• INFO FRANCEINFO. Gaza : trois mois après l’ouverture du centre de coordination américain, un observateur alerte sur d’importants dysfonctionnements
    Article rédigé par Thibault Lefèvre - Radio France - 14/01/2026 05:00
    https://www.franceinfo.fr/monde/palestine/gaza/info-franceinfo-gaza-trois-mois-apres-l-ouverture-du-centre-de-coordinati

    Des déplacés palestiniens à Gaza, le 13 janvier 2026. (OMAR AL-QATTAA / AFP)

    Le centre de coordination civilo-militaire a ouvert le 14 octobre dernier dans le sud d’Israël, dans la ville de Kiryat Gat, à une vingtaine de kilomètres de la bande de Gaza.

    Trois mois après l’ouverture du centre de coordination civilo-militaire (CMCC) destiné à soutenir le cessez-le-feu et l’entrée de l’aide dans la bande de Gaza, un observateur alerte sur d’importants dysfonctionnements, révèle, mercredi 14 janvier, la Rédaction internationale de Radio France, qui a pu consulter un document remis par cet observateur d’un grand pays européen à ses autorités de tutelle. Dans ce document, il les appelle à la plus grande vigilance et les alerte sur le risque de devenir complices d’actes graves et contraires au droit.
    (...)
    L’observateur international qui dénonce des dysfonctionnements au sein de ce centre a passé de longues semaines sur place et a échangé avec de nombreux acteurs sur place. Dans le document qu’il a rédigé, il alerte ses autorités de tutelle sur les risques d’un engagement prolongé aux côtés des États-Unis et d’Israël.

    Il dénonce notamment un mensonge sur la nature même du centre de coordination, présenté comme un outil pour faciliter la délivrance de l’aide humanitaire, mais qui est en réalité, selon lui, un centre de planification militaire qui n’améliore pas la situation des Palestiniens. Il reproche aux États-Unis et à Israël de politiser et d’instrumentaliser la distribution de l’aide.

    L’auteur du document parle notamment de mise en scène du volume de camions acheminés à Gaza, le secteur privé étant largement favorisé par rapport aux organisations humanitaires, ce qui ne permet pas de répondre aux besoins essentiels. Par exemple, le lait infantile reste inaccessible pour une grande partie de la population.

    Il évoque également un risque réel d’assister à de nouveaux déplacements forcés de population de la zone administrée par le Hamas vers celle occupée par l’armée israélienne.À quelques jours de la désignation des membres du Conseil de paix, présidé par Donald Trump pour administrer Gaza avec l’appui d’une résolution de l’ONU, il appelle ses autorités de tutelle à la plus grande vigilance quant à un engagement supplémentaire et à demander des garanties humanitaires.

    #Potemkine

    • Rami Abou Jamous -Jeudi 6 novembre 2025.
      https://orientxxi.info/111,8648

      Cela fait partie du projet israélien : détruire tout ce qui appartenait au secteur public et le remplacer par le privé, dans le cadre de l’internationalisation de la bande de Gaza, c’est-à-dire sa privatisation, pour aboutir à la « Riviera » de Donald Trump. Pareil dans le domaine de la santé, où les hôpitaux publics, entièrement ou partiellement hors service, sont remplacés par les hôpitaux de campagne des ONG internationales. Pareil pour la nourriture et les médicaments. Les Israéliens ne laissent entrer que les commerçants du secteur privé, pas l’aide humanitaire gratuite. Résultat : sur les marchés on trouve ce qui n’est pas réellement nécessaire : du ketchup, mille sortes de chocolats, des jus de fruit, même des sodas. Mais les protéines, le poulet, la viande, les œufs sont rares et se vendent à des prix exorbitants. Il y a des légumes et des fruits, mais ils ne sont pas à la portée de la majorité de la population. Chez nous, une famille moyenne, c’est sept personnes, et les gens n’ont plus les moyens de ce genre de dépense.

  • Qu’est-ce qu’ils nous préparemt encore, les compères ?

    Photo : Christian Mang

    Source : Europe’s Leaders Have No Strategy for Peace, by Almut Rochowanski, 27.11.2025
    https://jacobin.com/2025/11/europe-war-ukraine-strategy-peace

    Ils veulent la guerre, c’est sûr.

    The loudening drums of war drown out rational debate. In conditions of pervasive militarism, the natural law of politics is suspended, and whoever points out obvious absurdities gets punished.

    For example, the notion that we can arbitrarily pick a share of GDP — for years it was 2 percent; yesterday it was still 3.5 percent; and now it’s already 5 percent — to spend on vaguely defined defense needs, so that we. . . well, what exactly? So that we will live in peace and security? Or maybe to ram through that new grand strategy of hegemony in Eurasia after all?

    In no other area of democratic governance and politics, in no other department, can a minister pull a number out of thin air and with it decree the beginning and the end of the debate.

    La classe dirigeant l’Europe est dans un délire de persécution. Elle constitue une menace dont les risques dépassent largement l’ampleur du mal.qu’elle cause d’habitude avec ses lois favovrisant l’’exploitation améliorée. Il ont prévu d’attaquer la Russie aussitôt que possible avec les années 2029/2030 comme milestone du projet de déstruction de la Communauté des États indépendants et de l’humiliation militaire et économique de la Russie.

    Jeet Heer @HeerJeet on X
    https://x.com/HeerJeet/status/1977040651650015542

    European elites really have decided to double down and tie their fate to an imploding empire. Very interesting gambit, let’s see how it plays out.
    5:56 PM · Oct 11, 2025

    Nous sommes gouvernés par une bande de cirminels détraqués qui ressemble au couple Seth (George Clooney) et Richard Gecko (Quentin Tarantino), dans From Dusk till Dawn . Nous en connaisson la fin. Pire, leurs projets et fonctionnements sont plus proches de la folie du Docteur Mabuse que de du parfait chaos dans le nouveau monde des frères Gecko .
    Not happy comme dirait l’autre #POTUS deglingué .


    Photo : Dr. Mabuse donne des ordres à ses hommes et femmes de main. Parmi eux les ainées de Kaja et d’Ursula

    Jeffrey Epstein Was a Warlord. We Have to Talk About It.
    https://www.thenation.com/article/society/jeffrey-epstein-israel-foreign-policy-elite/#

    Demonstrators hold protest signs during a march from the Atlanta Civic Center to the Georgia State Capitol on October 18, 2025, in Atlanta, Georgia. (Julia Beverly / Getty Images)

    14.11.2025 by Jeet Heer - Mainstream media is ignoring the fact that the late sex trafficker was a power broker who shaped global policy.

    The prospect of chaos and war excited Jeffrey Epstein. The late New York financier and child abuser kept a keen eye on news about foreign conflicts that could be exploited for commercial gain. On February 21, 2014, Epstein sent an e-mail to Ehud Barak, the former Israeli prime minister, with whom he would partner the following year as investors in a security tech firm Reporty Homeland Security (later renamed Carbyne). Epstein wrote, “with civil unrest exploding in ukraine syria, somolia [sic], libya, and the desperation of those in power, isn’t this perfect for you.” Barak tried to tamp down his friend’s enthusiasm, noting, “You’re right [in] a way. But not simple to transform it into a cash flow.”

    This exchange, which was reported by Drop Site News, gets at the heart of one of the more hidden aspects of the Epstein scandal. Epstein’s name is inextricably linked with sexual predation, as it should be. But it should just as readily be linked to global militarism and authoritarianism. Epstein trafficked not just in the bodies of the children he abused but also in social connections that could bring elites together. He well understood that the “desperation of those in power” could make them eager to buy what he was selling: connections with other powerful figures and security systems to clamp down on dissent.

    The Epstein scandal has once again exploded thanks to the release this week by House Democrats of an immense cache of e-mails between Epstein and many of his famous associates. As my Nation colleagues Chris Lehmann and Joan Walsh have written, these e-mails are politically damaging to Donald Trump, adding yet more evidence that the president was close friends with Epstein for many years, aware of Epstein’s predations, and possibly a participant in some of Epstein’s crimes.

    Trump richly deserves whatever reputational harm and possible legal retribution may come to him as a result of his ties to Epstein. But, at its heart, this has always been a scandal about the ruling class as a whole, not one individual or political party.

    The Epstein e-mails document his ties to a wide swath of the US and global elite in ways that transcend partisan lines. Among those Epstein was on easy terms with were former treasury secretary Larry Summers (who held high office under both Bill Clinton and Barack Obama) as well as Trump adviser Steve Bannon and right-wing billionaire Peter Thiel. Even Noam Chomsky wrote glowingly of his “highly valued friend.”

    The open question about Epstein was why he was allowed to flourish for so long when his crimes were for all intents and purposes an open secret for decades. For instance, why did he receive a sweetheart deal in 2008 that amounted to a slap on the wrist for sex crimes with underage girls? The man who negotiated that deal, former US prosecutor Alex Acosta, had previously been quoted as privately telling Steve Bannon that Epstein “belonged to intelligence.” But in congressional testimony released last month by the House Oversight Committee, Acosta said he had “no knowledge as to whether [Epstein] was or was not a member of the intelligence community.”

    The ambiguity of the reporting around Acosta’s comments, coupled with the many mysteries surrounding Epstein’s wealth and social connections, has long fueled speculation that he had been an asset of the CIA or Mossad.

    Thanks to diligent reporting from two independent outlets, Drop Site and Reason, we now have a much better sense of Epstein’s relationship with the foreign policy elite of the US and Israel. It seems that Epstein was not a CIA or Mossad asset—not because he didn’t have it in him, but because that was too lowly a role. Rather, he was a power broker, an American oligarch, who played a major role in shaping Western policy, which brought him in contact with spy agencies and diplomats.

    Writing in the libertarian magazine Reason in August, Matthew Petti documented the nature of Epstein’s ties with Ehud Barak:

    After his first arrest for sex crimes, Jeffrey Epstein tried to get into a new line of work: surveillance. In 2015, he partnered with former Israeli Prime Minister Ehud Barak to invest in a security tech startup called Reporty Homeland Security, now known as Carbyne. Leaked emails show that Epstein was using Barak to seek out opportunities in the surveillance industry and build connections with powerful figures around the globe, including American businessman Peter Thiel, the former director of Israeli signals intelligence, and two people in Russian President Vladimir Putin’s circle.

    After Epstein was arrested for a second time in 2019, Barak cut ties with his business partner. Speaking to Haaretz, Barak explained that Epstein was “a terrible version of Dr. Jekyll and Mr. Hyde” (strangely implying there is a happy, upbeat version of Robert Louis Stevenson’s horror story). Barak added that Epstein “at the time seemed to be an intelligent person, socially well connected and of wide areas of interest, from science to geopolitics.”

    Petti’s research was based on a source that has largely been neglected by the mainstream media: a cache of hacked Barak e-mails found on the Distributed Denials of Secrets website (which functions as a clearing house for leaks in the manner of Wikileaks).

    Murtaza Hussain and Ryan Grim of Drop Site have recently used the same site for a series of blockbuster reports that deepened the story of Epstein’s ties to Barak, and the foreign policy elite of the USA and Israel. One story reported that

    Jeffrey Epstein facilitated efforts to open a backchannel between Israel and the Kremlin during the Syrian civil war.… The trove of emails, exchanged at the height of the Syrian civil war between 2013 and 2016, reveal Epstein’s successful efforts to secure a private meeting between Barak and Russian President Vladimir Putin to discuss a Russian-brokered end to the conflict, including winning Russian support for a negotiated removal of Syrian President Bashar al-Assad.

    Other stories documented Epstein’s role in deepening ties between Israel and Mongolia and Cote d’Ivoire (in both cases, facilitating the sale of Israeli surveillance technology). The Drop Site team has also reported that an Israeli intelligence officer (the late Yoni Koren, a long-time associate of Barak) was a frequent guest at Epstein’s Manhattan residence.

    Epstein’s ties to American intelligence remain murky, but it strains credulity that an American citizen could be engaged in such high-level diplomatic work (involving contact with foreign powers) without the awareness and tacit support of the US national security state.

    Epstein’s outsize role in foreign policy makes clear he wasn’t a servant of empire but one of those who shape it. An astute analysis of Epstein’s unique position was provided by international relations scholar Van Jackson, who teaches at Victoria University of Wellington. Writing on his Un-Diplomatic Substack, Jackson noted that Epstein was

    one of the world’s preeminent geopoliticians, which is why he entangled so many powerful people in his misdeeds. The human-trafficking sexcapades were not the main thing bringing him together with his pedo friends. It was money and power politics, forming a vital artery of US global hegemony.

    Epstein—as a broker between Israeli intelligence and foreign oligarchs and kleptocrats—was also a creature whose existence owed to the structure of American hegemony, aka the neoliberal economic order, aka the era of neoliberal globalization.

    The Jeffrey Epstein story makes no sense unless you realize that he was deeply entrenched in the foreign policy elite, a fact that gave him much of the impunity he enjoyed for most of his life. Powerful people felt comfortable around Epstein because he was one of them. He had the same neoliberal worldview that has dominated the US elite since the end of the Cold War. He was a believer in the Washington Consensus, US military hegemony bolstered in the Middle East by the alliance with Israel, globalization, the privatization of government functions, STEM-dominated education, and male-centered sexual hedonism—an ethos he took to sickening extremes.

    In a 2015 e-mail to Barak, Epstein reflected that “many corporations are looking for a new military like perspective on mgmt.” This fusion of the corporate culture with militarism is one of the hallmarks of the neoliberal era. Epstein was at the forefront of this development.

    In trying to make sense of Epstein’s career, it’s hard not to be reminded of one of the greatest of American novels, Thomas Pynchon’s Gravity’s Rainbow (1973). Pynchon was obsessed with the covert system formed in wartime that merged deceptive public goals with private ambitions and corporate agendas. At one point, the narrator of Gravity’s Rainbow reflects on how war allows traffickers of all sorts—in luxury goods, in sex work, in refugees—to thrive: “Don’t forget the real business of the War is buying and selling. The murdering and the violence are self-policing, and can be entrusted to non-professionals…. The true war is a celebration of markets. Organic markets, carefully styled ‘black’ by the professionals, spring up everywhere.” Epstein flourished in the shadows of those organic markets.

    The mainstream media has been strikingly incurious about the nature of Epstein’s geopolitical activity. The blockbuster reporting in Reason and Drop Site has not been matched by any comparable investigations in The New York Times or The Washington Post, on CNN or the major networks. The mainstream media has in fact long participated in covering up the full scale of the Epstein story. The original cover-up was ignoring his sexual crimes. Those are now better reported. But by ignoring how integrated Epstein was with the American empire, these outlets are conducting another cover-up.

    Jeet Heer

    Jeet Heer is a national affairs correspondent for The Nation and host of the weekly Nation podcast, The Time of Monsters. He also pens the monthly column “Morbid Symptoms.” The author of In Love with Art: Francoise Mouly’s Adventures in Comics with Art Spiegelman (2013) and Sweet Lechery: Reviews, Essays and Profiles (2014), Heer has written for numerous publications, including The New Yorker, The Paris Review, Virginia Quarterly Review, The American Prospect, The Guardian, The New Republic, and The Boston Globe.

    Docteur Mabuse
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Docteur_Mabuse

    Le docteur Mabuse est un personnage littéraire créé par l’écrivain luxembourgeois d’expression allemande Norbert Jacques (1880-1954).

    Docteur Mabuse le joueur
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Docteur_Mabuse_le_joueur

    Docteur Mabuse le joueur (Doktor Mabuse, der Spieler) est un film allemand muet en noir et blanc, en deux parties de Fritz Lang sorti en 1922.

    Première partie : Le Joueur, une image de notre temps (155 minutes)
    Deuxième partie : Inferno, une pièce sur les hommes de ce temps (115 minutes)

    Distribution

    Rudolf Klein-Rogge : le docteur Mabuse
    Aud Egede Nissen : Cara Carozza, la danseuse
    Gertrude Welcker : la comtesse Told
    Alfred Abel : le comte Told
    Bernhard Goetzke : le procureur von Wenk
    Paul Richter : Edgar Hull, le millionnaire
    Robert Forster-Larrinaga : Spoerri
    Grete Berger : Fine, une servante
    Erich Walter (non crédité)
    Anita Berber (non créditée)
    Erner Huebsch (non crédité)
    Olaf Storm (non crédité)

    #Merz #Macron #Europe #bellicisme #guerre #impérialisme

  • Kehrtwende im Epstein-Skandal : Trumps Versuch, die MAGA-Fliehkräfte zu bändigen
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/geopolitik/kehrtwende-im-epstein-skandal-trumps-versuch-die-maga-fliehkraefte-

    Ce n’est pas un crime d’appartenir à une classe criminelle. DJT continue son travail de contre-révolutionnaire et agit en Néron analphabète qui chante son hubris en regardant la disparition dans les flammes des bâtises construits par ses prédécesseurs. Il mourra sans avoir jamais été puni et laissera à sa femme et à ses enfants le patrimoine que ses amis mafieux l’ont fait gagner après l’avoir tiré du caniveau de l’énième banqueroute.

    Face à la démesure on regrette l’absence du code pénal états-unien de la Sippenhaftung germanique pratiquée aujourd’hui par les amis sionistes du #POTUS.

    17.11.2025 von Thomas Fasbender - In letzter Minute plädiert der US-Präsident für die Freigabe der Epstein-Akten. Donald Trump setzt darauf, dass seine Gefolgschaft ihm jeden Fehltritt verzeiht.

    Wie stets beim irrlichternden Kurs des US-Präsidenten weiß man auch in der Causa Epstein nicht, ob Donald Trumps Entscheidungen seinem politischen Überlebensinstinkt entspringen oder verqueren, narzisstischen Launen. Mit seinem jüngsten Wendemanöver schlägt er sich auf die Seite seiner Gegner – jetzt soll der amerikanische Kongress der Öffentlichkeit auch die restlichen sogenannten Epstein-Akten zum Fraß und zu übelriechender Verdauung vorwerfen.

    Eine amerikanische Weisheit: If you can’t beat them, join them. Wenn du sie nicht unterkriegen kannst, mach gemeinsame Sache. Für Trump war es höchste Zeit. Schon rechneten die Auguren aus, dass nicht nur die Demokraten, sondern obendrein an die 100 republikanische Abgeordnete für die Freigabe stimmen könnten. Eine parteiübergreifende Petition mit 218 Unterschriften hatte am Mittwoch die Abstimmung über einen entsprechenden Gesetzentwurf binnen 30 Tagen bewirkt.

    Am späten Sonntag reagierte der Präsident, der die Akten zum Fall der unersättlichen Sex-Hyäne Jeffrey Epstein am liebsten unter ewigem Verschluss gesehen hätte, mit einer klassischen Kehrtwende. „Die Republikaner im Repräsentantenhaus sollten für die Freigabe stimmen“, schrieb er auf seiner Plattform Truth Social, „denn wir haben nichts zu verbergen.“ Überhaupt sei es „an der Zeit, diesen Schwindel der Demokraten hinter uns zu lassen, der von radikalen linken Verrückten inszeniert wurde, um vom großen Erfolg der Republikanischen Partei abzulenken“.

    Name des Mädchens ist geschwärzt

    Trump, wie er lebt und lacht. Wie es aussieht, wird der „Epstein Files Transparency Act“ das Repräsentantenhaus mühelos passieren. Noch ist offen, ob das Oberhaus mitzieht, der Senat. Wenn ja, wird das Justizministerium beauftragt, sämtliche verbleibenden Epstein-Dokumente zu veröffentlichen.

    Hintergrund der hektischen Lage sind 20.000 Seiten E-Mail-Dokumentation, die bereits in der Vorwoche an die Öffentlichkeit gelangten. In einer der E-Mails, verfasst 2011, erzählt Epstein seiner Freundin und Kupplerin, der später zu 20 Jahren Gefängnis verurteilten Ghislaine Maxwell, dass Trump „Stunden” in seinem Haus mit einem Opfer ihres Sexhandels verbracht habe. Der Name des Mädchens ist geschwärzt – dem Vernehmen nach handelt es sich um das prominenteste Epstein-Opfer, die im Frühjahr diesen Jahres durch Selbstmord verstorbene Virginia Giuffre. Ihr Name wird auch mit dem einstigen Epstein-Freund und ehemaligen britischen Prinzen Andrew, Bruder von Karl III., in Verbindung gebracht.

    In einer weiteren E-Mail aus dem Jahr 2019, die Epstein an den Journalisten Michael Wolff schickte, behauptete er, Trump habe „von den Mädchen gewusst” – eine Formulierung, die auf Epsteins Vorliebe anspielen dürfte, Minderjährige sexuell zu konsumieren. Inzwischen gerät auch der gefeierte Bestsellerautor Wolff ins Zwielicht; die Amoral der Epsteins und Maxwells zieht alle, die mit ihnen in Berührung kommen, in einen Maelstrom an Verderbtheit. Wie es scheint, hat Wolff vor einer CNN-Präsidentschaftsdebatte 2015 vertrauliche Informationen an Epstein weitergegeben und ihm geraten, wie er seine Verbindung zu Trump ausnutzen könne.

    „Ich habe gehört, CNN plant, Trump heute Abend zu seiner Beziehung zu Ihnen zu befragen – live oder im Anschluss daran“, schrieb Wolff. Daraufhin Epstein: „Wenn wir eine Antwort für ihn ausarbeiten würden, wie sollte diese Ihrer Meinung nach lauten?“ Wolffs Replik: „Ich denke, Sie sollten ihn sich selbst hängen lassen. Wenn er sagt, dass er nicht im Flugzeug oder im Haus war, dann verschafft Ihnen das wertvolle PR- und politische Vorteile.“

    Er fügt hinzu: „Sie können ihn auf eine Weise hängen, die Ihnen möglicherweise einen positiven Vorteil verschafft, oder, wenn es wirklich so aussieht, als könnte er gewinnen, könnten Sie ihn retten und sich damit eine Schuld einhandeln. Natürlich ist es möglich, dass er auf die Frage antwortet, Jeffrey sei ein großartiger Kerl, der ungerecht behandelt worden sei und ein Opfer der politischen Korrektheit sei, die unter einer Trump-Regierung verboten werden soll.“

    Höhle der Löwen, US-Version. Trump selbst, der viele Jahren mit Epstein befreundet war, bestreitet jegliches Fehlverhalten und betont, dass er keine Kenntnis von dessen Verbrechen besaß. Den Demokraten im Kongress wirft er vor, selektives Material veröffentlicht zu haben, um „eine falsche Darstellung zu schaffen” und seinem Amt zu schaden.

    Risse in der Make-America-Great-Again-Bewegung

    Ein weiterer Aspekt hat mit den Rissen in der Make-America-Great-Again-Bewegung zu tun, die der Skandal offenbar werden lässt. Auffällig ist Trumps Bruch mit der Abgeordneten Marjorie Taylor Greene aus Georgia, bislang eine seiner engsten Verbündeten. Unmittelbar nach Veröffentlichung der zitierten Mails hatte sie gepostet: „Das amerikanische Volk verdient vollständige Transparenz darüber, wer an diesen schrecklichen Taten beteiligt war.“ Daraufhin verkündete der Präsident, er werde bei den 2026 anstehenden Zwischenwahlen ihren Herausforderer unterstützen, „wenn die richtige Person kandidiert“. Am Freitag diffamierte er sie als „Verräterin“ und „schimpfende Verrückte“.

    Schon zuvor hatte er Republikanern, die für eine Freigabe der Akten votierten, vorgeworfen, sich manipulieren und ausnutzen zu lassen. Mindestens zwei republikanische Abgeordnete, die das Transparenz-Gesetz unterstützen, kontaktierte er persönlich, darunter Lauren Boebert aus Colorado.

    Auf Distanz zum Präsidenten geht die extreme MAGA-Rechte, etwa der radikale Influencer Nick Fuentes. Mit seiner Kehrtwende versucht Trump nun, die Bewegung wieder einzufangen. Journalisten sagte er, er verstehe überhaupt nicht, warum die Causa Epstein für irgendjemanden von Interesse sei: „Das ist ziemlich langweiliges Zeug. Es ist schmutzig, aber es ist langweilig, und ich verstehe nicht, warum es weitergeht.“ Trump setzt darauf, dass seine Gefolgschaft dem Mann mit der erratischen Frisur jedweden Fehltritt verzeiht. Fürs erste wird er die Fliehkräfte der America-First-Parteigänger wohl bändigen – aber wie lange noch?

    Sippenhaftung
    https://de.wikipedia.org/wiki/Sippenhaftung

    Israel

    Die israelische Regierung praktiziert Sippenhaft und Kollektivstrafen.

    Sie lässt Häuser mutmaßlicher palästinensischen Terroristen und deren Familie zerstören. Menschenrechtsorganisationen bezeichnen diese Hauszerstörungen auch als Verstöße gegen das Völkerrecht und als Kriegsverbrechen.Infolge internationaler Kritik an der Praxis wurde ab 1989 eine Berufung gegen solche Hauszerstörungen ermöglicht und die Zahl der Zerstörungen ging zeitweise zurück.

    Im Jahr 1997 wurde eine eigene Menschenrechtsorganisation gegen die Hauszerstörungen gegründet, das Israeli Committee Against House Demolitions. 2005 wurden die Hauszerstörungen ausgesetzt, 2014 jedoch wieder aufgenommen. Die Praxis der Hauszerstörungen wird nur gegen die Familien palästinensischer Terroristen angewendet, nicht gegen die Familien israelischer Terroristen.

    2001 schlug der stellvertretende Sicherheitsminister Gideon Esra (Likud/Kadima) vor, Familienmitglieder von mutmaßlichen Terroristen zur Abschreckung zu »eliminieren«;[16] 2002 schlug er vor, Familienmitglieder von Terroristen als menschliche Schutzschilde zu verwenden.

    Im Juli 2002 gab der Oberste Gerichtshof Israels grünes Licht für die Deportation von Familienangehörigen von Terrorverdächtigen aus dem Westjordanland in den Gazastreifen. Menschenrechtsorganisationen kritisierten auch diese Praxis als Sippenhaft.

    Nine familial exterminations / 诛连九族
    https://en.wikipedia.org/wiki/Nine_familial_exterminations

    The nine familial exterminations, nine kinship exterminations, or execution of nine relations, also known by the names zuzhu (’family execution’) and miezu (’family extermination’), was the most severe punishment for a capital offense in premodern China, Korea, and Vietnam. A collective form of kin punishment typically associated with offenses such as treason, the punishment involved the execution of all relatives of an individual, which were categorized into nine groups. This punishment was rare, with relatively few sentences recorded throughout history.

  • Milano-Cortina, il decreto Salva Olimpiadi finisce alla Consulta: dubbi sulla legittimità
    https://lavialibera.it/it-schede-2485-milano_cortina_il_decreto_salva_olimpiadi_finisce_alla_co

    L’esecutivo ha creato una "zona franca" e per questo il decreto sulla Fondazione Milano-Cortina finirà alla Corte costituzionale: i magistrati dovranno stabilire se è legittimo, oppure no, l’atto con cui il governo Meloni, nel giugno 2024, ha dichiarato che il comitato organizzatore dei giochi olimpici invernali del 2026 è un ente di diritto privato, e non pubblico. Questa è la decisione del giudice per le indagini preliminari di Milano, Patrizia Nobile, che ha accolto la richiesta della procura, impegnata in un’inchiesta su alcuni affidamenti. Il decreto legge in questione, rinominato "Salva Olimpiadi", metteva al riparo gli amministratori della Fondazione da indagini e processi per reati contro la pubblica amministrazione, come la corruzione e la turbativa d’asta (...)

