• #Covid-19 : des scientifiques appellent à « mettre davantage l’accent sur la #ventilation » et l’#aération
    https://www.lejdd.fr/Societe/covid-19-des-scientifiques-appellent-a-mettre-davantage-laccent-sur-la-ventila


    Des fenêtres ouvertes dans une école en Allemagne, où la doctrine est d’aérer les salles de classe toutes les 20 minutes. (AFP)

    Dans un éditorial publié dans le British Medical Journal, quatre spécialistes internationaux appellent à mieux prendre en compte le rôle des #aérosols dans la transmission du Sars-CoV-2 et, en conséquence, à aérer et ventiler davantage.

    L’aération, un #geste_barrière trop souvent négligé dans la bataille contre le Covid-19. C’est ce que déplorent quatre scientifiques dans un éditorial publié jeudi par le British Medical Journal https://www.bmj.com/content/373/bmj.n913, une prestigieuse revue médicale outre-Manche. Pour eux, cette consigne simple n’est que trop peu souvent appliquée. "Il est désormais clair que le Sars-CoV-2 se transmet principalement d’une personne à l’autre par inhalation et à une distance relativement courte", soulignent ces chercheurs, tous spécialistes des virus et de la circulation de l’air.

    "On est bien plus susceptible d’être infecté dans une pièce dont les fenêtres ne peuvent pas s’ouvrir ou qui ne dispose pas d’un système de ventilation", rappellent les signataires.

    Les plus petites particules peuvent rester en suspension dans l’air pendant des heures.

    #santé_publique #prévention

  • Contre le Covid, la démocratie et l’autogestion - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Contre-le-Covid-la-democratie

    Si cette rencontre de travail avait réuni des promoteurs du laisser-faire et chacun·e sa gueule, des libertarien·nes ou des fascistes, j’aurais compris. Mais des écolos, vraiment ? Alors qu’à l’origine les seul·es qui prenaient au sérieux les questions de santé, c’était nous ?

    Aujourd’hui je lis des absurdités dans la presse écologiste, y compris sous la plume de personnes dont j’apprécie d’habitude les écrits.

    […]

    (Prochain billet : faut-il vraiment se laver les mains après avoir fait caca ou est-ce un complot de l’industrie des produits nettoyants ?)

    […]

    Aujourd’hui à Singapour, un pays qui l’a fait, les gens portent le masque et la vie a repris normalement. Les restaurants et les théâtres sont ouverts, l’économie n’a pas trop souffert. Mais devinez qui là-bas ne porte pas le masque au boulot et serre les paluches pour dire bonjour ? Les Français expatriés qui profitent du contexte zéro Covid créé par les efforts des autres. Bravo encore, merci la France pour ton cadeau au monde.

    #écolo #covid #santé #gestes_barrières #prévention #autogestion #information

  • « Il faut que l’air intérieur soit considéré comme un bien public », Isabella Annesi-Maesano

    Le SARS-CoV-2 a été retrouvé en suspension dans l’air pendant plusieurs heures, rappelle l’épidémiologiste Isabella Annesi-Maesano. Pour empêcher la transmission aéroportée du virus, il faut mettre en œuvre un plan d’assainissement de l’air intérieur dans les lieux publics.

    Tribune. En 2020, j’ai fait partie du groupe de 239 chercheurs qui ont publié une lettre d’alerte sur l’importance de la contamination par le SARS-CoV-2 en suspension dans l’air à l’intérieur des locaux https://academic.oup.com/cid/article/71/9/2311/5867798. Cet appel est resté lettre morte ! Plusieurs mesures sont proposées pour contenir la transmission du virus, mais paradoxalement, on oublie d’agir là où la transmission est la plus dangereuse.

    Nous savons maintenant que le SARS-CoV-2 se transmet principalement par aérosol, terme utilisé pour indiquer tout mélange de particules de taille inférieure à 5 micromètres, solides ou liquides, de nature chimique (métaux, diesel…) ou biologique (spores de moisissures, bactéries, virus…).

    70-130 nanomètres

    Plus ces particules sont petites, plus elles sont légères et restent facilement dans l’air en s’agrégeant sous la forme d’aérosols. C’est le cas du SARS-CoV-2 qui est très petit (70-130 nanomètres) et qui a été retrouvé en suspension dans l’air pendant plusieurs heures (jusqu’à 3 heures) après avoir été émis par des sujets porteurs, même asymptomatiques, qui parlaient, chantaient, exhalaient de l’air.

