• #Sexe, #race & #colonies. La #domination des #corps du XVe siècle à nos jours

    Reposant sur plus de mille peintures, illustrations, photographies et objets répartis sur six siècles d’histoire au creuset de tous les #empires_coloniaux, depuis les conquistadors, en passant par les systèmes esclavagistes, notamment aux États-Unis, et jusqu’aux #décolonisations, ce livre s’attache à une #histoire complexe et #taboue. Une histoire dont les traces sont toujours visibles de nos jours, dans les enjeux postcoloniaux, les questions migratoires ou le métissage des identités.
    C’est le récit d’une #fascination et d’une #violence multiforme. C’est aussi la révélation de l’incroyable production d’#images qui ont fabriqué le regard exotique et les fantasmes de l’Occident. Projet inédit tant par son ambition éditoriale, que par sa volonté de rassembler les meilleurs spécialistes internationaux, l’objectif de Sexe, race & colonies est de dresser un panorama complet de ce passé oublié et ignoré, en suivant pas à pas ce long récit de la #domination_des_corps.


    https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Sexe__race___colonies-9782348036002.html
    #colonialisme #colonisation
    #esclavage #image #post-colonialisme #identité #exotisme

    • "Sexe, race & colonies", un ouvrage d’historiens qui fait débat

      L’ouvrage « Sexe, race & colonies » d’un collectif d’historiens sur l’imagerie du corps sous domination coloniale, fait à la fois référence et débat en France. L’historien Pascal Blanchard est l’invité de France 24.

      Le livre en impose par son ambition historiographique, par le nombre de photographies réunies, par l’ampleur du sujet – des siècles et des continents parcourus. « Sexe, race & colonies, la domination des corps du XVe siècle à nos jours » (éditions La Découverte) jette un regard historique et transnational sur l’accaparement des individus jusque dans leur intimité, au nom de la domination occidentale.

      Plus d’un millier de peintures et de photographies permettent de prendre la mesure du corps-à-corps entre colons et colonisés, perçus comme étant à disposition, sexualisables à l’envi. Le travail d’un collectif de 97 historiens sous la direction de Pascal Blanchard, spécialiste du fait colonial et de son imaginaire au Laboratoire communication et politique du CNRS, scrute tout le panel de cette imagerie, tour à tour fantasmagorique et tristement réelle, de la représentation érotisée des « sauvages » dès le XVe siècle jusqu’à des cartes postales dégradantes envoyés en Europe par les colons établis dans les pays du Sud aux XIXe et XXe siècles. Le phénomène ne se résume pas aux colonies françaises en Afrique, l’Empire japonais et l’Amérique ségrégationniste ont connu les mêmes logiques d’assujettissement sexuel des corps.

      Cet ouvrage donne à voir combien « l’Occident s’est arrogé un droit sur l’autre. La domination des terres s’est accompagnée d’une domination des corps. C’était un safari incroyable. L’homme blanc se sentait intouchable », explique Pascal Blanchard sur France 24. « Dès le XVe siècle, la peinture raconte l’histoire d’un paradis perdu. Ces corps nouveaux fascinent, alors même que les Occidentaux cachent le leur. Mépris et attirance se sont entrecroisés. Ce qui était un paradis pour les uns était l’enfer des autres », juge l’historien.

      Durant quatre années, le collectif a fouillé quelque 450 fonds privés et publics dans le monde, en Europe, aux États-Unis, en Asie, et s’est heurté à des obstacles. « Les musées ont refusé de nous céder les droits pour les œuvres de Gauguin qui posent énormément problème. Les héritiers de Hergé ont également mis leur veto pour utiliser des dessins de ’Tintin au Congo’. Sans compter les marques qui ont refusé que leurs publicités interraciales soient dans le livre », relate Pascal Blanchard, convaincu que le sujet dérange encore.

      « Prendre les images au sérieux »

      Peut-on décoloniser les images sans montrer les images ? L’ouvrage s’est attiré des critiques. Le collectif Cases rebelles ironise sur l’intention de ces « bonnes âmes » qui, « sous prétexte de dénoncer ou d’analyser », ne fait que « reconduire la violence en diffusant massivement des images de femmes non-blanches humiliées, agressées, dont certaines sont encore des enfants sur les clichés en question. Comme si la reproduction de ces images avait cessé d’être profondément attentatoire à leur dignité, comme si elles n’affectaient plus leurs descendant.e.s et tout.e.s les héritier.e.s – côté victimes – de cette violence coloniale. »

      Parmi les historiens qui ont participé à l’ouvrage, Christelle Taraud, spécialiste de l’histoire des femmes, du genre et des sexualités en contexte colonial, particulièrement dans les pays du Maghreb, s’explique : « Il y a assez peu d’ouvrages qui prennent au sérieux les images », affirme-t-elle lors des Rendez-vous de l’histoire organisés à Blois, le 13 octobre 2018. « Pour parler de domination coloniale, il fallait donc nous emparer de ce matériel image qui a toujours posé beaucoup de problèmes aux historiens, ou a été traité de façon illustrative, poursuit l’historienne. On voulait replacer ces images au cœur de notre propos. A partir du XIXe siècle et l’invention de la photographie, l’essentiel de la domination symbolique est passé par la domination visuelle. Et nous sommes persuadés que les stéréotypes d’hier affectent très lourdement nos sociétés contemporaines. »

      Le succès du tourisme sexuel dans les pays anciennement colonisés, le fantasme de la « beurette » supposément sensuelle, sont autant d’héritages non assumés de cette imagerie dominatrice, estime le collectif d’historiens, qui se défend d’avoir versé dans le sensationnalisme. « Les images ont une puissance, elles sont perturbantes, bouleversantes, admet Nicolas Bancel, invité de la table ronde consacrée à l’ouvrage aux Rendez-vous de l’histoire. Elles font résonner en nous des zones obscures de l’inconscient. Nous avons travaillé à ce que ce livre fasse réfléchir, qu’il permette la distance. On a particulièrement réfléchi à l’intertextualité, le rapport entre le texte et l’image. »

      Vertige et violence de la reproduction

      Précisément, cette intertextualité est l’objet de critiques. L’habillage de l’ouvrage, la typographie du mot « sexe » qui s’étale en couverture, la reproduction en grand format et sur papier glacé des photographies de personnes nues et maltraitées, la prégnance des images au détriment du texte, participent au rejet du livre.