    #POTERE_&#9679_CORRUZIONE

  • « L’étendue et la diversité des contaminations transforment la distribution d’eau potable en un inextricable casse-tête réglementaire »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/10/26/l-etendue-et-la-diversite-des-contaminations-transforment-la-distribution-d-

    Il faudrait toujours avoir un œil sur le Journal officiel (JO) entre le 24 décembre et le 1er janvier car il s’y produit parfois de grandes choses, en particulier si elles nécessitent un peu de discrétion. C’est l’un des enseignements de la première carte interactive des contaminants de l’eau du robinet, établie et publiée le 16 octobre par les associations Générations futures et Data for Good. Celle-ci permet non seulement de constater de visu les profondes inégalités territoriales en matière d’accès à une eau potable de qualité, mais elle permet aussi d’entrevoir les premiers effets de deux actes réglementaires pris par le gouvernement d’Elisabeth Borne voilà près de trois ans, et subrepticement publiés au JO les 30 et 31 décembre 2022. Bien souvent, la #réglementation est à la loi ce que la contrebande est au commerce.

    Avant l’entrée en vigueur de ces textes (le décret n° 2022-1720 du 29 décembre 2022 et de l’arrêté du 30 décembre 2022 « modifiant l’arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine »), les métabolites de pesticides « non pertinents » (présumés sans danger) ne devaient pas excéder une concentration de 0,9 microgramme par litre (µg/l) dans l’eau distribuée. Sauf à ce que celle-ci ne soit plus conforme à la réglementation. Au-dessus de ce seuil, les collectivités disposaient d’une période de trois ans, renouvelable une fois, soit six ans au total, pour remettre l’eau distribuée en conformité avec les critères de qualité. Cette mesure de précaution reposait sur un constat simple : le classement d’un métabolite comme « non pertinent » dépend d’une procédure rudimentaire n’assurant pas, à elle seule, une preuve d’innocuité.

    Tout cela a pris fin sans publicité ni information, sans explications ni délibération, pendant les préparatifs de la Saint-Sylvestre 2022. (...)

    Question du Monde à la direction générale de la santé (DGS) : « Combien de temps un métabolite non pertinent peut-il rester au-dessus de 0,9 µg/L sans que des restrictions de consommation soient édictées ? » Réponse : « La gestion est laissée à l’appréciation des autorités locales. » Quelles instructions ont-elles été données à celles-ci ? Réponse de la #DGS : _« Ce courrier, adressé aux préfets, n’est pas public. Que peut-il bien y avoir de confidentiel là-dedans ? Lorsque la discrétion ne suffit plus, il reste le secret.

    [...]

    (...) en juin, un comité d’experts de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (#Anses) a classé « non pertinent » le principal métabolite du glyphosate, l’AMPA. Cette décision, dont s’est désolidarisé l’un des membres du groupe de travail, repose largement sur les données fournies par l’industrie. Mais d’autres institutions – comme le Centre international de recherche sur le cancer en 2015, ou l’Inserm en 2021 – estiment que les éléments de preuve disponibles dans la littérature scientifique penchent pour la plausibilité d’un risque, notamment génotoxique, de l’AMPA. A tout le moins, il y a donc débat.

    https://justpaste.it/9tdwd

    #eau_potable #omerta #décret #contrôle_sanitaire #pesticides #PFAS #glyphosate #santé #cancer

    • Pollution de l’eau potable : le casse-tête des pour réduire les risques
      https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2025/03/08/en-bouteille-ou-au-robinet-l-eau-rend-parano-tous-les-deux-mois-on-nous-anno

      La qualité de l’eau en bouteille ou au robinet ne va plus de soi et oblige chacun à trouver des solutions pour boire sans trembler. Mais la filtration miracle ne coule pas de source.

      De semaine en semaine, l’eau devient une source grandissante d’inquiétude pour les Français qui s’informent. Mai 2024 : les pesticides et leurs sous-produits, apprend-on, sont présents dans 97 % des stations de contrôle des eaux souterraines, et dépassent les normes dans près de 20 % d’entre elles. Novembre : les ressources hydriques sont massivement contaminées par le TFA (acide trifluoroacétique), polluant éternel issu de la dégradation d’un pesticide reconnu comme #perturbateur_endocrinien. Le même mois, trois inspections générales soulignent l’échec global de la protection de l’eau potable : pour au moins dix millions de Français, sa qualité n’est plus garantie. En décembre, bouquet final : les trois quarts des sols français sont contaminés par les #microplastiques, nouvelle menace pour les #nappes_phréatiques.

      Aussi l’appel à témoignages sur la #qualité_de_l’eau de boisson, lancé début février sur Lemonde.fr, a-t-il mesuré le désarroi de nos lecteurs, qui oscillent entre peur et colère, partageant les mêmes sentiments d’impuissance et de trahison, une semblable défiance vis-à-vis de politiques jugés inactifs. « On m’a toujours affirmé que l’eau de Paris était extrêmement surveillée, rappelle Céline Galliot, 59 ans. Mensonge, mensonge, mensonge ! Allons-y gaiement pour l’empoisonnement généralisé ! » « Tous les deux ou trois mois, on nous annonce un nouveau polluant, déplore Dominique Chalençon, retraité alsacien. La santé des Français semble bien passer derrière les affaires. Nos pauvres enfants… » « Qu’est-ce qui est moins mauvais pour ma santé ? L’eau de source avec des microplastiques ou l’eau du robinet avec du chlore et des pesticides ? », interroge, furax, Valérie Lasserre, 52 ans, consultante en stratégie.

      [...]

      (...]taper « #filtration eau » sur un moteur de recherche conduit à une autre noyade : des centaines de marques proposent leurs systèmes de filtration individuelle sur des sites alliant jargon d’ingénieurs chimistes et propos alarmistes. « Filtrabio-100 est équipé d’un dynamiseur couplant un puissant champ magnétique à un vortex », lit-on, peu éclairé.
      Des listes sans fin de polluants censément éliminés donnent des sueurs froides. D’urgence, acheter ! « En 2024, filtrer son eau du robinet n’est plus une option, c’est un devoir pour votre santé et pour notre planète », intiment, sur leur site, les créateurs des #filtres_à_eau Pureva – lancés en 2023 par deux vingtenaires martiniquais biberonnés au chlordécone, cet insecticide jadis pulvérisé dans les bananeraies. Leur système s’accroche au robinet, d’autres ressemblent à de grosses bonbonnes métallisées, ou encore à des unités centrales d’ordinateur. L’on vous parle de #microfiltration au charbon actif, d’#osmose_inverse, de cartouches à changer continuellement… Une certitude : la déco de la cuisine ouverte sera ruinée. Puis une deuxième : il va falloir payer.

      [...]

      Dorénavant, il faudrait donc se débrouiller seul, s’offrir le luxe d’une eau saine, se fier à des entreprises privées dont on ne comprend guère le propos et redoute l’appât du gain… (...)

      (...) l’avenir s’annonce radieux pour les marchands d’osmoseurs

      https://justpaste.it/b1zqm

      Peut-on traiter efficacement son eau du robinet ?
      https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2025/03/07/peut-on-traiter-efficacement-son-eau-du-robinet_6576876_4497916.html

      Des graines de Moringa à l’osmose inverse, en passant par les filtres au charbon actif, plusieurs systèmes permettent d’éliminer certaines molécules, pour des efficacités et des coûts disparates.

      https://justpaste.it/9sk8s

      (un article pour propriétaires, façon Le Monde)

      #or_bleu #eau_en_bouteille #nanoplastiques #contaminations_bactériologiques #consommation #filtres_au_charbon_actif

    • Eau de pluie récupérée, filtrée, potabilisée : la ruée des particuliers sur l’or bleu
      https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2024/01/20/eau-de-pluie-recuperee-filtree-potabilisee-la-ruee-des-particuliers-sur-l-or

      Les sécheresses à répétition, avec leur cortège d’interdictions, et les alertes sur la pollution des nappes phréatiques persuadent de plus en plus de Français d’équiper leur maison pour récupérer l’eau de pluie, voire la rendre potable pour la consommer. Une installation vertueuse, mais coûteuse et techniquement délicate.

      Chaque Français consomme en moyenne 148 litres d’eau potable par personne et par jour, renseigne le C.I.eau, contre 106 litres en 1975. Des flots et des flots consacrés à l’hygiène, au nettoyage (pour 93 %), bien peu à la boisson ou à la cuisine (7 %). « Les besoins en eau des ménages peuvent être couverts quasiment à moitié par l’eau de pluie », jauge Bertrand Gonthiez, expert en gestion des eaux pluviales, auteur de Récupérer et utiliser l’eau de pluie (Eyrolles, 2007, 4e édition). « Ces dernières années, note-t-il, suite aux #sécheresses sévères, des particuliers en nombre grandissant ont souhaité réutiliser l’eau de pluie, au jardin d’abord, puis dans leur maison. Ils anticipent l’avenir. L’eau de pluie est disponible, pourquoi ne pas l’utiliser ? »

      [...]

      Bref, résume l’ingénieur Bertrand Gonthiez, « l’autonomie peut faire rêver, mais elle n’est pas à la portée de tout le monde ». Charge aux détenteurs d’installations autonomes, selon lui, d’exercer « une surveillance régulière, extrêmement rigoureuse, avec des analyses périodiques de l’eau par un laboratoire agréé », de changer régulièrement les filtres – ce qui coûte –, d’investir dans une citerne enterrée, de ne surtout pas se contenter des cuves en plastique exposées à la lumière et à la chaleur, complète Rémi Richart, et de « bien différencier l’eau récupérée de l’eau du réseau ». « Ce qui est simple dans une maison neuve, mais compliqué dans une vieille maison. Le danger, c’est que souvent les gens lancés dans l’autonomie n’ont pas beaucoup d’argent. » Pour trinquer à l’eau de récupération, il faut pouvoir se payer le champagne…

      https://justpaste.it/cukgt

      #eau_de_pluie #récupération_d'eau_de_pluie #cuves #potabilisation

  • Lieferando workers assembly in Potsdam
    https://de.labournet.tv/en/videos/lieferando_potsdam

    Les conditions de travail chez les plateformes de livraison sont pires qu’en Turquie. Il n’y a pas de contrat de travail, les salaires sont payés en.liquide, il n’y a ni vacances ni arrêt maladie, tu paies pour l’app, on exige cent pour cent de disponibilité et on licencie en bloquant l’accès à l’app.

    https://media.labournet.tv/Lieferando_Betriebsversammlung_in_Potsdam_high_quality.mp4

    Tout marche par plusoeirs niveaux de sous-entreprises qui servent de bouclier de protection contre de l’imposition drs normes légales par les tribunaux. Létat allemand se comporte en bon capitaliste idéel et fait tout pour rendre impossible que les ouvriers se défendent.

    2025

    “I don’t want to work when I’m sick, but I will be forced to do that.” (from the video)

    Liefando will cut 2000 jobs in Germany and make people work for it through a system of criminal subcontractors. The Lieferando Workers’ Collective, which has the majority in the Lieferando works council for Berlin and Potsdam, is organising resistance against this.

    On 27 September, there will be a Riders Block at the We’ll come united demonstration in Berlin. The demonstration will begin at 11 a.m. at Oranienplatz and end at 3 p.m. at Strausberger Platz. It will pass by the Lieferando headquarters on Schlesische Straße, where there will be a rally. Please contact us if you would like to support the mobilisation or document it on video: info@labournet.tv

    #Allemagne #Potsdam #droit_du_travail #plateformes #riders #travail #exploitation #services_de_livraison

  • Wie die Eigentümerin der Villa Adlon zur Genetikerin der Neuen Rechten wurde : Was will Mathilda Huss ?
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/mathilda-huss-zu-besuch-bei-der-genetikerin-der-neuen-rechten-li.23

    Un peu de sociologie des riches : à Potsdam la propriétaire de l’ancienne villa de la famille Adlon a marre des égomanes de droite, surtout après les dommages que les stars de la nouvelle droite lui ont causé.

    Mathilda Huss a obtenu un doctorat en biologie qu’elle a su monnayer à travers des brevets. Elle défend des positions politiques ségrégationnistes et eugénistes qui la rendent compatible avec l’extrême droite. Pourtant elle ne se considêre pas comme d’extrême droite sans doute à cause de questions de culture et du mauvais comportement des hommes de droite.

    8.8.2025 von Niklas Liebetrau, Wiebke Hollersen - In ihrem Potsdamer Landhaus fand das Treffen statt, das Correctiv aufdeckte. Jetzt fühlt sich Huss von Verbündeten verraten, vor allem von ihrem Ex – Maximilian Krah. Ein Besuch.

    Mathilda Huss betritt das Landhaus Adlon durch die Hintertür. Auf Plateaupumps läuft sie durch enge Flure und Säle, von denen der Blick über den Garten zum Lehnitzsee reicht. Ihre Schritte hallen durch das leere Haus. Es ist ein kühler Junitag, im Innenhof sitzen zwei Männer im Bademantel. Hotelgäste, die einzigen weit und breit.

    Huss erzählt von großen Hochzeiten, die früher hier gefeiert wurden. Von Sängern und Models, die für ein Wochenende kamen, gut zahlende Gäste. Sie lacht bitter. „Solche Hochzeiten gibt es zurzeit weniger.“ Wer will schon an einem Ort heiraten, von dem Politiker bis heute behaupten, hier seien Deportationen geplant worden?

    Sie wirkt jünger als Mitte fünfzig, um den Hals trägt sie ein kleines blaues Kreuz. Das Landhaus gehört ihr und dem Vater ihrer Söhne, dem Potsdamer CDU-Politiker Wilhelm Wilderink. Sie sind seit zehn Jahren getrennt, leben aber noch zusammen in einer Villa gleich nebenan. Als sie das Anwesen vor vierzehn Jahren kauften, begleitete sie der RBB für eine TV-Serie bei der Sanierung: „Mein Traumhaus mit Geschichte“. Die Villa wurde in den Zwanzigern von der Hoteliersfamilie Adlon gebaut.

    Medien schrieben, sie vertrete eine gefährliche Rassenideologie

    Vor anderthalb Jahren war das Landhaus wieder in den Medien. Diesmal bundesweit, im Zentrum eines Skandals, der bis heute nachwirkt. Die Rechercheplattform Correctiv hatte über ein Treffen der rechten Szene in der Villa berichtet – das „Potsdamer Geheimtreffen“. Der identitäre Aktivist Martin Sellner habe dort einen „Masterplan zur Remigration“ vorgestellt, schrieben die Journalisten, zur Vertreibung von Migranten aus Deutschland, auch Menschen mit deutschem Pass.

    Der Aufschrei war groß. Nancy Faeser, damals Innenministerin, sprach von einer neuen Wannseekonferenz, als sei im Landhaus Adlon ein zweiter Holocaust geplant worden. Millionen gingen auf die Straße, sogar Olaf Scholz, der Kanzler. Eine neue Debatte über die AfD entbrannte.

    Auch Mathilda Huss geriet in den Fokus. Medien schrieben, Huss, die promovierte Biologin, vertrete „eine gefährliche Rassenideologie“. Schon vor dem Correctiv-Artikel hatte Die Zeit berichtet, Huss sei von der „Überlegenheit der weißen Rasse“ überzeugt und glaube, dass sich in westlichen Gesellschaften schädliche Gene durchgesetzt hätten. Huss wies das zurück und drohte mit juristischen Konsequenzen. Im sächsischen Reinsberg, wo sie ein Schloss gekauft hat, fragten Reporter nach der „ominösen“ Investorin.

    Sie steht jetzt in dem Saal mit Seeblick, in dem an jenem Novembertag die Teilnehmer beim Frühstück standen. Sie habe das Hotel schon damals nicht selbst geführt, habe nicht zu dem Treffen eingeladen und auch die Liste der Gäste nicht gekannt, sagt Huss. Sie sei eingeladen gewesen, wollte erst gar nicht teilnehmen.

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    Das Landhaus Adlon, in dem im November 2023 das Potsdamer Treffen stattfand.Maurice Weiss/Ostkreuz

    Der weltweite Stimmungswandel nach rechts

    Doch sie hat teilgenommen. Und jetzt will sie reden. Über das Treffen, über den Correctiv-Artikel, der den Ruf ihres Hauses beschädigte, und nach dessen Erscheinen ihre Familie bedroht wurde. Aber es geht ihr auch um Größeres. Um ihre eigenen politischen Ideen, die, wie sie sagt, auf Erkenntnissen der Genetik gründeten. Sie will ein Buch schreiben. Und sie fürchtet, dass ihr jemand zuvorkommt. Ein Mann, auf den sie lange gesetzt hat und dem sie damals, vor anderthalb Jahren, sehr nahe stand: Maximilian Krah, einer der umstrittensten Politiker der AfD.

    Krah sorgte zuletzt für Schlagzeilen, weil er den Kurs seiner Partei verändern will. Mathilda Huss hat das alarmiert, denn sie ist der Ansicht, dass Krah ihre Ideen verkaufe. Deshalb will sie selbst in die Öffentlichkeit. Sie befindet sich in einer Art Wettrennen mit Krah, so klingt es. Und damit das überhaupt jemand mitbekommt, spricht sie jetzt mit Journalisten.

    Sie gewährt damit Einblicke in eine Welt, die in Deutschland noch weit vom Mainstream entfernt scheint, aber global rasant an Einfluss gewinnt. Es ist eine kulturelle Verschiebung nach rechts, die in den USA sogar schon einen Namen hat: Vibe shift, Stimmungswandel. In diesem neuen Vibe stampfen Konzerne Diversitätsprogramme ein. Und eine Jeansmarke wirbt mit der blonden, blauäugigen Schauspielerin Sydney Sweeney und spielt dabei mit den im Englischen gleich klingenden Worten Jeans und Genes. Ein Gag, eine Provokation. Aber der Glaube an die allumfassende Macht der Gene scheint zurück.

    Mathilda Huss redet schnell, springt oft von einem Thema zum nächsten. Vom Treffen im Landhaus Adlon über genetische Studien zu ihren Schwierigkeiten, ein Buch auf Deutsch zu schreiben, weil sie so lange in England gelebt hat. Sie lacht, wirkt freundlich und offen. In Deutschland ist sie eine Vordenkerin des Stimmungswandels nach rechts. Eine Frau mit Ambitionen. Und ihre Verbindungen reichen weit ins konservative bis liberale Lager. Hans-Georg Maaßen, den ehemaligen Verfassungsschutzchef, nennt sie einen Freund. Sie habe schon bei vielen Parteien Vorträge gehalten, sagt sie.

    Mit der Neuen Rechten aber hat sie seit dem Treffen in ihrem Hotel gebrochen. „Ich habe jeden Respekt vor denen verloren!“

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    Blick von Huss Villa auf den Lehnitzsee in Potsdam.Maurice Weiss/Ostkreuz
    „Geheimtreffen, was für ein Quatsch“

    Sie läuft durch den Garten hinter dem Landhaus, vorbei an blühenden Hortensien, betritt über eine Terrasse die Küche ihrer privaten Villa. Wieder kommt sie auf den Correctiv-Artikel zu sprechen. „Geheimtreffen, was für ein Quatsch“, sagt sie. Sie sei damals geblieben, weil ihr ein Hotelgast auffiel, der in den Räumen herumschlich, aber nicht zu den geladenen Teilnehmern gehörte. Er habe unaufrichtig gewirkt, sein Gang, seine Körperhaltung. „Das war eine Zecke“, sagt sie. Später erkannte sie ihn auf Bildern: Jean Peters, Aktionskünstler und Journalist bei Correctiv.

    Mehrfach habe sie ihn weggeschickt, sagt sie. Von dem, was bei dem Treffen besprochen wurde, habe er kaum etwas mitbekommen. Allenfalls den Vortrag von Martin Sellner über Remigration, die Fragen danach. Aber das sei nicht „Sinn und Anlass der Veranstaltung“ gewesen, sagt sie. „Es ging um die Finanzierung alternativer Medienprojekte, man wollte Sponsoren dafür finden.“

    Auch Wilhelm Wilderink, ihr früherer Partner, ärgert sich über die Berichterstattung, wirft Correctiv die Skandalisierung einer Veranstaltung vor, die „verfassungskonform“ gewesen sei. Niemand habe über Deportationen gesprochen, wie manche Politiker das öffentlich behaupteten, geschweige denn solche geplant. Weder Staatsanwaltschaft noch Verfassungsschutz hätten je Vorwürfe oder Anklage erhoben. „Das allein widerlegt Correctiv.“ Wilderink kämpft bis heute gegen den Versuch der CDU Potsdam, ihn wegen des Treffens auszuschließen.

    Correctiv hat inzwischen selbst über einen Anwalt eingeräumt: Ein „planvolles Vorgehen“ sei allenfalls bei Sellner und dem Veranstalter, dem Zahnarzt Gernot Mörig, erkennbar gewesen. Die übrigen Teilnehmer hätten bloß zugehört. Der Journalist Jean Peters sagte der Zeit Anfang des Jahres, das Wort „Vertreibung“ sei im Landhaus Adlon nie gefallen. Aber natürlich sei es so gemeint gewesen. Es ist diese Interpretation, die öffentlich hängen blieb.

    Maximilian Krah und ein Gerücht in der rechten Szene

    Mathilda Huss sagt, sie finde noch etwas anderes an dem Bericht seltsam: Dass Maximilian Krah nicht erwähnt wurde, obwohl er an jenem Wochenende ebenfalls vor Ort gewesen sei. Krah war schon damals nicht irgendwer, sondern AfD-Spitzenkandidat für die Europawahl.

    Huss lernte ihn im Sommer 2022 näher kennen. Sie habe bei einer Veranstaltung einen Vortrag gehalten, er sei danach auf sie zugekommen. Und sehr interessiert an ihrem Thema gewesen, den genetischen Unterschieden zwischen Gruppen von Menschen. Krah und Huss kamen sich näher. Sie zeigt Chats und Selfies, die er ihr aus dem EU-Parlament schickte. Oft sei er noch spät abends zu ihr gefahren, sagt sie. Teilweise hunderte Kilometer. Wie auch an jenem Wochenende.

    In der rechten Szene kursiert schon seit längerem ein Gerücht. Es besagt, dass Krah absichtlich in dem Artikel von Correctiv nicht erwähnt wurde. Und das, obwohl es Bilder einer Überwachungskamera gibt, die ihn am Sonntagmorgen nach dem Treffen vor dem Landhaus Adlon zusammen mit Teilnehmern zeigen. Direkt vor dem Fenster des Journalisten Jean Peters hätten sie gestanden, sagt Huss. Zwischen zwei Kameras, die Greenpeace in Autos versteckt hatte. „Ich verstehe nicht, wie sie Krah übersehen konnten.“ Wurde Krah von Correctiv aus dem Skandal herausgehalten? Oder versucht Huss, ihn jetzt hineinzuziehen?

    Krah hat längst eingeräumt, dass er an jenem Morgen vor Ort war. Die Gründe seien „Privatsache“, sagt er. Er sei kein Teilnehmer des Treffens gewesen, habe auch nicht im Landhaus Adlon übernachtet. Correctiv erklärt: „Unser Reporter hat Maximilian Krah in Potsdam nicht gesehen.“ Auch auf dem eigenen Foto- und Videomaterial sei er nicht zu erkennen gewesen. Nachdem entsprechende Bilder öffentlich wurden, habe man darüber berichtet.

    Wenn Huss über Krah spricht, klingt sie enttäuscht. Nicht nur über das Ende ihrer Affäre, sondern auch über eine entgangene Chance. „Ich dachte, wir könnten echt etwas bewegen“, sagt sie. Er, der wortgewandte Politiker. Sie, die Biologin mit provokanten Thesen.

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    Mathilda Huss in ihrer privaten Villa, die neben dem Landhaus Adlon am Lehnitzsee liegt.Maurice Weiss/Ostkreuz

    „Ein Mann, ein Wort, habe ich zu ihm gesagt“

    Man muss Mathilda Huss nicht fragen, wo sie politisch steht. Sie sagt von selbst: „Natürlich bin ich rechts.“ Wenn sie aus ihrem Leben erzählt, klingt es, als habe alles auf diesen Satz hingeführt. Das erste Buch, das sie gelesen habe, sei „Quo vadis“ gewesen, ausgerechnet, ein Roman über die Christenverfolgung im Alten Rom. Zuvor, sagt sie, habe sie nie Lust gehabt zu lesen.

    Sie erzählt von ihrem Vater, einem konservativen Öko, der ständig vor dem Klimawandel warnte und sich mit Solarenergie befasste. Und davon, wie sie sich schon als Schülerin im Bergischen Land mit Feministinnen stritt, weil die „männliche Eigenschaften entwickeln“ wollten. Männer und Frauen seien verschieden, sagt sie, mit unterschiedlichen Aufgaben und Bedürfnissen. Die Gleichmacherei lehne sie ab. Später war sie in der Kölner Kunstszene unterwegs. Ihr damaliger Freund, ein Schriftsteller, habe sie immer als „meine rechte Freundin“ vorgestellt. Das mochte sie nicht: „Ich spreche lieber für mich selbst.“

    Sie studierte Mathematik und Biologie in England, promovierte, forschte zu Hirnphysiologie, verdiente viel Geld mit Patenten, arbeitete am Institut für experimentelle Psychologie einer Elite-Universität. Sie habe die Wissenschaftsfreiheit und geistige Offenheit dort geliebt, sagt sie. Den interdisziplinären Austausch. Die Freiheit, Fragen zu stellen. An den Klimawandel, vor dem ihr Vater warnte, glaubt sie nicht mehr. In England begann sie auch, sich mit Genetik zu befassen.

    Lange suchte sie nach einer Partei, die ihre Ziele teilte. Zunächst fand sie die Piraten, erst in England, dann in Deutschland, wohin sie zurückgekehrt war, um eine Familie zu gründen. Die Piraten kämpften für Anliegen, die auch ihr wichtig sind: radikale Transparenz, die Offenlegung von Daten, Schutz vor staatlichem Zugriff. Sie half beim Aufbau der Open Knowledge Foundation mit, die die Plattform „Frag den Staat“ betreibt. Doch bald, sagt sie, seien die Piraten nach links abgedriftet. „Da hatte ich nichts verloren.“ Die CDU erschien ihr zu starr, zu konservativ. 2018 entdeckte sie die AfD. Dort, so dachte sie, sei man basisdemokratisch, wolle mit alten Strukturen brechen. Das gefiel ihr.

    Mitglied wurde sie nicht, aber sie näherte sich der Partei, deren Umfeld. Sie hielt Vorträge, trat in rechten Podcasts auf. Als sie Maximilian Krah kennenlernte, schien sich alles zu fügen. Er habe ihr versprochen, ihr mit dem Buch zu helfen, an dem sie seit langem arbeitet. Nur deshalb habe sie ihm Argumente für seine Reden geliefert. „Wir hatten einen Vertrag per Handschlag. Ein Mann ein Wort, habe ich zu ihm gesagt.“ Den Deal habe Krah gebrochen.

    Krah bestreitet das. Es sei zwar richtig: „Ich habe Mathilda Huss angeboten, bei ihrem Buch zu helfen, weil sie allein damit nicht fertig wurde.“ Aber einen Deal habe es nicht gegeben. Im Januar 2024 beendete Huss die Verbindung. In diesem Jahr hörte sie dann von seinen neuen Ideen.

