• R. Kelly accusé de pédophilie : un documentaire provoque une onde de choc
    https://www.telerama.fr/television/r.-kelly-accuse-de-pedophilie-un-documentaire-provoque-une-onde-de-choc,n60

    Diffusé la semaine dernière par la chaîne américaine Lifetime, la série documentaire “Surviving R. Kelly” décrit la star de R’n’B comme un prédateur sexuel ayant manipulé de nombreuses adolescentes. Souvent accusé, jamais condamné, R. Kelly pourrait cette fois ne pas s’en tirer à si bon compte.

    La rumeur court depuis des années, mais il a fallu la force d’un documentaire télé pour qu’enfin advienne un sursaut. La semaine dernière, la chaîne américaine Lifetime a lâché une bombe en diffusant Surviving R. Kelly (« Survivre à R. Kelly » en version française), un film en six parties sur la star de R’n’B, connue depuis les années 1990 pour ses tubes (I believe I can fly, Ignition...), ses collaborations avec les plus grands artistes (Jay-Z, Michael Jackson) et ses soixante millions d’albums vendus à travers le monde. En ligne de mire : les multiples accusations de détournement de mineures qui suivent le chanteur depuis des années, sans jamais vraiment nuire à sa carrière.

    Le montage a beau friser le sensationnalisme, le choc – et la nausée – n’a rien d’artificiel. En six heures, la cinquantaine de témoignages recueillis par le film (membres de la famille, anciens producteurs, ex-choristes, victimes...) dépeint R. Kelly comme un véritable prédateur sexuel, opérant depuis des années selon le même mode : le chanteur cible des jeunes femmes, souvent mineures, lors de concerts ou de déambulations dans des centres commerciaux, se montre tout d’abord charmant, leur promet de les aider dans leur carrière, puis flirte avec elles, les éloigne peu à peu de leur famille, avant d’entraîner les plus fragiles dans une sorte de harem dédié à son seul plaisir. Certains parlent de « secte », et pour cause : dans les propriétés de la star, le culte du chanteur atteint des dimensions difficilement imaginables. Sous emprise, les jeunes femmes doivent demander la permission avant d’effectuer le moindre geste (se déplacer, se nourrir, se laver...) et se montrer sexuellement disponibles. Le film suit ainsi plusieurs parents, cherchant désespérément à renouer contact avec leurs filles recluses dans les demeures de R. Kelly – le cinquième épisode filme même l’opération de sauvetage menée à Los Angeles par l’une des mères.

    #viol #pedoviol #violences_sexuelles #metoo

  • Les accusations récurrentes d’aggressions sexuelles contre Jacob Applebaum, un des développeur de Tor et militant pour la liberté d’expression, ont fait surface officiellement. Le projet Tor qui l’a expulsé l’a d’abord fait sans aucune explication, puis a posté un message indiquant qu’il fallait suivre la voie légale.
    http://jacobappelbaum.net
    https://blog.torproject.org/blog/statement

    Hey there! We’re a collective of people who have been harassed, plagiarized, humiliated, and abused — sexually, emotionally, and physically — by Jacob Appelbaum. Jake enjoys manipulating people through his built-up social capital, influence, and power, in order to get what he wants. Here are some of our stories.

    • Ben voila, maintenant ça l’est … jamais un bon présage d’avoir à faire justice soi même, ici détruire la réputation d’une personne en prenant un site à son nom pour publier le témoignage de ses victimes. Je ne sais pas quoi en penser, vraiment, même pour un #prédateur_sexuel ou un salopard, il sera utile d’avoir la distance intellectuelle qu’est censée donner la justice et non la vengeance, même justifiée. Vrai, je me questionne.

    • Dénégation et contre-attaque de l’intéressé :

      I think it’s extremely damaging to the community that these #character-assassination tactics are being deployed, especially given their ugly history of being used against fellow members of the LGBT community. It pains me to watch the community to which I’ve dedicated so much of my life engage in such self-destructive behavior. Nonetheless, I am prepared to use legal channels, if necessary, to defend my reputation from these libelous accusations.

      I want to be clear: the accusations of criminal sexual misconduct against me are entirely false.

      http://www.twitlonger.com/show/n_1soorlp

    • Oui. Le problème pour la théorie de « character assassination », c’est qu’il ne s’agit pas de un, deux ou trois personnes (qu’il pourrait dire manipulées), mais que c’est déjà assez massif et qu’il en sort encore.