      Ce format de publication ne se soucie pas « de la matérialité de l’objet d’histoire que l’on fabrique » et vient « contredire le projet des auteurs », écrit Philippe Artières dans Libération. Les photographies sont « crues, pornographiques et violentes », atteste la militante féministe Mélusine, qui plaide pour le « respect » envers « toutes leurs lectrices d’aujourd’hui, en particulier pour celles qui reconnaissent ces corps au leur si semblables et qui continuent de souffrir des conséquences sociales, morales et physiques de cet imaginaire sexuel raciste, qui n’a pas cessé d’exciter l’œil des spectateurs ». « On vomit parce qu’on a cru ouvrir un livre d’histoire, et qu’on se retrouve en train de feuilleter un gros beau livre porno, écrit Daniel Schneidermann. Vous savez, les beaux livres, sur les tracteurs, les peintres du Quattrocento ou les pipes en écume ? Cette fois, c’est un beau livre de viols coloniaux. » Florent Georgesco dans Le Monde admet également que « l’ensemble souffre au bout du compte de définir le sexe colonial de manière si large, sans les nuances qu’une pensée critique plus solide aurait permises, qu’il devient une réalité vague, propre à accueillir tous les sentiments. Même la fascination. »

      « On ne les appelle pas des photos érotiques », se défend Pascal Blanchard sur France 24. « On les appelle des images de la domination coloniale. Vous avez vu un homme qui presse le sein d’une femme ? C’est un safari sexuel. Et on n’a pas tout montré, les images de pédophilie n’ont pas été publiées. Si on veut comprendre comment à l’époque, à travers ces photographies, on a légitimé le droit de posséder le corps de l’autre, il faut montrer ces images. »

      Nicolas Bancel dresse un parallèle avec la réception de l’ouvrage américain « Without Sanctuary » (éditions Twin Palms Publishers, 2000), qui rend compte d’une abondante iconographie du lynchage aux États-Unis. Sur les cartes postales et sur les photographies amateur, la présence des enfants blancs dans le public, tout comme l’esthétisme des clichés, dérangent fortement. « Les premières réactions à ce livre et à ces images ont été extrêmement violentes parmi les Noirs américains, jusqu’à ce qu’ils s’en emparent », relate l’historien. De la même façon, le temps permettra aux images coloniales d’être « digérées, comprises, dépassées », estime Christelle Taraud.

      Quid du droit à l’image

      Faut-il se désoler de l’impréparation d’une société à affronter la force dérangeante de ces images, ou alors faire une place à l’émotion que suscite cet ouvrage ? La distanciation voulue par les auteurs du livre a-t-elle pris en compte, dans son champ de vision, la présence des descendants des colonisés qui vivent cette publication comme une nouvelle violence ?

      « Ces victimes sur les photographies publiées sont nôtres, elles sont de chez nous, de nos terres, de nos familles, affirme le collectif Cases rebelles. Nous ne sommes pas éloigné.e.s, pas détaché.e.s de ces corps. Aujourd’hui encore, nous portons au quotidien le poids de ces hypersexualisations violentes, de ces hyperaccessibilités au corps colonisé », rappelle le collectif qui pose la question du droit à l’image : « À la question de savoir si ces photos doivent être montrées dans l’absolu, nous répondons clairement : ne serait-ce pas d’abord aux personnes figurant sur les photos de répondre ? Les femmes, les enfants humilié.e.s, exhibé.e.s sur ces photos, ou leurs ayants droit, ont-ils donné leur autorisation ? Est-ce que quelqu’un connaît même leurs noms ? »

      Sans répondre à ces critiques – Pascal Blanchard n’a pas affronté de contradiction en public lors des Rendez-vous de l’histoire à Blois, ni honoré l’invitation de l’émission « Arrêt sur images » de débattre à plusieurs –, l’historien conclut sur France 24 : « Nous sommes en train de découvrir l’histoire de la domination masculine. C’est une longue histoire, qui n’est pas née avec #MeToo, et ne s’arrêtera pas dans les quelques mois qui viennent. C’est très complexe d’aborder l’histoire de la domination masculine parce que par définition ça nous fait peur, parce que ça bouleverse tous nos repères. »

      Le malaise face aux images serait donc le miroir d’un désarroi. Ou peut-être le signe que la distance et le respect n’ont pas encore trouvé leur place dans cette longue histoire du rapport au corps.

      https://www.france24.com/fr/20181021-sexe-race-colonies-livre-histoire-images-domination-corps-pascal-


  • The protest organized this week by #WOinActie has brought urgent issues to the fore. Discussions in the media have taken up multiple aspects of the current situation.
    This morning our students have occupied an #UvA building, the P.C. Hoofthuis, now renamed as the Post-Colonial House of the Autonomous University of Amsterdam. They thereby underline the urgency of the ongoing protests and increase the pressure on government, parties, and the decision-makers at the UvA. Past experience has shown that political gains are only achieved if different forms of protest combine.

