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    Asile : l’Espagne affiche le taux de protection le plus bas d’Europe
    Par La rédaction Publié le : 20/06/2024
    Avec un taux de protection à 12% en 2023, l’Espagne est loin de la moyenne européenne, à 42%. Un chiffre qui s’explique par les nationalités concernées par les demandes de protection, sud-américaines et marocaine notamment, rarement éligibles à l’asile.
    L’Espagne à la traîne en matière de droit d’asile ? C’est ce qu’en conclut la Commission espagnole d’aide aux réfugiés (CEAR) dans son rapport annuel sur les réfugiés en Espagne et en Europe, publié le 17 juin. D’après l’organisme chargé de l’accueil des demandeurs d’asile dans le pays, qui cite les chiffres du ministère de l’Intérieur, le taux de protection en Espagne s’élève à 12%, « très loin de la moyenne européenne de 42 % ».
    Sur les 88 042 nouveaux dossiers déposés en 2023, 11 162 ont reçu une réponse favorable, statut de réfugié ou protection subsidiaire. La protection pour raisons humanitaires - qui n’est pas prise en compte dans le calcul car définie par l’État et non par la Convention de Genève - a été octroyée, elle, à un plus de 41 000 personnes.Pour l’année 2023, 163 220 demandes d’asile au total étaient en attente, ce qui place l’Espagne en troisième position des États membres de l’Union européenne (UE) en nombre de dossiers, derrière l’Allemagne (351 510) et la France (166 880).
    Durant la présentation du rapport à la presse, Mauricio Valiente, membre de la CEAR a pointé du doigt le « modèle migratoire » propre à l’Espagne, selon lui « très restrictif » en termes d’évaluation des conditions d’octroi de la protection internationale.
    Les Sud-Américains et les Marocains parmi les plus rejetés
    Les exilés les plus impactés par le taux de rejet sont les ressortissants de pays d’Amérique latine, nombreux dans la péninsule ibérique. Ainsi, le Venezuela, la Colombie, le Pérou, le Honduras et Cuba figurent parmi les cinq nationalités les plus rejetées. Arrive ensuite le Maroc, avec un peu plus de 3 000 demandes déboutées en 2023. Une situation qui s’explique par la non éligibilité de ces nationalités à l’asile, les autorités considérant que la situation dans ces pays ne remplit pas les critères fixés par la Convention de Genève.
    Pour résider en Espagne, les Marocains optent en général pour un titre de long séjour, un visa saisonnier ou étudiant. Dans une interview à l’agence de presse EFE, l’ambassadrice du royaume dans le pays Karima Benyaich tient d’ailleurs à souligner « l’incorporation réussie de nombreux migrants marocains dans le tissu social et économique espagnol ».Selon les chiffres de juin 2022 publiés par l’Institut national espagnol de la statistique (INE), ils constituent la première communauté étrangère légalement installée en Espagne, avec près de 760 000 membres, devant les Roumains et les Colombiens.
    Les Sénégalais pointent quant à eux au huitième rang des nationalités les plus rejetées, avec 2 173 refus l’an passé. La grande majorité d’entre eux empruntent la route migratoire des Canaries, qui a concentré en 2023 70% des arrivées irrégulières en Espagne. Depuis l’année dernière, de nombreux départs ont été détectés depuis le Sénégal, les contrôles policiers ayant été renforcés au large du Maroc. Le 3 juin dernier, la Marine sénégalaise a intercepté une embarcation de 219 personnes au large de Dakar. Au mois de mai, 500 migrants avaient déjà été arrêtés au même endroit à bord de quatre pirogues. A contrario, les nationalités les plus enclines à obtenir une protection sont l’Ukraine, le Mali, le Burkina Faso, la Somalie, le Soudan et la Syrie, dont le taux dépasse 90%. Amadou, lui, a obtenu une protection il y a peu. Arrivé il y a trois ans via la route des Canaries, le jeune Malien tente aujourd’hui d’oublier les agressions et les menaces dont il a été victime dans son pays natal, raconte-t-il à la CEAR. Les mauvais souvenirs ne s’effacent pas, mais Amadou apprend à vivre avec. « En Espagne, maintenant, je suis heureux », affirme-t-il.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#asile#protection#politiquemigratoire#maroc#senegal#droit#sante

  • Désobéir lorsqu’on est fonctionnaire : que dit le droit ?

    Depuis 10 jours, la question de l’#obéissance ou de la désobéissance est particulièrement présente chez les fonctionnaires. Et à cette question intime, déontologique, politique, le statut de la fonction publique apporte de premiers éléments de réponse structurants et salutaires.

    Obéissance ou désobéissance : que dit le droit ? Depuis 10 jours, la question de l’obéissance est particulièrement présente chez les fonctionnaires. Une question déontologique, intime, politique, mais sur laquelle il faut commencer par rappeler les bases : le droit.

    Un statut pour des fonctionnaires-citoyen.ne.s

    Le premier statut de la fonction publique entre en vigueur le 20 octobre 1946, soit à peine plus d’un an après la fin de la seconde guerre mondiale. Il est marqué par une urgence : reconnaître le fait que les fonctionnaires ne sont plus, ne doivent plus être considérés comme des sujets, mais comme des citoyennes et des citoyens à part entière.

    Ce texte consacre le choix des fonctionnaires par #concours (et non par cooptation) ou le #droit_syndical (grande nouveauté). Mais il proclame également des #principes_déontologiques forts, et notamment celui de #responsabilité. L’article 11 de ce statut est ainsi rédigé : “Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l’exécution des tâches qui lui sont confiées”. “Responsable”, le mot est écrit. Près de 80 ans après, cette rédaction est toujours en vigueur, et même renforcée d’une seconde phrase : “Il n’est dégagé d’aucune des responsabilités qui lui incombent par la responsabilité propre de ses subordonnés.”

    Devoir de désobéissance

    Le vote du statut de 1983 a complété et élargi ces dispositions. D’abord il les a rendues applicables aux fonctionnaires comme aux contractuels, sur les trois versants de la fonction publique : d’État, hospitalière et territoriale. Il a ensuite ajouté, au même article, une phrase déterminante (elle aussi encore en vigueur) : “Il doit se conformer aux instructions de son #supérieur_hiérarchique, sauf dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un #intérêt_public.” Une seule phrase, qui ne saurait être découpée. Aucune mention du terme “obéissance” mais une “conformité aux instructions”. Et surtout, immédiatement après ce principe, une mention d’un #devoir fondamental : le devoir de désobéissance.

    Ce devoir avait été dégagé par le Conseil d’État dès 1944, dans les mêmes termes. Un fonctionnaire qui avait, sur instruction de son maire, versé des allocations chômage de manière illégale, s’était vu sanctionner disciplinairement, et la sanction confirmée par le Conseil d’État. La désobéissance, dans ce cas, n’était pas une possibilité : c’était un devoir. Le #code_pénal (article 122-4) a depuis complété ses dispositions : obéir à un #ordre_manifestement_illégal, c’est mettre en jeu sa propre #responsabilité_pénale

    Prendre conscience de nos responsabilités

    Les principes dégagés par la loi sont limpides : les fonctionnaires ont une responsabilité propre.

    Ils sont cohérents avec le principe proclamé à l’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : “La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.” Chaque agent public doit individuellement des comptes à la société dans son ensemble.

    C’est cela le sens du statut. Une protection particulière pour pouvoir exercer ces responsabilités énormes. Nous sommes déjà dans une période où ces responsabilités sont mises à rude épreuve, et où il nous faut être plus vigilant.e.s que jamais

    A toutes et à tous mes collègues fonctionnaires et agents publics : alors que l’extrême-droite a la possibilité d’arriver demain au pouvoir, et avec elle un projet xénophobe, d’exclusion, de remise en cause des libertés et des droits fondamentaux, il nous faut en prendre conscience de nos responsabilités, en parler à nos collègues dès aujourd’hui et nous organiser collectivement. Demain il sera trop tard.

    https://blogs.mediapart.fr/arnaud-bontemps/blog/200624/desobeir-lorsquon-est-fonctionnaire-que-dit-le-droit

    #désobéissance #fonctionnaires #fonction_publique

  • https://mariewyttenbach.com/desinfox

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    Sur les doubles/triples comptages des passages aux #frontières :




    voir aussi :
    #Seeing_double ? How the EU miscounts migrants arriving at its borders
    https://seenthis.net/messages/705957

    Sur l’appel d’air...

