• Arnaud Bertrand sur X : "This is extraordinarily embarrassing: https://t.co/Kl3Uttf90I Kaja Kallas, the EU Foreign Policy head, doesn’t even seem to be aware that Russia and China were among the winners of WW2. Immensely ironically, she dismisses it as “something new” and propaganda for people who" / X
    https://x.com/RnaudBertrand/status/1963593204902789568

    C’est extrêmement embarrassant : https://x.com/peacemaket71/status/1963457298078089567/video/1

    Kaja Kallas, la cheffe de la politique étrangère de l’UE, ne semble même pas savoir que la Russie et la Chine faisaient partie des vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale.

    De manière incroyablement ironique, elle rejette cela comme « quelque chose de nouveau » et de la propagande pour les gens qui « ne lisent pas ou ne se souviennent pas beaucoup de l’histoire »

    Je ne sais pas comment elle explique que la Russie et la Chine ont obtenu leur siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU.

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1963457247935188992/pu/vid/avc1/1280x720/D5PykqPn14qwn56u.mp4?tag=12

    #post_vérité

  • L’armée israélienne annonce une pause tactique quotidienne à Gaza « pour raison humanitaire » - The Times of Israël
    https://fr.timesofisrael.com/larmee-israelienne-annonce-une-pause-tactique-quotidienne-a-gaza-p

    Les mauvais esprits retiendront que l’annonce de cette pause se fait au lendemain de la mort de 12 soldats israéliens...

    L’armée israélienne a annoncé dimanche qu’elle observerait « une pause tactique » quotidienne dans le sud de la bande de Gaza pour « accroître le volume d’aide humanitaire entrant » sur le territoire palestinien.

    « Une pause tactique locale de l’activité militaire pour des raisons humanitaires sera observée de 08H00 à 19H00 (05H00 à 16H00 GMT) tous les jours et jusqu’à nouvel ordre », à partir du point d’entrée israélien de Kerem Shalom jusqu’à la route Salah al-Dine puis vers le nord, a indiqué l’armée dans un communiqué.

    La décision a été prise dans le cadre des efforts visant à « augmenter le volume d’aide humanitaire entrant dans la bande de Gaza » à la suite de discussions avec l’ONU et d’autres organisations, a-t-elle précisé.

    (...) Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir a déclaré que celui qui avait pris cette décision d’interrompre les combats « est un idiot qui ne devrait pas être autorisé à conserver son poste ».

    « Malheureusement, cette initiative n’a pas été présentée devant le cabinet et elle est contraire à ses décisions. Il est temps d’abandonner les idées préconçues qui prévalaient avant le 7 octobre en matière de sécurité et l’approche folle et illusoire qui nous coûte seulement plus de morts et un plus grand nombre de soldats tombés sur le front », a-t-il dit dans une déclaration.

  • Assal Rad sur X :
    https://twitter.com/AssalRad/status/1754303542440174080

    At least 12,000 Palestinians, including almost 6,000 children have been killed in Gaza since Blinken said Israel agreed to protect civilians. Thousands more are still buried under rubble.

    Why? Because they know the U.S. will give them weapons and money no matter what they do.

    #post_vérité #états-unis

  • Cour internationale de justice – Ordonnance du 26 janvier 2024 - Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
    https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/justice-internationale/evenements/article/cour-internationale-de-justice-ordonnance-du-26-janvier-2024

    La France est profondément attachée au respect du droit international et réaffirme sa confiance et son soutien à la Cour internationale de justice.

    La France relève que, dans son ordonnance de ce jour, la Cour indique des mesures conservatoires sur le fondement de l’article 41 de son Statut, dans l’attente d’un jugement sur sa compétence et sur le fond.

    Dans ce cadre, la Cour va prochainement informer les parties à la Convention génocide de la faculté qui leur est ouverte de présenter des observations sur l’interprétation de la Convention. La France envisage de se prévaloir de cette faculté et de déposer des observations sur l’interprétation qu’elle fait de la Convention comme elle l’a fait dans les affaires Ukraine/Russie et Gambie/Myanmar. Elle indiquera notamment l’importance qu’elle attache à ce que la Cour tienne compte de la gravité exceptionnelle du crime de génocide, qui nécessite l’établissement d’une intention. Comme le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a eu l’occasion de le noter, les mots doivent conserver leur sens.

    Dans cette attente, nous rappelons aussi que, comme l’ont dit le président de la République et le Ministre, nous œuvrons à un cessez-le-feu et nous avons de nombreuses fois rappelé l’importance pour nous du respect strict du droit international humanitaire par Israël, comme la Cour vient de le faire également. Nous relevons que la Cour appelle comme la France à la libération immédiate et inconditionnelle des otages détenus à Gaza, parmi lesquels trois de nos compatriotes.

    Cette décision de la Cour renforce notre détermination à œuvrer à de tels résultats.

