• « La classe politique déserte l’écologie au moment même où celle-ci s’installe dans le quotidien des Français »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/07/28/la-classe-politique-deserte-l-ecologie-au-moment-meme-ou-celle-ci-s-installe

    Pour ralentir sans le dire, les gouvernements Attal et Barnier avaient déjà trafiqué les indicateurs gouvernementaux censés suivre la réduction des pesticides et des passoires thermiques. Depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, la classe politique recomposée se laisse entraîner dans une spirale assumée d’autodestruction qui consiste à supprimer tour à tour les objectifs et dispositifs écologiques portés ces dernières années.

    En quelques mois, la lutte contre la pollution de l’air a disparu avec la suppression des zones à faibles émissions, le combat contre la bétonisation des campagnes [par le dispositif zéro artificialisation nette] a été abandonné par le gouvernement malgré son efficacité contre les inondations et les canicules, et la réduction des pesticides dangereux pour la santé balayée par la réautorisation, votée dans la loi Duplomb [adoptée par l’Assemblée nationale le 8 juillet] par une grande majorité des députés macronistes, d’un néonicotinoïde interdit depuis 2018 [l’acétamipride].

    (...) la classe politique française assume aujourd’hui de dire, en matière de protection de l’environnement, « n’attendez plus rien de l’Etat » et « on ne veut plus essayer ». Cette démarche se trompe, et la classe politique française déserte l’écologie au moment même où le réchauffement climatique s’installe concrètement dans le quotidien des Français.

    L’économie pénalisée

    Les canicules de juin ont battu le record de la journée et de la nuit les plus chaudes jamais enregistrées sur ce mois. La Méditerranée n’a jamais été aussi chaude pour un début d’été, et les ostréiculteurs craignent de voir leur production d’huîtres et de moules mourir de chaud. Des villages entiers, comme La Bérarde [Isère], sont engloutis par des pluies diluviennes ou l’effondrement de glaciers, et 6 millions de Français en précarité énergétique se retrouvent piégés dans des logements mal isolés, qui deviennent des bouilloires en période de canicule.

    Ce mépris d’un quotidien déjà bouleversé par le dérèglement climatique pourrait bientôt pénaliser, dans les urnes, des élites anti-écologiques de plus en plus déconnectées de ces réalités. D’autant que l’économie sera pénalisée par une politique anticlimatique : l’arrêt des renouvelables priverait la France d’une industrie de 80 000 emplois, dont la production doit réduire la facture énergétique de 40 milliards d’euros par an, dans un contexte où la multiplication des conflits promet de faire payer à la France le prix fort pour l’énergie qu’elle importe.

    Alors que 2025 marque les dix ans de l’accord de Paris sur le climat, la France joue aussi sa crédibilité diplomatique : la désertion écologique à l’œuvre à Paris agira probablement comme une épine dans le pied de la diplomatie française lors de la COP30 qui se tiendra cet automne au Brésil.

    edit

    #écologie #pesticides #passoires_thermiques #précarité_énergétique #logment #énergie #Air #artificialisation_des_sols #réchauffment_climatique #sécheresses #inondations #canicules

  • DPE : le coefficient énergie primaire de l’électricité revu à la baisse dès 2026 - Diagactu
    https://www.diagnostiqueur-immobilier.fr/technique/dpe-le-coefficient-energie-primaire-de-lelectricite-revu-a

    Une annonce majeure vient de tomber pour le secteur du diagnostic immobilier et de la rénovation énergétique. Le Premier ministre, François Bayrou, a officialisé ce 9 juillet 2025 la révision à la baisse du coefficient de conversion de l’électricité (CEP) dans le calcul du DPE. Une évolution qui entrera en vigueur dès le 1er janvier 2026, avec des impacts significatifs.

    Un coefficient abaissé à 1,9
    Le coefficient d’énergie primaire de l’électricité, actuellement fixé à 2,3, sera abaissé à 1,9 dès le 1er janvier 2026. C’est ce que viennent d’annoncer les services du Premier ministre, François Bayrou, dans un communiqué de presse diffusé le 9 juillet 2025. « Cette évolution permettra de mieux refléter la réalité du mix énergétique français, largement décarboné grâce au nucléaire, et de corriger une inégalité de traitement pénalisant jusqu’ici les logements chauffés à l’électricité, y compris lorsqu’ils ont fait l’objet de travaux de rénovation ». Une consultation publique sera lancée dans les prochains jours avant la publication d’un arrêté début septembre.