    #préjugés #migrations #réfugiés #immigration #BD #bande_dessinée #fact-checking #ressources_pédagogiques #afflux #invasion #immigration_massive #liquide #vagues #discours #chiffres #statistiques #Frontex #passages #mondialisation #globalisation #sur-médiatisation #surestimation #perception #chiffres_relatifs #chiffres_absolus #welfare_state #aides_sociales #shopping_social #appel_d'air #protection_sociale #accès_aux_soins #régularisation #sans-papiers #à_lire #économie #peur #fantasmes

    ping @karine4 @_kg_

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    ajouté à la métaliste sur le lien entre #économie (et surtout l’#Etat_providence) et la #migration... des arguments pour détruire l’#idée_reçue : « Les migrants profitent (voire : viennent POUR profiter) du système social des pays européens »...
    https://seenthis.net/messages/971875

    • Welfare and social protection: What is the link with secondary migration? Evidence from the 2014-crisis hit Italian region of Lombardy

      Evidence on the relationship between secondary international migration and welfare state (or formal protection) support is currently limited. Also, the experience of financial support from semiformal and informal social protection networks has seen limited inclusion in current reflections on secondary mobility patterns such as onward and return migration. Our study analyses the relationship between support from formal, informal and semiformal social protection and short-term secondary migration intentions. The study uses open-access data from the Regional Observatory for Integration and Multiethnicity of Lombardy (Italy) and adopts a competing-risk framework through multinomial logistic regression. Our data do not support the hypothesis of an ex-post “magnetic effect” of the Italian formal social protection on its beneficiaries: individuals on formal welfare are more prone to onward and return migration. However, the positive relationship observed between welfare entitlements and onward migration intentions cannot rule out any effect of welfare magnetism from more generous welfare systems. Monetary aid received from Italian friends is negatively related to return intention. At the same time, economic support from foreign-born friends is correlated to return migration. We interpret results according to social network theory. Economic support and social capital from bridging networks can act as an ex-post integration-driven magnet. Bonding social capital from ties with migrants in Italy cannot secure the migrants’ stay in Italy. However, it can support return migration. Networks providing bonding transnational social capital, and expressed in the form of financial support from relatives living abroad, are instead positively correlated to both forms of secondary migration.

      https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/psp.2469

    • Immigration et appel d’air : anatomie d’un fantasme
      https://www.youtube.com/watch?v=XnRPLS8Crnk


      #Clément_Viktorovitch revient chaque semaine sur les débats et les enjeux politiques. Dimanche 12 novembre : le début de l’examen au Sénat du projet de loi immigration. Parmi les mesures phares de ce texte : la régularisation des immigrés sans papiers qui travaillent dans les métiers « en tension ».

      C’est l’une des mesures les plus discutées au sein du projet de loi immigration : l’article qui prévoit la régularisation des travailleurs sans papiers dans les métiers en tension. Les parlementaires Les Républicains en ont fait une ligne rouge : en aucun cas ils ne voteront le texte si cette mesure en fait partie. Or, la Première ministre a besoin de leur soutien si elle désire s’éviter un nouveau 49-3. Autant dire que les négociations s’annoncent serrées.

      Ce qui est intéressant, ce sont les arguments qui sont utilisés pour pourfendre cette mesure. Et notamment un argument, répété ad nauseam par les élus LR, mais aussi par le Rassemblement national : régulariser les immigrés sans papiers qui travaillent d’ores et déjà sur le territoire, cela créerait un « appel d’air », voire une « pompe aspirante », qui inciterait toujours plus d’exilés à tenter de rentrer illégalement sur notre territoire.

      Aucun accroissement des flux migratoires

      Il se trouve que cette question a été bien travaillée par la science politique. Nous avons, par exemple, un article très important qui a été publié en décembre 2020 par trois chercheurs : Joan Monras, Elias Ferran, Javier Vazquez-Grenno. Il a même été mise à jour en avril 2023, pour intégrer les données les plus récentes. Ce papier se penche sur la décision, prise par le gouvernement espagnole en 2005, de régulariser 600 000 exilés extra-européens. Bilan : près de 20 ans plus tard, aucun accroissement des flux migratoires n’a été constaté. Aucun appel d’air. Mêmes observations pour ce qui s’est produit aux Etats-Unis en 1986 : l’Immigration Reform and Control Act a permis à trois millions d’immigrés de régulariser leur situation. Résultat : toutes les études ont montré que cette décision n’avait pas entraîné une augmentation de l’immigration.

      Plus généralement, aucun article de recherche n’a jamais montré l’existence d’un prétendu « appel d’air » à la suite d’une campagne de régularisation. D’autant qu’il faut, en l’occurrence, être précis sur la mesure proposée par le gouvernement. Les individus concernés doivent justifier de trois ans de présence sur le territoire, avoir travaillé huit mois au cours des derniers 24 mois, dans un secteur en tension, le tout pour obtenir un titre de séjour d’un an renouvelable : cela n’a rien d’une régularisation massive !

      Ceux qui s’opposent à cette mesure mettent aussi en avant un risque pour l’économie. Mais là aussi, cette question a été tranchée. Un gros travail de synthèse a été réalisé, pour Sciences Po, par Hélène Thiollet et Florian Oswald. On observe que, certes, pour les emplois les moins qualifiés, l’immigration peut entraîner, à court terme, une pression sur les salaires. Mais ce n’est ni systématique, ni pérenne. À l’échelle de l’économie dans son ensemble, l’immigration a au contraire un impact soit neutre, soit positif. Quant aux campagnes de régularisation, elles ont un effet bénéfique pour les finances publiques, puisqu’elles font rentrer un surcroît de cotisations patronales dans les caisses de l’Etat. En plus, bien sûr, de sortir de la précarité des hommes et des femmes qui travaillent, sont intégrés, bien souvent payent des impôts, et contribuent à la vie de notre société.
      Peurs et fantasmes

      C’est précisément tout le problème des débats sur l’immigration : certaines positions ne sont étayées ni par des faits, ni par des preuves, mais par des peurs et des fantasmes. On pourrait d’ailleurs évoquer le cas de l’AME, l’aide médicale d’Etat pour les immigrés sans papiers, dont le Sénat vient aussi de voter la suppression – au motif, là aussi, qu’elle créerait un appel d’air. On sait pourtant que le vrai problème de l’AME, c’est plutôt que ceux qui devraient en bénéficier ne la demandent pas : d’après le dernier rapport de Médecins Du Monde, plus de 80% des personnes éligibles à l’AME n’y ont pas recours. Avec des conséquences évidemment dramatiques pour ces personnes, qui finissent par accumuler de graves retards de soin. Mais aussi des conséquences négatives pour notre système de santé et pour les finances publiques, puisque, comme l’ont rappelé de nombreux médecins, il vaut toujours mieux prendre en charges les pathologies le plus tôt possible.

      Tout le problème, c’est que le gouvernement a tendance à céder devant ces arguments, aussi contestables soient-ils. Le président Macron a d’ores et déjà restreint l’AME, en 2019, quand il a décidé d’en conditionner l’accès au fait de prouver trois mois de présence sur le territoire, contre l’avis des professionnels de santé. Nous verrons bien quel sera le texte qui ressortira, in fine, des débats parlementaires. Mais si l’on se fie à la manière dont ils ont commencé, on peut craindre que les passions n’y triomphent, hélas, sur la raison.

      https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/entre-les-lignes/chronique-immigration-et-appel-d-air-anatomie-d-un-fantasme_6150630.htm

    • Le patron de Boeing admet la « gravité » de la situation devant une commission du Sénat

      Le patron de Boeing Dave Calhoun a reconnu mardi la « gravité » de la situation concernant la qualité de la production du constructeur, assurant devant une commission d’enquête du Sénat américain, que des progrès avaient d’ores et déjà été effectués.

      Assis derrière lui dans le public, se trouvaient des proches des victimes des crashes de Boeing 737 MAX 8 en 2018 et 2019, qui brandissaient des photos de leurs disparus.

      Au début de son témoignage, M. Calhoun s’est levé, a fait volte-face et présenté des excuses « au nom de tous les employés de Boeing à travers le monde, passés et présents, pour (leurs) pertes ».

      « Je m’excuse pour le chagrin que nous avons causé, et je veux que vous sachiez que nous sommes totalement mobilisés, en leur mémoire, à travailler et à nous concentrer sur la sécurité aussi longtemps » que nécessaire.