    #FranceDiplo

    • La défense française d’Israël

      17/1/2023
      • Guerre Israël-Hamas : Stéphane Séjourné explique le refus de Paris de soutenir l’Afrique du Sud pour son action devant la CIJ
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/01/17/guerre-israel-hamas-stephane-sejourne-explique-le-refus-de-paris-de-soutenir

      https://seenthis.net/messages/1036959

      25/1/2023
      Justice internationale : « La France se doit d’intervenir à l’instance introduite par l’Afrique du Sud contre #Israël », Gérard Cahin, Professeur émérite de droit public de l’université Paris-Panthéon-Assas

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/01/25/justice-internationale-la-france-se-doit-d-intervenir-a-l-instance-introduit

      L’article 63 du statut de la Cour internationale de justice (#CIJ) offre à tout Etat la faculté de faire valoir son interprétation d’une convention multilatérale à laquelle il est partie lorsque cette convention est en cause dans un différend. L’Etat dit « intervenant » peut, ce faisant, influencer l’interprétation de cette convention par la Cour : elle sera alors obligatoire à son égard comme elle l’est par principe pour les parties au différend.
      Cette procédure connaît un vif succès avec le riche et récent contentieux suscité par l’application de la Convention pour la prévention et la répression du crime de #génocide du 9 décembre 1948. Sept Etats se sont portés intervenants dans l’affaire Gambie c. Myanmar, et trente-deux dans l’affaire Ukraine c. Russie.
      Ce nombre ne saurait surprendre pour une convention dans laquelle « les Etats contractants n’ont pas d’intérêts propres (mais) seulement, tous et chacun, un intérêt commun, celui de préserver les fins supérieures qui sont la raison d’être de la convention » (avis consultatif du 28 mai 1951, « Réserves à la convention sur le génocide »). La #France compte parmi ces intervenants, conjointement avec cinq autres Etats dans la première affaire, individuellement dans la seconde.

      A l’instar de l’Allemagne qui l’a annoncé le 12 janvier, la France se doit d’intervenir aussi à l’instance introduite par l’Afrique du Sud contre Israël le 29 décembre 2023 à propos de l’application de la convention dans la bande de Gaza. La continuité et la logique de sa politique juridique l’imposent, d’autant qu’elle participera, comme de nombreux Etats, à la procédure consultative concernant les « Conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques d’Israël dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est », actionnée il y a juste un an par l’Assemblée générale des Nations unies.
      Mais c’est d’abord parce que « les mots ont un sens », comme l’a déclaré à l’Assemblée nationale le 17 janvier, le ministre des affaires étrangères [#Stéphane_Séjourné] lors des questions au gouvernement, que la France doit intervenir pour faire résonner ces mots dans les termes rigoureux du droit.

      D’autres conclusions raisonnables

      Les actes recensés par la convention de 1948 et les déclarations incendiaires des agents et organes suprêmes de l’Etat d’Israël, dont l’Afrique du Sud fait état pour apporter la preuve d’un génocide, s’inscrivent dans un contexte spécifique très différent de celui des Rohingyas de Birmanie : à savoir la riposte militaire massive déclenchée par Israël, en vertu de son droit de légitime défense contre l’agression armée caractérisée perpétrée contre lui par le Hamas le 7 octobre.

      Il n’est pas douteux qu’un crime de génocide dûment qualifié rendrait d’emblée illicite l’exercice de ce droit. Il est cependant impossible de qualifier un tel crime en faisant, comme la requête sud-africaine, abstraction des conditions concrètes de cet exercice.

      On sait que la difficulté cruciale est d’inférer d’une ligne de conduite « l’intention de détruire, en tout ou en partie » (dolus specialis), ici les #Palestiniens de #Gaza « en tant que partie du groupe national, racial et ethnique plus large des Palestiniens ». Pour y parvenir, estime la CIJ, « il faut et il suffit que cette conclusion soit la seule qui puisse raisonnablement se déduire des actes en cause » (arrêt du 3 février 2015, Croatie c. Serbie, § 148). Appuyée par la France, cette approche équilibrée garantit la spécificité du « crime des crimes » sans rendre impossible la preuve de sa commission.

      Or, d’autres conclusions raisonnables peuvent se déduire des conditions du recours à la force à Gaza. Conséquence de bombardements massifs et d’un blocus destinés à démanteler la capacité militaire du Hamas, le nombre historique de victimes civiles et l’ampleur des destructions ne suffisent pas à prouver l’existence d’un plan concerté en vue de détruire un groupe humain en tant que tel.
      Des attaques indiscriminées causées par des frappes à l’aveugle ou bombes non guidées, des dommages collatéraux excessifs par rapport aux avantages militaires attendus d’attaques visant des cibles licites, la soumission d’une population à un régime alimentaire et sanitaire inférieur au minimum vital, sont assurément des violations graves du droit international humanitaire, pas automatiquement les composantes d’un génocide.

      La voix du droit

      Les conséquences de la riposte israélienne auraient été moins catastrophiques pour les Palestiniens si le Hamas ne violait pas systématiquement ses propres obligations, en installant ses objectifs militaires dans des zones densément peuplés et des bâtiments civils, en s’abritant dans un vaste réseau de tunnels creusés sous eux, en incitant ou contraignant les civils à ignorer les avertissements donnés par Israël en cas d’attaques pouvant les affecter, afin de se camoufler parmi eux ou d’en user comme boucliers humains.

      Et si elle ne remplissait pas toutes les conditions exigées, l’évacuation de la population de Gaza du nord vers le sud a aussi été ordonnée par Israël en vertu de l’exception à l’interdiction des déplacements forcés prévue par la Convention IV de Genève de 1949.
      Sur l’application de la Charte des Nations unies et du droit international humanitaire, la CIJ ne peut cependant se prononcer : comme dans l’affaire Ukraine c. Russie, sa compétence est limitée par la convention de 1948, seule base sur laquelle elle est saisie. L’analogie s’arrête là.