    850 000 logements vont sortir du statut de passoire thermique
    Pour Matignon, l’objectif de cette révision est de mieux cibler les aides à la rénovation sur les logements dont le chauffage dépend encore des énergies fossiles. Selon les estimations, 850 000 logements, principalement ceux chauffés à l’électricité, vont ainsi sortir de la catégorie de passoire énergétique. Selon Matignon, ces habitations étaient « excessivement pénalisées par la méthodologie antérieure ». Une aubaine pour les bailleurs sous la menace de l’indécence énergétique de leurs logements.
    « En réformant ce paramètre clé, le Gouvernement envoie un signal fort en faveur d’un DPE plus juste et plus cohérent avec nos objectifs énergétiques et de logements plus accessibles et durables pour tous », a déclaré François Bayrou.

    Encore de l’instabilité pour le DPE
    Cette évolution du DPE, qui doit permettre de lever les freins à l’électrification des usages, va soulever d’autres problèmes. Cette nouvelle modification des règles de calcul du DPE risque toutefois de brouiller encore plus l’image de ce diagnostic, son acceptation et sa compréhension par le grand public, et d’obliger les diagnostiqueurs à faire encore preuve d’une grande pédagogie auprès de leurs clients.
    On peut également s’interroger sur la validité des DPE qui seront réalisés avant la révision de ce coefficient, sur l’obligation d’effectuer des audits énergétiques sur des biens potentiellement plus concernés dans quelques mois, etc.

  • Vers une territorialisation de la prise en charge de la précarité énergétique en #Europe ?
    https://metropolitiques.eu/Vers-une-territorialisation-de-la-prise-en-charge-de-la-precarite-en

    La #précarité_énergétique n’épargne désormais aucun pays de l’Union européenne. Rachel Guyet souligne combien la lutte contre ce phénomène dépend d’une action combinée des institutions européennes et des territoires locaux. La précarité énergétique, définie comme l’incapacité d’un ménage à accéder à des services énergétiques socialement et matériellement adaptés à leurs besoins dans le logement (Bouzarovski et Petrova 2015), est un sujet complexe en raison de son caractère multidimensionnel. Elle pose des défis en #Débats

    / Europe, #justice_énergétique, #droit, #Union_européenne, précarité énergétique, #énergie

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-guyet.pdf

  • « Il y a un lien direct entre la précarité énergétique et la santé physique et morale » - France Bleu
    https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-de-la-redaction-de-france-bleu-la-rochelle-7h45/il-y-a-un-lien-direct-entre-la-precarite-energetique-et-la-sante-physique

    Avoir trop froid chez soi, ne pas pouvoir payer ses factures d’énergie. La 4ᵉ Journée nationale de lutte contre la précarité énergétique, ce mardi, permet de mettre l’accent sur ces difficultés qui ne cessent de s’aggraver. On estime que la précarité énergétique touche 3,5 millions de ménages en France, environ 12% des ménages, pour lesquels les dépenses d’énergie représentent un peu plus de 8% du budget. Des personnes à faibles revenus, qui vivent dans des passoires énergétiques ou dont les installations de chauffage sont inadaptées.

    Beaucoup sont contraintes de limiter la température à 16 ou 17 degrés à l’intérieur de leur logement, nous a expliqué notre invitée de 7h45 ce mardi, Christiane Ventura, la coordinatrice du pôle social de Soliha, l’association « Solidaires pour l’habitat » de La Rochelle. Pour elle, l’enjeu n’est pas seulement économique, c’est aussi un enjeu de santé publique, avec les risques de maladies liées au froid, et souvent à l’humidité qui va avec dans les logements concernés. Mais aussi avec des risques de dépression ou une baisse de l’estime de soi et une aggravation de l’isolement.

    #précarité_énergétique #chauffage

    • Douze millions de Français ont souffert du froid chez eux : la précarité énergétique s’aggrave
      https://www.ouest-france.fr/societe/pauvrete/douze-millions-de-francais-ont-souffert-du-froid-chez-eux-la-precarite-

      Selon le Médiateur de l’énergie, 30 % des ménages déclarent avoir souffert du froid chez eux en 2024. « Ils étaient 14 % en 2020 », souligne Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. Et 75 % des ménages disent avoir restreint le chauffage pour ne pas avoir de factures trop élevées, contre 69 % en 2022.

