• En 2022, les mesures pour le pouvoir d’achat vont coûter 50 milliards d’euros (Lefigaro.fr)
    https://www.crashdebug.fr/en-2022-les-mesures-pour-le-pouvoir-d-achat-vont-couter-50-milliards-d-eu

    Bonjour à toutes et à tous, j’espère que vous allez bien. Je n’ai pas voulu être trop violent ce matin, car quand on voit ce qui circule sur les nouvelles, au réveil c’est un peut brutal..., donc je vous passe cet article du Figaro pour savoir un peut à quoi s’attendre... Pour le reste c’est totalement schizophrénique, les prix augmentent à cause de leurs politiques, mais plutôt que stopper ces politiques nocives, ils nous donnent des impôts décalés pour y faire face....

    VIDEO📺 @ThierryMariani : "Les sanctions sont une stupidité, elles ne feront jamais baisser la Russie🇷🇺 car le reste de la planète ne les applique pas. Par contre qui paie la note ? Les Européens🇪🇺. Et les seuls qui profitent de la guerre sont les USA."#Ukraine #Poutine #Zelensky pic.twitter.com/p5VV2qxEna — (...)

  • Putin. Miller. Gazprom
    https://miller.navalny.com/en

    in 1999, before his first presidential term, Putin’s priorities were already fully formed. He knew exactly what he wanted: to steal. You see, there has never been Putin the patriot, there has never been Putin the geopolitician, there has never been Putin the savior of Russia, Putin has always been the thief.

    révélations par le groupe Navalny sur la fortune de Poutine via le contrôle de Gazprom par son pote Miller

  • Ukraine : La face cachée des choses (Deuxième partie) Vladimir Caller
    https://www.investigaction.net/fr/ukraine-la-face-cachee-des-choses-deuxieme-partie

    Le traitement de l’information de la guerre entre la Russie et l’Ukraine risque, par son immédiateté, de nous faire perdre de vue l’énormité de son importance, de sa signification politique et de ses conséquences prévisibles. A ce propos, il ne nous semble pas exagéré de dire que le moment historique que nous vivons est comparable à, par exemple, celui de la chute du mur de Berlin ou 11 septembre.


    Dans ce scénario, la diplomatie américaine s’est déployée en trois temps (en attendant un quatrième) : le retrait des forces américaines d’Afghanistan, la trame organisée pour entraîner l’intervention armée russe en Ukraine (voir la première partie de cet article) et le basculement d’alliances au Moyen Orient dont les Accords d’Abraham annoncent la tendance.([1])

    Des objectifs bien précis
    – Reprendre le contrôle hégémonique d’une Europe durablement affaiblie et ce, sur le plan de l’énergie, la défense, la finance internationale ; dans ce cadre faire de l’Allemagne et du germanisme anti slave, la nouvelle référence militaire européenne.

    – Affaiblir la Russie à l’extrême, organiser un « Afghanistan-bis » sur des terres ukrainiennes et, comme voie de conséquence, installer un « Eltsine-bis » au Kremlin

    – Renforcer très lourdement le négoce militaire et son association avec les médias (le nouveau complexe militaro-médiatique). ([2])

    – Tout ceci, en préalable de la cible chinoise (le quatrième temps).

    Si les grandes lignes de cette stratégie étaient dûment programmées, il nous semble que ses mentors ne s’attendaient pas à une riposte russe si brutale ; en tout cas, pas de cette dimension. Cette riposte a changé la donne et précipité le timing des plans américains. Le soutien à l’Ukraine, à son intégrité territoriale, à sa politique d’alliances, est devenu un sujet mineur. Le volet politico-diplomatique de la guerre elle-même est devenu obsolète. Lorsque Biden traite Poutine de « criminel de guerre » ou de « voyou » ce n’est pas une saute d’humeur ; c’est une fin de non-recevoir à toute négociation, à toute discussion. Que la Russie saigne, c’est la (seule) priorité.

    Dans un entretien, passé inaperçu, à la NPR, le principal réseau de radiodiffusion public des États-Unis le 16 Mars, le secrétaire d’état Antony Blinken précisait les objectifs de sa diplomatie. Pour lui, cette guerre était l’occasion de changements, de grands changements. « L’un de ces changements est que les Européens s’intéressent de très près, et non seulement s’intéressent, mais commencent à agir sur la sécurité énergétique et cessent de se nourrir du pétrole et du gaz russes. Ce serait un changement majeur » .([3])

    Ursula von der Leyen, Charles Michel, Emmanuel Macron, semblent avoir bien entendu l’injonction en signant sans tarder un accord avec les États-Unis, lors du sommet européen des 24 et 25 mars, pour la livraison de 15 milliards de mètres cube de gaz naturel liquéfié (GNL) avec la perspective d’arriver à 50 milliards pour la fin de la décennie. A noter que la satisfaction vis-à-vis de cet accord n’est pas venue des marchands du GNL mais des acheteurs : « J’aimerais dire au peuple américain la reconnaissance de l’Europe pour leur soutien indéfectible », a salué Ursula von der Leyen, qui a dit voir en cet accord « une garantie de la sécurité et de l’indépendance énergétique de l’UE ».([4]) De son côté, dans l’élan de cet accord, l’Allemagne a débloqué 1,5 milliards d’euros pour acheter du GNL ; notamment aux Etats-Unis.

    L’acquiescence de l’UE envers les directives de la Maison Blanche ne se limitent pas aux directives sur le gaz. Elle anticipe même les propositions punitives de Washington et, pour y parvenir, n’hésite pas à violer ses propres directives. Ainsi, l’UE sanctionnait la banque centrale russe gelant ses dépôts avant même les États-Unis et décidait l’envoi des armes à l’Ukraine en totale contradiction avec les propres dispositions du Conseil européen qui régissent le contrôle des exportations militaires ; règles dans lesquelles il est bien précisé que « Les États membres refusent l’autorisation d’exportation de technologie ou d’équipements militaires susceptibles de provoquer ou de prolonger des conflits armés ou d’aggraver des tensions ou des conflits existants dans le pays de destination finale. »([5])

    Concernant Moscou, Blinken assure que le changement est déjà en marche : « L’une des choses que nous faisons est de priver la Russie de la technologie dont elle a besoin pour moderniser son pays, pour moderniser les industries clés – défense et aérospatiale, son secteur de haute technologie, l’exploration énergétique. Toutes ces choses vont connaître des effets profonds et pas seulement immédiats. Ils vont augmenter et s’accroître au fil du temps […] Tout ce qui est fait est, en fait, irréversible ». Cette guerre multi-sectorielle a donc vocation à durer. Pour qu’il ne reste pas de doutes, le secrétaire d’État estimait nécessaire d’avouer que « …le simple fait d’arrêter l’invasion de l’Ukraine pourrait ne pas suffire pour annuler les sanctions contre la Russie ».

    Au bonheur des armuriers
    Nous disions ci-dessus que la réaction russe avait surpris les Occidentaux, par sa nature et son envergure, le quotidien Le Figaro rapportait que, soucieux de son budget, Boris Johnson avait prévu, peu avant le déclenchement du conflit, de tailler dans les effectifs et matériels destinés à la défense.([6]) En France, le président de la Cour de comptes Pierre Moscovici prévoyait « réduire la voilure » du budget des armées dans son rapport sur « La loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 et les capacités des armées ». « Il va devoir revoir sa copie car la guerre en Ukraine a balayé certaines convictions des rapporteurs »  ; estimait le journal français La Tribune. ([7]) Aux USA même, au début de l’année, une publication spécialisée dans le domaine de la défense commentait : « Le secteur est confronté à une période de stagnation ou de diminution des budgets du Pentagone, alors même que le ministère de la Défense s’efforce de faire face à des conditions difficiles dues à la montée de la Chine ».([8])

    Le cas le plus marquant fut, pourtant, celui de l’Allemagne. Le 12 février le ministre des Finances, Christian Lidner du Parti libéral démocrate, bien connu pour son attachement à la rigueur budgétaire, s’était adressé au Bundestag insistant sur l’urgence de réduire les dépenses militaires en dépit des pressions de l’OTAN pour qu’elles atteignent, au minimum, le 2 % du PIB du pays. Cela dit, le climat martial autour du dossier ukrainien, poussé par les écolos, était déjà bien animé, pendant que le premier ministre Olaf Scholz semblait résister à ces pressions. C’est alors que le magazine Der Spiegel , incité par l’intervention russe, titrait en une dans son édition du 26.02 : « Ayez honte Monsieur Scholz », l’accusant d’être trop mou et « d’empêcher l’Union européenne d’agir contre le régime de Poutine ».([9]) Le lendemain, Scholz décidait, devant le parlement, d’attribuer un montant de 100 000 milliards d’euros au budget de la défense. Pour le journal français Les Echos « La révolution copernicienne de l’Allemagne ne fait que commencer ».([10])

    Et elle prend de l’envol si l’on en juge par les décisions qui suivirent. Le 27 mars, la présidente de la commission de la défense au Bundestag, Andrea Schwarz, annonçait que son pays se proposait d’acheter le système de missiles israéliens « Arrow », plus connu sous le nom de « Dome de fer » lorsqu’il sert à se protéger des missiles venant du Hezbollah ou du Hamas. « Nous devons mieux nous protéger contre la menace russe. Pour cela, nous avons besoin rapidement d’un bouclier antimissiles à l’échelle de l’Allemagne« , expliqua-t-elle dans le Bild. Et d’ajouter, « Nous pouvons tendre le Dôme de fer au-dessus des pays voisins. Nous jouerions ainsi un rôle clé pour la sécurité de l’Europe » . Selon le journal, le système coûterait 2 milliards d’euros et pourrait être opérationnel dès 2025 depuis trois sites en Allemagne. ([11]) Jean Monnet en rêvait, l’alliance de gaullistes et de communistes l’avait empêché en 1954, le réarmement allemand est à l’ordre du jour. Et ce n’est que le commencement. Des F-35 furtifs sont déjà commandés en masse aux USA ; des drones armés à Israël et des projets, si chers à Emmanuel Macron, de chars et avions de chasse mutualisés sont plus que jamais d’actualité.