      Pour l’Ukraine agressée par la Russie, la convention est le moyen de prendre cette dernière au piège du fallacieux motif d’un génocide avancé pour justifier son agression. Pour l’Afrique du Sud, il s’agit en revanche de focaliser l’attention sur une notion d’autant plus émotionnellement chargée, qu’elle vise cette fois un Etat créé pour accueillir les rescapés du plus grand crime de l’histoire et en protéger à tout jamais la population.
      La procédure judiciaire maintenant lancée, il est bon que la voix du droit s’élève dans le chaos des armes. Il le serait aussi que la France, membre permanent du Conseil de sécurité, fasse entendre la sienne, pour clarifier l’interprétation d’un texte ouvert à toutes les instrumentalisations.

    • [La France] indiquera notamment l’importance qu’elle attache à ce que la Cour tienne compte de la gravité exceptionnelle du crime de génocide, qui nécessite l’établissement d’une intention.

      #à_l'insu_de_son_plein_gré

      il s’agit d’une ordonnance de référé, pour le moment, le génocide, c’est juste plausible on verra sur le fond pour le franchissement du #seuil_moral, en attendant, bien sûr, nous ne ferons rien

      je comprends ton point de vue, @biggrizzly

    • 26 janvier 2024 | 17h55 | RFI
      https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20240126-direct-guerre-isra%C3%ABl-hamas-khan-youn%C3%A8s-gaza-feu-incessant-d%C

      Washington réaffirme que les accusations de génocide contre Israël sont « sans fondement »

      Les États-Unis ont réaffirmé vendredi que les accusations de « génocide » à l’encontre d’Israël « sans fondement », en réaction à la décision de la Cour internationale de justice. « Nous continuons de penser que les accusations de génocide sont sans fondement et prenons note du fait que la Cour n’a pas conclu à un génocide ni appelé à un cessez-le-feu », a déclaré un porte-parole du département d’Etat, la Cour ne s’étant pas encore prononcé, à ce stade, sur le fond.

      17h34 | RFI

      Le crime de génocide nécessite « l’établissement d’une intention », insiste Paris

      La France a indiqué vendredi que la décision de la Cour internationale de justice (CIJ) sur Gaza « renforçait sa détermination » à oeuvrer pour un cessez-le-feu, et ajouté que le crime de génocide, dont certains pays accusent Israël, nécessitait « l’établissement d’une intention ». Dans son communiqué, le ministère des Affaires étrangères français indique envisager de faire part « d’observations » à la CIJ, dans lesquelles elle indiquera notamment « l’importance qu’elle attache à ce que la Cour tienne compte de la gravité exceptionnelle du crime de génocide, qui nécessite l’établissement d’une intention ».

    • La France fait donc comme si l’intentionnalité n’avait pas été considérée dans l’ordonnance du tribunal, et qu’il serait nécessaire de le rappeler aux 15 juges contre 2 qui ont soutenu cette ordonnance. Alors que c’est l’un de ses longs développements. Dans le texte de l’ordonnance, lire les pages 15, 16, 17 et 18 :
      https://www.icj-cij.org/sites/default/files/case-related/192/192-20240126-ord-01-00-fr.pdf

      Avec notamment la citation par la juge lors de l’énoncé de l’ordonnance, à haute voix donc, des déclarations génocidaires du président Herzog et du ministre de la défense israéliens, parlant d’animaux humains, du fait qu’il n’y a pas de civils innocents à Gaza, ou encore qu’aucune goutte d’eau d’entrera dans Gaza.

      On a vraiment un gouvernement de la post-vérité, qui s’en contrefout du rapport à la réalité, tout en répétant que ce sont les autres qui mentent.

  • Le #New_York_Times dans ses très basses œuvres (encore une fois).
    https://www.nytimes.com/2024/01/22/briefing/israel-gaza-war-death-toll.html

    Il faut présenter les chose non pas telles qu’elles sont, mais comme Biden avait annoncé qu’elles le seront.

    #obscène effectivement

    Adam Johnson sur X 
    https://twitter.com/adamjohnsonCHI/status/1749425455864729606

    Truly the most evil and misleading thing Leonhardt has written and this is saying something. No mention of deaths caused by disease, birth complications or starvation. Also ignores limits of Gaza officials’ count since every hospital, and thus their capacity, has been destroyed

    Leonhardt is a craven partisan hatchet man and the genocide-lite narrative is the only one the White House can plausibly try and push and here he is carrying out his disagreeable task. Absolutely shameful, intellectually and morally dishonest

    Coincidentally episode on Leonhardt and his bullshit “data driven” schtick dropping Wednesday

    This is beyond obscene. Again,

    (A) the death count is incomplete due to Israel destroying nearly every hospital in Gaza.

    (B) starvation and disease are currently the preferred weapon of mass death which are not included in these totals

    (C) the evidence of maximizing civilian deaths wasn’t parsing relative reported deaths (?) it was based on Israeli officials own genocidal comments, explicit policy of collective punishment, and reporting that showed deliberate targeting of civilians and civilian infrastructure

    #génocide #Gaza #états-unis #délire #post_vérité

  • Israeli media deletes damning 7 Oct evidence

    Hebrew media outlets are censoring their own reports containing evidence the Israeli army targeted its own soldiers and civilians with tanks and Apache helicopters during the 7 October Hamas attack

    NOV 21, 2023
    https://new.thecradle.co/articles-id/13231

    Military censors are deleting details from Israeli media reports showing that Israeli forces killed many of their own soldiers and civilians during the Hamas attack on 7 October in which 1,200 Israelis were killed.

    Israel claims that Hamas massacred all 1,200 Israeli soldiers and civilians during its surprise attack on settlements surrounding Gaza. Hamas also took some 240 Israelis captive back to Gaza.

