ni créer un parti ni se substituer aux associations existantes. De nombreuses « Sardines » militent pour le climat, contre la mafia, la précarité, le droit du sol pour les immigrés ou pour la diversité des genres.

      L’idée est de « faire émerger une nouvelle énergie à travers une forme bien plus libre et spontanée » qu’un parti, en se dotant d’une organisation « qui ne sera pas hiérarchique » mais fixera de « grandes orientations », souligne Mattia.

      Prochaine destination des « Sardines » : les petites villes et « territoires fragiles », susceptible de céder aux sirènes « des idées simplistes et du #populisme ».


      https://www.rts.ch/info/monde/10944770-des-dizaines-de-milliers-de-sardines-reunies-a-rome-contre-le-fascisme.
      #anti-fa #résistance

    • ’Sardines’ against Salvini: Italy’s fight against the far right

      Grassroots protests have brought tens of thousands of people on to the streets of Rome.

      Tens of thousands of people have crammed together in Rome on Saturday as part of the growing “sardines” movement against the leader of the far-right League and Italy’s former deputy prime minister, Matteo Salvini, and his allies.

      Protesters converged in Piazza San Giovanni early in the afternoon in a bid “to further shake up the country’s politics and battle xenophobia”, in what was billed as their biggest rally.
      ’Sardines against Salvini’: Italians pack squares in protest against far right
      Read more

      “We are very happy and reached our goal,” said one of the movement’s founders, Mattia Sartori, 32, as more than 100,000 people were expected to march in the capital.

      “We are anti-fascist, pro-equality, against intolerance, against homophobia,” Santori told AFP, as protesters sang the anti-fascist anthem Bella Ciao.

      “We are weary of this culture of hatred,” the movement’s representative in the Italian capital, Stephen Ogongo, a 45-year-old journalist of Kenyan origin, told AFP. ‘‘We will no longer tolerate language that is racist, fascist, discriminatory or sexist.”

      The Sardines movement began in November after Santori, from Bologna, sent an urgent message to three friends late at night telling them to meet the next day. It was a couple of days before Salvini and his coalition partners, the smaller far-right party Brothers of Italy, and Silvio Berlusconi’s Forza Italia, were due to launch their campaign for the Emilia-Romagna regional election at an indoor sports arena in Bologna.

      The four friends hatched a riposte to Salvini’s boasts about filling Italy’s squares with supporters. The sports arena had a capacity for 5,700 people, and via an announcement on Santori’s private Facebook page, the group invited people to a counter-rally at Bologna’s Piazza Maggiore, with the aim of attracting 6,000 people.

      What happened next confounded their expectations: 15,000 people filled the Bologna square. As Salvini’s far-right electoral alliance pursued its campaign, the Sardines converged in other Emilia-Romagna cities before spreading across Italy and beyond.

      Hundreds of migrants also joined the Sardines on Saturday in Rome to protest against Salvini’s hardline immigration policies.

      Before being ejected from government in August after his failed gambit to collapse a coalition with the Five Star Movement (M5S) and bring about snap elections, Salvini’s main achievement when in office was to introduce draconian anti-immigration measures, including closing seaports to migrants.

      “They told us that immigration is a problem in order to hide real problems,” said Pietro Bartolo, a member of the European parliament who is known as the “doctors of migrants” and who has dedicated years of his life to addressing the refugee crisis in the Mediterranean.

      “We have to resist,” added Bartolo, who joined the protest. “Laws that criminalise those who save people are laws against our constitution. These laws are a shame.”

      Salvini has mocked the movement, writing on Twitter that he prefers kittens as “they eat sardines when hungry”.

