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    Comment le Portugal tente de soigner les esprits des migrants face aux traumatismes de l’exil
    Par RFI Publié le : 23/07/2026
    Au Portugal, les migrants sont plus que jamais indispensables à l’économie, mais leur santé mentale reste fragilisée par les traumatismes de l’exil et la montée des discours xénophobes. De Lisbonne à Almeirim, la société civile se mobilise pour mieux les accompagner.
    Dans le centre Ismaili de Lisbonne, une petite équipe de six femmes prépare ses actions sur le terrain. Leur objectif : recueillir des informations sur la santé mentale et le bien‑être des personnes migrantes dans le cadre du projet What Health (Quelle santé, en français). Au programme, aller à la rencontre des populations immigrées dans la rue, mais aussi profiter des fêtes et des événements des diasporas pour proposer leurs questionnaires.
    "La santé mentale, c’est un sujet extrêmement complexe, et donc tabou pour beaucoup, explique Sofia Peyssonneau, chargée de développement communautaire de la fondation Aga Khan, travaillant sur le projet What Health. On ne peut pas se contenter d’organiser des événements intitulés “santé mentale”. Il faut trouver d’autres stratégies. Par exemple, lorsqu’il y a une fête d’une diaspora, nous demandons à y tenir un stand. Nous proposons un bilan de santé grâce aux médecins de l’équipe, puis les participants remplissent un questionnaire sur la santé mentale."
    Sur le terrain, ce sont ces médiatrices issues de l’immigration qui portent ce travail de longue haleine. Elles viennent du Népal, de Chine, d’Inde, du Bangladesh ou encore du Pakistan. Diplômées dans leur pays d’origine, parfois médecins, elles veulent améliorer les conditions de vie de leurs pairs en participant à la collecte de données et à la sensibilisation. "Il y a un besoin d’améliorer les choses, car les migrants au Portugal ont des difficultés d’accès aux services de santé et la santé mentale reste très taboue", explique Pabitra Neupane, médiatrice culturelle pour l’association Nialp et travaillant sur le projet What Health. Des membres de l’équipe de What Health organisent un jeu de rôle pour préparer les personnes étrangères aux rendez-vous avec les institutions lors d’une fête de la diaspora pakistanaise au Portugal à Lisbonne. Elles profitent de l’occasion pour présenter un questionnaire lié au bien-être et à la santé mentale.
    Financé notamment par l’Union européenne, What Health doit mener, jusqu’en 2029, un vaste travail de recherche sur la santé mentale des migrants afin de favoriser une meilleure prise en charge. Après la collecte de témoignages, l’équipe d’enquêtrices interrogera des médecins pour cerner les lacunes du système, avant de les former à une approche intégrant les dimensions culturelles. Certains praticiens ainsi formés, accompagnés par les enquêtrices, iront ensuite au contact des communautés migrantes pour les sensibiliser à la santé mentale et expliquer les parcours de soins disponibles.
    Depuis la fin des années 1990, le Portugal est passé d’un pays d’émigration à un pays d’immigration. "Dans un premier temps, le pays a accueilli surtout des migrants des pays lusophones, comme le Brésil et le Cap-Vert, puis des citoyens d’Europe de l’Est", rappelle Mario Ribeiro, doctorant et coordinateur de l’Observatoire des migrations. À partir du milieu des années 2010, sont arrivés des réfugiés syriens et afghans, des travailleurs venus du sous-continent indien et des retraités européens, dans un contexte de vieillissement démographique et de besoin accru de main-d’œuvre."Nous avons besoin de travailleurs migrants pour l’agriculture, le tourisme ou encore l’accompagnement des personnes âgées", souligne-t-il. "Si l’on va dans les champs de l’Alentejo ou du Ribatejo, la majorité des récoltes est réalisée par des travailleurs migrants." La présence de ces nouveaux publics impose une adaptation des services, notamment dans le domaine de la santé mentale.
    En effet, nombre de personnes arrivent au Portugal traumatisées, soit par des parcours de migration violents et déshumanisants, soit à cause des conflits qui leur ont fait fuir leur pays. À Almeirim, une ville à environ 80 km à l’est de Lisbonne, Cátia Sequeira, qui coordonne un centre local d’aide et d’insertion des migrations (Claim), a notamment accompagné des réfugiés syriens et ukrainiens marqués par la guerre. "Certaines personnes sursautaient au simple bruit d’une chasse d’eau parce qu’il leur rappelait les bruits des bombardements", raconte-t-elle.
    Face à ces situations, l’association Pro Abraçar qui gère le Claim d’Almeirim a développé Cuidar+, un accompagnement psychologique et social pour aider les personnes à retrouver des repères. "Il fallait créer un espace où l’on peut les écouter. Il y a aussi beaucoup de violence domestique et de violences plus complexes. Nous avons instauré un climat de confiance et cultivons une grande proximité avec nos usagers, ce qui nous permet d’intervenir lorsque des situations plus délicates surviennent." Avec l’arrivée de nouveaux publics, souvent non lusophones, le système de santé s’est aussi ajusté. "Le premier défi reste toujours celui de la barrière de la langue", note Mario Ribeiro. Des services d’interprétariat téléphonique et des médiateurs interculturels ont été mis en place pour faciliter la communication entre soignants et patients migrants. Un travail de médiation prolongé par le projet What Health, mais aussi des organisations comme l’ONG Conselho português para os refugiados (CPR - le Conseil portugais pour les réfugiés, en français).
    Au CPR, un accueil qui prend en compte les différences culturelles
    À Loures, le centre d’accueil des réfugiés géré par le CPR constitue une autre porte d’entrée vers les soins, pensée pour les personnes en demande du statut de réfugié. Dès leur arrivée, les réfugiés sont logés et accompagnés pendant toute la première phase de leur procédure d’asile. « Ils sont toujours évalués dans les premières 48 heures, avec un bilan psychosocial qui prend en compte la santé physique, mais aussi une première évaluation de la santé mentale », détaille Catarina Baptista, directrice de ce centre et psychologue de formation. Ce tri initial permet d’identifier rapidement les situations les plus urgentes. "Notre équipe de psychologues réalise ensuite une analyse plus approfondie, en individuel ou en groupe selon la situation de la personne", ajoute la directrice du centre. Le CPR a aussi signé un protocole avec l’hôpital psychiatrique Júlio de Matos, à Lisbonne, pour garantir un accès plus rapide aux consultations de psychiatrie. Pour Catarina Baptista, le fait de proposer des soins dans un cadre habitué aux réfugiés est déterminant : "Le soutien est ici pensé de façon culturellement sensible. Dans de nombreux hôpitaux, on voit encore des difficultés à accéder à des services de traduction ou à comprendre des comportements qui varient selon les cultures. Cette incompréhension entrave le diagnostic et la continuité des soins, alors même que la loi sur l’asile oblige le pays à garantir l’accès à la santé."
    Si les acteurs de terrain multiplient les initiatives, le contexte politique et économique pèse lourdement sur la santé mentale des migrants. Depuis une réforme entrée en vigueur en 2025, les personnes en situation irrégulière doivent payer plus de 100 euros pour se rendre à l’hôpital, une somme hors de portée pour beaucoup, qui craignent aussi de perdre une journée de salaire. "Le fait que ces personnes, qui sont en cours de régularisation, doivent payer, les conduit souvent à renoncer à se soigner, pointe Cátia Sequeira. Beaucoup cessent d’aller à l’hôpital parce qu’elles ont entendu un ami dire qu’il a eu un passage aux urgences et a reçu une facture. Alors, elles attendent d’être au bout du rouleau et quand elles arrivent ici, nous devons souvent appeler directement les urgences." Ces impératifs financiers nourrissent le mal-être auquel s’ajoute souvent l’isolement. Nombre de travailleurs migrants vivent loin de leurs proches. L’équipe de Cátia Sequeira rend ainsi régulièrement visite aux personnes hospitalisées, un accompagnement non prévu dans ses missions officielles, mais qu’elle juge indispensable pour que "personne ne se sente seul".
    Au niveau européen, la situation se tend aussi avec le nouveau Pacte sur les migrations, qui prévoit une accélération des procédures d’asile et des mécanismes de tri à la frontière. Catarina Baptista du CPR s’inquiète du risque que les personnes aient "moins de temps pour faire valoir leurs droits et accéder à un accompagnement digne". Dans ce climat, la montée du parti d’extrême droite Chega et la banalisation du discours anti‑immigration au Portugal ont des effets directs sur la santé psychique. Toutes les participantes au projet What Health constatent un changement de regard en un peu plus d’un an. "Le racisme augmente. Quand je suis arrivée en 2022, les gens étaient accueillants. Maintenant, si on est voilée, on est discriminée. On m’a déjà refusé l’entrée dans un bus", témoigne la docteure Sabera Parvin, l’une des enquêtrices de terrain du projet mené par la fondation Aga Khan et Nialp.
    Pour les acteurs associatifs, cette hostilité représente aussi une forme de violence psychologique. "Nous avions le sentiment que la communauté locale avait progressivement accepté ces nouveaux habitants. Puis, il a fallu recommencer à lutter contre les préjugés et la désinformation. Le parti Chega a fini par saper le travail que nous avions déjà accompli", observe Cátia Sequeira, de l’association Pro Abraçar. Catarina Baptista du CPR explique en quoi ces discours violents touchent plus particulièrement les réfugiés : "Un processus de retraumatisation se met en place : je quitte mon pays parce que je ne m’y sens pas le bienvenu, et j’arrive dans un autre pays où je ne me sens pas le bienvenu non plus. C’est une nouvelle couche de traumatisme qui s’ajoute à un traumatisme préexistant. La confiance envers les institutions et les personnes censées aider diminue, ce qui rend les gens encore plus vulnérables." L’ONG porte d’ailleurs le projet "Do Cuidado ao Auto‑Cuidado" (Du soin au soin de soi, en français), qui vise à faire profiter de leur expertise d’autres structures et professionnels du système d’asile aux questions de santé mentale. "Ce projet a deux grands objectifs : d’un côté, former des équipes culturellement sensibles et informées des traumatismes ; de l’autre, les aider à se protéger elles‑mêmes du stress secondaire lié à l’exposition à la souffrance", explique Katarina Batista. Là encore, l’enjeu rejoint celui de What Health : prendre soin des personnes migrantes, c’est aussi prendre en compte celles et ceux qui les accompagnent pour que le système d’accueil reste humain.

    #Covid-19#migrant#migration#portugal#sante#santementale#immigrayion#asile#humanitaire#diaspora

  • L’autostrada della cocaina disegnata dai motoscafi veloci
    https://irpimedia.irpi.eu/narcotraffico-cocaina-barche-veloci

    Come una flotta di go-fast abbia cambiato il volto del mare, e del #Narcotraffico. L’Europa viene inondata di cocaina in un moderno Mad Max tra narcos e forze dell’ordine in pieno Oceano Atlantico L’articolo L’autostrada della cocaina disegnata dai motoscafi veloci proviene da IrpiMedia.