      « Encore une fois, je suis désolé », a ajouté le dirigeant, avant de reprendre sa place face aux sénateurs.

      « Notre culture est loin d’être parfaite, mais nous prenons des mesures et nous progressons », a affirmé M. Calhoun.

      « Nous comprenons la gravité, et nous nous engageons à aller de l’avant en toute transparence et prise de responsabilité, tout en augmentant l’investissement des employés ».

      C’est la première fois que M. Calhoun était interrogé publiquement par des officiels depuis l’incident du 5 janvier, lorsqu’un 737 MAX 9, livré en octobre à la compagnie Alaska Airlines, a perdu en vol une porte-bouchon -opercule condamnant une issue de secours redondante.

      « C’est un défaut de fabrication. Cela a créé un avion dangereux », a admis M. Calhoun.

      Selon l’Agence américaine de sécurité des transports (NTSB), plusieurs boulons d’attache n’avaient pas été remis en place après une intervention sur la chaîne d’assemblage.

      Boeing cumule, depuis de longs mois, des problèmes de production et de qualité sur ses avions commerciaux (737 MAX, 787 Dreamliner et 777).
      Promesses « vides »

      « C’est une culture qui continue de donner la priorité aux bénéfices, de pousser les limites et d’ignorer ses employés », a dénoncé le sénateur démocrate Richard Blumenthal, président de la commission d’enquête. Les promesses faites par Boeing après les crashes -qui ont fait 346 morts- n’ont été que des « coquilles vides ».

      S’adressant directement à M. Calhoun, il lui a reproché « l’érosion de la culture de sécurité » pour « prendre soin de (ses) actionnaires ».

      M. Calhoun a été nommé directeur général début 2020 -il était administrateur depuis 2009- pour redresser le groupe. Mais les défaillances de production ont précipité son départ à la retraite, d’ici fin 2024.

      Plusieurs audits et enquêtes ont identifié de nombreux problèmes de « non-conformité » et des lacunes, en particulier dans le contrôle qualité.

      Cette commission d’enquête a déjà entendu, mi-avril, quatre lanceurs d’alerte. Elle a publié mardi de nouveaux éléments rapportés par d’autres lanceurs d’alerte.

      Boeing a remis fin mai un « plan d’action complet », exigé par le régulateur de l’aviation (FAA), pour remédier à ces problèmes.
      Poursuites pénales ?

      L’enjeu est important car le groupe est menacé de poursuites pénales devant un tribunal fédéral du Texas.

      Selon le ministère américain de la Justice, Boeing n’a « pas respecté ses obligations » dans le cadre d’un accord dit de poursuite différée (DPA) lié à ces accidents, conclu le 7 janvier 2021 avec une mise sous surveillance de trois ans.

      Accusé de fraude dans le processus de certification du 737 MAX, Boeing avait accepté de payer 2,5 milliards de dollars et s’était engagé, entre autres, à renforcer son programme de conformité.

      L’avionneur affirme s’être conformé à l’accord. Le ministère doit décider, avant le 7 juillet, de poursuivre ou non.

      M. Blumenthal, ancien procureur fédéral, a estimé mardi qu’il existait des « éléments accablants » pour lancer des poursuites. « Il devrait y avoir une mise en responsabilité individuelle », a-t-il ajouté.

      « Je crois fermement en la nécessité de rendre des comptes », a commenté M. Calhoun.

      « S’il n’y a pas de risque d’emprisonnement pour ces dirigeants qui jouent avec nos vies, alors rien ne changera », a déclaré à l’AFP Adnaan Stumo, qui a perdu sa sœur Samya Rose dans le crash du 10 mars 2019 en Ethiopie.

      Dave Calhoun « était étroitement lié à toutes ces décisions. Dave Calhoun fait partie du problème », a affirmé à ses côtés leur mère, Nadia Milleron, qualifiant de « scandaleux » le fait que le patron se défausse plusieurs fois en disant n’être arrivé qu’en 2020.

      « Les criminels devraient être en prison », a renchéri Clariss Moore, mère de Danielle, 24 ans.

      https://information.tv5monde.com/international/le-patron-de-boeing-admet-la-gravite-de-la-situation-devant-un

  • Africa’s Agricultural Future Lies in Agroecology

    As the world grapples with climate change, Africa has the opportunity to lead by example.

    A premise which has its roots in traditional knowledge and ecological principles, some people may find the term agroecology mysterious or esoteric. However, far from being an abstract concept, agroecology can be a lifeline for long-lasting food systems, providing a route that links the welfare of people with the health of the land. Agroecology is not just about farming and growing food; it means combining social justice, ecological science, and indigenous knowledge. Overall, it is a holistic system in which ecosystems and agriculture work in harmony to produce food that is both environmentally sustainable and safe for consumption. As an approach, agroecology prioritizes not just yields of crops, but the health of ecosystems, the well-being of communities, and people`s sovereignty over their food systems.

    For small-scale food producers, agroecology is a beacon of hope. It promises a way out of the vulnerability imposed by monocultures and the dependency on external inputs such as chemical fertilizers, hybrid seeds and pesticides. Agroecological systems are inherently diverse, which means they are more resilient to the pests and diseases which can decimate food systems at a local level. They are also resilient to the market shocks that can disrupt local economies and cause crises further up in the food system. They encourage farmers to cultivate a variety of crops, an approach which promotes nutritional diversity in diets, and a safety net in the face of adversity.

    Furthermore, these practices strengthen community bonds, as farmers often work together: sharing knowledge, seeds, and labour. Food sovereignty is at the core of agroecology. This is because agroecology promotes the right to healthy and culturally appropriate food, which is produced through ecologically sound and sustainable systems. Food sovereignty means communities having the power to shape the future of their own food systems, rather than being passive observers and recipients of global agricultural trends. As examples of how agroecology can play out in practice, an agroecological farm in Kenya combines crop rotation, agroforestry, and natural pest control, relying on years of local expertise. In Uganda, community seed banks may help to preserve biodiversity by providing access to a variety of traditional crops that are robust to local climate problems. These viable examples can be found all over the African continent.
    Technology and Agroecology

    Technology can play a huge part in transforming Africa’s agricultural systems into agroecological ones. When considering technology, we must interrogate what we mean by technology, as well as who owns the technology, and the power relationships that lie behind said technologies. Technology could revolutionize Africa’s agriculture if it is employed with the participation of farmers, and if it is used in a way that makes sense contextually. It must be designed with small-scale food producers in mind, allowing for scalability and adaptability to local settings. Digital technologies, for example, can play a role in facilitating peer-to-peer exchanges via platforms and mediums like WhatsApp or Facebook. They can also be used in tracking or aggregating goods from multiple producers, or in connecting farmers with cost-effective logistics and transport options. In each of these applications though, it’s vital that the digital technologies operate in a regulatory environment where the data taken from farmers is not used for profit, and which enables farmers to decide with whom it is shared. There is a risk that digitalization paves the way for big food and big tech to use their existing technological advantage to extend their control over African markets. Therefore, the challenge for governments and their public policies is to create the regulatory environment for digital technologies without it becoming a breeding ground for monopolies that crowd out small-scale food producers.
    Labour and Agroecology

    The labour involved in agroecological farming practices often leads to misconceptions of agroecology as a backward step to the labour-intensive practices of the past. This is a myopic view. In reality agroecology involves labour of a different kind — a kind that is intellectually engaging and physically rewarding. By its nature, it is a system of agriculture which involves managing polycultures, enhancing soil health, and maintaining ecological balance; all of which require knowledge and skill. This labour should be valued and supported through educational programs that teach ecological literacy and practical skills in agroecology. In an ideal agroecology system, this education would begin at primary school level by introducing agroecology and agroecological concepts into the curriculum. Furthermore, there should also be agroecology training for government and civil society extension agents as well as the provision of supportive publications.
    Energy Efficiency and Agroecology

    The extent to which agroecology is energy efficient is a testament to the ingenuity of working with nature, not against it. Agroecological practices often use renewable energy and minimise reliance on external inputs, which are energy-intensive to produce. Moreover, they take advantage of biological processes — such as the process by which legumes convert nitrogen into ammonia or natural pest control through predator-prey relationships — which reduces the need for chemical fertilizers and pesticides. This not only cuts energy consumption, but also enhances the resilience of farming systems to shocks such as drought or market volatility. Agroecological farmers can cope with crises and global volatility as they mostly rely on their own inputs, produce their own food, and are relatively immune to the whims of fuel prices.
    Agroecology and Productivity

    Is agroecology productive enough to feed a rapidly growing African population? To answer this question we must first consider what productivity means in conventional agriculture, which is one-dimensional and fixated on yield per hectare. Agroecology challenges this narrative, proposing a multidimensional view of productivity that includes soil health, water quality, biodiversity, and social equity. In agroecology, productivity is determined by the variety of crops that are planted and harvested rather than by counting the output of a single crop. This vision questions the wisdom of pursuing high yields at the cost of long-term ecological health and social well-being. Instead, it promotes a well-rounded strategy that maintains productivity over time, understanding that true abundance comes from ecosystems operating in balance.
    Agroecology and Social Movements

    As the drive for conventional agriculture is accelerating, political movements, like the Alliance for Food Sovereignty in Africa (AFSA), are burgeoning across Africa. This reflects a collective awakening to the importance of healthy, sustainable, and equitable food systems. These movements are not merely about lobbying for policy changes, but also about grassroots empowerment, community engagement, and the democratisation of food systems. They call for a shift from top-down approaches to more participatory, inclusive governance structures that recognize the rights and knowledge of local communities. The path to agroecology is not merely about changing farming techniques; it means overhauling worldviews. It requires a collective shift in how we value food, farmers, and the land itself.