    L’autre guerre
    Une autre guerre non moins importante se joue dans la communication où excelle l’ancien comédien Zelinsky élu sur un programme de pacification et devenu faucon parmi les faucons du projet d’éterniser la guerre et, si possible, de l’étendre. Maître dans l’art de l’ambiguïté, un jour il propose, demande, des négociations et lorsqu’elles sont entamés, il exige la fermeture du ciel ukrainien par l’OTAN. Il suggère des concessions, y compris territoriales pour toute de suite accuser la Russie de génocide et son président d’être un criminel de guerre et ce en parfaite concertation avec Biden et les grandes corporations médiatiques mondiales. Sa campagne de communication est particulièrement efficace « Ils sont vraiment excellents en stratcom – médias, info ops, et aussi psy-ops, a déclaré un haut responsable de l’OTAN au  Washington Post. « J’espère que les pays occidentaux prendront exemple sur eux ». ([12]) La production, notamment vers l’extérieur, est assuré par l’agence Internews  financée conjointement par le gouvernement américain et diverses ONG’s dont la fondation Gates, The Open Society de George Soros et The National Endowment for Democracy.

    Nous sommes ainsi face à un climat « d’union sacrée » autour de Zelensky et son équipe. Impensable de toucher un mot à propos de ses nombreux faits de corruption aggravée révélées par les Pandora papers. Si vous osez le faire, vous devenez ipso-facto un « agent de Poutine ». Encore mieux : surtout ne pas parler de « nazification » puisque, c’est le « vox médiatique » qui sanctionne : Zelensky est lui-même juif. Comme si le fait d’être juif vaccinait contre des compromissions. Cette campagne est si efficace que l’idée s’est installée que des formations comme Pravy Sektor, Patriotes d’Ukraine et Azov seraient très marginales car leur dimension serait fort modeste. Concernant Azov, le plus engagé parmi ces groupes sur le plan militaire, les ‘spécialistes’ des moyens de communication avancent le fait qu’ils « ne seraient que 4 000 dans une population militaire de 200 000 membres » ; insignifiants, donc. Or ce chiffre semble tiré de Wikipédia de manière un peu désinvolte, nos commentateurs oubliant que nous sommes déjà en 2020. En effet, ce site précise que « Le bataillon d’Azov était composé d’environ 800 volontaires fin 2014, mais vit ses effectifs rapidement augmenter portant le nombre de combattants potentiels à plus de 4 000 à la fin de 2016 ».([13]) Si en 2 ans, (2014-16) Azov grandit de 500 % on peut estimer que « The International Institute for Strategic Studies », organisme américain spécialisé dans la chose militaire, n’exagère pas lorsqu’il estime que les forces paramilitaires ukrainiennes (dont Azov est, de loin, la plus importante) représentent 102 000 membres pour un effectif total de l’armée nationale ukrainienne de 145 000 membres.([14])

    D’autres commentateurs insistent sur leur prétendue insignifiance en raison du fait qu’ils n’ont pas d’élus au parlement. Or le problème n’est pas qu’ils soient ou non au parlement mais qu’ils sont parfaitement bien installés et dans les forces armées et dans le ministère de l’intérieur. Et là, c’est-à-dire au cœur de la guerre, ils sont en position d’orienter la ligne politique générale et ce, en parfaite concertation avec le Pentagone, l’OTAN (et la caution de l’UE) avec même des projections internationales. Dans une enquête très fouillée, le magazine américain TIME, très peu suspect de « complotisme gauchiste », rapporte les déclarations d’Ali Soufan, un ancien cadre de très haut niveau du FBI, expert en questions de terrorisme, à propos du mouvement Azov. Selon Soufan, « Azov occupe une place centrale dans un réseau de groupes extrémistes qui s’étend de la Californie à la Nouvelle-Zélande en passant par l’Europe ». Et faisant référence aux talents de recrutement de l’organisation, l’expert soutient que « plus de 17 000 combattants étrangers sont venus en Ukraine au cours des six dernières années en provenance de 50 pays. » . Intriguée, la rédaction du magazine est allée sur place à Kiev pour interroger Olena Semenyaka, la responsable de questions internationales du mouvement, à propos des objectifs de son organisation. Cette dernière a répondu : « la mission d’Azov était de former une coalition à travers le monde occidental, dans le but ultime de prendre le pouvoir dans toute l’Europe. » ([15]) TIME précise qu’en octobre 2019, 40 membres du Congrès avaient signé une lettre appelant, sans succès, le Département d’État américain à désigner Azov comme une organisation terroriste étrangère. 

    Plus récemment, le quotidien israélien Jerusalem Post, publiait un rapport de l’Institut d’études européennes, russes et eurasiennes (IERES) de l’Université George Washington qui révélait que « le Canada, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont contribué à la formation de membres des organisations d’extrême droite au sein des académies militaires ukrainiennes » . Le rapport soulignait la tolérance dont ces groupes bénéficiaient des directions de ces académies. Situation qui avait provoqué la colère des Amis du Centre Simon Wiesenthal (FSWC) du Canada qui faisait état de leur mécontentement dans un communiqué. « .. Il est inacceptable que nos forces armées encouragent les groupes néonazis en Ukraine par le biais de la formation de nos forces armées. »([16])

    Cette présence militaire, ce prosélytisme sans limites ni frontières du néofascisme kiévien ne se limite pas aux casernes. Dès le lendemain du coup d’état de 2014 parrainé par Laurent Fabius, Frank-Walter Steinmeier (actuel président de l’Allemagne) et Victoria Nuland, le poste du ministre de l’intérieur, le plus sensible et stratégique du nouveau gouvernement « démocratique et européiste » fut attribué à Arsen Avakov, le créateur d’Azov. Question d’urgence ? Pas d’autre choix pour le moment ? Désignation passagère ? Pas du tout ! Avakov resta ministre 8 ans jusqu’au mois de juillet 2021 dûment confirmé d’ailleurs, malgré de vives oppositions y compris du grand rabbin de Kiev, par monsieur Zelensky. Trop visible pour rester à côté du Monsieur propre Zelenzky, il dut quitter ce poste si visible pour devenir conseiller spécial du ministère de la défense.

    Les évidences, les démonstrations de la très large mainmise de l’extrême droite néonazie sur les forces militaires et paramilitaires du pays et sur une très large partie de l’opinion publique ukrainienne, notamment sur sa jeunesse sont incontestables Pourtant, dans un exercice pervers de manipulation de l’opinion, le système fait tout pour l’ignorer, pour le cacher. Ainsi, finalement ce n’est pas Poutine qui ‘dénazifie’ l’Ukraine mais bien l’UE, la Maison Blanche, les médias…

    En attendant le vrai morceau
    Dans cette guerre qui se joue (pour le moment) à trois : USA-Russie-UE (la Chine est, cette fois, en stay behind), on peut estimer que les gagnants seront les deux géants, les USA et la Chine avec comme perdants leurs partenaires mineurs, l’Europe et la Russie. Cela dit, les recompositions en cours avec l’entrain militaire de la Russie, sa disposition à « passer à l’acte » comme nouvelle donne, ajoutées à la fixation sur la Chine, ne peuvent que conforter plus que jamais le négoce militaire. Présentant le nouveau budget de la défense pour 2023 (Budget que l’administration Biden estime à 773 milliards de dollars soit le niveau le plus élevé de l’histoire américaine), la revue Foreign Policy, titrait ce 28 mars, « L’invasion de l’Ukraine par la Russie a obligé le Pentagone à revoir son approche centrée sur la Chine. »([17])

    De con côté, avec ce franc parler si américain, le Pentagone publiait une fiche informative de la NGS (National Defense Strategie) soulignant la permanence de la menace chinoise d’où le fait que ces efforts visent à « agir de toute urgence pour soutenir et renforcer la dissuasion, la République Populaire de Chine (RPC) étant notre concurrent stratégique le plus important et le défi majeur pour le département« . La fiche présente ainsi les priorités du Pentagone « La défense de la patrie, face à la menace multi-domaine croissante que représente la RPC.[…] Dissuader toute agression, en donnant la priorité au défi posé par la RPC dans la région indopacifique, puis au défi posé par la Russie en Europe. »([18])