    C’est ce qui explique la contamination, par une personne présentant des symptômes bénins de Covid-19, des chanteurs d’une chorale dans le comté de Skagit (Etats-Unis) https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2020/05/18/etats-unis-deux-morts-du-covid-19-parmi-cinquante-deux-personnes-contaminees, qui initialement avaient respecté les mesures barrières, masques, gel hydroalcoolique, plusieurs mètres de distanciation, mais qui avaient enlevé le masque pour chanter. A la suite de la répétition, plus de cinquante personnes avaient contracté la maladie et deux étaient décédées dans les semaines suivantes.

    Ou encore plus spectaculaire, les clients d’un restaurant à Wuhan (Chine), contaminés par un individu porteur du virus assis à des étages de distance, par le biais d’un système de ventilation mal adapté.
    Désormais, la contamination par le SARS-CoV-2 en suspension à l’intérieur des locaux, accrue s’ils sont de petite dimension et mal ventilés, ne fait plus de doute.

    Le dioxyde de carbone indicateur

    En France, l’étude ComCor de l’Institut Pasteur https://hal-pasteur.archives-ouvertes.fr/pasteur-03155847/document montre que, dans le cas des contaminations extra-domiciliaires, 80 % des contacts avaient lieu à l’intérieur des locaux, fenêtres fermées, et cela en dépit du respect des gestes barrière. Aussi, l’OMS a reconnu que la transmission aéroportée était possible dans les espaces bondés, fermés ou mal ventilés. La récupération d’aérosols émis a démontré la présence de virions infectieux et réplicatifs, qui étaient intacts et ainsi capables d’infecter.

    Ainsi, il paraît évident que pour endiguer efficacement la propagation du SARS-CoV-2, il faut compléter les mesures actuellement adoptées (hygiène, port du masque, distanciation interindividuelle, confinement) par des mesures de prévention de la transmission des aérosols à l’intérieur des locaux. L’enjeu est de taille car, dans les pays industrialisés, les individus passent jusqu’à 90 % de leurs temps à l’intérieur.

    En plus de l’ouverture des fenêtres https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/10/16/covid-19-l-aeration-pilier-jusqu-ici-neglige-de-la-prevention_6056262_165068, qui n’est pas toujours possible, il faut augmenter la distanciation dans les espaces bondés, définir des jauges de fréquentation des locaux et installer des appareils capables de piéger l’aérosol en suspension contenant le virus (ventilations, hottes, purificateurs d’air et filtres, pompes à chaleur actuellement à l’étude).

    D’ailleurs, dans tous les lieux à fréquentation du public, il faudrait employer le dioxyde de carbone (CO2) comme indicateur d’alerte, car plus sa teneur augmente plus le risque de transmission du SARS-CoV-2 est important.

    L’exemple du Japon

    D’une façon plus générale, il faut établir et appliquer des règles de façon à contrôler la qualité de l’air dans les immeubles et ainsi prévenir des futures menaces infectieuses, mais aussi à diminuer la pollution de l’air intérieur, qui est responsable de plusieurs problèmes sanitaires graves. En somme, il faut que l’air intérieur soit considéré comme un bien public, car ayant un impact communautaire.

    Plusieurs raisons confirment l’urgence de la situation. Le confinement sans air purifié peut être vraiment délétère pour les individus des classes sociales défavorisées qui habitent des logements exigus, comme nous l’avons observé dans le Grand Paris où la précarité est associée à la sévérité et à la surmortalité par le Covid-19, où l’état des patients souffrant de maladies chroniques s’aggrave en raison de l’augmentation des expositions intérieures.

    Par ailleurs, le confinement parfait semble difficile à mettre en œuvre https://www.nature.com/articles/s41598-021-84092-1, comme indiqué par une analyse récente montrant que dans 98 % des quatre-vingt-sept études considérées, le confinement ne réduisait pas le nombre de décès par le Covid-19.

    D’autre part, le Japon nous a montré que le confinement pouvait être évité par le biais du contrôle de la transmission aérienne du SARS-CoV-2. A ce jour, le Japon fait état de 9 242 décès dans une population de 126 millions d’habitants, dont 26 % sont âgés de plus de 65 ans et présentent a priori un risque plus élevé de contracter le coronavirus (sources : https://covidly.com). Cela grâce à la politique des « 3 Cs » ( « closed spaces, crowded places, close-contact settings » ), à savoir l’évitement des espaces fermés, des lieux bondés et des contacts étroits.

    Manque de vaccins

    Assainir l’air intérieur est à entreprendre aussi car en raison des mutations du virus, du manque de vaccins pour les enfants, de l’existence au niveau mondial de poches de vulnérabilité où la maladie peut surgir et se propager à tout moment, l’immunité collective pourrait être plus difficile que prévu, voire impossible à atteindre. Même Israël, présenté comme l’exemple à suivre, ne peut rien contre le fait que les pays frontaliers vaccinent très peu.