    According to the prevailing narrative, Africa cannot feed itself without the use of agrochemicals, high-breed seeds, and a shift in agriculture to market-led practices. To counter this, we must put forward a more robust vision which centres the realities of climate change, biodiversity loss, and escalating global conflicts. In this metric, it is impossible to focus only on one narrow definition of productivity. Instead, the need to produce more, healthy, culturally appropriate food, with the right to food at its core, becomes primary. The international community has a role to play in all of this. Development assistance and agricultural investments must be aligned with agroecological principles. This means moving away from the promotion of high-input agricultural systems, and instead supporting the scaling-up of agroecological practices. It requires a change in funding priorities, from supporting large agribusiness to investing in small-scale food producers and local food systems.

    In conclusion, agroecology is not a luxury but a necessity for the future of Africa, and indeed the world. It offers a sustainable pathway for the continent’s agriculture, ensuring food security, preserving biodiversity, and empowering communities. As the world grapples with the challenges of climate change and sustainability, Africa has the opportunity to lead by example. Through its implementation, we can demonstrate that agroecology is not just feasible, but can actually be the foundation for a prosperous and sustainable future. We face a choice between perpetuating a system that degrades both the land and its people, or nurturing one that restores ecosystems and revitalizes communities. The time to make the right choice is now.

    https://www.rosalux.de/en/news/id/52216/africas-agricultural-future-lies-in-agroecology
    #Afrique #agroécologie #technologie #travail #énergie #efficacité_énergétique #productivité #mouvements_sociaux #soutenabilité #sécurité_alimentaire #changement_climatique

  • stern-Fotograf Volker Krämer
    https://www.stern.de/politik/ausland/stern-fotograf-volker-kraemer--diese-bilder-gingen-um-die-welt-8750918.html

    Filmemacher Rainer Werner Fassbinder und die Schauspielerin Margit Carstensen 1982

    Am 13. Juni 1999 wurden der Fotograf Volker Krämer, der Journalist Gabriel Grüner und ihr Fahrer Senol Alit im Kosovo ermordet. Krämer hatte den stern mit seinen Bildern geprägt.

    #presse #photographie #cinéma

  • Onu : le Conseil des droits de l’homme choisit l’abolitionnisme (deux textes)

    Pas de « sex work » pour le Conseil des droits de l’homme de l’ONU ! Avec un grand courage, dans le contexte international de banalisation d’une des pires violences faites aux femmes, le rapport exceptionnel de Reem Alsalem, rapporteuse spéciale sur la violence contre les femmes et les filles, défend en mai 2024, sans la moindre ambiguïté, la position abolitionniste en matière de prostitution et de pornographie.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/20/onu-le-conseil-des-droits-de-lhomme-choisit-la

    #feminisme #prostitution

  • Le piège de la frontiere de Nador-Melilla
    Résumé

    https://vimeo.com/954056937/358dd8498d

    Le #24_juin_2022, près de deux-mille personnes migrantes ont tenté de traverser la barrière-frontalière séparant la ville de #Nador – au nord-est du Maroc – de Melilla – enclave sous contrôle espagnol. La #répression violente qui leur a été infligée par les forces de l’ordre marocaines et espagnoles a transformé le poste-frontière de #Barrio_Chino en #piège mortel, et a abouti à un véritable #charnier. Les autorités marocaines ont reconnu 23 décès, mais l’Association Marocaine des Droits Humains à Nador (AMDH) a dénombré au moins 27 personnes tuées lors de cette journée, et plus de 70 personnes demeurent disparues jusqu’à aujourd’hui. Que s’est-il passé le 24 juin 2022 ? Comment et par qui le poste-frontière de Barrio Chino a-t-il été transformé en piège mortel ?

    Pour répondre à ces questions, Border Forensics a enquêté pendant plus d’un an avec Irídia-Centre pour la Défense des Droits Humains, l’Association Marocaine des Droits Humains et d’autres acteurs de la société civile des deux côtés de la frontière. Par ailleurs, nous avons bénéficié des conseils complémentaires du Centre Européen pour les Droits Constitutionnels et Humains (ECCHR). En articulant notre analyse du massacre à travers différentes échelles spatiales et temporelles, nous avons tenté de comprendre non seulement l’enchaînement des évènements et les pratiques des acteurs présents sur place le 24 juin 2022, mais également les conditions structurelles qui ont rendu ce massacre possible, ainsi que la conjoncture politique qui a influé sur l’intensité extrême de la violence. Nous analysons également la violence qui a continué après le 24 juin à travers l’absence d’identification des morts et des disparus, l’impunité pour le massacre et l’acharnement judiciaire contre les personnes migrantes elles-mêmes.

    Bien que des zones d’ombre subsistent, les faits que nous avons reconstitués en croisant de nombreux éléments de preuve sont accablants, tant pour les autorités marocaines et espagnoles que pour l’Union européenne (UE) qui les soutient politiquement et financièrement. Les autorités des deux côtés de la frontière doivent faire toute la lumière sur ce massacre, et enfin répondre aux demandes de vérité et de justice des victimes et de leurs familles.


    https://www.borderforensics.org/fr/enquetes/nadormelilla
    #Melilla #Espagne #Maroc #frontières #massacre #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #border_forensics #architecture_forensique #violence #violences_policières #contre-enquête #apartheid_frontalier #barrières_frontalières #murs #domination_raciale #impunité #préméditation #militarisation_des_frontières #identification #externalisation

  • Proteste a Buenos Aires
    https://radioblackout.org/2024/06/proteste-a-buenos-aires

    Mercoledì a Buenos Aires, in #argentina, ci sono stati scontri violenti tra la polizia e gruppi di manifestanti che stavano protestando contro la legge bases, una ampia e molto discussa serie di riforme voluta dal nuovo presidente argentino, l’ultraliberista Javier Milei. Migliaia di persone si sono riunite davanti al parlamento per contestare le misure proposte […]

    #L'informazione_di_Blackout ##Milei #privatizzazioni

  • Le réarmement # nucléaire avance à mesure que le monde s’enfonce dans la guerre, constate le Sipri

    https://www.rfi.fr/fr/monde/20240617-r%C3%A9armement-nucl%C3%A9aire-avance-sipri-russie-chine-new-start

    « Nous vivons actuellement l’une des périodes les plus dangereuses de l’histoire de l’humanité », a mis en garde Dan Smith, directeur du Sipri. « Les sources d’instabilité sont nombreuses : rivalités politiques, inégalités économiques, perturbations écologiques, accélération de la course aux armements. L’abîme nous guette et il est temps pour les grandes puissances de prendre du recul et de réfléchir. De préférence ensemble. »

    En février 2023, la Russie a annoncé suspendre sa participation au traité New START – « le dernier traité de contrôle [...] limitant les forces nucléaires stratégiques de la Russie et des États-Unis ». Le Sipri a également noté que Moscou avait mené en mai 2024 des exercices impliquant des armes nucléaires tactiques à la frontière ukrainienne.