    #Mafie_e_Criminalità

  • Trafic de migrants entre Djifer, Bara et Betenty : la Dnlt arrête Yaya Cissé après des mois de cavale
    https://www.dakaractu.com/Trafic-de-migrants-entre-Djifer-Bara-et-Betenty-la-Dnlt-arrete-Yaya-Cisse

    Trafic de migrants entre Djifer, Bara et Betenty : la Dnlt arrête Yaya Cissé après des mois de cavale
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    La traque aura duré plusieurs mois. Présenté comme l’un des organisateurs présumés d’un vaste réseau de migration irrégulière opérant entre la Gambie, Betenty, Bara et Djifer, Yaya Cissé a finalement été arrêté par les éléments de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (Dnlt).
    Selon les révélations du quotidien Libération, le suspect a été déféré devant le Pool judiciaire financier (Pjf) le 13 mai 2026 pour association de malfaiteurs, trafic de migrants par voie maritime et mise en danger de la vie d’autrui.
    L’affaire trouve son origine dans deux tentatives avortées de migration clandestine vers l’Espagne survenues en novembre 2025.
    Toujours selon Libération, les 29 novembre et 2 décembre 2025, le commissaire spécial de Rosso avait remis à la Dnlt deux groupes de migrants rapatriés depuis la Mauritanie après l’échec de leur traversée maritime. Le premier groupe comptait 61 migrants, dont 59 Sénégalais et deux ressortissantes gambiennes. Les investigations ont révélé que leur embarcation transportait au total 156 candidats au départ de Djifer dans la nuit du 16 novembre 2025. Le second groupe, composé de 131 migrants, était parti de Gambie le 15 novembre 2025. Pour embarquer, les candidats auraient déboursé entre 400 000 et 500 000 FCFA chacun.
    Selon les témoignages recueillis par les enquêteurs et relayés par Libération, les deux embarcations se seraient retrouvées perdues en pleine mer malgré l’utilisation d’un GPS. Après plus d’une semaine d’errance, les équipages auraient finalement dérouté vers la Mauritanie le 25 novembre 2025. Les migrants ont alors été pris en charge par les autorités mauritaniennes ainsi que par une délégation de l’ambassade du Sénégal. Les capitaines des embarcations auraient toutefois réussi à prendre la fuite dès leur arrivée sur les côtes mauritaniennes.
    Au cours des investigations, plusieurs migrants auraient cité Yaya Cissé comme étant l’un des principaux organisateurs de ces voyages clandestins.Selon Libération, un avis de recherche avait été lancé contre lui depuis décembre 2025.Il a finalement été interpellé cette semaine alors qu’il tentait de rejoindre la Gambie. Au moment de son arrestation, il aurait tenté de s’enfuir avant d’être maîtrisé par les enquêteurs. Les policiers ont découvert sur lui six téléphones portables ainsi qu’une somme de 518 000 FCFA. Entendu par les enquêteurs, Yaya Cissé a rejeté toute responsabilité sur un présumé complice nommé Lassana Touré. Il affirme avoir simplement servi d’intermédiaire financier pour aider ce dernier, qu’il présente comme son beau-frère. Mais les enquêteurs semblent peu convaincus par cette version. Toujours selon Libération, plusieurs éléments accablants figurent dans le dossier, notamment les déclarations concordantes de nombreux migrants, des échanges téléphoniques ainsi que des flux financiers suspects enregistrés entre novembre et décembre 2025. Parmi les mouvements relevés figureraient notamment un transfert de 1 million FCFA en provenance d’Espagne le 15 décembre ainsi qu’un autre de 300 000 FCFA envoyé depuis le Portugal le 22 décembre. Face à ces éléments, le suspect a maintenu sa ligne de défense, affirmant que son numéro était simplement utilisé par Lassana Touré pour recevoir les paiements des familles de migrants.
    L’enquête est loin d’être terminée. Les autorités cherchent désormais à identifier et interpeller toutes les personnes citées dans cette affaire de trafic de migrants. Selon Libération, les investigations se poursuivent actuellement pour démanteler entièrement ce réseau opérant entre la Gambie, Betenty, Bara et Djifer.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#espagne#portugal#gambie#trafic#DNLT#migrationirreguliere#droit#sante

  • Le #Portugal adopte une réforme facilitant l’#expulsion d’étrangers en situation irrégulière

    Le gouvernement portugais a adopté, jeudi, une réforme législative destinée à faciliter et accélérer l’expulsion d’immigrés en situation irrégulière. Le projet de loi prévoit notamment un allongement du délai de #rétention à 2 ans ou encore l’allongement des #interdictions_de_retour (#IRT) des personnes expulsées.

    C’est une étape de plus dans le #durcissement de la politique migratoire du Portugal entamé il y a deux ans. Le gouvernement portugais de droite a adopté jeudi 19 mars une réforme législative visant à faciliter et accélérer l’expulsion d’immigrés clandestins.

    Concrètement, le projet de loi prévoit notamment une réduction des délais administratifs des procédures de reconduction, une révision des critères permettant aux migrants d’éviter une telle décision, le traitement en parallèle des procédures de demande d’asile, pour que celles-ci ne deviennent pas une « manoeuvre dilatoire », ou encore l’allongement des interdictions de retour (IRT) sur le territoire portugais de personnes expulsées, a indiqué le porte-parole du Conseil de ministres Antonio Leitao Amaro.

    La #réforme prévoit également un allongement du délai pendant lequel les migrants peuvent être placés dans des centres de détention provisoire, et qui pourraient dorénavant atteindre 18 mois, contre 60 jours actuellement.

    « Il doit y avoir des conséquences à l’illégalité et cela implique la reconduction, et une reconduction plus rapide », a déclaré Antonio Leitao Amaro à l’issue d’une réunion de l’exécutif. « Le Portugal se comptait parmi les pays d’Europe avec des taux de reconduction les plus bas », a-t-il fait valoir.

    Ce texte doit être voté au Parlement

    Le texte doit encore être soumis au vote du Parlement, où le gouvernement ne dispose pas de majorité mais a jusqu’ici pu compter sur les voix de l’extrême droite pour voter d’autres mesures de contrôle de l’immigration.

    « Toute l’Europe allonge [l]es délais [de placement en détention provisoire] », a argumenté M. Leitao Amaro. En effet, l’Union européenne se prépare a adopter une législation fixant le délai maximum de rétention à deux ans - prévu dans la nouvelle « directive retour ».

    Depuis son arrivée au pouvoir en 2024, l’exécutif du Premier ministre Luis Montenegro a pris plusieurs mesures de durcissement de la politique migratoire, qui était sous le précédent gouvernement socialiste une des plus ouvertes d’Europe.

    En revanche, le volet de ces réformes portant sur les conditions d’accès à la nationalité portugaise reste toujours en discussion après avoir été retoquées par la Cour constitutionnelle.
    Expulsion de 18 000 étrangers

    Longtemps pays d’accueil, le Portugal bénéficiait d’une politique migratoire parmi les plus ouvertes d’Europe. Pendant de nombreuses années, les migrants pouvaient obtenir un statut légal en travaillant, en créant une entreprise ou en étant freelance, qu’ils soient entrés de manière régulière ou non dans le pays. Cette disposition a été abrogée.

    Désormais, les autorités opèrent un net virage. Arrivé au pouvoir en mars 2024, le gouvernement de droite modérée du Premier ministre Luis Montenegro a décidé de durcir sa ligne politique autour de l’immigration.

    En mai 2025, le gouvernement avait déjà annoncé son projet d’expulser à court terme environ 18 000 étrangers en situation irrégulière dans le pays. Cette annonce a été suivie en juillet d’un nouveau durcissement des conditions de vie des étrangers dans le pays.

    Les visas pour rechercher du travail ne sont plus accordés qu’à des immigrés hautement qualifiés et les conditions permettant le regroupement familial sont plus exigeantes. Par ailleurs, les Brésiliens, qui constituent le plus important contingent immigré dans le pays, ne bénéficient plus d’une règle qui leur permettait de régulariser leur situation après leur arrivée au Portugal. Une nouvelle unité au sein de la police nationale chargée de lutter contre l’immigration illégale et d’organiser l’expulsion des migrants en situation irrégulière a également été créée.

    Fin 2024, le nombre d’étrangers établis au Portugal a dépassé 1,5 million, soit environ 15 % de la population totale et près de quatre fois plus qu’en 2017.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/70477/le-portugal-adopte-une-reforme-facilitant-lexpulsion-detrangers-en-sit
    #migrations #réfugiés #renvois #expulsions #loi #détention_administrative

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  • Le Portugal adopte une réforme facilitant l’expulsion d’étrangers en situation irrégulière - InfoMigrants
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    Le Portugal adopte une réforme facilitant l’expulsion d’étrangers en situation irrégulière
    Par La rédaction Publié le : 20/03/2026
    Le gouvernement portugais a adopté, jeudi, une réforme législative destinée à faciliter et accélérer l’expulsion d’immigrés en situation irrégulière. Le projet de loi prévoit notamment un allongement du délai de rétention à 2 ans ou encore l’allongement des interdictions de retour (IRT) des personnes expulsées.
    C’est une étape de plus dans le durcissement de la politique migratoire du Portugal entamé il y a deux ans. Le gouvernement portugais de droite a adopté jeudi 19 mars une réforme législative visant à faciliter et accélérer l’expulsion d’immigrés clandestins.
    Concrètement, le projet de loi prévoit notamment une réduction des délais administratifs des procédures de reconduction, une révision des critères permettant aux migrants d’éviter une telle décision, le traitement en parallèle des procédures de demande d’asile, pour que celles-ci ne deviennent pas une « manoeuvre dilatoire », ou encore l’allongement des interdictions de retour (IRT) sur le territoire portugais de personnes expulsées, a indiqué le porte-parole du Conseil de ministres Antonio Leitao Amaro.
    La réforme prévoit également un allongement du délai pendant lequel les migrants peuvent être placés dans des centres de détention provisoire, et qui pourraient dorénavant atteindre 18 mois, contre 60 jours actuellement. « Il doit y avoir des conséquences à l’illégalité et cela implique la reconduction, et une reconduction plus rapide », a déclaré Antonio Leitao Amaro à l’issue d’une réunion de l’exécutif. « Le Portugal se comptait parmi les pays d’Europe avec des taux de reconduction les plus bas », a-t-il fait valoir.
    Le texte doit encore être soumis au vote du Parlement, où le gouvernement ne dispose pas de majorité mais a jusqu’ici pu compter sur les voix de l’extrême droite pour voter d’autres mesures de contrôle de l’immigration. « Toute l’Europe allonge [l]es délais [de placement en détention provisoire] », a argumenté M. Leitao Amaro. En effet, l’Union européenne se prépare a adopter une législation fixant le délai maximum de rétention à deux ans - prévu dans la nouvelle « directive retour ». Depuis son arrivée au pouvoir en 2024, l’exécutif du Premier ministre Luis Montenegro a pris plusieurs mesures de durcissement de la politique migratoire, qui était sous le précédent gouvernement socialiste une des plus ouvertes d’Europe.
    En revanche, le volet de ces réformes portant sur les conditions d’accès à la nationalité portugaise reste toujours en discussion après avoir été retoquées par la Cour constitutionnelle.
    Longtemps pays d’accueil, le Portugal bénéficiait d’une politique migratoire parmi les plus ouvertes d’Europe. Pendant de nombreuses années, les migrants pouvaient obtenir un statut légal en travaillant, en créant une entreprise ou en étant freelance, qu’ils soient entrés de manière régulière ou non dans le pays. Cette disposition a été abrogée.Désormais, les autorités opèrent un net virage. Arrivé au pouvoir en mars 2024, le gouvernement de droite modérée du Premier ministre Luis Montenegro a décidé de durcir sa ligne politique autour de l’immigration.
    En mai 2025, le gouvernement avait déjà annoncé son projet d’expulser à court terme environ 18 000 étrangers en situation irrégulière dans le pays. Cette annonce a été suivie en juillet d’un nouveau durcissement des conditions de vie des étrangers dans le pays. Les visas pour rechercher du travail ne sont plus accordés qu’à des immigrés hautement qualifiés et les conditions permettant le regroupement familial sont plus exigeantes. Par ailleurs, les Brésiliens, qui constituent le plus important contingent immigré dans le pays, ne bénéficient plus d’une règle qui leur permettait de régulariser leur situation après leur arrivée au Portugal. Une nouvelle unité au sein de la police nationale chargée de lutter contre l’immigration illégale et d’organiser l’expulsion des migrants en situation irrégulière a également été créée.Fin 2024, le nombre d’étrangers établis au Portugal a dépassé 1,5 million, soit environ 15 % de la population totale et près de quatre fois plus qu’en 2017.