    • Oui @rastapopoulos c’est un argument récurrent de faire porter à ceux qui dénoncent des abus sexuels la perturbation de la soit-disante cohésion du groupe, de la famille, de l’entreprise, voire de la société.
      Pourtant mettre en place des moyens de se débarrasser des salopards et de soutenir les victimes dans leur démarche est très salvateur. C’est très sain, mais c’est lourd à porter parce que c’est souvent la politique de l’autruche qui prime, en haut des intérêts qui seraient supérieurs avec en contrebas, les victimes, les femmes, les affaires de cul. Pourtant, cela permet de requestionner l’ordre inepte du pouvoir. L’affaire Denis Baupin est du même acabit, il faut un sacré courage pour remettre en cause le système qui protège le névrosé.

  • Fais-moi mal, Johnny

    Les femmes aiment se faire battre. C’est la conclusion qui semble s’imposer après la première semaine du procès #Ghomeshi, l’ex-animateur radio accusé d’#agressions_sexuelles. Elles aiment « l’amour qui fait boum ! », comme le dit la célèbre chanson de Boris Vian — ou la non moins célèbre Baby, hit me one more time de Britney Spears, des paroles que l’accusé et une de ses victimes, Lucy DeCoutere, ont d’ailleurs chantées ensemble peu de temps après l’incident qu’elle lui reproche.

    http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/462514/fais-moi-mal-johnny-johnny
    #culture_du_viol #viols

    • #prédateur_sexuel et interrogation sur la notion de consentement dont on nous rabâche les oreilles, notamment dans un but d’encadrement juridique. Ok, mais ne serait-ce pas une vision des choses qui s’adresse toujours et encore aux hommes, même dans l’idée d’éduquer les hommes violents et sexistes et qui se retourne maintenant contre les victimes : puisqu’elle a consenti je peux lui écraser la tête contre le mur ? Mais on voit encore ici que même avec consentement il peut y avoir destruction par manipulation, même avec consentement il peut y avoir viol.

      L’essentiel, c’est que Ghomeshi a un long parcours d’agressions contre les femmes qu’il fréquentait. Jetées contre un mur, assaillies de coups de poing violents à la tête, étouffées au point de ne plus respirer, ce schème de violence — où la sexualité brille par son absence, soit dit en passant — s’est répété auprès d’au moins 23 femmes au cours des 13 dernières années, dont seulement 4 ont daigné porter plainte.

    • Viol avec consentement n’est pas Consentement avec viol.
      Je ne parle pas du juridique (il faudra bien pourtant) mais de sentiment, du sentiment d’avoir été ou d’être asservie sexuellement à l’autre, abusée. Quitte à laisser tomber un des deux mots et à expliciter mieux les choses, dans ce cas, parlons de trauma sexuel, parce que c’est aussi de cela dont il s’agit, de l’après, qui n’est pas forcément de l’ordre du rationnel.

  • Que disent de nous « les affaires » Dominique Strauss-Kahn ? - Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2015/02/24/dominique-strauss-kahn

    Là encore il semble que n’est considérée comme violence sexuelle qu’un acte extrêmement violent, ayant causé des blessures sur la victime. En bref on en est à voir le viol comme il était vu sous l’ancien-égime ou les victimes devaient prouver par leurs blessures qu’elles avaient bien été violées. Là encore le physique de Banon a été abondamment commenté sur les réseaux sociaux ; elle était trop jolie entendait-on, ce qui lui conférait une part de responsabilité. Certaines photos ont circulé afin de prouver à quel point elle était une femme légère. On était donc face à un nouvel élément pour nous permettre de comprendre ce que doit être une victime de violences sexuelles pour l’opinion publique française ; ne pas être trop jolie et avoir une vie passée dans un couvent quelconque.

    #culture_du_viol

    • Dommage que le parallèle prostituée/femme mariée/concubine soit pas évoqué alors que ce sont les cadres « contractuels » banals ou exceptionnels où le consentement est présupposé. L’affaire DSK au Carlton a été commenté sous l’angle de la prostitution et du proxénétisme alors que :

      on est face à ce genre de témoignages : "(...)Pendant notre rapport, j’ai senti que DSK tentait de me sodomiser. Je lui ai alors dit de ne pas continuer(...). E. [une autre prostituée, ndlr] est même intervenue en disant d’arrêter (...) puis David Roquet m’a tenue sur le lit pour que la sodomie puisse se réaliser alors que je ne voulais pas. (...) (c’est ce témoignage qui avait fait l’objet d’une plainte pour viol en réunion ; la plainte a été classée quand la plaignante a retiré sa plainte. Elle a ensuite dit avoir subi des pressions et eu peur). Ce témoignage est un témoignage de viol ; il n’y a pas de témoignage plus clair, il n’y a pas de zone grise, il n’y a pas de doute.