      However, in a poll in November, 40% of Italians said that the movement now represents Salvini’s “most dangerous enemy”.

      https://www.theguardian.com/world/2019/dec/14/sardines-pack-piazza-in-rome-for-protest-against-matteo-salvini

  • Des lobbyistes aux populistes : la fabrique de la « fenêtre d’Overton »
    https://www.franceculture.fr/sociologie/des-lobbyistes-aux-populistes-la-fabrique-de-la-fenetre-doverton

    Aujourd’hui, l’extrême droite semble s’être réappropriée ce concept pour se rendre audible auprès du public et arriver aux portes du pouvoir. La technique est simple. Exagérer, tenir des propos chocs, annoncer des mesures incongrues pour relativiser les vraies idées radicales. Donald Trump en a fait une de ses spécialités, dans ses discours, mais également sur Twitter qu’il utilise de manière compulsive. Cette technique rhétorique permet de “changer radicalement les opinions des gens, sans qu’ils réalisent le moins du monde qu’ils ont été habilement et complètement manipulés”, selon un article publié par l’universitaire Luis Segura, sur le site d’information catholique “Adelante la fe”. Selon lui, la fenêtre d’Overton recouvre les méthodes de manipulation mentale visant à formater l’opinion publique pour la rendre réceptive puis docile à certaines idéologies.

    #manipulation #populisme #extreme-droite #fenetre-d-overton #discrimination

    • “Les propos de Julie Graziani ne sont pas un dérapage. Ils s’insèrent dans une stratégie : celle de l’extrême droite. Ils servent un objectif : la conquête du pouvoir”, expliquait le chroniqueur et docteur en sciences politiques Clément Viktorovitch dans l’émission "Clique", sur Canal +, le 5 novembre 2019. Quelques jours plus tôt, l’éditorialiste Julie Graziani s’en était prise à une mère célibataire sur le plateau de 24h Pujadas (LCI). “Je ne connais pas son parcours de vie à cette dame, qu’est-ce qu’elle a fait pour se retrouver au SMIC, est-ce qu’elle a bien travaillé à l’école ? Est-ce qu’elle a suivi des études ? Si on est au SMIC, faut peut-être pas divorcer non plus”. Des propos qui n’ont pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux. Depuis, le magazine L’Incorrect a annoncé qu’il cessait sa collaboration avec l’éditorialiste.

      Pour Clément Viktorovitch, le discours radicalement libéral de Julie Graziani est un exemple illustrant le concept de “fenêtre d’Overton”.

  • Le coup d’État contre Evo Morales plonge la Bolivie dans le chaos
    https://lemediapresse.fr/international/le-coup-detat-contre-evo-morales-plonge-la-bolivie-dans-le-chaos

    Poussé à la démission par l’armée et une opposition radicalisée, Evo Morales a finalement rejoint le Mexique, qui lui a accordé l’asile politique. Le président déchu laisse dernière lui des rues quadrillées par les soldats dans un contexte d’affrontements toujours plus violents entre ses partisans et ses détracteurs. 

    #International #Amérique_du_Sud #extrême_droite #populisme

  • Scaling Fences : Voices of Irregular African Migrants to Europe

    The Scaling Fences: Voices of Irregular African Migrants to Europe report presents the results of an extensive study exploring the perspectives and experiences of 1970 individuals who migrated through irregular routes from Africa to Europe, originating from 39 African countries.

    Its aim is to contribute to a better understanding of the relationship between migration and development. The Scaling Fences report is the second major review of contemporary development issues affecting Africa to be published by UNDP’s Regional Bureau for Africa.

    Highlights

    58% of respondents were either earning (49%) or in school (9%) at the time of their departure. For a majority of those earning, income appears to have been competitive in the national context.
    For 66% of respondents earning, or the prospect of earning, was not a factor that constrained the decision to migrate.
    62% of respondents felt they had been treated unfairly by their governments, with many pointing to ethnicity and political views as reasons for perception of unfair treatment.
    77% felt that their voice was unheard or that their country’s political system provided no opportunity through which to exert influence on government.
    41% of respondents said ‘nothing’ would have changed their decision to migrate to Europe Average earnings in Europe far outstrip average earnings in Africa, even in real terms.
    67% of those who did not want to stay permanently in Europe said their communities would be happy if they returned, compared to 41% of those who did want to live permanently in Europe.


    https://www.africa.undp.org/content/rba/en/home/library/reports/ScalingFences.html
    #rapport #migrations #asile #réfugiés #rapport #PNUD #push-factors #facteurs_push #motivations #profil

    ping @_kg_ @karine4

    • Les politiques migratoires européennes créent du #populisme en Afrique, sans limiter les départs clandestins

