• A #Montgenèvre, enfants et ados donnent leurs noms aux #mélèzes menacés par les JO 2030 pour dire que « les arbres, c’est politique »

    Les opposants aux Jeux Olympiques d’Hiver de 2030 ont inauguré, dimanche 6 septembre à Montgenèvre, une « #Réserve_naturelle_nationale_d'enfance_protégée ». Plus de 800 enfants et ados ont apporté leur parrainage aux mélèzes du #bois_du_Prarial, qui risque d’être coupé pour construire une piste de ski.

    Qui aurait pu prédire qu’il serait plus séduisant de parrainer un mélèze en sursis plutôt qu’un candidat à la présidentielle ? Pas #Stéphane_Faure-Brac, manifestement. Le cofondateur du #CAOJOP (#Comité_d'Alerte_sur_l'Organisation_des_Jeux_Olympiques_et_Paralympiques) ne s’attendait pas à un tel succès. Il revendique un socle confortable de 800 #parrainages d’#enfants et d’ados. Tous ces jeunes bourgeons ont donné leurs noms aux mélèzes du bois du #Prarial, à l’ubac de Montgenèvre. La zone risque d’être déboisée sur un peu plus de cinq hectares pour la construction d’une piste de ski dans le cadre des Jeux Olympiques et Paralympiques d’Hiver de 2030.

    A l’orée du bois, un grand panneau en bois massif trône : « Réserve naturelle nationale d’enfance protégée du bois du Prarial ». Stéphane Faure-Brac n’en revient pas. « En général, on fait avec ce qu’on a. Et ce qu’on a aujourd’hui, c’est génial », sourit-il devant la longue file bigarrée qui monte lentement dans la pente, entre le front de neige de Montgenèvre et le bois du Prarial, en prenant soin de contourner le golf pour ne pas abîmer le green. Près de 400 personnes sont venues parrainer, marrainer des mélèzes ou simplement soutenir la #lutte, dimanche 6 septembre.

    Il fait encore chaud à plus de 1800 mètres, et le mélézin clair et lumineux du Prarial résonne de multiples coups de marteau. Le long des pistes de ski de Montgenèvre, à quelques mètres du golf verdoyant, enfants et parents installent main dans la main de petites pancartes en bois dans l’épaisse écorce des mélèzes. Sur chacune d’entre elles, des #prénoms - enfantins, souvent - et parfois des âges. De cinq à vingt-six ans et même plus.

    Enfants et parents préoccupés...

    « C’est important d’être là pour préserver la #biodiversité », affirme Titouan, devant la pancarte qu’il vient de clouer avec sa maman dans le tronc d’un jeune mélèze. « Il y a déjà des boardercross dans la vallée, il y en a un à Puy-Saint-Vincent, un à Serre-Che, un côté italien... et en plus, il y a déjà beaucoup trop d’hectares qui ont brûlé cette année en France », explique-t-il. Le garçon de onze ans est à l’école à Briançon et sait très bien pourquoi il est là. « J’aime la forêt », dit-il, « car c’est avec les branches des arbres qui sont tombées qu’on fait nos cabanes, c’est des moments que j’aime bien partager avec mes copains. »

    C’est pour protéger ce versant de mélézin que le CAOJOP s’est saisi d’une proposition formulée à la volée par « un ado de Briançon », celle d’inciter les jeunes à parrainer et marrainer les mélèzes menacés par le #déboisement. La proposition a, semble-t-il, séduit. On leur a signalé un parrainage de Nouvelle-Calédonie. Jouer sur la corde sensible de l’enfance, oui ; mais instrumentaliser, c’est non, prévient Stéphane Faure-Brac. « Les adversaires jouent sur la fibre sentimentale. C’est un ado qui nous a soufflé l’idée. Mais quand on voit les affiches de promotion des porteurs du projet, on voit plein de gamins qui rêvent, montrent du doigt les symboles olympiques au loin. On nous parle du rêve des gamins. Ce n’est pas nous qui instrumentalisons les gamins. Ce sont les porteurs de projet qui mettent en avant le fait que les JO sont faits pour faire rêver les enfants », analyse Stéphane Faure-Brac. Pas tous les enfants, manifestement. « Les enfants ont besoin d’autre chose, et surtout d’un avenir assuré et meilleur et d’une nature qui les protègera. »

    Les mélèzes de Montgenèvre offrent une fraîcheur bienvenue alors que tout le monde s’éparpille dans le sous-bois pour trouver un tronc à son goût. Sur un jeune mélèze tout frêle, qui a probablement le même âge que lui, Viggo termine de planter sa pancarte. « J’ai pas envie que l’on coupe des arbres, ça ne sert à rien car il y a déjà d’autres pistes pour faire la course », martèle le garçon de neuf ans, préoccupé. « La forêt, ça protège les animaux, il y a beaucoup d’insectes. Si on coupe la nature, c’est pas très bien pour eux. Après, les animaux ne vont plus trouver leur habitat », déballe-t-il avec aisance et fluidité. En lisière du boisement, en contrebas, les participants s’installent pour casser la croûte.