  • Réponse collective à une infamie : Sur l’accusation d’antisémitisme portée contre la France insoumise | Au Poste média libre & indépendant
    https://www.auposte.fr/reponse-collective-a-une-infamie-sur-laccusation-dantisemitisme-portee-contr

    Nous savons bien pourquoi cette offensive déchaînée est menée : la possibilité d’une arrivée de la gauche au pouvoir terrifie les représentants d’un ordre social, économique et idéologique. Il leur faut absolument briser l’alliance de gauche, disqualifier par une sorte de mise à mort politique l’une de ses forces les plus importantes et les plus combatives. Le Nouveau Front populaire engendre une profonde panique chez les tenants de l’ordre tel qu’il est. L’abject atteint donc des sommets.

    Emmanuel Macron, dans une fuite en avant face à l’incendie politique qu’il a allumé en pompier pyromane, y est allé de son couplet inacceptable sur l’association entre LFI et l’antisémitisme. Meyer Habib de son côté parle de la France insoumise comme du « parti le plus antisémite, pro-terroriste et pro-islamiste ». Comme Emmanuel Macron lui-même, qui rabaisse ici considérablement la fonction politique qu’il occupe, il ose brandir le nom de Léon Blum qui d’après lui se retournerait dans sa tombe. « Non, ce n’est pas le Front Populaire, c’est le Front Antisémite », déclare Habib. On a rarement vu un tel degré de calomnie. Et de retournement historique infâme : un mensonge et un abus éhonté de la référence au Front populaire de la part d’une droite et d’une extrême-droite violentes que les femmes et les hommes du Front populaire version 1936 auraient à n’en pas douter combattues de toute leur âme.

    L’accusation d’antisémitisme portée contre LFI est un outrage. Pour ce parti en général, et pour celles et ceux, juives, juifs, qui en sont membres, ou simplement soutiennent ses positions, votent pour cette organisation. C’est le cas de plusieurs parmi nous, qui n’en peuvent plus de se voir associés-es à cette injure infâme et d’être traîné-es dans la boue. Jean-Luc Mélenchon, qui subit au quotidien cette disqualification à nos yeux injuste et écœurante, a eu ces mots lors d’un meeting du 23 mai dernier : « le cœur saigne en pensant à ceux de nos compatriotes juifs qui sont de notre avis et qui subissent tous les outrages, jusque dans leur propre famille. Notre pensée se tourne vers eux, en solidarité humaine, totale, complète ».

    • Je pense qu’on n’est pas loin de perdre notre temps à « répondre » à l’accusation d’antisémitisme agitée frénétiquement et sans plus aucune retenue par la Macronie.

      Parce que ces réponses accréditent l’idée, grosso modo, que ces accusations seraient à vocation électorale, qu’il s’agirait réellement pour la Macronie de « piquer » des voix à la gauche.

      Sauf que je ne vois pas trop comment ces outrances seraient réellement performatives. Comment elles pourraient réellement avoir un impact sur le vote autrement que de manière très marginale (les neuneus qui se croyaient de gauche tout en trouvant que la gauche est extrémiste, ça fait belle lurette qu’ils votent LaRem.)

      Je pense que fondamentalement, le but de la manœuvre n’est pas immédiatement électoral. Le but est principalement de préparer le ralliement avec RN après l’élection, voire au second tour. Parce que l’hypothèse la plus crédible, c’est qu’on reconduise une Assemblée sans majorité absolue (juste un RN très fort, et une Macronie affaiblie). Ou bien un RN avec une majorité absolue (j’en doute). Ou bien, soyons fous, une gauche qui arrive en tête, mais sans majorité absolue (donc la situation 1 : trois blocs et pas de majorité absolue).

      De fait, la Macronie devra forcément s’allier à quelqu’un pour trouver des majorités de vote. Et je pense que ces accusations hystériques d’antisémitisme, uniquement adressées à la gauche, c’est dans le but de préparer le ralliement à l’extrême-droite, et interdire toute possibilité d’un accord avec la gauche.

      Sinon, si la Macronie arrive à pas trop mal s’en tirer, une coalition avec les socialistes de droite, et là encore l’accusation d’antisémitisme sert à justifier les futures trahisons. Mais là encore, ça n’a pas pour but de convaincre les électeurs au moment de glisser le bulletin dans l’urne : c’est une préparation de l’« après ».

      Bref ne pas trop perdre de temps avec une argumentation sur le fait que c’est un argument « faux ». Le but, comme dans toutes les inversions de valeurs et de langage que nous sert la Macronie depuis 7 ans, c’est le ralliement du bloc bourgeois à l’extrême-droite identitaire. Comme dans tout ce qu’ils font : la destruction du langage comme alibi. Discuter du fond est une perte de temps.

    • Je pense au contraire que c’est fondamental : cette accusation est de nature à faire reculer les électeurs républicains pas de gauche… et on va vachement avoir besoin d’eux.

      Tu sous-estimes gravement sa place comme argument ni-ni.

      Et comme méthode préfasciste de criminalisation des idées de gauche.

      Mon père et ses potes de droite historique ont décidé de faire barrage, parce que pour eux, le fascisme, c’est un concept qui leur parle encore, c’est une réalité qu’ils ont vécu. C’est pour cela qu’on ne peut pas réellement leur faire avaler que Bardella, il est mignon, il est gentil.

      Mais si on leur fait avaler qu’on est des antisémites, on les perd.

    • Sinon, double effet Kisscool : on ne parle plus de Gaza que de manière secondaire, et systématiquement sous le prise de l’imputation (avérée ou qu’on réfute) de l’antisémitisme de gauche.

      LFI avait réussi à mettre Gaza dans la campagne, désormais c’est plié on ne parle plus que d’antisémitisme. (Vu une interview d’Alain Gresh sur Regards à propos de la Palestine, l’interviouweur avait absolument tenu à terminer la discussion en balançant que la gauche était « à poil sur la question de l’antisémitisme » – alors que le sujet de l’invitation était le bouquin d’Alain sur la Palestine et le massacre à Gaza). L’ami Davduf multiplie les « débats » entre Simon Assoun et Arié Alimi, apparemment on est censés se passionner pour les discussions entre Tsedek et Golem (je dis pas que c’est pas intéressant, mais il y a un génocide en ce moment, et on ne parle plus que de savoir si LFI sont antisémites).

    • @monolecte Ce sur quoi on est d’accord en revanche, c’est que le but est bien de préparer (dès maintenant) le futur ralliement officiel de la Macronie au RN.

      Par contre je comprends ton père et ses potes, mais je pense qu’on est déjà malheureusement dans l’anecdotique. Les gens de droite (et notamment les gens de droite du sud), ils sont déjà prêts à voter RN au second tour, et en tout cas à s’abstenir. Les électeurs de droite prêts à voter à gauche pour « faire barrage », hum…

      (Je t’avoue que je vais même pas te faire de la sociologie des familles, parce que je préfère rigoureusement éviter le sujet avec ma propre famille…)

    • D’accord avec Arno. La droite est dans le classique « plutôt Hitler que Blum ». L’antisémitisme est superflu pour l’élection, c’est à la rigueur la cerise sur le gâteau, mais rien de plus.
      D’ailleurs, j’ai appris en famille que LFI est l’équivalent fonctionnel du NKVD. Un tel niveau de stupidité implique un vote RN au second tour, l’abstention au mieux.
      On a beaucoup glosé sur la stupidité de la macronie, mais leur électorat est à leur image (plutôt l’inverse en fait), incapable de réfléchir 5 minutes et dénué de tout sens moral. Ce sont les mêmes passions tristes et sales de la bourgeoisie de 1936.

    • Etre juif et de gauche dans la France qui implose. Second débat.
      Simon Assoun, porte-parole du collectif juif décolonial Tsedek, et Arié Alimi, auteur de Juif, français, de gauche… dans le désordre (La Découverte) ont tenu parole. Après un premier débat Au Poste, le 6 mai dernier, qui a vu se confronter leurs points de vue, les voilà de retour — comme promis. Et cette fois, en public.
      par David Dufresne et Euryale
      17 juin 2024
      https://www.auposte.fr/etre-juif-et-de-gauche-dans-la-france-qui-implose-second-debat

    • Rosenstraße
      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Rosenstra%C3%9Fe


      Alors si je vous comprends bien, après les élections je serai de nouveau le bienvenu en France quand je me déguiserai en réincarnation de la bienfaisance allemande genre « c’est notre général qui a empêche la déstruction de la ville lumière contre l’ordre du Führer »,

      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Dietrich_von_Choltitz

      ... puis « le peuple allemand s’est opposé contre l’assassinat des juifs dans la Rosenstraße mais n’a rien pu faire contre les méchants Gestapos », et « là il va falloir rendre sa dignité aux peuples europeens (sauf aux Russes incultes) et se libérer des muselmans trop envahissants ... ».


