• Pédopornographie : les failles des géants du Web pointées du doigt
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/11/11/pedopornographie-les-failles-des-geants-du-web-pointes-du-doigt_6018759_4408

    Une enquête du « New York Times » souligne les failles des systèmes de détection utilisés par de grandes entreprises comme Microsoft ou Google. Les efforts des grandes entreprises du numérique pour détecter les contenus pédopornographiques sont-ils à la hauteur ? Non, conclut une enquête publiée samedi 9 novembre par le New York Times. Si cette industrie a su repérer et signaler 45 millions de contenus l’an dernier, « elle a systématiquement échoué à mettre en place des mesures agressives pour y mettre (...)

    #Apple #Google #Microsoft #AOL #Amazon #DropBox #Facebook #Snapchat #WhatsApp #iMessage #PhotoDNA #pédophilie #pornographie #modération #Azure #DuckDuckGo (...)

    ##Bing

  • Child Abusers Run Rampant as Tech Companies Look the Other Way
    https://www.nytimes.com/interactive/2019/11/09/us/internet-child-sex-abuse.html

    Though platforms bar child sexual abuse imagery on the web, criminals are exploiting gaps. Victims are caught in a living nightmare, confronting images again and again. The two sisters live in fear of being recognized. One grew out her bangs and took to wearing hoodies. The other dyed her hair black. Both avoid looking the way they did as children. Ten years ago, their father did the unthinkable : He posted explicit photos and videos on the internet of them, just 7 and 11 at the time. (...)

    #Facebook #Bing #Apple #Google #Microsoft #Amazon #DuckDuckGo #DropBox #Snapchat #WhatsApp #Altaba/Yahoo ! #iMessage #Azure #pédophilie #pornographie (...)

    ##Altaba/Yahoo_! ##modération

  • Les données de 330 000 utilisateurs de sites de « camgirls » exposées en ligne
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/11/04/les-donnees-de-330-000-utilisateurs-de-sites-de-camgirls-exposees-en-ligne_6

    La société qui gère les trois sites, VTS Media, a laissé une base de données accessible en ligne, sans aucune protection, durant plusieurs semaines. Une base de données liée à trois sites pornographiques est restée plusieurs semaines accessible en ligne, sans code d’accès, exposant les données personnelles de centaines de milliers de travailleuses du sexe et d’utilisateurs. L’affaire a été révélée par le site américain TechCrunch dimanche 3 novembre, après un échange avec l’entreprise de cybersécurité qui a (...)

    #CCTV #pornographie #données #hacking

  • A network of ‘camgirl’ sites exposed millions of users and sex workers
    https://techcrunch.com/2019/11/03/camgirl-network-exposed-millions-users

    A number of popular “camgirl” sites have exposed millions of sex workers and users after the company running the sites left the back-end database unprotected. The sites, run by Barcelona-based VTS Media, include amateur.tv, webcampornoxxx.net, and placercams.com. Most of the sites’ users are based in Spain and Europe, but we found evidence of users across the world, including the United States. According to Alexa traffic rankings, amateur.tv is one of the most popular in Spain. The (...)

    #pornographie #données #hacking

  • La pornographie, c’est de la prostitution filmée, et totalement dépénalisée. Cela ne la rend pas sûre. | TRADFEM
    https://tradfem.wordpress.com/2019/10/01/la-pornographie-cest-de-la-prostitution-filmee-et-totalement-depe

    C’était un secret de polichinelle. À l’époque, les deux artistes les plus prisées de l’industrie y avaient été introduites à l’âge de 14 et 15 ans. J’ai entendu des pornographes discuter de l’obtention de fausses cartes d’identité pour y amener des mineures, et j’ai assisté à une conversation qui stipulait que les jeunes femmes « fraîchement sorties du système d’aide sociale » étaient les plus susceptibles de travailler dans l’industrie. Ces flagrantes manipulation et mise au pas de filles et de jeunes femmes vulnérables, je ne l’ai jamais entendu condamner une seule fois par ceux – principalement des hommes – qui organisaient, produisaient et distribuaient des films pornographiques.

    Le monde du porno n’est pas différent de la prostitution. Il y a d’autres personnes impliquées et l’une d’elle a une caméra qui enregistre chaque minute des violences infligées, mais en définitive il s’agit simplement de prostitution devant une caméra. Il y a aussi beaucoup de dédoublement de rôles entre les personnes impliquées : la plupart des actrices du porno sont également « escortes » et inversement. Bon nombre des pornographes que j’ai rencontrés géraient également des agences d’escortes, des bordels ou des sites d’annonces. Les bordels étaient bien sûr considérés comme les commerces les plus risqués, du fait de leur illégalité au Royaume-Uni. Le fait de les décriminaliser ne rendra pas les femmes qui y sont exploitées moins vulnérables aux violences, mais légitimera davantage les profits pour ceux qui exploitent et violentent déjà sexuellement des femmes et, souvent, des filles.

    Le fait que la pornographie devient de plus en plus violente n’est pas un secret et pourtant j’entends souvent prétendre que « c’est seulement un jeu de scène ».

    Ce n’est pas un jeu. La fille étranglée est vraiment étranglée. La femme de la scène « enculage douloureux » implore vraiment l’auteur de son viol anal d’arrêter, parce que ça lui fait mal. L’indice est dans le nom donné à la scène. Les violences au visage, les viols collectifs et la torture ne sont pas factices ; et pourtant, l’écran arrive à jouer un rôle de tampon qui aide le spectateur à déshumaniser la femme à qui ces violences sont infligées.

    J’ai, pratiquement, subi un viol collectif devant une caméra. C’est sans aucun doute toujours en train de circuler dans la pornosphère, pour que des hommes se masturbent. L’une des « actrices » les plus populaires mentionnées ci-dessus a pleuré sur mon épaule après un tournage dans lequel elle avait été forcée de ramper dans des excréments alors qu’on la couvrait d’insultes. Et ça, c’était dans l’industrie classique, considérée par beaucoup comme étant plus sûre et même « glamour » que le porno amateur style « gonzo ».

    Cela affecte également les femmes qui se retrouvent dans d’autres secteurs de la prostitution et qui ne s’approcheront sans doute jamais d’un plateau de tournage porno. En effet, les prostitueurs cherchent souvent une femme prostituée pour reproduire les scènes violentes qu’ils ont vues dans un film porno, en lui infligeant les violences à partir desquelles ils ne pouvaient alors que se masturber.

    Comme la femme prostituée, l’actrice porno constate que son « non » n’a pas grande importance une fois que les caméras tournent. En fait, son « non » peut même être une condition pour répondre à la demande de scénarios de plus en plus violents. J’ai appris à mes dépens que, quelles que soient les limites établies à l’avance, une fois que la caméra commence à tourner, toutes les promesses s’envolent.