    Cette agressivité langagière (et budgétaire) n’empêchait pas messieurs Blinken et Sullivan d’entreprendre moult tentatives pour essayer d’aligner la Chine contre la Russie dans le cadre des sanctions en cours. Ce fut une secrétaire d’un programme de TV chinois qui, en manière de réponse, résuma le mieux la démarche étasunienne : « Pourrais-tu m’aider à combattre ton ami pour que je puisse m’occuper de toi plus tard ? »[19]

    Post scriptum 09.04.2022
    Je viens de lire un long article du Wall Street Journal (ici en annexe) informant d’une proposition faite par l’allemand Scholz à Zelensky, « une dernière tentative », le 19 février, quelques jours avant l’entrée de troupes russes en Ukraine. L’Allemand aurait déclaré à Zelensky que l’Ukraine devrait renoncer à ses aspirations envers l’OTAN et déclarer sa neutralité dans le contexte d’une convention sur la sécurité européenne garantie conjointement par les Etats-Unis et la Russie. Demande que Zelensky aurait refusée arguant que l’on « ne peut pas faire confiance à Poutine et que la plupart des Ukrainiens souhaitent adhérer à l’OTAN ».([20])

    Cette révélation me semble précieuse pour évaluer la personnalité du président ukrainien, sa capacité à décider seul (contrairement à l’idée qu’il serait soumis à des influences…) et sa responsabilité dans le drame que vit son pays.
    Source : Le Drapeau Rouge https://www.ledrapeaurouge.be
    Voir la première partie de l’article. https://www.investigaction.net/fr/ukraine-la-face-cachee-des-choses-premiere-partie
    Photo : Manhhai (CC 2.0)

    Notes :
    [1] Accords officialisant la reconnaissance d’Israël par des pays arabes qui jusqu’ici s’y refusaient. Le dossier ukrainien, si riche et complexe, ne nous a laisse le temps de traiter ce sujet. Nous y reviendrons.

    [2]La formule complexe militaro-industriel devenant un peu obsolète ; outre que pour ce qui est des USA l’importance de la composante industrielle n’est plus la même que du temps du Général Eisenhower,
    auteur de la formule, le facteur médiatique est, par contre, devenu incontournable pour la gestion de guerres.

    [3]Blinken, https://www.npr.org/transcripts/1086835380?t=1648549050349 March 16, 2022 

    [4]https://lechiffredaffaires.dz/15-milliards-de-m3-de-gnl-americain-pour-leurope

    [5]Actes pris en application du traité UE ; position commune 2008/944/PESC du 8.12.2008 https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32008E0944&from=FR

    [6]https://www.lefigaro.fr/international/royaume-uni-a-l-heure-du-global-britain-boris-johnson-somme-d-en-faire-enco

    [7]https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/armees-la-cour-des-comptes-propose-de-reduire-la-voilure-dans-un-contexte-

    [8]National security for insiders by insiders https://warontherocks.com/2021/01/13the-u-s-defense-industry-in-a-new-era

    [9]https://www.spiegel.de/ausland/deutschlands-halbherzige-sanktionspolitik-schaemen-sie-sich-herr-scholz-komm 

    [10]https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/la-revolution-copernicienne-de-lallemagne-ne-fait-que-commencer-1393884

    [11]https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/l-allemagne-envisage-de-se-doter-d-un-bouclier-antimissiles-%C3%A0-2-milliards-d-euros/ar-AAVxQvZ?ocid=winp1taskbar

    [12]https://www.washingtonpost.com/national-security/2022/03/16/ukraine-zelensky-information-war Les sigles « Ops » et « Psy-ops » correspondent aux opérations de propagande et publicité dans le premier cas et à celles visant à manipuler les informations ; susciter compassion du public, etc. dans le second.

    [13]https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9giment_Azov

    [14]Ukraine’s military strength https://graphics.reuters.com/RUSSIA-UKRAINE/dwpkrkwkgvm 26.1.22

    [15]« Like, Share, Recruit : How a White-Supremacist Militia Uses Facebook to Radicalize and Train New Members” https://time.com/5926750/azov-far-right-movement-facebook January, 7,2021

    [16]By Jerusalem Post staff ; October 19, 2021 https://www.jpost.com/diaspora/western-countries-training-far-right-extremists-in-ukraine-report-682411

    [17]https://foreignpolicy.com/2022/03/28/pentagon-defense-strategy-russia-ukraine-war.

    [18] US Department of Defense Fact Sheet : 2022 National Defense Strategy https://media.defense.gov/2022/Mar/28/2002964702/-1/-1/1/NDS-FACT-SHEET.PDF

    [19] China Global Television Network — CGTN LIU Xin 刘欣 (LiuXininBeijing) March 19, 2022

    [20] https://www.wsj.com/articles/vladimir-putins-20-year-march-to-war-in-ukraineand-how-the-west-mishandled-it-1 

    #otan #usa #etats-unis #ukraine #azov #néonazis #néofascisme #ue #union_européenne #Russie #guerre #crimée #otan #réfugiés #énergie #géopolitique #france #politique #poutine #allemagne

  • #Poutine sans opposition
    https://laviedesidees.fr/Poutine-Entretien-Clementine-Fauconnier.html

    Les réformes constitutionnelles en #Russie ces dernières années et les lois bridant toutes les formes de contre-pouvoir ont eu raison de l’opposition politique à Poutine, dont le pouvoir ne peut plus être contesté. De quoi alimenter le divorce avec une société civile très plurielle, et de plus en plus méfiante.

    #International #Ukraine #dictature
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220513_poutine.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220513_poutine.pdf

  • GNN Strikes Again 💕 | 04.05.22

    https://twitter.com/le_gorafi/status/1521731489100140545

    Здравствуйте, вы читаете Gorafi News Network, ваш единственный источник надежной противоречивой информации во времена «военных спецопераций», добро пожаловать на 70-й день военной спецоперации, которая должна была длиться 48 часов.

    Bonjour, vous êtes bien sur le Gorafi News Network, votre seule source fiable d’informations contradictoires en période « d’opérations militaires », bienvenue dans le 70e jour des 48 mois prévus de la phase de démilitarisation et de pacification du kraï de Kiev.

    Merci @vanderling

    #gorafi_rulez #poutine #ukrain_dégun

  • Guerre en Ukraine : la valse des faux-culs
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html#fauxculs

    Jusqu’à ce jour nous n’avons pas évoqué la guerre en Ukraine. Trop de choses à dire, trop d’écueils à éviter… Contrairement à beaucoup de médias qui ont trouvé là une pépite et exploitent outrancièrement le gisement (lire « Médias et Ukraine : la guerre en continu » sur Acrimed). Pour les anarchistes la guerre est la négation absolue de leurs principes et buts : la liberté et l’égalité de chacun. Pour eux, toute guerre entre nations est un crime contre l’humanité ! Et que faire ? Aucune attitude ne peut satisfaire leurs exigences : combattre l’agression et l’impérialisme, et s’allier à un nationalisme qui ne peut que contenir en germe les même maux, ou refuser la lutte contre l’oppression, renvoyer chacun dos à dos… Respectons le choix de ceux qui sont sur le terrain, quel qu’il soit ! Les anarchistes ukrainiens qui prennent les armes empruntent le même chemin que leurs homologues coréens qui ont participé aux luttes contre le colonialisme japonais (Wikipédia) ou des libertaires des Balkans dans le combat pour l’indépendance contre l’Empire ottoman (relire Georges Balkanski à ce sujet, bibliographie). Pour notre part, soyons solidaires des réfugiés, des déserteurs ukrainiens ou russes, et gardons l’anathème pour des jours meilleurs. Les anarchistes ne se sont pas réveillés récemment à la solidarité, peu importe pour eux la nationalité, la couleur de peau, la religion ou les options politiques… On ne peut qu’être révolté par l’hypocrisie de nombre d’organisations ou institutions qui accueillent à bras ouverts des Européens blancs (surtout femmes et enfants), alors que le sort des réfugiés afghans, irakiens, syriens ou autres leur importaient peu. Savez-vous qu’il y a actuellement des guerres en Afrique, avec leur lot de pertes civiles, de famines et de déplacements de populations ? Hypocrisie encore lorsqu’on crie (justement) haro contre l’impérialisme russe alors que l’on oublie les impérialismes américain (pays d’Amérique centrale et du Sud…), chinois (Tibet, Ouïghours…), français (en Afrique, entre autres), israélien (Palestine), etc., passés et présents. On peut aussi être obnubilé par l’impérialisme américain et ne pas voir les autres : à gauche et à l’extrême droite, cette cécité partielle a obligé certains à exécuter tardivement des virages à 180 degrés (saluons tout de même la souplesse de ces politiciens !) ; d’autres, à l’extrême gauche, ont adopté une attitude ambiguë face à l’agression russe. Hypocrisie toujours avec le souhait de mettre Poutine et le gouvernement russe en accusation pour crimes de guerre ou contre l’humanité. En général, seuls les perdants et les petits sont jugés (nazis allemands, dirigeants ex-yougoslaves ou africains), les nations puissantes sont bien à l’abri de tels aléas : a-t-on poursuivi des militaires américains pour le massacre de My Lai, l’utilisation de l’agent orange au Vietnam ou, plus proche, l’assassinat de civils par drones en Afghanistan ; des responsables britanniques du bombardement incendiaire de Dresde en 1945 ; des Français pour la torture et l’élimination de prisonniers pendant les « événements d’Algérie » (dénomination qui vaut bien l’« opération spéciale » poutinienne) ; et combien d’autres encore. Ne nous leurrons pas sur les protagonistes, restons lucides et critiques, apportons notre soutien aux réfugiés et aux réfractaires, « paix aux chaumières, guerre aux palais ! ».