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    AfD-Politiker Maximilian Krah. Huss und Krah standen sich nah und haben sich inzwischen überworfen.Thomas Meyer/Ostkreuz

    Krah’s neue Idee für die AfD

    Krah will, dass die AfD sich vom Konzept der Remigration, so wie es Sellner propagiert, verabschiedet. Also von der Idee, auch deutsche Staatsbürger mit Migrationshintergrund zur Ausreise zu drängen. Das sei verfassungsfeindlich und führe zu einem Parteiverbot, so Krah. Seinen Sinneswandel erklärte er zum ersten Mal ausgerechnet bei Correctiv. Einem Medium, das seit dem Bericht über das Treffen im Landhaus Adlon in der AfD und ihrem Umfeld verhasst ist.

    Seiner Partei hat er folgendes neues Konzept vorgeschlagen: Die Menschen in Deutschland sollten künftig in nach Herkunft getrennten Welten leben. Nebeneinander, nicht miteinander. Deutsche ohne Migrationshintergrund, Deutsche mit türkischen Wurzeln, syrische oder ukrainische Einwanderer – jede Gruppe solle unter sich bleiben. Der Staat solle sich heraushalten. Keine Quoten, keine Förderprogramme, keine staatlich gesteuerte Integration. Assimilation lehnt Krah ab. Das seien die Ideen, die von ihr stammen, sagt Mathilda Huss.

    Ein paar Wochen später, bei einem zweiten Besuch im Juli, ist sie noch aufgebrachter. Sie hat von einem Vortrag erfahren, den Krah im Bundestag vor der AfD-Fraktion gehalten hat, darin „ganz viel von meinem Zeug“, sagt sie. Dass Krah damit nun Schlagzeilen macht, während sie weiter mit ihrem Manuskript kämpft, empfindet sie als Verrat. Er liegt im Wettrennen vorn.

    Es ist früh am Morgen. Huss steht im schwarzen Kleid auf der Terrasse ihrer Villa. Sie müsse gleich los, nach Norddeutschland, einer Tante beim Umzug helfen. Auf einem Teller liegt eine Scheibe Vollkornbrot, daneben stehen zwei Becher mit kaltem Fertigkaffee. Sie hat nicht gefrühstückt und wird es in der nächsten Stunde auch nicht tun.

    Sie wirkt fahrig, wie unter Strom. Wegen Krahs zweitem Buch, das er immer wieder ankündigt. Ob es überhaupt erscheint, ist unklar. Krah hat sich mit Götz Kubitschek überworfen, seinem Verleger aus Schnellroda. Auch Huss hatte darauf vertraut, dass Kubitschek ihr Buch verlegt. Er habe sie jahrelang dazu gedrängt, sagt sie. Doch nun gehört auch er zu den Männern, von denen sie sich verraten fühlt. Man kommt kaum hinterher bei dem Tempo, in dem sich die rechte Szene zu zerstreiten scheint.

    Krah sagt zum Vorwurf, er klaue Mathilda Huss’ Ideen, sie habe ihm „in einigen genetischen Fragen die Augen geöffnet”. Doch was er daraus mache, stamme allein von ihm. Sein künftiges Buch werde viele Themen behandeln, Genetik sei keines davon.

    Der neue, alte Glaube an die Macht der Gene

    Ihr eigenes Manuskript sei inzwischen auf 1200 Seiten angewachsen, sagt Huss. Veröffentlichen wolle sie aber nur 200. In ihrem Kopf scheint alles längst fertig. Einer ihrer Kernsätze lautet: „Wir machen Politik auf Basis eines völlig falschen Menschenbilds.“

    Der Satz lässt schon erahnen, wie radikal Huss denkt, wie dringend sie mit der liberalen Gegenwart brechen möchte. Sie holt einen Stapel Papier, eine Übersicht ihrer Thesen, „vertraulich zu behandeln“. Dann wirft sie Begriffe in den Morgen am See, „Blank-Slate-ism“, „genetische Bedingtheit“, „erweiterter Phänotyp“.

    Der erste Begriff spielt auf eine Vorstellung an, die in der zweiten Hälfte des 20. Jahrhunderts weit verbreitet war. Er besagt, dass Kinder als blank slates, unbeschriebene Blätter, zur Welt kommen. Allein Bildung, Erziehung und andere äußere Einflüsse formten den Menschen, so die Annahme. Heute gilt das als überholt. Man weiß, dass Gene eine große Rolle spielen, nicht nur für das Aussehen und die Krankheitsrisiken eines Menschen, sondern auch für Verhalten und Intelligenz. Je älter ein Mensch wird, desto stärker zeigt sich der Einfluss der Erbanlagen. Aber Menschen werden auch durch ihre Lebensumstände geprägt.

    Es sei vorteilhaft, so Huss, wenn jemand sein Leben so gestalten könne, wie es zu seinen angeborenen Neigungen passe. Doch genau das werde politisch nicht mitgedacht. Die Idee vom unbeschriebenen Blatt halte sich hartnäckig. Das sehe man an all den Förderprogrammen, die es gebe. Sie verweist auf Studien, die zeigen, dass Kinder aus einkommensschwachen Familien durch Förderung zwar kurzfristig in IQ-Tests oder beim Lesen besser werden, die Effekte dann aber wieder nachlassen. Leselust brauche eine genetische Komponente, um erweckt zu werden, sagt Huss. Man könne so etwas nicht erzwingen.

    Und sie geht noch einen Schritt weiter. Vom einzelnen Menschen zur Gruppe. Was für Individuen gelte, gelte auch für sogenannte Erbgemeinschaften, für „Populationen“, sagt sie. Auch zwischen ihnen gebe es bedeutsame genetische Unterschiede. Manchmal redet sie auch von „Stämmen“, selbst wenn es um Menschen in Deutschland geht.

    Dem wissenschaftlichen Konsens entspricht das nicht. Huss sagt dazu, Erkenntnisse zur „Wirkmächtigkeit der Gene“ würden zensiert. Fragt man sie nach den Grundlagen für ihre Ideen, verweist sie auf anerkannte Evolutionsbiologen, deren Thesen sie „einfach konsequent weitergedacht“ habe. Auf Richard Dawkins etwa. Der Brite prägte das Konzept des „erweiterten Phänotyps“, das er am liebsten mit Bibern erklärt. In Bibern wirken Gene, die bestimmen, wie der Biberbau aussieht, so Dawkins. Und wie der Biber baue auch der Mensch seine Umwelt seiner Veranlagung gemäß, sagt Huss, „wenn man ihn nur lässt“. Ganze Kulturen, so klingt es bei ihr, seien im Prinzip Ausdruck eines gemeinsamen Genpools, auch Architektur, Moral, politisches Denken.

    Sie tausche sich mit anderen Wissenschaftlern aus, zu diesen und anderen umstrittenen Themen. Sie wolle niemanden in die Medien zerren, sagt sie. Ein paar Namen nennt sie schließlich doch. Die Amerikaner William Happer und Richard Lindzen, die bestreiten, dass der Mensch den Klimawandel verursache. Und den Dänen Emil Kirkegaard, der oft bei ihr in Potsdam sei, seit er mit ihrem Au-pair zusammen sei. Der 31-Jährige beschäftigt sich auf seinem Blog unter anderem mit Rassentheorien oder der Frage, ob Linke zu psychischen Krankheiten neigen. Huss nennt ihn schlau, seine politischen Positionen aber seien ihr undurchsichtig. Seine Sicht auf die Welt habe wenig mit ihrer gemein.

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    Detail aus der privaten Villa von Huss, in der sie mit ihrem früheren Partner und den gemeinsamen Söhnen lebt.Maurice Weiss/Ostkreuz

    Deutschland sei noch geprägt von der „Stammesstruktur“

    Bleibt die Frage, wohin ihre eigene Weltsicht politisch führen soll? Mathilda Huss beantwortet sie am Telefon. Es ist Ende Juli, sie ist mit ihren Kindern erst nach China gereist, wo sie die Überwachung und den eingeschränkten Zugang zum Internet fürchterlich fand, und dann nach Japan, obwohl sie eigentlich an ihrem Buch arbeiten wollte. Sie habe schon wieder einen Podcast gehört, in dem Krah ihre Thesen vertrete, sagt sie.

    Die Konsequenzen dieser Thesen seien klar, sagt sie. Es gebe keine Assimilation. Menschen aus verschiedenen Kulturen könnten und sollten sich einander nicht anpassen. Stattdessen sollten sie in selbstverwalteten Einheiten leben, in Communitys. Sie nennt diese Idee „Subsidarität“. Deutschland, sagt Huss, sei immer noch geprägt von „der Vergangenheit der Stammesstruktur“. Und so soll es aus ihrer Sicht womöglich auch wieder sein.

    Das klingt tatsächlich sehr nach dem, was Krah nun vorschlägt. Und was einige Beobachter als gemäßigte Position innerhalb der AfD verstehen. Als eine Abkehr vom völkischen Denken, weniger menschenfeindlich als Martin Sellners Konzept der Remigration. Aber stimmt das?

    Auch Huss ist für „Rückführungen“ von Migranten aus Deutschland, für strengste Grenzschließungen, genauso wie Krah. Sie sagt: „Ich halte Deutschland für deutlich überfremdet.“ Menschen verschiedener Herkunft, so klingt es, sollen nur auf einem Staatsgebiet leben, wenn es gar nicht anders geht. Im schlimmsten Fall. Und der scheint für Huss jetzt eingetreten.

    Im Kern verfolgen sie alle dasselbe Ziel, Huss, Krah, Sellner, die Neue Rechte weltweit: Sie wollen die Menschheit wieder in Gruppen, Populationen oder Ethnien aufteilen, voneinander getrennt halten, sich für die eigene Gruppe einsetzen. Krah formuliert jetzt für die AfD, was politisch und juristisch anschlussfähig klingt. Huss liefert den wissenschaftlich wirkenden Unterboden.

    Welcher Gruppe gehört sie selbst eigentlich an? Mit wem würde sie in ihrer erträumten Welt leben wollen? Das sei schwierig, sagt Mathilda Huss. In ihr fänden sich verschiedenste Einflüsse, norddeutsche und süddeutsche, sie sei „ein Mix“. Sie selbst also gehört, genetisch betrachtet, zu gar keiner Gruppe.

    #Allemagne #Potsdam #nantis #hôtel #luxe #doite #extrême_droite #eugénisme #biologie #féminisme

  • Das alte Berliner Geheimratsviertel
    https://das-blaettchen.de/2024/11/das-alte-berliner-geheimratsviertel-70253.html

    4.11.2024 von Mathias Iven - 27. Jahrgang | Nummer 23

    Städte verändern sich. Neues wird gebaut, Vorhandenes wird umgestaltet und manchmal verschwindet sogar ein ganzes Quartier. So geschehen mit dem im 19. Jahrhundert vor den Toren der Stadt entstandenen, zwischen Tiergartenstraße und Landwehrkanal gelegenen Tiergartenviertel, das einstmals eine der vornehmsten und wohlhabendsten Wohngegenden Berlins war.

    Der Bebauungsplan für das sogenannte „Geheimratsviertel“ stammte von Peter Joseph Lenné. Namhafte Architekten wie Ludwig Persius oder Friedrich Hitzig waren für die Ausführung verantwortlich. Zum Mittelpunkt des rasch wachsenden Wohnviertels wurde der Matthäikirchplatz mit der 1846 nach dem Entwurf von Friedrich August Stüler fertiggestellten und eingeweihten St. Matthäus-Kirche. Schon bald zog es all diejenigen dorthin, die es sich leisten konnten: Industrielle, Professoren, Politiker, Kunsthändler, Galeristen, Verleger, Schriftsteller und Künstler. Die Liste der Bewohner liest sich wie das Who’s Who der damaligen Berliner Prominenz.

    Adolph Menzel wohnte und arbeitete in der Sigismundstraße, Leopold Ullstein bezog ein Haus in der Tiergartenstraße. Der Archäologe Ernst Curtius und der Ägyptologe Carl Lepsius lebten dort. Fontane und seine Familie fanden eine Wohnung in der Potsdamer Straße, und auch die Schriftstellerkollegen Gabriele Tergit und Carl Zuckmayer zog es in diese Gegend. Im Herbst 1898 gründeten die Cousins Bruno und Paul Cassirer die „Bruno & Paul Cassirer, Kunst- und Verlagsanstalt“, deren Räumlichkeiten von dem belgischen Architekten Henry van de Velde ausgestaltet wurden. Herwarth Walden eröffnete 1912 die Galerie „Der Sturm“, und nach dem Ersten Weltkrieg lud Alfred Flechtheim erstmals in seine Galerie am Lützowufer ein.

    Soziale Kontakte wurden vorzugsweise in den Salons gepflegt. Als eine „Form privater Öffentlichkeit“ wurden sie vor allem zur „Bühne für die Emanzipationsbestrebungen von Frauen“. In der Matthäikirchstraße traf man sich bei der Schriftstellerin Fanny Lewald, Elisabeth Lepsius öffnete die Türen zur „Casa Lepsia“ in der Bendlerstraße und Marie von Bunsen lud in die Königin-Augusta-Straße ein. Zu den Gastgeberinnen gehörten zudem die Schriftstellerinnen Bettina von Arnim, Marie von Olfers und Wilhelmine Bardua sowie die Kunstsammlerin Felicie Bernstein. Die Zusammenkünfte bei der Letztgenannten trugen im Übrigen entscheidend zur Gründung der Berliner Secession bei. Beim späteren Reichsaußenminister Walther Rathenau in der Victoriastraße konnte man Max Reinhardt, Frank Wedekind, Hugo von Hofmannsthal oder Gerhart Hauptmann begegnen. Zu den regelmäßigen Gästen zählten aber auch der Publizist Maximilian Harden, der Maler Edvard Munch, der Schauspieler Alexander Moissi und dessen Kolleginnen Gertrud Eysoldt und Tilla Durieux.

    Die nach dem Ersten Weltkrieg einsetzende politische und ökonomische Neuordnung Deutschlands, die einherging mit einer sich stetig verschärfenden Inflation, sollte auch am Tiergartenviertel nicht spurlos vorbeigehen. Zahlreiche Anwesen wurden von ihren Besitzern aus finanziellen Gründen abgestoßen, vereinzelt wurden Villen in „normale“ Wohnhäuser umgewandelt oder zu Botschaftsgebäuden. Kaum zwei Jahrzehnte darauf nahmen die neuen, seit 1933 herrschenden Machthaber das Viertel in Besitz. Im Rahmen der Umgestaltung Berlins zur „Welthauptstadt Germania“ erteilte Hitler seinem Architekten Albert Speer bereits 1938 den Auftrag, die jüdischen Hauseigentümer zu enteignen. Der Abriss ihrer Häuser sollte den Weg für die geplante Nord-Süd-Achse des insgesamt 40 Kilometer langen Prachtboulevards freimachen. Trotz der Ende August 1940 einsetzenden britischen Bombenangriffe wurden diese Arbeiten bis 1942 fortgesetzt. Die durch die Bomben herbeigeführten Schäden, so verzeichnet es das Tagebuch des Generalbauinspektors Speer, „erleichterten“ sogar die Arbeit der mit dem Abriss beauftragten Firmen, was Speer – welch ein Hohn! – als eine „wertvolle Vorarbeit zum Zwecke der Neugestaltung“ zu würdigen wusste.

    Die Beseitigung der Zerstörungen des Zweiten Weltkrieges und die damit einhergehende Abrisstätigkeit führten schließlich zum endgültigen Verschwinden des Tiergartenviertels. Einzig das alte Weinhaus Huth hatte die Bombennächte weitgehend unbeschadet überstanden und lädt noch heute in der Alten Potsdamer Straße zu einem Besuch ein. Und dann ist da noch eine alte 150-jährige Platane am heutigen Hans-Scharoun-Platz – was sie wohl alles gesehen hat?

    Das aus einer dreiteiligen Veranstaltungsreihe der Stiftung St. Matthäus hervorgegangene Insel-Bändchen bietet anhand von Tagebüchern, Briefen und Erinnerungen viel Wissenswertes, das nicht nur Berliner interessieren dürfte.

    Brigitte Landes: Die verschwundene Stadt. Im Tiergartenviertel [Insel-Bücherei Nr. 1539], Berlin 2024, 128 Seiten, 15,00 Euro.

    #Berlin #Tiergarten #Potsdamer_Straße #Scharounplatz #Herbert-von-Karajan-Straße #Sigismundstraße #Geheimratsviertel #Geschichte #Tiergartenviertel

  • Privatisierungserfolg des Tages : https://www.jungewelt.de/artikel/501235.privatisierungserfolg-des-tages-brauhausberg.htmlBrauhausberg

    Die Spuren des SED-Emblems werden nicht mehr lange zu sehen sein : Bis 2035 soll auf dem Potsdamer Brauhausberg ein neuer Universitätscampus entstehen Foto Soeren Stache

    1902 Écode guerre, 1949 bureau du paeti SED, 1990/parlement régional, 2014 prvatisé, inoccupé pour raison de spéculation, 2025 transformation en Haut lieu du capitalisme, raison de toutes les guerres depuis bientôt deux cent ans, ce bâtiment surplombant Potsdam/Nowawes est récupéré par la fomdation du Bill Gates allemand qui le troque contre un campus de l’université de Potsdam où il agrandira sa faculté d’informatique. Hasso Plattner achête l’éternité en transformant Potsdam où il récupère tout ce qu’il peut.

    3.6.2025 von Nico Popp - Die SED ist weg, Hasso Plattner ist da. 35 Jahre nach der Beisetzung der DDR vollendet der »Software-Milliardär und Mäzen« (Sprachregelung in allen deutschen Medien) in Potsdam ein neues Gesellschaftsgemälde. Und zwar exakt an dem Ort, an dem bis 1989 die Bezirksleitung der SED saß: In der ehemaligen, 1902 fertiggestellten Kriegsschule auf dem Brauhausberg, wo nach 1990 übergangsweise der Brandenburger Landtag residierte.

    Am Montag wurde verkündet, dass Plattner der Potsdamer Universität auf dem Brauhausberg einen vierten Campus spendiert. Plattner: »Was immer uns das kosten wird, die Stiftung kann das finanzieren.« Von einem dreistelligen Millionenbetrag ist die Rede. Ein Fall von Verdrängung: Das Hasso-Plattner-Institut am Griebnitzsee soll erweitert werden und den dortigen Campus komplett schlucken; dafür ziehen die bislang dort beheimateten Fächer auf den Brauhausberg. »Mega-Geschenk« und »Sensations-Nachricht«, trompetet Bild, und auch sonst sind alle entzückt.

    Das hörbare Aufatmen unter den zahlreich nach Potsdam zugezogenen Millionären und Berliner Ministerialbeamten hat einen Grund. Die Privatisierungsgeschichte des Ensembles war bislang nicht vorzeigbar: Keine Eigentumswohnungen in Sicht, und am weithin sichtbaren Turm sind immer noch die Umrisse des SED-Emblems mit dem Händedruck zu erahnen. 2014 rückten nach dem Auszug des Landtages die üblichen »Investoren« an, die den Komplex in bester Lage erstaunlich günstig für 8,6 Millionen Euro erwarben. Sie machten einige Jahre Kasse mit der Unterbringung von Geflüchteten und ließen die denkmalgeschützten Gebäude dann verfallen. Ein Seitenflügel ist nach einem Brand eingestürzt.

    Wo Stadt und Land dem üblichen Warten auf den warmen Abriss nur zusehen konnten, sorgt der »Mäzen« nun für klare Verhältnisse. Das große Kapital ordnet die Stadt neu. Von erschwinglichen Wohnungen ist dabei keine Rede. Die SED ist Geschichte, meine Herren.

    #Potsdam #architecture #guerre

  • Comment les #passeurs profitent des politiques migratoires restrictives dans les #Balkans

    Les #réseaux_criminels étendent leur mainmise sur la route migratoire des Balkans. De plus en plus de passeurs parviennent à exploiter les politiques frontalières de l’Union européenne.

    Dans les zones frontalières de la #Serbie, de la #Bosnie et de la #Hongrie, la dynamique migratoire est en constante évolution. Alors que les camps de détention aux frontières ont été fermés et que les politiques frontalières de l’Union européenne (UE) deviennent de plus en plus restrictives, les migrants empruntent des itinéraires toujours plus dangereux, contrôlés par des réseaux de trafic toujours plus sophistiqués.

    C’est le constat fait par de nombreuses ONG qui travaillent avec les migrants le long de ces itinéraires.

    Milica Svabic, de l’organisation KlikAktiv, une ONG serbe qui développe des politiques sociales, explique que « malheureusement, de plus en plus de migrants ont fait état d’#enlèvements, d’#extorsions et d’autres formes d’#abus de la part de passeurs et de groupes criminels ces derniers mois. »

    Selon elle, des groupes de passeurs afghans opèrent actuellement aux frontières de la Serbie avec la Bosnie et la Hongrie. #KlikAktiv a ainsi recueilli des témoignages d’abus commis aux deux frontières.

    Le paysage changeant des réseaux de passeurs

    En Serbie, ces changements sont frappants. Les camps de fortune ont disparu des zones frontalières. Désormais, les personnes migrantes se retrouvent cachées dans des #appartements_privés dans les centres urbains et ne se déplacent plus que la nuit.

    Les bandes criminelles afghanes et des réseaux locaux ont pris le contrôle à travers une #logistique complexe, clandestine et dangereuse.

    Milica Svabic a expliqué à InfoMigrants que son organisation a également documenté « des cas de migrants enlevés et retenus dans des lieux isolés (généralement des logements privés) jusqu’à ce que leur famille paie une #rançon pour leur libération ». Elle précise que cette rançon s’élève souvent à plusieurs milliers d’euros.

    La plateforme d’investigation Balkan Investigative Reporting Network, le #BIRN, a récemment documenté comment des membres du #BWK, un gang afghan notoire opérant en Bosnie, ont retenu des demandeurs d’asile en otage dans des camps en pleine #forêt, en exigeant des rançons de leurs proches, tout en les soumettant à d’horribles #sévices, y compris des #viols et de la #torture. Ces #agressions sont parfois filmées et envoyées aux familles comme preuve de vie et moyen de pression.

    Rados Djurovic, directeur de l’ONG serbe #Asylum_Protection_Center, confirme que les passeurs ont recours à des #appartements et d’autres lieux tenus secrets dans les grandes #villes pour y cacher des migrants, les maltraiter et organiser le passage des frontières.

    « Ces opérations sont devenues de plus en plus violentes, les passeurs ayant recours à la force pour imposer leur contrôle et obtenir des #pots-de-vin. Ils enlèvent des personnes, les retiennent dans ces appartements et extorquent de l’argent à leurs familles à l’étranger », ajoute-t-il.

    D’autres groupes de défense des droits humains et des experts en migration rapportent des cas similaires.

    Un rapport du #Mixed_Migration_Center (MMC) relate des témoignages de #vol, de #violence_physique et d’extorsion. Roberto Forin, du MMC, souligne toutefois que « le rapport n’identifie pas spécifiquement les groupes armés d’origine afghane comme étant les auteurs de ces actes ».

    L’impact des politiques frontalières et des #refoulements

    Le renforcement des mesures de sécurité le long des frontières expliquerait en partie cette évolution.

    Un porte-parole du Border Violence Monitoring Network (BVMN) explique que « l’apparition de ces groupes est simplement la conséquence de la sécurisation croissante des régions frontalières dans toute l’Europe. Alors que les politiques frontalières européennes déploient des méthodes de plus en plus violentes pour empêcher la migration, les migrants n’ont d’autre choix que de recourir à des méthodes informelles pour franchir les frontières ».

    Ce point de vue est partage par le Mixed Migration Center.

    Le réseau BVMN ajoute qu’en fin de compte, « ce sont les personnes en déplacement qui sont les plus touchées par la violence que ce soit de la part des autorités publiques ou des groupes qui prétendent les aider dans leur périple ».

    Roberto Forin du MMC prévient que « la violence et les restrictions aux frontières exacerbent la #vulnérabilité des migrants à l’#exploitation et aux abus ».

    Rados Djurovic du Asylum Protection Center souligne également le « lien direct entre les pratiques de refoulement à la frontière hongroise et l’augmentation du trafic de migrants, tant en termes d’ampleur que de violence ».

    « Par peur des refoulements et de la violence, les migrants évitent les institutions et les autorités de l’État et font confiance aux passeurs, qui exploitent souvent cette confiance », ajoute Milica Svabic, de KlikAktiv.

    Les Etats concernés dans une forme de #déni

    Le rapport du BIRN montre que des membres du #gang afghan BWK possèdent des documents d’identité délivrés par l’UE sur la base du statut de protection qui leur aurait été accordé par l’Italie.

    Selon le BIRN, certains membres du gang pourraient avoir utilisé ces documents pour franchir sans encombres les frontières dans les Balkans et échapper aux autorités. Contacté par InfoMigrants, les autorités italiennes ont refusé de commenter ces allégations.

    Plus largement, les Etats concernés par des accusations de refoulement ou de négligence le long de leurs frontières nient avec véhémence toute #responsabilité. Cette posture pourrait encourager un sentiment d’#impunité chez les passeurs.

    Les migrants se retrouvent ainsi dans un cercle vicieux. Des demandeurs d’asile déclarent avoir été battus par des forces de l’ordre. Ils se retrouvent ensuite aux mains de #bandes_criminelles qui les soumettent à d’autres #traitements_inhumains.

    Lawrence Jabs, chercheur à l’université de Bologne, affirme dans l’enquête du BIRN qu’il existe « un lien certain entre les refoulements et les prises d’otages ».

    Les conclusions du BIRN mettent en lumière un problème plus général dans les Balkans : le #crime_organisé prospère dans les régions où l’application de la loi est violente et où l’obligation de rendre des comptes semble absente. Dans certains cas, des membres du BWK se seraient infiltrés dans des #camps_de_réfugiés gérés par l’État via l’intermédiaire d’informateurs locaux, qui auraient informé le gang des passages de frontière à venir.

    En octobre 2024, plusieurs membres présumés du BWK ont été arrêtés pour avoir enlevé des migrants turcs et filmé leur torture.

    La police bosniaque décrit les opérations du BWK comme « bien établies et très rentables », certains individus associés au réseau détenant des comptes bancaires avec plus de 70 000 euros de dépôts.

    L’enquête du BIRN décrit comment un gang dirigé par des migrants afghans bénéficie d’une certaine protection en Italie. De nombreux experts en matière de migration soulignent également que la nature de ces gangs est par définition transnationale.

    Selon Rados Djurovic du Asylum Protection Center, « ces réseaux ne sont pas uniquement constitués de ressortissants étrangers. Ils sont souvent liés à des groupes criminels locaux. Il arrive même que des migrants fassent passer de la #drogue pour d’autres, toujours avec le soutien de la population locale ».

    Les bandes criminelles s’appuient aussi sur des chauffeurs et des fixeurs locaux pour faciliter le passage des frontières.

    Rados Djurovic explique à InfoMigrants que ces groupes « impliquent à la fois des populations locales et des réfugiés. Chaque personne a son rôle ». Aussi, son organisation a « documenté des cas de personnes réfugiées voyageant légalement au sein de l’UE pour rejoindre ces groupes en vue d’un gain matériel. »

    Réponse de la police

    Le 14 avril, deux corps de migrants ont été retrouvés près d’un cimetière à Obrenovac, dans la banlieue de Belgrade, la capitale serbe.

    La forêt qui entoure le cimetière est devenue un campement informel exploité par des #passeurs_afghans. Les victimes seraient des ressortissants afghans poignardés à mort. Deux autres migrants ont été blessés, l’un au cou et l’autre au nez.

    Milica Svabic précise que « des incidents similaires se sont produits par le passé, généralement entre des groupes de passeurs rivaux qui se disputent le territoire et les clients ».