    Dans certains cas, les « acteurs » masculins ne sont en réalité que des prostitueurs ordinaires. Les « soirées sexuelles » filmées où des hommes ordinaires peuvent venir et payer pour participer au « gangbang d’une star du porno » sont devenues populaires dans les sex-clubs du pays. Les pornographes et les proxénètes qui créent ces entreprises s’enrichissent de façon toujours plus ingénieuse, ouvrant de nouveaux boulevards pour l’exploitation et la violence. Les prostitueurs et les spectateurs exacerbent, bien sûr, la demande pour des images et des expériences plus brutales, plus dures et plus extrêmes.

    J’ai quitté l’industrie du porno après que l’on ait mis de la drogue dans mon verre pendant un tournage. À ce jour, je n’ai aucune idée de ce qui m’est arrivé lorsque j’étais inconsciente, mais je ne doute pas que ces scènes ne flottent quelque part sur un site Web.

    Au fait, la « porno du viol » n’est pas illégale, tant que la violence physique montrée n’est pas assez extrême pour porter atteinte à la vie.

    La pornographie et la prostitution se moquent de nos lois sur le consentement sexuel.

    Alors, expliquez-moi encore comment cette décriminalisation assurerait la sûreté des femmes…

    Voilà, c’est dit.
    #pornographie #prostitution #violence_masculine

  • #Michelle_Kelly : La pornographie, c’est de la prostitution filmée, et totalement dépénalisée. Cela ne la rend pas sûre.
    http://tradfem.wordpress.com/2019/10/01/la-pornographie-cest-de-la-prostitution-filmee-et-totalement-depe

    En tant que survivante de l’exploitation sexuelle commercialisée, tant dans le secteur de la prostitution que dans celui de la pornographie, je trouve absolument ridicule la prétention qu’il faille dépénaliser les tierces parties, par exemple les proxénètes, pour « assurer la sécurité de toutes les femmes ».

    Voici pourquoi.

    Au Royaume-Uni, l’industrie pornographique est quasi-totalement dépénalisée. Seule la pornographie mettant en scène des agressions sexuelles sur mineur-es, de la nécrophilie, de la bestialité ou des actes impliquant des dangers de mort est touchée par les lois pénales relatives à sa distribution et sa détention.

    Considérée comme une industrie commerciale et un business légitime, on pourrait s’attendre – si les affirmations du lobby pro-porno étaient véridiques – à ce que la pornographie soit le domaine le plus sûr de l’industrie du sexe pour les femmes qui s’y trouvent.

    C’est faux.

    D’après mon expérience, l’industrie du porno a été de loin la forme de prostitution la plus violente et toxique que j’aie vécue. Le fait qu’elle soit légale ne me donnait pas accès aux « droits du travail » en tant qu’ « actrice », mais créait plutôt un environnement non réglementé pour les proxénètes et les pornographes pour violenter et exploiter à loisir.

    C’était un secret de polichinelle. À l’époque, les deux artistes les plus prisées de l’industrie y avaient été introduites à l’âge de 14 et 15 ans. J’ai entendu des pornographes discuter de l’obtention de fausses cartes d’identité pour y amener des mineures, et j’ai assisté à une conversation qui stipulait que les jeunes femmes « fraîchement sorties du système d’aide sociale » étaient les plus susceptibles de travailler dans l’industrie. Ces flagrantes manipulation et mise au pas de filles et de jeunes femmes vulnérables, je ne l’ai jamais entendu condamner une seule fois par ceux – principalement des hommes – qui organisaient, produisaient et distribuaient des films pornographiques.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://nordicmodelnow.org/2019/09/04/porn-is-videoed-prostitution-and-fully-decriminalised-that-doesnt-ma
    #violences_masculines #prostitution_filmée #système_prostitutionnel #pornographie #agentivité

  • #Janice_G._Raymond et #H._Patricia_Hynes : Les vérités éprouvantes d’#Andrea_Dworkin
    https://tradfem.wordpress.com/2019/09/10/les-verites-eprouvantes-dandrea-dworkin

    De son vivant, Andrea Dworkin désespérait que son travail soit un jour reconnu à sa juste valeur. L’écriture était sa vie ; elle a dit un jour : « Communiquer et survivre, en tant qu’écrivain et en tant que femme : les deux font un pour moi. » La parution d’une nouvelle anthologie d’écrits de théorie et de fiction de Dworkin, Last Days at Hot Slit, a simplement stimulé une réévaluation du travail de cette autrice en considérant ses écrits avec sérieux – ce qui est bien différent du traitement qu’ont reçu ses livres lors de leur parution initiale.

    En plus d’une introduction opportune aux écrits de Dworkin, le livre contient des extraits de Woman Hating (sa première œuvre, publiée en 1974), l’analyse tumultueuse qu’elle a signée avec Pornography : Men Possessing Women et son bouleversant roman, Mercy. On y trouve également des lettres de Dworkin à ses parents et un essai inédit intitulé « Adieu à tout ceci », une réplique mordante aux femmes « fières d’être prosexe et libérées ». À ses yeux, elles ont combattu « pour le droit d’être humiliées… pour le droit d’être ligotées et fières de l’être, pour le droit d’être blessées ». Last Days at Hot Slit se termine par « My Suicide », un essai inédit écrit avant le décès de Dworkin en 2005 à la suite d’une myocardite, une inflammation du muscle cardiaque.

    Lorsque nous avons interviewé des femmes au sujet de l’impact des écrits de Dworkin sur leur vie et sur leur travail, la romancière, poète et éditrice de livres féministes australienne Sue Hawthorne a d’abord parlé de ses œuvres de fiction :

    Je me souviens de la réaction viscérale que j’ai eue à sa nouvelle « Slit » et à son livre Ice and Fire. Mais son principal effet sur moi est venu de la lecture de Mercy… qui relate dans les détails les plus incroyables ce que l’on ressent en tant que fille et en tant que femme d’être violée sexuellement pendant une partie importante de sa vie. C’est un texte intense, à la lecture éprouvante. Mais beaucoup d’œuvres littéraires importantes sont difficiles à lire. Si elle avait été un homme, je suis presque certaine que Mercy serait considéré au même titre qu’Ulysse de James Joyce.

    La lecture de Mercy a inspiré Hawthorne à écrire son propre roman, Dark Matters, sur l’effacement des lesbiennes et la violence à leur égard, « un livre que je devais écrire comme un geste à poser et dans l’espoir que par la fiction je pourrais arriver à changer le monde. À tout le moins, je devais essayer de le faire. »

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.truthdig.com/articles/andrea-dworkin-teller-of-hard-truths
    #pro-sexe #féminisme_radical #misogynie #antiféminisme #pornographie #système_prostitutionnel #courage_féministe

  • #Meagan_Tyler : Le féminisme radical d’Andrea Dworkin : plus pertinent que jamais
    https://tradfem.wordpress.com/2019/09/02/le-feminisme-radical-dandrea-dworkin-plus-pertinent-que-jamais

    Avec le retour du féminisme à l’avant-scène, il ne devrait pas être surprenant de voir le nom d’Andrea Dworkin refaire surface dans le discours. Et pourtant ça l’est.