    #Ukraine #anarchisme #libertaire #crimes #guerre #réfractaires #Poutine #Vietnam #impérialisme #solidarité

  • Noam Chomsky : « La guerre en Ukraine accélère l’horloge de l’apocalypse. »

    Depuis le début de la guerre en #Ukraine, la stratégie militaire de la #Russie et les objectifs géostratégiques du président Vladimir #Poutine ont fait l’objet de nombreuses spéculations. En effet, on ne sait toujours pas ce que veut Poutine, et les invitations répétées du président ukrainien Volodymyr #Zelenskyy à une rencontre en tête-à-tête ont été rejetées par #Moscou, même s’il semble que cela pourrait bientôt changer. Pendant ce temps, la destruction de l’Ukraine se poursuit sans relâche, tandis que les pays européens et les #États-Unis augmentent leurs dépenses militaires, ce qui est sans doute l’indication la plus claire à ce jour qu’une nouvelle guerre froide pourrait être en cours.

    L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (#OTAN) renforce son front oriental et aucun signe en provenance de #Washington n’indique que l’administration #Biden souhaite s’engager dans une diplomatie constructive pour mettre fin à la guerre en Ukraine. En fait, le président Joe Biden jette de l’huile sur le feu en utilisant un langage particulièrement provocateur à l’encontre du président russe.

    Nous vivons une époque dangereuse. Il nous faut nous souvenir que, pendant le mandat de Trump, les aiguilles de l’horloge de l’apocalypse ont laissé tomber les minutes et n’indiquent que les secondes, elle est maintenant réglée à 100 secondes avant minuit – extinction. Les analystes qui ont réglé l’horloge donnent trois raisons à cela : la guerre nucléaire, la destruction de l’environnement et le délitement tant de la démocratie que d’une sphère publique libre, ce qui sape tout espoir de voir des citoyens informés et sensibilisés contraindre leurs gouvernements à triompher de la double course au désastre.

    La guerre en Ukraine a exacerbé ces trois tendances désastreuses. La menace nucléaire a fortement augmenté. La nécessité impérieuse de réduire fortement l’utilisation des combustibles fossiles a été réduite à néant par l’adulation des destructeurs de toute vie sur Terre ayant sauvé la civilisation face aux Russes. Et la démocratie tout comme une sphère publique libre connaissent un déclin inquiétant.

    Cela rappelle tellement ce qu’il se passait il y a 90 ans, même si les enjeux sont bien plus importants aujourd’hui. À l’époque, les États-Unis ont répondu à la crise en ouvrant la voie à la social-démocratie, en grande partie sous l’impulsion d’un mouvement ouvrier renaissant. L’Europe a sombré dans les ténèbres fascistes.

    Ce qui va se passer maintenant est incertain. La seule certitude que nous ayons est que cela ne dépend que de nous.

    https://www.les-crises.fr/noam-chomsky-la-guerre-en-ukraine-accelere-l-horloge-de-l-apocalypse

  • A l’est de l’Ukraine 
    https://laviedesidees.fr/A-l-est-de-l-Ukraine.html

    Pour justifier l’invasion en #Ukraine, Moscou a tenté de donner l’impression d’un « soulèvement populaire » dans le #Donbass. L’historien russe Nikolay Mitrokhin démontre que c’est pourtant contre le Kremlin et la terreur qu’il y a organisée qu’il faut protéger les gens au Donbass.

    #International #Russie #Poutine

  • La politique criminelle de Poutine, chef de la bureaucratie russe, face à la pression de l’impérialisme | Le Journal Lutte Ouvrière
    https://journal.lutte-ouvriere.org/2022/03/02/la-politique-criminelle-de-poutine-chef-de-la-bureaucratie-r

    Le ministre français des Affaires étrangères, Le Drian, a qualifié Poutine de « semeur de guerres », l’Élysée a parlé de sa « paranoïa » tandis que Biden évoquait son « désir d’empire ». Mais la réalité est que la Russie a vu sa zone d’influence disputée et de plus en plus réduite depuis les années 1990...


    #ukraine #russie #oligarchie #bureaucratie #guerre #impérialisme #poutine #OTAN

  • « Les “couloirs humanitaires” piégés de Vladimir Poutine, signe de son usage tactique de la cruauté »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/03/09/les-couloirs-humanitaires-pieges-de-vladimir-poutine-signe-de-son-usage-tact

    Un texte d’une justesse époustouflante.

    Faire mine d’offrir une issue à une population assiégée pour mieux la détruire est une figure classique du style « poutinien » qui s’apparente à un culte de la cruauté, analyse, dans une tribune au « Monde », l’anthropologue Véronique Nahoum-Grappe.

    Publié aujourd’hui à 05h00 Temps de Lecture 4 min.

    Tribune. L’urgence de s’enfuir, avec enfants encore petits, vieille mère et chat, d’un lieu où la vie est devenue physiquement impossible, comme sous le tapis de bombes et de missiles russes à Marioupol, ville martyre et résistante, est une expérience d’une extrême violence. Quand l’alarme de l’instinct de survie prend aux tripes et enveloppe jusqu’au corps des proches, on perd toute paix intérieure : il faut partir ! Maintenant et en courant. Ce « partir ! », unique salut et aussi abomination, est, très exactement, un « espoir désespéré ».

    Un des classiques du jeu « poutinien » est d’offrir en paroles un « couloir humanitaire », promesse qui devrait produire des départs frénétiques dans un immense et immédiat soulagement. Après leur départ déchirant et désiré, les assiégés, se croyant sauvés par l’offre de fuite licite, passent, en à peine quelques heures d’un chemin fou, du statut de citoyens (avec leurs logements et leurs droits, notamment de vote) à celui de réfugiés ayant tout perdu. Là, dans tel couloir censé être sûr, on apprend qu’il y a des mines. Ailleurs, que la file des bus salvateurs est bombardée, quand ce n’est pas des familles entières au bord de la route… L’agresseur décide du trajet. Il filmera les personnes en route pour sa propagande stupéfiante, où les faits aussi seront trahis, renversés en leur contraire.

    Quel est le sens tactique de ces trahisons récurrentes ? On avait déjà noté, en Syrie, une figure de ce style « poutinien » en trois phases. D’abord un bombardement de civils. Puis, deuxième phase, blessés et sauveteurs parviennent, en panique et avec des larmes de sang, jusqu’à un lieu de soins. Puis, troisième phase, arrive un seul avion russe à l’horizon, tranquille, qui vise très exactement ce lieu de soins… Il s’agirait de détruire le moral des civils en les poussant au désespoir absolu, avec ce troisième temps de cruauté pure. Une chose est la violence de destruction des forces de l’agresseur, autre chose est cette façon de produire, par le rythme et les cibles des bombardements, choisies dirait-on pour leur vulnérabilité, une souffrance accrue des civils.

    Viser la souffrance morale

    On dirait que les guerres du président russe ont choisi l’usage tactique du « faire souffrir » envers les civils, en sus des actions militaires où il a toujours l’avantage du rapport de force. Dans la guerre actuelle, l’offre de couloirs humanitaires – suscitant cet espoir désespéré de la fraction la plus vulnérable de la population et trahissant délibérément sa promesse de « silence » des bombes au moment de monter dans le bus – s’inscrit dans ce style poutinien consistant à viser, au-delà de la destruction, un surcroît de souffrance morale des victimes.

    Les guerres du pouvoir russe, depuis 1999 et l’anéantissement insensé de Grozny sous les bombes, qui aurait dû alerter la communauté internationale, ciblent sans aucun frein les populations civiles dans leurs zones de survie si difficiles – écoles, crèches, hôpitaux… –, comme si c’était une tactique réfléchie. A moins que ce ne soit une forme de culte de la violence la plus cruelle comme signe de force d’un pouvoir russe qui réprime, torture en prison et assassine ses opposants.