      Dans un rapport, le PNUD estime ces politiques inefficaces et contre-productives et dénonce une instrumentalisation politique de l’Aide au développement

      En matière de lutte contre l’immigration clandestine, « les décideurs politiques doivent changer d’approche ». La conclusion du rapport « En escaladant les clôtures », du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), rendu public lundi 21 octobre, porte un jugement sévère sur les stratégies européennes face à l’immigration irrégulière. « L’instrumentalisation de l’aide internationale au développement à des fins politiques ne devrait pas avoir un impact à long terme sur les facteurs des migrations africaines irrégulières », préviennent ses auteurs.

      Au moment où le gouvernement d’Édouard Philippe veut faire de l’aide publique au développement un levier, le PNUD rappelle au contraire que ce type d’approche envoie « un mauvais signal aux électorats européens en leur faisant croire que de telles stratégies marcheront sur le long terme ».

      Fruit de plus de 1900 entretiens réalisés auprès de migrants africains installés dans treize pays d’Europe, le rapport du PNUD analyse en profondeur le profil des personnes qui quittent leur pays pour entrer de façon irrégulière en Europe et les raisons qui ont présidé à leur choix.

      L’émigration va s’accentuer

      L’étude montre que les candidats au départ - qui avaient en moyenne 24 ans au moment de leur arrivée en Europe - sont en général, dans leur pays, mieux lotis que leurs pairs. Sans faire partie d’une élite, ils ont « manifestement bénéficié des progrès du développement en Afrique au cours des dernières décennies ». Originaires des zones urbaines à 85 %, ils présentent des niveaux d’études supérieurs à la moyenne des gens de leur génération. Ainsi, 43 % des sondés avaient complété le cycle secondaire. En outre, 49 % avaient des revenus au moment de leur départ et, parmi eux, les deux tiers gagnaient au-dessus du revenu moyen dans leur pays.

      Ces éléments laissent entendre que « le développement de l’Afrique est de nature à encourager les mouvements migratoires, et que ces derniers vont nécessairement s’accentuer tandis que « la plupart des pays d’Afrique atteignent à peine les niveaux de croissance et de développement à partir desquels l’émigration commence à s’intensifier ». Par conséquent, les auteurs battent en brèche « l’idée qu’il est possible de réduire la migration par le biais de réponses programmatiques et politiques conçues pour l’empêcher ».

      Les entretiens menés par le PNUD montrent qu’un des facteurs décisifs au départ est, chez les jeunes Africains, un sentiment d’exclusion sociale et de frustration vis-à-vis d’aspirations et de rêves qui n’ont aucune perspective de réalisation dans les pays d’origine. Malgré des situations plus favorables que celles de leurs pairs, les personnes sondées avaient pour 70 % d’entre elles le sentiment de ne pas gagner assez. Et pour 77 %, le sentiment que leur voix n’est pas entendue par leurs gouvernements. « Leur ambition a dépassé les opportunités disponibles localement, résume les auteurs. Le développement ne va pas assez vite et ses gains sont inégaux et limités ». L’immigration se révèle alors, pour ces personnes dont la trajectoire de vie est ascendante, un « investissement pour un meilleur avenir », un choix rationnel qui engage une « prise de risque calculée ».

      Les résultats de l’étude montrent aussi que les sondés proviennent de foyers plus nombreux que la moyenne de leur pays, ce qui laisse supposer une pression économique supplémentaire. En effet, 51 % des migrants interrogés contribuaient à l’économie du foyer avant leur départ. Même si la migration reste une décision multifactorielle, qui repose aussi sur des considérations en matière d’accès à l’éducation, de gouvernance ou de sécurité, 60 % des sondés ont évoqué le travail et le fait d’envoyer de l’argent à leur famille comme étant la première raison qui a motivé leur départ.
      Transferts bien supérieurs à l’aide au développement