    • CHÈQUE ÉNERGIE : SEULEMENT 5% DE NOUVEAUX BÉNÉFICIAIRES POTENTIELS ONT FAIT LA DEMANDE
      https://rmc.bfmtv.com/actualites/economie/info-rmc-cheque-energie-seulement-5-de-nouveaux-beneficiaires-potentiels-

      Le chèque énergie, ce n’est plus automatique. Et des centaines de milliers de ménages éligibles risquent de ne pas le recevoir... tout simplement parce qu’ils ne l’auront pas réclamé. Selon les informations de RMC, sur 1 million de nouveaux bénéficiaires potentiels qui doivent en faire la demande, seuls 53.000 chèques ont été octroyés, selon un document consulté par RMC (chiffre arrêté au 7 novembre). Soit un taux de recours ridicule de 5%, alertent les associations, alors que la plateforme est censée fermer le 31 décembre, après avoir ouvert le 4 juillet.

      Jusqu’à présent, le chèque énergie était envoyé automatiquement dans les boîtes aux lettres. Mais à cause de la suppression de la taxe d’habitation, Bercy est désormais incapable d’identifier les ménages éligibles et a donc décidé d’envoyer exceptionnellement ce chèque aux mêmes ménages que l’année dernière.

      Le problème se situe pour ceux qui sont devenus éligibles cette année et qui ne sont donc pas connus de l’administration. Ils sont estimés à 1 million. Un guichet a été mis en ligne cet été pour qu’ils puissent faire la demande mais seuls un peu plus de 53.000 en ont fait la démarche et ont reçu le chèque, alors qu’il ne reste plus qu’un mois et demi pour le faire. Les associations appellent à prolonger la durée de vie du guichet en ligne et à rendre cette aide à nouveau automatique.

      Le #chèque_énergie est distribué chaque année aux 5,5 millions de ménages modestes (ceux qui déclarent moins de 11.000 euros par an pour une personne seule). Son montant est compris entre 48 et 227 euros (150 euros en moyenne). Il permet de payer les factures d’énergie (gaz, fioul, électricité).

      https://chequeenergie.gouv.fr

    • Précarité énergétique : « Il faut tripler le montant du chèque énergie »
      https://www.capital.fr/immobilier/precarite-energetique-il-faut-tripler-le-montant-du-cheque-energie-1505179

      On demande le retour de l’envoi automatique du chèque ainsi que le triplement de son montant, qui s’élève actuellement à 150 euros. Il faut aussi relever le seuil d’éligibilité, afin que le chèque énergie soit versé à 30% des ménages les plus pauvres, contre environ 15% aujourd’hui. Enfin, il faut interdire tous les fournisseurs d’énergie de couper l’électricité aux ménages en difficulté (c’est déjà le cas pendant la trêve hivernale, ndlr), en inscrivant cette mesure dans la loi [Hélène Denise, chargée de plaidoyer de la Fondation Abbé Pierre].

  • 4623 EUR de prime de chauffage pour les fonctionnaires du Sénat ! Jean-Marie Perbost - ladepeche.fr

    On évoque souvent le train de vie des sénateurs, réputé confortable. Devraient-ils cependant envier celui des fonctionnaires du Sénat ?

    Il y a 1120 fonctionnaires du Sénat, au service des 348 sénateurs. Un administrateur du Sénat toucherait en moyenne 6000 euros nets par mois, un chauffeur 5000 euros, et un huissier 4000 euros.

    Au-delà de ces salaires confortables, ces fonctionnaires touchent une prime de chauffage. Et ils avaient prévu, chose inhabituelle, de manifester devant le Sénat, jeudi 6 décembre, pour protester contre un projet de baisse cette prime de chauffage en 2013, comme le révélait RTL.

    Finalement, la manifestation prévue n’a pas eu lieu. La peur de friser l’indécence en période d’austérité ? Peut-être. Joint par Quoi.info le 10 décembre, le Syndicat des fonctionnaires du Sénat « ne souhaite plus communiquer sur la question jusqu’à nouvel ordre ».

    Il faut en effet savoir que cette prime de chauffage annuelle s’élevait à 4623 EUR net en 2011 ! Et qu’il s’agit d’une prime pour le chauffage des fonctionnaires... à leur domicile. S’ils se chauffent la moitié de l’année, cela fait un, « crédit de chauffage » de 770 EUR par mois...