    A cela, il faut rajouter des considérations de type contextuelles : le manque de vaccins pour les presque 8 milliards d’habitants de la Terre. Comme l’a indiqué le pape François, il faut qu’aussi les habitants des pays pauvres reçoivent la protection vaccinale requise.
    Dans ce contexte morose, empêcher la transmission aéroportée du virus constitue le défi à relever. Il faut mettre en œuvre un plan d’assainissement de l’air dans les lieux à fréquentation du public (écoles, universités, lieux de culture, hôtels, restaurants, cafés, magasins…), les bureaux, les transports, les logements, soit par intervention directe de la part de l’administration, soit par des aides directes et du support technique.

    C’est un beau chantier qui nous attend. En France, il y a tout le savoir-faire et l’expertise nécessaire à le réaliser. Cela va de soi que cela contribuerait aussi à créer de l’emploi.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/04/06/isabella-annesi-maesano-il-faut-que-l-air-interieur-soit-considere-comme-un-

    #aérosols #covid-19 #aération #prévention

  • Comprendre les risques aérosols et adopter de nouvelles pratiques pour minimiser les contaminations, Nous aérons - un site collaboratif
    https://nousaerons.fr

    FICHES SUR L’AÉRATION
    TEXTES OFFICIELS
    BIBLIOGRAPHIE
    CONTACTS
    PRÉVENTION COVID-19

    Ce site, en construction est le résultat d’une action collaborative impliquant plusieurs personnes issues de différents horizons ou groupes de réflexion, voir la rubrique contacts

    Ci-dessous, vous trouverez des fiches pratiques concernant les risques de contamination #aérosol et l’aération. Ces fiches ont été conçues pour être éventuellement affichées pour informer les usagers.

    LE RISQUE « AÉROSOL »
    POURQUOI AÉRER ?
    COMMENT AÉRER ?
    MESURER LE #CO2

    Ci-dessous, vous trouverez des #affiches pour signaler aux usagers de locaux que des bonnes pratiques concernant l’aération sont mises en oeuvre.

    #covid-19 #prévention #démocratie_sanitaire #aération #toctoc

  • Sensibiliser la population à la COVID-19 le long des points de transit au Rwanda | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/fr/stories/sensibiliser-la-population-la-covid-19-le-long-des-points-de-transi
    https://storyteller.iom.int/sites/default/files/styles/facebook_graph_/public/drag-n-drop/st01182021-01.jpg?itok=Zy6TnJ88

    Kigali - L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) fait participer les migrants le long des points de transit et de convergence du commerce pour les sensibiliser aux mesures de prévention contre la COVID-19. Cela se fait par le biais de la radio, ainsi que par des messages de communication des risques, dans le cadre des efforts visant à diffuser des messages sur la COVID-19 au sein des communautés. À ce jour, plus d’un million de personnes ont été ciblées par une campagne de sensibilisation lancée dans l’ouest du pays. Cela s’explique par le fait qu’un grand nombre d’entre elles se déplaçaient pour aller à l’école et au travail, et pour rejoindre leur famille pour les fêtes de fin d’année. La campagne de sensibilisation a ciblé les marchés#prevention# et les gares routières en raison de leur grande propension à la transmission et à la propagation de la COVID-19 pendant la saison des fêtes, notamment en raison de l’intensification de l’activité, du commerce et des déplacements. Pour s’assurer que le message atteigne le public visé, la campagne s’est concentrée sur l’utilisation de stations de radio populaires et d’affiches à Rubavu, Karonge et Musanze.
    La gare routière de Musanze, l’une des stations ciblées, reçoit au moins 20 000 passagers par jour, qui voyagent tous vers des destinations différentes.
    Grâce à l’émission de radio interactive en direct, les auditeurs ont pu téléphoner et obtenir des réponses à leurs questions.

    #Covid-19#migrant#migration#rwanda#sensibilisation#sante#propagation#circulation#frontiere#oim

  • #Fichage sans limites au nom de la #sécurité_publique : le spectre de Big Brother en 2021

    Trois #décrets du 2 décembre 2020 (nos 2020-1510, 2020-1512 et 2020-1521) élargissent considérablement l’ampleur des #fichiers #Gestion_de_l’information_et_prévention_des_atteintes_à_la_sécurité_publique (#GIPASP), #Enquêtes_administratives_liées_à_la_sécurité publique (#EASP) et #Prévention_des_atteintes_à_la_sécurité_publique (#PASP), qui concernent les personnes « dont l’activité individuelle ou collective indique qu’elles peuvent porter atteinte à la #sécurité_publique ou à la sûreté de l’État ».