    Selon Rados Djurovic, bien qu’il y ait une volonté politique de lutter contre les réseaux criminels et la migration irrégulière, le souci de préserver une bonne image empêche un véritable engagement pour s’attaquer aux causes profondes.

    Il explique que la nature lucrative de l’activité et l’implication de la population locale rendent « presque impossible le démantèlement de ces réseaux ».

    La #dissuasion plutôt que la #protection

    Malgré les efforts des ONG, le soutien institutionnel reste inadapté. « Au lieu de se concentrer uniquement sur la lutte contre la migration irrégulière et le trafic de migrants, les institutions devraient développer des mécanismes pour soutenir ceux qui ont besoin de protection », estime Rados Djurovic.

    Il rappelle que « les routes migratoires ont changé. Elles ne sont plus visibles pour les médias, le public, les institutions et dans les camps. Mais cela ne signifie pas que les gens ne continuent pas à traverser (les frontières) ».

    Cette évolution coïncide avec la fermeture de camps d’accueil de migrants situés le long des principales routes de transit. « Sur 17 camps, seuls cinq fonctionnent encore, et aucun n’est situé sur les principaux axes de transit. Il n’existe plus de camp opérationnel dans toute la région de Voïvodine, dans le nord de la Serbie, à la frontière de l’UE ».

    Or, sans accès à un logement et confrontés à des expulsions régulières, les migrants n’ont que peu d’options. « Cela renforce les passeurs. Ces derniers comblent alors le vide en proposant des logements comme un service payant », observe Rados Djurovic.

    Et les ONG ne peuvent combler l’absence de structures étatiques. Roberto Forin, du Mixed Migration Center, constate que « si certaines ONG fournissent un soutien juridique et psychosocial, la couverture n’est pas permanente et de nombreux migrants ne sont pas au courant des services disponibles ». De plus, les travailleurs humanitaires s’exposent aux dangers des bandes criminelles, limitant ainsi leur champ d’action.

    Enfin, la Serbie a pour objectif de rejoindre l’UE et cherche à s’aligner sur les politiques migratoires européennes. En ce sens, montrer que la frontière serbe est forte est devenu une priorité.

    Selon Rados Djurovic, le Serbie veut « marquer des points sur la question de la migration ». Ainsi « ils peuvent prétendre que le recours à la violence, à la police des frontières et aux opérations conjointes stoppe la migration, même si ce n’est pas vrai. Tout le monde y gagne : les personnes qualifiées d’ »étrangères" sont ciblées et la lutte contre l’immigration devient à la fois politiquement et financièrement lucrative".

    https://www.infomigrants.net/fr/post/64299/comment-les-passeurs-profitent-des-politiques-migratoires-restrictives
    #route_des_Balkans #politiques_migratoires #responsabilité #migrations #réfugiés #frontières #fermeture_des_frontières #criminalité

    ping @karine4

  • Frauenmörder, Häftling in Auschwitz und dann Kaufmann: Die seltsame Lebensgeschichte des Anton Ludwig
    https://www.berliner-zeitung.de/open-source/frauenmoerder-haeftling-in-auschwitz-und-dann-kaufmann-die-seltsame

    Der Beitrag sagt nichts zum Überleben im KZ. Die Gedchichte legt nahe, dass der Mann sich geschickt Wdie ertschätzumg der SS erarbeitete.

    26.4.2025 von Bettina Müller - Vor 80 Jahren wurde das KZ Mauthausen von den Amerikanern befreit. Einer der Häftlinge war Anton Ludwig, der 1920 eine Potsdamer Krankenpflegerin ermordet hatte.

    Dies ist ein Open-Source-Beitrag. Der Berliner Verlag gibt allen Interessierten die Möglichkeit, Texte mit inhaltlicher Relevanz und professionellen Qualitätsstandards anzubieten.

    „Potsdam, am 15. September. Die Polizeidirektion hier hat angezeigt, daß die Pflegerin Agnes Steinberg, 52 Jahre alt, wohnhaft in Potsdam, Berlinerstraße 5, geboren zu Potsdam, ledig, zu Potsdam Berlinerstraße 5 am achten September des Jahres tausendneunhundertzwanzig nachmittags um sieben Uhr tot aufgefunden worden sei. Die Stunde des erfolgten Todes ist nicht festgestellt worden.“

    Ein nüchterner Eintrag im Potsdamer Sterberegister, und das im reinsten Beamtendeutsch, das die Tragödie um diesen Sterbefall im Jahr 1920 lediglich durch den Hinweis auf die „Polizeidirektion“ erahnen ließ. So konnte man vermuten, dass Agnes Steinberg damals entweder eines unnatürlichen Todes gestorben war oder Suizid begangen hatte. Gewissheit bekam man dann durch die einschlägigen Potsdamer und Berliner Tageszeitungen: „Frauenmord in Potsdam!“, schrien die Zeitungsverkäufer auf den Straßen, und die Menschen rissen ihnen die Zeitungen förmlich aus der Hand.

    Diese und andere Meldungen trafen auf eine verwirrte Stadt. Die Potsdamer mussten sich final von der Monarchie verabschieden und so auch von dem altehrwürdigen Titel „Preußische Residenzstadt“. In Zeiten des Umbruchs war man besonders empfindlich. Dennoch sogen die Menschen mörderische Sensationsmeldungen noch gieriger auf als sonst. Ein seltsamer Widerspruch, hatten sie doch gerade erst das Grauen des Ersten Weltkrieges überlebt. Dieser Fall verstörte sie dennoch: Die 52 Jahre alte Krankenpflegerin Agnes Steinberg war in ihrer Wohnung, in der sie gemeinsam mit ihrer Mutter lebte, ermordet worden, und zwar ausgerechnet von „Ludwig Hohensee“, dem Mann, den sie selber während des Ersten Weltkriegs im Lazarett zu Potsdam gepflegt hatte. Doch das war nicht sein richtiger Name.

    Der Anfang vom Ende

    Nach Kriegsende waren sie sich zufällig in einem Potsdamer Café über den Weg gelaufen – große Wiedersehensfreude bei Agnes und dem vermeintlichen „Ludwig“, der 28 Jahre jünger war als sie. Man freundete sich an, dann kam man sich näher. Dass „Ludwig“ schon länger Bekanntschaft mit der Unterwelt von Berlin und Potsdam gemacht hatte, wusste Agnes nicht. Auch nicht, dass er es vor allem auf ihren äußerst wertvollen Schmuck abgesehen hatte, den sie von ihrem ehemaligen und früh verstorbenen Lebensgefährten erhalten hatte.

    Man weiß heute nicht mehr, ob „Ludwig“ tatsächlich nichts für Agnes empfand, Eigenaussagen fehlen. Gesichert ist jedoch, dass er sehr geschickt vorging. Er wartete auf den richtigen Zeitpunkt, um die Frau zu berauben und die Schmuckstücke zu verhökern. Das Geld wollte er in einschlägigen Etablissements verprassen, in Begleitung seiner eigentlichen Freundin, mit der er parallel zu Agnes ein Verhältnis pflegte. Doch aus Raub wurde Raubmord.

    Potsdam, den 8. September 1920. An diesem Mittwoch soll „Ludwig“ zum Kaffee kommen. Die nichtsahnende Mutter ist am Nachmittag zu einem Kaffeekränzchen bei Freundinnen eingeladen und kehrt gegen 19 Uhr zurück. Es muss ein grauenhafter Anblick gewesen sein. Die Tochter liegt blutüberströmt und leblos im Wohnzimmer. Um den Hals hat jemand eine Gardinenschnur geschlungen und ihren Kopf fürsorglich auf ein Kissen gebettet. Sämtlicher Schmuck in der Wohnung fehlt, überall aufgezogene Schubladen, Verwüstung, Verachtung.

    Endlich gestellt und verhaftet

    Währenddessen irrt „Ludwig Hohensee“, der eigentlich Anton Ludwig heißt und aus Neuhaus (Paderborn) stammt, wo er 1896 geboren wurde, mit seiner Beute durch die Gegend und überlegt, an wen er sie gewinnbringend verscherbeln soll. Es wird schon fast dunkel, als er über die Glienicker Brücke wandert und dann die Chaussee nach Wannsee entlangläuft. Am Bahnhof Wannsee will er sich eine Fahrkarte kaufen, trifft aber zufällig einen ihm flüchtig bekannten Uhrmacher. Und sofort will er dem Mann eine mit Brillanten besetzte Uhr aus der Beute verkaufen, weil er dringend Bargeld braucht.

    Der wohl grundsätzlich etwas misstrauische Uhrmacher will die Uhr erst in seiner Berliner Werkstatt prüfen, nimmt sie daher an sich, und die beiden Männer vereinbaren ein neues Treffen. Aber auch beim nächsten Treffen hält er „Ludwig“ hin, behauptet, er habe einen Käufer gefunden, der ihm das Geld aber erst am darauffolgenden Tag geben könnte. Um Mitternacht wolle er sich daher wieder mit ihm treffen. Als er von dem Frauenmord in Potsdam hört, macht er das einzig Richtige: Er geht zur Polizei.

    Auf dem Schreibtisch von Kriminalkommissar Gotthold Lehnerdt im Berliner Polizeipräsidium liegt der Bericht der Potsdamer Kriminalpolizei mit der Beschreibung der geraubten Schmuckstücke. Volltreffer! Das von dem Uhrmacher vorgelegte Schmuckstück ist mit dabei. Lehnerdt ist fest entschlossen, den Verbrecher dingfest zu machen, und scheut dabei auch den persönlichen Einsatz nicht.

    Zusammen mit seiner als Prostituierte verkleideten Ehefrau als vermeintliches Liebespaar getarnt, will Lehnerdt den Verbrecher und mutmaßlichen Mörder bei dessen Treffen mit dem Uhrmacher stellen. Es gelingt ihm, aber erst nach einem kurzen Handgemenge und nachdem er dem Verbrecher eine Waffe aus der Hand geschlagen hat. Endlich: Anton Ludwig ist erfolgreich gestellt und verhaftet worden. Ein Mörder sieht seiner gerechten Strafe entgegen. Und aus dem Lichthof des Berliner Polizeipräsidiums fährt schon bald ein Kraftwagen gen Potsdam. Anton Ludwig wird nach der Schilderung seiner Tat, die er – laut Gotthold Lehnerdt in seinem Buch „Mörder“ – „lächelnd und mit zynischer Frechheit“ gab, dorthin überführt.

    Und die Zellentür des Untersuchungsgefängnisses schloss sich hinter Anton Ludwig. Der Täter wurde vom Potsdamer Schwurgericht zunächst zum Tode verurteilt, dann aber nach mehreren psychiatrischen Gutachten als „gemeingefährlicher Geisteskranker“ klassifiziert, was in der Regel eine dauerhafte Unterbringung in einer „Irrenanstalt“ zur Folge hatte.

    Wo Ludwig die darauffolgenden Jahre verbrachte, ist unklar. Verbrecher verschwanden naturgemäß aus den Schlagzeilen, nachdem Berichte über die Verhaftung und den Prozess abgeebbt waren. Ab 1933 hatten sie schließlich auf keinerlei Milde zu hoffen, vor allem, wenn sie als „Berufsverbrecher“ galten. Diesen Menschen sprach man jegliches Recht ab, überhaupt je wieder in die Gesellschaft zurückzukehren. Ihnen drohte nicht nur das Gefängnis, sondern mitunter weitaus Schlimmeres. Doch ein Verbrecher belehrte sie eines Besseren: Anton Ludwig.

    Anfang Mai 1945. Amerikanische Truppen befreien das Konzentrationslager Mauthausen (Oberdonau). Am 23. Mai 1945 wird ein „Verfügungsbefehl für einen Gefangenen“ an den Leiter des Konzentrationslagers übermittelt, wonach auch Anton Ludwig zu entlassen sei. Eingeliefert worden war er laut „Häftlings-Personal-Karte“ bereits am 15. April 1943, vorher war er in Auschwitz. „SV“ – Sicherheitsverwahrung – hieß es außerdem auf der Karte, und das war ein Instrument der Nationalsozialisten, um lästige Gewohnheitsverbrecher „unschädlich“ zu machen. Legitimiert worden war das bereits 1934 durch das „Gesetz gegen gefährliche Gewohnheitsverbrecher und über Maßregeln der Sicherung und Besserung“.

    Doch Ludwig erwies sich nach der Befreiung als äußerst zäh, obwohl er Unvorstellbares erlebt hatte. Er hatte das Grauen von Auschwitz gesehen, die vielen Tausend Menschen, die nach der „panikartigen“ Evakuierung am 18. Januar auf dem Weg nach Mauthausen „elend zugrunde“ gingen: „Wer schlappmachte, wurde kaltblütig erschossen.“ Eine monatelang andauernde Zeit der Entbehrungen, die nicht alle Häftlinge überlebten.

    Es ist ein bewegender Bericht, den Ludwig später in einem Brief, der heute in einer Akte im Brandenburgischen Landeshauptarchiv aufbewahrt wird, seinem Bruder in Paderborn machte. Es war aber vor allem auch eine Abrechnung mit dem Nationalsozialismus, mit der „Mörderbande“ der SS-Leute, und auch mit Hermann Göring, dem „Feigling und eitlen Fant“. Dem Kriegsverbrecher wurde noch zugejubelt, während Menschen wie Ludwig, so schrieb er, „hinter die Kulissen geschaut“ hatten, also längst Bescheid wussten.

    Doch Anton Ludwig verschwand nicht vom Radar. Dieser Verbrecher war von den Nationalsozialisten nicht besiegt worden, im Gegenteil. „In letzter Minute“ hatten er und viele andere von den Amerikanern vor der Vernichtung gerettet werden können. Das war der endgültige Wendepunkt in seinem Leben. Er beschloss, die Kriminalität für immer hinter sich zu lassen, und kehrte wieder in die Gesellschaft zurück, wobei ihn Behörden unterstützt haben müssen: „K.L.[Konzentrationslager]-Leuten wird besonders geholfen.“

    Anton Ludwig ließ sich in Werder an der Havel nieder, wo er 1949 im Adressbuch als „Kaufmann“ eingetragen war. Es muss ihn jedoch eine chronische Krankheit gequält haben, regelmäßig fuhr er nach Berlin zur Charité, um sich behandeln zu lassen. 1961 hatte er dort seinen letzten Termin.

    Es ist ein Zwiespalt, das mit der Vergebung. Ein Mensch nimmt einem anderen Menschen gewaltsam das Leben. Reue zeigt er nicht. Doch dann führen die politischen Umstände zu einer jahrelangen Internierung. Als „Totengerippe“ stirbt er fast an den Folgen der Haft. Aber dann eine erstaunliche Resilienz und die Erkenntnis: „In kurzer Zeit werde ich mich wieder erholt haben.“ Sein Opfer hatte diese Möglichkeit nicht.

    #Deutschland #Potsdam #Berufsverbrecher #Nazis #Befreiung

  • « J’ai vu mes cheveux tomber, ma peau peler » : le cauchemar de Bertrand après avoir mangé une courge - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/societe/sante/jai-vu-mes-cheveux-tomber-ma-peau-peler-le-cauchemar-de-bertrand-apres-av

    Quinquagénaire francilien, Bertrand a vécu un « choc brutal » en voyant sa peau peler et sa chevelure diminuer, plusieurs jours après avoir avalé une courge verte vraisemblablement toxique. Un cas rare, mais pas inédit.

    Bertrand Carbonneaux a bien senti un goût amer, en avalant un morceau de la courge verte qu’il venait d’acheter dans un magasin bio. « Je mettais ça sur le compte de l’avoir un peu brûlée à la cuisson », se rappelle le prof de musique et de mathématiques, à la barbe grisonnante. Il ne se doutait pas que cette cucurbitacée allait - selon toute vraisemblance - le faire souffrir pendant trois jours, puis lui faire perdre une partie de ses poils et de ses cheveux. « J’en venais à me demander combien de temps il me restait à vivre », témoigne-t-il.

    Tout débute le vendredi 21 mars. Le Francilien végan âgé de 52 ans s’achète un panier de légumes - dont une courge verte - dans un commerce bio où il a ses habitudes. Le soir même, il se cuisine une bonne poêlée. Mais il passe ensuite « une nuit entière à vomir ». « Je me vomissais dans la main, je n’avais même plus le temps de me lever pour aller aux toilettes ! », raconte-t-il. « KO pendant plusieurs jours », il se croit ensuite tiré d’affaire. À tort !
    La faute aux cucurbitacines

    Sa peau se met à peler et sa large tignasse avec queue-de-cheval s’amincit progressivement. « J’ai demandé à une amie, qui m’a demandé si j’avais mangé de la courge », raconte Bertrand, adepte occasionnel du jeûne intermittent. En se renseignant sur Internet, il découvre que son cas n’est pas isolé et devient convaincu d’avoir trouvé le coupable derrière ce gros légume. « Quand j’ai découvert ça, je suis tombé de ma chaise et j’ai pris un choc brutal », souffle-t-il.

    Ce type de symptômes est imputable aux #cucurbitacines, des substances toxiques présentes dans certaines #courges. « Persistantes à la cuisson, elles sont naturellement fabriquées par celles sauvages pour repousser les insectes prédateurs comme les chenilles… », explique l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). On peut notamment les trouver dans les cucurbitacées ornementales, qui ne sont pas censées être avalées mais sont parfois vendues au rayon fruits et légumes, et dans celles cultivées en potager familial.

    Tous les types de courges peuvent être concernés : #butternut, #potiron, etc. Celles dangereuses ont la même apparence que les autres. Bertrand n’a d’ailleurs rien remarqué, il n’en veut même pas à son commerçant. Les cucurbitacines donnent simplement un goût amer, seule façon de distinguer un légume dangereux. Encore faut-il le savoir…
    « Au bout de cinq jours, j’ai vu mes poils tomber »

    Dans un premier temps, ce poison provoque surtout des nausées, des vomissements et des douleurs au ventre. Dans les jours qui suivent, les consommateurs peuvent donc perdre progressivement tout ou partie de leurs poils et cheveux.

    « Au bout de cinq jours, j’ai progressivement vu mes poils tomber sur les mains. J’ai enlevé mon pyjama un matin, et j’ai vu tout mon corps peler. J’ai passé la brosse dans mes cheveux, et tous sont restés dans la brosse », énumère Bertrand. Lors de notre rencontre dans son appartement en banlieue parisienne, il lui suffit de saisir entre ses doigts un poil ou un cheveu pour l’arracher sans la moindre difficulté. « C’est de l’épilation sans douleur ! », s’amuse-t-il avec le recul.

    Mais sur le moment, une panique l’assaille. Maladie grave ? Cancer ? « Je ne serais pas le premier à être chauve, bon. Mais il se passe quoi ensuite ? Les poils qui tombent, puis un os qui s’abîme, un organe qui disparaît ? ! », se tourmente-t-il alors.

    Pour se rassurer, l’enseignant à domicile finit par prendre rendez-vous chez une médecin généraliste. « Elle m’a demandé si j’avais eu un stress, un choc, ou quoi que ce soit. Évidemment que non », raconte-t-il. Jusqu’au coup de fil salvateur de son amie, mère d’une de ses élèves à qui il en avait parlé. Il a quand même pris rendez-vous avec un dermatologue pour être définitivement fixé, sur la base d’un certificat de sa médecin - que nous avons pu consulter.
    Les cheveux finissent par repousser

    Ce cas s’ajoute à d’autres, déjà bien documentés. En mai 2018, le dermatologue Philippe Assouly a publié dans la revue JAMA Dermatology une étude décrivant la situation de deux femmes ayant perdu leurs cheveux après avoir mangé de la courge en Île-de-France. « J’ai eu une intuition avec une patiente, qui s’est confirmée avec une autre », expliquait alors au Parisien le praticien à l’hôpital parisien Saint-Louis (AP-HP). Une troisième victime française s’est manifestée par la suite, après avoir lu des articles sur ces deux premiers cas.

    Avec son témoignage, qu’il a aussi relayé sur Facebook, Bertrand espère « sensibiliser le grand public » pour éviter d’autres intoxications. Chaque automne ou presque, à l’approche d’Halloween, l’Anses se fend même d’une piqûre de rappel officielle. « Cette année encore, attention aux courges amères ! », martelait-elle en octobre 2024.

    Heureusement, la perte de cheveux est temporaire et les poils finissent par repousser dans les mois qui suivent. En attendant que la pilosité de Bertrand revienne à son état normal, ce « grand amateur de légumes » a fait son deuil de l’un d’entre eux.

  • Boutiquen, Galerien und Wohnblocks: Die Potsdamer Straße „ist all das, was Berlin ausmacht“
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/boutiquen-galerien-und-wohnblocks-die-potsdamer-strasse-ist-all-das

    Designerin Fiona Bennett in ihrem Laden auf der Potsdamer Straße Thomas Meyer/Ostkreuz

    4.3.2025 von Johann Voigt - Die besten Galerien, Concept-Stores und ein mehrstöckiger Sexshop verkaufen hier Ideen für ein besseres Morgen – oder das Ende der Welt. Ein Besuch.

    „Ich bin vor über einem Jahrzehnt aus Berlin-Mitte weggegangen, weil es mir dort zu kommerziell geworden ist“, sagt Andreas Murkudis an diesem Morgen in seinem Concept-Store auf der Potsdamer Straße. Er trägt schlichte, dunkle Kleidung und strahlt eine Ruhe aus, die mit dem Lärm von draußen bricht.

    Baustellen machen es einem teilweise unmöglich, sich als Fußgänger sicher fortzubewegen. Das Hupen der Autos im stockenden Verkehr verklebt die Gedanken. Die Potsdamer Straße ist ein Ort der Widersprüche Berlins. Diese Straße ist nicht zum Flanieren gemacht und trotzdem reihen sich hier Galerien und Concept-Stores aneinander, kauft eine Frau einen Hut für 600 Euro bei Fiona Bennett, der besten Hut-Designerin der Stadt. Und einige Meter weiter besorgt sich jemand illegale Substanzen für den nächsten Schuss.

    In den 1980er-Jahren kamen die Hausbesetzer, dann kamen Kriminalität und Prostitution, dann die Galerien. Zweieinhalb Kilometer der Gegensätze. Schöneberg und Tiergarten, das alte Westberlin mit seiner verwinkelten Staatsbibliothek und der Potsdamer Platz im Osten als Versuch eines urbanen Zentrums voller Glas.

    Wegen dieser Gegensätze ist auch Andreas Murkudis hierhergekommen. Wenn man in Berlin etwas Besonderes kaufen will, ein rosafarbenes Designer-Kuscheltier-Schwein, ein paar knallbunte Schuhe des belgischen Designers Dries van Noten, etwas Hochwertiges also, das kein anderer besitzt, dann geht man zu ihm.

    Murkudis Laden befindet sich in einem Hinterhof. Der Concept-Store, angesiedelt in einer kargen Halle mit weißen Wänden, ist ein Hort der schönen Dinge. „Ich bin auf diesen Hof gekommen, alles stand leer, es war recht ungastlich.“ Einige Kunden hätten gesagt: „Wir kommen nicht hierher“. Murkudis dachte nur: „Ist mir egal.“ Er kennt die Gegend, besuchte die in einer Nebenstraße gelegene Sophie-Scholl-Schule.

    „Es ist eine hässliche Straße, eine Durchgangsstraße, nach wie vor“

    Ob sich hier viel verändert hat, im Vergleich zu früher? Nein, sagt Murkudis. Der Fleischer, der Bäcker und der Schreibwarenhandel von früher sind noch da. Und auch die Joseph-Roth-Diele, ein uriges Restaurant, benannt nach dem jüdischen österreichischen Schriftsteller. Passend zur Potsdamer Straße heißt eine Novelle von ihm: „Triumph der Schönheit“, ein anderer Roman „Rechts und links“.

    „Es ist eine hässliche Straße, eine Durchgangsstraße, nach wie vor“, sagt Murkudis. Direkt an der Straße befindet sich der zweite Raum seines Ladens. Blickt man nach draußen, dann sieht man Müll und das Wintergartenvarieté. Drinnen stehen Plattenspieler. Bleistiftzeichnungen von eigenartigen Räumen, die aussehen wie Büros in toten Fabriken, hängen an der Wand. Sie stammen von dem Künstler Carsten Nicolai. Als Alva Noto macht er geisterhafte Experimentalmusik.

    Am Wochenende steht er in diesem Raum, den ihm sein Freund Andreas Murkudis zur Verfügung gestellt hat. Man kann hier mit ihm zusammen seine Musik hören, wenn man das will. Wieder so ein Ruhepol. Im März wird all das verschwunden sein. Ein Ort so fluide wie die Potsdamer Straße selbst. Murkudis bespielt den Raum ständig neu. „Man muss seine Kunden hierherholen“, sagt er noch und meint damit die Potsdamer Straße im Allgemeinen. „Einige, vor allem internationale Kunden, finden den Laden nicht, irren umher.“

    Umherirrende erblicken dann vielleicht den Slogan „This Will Not End Well“, der am Gebäude der Neuen Nationalgalerie zu lesen ist. Dort läuft gerade die Nan Goldin-Retrospektive. Oder LSD, Love, Sex and Dreams, in roten Lettern an einem mehrstöckigen Sexkaufhaus einige hundert Meter entfernt, in dem sich Sexarbeiterinnen Zimmer mieten können. Oder sie sehen in einem Café namens Need a break?! Autor:in Hengameh Yaghoobifarah sitzen und teilnahmslos aus dem Fenster schauen.

    Entlang der Potsdamer Straße versprechen Zeichen und Sätze die Zukunft und verkünden gleichzeitig das Ende. Diese beiden Extreme passen ganz gut zur wachsenden Metropole Berlin. Nirgendwo werden die Gegensätze so gut abgebildet, wie hier zwischen den Wohnblocks, dem Acne-Store und all der Kunst. Denn in den letzten zehn, fünfzehn Jahren sind unzählige Galerien auf die Potsdamer Straße gezogen. Man sieht sie nicht sofort. Sie sind in den Hinterhöfen angesiedelt, in Altbauwohnungen versteckt.

    Einige Meter entfernt von Murkudis Store befindet sich die Galerie Esther Schipper. Man fährt mit einem Fahrstuhl hinauf und steht gewissermaßen über den schönen Dingen. Auch sie ist vor ein paar Jahren auf die Potsdamer übergesiedelt. Ein Mitarbeiter schwärmt von der experimentierfreudigen Szene in der Gegend, von junger Kunst, die hier gezeigt wird. Im Hintergrund hört man düstere Musik. Es ist gerade die Show „Road Runner“ von der Künstlerin und Autorin Cemile Sahin zu sehen. Sahins Arbeiten spiegeln indirekt auch die Ambivalenzen der Potsdamer Straße. Das Schöne, das Rohe, die Gewalt, die Sinnlichkeit.

    „Road Runner“ ist ein dystopisches Video, das auch mit den Ästhetiken von TikToks spielt, mit Action und AI. Die Dialoge hat Sahin geschrieben, sie beschreiben den Kampf einer Heldin. Sie schießt und springt. An den Wänden hängen dazu Abbildungen von Patronen und pinken Bentleys, von Waffen und Wüstensand. Darauf gesetzt sind mit künstlicher Intelligenz generierte Textfetzen. „The future is hot and dry“, steht da unter anderem. Die Zukunft ist heiß und trocken.

    Auf der Potsdamer Straße passiert Diskurs – sie lockt eine internationale Szene an

    In der Galerie Esther Schipper wird klar: Auf der Potsdamer Straße passiert Diskurs. Man kann das zynisch finden, weil es nicht unbedingt ein Angebot für Menschen ist, die auch wirklich dort leben. Man kann es aber auch spannend finden, weil die Concept-Stores, die Designer, die Galerien sich gegenseitig befruchten und eine internationale Szene auf die Potsdamer Straße treiben.