      En 2017, les transferts d’argent depuis l’Europe vers l’Afrique subsaharienne ont représenté 25,3 milliards de dollars en 2017, rappelle le PNUD, qui souligne au passage que les montants sont bien supérieurs à ceux de l’aide publique au développement, de quoi mettre en doute la capacité de ce levier financier à dissuader les mouvements migratoires. En Europe, parmi les 38 % de migrants sondés qui déclarent des revenus, 78 % envoient de l’argent à leur famille. Ils gagnent alors en moyenne 1 020 dollars par mois, un salaire inférieur au salaire moyen du pays d’accueil - et même au salaire minimum en vigueur lorsqu’il en existe un -, mais cela représente trois fois la somme que les migrants percevaient en Afrique (lorsqu’ils y travaillaient) et leur permet d’envoyer un « salaire africain » à leur famille. Ce qui fait dire aux auteurs que la mobilité sociale ainsi obtenue est équivalente à un saut générationnel, malgré un phénomène de déclassement. En effet, les migrants qui travaillent en Europe occupent à 60 % des emplois peu qualifiés, le plus souvent dans le nettoyage, l’agriculture ou au domicile de particuliers, contre 29 % dans leur pays d’origine.

      En outre, les opportunités de travail sont limitées par l’absence de statut légal : 64 % des sondés déclarent ne pas avoir d’autorisation de travail dans le pays d’accueil, une proportion qui diminue au fil du temps. Parmi ceux arrivés avant 2005 en Europe, ils ne sont plus que 28 % dans ce cas. A ce propos, les auteurs soulignent que dans la recherche d’un droit au travail, le système d’asile est devenu l’une des seules options disponibles, en l’absence d’autres voies légales, alors même que les personnes n’ont pas migré pour des raisons humanitaires.

      Plus généralement, l’entrée irrégulière en Europe va de pair avec une vulnérabilité accentuée dans le pays d’accueil, qui pour une minorité significative, va perdurer dans le temps. La perspective d’une vie stable devient alors pour eux inatteignable, tandis que des expériences de privation, de faim, de difficultés d’accès aux soins, d’absence de revenus et de sans-abrisme se prolongent.
      Du « gagnant-gagnant »

      Pour le PNUD, l’approche - qui caractérise de plus en plus d’États européens - qui consiste à détériorer les conditions d’accueil des migrants pour dissuader leur venue, ne fait qu’aggraver les populismes : « La présence de migrants sans-papiers plongés dans les limbes de la clandestinité de façon prolongée nourrit l’inquiétude de l’opinion publique et les discours inflammatoires ».

      Il existe pourtant des solutions « gagnant-gagnant » face à la migration, assure le PNUD. Les entretiens montrent que le succès relatif rencontré par les migrants est corrélé à la façon dont ils se projettent dans l’avenir. Ainsi, 70 % des sondés ont déclaré vouloir vivre de façon permanente en Europe. Mais cette proportion diminue à mesure que grandit le sentiment de « mission accomplie », ce qui renforce l’idée d’une migration vécue comme un investissement. « Aider les personnes à atteindre leurs objectifs leur permettra non seulement de contribuer légalement et pleinement au marché du travail européen mais, à terme, devrait encourager le retour dans leur pays d’origine », soulignent les auteurs.

      Le développement de voies de migration circulaire, la régularisation des migrants déjà établis en Europe, mais aussi le développement d’opportunités pour la jeunesse en Afrique et la lutte contre les systèmes gérontocrates sont autant de défis que le PNUD encourage à relever. « Cependant, reconnaissent les auteurs du rapport, cela nécessite du courage politique en Afrique comme en Europe ».

      https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/10/21/les-politiques-migratoires-europeennes-creent-du-populisme-sans-limiter-les-
      #politique_migratoire #politiques_migratoires #EU #Europe #UE

    • Un rapport de l’ONU favorable aux régularisations de migrants

      Un rapport analyse la situation et le parcours des migrants économiques arrivés irrégulièrement en Europe et pointe des politiques mal ajustées. Non seulement, il est vain de chercher à stopper la migration économique issue des pays africains, mais les mesures « décourageantes » contribuent à fixer la population en Europe.