    Non loin de quelques gendarmes, deux jeunes filles déballent leur pique-nique. « Pour un plaisir qui va être les JO, qui ne vont durer que sur quelques épreuves, on ne peut pas décider d’enlever des arbres qui sont là depuis hyper longtemps », s’indigne Mathilde, une lycéenne briançonnaise de 17 ans. « C’est irrespectueux ! J’aime beaucoup le ski, mais je pense que ça ne vaut pas le coup pour ce que c’est », juge-t-elle, aux côtés de sa petite soeur. Les deux sont venues marrainer un mélèze. « Ici, il y a tellement d’habitants qui sont contre, mais leur parole n’est pas prise en compte, alors qu’ils sont là à l’année, et que c’est eux que ça va toucher. Tout le monde s’en fout ! Je pense que ça devrait alerter », estime Mathilde.

    ...et les élus attendus au tournant

    « C’est un geste peu commun, qui peut rendre plus visible cette lutte », note Mathis, venu donner son nom à un Larix decidua - le mélèze, pour les intimes. Le jeune homme de 21 ans, naturaliste, vidéaste et photographe animalier, aimerait un peu plus de radicalité dans le rassemblement. « Au début, les organisateurs ont dit que ce moment était apolitique. Je ne suis pas vraiment d’accord. Les arbres, c’est politique », rappelle le Briançonnais. « J’aime bien les oiseaux. Sans arbres, il n’y a pas d’oiseaux. Et sans oiseaux, je suis très malheureux », explique-t-il sous le bien nommé télésiège du Prarial, à l’arrêt. Le passionné, qui revient d’une semaine de bivouac en solo à la recherche du loup, estime important « de se rassembler, pour se rassurer, pour voir qu’on est moins seul face à tout ça, et se consoler de toute cette tristesse quand on voit que nos décideurs font tout pour l’argent ».

    Si les arbres sont politiques, alors les décideurs doivent s’emparer du sujet : c’est l’avis de Fanny, une mère de famille et maraîchère d’Eygliers. « Nos élus ont de la merde dans les yeux. Ce n’est pas possible d’être autant dans le #déni », lâche-t-elle, légèrement essouflée par la montée vers le bois sous un soleil de fin de matinée déjà un peu agressif. « Aujourd’hui, avec le réchauffement, on ne peut pas se permettre de faire des JO, et on ne peut plus se permettre de tailler dans la forêt. La forêt, c’est le patrimoine environnemental qu’on laisse à nos enfants. » Elle cite, exaspérée, comme beaucoup d’autres personnes présentes, l’incendie de l’Argentière-la-Bessée et Freissinières, qui a brûlé plus de 500 hectares dans le courant de l’été, et les mégafeux de Gironde.

    « Qu’est-ce qu’elle va devenir, la #pancarte ? », demande Titouan à sa maman, avant de retourner manger. « Elle appartient à l’arbre, maintenant, il va la garder. » Il fera peut-être de belles branches qui tomberont à leur tour et permettront aux jeunes et moins jeunes enfants de construire de nouvelles cabanes. Et pour pouvoir encore skier « à l’aise dans les mélèzes ».

    https://ram05.fr/a-montgenevre-enfants-et-ados-donnent-leurs-noms-aux-melezes-menaces-par-les-j
    #arbres #politique #JO2030 #jeux_olympiques #montagne #forêt #déforestation #résistance #beau #Briançonnais #Hautes-Alpes

  • « L’#IA_conversationnelle devient chaque jour plus influente dans la vie de nos adolescents »

    Face au développement fulgurant des « #compagnons_IA », avec qui des ados développent des relations d’#amitié ou d’#amour, Mathias Dufour, fondateur du groupe de réflexion #LePlusImportant, réclame, dans une tribune au « Monde », l’application d’une logique de #précaution pour ces #cerveaux en développement, et la mise en place de #garde-fous.

    L e débat sur les effets des écrans sur les jeunes, comme leur régulation, est aujourd’hui largement focalisé sur les réseaux sociaux. Or, pendant ce temps, une révolution silencieuse est en cours : les intelligences artificielles (IA) conversationnelles pénètrent l’#intimité des adolescents, sans cadre ni vigilance.

    Nos ados ne sont plus seulement exposés à des vidéos virales. Ils parlent à des IA qui, mémorisant les détails personnels, les écoutent, leur répondent, les soutiennent. Ils échangent avec elles de façon fluide, personnalisée et empathique, et même s’y attachent, parfois profondément. C’est le cas avec les IA génératives classiques, comme ChatGPT, mais aussi avec des plateformes dites « de compagnons IA », comme #Replika, qui permettent de « personnaliser » son IA partenaire et lui donner une #voix, un #prénom, une #personnalité.

    La diffusion de ces applications est fulgurante. Selon une enquête de l’association Common Sense Media parue le 16 juillet, près des trois quarts des adolescents américains déclarent avoir utilisé un #compagnon_émotionnel basé sur l’IA – un #chatbot simulant une relation amicale, amoureuse, voire sexuelle. Près de la moitié y recourent régulièrement. Inexistantes il y a trois ans, ces IA font déjà partie du quotidien le plus intime des adolescents.