    Toute position de domination extrême tend à produire des excès de cruauté envers les dominés, dans les prisons en temps de paix comme en temps de guerre contre les familles de civils désarmés. Mais dans le système de croyance poutinien, la domination politique et donc militaire s’exprime dans une culture machiste de la violence, sur un ton d’ironie sadique, qui pose les actes de cruauté comme autant de performances remarquables. Signe de ce culte de la dureté politique, la phrase du président russe adressée avant la guerre à l’Ukraine : « Ma belle, que cela te plaise ou non, il va falloir supporter. »

    Une criminalité d’Etat

    Prononcée le 7 février en face du président français, ce n’est pas une phrase de militaire mais de violeur sûr de lui, ironique et jouissant du mal qu’il va faire, non pas en termes de victoire militaire mais de production de douleur morale en sus de la souffrance physique de la victime. Dans le système bureaucratique russe héritier du régime soviétique, les plus cruels sont les plus promus, et c’est sans doute dans cette sélection des pires que le plus dangereux d’entre eux, le dénommé Vladimir Poutine, est arrivé au sommet.

    Sa psychologie calamiteuse est non pas délirante, mais plus vraisemblablement pétrie de ce sadisme plus social que psychiatrique qui s’accroît dans l’exercice de certaines professions et au cours de la jouissance du pouvoir absolu, et qui lui permet de mettre en pratique sans problème l’usage tactique de la cruauté, forme de criminalité d’Etat d’extrême violence contre les civils.

    Ce choix de « style » est aussi un des signes de ce qu’il se passe « dans sa tête », lieu d’interrogation planétaire : le président russe en guerre ne déteste pas seulement l’idée de démocratie, mais aussi le corps physique des manifestants qui, dans le monde entier, ont demandé héroïquement plus de démocratie dans les grandes manifestations historiques de la décennie 2010. Il n’est pas seulement partisan de la répression physique de ces foules, mais recherche aussi la défaite de leur force morale, celle qui brillait sur les écrans au moment où les manifestants occupaient les places publiques, et qui fondait la légitimité du rêve de démocratie. Il s’agit de leur faire payer cela, aux civils, en foule, en familles, tous manifestants potentiels. Tu crèves sous les bombes que je t’envoie ? Eh bien, viens dans mon couloir « humanitaire » déguster la trahison du dernier espoir que je te donne.

    Véronique Nahoum-Grappe est anthropologue et ethnologue. Dans le cadre de ses travaux à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, elle a travaillé sur l’esthétique du corps et sur le genre.

    #Poutine #Désir_détruire #Guerre #Masculinisme

  • La #découverte de la #Russie de ce qui se tramait en #Ukraine.
    https://bit.ly/3KotySv
    Les #activités documentées du #Pentagone, frapper ou subir selon #Poutine.
    mardi 8 mars 2022, par Azouz Benhocine

    Les Américains avaient vu juste, l’armée russe avait bien un projet d’intervention en Ukraine. Et elle détient tous les moyens de dissuasion pour neutraliser toute interférence qui se mettrait sur son chemin. Vis-versa, La Russie avait aussi compris et découvert que les projets de l’OTAN se tramaient hostilement son égard. Et pour lesquels le seul traitement adéquat, suite à l’échec d’autres tractations, est une ingérence, en brisant la souveraineté d’un voisin servant de base à l’expansion de l’influence de l’ennemi traditionnel.

  • La revanche de Taras Bulba : prologue Librairie Tropique (Paris)
    http://www.librairie-tropiques.fr/2022/03/la-revanche-taras-bulba-prologue.html

    « Dans les chaires on ne cesse de parler de l’insécurité, de la fragilité, de l’instabilité des choses temporelles, mais chacun pense, si ému soit-il, qu’il conservera pourtant ce qui lui appartient ; que cette insécurité apparaisse effectivement sous la forme des hussards sabre au clair, et que tout cela cesse d’être une plaisanterie, alors ces mêmes gens édifiés et émus qui avaient tout prédit se mettent à maudire les conquérants.

    Cependant les guerres ont lieu quand elles sont nécessaires, puis les récoltes poussent encore une fois et les bavardages se taisent devant le sérieux de l’histoire. »
    G. W. F. Hegel, Principes de la philosophie du droit et science de l’État en abrégé, remarque annexée au §324, citée et traduite de l’édition allemande Lasson, tome VI, p. 369 par Jean Hyppolite in Introduction à la philosophie de l’histoire de Hegel (éd. Marcel Rivière et Cie, coll. Bibliothèque philosophique, 1948).

    https://www.youtube.com/watch?v=w8IGWQkSn_s

    Maintenant que nous avons compris, grâce à Jimmy Dore et ses amis, que Vladimir Poutine était tout sauf fou, quand il revendique comme impératif catégorique d’aller débarrasser l’Ukraine de ses terroristes nazis. Voici un autre document audiovisuel, venu des adversaires de Jimmy Dore, qui nous donnent une nouvelle preuve contradictoire attestant que, non seulement Poutine n’est pas fou, mais qu’il est assurément le plus raisonnable, le plus sensé, le plus déterminé et le plus compétent des chefs d’état de notre "monde nouveau" quand il exige la démilitarisation de cette région du monde .

    Le pentagone dans la tête de Poutine

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=107&v=5_Ib0mRen84

    #ukraine, #Poutine, #Russie, #Otan, #stratégie du chaos #Dénazification #nazisme #Jimmy_Dore #Crimée #guerre #OTAN #énergie #gaz #frontières

  • #Poutine, l’#Ukraine et après ?
    #Le_Dessous_des_cartes - Spécial Ukraine | #ARTE

    L’invasion de l’Ukraine par la #Russie – Histoire et conséquences. Émission spéciale du Dessous des cartes. Cartes à l’appui, Émilie Aubry revient sur l’histoire de la relation Russie-Ukraine. Avec deux experts - #Thomas_Gomart, directeur de l’IFRI et #Anna_Colin-Lebedev, spécialiste des sociétés post-soviétiques-, elle analyse les conséquences géostratégiques de la guerre et l’évolution de l’identité européenne des Ukrainiens.

    https://www.youtube.com/watch?v=dGsnhOixB2s

    https://www.arte.tv/fr/videos/RC-014036/le-dessous-des-cartes

    • L’Ukraine : de l’indépendance à la guerre - Alexandra Goujon
      http://www.lecavalierbleu.com/livre/lukraine-de-lindependance-a-guerre

      Depuis une dizaine d’années, l’Ukraine apparaît régulièrement sur le devant de la scène internationale, que ce soit pour ses mouvements protestataires, ou à propos de l’annexion de la Crimée par la Russie et du conflit à l’est du pays, semblant constituer le théâtre d’une nouvelle guerre froide qui cristallise les tensions entre la Russie et les nations occidentales.
      Les événements récents sont aussi l’occasion de mesurer combien notre connaissance de ce pays est lacunaire, se limitant souvent aux clichés d’une Ukraine berceau de la Russie, terre des cosaques, grenier à blé de l’URSS et d’une suite de gouvernants entachés par une corruption massive.
      Partant de ces idées reçues, Alexandra Goujon dresse un portrait précis et documenté de cette Ukraine, terre de contrastes.

      Alexandra Goujon est politiste, maître de conférences à l’Université de Bourgogne et enseignante à Sciences Po Paris. Elle est membre du Centre de recherche et d’étude en droit et en science politique (Credespo)

  • Isolé dans sa tour d’ivoire : comment Poutine en est arrivé à lance... | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/040322/isole-dans-sa-tour-d-ivoire-comment-poutine-en-est-arrive-lancer-l-invasio

    « Plus rien ne sera jamais comme avant, la Russie que l’on connaissait n’existera plus », regrettait à chaud Gleb Pavlovski, ancien conseiller de Poutine devenu critique. Une tonalité qui revenait en boucle sur les réseaux sociaux. « C’est totalement incroyable », réagissait auprès de Mediapart Elena Tchernenko, respectée correspondante diplomatique du quotidien Kommersant, pourtant loin d’être d’opposition.

    Dans la foulée, de très nombreux « Russia watchers » (observateurs et spécialistes de la Russie) faisaient leur mea culpa sur Twitter, pour n’avoir pas cru, jusqu’au dernier instant, que le président russe irait aussi loin.

    La surprise a été telle que même le journaliste chargé du desk anglophone de Russia Today (RT) en Russie s’est senti obligé de s’excuser d’avoir cru au bluff jusqu’au bout, avant de se murer dans le silence depuis. Un de ses jeunes collègues à Moscou a démissionné. « Même en Russie, très peu d’experts pensaient que cela arriverait, rappelait Kadri Liik, chercheuse au Conseil européen des relations internationales (ECFR). Car cela contredit tout ce que l’on pensait savoir de la logique, des objectifs et moyens de la politique étrangère russe. »
    Vladimir Poutine lors d’une conférence de presse à Moscou, le 23 décembre 2021. © Photo Natalia Kolesnikova / AFP

    En plus d’un pan de la société russe abasourdi, le choix radical de Vladimir Poutine a ainsi pris de court toute une communauté habituée à déceler en lui un homme déterminé mais rationnel. « Tellement de spécialistes avaient l’habitude de traiter Poutine comme un acteur pragmatique… C’est terminé », ajoutait l’universitaire Seva Goutnitsky. « La présomption de rationalité avec laquelle j’analysais Poutine depuis 23 ans devra être jetée à la poubelle », écrivait le journaliste Leonid Berchidski.