    So denkt auch Fiona Bennett, die um die Ecke den renommiertesten Hutladen Berlins betreibt. „Ich habe immer die Galerie-Nähe gesucht“, sagt Bennett. „Galeristen, Sammler, Künstler waren immer meine Kunden. Hier fühlt man sich gut eingebettet.“ In ihrem Laden gibt es Hüte, in die Kaschmir-Schals integriert sind. Bunte Hüte, edle Hüte, Hüte für Pferderennen und Hochzeiten. Viele sehr teure Hüte. Bennett hat ihre eigene Manufaktur in Berlin, war auch für die Hüte der Schauspieler in „Babylon Berlin“ verantwortlich.

    Genau wie Andreas Murkudis ist auch sie von Mitte auf die Potsdamer Straße gezogen. „Ich bin vor 14 Jahren mit meinem Geschäftspartner hier hergekommen“, sagt sie. „Murkudis war schon im Hof. Wir haben zur Straße hin geöffnet – damals gab es noch den Straßenstrich fast vor der Tür, das Haus stand weitestgehend leer. In den letzten Jahren hat sich alles zu einem spannenden Ort entwickelt.“ Gerade ist deswegen auch noch das junge Berliner Modelabel Working Title mit eingezogen. Björn Kubeja, ein Architekt und neben Designerin Antonia Goy einer der beiden Betreiber, sitzt neben Fiona Bennett und sagt: „Die Kunden hier sind Individualisten. Leute aus Asien, aus Amerika – sie wissen genau, dass hier der Spot für sie ist.“

    Was Kubeja und Bennett eint, ist ihr Sinn für Nachhaltigkeit. Ihre Mode ist entschleunigt, sie soll lange überdauern können. Ein Gegenentwurf zum Ausstellungstitel der Show in der Neuen Nationalgalerie also, der besagt, dass das hier alles nicht gut enden wird. Die Sachen von Working Title sind schlicht, sleek, unisex. Kubeja sagt: „Wenn man unsere Stücke gar nicht mehr restaurieren kann, dann kann man sie guten Gewissens gehen lassen. Sie bestehen nur aus Naturmaterialien.“

    Laut, aber nicht ekelhaft laut

    „Ich finde, die Straße hat was sehr Urbanes, ist sehr laut, aber nicht ekelhaft laut, hat ein gutes Grundtempo, einen urbanen Beat, ist multikulturell“, sagt Kubeja. Wenn er spricht, klingt es jetzt auch wie ein Beat. Er macht eine kurze Denkpause und fügt hinzu. „Es ist all das, was Berlin ausmacht.“

    Nur das Nachtleben fehlt hier weitestgehend. Es gibt die Stripclubs und die Kaschemmen auf der einen Seite und die Victoria Bar und das Kumpelnest für die Szene-Leute auf der anderen Seite. Sonst sieht es mau aus. Das Studio 1111 von Nachtleben-Urgestein Till Harter versucht parallel dazu Marken und Partys zusammenzubringen und die Leute, die hier arbeiten, auch am Abend auf der Straße zu halten. Keine einfache Aufgabe. Die meisten gehen dann doch lieber zurück nach Neukölln oder Kreuzberg.

    „In der Nacht verändert sich das Publikum auf der Potsdamer Straße“, sagt auch Hannes Schmidt. „Die Menschen, die hier in den Agenturen und Galerien arbeiten, gehen in ihre Viertel zurück.“ Er steht in einer Altbauwohnung auf der Potsdamer Straße und ist in Eile. Schmidt ist Künstler, hat kleine Projekt-Spaces geleitet und betreibt hier nun seine Galerie Schiefe Zähne. Sie ist ein Bindeglied zwischen Orten wie der Esther Schipper Galerie, den Läden von Murkudis oder Bennett und der Gegenkultur der 80er-Jahre. An diesem Tag Ende Februar läuft eine Gruppenausstellung, die sich kritisch mit dem Konzept Gruppenausstellung auseinandersetzt: „Ten thousand ugly inkblots | Part 3/3.“

    Schiefe Zähne ist ein ursprünglicher Ort, der mit der Sterilität anderer Galerien bricht. Die Kunst, die dort gezeigt wird, ist hoch-diskursiv, kritisch gegenüber dem Kunstmarkt, kritisch gegenüber Kunst selbst. „Man profitiert von der Galeriendichte“, sagt Schmidt noch, während er sich einen Kaffee holt und dann schnell weiter hastet.

    Die Potsdamer Straße ist kein Ort des Innehaltens. Wer sie besucht, muss in ständiger Bewegung bleiben, kann kurz in den Läden, in der Mode, in der Kunst abtauchen, aber landet am Ende doch wieder auf dem Gehsteig dieser launigen und dreckigen Hauptverkehrsader. Das erdet.

    #Berlin #Schöneberg #Tiergarten #Mitte #Potsdamer_Straße #Kultur #Wirtschaft #wohnen

  • Gegen die Ubernahme der Stadt
    https://jungle.world/artikel/2025/08/taxi-filmfest-gegen-die-ubernahme-der-stadt

    29.2.2025 von Holger Heiland - Das Taxifilmfest ist nicht einfach nur ein weiteres Filmfest, sondern ein Protest für gute Arbeitsbedingungen und Arbeitsrechte von Personenbeförderern.

    Zwei Tage vor der Eröffnung der 75. Internationalen Filmfestspiele von Berlin steht Klaus Meier in der Kälte vor dem Berlinale-Palast und wartet auf seine Mitstreiter. Er ist einer der Veranstalter des 2. Taxifilmfests; bei dessen Erst­auf­lage waren während der vorigen Berlinale in Taxis Filme mit Taxibezug gezeigt worden. Nicht nur seine Mitstreiter, sondern auch die für die Filmvorführungen aufgerüsteten Großraumtaxen lassen auf sich warten.

    »Improvisation gehört dazu«, erklärt Meier der Jungle World. »Noch ist nicht alles ausdiskutiert. Etwa, ob wir Filme wieder nur in den Taxen zeigen. Das hieße, dass immer je acht Menschen eine Vorstellung besuchen können. Wir könnten die Wagen aber auch als Shuttles nutzen, um unser Publikum in einen komfortabel geheizten Kinosaal zu befördern.«

    Das Taxikultur-Team, dem neben Meier die Taxiunternehmer:innen Stephan Berndt und Irene Jaxtheimer angehören, stellt sich an den Festival­tagen bis zur Dämmerung den Fragen von Interessierten, informiert über das Programm und ihren Protest »gegen die Übernahme der Stadt durch Plattformkapitalisten und Ausbeuter«.

    »Eine angekündigte Fachkunde­prüfung als Voraussetzung für die Erteilung einer Beförderungslizenz lässt bis heute auf sich warten.« Klaus Meier, Veranstalter des Taxifilmfests

    Veranstaltungen wie die Berlinale – mit 2024 nach eigenen Angaben 329.502 verkauften Tickets eines der größten Publikumsfilmfestivals auf der Welt – sind seit langem wichtiger Teil des Stadtmarketings. Sie sollen helfen, Investoren und damit Steuereinnahmen anzulocken. Gerade deshalb stellte es für den Filmenthusiasten Meier, der neben seinem Beruf schon für das Videofilmfest (seit 1988) und die daraus entstandene Transmediale gearbeitet hat, einen Skandal dar, dass der Haupt­sponsor der Berlinale in den beiden vergangenen Jahren ausgerechnet der Vermittlungsdienstleister Uber war.

    »Das war kein gutes Zeichen, weder für das Festival noch für die Stadt. Zumal sich die Berlinale ja als dezidiert politisches Festival versteht.« Uber selbst beschäftigt keine Fahrer, sondern betreibt nur die Plattform, auf der diese ihre Dienste anbieten können. Das Geschäftsmodell führt Meier zufolge zu »Schwarzarbeit, Lohndumping und Steuerhinterziehung«. Das Unternehmen ziehe sich aus der Verantwortung und argumentiere damit, dass es nur als Vermittler auftrete, das lediglich seine App zur Verfügung stelle.

    Der RBB titelte bereits 2023 nach einer Recherche zum Uber-System: »Fahrer sind Opfer organisierter Schwarzarbeit«. Der Fachgebietsleiter der Finanzkontrolle Schwarzarbeit beim Hauptzollamt Berlin berichtete der Zeitung von Firmen, die gegründet würden, um »in großem Umfang Arbeitnehmer« als Fahrer zu beschäftigen, die dann nicht sozialversichert seien.
    Illegale Taxifahrten über Uber und Bolt

    Mitte Januar gab es in einem solchen Fall Hausdurchsuchungen in mehreren Bundesländern wegen des Verdachts der besonders schweren illegalen Beschäftigung, der besonders schweren Steuerhinterziehung und der bandenmäßigen Urkundenfälschung. Die Staatsanwaltschaft Frankfurt am Main wirft insgesamt 30 Personen vor, seit 2022 illegale Taxifahrten über Uber und Bolt angeboten zu haben.

    »Den Fahrer:innen bringt das in der Summe Unsicherheit und den Zwang, ständig zu arbeiten, um überhaupt etwas zu verdienen. Das führt oft in biographisch ausweglose Lagen«, weiß Meier aus seiner langjährigen Erfahrung als hauptberuflicher Taxifahrer. Seit er nicht mehr selbst hinterm Steuer sitzt, berät er ehemalige Kolleg:in­nen in prekären Arbeitsverhältnissen als Taxi-Soziallotse für das vom Senat geförderte Berliner Arbeitslosenzen­trum (Balz). Seit Jahren engagiert er sich zudem in der AG Taxi, einer gewerkschaftlichen Gruppe im Rahmen von Verdi Berlin, und setzt sich dafür ein, die Anliegen der gewerkschaftlich kaum organisierbaren Angestellten im Taxigewerbe zu Gehör zu bringen.

    Von den politisch Verantwortlichen fordert er beispielsweise, sich den Hamburger Senat zum Vorbild zu nehmen und durch angemessene Ordnungs- und Kontrolltätigkeit die wirtschaftliche Situation der Beschäftigten zu verbessern. In Hamburg werden kaum Uber-Fahrzeuge zugelassen. Der Senat bezweifelt die zumindest kostendeckende Betriebsführung des durch Apps vermittelten Mietwagenverkehrs. Um zugelassen zu werden, sind die Unternehmen dazu verpflichtet, einen Geschäftsplan vorzulegen.

    Mit seinen Protestaktionen war Meier bereits erfolgreich. Aus einer Plakataktion gegen Uber 2023 entstand 2024 das Taxifilmfest mit Filmen aus privaten DVD-Sammlungen. Das Festival erhielt weltweit Aufmerksamkeit. Das trug sicher mit dazu bei, dass Uber sich in diesem Jahr als Sponsor der Berlinale zurückgezogen hat.
    »Gegen-Kartographie«

    Das Taxifilmfest hat sich mittlerweile etabliert. 1.640 Filme von Filme­macher:innen aus aller Welt wurden in diesem Jahr eingereicht. Gezeigt werden davon fünf Spiel- und 59 Kurzfilme. Von grell bis experimentell dreht sich alles ums Taxifahren und seinen Beitrag zur urbanen Kultur. Einst auf Super 8 gedrehte Einblicke in die Berliner Gegenkultur der siebziger und achtziger Jahre gibt es auch – in Erstaufführung.

    Besonders stolz ist Meier auf den Workshop »Besser als die App«. Da gehe es um die Besinnung auf eigenes Wissen und Stärken, um auf Navigationssysteme bauende Beförderungsmodelle alt aussehen zu lassen. »Unter Verkehrsminister Scheuer wurde die Ortskundeprüfung abgeschafft. Dadurch sind die Fahrer:in­nen enteignet worden und die Qualität der individuellen Personenbeförderung wurde schlagartig schlechter. Eine angekündigte Fachkundeprüfung als Voraussetzung für die Erteilung einer Beförderungslizenz lässt bis heute auf sich warten.«

    Das Werkzeug, das der Workshop an die Hand gibt, heißt »Gegen-Kartographie«. Kartieren wird dabei als Praxis verstanden. In Karten, so die Überlegung, sind immer schon Interessen und damit Herrschaftsstrukturen eingeflossen und werden dadurch verfestigt. Die Gegen-Kartographie ist hingegen auf die Perspektive der Akteure ausgerichtet. Am Beispiel von Taxifahrer wären also Fragen wie die entscheidend, wie ein konkreter Platz aussieht, wo man abbiegen, sich einordnen oder parken kann. Taxifahrer:innen bietet das die Möglichkeit, ihre Interessen klar zu formulieren und ihre Rechte durchzusetzen. Eine Preisverleihung für die beim Taxifilmfest ausgezeichneten Filme gibt es natürlich auch.

    #Berlin #Mitte #Friedrichshain #Moabit #Potsdamer_Straße #Potsdamer_Platz #Alt_Stralau #Markgrafendamm #Beusselstraße #Wiclefstraße #Kultur #Kino #Film #Taxifilmfest

  • Scandale crypto : Un cocréateur de Libra aurait soudoyé la sœur du président argentin pour un post sur le token
    https://fr.cointelegraph.com/news/libra-co-creator-claims-paid-javier-milei-sister-token-post
    https://s3.cointelegraph.com/uploads/2025-02/01951c18-d869-7611-8087-2bf09c58f594
    Messages qui auraient été envoyés entre Davis et un cadre potentiel d’une société d’investissement.
    Source : La Nacion

    Des médias argentins rapportent que Hayden Davis, une figure liée au token Libra, s’est vanté d’avoir payé la sœur de Javier Milei afin que le président partage des informations sur le memecoin.

    L’un des créateurs du controversé token Libra aurait envoyé un message vantant sa capacité à payer la sœur du président argentin en échange d’une publication de ce dernier sur X à propos du memecoin, selon des médias argentins.

    Le journal La Nacion a rapporté le 18 février avoir consulté des messages dans lesquels Hayden Davis — une personne liée au token Libra (LIBRA) et PDG de Kelsier Ventures — aurait proposé à un dirigeant d’une société d’investissement crypto de payer Karina Milei pour obtenir un « contrôle » sur le président argentin.

    « On peut aussi faire tweeter Milei, organiser une rencontre en personne et assurer la promo », indique une capture d’écran d’un message que Davis aurait envoyé en décembre à cet investisseur, qui a refusé l’offre.

    « J’envoie de l’argent à sa sœur et il fait tout ce que je dis », aurait affirmé Davis dans un autre message.

    Davis n’a pas pu être immédiatement contacté pour commenter ces révélations. Un porte-parole a déclaré à CoinDesk que Davis ne se souvenait pas d’avoir envoyé ces messages et qu’il n’en trouvait aucune trace sur son téléphone. Il a également nié avoir effectué des paiements à Javier ou Karina Milei.

    Karina Milei est actuellement secrétaire générale de la présidence argentine et proche conseillère de son frère. Elle l’accompagne régulièrement lors de ses déplacements officiels à l’étranger.

    Davis et Kelsier Ventures ont été parmi les principaux bénéficiaires du lancement du token LIBRA, affirmant avoir engrangé environ 100 millions de dollars. Davis a cependant déclaré ne pas posséder de tokens et ne pas chercher à les vendre.

    LIBRA avait atteint une capitalisation de 4,5 milliards de dollars à son sommet avant de s’effondrer de 95 % peu après.

    Milei affirme qu’il n’a pas « promu » le token LIBRA — comme le prétendent les poursuites judiciaires pour fraude déposées contre lui — mais argue plutôt qu’il a simplement « diffusé l’information ».

    « Je ne l’ai pas promu. J’ai simplement relayé l’information », a déclaré Milei lors d’une interview accordée le 17 février à Todo Noticias. Il s’agissait de sa première prise de parole publique depuis le scandale autour du token Libra, qui a conduit l’opposition à réclamer sa destitution.

    https://s3.cointelegraph.com/uploads/2025-02/01951c19-4379-709b-96cd-e260f9ec1ec4
    Davis (à gauche) et Milei (à droite).
    Source : Javier Milei

    • dans l’actualité argentine, on parle beaucoup du #triangle_de_fer
      quelques éléments à ce sujet (décembre 2024)

      ¿Cómo es el « triángulo de hierro » que maneja la Argentina ?
      https://cenital.com/el-triangulo-de-hierro-que-maneja-el-pais

      *

      La mesa chica la integran Milei, su hermana Karina y al asesor sin firma Santiago Caputo. ¿Cómo es el vínculo entre ellos? ¿Quién contrapesa a quién? ¿Quién tiene la última palabra? Toda la intimidad de esa convivencia y las tensiones que la podrían hacer estallar.*

      Por Noelia Barral Grigera
      7 de diciembre de 2024
      La expresión “triángulo de hierro” para referirse a la mesa chica de decisiones partidarias y de gobierno empezó a ser usada por Milei a mediados de mayo. Corrían tiempos de incertidumbre para la gestión libertaria, que no había logrado aún aprobar la ley Bases y tenía previsto un “Pacto de Mayo” con los gobernadores que debía firmarse el 25 de ese mes y tambaleaba (al punto de que terminaría siendo rubricado un mes y medio más tarde de lo previsto, en otra fecha patria: el 9 de Julio). El presidente y su equipo evaluaban cómo salir del tropezón político que, con el estiramiento del debate y la poda de numerosos artículos, les asestaba el Congreso. Exactamente una semana más tarde, de manera inesperada, el Gobierno comunicaba el despido del primer jefe de Gabinete de Javier Milei y amigo personal del presidente, Nicolás Posse. Esa salida fue clave para la conformación del triángulo de hierro. Posse tensionaba con Santiago Caputo y, cuando cayó en desgracia ante los ojos de Karina Milei, perdió la pelea. Karina ungía a Caputo y, en un mismo movimiento, consolidaba un nuevo esquema tripartito de toma de decisiones. Un triángulo que para los hermanos Milei no era novedad (porque había funcionado en otros momentos con otros terceros, luego caídos en desgracia), pero que sí inauguraría una nueva etapa en la joven gestión libertaria. Javier, Karina y Santiago. Un triángulo diferente. Un triángulo de hierro.

      Fue por entonces, también, que el triángulo de hierro empezó a ser nombrado como tal por el mandatario en entrevistas periodísticas. La expresión, que no es más que otra forma de llamar a la mesa chica o al círculo íntimo que tuvieron todos los presidentes, fue tomada por Milei de uno de sus autores de cabecera, el Premio Nobel de Economía Milton Friedman. Sin embargo, y como suele ocurrir con muchos de los conceptos que Milei aplica en su praxis política, su sentido fue cambiado. Friedman escribió con su esposa, la profesora de la Universidad de Chicago Rose Director, el libro “Tiranía del status quo”, en el que habla del “triángulo de hierro formado por los políticos que buscan votos otorgando privilegios, los beneficiarios de esas dádivas y los burócratas que se aferran a sus puestos alimentados por aquellas demagogias”. Milei lo resignificó.

      El vértice del poder en el triángulo es Karina. En el libro Karina: La hermana. El jefe. La soberana (Sudamericana 2024), la periodista Victoria De Masi reconstruye con una multiplicidad de fuentes de distintos períodos de la vida de los Milei la relación entre Javier y Karina. A lo largo de 224 páginas, el libro retrata una codependencia que hace difícil distinguir quién protege o quién conduce. Probablemente, a veces uno, a veces otra. Javier le aseguró al periodista Eduardo Feinmann: “Yo reporto a mi hermana”. Karina le dijo al periodista Guido Braslavsky: “Yo soy los oídos de Javier. Él habla y sé lo que quiere”. Tras más de un año de investigación, De Masi define a Karina como “la dueña del látigo, que institucionalizó la obediencia debida en La Libertad Avanza”. Un látigo que, desde que funciona formalmente el triángulo de hierro, a veces operativiza Santiago Caputo a través del equipo de comunicación digital paraoficial, pero que siempre empuña y utiliza Karina. La lista de quienes se vieron marginados por su decisión es extensa. En una recopilación no exhaustiva aparecen los nombres de Carlos Kikuchi, Ramiro Marra, Eugenio Casielles, Carlos Maslatón, Eduardo Serenellini, Constanza Moragues, Oscar Zago, Francisco Paoltroni, ¿Fátima Florez? y tantos otros y otras. Estas decisiones, muchas veces intuitivas y poco estratégicas, a veces tienen vuelta atrás. Bien lo saben José Luis Espert, Lilia Lemoine y Carolina Píparo. Pero no dejan de ser decisiones que pasan por el tamiz de Karina. Todo lo que tiene que ver con Javier está a cargo de ella. Desde la comida hasta las actividades de campaña, pasando por las giras internacionales, las entrevistas en televisión y la ropa para cada ocasión. “Hablalo con Kari” es una respuesta que el celular de Javier ya debe teclear de memoria, sin que el presidente toque las letras.

    • Karina Milei — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Karina_Milei


      Gala presidencial en el Teatro Colón por la asunción del presidente argentino Javier Milei el 10 de diciembre de 2023.
      GCBA

      Karina Elizabeth Milei, née le 28 mars 1972 à Buenos Aires, est une femme politique argentine.

      Elle est directrice de campagne de son frère, Javier Milei, lors de l’élection présidentielle de 2023. Après la victoire et l’investiture de son frère, elle devient secrétaire générale de la présidence de la Nation argentine et, son frère étant célibataire, est considérée comme la Première dame informelle de l’Argentine.

    • rien, pour le moment dans la presse française

      le plus récent, justement sur ce #triangle_de_fer

      Javier Milei et le « triangle de fer » qui dirige l’Argentine – Le Point
      (09/02/2025)

      https://www.lepoint.fr/economie/javier-milei-et-le-triangle-de-fer-qui-dirige-l-argentine-09-02-2025-2581881

      C’est un triumvirat surnommé le « triangle de fer » qui constitue le premier cercle du président Javier Milei. Comme l’explique le politologue argentin Ignacio Labaqui, « le triangle de fer est le cercle de confiance de Milei », ce que les Argentins appellent traditionnellement la « mesa chica » (la petite table). Au sommet de cette structure informelle mais toute-puissante se trouve Karina Milei, la sœur du président. Sans expérience politique préalable, elle occupe une position centrale dans l’appareil gouvernemental, au point que son frère la désigne comme « El jefe » (le chef). Son influence est telle que, explique Ignacio Labaqui, « quiconque tombe en disgrâce auprès de Karina Milei est éjecté du gouvernement ». Cette relation fusionnelle entre le président et sa sœur illustre une…

      #paywall

    • dans le débat, même le soutien de Milei trouve qu’il pourrait (et devrait) faire plus attention à qui a accès à lui et revoir un peu comment fonctionne le cercle de ses proches (il n’emploie pas le terme de triangle de fer et, évidemment, qu’il faudrait peut-être changer de sujet : ça fait une semaine qu’on ne parle que de ça, alors qu’il y a d’autres sujets importants pour l’Argentine.

      l’opposante sort des témoignages affirmant que la sœur demande jusqu’à 2000 $ pour être pris en photo avec le président…

      le soutien : le parti qui l’attaque n’est pas tout-à-fait vierge de tentatives de corruption, ils utilisent l’affaire de façon politique ! Faut faire le ménage partout…

      opposante ; le président gouverne de façon inconstitutionnelle par décrets présidentiels, il n’a pas établi de budget ou plutôt n’a pas fait voter les budgets par le parlement

      (dans les images :


      Emmanuel Macron, Karina Milei, Javier Milei, Brigitte Macron © BestImage, Jacovides-Perusseau
      )

      #coima -> #pot-de-vin

    • ouf ! complètement dingue
      l’auteur de la vidéo coffeezilla, spécialiste du sujet apparemment, a enquêté et interviewé directement les auteurs du coup (Hayden Davies et le patron de la plateforme qui hébergeait les coins). HD reconnait avoir snipé et se retrouve bien embêté avec ses 100 M$ sur les bras et de gros ennuis au cul…
      pour le memecoin Melania, ça se passait entre potes dans un bar à chicha, et les snipers initiés ont eu la surprise de voir qu’ils s’étaient fait doubler

      Argentina’s Memecoin Disaster Is Worse Than You Think - YouTube
      https://www.youtube.com/watch?v=Ud6GuH7gSDw

      Javier Milei promotes a crypto token which falls apart, but when an insider goes public, the entire economy of memecoins unravels.

    • Un paraíso fiscal, cinco empresas y 23 cuentas claves en la ruta del dinero $LIBRA - LA NACION
      mouvement des 10 comptes les plus bénéficiaires et des 13 impliqués dans l’investissement initial
      dont un a transféré l’argent aux Seychelles
      (sur ces 23, 3 ont un nom comportement le mot MILEI, ce qui, évidemment, ne prouve rien)
      https://www.lanacion.com.ar/politica/escandalo-cripto-un-paraiso-fiscal-cinco-empresas-y-23-cuentas-claves-e

      En base a los datos públicos de Solana, los que obtuvieron ganancias tras el tuit de Milei movieron al menos US$140 millones hacia cuentas vinculadas a compañías de exchange de las que se podrían conocer quién está detrás de cada una de ellas; una de esas firmas está radicada en Seychelles

      El universo cripto puede ocultar a quienes mueven el dinero, pero no a los rastros que dejan. Es decir, las cuentas se identifican con códigos o apodos que preservan el anonimato. Pese a eso, sus transferencias quedan expuestas. Se pueden observar movimientos, montos y fechas. Varios de los giros vinculados a los ganadores del caso $LIBRA llegaron a empresas de este ecosistema, que no sólo funcionan como una escala en la trazabilidad sino también como la llave para conocer quiénes derivaron fondos hacia ellas.

      Un análisis de LA NACION relevó movimientos de las 10 cuentas que más ganancia obtuvieron mediante la compra y venta de los tokens de $LIBRA, y de las 13 que están relacionadas con los fondos que inyectaron la liquidez inicial del proyecto y luego, al retirar el dinero, desplomaron su valor. Dentro de este grupo se encuentran aquellas con los mensajes “Milei”, “MileiVlad” y “Milei CATA”.

      Las firmas Bybit, Kraken, Wintermute, Coinbase y Binance aparecen en los movimientos impulsados por dichas cuentas, según los datos expuestos por la blockchain Solana, que es la red donde operó el memecoin que difundió el presidente, Javier Milei. Tal cual explicaron especialistas en materia cripto, abogados, un exfuncionario de la Unidad de Información Financiera (UIF) y traders contactados por LA NACION, estas empresas, mediante accionar judicial, podrían facilitar los datos de los responsables de quienes ganaron con $LIBRA.

      “Depende de la regulación del país donde operan estas empresas y del país donde se encuentren sus cuentas recaudadoras”, analizó el exfuncionario de la UIF. En ese sentido, documentación oficial revela que Bibyt, a donde giró US$5 millones la cuenta que más ganancia obtuvo, está registrada en Seychelles, considerado un paraíso fiscal. “Bybit Bybit Technology Limited, (Incorporation No. 226958), una compañía incorporada en Seychelles teniendo su domicilio registrado en House of Francis, Room 303, Ile Du Port, Mahe”, informa su propio sitio web.

      Distinto es el caso de las cuentas cuyas transferencias encuentran vinculación con Kraken, que se define como “la primera empresa de criptomonedas de Estados Unidos en recibir una licencia bancaria estatal”. Esto aumenta las posibilidades de accionar judicial en ese país a manos del FBI, que ya fue recibió una denuncia del caso o, incluso, de la Comisión de Bolsa y Valores de ese país, conocida como SEC, que también fue notificada. “Ellos tienen otros fierros, cuando quieren información, la tienen”, sintetizó el exfuncionario de la UIF.