    Illusion d’une relation sûre

    L’IA conversationnelle est conçue pour capter l’attention des utilisateurs et pour maximiser le temps qu’ils y passent. Comme les réseaux sociaux. Elle en diffère en ce qu’elle donne l’illusion d’une relation sûre et bénéfique. Comment ne pas apprécier sa disponibilité permanente, son aide rassurante, son #soutien inconditionnel ?

    Notre tendance à l’#anthropomorphisme nous pousse, inconsciemment, à traiter l’IA comme un humain, et donc à nouer des liens avec elle. Cela la rend plus insidieuse : parce qu’elle parle « #comme_un_humain », on oublie qu’elle n’en est pas un. Parce qu’elle simule le soutien, l’amitié, l’amour, on lui prête des #émotions qu’elle n’a pas. Parce qu’elle est si empathique, elle ne peut être que bienfaisante.

    Le suicide, en février 2024, d’un adolescent américain de 14 ans, #Sewell_Setzer, à la suite d’une #relation_affective avec un chatbot à l’insu de ses parents, a sonné comme une tragique alerte. Sewell a semblé voir la mort comme un moyen de rejoindre sa compagne virtuelle, nommée Daenerys Targaryen, d’après le personnage de la série audiovisuelle Game of Thrones.

    Le New York Times, le 23 octobre 2024, a reproduit leur ultime dialogue : « Viens me rejoindre dès que tu peux, mon amour », demanda le bot. « Et si je te disais que je peux venir tout de suite ? », répliqua Sewell. « Fais-le s’il te plaît, mon cher roi », répondit le bot. L’adolescent lui dit qu’il le ferait, puis il mit fin à ses jours. Un procès est en cours. Et, mardi 26 août, une plainte, la première connue, a été déposée contre #OpenAI après le suicide d’un adolescent lié à #ChatGPT.

    Le cas de Sewell Setzer est extrême, mais la tendance des IA conversationnelles à dire aux utilisateurs ce qu’ils ont envie d’entendre, plutôt que la vérité, peut renforcer leur biais de confirmation et les isoler. Chez les adultes, l’utilisation de compagnons IA semble liée à un risque plus élevé de #dépression et à un sentiment accru de #solitude. Peut-il en être autrement chez les plus jeunes ?
    Les IA conversationnelles sont des technologies à effet psychique. Plus les échanges durent, plus les risques pour leurs utilisateurs de distorsions dans leur #perception_de_la_réalité – ce qu’on appelle l’effet « #psychose_de_l’IA » – sont élevés. Or, les adolescents, dont le cerveau et la #maturité_affective sont encore en pleine évolution, en particulier en matière de #régulation_émotionnelle, contrôle des #impulsions et l’évaluation des #risques, sont particulièrement influençables.

    Recours thérapeutique sans garde-fou

    De surcroît, l’IA conversationnelle est désormais utilisée par des dizaines de millions de personnes pour évoquer leur #santé_mentale. La moitié des Américains qui ont des problèmes de santé mentale et ont recours à l’IA conversationnelle le font à des fins thérapeutiques, consultant des chatbots comme de vrais professionnels de santé. C’est aussi le cas chez les #ados. Or, si les premières études montrent des résultats parfois positifs, il arrive à ces IA de donner de #mauvais_conseils, parfois directement nuisibles, y compris à des ados. De plus, le recours à l’IA peut retarder, voire éviter, celui à d’authentiques professionnels.

    Peut-on d’un côté réguler de manière stricte la formation et les pratiques des professionnels en psychiatrie et psychologie, et de l’autre laisser les adolescents en tête-à-tête sans garde-fou avec des substituts algorithmiques ? Face à des IA optimisées pour capter l’attention, il ne serait ni juste ni réaliste de confier la santé mentale de millions d’adolescents à la seule vigilance parentale.

    Même si les conséquences néfastes ne concernent qu’une très faible part des utilisateurs, les plus à risque sont les personnes déjà en difficulté, et, à l’échelle de générations entières, c’est un nombre considérable de vies qui peuvent être affectées.

    Nous n’accepterions jamais une diffusion de masse de médicaments auprès des mineurs sans preuves d’innocuité, garde-fous et suivi. Appliquons donc une #logique_de_précaution à ces cerveaux en développement, et traitons les IA conversationnelles comme un enjeu de #santé_publique.

    Faisons avec elles ce que la santé publique sait faire : prévenir, tester, encadrer, surveiller. Portons ce débat dans la sphère publique. Finançons des études, accélérons la recherche interdisciplinaire pour comprendre les effets de ces IA sur nos enfants. Outillons les ados et les parents. Cherchons des cadres appropriés, comme des seuils d’âge, des chartes de conception, des mécanismes de supervision, des dispositifs d’accompagnement médical.

