#prédictibilité

    • Le vote de cette loi est une catastrophe parce qu’il signe l’allégeance définitive de la vocation et de l’ambition #politique à une #prédictibilité calculatoire, à une prédictibilité algorithmique, à une prédictibilité donnée(s) du monde qui finira par ôter tout son sens à l’action politique elle-même.

      (...) Mieux que tous les débats informatico-technicistes sur les algorithmes, les Imsi-Catchers et autres boîtes noires, #Robert_Ménard fait oeuvre de pédagogie utile : il ramène le prénom à ce qu’il est, c’est à dire une simple « donnée », à partir de laquelle toutes les interprétations sont possibles, même et surtout, hélas, les plus nauséabondes. Il suffit pour cela de passer ce prénom, de passer cette donnée, à l’analyse d’une « boîte noire », en l’occurence le cerveau de Robert Ménard, dans lequel un algorithme - les neurones de Robert Ménard - établiront une relation de causalité entre cette donnée - le prénom - et une autre - l’appartenance religieuse. Voulons-nous d’un monde pire encore que le cauchemar Orwellien de 1984, d’un monde dont le cerveau de Robert Ménard serait la boîte noire, dont ses neurones seraient l’algorithme et dont son « intelligence » serait le logiciel politique ?

      Cite notamment cette chronique de #Michaël_Fœssel
      http://www.liberation.fr/chroniques/2015/05/01/un-monde-de-donnees_1282052

      Le Big Data est l’emblème contemporain d’une très ancienne illusion : confondre le réel avec ce que nous pouvons connaître et ce que nous pouvons connaître avec ce que nous savons calculer. A cet égard, les objets connectés sont de la métaphysique mise en machine. Ils fabriquent des informations dont le tort est de se faire passer pour neutres alors qu’elles sont orientées par une décision arbitraire : seul ce qui est mesurable existe.

      #surveillance #hybris