    But recent reports have shown that many of the Israelis killed during the attack were killed by Israeli forces themselves.

    Rather than negotiate with Hamas fighters who had barricaded themselves inside homes with Israeli captives in numerous settlements surrounding Gaza, Israeli forces used tank fire to destroy the homes, killing everyone inside.

    As Hamas fighters and Palestinian looters were taking captives back across the Gaza border in cars and on foot, Israeli forces used Apache helicopters to gun them down.

    This was further confirmed in a report from the liberal Israeli daily, Haaretz on 18 November. Haaretz reported that according to an investigation by Israeli police, Apache helicopters had opened fire at both Hamas fighters and Israelis at the Nova festival.

    Previous Hebrew media reports indicate Israel helicopter pilots had difficultly distinguishing between Hamas fighters and other Palestinians who breached the Gaza border and entered Israel on the one hand, and the Israelis they sought to take captive back to Gaza, on the other.

    However, the Haaretz report has now been edited to omit the admission that Apache helicopters targeted the music festival.

    The following passage has now been removed:

    “The terrorists intended to reach Kibbutz Reim and nearby kibbutzim. According to a police source, an investigation into the incident also revealed that an IDF combat helicopter that arrived at the scene from the Ramat David base fired at the terrorists and apparently also hit some of the revelers who were there. According to the police, 364 people were killed at the festival.” (...)

    @sombre
    https://seenthis.net/messages/1027357

  • https://www.mediacites.fr/enquete/lyon/2023/09/01/repris-de-justice-autocrates-africains-extreme-droite-cette-sulfureuse-ag

    Repris de justice, autocrates africains, extrême‐droite : cette sulfureuse agence d’e‑réputation prestataire d’Emmanuel Macron

    Six mille euros sur une note de 16,7 millions d’euros. Parmi les dépenses électorales d’Emmanuel Macron engagées lors de la présidentielle de 2022, la facture [voir le document ci‐dessous] aurait pu passer inaperçue… Entre les locations de salles pour des meetings, les impressions de tracts et d’affiches ou les tournages de clips, le président candidat a fait surveiller, pendant trois mois, trois pages Wikipédia : la sienne, celle de son épouse Brigitte Macron et celle du secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler, considéré parfois comme «  le cerveau  » du chef de l’État.

    Pour cette mission décrite comme «  passive  » et facturée, donc, 6 000 euros, les stratèges de La République en marche ont fait appel à une société baptisée First One Digital et domiciliée à Valence, en Espagne. Mais savaient‐ils seulement à qui ils avaient à faire  ?

    #paywall

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-interview/l-interview-de-secrets-d-info-du-samedi-02-septembre-2023-9025807

    Net Wash , autrement appelée First One Digital , s’est spécialisée dans la « réputation en ligne » ou « e-réputation ». Sa technique : faire écrire des articles à la chaîne par de petites mains qui inondent ensuite le web. Ces articles apparaissent sur des sites créés par la société, ou sur des blogs de médias existants. Ce qui permet de noyer, voire de faire disparaître du web des mentions gênantes pour ses clients. Le journal d’investigation Médiacités a ainsi découvert qu’au Maroc, des rédacteurs sont payés moins de 500 euros par mois pour rédiger ces pseudos articles de presse.

    https://avis-conso.net/agence-e-reputation-notre-avis-sur-netwash

    Les interventions de Net Wash couvrent à la fois le volet technique et juridique. Sur le premier volet, l’agence va au-delà du nettoyage d’image digitale pour aller sur le terrain de la lutte contre le cyber-harcèlement et les cyber-attaques. De notre point de vue Net’Wash est l’une des premières agences e-réputation en France à travailler avec des net-profilers. Objectif : dresser le « portrait-robot » d’un cybercriminel ou d’un cyber harceleur pour protéger votre e-réputation, que vous soyez un particulier ou une entreprise. Il faut savoir que l’évolution du web s’est accompagnée de pratiques peu scrupuleuses, telles que les menaces anonymes, les arnaques ou encore les diffusions de contenus compromettants…

    Sur le second volet, à savoir l’axe juridique, Net Wash est partenaire de cabinets d’avocats en France, en Europe et à l’international, ce qui permet à l’agence de nettoyer l’image de ses clients et de résoudre ce type de problèmes plus rapidement. Bien entendu, l’agence n’est en aucun cas un substitut aux juristes qui prennent en charge les affaires d’atteinte à la marque ou de diffamation, mais elle intervient toutefois en complément des actions menées par les cabinets. Autrement dit, si les avocats peuvent gagner des affaires, ils ne sont pas qualifiés pour supprimer du contenu négatif qui porte atteinte à l’image de marque de leur client. Il s’agit là d’un métier à part entière. Un métier dans lequel nous pouvons dire que Net-Wash excelle du point de vue de notre expérience personnelle, cette opinion n’engage que nous évidemment.

    Afin de remettre l’e-réputation d’un client victime de diffamation ou de dénigrement sur de bons rails, Net Wash prend en charge le nettoyage des traces numériques et la création de contenus positifs et à forte valeur ajoutée pour protéger son e-réputation. En outre, l’agence intervient indépendamment de la victoire ou de la défaite du cabinet d’avocats.