      La ruta del dinero
      A continuación, la trazabilidad del dinero de las cuentas que, después del tuit de Milei publicado el 14 de febrero a las 19:01, dispararon sus ventas y engrosaron sus ganancias. Los datos de las operaciones y movimientos fueron observados a través de la blockchain Solana y el sitio Dexscreener, popular en la comunidad cripto.

      suit le détail des mouvements observés sur les 10 comptes qui ont retiré le plus d’argent

    • exemple de mouvements sur le compte 2

      Cuenta 2
      Comenzó a operar con $LIBRA a las 19:01, minuto en el que efectuó cuatro compras, cada una de US$250.000. Terminó de vender a las 20:14 de ese mismo viernes. Sin embargo, los movimientos de salida de dinero de esa cuenta comenzaron antes. Tres pasos.

      1. A las 19:57, a las 20:08 y a las 20:15, un minuto después del fin de su ventas, se observan transferencias a una misma cuenta a la que le dirigió US$6,9 millones.

      2. La cuenta que recibió esos montos movió esa cifra hacia otra cuenta, en un único giro, a las 21:34.

      3. Esta última, a las 23:08, movió US$4,4 millones a “Wintermute 4″.


      Transferencias en la blockchain Solana

      Wintermute es una compañía vinculada al trading. En su página web oficial brinda información sobre dos empresas a su nombre: Wintermute Trading Ltd “registrada en Inglaterra” y Wintermute Asia Pte Ltd, “registrada en Singapur”. Allí aclara: “Ni Wintermute Trading Ltd ni Wintermute Asia Pte. Ltd están autorizadas o reguladas por cualquier autoridad reguladora, es decir, cualquier parte que negocie con Wintermute Trading Ltd o Wintermute Asia Pte. Ltd. Es posible que Ltd no se beneficie de las protecciones que normalmente se brindan cuando se negocia con entidades reguladas”.

  • À #France_Travail, l’essor du #contrôle_algorithmique

    « #Score_de_suspicion » visant à évaluer l’honnêteté des chômeur·ses, « #score_d’employabilité » visant à mesurer leur « #attractivité », algorithmes de #détection des demandeur·ses d’emploi en situation de « perte de confiance », en « besoin de redynamisation » ou encore à « risque de dispersion »… France Travail multiplie les #expérimentations de #profilage_algorithmique des personnes sans emploi.

    Mise à jour du 12 juillet 2024 : le directeur général de France Travail a souhaité utiliser son droit de réponse. Vous la trouverez à la suite de l’article.

    Après avoir traité de l’utilisation par la #CAF d’un algorithme de notation des allocataires, nous montrons ici que cette pratique est aussi partagée par France Travail, ex-#Pôle_Emploi. À France Travail, elle s’inscrit plus largement dans le cadre d’un processus de #numérisation_forcée du #service_public de l’#emploi.

    –-> Retrouvez l’ensemble de nos publications sur l’utilisation par les organismes sociaux d’algorithmes à des fins de contrôle social sur notre page dédiée et notre Gitlab : https://git.laquadrature.net/la-quadrature-du-net/algo-et-controle.

    Au nom de la « #rationalisation » de l’action publique et d’une promesse « d’#accompagnement_personnalisé » et de « #relation_augmentée », se dessine ainsi l’horizon d’un service public de l’emploi largement automatisé. Cette #automatisation est rendue possible par le recours à une myriade d’algorithmes qui, de l’inscription au suivi régulier, se voient chargés d’analyser nos données afin de mieux nous évaluer, nous trier et nous classer. Soit une extension des logiques de #surveillance_de_masse visant à un #contrôle_social toujours plus fin et contribuant à une #déshumanisation de l’accompagnement social.

    De la CAF à France Travail : vers la multiplication des « scores de suspicion

    C’est, ici encore, au nom de la « #lutte_contre_la_fraude » que fut développé le premier algorithme de #profilage au sein de France Travail. Les premiers travaux visant à évaluer algorithmiquement l’#honnêteté des personnes sans emploi furent lancés dès 2013 dans la foulée de l’officialisation par la CAF de son algorithme de notation des allocataires. Après des premiers essais en interne jugés « frustrants » [1], France Travail – à l’époque Pôle Emploi – se tourne vers le secteur privé. C’est ainsi que le développement d’un outil de détermination de la probité des demandeur·ses d’emploi fut confié à #Cap_Gemini, une multinationale du CAC40 [2].

    La #notation des chômeur·ses est généralisée en 2018. La présentation qui en est faite par France Travail donne à voir, comme à la CAF, l’imaginaire d’une institution assiégée par des chômeur·ses présumé·es malhonnêtes. Ses dirigeant·es expliquent que l’algorithme assigne un « score de suspicion » – dans le texte – visant à détecter les chômeur·ses les plus susceptibles « d’#escroquerie » grâce à l’exploitation de « #signaux_faibles » [3]. Une fois l’ensemble des personnes sans emploi notées, un système d’« #alertes » déclenche ainsi des #contrôles lorsque l’algorithme détecte des situations « suspectes » (emploi fictif, usurpation d’identité, reprise d’emploi non déclarée) [4].

    Pour l’heure, France Travail s’est refusé à nous communiquer le code source de l’algorithme. Au passage, notons que ses dirigeants ont par ailleurs refusé, en violation flagrante du droit français, de fournir la moindre information aux demandeur·ses d’emploi que nous avions accompagné·es pour exercer leur droit d’accès au titre du #RGPD [5]. Nous avons cependant obtenu, via l’accès à certains documents techniques, la liste des variables utilisées.

    On y retrouve une grande partie des données détenues par France Travail. Aux variables personnelles comme la nationalité, l’âge ou les modalités de contact (mails, téléphone…) s’ajoutent les données relatives à notre vie professionnelle (employeur·se, dates de début et de fin de contrat, cause de rupture, emploi dans la fonction publique, secteur d’activité…) ainsi que nos #données financières (RIB, droits au chômage…). À ceci s’ajoute l’utilisation des données récupérées par France Travail lors de la connexion à l’espace personnel (adresse IP, cookies, user-agent). La liste complète permet d’entrevoir l’ampleur de la #surveillance_numérique à l’œuvre, tout comme les risques de #discriminations que ce système comporte [6].

    #Profilage_psychologique et gestion de masse

    Fort de ce premier « succès », France Travail décide d’accroître l’usage d’algorithmes de profilage. C’est ainsi que, dès 2018, ses dirigeant·es lancent le programme #Intelligence_Emploi [7]. Son ambition affichée est de mettre l’#intelligence_artificielle « au service de l’emploi » pour « révéler à chaque demandeur d’emploi son #potentiel_de_recrutement » [8].

    Un des axes de travail retient notre attention : « Accélérer l’accès et le retour à l’emploi [via un] #diagnostic “augmenté” pour un accompagnement plus personnalisé ». Ici, l’#IA doit permettre de d’« augmenter la capacité de diagnostic » relative aux « traitements des aspects motivationnels » via la « détection de signaux psychologiques » [9]. En son sein, deux cas d’usage retenus sont particulièrement frappants.

    Le premier est le développement d’algorithmes visant à « anticiper les éventuels #décrochages », prévenir les « #risques_de_rupture » [10] ou encore « détecter les moments où ils [les personnes au chômage] peuvent se sentir découragés ou en situation de fragilité » [11].

    Ces travaux ont trouvé, au moins en partie [12], un premier aboutissement dans l’outil du #Journal_de_la_Recherche_d’Emploi (#JRE) actuellement expérimenté dans plusieurs régions de France [13]. Le JRE assigne à chaque incrit·e quatre scores de « profilage psychologique » visant respectivement à évaluer la « dynamique de recherche » d’emploi, les « signes de perte de confiance », le « besoin de #redynamisation » ou les « risques de dispersion » [14].

    Ces informations sont synthétisées et présentées aux conseiller·es sous la forme d’un tableau de bord. « Parcours à analyser », « Situations à examiner », « Dynamique de recherche faible » : des alertes sont remontées concernant les chômeur·ses jugé·es déficient·es par tel ou tel algorithme. Le ou la conseiller·e doit alors faire un « #diagnostic_de_situation » – via l’interface numérique – afin d’« adapter l’intensité » des « actions d’accompagnement ». Et là encore, ils et elles peuvent s’appuyer sur des « #conseils_personnalisés » générés par un dernier algorithme [15].

    Contrôle, #mécanisation et déshumanisation de l’accompagnement : voilà la réalité de ce que le directeur de France Travail appelle « l’accompagnement sur mesure de masse » [16].

    Diagnostic et score d’#employabilité

    Le second cas d’usage est tout aussi inquiétant. Il s’agit de déterminer la « qualité » d’un·e demandeur·se d’emploi. Ou, pour reprendre les termes officiels, son « employabilité » [17]. Ce projet n’est pas encore déployé à grande échelle, mais nous savons qu’une première version – basée, elle, sur des techniques d’intelligence artificielle [18] – a été développée en 2021 [19].

    L’algorithme alloue à chaque inscrit·e un score prédisant ses « chances de retour à l’emploi ». Véritable outil automatique de #tri des chômeur·ses, il vise à organiser la « #priorisation des actions d’accompagnement » [20] en fonction d’un supposé #degré_d’autonomie de la personne sans emploi.

    Si les informations disponibles sur ce projet sont limitées, on peut imaginer que ce score permettra le contrôle en temps réel de la « progression de la #recherche_d’emploi » via les actions entreprises pour améliorer « l’attractivité [de leur] profil » [21]. Il serait alors un indicateur d’évaluation en continu de la bonne volonté des chômeur·ses.

    Mais on peut aussi penser qu’il sera utilisé pour inciter les personnes sans emploi à se diriger vers les « #métiers_en_tension », dont une majorité concentre les conditions de travail les plus difficiles. En demandant aux chômeur·ses d’améliorer leur score, via une #réorientation, ils et elles seraient encouragé·es à accepter un emploi au rabais.

    Agenda partagé & agences virtuelles

    Mais l’étendue du processus de numérisation à l’oeuvre à France Travail va bien au-delà de ces exemples. Côté contrôle numérique, citons l’interface « #XP_RSA » [22], l’outil numérique déployé dans le cadre de la récente réforme du #RSA. Cette interface n’est rien d’autre qu’un agenda partagé permettant de déclarer, et de contrôler, les quinze à vingt « #heures_d’activité » hebdomadaires dont vont devoir s’acquitter les bénéficiaires du minima social. Son remplissage forcé est un pas supplémentaire vers le #flicage des plus précaires.

    Côté IA, France Travail a lancé en 2024 le programme « #Data_IA » [23], successeur d’Intelligence Emploi mentionné plus haut. Présenté avec fracas au salon de l’« innovation technologique » VivaTech – organisé par le groupe Publicis –, on retrouve parmi les projets en développement une #IA_générative visant à numériser l’accompagnement et la #recherche_d’emploi (« #Match_FT ») [24]. France Travail s’intéresse aussi aux « #maraudes_numériques » pour « remobiliser les jeunes les plus éloignés de l’emploi » [25] et au développement d’« #agences_virtuelles » [26].

    #Austérité, automatisation et #précarisation

    La numérisation de France Travail signe la naissance d’un modèle de gestion de masse où coexistent une multitude d’algorithmes ayant chacun la tâche de nous classifier selon une dimension donnée. Risque de « fraude », de « dispersion », de « perte de confiance », suivi des diverses obligations : les capacités de collecte et de traitements de données sont mises au service de la détection, en temps réel, des moindres écarts à des normes et règles toujours plus complexes [27]. Cette numérisation à marche forcée sert avant tout à contrôler les personnes sans emploi [28].

    À l’heure où Gabriel Attal annonce une énième réforme de l’assurance-chômage passée en force alors que l’Assemblée nationale est dissoute, ce contrôle ne cache plus son but : forcer les plus précaires à accepter des #conditions_de_travail toujours plus dégradées [29].

    Loin des promesses de « libérer du temps pour les conseillers » ou d’offrir un accompagnement « plus réactif et plus personnalisé » [30] aux personnes sans emploi, cette numérisation contribue à la déshumanisation d’un service essentiel et à l’#exclusion des plus précaires, voire tend à une généralisation du #non-recours_aux_droits. Il ne s’agit pas d’idéaliser le traitement « au guichet », mais de rappeler que la numérisation forcée accentue les écueils de ce dernier. En accompagnant la fermeture des points d’accueil, elle transfère une partie du travail administratif aux personnes usagères du service public, participant à l’éloignement de celles et ceux qui ne sont pas en mesure de le prendre en charge [31].

    En standardisant les processus d’accompagnement, via la #quantification de chaque action et le profilage de toute une population, elle restreint les possibilités d’échange et supprime toute possibilité d’accompagnement réellement personnalisé [32].

    En facilitant le contrôle généralisé, elle accentue enfin la #stigmatisation des plus précaires et participe activement à leur #paupérisation.

    –-

    Mise à jour du 12 juillet 2024

    À la suite de notre article, France Travail, via son directeur général Thibaut Guilly, a souhaité exercer son droit de réponse que nous publions ci-dessous in extenso.

    « Madame, Monsieur,

    Je reviens vers vous suite à mon précédent courrier du 2 juillet.

    Bien que le délai de 3 jours prévu à l’article 1.1-III de la loi n°2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique soit aujourd’hui expiré, je constate que le droit de réponse qui vous a été adressé n’a pas été publié. Pour rappel, le non-respect de cette obligation est passible d’une amende de 3 750 €.

    Aussi, je réitère par la présente ma demande de publication d’un droit de réponse suite à la parution le 25 juin 2024 de l’article intitulé « A France Travail, l’essor du contrôle algorithmique » (librement accessible à l’adresse : https://www.laquadrature.net/2024/06/25/a-france-travail-lessor-du-controle-algorithmique).

    Dans cet article, vous évoquez un « service public de l’emploi largement automatisé », ainsi qu’une utilisation des algorithmes qui « contribue à la déshumanisation d’un service essentiel », favorise « la stigmatisation des plus précaires et participe activement à leur paupérisation » et constitue « un pas supplémentaire vers le flicage des plus précaires ». Il s’agirait d’une « extension des logiques de surveillance de masse visant à un contrôle social toujours plus fin et contribuant à une déshumanisation de l’accompagnement social », cette « numérisation à marche forcée ser[van]t avant tout à contrôler les personnes sans emploi ». Vous faites également état de « la fermeture des points d’accueil ».

    Nous nous inscrivons en faux contre ces propos erronés qui conduisent à jeter un discrédit sur le travail des plus de 55 000 collaborateurs qui accompagnent chaque jour les demandeurs d’emploi et les entreprises et à travestir la réalité concernant l’usage que nous faisons de ces algorithmes.

    L’utilisation des algorithmes au sein de France Travail ne vise en aucun cas à remplacer le travail des conseillers. L’intelligence artificielle (IA) vient en complément et ne se substitue jamais à une intervention humaine. Au contraire, nous concevons les algorithmes et l’IA comme des outils d’aide à la décision pour les conseillers ou un moyen de leur libérer du temps administratif afin de leur permettre de se consacrer pleinement à l’accompagnement des demandeurs d’emploi.

    Toute utilisation d’algorithmes est en outre encadrée par une charte éthique (https://www.francetravail.org/accueil/communiques/pole-emploi-se-dote-dune-charte-pour-une-utilisation-ethique-de-linte) qui décrit nos engagements pour garantir un cadre de confiance respectueux des valeurs de France Travail, à l’opposé de toute « notation de chômeurs » que vous pointez dans votre article. Un comité d’éthique externe composé de personnalités qualifiées garantit le respect de ce cadre. En aucun cas, les algorithmes ne sont utilisés pour « encourager les demandeurs d’emploi à accepter des emplois au rabais ».

    Concernant la « mécanisation » ou la « déshumanisation » de l’accompagnement que vous avancez, c’est méconnaitre le travail que réalisent les conseillers quotidiennement dans plus de 900 agences ou par téléphone. Aucun projet de fermeture d’agence n’est d’ailleurs envisagé contrairement à ce que vous dites et France Travail est un des rares services publics à être ouvert tous les jours, sur flux le matin et sur rendez-vous l’après-midi. Plus de 8,8 millions de personnes sont venues dans nos agences l’année dernière. Cet accueil en agence reflète justement notre politique de proximité et d’accompagnement notamment des plus précaires. L’ambition de la loi pour le plein emploi est en outre de renforcer l’accompagnement humain des plus éloignés, en particulier des bénéficiaires du RSA.

    Vous parlez enfin de « flicage des plus précaires » à travers l’utilisation d’algorithmes concernant le contrôle de la recherche d’emploi et la lutte contre la fraude. Il convient tout d’abord de souligner que ce sont deux activités distinctes, le contrôle de la recherche d’emploi ne saurait être assimilé à de la lutte contre de la fraude, qui est, par définition, une activité illégale et susceptible de poursuites pénales. Sur ce dernier point, l’utilisation des données dans la lutte contre la fraude vise avant tout à protéger nos usagers. En effet, la majorité des situations recherchées par les équipes de France Travail ne concerne pas des demandeurs d’emploi mais des individus qui détournent les services d’indemnisation du chômage, bien souvent au préjudice de nos usagers : usurpation d’identité des demandeurs d’emploi pour s’approprier leurs droits à l’assurance chômage ou détourner leurs paiements, individus se fabricant un faux passé professionnel ou une fausse résidence en France pour ouvrir des droits indus. Concernant le contrôle de la recherche d’emploi, là encore nous réfutons vivement l’idée selon laquelle nous mènerions une chasse aux plus précaires. Tout demandeur d’emploi inscrit à France Travail bénéficie de droits mais a également des devoirs qui lui sont présentés dès son inscription, dont celui de rechercher activement un emploi. 600 conseillers sont dédiés à ce contrôle et là encore, l’IA est un outil d’aide et en aucun la pierre angulaire des contrôles réalisés par ces conseillers en contact avec les demandeurs d’emploi tout au long de ce processus de contrôle. Là encore votre article méconnaît le travail de nos conseillers et constitue une atteinte à leur engagement et à leur intégrité.

    Je vous remercie de publier sans délai ce droit de réponse. A défaut, je me réserve la possibilité de saisir les juridictions à cet effet.

    Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sincères salutations.

    Thibaut Guilluy »

    Notre réponse :

    À la suite de notre article, France Travail, via son directeur général Thibaut Guilly, nous a initialement écrit pour faire des remarques d’ordre général sur notre article. Puis, dans une nouvelle lettre reçue aujourd’hui, il est subitement passé aux menaces : nous n’aurions, selon lui, pas fait droit à sa prétendue « demande de publication d’un droit de réponse ». Ces menaces sont particulièrement malvenues et, au demeurant, totalement vaines, puisque rien dans son courrier initial n’indiquait qu’il s’agissait d’une demande de droit de réponse…

    Le directeur général de France Travail s’en tient à une poignée d’éléments de langage sans jamais répondre sur le fond. Pas un mot sur la multiplication des algorithmes de profilage à des fins de contrôle. Tout au plus y apprend-on que des algorithmes d’IA sont aussi utilisés à des fins de « contrôle de la recherche d’emploi », ce que nous ignorions.

    Cette lettre se borne ainsi à un simple exercice, maladroit et malvenu, de communication. Elle s’essaye vainement à réfuter l’expression de « flicage des plus précaires » pour décrire les outils de surveillance des allocataires du RSA. La mise en place d’un agenda partagé pour le contrôle des 15 à 20 heures d’activité de ces dernier·ès serait ainsi – il faut savoir apprécier l’humour – une mesure visant à « renforcer l’accompagnement humain ».

    Quant à l’impact de la numérisation sur l’accueil des plus précaires, le directeur général de France Travail nie la réalité, tout comme son homologue de la CNAF, afin de minimiser l’étendue de la surveillance et le projet politique sous-jacent. Qu’a-t-il donc à répondre à la Défenseure des droits qui, en 2022 dans son deuxième rapportsur la dématérialisation des services publics, rappelait la hausse des inégalités et des réclamations en raison de cette dématérialisation « à marche forcée » ?

    Enfin, opposer, comme le fait cette lettre, le travail des salarié·es de France Travail et notre action de documentation et d’alerte sur les abus de l’administration est stérile : la déshumanisation et le changement de nature du service public se font non seulement au détriment des personnes au chômage mais également des agent·es de France Travail, comme l’ont dénoncé syndicats et associations au moment de la réforme de l’assurance chômage et la transformation de Pôle Emploi en France Travail [33].

    Ce que cette lettre souligne avant tout c’est donc l’absence de recul, de capacité de remise en cause et d’esprit critique du directeur général de France Travail quant à l’extension des logiques de contrôle numérique au sein de son institution. Ou sa pleine adhésion à ce projet.
    Notes

    [1] Voir cette note de synthèsenote de synthèse revenant sur les premières expérimentation faites par Pôle Emploi.

    [2] Voir cet article sur l’implication de Cap Gemini dans la réalisation de l’outil de scoring.

    [3] L’expression « score de suspicion » est extraite de l’analyse d’impact disponible ici, celle de « signaux faibles » d’une note de suivi des travaux OCAPI 2018 disponible ici, celle d’« indices » de l’ article présentant la collaboration de France Travail avec Cap Gemini. Quant au terme d’« escroquerie », il est issu d’un échange de mails avec un·e responsable de France Travail.

    [4] L’algorithme utilisé semble se baser sur des arbres de décisions, sélectionnés via XGBoost. Les principaux cas d’entraînement semblent être la détection de périodes d’activité dites « fictives » – soit des périodes de travail déclarées mais non travaillées – d’usurpation d’identité et de reprise d’emploi non déclarée. Voir ce document.

    [5] Nous accompagnons différentes personnes dans des demandes d’accès à leurs données personnelles. Pour l’instant, France Travail s’est systématiquement opposé à leur donner toute information, en violation du droit.

    [6] Voir notamment nos articles sur l’algorithme de la CAF, en tout point similaire à cette page.

    [7] Ce programme, financé à hauteur de 20 millions d’euros par le Fond de Transformation de l’Action Publique a été construit autour de 3 axes et s’est déroulé de 2018 à 2022. Voir notamment la note de 2020 envoyée à la DINUM par France Travail, disponible ici.

    [8] Rapport annuel 2018 de Pôle Emploi disponible ici.

    [9] Voir cette note envoyée par Pôle Emploi à la DINUM.

    [10] voir note 9

    [11] Voir ce support de webinaire.

    [12] En partie puisqu’au cœur des algorithmes du JRE, nulle trace de machine learning ou de traitements statistiques complexes. Chaque score résulte de l’application de règles simples, bien loin des ambitions initiales de recours à l’intelligence artificielle. Les dirigeant·es de France Travail semblent ici avoir éprouvé les limites d’un techno-solutionnisme béat. Voir ce document. À noter aussi que ce document évoque une « brique IA Mire » portant sur la détection de « situations de décrochage ». Il se pourrait donc que des algorithmes plus avancés soient en développement.

    [13] Le JRE est une refonte de l’interface numérique. Voir à ce sujet l’excellent article de Basta disponible ici. Si le JRE ne semble pas avoir été créé dans le cadre du programme Intelligence Emploi, il semble avoir été le cadre d’expérimentations de plusieurs des solutions produites. Voir ici.

    [14] Voir le document « Fiches pratiques à destination des conseillers » portant sur le JRE disponible ici.

    [15] Les documents les plus parlants sur la mécanisation de l’accompagnement via le JRE sont ce support et ce document à destination des conseiller·es. Voir aussi les documents que nous mettons en ligne sur l’utilisation d’IA pour générer des conseils automatisés, consultables par les personnes sans emploi et les conseiller·es.

    [16] Voir cette interview du directeur actuel de France Travail.

    [17] Pour un aperçu historique de la notion d’employabilité, voir le chapitre 5 de France Travail : Gérer le chômage de massse de J.-M Pillon.

    [18] Voir cette note envoyée par Pôle Emploi à la DINUM en 2020.

    [19] Voir cette autre note envoyée par Pôle Emploi à la DINUM en 2021.

    [20] voir note 18

    [21] Voir ce document sur l’utilisation de l’IA à Pôle Emploi.

    [22] Voir ce document de présentation de XP RSA.

    [23] Voir ce document de présentation du programme Data IA.

    [24] Pour Match FT, voir cet entretien, ce tweet et cet article de la Banque des Territoires. Voir aussi Chat FT, l’IA générative pour l’instant dédiée aux conseillers·es, dans ce document.

    [25] Voir ce tweet.

    [26] Voir ce tweet.

    [27] Sur la réforme à venir, voir notamment cet article du Monde. Sur le triplement des contrôles, voir cet articledu même journal.

    [28] Sur l’histoire du contrôle à France Travail, voir le livre Chômeurs, vos papiers de C. Vivès, L. Sigalo Santos, J.-M. Pillon, V. Dubois et H. Clouet, le rapport Le contrôle des chômeurs de J.-M. Méon, E. Pierru et V. Dubois disponible Sur le triplement des contrôles, voir ici et le livre France Travail : gérer le chômage de masse de Jean-Marie Pillon.

    [29] voir note 27

    [30] Voir, entre autres, cette vidéo du responsable du programme Data IA.

    [31] Voir le livre L’Etat social à distance de Clara Deville.

    [32] Voir le texte Déshumaniser le travail social de Keltoum Brahan et Muriel Bombardi, publié dans le numéro de février 2017 de CQFD.

    [33] La CGT a dénoncé une réforme qui n’« est pas favorable » aux personnes sans emploi. La CGT Pôle Emploi y voit une numérisation du service public qui « détruira les nécessaires relations humaines, et accentuera la fracture numérique et donc la précarité » et une réforme qui va « renforcer les devoirs au détriment des droits », ou encore « accroître les tensions entre les agents et les demandeurs d’emploi ». Solidaires a dénoncé le caractère « trompeur » de l’accompagnement. Côté personnes sans emploi, le constat est le même : cette transformation rend les personnes « Coupable[s] d’être au chômage » d’après le comité National CGT des Travailleurs Privés d’Emploi et Précaires. Enfin, les associations de solidarité et des syndicats ont ensemble dénoncé dans le Monde le « risque des contrôles abusifs de la situation globale des ménages ».

    https://lagrappe.info/?A-France-Travail-l-essor-du-controle-algorithmique-1132
    #algorithme #chômage #profilage

  • Alerte au #CVM, le composé qui empoisonne l’eau des campagnes

    Le #chlorure_de_vinyle_monomère, un #plastique, est un cancérogène connu de longue date. Et que l’on retrouve dans des kilomètres de canalisations d’eau, desservant près de 600.000 personnes en #France : une eau dangereuse pour la santé. Enquête sur un péril silencieux.

    La petite route serpente entre vergers et prairies, jusqu’en lisière de forêt. Là, quatre bâtisses en tuffeau dressent leur silhouette claire à travers les arbres. Un petit hameau « du bout du bout », comme le dit Bernadette Hubert, qui vit ici depuis une vingtaine d’années. Un pâté de maisons au bout du village de Parçay-les-Pins, lui-même situé dans un coin du Baugeois, une région reculée de l’Anjou, dans l’extrême nord-est du Maine-et-Loire.

    L’isolement et la tranquillité, voilà ce qui a attiré la famille Coullouette dans cette campagne paisible en 2013. Atteinte d’un carcinome neuro-endocrinien — une tumeur maligne rare —, Anne vient alors de subir sa deuxième transplantation hépatique. Elle, son compagnon et leur fils ne cherchent qu’une chose : un havre de paix. Mais après un an de bonheur tranquille à planter des tomates et à récolter les pommes, une lettre de l’Agence régionale de santé (ARS) vient mettre fin à leur sérénité. L’eau qui coule par leurs robinets est contaminée et impropre à la consommation. Le nom du coupable ? Un certain chlorure de vinyle monomère.