    Additionally, the students have formulated a list of demands which goes beyond the ones which were at the heart of this week’s WOinActie protest. They demand very specific, and reasonable, measures which could alleviate the unbearable workload and demoralization at Dutch
    universities, and which would simultaneously contribute to a more democratic and more inclusive academic culture. So the students also remind everybody of some of the key concerns of the 2015 Maagdenhuis protests, which are still not appropriately taken up
    or even taken seriously by management, despite their promises and rhetoric.
    One might disagree with some of the students’ demands or with the form or timing of their action. We think, however, that there is sufficient reason to support their action, in order to broaden the discussion about a better university, and to increase the pressure
    on all those who are responsible for cutting our budgets, multiplying our bureaucratic tasks, and heightening competition and hierarchies. The Hague is only one, however important, target for these pleas. Therefore we strongly hope that, this time, the UvA
    CvB, which says they are in solidarity with the demands of students and staff, will refrain from using brutal police action against legitimate protest. For our part, we pledge to closely monitor and, where possible, prevent any such unwarranted repression.
    In solidarity,

    –-> signé par des personnes dont je ne sais pas si ils/elles veulent que leurs noms soit affichés.
    –-> reçu par email d’une collègue aux Pays-Bas

    #université #résistance #Amsterdam #Pays-Bas #enseignement_supérieur

    Et il y a aussi de la #toponymie dans la revendication des étudiant·es :

    “This morning our students have occupied an UvA building, the P.C. Hoofthuis, now renamed as the Post-Colonial House of the Autonomous University of Amsterdam.”

    #autonomie #université_autonome #post-colonialisme


  • Vandalism forces New Zealand council to remove Captain Cook statue

    A year ahead of 250th anniversary of explorer’s arrival, monument will be replaced by ‘cultural designs’

    A statue of Captain Cook in New Zealand that has been repeatedly defaced and daubed with graffiti is to be removed by the council a year out from the 250-year anniversary of his arrival in the country.

    The statue of Cook in Gisborne has been repeatedly targeted by vandals amid a heated debate about the portrayal of the town’s complex colonial history.

    The Cook statue has had red paint smeared on its face and coat, and a bikini and a pair of thongs have also been painted on.

    With the 250th anniversary of Cook’s landing in New Zealand only a year away, tensions are high in the city which lies 350km south-east of Auckland.

    Many residents have posted on social media describing Cook as a “murderer” and “crooked Cook”.

    Cook and the crew of the Endeavour landed in Gisborne’s Poverty Bay in 1769 and the first significant meetings of Europeans and Māori took place nearby.

    Nick Tupara, spokesman for the #Ngati_Oneone tribe, said according to historical records, Cook’s crew shot nine #Maori men of his tribe, including Tupara’s ancestors. Six of the men are believed to have died.

    Ngati Oneone has long opposed having the controversial statue of Cook placed on the sacred mountain of #Titirangi, and on Monday the #Gisborne district council said it would be moved to the Tairawhiti Museum instead.

    The council said the mountain would now be adorned with “iwi [tribal] stories and cultural design elements can be shared from this significant location”.

    The council would also consult with the local community regarding the renaming of the Cook Plaza on top of Titirangi, as well as various walking tracks and sites on the mountain.

    Meredith Akuhata-Brown, a local councillor, told Maori Television the removal of the statue would allow a more nuanced and “honest” story about New Zealand’s history to emerge.

    Discussions are under way in the Gisborne region for Poverty Bay – so named by Cook in 1769 – to be replaced by its Māori name, or given a dual name.
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    Akuhata described the name of Poverty Bay as “horrendous” and said it was particularly painful as the region had numerous social and economical challenges it was working to overcome.

    https://www.theguardian.com/world/2018/oct/02/vandalism-forces-new-zealand-council-to-remove-captain-cook-statue?CMP=
    #mémoire #Cook #Nouvelle_Zélande #post-colonialisme #vandalisme #histoire #colonialisme #James_Cook #musée #espace_public #toponymie (même si je ne sais pas si la place s’appelle Cook, mais c’est pour retrouver l’article) #peuples_autochtones
    ping @reka

    • Il faudrait que je retrouve le nom d’un film superbe (australien je crois) qui mets en scène aborigènes et communautés allochtones, et dans lequel une actrice aborigène lance l’insulte suprême « Tu n’es qu’un fils batard du capitaine Cook ! »



  • Déjouer le silence. Contre-discours sur les femmes haïtiennes

    Le #mouvement_féministe haïtien vient de célébrer ses 100 ans : occasion idéale pour réfléchir à la réalité des Haïtiennes, tout en y intégrant des courants de pensée européens, américains et panafricains. Ce livre est construit sur le constat qu’Haïti et la #Caraïbe ne peuvent faire l’économie de nouvelles pistes de réflexion dans un contexte où la situation des femmes ne cesse de se dégrader et où les #acquis_féministes sont constamment remis en question ou disqualifiés.

    Les recherches sur le genre et la pensée féministe produiront ainsi de meilleures analyses sur la situation de celles qui, dans l’#imaginaire_collectif, sont encore perçues à la fois comme garantes du bien-être des autres et citoyennes de seconde zone. Il en résulte un récit articulé sur une variété de sujets qui élabore un discours endogène remplaçant, nous l’espérons, les récits étrangers trop souvent stéréotypés.


    http://www.editions-rm.ca/livres/dejouer-le-silence

    #Haïti #femmes #Etat_faible #décolonialité #post-colonialisme #féminisme #droits_des_femmes #avortement #genre #humanitaire #misérabilisme #victimisation #livre #militantisme #anti-féminisme #stéréotypes

    J’ai eu la chance d’écouter une des éditrices du livre, et leur démarche est passionnante... elles ont fait un super bon travail !