    #net_washing #e-reputation #désinformation #infox #post_vérité

  • Alexeï Navalny et le nouvel avatar russe de la post-vérité
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/01/26/alexei-navalny-et-le-nouvel-avatar-russe-de-la-post-verite_6067585_3232.html

    Analyse. Interrogé après l’arrestation d’Alexeï Navalny, le 17 janvier, et le rocambolesque déroutage de son avion, Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, haussait les sourcils : « Pardon ? Navalny a été arrêté… en Allemagne ! ? Je ne suis pas au courant… » La réponse, livrée comme une performance de stand-up, n’a rien à voir avec les habituels démentis compassés du porte-parole. Le message est clair : le sort du principal opposant russe, empoisonné cinq mois plus tôt, ne mérite guère plus qu’un sarcasme.

    Au même moment, à l’aéroport de Vnoukovo, où M. Navalny était initialement attendu, ses partisans sont maintenus hors du terminal par la police, certains arrêtés. A l’inverse, des « fans » d’une vedette de la télé-réalité, dont certains reconnaissent qu’ils ont été payés, sont autorisés à y manifester bruyamment. L’objectif est le même : la réception de l’opposant ne peut pas être un moment historique, ni même digne, mais seulement une farce.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Entre Vladimir Poutine et l’opposant Alexeï Navalny, un duel sans merci

    Le ricanement et le trolling se sont depuis longtemps échappés des réseaux sociaux pour investir la « vraie vie ». La scène politique russe a toujours eu ses clowns. Et l’arme principale, face aux contestations, reste la répression et son corollaire, la peur.

    Mais il est ici question d’autre chose : d’une stratégie délibérée de l’Etat russe pour jeter le discrédit sur tout discours dérangeant, d’une façon d’utiliser le ricanement comme instrument d’effacement des faits au moins aussi efficace que la censure.

    #Fake_news #Post_verité #Russie #Censure #trolling

  • O. J. Simpson : Made in America (1/5) - « Je ne suis pas noir, je suis O. J.! » - Regarder le documentaire complet | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/071429-001-A/o-j-simpson-made-in-america-1-5
    https://api-cdn.arte.tv/api/mami/v1/program/fr/071429-001-A/940x530

    Vingt ans après le procès-fleuve d’O. J. Simpson et son acquittement spectaculaire, cette fresque documentaire magistrale met à nu le destin d’une star déchue qui a cristallisé les démons de l’Amérique, et en premier lieu la question raciale. Premier volet.

    1. « Je ne suis pas noir, je suis O. J. »

    C’est un peu long (5 volets) mais ce type a, en plus d’être une ordure domestique, fait un mal fou à « la cause », un peu comme outreau pour les histoires de pédocriminalité.

  • Masques : l’aveu sans masque de Guérini - Par Daniel Schneidermann | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/masques-laveu-sans-masque-de-guerini

    On tentera peut-être un jour de comprendre les causes de cet échec. On en trouvera une, au moins, qui sera tragiquement simple : le gouvernement paie son mensonge initial sur les masques, et sa tentative de masquer la réalité de la pénurie. Ce n’est pas un opposant qui le dit, c’est le chef du parti macroniste, Stanislas Guérini, dans un extrait isolé par l’émission « Quotidien ». ""Avec le recul, on sait qu’on aurait dû dire plus simplement qu’il n’y en avait pas assez, et que c’était la raison principale de les réserver à la première ligne de front"".

    • Ça date de quelques jours (15/09), et j’ai l’impression qu’on n’en a pas beaucoup entendu parler.

      Bien sûr, la France n’est pas le seul pays où «  »ça repart"". Bien sûr, Israël reconfine pour trois semaines. Bien sûr, le nombre de morts repart à la hausse en Espagne. Mais nous voici en septembre, et le gouvernement est encore incapable de définir et de faire appliquer une politique de santé publique contre la pandémie de coronavirus, laissant le terrain libre à l’interminable cacophonie médicale (voir notre inventaire de ce week-end) aux charlataneries multiformes, et à la propagande souterraine anti-masques. Au printemps dernier déjà, je m’interrogeais ici sur les interrogations de mes confrères sur l’absence de crédibilité du gouvernement.

      On tentera peut-être un jour de comprendre les causes de cet échec. On en trouvera une, au moins, qui sera tragiquement simple : le gouvernement paie son mensonge initial sur les masques, et sa tentative de masquer la réalité de la pénurie. Ce n’est pas un opposant qui le dit, c’est le chef du parti macroniste, Stanislas Guérini, dans un extrait isolé par l’émission « Quotidien ». ""Avec le recul, on sait qu’on aurait dû dire plus simplement qu’il n’y en avait pas assez, et que c’était la raison principale de les réserver à la première ligne de front"".

      Ainsi Guérini pulvérise le mensonge répété dans lequel s’enferrait encore, voici quelques semaines, le ministre Olivier Véran : «  »"Je ne voudrais pas que les Français pensent qu’on leur aurait caché l’utilité du masque parce qu’on en aurait manqué""". Cet aveu, Guérini ne l’a pas confessé en privé, sous couvert d’une conversation "off "entre initiés. « Quotidien » n’a pas dû hacker un site, intercepter une conversation, enquêter dans les coulisses. La vérité est souvent aussi peu dissimulée que la "Lettre volée "d’Edgar Poe. Si j’en crois l’image, Guérini se trouvait à la tribune de « La rentrée des territoires », une manifestation publique organisée le week-end dernier dans la Drôme. Il est probable que se trouvaient aussi dans la salle plusieurs journalistes. Et pourtant, « Quotidien » est la seule émission à l’avoir relevé.

      Ce mensonge n’est pas un simple mensonge. En sapant la crédibilité de la politique de santé publique, il fait des morts. On est en septembre. Jusqu’à quand Véran, Macron, Castex, Philippe, s’enferreront-ils ? Jusqu’à quand des médias amnésiques et aveugles les laisseront-ils s’enferrer ?