    #Covid-19#migration#migrant#portugal#politiquemigratoire#expulsionn#demographie#migrationirreguliere#sante

  • Le Portugal va verser 8,4 millions d’euros à l’UE pour ne pas accueillir de migrants venant d’autres États membres - InfoMigrants
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    Le Portugal va verser 8,4 millions d’euros à l’UE pour ne pas accueillir de migrants venant d’autres États membres
    Par Julia Dumont Publié le : 14/01/2026
    Le Portugal devait accueillir 420 demandeurs d’asile se trouvant dans d’autres États membres de l’Union européenne mais Lisbonne a préféré payer les 8,4 millions d’euros prévus par le Pacte asile et migration en cas de refus. C’est ce que prévoit le Pacte européen sur l’asile et la migration : les États membres de l’Union européenne (UE) doivent se répartir un certain nombre de migrants se trouvant dans les pays de première arrivée. Si un État refuse, il doit s’acquitter d’une « contribution calculée à partir d’une clé de répartition fondée à moitié sur le PIB et à moitié sur la taille de la population ». Autre option : en cas de refus de relocalisation, les pays peuvent participer à des mesures de solidarité (déploiement de personnel, aide logistique et financière à d’autres pays…). En décembre dernier, le Portugal a décidé de refuser d’accueillir les 420 demandeurs d’asile qui lui revenaient et a dû payer 8,4 millions d’euros en compensation. C’est le média portugais Expresso qui a révélé le montant, depuis inscrit au Journal officiel de l’UE. La décision a été annoncée par le ministre António Leitão Amaro lors d’une conférence de presse. Il l’avait justifiée en affirmant que le Portugal ne disposait pas des capacités d’accueil nécessaires pour les exilés, rappelle le média Diario de Noticias. « Nous n’étions pas les seuls, de nombreux pays ont également opté pour la méthode de compensation financière », avait-il ajouté. Le ministre a également fait valoir à Bruxelles que le pays « subit également des pressions migratoires » et que la Commission européenne n’a pas tenu compte de « la réalité récente des migrations et de l’asile au Portugal ».
    En vertu du Pacte asile et migration adopté en 2024, en 2026, les États membres de l’UE doivent se répartir environ 30 000 migrants arrivés dans quatre pays de première arrivée (Italie, Espagne, Grèce et Chypre). Le Portugal devait accueillir 2% de ces personnes, soit 420 migrants. Le nouveau Pacte asile et migration doit entrer en vigueur d’ici la mi-juin 2026. Celui-ci vise à répartir plus équitablement la prise en charge des demandeurs d’asile sur le sol européen afin d’éviter que les pays en première ligne, considérés par Bruxelles comme étant sous « pression migratoire », ne supportent plus à eux seuls la gestion des demandes.
    Le Pacte a fixé un seuil minimal de 30 000 relocalisations chaque année. Mathématiquement, cela revient à un peu plus de 1 000 migrants par pays. « D’un point de vue logistique, c’est assez facile de prendre 1 000 personnes à un autre pays : tu envoies des bus, des avions », soutenait un diplomate européen à l’AFP fin septembre 2025. Mais « c’est politiquement que c’est très compliqué ». Six pays pourront être exemptés de leur devoir de solidarité ou demander une baisse de leur contribution « en raison des pressions cumulées des cinq dernières années ». Ces six pays dits « à situation migratoire significative » sont la Bulgarie, la République tchèque, l’Estonie, la Croatie, l’Autriche et la Pologne.

    #Covid-19#migrant#migration#portugal#ue#pacteasile#pressionmigratoire#politiquemigratoire#sante#asile

  • Portugal : la justice retoque une loi durcissant l’accès à la nationalité - InfoMigrants
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    Portugal : la justice retoque une loi durcissant l’accès à la nationalité
    Par La rédaction Publié le : 16/12/2025
    La Cour constitutionnelle du Portugal a estimé lundi que plusieurs articles de loi durcissant l’accès à la nationalité n’étaient pas conformes à la loi fondamentale du pays. Le texte, voté par la coalition gouvernementale et l’extrême droite, est ainsi renvoyé devant le Parlement qui devra l’amender avant un nouveau vote.
    Camouflet pour le gouvernement portugais. Lundi 15 décembre, la Cour constitutionnelle du Portugal a retoqué plusieurs articles d’une loi qui durcissent l’accès à la nationalité.Le tribunal a estimé que l’article visant à empêcher l’accès automatique à la nationalité portugaise pour les personnes condamnées à une peine égale ou supérieure à deux ans de prison est anticonstitutionnel. Selon les juges, cette disposition représente « une restriction disproportionnée du droit fondamental d’accès à la citoyenneté ».
    La Cour a également jugé que le texte permettant de retirer la nationalité à une personne ayant commis des crimes graves au cours des 10 dernières années viole « le principe d’égalité » en différenciant les portugais d’origine à ceux ayant obtenu la citoyenneté portugaise. Les juges ont par ailleurs affirmé que cette nouvelle loi ne pouvait pas s’appliquer aux personnes dont la demande de nationalité est en cours d’examen, comme le voulait le gouvernement. Seules celles ayant introduit un dossier après la signature du texte sont donc concernées par cette nouvelle mesure.
    Selon la décision de justice, le président de la République est désormais tenu de mettre son véto aux décrets, et de renvoyer le texte devant le Parlement qui devra l’amender avant un nouveau vote.
    Cette loi a été adoptée fin octobre par la coalition gouvernementale et l’extrême droite. Elle vise à durcir l’accès à la citoyenneté portugaise en allongeant les délais de résidence requis, passant de cinq à sept ans pour les personnes originaires de pays lusophones et de citoyens de l’Union européenne, et jusqu’à 10 ans pour les étrangers de tous les autres pays. Le texte modifie aussi l’accès à la nationalité attribuée à la naissance pour les enfants d’étrangers : les parents doivent résider, légalement, pendant cinq ans au Portugal (contre un an actuellement quel que soit le statut administratif). Il renforce aussi les critères d’intégration, comme la maîtrise de la langue. Enfin, la loi doit abroger un dispositif de réparation historique envers les descendants des juifs séfarades expulsés du Portugal au Moyen-Age, qui leur permettait depuis 2015 de demander la nationalité portugaise.
    Le gouvernement du Premier ministre Luis Montenegro, reconduit lors des élections législatives de mai dernier avait déjà obtenu le soutien de l’extrême droite, devenue alors la première force d’opposition, pour durcir la politique migratoire du Portugal. En juillet, le Parlement avait voté une loi limitant l’accès au regroupement familial. Mais le texte avait déjà été invalidé par la Cour constitutionnelle qui avait demandé au gouvernement de revoir sa copie.
    Fin septembre un nouveau texte a été remis au Parlement. La loi reste ferme : elle maintient un délai minimum de deux ans de résidence légale avant de pouvoir demander un regroupement familial. Toutefois, elle prévoit davantage d’exceptions permettant de raccourcir ce délai, notamment pour les couples mariés, voire de le supprimer lorsqu’il s’agit d’enfants mineurs. « Ceci n’est pas la loi initiale que nous avions proposée, mais elle poursuit l’objectif de réguler l’immigration de façon humaniste », avait alors déclaré en conférence de presse le ministre porte-parole du gouvernement, Antonio Leitao Amaro, en estimant que cette réforme était « urgente, nécessaire et importante ». « Il faut des règles et un contrôle. C’est important pour le Portugal, pour les Portugais, mais aussi pour que les citoyens étrangers et les immigrants soient accueillis dignement ».
    Longtemps pays d’accueil, le Portugal bénéficiait d’une politique migratoire parmi les plus ouvertes d’Europe. Pendant de nombreuses années, les migrants pouvaient obtenir un statut légal en travaillant, en créant une entreprise ou en étant freelance, qu’ils soient entrés de manière régulière ou non dans le pays. Cette disposition a été abrogée. Désormais, les autorités opèrent un net virage. Arrivé au pouvoir en mars 2024, le gouvernement de droite modérée du Premier ministre Luis Montenegro n’a cessé de durcir sa ligne politique sur les questions d’immigration. Fin 2024, le pays ibérique comptait 1,55 million d’étrangers, soit quatre fois plus qu’en 2017 et environ 15% de la population totale, selon des données officielles.

    #Covid-19#migration#migrant#portugal#naturalisation#politiquemigratoire#droit#sante#immigration

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    Portugal : le Parlement adopte une loi qui durcit les conditions d’entrée dans le pays
    Par La rédaction Publié le : 01/10/2025
    Le Parlement portugais a adopté mardi, avec les voix du camp gouvernemental et de l’extrême droite, une réforme de sa loi sur l’immigration qui durcit les conditions d’entrée dans le pays, notamment l’accès au regroupement familial.Une semaine après sa présentation par le gouvernement, la réforme de la loi sur l’immigration a été adoptée mardi 30 septembre par le Parlement portugais, avec les voix du camp gouvernemental et de l’extrême droite. Le texte est une version amendée de celui voté en juillet dernier, qui s’était heurté à un véto présidentiel en raison des objections soulevées par la Cour constitutionnelle concernant les dispositions sur le regroupement familial.
    Lors du débat précédant le vote, le porte-parole du gouvernement, Antonio Leitao Amaro, a défendu la réforme en affirmant que « le temps d’une immigration irresponsable est terminé », tout en soulignant la nécessité de « contrôler et réguler les flux pour pouvoir intégrer avec humanisme ».
    La nouvelle loi maintient un délai minimum de deux ans de résidence légale avant de pouvoir demander un regroupement familial, comme stipulait l’ancien texte. Toutefois, la dernière version de cette réforme prévoit des exceptions permettant de raccourcir ce délai, notamment pour les couples mariés, voire de le supprimer lorsqu’il s’agit d’enfants mineurs. La disposition réservant les visas de recherche d’emploi aux travailleurs hautement qualifiés est maintenue, ainsi que celle qui met fin à la possibilité pour les Brésiliens, le plus important contingent immigré, de régulariser leur situation après leur arrivée au Portugal avec un visa touristique.
    Le paquet de mesures voté en juillet prévoyait également la création d’une nouvelle unité au sein de la police nationale, chargée de lutter contre l’immigration illégale et d’organiser les expulsions. Cette disposition est entrée en vigueur. En revanche, un troisième volet de cette réforme portant sur les conditions d’accès à la nationalité portugaise reste toujours en discussion.
    « Ceci n’est pas la loi initiale que nous avions proposée, mais elle poursuit l’objectif de réguler l’immigration de façon humaniste », avait déclaré la semaine dernière en conférence de presse le ministre et porte-parole du gouvernement, Antonio Leitao Amaro, en estimant que cette réforme était « urgente, nécessaire et importante ». « Il faut des règles et un contrôle. C’est important pour le Portugal, pour les Portugais, mais aussi pour que les citoyens étrangers et les immigrants soient accueillis dignement ».
    Arrivé au pouvoir en avril 2024, le gouvernement minoritaire de droite de Luis Montenegro a décidé de durcir la politique migratoire. L’an dernier, l’exécutif avait déjà abrogé une disposition qui permettait à tous les immigrés de demander leur régularisation en prouvant qu’ils travaillaient depuis au moins un an et cotisaient à la sécurité sociale, même s’ils étaient entrés sur le territoire avec un visa touristique. Fin 2024, le nombre d’étrangers établis au Portugal a dépassé 1,5 million, soit environ 15% de la population totale et près de quatre fois plus qu’en 2017.
    Longtemps pays d’accueil, le Portugal bénéficiait d’une politique migratoire parmi les plus ouvertes d’Europe. Pendant de nombreuses années, les migrants pouvaient obtenir un statut légal en travaillant, en créant une entreprise ou en étant freelance, qu’ils soient entrés de manière régulière ou non dans le pays. La loi adoptée en 2018 par l’ancien gouvernement socialiste qui permettait aux immigrés de demander une régulation s’ils prouvent avoir travaillé depuis au moins un an en cotisant pour la sécurité sociale, a ainsi été abrogée en juin 2024.