    Appelons-le CVM. Ce produit chimique de synthèse, très volatile, intervient dans la fabrication du PVC, un plastique très courant. « À partir des années 1950, les canalisations d’eau en plomb ont progressivement été remplacées par des canalisations en polychlorure de vinyle, ou PVC, explique Michel Joyeux, chercheur pour Eau de Paris et coauteur d’un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) sur le CVM. Or, jusqu’en 1980, le procédé de fabrication était tel que des molécules de chlorure de vinyle étaient retenues en quantité importante dans les canalisations, et pouvaient ensuite migrer dans l’eau potable. » Problème, ajoute M. Joyeux : « Le CVM est un toxique connu depuis longtemps. » Il est notamment classé dans le groupe 1, « cancérogène certain pour l’homme », par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), depuis 1987. « C’est un facteur de risque avéré pour l’angiosarcome hépatique, un cancer du foie rare et de très mauvais pronostic », précise l’Institut de veille sanitaire dans sa note de position de 2010. Une dizaine de cas par an en France. En 2005, l’Agence nationale de santé (Afsa) estimait que pour 100.000 personnes exposées durant leur vie au chlorure de vinyle à des doses supérieures ou égales à 0,5 μg/l, on pourrait craindre 4 à 5 cancers du foie directement liés. Quant au lien entre le CVM et les autres tumeurs hépatiques plus répandues (7.600 cas par an pour le carcinome hépatocellulaire), rien n’est avéré, mais « il pourrait être un facteur de risque ». C’est peu, mais suffisant pour inquiéter le gouvernement, qui demande des contrôles de présence du CVM dans l’eau potable dès 2007.

    Car, si le risque paraît mince, le nombre de personnes potentiellement exposé pourrait être élevé. « Les canalisations posées avant 1980 représentent environ 50.000 km de conduite, soit 5% du linéaire national », indique l’Institut de veille sanitaire, qui chiffre à « moins de 600.000 » le nombre d’habitants concernés par la pollution. Donc, plusieurs centaines de milliers de Français boiraient depuis plus de cinquante ans une eau présentée comme potable, mais qui contient en fait une substance cancérogène. Gloups.

    « Attention, relativise Michel Joyeux. Cette pollution touche surtout les zones rurales, les maisons isolées, plutôt dans l’Ouest et dans le Nord. » Grosso modo, il y a plus de CVM en bout de réseau, là où le débit est faible et où l’eau peut stagner dans les tuyaux pendant plusieurs jours. Mais combien de foyers cela représente-t-il ?

    Flairant le scandale, le ministère de la Santé a fait passer en 2012 une circulaire sur les modalités de repérage des canalisations et de gestion du risque sanitaire lié au CVM. Il a demandé aux Agences régionales de santé de procéder à des contrôles dans les zones à risque. Car les données manquent cruellement : la présence du CVM n’était pas du tout évaluée avant 2007, et les tests effectués depuis « ne permettent pas de détecter les non-conformités », comme le précise la circulaire gouvernementale. « Les analyses peuvent sensiblement varier en fonction de l’utilisation du réseau, observe Michel Joyeux. En journée ou de nuit, en été ou en hiver, d’une maison à celle d’à côté, le taux de CVM n’est pas le même. »
    « Un problème de santé publique national »

    Ce coup de fouet ministériel a tout de même permis de dresser un premier tableau. « Au niveau régional, la population concernée par une eau contenant des teneurs supérieures à la valeur limite en CVM (de 0,5 μg/l) est estimée à 2 %. Pour le Maine-et-Loire, cette population est estimée à moins de 1 %», indique à Reporterre, par courriel, l’ARS des Pays de la Loire. Soit près de 74.000 personnes dans la région ligérienne, dont 8.000 dans le département où vit Anne Coullouette. En France, d’après la synthèse effectuée en janvier 2017 par l’UFC-Que Choisir, 350 communes seraient concernées, particulièrement dans le Centre, les Pays de la Loire, le Massif central et les Charentes.

    Parmi ces 350 villages, il y a Douchy-Montcorbon, dans le Loiret. Habitant le hameau des Desvignes, Philippe Simond-Côte reçoit en février dernier un courrier de la mairie lui demandant « de ne plus utiliser l’eau du robinet pour l’usage alimentaire, sauf si elle est portée à ébullition » (le CVM étant très volatile, il s’évapore). Joint par Reporterre, il se dit scandalisé : « En 2017, en France, dans un des pays les plus riches et développés de la planète, des centaines de milliers de personnes ne peuvent plus boire leur eau ! » Pour lui, cette histoire de CVM est, ni plus ni moins, « un problème national de santé publique ».

    Retour à Parcay-les-Pins. Le soleil est à son zénith, il n’a pas plu depuis plusieurs jours. Pourtant, la petite route qui mène chez les Coullouette paraît mouillée et ravinée, comme après une grosse averse. Anne et Frédéric suivent les traces humides, jusqu’à une plaque en bordure du bitume. Sous la trappe, un système électronique ouvre les vannes à intervalles réguliers pour « purger » le réseau et rejeter le CVM présent dans l’eau. « Chaque nuit, 8,5 m3, soit 8.500 litres, sont déversés dans le fossé et sur la route, soupire Anne Coullouette. C’est plus de 30 fois notre consommation quotidienne… et ce gaspillage est considéré comme dérisoire par les pouvoirs publics, ça me rend malade ! » Installée fin 2015, cette purge automatique a en effet permis de repasser sous le seuil fatidique des 0,5 μg/l… mais à quel prix ?

    « Une purge coûte 20 euros, c’est très peu en comparaison avec les autres solutions qui s’offrent à nous, note Jean-Jacques Fallourd, élu à la communauté de communes de Baugeois-Vallée, dont dépend Parçay. Ce n’est pas satisfaisant d’un point de vue environnemental, mais c’est la meilleure mesure provisoire. » Pour la famille Coullouette, cette « mesure provisoire » dure depuis deux ans, et même plus, si l’on compte les purges manuelles effectuées entre décembre 2014 et décembre 2015 par un technicien de Veolia. Dans le Maine-et-Loire, il reste environ 78 purges en service soit environ 700 m3 par jour (700.000 litres). « Ces purges représentent à peine 0,5 % de l’eau prélevée pour l’eau potable, tempère l’ARS dans un courriel adressé à Mme Coullouette, que celle-ci nous a lu. On peut comparer ce chiffre aux pertes liées aux fuites estimées entre 5 % et 25 % de l’eau produite. Ces purges sont nécessaires d’un point de vue sanitaire dans l’immédiat. »

    « Si elle n’avait pas secoué le cocotier, on n’aurait jamais rien su »

    Depuis trois ans qu’elle enquête à sa manière sur le sujet et tente d’alerter ses concitoyens, Anne Coullouette s’est souvent vu reprocher d’être « une parano » : « On me fait régulièrement remarquer que j’affole mes voisins pour rien », observe-t-elle, amère. À ses côtés, Bernadette Hubert voit Anne comme une lanceuse d’alerte : « Si elle n’avait pas secoué le cocotier, on n’aurait jamais rien su. L’eau n’a aucun goût ni aucune odeur particulière, pourtant, elle n’est pas bonne à boire. Et les contrôles ne sont pas faits dans chaque maison, alors comment savoir si on est concerné quand on vit en zone rurale ? »

    À Douchy, la mairie a opté pour une autre solution : après avoir distribué un litre d’eau par personne sous forme de bouteille plastique, elle a préféré installer une fontaine publique sur une des places du village. La centaine d’habitants concernés par la contamination au CVM est invitée à venir remplir ses bidons, « comme au bon vieux temps ». « C’est la promenade quotidienne à la claire fontaine », plaisante Philippe Simond-Côte, qui regrette cependant la frilosité des élus : « Chacun semble penser que ce n’est pas si grave, puisqu’on vit avec cette pollution depuis plusieurs décennies et que personne n’en est mort. » Sauf qu’entre l’exposition au CVM et l’apparition d’une tumeur hépatique, 50 ans peuvent s’écouler.

    La seule solution pérenne semble être le changement de canalisation… mais c’est aussi la plus coûteuse. Entre 75 et 200 euros par mètre linéaire selon les besoins en réfection de chaussée, d’après le ministère de la Santé. Or, il resterait près de 50.000 km de canalisations en PVC datant d’avant 1980. À Parçay-les-Pins, M. Fallourd assure que « toutes les options sont sur la table ». En attendant, les Coullouette vont encore voir de l’eau couler sur la chaussée.

    https://reporterre.net/Alerte-au-CVM-le-compose-qui-empoisonne-l-eau-des-campagnes
    #contamination #CVM #pollution #PVC #vétusté #potabilité #eau_potable #canalisation #cancer #santé_publique #santé

    signalé par @monolecte ici :
    https://seenthis.net/messages/641425

    • Du 16/01/2025
      https://reporterre.net/Dans-la-Sarthe-une-eau-du-robinet-cancerigene

      Et vous, comment lavez-vous vos fruits et légumes ? Marie [*], habitante de Pruillé-l’Éguillé (814 habitants), a une technique bien particulière : elle n’utilise que de l’eau préalablement bouillie. « C’est super chiant, mais dans le doute, je préfère procéder ainsi », soupire-t-elle. Assise devant une tasse de thé fumante, Marie, rencontrée chez elle en décembre 2024, raconte un quotidien fait d’hypervigilance : ne pas avaler d’eau quand elle se brosse les dents, ne boire que de l’eau en bouteille…

      La raison d’une telle prudence tient en trois lettres : CVM, pour chlorure de vinyle de monomère. Dès 2013, des analyses ont détecté, dans l’eau potable de nombreux secteurs de la Sarthe, la présence de ce gaz organique et incolore s’évaporant une fois porté à ébullition.

    • CVM (chlorure de vinyle monomère), on en connait la toxicité depuis un bon bout de temps :

      https://www.occitanie.ars.sante.fr/le-chlorure-de-vinyle-monomere-cvm-0

      Les risques et seuils sanitaires associés sont déterminés par les instances nationales. Pour en savoir plus consultez le site du Ministère de la santé et de la Prévention et l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

      Les progrès des techniques analytiques ont permis d’inclure systématiquement l’analyse de CVM dans le contrôle sanitaire de l’eau potable à partir de 2007. Les directives européennes successives sur l’eau destinée à la consommation humaine ont fixé à 0,5 µg/litre la limite de qualité dans l’eau du robinet à ne pas dépasser pour la concentration en CVM.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Chlorure_de_vinyle

      Des années 1960 aux années 1980, des dizaines de milliers de kilomètres de canalisations en PVC ont été installées (dont en France) pour transporter l’eau potable. À cause des procédés de fabrication retenus dans ces deux décennies par l’Industrie du plastique ces tuyaux ont relargué, de manière chronique, dans l’eau, des résidus de chlorure de vinyle connus pour leur caractère cancérogène. Là et quand il est recherché, ce polluant est encore retrouvés par les analyses d’eau, à des taux dépassant en France la limite réglementaire de 0,5 μg/L dans plusieurs milliers de communes ; des centaines de milliers de Français ingèrent donc, sans le savoir et depuis des années ou décennies, cette molécule. En dépit d’obligations légales, la première campagne systématique de recherche du CVM dans l’eau n’a débuté qu’en 2011 ; et en 2025, la cartographie de cette pollution est encore lacunaire. Selon le ministère de la santé, environ 140 000 km de canalisations seraient concernés par une contamination au CVM20.

      Une étude a montré qu’en conditions d’écoulement maîtrisées, en 48 h de contact entre une eau à 10°C et une eau à 20°C, le taux de CVM dissous dans l’eau double ;

      à une température donnée, la teneur en CVM dans l’eau d’une canalisation en PVC augmente pratiquement linéairement avec le temps de contact ; la concentration double entre 24 heures et 48 heures de temps de contact ;
      le transfert de CVM depuis une telle canalisation en PVC vers l’eau est important au début de l’exploitation de la canalisation, puis décroît au fil des années. Toutefois, au vu des concentrations en CVM dans les canalisations et dans l’eau, il est estimé que le relargage de CVM peut encore théoriquement durer plusieurs siècles.

      En Janvier 2025, le journal Le Monde relaye un article scientifique qui critique « le discours mensonger des industriels chargés de sa fabrication » et l’inaction de l’État français en matière de prévention et de traitement de ce problème sanitaires, et qui rappelle que les industriels connaissaient la toxicité de cette molécule dès les années 1960 ; une molécule pour laquelle l’Union européenne n’a pas fait de focus, et qui a fait l’objet de déclarations trompeuses des autorités françaises (qui ont systématiquement minimisé les risques associés à l’ingestion de monomère de plastique « en occultant des informations décisives dans ses communications publiques », alors que la dangerosité du CVM, même à faible dose était connue des insustriels et confirmée par les agences sanitaires du pays). Le chercheur, en s’appuyant sur des arguments scientifiques, sur des rapports publics et les données d’Agences Régionales de Santé (ARS), il montre que l’Etat français n’a en outre pas respecté son obligation européenne de mettre en place des mesures visant à éviter les dépassements de normes de potabilité de l’eau, ce qui fait selon lui de ce problème un « scandale sanitaire majeur » et une « négligence fautive ».

    • #Eau_potable cancérigène : 50 ans de « scandale sanitaire »

      Des milliers de km de tuyaux d’eau potable sont contaminés par un agent cancérigène, le CVM. Un problème connu depuis les années 1970. Des analyses inédites révèlent l’ampleur du scandale sanitaire et de l’inaction de l’État.

      Pour des centaines de milliers de Françaises et de Français, l’eau du robinet n’est plus potable. En cause, le CVM, ou chlorure de vinyle monomère, un gaz reconnu comme cancérigène. Cinquante ans après les premières alertes, Reporterre livre des analyses inédites dévoilant une pollution d’ampleur... et l’inertie de l’État.

      Des révélations permises grâce à un lanceur d’alerte, le chercheur en sciences politiques Gaspard Lemaire. Il a obtenu — non sans mal — des milliers d’analyses d’eau auprès des autorités sanitaires. Les résultats, que Reporterre a pu consulter, montrent une pollution significative. Au total, 6 410 prélèvements d’eau potable sont contaminés par ce composé toxique, dans neuf régions [1]. De quoi parler d’un « scandale sanitaire majeur », selon le doctorant.
      Un scandale sanitaire minimisé

      Afin de bien saisir l’affaire, remontons quelques décennies en arrière. Le CVM est employé dans la fabrication d’objets en plastique PVC, en particulier les tuyaux. Or depuis les années 1930, les preuves de sa toxicité se sont accumulées. Jusqu’en 1987, quand le Centre international pour le cancer l’a classé comme cancérigène certain pour l’humain.

      Malgré les alertes, « les producteurs de PVC se sont efforcés de dissimuler durant des années la toxicité du CVM et les dangers encourus par les travailleurs comme par les consommateurs », note Gaspard Lemaire dans un article. À partir des années 1960, ce plastique a inondé le marché des canalisations, en plein boum. En France, « l’adduction d’eau dans la partie ouest du pays n’est survenue que dans les années 1960-1970 », raconte Frédéric Blanchet, de l’Association scientifique et technique pour l’eau et l’environnement (Astee). Beaucoup de hameaux, de fermes isolées ont été raccordés à cette époque-là.

      Dans les années 1980, de nouveaux procédés de fabrication ont permis d’éliminer la majeure partie du CVM dans le PVC. Mais le mal était déjà fait. Le ministère de la Santé estime à environ 140 000 km le linéaire de canalisations en PVC posé avant 1980 ou dont la date de pose est inconnue [2]. « C’est considérable », remarque Franco Novelli, de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR).

      « Les législateurs ont gravement
      manqué de diligence »

      Pourtant, il a fallu attendre plusieurs décennies avant que les pouvoirs publics ne prennent la mesure du problème. « Informés des risques liés à la contamination des réseaux d’eau par cette substance, les législateurs ont gravement manqué de diligence », observe Gaspard Lemaire dans son article. Ce n’est qu’en 1998 que l’Union européenne a fixé un seuil à ne pas dépasser pour le CVM dans l’eau potable : 0,5 microgramme par litre (µg/L).

      Puis, « alors que l’État français aurait dû mettre en place des mesures visant à éviter ces dépassements, la première campagne systématique visant à détecter la présence de [cette substance] dans l’eau ne date que de 2011 », indique le chercheur. Interrogé par Reporterre, le ministère de la Santé livre une version différente : « L’analyse du chlorure de vinyle monomère (CVM) dans l’eau du robinet est systématique depuis 2007 », nous a-t-il indiqué par courriel.

      Une vision enjolivée de l’histoire : en 2007, le gouvernement a pris un arrêté qui prévoit enfin la mise en place d’analyses des eaux potables. Mais la première mission de détection du composé toxique dans les réseaux n’a été menée qu’en 2011, nous a affirmé l’Astee, qui a participé à ce programme. Des recherches tardives, qui ont confirmé les craintes des autorités.

      Depuis une dizaine d’années, les signaux rouges se sont ainsi multipliés. Des habitants ont découvert du jour au lendemain qu’ils ne pouvaient plus consommer l’eau du robinet, comme Reporterre le racontait en 2017. Des communes se sont retrouvées à devoir distribuer de l’eau en bouteille. En urgence, des syndicats des eaux ont ouvert les vannes de leurs canalisations et mis en place des purges pour vider les réseaux des eaux contaminées [3]. Bref, c’est le branle-bas.
      Des petites communes laissées-pour-compte

      Mais pas question de laisser s’ébruiter le scandale ! Comme Reporterre l’a raconté, les habitants sont souvent peu ou pas informés de la pollution. Et les autorités sanitaires renâclent à livrer leurs analyses. Après plusieurs réclamations et un passage par la Commission d’accès aux documents administratifs, Gaspard Lemaire a cependant obtenu de neuf agences régionales de santé (ARS) les résultats des prélèvements effectués.

      D’après ces résultats, transmis à Reporterre et aux médias Le Monde, Politis, France culture et « Envoyé spécial », 6 410 non-conformités ont été identifiées entre 2014 et 2024 dans neuf régions. Les dépassements de limites de qualité atteignent jusqu’à 1 400 fois le seuil fixé par la réglementation européenne. Avec des disparités fortes entre territoires : en Normandie, 11 % des prélèvements d’eau se sont révélés non conformes, alors que ce taux tombe à 0,5 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

      Globalement, les petites communes en bout de réseau sont les plus affectées, car l’eau ayant tendance à stagner dans les canalisations se charge en CVM [4]. Au total, d’après une instruction du ministère de la Santé publiée en 2020, « plus de 120 000 analyses de CVM ont été réalisées sur le réseau de distribution d’eau depuis octobre 2012 avec un taux de conformité proche de 97 % ».

      Pas très rassurant, estime Gaspard Lemaire : « Un taux de non-conformité de 3 % laisse penser qu’un nombre important de Français sont manifestement exposés au CVM. » Aucune estimation précise du nombre de communes et de personnes affectées n’a été diffusée. Mais selon une note de position de l’Institut de veille sanitaire publiée en 2010, 600 000 personnes seraient concernées par des niveaux de CVM non conformes. Le chercheur dénonce ainsi une « dissimulation du problème de la part de l’État [...] qui a systématiquement minimisé les risques ».
      Des solutions trop coûteuses

      Comment expliquer une telle attitude des pouvoirs publics ? Nous avons posé la question au ministère, qui estime — comme nous l’avons écrit plus haut — avoir réagi dès 2007. Soit neuf ans après l’adoption de la directive européenne sur ce sujet. Dans son courriel, l’exécutif indique aussi être allé « plus loin que la réglementation européenne », qui ne requiert pas de prélèvements ni d’analyses poussées de l’eau potable. Pour le reste, il nous renvoie vers les collectivités propriétaires des réseaux, « en charge des travaux nécessaires en cas de présence de CVM ». En clair : circulez, il n’y a rien à voir.

      Pour Frédéric Blanchet, de l’Astee, la prise de conscience (tardive) des autorités s’explique par un manque d’expertise : « Dans le domaine de l’eau, il existe une barrière analytique : on ne peut évaluer que ce qu’on sait analyser, indique-t-il. Pendant longtemps, on ne savait pas quantifier du CVM à 0,5 µg/L. » Autant chercher une aiguille dans une botte de foin sans bonnes lunettes.

      L’expert se souvient aussi du « flou total » à la fin des années 2000, quand il est apparu urgent de traiter cette contamination. « On voyait apparaître de plus en plus de non-conformités [d’eau potable avec trop de CVM], et on ne savait pas quoi faire, se souvient-il. On avait très peu d’exemples d’autres pays et de référentiels réglementaires pour gérer ces situations. »

      Un argument nuancé par Gaspard Lemaire : « Aux États-Unis, dès 1975, l’Agence de l’environnement avait été en mesure de détecter la présence de CVM dans l’eau avec un seuil de détection de 0,03 µg/L », note-t-il dans son article. Pour le chercheur, la raison de l’inaction étatique tient plutôt à la complexité du sujet : une fois que le problème est connu et reconnu, il faut agir. Or les solutions sont coûteuses et difficiles à mettre en place.

      « C’est vraiment un casse-tête »

      « Quand on constate des dépassements répétés de la limite de 0,5 µg/L, l’eau est déclarée non conforme, et on a trois ans pour gérer le problème, détaille Franco Novelli. On peut diluer l’eau contaminée, distribuer de l’eau en bouteille, purger les canalisations… Mais à terme, la seule solution, c’est de remplacer les tuyaux. »

      Or cette dernière — et unique — solution prend du temps, beaucoup de temps. Il faut d’abord déterminer les canalisations à risque à l’aide de modèles informatiques complexes, puis effectuer une série de prélèvements. Dans les Côtes-d’Armor, il a ainsi fallu plus de deux ans pour juste identifier précisément les 77 km problématiques, sur les 4 500 km de tuyauterie départementale. « Si l’on veut faire les choses bien, avec précision, il faut prendre du temps », indique Joël Rivallan, ancien directeur de syndicat départemental des eaux.

      Mais même une fois les tronçons incriminés bien identifiés, encore faut-il pouvoir les changer ! Le changement d’un kilomètre de canalisation coûte entre 50 000 et 200 000 euros selon la configuration des lieux, d’après les chiffres transmis par le ministère.

      Une somme colossale, que les petites communes rurales — principalement concernées — n’ont généralement pas. « C’est vraiment un casse-tête, soupire Bertrand Hauchecorne, premier élu de la commune de Mareau-aux-Prés dans le Loiret et membre de l’Association des maires ruraux de France. Comme on n’a pas les moyens de renouveler les réseaux, on fait des emprunts, mais cela augmente le prix de l’eau, parfois à des montants difficilement acceptables par les usagers. »

      Car malgré les promesses du président Macron, les aides ne sont pas à la hauteur. « Le plan eau n’a pas eu d’effet sur le terrain, constate l’édile. Les Agences de l’eau ont des moyens en baisse, le Fonds vert se réduit peu à peu et les dotations des départements ne sont pas systématiques. » Face à ce mur d’investissement, les pouvoirs publics semblent tentés par la stratégie de l’autruche.

      « C’est difficile d’informer le public sur le fait que les canalisations sont cancérogènes, et que pendant des années on n’a rien fait », résume Gaspard Lemaire. Pour le chercheur, « la gestion de cette affaire ne relève nullement d’un cas isolé, mais témoigne d’une incapacité généralisée de l’État à protéger les citoyens contre les menaces sanitaires croissantes ».

      https://reporterre.net/Eau-potable-cancerigene-50-ans-de-scandale-sanitaire

    • À #Strasbourg et en #Alsace, une eau contaminée aux polluants éternels

      Une étude d’UFC-Que Choisir du Bas-Rhin publiée jeudi 23 janvier 2025 confirme la contamination de l’eau de Strasbourg aux polluants éternels ou PFAS. Retour sur un problème sanitaire régional.

      Dans un communiqué publié jeudi 23 janvier, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir et l’association écologiste Génération futures ont révélé les résultats de leurs analyses sur la qualité de l’eau à Strasbourg et à Mulhouse. Huit polluants éternels – des per- et polyfluoroalkylées plus connus sous le nom de PFAS – ont été retrouvés dans l’eau du robinet analysée. Les mesures ont été effectuées entre juin et novembre 2024 par un laboratoire indépendant. Ce dernier a détecté l’un de ces polluants éternels, le perfluorooctane sulfonate (PFOS), à hauteur de 1,9 nanogramme par litre (ng/l). Utilisés dans la fabrication de produits anti-adhésifs et de mousses anti-incendie, les PFOS sont toxiques. Ils sont interdits à la production et d’utilisation depuis 2019 en Europe.

      Des normes qui ne rassurent pas

      Cette étude fait écho à une enquête d’Ici Alsace (anciennement France Bleu Alsace). Des mesures avaient révélé que les eaux du robinet de Strasbourg et d’Ammerschwir près de Colmar sont contaminées aux polluants éternels. Au micro d’Ici Alsace, Thierry Schaal, vice-président de l’Eurométropole en charge de la gestion de l’eau potable, a assuré que les PFAS présents dans l’eau de l’agglomération ne contiennent que des concentrations inférieures aux valeurs limites. Selon la norme européenne appliquée en France à partir de 2026, la somme des 20 principaux PFAS ne doit pas excéder les 100 ng/l.

      Mais l’UFC-Que Choisir estime que ces normes sont obsolètes et qu’elles ne permettent pas de garantir l’innocuité des eaux testées :

      « Cette valeur de 100 ng/l ne se base sur aucune donnée toxicologique. C’est simplement le niveau de détection qu’atteignaient les méthodes d’analyse il y a quelques années. (...) Si l’on prenait la norme bien plus protectrice pour les consommateurs que le Danemark appliquera en 2026 (2 ng/l pour la somme de quatre PFAS), alors le prélèvement de Strasbourg serait non-conforme. »

      Une contamination régionale

      En 2023, un consortium de médias intitulé le Forever Pollution Project avait révélé l’étendue de la pollution aux PFAS en Europe. En Alsace, les bords du Rhin sont particulièrement touchés. L’enquête, republiée par Rue89 Strasbourg, révélait la contamination de 200 sites en Alsace, avec un pic à 941 ng/l dans la commune du Vieux-Thann dans le Haut-Rhin.

      Rue89 Strasbourg a aussi cartographié les résultats d’une étude de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) sur les prélèvements d’eaux rejetées par des entreprises alsaciennes pouvant « présenter des dangers (incendie, explosion, etc.) pour l’environnement, la santé et la sécurité publique » Cette étude a révélé la présence de PFAS dans 99 des 116 sites analysés en Alsace. Parmi eux, des entreprises de l’Eurométropole de Strasbourg comme la papeterie Blue Paper à Strasbourg, le complexe Alsachimie et Butachimie de Chalampé (Haut-Rhin) ou encore le cimentier Holcim à Altkirch.
      Toute la nappe alsacienne polluée

      Cette pollution de l’eau se retrouve aussi au niveau de la nappe phréatique d’Alsace. En 2024, Rue89 Strasbourg a détaillé les résultats d’une étude réalisée par l’Observatoire de la nappe d’Alsace (Aprona). Cette dernière a révélé que 97,5% des 200 points de mesure en Alsace sont contaminés par l’acide trifluoroacétique, appelé TFA. Cette molécule, de la famille des PFAS, est très peu connue. Aucune étude n’a encore été réalisée pour documenter sa toxicité. De ce fait, elle continue à être utilisée.