    Appelée à bouleverser la Russie pour de longues années, la décision de Vladimir Poutine est le terme d’un long cheminement qui s’est récemment et brutalement accéléré, fruit d’une vision du monde emplie de revanchisme, de paranoïa et de frustration face à l’Occident, d’un homme isolé et radicalisé, au processus de décision de plus en plus solitaire et, enfin, de tout un système.

    Tour d’ivoire

    Divers éléments esquissent l’enfermement mental du dirigeant russe depuis deux ans. En premier lieu, la pandémie du Covid-19. Elle a, de l’avis de tous, grandement isolé un Vladimir Poutine qui craint démesurément le virus, et impose des conditions drastiques à tous ses visiteurs. Le boss, qui n’utilise notoirement pas d’ordinateur ni Internet, passerait énormément de temps devant les chaînes d’information officielles, qu’il influence sans doute autant qu’elles le confortent dans sa vision des événements – notamment sur les années de conflit dans le Donbass séparatiste.

    Les avis divergents ont disparu de son espace informationnel. « Il n’y a plus aucune discussion dans la prise de décision, confirme Tatiana Stanovaïa. Poutine ne parle plus, en réalité, qu’à ses conseillers militaires. Il est désormais clair qu’il a décidé d’envahir l’Ukraine avec un tout petit cercle autour de lui, l’état-major de l’armée, des généraux, peut-être des membres du GRU [le renseignement militaire – ndlr]. Cela l’a coupé de la possibilité de pondérer les risques de l’invasion. Le choc est réel, y compris pour des officiels de très haut rang. Le président n’a pas préparé son environnement à cette guerre. » En 2014 déjà, la décision de lancer l’annexion de la Crimée avait été prise en commando, avec un petit cercle d’individus.

    D’ordinaire discret, Nikolaï Patrouchev a ainsi donné depuis 2019 pas moins de quatre interviews au journal quasi officiel Argoumenty i Fakty (Arguments et faits), dans lesquelles il désigne notamment la main de l’Occident dans les soulèvements populaires. « Patrouchev a cette aura, il est très intelligent et connaît bien ses dossiers, je n’ai jamais été aussi nerveuse avant une interview qu’avant ma première rencontre avec lui », confie Elena Tchernenko, du journal Kommersant.

    Dans leur entretien de l’époque (2015), Patrouchev donne déjà une vision paranoïaque : Washington voudrait démanteler la Russie, et accaparer ses terres et ses ressources. Pour les faucons de Moscou, dont Poutine fait désormais partie, la menace de l’OTAN est réelle. Symbole terrible de la dérive d’un régime, l’ancien président « libéral » Dmitri Medvedev s’est aligné sur une ligne dure. Désormais numéro deux du Conseil de sécurité, il vient de déclarer que la crise actuelle était une bonne occasion de rouvrir le débat sur la peine de mort en Russie.

    « Un autre acteur de premier plan est désormais Sergueï Choïgou, le ministre de la défense, ajoute Andreï Soldatov. Il est très ambitieux et représente le soldat de Poutine, prêt à tout, déterminé, on l’a vu en Syrie. » Populaire, Choïgou, qui part régulièrement en vacances - très médiatisées - ou à la chasse avec Poutine, est de plus en plus en vue en Russie. Même s’il n’est pas un penseur et obéit surtout à Poutine, il a été plusieurs fois mentionné comme possible successeur du maître, et est le symbole de la militarisation de la Russie.

    Enfin, un idéologue comme Sergueï Karaganov peut légitimement sourire à la tournure des événements et savourer sa « victoire ». Le professeur, vétéran des relations internationales et ancien conseiller spécial de Vladimir Poutine, a toujours été partisan lui aussi de tourner le dos à l’Occident, qui a refusé la main tendue de la Russie, d’un pivot vers l’Asie et, si besoin, de frapper les premiers face à l’avancée de l’OTAN, avant que la Russie ne soit, selon lui, attaquée.

    #Poutine #Guerre #Destructivité

  • Poutine dit vouloir « dénazifier » l’Ukraine mais bombarde à côté d’un mémorial juif
    https://www.franceinter.fr/emissions/le-monde-d-apres/le-monde-d-apres-de-jean-marc-four-du-mercredi-02-mars-2022

    Même si de nouveaux pourparlers sont annoncés, les combats continuent en #Ukraine. Et hier on a vu une frappe russe sur la zone d’un #mémorial_juif à #Kiev. Un acte qui renvoie un miroir très troublant aux propos de #Poutine sur la « dénazification » de l’Ukraine.

    https://twitter.com/HolocaustMuseum/status/1498792214230712326

    We stand with the Ukrainian people and condemn the continued Russian attacks on innocent lives. Russia’s distortion of the Holocaust as a pretext to invasion and today’s damage inflicted on #BabynYar are grave threats to #Holocaust_memory.

    https://encyclopedia.ushmm.org/content/en/article/kiev-and-babi-yar

    On September 19, 1941, German forces entered the city of Kyiv (Kiev), the capital of Ukraine. Along with a large part of German-occupied Ukraine, the city was incorporated into the Reichskommissariat Ukraine which had been established on September 1 with Erich Koch as administrator (Reichskommissar).

    Before the German invasion, some 160,000 Jews resided in Kyiv. This was approximately 20 percent of the total population of the capital. Following the start of Operation Barbarossa in June 1941, approximately 100,000 Jews fled Kyiv or were already serving in the Soviet military. By the time the Germans occupied Kyiv, there were about 60,000 Jews remaining in the city. Most of those who remained had been unable or unwilling to flee earlier. This included mostly women, children, the elderly, and those who were ill.

    #Shoah #néonazis

  • Ukraine conflict: Who’s in Putin’s inner circle and running the war? - BBC News

    https://www.bbc.com/news/world-europe-60573261

    Vladimir Putin cuts a solitary figure, leading Russia’s military into a high-risk war that threatens to tear apart his country’s economy.

    He has rarely looked more isolated than in two recent, choreographed appearances with his inner circle, where he sits at a resolute distance from his closest advisers.

    As commander in chief, ultimate responsibility for the invasion rests with him, but he has always relied on a deeply loyal entourage, many of whom also began their careers in Russia’s security services. The question is who has his ear, during this most fateful moment in his presidency.

    #poutine #russie #ukraine

  • #docu
    Le monde en face - #Wagner, les #hommes_de_l'ombre de #Poutine en #streaming - Replay #France_5 | France tv
    https://www.france.tv/documentaires/politique/3140025-wagner-l-armee-de-l-ombre-de-poutine.html

    L’#opacité, le #crime, et l’impunité. Voilà comment l’on pourrait définir le groupe Wagner, une #armée_privée de #mercenaires travaillant pour le compte de la #Russie, même s’ils s’en défendent. On les retrouve dans plusieurs pays où ils sont employés pour, officiellement, gérer la sécurité. En réalité, le groupe est l’exécuteur des #basses_oeuvres de Poutine.

    #afrique
    #rca
    #madagascar
    #mali

    • Ce soir, la présidente européenne explique que les russes ne respectent pas les accords de Minsk. Pourquoi ne dit elle pas que les ukrainiens ne les respectent pas depuis leur signature ?
      Voilà dix jours que Poutine ne peut que constater que ni la France ni les allemands n’ont l’intention de faire respecter les accords de Minsk.

    • Plus que jamais il faut se méfier des guerriers de plateau de télé qui s’échauffent dans l’invective et les mouvements de menton. Faire sérieusement le point demande qu’on parte du seul point de vue qui vaille en temps de crise : l’intérêt de notre pays.

      Car le contexte est hors de notre portée.

      En Ukraine et sur toutes les frontières à l’est du continent nous sommes en présence des rebondissements d’une de ces guerres sans fin qui, depuis Pierre le grand et Catherine II, tenaillent les peuples du secteur. L’implosion de l’URSS est le premier cas de l’ère moderne ou un Empire s’effondre sans négociation des frontières qui en résultent. Cela justifiait une prudence plus grande qu’ailleurs dans les décisions et les évolutions. La destruction de la Yougoslavie, la création de l’état artificiel du Kosovo ont vite montré que le rapport de force serait partout la règle. Le récent déploiement d’armes et de militaires de l’Otan dans tous les pays baltes l’ont confirmé.

      Pour autant la reconnaissance des républiques russophones du Donbass par Poutine est une très mauvaise affaire pour les Français. Le respect des frontières, quelles qu’elles soient est une condition de base d’une vie internationale où la diplomatie et l’ONU tranchent plutôt que les armes et les coups de force. Si nous voulons nous-mêmes être indépendants, notre intérêt est que les frontières soient intangibles ou bien qu’elles ne bougent qu’après des procédures concertées, acceptées et contrôlées.

      Il est à craindre qu’à la décision russe succède une décision américaine d’intégrer l’Ukraine dans l’OTAN. Autre mauvaise affaire pour nous Français qui n’avons aucun intérêt à l’extension de la domination militaire des USA et de leurs intérêts sur notre continent.