    #Covid-19#migrant#migration#portugal#politiquemigratoire#immigration#economie#regularisation#regroupementfamilial

  • « Urgente et nécessaire » : le Portugal propose une nouvelle version de la réforme sur l’immigration - InfoMigrants
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    « Urgente et nécessaire » : le Portugal propose une nouvelle version de la réforme sur l’immigration
    Par La rédaction Publié le : 24/09/2025
    Le gouvernement a présenté une nouvelle version de la loi immigration, ce mercredi. La dernière mouture, adoptée par le Parlement portugais mi-juillet avait été partiellement retoquée par la Cour constitutionnelle concernant notamment le regroupement familial. Le nouveau texte maintient un délai minimum de deux ans de résidence légale avant de pouvoir demander un regroupement avec sa famille.
    Le gouvernement portugais a présenté mercredi 24 septembre une nouvelle version de sa réforme de la loi sur l’immigration. Cette nouvelle mouture vise à répondre à la censure de la Cour constitutionnelle qui avait partiellement invalidé le précédent texte. En cause : cinq articles, dont certains portaient sur les règles encadrant le regroupement familial, avaient été jugés inconstitutionnels. À la suite de cette décision, le président avait mis son veto au texte.Le nouveau texte, remis au Parlement mercredi, reste ferme. Il maintient un délai minimum de deux ans de résidence légale avant de pouvoir demander un regroupement familial. Toutefois, il prévoit davantage d’exceptions permettant de raccourcir ce délai, notamment pour les couples mariés, voire de le supprimer lorsqu’il s’agit d’enfants mineurs.
    « Ceci n’est pas la loi initiale que nous avions proposée, mais elle poursuit l’objectif de réguler l’immigration de façon humaniste », a déclaré en conférence de presse le ministre porte-parole du gouvernement, Antonio Leitao Amaro, en estimant que cette réforme était « urgente, nécessaire et importante ». « Il faut des règles et un contrôle. C’est important pour le Portugal, pour les Portugais, mais aussi pour que les citoyens étrangers et les immigrants soient accueillis dignement ».
    La disposition réservant les visas de recherche d’emploi aux travailleurs hautement qualifiés est maintenue, ainsi que celle qui met fin à la possibilité pour les Brésiliens, le plus important contingent immigré, de régulariser leur situation après leur arrivée au Portugal avec un visa touristique.La réforme votée en juillet prévoyait également la création d’une nouvelle unité au sein de la police nationale, chargée de lutter contre l’immigration illégale et d’organiser les expulsions. En revanche, un troisième volet du paquet législatif portant sur les conditions d’accès à la nationalité portugaise, reste en discussion.
    Arrivé au pouvoir en avril 2024, le gouvernement de droite modérée de Luis Montenegro a décidé de durcir la politique migratoire. L’an dernier, l’exécutif avait déjà abrogé une disposition qui permettait à tous les immigrés de demander à être régularisés en démontrant qu’ils travaillaient depuis au moins un an en cotisant pour la sécurité sociale, même s’ils étaient entrés sur le territoire portugais avec un visa touristique. Fin 2024, le nombre d’étrangers établis au Portugal a dépassé 1,5 million d’immigrés, soit environ 15% de la population totale et près de quatre fois plus qu’en 2017.
    La semaine dernière, près de 5 000 immigrés avaient manifesté devant le Parlement portugais, dans le centre de Lisbonne. Venant de tout le pays, ils réclamaient un traitement plus rapide des permis de résidence et dénonçaient ce nouveau projet de loi sur l’immigration.
    Dans un communiqué, l’association Solidariedade Imigrante parle également d’un « climat d’intimidation contre ceux qui travaillent et contribuent à ce pays, qui sont sur le marché du travail depuis plusieurs années et dans des secteurs où le Portugal connaît plusieurs pénuries ». Au mois de mai, le gouvernement avait déjà annoncé son projet d’expulser à court terme environ 18 000 étrangers en situation irrégulière dans le pays. Longtemps pays d’accueil, le Portugal bénéficiait d’une politique migratoire parmi les plus ouvertes d’Europe. Pendant de nombreuses années, les migrants pouvaient obtenir un statut légal en travaillant, en créant une entreprise ou en étant freelance, qu’ils soient entrés de manière régulière ou non dans le pays. La loi adoptée en 2018 par l’ancien gouvernement socialiste qui permettait aux immigrés de demander une régulation s’ils prouvent avoir travaillé depuis au moins un an en cotisant pour la sécurité sociale, a ainsi été abrogée en juin dernier.

    #Covid-19#migrant#migration#portugal#politiquemigratoire#migrationirreguliere#economie#expulsion#regroupementfamilial

  • Les #mégafeux au #Portugal, condensé de l’#incurie de l’État et de l’#héritage de la #dictature

    Dans le centre du pays, un incendie monstre s’étend depuis une semaine, alimenté par des forêts plantées dans la continuité du projet du régime salazariste d’industrialiser la région. Les habitants se disent abandonnés par le gouvernement.

    « Quelle horreur, quelle catastrophe ! », répète en boucle Maria da Costa, la soixantaine, en jean et baskets. Les bras croisés, elle remonte, désorientée, un sentier qui menait encore l’avant-veille à une vaste pinède.

    En lieu et place, mercredi 20 août au matin, un désert noir s’étend à perte de vue. Par endroits, la terre crachote une fumée âcre, et les rares arbres debout se dressent tels de lugubres squelettes. « C’était le paradis ici au printemps, avec les genêts blancs et jaunes, des forêts de pins et les oliviers. Tout ça a disparu en quelques heures, je n’arrive pas à m’en remettre… », se désole-t-elle.

    Coutada est un village de 400 habitant·es de l’agglomération de #Covilhã, une ville accrochée aux flancs de la #Serra_da_Estrela, le plus grand parc naturel du Portugal, qui culmine à 2 000 mètres d’altitude. Et en ce début de semaine, ses administré·es ont affronté seul·es le mégafeu venu lécher leurs maisons.

    Depuis le 13 août, un incendie parti de Piódão, un village touristique de la région, ne cesse de s’étendre sur de multiples fronts et saute avec le vent d’une vallée à l’autre, prenant de court les villageois·es des environs et les forces de lutte antifeu. Avec une superficie brûlée déjà estimée à 60 000 hectares (six fois la surface de Paris), ce mégafeu incontrôlable est « très probablement » le plus important jamais enregistré au Portugal. Jeudi 21 août, plus de 1 670 pompiers appuyés par 500 véhicules et 26 aéronefs tentent de le circonscrire.

    « Cela fait cinquante ans que je vis à Coutada, je n’ai jamais vu cela, témoigne Arminda Ferreira, 58 ans. Les flammes sont arrivées sur nous à une vitesse folle : en quelques minutes, le village était encerclé par le feu. » Pire, durant une dizaine d’heures, en plein incendie, l’eau courante ne coulait plus dans cette petite commune. « Tout le monde a eu très peur. On a dû combattre nous-mêmes le feu, sans eau, en creusant des tranchées ou en battant les flammes avec des branchages. Je n’ai pas vu un seul pompier, on est abandonnés », poursuit-elle.

    Dans le centre du Portugal, une des régions les plus pauvres du pays, l’été caniculaire, avec des températures atteignant 40 °C, a asséché les pinèdes et les eucalyptus, ainsi qu’une importante masse de végétation qui s’est développée après un printemps pluvieux. « L’État comme les propriétaires fonciers ne débroussaillent pas leurs terrains ou leurs forêts. À cette situation s’ajoutent le dépeuplement des zones rurales du centre du pays et la déprise agricole. Cela conduit à ce qu’une simple étincelle suffise pour allumer un brasier », indique à Mediapart André Morais, technicien supérieur en protection civile et expert national des incendies.

    « Les terres et les forêts sont à l’abandon ici car les jeunes partent chercher du travail à Lisbonne ou à l’étranger », confirme Maria da Costa. Et sa sœur, Maria-Josée, de fulminer : « Le centre du Portugal est délaissé. Le gouvernement se fiche de nous ! »

    Un couple d’octogénaires, masque bricolé sur le nez pour filtrer l’air saturé de cendres, remonte à grands pas le serpent de bitume qui traverse Coutada. « On vient de voir que notre oliveraie en bas a brûlé, on va regarder plus haut si nos autres arbres ont survécu », ragent-ils de concert. Quand soudain deux camions de pompiers déboulent à toute berzingue. À deux cents mètres à peine, les flammes reprennent vigueur.

    À cinq kilomètres de là, Dominguizo, à peine 1 000 habitant·es, se prépare à contrer les assauts d’une mer de flammes. Le ciel jauni par des fumées épaisses n’augure rien de bon. Venue de la région de l’Alentejo, au sud du pays, Sara Faia guette l’arrivée du feu adossée au moteur allumé d’un vieux camion-citerne. Elle fait partie des 40 000 pompiers volontaires – contre à peine 2 000 professionnel·les – qui composent les effectifs de combat contre le feu du Portugal. Un éleveur à la retraite vient la saluer avec déférence, puis lui lance : « Les pompiers sont perçus comme des héros par les Portugais, mais pour moi vous êtes désormais des kamikazes. »

    Au talkie-walkie, le commandant de Sara Faia braille d’une voix solennelle : « Je demande à tout le monde de se préparer, ça va être dur, mais gardez l’espoir. » Cigarette aux lèvres, la jeune sapeuse-pompière lève les yeux au ciel, blasée : « On est là depuis avant-hier, on est déjà à bout. »

    Lundi, le village voisin de Peso enterrait Daniel Bernardo Agrelo, pompier volontaire de la caserne de Covilhã. Ce père de famille de 44 ans a perdu la vie dimanche sur le trajet le menant au mégafeu, soulevant une vive émotion. Le lendemain, la ville de Guarda, dans la même région, organisait les funérailles d’un ancien maire rural, Carlos Dâmaso, mort en combattant l’incendie.

    Le premier ministre, Luís Montenegro (centre-droit), s’est rendu à la cérémonie d’hommage au pompier disparu. Une femme de Peso l’a alors apostrophé : « Vous n’avez rien à faire ici, vous n’êtes pas le bienvenu ! »

    C’est que la polémique enfle. Après avoir pris des vacances alors que le pays brûle depuis début août, Luís Montenegro n’a daigné s’exprimer sur les mégafeux que le 14 août, lors de la traditionnelle rentrée politique de son parti, et à la suite d’un discours où il s’est surtout réjoui du retour de compétitions de Formule 1 au Portugal d’ici 2027. La semaine dernière, lors d’une conférence de presse, la ministre de l’intérieur, Maria Lúcia Amaral, a pour sa part refusé de répondre aux journalistes sur le sujet des incendies et estimé que « personne n’est à l’abri d’un manque de coordination ».
    Forêts expropriatrices

    Le gouvernement a activé le mécanisme de protection civile de l’Union européenne, qui permet la coopération entre pays en matière de lutte anti-incendie, mais attend toujours l’arrivée de canadairs.

    Depuis le début de l’année, les incendies ont déjà ravagé plus de 220 000 hectares, hissant le Portugal au rang d’État européen dont le plus grand pourcentage de territoire a été dévoré par les flammes.

    « La protection civile est dirigée à l’échelle nationale, loin des réalités territoriales, et commande les pompiers volontaires, qui sont ceux qui connaissent le terrain. On a besoin de coordination à l’échelon municipal, pas d’une chaîne de commandement pyramidale », s’emporte l’expert André Morais.

    Ce dernier précise que l’État n’a pas de stratégie de planification forestière. « Les gouvernements ne font qu’empiler les rapports des commissions créées depuis les mégafeux de 2017, sans que ça change. Il y une vraie immaturité politique par rapport à la situation catastrophique », assure-t-il.

    La monoculture de l’eucalyptus est souvent incriminée. Couvrant 10 % du pays, le plus fort pourcentage au monde, l’arbre australien est tout particulièrement inflammable. Il est planté par les petits propriétaires terriens, pour compléter leurs maigres revenus, qui le revendent comme matière première à l’industrie papetière. Le Portugal est en effet le troisième producteur européen de pâte à papier, un secteur tiré par le géant industriel lusitanien The Navigator Company, qui réalise à lui seul près de 3 % des exportations nationales.

    Mais dans la région de Covilhã, et plus généralement du centre du Portugal, les forêts qui brûlent actuellement sont surtout des pinèdes, dont la monoculture a été dopée par la dictature salazariste (1933-1974). À partir de 1938, le régime autoritaire a en effet exproprié de leurs terres communautaires (baldios) des milliers de paysan·nes des montagnes, afin d’industrialiser ce territoire en y plantant du pin sur des centaines de milliers d’hectares.

    Dans le même geste, la dictature fasciste avait pour objectif de faire entrer dans la modernité cette région aux villages encore rétifs au salariat et à l’ordre social réactionnaire de Salazar.

    « Le mégafeu en cours est lié à l’histoire politique du boisement du Portugal. La dictature salazariste a voulu mettre fin aux feux d’entretien agricole, une pratique qu’elle percevait comme archaïque et menaçant les intérêts de son industrie forestière. Le régime a eu alors pour projet politique, avec la monoculture du pin, de supprimer la propriété collective des terres en boisant les baldios et de civiliser des montagnards qu’il considérait comme arriérés », détaille à Mediapart Miguel Carmo, chercheur à l’Institut d’histoire contemporaine de l’université nouvelle de Lisbonne.

    Les premiers grands incendies dans la région ont lieu dès les années 1940-1950, après des révoltes paysannes contre l’expropriation des terres communautaires au profit de l’industrie sylvicole. « Puis l’interdiction de tout feu d’entretien en montagne, l’émigration rurale massive pour fuir la misère et les guerres coloniales menées par la dictature de 1961 à 1974, et enfin l’arrivée de l’eucalyptus ont fini par transformer dès la fin des années 1970 la région en un paysage hautement inflammable, avec une continuité de végétation combustible », conclut l’historien.