    Cette prime de chauffage est indexée sur le cours du pétrole. Elle a ainsi doublée en 10 ans, pour un coût total d’environ 5 millions d’euros.

    Le projet prévoit de baisser la prime à 3945 EUR en 2013 et de la supprimer pour les prochains fonctionnaires recrutés. Pour sa part, le Syndicat des fonctionnaires du Sénat souhaite que la baisse soit proportionnelle aux salaires et que les nouvelles embauches en profitent aussi.

    Une réunion de concertation avec les questeurs est prévue mardi 11 décembre.

    Source : https://www.ladepeche.fr/article/2012/12/10/1510711-4623-eur-de-prime-de-chauffage-pour-les-fonctionnaires-du-senat.ht

    #sénat #primes #chauffage #avantages #précarité #précarité_énergétique #indécence

    • Certains anciens ministres et élus se plaignent de na pas avoir encore retrouvé du travail. Ils et elles n’ont donc pas traversé la rue.

      L’Etat a donc décidé de payer un député non réélu pendant 5 ans, ce qui va nous coûter plus de 400 000 €.
      Ce choix a été voté par la droite et la gauche.
      Auparavant cette période était de 6 mois.
      A la fin des 5 ans, les députés recevront à vie 20% de leur salaire, soit 1390 € par mois.
      Les députés bénéficiaires de ces largesses ne sont tenus a aucun engagement : ni recherche d’emploi, ni visite mensuelle a Pole Emploi.

  • Précarité énergétique : une hausse historique des interventions des fournisseurs d’énergie pour facture impayée
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/06/04/precarite-energetique-une-hausse-historique-des-interventions-des-fournisseu

    En 2019, le médiateur national de l’énergie a observé une hausse historique du nombre de foyers dans l’incapacité de régulariser leurs factures d’électricité. Près de 672 400 interventions pour des impayés ont été comptabilisées, contre 572 440 en 2018. Une croissance importante qui inquiète l’autorité publique. « Cette information est un indicateur sur les difficultés que rencontrent nos concitoyens » , insiste Olivier Challan Belval, médiateur national de l’énergie.

    Une augmentation d’autant plus préoccupante qu’elle a été relevée avant la crise économique causée par le ralentissement de l’activité pendant la période de confinement. « On peut légitimement penser que les personnes en précarité seront plus nombreuses en 2020 à cause des conséquences de la crise sur le revenu des ménages » , souligne Frédérique Feriaud, directrice des services du médiateur national de l’énergie.
    [...] Dans le baromètre Energie-info réalisé en 2019 par le cabinet Market Audit, près d’un tiers des Français interrogées confie restreindre leur consommation de chauffage pendant l’hiver, ce qui les fait souffrir du froid.

    Des aides possibles

    La fragilité des foyers disposant de faibles ressources financières est une cause certaine de la précarité énergétique. Mais la mauvaise isolation des bâtiments est identifiée par l’autorité comme l’une des principales raisons du gonflement des dépenses énergétiques. « Lutter contre les passoires thermiques permettrait de réduire la consommation d’énergie des occupants de logements très mal isolés, signale Frédérique Feriaud. L’obligation de travaux pour y remédier imposée aux bailleurs serait une mesure très efficace » .

    #précarité #précarité_énergétique

  • #LesMalChauffés : franceinfo donne la parole à des victimes de #précarité_énergétique
    https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/lesmalchauffes/lesmalchauffes-franceinfo-donne-la-parole-a-des-victimes-de-precarite-e

    Chaque hiver, la précarité énergétique touche les personnes qui peinent à chauffer leur logement, du fait de faibles revenus ou d’une habitation en mauvais état. Ce concept n’a d’existence officielle que depuis son inscription dans la loi en 2010, avec la définition suivante :

    « Est en situation de précarité énergétique (...) une personne qui éprouve, dans son logement, des difficultés particulières à disposer de la fourniture d’énergie nécessaire à la satisfaction de ses besoins élémentaires, en raison de l’inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d’habitat. » Article 11 de la loi Grenelle 2

    Divers critères peuvent être pris en compte pour estimer le nombre de personnes concernées en France. Cela va de données purement économiques (quelle part du budget du ménage est consacrée aux dépenses énergétiques ?) à des déclarations plus subjectives (avez-vous eu froid chez vous cet hiver ?).