  • #Covid-19 : boulevard des indifférents
    https://joellepalmieri.org/2020/09/09/covid-19-boulevard-des-indifferents

    En ces temps de pandémie, certains messages politiques, scientifiques, médiatiques, populaires poussent à se demander « où trouver la vérité ? », « quelle est-elle ? », « comment faire la différence entre le vrai et le faux, la vérité et le mensonge ? », « comment faire la part des choses ? », « comment savoir ? ». Grâce au fabuleux texte de Jean Cocteau sur la poésie, on … Lire la suite →

    #Idées #Brésil #Colonialité #Etats-Unis #Occident #Pensée #Recherche #Santé #Société_numérique


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    • À défaut d’être basées sur le mensonge qui reconnaît la vérité, comme le souligne si bien Cocteau, les « vérités » qui circulent sont indifférentes à la distinction entre mensonge et vérité. En cela, selon Hannah Arendt, elles constituent un danger : « le résultat d’une substitution cohérente et totale de mensonges à la vérité de fait n’est pas que les mensonges seront maintenant acceptés comme vérité, ni que la vérité sera diffamée comme mensonge, mais que le sens par lequel nous nous orientons dans le monde réel – et la catégorie de la vérité relativement à la fausseté compte parmi les moyens mentaux de cette fin – se trouve détruit. »

      #post_vérité

  • Comprendre le mouvement #QAnon pour mieux en parler à ses proches | ICI Radio-Canada.ca
    http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1727900/mouvement-qanon-conspirationniste-complot-web-approche

    QAnon est donc devenu en quelque sorte une langue commune mondiale des conspirationnistes. Peu importe les #croyances auxquelles on adhère, on peut trouver sa place au sein du mouvement.

    Une personne qui croit, par exemple, que le fluor dans l’eau sert à contrôler la population, trouvera tôt ou tard du contenu confirmant ses croyances au sein de la communauté QAnon. Ça lui permettra de s’y sentir à l’aise, entourée de gens partageant ses croyances.

    À l’inverse, la communauté QAnon réussit à attirer de nouveaux membres de la même façon. Dans les réseaux sociaux, une personne qui s’abonne à des groupes faisant la promotion d’une théorie conspirationniste quelconque verra tôt ou tard du contenu associé à QAnon.

    Dans cette optique, toute croyance conspirationniste, aussi banale peut-elle sembler, devient une porte d’entrée potentielle vers le mouvement.

    #post_vérité

  • « Grâce au leadership du président Trump et au courage et à la compassion du peuple américain, notre système de santé publique est bien plus fort qu’il ne l’était il y a quatre mois, et nous gagnons le combat contre l’ennemi invisible »
    Mike Pence, responsable de la force opérationnelle mise sur pied pour lutter contre la pandémie

    Nous ne sommes pourtant pas en Corée du Nord…

    Donald Trump contraint de changer à nouveau de ton sur l’épidémie de Covid-19
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/07/22/donald-trump-contraint-de-changer-a-nouveau-de-ton-sur-le-covid-19_6046884_3

    Dans une tribune publiée le 15 juin par le Wall Street Journal, le vice-président, Mike Pence, responsable de la force opérationnelle mise sur pied pour lutter contre la pandémie, avait jugé également, « exagérée », « la panique » entretenue, selon lui, par les médias à propos d’une « deuxième vague ». « Grâce au leadership du président Trump et au courage et à la compassion du peuple américain, notre système de santé publique est bien plus fort qu’il ne l’était il y a quatre mois, et nous gagnons le combat contre l’ennemi invisible », avait-il assuré.

  • Obscénité d’état : La REM persiste dans le mensonge gouvernemental de la Pitié-Salpétrière et continue de diffamer les nassé·es de l’hôpital, bien que tous les faits soient maintenant établis.

    Décidément, il n’y a pas une ou un député·es de LaREM pour relever le niveau (pathétiquement bas) des autres. Ce matin c’est au tour d’Olivia Grégoire, porte parole des député·es En Marche à l’assemblée, de nous affliger dans un entretien minable sur France Inter.

    Nous sommes six jours après les faits, la journaliste lui pose une question sur le couac castanérien de la Salpétrière (bien que ça ne soit pas le sujet de l’entretien dédié à sa responsabilité à la commission des finances).

    Et Olivia Grégoire ose confirmer les grossiers propos que Castaner a lui-même reconnu - à demi-mots certes, et du bout des lèvres - comme étant des gros mensonges.

    https://www.franceinter.fr/emissions/le-7-9/le-7-9-06-mai-2019

    Olivia Grégoire :

    « j’ai beaucoup écouté Thomas Legrand (sic), je pense que [la déclaration de Castaner] est une maladresse ou une erreur de communication, en revanche, pour ce qui est de la Salpétrière, vous m’excuserez, pour avoir regardé les images en détail et en précision, on est sur de la sémantique, c’est important, c’est pas une attaque, c’est une intrusion violente ! [...] »

    Prise en flagrant délit de soutenir le gros gros mensonge de Castaner qui s’est lui-même engouffré dans la chaine de mensonges de la directrice de l’hôpital, du directeur de l’APHP et d’un médecin - par ailleurs conseillé médical pour le GIPN - qui a affirmé que du matériel informatique avait été dégradé et volé ce qui a été confirmé comme entièrement faux par l’hôpital : A l’heure où Olivia Grégoire parle, les nombreuses vidéos qu’elle a soi-disant regardé attentivement et les nombreux témoignages - y compris du personnel de l’hôpital ont permis d’établir que :

    – Ce n’était pas une intrusion violente, les manifestant·es violemment attaqué·es et maltraité·es par les forces de l’ordre cherchaient désespérément un refuge pour se protéger et respirer dans un espace avec moins de gaz lacrymogène.