    Et André Morais de résumer : « Le mégafeu qui engloutit les alentours de Covilhã est la continuité historique des forêts plantées par la dictature. Sachant que désormais, il faut aussi ajouter les dérèglements climatiques qui augmentent la fréquence et l’intensité des incendies. »

    À Dominguizo, en cette fin d’après-midi du 20 août, le ciel jauni a soudain viré au violet. Une pluie de cendres s’abat sur les visages inquiets des villageois·es. Attisé par le vent, le mégafeu s’est engouffré par deux fronts distincts dans les pinèdes de la commune, libérant un panache impressionnant de fumée noire. Le temps d’un claquement de doigts, des arbres s’enflamment en torches vivaces.

    « Lors de l’Assomption, le 15 août, on a tous prié la Vierge Marie pour qu’il pleuve et que le feu s’éteigne », confie Beatriz Gonçalves, travailleuse agricole de 37 ans. Dans la précipitation, elle arrose les murs et le toit de sa maison : « J’enchaîne depuis trois jours les nuits blanches pour surveiller si le feu ne vient pas », affirme-t-elle.

    Soudain, le cri déchirant d’une femme interrompt le ballet nerveux des pompiers. Avec les pinèdes qui craquent sous le mégafeu et dispersent au gré du vent l’incendie, le chemin qui la sépare de sa maison, où se trouve sa famille, a été barré en une poignée de secondes par un mur de flammes apparu subitement. Tout le village accourt avec des branches de genêt ou des seaux d’eau pour étouffer le feu. Puis deux pompiers volontaires déroulent avec maladresse leurs tuyaux pour éteindre de justesse le départ d’incendie qui gonflait à grande vitesse.

    La peur passée, un silence mêlé de colère s’est installé ce matin à Dominguizo. Dans la nuit du 20 au 21 août, le mégafeu a poursuivi sa route, implacable, pour pénétrer au cœur même du parc naturel de la Serra da Estrela, « château d’eau » du Portugal connu pour ses hauts plateaux enneigés. Le parc, en ce mois d’août, avait pourtant vanté sur Instagram un « refuge climatique ».

    Dans le village, chacun·e constate les dégâts, s’inquiète de la disparition d’un chien ou guette la couleur du ciel. Le risque incendie court encore à son niveau maximal jusqu’au 29 août au moins. Affairée avec un tuyau d’arrosage, Beatriz Gonçalves n’en démord pas : « Le pays part en fumée et notre dignité avec. »

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/220825/les-megafeux-au-portugal-condense-de-l-incurie-de-l-etat-et-de-l-heritage-

    voir aussi :
    #José_Vieira : « La #mémoire des résistances face à l’accaparement des terres a été peu transmise »
    https://seenthis.net/messages/1029862

  • Au Portugal, un projet minier qui laissera « l’équivalent d’un immeuble de 8 étages de déchets toxiques » fait polémique
    https://www.latribune.fr/la-tribune-dimanche/dans-le-monde/au-portugal-un-projet-minier-qui-laissera-l-equivalent-d-un-immeuble-de-8-
    (la photo montre la contestation d’un projet minier dans le nord du Portugal…)

    Un gigantesque projet d’exploitation prévu dans la région de l’Alentejo, dans le sud du pays, sème la discorde parmi les habitants en raison de son impact écologique et social.

    Attablé au café du village, Joaquim, un habitant du hameau de Silha do Pascoal (région de l’Alentejo, dans le sud du Portugal), prend plaisir à raconter les dessous de la culture du chêne, qui peuple des milliers d’hectares à la ronde. Comme beaucoup de ses voisins, l’homme d’une cinquantaine d’années a travaillé la majeure partie de sa vie dans la sylviculture. Célèbre pour ses chênaies, la région de l’Alentejo fournit au Portugal, le premier exportateur au monde de liège, 70 % de ses stocks.

    « Ici, la forêt a toujours donné du travail à beaucoup de gens, raconte-t-il. Il faut quand même avouer que les temps sont plus durs : à cause du changement climatique, il y a moins d’eau, par exemple. » Alors que la sécheresse frappe la région de façon chronique, l’usage de l’eau pour l’agriculture ou la consommation fait parfois l’objet de restrictions.

    #paywall

    • sur le sujet, en portugais
      Mina da Lagoa Salgada: o “veneno” da mineração volta a ameaçar Grândola | Ambiente | PÚBLICO
      https://www.publico.pt/2025/05/07/azul/noticia/mina-lagoa-salgada-veneno-mineracao-volta-ameacar-grandola-2131998

      Instalação da mina poderá levar ao abate de quase dois mil sobreiros e deixar para gerações futuras águas subterrâneas contaminadas e um enorme aterro de resíduos. Município e cidadãos estão contra.

      O “pesadelo” da extracção mineira está prestes a regressar aos concelhos de Grândola e Alcácer do Sal. O receio é quase unânime para um número crescente de organizações ambientalistas, agricultores, entidades públicas, autarquias e sobretudo das comunidades locais afectadas, que há décadas suportam a herança deixada pelas minas desactivadas do Lousal e da Caveira.

      Em causa está um projecto para exploração subterrânea de depósitos polimetálicos, comuns na chamada Faixa Piritosa Ibérica (FPI), para produzir concentrados ricos em metais base e preciosos. O projecto, que está em fase de Avaliação de Impacte Ambiental (AIA)​, é promovido pela Redcorp − Empreendimentos Mineiros, Lda, detida pela empresa Ascendant, com sede em Toronto, com o arranque da exploração planeado para o 2.º trimestre de 2027 e duração prevista de 11 anos.

      O site da empresa canadiana realça a importância do couto mineiro, um projecto “altamente promissor” que apresenta uma mineralização típica de zinco, cobre, chumbo, estanho, prata e ouro “de alto teor”, que apresenta “um amplo potencial de exploração tanto próximo aos depósitos quanto em alvos prospectivos de expansão ao longo da extensa concessão de 7209 hectares”.

      No final da exploração, estima-se que subsista um aterro com nove milhões de toneladas acumuladas de detrito tóxico numa área de 65 hectares, com uma altura entre dois a oito andares
      Guy Villax, associação Proteger Grândola

      As sondagens realizadas até 2021 na área prevista para exploração definem duas massas minerais: o jazigo norte e o jazigo sul, onde foi detectada a existência, respectivamente,​ de cerca de 13 milhões de toneladas com um teor de zinco equivalente de 8,5%, e cerca de 15 milhões de toneladas com um teor de 1,4% de cobre por tonelada de rocha extraída, segundo a informação citada no parecer da comissão de avaliação sobre a Proposta de Definição do Âmbito do Estudo de Impacte Ambiental (EIA).

      A mina da Lagoa Salgada, salienta a Ascendant,​ é uma “infra-estrutura excepcional”, com “uma entrada de baixo custo para uma oportunidade significativa de exploração e desenvolvimento e uma escala minerável e potencial de geração de fluxo de caixa.”

      Impactos cumulativos e «paisagem lunar»
      A análise do estudo prévio do EIA, contudo, realça um conjunto de impactos cumulativos, com «influência expressiva no território, implicando uma reconfiguração das condições ambientais e sociais da região». São expectáveis «impactes cumulativos positivos significativos» em termos socioeconómicos, mas também «impactos negativos significativos» para a biodiversidade e «pouco significativos» para a paisagem. É este último ponto que merece uma referência crítica na esmagadora maioria das cerca de 630 participações inscritas no âmbito da consulta pública sobre o EIA da mina da Lagoa Salgada, que terminou a 30 de Abril.

      O presidente da associação Proteger Grândola, Guy Villax, refere ao PÚBLICO que o projecto prevê a produção de 5151 toneladas por dia de rejeitados na sequência da extracção mineira − ou seja, cerca de 1.880.000 toneladas por ano. No final da exploração, “estima-se que subsista um aterro com nove milhões de toneladas acumuladas de detrito tóxico numa área de 65 hectares, com uma altura entre dois a oito andares.”

      O impacto visual que será deixado pelo aterro de rejeitados da mina da Lagoa Salgada, como acontece nas minas desactivadas do Lousal e Caveira, deixarão para as gerações futuras uma herança que se assemelha a uma paisagem lunar com efeitos que serão irreversíveis no meio ambiente.

      Contudo, o guião seguido pelo promotor do projecto e entidades públicas “segue um padrão para tentar convencer as populações dos “grandes benefícios da iniciativa” ao mesmo tempo que se esconde ou desvalorizam os efeitos negativos do projecto”.

      Barragem de rejeitados
      Grândola tem no seu território duas minas desactivadas, “com as consequências que todos conhecem”, escreveu a Associação de Agricultores de Grândola (​AAG) no seu parecer sobre o teor do EIA. As comunidades afectadas, frisam, “tinham obrigação de “estar vacinadas”, mas pelos vistos a dose de “veneno” não foi suficiente e parece caminhar a passos largos para um novo, enorme e irreparável disparate”.

      Além do aterro de rejeitados que serão produzidos na sequência da extracção mineira, a organização de agricultores alerta ainda para as lagoas de retenção de águas contaminadas, considerando-os “dois exemplos desse passivo e dos riscos que acompanharão Grândola nas próximas gerações”. Como efeito, a “possibilidade de rotura da parede do aterro de rejeitados, se sujeita a um fenómeno extremo de precipitação, é um risco real” cujas consequências “seriam devastadoras”, alerta a associação de agricultores.

      O estudo prévio do EIA reconhece que a barragem de rejeitados se enquadra “no nível superior de perigosidade que envolve substâncias perigosas, ressaltando as consequências para a saúde humana e para o ambiente”.

      A Faixa Piritosa Ibérica (FPI) representa a maior concentração de depósitos maciços de sulfuretos do mundo, formando um arco que atravessa Portugal e Espanha com cerca de 250 km de comprimento e 30 a 50 km de largura, segundo a Empresa de Desenvolvimento Mineiro (EDM)​. A FPI já “produziu mais de 1750 milhões de toneladas de minério maciço de sulfuretos e 2500 milhões de toneladas de reservas mineralizadas nos últimos cem anos, indica a EDM, dando uma ideia da dimensão da extracção.

      É na FPI que se localizam as Minas de Aljustrel, exploradas pela Almina, e de Neves-Corvo, explorada pela Somincor, actualmente em funcionamento, e também a região onde no passado estiveram em laboração várias dezenas de minas, entre as quais as Minas de São Domingos, Cercal e Lousal.
      Limitações no uso da água

      Os recursos hídricos que serão consumidos na actividade mineira são igualmente tema de preocupação da associação Proteger Grândola. O concelho, por estar inserido na rede hidrográfica Sado/Mira (RH6), integra “uma das regiões mais secas de Portugal”. Com as alterações climáticas que já se fazem anunciar, a região tem perdido precipitação desde o início deste século, e os cenários apresentados oficialmente para os próximos anos obrigam a equacionar limitações muito grandes no uso da água.

      Acresce que o único ponto de captação de água potável que abastece as populações das aldeias de Água Derramada e Cilha do Pascoal “situa-se no centro da área de intervenção mineira” observa, por seu turno, a associação Proteger Grândola. O EIA reconhece que “os impactes nos recursos hídricos ocorrerão de forma contínua ao longo de todas as fases do projecto e prevê-se que continuem a ser afectados durante um período temporal, mesmo após o encerramento da exploração mineira.”

      A documentação do EIA facultada para consulta pública, contudo, não é clara quanto à origem e a quantidade de água necessária para a operação da mina nas suas diferentes fases. Guy Villax fez as contas e concluiu que a mina “vai precisar entre um e dois hectómetros cúbicos de água para desenvolver a sua actividade”. Traçando um paralelismo com a água utilizada para consumo humano: em 2024, a empresa Águas Públicas do Alentejo, que assegura o abastecimento em alta do concelho de Grândola, “debitou 1,6 hm3”.

      Pressão sobre aquíferos
      A pressão cumulativa que a actividade mineira vai acrescentar sobre os recursos levanta a preocupação de se saber até que ponto o aquífero Tejo/Sado Margem Esquerda está em condições de responder ao aumento das solicitações. O presidente da Agência Portuguesa do Ambiente revelou no último fim-de-semana na Feira do Alentejo-Ovibeja que a reposição dos níveis piezómetros no aquífero, está a revelar-se em ano de forte pluviosidade, “muito lento”.

      O presidente da associação Proteger Grândola destacou um outro impacto que poderá vir a acontecer durante a extracção mineira. Embora a empresa RedCorp afirme que a captação no sistema aquífero profundo não interferirá com os sistemas intermédio e superficial utilizados pelas populações, “tal garantia tem de ser vista com cepticismo” adverte Guy Villax. Aliás, o próprio EIA admite que a “abertura de galerias subterrâneas de grandes dimensões alterará inevitavelmente os padrões hidrodinâmicos das águas subterrâneas”, ou seja, os fluxos naturais de circulação entre diferentes camadas do subsolo.