    Dans son dernier rapport sur le mal-logement, la Fondation Abbé-Pierre estime que la précarité énergétique, au sens large, touche 12 millions d’individus. Mais, selon l’association, « le noyau dur de la précarité énergétique, composé des ménages modestes ayant eu froid pour des raisons liées à la précarité, s’élève à 3 558 000 personnes » .

    https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/lesmalchauffes/temoignage-on-dort-a-quatre-dans-une-chambre-aurelie-raconte-les-hivers

    #anah #Réseau_Eco_Habitat

    https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/lesmalchauffes/temoignage-il-fait-6-degres-dans-ma-douche-isabelle-raconte-sa-vie-a-l-

    #stigmatisation #edf #divorce

    https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/lesmalchauffes/temoignage-je-n-ose-pas-inviter-de-gens-chez-moi-fabienne-raconte-sa-sa

    #humidité #santé #logement_social

  • Radiographies multiples de vertigineuses inégalités
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070619/radiographies-multiples-de-vertigineuses-inegalites

    Trois rapports d’origines diverses mais publiés simultanément établissent un état des lieux impressionnant du creusement des inégalités en France en de très nombreux domaines : travail, revenus, éducation, logement, mortalité… Des études qui contredisent une nouvelle fois la pseudo-théorie d’Emmanuel Macron sur le ruissellement.

    #INÉGALITÉS #précarité_énergétique,_pauvreté,_inégalités,_Observatoire_des_inégalités,_A_la_Une

  • Rénovation énergétique en maison : seul un quart des travaux réalisés ont un impact énergétique (gain d’une classe de DPE).
    https://www.batiactu.com/edito/travaux-renovation-energetique-encore-tres-minoraitaires-54341.php?MD5emai
    La plupart des ménages dépensent moins de 10 000€, pour un gain quasi nul qui assèche leurs finances pour la suite.

    Premier constat, pendant la période 2014-2016, 5,1 millions de ménages en maisons individuelles ont réalisé des travaux, soit 32% du parc de maisons françaises (59,3 milliards d’euros de travaux). Et 260.000 de ces rénovations ont permis un gain énergétique représentant deux classes énergétiques de diagnostic de performance énergétique (DPE) ou plus, soit 5% du total. Une opération sur cinq (20%) a permis de faire gagner une classe de DPE. Les 75% restants n’ont pas vu leur DPE modifié après les travaux. Le coût moyen des travaux pour gagner un niveau sont de 15.900 euros par logement, et de 25.900 euros pour gagner deux niveaux. La plupart des travaux en sont restés à un coût de 9.700 euros (DPE stable).

    #rénovation_énergétique #isolation #DPE #précarité_énergétique

  • Très coûteux, polluant et inefficace : l’absurdité française du chauffage électrique
    http://www.bastamag.net/Precarite-energetique-surcout-emissions-carbone-l-absurdite-francaise-du

    Plus de neuf millions de logements français sont chauffés à l’électricité, soit autant que dans tout le reste de l’Europe ! Engagée pour absorber la production du parc #Nucléaire français, la systématisation du chauffage électrique affiche un bilan catastrophique. Radiateurs et convecteurs, peu onéreux à l’installation, s’avèrent très chers à l’usage. Les factures flambent, la précarité énergétique aussi, sans compter les tensions provoquées sur le réseau électrique et un bilan carbone déplorable. Nous sommes à (...)

    #Décrypter

    / #Climat, #Le_défi_du_réchauffement_climatique, Nucléaire, #Inégalités, #Garantir_l'accès_au_logement, #Logement, A la (...)

    • « Le #chauffage électrique est facile à installer, pour un faible investissement initial, précise Anne Lefranc, de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’#énergie (Ademe). Mais il est plus cher en coût global, si on intègre les factures d’#électricité. Avec un confort qui peut-être moindre. » Pourtant, 30% de la population française se chauffe via des #radiateurs électriques, soit 9,5 millions de foyers. Un record en Europe ! Jusqu’en 2013, année de la mise en place de la réglementation thermique (dite « RT 2012 »), 80% des #logements neufs étaient affublés de ce que l’on appelle vulgairement des « grille-pains » [1].