      Dans la lignée des engagements formulés dans le pacte pour les migrations de Marrakech, qui appelait à récolter davantage de données objectives, le Programme des Nations unies pour le développement apporte un nouvel éclairage sur des mouvements migratoires sous-investigués : la migration économique irrégulière. L’occasion de régler quelques « malentendus » (politiques) en travaillant sur un échantillon large. Le PNUD a interrogé plus de 3.000 migrants arrivés en situation irrégulière en Europe (dont 275 en Belgique) pour n’étudier les profils que des 1.970 déclarants être venus pour des motifs économiques.

      93 % des répondants se sont trouvés en danger dans leur trajet vers l’Europe, la moitié ne s’y attendant pas au moment du départ. Pour autant, ils ne sont que 2 % à déclarer qu’ils n’auraient pas migré sachant ce qui les attendait. Et lorsqu’on leur demande ce qui les aurait fait rester au pays (une meilleure situation économique, pas de problème personnel, connaître les conditions de vie réelle une fois en Europe…), 41 % répondent : « rien ». Une détermination de nature à interroger la capacité de quelque mesure que ce soit à stopper les flux Afrique-Europe pour cette population. « Les données challengent la faisabilité de la dissuasion directe et des interventions préventives, suggérant que les décideurs politiques devraient revoir leur approche », souligne le rapport. « L’instrumentalisation de l’aide au développement à des fins politiques ne peut pas, de manière réaliste, amener à une réduction des facteurs de migration. »
      Plus la situation est précaire, moins on souhaite rentrer

      Interrogées sur leur avenir, 70 % des personnes affirment vouloir rester définitivement en Europe. Mais si l’on affine les critères en se penchant sur les migrants ayant une situation stable et des revenus (parce qu’ils ont été régularisés ou travaillent au noir), la proportion s’inverse : 51 % pensent rentrer dans leur pays d’origine. Des résultats plutôt contre-intuitifs, dans la mesure où on pourrait s’attendre à ce que les personnes ayant les situations les plus précaires soient davantage tentées de repartir. « Il semble que les politiques censées avoir un effet décourageant n’ont pas d’impact sur l’envie de rentrer, relève Mohamed Yahya, auteur principal du rapport. C’est plutôt l’inverse qui se passe parce que les personnes doivent récupérer l’investissement de la famille et des amis. » Le rapport souligne la honte de rentrer sur un récit d’échec, sans avoir été capable d’envoyer de l’argent régulièrement. Cette pression s’illustre dans une autre réponse du questionnaire : parmi les migrants souhaitant rentrer, 67 % pensent que leur communauté serait heureuse de les voir rentrer, contre seulement 41 % pour ceux souhaitant rester définitivement.

      Paradoxalement donc, en maintenant les personnes dans un statut précaire, l’Etat encourage la fixation des personnes. Dans ses recommandations, le rapport encourage à recourir aux régularisations, soulignant que les marchés du travail parvenaient déjà à absorber une partie de la population concernée.

      « Toute l’attention côté européen porte sur le management de la migration – comment réduire les flux –, tandis que côté africain, l’enjeu c’est “comment avoir des voies légales” », constate Mohamed Yahya. « Il y a un vide pour l’instant au niveau des voies d’accès légales. Or, vu les conditions en Afrique et le profil des personnes qu’on a rencontrées, il est possible de faire quelque chose qui fonctionne. Ce qui est sûr, c’est que la migration irrégulière génère du stress sur la communauté hôte, donne l’impression qu’on ne contrôle pas les frontières. On espère que le rapport contribuera à construire quelque chose parce que sinon, on va continuer à renforcer des perspectives négatives. Il faut que les sociétés se posent la question : quelle migration peut bien fonctionner en Europe ? »

      Les résultats de l’enquête menée dans 13 pays européens dessinent une population jeune (24 ans en moyenne), plus urbaine, plus éduquée et plus argentée que la moyenne des pays d’origine. « Ce n’est pas le manque de travail qui pousse majoritairement à partir mais le manque de travail de qualité, le manque de choix, de perspectives », souligne Mohamed Yahya, principal auteur de l’étude du Pnud. Le rapport recommande de poursuivre la création de zone de libre-échange en Afrique et de travailler sur les structures de pouvoirs dans lesquels les jeunes ne se reconnaissent pas.
      Une stratégie familiale