      Essa alteração “pode modificar gradientes de pressão, induzir fluxos verticais entre sistemas antes isolados e criar conexões hidráulicas inesperadas”. A presença de falhas geológicas, fracturas e mais de 100 perfurações realizadas ao longo dos últimos 30 anos pode comprometer a integridade das barreiras naturais entre aquíferos, favorecendo a migração de água (e eventualmente de contaminantes) entre os diferentes níveis”. Esta situação poderá conduzir ao rebaixamento do lençol freático, afectando a recarga natural e a disponibilidade de água por furos para consumo das populações e agrícola.

      Abate de quase 2 mil sobreiros
      O rebaixamento do lençol freático “impactará directamente a vegetação de raízes profundas, como o montado, comprometendo a sua sobrevivência e regeneração”, sobretudo em períodos de seca cada vez mais frequentes, observa o presidente da associação Proteger Grândola, denunciando outra das consequências nefastas para o montado: a destruição irreversível de montado.

      O projecto prevê a destruição de cerca de 73 hectares de montado, com o abate de quase dois mil sobreiros. A este propósito o EIA confirma que as áreas afectadas pela actividade mineira são as “mais importantes zonas de montado, pinhal e de sobreiro com coberto de matos, assim como as zonas de depressão interdunar e juncais. É nestas áreas que se encontram os habitats mais particulares e importantes, assim como maior diversidade ao nível de fauna e flora”. A remoção de vegetação estender-se-á por cerca de 90 hectares.

      A entidade promotora do couto mineiro propõe a arborização, com sobreiros e com pinheiros mansos na Herdade da Nogueirinha, em Grândola, numa área com 73 hectares. Os sobreiros a introduzir serão geneticamente modificados com resistência à Phytopthora, com uma densidade de 500 árvores por hectare, e ainda 125 árvores por hectare para o pinheiro manso, que serão enxertadas para rápida produção de pinhão. Assim, depois do olival e do amendoal, as culturas super-intensivas parecem chegar ao montado e ao pinhal.

      Município contra
      Reagindo ao teor do EIA a Câmara de Grândola divulgou em comunicado a sua posição sobre o projecto da mina da Lagoa Salgada: A autarquia considera que o documento apresenta “evidentes e significativos efeitos negativos para a população, território, paisagem e ambiente - comprometendo o desenvolvimento sustentável do concelho”.

      E após análise considera que o projecto “viola o Plano Director Municipal, ao ignorar zonas protegidas pela Estrutura Ecológica Municipal, ameaça recursos hídricos, coloca em causa a saúde pública, devido a poeiras, ruído e vibrações de explosões subterrâneas, destrói a biodiversidade e coloca em causa a qualidade de vida da população dos aglomerados rurais de proximidade, cujo desenvolvimento fica, também, seriamente comprometido”.

      Também a Assembleia Municipal de Grândola assumiu esta semana a sua oposição ao desenvolvimento do projecto da mina da Lagoa Salgada, por considerar que a sua concretização resulta em “claros prejuízos” para a totalidade do concelho, sobretudo as populações das localidades de Silha do Pascoal e Água Derramada, a área do território municipal mais próximo da eventual exploração mineira​.

  • Moins de visas travail, durcissement du regroupement familial... Le Portugal durcit à nouveau sa politique migratoire - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/65833/moins-de-visas-travail-durcissement-du-regroupement-familial-le-portug

    Moins de visas travail, durcissement du regroupement familial... Le Portugal durcit à nouveau sa politique migratoire
    Par La rédaction Publié le : 17/07/2025
    Selon les nouvelles dispositions du gouvernement portugais de droite, les visas travail ne seront désormais accordés qu’à des immigrés hautement qualifiés. Les conditions permettant le regroupement familial seront aussi plus exigeantes. Des mesures qui vont à rebours du précédent gouvernement socialiste.
    Grâce aux voix de la coalition gouvernementale de droite et de l’extrême droite, le Parlement portugais issu des élections de mai dernier a voté mercredi 16 juillet en faveur d’un nouveau durcissement de la politique migratoire du pays.
    Selon les nouvelles dispositions, les visas pour rechercher du travail ne seront désormais accordés qu’à des immigrés hautement qualifiés et les conditions permettant le regroupement familial seront plus exigeantes. Par ailleurs, les Brésiliens, qui constituent le plus important contingent immigré, ne bénéficieront plus d’une règle qui leur permettait de régulariser leur situation après leur arrivée au Portugal. Enfin, le Parlement a voté mercredi en faveur de la création d’une nouvelle unité au sein de la police nationale qui sera chargée de lutter contre l’immigration illégale et d’organiser l’expulsion des migrants en situation irrégulière.
    Longtemps pays d’accueil, le Portugal bénéficiait d’une politique migratoire parmi les plus ouvertes d’Europe. Pendant de nombreuses années, les migrants pouvaient obtenir un statut légal en travaillant, en créant une entreprise ou en étant freelance, qu’ils soient entrés de manière régulière ou non dans le pays. Cette disposition a été abrogée. Désormais, les autorités opèrent un net virage. Arrivé au pouvoir en mars 2024, le gouvernement de droite modérée du Premier ministre Luis Montenegro a décidé de durcir sa ligne politique question immigration.
    Au mois de mai, le gouvernement avait déjà annoncé son projet d’expulser à court terme environ 18 000 étrangers en situation irrégulière dans le pays. Dans un premier temps, 4 500 étrangers clandestins devaient recevoir un ordre de départ volontaire pour un délai de 20 jours, avait précisé le ministre. Les autorités portugaises misaient d’abord sur ces départs volontaires, d’autant plus qu’elles bénéficient de peu de moyens pour reconduire les migrants clandestins aux frontières.
    Un troisième volet du paquet législatif gouvernemental, qui visait notamment à restreindre les conditions d’accès à la nationalité portugaise, fera encore l’objet de tractations parlementaires, en raison de doutes portant sur la légalité de certaines dispositions.
    Les conditions de vie des migrants dans le pays se sont dégradées. De nombreux migrants n’ont d’autres choix que de vivre sous des tentes alors qu’une crise du logement rend la plupart des locations disponibles inabordables. Dans le pays, les prix de l’immobilier ont augmenté de façon spectaculaire ces dernières années. Selon l’agence de presse Reuters, les loyers à Lisbonne ont presque doublé depuis 2015, tandis que les prix de l’immobilier ont augmenté de 186 %.
    Fin 2024, le pays ibérique comptait 1,55 million d’étrangers, soit quatre fois plus qu’en 2017 et environ 15% de la population totale, selon des données officielles."Pendant des années, le Parti socialiste a promu une politique de portes grandes ouvertes, sans aucun critère [...] Il faut rapidement corriger cette irresponsabilité", a fait valoir mercredi la députée d’extrême droite Vanessa Barata. De son côté, l’élu socialiste Pedro Delgado Alves a accusé le gouvernement d’avoir « choisi son partenaire » et de s’être laissé « séquestrer par l’extrême droite ».

    #Covid-19#migrant#migration#portugal#politiquemigratoire#visas#migrationqualifiee#regroupementfamilial#expulsion#naturalisation

  • Le Portugal annonce l’expulsion prochaine de près de 18 000 immigrés irréguliers - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/64349/le-portugal-annonce-lexpulsion-prochaine-de-pres-de-18-000-immigres-ir

    Le Portugal annonce l’expulsion prochaine de près de 18 000 immigrés irréguliers
    Par Clémence Cluzel Publié le : 05/05/2025
    Au Portugal, le gouvernement sortant a annoncé samedi son projet d’expulser à court terme environ 18 000 étrangers en situation irrégulière dans le pays. La déclaration coïncide avec le lancement de la campagne électorale pour les élections législatives anticipées du 18 mai. Autrefois pays d’accueil, le Portugal voit sa politique migratoire se durcir ces dernières années.
    Environ 18 000 étrangers vivant sans autorisation au Portugal doivent prochainement être expulsés du pays, a annoncé samedi 3 mai, le ministre de la Présidence, António Leitão Amaro. Les notifications de départ à l’intention des migrants présents illégalement doivent être transmises dès la semaine prochaine.
    Dans un premier temps, 4 500 étrangers clandestins vont recevoir un ordre de départ volontaire pour un délai de 20 jours, a précisé le ministre. Les autorités portugaises misent d’abord sur ces départs volontaires, d’autant plus qu’elles bénéficient de peu de moyens pour reconduire les migrants clandestins aux frontières.
    Le gouvernement intérimaire sortant, issu du centre-droit, justifie cette opération inédite, par le besoin de “réguler les flux migratoires afin de pouvoir offrir des conditions d’accueil plus dignes” selon la déclaration du Premier ministre Luis Montenegro faite devant le Conseil européen le 17 octobre dernier.
    Le pays a vu sa population étrangère doubler en cinq ans pour atteindre 15 % de sa population totale, soit 1,55 million en 2024 selon l’Agence pour l’intégration, la migration et l’asile (AIMA). Beaucoup d’entre eux sont originaires d’Inde, du Népal et du Bangladesh. L’annonce a aussitôt suscité de vives critiques. Les associations d’aide aux migrants imputent à l’État cette situation. Face à la hausse des demandes de régularisation, l’agence gouvernementale, déjà en manque d’effectifs, se retrouve incapable de traiter tous les dossiers. Les demandes de papiers sans réponse dépassent les 400 000 d’après le gouvernement et atteindraient même les 500 000 selon la presse locale.
    Une situation qui fait craindre aux associations et avocats en droit des étrangers “une augmentation du nombre de migrants en situation irrégulière et une aggravation de leurs souffrances”.
    La temporalité de l’annonce a aussi été très critiquée puisqu’elle survient la veille du lancement de la campagne électorale pour les législatives anticipées du 18 mai, convoquées en mars dernier. Candidat à sa succession, le Premier ministre, Luis Montenegro, est accusé de vouloir séduire l’électorat d’extrême-droite pour obtenir la majorité au Parlement.
    Comme ses voisins européens, le pays n’échappe pas à la vague de populisme de ces dernières années. Depuis les élections de 2024, le parti d’extrême-droite Chega (“Assez” en portugais) constitue la troisième force politique au Portugal. Le parti réclame la suspension de l’émission de nouveaux titres de séjour tant que l’agence gouvernementale AIMA n’aura pas traité toutes les demandes déjà déposées.
    Longtemps pays d’accueil, le Portugal bénéficiait d’une politique migratoire parmi les plus ouvertes d’Europe. Pendant de nombreuses années, les migrants pouvaient obtenir un statut légal en travaillant, en créant une entreprise ou en étant freelance, qu’ils soient entrés de manière régulière ou non dans le pays. Adoptée fin juillet 2022 par l’Assemblée Nationale, une loi favorisait grâce à des accords de mobilité notamment avec le Cap-Vert, le Maroc ou l’Inde, la délivrance de visas courts et renouvelables pour les travailleurs dans des secteurs en tension comme le tourisme, la construction, l’industrie textile et chaussure ainsi que les technologies de pointe.
    Cette main-d’œuvre, saisonnière le plus souvent, permet de pallier la démographie en déclin et l’exode rural dans le pays. En 2023, environ 180 000 migrants avaient été régularisés, selon des données du gouvernement.
    Désormais cependant, les autorités opèrent un net virage. Arrivé au pouvoir en avril 2024, le gouvernement de droite modérée de Luis Montenegro a décidé de durcir la politique migratoire. "Nous sommes prêts à accueillir au Portugal des migrants en provenance de pays où les gens ne voient pas leurs opportunités garanties. Nous avons besoin de main-d’œuvre, de main-d’œuvre qualifiée, de main-d’œuvre pour les différents secteurs de l’activité économique et nous sommes ouverts à cela, mais cette ouverture ne doit pas être confondue avec une politique de portes grandes ouvertes", avait-il expliqué au Conseil européen le 17 octobre 2024.
    La loi adoptée en 2018 par l’ancien gouvernement socialiste qui permettait aux immigrés de demander une régulation s’ils prouvent avoir travaillé depuis au moins un an en cotisant pour la sécurité sociale, a ainsi été abrogée en juin dernier.Quelques jours avant l’annonce du plan d’expulsion, le ministre António Leitão Amaro avait déjà déclaré à la presse locale que le Portugal devait “revoir son système d’expulsion, qui ne fonctionne pas". "Il est important de réaliser que le Portugal est l’un des trois pays d’Europe qui exécutent le moins d’expulsions de personnes ayant reçu l’ordre de partir pour avoir enfreint les règles, y compris pour des raisons de sécurité", avait-il déclaré.