      Pourquoi cette passion française pour les radiateurs électriques ? Elle est liée au programme nucléaire, lancé dans les années 1970, alors que les coûts du pétrole s’envolaient. « On avait visé d’emblée des quantités d’électricité dont on ne voyait pas du tout qui allait les consommer », se souvient André Marquet, ex-ingénieur de recherche à EDF dans le documentaire « Chauffage, le piège électrique » [2]. Les radiateurs électriques n’équipent alors que 10% des habitations. Leur part va dépasser les 45% pendant la décennie suivante ! « Il fallait créer un marché pour absorber la sur-production d’électricité, poursuit Joël Vormus, directeur adjoint du réseau pour la transition énergétique (Cler). On a donc inventé le chauffage électrique. » Pour vanter ses avantages, et vendre un maximum de kWh, EDF lance une grande campagne : avec lui, les plantes revivent, les odeurs s’évanouissent, les enfants s’enrhument moins l’hiver, tout le monde est plus heureux [3].

      Le grand électricien n’est pas le seul à bénéficier de l’engouement généralisé pour le chauffage électrique. Pour les promoteurs immobiliers et les bailleurs, c’est aussi une aubaine : le coût d’installation est jusqu’à dix fois moins cher que celui d’une chaudière assortie de tuyaux et radiateurs [4]. « À Paris, par exemple, dans les bâtiments Haussmanniens, les propriétaires ont volontiers remplacé des chauffages centraux par des systèmes électriques », ajoute Joël Vormus. La plupart des personnes qui les utilisent sont des locataires, souvent dans le parc privé, parfois dans le parc public. « Les bailleurs en ont installé partout, simplement parce que ce ne sont pas eux qui paient les factures », regrette le médiateur national de l’énergie Jean Gaubert.

      Chargé de gérer les litiges entre les distributeurs d’énergie et les consommateurs, Jean Gaubert affirme qu’« il y a un lien évident entre le chauffage électrique et la #précarité_énergétique. Comme il coûte cher, en dehors de son installation, les ménages en difficulté se retrouvent avec un poids en plus ». 10% des ménages français, soit 5,5 millions de personnes sont en situation de précarité énergétique : elles peinent à payer leurs factures et ont froid chez elles.

      [...] « Nous sommes le seul pays du monde à avoir une pointe électrique à 19h, soupire Marc Jedliczka, du réseau Négawatts. Ailleurs en Europe, elle a lieu à midi, quand les entreprises tournent et que l’activité augmente pour fournir les déjeuners. Le pic français de 19h est largement supérieur au pic européen de midi. La différence, due au chauffage, peut aller jusqu’à 5 GW, l’équivalent de cinq réacteurs nucléaires » [6]. Pour faire face à la demande hivernale, la France importe de l’électricité de ses voisins européens, avec un risque de saturation des interconnexions en cas de pic trop élevé, comme cela a été le cas en 2012, lors d’un épisode particulièrement froid [7].

    • « Nous sommes le seul pays du monde à avoir une pointe électrique à 19h », soupire Marc Jedliczka, du réseau Négawatts.

      Ça tombe bien, c’est juste l’heure à laquelle les véhicules électriques des particuliers appelleront 32 Ampères chacun pour se recharger après leur journée de labeur. Estimation pour 2020 : 400 000 par an, la part des véhicules électriques dans les ventes de véhicules neufs…

  • 160 people killed in US home fires during first two weeks of January - World Socialist Web Site

    http://www.wsws.org/en/articles/2015/01/19/fire-j19.html

    160 people throughout the United States have been killed in home fires during the first two weeks of the year. House and apartment fires increase in the winter time as many people are forced to turn to unsafe electric, wood or fuel space heaters.

    People were killed in home fires in 39 of the 50 states. Texas, Pennsylvania and Ohio each saw 12 fire-related deaths. Ohio had the single deadliest fire on January 6, which killed five people from three generations while they were sleeping in a trailer home in the village of Sugar Grove.

    #états-unis #incendies #biens_publics #pompiers #infrastructures

  • Précarité énergétique : quand votre maison vous rend malade
    http://www.bastamag.net/Precarite-energetique-quand-votre

    Quatre millions de logements en France sont des « passoires thermiques ». Ces logements impossibles à chauffer rendent leurs habitants malades, compliquant la vie quotidienne de personnes souvent précaires. Le lien entre précarité énergétique et #Santé_a fait l’objet de deux études, aujourd’hui reprises par la Fondation Abbé Pierre. Des mesures viennent d’être proposées par le gouvernement dans le cadre du Plan de rénovation énergétique des logements. Pour venir à bout, enfin, de ce grave problème sanitaire (...)

    #Décrypter

    / #Classes_populaires, #Inégalités, Santé , #L'enjeu_de_la_transition_énergétique, #A_la_une, (...)