  • Germany to return human remains from Namibian genocide

    Berlin will on Wednesday hand back human remains seized from Namibia a century ago after the slaughter of indigenous people under German colonial rule, but descendants are still waiting for an apology.


    https://www.dailymaverick.co.za/article/2018-08-29-germany-to-return-human-remains-from-namibian-genocide

    #Allemagne #post-colonialisme #colonialisme #colonisation #génocide #Namibie

    Avec ce commentaire sur twitter de Myriam Houssay-Holzschuch :

    Returns, but no apology nor reparations.

    https://twitter.com/MHoussayH/status/1034709722224648192

    #excuses


  • A Paris, l’association Survie débaptise une station de métro dans le cadre de la campagne « #Faidherbe_doit_tomber »

    Alors que se termine la campagne « Faidherbe doit tomber » menée parallèlement en #France et au #Sénégal à l’occasion du bicentenaire de la naissance de cette figure du colonialisme, l’association Survie a symboliquement rebaptisé ce matin la #station_de_métro #Faidherbe-Chaligny en « Faidherbe Ça suffit ! », en demandant « Qui veut (encore) célébrer le #colonialisme ? ». Cette action symbolique s’inscrit dans le cadre de la campagne collective « Faidherbe doit tomber », qui fait le lien entre l’hommage public à ce serviteur zélé du colonialisme et la façon dont ses idéaux polluent encore notre présent.


    https://survie.org/l-association/mob/article/a-paris-l-association-survie-debaptise-une-station-de-metro-dans-le-cadre-de
    #toponymie #Faidherbe #décoloniser_la_ville #urban_matter #villes #colonisation #post-colonialisme #décolonialisme
    cc @isskein


    • Taxi operators don’t need to join Uber or to abandon labor rights in order get the efficiency and safety advantages of the technology. In some countries, local companies have developed technology adapted to local conditions. In Kigali in 2015, SafeMotos launched an application described as a mix of Uber and a traffic safety application. In Kenya, Maramoja believes their application provides better security than Uber. Through linking to social media like Facebook, Twitter and Google+, you can see who of your contacts have used and recommend drivers. In Ethiopia, which doesn’t allow Uber, companies have developed technology for slow or no internet, and for people without smartphones.

      Still, even though the transport sector in Ethiopia has been “walled off” from foreign competition, and Uber has been kept out of the local market, it is done so in the name of national economic sovereignty rather than protection of workers’ rights. By contrast, the South African Scoop-A-Cab is developed to ensure “that traditional metered taxi owners are not left out in the cold and basically get with the times.” Essentially, customers get the technological benefits, taxis companies continues to be registered, drivers pay taxes and can be protected by labor rights.

      @taxi

    • L’introduction de l’article décrit clairement la stratégie d’Uber. Elle est vieille comme le capitalisme.

      Uber’s usual tricks — to provoke price wars in an attempt to increase their share of markets, evade taxes, and undermine workers’ rights — are alive and well in Africa.

      #Uber s’en prend au plus faibles car ils savent qu’ils leur opposeront la moindre résistance. En #Chine le géant US a perdu contre un plus puissant, n’ayant rien à apporter aux utilisateurs ils n’ont pas trouve de partenaire comme Apple, Microsoft, Daimler, Volkswagen et d’autres grandes marques. Uber a fini en mettant les clés sous la porte en venadant son affaire pour une somme modeste à un concurrent chinois. En Europe on comprend que l’influences des géants US crée des problèmes, alors on essaye de prendre au sérieux le mythe de la cocurrence qui encourage les affaires en limitant l’influence de la plateforme. Ailleurs les choses ne se passent pas mieux pour eux sauf dans des sociétés sans structures protégeant les marchés et les citoyens. Voilà la véritable raison de l#engagement d’Uber en Afrique : Ils sont aussi corrompu que les pires compradors de l’époque coloniale.

      #post-colonialisme


  • #Dheepan, un film postcolonial

    Dheepan interroge un trope contemporain, celui du migrant issu d’un État déchiré par une guerre intestine – celle opposant de juillet 1983 à mai 2009 l’armée sri-lankaise aux militants séparatistes tamouls des Tigres de libération de l’Eelam Tamoul (#LTTE) – en le plaçant dans la perspective de la #banlieue parisienne, univers urbain où se déploie une autre problématique. Ainsi se trouvent décrits les trois moments de la migration du diasporique : le déplacement pour survivre, l’emplacement dans une #marge urbaine et enfin le replacement dans un territoire idyllique.

    http://journals.openedition.org/echogeo/14456
    #film #post-colonialisme #cinéma #Sri_lanka #Tamouls #migrations #diaspora #marginalité #France #réfugiés #asile #Paris

    Trailer :
    https://www.youtube.com/watch?v=dFzLscT8_Dw


  • Situations contemporaines de #servitude et d’esclavage

    Sommaire

    Alexis Martig et Francine Saillant
    Présentation. L’esclavage moderne : une question anthropologique ?
    Jacques Ivanoff, Supang Chantavanich et Maxime Boutry
    Adaptations et résiliences des pratiques esclavagistes en #Thaïlande et en #Birmanie
    David Picherit
    Formes contemporaines de la servitude pour dette et continuum des formes de travail en #Inde du sud : le cas du système #Palamur
    Alexis Martig
    #Domination et servitude dans le #Brésil rural contemporain : le « travail esclave » rural migrant
    Jorge Pantaleón et Lucio Castracani
    #Travail, morale et dépendance personnelle : les ouvriers agricoles mexicains et guatémaltèques dans les fermes québécoises
    Bethany Hastie
    Réflexions sur les contours flous des limites entre #travail_domestique et servitude
    Nasima Moujoud
    Servir en ville (post)coloniale. Entre travail non libre et résistances par le bas au #Maroc
    Michele A. Johnson
    « Mi have to work ». La domesticité des « enfants » en #Jamaïque, 1920-1970
    Marie-Pier Girard
    « Nou se pa bèt ! » : repenser l’#exploitation_infantile à partir des perspectives de jeunes migrants d’origine haïtienne qui grandissent en #République_dominicaine
    Ambroise Dorino Gabriel
    Les sous-entendus de l’Arrêt TC/0168/13 du Tribunal constitutionnel dominicain (note de recherche)
    Francine Saillant
    Abdias Nascimento. Esclavage, post-abolition et #émancipation


    https://www.anthropologie-societes.ant.ulaval.ca/numero/5187
    #esclavage #esclavage_moderne (ping @reka)
    #Québec #canada #migrants_mexicains #post-colonialisme #migrants_haïtiens #migrants_guatémaltèques #agriculture