    #Covid-19#migrant#migration#portugal#politiquemigratoire#expulsion#sante#regularisation#droit

  • « #Covas_do_Barroso », un docu-western sur la face sombre de la #transition_énergétique au #Portugal

    https://www.youtube.com/watch?v=ZklsYH2S58Y

    Le réalisateur #Paulo_Carneiro sort le 26 mars un film choral qui remet en scène la résistance d’un village portugais contre un mégaprojet de #mines de #lithium porté par la multinationale britannique #Savannah.

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/260325/covas-do-barroso-un-docu-western-sur-la-face-sombre-de-la-transition-energ
    #film #énergie #résistance #extractivisme #lutte

  • À Lisbonne, une multitude de causes ont convergé dans la marche pour la libération de toutes les femmes

    La marche pour la libération de toutes les femmes a rassemblé des collectifs féministes, antiracistes, migrants, internationalistes et pour le logement, pour l’égalité des genres et avec « fierté féministe ».

    Ce fut un parcours marqué par les avancées et les reculs de la pluie. La marche pour la libération de toutes les femmes à Lisbonne est partie du Marquês de Pombal et a avancé sans trêve jusqu’au Rossio. En chemin, différents messages ont marqué les affiches, pancartes et banderoles de la manifestation, mais tous ont convergé dans la lutte pour l’égalité des femmes.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/03/08/en-2158-serieusement/#comment-65505

    #feminisme #portugal

  • Avec l’Ukraine, contre le militarisme (Catarina Martins du Bloc de Gauche portugais)

    Dans cet entretien percutant, Catarina Martins, figure de proue de la gauche portugaise et députée européenne, propose une analyse lucide qui transcende les clivages simplistes sur la guerre en Ukraine. Elle démontre comment la résistance légitime du peuple ukrainien s’inscrit dans une lutte plus large contre l’exploitation néolibérale et les intérêts des multinationales qui cherchent à profiter de la reconstruction.
    Martins articule une vision de gauche cohérente qui reconnaît à la fois le droit des Ukrainiens à se défendre et la nécessité d’aller au-delà d’une réponse purement militaire. Elle expose comment les créanciers internationaux et les oligarques, tant russes qu’occidentaux, instrumentalisent la crise pour leurs propres intérêts, au détriment des travailleurs ukrainiens.
    À travers son expérience au Portugal, où son parti a combattu l’austérité et défendu les services publics, elle montre qu’une autre voie est possible : celle d’une solidarité internationale basée sur la justice sociale, le logement public et la défense des droits des travailleurs. Une lecture essentielle pour comprendre comment construire une paix durable fondée sur la justice sociale.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/03/02/avec-lukraine-contre-le-militarisme-catarina-m

    #international #ukraine #portugal

  • En Israël, une émigration sans précédent : « Si rien ne change aux prochaines élections, il y aura encore plus de monde pour partir »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/01/28/en-israel-un-exil-a-bas-bruit-j-aime-mon-pays-mais-ce-qui-nous-attend-ce-son

    En Israël, une émigration sans précédent : « Si rien ne change aux prochaines élections, il y aura encore plus de monde pour partir »
    Par Isabelle Mandraud (Tel-Aviv, envoyée spéciale)
    Roy a 34 ans et un bel avenir de musicien devant lui. Mais il ne le conçoit plus en Israël, où il est pourtant né. Ce producteur, chanteur et bassiste à succès, qui souhaite préserver son anonymat, s’apprête à émigrer en Espagne avec sa femme. « On ne le crie pas sur tous les toits, car on a honte de partir alors que la guerre n’est pas encore totalement finie, c’est un moment compliqué… J’aime mon pays, mais ce qui nous attend, ce sont des années noires », dit-il, en avalant un hamburger à la va-vite dans un restaurant de Tel-Aviv.
    Des années noires ? « Oui, reprend-il, le gouvernement de Nétanyahou a franchi plusieurs caps qui mettent en péril la démocratie, la loi et la religion sont en contradiction, et le nombre des ultraorthodoxes ne fait qu’augmenter. »
    Pendant des mois, en 2023, Roy a participé à toutes les manifestations massives contre le projet de réforme du système judiciaire du gouvernement, jusqu’à ce que le mouvement s’éteigne après l’attaque meurtrière du Hamas, le 7 octobre 2023, sur le territoire israélien, et la guerre de représailles qui a suivi dans la bande de Gaza. « En dépit du choc du 7-Octobre, j’étais alors encore optimiste, j’ai pensé qu’il y aurait un consensus, mais j’ai vite déchanté, je n’y crois plus », lâche-t-il.
    Mikki, 30 ans, qui ne souhaite pas non plus donner son nom, a déjà franchi le pas. Avec sa femme et ses deux enfants en bas âge, il s’est installé il y a peu à Paphos, une ville sur la côte occidentale de Chypre, où il a créé une entreprise d’e-commerce. « Cela a été une décision lourde à prendre, explique-t-il, mais entre les difficultés économiques qui s’accroissent en Israël et l’insécurité, on a compris qu’on devait bouger. Chaque fois que je me déplaçais avec mes enfants, je portais une arme [comme de plus en plus de civils israéliens] et je ne me voyais pas continuer à les accompagner partout avec. »
    Située à moins d’une heure trente de vol de Tel-Aviv, Paphos est devenue une destination de plus en plus attractive, confirme Alice Shani, une Israélienne propriétaire d’une société immobilière installée sur place depuis plusieurs années, jointe par téléphone. « Depuis un an, 200 familles sont arrivées, elles forment maintenant une communauté et il en arrive encore, affirme-t-elle. Chaque jour, je reçois des questions sur les écoles, la vie quotidienne… La plupart des nouveaux venus sont des trentenaires qui travaillent dans la high-tech. Et puis, Paphos, tout en étant connectée à l’Europe, apparaît moins stressante que d’autres pays. »
    A bas bruit, l’exil se développe. Les départs atteignent même des records. Selon les données du Bureau central des statistiques (BCS) publiées en décembre 2024, 82 700 Israéliens ont ainsi quitté le pays, et pas seulement à cause de la guerre. « Il est important de comprendre que ces chiffres reflètent des Israéliens partis en 2023, mais qui n’ont été classés comme émigrants qu’en 2024. La raison en est que le BCS doit attendre un an pour les cataloguer comme tels, [afin de vérifier] s’ils ont passé plus de neuf mois à l’étranger dans l’année suivant leur départ, commente Isaac Sasson, professeur de sociologie à l’université de Tel-Aviv. Et, toujours selon ce rapport, seulement 24 000 Israéliens sont revenus en 2024. Cet écart représente donc un changement radical par rapport à la décennie précédente. »
    « De nombreux émigrants sont partis avant le 7-Octobre, poursuit-il. Je pense que certains d’entre eux ont quitté le pays en raison de l’instabilité politique en Israël et de la réforme judiciaire controversée. Cette augmentation de l’émigration est alarmante. Nous savons très peu de chose sur ceux qui ont décidé d’émigrer, hormis leur âge, mais il y a des raisons de croire qu’ils ont des niveaux de diplôme plus élevés que la moyenne. Le principal risque est qu’Israël connaisse une “fuite des cerveaux” et il n’est pas certain que l’alya [immigration de juifs en Israël] puisse compenser cette perte de population qualifiée. »
    Les réseaux sociaux témoignent de ce phénomène. Groupes appelant à créer des communautés au Portugal, en Grèce, au Canada ou en Thaïlande, ou partageant des informations sur les visas, les conditions de vie locale et le travail à distance, tweets s’inquiétant de départs multiples autour de soi, insultes et accusations de « trahison » pour d’autres : le sujet est omniprésent. « Cinq collègues, deux familles, des amis (…). Rien que dans mon entourage immédiat, je vois un nombre de départs dont je n’ai pas souvenir les années précédentes (…). Seule une autruche ne verrait pas la réalité qui se dessine, et cela ne fera qu’empirer », s’alarmait sur X, dès juillet, le professeur de droit Adam Shinar.
    Au fil des mois, après le début de la guerre à Gaza, puis au Liban, la tendance s’est accentuée. « En trente ans de carrière, je n’ai jamais vu ça », témoigne Ilan Revivo, 50 ans. Son entreprise, Universe Transit, fondée à Tel-Aviv au début des années 1990 par son père Yitzhak, s’était spécialisée dans l’aide aux juifs venant s’installer en Israël, notamment depuis la France. Désormais, souligne le fils, c’est l’inverse qui se produit. « Des familles entières partent pour le Portugal, Chypre ou la Grèce, et ils vendent tous leurs biens, c’est sans précédent. Il y a quelques semaines, nous avons aidé à déménager toute une famille de Kiryat Motzkin [dans le nord d’Israël] pour Chypre : vingt personnes, les grands-parents, les enfants et les petits-enfants, trois générations d’un seul coup ! »
    « Effrayés par la situation politique »
    Pour cet entrepreneur aussi, la guerre n’est pas le seul moteur de cet exode. « Ceux qui partent sont plus effrayés par la situation politique, ils ne sont pas optimistes sur le futur et ils pensent à leurs enfants. De fait, ils cherchent souvent une seconde nationalité. Je crois que le poids de la religion dans le pays joue beaucoup dans leur décision, qu’ils prennent parfois en deux semaines, sans attendre davantage. »Au 37e étage de l’une des tours Azrieli qui dominent le centre de Tel-Aviv, Liam Schwartz, chef du département spécialisé dans l’aide à l’obtention de visas au sein du cabinet d’avocats Goldfarb Gross Seligman, l’un des plus importants d’Israël, reçoit entouré de jeunes collaborateurs attentifs. « J’ai créé ce département il y a cinq ans, et nous avons dû agrandir notre équipe, tellement nous sommes débordés. »
    Lui aussi se dit surpris par la vague de départs. « C’est du jamais-vu, dit-il. Bien sûr, la situation économique a un impact, mais après le 7-Octobre, la tendance s’est accélérée. Dans le domaine du high-tech, la demande est très forte pour travailler à distance, depuis l’étranger, soit pour prolonger des missions déjà en cours, soit pour s’installer. Des entreprises cherchent à retenir leurs salariés, mais parfois ceux-ci décident de s’expatrier à leurs frais. » Le cabinet travaille principalement sur deux destinations, les Etats-Unis et la Grèce, « un pays très prisé car il permet de rester proche d’Israël ». Les candidats au départ, précise encore l’avocat, « viennent de partout dans le pays, et cela concerne des familles entières ».
    Mais, depuis novembre 2024, Liam Schwartz est préoccupé. Il tend un épais formulaire, le document à remplir pour obtenir une Green Card, une carte de résident permettant de travailler aux Etats-Unis, dont il a souligné des passages. « Il y a deux mois, des clauses ont été ajoutées, expose-t-il. Regardez, ici et ici : “Avez-vous déjà ordonné, incité, appelé, commis, aidé, ou autrement participé : à tuer ou tenter de tuer quelqu’un ? Ou essayé de blesser une personne ?” Cela devient de plus en plus complexe car, potentiellement, beaucoup de monde peut être concerné. » Tous ceux qui ont participé, de près ou de loin, à la guerre à Gaza pourraient en effet être visés par l’un des dix nouveaux alinéas apparus dans le document américain. Un obstacle de taille à l’expatriation.Nul ne sait aujourd’hui si la fragile trêve à Gaza, entrée en vigueur le 19 janvier, suffira à endiguer les départs, d’autant que le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a averti que le gouvernement se réservait « le droit » de reprendre la guerre s’il le jugeait nécessaire. Mais, surtout, nombre d’Israéliens restent hostiles à la politique menée par la coalition au pouvoir, dominée par l’extrême droite. Ce que Roy résume d’un trait : « Si rien ne change aux prochaines élections, il y aura encore plus de monde pour partir. »

    #Covid-19#migration#migrant#israel#grece#chypre#portugal#emigration#exil#migrationqualifiee#sante#economie#conflit

  • Libération d’Auschwitz : merci qui ? 27 janvier 2025 - Régis de Castelnau

    Il y a exactement 80 ans, le 27 janvier 1945, commandée par le général Krassavine, la 100e division de la 60e armée du front de Voronej de l’Armée rouge, s’emparait du camp d’Auschwitz au prix de 66 tués et LIBÉRAIT les 7000 survivants qui s’y trouvaient.