    L’IA conversationnelle est un interlocuteur invisible, mais qui devient chaque jour plus influent dans la vie de nos adolescents. Mobilisons-nous, tant qu’il est encore temps, pour leur permettre de l’utiliser sans danger et en démultiplier les effets positifs.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/09/01/l-ia-conversationnelle-devient-chaque-jour-plus-influente-dans-la-vie-de-nos
    #intelligence_artificielle #AI #conversation #IA #adolescents #jeunes #influence #empathie

  • Un nom pour un autre

    Après leur mariage, un couple quitte Calcutta pour s’installer à #New_York. Ashoke et Ashima ne connaissent pas beaucoup cette grande ville, et doivent donc lutter pour s’adapter à cet univers. Bientôt, un fils naît, que le père décide d’appeler Gogol en l’honneur de l’auteur russe. Lors de son adolescence, #Gogol va vite se faire aux habitudes new-yorkaises et oubliera aussi ses origines, mais son #prénom l’embarrasse.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_nom_pour_un_autre
    #film #migrations #migrants_indiens #Etats-Unis #USA #deuxième_génération

  • Slayer, Striker, Shooter and the Rise of the Extreme Baby Boy Name
    https://melmagazine.com/en-us/story/extreme-boys-names


    Parents tend to be more conservative about naming baby boys. But when they do get creative, they turn them into throat-ripping action heroes

    Is there a better way to change everything about your life than by changing your name? Because while it might not completely erase your circumstances, it definitely allows for a new you, if in name only. So this week, we’re looking at what’s in a new name — for yourself, for your favorite TV characters, for your boat, for your stripper, for your son and for nearly everybody (and thing) in between.

    In a recent article for the Guardian titled “I’m No Jaxon or Albie. But a Boring Name Has Its Own Rewards,” novelist Andrew Martin weighs the pros and cons of having a common, unimaginative name. On the one hand, it’s simple and well-liked. On the other, he’s constantly confused for other people in his trade, can’t think up an original username or password for the life of him, and by his calculations would be earning “at least 20 percent more” if his name were “interesting, or even memorable.”

    But alas, he’s but one drop of water in an endless ocean of other similarly named Andrews and an unfortunate byproduct of the centuries-long tradition of giving boys names so drab and quotidian that they border on the anonymous.

    Meanwhile, girls can be named after any person, place or thing, and the more unique, the better. Recently, there’s been a surge in female babies being named things like Echo, Victory and Ireland, and the girls’ names coming out of Hollywood are even more flamboyant. We all know Beyoncé’s daughter Blue Ivy, but have you met Hilary Duff’s spawn Banks Violet Bair, Cardi B’s Kulture Kiari Cephus or Kylie Jenner’s mononymous child accessory Stormi?

    Whereas it’s rare to see boys with more expressive names that set them apart, it’s normal — expected, even — to see girls with names or spellings that make them stand out (lookin’ at you, Maddisyn). Laura Wattenberg, a naming expert and self-proclaimed “Baby Name Wizard” who combs through annals of Social Security Administration (SSA) data to suss out naming trends, says the most popular “unique” girls’ names in recent years have been Genesis, Serenity, Heavenly, Promise, Legacy, Treasure and Egypt. Basically, she says, if it’s a word, it can — and will be — a girl’s name.

    By contrast, expressive naming practices don’t seem to apply to baby boys at all. According to research from the SSA, parents are three times more likely to give girls “unusual” names than they are boys, a phenomenon often referred to by naming experts as the “originality gap.” The result of this gap is hordes of boys named Andrew. And Greg, and Michael, and Matt, Sam, Mark, Chris and Ryan — humble, simple and inoffensive names that convey neither the expressiveness nor poetry of feminine monikers like Eden, Phoenix or Diva Muffin, the label Frank Zappa so kindly applied to his daughter.

    “For most of recent history, Western boys have been given drab, biblically informed names like Brian, John or Nicholas,” says Matthew Hahn, a professor of biology and informatics at the University of Indiana who co-authored a 2003 study comparing baby name trends to evolutionary models. “In general, they’ve been nowhere near as ‘creative.’” They’ve also been extremely patriarchal — it’s an honor to be named after the (male) head honcho of your family, and first-born boys are particularly prone to being gifted with grandpa’s nominative legacy.

    To Hahn, the most obvious explanation for this is that people are much more aware of the expectations around the masculinity of their male children. “They know that boys get teased a lot more by their peers, certainly about those things, and they’re afraid of making their boy child the object of derision,” he says. “No parent wants their kid to be made fun of on the playground.” In a way, he says, there’s a perceived “safety” in giving your boy a boring name.

    Of course, it’s not just young boys who are bullied for having “creative” names. “Anyone who’s different in any way can be targeted,” says Barbara Coloroso, a parenting, bullying and teaching expert who specializes in nonviolent conflict resolution. “It’s girls, kids from a different country or culture or anyone whose name sets them apart.” Though, she admits, she has seen plenty of boys get picked on for having unusual or feminine names. “There does seem to be a lot less variation in boys’ names, especially in white, more middle-class areas.”