    Le mouvement #MoiAussi et la violence masculine envers les femmes font les manchettes internationales. La misogynie à l’égard des Noires et les points d’intersections du racisme et du sexisme sont des sujets d’actualité dans la culture populaire. La nature patriarcale de l’autoritarisme de droite inquiète les analystes politiques. Il est donc tout à fait logique que le travail de Dworkin soit considéré comme particulièrement approprié, puisqu’elle a passé la plus grande partie de sa vie à combattre le patriarcat suprématiste et capitaliste blanc.

    Mais la vision du changement révolutionnaire que Dworkin a défendue avec tant de passion a été en grande partie ridiculisée de son vivant – y compris par d’autres féministes, généralement libérales ou libertaires. Et, aujourd’hui, alors que l’on évite l’analyse féministe radicale dans les universités et que les militantes féministes radicales sont de plus en plus chassées des tribunes et des manifestations, il est étonnant de voir le travail d’une penseuse féministe radicale aussi importante être revisité de façon relativement positive.

    La récente réévaluation du travail de Dworkin a, en partie, été motivée par la publication d’une nouvelle anthologie, intitulée Last Days at Hot Slit. On y trouve un ensemble impressionnant d’écrits recoupant l’ensemble de sa carrière, y compris mon préféré, le décapant « Je veux une trêve de 24 heures durant laquelle il n’y aura pas de viol » – une allocution adressée à un auditoire de 500 hommes :

    Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi nous ne sommes pas en conflit armé avec vous ? Ce n’est pas parce qu’il y a une pénurie de couteaux de cuisine dans ce pays. C’est parce que nous croyons en votre humanité, malgré toutes les preuves du contraire.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.abc.net.au/religion/are-the-only-good-feminists-dead-feminists-learning-from-andrea/11359142
    #féminisme_radical #Andrea_Dworkin #metoo #violences_masculine #pornographie #prostitution

  • Des informations d’utilisateurs d’un site pornographique librement accessibles
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/08/20/des-informations-d-utilisateurs-d-un-site-pornographique-librement-accessibl

    Des chercheurs en sécurité informatique ont découvert que le site Luscious n’avait pas protégé une base de données recensant plus d’un million de ses membres. Le nom de certains apparaissait dans leur adresse e-mail. Dans ses conditions d’utilisation, le site Luscious assure à ses utilisateurs que leurs informations personnelles sont en sécurité, grâce à « différentes mesures de sécurité », comme « le serveur sécurisé » sur lequel il repose. Pourtant, ce site pornographique a laissé exposée, sans protection (...)

    #pornographie #données #hacking

  • Centaines de plaintes pour pédophilie déposées en un seul jour à New York _ Pauline Simonet/oang - 16 Aout 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10640578-centaines-de-plaintes-pour-pedophilie-deposees-en-un-seul-jour-a-new-yo

    Conséquence d’une nouvelle loi, des centaines de plaintes au civil pour pédophilie ont été déposées mercredi dans l’Etat de New York. Elles inquiètent de nombreuses institutions comme l’Eglise catholique, directement visée.
    La nouvelle législation permet aux victimes de demander réparation pendant un an, sans aucun délai de prescription. Les plaignants espèrent mettre au jour les complicités et protections dont les agresseurs ont bénéficié.

    Une rencontre sans effet avec le pape
    James Grein est l’une de ces nombreuses victimes qui vient de porter plainte et son cas est emblématique. Son agresseur présumé - l’ancien cardinal Theodore McCarrick défroqué l’an dernier après ses accusations - l’avait emmené rencontrer le pape Jean Paul II au Vatican en 1988.

    Agé de 30 ans à l’époque, il assure avoir confié au Souverain pontife lui-même et à quelques cardinaux les sévices dont il était victime depuis son plus jeune âge, sans aucun effet.

    Le Vatican directement visé
    Grâce à la nouvelle législation, James Grein, âgé aujourd’hui de 61 ans, peut porter plainte et c’est le Vatican lui-même qui est visé. Ses avocats vont exiger d’obtenir des archives et documents qui pourraient prouver l’ampleur des protections et complicités au sein de l’Eglise catholique.

    D’autres institutions sont aussi visées, comme les Scouts américains, le département de l’Education de New York ou encore l’université Rockefeller de Manhattan. Le nombre et l’importance des dossiers attendus est tel que 45 juges ont été spécialement désignés pour les traiter.

    #pédophilie #culture_du_viol #viol #catholicisme #enfants #viols #eglise #violences_sexuelles #pedocriminalité #justice #religion #pornographie #église #pédophilie_dans_l_eglise #justice

  • #MaryKate_Fain : La montée en puissance de « l’homme féministe » n’est pas une victoire pour le féminisme
    https://tradfem.wordpress.com/2019/08/07/la-montee-en-puissance-de-lhomme-feministe-nest-pas-une-victoire-

    #Aziz_Ansari, un soi-disant homme féministe, fait un retour en force. Le 9 juillet, un nouveau spectacle humorstique, diffusé sur Netflix, a marqué son retour sous les feux de la rampe après son moment #MeToo de l’an dernier. En 2018, l’humoriste, comédien, acteur et concepteur de l’émission Master of None, s’était éclipsé du monde de la télévision après qu’un article publié sur le site Babe eût raconté l’histoire de « Grace », une femme alléguant qu’Ansari était sexuellement agressif à son égard lors d’une soirée qui avait mal tourné. Le site Babe a d’ailleurs lui-même mis la clé sous la porte après avoir été dénoncé pour avoir entretenu une culture de travail aussi machiste que celle d’une fraternity étasunienne, y compris de multiples cas d’inconduite sexuelle. (...)


    Ces dernières années, il est en effet devenu à la mode pour les hommes de s’identifier comme féministes. Selon certains sondages, la proportion d’hommes se disant féministes est passé de 20 pour cent en 2001 à 33 pour cent en 2016. Des groupes féministes libéraux comme HeForShe ont plaidé pour l’inclusion des hommes dans le féminisme, soutenant que nous avions besoin de l’appui des hommes pour améliorer la situation des femmes. La campagne « This Is What a Feminist Looks Like » (Voici ce à quoi ressemble un-e féministe), lancée en 2014 par le magazine Elle du Royaume-Uni a (surtout) mis en vedette des stars masculines affichant sur un t-shirt ce slogan controversé.
    Cet argument n’a rien de nouveau. Dans son livre de 1984, De la marge au centre. Théorie féministe, Bell Hooks a soutenu qu’en refusant d’admettre les hommes dans le mouvement, les féministes blanches créaient spécifiquement un monde plus sexué. La souffrance des hommes, écrivait-elle, « ne doit pas être passée sous silence ».
    Le problème, cependant, c’est que les hommes qui sont censés être nos alliés – c’est-à-dire les hommes féministes – ne sont pas toujours aussi éclairés qu’on pourrait s’y attendre.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2019/07/11/the-rise-of-the-male-feminist-doesnt-demonstrate-a-win-for-feminism
    #violences_masculines #proféministes #hommes_féministes #agression_sexuelle #féminisme_pro-sexe #pornographie #féminisme

  • Saurez-vous deviner quelles publicités Facebook juge obscènes ?
    https://www.numerama.com/politique/537606-saurez-vous-deviner-quelles-publicites-facebook-juge-obscenes.html

    Deux cheffes d’entreprise ont créé un jeu qui consiste à trouver quelle publicité a été jugée obscène par Facebook. Elles veulent ainsi mettre en avant le sexisme qui sous-tend certaines décisions. Facebook censure-t-il davantage les publicités sur le corps ou la sexualité lorsqu’elles concernent des femmes ou personnes LGBT ? Deux startups spécialisées dans les sextoys en sont persuadées. Elles ont lancé un site qui permet à chacun de le constater, a repéré TechCrunch ce mercredi 31 juillet. Le site en (...)