      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Mouvance_identitaire

      Vive l’Europe, quel bel avenir sous le régime des von der Leyen !

      Au fond on aime bien le crypto-fascisme, c’est tellement comfortable. Il permet de se réclamer de tout ce qui est bon et valeureux y compris le militantisme philosemite sans limites ni compromis.

      #antisemitisme #wtf #pop24

    • Tribunes et contre-tribunes.

      Arié Alimi et Vincent Lemire : « L’antisémitisme de gauche connaît une résurgence incontestable, mais il est instrumentalisé pour décrédibiliser le Nouveau Front populaire »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/20/arie-alimi-et-vincent-lemire-l-antisemitisme-de-gauche-connait-une-resurgenc

      Il n’y a pas d’équivalence entre l’antisémitisme contextuel, populiste et électoraliste, utilisé par certains membres de La France insoumise, et l’antisémitisme fondateur, historique et ontologique du Rassemblement national, affirment l’avocat et l’historien, dans une tribune au « Monde ».

      « Une partie de la gauche radicale a disséminé un antisémitisme virulent et subverti les valeurs qu’elle prétend défendre »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/21/une-partie-de-la-gauche-radicale-a-dissemine-un-antisemitisme-virulent-et-su

      Une cinquantaine d’intellectuels et universitaires, parmi lesquels Michelle Perrot, Pascal Ory, Judith Lyon-Caen ou Christophe Prochasson, s’inquiètent de la montée de l’antisémitisme depuis le 7 octobre et de sa diffusion dans les universités.

    • Le Monde dans ses œuvres : deux tribunes qui font mine de s’opposer, mais partent toutes deux du principe que la gauche politique utilise l’antisémitisme. La première dénonce l’antisémitisme sans donner d’exemples de ce dont elle parle, et la seconde donne une liste basée sur la confusion entre israéliens et juifs (ce qu’elle prétend dénoncer en début de paragraphe). Et cela en pleine tempête après le viol d’une gamine que la doxa médiatique a décidé d’instrumentaliser contre la gauche.

      La tribune Alimi/Lemire se conclut par « une inspiration » : un bel exemple de vivre-ensemble israélien pour contrer l’extrême-droite en 2021 (on ne va pas dire que c’est un échec, on va dire que ça n’a pas marché). Alors défendre la gauche en disant qu’elle fait de l’antisémitisme pour plaire aux électeurs arabes, pour finalement inviter à s’inspirer d’Israël, je ne sais pas où on va.

      Le Monde n’irait pas demander son avis à Simon Assoun.

  • Bombardements israéliens à Rafah : les JT plaident le droit à l’« erreur » - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/Bombardements-israeliens-a-Rafah-les-JT-plaident

    Dans la nuit du dimanche 26 mai, l’armée israélienne bombarde le camp humanitaire de Tal al-Sultan. Qualifié de massacre ou de carnage par de nombreuses ONG, ce bombardement est l’un des plus meurtriers de l’offensive lancée par Israël sur Rafah depuis le début du mois de mai. Il a légitimement choqué massivement le monde entier, notamment du fait de la diffusion instantanée d’images apocalyptiques sur les réseaux sociaux : un camp sous les flammes, 49 morts, des corps calcinés, un bébé décapité et plus de 180 blessés [1]. Face à cela, nous pouvions nous attendre à une réaction médiatique à la hauteur de la gravité de l’événement. Ce fut pourtant loin d’être le cas.

    #génocide (traitement médiatique d’un) #propagande_sioniste

  • Rôle prépondérant des armes nucléaires dans un contexte géopolitique qui se détériore – Parution du nouveau SIPRI Yearbook
    https://www.obsarm.info/spip.php?article659

    Le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) a publié le 17 juin 2024 son évaluation annuelle de l’état des armements, du désarmement et de la sécurité internationale. L’une des principales conclusions du « SIPRI Yearbook 2024 » est que le nombre et les types d’armes nucléaires en cours de développement augmente à mesure que les États s’appuient davantage sur la dissuasion nucléaire. Les arsenaux nucléaires se renforcent dans le monde Les neuf États dotés de l’arme (...) #Armements_nucléaires

    / #La_deux, #Armes_nucléaires, #Prolifération_nucléaire

    https://www.obsarm.info/IMG/pdf/arsenaux_nucle_aires_2024.pdf

  • Faire front pour de nouvelles politiques pénales

    A vingt jours du premier tour des élections législatives, l’Observatoire international des prisons – section française, témoin quotidien des conséquences désastreuses des politiques pénales et pénitentiaires fondées sur des idéaux répressifs, appelle à faire front pour un changement radical de politique.

    Dans la foulée d’un score glaçant de l’extrême-droite lors des élections européennes, le Président de la République a dissous l’Assemblée nationale. Tandis que depuis des années, sa majorité n’a cessé d’imposer un programme répressif, de louer la surenchère sécuritaire et d’attiser le feu ethno-raciste et anti-social, les politiques démagogiques et autoritaires se sont banalisées. A force d’en épouser les thèmes, le langage et parfois la méthode, elle s’est privée de la possibilité d’incarner demain toute forme de barrage à l’extrême-droite.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/16/faire-front-pour-de-nouvelles-politiques-penal

    #politique #prison

    • En matière pénale et pénitentiaire, le résultat de ces sept dernières années d’exercice du pouvoir est vertigineux. Sans commune mesure avec l’évolution démographique et sans corrélation aucune avec l’évolution de la délinquance, jamais autant de personnes n’ont été incarcérées. Au 1er mai 2024, 77 647 hommes, femmes et enfants étaient détenus, dont deux tiers dans des quartiers pénitentiaires surpeuplés à plus de 150%, et 3 405 d’entre eux dormaient sur un matelas au sol. Ils et elles sont ainsi reclus vingt-deux heures sur vingt-quatre à plusieurs dans 9 mètres carrés, entre des murs insalubres et vétustes, dans une promiscuité intenable et un désert d’accompagnement, d’activités et d’accès aux soins. Chaque mois, les limites de l’intolérable ont été plus loin encore repoussées. Aux côtés d’une surveillance croissante et de la dérive sécuritaire à l’œuvre à l’intérieur des prisons, la situation dramatique de non-respect des droits fondamentaux s’y est encore aggravée.

  • Repiqué sur la page FB de Franck Lepage, militant de l’éducation populaire, notamment connu pour avoir créé le concept de « conférences gesticulées ».

    « Gauche raisonnable »

    Nouveau venu dans le dictionnaire de la langue de bois, Macron invite à s’en tenir à la « gauche raisonnable » ! c’est à dire celle qui est de droite, qui ne veut rien changer à la politique économique de l’austérité inscrite dans le traité constitutionnel que nous avions rejeté. Il n’y a que Mélenchon qui fasse peur. Déjà quelques années en arrière, le président Hollande avait appelé à ne pas voter Mélenchon... : il n’avait pas appelé à faire barrage à Marine Le Pen, mais à Jean Luc Mélenchon !!! Le patronat et la classe dominante ne craignent pas le Rassemblement National parce qu’il a une politique ultra libérale. Le patronat et la classe dominante craignent la gauche « pas raisonnable »...celle qui veut protéger les services publics, augmenter les cotisations, augmenter les salaires, sauver l’hôpital public, revenir à une retraite décente, etc. Le patronat a toujours fait la choix de l’extrême droite depuis belle lurette. Macron et l’extrême droite c’est la même chose. Comme l’avait écrit François Begaudeau : « voter Macron pour le pas avoir Le Pen, c’est voter pour la cause pour ne pas avoir l’effet »

    Et un outil de campagne très pertinent :

    • c’est le tract fait par la fille sur tiktok, qui titre :

      Vous donnez votre vote au RN ?
      Ils l’utiliseront contre vous.

      repris vers le 12 juin par une autre sur Twix :

      y’a une fille sur tiktok qui a eu une idée géniale, elle va faire un doc qui recap tout ce contre quoi le rn a voté (surtout niveau économique pcq c’est leur 1er argument) à imprimer et mettre dans les boîtes aux lettres autour de chez vous 1/2

    • Décryptage du programme du NFP :
      https://www.alternatives-economiques.fr/veut-nouveau-front-populaire/00111467

      Une fois aux manettes, le NFP entend décliner ces mesures selon un calendrier serré. D’abord, initier « 20 actes de ruptures » dans les 15 premiers jours : pousser le Smic a 1 600 euros, bloquer les prix de l’alimentation et de l’énergie, abroger les décrets sur la retraite à 64 ans et sur l’assurance chômage mais aussi chercher à restaurer la paix sur la scène extérieure (Gaza, Ukraine) et intérieure (Nouvelle-Calédonie)...