      Ce que l’on sait, en revanche, c’est que le TFA est issue de la dégradation d’un pesticide fluoré, le flufénacet. Ce pesticide, utilisé dans les grandes cultures céréalières (blé et orge principalement), est vendu par les entreprises Bayer et BASF. La commercialisation de ce produit, officiellement reconnu comme perturbateur endocrinien l’année dernière, devait cesser en 2013. Mais le pesticide a fait l’objet de neuf dérogations émanant de la Commission Européenne, permettant à Bayer et BASF de continuer réaliser à vendre cette molécule toxique.
      Une recherche de solutions en cours

      Face à l’urgence de la situation, des chercheurs de l’Université de Strasbourg se sont fixé comme objectif de trouver une solution contre l’accumulation de cette pollution (lire notre article). Stéphane Vuilleumier et Michaël Ryckelynck cherchent ainsi le micro-organisme qui sera capable de dégrader les milliers de PFAS existants pour lutter contre leur accumulation dans les milieux naturels. Un projet audacieux et complexe, toujours en cours au moment de publier cet article.

      D’autres solutions sont envisagées pour dépolluer les environnements. D’abord par une interconnexion des réseaux d’eau pour diluer les polluants. D’autres communes préfèrent installer des filtres au charbon actif (en projet à Mommenheim). Selon une enquête publiée par Le Monde, « la facture vertigineuse que les Européens devront payer pour éliminer les PFAS de leur environnement » se situe « entre 95 et 2 000 milliards d’euros sur vingt ans ».

      https://www.rue89strasbourg.com/strasbourg-alsace-eau-polluants-eternels-331148

  • Berliner Arsenal vor dem Umzug: Kino ist nicht bloß ein Ort
    https://taz.de/Berliner-Arsenal-vor-dem-Umzug/!6055366

    13.12.2024 vin Andreas Hartmann - Das Kino Arsenal beendet am Sonntag seinen Spielbetrieb am sterilen Potsdamer Platz. Anfang 2026 soll er in Wedding wiederaufgenommen werden.
    Das Bild zeigt Stefanie Schulte Strathaus, die künstlerische Leiterin des Arsenals
    Herrscherin über die Filmrollen – und vieles mehr: Stefanie Schulte Strathaus, die künstlerische Leiterin des Arsenals   Foto: Imago/Funke Foto Services

    Berlin taz | „Bitte Ruhe“ steht an der Tür des Raumes, der in gut einem Jahr als Kinosaal genutzt werden soll. Aktuell ist er noch eine Baustelle. Die Betreiber des Silent Green Kulturquartiers in Wedding lassen die Räumlichkeiten gerade umbauen für den neuen Mieter: das Kino Arsenal, das an diesem Sonntag nach 25 Jahren am Potsdamer Platz ebendort seinen Spielbetrieb beenden wird.

    Im Silent Green an der Gerichtstraße ist ein ehemaliges Krematorium. Seit 2015 finden hier Kulturveranstaltungen statt, in die Büros ist die Kreativszene eingezogen. Anfang 2026 soll auch der Kinosaal des Arsenals dazustoßen – und zwar in der denkmalgeschützten Trauerhalle. Deshalb auch die Aufforderung am Eingang, sich ruhig zu verhalten. „Die kann man eigentlich genau so da stehen lassen“, sagt Stefanie Schulte Strathaus, die künstlerische Leiterin des Arsenals.

    Das Arsenal ist freilich nicht irgendein beliebiges Berliner Kino, sondern eine ziemlich einmalige Institution, deren guter Ruf in Sachen Filmkultur weit über Berlin hinaus strahlt. Der volle Name lautet dann auch Arsenal – Institut für Film und Videokunst.

    Und Stefanie Schulte Strathaus ist verantwortlich für alles, was zu diesem Institut gehört: das Kino, die Berlinale-Sektionen „Forum“ und „Forum Expanded“, wo die eher experimentellen Filme des Festivals laufen, den Verleih und das Archiv. Letzteres befindet sich bereits seit 2015 in Räumlichkeiten des Silent Green. Schulte Strathaus zeigt es mit einigem Stolz. 10.000 analoge Filme aus aller Welt werden hier gelagert, viele davon Unikate. Ein „weltweit einmaliger Schatz“, sagt sie.
    Alles unter einem Dach

    Im Februar kommenden Jahres läuft der Mietvertrag des Arsenals am Potsdamer Platz aus. Bis dahin werden die etwa 35 Mitarbeiter und Mitarbeiterinnen ihre Büros verlassen und in ein Haus gegenüber des Silent Greens einziehen, das ebenfalls den Betreibern des Kulturstandorts in Wedding gehört.

    „Alle und alles wird dann an einem Ort vereint sein, das macht die Arbeit einfacher und interessanter“, sagt Schulte Strathaus. Am Potsdamer Platz sei immer irgendein Teil ausgelagert gewesen. Damit sei in Wedding Schluss.

    Das Kino Arsenal ging 1970 aus einer Initiative des Vereins Freunde der Deutschen Kinemathek hervor. 30 Jahre befand es sich in Schöneberg, bevor es an den Potsdamer Platz zog. Dabei prägten Filmverrückte mit Neugier auf ein Kino aus aller Welt und allen Epochen von Beginn an das Arsenal. Bis heute haben sie nicht damit aufgehört, überraschende Filmreihen zu kuratieren und Werke weit abseits der Norm zu präsentieren.

    „Das kann Kino“, heißt folgerichtig auch das Abschiedsprogramm des Arsenals, das noch bis Sonntag läuft. Dabei soll mit Hollywood-Kultfilmen bis zu Erstlingswerken weitgehend unbekannter Filmemacher noch einmal der Beweis erbracht werden, dass Kino, so wie es sich das Arsenal vorstellt, wirklich sehr viel kann.
    Zeitlich begrenzter Mietvertrag

    Dass es das Arsenal am Potsdamer Platz nicht ewig geben würde, war von Anfang an klar, sagt Schulte Strathaus. Der Mietvertrag war auf 25 Jahre begrenzt. Eine Zeit lang habe es Überlegungen gegeben, in ein von der Deutschen Kinemathek immer noch geplantes Filmhaus zu ziehen, das auf dem Parkplatz des Gropius-Baus in Kreuzberg entstehen soll. Als sich herausstellte, dass sich die Realisierung noch Jahre hinziehen wird, sei man mit dem Silent Green ins Gespräch gekommen.

    Dieser Ort ist „aus mehreren Gründen sehr geeignet“, sagt Schulte Strathaus. Nicht nur, weil eben erstmalig Verleih, Archiv, Berlinale-Forum und Kino unter einem Dach zusammengeführt werden. Auch befinde sich das Arsenal nun in guter kultureller Nachbarschaft. So forscht das Harun-Farocki-Institut zum Werk des namensgebenden Filmemachers und das Sinema Transtopia widmet sich dem postkolonialen Kino.

    Kurzum: Es gebe dort bereits eine lebendige Filmkultur. Während der Potsdamer Platz eben doch ein sehr steriler Ort ist, an dem das Arsenal immer wie ein Fremdkörper wirkte. Andererseits heißt das auch: Der Potsdamer Platz wird durch den Auszug noch einmal ein Stück steriler.

    Als Segen erweist sich angesichts der aktuellen Berliner Sparpläne, dass das Institut seit 22 Jahren nicht mehr vom Senat, sondern vom Bund gefördert wird. Schulte Strathaus sagt, sie mache sich dennoch Sorgen. Das Silent Green wird zwar privatwirtschaftlich betrieben, hat jedoch ein eigenes Kulturprogramm und vermietet an kulturelle Einrichtungen. Die Leiterin befürchtet, dass es schon bald aus ökonomischen Gründen weniger Angebote geben könnte.
    Kino auf Reisen

    Verleih, Archiv, Berlinale-Organisation – damit wird es beim Arsenal im kommenden Jahr ganz normal weitergehen. Nur ein Kino wird es vorerst nicht mehr geben. Auch deshalb will das Arsenal auf Tournee gehen. In Berlin und anderen deutschen Städten, aber selbst in New York wird man als „Arsenal on Location“ mit Partnerorganisationen vor Ort Filmabende und -reihen kuratieren.

    „Wir wollen damit zeigen, dass Kino nicht bloß ein Ort ist, sondern auch ein Netzwerk, eine Community, eine Solidargemeinschaft von Menschen“, sagt Schulte Strathaus. Nebenbei wolle man dabei auch recherchieren, wie andere ein Kino der Gegenwart machen.

    So ganz ist das Kapitel Arsenal-Kino am Potsdamer Platz mit dem 15. Dezember ohnehin noch nicht beendet. Zur nächsten Berlinale, die Mitte Februar stattfinden wird, ist der Mietvertrag offiziell zwar bereits beendet. Man habe sich aber mit dem Vermieter geeinigt, den Saal für das Festival noch einmal anzumieten. Zum letzten Mal als Berlinale-Kino am Potsdamer Platz.

    Silent Green
    https://www.openstreetmap.org/way/645006822

    #Berlin #Mitte #Potsdamer_Straße #Wedding #Gerichtstraße #Kino

  • Johanna und Eduard Arnhold Platz: Piazetta am Kulturforum in Berlin-Mitte trägt nun neuen Namen
    https://www.berliner-zeitung.de/news/johanna-und-eduard-arnhold-platz-piazetta-am-kulturforum-in-berlin-

    Allet neu macht der November. Nur das Foto zur Illustration passt nicht undcwird deshalb weggelassen. Es zeigt die Neue Nationalgalerie, die nicht am jetzt neu benannten Kulturforumsplatz sondern an Reichpietschufer, Potsdamer umd Sigismundstraße liegt.

    Etwas absurd ist die Angelegenheit schon. Lautete die Adresse der Museen bislang Matthäikirchplatz und verlieh ihnen damit Rsng und Namen im historischen und stadtgeographischen Kontext, sind sie nun durch elitäre Sektierer Berlin entrückt und in eine Kunstblase verrückt worden.

    Vielleicht besser so. Welcher Stino geht schon ins Museum. Adressen sind heute sowieso egal, die kennt ausser Nawis und Briefschreibern niemand mehr.

    5.11.2024 von Jule Damaske - Das jüdische Ehepaar Arnhold führte vor über einem Jahrhundert die wertvollste Kunstsammlung Deutschlands. Nun wurde ein Platz nach ihnen benannt.

    Die Piazzetta am Kulturforum in Berlin-Tiergarten ist am Dienstag nach Johanna und Eduard Arnhold umbenannt worden. Das jüdische Ehepaar Arnhold unterstützte während der Kaiserzeit und der Weimarer Republik Kunst, Kultur und Wissenschaft. „Mit der Benennung des Platzes werden künftig die Museen am Kulturforum – #Gemäldegalerie, #Kunstbibliothek, #Kupferstichkabinett und #Kunstgewerbemuseum – diese Adresse für ihren Besuchereingang führen“, teilte die Stiftung Preußischer Kulturbesitz (SPK) mit.

    Die Umbenennung erfolgte auf Wunsch einer bürgerschaftlichen Initiative, die sich zum Ziel gemacht hat, an das zivilgesellschaftliche Engagement von Jüdinnen und Juden in Deutschland und Berlin zu erinnern. „Die Arnholds waren bedeutende Kunstmäzene und Stifter der Deutschen Akademie Rom Villa Massimo“, heißt es in der Mitteilung. So galt die Kunstsammlung der Arnholds zu Beginn des 20. Jahrhunderts als die „wertvollste Privatsammlung moderner Kunst in Deutschland“. Der Unternehmer Eduard Arnhold war zudem an der Gründung der Kaiser-Wilhelm-Gesellschaft zur Förderung der Wissenschaften, der heutigen Max-Planck-Gesellschaft, und des Kaiser-Friedrich-Museumsvereins beteiligt.

    „Arnhold-Stipendium“ soll Arbeiten im Tiergartenviertel ehren

    Nachdem der Verein zur Erinnerung an Johanna und Eduard Arnhold e.V. auf die SPK zugekommen war, stellte die Stiftung als Eigentümerin der Fläche die nötigen Anträge beim Bezirksamt #Mitte. Die Kosten trug der Verein selbst. Für die nächsten zwei Jahre stiftet der Verein außerdem im Zusammenwirken mit den Staatlichen Museen zu Berlin ein „Arnhold-Stipendium“ für eine von den Staatlichen Museen kuratierte kunstwissenschaftliche Arbeit im thematischen Umfeld von Kunst und Kultur im Tiergartenviertel.

    „Die Geschichte Deutschlands und Berlins als Standort für Kunst und Kultur ist ohne Mäzene wie das Ehepaar Arnhold nicht vorstellbar“, sagte Claudia Roth (Grüne), Staatsministerin für Kultur und Medien. Sie waren prägend für das öffentliche Leben in Berlin – und durch die Stiftung der Villa Massimo in Rom auch weit darüber hinaus. Wenn wir heute diese Piazzetta nach dem Ehepaar Arnhold benennen, dann benennen wir sie stellvertretend nach all den jüdischen Mäzenen, deren Lebensleistung und Wirken durch die Nationalsozialisten ausgelöscht wurden.“

    #Berlin #Tiergarten #Reichpietschufer #Potsdamer_Straße #Sigismundstraße #Matthäikirchplatz #Kulturforum #Johanna-und-Eduard-Arnhold-Platz #Straßenumbenennumg

  • Berlin-Mitte: Potsdamer Platz im Niedergang – Verlust eines filmischen Kulturorts
    https://www.berliner-zeitung.de/kultur-vergnuegen/kino-streaming/berlin-mitte-potsdamer-platz-im-niedergang-verlust-eines-filmischen

    12.10.2024 von Claus Löser - Unser Autor ist der Meinung, dass wir es hier mit der bekannten Berliner Melange aus politischem Desinteresse, Kompetenzgerangel und purem Zynismus zu tun haben.

    „Irgendwo war hier doch der Potsdamer Platz ...“ – so raunte der 1933 aus Deutschland geflohene Curt Bois in Wim Wenders’ emblematischen Werk „Der Himmel über Berlin“ (1987) und tapste dazu über eine anonyme Brache. Damals konnte niemand ahnen, dass schon zwei Jahre später die Mauer fallen würde. Als dann genau hier, am 26. September 2000, das Museum für Film und Fernsehen eröffnet wurde, war nicht nur in der cineastischen Welt der Jubel groß. Hatte Curt Bois’ Suche ein gutes Ende gefunden?

    In der alten und neuen Hauptstadt Deutschlands schienen endlich die Chancen gegeben, die Narben von Krieg und deutscher Teilung heilen zu können. Dies geschah mit dem Potsdamer Platz und seinem „Filmhaus“ einerseits symbolisch-architektonisch. Gleichzeitig realisierte sich der Traum aber mithilfe der Sehnsuchtsmaschine Film auch ganz konkret. Erstmals sollte es eine kompakte Heimat für Geschichte und Gegenwart des deutschen Kinos geben. Museum, Abspiel und Ausbildung waren unter einem Dach gebündelt. Neben dem Filmmuseum zogen auch das legendäre Arsenal-Kino sowie mit der DFFB die älteste und berühmteste Filmhochschule (West-)Deutschlands in die Potsdamer Straße 2 ein. Mit der Berlinale kam im Umfeld noch alljährlich die Weihe eines international bedeutsamen Festivals hinzu.

    Das Ganze war gut gedacht. Aber es war nicht gut durchdacht. Knapp 25 Jahre später hat die kulturelle Wüste den Potsdamer Platz zurückerobert. Die jüngste Berlinale war an Traurigkeit jedenfalls kaum mehr zu überbieten. Internationale Gäste irrten durch die Betonschneisen auf der Suche nach einem Zentrum des Festivals. Es gab keins. Auf dem Mittelstreifen der Potsdamer Straßen verliert der „Boulevard der Stars“ schon länger seine Sterne, sie bröckeln einfach ab. Dass jetzt die drei wichtigsten Filminstitutionen den Standort verlassen, komplettiert das desolate Bild.

    Sowohl das Filmmuseum als auch Arsenal und DFFB ziehen noch bis Jahresende aus und werden zeitversetzt irgendwann andernorts wieder öffnen. Mit der Dreifaltigkeit von Museum, Kino und Studium ist es jedenfalls auf unabsehbare Zeit vorbei. Wie konnte es so weit kommen?

    Nachhaltig war das gesamte Projekt des Filmhauses plus Berlinale nie gedacht

    Wir haben es hier wohl mit der sattsam bekannten Berliner Melange aus politischem Desinteresse, Kompetenzgerangel und purem Zynismus zu tun. Schon längere Zeit ging von auslaufenden Mietverträgen, rasch wechselnden Eigentümern oder ungünstigen Versicherungen die Rede. Nachhaltig war das gesamte Projekt des Filmhauses plus Berlinale jedenfalls nie gedacht. Die Utopie des Filmhauses war offenbar auf Sand gebaut. Bei genauerem Hinsehen zeigt sich auch, dass sich die Krise schon längst in den Gebäudekomplex und sein Umfeld eingenistet hatte. Hinzu kommen mentale Erosionen. Man denke nur an das ewige Hickhack um den Posten der Berlinale-Leitung oder an die Tatsache, dass die DFFB über Jahre hinweg keine Direktion besaß.

    Filmmuseum und Arsenal stemmen sich jedenfalls wacker gegen die Eigendynamik des Niedergangs. Sie bieten trotzige Abschiedsprogramme. Den Anfang macht die Deutsche Kinemathek als Betreiber des Filmmuseums. Die 2000 Quadratmeter umfassende Ausstellungsfläche hat noch bis zum 31. Oktober geöffnet, in der letzten Woche bei freiem Eintritt. Danach werden die Exponate für lange Zeit nicht mehr in der gegenwärtigen Großzügigkeit sichtbar sein.

    Zwar gibt es mit dem E-Werk in Berlin-Mitte ein Ausweichquartier, doch auch dieses ist nur temporär bespielbar. Etwas genauere Zukunftsaussichten hat das Arsenal-Kino. Sein Spielbetrieb wird voraussichtlich noch im Laufe des Jahres 2025 im Weddinger „Silent Green“ wieder aufgenommen. Vor der Schließung läuft das Programm noch einmal zur Höchstform auf. Danach wird das Kino unter dem Motto „Arsenal on Location“ durch Berlin und weitere Städte nomadisieren. Das passt: Kino heißt Bewegung.

    Das Museum für Film und Fernsehen am Potsdamer Platz schließt zum 1. November, vom 24. bis 31. Oktober ist der Eintritt in die Ausstellungen frei. Das Kino Arsenal hat noch bis Mitte Dezember 2024 geöffnet, es verabschiedet sich mit einem kompakten Sonderprogramm.

    #Berlin #Mitte #Potsdamer_Straße #Kino #Filmhaus #Arsenal

  • Lutte contre l’émigration irrégulière : Le programme Tierra Firme à la rescousse de potentiels candidats
    https://www.dakaractu.com/Lutte-contre-l-emigration-irreguliere-Le-programme-Tierra-Firme-a-la-resc

    Lutte contre l’émigration irrégulière : Le programme Tierra Firme à la rescousse de potentiels candidats
    Dans le cadre de la lutte contre la migration irrégulière, le gouvernement canarien à travers la Chambre officielle de commerce d’Espagne au Sénégal a lancé un projet destiné aux potentiels candidats à l’émigration irrégulière et aux candidats de retour au pays. En collaboration avec l’association Help for Migrants, le programme de formation et d’insertion professionnelle Tierra Firme permet d’offrir aux jeunes des chances d’insertion dans plusieurs sous-secteurs d’activité : la plomberie, l’électricité, l’aide-maçon, l’échafaudage. L’objectif est de fournir aux Sénégalais en situation de vulnérabilité, notamment ceux confrontés au risque d’exclusion sociale liée à la migration irrégulière, des compétences et des opportunités d’insertion professionnelle, renseigne un des coordonnateurs du projet Diop Diaspora. Ainsi, à travers une formation professionnelle dans divers secteurs économiques et des stages dans différentes entreprises espagnoles au Sénégal. Le programme cherche à créer des alternatives à la migration irrégulière tout en promouvant la création d’emploi de qualité dans le pays et en répondant aux besoins spécifiques en main d’œuvre des entreprises participantes. Sont concernés par ce programme des participants âgés de 18 à 35 ans avec une priorité réservée à la candidature féminine, a expliqué le président de Help For Migrants. La phase de formation va débuter du 15 octobre au 31 janvier, avec deux semaines de vacances entre la fin décembre et début janvier. Elle aura lieu à Dakar. La formation est couverte par une Bourse du programme.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#espagne#DiopDiaspora#Helpformigrant#potentielmigrant#jeunesse#formation#sante#femme

  • Elite-Uni nach Moskauer Vorbild : Die Filmhochschule in Babelsberg wird 70
    https://www.berliner-zeitung.de/kultur-vergnuegen/kino-streaming/die-filmhochschule-in-babelsberg-wird-70-elite-uni-nach-moskauer-vo


    Die Babelsberger Filmuniversität trägt den Namen Konrad Wolf

    Quelques séances de cinéma à ne pas rater si vous êtes dans le coin.

    Filmuniversität Babelsberg „Konrad Wolf“
    https://www.openstreetmap.org/way/273241598

    Claus Löser - Die Babelsberger Filmschule war schon durch die Grenzlage nicht für jeden erreichbar. Dennoch sammelten sich dort Talente mit Potenzial, wie eine Filmreihe zeigt.

    Kürzlich ist Peter Rabenalt gestorben. Als Komponist, Dramaturg und Professor hat er Generationen angehender DDR-Filmemacher geprägt. Unvergesslich bleiben seine Seminare zu Aristoteles und Hegel oder seine auf eigener Praxis basierenden Thesen zum Umgang mit dem Ton. Die Begegnungen mit ihm gehörten zu den Höhepunkten der ansonsten nicht sonderlich inspirierenden Zeit an der Babelsberger Filmhochschule. Zum letzten Mal sahen wir uns zu einer Aufführung des sonderbaren Films „Miraculi“ (1992) von Ulrich Weiß. Da saß er schon sichtlich beeinträchtigt neben seiner Frau im Sessel des Potsdamer Filmmuseums.

    Doch seine Augen leuchteten – froh, das letzte Werk seines Wegbegleiters noch einmal auf großer Leinwand zu sehen. Peter Rabenalt war auch ein leidenschaftlicher Leser dieser Kolumne hier. Höflich wies er mich manchmal auf leichte Unschärfen hin. Sofort fühlte ich mich wieder als sein ehrfürchtiger Schüler. Welch schöne Koinzidenz, dass im Filmmuseum Potsdam gerade eine kleine Reihe mit studentischen Arbeiten aus den frühen Achtzigern läuft – aus jener Zeit, in der Rabenalts Einfluss am stärksten spürbar war. Bislang nur ganz selten gezeigt, spiegelt sich in ihnen die Widersprüchlichkeit dieser DDR-elitären Institution.

    Im Herbst 1954 war sie nach Moskauer Vorbild eröffnet worden. Man ließ hier nicht jeden rein. Jenseits der künstlerischen Zugangshürden gab es auch einen ideologischen Tiefencheck. Symbolisch manifestiert war dies durch die deutsche Teilung. Mehrere Gebäude der auf Villen verteilten Schule lagen im unmittelbaren Grenzgebiet. Wer keinen Passierschein erhielt, konnte nicht einmal an der Eignungsprüfung teilnehmen.

    Dennoch unterliefen immer wieder Betriebsunfälle; erinnert sei an die rebellischen Arbeiten von Thomas Heise, Lars Barthel oder Gabriele Denecke. Auch die jetzt wiederaufgeführte, mittellange Übung „Meiningen, Meiningen“ (1980) von Gudrun Steinbrück und Julia Kunert zeigt, welches Potenzial in diesen damals jungen Menschen steckte – wenn man sie nur gewähren ließ. Im Umkehrschluss deuten sich ungeheure Verluste an. Aus Feigheit und auch konkretem Verrat wurden kreative Energien unterdrückt, die den gesamten DDR-Film heute weitaus besser würden dastehen lassen.

    Dieser Duft von Bockwurst, Braunkohle und Wagenschmiere

    Wie so ein „anderes ostdeutsches Kino“ hätte aussehen können, deutet die Etüde von Steinbrück und Kunert an. Die beiden jungen Frauen begleiteten ein durchweg männliches Mitropa-Team zwischen Ost-Berlin und Meinigen in Thüringen. In 30 Minuten öffnet sich ein ganzer Mikrokosmos, der da über ratternde Gleise, durch neblige Landschaften und marode Industriearchitektur rollt. Die mentale wie geografische Begrenztheit der größten DDR der Welt wird dabei geradezu haptisch nachvollziehbar; die Gerüche von Bockwurst, Braunkohle und Wagenschmiere schweben im Raum.

    Betörend auch die während der Dreharbeiten wachsende Offenheit des Speisewagen-Kollektivs. Steinbrück/Kunert gelang es durch ihr eigenes Auftreten, das Misstrauen gegenüber der Kamera abzubauen. Keine Selbstverständlichkeit – denn wer in der Öffentlichkeit mit Aufnahmetechnik aufkreuzte, verkörperte zuerst einmal den Staat. Und war deshalb mit Vorsicht zu genießen.

    Sonderfälle an der Filmhochschule bildeten Studierende „aus dem befreundeten Ausland“. Sie unterlagen keiner Aufnahmeprüfung, wurden von der PLO oder vom ANC, aus Kuba, Chile, Indien, Vietnam oder Afrika direkt in die DDR delegiert. Oft waren sie Kinder von Funktionären. Auch unter ihnen befanden sich große Talente. Sie unterliefen die offizielle Perspektive auf die „Völkerfreundschaft“ mit unverstellten Blicken. Einen grandiosen Einblick in das Leben von Auslandsstudenten etwa liefert die Inderin Chetna Vora mit ihrem Gruppenporträt „Oyoyo“ (1980). Spätestens mit der Intonierung des Titelsongs im Treppenflur des Wohnheims gerät die DDR-Biederkeit ins Wanken.

    Bald 70. Filmreihe im Filmmuseum Potsdam. „Oyoyo“ wird am 6. September gezeigt, „Ein Herbst im Ländchen Bärwalde“ und „Meiningen, Meiningen“ am 18. Oktober, Beginn ist jeweils um 18 Uhr. Karten und Informationen unter www.filmmuseum-potsdam.de

    #Allemagne #DDR #Potsdam #cinéma #histoire

  • Sous les pavés, la terre
    Agricultures urbaines et résistances dans les métropoles
    Flaminia Paddeu
    https://www.seuil.com/ouvrage/sous-les-paves-la-terre-flaminia-paddeu/9782021463354

    Analyse fouillée qui s’appuie sur trois sites emblématiques (Détroit, New-York et Seine-Saint-Denis). L’autrice décortique bien tous les tenants et aboutissants des différentes formes de cultures en ville, du jardin partagé à l’entreprise high tech ; la question cruciale d’accès à la terre ; la privatisation d’espaces publics pour protéger des vols ; la ségrégation raciale. Ici comme ailleurs, en sortir passe par la case reprise des communs.

    L’agriculture urbaine va-t-elle transformer les métropoles ? En essor depuis le début du xxie siècle, cette pratique connaît un regain d’intérêt qui s’inscrit dans la prise de conscience des ravages de l’agriculture conventionnelle et de l’urbanisation. D’autant que la pandémie de Covid-19 a questionné le mode de vie citadin, fondé sur l’inégalité sociale d’accès à la nature, l’artificialisation des sols et une dépendance considérable aux importations agricoles.

    #livre #agriculture_urbaine #potager #agriculture_de_subsistance