  • Vive discussion avec @odilon sur le travail du photographe #Hans_Silvester et que je reproduis en partie ici car notamment utile pour mes cours de #géographie_culturelle (et #géographie_politique aussi) :

    Biographie de Hans Silvester

    Hans Silvester’s lifelong dedication to investigating our world, capturing and promoting the most intimate, and perhaps enigmatic, of organic phenomena, has led the German-born artist down a number of career paths, including forays into journalism, philanthropy and environmental activism. Born in Lorrach, Germany in 1938, Silvester graduated from the School of Fribourg in 1955 before beginning his life as a traveler and photographer. His wide-ranging oeuvre includes studies of various regions around the world, including chronicles of France, Central America, Japan, Portugal, Egypt, Tunisia, Hungary, Peru, Italy and Spain throughout the 1960’s and 1970’s. In the next decade, Silvester turned his photographic eye toward Europe’s nature preserves, the expansive Calavon river valley, and the ravages of deforestation in the Amazon. Silvester then moved on to the Great Indian Desert, documenting the lives of women in Rajasthan, before publishing a number of book series devoted to locations such as the colorful landscapes of Provence and the Greek Isles.

    Silvester’s recent work features the Surma and Mursi people of the Omo Valley in southern Ethiopia, presenting the beauty of the tribes’ ancient tradition of temporary body decoration. His photographs reveal the use of bright mineral paints to embellish the skin and the use of flora and fauna to fashion spectacular headpieces and body accessories. His commitment to the documentation and preservation of relatively unfamiliar earthly marvels is visible in these photographs. The artist describes his immersion into the lives and tradition of these Ethiopian tribes as an effort to “save...as much as possible of this truly living art, which is mobile, changing, subject to infinite variation, and whose constituent elements...form a link between man and nature.” Through the memorialization of the vivid, yet intricate designs that adorn the faces and bodies of his subjects, Silvester strives to underscore the “the beauty and purity of nature...taken out of context, [so] you’re reminded again how beautiful a seed pod, a mushroom or a flower is.” It is this appreciation of beauty and penchant for cultural expression that is both exceptional in regard to the magnificent forms produced by these tribal cultures, but also exceptionally familiar, reminding the viewer of the fundamental yearning for the beautiful that unites us all.

    http://www.marlboroughgallery.com/galleries/graphics/artists/hans-silvester/graphics

    Voici quelques images de lui des peules #Surma et #Mursi (#peuples_autochtones) qui habitent la vallée de #Omo dans le sud de l’#Ethiopie :

    #exotisme #esthétisation

    Or, comme l’a souligné @odilon :

    c’est un peuple qui subit des #discriminations mais le photographe n’en parlait pas

    Du coup, j’ai fait une recherche rapide de ce peuple, et voici ce que dit wikipedia sur les Surma :

    According to ’tribal peoples advocacy groups’ (Survival International and Native Solutions to Conservation Refugees), local peoples, particularly the Suri, Nyangatom, Anywa and Mursi, are in danger of displacement and denial of access to their traditional grazing and agricultural lands. More than a decade ago the main problem for Suri and Mursi was posed by the government binging in the African Parks Foundation, also known as African Parks Conservation, of the Netherlands.[10][11] These advocacy groups reported that the Surma/Suri, Me’en and Mursi people were more or less coerced by government park officials into thumbprinting documents they could not read. The documents reportedly said the locals had agreed to give up their land without compensation, and were being used to legalise the boundaries of the #Omo_National_Park, which African Parks then took over. This process, when finished, would have make the Surma, Mursi, etc. ’illegal squatters’ on their own land. A similar fate was almost befalling the other groups who also lived within or near the park, e.g. the Dizi and the Nyangatom.[12] The current threats to Suri and neighbouring groups’ livelihoods are massive state-led ventures like construction of the Gibe-3 (Omo) dam (completed in 2016) that eliminated river-bank cultivation and led to water scarcity, as well as the ongoing construction of huge mono-crop (sugar-cane) plantations in pasture and cultivation areas. These seriously affect biodiversity, take away resources, and do not lead to development of the local peoples.

    https://en.wikipedia.org/wiki/Surma_people

    Intéressant notamment cette référence au #parcage de ces peuples dans le #Parc_national_de_l'Omo.

    #photographie #post-colonialisme #post-modernisme #géographie_post-moderne

    cc @albertocampiphoto @philippe_de_jonckheere @reka


  • Médias : des revues qui racontent l’Afrique avec ses mots

    Alors que la presse en ligne explose à travers l’Afrique, les magazines imprimés sur du papier visent à changer le « storytelling » concernant l’Afrique, et à donner un reflet de sa force créative. De la revue #Chimurenga au Cap en passant par #Kwani ? au Kenya ou #Diptyk au Maroc, les publications assoient leur notoriété sur des sujets de société, la littérature et l’art contemporain.

    http://www.rfi.fr/hebdo/20180223-medias-magazines-afrique-revues-presse?ref=tw_i

    #presse #Afrique #alternatives #post-colonialisme #journalisme #médias #post-modernisme


  • 500 Years of Black Resistance

    In 1526, the very first Africans arrived in North America as slaves of the San Miguel de Guadalupe colony. They promptly revolted and took refuge with the local indigenous people, becoming the first permanent non-native inhabitants of what would become the United States. Since that time, African-American resistance has taken a variety of forms as their challenges shifted from slavery to lynching, segregation, inequality, discrimination, profiling, mass-incarceration, police violence, and others.