    But that’s all changing. According Wattenberg, a new breed of rugged, hyper-macho and blatantly “action-oriented” names for boys has exploded in popularity in recent years, and their inventiveness is starting to match the creativity and expressiveness that girls names have always enjoyed. Combing through pages of recent Social Security Administration data, she found that the usage of “doer” names like Racer, Trooper and Charger have risen more than 1,000 percent between 1980 and 2000, and have increased exponentially ever since.
    Laura Wattenberg’s “doer name” data from Namerology

    In a recent Namerology article on the topic, she lists several of the burlier, more aggressive names that have been picking up steam: Angler, Camper, Tracker, Trapper, Catcher, Driver, Fielder, Racer, Sailor, Striker, Wheeler — deep breath — Breaker, Roper, Trotter, Wrangler — still going — Lancer, Shooter, Slayer, Soldier, Tracer, Trooper — wait, “Slayer”? — Blazer, Brewer, Charger, Dodger, Laker, Pacer, Packer, Raider, Ranger, Steeler, Warrior — kill me — Dreamer, Jester and — wait for it — Rocker.

    The majority of these names take inspiration from stereotypically “masculine” interests, but while they might seem modern — no one’s grandpa is named Rocker — they’re actually not. According to Wattenberg, these hyper-masculine boys’ names were spawned from the primordial ooze of 1990s-era Britain during a time she calls the “great surname boom.”

    Whereas most surnames were family names passed down through generations, the boom inspired Brits to start DIY-ing their own last names, and it was the snappier ones — particularly ones ending in “-er” — that became popular, in part due to how “active” they sounded. Most of the “doer” names started out as obsolete occupational names like Tucker or Spenser, but a few, like Hunter and Rider (which, it should be pointed out, are the first names of Guy Fieri’s sons) packed the punch of what she calls a more “energetic avocation.”

    “The result,” she writes, “was a two-fer.” You got the zippy style of a self-made surname and the roundhouse throat-punch of a vigorous action-name, a killer combo which sent the popularity of brawny last names like Saylor and Stryker soaring. Eventually, she says, last names became first names, and soon, any doer name became fair game, especially for boys. And though they’d previously been conservative and biblical in their naming habits, parents began naming their wriggly, fat-headed little boy babies after pretty much anything you’d see during a Super Bowl halftime commercial: rugged SUVs, lethal combat positions, and you guessed it, condoms (apparently, the names “Magnum” and “Maxx” are gaining popularity, the extra “x” in the latter signifying a next-level extremeness never before seen in tiny, blubbering male humanoids too young and cartilaginous to understand just how much extra beer that means they’re going to have to shotgun at parties).

    For today’s parents, it seems the more aggressive and bloodthirsty the name, the better. Wattenberg’s research found that 47 boys were named “Raider” in 2018, and “Hunter” tops the brawny baby charts as the country’s most popular hypermasculine name. According to Hahn, names like these give parents a way to be creative without breaking the masculinity mold. They’re expressive, vivid and undeniably unique, but they’re also pulsating with testosterone and so certifiably burly that he suspects some parents are using them as anti-bullying shields. “Who’s going to make fun of Striker?” he says. By the same token, names like “Shooter,” “Gunner” or “Slayer” seem particularly resistant to playground taunting.

    Wattenberg agrees that this might be intentional. “When parents choose names that sound like an automatic weapon, a condom or a skateboard, they’re saying something about who they hope their child becomes,” says Wattenberg. “Judging by some of the names I’ve been seeing, they want an action hero.” The practice of naming a kid based on who you hope they become falls under the umbrella of what’s called nominative determinism, a hypothesis that examines the degree to which someone’s name influences the course they take in life. Though there’s limited evidence that names dictate reality — i.e., not all Bakers are bakers — Hahn suspects that many parents name their children with the subconscious hope that they live up to their name, but without thinking about the effect that’ll have on them as they mature. “That’s a lot of pressure to put on kids,” he says. “Imagine being named Racer. You could never get away with being slow!”

    It’s also possible, he says, that the action-name trend for boys is a backlash to the evolving definition of masculinity. As the concept of masculinity evolves into something more dynamic, personal and sensitive than the John Wayne stereotype of the past, groups of conservationist parents are staking a claim on the increasingly endangered species of traditional manhood by naming their children after the most stereotypically masculine things possible. “It could be a backlash to changing norms around what it means to be a man, and a staking of a position about masculinity and traditional values,” he suggests.

    In any case, there’s little question about the message that these Vin Diesel-y boys’ names send: It’s okay for females to be expressive, unique and even androgynous, but it’s only okay for males to be so if what they’re expressing is brute-force testosterone that rains down from the heavens while a muscle-y football player shreds out Kenny Loggins’ “Danger Zone” on an electric guitar in front of a massive poster of tits and ice-cold beer. So even though boys names have become light-years more expressive than they used to be, they’re still upholding the aggressive, active and power-based ideals of traditional masculinity, perhaps even more so than the wearisome but undeniably guy-flavored “Andrew.”