    – Que la plupart des manifestant·es ne savaient même pas qu’elles et ils entraient dans l’enceinte d’un hôpital.

    – Que la grille n’a pas été forcé mais que le passage était libre, soit que la grille était déjà ouverte ou en tout cas pas bloquée

    – Que les manifestant·es ont été pousuivi·es dans cet espace par la police qui les a matraqué·es, violenté·es et gazé·es à nouveau (personne n’a mentionné que les forces de l’ordre ont tiré des palets lacrymogènes dans l’enceinte de l’hôpital en direction du service de réanimation, ce qui est très moyennement bon pour les malades)

    – Que la passerelle sur laquelle se sont réfugié·es les manifestant·es terrorisées était la seule issue possible pour elles et eux pour échapper aux matraques. Pratiquement aucune et aucun de ces manifestant·es ne savait que cet escalier menait à un service de réanimation.

    – Confirmé par le personnel de l’hôpital : il n’y a eu aucune intrusion, aucune violence, aucun vol ni dégradation de matériel par ces manifestant·es, tout s’est passé dans le calme.

    OG poursuit :

    « j’ai moi-même malheureusement beaucoup fréquenté les services de réanimation, je pense que se réfugier et/ou apporter de la violence et mouvements comme ça dans un hôpital a été problématique et je pense qu’il faut aussi écouter les mots qu’on a entendu, et je les ai entendu avec force "achevez-le" crié sur le CRS à terre, à quelques mètres de la salpé, et je crois qu’on aurait pu se l’éviter, même si le ministre de l’intérieur a parlé trop vite, il l’a dit lui même, je pense qu’un service de réa c’est grave, il faut du calme, il s’agit juste de la vie et de la mort »

    Ici ce qui est très grave, c’est l’amalgame. Il semble que les membres du gouvernement et les responsables LaREM aient été coaché·es sur cette affaire puisque Marc Fesnau, ministre chargé des relations avec le Parlement auprès du premier ministre tient exactement le même langage et cite aussi l’épisode du CRS à achevé alors qu’il était à terre et blessé dans une interview sur sud radio le 3 mai (ainsi que d’autres membres du gouvernements et d’autres député·es LaREM dont il semble qu’elles et ils soient prié·es de prendre leurs directives de communication à la même source).

    Il est bien évident que crier "achevez-le" alors qu’il est à terre est inacceptable et condamnable, mais le problème est que cet incident n’a rien à voir avec le mouvement de panique des manifestant·es dans l’enceinte de l’hôpital. L’épisode a lieu bien avant, et est un incident complètement séparé. C’est vraiment une mauvaise fois crasse et bien dégueulasse de la part de La REM de faire croire que les nassé·es de la Salpé aient eu quelque chose à voir avec ça. C’est vraiment du niveau de La Rem en général d’ailleurs : le niveau du caniveau. Aucun·e des manifestant·es n’ont insulté ou menacé les forces de l’ordre dans l’enceinte de l’hôpital (c’est d’ailleurs plutôt le contraire, car on entend sur les vidéo de nombreuses insultes et menaces proférées par les forces de l’ordre envers les manifestant·es).

    C’est troublant d’entendre aussi Marc Fesnau sur Sud Radio le vendredi soit deux jours après les événements, donc à un moment où l’essentiel des faits sont établis. Et en réalité lui, il est même pire qu’Olivia Grégoire parce qu’il travestit complètement les faits et la réalité. Comme ses patrons, c’est mensonges sur mensonges. Et c’est très grave car beaucoup sont tenté de croire qu’en effet "il n’y a pas de violence policière mais seulement du maintien de l’ordre" (répété dans cet entretien) :

    https://www.sudradio.fr/politique/marc-fesneau-ne-rentre-pas-dans-un-hopital-quel-que-soit-le-motif

    – Il prétend que Castaner est arrivé à la Salpé et s’est entretenu avec des personnel de l’hôpital qui avaient vécu cet événement de façon violente. C’est faux, tous les personnels ont témoigné du contraire, ont réaffirmé que tout s’était bien passé et qu’ils ne se sont jamais sentis en danger, que quand ils ont expliqué aux gens sur la passerelle qu’ils ne pouvaient pas les laisser rentrer, ils n’ont pas insisté et se sont laissé·es emmener par la police.

    Marc Fesnau poursuit :

    « Tout ça c’est le produit d’un certain nombre de manifestant qui ont fait de la violence toute la journée contre les forces de l’ordre, produisant ce qu’on a vu parfois, c’est-à-dire des actes de violence, à l’endroit parfois des syndicalistes, parfois à l’endroit des forces de l’ordre [...] et quand vous avez des acteurs aussi violents que ceux là, ça produit cette violence là et ça produit aussi parfois des mouvement de foule, et des gens qui, dans cette violence généralisée, peuvent aller dans tel ou tel établissement : y a quand même quelque chose d’étonnant, et c’est d’une certaine façon une violence à soi-même (sic) que d’entrer, même pour se réfugier dans un hôpital »

    Déjà le mec s’exprime comme un manche, rhétorique médiocre, il s’emmêle complètement les pinceaux en hésitant entre la version officielle qu’on lui demande de répéter comme un perroquet (la violence), et la réalité (mouvement d’une foule paniquée), ce qui montre que finalement, il ne croit pas vraiment lui même à ce qu’il dit : il répète cinq fois le mot « violence » [des manifestant·es] dans la même phrase :)

    Par ailleurs il affirme que les éléments violents ont « attaqué » le cortège syndical, ce qui est faux, c’est établi par les témoignages qui désignent encore une fois la police (à neuf reprises). Il décrit le cortège et les manifestant·es comme une bande de voyous et de voyelles incontrôlables qu’il fallait nécessairement ramener « à la raison » (justifiant la charge et le matraquage).