    During the slavery era, common forms of resistance included slave revolts, sabotage, and escape to free states, other countries, or independent communities (maroons). Some captives chose to commit suicide rather than submit to slavery. Perhaps the most day-to-day form of slave resistance was slowing the pace of their work. This contributed to the perception that black people are lazy and docile. If nothing else, this map debunks that racist stereotype. The African-American fight for justice has, for centuries, been as constant as it is widespread, showing that they are anything but a submissive people.

    After the abolition of slavery, free black communities began to organize for self-defense against the Ku Klux Klan and lynching mobs. The early 20th century saw the first public demonstrations for civil rights after a wave of lynching violence against black communities. During the Civil Rights Movement, many nonviolent tactics like sit-ins, boycotts, strikes, occupations, and civil disobedience were developed. This era also saw the rise of more militant factions and rising discontent led to occasionally violent uprisings. Today, a new wave of civil rights has been ushered in by movements like Black Lives Matter. Activists employ the whole toolkit from symbolic actions like kneeling during the national anthem to direct actions like removing the confederate flag from the South Carolina State House and pulling down the Confederate Soldiers Monument in Durham.

    May we take inspiration from the past and honor those who fought. Until justice rolls down like water and righteousness like a mighty stream, may we all keep up the fight.

    The places and events documented on this map are by no means an exhaustive list of all black resistance movements. Leave us a comment letting us know about the black resistance milestones you would include.

    The background of the map depicts the percent black population from the 2010 census.


    https://decolonialatlas.wordpress.com/2018/02/18/500-years-of-black-resistance
    #cartographie #visualisation #cartographie_décoloniale #post-colonialisme #USA #Etats-Unis #Noirs #géographie_post-coloniale #géographie_postcoloniale #géographie #ressources_pédagogiques

    Et du coup je découvre cet #atlas_décolonial (#atlas sous forme de blog), qui peut bien plaire notamment à @reka !


  • The University and Its Worlds : A Panel Discussion

    The #Flagship_on_Critical_Thought in African Humanities hosted a panel discussion on The University and its Worlds with #Achille_Mbembe, #Judith_Butler, #Wendy_Brown and #David_Theo_Goldberg on 26 May 2016 at the University of the Western Cape. This is part of a lecture series on the Idea of the University in Africa. www.chrflagship.uwc.ac.za


    https://www.youtube.com/watch?v=s07xFdD-ivQ


    #Afrique #université #conférence

    Ce qui est le plus intéressant dans cette conférence/discussion qui a réuni autour d’une table les plus grands penseurs du #décolonialisme (#décolonisation #post-colonialisme), n’est pas les mots et discours que ces intellectuels ont prononcés (et que, j’avoue, je n’ai pas écouté), mais la prise de parole du public (étudiants sud-africains noirs), une prise de parole très critique vis-à-vis de ce qui a été dit pendant le panel.

    Deux moments de réactions à regarder :
    A partir de 1’21’48, où un étudiant commence sa prise de parole en parlant de la violence de la #police contre les #étudiants (#violence_policière). Et puis il reproche au panel qu’alors qu’eux ils se prennent des gaz lacrymogènes et des balles de caoutchouc dans la tranche, les intellectuels et académiciens ne font rien, ils restent des académiciens et intellectuels. « You talk radical language and you do nothing in action ». « Vos paroles n’arrivent pas dans les townships que vous les blancs avez créé », continue-t-il.

    1’48’44 quand une jeune étudiante noire parle des #corps_noirs, de la #violence et de la #décolonisation de l’espace universitaire et espace public.
    Elle refuse de dire son dernier point qu’elle voulait dire quand le modérateur lui demande de terminer. Et elle justifie son geste sur la base d’une volonté de décoloniser l’espace universitaire...


  • Joseph, G.G.: The Crest of the Peacock: Non-European Roots of Mathematics (Paperback and eBook) | Princeton University Press
    https://press.princeton.edu/titles/9308.html

    From the Ishango Bone of central Africa and the Inca quipu of South America to the dawn of modern mathematics, The Crest of the Peacock makes it clear that human beings everywhere have been capable of advanced and innovative mathematical thinking. George Gheverghese Joseph takes us on a breathtaking multicultural tour of the roots and shoots of non-European mathematics. He shows us the deep influence that the Egyptians and Babylonians had on the Greeks, the Arabs’ major creative contributions, and the astounding range of successes of the great civilizations of India and China.

    #décolonisation des #mathématiques ?


  • « Sur les conseils de mes élèves, j’allais à l’épicerie Chez Abdallah »

    Entretien long format avec Laurence De Cock sur l’éducation, l’histoire et le postcolonialisme

    Propos recueillis par Céline Picard et Ferdinand Cazalis

    À lire et écouter ici :

    http://jefklak.org/?p=5663

    À la fin du XIXe siècle, un programme commun à l’ensemble du territoire français est décidé. Cela a trois finalités : 1. identitaire, car il faut fabriquer « du Français » dans un pays qui est fragmenté au niveau linguistique et culturel, et qui est par ailleurs éclaté en colonies ; 2. civique, il faut fabriquer des citoyen·nes républicain·nes au moment où la République est instable ; 3. intellectuelle, c’est-à-dire avec l’objectif de transmettre des connaissances (mais ce dernier niveau de lecture est secondaire). D’où l’idée de structurer l’école autour de programmes et de disciplines, qui, en France, ont parfois une rigidité que l’on ne retrouve pas dans tous les pays ; le terme de « programme » est quant à lui spécifiquement français : ailleurs on parle de « curriculum » ou de « plan d’étude ». Or ces mots – « disciplines » et « programmes » – sont à eux-seuls tout un programme, si j’ose dire : c’est un carcan idéologique servant quasiment des objectifs de dressage. L’enjeu est donc immense et touche à ce qui définit la nation et la patrie, au point que toute modification dans les programmes peut devenir un enjeu de société.