    #Facebook #pornographie #publicité #discrimination #LGBT

    ##publicité
    //c0.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2019/07/approved-facebook-publicites.jpg

  • Sex tech startups band together to protest Facebook’s ad policies
    https://techcrunch.com/2019/07/30/sex-tech-startups-band-together-to-protest-facebooks-ad-policies

    There’s a double standard when it comes to the sexualities of men versus women, trans and gender non-conforming folks. Unbound and Dame Products, two sex tech startups, have teamed up to bring attention to the issue. By launching a website, “Approved, Not Approved” and staging a protest outside Facebook’s NYC headquarters, the two startups hope to bring more awareness to the company’s advertising guidelines that seem to favor products that cater to cisgender men. The point of the digital (...)

    #Facebook #pornographie #publicité #discrimination #LGBT

    ##publicité

  • Sur les sites pornos, vos données fuitent rapidement et sont facilement piratables
    https://usbeketrica.com/article/sites-porno-donnees-google-facebook-pirates

    Des chercheurs alertent sur le très faible niveau de sécurité des sites pornographiques : les données personnelles seraient récupérées par d’autres entreprises sur 93 % d’entre eux, sans compter les risques importants de piratage. Un problème majeur étant donnée le nombre massif d’internautes fréquentant ces sites pornos et le caractère extrêmement sensible des informations sur la sexualité des individus, cibles potentielles de harcèlement et de discrimination. Les données personnelles de nature (...)

    #Google #Oracle #Facebook #PornHub #pornographie #BigData #discrimination #harcèlement (...)

    ##hacking

  • Google change son algorithme pour ne plus associer d’office les femmes non-blanches au porno
    https://www.numerama.com/politique/534655-google-change-son-algorithme-pour-ne-plus-associer-doffice-les-femm

    Les recherches Google sur des jeunes femmes noires ou asiatiques renvoyaient vers des sites pornographiques. Ce n’est désormais plus le cas. Google a enfin fait le ménage dans ses résultats de recherche. Après avoir banni les résultats pornographiques qui s’affichaient en premier lorsque l’on tapait le mot « lesbienne », le moteur de recherche a fait de même avec d’autres termes comme « jeune femme noire » et « jeune femme asiatique », a remarqué sur Twitter la développeuse Jill Royer ce vendredi 19 (...)

    #Google #GoogleSearch #algorithme #pornographie #xénophobie #discrimination

    //c0.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2019/07/google-recherche-jeune-femme-noire.jpg

  • Comment un projet britannique de filtrage du porno a tourné à la catastrophe
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/07/13/le-filtrage-du-porno-brxit-un-projet-britannique-qui-a-tourne-a-la-catastrop

    La mise en application d’une loi imposant aux sites pornographiques de vérifier l’âge de leurs visiteurs, mal préparée, a été reportée à de multiples reprises. Tout le monde, ou presque, était pour, à gauche comme à droite. Fin 2017, le Parlement britannique adoptait un projet de loi qui constituait « une première mondiale », selon ses architectes : pour protéger les enfants de la pornographie en ligne, le Royaume-Uni allait mettre en place un système obligatoire de vérification de l’âge, qui assurerait (...)

    #pornographie #filtrage #anonymat #carte

    • Ovidie en parle dans cette émission d’Elizabeth Martichoux sur LCP.
      http://www.lcp.fr/emissions/etat-de-sante/290110-leducation-sexuelle-face-la-surexposition-la-pornographie-comment

      La moitié des adolescents âgés de 15 à 17 ans, a déjà surfé sur un site pornographique, selon une enquête Ifop de 2017. 21% des jeunes de 14 à 24 ans regardent même régulièrement des vidéos X, au moins une fois par semaine. D´après le rapport du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) de juin 2018, la pornographie sexualise les enfants, chosifie les femmes et déshumanise la sexualité.
      Face à ces millions d´images à portée de clic, l´éducation sexuelle à l´école ne fait pas le poids. Les trois séances annuelles prévues par la loi au collège et au lycée sont rarement mises en oeuvre. Pourtant, au-delà du porno, des pratiques comme les nudes et le revenge porn peuvent avoir des conséquences graves sur les adolescents. Alors, comment protéger nos enfants ? Notre invitée, Ovidie, auteure du livre « À un clic du pire : la protection des mineurs à l´épreuve d´Internet », tentera de répondre à cette question.

      #le_beurre_l'argent_du_beurre_et_le_cul_de_la_crémière

  • Ce que dit la sexualisation des adolescentes de la société japonaise | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/179547/adolescentes-japonaises-usine-fantasmes-idoles

    On retrouve le vocabulaire de Nabokov validé comme d’hab - Lolita, nymphettes, filles aguicheuses. Pas une fois il est rappelé que le roman Lolita raconte le viol de Dolorès Haze, narré par son agresseur Humbert Humbert. Par rapport à ces « fantasmes » (pas toujours fantasmes car la dénonciation des violences sexuelles au Japon on a pu voire ce que ca donnais pendant #me_too ) je pense que c’est une des methodes de Backlash et controle des femmes par les hommes. Puisqu’ils ne peuvent plus avoir de femmes ils s’organisent pour les brisé lorsqu’elles sont filles et comme ca elles aurons plus de « chances » de finir plus bas qu’eux et même accepté de vivre avec des hommes tel qu’eux.

    Disons-le une bonne fois pour toutes : le Japon n’a pas le monopole de l’exploitation et de la sexualisation des enfants à des fins mercantiles. Parmi les exemples les plus criants, citons les compétitions de mini-miss qui mettent en scène des petites filles grimées en adultes, dans des postures parfois aguicheuses. Inventés aux États-Unis, ces concours de beauté ont été tardivement interdits (2014) en France aux moins de 13 ans, mais ils subsistent sur internet.

    Par ailleurs, l’immense succès d’artistes comme Britney Spears et Alizée, 16 ans à l’époque des très suggestifs « Baby One More Time » et « Moi… Lolita », illustre nettement le pouvoir de fascination des adolescentes érotisées auprès des adultes.

    Mais il y a un tabou. « On ne s’autorise pas, en Occident, à admettre que les nymphettes exercent une emprise réelle sur le grand public », estime Agnès Giard, anthropologue, membre de l’équipe de recherche EMTECH à l’Université libre de Berlin et autrice de L’imaginaire érotique au Japon. Au pays du Soleil-Levant, toutefois, la possibilité de fantasmer sur des enfants paraît plus assumée, tolérée, et donc visible, du fait de plusieurs spécificités culturelles et sociologiques.