    « les mouvements de force de l’ordre se font pour réprimer une violence (ça fera donc six fois) qui s’exerce par les manifestants ». Ce n’était pas de la répression, c’était du maintien de l’ordre (quand il y a des violences - sept fois - on rétablit le calme)

    Le reste de l’entretien est de cet acabit, en vrac lui, comme Olivia Grégoire s’enfonce dans le mensonge, n’arrive même pas à se rattraper aux branches. Fesnau précise en fin d’entretien que Martin Hirsh, pourvoyeur du gros mensonge a porté plainte pour intrusion violente et que "donc vous voyez, il n’y a pas de fumée sans feu ect..."

    Ce qui est très grave à mon sens, entre autre chose, c’est que le gouvernement via ses caniches persiste à jeter le discrédit sur les manifestant·es de la Salpé alors qu’elles et ils savent très bien aujourd’hui la vérité, ils savent très bien ce qui s’est passé réellement, qu’aucune de ces personnes n’étaient ni violentes, ni mal intentionnées, ne cherchant légitimement que un refuge alors qu’ils se sentaient menacé·es dans leur intégrité physique, terrorisé à l’idée qu’on leur fasse mal. En somme, que ces gens n’ont absolument rien fait de mal ou de répréhensible.

    De ce point de vue mesdames et messieurs responsables ou ministres de LaRem, vous êtes vraiment bien cradoc. Vous leur devez les excuses de la République, cette république que vous êtes en train de pervertir en nous faisant croire que vous « assurer l’exercice de l’état de droit ».

    Gouverner par le mensonge n’est pas tout à fait « l’exercice de l’état de droit ».

    En plus

    Je n’ai pas parlé des étudiants qui habitaient dans la résidence et qui ont été aussi poursuivis et matraqués sans raisons. Nous y reviendrons.

    Je n’ai pas parlé des témoignages des gardés à vue de la Salpé qui ont subi beaucoup de violences, d’insultes et noté de nombreuses irrégularités au cours de leurs 30 heures passés en GAV. Nous y reviedrons aussi.

    #castaner #macron #violences_policières #mensonge_d_état #psychopathie_d_etat

    • Je pense qu’il faut absolument considérer qu’il ne s’agit pas du tout d’énoncer ce qu’on pense être une vérité. La notion de vrai ou de faux des faits, dans le cadre du discours politico-médiatique, n’a pas grand intérêt. Le principe, ici, c’est d’exprimer un marqueur d’attachement à un camp, pas à la véracité de ce qui est dit. Je m’en fous de ce savoir si c’est vrai : j’affirme que j’appartiens au camp qui défend cette position et c’est tout ce qu’on attend de moi.

      C’est le principe des foutaises de Trump : plus c’est gros, plus « ça passe », parce qu’en fait l’idée n’est pas l’énoncé du vrai ou du faux du fait, mais d’avoir une position (effet « dog whistle ») que les gens vont soutenir, dans le seul but d’afficher son attachement à son camp. Le fait que ce soit factuellement faux, de façon plus ou moins évidente, introduit un aspect « clivant » qui renforce cet aspect : si on s’accordait en gros sur la réalité des faits, il n’y aurait plus de marqueur d’attachement à telle ou telle version ; si je marque mon attachement à une version particulièrement contestable, là la « fidélité » à mon camp devient d’autant plus visible.

      Je pense que ça a toujours été le cas, y compris à gauche et très à gauche, mais ça fait plus de trente ans que j’en bouffe dans mes discussions de famille : tu peux dire ce que tu veux, au bout d’un moment on arrive où les faits sont résumés par : « oui mais de toute façon quand même ça se fait pas… », avec immédiatement l’énoncé de son attachement aux valeurs de l’ordre, le respect des flics, de la hiérarchie, de la bonté généreuse de l’État français à l’égards des indigènes basanés, etc.

      Ce qui m’a frappé, c’est la déclaration de Précresse, qui a explicité très exactement ce « oui mais quand même ça se fait pas… » :

      https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/pitie-salpetriere-le-ministre-de-l-interieur-a-un-peu-surreagi-mais-il-

      « Qu’est-ce qui justifie une intrusion dans un hôpital public ? s’interroge Valérie Pécresse. Peu importe l’intention ! Qu’est-ce qu’on en sait ? Qu’est-ce qu’on sait des dégradations qu’ils auraient pu commettre s’ils avaient pu rentrer dans ce service de réanimation ? Franchement, je suis désolée, je suis dans le parti de l’ordre et vous ne m’en ferez pas dévier. » "L’hôpital, c’est un sanctuaire, et il doit être respecté par les manifestants", conclut Valérie Pécresse.

      Difficile de mieux résumer l’énoncé systématique du populisme de droite : « peu importe », de toute façon je n’énonce cette fadaise que pour proclamer mon attachement au parti de l’ordre…