      Les migrants interrogés viennent souvent de familles plus nombreuses que la moyenne du pays d’origine. 53 % ont bénéficié du soutien financier de la famille ou d’amis pour couvrir le coût de la migration (jusqu’à 20 fois le salaire moyen pour un ressortissant de l’Afrique de l’Est). Les chercheurs voient une stratégie familiale dans nombre de ces trajectoires qui induit un besoin de retour sur investissement.
      38 % travaillent

      38 % des migrants interrogés travaillent dans le pays hôte. Parmi eux, seuls 38 % le font de manière légale. D’après les projections, le niveau de salaire atteint en Europe équivaut à un bon de 40 ans en avant par rapport à la courbe de développement du pays d’origine. 78 % des personnes qui travaillent renvoient de l’argent vers leur pays d’origine.

      https://plus.lesoir.be/255033/article/2019-10-21/un-rapport-de-lonu-favorable-aux-regularisations-de-migrants

      #travail #stratégie_familiale

  • Le bruit et l’odeur (discours de Jacques Chirac) — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_bruit_et_l'odeur_(discours_de_Jacques_Chirac)

    « Notre problème, ce n’est pas les étrangers, c’est qu’il y a overdose. C’est peut-être vrai qu’il n’y a pas plus d’étrangers qu’avant la guerre, mais ce n’est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d’avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d’avoir des musulmans et des Noirs […] Comment voulez-vous que le travailleur français qui habite à la Goutte-d’or où je me promenais avec Alain Juppé il y a trois ou quatre jours, qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler ! [applaudissements nourris] Si vous ajoutez à cela le bruit et l’odeur [rires nourris], eh bien le travailleur français sur le palier, il devient fou. Il devient fou. C’est comme ça. Et il faut le comprendre, si vous y étiez, vous auriez la même réaction. Et ce n’est pas être raciste que de dire cela. Nous n’avons plus les moyens d’honorer le regroupement familial, et il faut enfin ouvrir le grand débat qui s’impose dans notre pays, qui est un vrai débat moral, pour savoir s’il est naturel que les étrangers puissent bénéficier, au même titre que les Français, d’une solidarité nationale à laquelle ils ne participent pas puisqu’ils ne paient pas d’impôt ! [...] Il faut que ceux qui nous gouvernent prennent conscience qu’il y a un problème de l’immigration, et que si l’on ne le traite pas et, les socialistes étant ce qu’ils sont, ils ne le traiteront que sous la pression de l’opinion publique, les choses empireront au profit de ceux qui sont les plus extrémistes6,7. […] [Au sujet des épiciers de proximité] La plupart de ces gens-là sont des gens qui travaillent, des braves gens ; on est bien content de les avoir. Si on n’avait pas l’épicier kabyle au coin de la rue, ouvert de 7 heures du matin à minuit, combien de fois on n’aurait rien à bouffer le soir8 ? »

    #populisme #racisme #Jacques_Chirac

  • L’UE choisit le #Rwanda pour relocaliser les #demandeurs d’asile

    L’Union européenne va conclure un accord avec le Rwanda pour tenir les demandeurs d’asile à l’écart de ses frontières. Déchirée sur la question des migrants, l’Europe poursuit une politique déjà expérimentée et critiquée, analyse The New York Times.

    L’Union européenne s’apprête à conclure un accord financier avec le Rwanda pour que le pays accueille des demandeurs d’asile en provenance de Libye, afin qu’ils n’entrent pas sur le Vieux Continent. Un mécanisme dont l’UE est coutumière. Cette dernière, rappelle The New York Times, a déchiré le continent et entraîné une recrudescence du populisme en Europe :

    Depuis trois ans, et dans un contexte de montée des partis populistes hostiles aux migrants, l’Union européenne paye d’autres pays pour tenir à distance du continent les demandeurs d’asile

    https://www.courrierinternational.com/article/vu-des-etats-unis-lue-choisit-le-rwanda-pour-relocaliser-les-

    #Union européenne #Externalisation #Demande d’asile #Frontières #Rwanda #Populismes