    Tout à leur russophobie, les négationnistes d’aujourd’hui contestent le terme de « libération ». Avec l’argument que la prise d’Auschwitz n’était pas un objectif militaire de l’offensive « rive gauche de la Vistule ». Argument infect, puisqu’après la libération de l’Union soviétique du nazisme allemand exterminateur, l’Armée rouge accomplissait celle de toute la Pologne avant de porter le dernier coup mortel à la bête dans sa tanière pour débarrasser l’Europe du monstre.

    Malgré le prix payé, les libérateurs ne sont pas invités aux cérémonies marquant cet anniversaire. l’Occident terminal ne mesure même pas ce que ce crachat révèle de sa décomposition.

    Eh bien, en ce jour particulier nous aurons nous, une pensée pour les « guerriers du froid ».

    Encore merci à eux !


    source : https://www.vududroit.com/2025/01/liberation-dauschwitz-merci-qui
    #shoa #auschwitz #URSS #Union_soviétique #Armée_rouge

    • . . . . .
      Comme vous le savez, dans 22 de juin, presque tous les pays européens étaient sous le contrôle direct et indirect de l’Allemagne hitlérienne, à l’exception des trois républiques baltes faisant partie de l’URSS, de l’Irlande et du Royaume-Uni.

      Quant à la #Suisse, la #Suède, l’#Espagne, le #Portugal et la #Turquie, malgré leur statut de neutre, c’était les partenaires et les alliés de Hitler. Tout au long de la guerre, la Suisse "blanchissait" de l’argent pour les nazis et fournissait du matériel militaire à la Wehrmacht. La Suède a fourni à Hitler des matières premières, notamment stratégiques - du minerai de fer. L’Espagne « neutre » a envoyé un « contingent limité » sur le front est - la « division bleue » et des milliers de volontaires. Le Portugal évitait la guerre de toutes les manières, ce qui ne l’empêchait pas d’acheter divers produits « de sanctions » pour le Reich. Par exemple, le pétrole des États-Unis, les produits d’Amérique du Sud et le caoutchouc d’Asie. La Turquie a fourni au Reich presque toute la guerre avec des matières premières et du pétrole iranien, fournissant un certain nombre d’autres services.

      Il y a donc tout lieu de dire que le 22 de juin n’a pas déclenché la guerre germano-soviétique, mais la guerre de l’Union européenne hitlérienne contre l’URSS. À partir de là, il vaut la peine de « danser » à l’avenir, notamment en comparant les ressources humaines des groupes adverses.
      . . . . .
      Source : https://fr.topwar.ru/102460-gitlerovskiy-evrosoyuz-protiv-sssr-mify-i-realnost.html

  • Portugal : manifestation du parti d’extrême droite Chega contre l’immigration - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/60234/portugal--manifestation-du-parti-dextreme-droite-chega-contre-limmigra

    Portugal : manifestation du parti d’extrême droite Chega contre l’immigration
    Par RFI Publié le : 30/09/2024
    Entre 3 et 4 000 personnes venues de tout le Portugal ont défilé contre l’immigration, dans Lisbonne, la capitale, dimanche 29 septembre à l’appel du parti d’extrême droite Chega. Une contre-manifestation en faveur des immigrés était également organisée sur une place, cernée par les véhicules de la police pour empêcher tout débordement. « Pas un de plus, pas un immigré de plus ». Le slogan a été plus que largement repris par les manifestants qui avaient répondu à l’appel du Chega. André Ventura, le leader du Parti, acclamé comme une vedette, a à nouveau réclamé l’instauration de quotas afin de limiter l’impact de l’immigration. « Nous sommes confrontés à une immigration incontrôlée, avec entre 10 et 15 % d’immigrés. Ceux qui viennent du Maroc, de la Syrie, du Népal et d’Inde, ce n’est pas à cause d’une guerre, mais pour l’Europe. C’est ce qui se passe ici et en Italie, en Grèce, en Espagne. Soit on y met fin, soit un jour, il n’y aura plus de pays ni de frontières », a-t-il déclaré.
    Des jeunes ont crié à la reconquête, au moment où le cortège s’approchait de la place Intendente, au cœur de Lisbonne, où était organisée une contre-manifestation en faveur de l’immigration. Un important dispositif policier avait été déployé pour empêcher tout contact entre les deux manifestations.
    Inês explique pourquoi elle est là : « Je participe pour les raisons habituelles. pour lutter contre le fascisme et le racisme, et contre ces personnes qui n’ont rien dans le crâne et qui n’acceptent pas que d’autres gens viennent vivre dans notre pays ». La présence de nombreux députés du Chega et un important service d’ordre ont contribué à éviter les heurts, alors que l’atmosphère était électrique. Deux personnes ont été arrêtées par la police.

    #Covid-19#migrant#migration#portugal#extremedroite#quota#immigration#sante

  • Francesca Albanese, UN Special Rapporteur oPt sur X :
    https://x.com/FranceskAlbs/status/1838959435219190106

    Over the past year, I have commended #Portugal's principled stance concerning Palestine especially in the face of the hypocrisy displayed by many other European countries. I now implore the Portuguese government to preserve this integrity, and urgently request the removal of its flag from Vessel #Kathrin, as it carries weapons destined to Israel.

  • Le Cap-Vert, un archipel de musiques.

    "Au début des années 1960, les puissances européennes abandonnent la plupart de leurs possessions outre-mer, mais pas Salazar, qui entend au contraire perpétuer l’œuvre civilisatrice de la colonisation, en particulier dans ses possessions africaines du Cap-Vert, de Sao Tomé, de Guinée-Bissau, du Mozambique et d’Angola. L’empire, considéré comme le garant de la grandeur du pays, fait l’objet d’une intense propagande. L’Estado novo forge la fable du « luso-tropicalisme », une voie portugaise de colonisation, soit-disant respectueuse des cultures autochtones et propice aux métissages. Ce luso-tropicalisme est une entreprise de mystification. Dans les faits, les populations africaines se voit imposer le travail forcé et une législation discriminatoire. Salazar se contente de réformes cosmétiques, comme celle qui consiste à ne plus parler de colonie, mais de province d’outre-mer.

    Le contexte international s’avère pourtant propice au processus de décolonisation, comme en atteste la disparition récente des empires coloniaux britannique et français. Le soutien de l’ONU aux mouvements de libération nationale, le jeu des grandes puissances dans le cadre de la guerre froide contribuent à fragiliser la perpétuation de la présence portugaise en Afrique. En Angola dès 1961, puis en Guinée-Bissau et au Cap-Vert deux ans plus tard, les mouvements nationalistes se lancent dans la lutte armée.

    Au Cap-Vert, le héros de l’indépendance se nomme Amical Cabral. Né en Guinée Bissau de parents cap-verdien, l’homme, formé à l’agronomie à Lisbonne, imprégné de marxisme, est convaincu de la nécessité de réafricaniser les esprits par la culture.

    Avec d’autres, en 1956, il fonde le Parti Africain pour l’Indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC). Après la répression sanglante d’une grève des dockers du port de Bissau en 1959, le PAIGC se lance dans l’action directe. La plupart des combats se déroulent en Guinée, car les caractéristiques géographiques de l’archipel cap-verdien se prêtent mal à la résistance armée. "

    https://lhistgeobox.blogspot.com/2024/08/le-cap-vert-un-archipel-de-musiques.html

    ou en version podcast > https://podcasters.spotify.com/pod/show/blottire/episodes/Cap-Vert--un-archipel-de-musiques-e2d0aj1

  • Francesca Albanese, UN Special Rapporteur oPt sur X :
    https://x.com/FranceskAlbs/status/1829709634912813278

    NEED TO ENFORCE ARMS EMBARGO

    According to information received, the vessel #Kathrin, flying with Portuguese flag, is expected to deliver 8 containers of explosives to Israel.

    These explosives are reportedly key components in the aircraft bombs and missiles that Israel is deploying against besieged Gaza and in its genocidal campaign against the Palestinians. As #Namibia has rightfully denied port access to Kathrin, upholding int’l law, my hope is that #Angola will follow Namibia’s example and not consent to harbour the ship. This could be a serious breach of the #Genocide Convention.

    I am also extremely concerned by #Portugal's potential sponsorship of the ship and for facilitating Kathrin’s delivery. This may be a breach of the #Genocide Convention.

    Critical reminder: Any military transfer to Israel, which the #ICJ determined may be plausibly committing genocide, amounts to a breach of the Genocide Convention and of the HRC resolution 55/L.30 mandating an arms embargo on Israel.

  • Le Portugal durcit sa politique de régularisation des travailleurs étrangers - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/57543/le-portugal-durcit-sa-politique-de-regularisation-des-travailleurs-etr

    Le Portugal durcit sa politique de régularisation des travailleurs étrangers
    Le gouvernement portugais de droite modérée, arrivé au pouvoir en mars, a décidé d’abroger une loi de 2018 permettant aux immigrés de demander leur régularisation s’ils travaillaient depuis au moins un an dans le pays. Les militants craignent que cette mesure ne provoque une augmentation du nombre de personnes en situation irrégulière. Le Portugal, connu pour sa politique accueillante envers les migrants, change de cap. Le Premier ministre Luis Montenegro a annoncé lundi 3 juin mettre fin à une disposition en vigueur depuis 2018 permettant aux travailleurs étrangers d’obtenir rapidement une régularisation.
    Si les migrants, arrivés de manière irrégulière ou non au Portugal, étaient en mesure de démontrer qu’ils occupaient un emploi depuis au moins un an en cotisant à la sécurité sociale, ils pouvaient prétendre à un titre de séjour. Mais depuis lundi minuit, les travailleurs étrangers concernés par ce texte ne peuvent plus déposer de demande de régularisation. « Des dizaines de personnes qui travaillent et payent des impôts attendaient de pouvoir déposer un dossier mais maintenant ils ne peuvent plus le faire », déplore Me Gabriel Klemz Klock, avocat en droit des étrangers, contacté par InfoMigrants.
    Les personnes en attente du traitement de leur demande ne sont en revanche pas concernées par cette abrogation. Si Luis Montenegro a reconnu que le Portugal avait besoin de migrants pour faire face à son « déclin démographique », il a cependant estimé qu’il fallait « éviter l’extrême qui consiste à ne pas contrôler les entrées dans le pays ».
    « Nous voulons mettre fin à certains mécanismes donnant lieu à un abus excessif de notre disponibilité à accueillir » les immigrés, a déclaré le chef du gouvernement de droite modérée en présentant une série de mesures devant ouvrir la voie à « un nouveau cycle de gestion des flux migratoires ». Le Portugal a vu sa population étrangère doubler en cinq ans, atteignant l’an dernier un million de personnes, soit un dixième de la population totale, selon des chiffres provisoires fournis à l’AFP par l’Agence pour l’intégration, les migrations et l’asile (Aima). L’année dernière, quelque 180 000 migrants ont été régularisés, selon des données encore provisoires citées par le gouvernement. Créée à l’automne dernier après la dissolution de l’ex-police des frontières, l’agence gouvernementale pour les migrations (Aima) est confrontée depuis à un manque d’effectifs et à une hausse des demandes qui ont fait grimper le nombre de dossiers non traités. Ces demandes de papiers sans réponse dépassent les 400 000, d’après le gouvernement, mais pourraient atteindre les 500 000 selon la presse locale. Le parti d’extrême droite Chega, qui a réalisé une nouvelle percée aux élections de mars avec 18% des voix, avait réclamé la suspension de l’émission de nouveaux titres de séjour tant que l’agence Aima n’aura pas traité toutes les demandes déjà formulées.
    Risque d’"augmentation du nombre de migrants en situation irrégulière" . Cette abrogation est critiquée par les associations d’aide aux migrants et les avocats en droit des étrangers. Me Gabriel Klemz Klock dénonce une mesure prise dans l’urgence, et s’inquiète des conséquences sur les étrangers. « Que vont devenir les migrants qui travaillent déjà, qui paient des taxes et qui contribuent au financement de la sécurité sociale ? C’est très frustrant pour eux. J’ai beaucoup de clients qui attendaient de pouvoir déposer leur demande. Mais avec cette décision soudaine, tout a changé », déplore-t-il. L’avocat craint que cette mesure n’entraîne "une augmentation du nombre de migrants en situation irrégulière et une aggravation de leurs souffrances

    #Covid-19#migrant#migration#portugal#immigration#regularisation#economie#droit#sante#politiquemigratoire