    #Logement

    • Les problèmes de santé des personnes en situation de précarité énergétique entraînent des recours aux soins plus fréquents et des dépenses de santé plus élevées, remarque Bernard Ledésert. Une étude anglaise, citée par la Fondation Abbé Pierre, a démontré qu’un euro investi pour rendre un logement plus chauffable permet d’économiser 0,42 euro en dépenses de santé [5]. « Au-delà de ces considérations économiques, il faut rappeler que les personnes concernées iraient simplement mieux », ajoute Bernard Ledésert. Reste à savoir si le mieux-être de ces cinq millions de Français intéresse le gouvernement.

    • À Toulouse où l’on fait croire au reste de la France qu’il fait bon et que le soleil brille mieux, le climat est continental, ce qui signifie que les écarts sont beaucoup plus importants : il fait très chaud l’été et l’hiver bien froid.
      Il y a pourtant un fantasme du climat doux qui permet d’avoir des logements en location avec uniquement du parpaing et sans aucun isolant intérieur ou extérieur !
      A cause de cela le #coût_EDF monte facilement à une moyenne annuelle de 100 euros par mois pour un logement de 40m2 !
      #logement #précarité_énergétique #santé

    • Pareil dans le Gers ( 16-18% de logements indignes) où le mythe de la douceur se double du problème de l’humidité très forte qui est retenue en surface par des sols argilo-calcaires. Du coup, même quand il fait doux, la sensation de froid est très forte, à cause de l’humidité. Et là aussi, un bâti peu adapté, sauf dans les très vieilles maisons, assez saines, surtout quand elles on été rénovées.
      Mais pour les locataires (la lie de la société dans ce département de propriétaires), c’est régime matériel de merde avec grille-pain pour chauffer les nuages.

    • Ben faudra faire signe quand la question de l’immobilier sera une préoccupation sociale majeure et qu’il y aura une politique de construction de logement. Pour l’instant, la CAF nourrit les propriétaires qui s’enrichissent d’autant et sur des loyers qui ne cessent d’augmenter.
      Histoire de leur donner envie d’isoler les logements qu’ils louent, il n’y a pas une obligation légale mais une aide :
      http://www.anah.fr/habitermieux/habiter-mieux-pour-les-proprietaires-bailleurs/habiter-mieux-pour-les-proprietaires-bailleurs-cest-quoi

      En contrepartie de cette aide, le logement doit être loué à un locataire sous conditions de ressources et à un loyer conventionné, c’est à dire inférieur à celui du marché.

      #espoir_fait_vivre #habiter_meuh

    • @touti, oui. Enfin, l’immobilier, c’est quand même une préoccupation sociale majeure, à la fois pour les rentiers qui en vivent, les gouvernements qui favorisent #rente et #spéculation, et pour qui doit bien #habiter quelque part….
      Dans l’immeuble parisien où je loge, le probloc’ préfère casquer des travaux de « sécurité » (porte en fer style Fleury Mérogis pour accéder aux caves) que d’isoler un toit en zinc nu. Ils ont décidé de chauffer le ciel, à nos frais. Les charges, qui incluent le chauffage central (ce dernier a été rénové : gros investissement absurde dans une chaudière à gaz pour 10 logements, en lieu et place d’une chaudière fuel existante…), sont ainsi de 160€ par mois pour des deux pièces sans ascenseur, ni balcons, ni jardin, ni parking, tous « éléments de confort » qui font grimper les charges, c’est une sorte de record. C’est pas des carottes qu’il faudrait, plutôt une #expropriation massive, et à défaut, ou en attendant, leur asséner de bons gros coups de bâton : encadrement strict des loyers, obligation de réaliser des travaux indispensables aux locataires en matière d’isolation thermique et phonique, etc.

  • La #Précarité_énergétique plonge les Espagnols dans le noir
    http://fr.myeurop.info/2013/11/26/precarite-energetique-et-impayes-plongent-espagnols-dans-noir-12610

    Benjamin Leclercq

    Le chiffre du jour La précarité énergétique explose en #Espagne. L’année dernière, plus de 1,4 million de foyers ont été privés d’électricité pour cause d’impayés. Et le gouvernement vient de rejeter l’idée d’une trêve hivernale.

    Dans l’Espagne en crise, avec l’austérité vient aussi parfois... l’obscurité. lire la suite

    #Économie #Social #coupure_de_courant #énergie #Espagne #impayés #prix_de_l'électricité