    #pedosexualité #culture_du_viol #domination_masculine #male_gaze #backlash #pornographie #misogynie

  • Facebook : le groupe sexiste « Femmes indignes » dans le viseur de la justice - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/high-tech/facebook-le-groupe-sexiste-femmes-indignes-dans-le-viseur-de-la-justice-0

    « Chiennes », « escabeaux », « salopes », « trous » ou, pire, « LV » pour « lave-verge » ou « lave-vaisselle ». Sur un groupe Facebook nommé « Femmes indignes 6.0 résurrection », des hommes rivalisaient de vulgarité pour désigner les femmes, révèle 20 Minutes. Début 2017, leur groupe secret réunissait ainsi 56 000 membres. Aucune femme parmi eux et pour cause : il n’était accessible qu’aux internautes cooptés.

    Leur passe-temps : partager des photos de femmes ou de jeunes filles dénudées. Souvent prises de dos, pendant un acte sexuel, sans le consentement de celles qui y figuraient. Dans les commentaires fleurissaient propos humiliants, injurieux et misogynes et incitations à la violence contre les femmes, vues comme des objets sexuels ou ménagers.

    Le groupe a finalement été supprimé par Facebook après de nombreux signalements parce qu’il « ne respectait pas les standards de la communauté en matière de nudité et de pornographie ».

    Mais selon les avocats du Collectif féministe contre le viol cités par 20 Minutes, il se pourrait que certaines jeunes femmes soient mineures. L’association a donc porté plainte en 2017 pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » et « mise en péril de mineurs ».

    Faute d’éléments suffisants sur l’identité des femmes humiliées sur le groupe, la plainte a été classée sans suite en février 2018. Le Collectif a persévéré : un mois plus tard, une nouvelle plainte a été déposée pour « injure publique à caractère sexiste » et « incitation publique à la violence en raison du sexe ». Le parquet de Paris a alors ouvert une enquête confiée à la brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP) de la police judiciaire.

    Mais les policiers se heurtent à l’opacité de Facebook. Le réseau social refuse de communiquer les identités des administrateurs et membres les plus actifs du groupe.

    Une difficulté qui pourrait être levée. Le 25 juin dernier, le secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O, a annoncé que Facebook s’engagerait désormais à fournir les adresses IP quand elles seront demandées par des magistrats français, y compris dans des dossiers liés aux cyberviolences.

    Seconde difficulté : caractériser l’injure « publique » sur un groupe « secret », donc accessible uniquement à un nombre limité d’utilisateurs. La peine encourue pour une injure publique à caractère sexiste est de six mois de prison et de 22 500 euros d’amende.

    Les groupes sexistes ne manquent pas sur Internet. En 2017, deux groupes au fonctionnement similaire, « Babylone 2.0 » et « Garde Ta Pêche » - partage de photos de femmes dénudées sans leur consentement accompagnées de commentaires injurieux et misogynes - avaient fait scandale. Malgré l’indignation publique, et politique, aucune plainte n’avait été déposée et les groupes simplement fermés par Facebook.

    #misogynie #haine #sexisme #pornographie #hétérosexualité #facebook #non-mixité #fraternité #Lave-vaisselle

  • Viols à distance en streaming : un Français jugé pour complicité d’agressions sexuelles - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/viols-a-distance-en-streaming-un-francais-juge-pour-complicite-d-agressio

    Derrière son ordinateur, il tentait d’assouvir ses sordides fantasmes. Mais Stéphane L., renvoyé le 23 mai devant le tribunal correctionnel, ne se contentait pas d’agir en spectateur passif. Le pilote de ligne de 50 ans, domicilié en région parisienne, s’était tourné vers une forme d’exploitation sexuelle des enfants en plein essor : le live-streaming. Ou comment des Français commandent, sur Internet, des viols d’enfants diffusés en direct par des hommes où des femmes qui appliquent à la lettre les instructions des commanditaires.

    En 2010, un agent infiltré du FBI, explique avoir reçu de la part d’un certain « Benjibenji028 » des images explicites d’enfants. Il s’agit de Stéphane L. Les enquêteurs de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) sondent les comptes en banque du suspect. Ils découvrent qu’il a effectué des dizaines de virements – en général 30 euros - à des femmes installées aux Philippines. Interpellé le 12 août 2014 à son hôtel parisien, Stéphane L. n’est alors que le deuxième français impliqué dans une affaire de live-streaming. Il plonge les enquêteurs dans un monde où des enfants sont violés pour quelques dizaines d’euros.

    Il donne des instructions à la « réalisatrice »

    L’exploitation des ordinateurs de Stéphane L. permet aux policiers de découvrir de sordides conversations sur Skype. « Le contenu […] démontre qu’il a bénéficié de shows pédopornographiques […] et qu’il donnait des instructions afin que des fillettes se soumettent à des attouchements de nature sexuelle par un adulte », écrit la juge d’instruction dans son ordonnance de renvoi. Dans une discussion datée du 27 octobre 2013, Stéphane L. demande par exemple à une femme – violeuse sur commande - de pénétrer une enfant avec ses doigts. Une fillette dont l’âge – 8 ans ! - est clairement évoquée par la « réalisatrice » de ce show en live. « Super, j’aime cet âge », s’enthousiasme l’ancien pilote de l’armée de l’air décrivant par le menu et avec des mots très crus ce qu’il souhaite voir infliger à la fillette.

    LIRE AUSSI >L’inquiétant phénomène des viols à distance

    Une fois devant la juge pourtant, Stéphane L. minimise son implication. Il explique ne jamais avoir donné d’ordre, et avoir même souvent versé de l’argent pour rien. Quant aux quelques prestations auxquelles il a pu assister, cela n’avait rien d’un viol, se défend-il. « Elle simulait… Par exemple, au lieu de mettre un doigt, elle courbait le doigt pour que l’on croie qu’il y avait une pénétration alors qu’il n’y en avait pas ». Des dénégations qui compliquent fortement le travail de la justice, qui ne dispose pas d’enregistrements de ces prestations réalisées en direct.
    Une fillette entraînée depuis ses 3 ans…

    D’ailleurs, contre l’avis du parquet de Paris qui souhaitait un procès aux assises, la juge, qui n’a pas pu « démontrer la réalité d’un acte de pénétration », a décidé de renvoyer Stéphane L. devant le tribunal correctionnel. Il sera, avant la fin de l’année, le premier Français jugé pour « complicité d’agressions sexuelles » dans un dossier de live-streaming. « Jusque-là, les auteurs de ces infractions étaient uniquement condamnés pour consultation d’images pédopornographiques », souligne Ludivine Piron, chargée de mission à l’Ecpat, association qui lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants. « Nous aurions préféré un procès aux assises, mais cela reste un progrès significatif », appuie Me Emmanuel Daoud, l’avocat de l’Ecpat.