    Coloroso’s not timid about how far-reaching an effect she believes this can have. “The impact of how much linguistics, semantics and names can influence beliefs and behaviors can’t be understated,” she says. “When you start to categorize names as either masculine or feminine, or you give a child a name that can only be one of those things, what you’re really doing is reinforcing gender stereotypes,” she says. “That’s a slippery slope. Stereotyping can lead to prejudice, which can, in turn, lead to intolerance, bigotry and hate.”

    This isn’t just true for masculine and feminine-sounding names, of course: Any name that falls outside the range of what’s “normal” for white, middle-class America can be used as a tool to otherize and promote hate. Ethnic names are particularly subject to this, and as Coloroso notes in her upcoming book about genocide — an admitted topical stretch for a parenting and early education expert — it’s a “short walk” from hateful rhetoric to tragedy.

    That’s not to say parents who dub their kid “Trooper” are intentionally propagating gender roles — or more broadly, bigotry — with their macho name choices, though. It’s doubtful they even breach that territory when thinking about names; they’re likely just trying to think of something familiar and fun. “The kind of parents that name their son ‘Magnum’ aren’t necessarily reacting to philosophical shifts or trends in gender roles,” Wattenberg says. “The names parents choose are usually just a reflection of their culture and values.” Still, it’s interesting to note how those choices both reflect and enforce the norms that confine people to a limited style of expression.

    At the same time, it would be remiss not to note the bajillions of exceptions to this trend. While baby names can be indicative of larger cultural beliefs and social systems that promote stereotypes and inequality, they’re not necessarily prescriptive on an individual level. You can be named Charger, and turn out to be a gentle, Prius-driving, gender anarchist. At the same time, you can have a dull-boy name like Greg and be the most creative, expressive person in your hemisphere. And you can be named Crescent Bongwater and have the personality of an expired Saltine cracker.

    It’s less about the name itself and more about who wears it. But still, here’s to hoping all the “Slayers” of the world don’t live up to theirs.

    #prénom #féminicide #backlash #culture_du_viol

    • To Hahn, the most obvious explanation for this is that people are much more aware of the expectations around the masculinity of their male children. “They know that boys get teased a lot more by their peers, certainly about those things, and they’re afraid of making their boy child the object of derision,” he says. “No parent wants their kid to be made fun of on the playground.” In a way, he says, there’s a perceived “safety” in giving your boy a boring name.

      Si les parents ne veulent pas risqué que leurs fils soit tourné en dérision, si les parents ne veulent pas que leur fils soient taquiné, harcelé ou dévalorisé à cause de son prénom, cette préoccupation n’est pas valable pour les filles. Pour les filles les parents s’en fichent globalement qu’elle soit tourné en ridicule, harcelé, dévalorisés... Les parents leur donne des noms d’objets pour qu’elles soient traité comme des objets.

      Ca me fait pensé à une remarque de Titiou Lecoq sur son fils et la pression qu’elle se met sur son role de mère dans son education. Elle dit que c’est comme si elle risquait de changer son génial fiston en tueur psychopathe si elle ratait un truc. Elle dit bien que c’est une vision caricaturale, mais c’est le cliché qu’elle a identifié comme sa peur d’être une mauvaise mère.

      Génie, c’est un mot qui n’existe pas au féminin car le génie est un individu qui as marqué son époque mais aussi d’autres époques que la sienne, or les femmes peuvent marqué leur époque mais elles sont effacées de l’histoire, le génie leur est structurellement inaccessible car on leur interdit de marqué d’autres époques que la leur. Pour les psychopathes, les clichés autour des serial killers mettent toujours le role de la mère en avant comme origine de la pathologie des tueurs (meme si cela est discutable puisque les tueurs en série sont souvent fils de militaires et de flics mais ca se fait pas de le dire). A cela s’ajoute que les tueurs psychopathes sont souvent associé à de grands QI mais c’est encore une fois une déformation patriarcale, car il est génial en patriarchie de tuer des quantité de femmes dans des conditions atroces. Jack l’éventreur correspond à la définition du génie, il a marqué au dela de son époque et constitue le model des tueurs en série. Les femmes tueuses psychopathes sont par contre un peu moin rare que les femmes génies mais il n’y en a pas beaucoup et les tueuses en série ne sont pas qualifiés de génies. Il n’y en a de toute façon pas assez pour que les mères aient peur que leurs filles géniales deviennent des serial tueuses psychopathes si elles n’ont pas été bien élévés. Je me suis demandé quels sont les craintes des mères par rapport à leurs filles, car j’ai du mal à croire que les mères aient peur que leurs filles deviennent des tueuses psychopathes si elles n’arrivent pas à devenir les génies qu’elles sont. Je pense que les mères vis à vis de leurs filles sont toujours dans la dichotomie maman-putain. Elle ne veulent pas que leurs filles soient violés ou/et cognés par leur compagnon/clients et/ou qu’elles n’aient pas d’enfants et elles espèrent simplement qu’elles aient un boulot décent pas trop sous payé...