    L’histoire scolaire est écrite par les dirigeant·es selon deux objectifs. Le premier est politique : un programme d’histoire reflète à un instant « t » ce que le politique souhaite laisser comme trace du passé. Le deuxième est social : le programme cible le devenir de générations de jeunes ; c’est une projection à long terme de ce que le politique souhaite que la jeunesse devienne. On suppose qu’avec tel programme, les élèves vont développer tels types de comportements civiques et politiques. Par conséquent, pour un·e praticien·ne – un·e prof –, il est très compliqué de travailler avec ce matériau qui est surveillé en permanence. On essaie tant qu’on peut d’insister sur la dimension critique de l’histoire, mais ce n’est pas évident avec de tels enjeux qui nous dépassent. Car ce que nous souhaitons réellement enseigner relève d’une autre problématique que celle des gouvernements : quelle utilité peut avoir la connaissance et le raisonnement historiques pour une meilleure compréhension du monde ?


  • Ies Éditions de l’Asymétrie publient deux nouveaux livres ce mois de janvier 2018 : https://editionsasymetrie.org/2016/08/15/publications-disponibles

    Subaltern Studies. Une anthologie.

    Textes de Ranajit Guha, Shahid Amin, Asok Sen, David Arnold et Veena Das.

    Essais extraits des volumes II (1983), V (1987), VI (1989) et VIII (1994) des Subaltern Studies, Delhi-OUP.

    Traduction de l’anglais par Frédéric Cotton.

    Photographies de Javed Iqbal.

    Collection Sous les Tropismes.

    ISBN : 979 10 96441 02 0. Prix : 16 euros.

    280 pages.

    Sortie le 12 Janvier 2018

    La collection Sous les Tropismes s’attache à l’édition de textes classiques et contemporains de la théorie critique mondiale.

    Mondialement connue mais très peu traduite en Français, la revue Subaltern Studies (Études sur les subalternes) a été une tentative inédite d’écrire l’histoire de l’Inde coloniale à rebours des traditions élitistes, qu’elles soient académiques ou nationalistes, et ce en remettant au centre les dominés et exploités et leurs révoltes. Cette courte anthologie offre un aperçu de la radicalité et de la diversité des approches théoriques et méthodologiques des participants à la revue, ainsi que des nombreux débats ayant accompagné cette contribution décisive à l’histoire sociale des « Sud ».
    SITE ASSOCIÉ : https://subalternes.com

    Sur lequel on trouvera notamment :

    -Les sommaires de chaque numéro et des extraits traduits de chaque article de la revue
    -Une chronologie bibliographique
    – Des synthèses sur les débats concernant les usages de Gramsci, les luttes paysannes, « l’histoire par le bas » et l’actualité des Subaltern Studies

    HE-ZEN_COUVERTURE_A
    He-Yin Zhen La revanche des femmes

    Écrits extraits du premier journal féministe chinois Tian Yi Bao (Justice Naturelle), publié par la Société pour la Restauration du droit des femmes à Tokyo, 1907/1908.

    Traduction du chinois par Pascale Vacher.

    Aide à la traduction et relecture de Pan Whenzu.

    Préface de Jean-Jacques Gandini, avocat et écrivain.

    Postface de Marine Simon, chercheuse.

    Collection Rimanenti.

    ISBN : 979 10 96441 03 7.

    Prix : 13 euros.

    142 pages.

    Sortie le 12 Janvier 2018

    « D’autres face au même. » La collection « Rimanenti » des Éditions de l’Asymétrie s’attache à relayer les pensées et la geste critiques des Sud.

    He-Yin Zhen (environ 1884-ca.1920) fut une théoricienne critique et une figure centrale dans la naissance du féminisme chinois. Contrairement à ses contemporains, elle s’intéressait moins au sort de la Chine en tant que nation et plus à la relation entre le patriarcat, l’impérialisme, le capitalisme et l’assujettissement au genre en tant que problèmes historiques globaux. He-Yin présente une conception alternative qui s’appuie sur l’anarchisme et d’autres tendances radicales. En avance sur son temps, exilée au Japon, He-Yin Zhen complexifie les récits conventionnels du féminisme et de l’histoire de la Chine et du confucianisme, offrant des perspectives originales sur le sexe, le genre, le travail et le pouvoir qui restent toujours aussi pertinentes aujourd’hui. Nous proposons ici la traduction de cinq de ses articles, écrits extraits du premier journal féministe chinois Tian Yi Bao (Justice naturelle) et publiés à Tokyo en 1907, traduits par Pascale Vacher, introduits par Jean-Jacques Gandini et commentés par Marine Simon.
    SITE ASSOCIÉ : https://nannu.blog

    Sur lequel on pourra notamment trouver :

    L’intégralité du texte de l’article « La revanche des femmes »
    Un addenda aux Éléments biographiques concernant He-Yin Zhen
    Des éléments d’actualité et d’histoire des femmes et du féminisme en Chine

    https://editionsasymetrie.org/2016/11/03/a-paraitre


  • Le temps long de l’Algérie
    http://www.laviedesidees.fr/Le-temps-long-de-l-Algerie.html

    En retraçant l’histoire des Algériens de 1516 à 2012, ce livre met au jour des continuités à travers les périodes ottomanes, françaises et indépendantes. Ce choix, qui permet de remettre le colonial à sa place, débouche sur une question : pourquoi n’y a-t-il pas eu de Printemps arabe en Algérie ?

    Livres & études

    / #société_civile, #colonisation, #indépendance, #Etat

    #Livres_&_études


  • Une république française « post-coloniale » - Les mots sont importants (lmsi.net)
    http://lmsi.net/Une-republique-francaise-post

    Une république française « post-coloniale »

    La fin de la guerre d’Algérie et la place des enfants des colonies dans la cinquième république

    par Todd Shepard
    14 septembre 2006

    Dans cet article comme dans son livre [1], Todd Shepard souligne les enjeux de la période qui suit l’indépendance algérienne : il montre que, loin de mettre fin à une période de domination, ce qui se joue alors a des répercussions sur le rapport actuel de la République aux populations issues de l’immigration. Il met notamment en évidence l’incapacité des élites politiques et intellectuelles françaises à réfléchir à la période coloniale et l’occultation de la contradiction fondamentale entre les principes républicains et les 100 ans de domination brutale en Algérie. Cette occultation est au fondement de la manière dont la nationalité française va être redéfinie après l’Indépendance, et notamment l’exclusion raciale de ceux à qui la citoyenneté avait pourtant été enfin reconnue en 1958 : les Algériens.