    Pour l’association, ce procès devra montrer le « véritable business derrière ces viols en direct ». Un gagne-pain familial parfois, à l’image de cette femme contactée par Stéphane L. qui mettait en scène sa fille. Une situation déjà entrevue en Roumanie. « Mais le live-streaming est aussi l’œuvre de réseaux mafieux, souligne Ludivine Piron. C’est un marché très lucratif, avec des enfants réduits en esclavage. » Le 11 août 2014, une Philippine explique ainsi à Stéphane L. « entraîner » une petite fille de 11 ans à réaliser de telles prestations « depuis ses trois ans »…

    Ce militaire n’est pas le complice, c’est le commanditaire des viols et c’est pas une agression sexuelle c’est un pédo-viol avec préméditation et en bande organisée.
    #viol #correctionnalisation #pedocriminalité #pornographie

    • Viols à distance en streaming : «Un phénomène exponentiel»
      http://www.leparisien.fr/faits-divers/viols-a-distance-en-streaming-un-phenomene-exponentiel-17-06-2019-8095494

      Des enfants de moins de 10 ans violés en direct pour le plaisir d’Occidentaux cachés derrière leur ordinateur. Et pour un montant dérisoire : environ 50 dollars l’agression. Phénomène inquiétant, le live-streaming préoccupe magistrats et policiers depuis un peu plus de quatre ans. 7 dossiers sont actuellement entre les mains des enquêteurs spécialisés, 17 ont été traités depuis 2016. « Mais le phénomène est exponentiel, souligne le commissaire divisionnaire Philippe Guichard, patron de l’Office central de répression des violences aux personnes (OCRVP). Je crains que nous arrivions rapidement à plus de 90 Français impliqués dans ces faits abjects. »

      Preuve de l’engagement des autorités à circonscrire ce fléau, Jérôme Bonet, directeur central de la police judiciaire et Philippe Guichard ouvriront, ce mardi à Singapour, un séminaire international dédié notamment au live-streaming. « L’objectif est d’éviter que ce phénomène apparu aux Philippines ne gangrène davantage de pays pauvres, détaille le commissaire Guichard. Il est vital de mettre en place des collaborations internationales. » Car ces dossiers, dont certains concernent l’Europe de l’Est, sont épineux.

      Multiplier les partenariats avec les autorités locales

      Très souvent, l’implication de ressortissants français est signalée à l’OCRVP grâce aux services de police étrangers, notamment américains. Tracfin ou Western Union ont aussi pris l’habitude d’alerter les policiers sur les mouvements de fonds suspects : l’île de Cebu, région pauvre des Philippes, concentre nombre de transactions. Ces hommes « de tous les profils » sont alors traqués sur Internet. « Mais les enquêtes sont difficiles, note Philippe Guichard. Comme nous n’avons pas d’accord judiciaire avec les Philippines, nous ne pouvons entendre ni les victimes ni les auteurs directs des viols. Les investigations se concentrent alors sur les supports numériques saisis chez les commanditaires français. »

      Reste que la justice peine jusque-là à obtenir des condamnations exemplaires. Ainsi, à Grenoble, un internaute mis en examen pour complicité de viols a finalement été condamné à deux ans de prison pour la simple « détention d’images pédopornographiques ». « Juridiquement, donner des instructions pour commettre un viol sur un mineur, c’est de la complicité de viol et cela doit être jugé devant une cour d’assises, plaide Aude Groualle, cheffe de la section des mineurs au parquet de Paris, qui sera représentée à Singapour. La difficulté tient au principe même du live-streaming, avec une vidéo en direct qu’il est difficile pour nous de récupérer. »

      La justice peine donc à matérialiser les viols, malgré des écrits sans équivoque. « Au parquet de Paris, notre position est claire, prévient Aude Groualle. Si nous avons des éléments permettant d’établir qu’il y a eu des instructions pour un viol, nous qualifions cela de complicité de viol. Pour parvenir à renvoyer des mis en cause devant la cour d’assises, nous devons multiplier les partenariats avec les autorités locales afin de retrouver les violeurs et les victimes. »

  • Une censure chinoise mise à nu
    https://www.switchonpaper.com/2019/05/16/une-censure-chinoise-mise-a-nu

    Malgré les 1900 km qui le séparent de la capitale chinoise, le Lianzhou Foto n’a pu échapper à la surveillance de Pékin dont la très visible main de la censure est venue décrocher 200 des 2000 photographies initialement exposées. Si la tenue d’un festival international de cette envergure sous le régime de Xi Jinping semblait une victoire en soi, sa dernière édition témoigne d’une sévérité accrue de la part du Parti. Les deux principales cibles de la police de l’image ? Le politique – dans son acception la (...)

    #Weibo #censure #surveillance #web #LGBT #pornographie #art

  •  Seulement ne le dis à personne », de Tomasz Sekielski - Pologne : un documentaire sur la pédophilie accable l’Eglise 14 Mai 2019 - RTBF _
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_pologne-un-documentaire-sur-la-pedophilie-accable-l-eglise?id=10220665

    https://www.youtube.com/watch?v=BrUvQ3W3nV4

    Cela fait maintenant quatre jours que le documentaire polonais « Seulement ne le dis à personne », de Tomasz Sekielski est diffusé sur Youtube. Ce mardi, il affichait déjà plus de 11 millions de vues, tout en émanant d’un pays qui comporte 40 millions d’habitants, et dont 40% d’entre eux se rendent à la messe dominicale. On peut y découvrir des rencontres de victimes de prêtres pédophiles avec leurs agresseurs, avec, en lame de fond, une critique du manque de réactivité de l’Eglise catholique face à la multiplication des révélations de ces crimes ces dernières années. Jean-Paul II est ainsi personnellement ciblé pour son inaction durant son long pontificat. Filmés en caméra caché, certains des prêtres demandent pardon pour leurs actes, ou proposent de l’argent en compensation pour leurs victimes. 

    Huit mois plus tôt, un film intitulé « Le Clergé » dénonçant divers travers des prêtres, dont la pédophilie, sortait en Pologne, provoquant de vives réactions au sein du pays. 

    La réaction de l’Eglise au documentaire modérée
    La réaction de l’Eglise au documentaire a, elle, été modérée. « Je suis profondément ému par ce que j’ai vu dans le film de Tomasz Sekielski. Je demande pardon pour toutes les blessures infligées par les hommes de l’Eglise », a ainsi déclaré le primat de Pologne, l’archevêque Tomasz Polak, dans un communiqué. Le président de la conférence épiscopale, l’archevêque Stanislaw Gadecki, a exprimé lui « son émotion et sa tristesse ».

    #pédophilie #culture_du_viol #viol #catholicisme #enfants #viols #eglise #violences_sexuelles #pedocriminalité #justice #religion #pornographie #église #pédophilie_dans_l'eglise

  • Un youtubeur a été condamné à 10 ans de prison pour avoir demandé des vidéos sexuellement explicites à des fans
    https://www.numerama.com/politique/510883-un-youtubeur-a-ete-condamne-a-10-ans-de-prison-pour-avoir-demande-d

    Le youtubeur américain Austin Jones a été condamné à 10 ans de prison pour pédopornographie. Il avait reconnu avoir demandé des images sexuellement explicites à plusieurs fans. Après des années de procédures judiciaires, le youtubeur Austin Jones a finalement été condamné. Il avait demandé à des fans mineures de lui envoyer des vidéos dénudées, et était jugé pour pédopornographie. L’Américain a écopé de 10 ans de prison, a rapporté Buzzfeed News vendredi 3 mai.