      Poutine a dû comprendre que la décision était déjà prise et qu’il ne pourrait jamais obtenir de garantie sur ce sujet. Il a vu que les USA ne lui cédaient rien sur ce point depuis le début de la crise. La reconnaissance des républiques du Donbass est donc sa prise d’avantage dans le nouvel ordre qui s’installe dans cette région. Il l’a fait avant que la nouvelle frontière de l’OTAN ne lui interdise de le faire.

      Comme tout cela se déduit très facilement de l’observation, on peut se demander si n’entre pas déjà en vigueur un nouvel ordre quasi convenu. Car qui ferait la guerre pour le Dombass ? Personne. Et d’abord parce que la guerre sur place dure depuis huit ans et que les parties concernées (russophones et ukrainiennes) en sont rendu à un degré de haine mutuelle qui bloque toute vie commune. Et Comme Kiev n’a jamais mis en œuvre le moindre commencement d’application des accords de Minsk à propos du Donbass, on peut penser que les Russes se le tiennent pour dit. Mais la Russie de son côté ne fera pas non plus la guerre pour l’Ukraine. Elle attendra qu’elle tombe comme un fruit mur, le moment venu.

      N’empêche que c’est une escalade, et que la Russie en porte la responsabilité et qu’il faut le condamner dans notre interêt bien compris. Quoiqu’on pense des arrières pensées ou des logique de situation, il n’empêche que c’est bien la Russie qui a pris la responsabilité de cet épisode. L’annexion de l’Ukraine dans l’OTAN ne tardera plus. Peu importe qu’elle ait été déjà prévue avant cela. Peu importe, parce qu’on ne juge d’une situation que par les actes qui y sont posés. Aussi longtemps qu’une ligne n’est pas franchie on peut penser que la suivante ne le sera pas et s’organiser pour cela. Une ligne est franchie. Sauf a capituler sans condition les USA sont dans l’obligation d’étendre l’OTAN et les Européens sont obligés de dire oui à tout et au reste. Le reste c’est le blocage provisoire de Northstream II et l’approvisionnement en gaz de schiste américain. Avec, cela va de soi, de nouveaux déploiements de troupes USA et l’extinction des bavardages sur l’autonomie de défense européens.

      Je ne dis rien à cette étape du bilan navrant de Macron dans cette séquence. Il y aura joué des rôles sans contenu réel. Il est inutile d’espérer qu’il fasse mieux. Il peut faire pire. On doit lui laisser une possibilité de respecter au moins la démocratie de son pays. Le Premier ministre doit une explication au pays dans les heures qui viennent devant l’Assemblée nationale.

      Cette situation me conforte dans ma proposition d’une conférence des frontières. Elle permettrait de fixer des règles et de gérer avant la crise les autres situations de tensions frontalières qui murissent sur notre continent.

      https://melenchon.fr/2022/02/21/communique-de-jean-luc-melenchon-sur-la-situation-en-ukraine

      #Ukraine #Russie #Poutine #USA #OTAN

    • Mystification russe sur un casus belli en Ukraine
      https://blogs.mediapart.fr/serge-metais/blog/210222/mystification-russe-sur-un-casus-belli-en-ukraine

      L’ultimatum adressé à l’OTAN relevait de la mystification. Contrairement à ce qu’il laissait entendre, Vladimir Poutine ne fera pas un casus belli du refus d’obtempérer sur les garanties de sécurité exigées. Il déclenchera la guerre pour d’autres raisons. Ces raisons sont dans l’est et le sud de l’Ukraine.

      Un relevé factuel de la situation signé Serge Métais .
      J’avais déjà oublié les 297 victimes de l’attentat contre l’avion de la Malaysia Airlines le 17 juillet 2014. Au rythme où vont les choses, on n’est plus à 300 morts près.

      Le Donbass sur le fil du rasoir
      https://www.rts.ch/info/monde/12874513-dans-le-donbass-en-ukraine-sur-le-fil-du-rasoir.html

      A l’extrémité est de l’Ukraine, la région du Donbass est disputée entre les soldats pro-ukrainiens et les séparatistes pro-russes, qui contrôlent la moitié du territoire. Alors que la Russie et les Occidentaux se livrent une véritable guerre de l’information sur l’état de la mobilisation des troupes russes, la vie suit son cours dans cette région balafrée par un conflit qui dure depuis 2014.
      Raphaël Grand .

      « Wagner, l’armée de l’ombre de poutine » documentaire d’Alexandra Jousset et Ksenia Bolchakova.
      https://www.france.tv/france-5/le-monde-en-face/3088503-wagner-l-armee-de-l-ombre-de-poutine.html

      L’opacité, le crime, et l’impunité. Voilà comment l’on pourrait définir le groupe Wagner, une armée privée de mercenaires travaillant pour le compte de la Russie, même s’ils s’en défendent. On les retrouve dans plusieurs pays où ils sont employés pour, officiellement, gérer la sécurité. En réalité, le groupe est l’exécuteur des basses oeuvres de Poutine.

    • Pour rappel, les accords de Minsk II ont été signés par la France, l’Allemagne, l’Ukraine et la Russie.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Minsk_II
      Ils ont permis la mise en œuvre d’un cesser le feu. Les américains n’ont jamais validé le contenu de ces accords, ceux-ci étant déjà à l’époque dans une position maximaliste.

      7 ans après, la Russie explique qu’il est temps de conclure, et cette conclusion n’est pas en l’honneur des allemands ni des français, incapables de faire respecter leurs engagements aux ukrainiens, qui ne s’y sont jamais sentis liés, du fait que l’ami américain leur a dit qu’ils n’avaient pas à l’être.

      La conclusion fait mal à la souveraineté européenne, si cela a jamais eu un sens. Les français et les allemands ont obtenu un cesser le feu en Ukraine, mais à quel prix ? Au prix de l’arrêt des échanges commerciaux avec la Russie. Ce prix va continuer à augmenter, et ça le sera volontairement, pour aller dans le sens de ce que les américains ont décidé. Parce qu’il n’y a pas d’autre conclusion : les américains décident, les européens subissent.

      La diplomatie européenne a le droit d’être un outil belliciste au service de la politique de guerre américaine, mais pas plus. Condamnation des pays non-alignés comme Cuba ou le Vénézuela, soutien aux pays terroristes comme l’Arabie ou l’Egypte. Participation aux aventures dégueulasses comme l’Irak et la Syrie ou le Yémen.

      Sincèrement, la façon dont les choses tournent est consternante. Et pas parce que Poutine serait un Hitler en puissance.

      Comment oublier que Snowden est libre, et où il est libre. Que Assange est en prison, où il est en prison et qu’il n’a pas eu de procès.

      On pourrait continuer comme cela sur des dizaines de sujets. RGPD par exemple et le Cloud Act. L’affaire Alstom, l’aller-retour, systématiquement au détriment des intérêts français. L’affaire Technip-FMC, idem. Avec toujours les mêmes à la manœuvre.

    • https://seenthis.net/messages/950227

      D’une patience à tout épreuve mais guettant chaque opportunité, l’ours prend aujourd’hui par un coup de griffe ce qu’il attendait depuis longtemps. Les accords de Minsk n’ayant jamais été respectés par la partie ukrainienne, Poutine s’est enfin décidé à trancher le nœud gordien et à geler le conflit ad vitam eternam.

      (...)

      A la place, les Russes ont monté une intervention clinique, limitée dans l’espace et sans un coup de feu. S’ils ne vont pas plus loin que le Donbass - et pourquoi le feraient-ils vu tous les bénéfices qu’ils engrangent ? - on est loin de l’invasion générale promise par un tonton Sam qui se retrouve maintenant le derrière entre deux chaises, dans une position nettement ridicule. Et de fait, les premiers bruits en provenance de Washington indiquent que les sanctions vous allez voir ce que etc. ne seront peut-être pas pour cette fois.

    • D’une guerre froide à l’autre
      https://www.monde-diplomatique.fr/mav/159/A/58706
      « Manière de voir » n°159, juin-juillet 2018


      illustration de Boris Séméniako. http://www.borissemeniako.fr
      de l’huile sur le feu ou de l’eau dans le gaz ?
      qu’importe du moment que ça flambe
      Malgré sa dépendance au gaz russe, l’Allemagne suspend le gazoduc Nord Stream 2
      https://reporterre.net/Malgre-sa-dependance-au-gaz-russe-l-Allemagne-suspend-le-gazoduc-Nord-St
      https://seenthis.net/messages/679674

  • Notes anthropologiques (LVII)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-LVII

    Le commerce et le sacré

    Dans les emporia, ces comptoirs dédiés au commerce maritime en Méditerranée dans l’Antiquité, les archéologues ont découvert des vestiges de temples avec de nombreux ex-voto dédiés à la divinité. Les emporia sont installés dans des endroits stratégiques entre l’arrière-pays et la mer : il s’y concentre une intense activité commerciale, surtout à la fin du VIIe siècle avant notre ère. Ainsi le nom d’une richissime famille marchande d’Égine, les Sostratos, pourrait se retrouver dans des dédicaces à Apollon ou à Aphrodite à différentes époques et dans différents lieux de cet espace méditerranéen consacré au commerce. On a retrouvé les initiales S O qui pourraient être celles de Sostratos dans une dédicace à Aphrodite gravée sur un plat à Naucratis, comptoir marchand sur le delta du Nil. À Gravisca, autre site, cette fois sur la côte tyrrhénienne à proximité de Tarquinia, les archéologues ont mis au jour une ancre marine avec cette dédicace sur la barre transversale : « J’appartiens à Apollon d’Égine, Sostratos m’a fait… » L’offrande n’était pas isolée. Une dizaine d’autres jas d’ancre, sans inscription toutefois, ont été découverts dans le même sanctuaire. Enfin, on retrouve une dédicace à Apollon d’Égine dans le delta du Pô par un certain Sostratos.