    #colonialisme #post-colonialisme


  • Global Challenges: Borders, Populism and the Postcolonial Condition | Lnu.se

    https://lnu.se/en/research/conferences/global-challenges

    Qu’est-ce qu’on ferait pas si on avait plein d’argent, plein de temps, etc...

    Global Challenges: Borders, Populism and the Postcolonial Condition - An international conference on critical theory, postcoloniality, migration and populism. Linnaeus University, Växjö Sweden, 14-16 June 2018.

    The international conference Global Challenges: Borders, Populism and the Postcolonial Condition addresses current global challenges with a focus on the present resurrection of geographical and intellectual borders, the rise of populism in the West and beyond, and the realisation that current geopolitical relations are still deeply informed by the long history of colonialism. Confirmed keynotes are Boaventura de Sousa Santos, Dominick LaCapra, Carolyn J Dean, and Gurminder K Bhambra. To facilitate a productive and interdisciplinary meeting, the conference will include scholars from a wide interdisciplinary spectrum, including postcolonial studies, migration studies, animal studies, trauma studies, and ecocriticism.

    #frontières #populisme #post-colonialisme #colonialisme


  • L’#écologie, à l’instar de bien d’autres domaines, est traversée par un clivage central : à l’écologie dominante s’oppose l’écologie du Sud, comprise comme un ensemble réfractaire à l’hégémonie occidentale capitaliste. À la fois théorique et pratique, cette écologie est une démarche non alignée de résistances, mais aussi d’alternatives.

    L’écologie vue du Sud donne une voix à cette parole méconnue à travers un choix d’exemples significatifs et porteurs d’une dimension universelle. Du Burkina Faso aux luttes paysannes indiennes en passant par le Mouvement des ’sans terre’ au Brésil et la résistance écopaysanne palestinienne, Mohammed Taleb retrace une aventure écologique faite de spiritualité, de justice sociale et d’imagination active. Et cette aventure n’est pas celle des « pauvres victimes » de la crise écologique, mais celle de producteurs de sens, de créateurs d’analyse, d’inventeurs de solutions. Écouter le Sud, en toute sincérité, c’est entrer dans le dialogue des cultures et des civilisations, pour enfanter ensemble des modernités alternatives. Face au désenchantement capitaliste du monde et de la Nature vivante, que nous habitions au Sud ou au Nord de la planète, ce à quoi nous sommes tous appelés c’est de prendre soin de la terre et de tous ses habitants.

    L’écologie vue du Sud. Pour un anticapitalisme éthique, culturel et spirituel (nov. 2014, Editions Sang de la Terre)

    Mohammed Taleb, Philosophe algérien, Mohammed Taleb enseigne l’écopsychologie et est formateur en éducation relative à l’environnement. Il préside l’association de philosophie « Le singulier universel ». Depuis de nombreuses années, il travaille sur les interactions entre spiritualité, métaphysique, critique sociale, dialogue interculturel et science. http://www.franceculture.fr/emission-les-racines-du-ciel-ecologie-et-spiritualite-avec-mohammed-ta


  • « L’#Europe a construit sa #domination en écrivant l’#histoire des autres »
    https://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20171222.OBS9679/l-europe-a-construit-sa-domination-en-ecrivant-l-histoire-des-au

    Les Espagnols ont fait entrer les Indiens dans une chronologie qui est celle du calendrier chrétien, avec un passé qui commence en l’an 0, et une conception du temps qui se découpe entre passé-présent-futur. Les Européens ont obligé les Indiens à penser leur monde à travers leurs « lunettes », ils ont marginalisé les modes d’#expression indigènes, ils ont domestiqué leurs #imaginaires. L’un des piliers de ce processus d’#occidentalisation du monde est la cristallisation de la parole sous la forme du #livre. La #suprématie de l’#écrit a bouleversé l’#imaginaire jusque-là prédominant.

    Ce qui se joue est symboliquement et intellectuellement très violent. En imposant un cadre de #pensée, les Européens ont colonisé ces populations définitivement. Ils ont aboli leur monde. Dès lors, ces autres peuples ne pouvaient plus se regarder que dans le miroir de l’#Occident : ils ont été sommés d’imiter le #modèle européen.


  • Faut-il décoloniser le design ? – ADMIRABLE DESIGN
    https://admirabledesign.com/?p=10986

    Intéressant point de vue.

    Montréal ajoute un Arbre de paix à son drapeau quand le design français convoque Napoléon dans une exposition. A son retour du Québec, le designer et urbaniste Quentin Lefèvre questionne ces attitudes et écrit ici un Plaidoyer pour le (re)développement du design indigène.

    Le terme anglais de “postcolonial studies” se diffuse depuis quelques temps dans les conférences et autres colloques de design et d’urbanisme. Il venait à mes oreilles sans que j’en saisisse totalement la portée. La définition donnée en français par Wikipédia est celle d’un “courant de pensée […] (qui) porte un regard critique sur le colonialisme” et serait principalement alimenté par des sources littéraires. La page anglaise de l’encyclopédie propose : “an academic discipline that analyzes, explains, and responds to the cultural legacy of colonialism and structural extraction of imperialism […] by examining the functional relations of social and political power that sustain colonialism and neocolonialism”. Sans être bilingue on saisit rapidement que cette définition est à la fois plus précise et dotée d’une portée bien plus large.