    Des témoignages dès 2015 Austin Jones faisait sur (...)

    #YouTube #pédophilie #pornographie

    //c1.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2019/05/austin-jones-youtube.jpg

  • YouTube Star Austin Jones Has Been Sentenced To 10 Years In Prison For Child Porn
    https://www.buzzfeednews.com/article/skbaer/youtube-austin-jones-sentencing-child-porn

    YouTube star Austin Jones was sentenced to 10 years in federal prison Friday for persuading underage girls to send him sexually explicit videos of themselves. Jones, 26, of Bloomingdale, Illinois, pleaded guilty in February to one count of receipt of child pornography. He admitted in a plea agreement that in 2016 and 2017 he enticed six girls, as young as 14 years old, to produce and send the videos to “prove” they were his “biggest fan.” “Production and receipt of child pornography are (...)

    #YouTube #pédophilie #pornographie

  • « Les hommes ont plus besoin de savoir où est le clitoris qu’ils n’ont besoin d’allonger leur pénis. » - Entrevue des Towanda Rebels, deux vidéastes féministes espagnoles
    http://tradfem.wordpress.com/2019/04/07/les-hommes-ont-plus-besoin-de-savoir-ou-est-le-clitoris-quils-non

    En ce sens, comment incluriez-vous l’éducation sexuelle dans les écoles, comment intervenir pour atténuer le drame de ceux qui n’ont eu que la pornographie comme éducation sexuelle et de la conception que les jeunes ont du sexe ?

    Teresa : C’est incroyable. On parle peu de cela, mais une éducation sexo-affective serait ce qu’il convient de faire, et ce n’est pas seulement une question de sexe. Quand on est tout·e petit·e, il est très important qu’on nous dise que notre corps nous appartient et que personne n’a le droit de le toucher, en particulier nos parties intimes, etc. C’est cela, éduquer à la sexualité. Et c’est un moyen de prévenir les agressions sexuelles. Et aussi, avant la puberté, il faut parler d’autres choses (parce qu’alors les jeunes s’éloignent de toi, en commençant à consommer du porno, dès l’âge de 10 ans). Il faut leur dire : la pornographie existe. Et analyser la pornographie. Il ne s’agit pas d’interdire, interdire « parce que, c’est comme ça », mais de leur faire comprendre ce qu’est réellement le sexe pour que lorsque les jeunes arrivent à cette pornographie, ils la voient d’un autre œil. Surtout parce qu’ils y ont maintenant accès avant même leur premier baiser.

    Zua : Je pense qu’il est essentiel d’enseigner le sexe autrement qu’à partir d’une vision de danger. Pas seulement « Ne tombez pas enceinte, ne contractez pas de maladies sexuellement transmissibles… ». L’éducation ne peut pas en rester là. Le sexe fait partie de la communication entre les gens. Tout comme nous leur enseignons les règles de base de la coexistence, des limites, de l’empathie… nous devons parler de sexe aux jeunes. Si on demande un café avec empathie, comment ne pas baiser avec empathie ? Il y a aussi la question de l’anatomie. C’est une honte que dans nos livres de biologie, l’organe sexuel féminin n’apparaisse pas. Celui-ci n’est pas notre appareil reproducteur. Chez les femmes, le sexe et la reproduction passent par des organes différents, pas comme chez les hommes. Je parle du clitoris. Nous allons dans des lycées et les jeunes ne savent pas ce que c’est, ni où c’est. Ils et elles ne s’attendent même pas à ce qu’il existe. Notre anatomie est invisibilisée.

    Teresa : Presque toutes les filles savent parfaitement comment faire une branlette dès le premier instant, dès que nous abordons la sexualité. Parce que tout tourne autour du phallus ; c’est l’héritage de la pornographie. Mais très peu de filles savent se masturber, se donner du plaisir, en demander. Il faut savoir demander, et pour cela il faut savoir ce que l’on aime. Mais on nous dit « vous devez aimer cela ». C’est pourquoi quand des gens disent que la pornographie est une liberté, je rigole. Quelle liberté, si elle répond à une partition imposée ? On ne peut pas en sortir.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.elespanol.com/cultura/20190324/towanda-rebels-hombres-necesitan-saber-clitoris-alargarse/385212709_0.html
    #éducation_sexuelle #pornographie #prostitution #égalité #sexe #MST #féminisme

  • La plateforme Youtube au coeur d’un scandale de pédophilie Julie Conti - 2 Mars 2019 - RTS
    Des conclusions analogues avaient déjà été tirées d’enquêtes de la BBC et du Times fin 2017
    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/10255224-la-plateforme-youtube-au-coeur-d-un-scandale-de-pedophilie.html

    Un internaute américain a fait le buzz en montrant que de nombreux pédophiles commentent des images d’enfants sur Youtube. En réaction, de gros annonceurs comme Disney ou Nestlé ont déserté la plateforme. Youtube promet des mesures.
    Il s’appelle Matt Watson et il a publié le 17 février une vidéo dans laquelle il dénonce l’existence d’une communauté de pédophiles sur Youtube. On les trouve dans les commentaires de vidéos a priori anodines, des enfants en train de faire de la gym ou de manger des glaces.

    https://www.youtube.com/watch?v=O13G5A5w5P0

    Rien de nouveau dans cet état des lieux. Des conclusions analogues avaient déjà été tirées d’enquêtes de la BBC https://www.bbc.com/news/blogs-trending-42060357 et du Times https://www.thetimes.co.uk/article/youtube-adverts-fund-paedophile-habits-fdzfmqlr5 fin 2017.

    Mais le succès de la vidéo de Matt Watson - déjà plus de trois millions de vues - a poussé de gros annonceurs tels que Nestlé, Disney ou McDonald’s à se retirer de la plateforme.

    Des vidéos qui rapportent gros
    En réaction, Youtube a supprimé des centaines de chaînes et bloqué les commentaires de nombreuses vidéos mettant en scène des mineurs. C’est parfois le cas, mais la RTS a pu constater que sur beaucoup d’images extrêmement sensibles - sur des chaînes de toute évidence alimentées par des pédophiles - les commentaires étaient toujours ouverts.

    S’agit-il de laxisme de la part de Youtube ? Les chaînes pour enfants sont très rémunératrices. Selon Forbes, le Youtubeur le mieux payé du monde est d’ailleurs un petit Américain de sept ans, Ryan.

    Il faut aussi signaler que la masse de données est extrêmement importante. Chaque minute, plus de 400 heures de vidéos sont ajoutées sur Youtube.

     #youtube #publicité #enfants #pédophilie #culture_du_viol #pedocriminalité #pornographie #gmail #google

    • YouTube adverts fund paedophile habits November 24 2017 - The Times
      https://www.thetimes.co.uk/article/youtube-adverts-fund-paedophile-habits-fdzfmqlr5

      • Tech giant makes money from videos of undressed children • Anger mounts as platform branded a ‘sweet shop’ for perverts

      Some of the world’s biggest brands are advertising on YouTube videos showing scantily clad children that have attracted comments from hundreds of paedophiles, The Times can reveal.