    • @colporteur
      Je ne comprend pas ta remarque. Un cadre « contractuel » comme tu dit n’est absolument pas une garantie de consentement présupposé. Le viol conjugale est reconnu par la loi certes depuis peu et n’est que très peu réprimé et très mal compris par les gentes mais le mariage ou pacs ou concubinage ne permettent pas de garantir qu’il n’y a pas de viol. Les conjoints sont d’ailleurs très bien représenté dans les études de victimologie en tant qu’agresseurs.

    • @mad_meg, ben oui. Peut-être aurais-je du écrire « présupposé à tort » ou présupposé pour éviter tout doute, mais ça me paraissait clair.
      Du coup, je prolonge, au risque de donner encore lieu à malentendus et incompréhensions...

      Ce qui a tenu lieu de débat public lors du procès Carlton était envahi par les bons sentiments de la politique morale où il s’agissait pour partie de plaindre vertueusement les putes (tout en psychologisant pour « comprendre » le plaisir de la libre prédation du dominant libre) sans admettre que le « droit des femmes mariées » (aussi peu appliqué soit-il) puisse aussi s’appliquer à elles comme cette affaire y invitait pourtant.

      On se donne, on se vend, dit aisément la langue, et il y a bien des limites à poser à ces appropriations. Synthèse subjective pas si ancienne, le bel énoncé formulé par le mouvement des femmes, « mon corps m’appartient » porte une (des) singularité(s) tout en résonnant universellement à l’occasion de maints écarts, de phénomènes multiples.
      Je l’entends pour ma part -et cette fois comme un terrible hurlement implicite, non dit et qui condamne nos sociétés - lorsque, comme il y a une semaine, un allocataire du RSA s’immole par le feu dans les locaux d’une asso d’insertion.
      http://seenthis.net/messages/343459

      #violence #corps #dépossession

    • Bah si tu met « présupposé » sans mettre « a tord » Ca change toute la signification ta phrase. Aussi pour les viols dits conjugaux, ils sont très peu pris en compte par la justice, comme le sont les viols d’une manière general (10% des viols sont l’objet d’une plainte, 4% des plaintes sont suivie d’une condamnations en France). Le fait d’être marié, ou mere ou jeune, ou vieille, ou belle ou laide, ou riche ou pauvre (ou meme homme ou femme ou enfant ou adulte) comme l’explique méthodiquement Valérie, fait que de toute façon en matière de viol c’est la victime la première coupable pour l’opinion publique. Je ne comprend toujours pas ce que le mariage ou le concubinage changerait a l’affaire.
      Ce qui me semble important dans ce texte de Valerie c’est que
      – dans l’abstrait la plus part des gens trouvent le viol tres tres mal et sont près a réactivé la peine de mort, les mutilations physique et j’en passe.
      – dans la réalité la plus part des gens trouvent que la victime ment et que l’agresseur était dans son bon droit- c’était sa femme, elle avait signé - sa pute, il avait payé - sa pote, elle l’avait allumé - sa femme de ménage, elle ment par avidité - son ex, elle ment par vengeance - sa nièce, elle ment pour faire son interessant - son neveux, il ment pour faire comme sa sœur - sa voisine, elle n’avais qu’à pas le laisser entrer chez elle....

    • Merci @mad_meg de le résumer mais j’ai lu l’article. J’évoquais ce qui n’y figurait pas. Parler de présupposé implique la possibilité voire la nécessité d’une mise en cause, tout comme dans le cas de la notion même de contrat, ses us, ses abus. Que tu trouves ça superflu, libre à toi, en revanche merci d’essayer de ne pas m’attribuer je ne sais quelle position.

    • Je ne t’attribu rien je ne comprend toujours pas ce que tu veux dire. Tu oublie des mots et j’aurais du deviner lesquels et malgrés tes précisions je ne comprend toujours pas ce que tu veux dire. Bon je voie que ca t’énerve j’abandonne
      bonne journée