    La religion avec ses temples et ses inscriptions votives est bien présente dans ces lieux entièrement voués au commerce. À Égine, dans la cité et dans l’île face à l’Attique, toute l’activité des citoyens semble bien orientée et dictée par le commerce maritime et lointain et les échanges marchands (...)

    #religion #commerce #échanges #sacré #Grèce_ancienne #Moyen_Âge #État #idéologie #Staline #Poutine #Xi_Jinping #Mexique #don #résistance #zapatistes

  • Si on veut analyser la #propagande moderne dans toute sa splendeur, on pourra regarder la série de documentaires « #Poutine » diffusée par #FranceTV. On y retrouve toutes les techniques à deux balles utilisées par les conspis sur le web :
    – La petite bande son qui fait peur (tatata !).
    – La juxtaposition sans réelle logique de plans à charge.

    Finalement, on n’apprend pas grand-chose tant les témoignages sont des clichés.

    Et je me pose la question : Existe-t-il encore des formats non manichéen pour illustrer la vie d’une personnalité ? Je précise que ça ne m’embête pas que le #documentaire soit à charge (après tout, je ne porte pas Poutine dans mon cœur). J’aimerai juste qu’on ne me prenne pas pour un con en présentant un personnage comme le diable incarné.

    Je pense par exemple à la série que faisait Guillemin sur Pétain ( https://www.rts.ch/archives/dossiers/henri-guillemin/3477797-laffaire-petain.html ). On avait là un documentaire à charge et non manichéen. Quelqu’un fait-il encore cela ?

    Poutine, l’espion devenu Président saison 1 épisode 1 en streaming | France tv
    https://www.france.tv/documentaires/societe/poutine-l-espion-devenu-president/2242037-l-ascencion.html

  • VLADIMIR POUTINE : LA FIN D’UN RÈGNE ? Par Galia ACKERMAN - GéopoWeb

    https://geopoweb.fr/?VLADIMIR-POUTINE-LA-FIN-D-UN-REGNE-Par-G-ACKERMAN

    VLADIMIR POUTINE : LA FIN D’UN RÈGNE ?

    Il y a quelques années encore, en 2016, Vladimir #Poutine était considéré par Forbes comme l’homme le plus puissant de la planète. « Depuis son pays natal jusqu’en Syrie, en passant par les élections américaines, le dirigeant russe continue à parvenir à ses fins », estimait alors le magazine américain. Aujourd’hui, après l’empoisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalny, on lui attribuerait peut-être la caractéristique de « l’homme le plus dangereux de la planète », si un tel classement existait, et si sa puissance n’avait pas depuis sensiblement diminuée. En ce début d’année 2021, essayons donc de dresser un bilan de ce qu’il s’est passé à partir des plans expansionnistes russes dans le monde et de la situation à l’intérieur de la Russie.

    #russie

  • Tiktok a supprimé des vidéos de manifestants russes à la demande du gouvernement de Poutine
    http://www.slate.fr/story/199533/tiktok-supprime-videos-manifestants-russes-demande-gouvernement-poutine-navaln

    C’est un mouvement d’ampleur. Des appels au rassemblement en soutien à l’opposant russe Alexeï Navalny – arrêté dès son arrivée au pays dimanche 17 janvier – ont été lancés dans 65 villes. De quoi irriter le gouvernement de Vladimir Poutine. La police moscovite a promis de « réprimer sans délai » tout rassemblement non autorisé mais la répression se joue également sur le terrain numérique. Ainsi, l’organisme de surveillance des communications de l’État a émis une demande de retrait de contenu auprès de TikTok (...)

    #TikTok #activisme #censure #surveillance #Roskomnadzor

  • Le gouvernement Legault n’est pas prêt à exempter les sans-abri du couvre-feu Thomas Gerbet - Radio Canada
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1764124/couvre-feu-itinerants-exemption-quebec-mort-refuge

    Québec refuse de faire une exception pour les itinérants, malgré les demandes de Valérie Plante et de l’opposition.

    Malgré l’indignation causée par la mort tragique d’un sans-abri caché dans une toilette chimique, le gouvernement du Québec n’est pas prêt à exempter les itinérants de l’interdiction de se trouver dehors après 20 h.

    “Il n’est pas envisagé d’offrir une exception aux personnes en situation d’itinérance”, indique le cabinet du ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant. “Cela amènerait une complexité quant à l’application du couvre-feu.”

    " Si on mettait dans le règlement le fait qu’un itinérant ne peut pas recevoir de contravention, n’importe qui pourrait dire qu’il est itinérant."
    François Legault, premier ministre du Québec »

    Québec rappelle qu’il existe déjà “un accompagnement vers les bonnes ressources et il y a collaboration”. Le gouvernement ajoute que “personne ne veut judiciariser les personnes en situation d’itinérance”.

    Raphaël André était originaire de la communauté de Matimekush-LacJohn, près de Schefferville.


    Photo : Courtoisie John Tessier/The Open Door

    Des groupes communautaires réclament plus que jamais l’exemption des itinérants à la suite du décès de Raphaël André, dans la nuit de samedi à dimanche https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1763930/itinerant-montreal-mort-toilettes-nuit-dehors-refuge-ferme . Selon les intervenants, des sans-abri se cachent des policiers après 20 h, de peur de recevoir une contravention.

    L’homme de 51 ans, originaire d’une communauté innue de la Côte-Nord, est mort après avoir passé plusieurs heures dehors, à quelques mètres d’un refuge qu’il avait quitté à 21 h 30 après la fermeture exceptionnelle des lieux en raison de recommandations de la santé publique.

    Le ministre Lionel Carmant a offert ses condoléances aux proches de la victime et à sa communauté. “Il s’agit d’un événement d’une grande tristesse”, indique le cabinet du ministre. “Nous laisserons le coroner faire son enquête afin de faire la lumière sur les événements.”

    Valérie Plante implore Québec de faire une exception
    “ Ça crée trop de stress présentement”, déplore la mairesse de Montréal au sujet du couvre-feu. Valérie Plante affirme même que la mesure augmente l’insécurité des itinérants.
    Même si elle « n’encourage pas les gens à aller dans la rue », la mairesse explique que les refuges « débordent » certaines nuits, malgré le « nombre record » de lits disponibles.

    « Il y a des soirs où il n’y a plus de lits."
    Valérie Plante, mairesse de Montréal »

    La Ville travaille à trouver une nouvelle ressource d’hébergement pour augmenter la capacité d’accueil de 100 lits.
    Ce n’est « pas facile pour le SPVM [Service de police de la Ville de Montréal] », raconte Valérie Plante, alors que les policiers ont déjà interpellé 400 itinérants dehors après 20 h. Ceux-ci n’ont pas été verbalisés, mais plutôt accompagnés vers des refuges.

    L’opposition unie pour demander l’exemption
    “Le couvre-feu est une mesure complètement inadaptée à la réalité des personnes en situation d’itinérance”, dénonce la députée libérale Paule Robitaille, porte-parole de l’opposition officielle en matière de pauvreté et de solidarité sociale.

    « Nous demandons au gouvernement de la CAQ de reconsidérer sa décision et d’exempter les itinérants de ce couvre-feu. C’est une question de dignité humaine. »
    Paule Robitaille, porte-parole de l’opposition libérale en matière de pauvreté et de solidarité sociale.

    “Depuis une semaine, Raphaël André se cachait des policiers durant le couvre-feu”, rappelle la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé. “Serait-il encore vivant si les pouvoirs publics connaissaient la réalité de l’itinérance ? Si les intervenants sur le terrain avaient été consultés avant le couvre-feu ? Je crois que oui.”

    Pour sa part, la députée du Parti québécois Véronique Hivon croit que “le couvre-feu dont le gouvernement refuse d’exempter les sans-abri exacerbe la pression déjà énorme qu’ils vivent depuis le début de la pandémie”.

    Elle parraine une pétition signée plus de 10 000 fois pour demander l’exemption des itinérants du couvre-feu.

    #François_Legault #SDF #sans-abri #police #SPVM #couvre-feu #inuits #Lionel_Carmant #canada #québec #quebec #peuples_autochtones #peuples_autochtones #peuples_premiers #nations_premières #premières_nations #autochtones #colonialisme