      Puis, dans les « cent jours » et mois suivants, s’attaquer aux problèmes de logement, de santé, d’éducation ou de la jeunesse, mettre en place une autre politique migratoire, réintroduire une police de proximité, réindustrialiser la France, faire voter une grande loi énergie-climat…

      Ce vaste plan de relance keynésien, social et écologique – qui n’est pas sans rappeler par certains côtés celui de Joe Biden – va désormais passer dans la lessiveuse des législatives. Ces propositions vont subir le feu des critiques. Sont-elles innovantes, crédibles, financées ? Alternatives économiques a choisi – pour commencer – d’en décrypter dix qui vont, à n’en pas douter, nourrir le débat.

      https://justpaste.it/ewi2m

      #promesses_électorales

      Cela suffira-t-il pour mobiliser les « abstentionnistes » ?

    • Tout de même...Controverses
      Franck Lepage a été critiqué36 pour sa proximité avec Étienne Chouard, militant de la démocratie directe ayant par ailleurs promu des auteurs complotistes et négationnistes dont Alain Soral. En 2014, Frank Lepage exprime son admiration pour le travail d’éducation populaire de son « ami cher » Étienne Chouard, tout en déplorant les liens postés par celui-ci vers Égalité et Réconciliation, le site d’Alain Soral, que Lepage estime être un adversaire dangereux37. En janvier 2020, Franck Lepage et Étienne Chouard donnent une conférence commune38.

      En 2020, Franck Lepage publie un article minimisant la dangerosité du Covid 19, sa portée virale chez les enfants et dénonce la vaccination39. La même année, il a été l’invité à deux reprises de l’émission de Frédéric Taddeï Interdit d’interdire, sur la chaîne de telévision RT sur les mêmes sujets40,41.

  • Selon le Rwanda, « le HCR ment » au sujet de l’accord migratoire passé avec le Royaume-Uni
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/06/13/selon-le-rwanda-le-hcr-ment-au-sujet-de-l-accord-migratoire-passe-avec-le-ro

    Selon le Rwanda, « le HCR ment » au sujet de l’accord migratoire passé avec le Royaume-Uni
    Le Monde avec AFP
    Kigali a accusé le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) de « mensonge », mercredi 12 juin, après que l’instance a affirmé que les demandeurs d’asile expulsés du Royaume-Uni vers le Rwanda pourraient être relocalisés ailleurs et subir des persécutions. Lundi, des avocats du HCR avaient affirmé devant un tribunal londonien que des personnes visées par le projet controversé d’expulsion vers le Rwanda risquaient d’être ensuite envoyées dans un autre pays où elles pourraient subir des violences ou des persécutions.
    « Le HCR ment », a commenté dans un communiqué le gouvernement rwandais, accusant l’agence d’« une série d’allégations totalement infondées » contre Kigali. « L’organisation semble vouloir présenter de fausses allégations aux tribunaux britanniques concernant la façon dont le Rwanda traite les demandeurs d’asile », a-t-il poursuivi. L’audience qui s’est tenue lundi est la dernière en date d’une série de recours juridiques visant à faire annuler cette initiative du gouvernement britannique, décriée par les défenseurs des demandeurs d’asile. L’ONU et le Conseil de l’Europe l’ont aussi appelé à abandonner son projet.
    « Le HCR a toujours clairement fait part de sa préoccupation concernant le risque sérieux que fait peser sur les réfugiés “l’externalisation” [des demandes d’asile], y compris le refoulement, et estime que le partenariat (…) entre le Royaume-Uni et le Rwanda transfère la responsabilité des décisions en matière d’asile et de protection des réfugiés », a réagi l’instance onusienne dans un communiqué, sans plus de détails. Selon la loi adoptée le 23 avril par le Parlement britannique, des migrants arrivés illégalement au Royaume-Uni peuvent être expulsés vers le Rwanda, où leur demande d’asile sera étudiée, sans possibilité pour eux de retourner au Royaume-Uni quel qu’en soit le résultat. Les premiers vols ont été annoncés pour le mois de juillet, et de premiers migrants ont été arrêtés au début de mai. Mais l’avenir de ce projet controversé est incertain depuis que le premier ministre conservateur, Rishi Sunak, a annoncé des élections législatives pour le 4 juillet. Des dizaines de migrants qui avaient été placés en détention par les autorités britanniques pour être expulsés vers le Rwanda ont été remis en liberté, a annoncé mercredi leur cabinet d’avocats.

    #Covid-19#migrant#migration#royaumeuni#rwanda#HCR#droit#asile#payssur#detention#expulsion#sante#refugie#protection

  • Thread by ZemmourMichael on Thread Reader App – Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1801649931976949932.html

    Un point intéressant dans le programme Front Populaire et qui tranche avec la ligne du RN, c’est qu’il envisage de redonner à l’action publique les moyens financiers d’agir.

    Mini fil : 👇

    Depuis 2017, les gouvernement ont multipliés des baisse de prélèvements non financés sur les ménages (yc aisés) et les entreprises, qui coûtent chaque année 40 Md d’euros (1,4 point de PIB), et mettent sous pressions les protections collectives.
    https://www.ofce.sciences-po.fr/blog/les-crises-expliquent-elles-la-hausse-de-la-dette-publique-en-franc

    Ces baisses de prélèvement ne sont pas pour rien dans le déficit très élevé de 2023 : elles représentent de l’ordre d’un quart du déficit public.
    De plus elles servent d’argument systématique pour justifier les baisses de protection collective au nom de l’équilibre budgétaire.
    Prenant à contrepied cette politique et le programme du RN, le programme du FP indique clairement une politique qui articule dépenses ET recettes et trace des pistes précises de ce côté (y compris taxation des fortunes et des profits non taxés).

    Je pense que ces pistes de financement devraient intégrer aussi un passage en revue systématique des baisse de prélèvements survenu depuis 2017 (je n’ai pas tout lu, peut-être ça y est ?), et voire ce qu’on garde...ou pas.
    Pour faire face aux enjeux (restaurer les protections collectives, investir dans l’avenir), la crédibilité budgétaire est à mon sens plutôt d’articuler sérieusement recettes et dépenses que de continuer à empiler sans les évaluer des baisses de prélèvements sur les entreprises.

    #nouveau_front_populaire #programme #front_populaire_2024

  • La chasse peut-elle être l’alliée de la préservation de la nature ?
    https://www.terrestres.org/2024/06/14/la-chasse-peut-elle-etre-lalliee-de-la-preservation-de-la-nature

    A première vue, tout oppose chasseurs et protecteurs des écosystèmes et des #Animaux. Pourtant, ils entretiennent des liens serrés depuis plusieurs siècles. Retour sur une histoire mouvementée et ambivalente. L’article La chasse peut-elle être l’alliée de la préservation de la nature ? est apparu en premier sur Terrestres.

    #Protection_de_la_nature #Sauvage #Vivants

  • La défiance envers l’école, facteur clé du vote #RN | #Félicien_Faury
    https://theconversation.com/la-defiance-envers-lecole-facteur-cle-du-vote-rn-231458

    L’offre scolaire locale est ainsi perçue comme faisant partie d’un système concurrentiel, avec des classements informels des établissements circulant selon leur réputation. Dans les discours des personnes interrogées, ces perceptions s’avèrent souvent profondément racialisées. La proportion de personnes identifiées comme immigrées fréquentant les #écoles fonctionne comme une sorte de signal du niveau scolaire global de l’établissement, orientant les stratégies parentales de placement scolaire. Dans certains quartiers, le déclassement social des écoles publiques est ainsi d’autant plus visible qu’il est perçu racialement, et d’autant plus difficile à enrayer que cette perception renforce, par circularité, les pratiques d’évitement des ménages blancs.

    Cette situation suscite des désirs de #protectionnisme non plus seulement sur le terrain de l’emploi, mais également sur celui de l’accès aux ressources communes et aux services publics. Le problème n’est plus ici l’immigré travailleur, mais les #familles_immigrées, dont les enfants vont être scolarisés dans les écoles du quartier. De ce fait, les discours politiques comme ceux du RN prônant la réduction de l’#immigration et l’arrêt du regroupement familial trouvent ici des échos favorables.