      Les filles on peu leur donner des noms de sexes de plantes qui attendent qu’on les butinent. Des sexes de plante qu’on coupe pour les mettre dans des vases pour faire jolie et sentir bon dans la demeure d’un dominant. Pour les garçons la nouvelle mode c’est de leur donner des noms de tueurs psychopathes comme ca ils pourrons s’amuser à arracher les pétales des fleurs qui tomberons entre leurs mains. « Je t’aime, un peu, à la folie, passionnément, à mort »...
      #éducation #amour #maternité #famille #féminicide #domination_masculine #sexisme #fleur #génie

      edit - https://www.youtube.com/watch?v=gZkLhGDO84s


      Les mères dans les films d’horreur - Maternité et grossesse

      Comment sont représentées les mères dans les films d’horreur ?
      Et si l’analyse de ces personnages, terrifiants ou protecteurs, nous permettait de voir toutes les attentes sociales envers la maternité, ce qu’elle incarne et ce qu’elle est réellement.

      La filmographie se trouve dans le générique final !
      Avertissement : Si vous n’êtes pas à l’aise avec la violence ou la sexualité, cette vidéo peut vous déranger.

  • Petites anecdotes sur les #prénoms féminins (cela sera pour plus tard pour les prénoms masculins) :
    -- les prénoms rares, c’est à dire donnés moins de 20 fois entre 1900 et 1945 et entre 1946 et 2017, représentent 7,78 % des prénoms donnés en 2017 contre 1 % en 1971 et 0,72 % en 1900 ;
    -- le prénom Marie a été donné à hauteur de 0,24 % en 2017 contre 20,5 % des cas en 1900

  • Outil interactif sur les prénoms

    https://www.insee.fr/fr/statistiques/3532172

    Je reçois la lettre de l’Insee qui annonce cette machine à prénom qui me confirme que « Philippe » était bien le « prénom must » en 1960 !

    Classement des prénoms en France depuis 1900

    Grâce à cet outil interactif et ludique, retrouvez le classement des prénoms attribués en France depuis 1900 et des graphiques des prénoms les plus fréquents.

    #prénoms #base_de_données

    • Je suis surpris, je croyais que le prénom #Philippe avait connu un pic pendant la guerre à cause de Pétain, puis une chute due à celle du Maréchal. En fait pas du tout, Philippe n’est pas dans le Top 10 pendant toutes les années 1940, et n’y entre qu’à partir de 1952 pour atteindre la première place en 1958 et la garder jusqu’en 1966 !

    • @dora_ellen oui, bien sur, Liam est surement mixte aussi, mais pas d’après le ministère public du #Morbihan érigé en grand défenseur de la #tradition (qui parle pudiquement d’usage par l’emploi de usuellement ) mais aussi de la #morale_sexiste, car il lui est insupportable l’idée de pouvoir donner à une fille si ce n’est l’égalité au moins les privilèges d’un garçon rien qu’en lui attribuant un prénom. On relèvera l’aspect comique du je me sers des études sur le genre pour finalement renforcer le patriarcat.

      Bref, avoir un prénom de fille comme zezette ça passera, mais surtout pas un prénom usuellement masculin, l’état peut donc m’interdire d’appeler ma fille Roger, parce que Roger c’est masculin, du coup ma fille risque d’avoir une bite qui lui pousse et même va-t-en savoir de la barbe de gros velus qui sait même pas qu’il exhibe sa virilité.

      Dans le droit français la seule manière de changer de nom c’est qu’il soit ridicule ou péjoratif, par exemple Abdullah ou Tzakiriki sont classés dans les noms péjoratifs au même titre que troudoucul, si si je t’assure, l’état français t’accorde le droit de changer ton identité pour Dupont si ça te chante. Bien entendu tu te fous au cul le changement de nom si le père l’a reconnu puis s’est barré et que tu as élevé seule l’enfant.
      https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1656
      Mais vois-tu, tu peux toujours pas appeler ta fille Roger, même si tu considères que Véronique ou Dalida va lui attirer des ennuis, une femme sur deux étant harcelée ou violée dans sa vie.

      Mais pire encore, ma Roger pourrait prétendre aux mêmes droits qu’un homme, tu imagines la zizanie dans la société françzise ?, mazette, ça vaut bien la prison pour les parents.

      #Roger_si_je_veux

  • Anders Behring Breivik har skiftet navn - Terrorangrepet 22. juli - VG

    http://www.vg.no/a/24069167

    Breivik, qui a tué 77 personnes en moins de 3 heures le 22 juillet 2011 vient de changer de nom. Il s’appelle désormais Fjotolf Hansen, il n’a pas expliqué les raisons de ce changement, ni pourquoi il avait choisi le prénom très rare de « Fjotolf ».

    https://imbo.vgc.no/users/vgno/images/f22a4b53625f8f4606e577e4a85e8176?t[0]=crop:width=5184,height=3456,x=0,y=0&t

    Massedrapsmannen Anders Behring Breivik har skiftet navn til Fjotolf Hansen.
    Denne saken handler om :

    Terrorangrepet 22. juli
    Anders Behring Breivik - søksmålet

    Mannen som står bak angrepene mot regjeringskvartalet og Utøya 22. juli 2011 vil ikke lenger bli omtalt som Anders Behring Breivik.