      BT, Adidas, Deutsche Bank, eBay, Amazon, Mars, Diageo and Talktalk are among dozens of brands whose adverts appear on the videos, which are published on the Google-owned platform. Many have gained millions of views by showing young girls filming themselves in underwear, doing the splits, brushing their teeth or rolling around in bed.

      Most appear to have been posted by innocent children. Paedophiles flock to such content, however, by searching for certain keywords in Russian that can bring up hundreds of young Slavic girls.

      YouTube’s algorithms then suggest similar clips — including one showing nak . . . . . . . .

      La suite de l’article payante

    • Glitch in YouTube’s tool for tracking obscene comments By Elizabeth Cassin, Anisa Subedar and Mike Wendling BBC Trending - 24 November 2017 - BBC
      https://www.bbc.com/news/blogs-trending-42060357

      Part of YouTube’s system for reporting sexualised comments left on children’s videos has not been functioning correctly for more than a year, say volunteer moderators.

      They say there could be up to 100,000 predatory accounts leaving indecent comments on videos.

      A BBC Trending investigation has discovered a flaw in a tool that enables the public to report abuse.

      But YouTube says it reviews the “vast majority” of reports within 24 hours.

      It says it has no technical problems in its reporting mechanism and that

      it takes child abuse extremely seriously. On Wednesday, the company announced new measures to protect children on the site.


      The form where YouTube users can report violations

      User reports
      YouTube is the world’s largest video-sharing site. In addition to algorithms that can automatically block illegal and exploitative videos, it relies on users to report illegal behaviour or content that goes against its rules. The company says it has a zero-tolerance policy against any form of grooming or child endangerment.

      Users can use an online form to report potentially predatory accounts, and they are then asked to include links to relevant videos and comments. The reports then go to moderators - YouTube employees who review the material and have the power to delete it.

      However, sources told Trending that after members of the public submitted information on the form, the associated links might be missing from the report. YouTube employees could see that a particular account had been reported, but had no way of knowing which specific comments were being flagged.


      Highlighted: the flag icon on a YouTube account page which leads to a form where users can report violations

      Trusted Flaggers
      BBC Trending was informed of the issue by members of YouTube’s Trusted Flagger programme - a group that includes individuals, as well as some charities and law enforcement agencies. The programme began in 2012, and those involved have special tools to alert YouTube to potential violations.

      The company says reports of violations by Trusted Flaggers are accurate more than 90% of the time. The volunteers are not paid by YouTube, but do receive some perks such as invitations to conferences.

      With the help of a small group of Trusted Flaggers, Trending identified 28 comments directed at children that were clearly against the site’s guidelines.

      The comments are shocking. Some of them are extremely sexually explicit. Others include the phone numbers of adults, or requests for videos to fulfil sexual fetishes. They were left on YouTube videos posted by young children and they are exactly the kind of material that should be immediately removed under YouTube’s own rules - and in many cases reported to the authorities.


      Some of the comments found and reported on children’s videos, which have now been deleted

      The children in the videos appeared to be younger than 13 years old, the minimum age for registering an account on YouTube. The videos themselves did not have sexual themes, but showed children emulating their favourite YouTube stars by, for instance, reviewing toys or showing their “outfit of the day”.

      The explicit comments on these videos were passed on to the company using its form to report child endangerment - the same form that is available to general users.

      Over a period of several weeks, five of the comments were deleted, but no action was taken against the remaining 23 until Trending contacted the company and provided a full list. All of the predatory accounts were then deleted within 24 hours.

      Members of the Trusted Flaggers programme told Trending that they felt their efforts in taking down such accounts and comments were not being fully supported by the company. They spoke, as a group, on condition of anonymity because of the nature of the work they do.

      “We don’t have access to the tools, technologies and resources a company like YouTube has or could potentially deploy,” members of the programme told Trending. “So for example any tools we need, we create ourselves.”

      “There are loads of things YouTube could be doing to reduce this sort of activity, fixing the reporting system to start with. But for example, we can’t prevent predators from creating another account and have no indication when they do, so we can take action.”

      New measures
      YouTube has come under pressure recently because of the persistence of inappropriate and potentially illegal videos and other content on its site.

      BBC Trending previously reported on spoofs of popular cartoons which contain disturbing and inappropriate content not suitable for children. The site recently announced new restrictions on the “creepy” videos.

      Recent reports by The Times, Buzzfeed and other outlets have also highlighted disturbing videos both featuring children and targeted towards young people. And in August, Trending revealed a huge backlog of child endangerment reports made by the Trusted Flaggers themselves.

      Since then, the Trusted Flaggers who spoke to Trending say more attention is paid to their reports and that most of their reports are being dealt with in days. But in part because of the shortcomings in the public reporting system, the group estimates that there are “between 50,000 to 100,000 active predatory accounts still on the platform”.

      Earlier in October, YouTube announced additional measures to crack down on disturbing videos and to protect children.

      “In recent months, we’ve noticed a growing trend around content on YouTube that attempts to pass as family-friendly, but is clearly not,” the company said in a blog post.

      The measures include increasing enforcement, terminating channels that might endanger children, and removing ads from some videos.

      The company also announced that starting this week it will disable commenting on videos of children that have attracted sexual or predatory comments.

      How to protect children online
      • Be aware of what your children are doing on the internet.
      • Pay particular attention to comments being made on videos and sudden spikes in popularity for content posted by children online.
      • The NSPCC has a series of guidelines about keeping children safe online
      • They promote the acronym TEAM: Talk about staying safe online; Explore the online world together; Agree rules about what’s OK and what’s not; and Manage your family’s settings and controls.
      • There are more resources on the BBC Stay Safe site.
      • In the UK, online grooming can be reported via the Click CEOP button.

      The Children’s Commissioner for England, Anne Longfield, described the findings as “very worrying”.

      “This is a global platform and so the company need to ensure they have a global response. There needs to be a company-wide response that absolutely puts children protection as a number one priority, and has the people and mechanisms in place to ensure that no child has been put in an unsafe position while they using the platform.”

      The National Crime Agency told Trending: “It is vital that online platforms used by children and young people have in place robust mechanisms and processes to prevent, identify and report sexual exploitation and abuse.”

      YouTube response
      A YouTube spokesperson said: "We receive hundreds of thousands of flags of content every day and the vast majority of content flagged for violating our guidelines is reviewed in 24 hours.

      "Content that endangers children is abhorrent and unacceptable to us.

      “We have systems in place to take swift action on this content with dedicated policy specialists reviewing and removing flagged material around the clock, and terminating the accounts of those that leave predatory comments outright.”

      The company said that in the past week they’ve disabled comments on thousands of videos and shut down hundreds of accounts that have made predatory comments.

      “We are committed to getting this right and recognise we need to do more, both through machine learning and by increasing human and technical resources.”

      Reporting by Elizabeth Cassin and Anisa Subedar