    [...]

    Le rapport à l’école a aussi des conséquences sur les manières de percevoir les autres groupes sociaux et, derrière eux, les formations politiques. Comme suggéré plus haut, pour beaucoup d’électeurs du RN, c’est le travail, plus que l’école, qui leur a permis d’accéder à un emploi (relativement) stable et à un petit patrimoine (souvent leur propre logement dont ils sont propriétaires). Ils se caractérisent ainsi par un capital économique supérieur à leur capital culturel. Cette structure du capital que l’on retrouve de façon transversale au sein de l’électorat lepéniste se traduit par la valorisation de styles de vie orientés davantage vers la réussite économique que vers « des ressources culturelles distinctives ».

    [...] À bien des égards, le mépris de classe dont s’estiment parfois victimes les électeurs du RN fait écho aux formes de violence symbolique dont l’école est un des principaux foyers. Comme si la distance à l’univers scolaire, aux positions professorales, à la culture dite légitime et aux styles de vie qui lui sont associés exprimait une réaction de défense face à une domination scolaire subie antérieurement.

    L’institution scolaire reste pour beaucoup avant tout un lieu de classements, de frustrations et d’humiliations. Il faut donc s’interroger sur ce que produit politiquement notre école, sur les visions du monde et les préférences électorales qu’elle engendre sur le long terme chez les individus.

  • Une flic tue un jeune fuyard à pied et non armé le 09 juin à Cherbourg
    https://ricochets.cc/Une-flic-tue-un-jeune-a-pied-et-non-arme-le-09-juin-a-Cherbourg-7627.html

    Un nouveau crime policier à Cherbourg, le soir de l’annonce de la dissolution de l’assemblée par l’autocrate Macron. On sait bien que si l’extrême-droite accèdait officiellement au pouvoir, les exactions et crimes policiers se multiplieraient encore plus, en s’appuyant sur les lois racistes et répressives faites par les gouvernements Macron et les gouvernements précédents. Les divers groupuscules racistes et néofascistes pourraient aussi se livrer à davantage d’exactions, notamment envers (...) #Les_Articles

    / #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire, Autoritarisme, régime policier, démocrature...

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://basta.media/Violence-extreme-droite-des-militants-seront-tentes-de-dire-On-a-le-champ-l
    https://www.humanite.fr/societe/mort-de-nahel/cherbourg-ce-que-lon-sait-de-la-mort-dun-jeune-de-19-ans-suite-au-tir-dune-

  • La génération Fenwick et le monde la logistique sous l’œil des rappeurs.
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2024/06/la-generation-fenwick-et-le-monde-la.html

    « Les grands groupes comme Amazon insistent sur la robotisation du travail et l’utilisation des nouvelles technologies dans le secteur de la logistique, laissant croire que ces innovations faciliteraient le travail ouvrier. Or, il n’en est rien. L’omniprésence de la technologie (logiciels pro de gestion, commandes vocales, écrans tactiles) confine les ouvriers dans des tâches hyper-spécialisées, proches de celles développées au temps du taylorisme triomphant. De même, le savoir-faire des salariés est rogné par le travail sous commande vocale, qui existe dans certaines plateformes logistiques. Guidés par une voix numérique, les ouvriers, équipés d’un casque sur les oreilles, manipulent les colis à traiter, puis valident l’action une fois la tâche requise effectuée, par l’intermédiaire d’une reconnaissance vocale. Un pseudo-dialogue se crée avec la machine, mais il n’y a aucune marge de manœuvre, d’autonomie ou d’initiative pour le travailleur. »

  • Clients de la prostitution d’une mineure de 15 ans. La justice n’est pas à la hauteur des enjeux !

    L’achat d’actes sexuels est une forme de pédocriminalité :
    l’Amicale du Nid exige une justice à la hauteur des enjeux

    Les 13 et 14 mai derniers, 7 hommes âgés de 25 à 65 ans, juriste, électricien, infirmier, surveillant dans un collège, chauffeur de personnalité, éducateur spécialisé en formation comparaissaient devant la 15ème chambre correctionnelle du Tribunal judiciaire de Paris. L’Amicale du Nid s’est constituée partie civile au côté de la victime, accompagnée par nos équipes en collaboration avec l’Aide sociale à l’enfance.

    Bien que l’Amicale du Nid se félicite que ces hommes aient eu à rendre compte de leurs actes pédocriminels, nous regrettons l’insuffisance des réquisitions et des peines prononcées.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/11/clients-de-la-prostitution-dune-mineure-de-15-

    #prostitution #pedocriminalité

  • France : 15 migrants retrouvés dans un camion à bestiaux en route vers l’Irlande du Nord - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/57601/france--15-migrants-retrouves-dans-un-camion-a-bestiaux-en-route-vers-

    France : 15 migrants retrouvés dans un camion à bestiaux en route vers l’Irlande du Nord
    Par La rédaction Publié le : 07/06/2024
    Quinze migrants ont été arrêtés le 26 mai sur le port de Cherbourg-en-Cotentin, dans le nord de la France, alors qu’ils se trouvaient dans la remorque d’un camion à bestiaux, indique jeudi le quotidien local Ouest-France. Le poids-lourd, immatriculé en Irlande du Nord, s’apprêtait à traverser la Manche.
    Quinze exilés ont été retrouvés sains et saufs par les autorités françaises sur le port de Cherbourg-en-Cotentin, dans le nord du pays. Ils étaient cachés dans la remoque d’un camion à bestiaux immatriculé en Irlande du Nord, selon une information du quotidien local Ouest-France, jeudi 6 juin.
    Les migrants, découverts le 26 mai, étaient originaires d’Albanie et du Vietnam. Ils espéraient traverser la Manche cachés dans le camion. Les premiers éléments de l’enquête « tendent à établir que c’est à l’insu du chauffeur que les 15 individus se sont dissimulés à l’intérieur du véhicule transportant habituellement des animaux », précise le procureur de la République Pierre-Yves Marot à Ouest-France.
    Depuis le début de l’année, le port de Cherbourg, est activement surveillé par la police aux frontières (PAF) avec l’aide de drones. Et ces contrôles semblent porter leurs fruits : au premier trimestre 2024, les interpellations étaient supérieures à 97% par rapport à l’an dernier, « soit quasiment 100 [personnes] interpellées » à cette période, avait indiqué fin avril au quotidien Hugues Toulliou, le directeur interdépartemental de la PAF.
    Plus au nord aussi, les tentatives de départ vers le Royaume-Uni se poursuivent. Jeudi 6 juin dans la matinée, plus de 70 migrants ont été secourus dans le détroit du Pas-de-Calais, selon un communiqué de la préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord (Premar). En fin de nuit, les autorités ont dépêché un navire pour vérifier la situation à bord d’une embarcation de 74 personnes qui a pris la mer dans le secteur de Calais. Le canot était « fortement à la dérive », affirme la Premar. « Dans un premier temps, 18 personnes [ont demandé] assistance et [ont été] prises en charge » par les autorités. « Puis quelques temps après, l’embarcation précaire [n’est toujours pas parvenue] à se remettre en route et les 56 naufragés restant [ont] également [été] secourus ». Ils ont été déposés au port de Dunkerque.
    Quelques heures plus tard, en fin de matinée, un drame a été évité de justesse. « Une embarcation de migrants [a fait] naufrage au milieu du détroit du Pas-de-Calais, en secteur britannique », signale le même communiqué. Les autorités britanniques ont pris en charge le canot avec à son bord 80 exilés, dont des enfants. Plusieurs d’entre eux se trouvaient en difficulté dans l’eau à l’arrivée des secours. En parallèle, les forces françaises continuent de sillonner la zone pour retrouver d’éventuelles victimes. « Après plusieurs heures sur place, aucun corps à la dérive n’a été observé dans ce secteur », ajoute la Premar.
    Malgré la multiplication des mesures pour tenter de dissuader les migrants de rejoindre le Royaume-Uni, les traversées depuis les côtes françaises ne faiblissent pas. Depuis janvier, près de 11 000 exilés sont parvenus à traverser la Manche pour atteindre les rives anglaises. Soit une augmentation de 42% des arrivées enregistrées côté britanniques, par rapport à la même période de l’année dernière, et 8% de plus qu’en 2022 – année record du nombre de traversées.

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