  • What does Wikipedia think of your gender ? – Athena Talks – Medium
    https://medium.com/athena-talks/what-does-wikipedia-think-of-your-gender-384ce33a870c

    Do names have a gender? Is that gender a binary? Do you think that John is a masculine name and Nell is a feminine one? What about the androgynous Pat? The numerical evidence suggests that gender in fact is continuous and, given the proper caveats, we can quantify the “genderness” of a name.

    #machine_learning #prénoms #féminin #masculin #continuum

  • En France, Mohammed a 4 fois moins de chances d’être recruté que Michel
    http://www.huffingtonpost.fr/2015/10/08/complement-enquete-television-discriminations-racisme_n_8263382.html

    Waaaaaaa la grande surprise !

    « Résultat sans appel : les musulmans "sont beaucoup plus discriminés" par rapport aux catholiques en France "que ne le sont les Afro-Américains par rapport aux Blancs aux Etats-Unis", compare l’étude.

    Et selon son auteure, le testing, qui s’arrête avant l’entretien, "sous-estime probablement les discriminations : toutes les études montrent que la discrimination est présente à chaque étape du recrutement". »(Permalink)

    #islamophobie

  • #Charlie, un #prénom en vogue depuis les attentats

    HOMMAGE - De nouveaux parents ont tenu à attribuer le prénom Charlie en deuxième ou troisième prénom à leur #bébé depuis les attentats perpétrés contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.


    http://www.europe1.fr/societe/pic-des-prenoms-charlie-depuis-les-attentats-2349119

  • Quels sont les prénoms les plus populaires depuis 1946 ?

    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/04/29/la-carte-des-prenoms-les-plus-donnes-en-france_4408677_4355770.html

    Bien vu !

    En 2011, Lucas et Emma étaient les prénoms les plus donnés en France. Mais en Ile-de-France, c’était Inès et Adam. Les cartes ci-dessous présentent les prénoms les plus donnés par région. Elles ont été constituées à partir d’un extrait de la base « Prénom » de l’Insee.

    #prénoms

  • Baptiste #Coulmont » Ségolène, Marine et les autres…
    http://coulmont.com/blog/2013/11/20/segolene-marine-et-les-autres

    Depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, le #prénom — en tant que terme d’adresse et terme de référence — s’est diffusé largement. Mais on n’appelle pas tout le monde par son prénom. Il faut un minimum d’intimité (ne serait-ce qu’une simple intimité professionnelle) que module la considération que requièrent les hiérarchies sociales.
    Cela rend d’autant plus intéressant le recours, très fréquent, au prénom pour faire référence aux femmes politiques.

    #sociologie

  • Baptiste Coulmont » Ségolène, Marine et les autres…
    http://coulmont.com/blog/2013/11/20/segolene-marine-et-les-autres
    #baptiste_coulmont

    Depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, le #prénom — en tant que terme d’adresse et terme de référence — s’est diffusé largement. Mais on n’appelle pas tout le monde par son prénom. Il faut un minimum d’intimité (ne serait-ce qu’une simple intimité professionnelle) que module la considération que requièrent les hiérarchies sociales.

    Cela rend d’autant plus intéressant le recours, très fréquent, au prénom pour faire référence aux femmes politiques. Ségolène, Marine, Najat…

  • Baptiste Coulmont » Mes enquêtés s’appellent Robert
    http://coulmont.com/blog/2013/04/24/prenom-enquetes

    Des sociologues ont remarqué cette “montée du prénom dans les mœurs” (Carbonnier, 1957), les manuels de bonnes manière aussi (qui cessent d’interdire l’usage répandu des prénoms comme terme d’appel)… et il est progressivement entré — en contrebande ? — dans des compte-rendus de recherches sociologiques.
    Dès les débuts de la sociologie américaine, les prénoms (et les diminutifs) sont utilisés par les sociologues de Chicago. On en trouverait des exemples dans Le Hobo de Nels Anderson, dans Street Corner Society de William F. Whyte (même si ce dernier, techniquement, n’est pas « de Chicago » et qu’il a tendance à utiliser des surnoms ou des diminutifs).
    Rien de tel en France, et pendant longtemps : Les ouvrages publiés par le « Centre d’études sociologiques » aux éditions du CNRS, dans les années 1950-1960, n’utilisent pas les prénoms alors que des entretiens sont réalisés [je n’ai vérifié que quelques ouvrages, de Touraine, Guilbert&Jamati, Crozier, Chombart…].

    #sociologie #prénom

  • Le #droit de se nommer, une modification du #Code #civil requise par Jacques #Attali
    "Il est très difficile d’en changer. En France, en particulier, l’article 60 (Loi 93-22, 8 janvier 1993) du code civil exige pour cela de justifier que le #prénom porte vraiment tort et donc « d’un intérêt légitime ». Les prénoms diront alors non pas ce que nos parents ont rêvé pour nous mais ce que nous rêvons pour nous-même, ce qui est, sans doute, au moins aussi important."
    http://www.slate.fr/story/64799/jacques-attali-droit-changer-prenom