    Les éléments contenus dans ces décrets ne sont pas sans rappeler le #fichier_EDVIGE qui, en 2008, avait suscité une vive réaction de la population jusqu’à son retrait par le gouvernement. En 2020, par un tour de passe-passe, le gouvernement s’épargne la consultation de la #CNIL sur une des parties les plus sensibles du texte, en ajoutant au dernier moment la mention « des #opinions_politiques, des #convictions_philosophiques, religieuses ou une #appartenance_syndicale ». Outre cet aspect des textes déjà hautement contestable, ces décrets autorisent également le fichage de l’activité d’une personne sur les #réseaux_sociaux ou encore « des données de #santé révélant une dangerosité particulière ».

    Le champ des personnes susceptibles d’être concernées est ainsi très large.

    Ce faisant, et après des dispositions conduisant à porter atteinte au #droit_de_manifester, il conduit à stigmatiser la #liberté_d’opinion, l’#action_syndicale, le fait d’être adhérent à un #syndicat, qui laisserait à penser qu’être adhérent d’un syndicat pourrait être associé d’une manière ou d’une autre à des impératifs de #sécurité_intérieure, de #sûreté de l’État, de lutte contre le #terrorisme, de #violence_urbaine.

    Ces décrets pourraient permettre à l’administration de ficher des personnes en raison de leurs #opinions et #convictions et de leurs problèmes de santé au prétexte qu’ils « révéleraient une #dangerosité particulière ».

    C’est pourquoi les organisations syndicales CGT, FO, FSU, SAF, SM, Solidaires, l’UNEF, ainsi que l’association GISTI ont attaqué devant le Conseil d’État ces décrets indignes d’un État de droit censé protéger, entre autres, la #liberté_d’opinion, d’association et les #droits_syndicaux.

    L’audience est fixée au mercredi 23 décembre à 15H00.

    https://www.gisti.org/spip.php?article6536
    #France
    ping @etraces

    –—

    voir aussi :
    Les possibilités de #fichage de la #police discrètement élargies par trois #décrets
    https://seenthis.net/messages/890224

  • Les possibilités de #fichage de la #police discrètement élargies par trois #décrets

    Trois décrets publiés vendredi au #Journal_Officiel, et passés quasiment inaperçus, créent la polémique et l’inquiétude des défenseurs des libertés. Ils vont permettre aux #forces_de_l'ordre et aux renseignements de collecter beaucoup plus d’#informations et des données très personnelles.

    Ficher les #opinions_politiques de certains Français, les #orientations_sexuelles, la #pratique_sportive, les #comportements_religieux, les activités sur les #réseaux_sociaux, c’est une nouvelle prérogative des forces de l’ordre, grâce à trois décrets parus vendredi en toute discrétion. Concrètement, avec ces décrets, l’exécutif élargit les possibilités de fichage de certains services de police et de #gendarmerie.

    Il ne s’agit pas, théoriquement, de collecter des données de tous les citoyens, mais, selon le décret, de personnes « susceptibles de porter atteinte aux #intérêts_fondamentaux_de_la_Nation, à l’#intégrité_du_territoire, ou des #institutions de la République. Ou encore de constituer une #menace_terroriste ».

    Données relatives aux #troubles_psychologiques, psychiatriques

    Ces nouvelles données, concernant de nouvelles personnes, viendront grossir trois fichiers : le fichier #Prévention_des_atteintes_à_la_sécurité_publique (#PASP), le fichier #Gestion_de_l’information_et_prévention_des_atteintes_à_la_sécurité_publique (#GIPASP) et le fichier #Enquêtes_administratives_liées_à_la_sécurité_publique (#EASP). Ce dernier fichier est utilisé pour réaliser les #enquêtes_administratives_préalables à certains recrutements dans la #fonction_publique.

    Des voix s’élèvent aujourd’hui pour s’inquiéter du périmètre - notamment - très large accordé au recueil des données, sachant que pour les terroristes potentiels, il existe d’autres fichiers. Il est question aussi de mieux surveiller les personnes morales et les groupements, autrement dit les #associations.

    Quant au contenu des données collectées : ce ne sont plus seulement les activités politiques, religieuses, syndicales, mais dorénavant également les #opinions_politiques, les #convictions_philosophiques, religieuses, ainsi que les comportements et habitudes de vie, les #pratiques_sportives... Autant de notions intrusives, sur lesquelles la CNIL a demandé des précisions. Avis non pris en compte.

    Le #renseignement_territorial pourra également enregistrer des données relatives aux troubles psychologiques ou psychiatriques qui peuvent être considérées comme des atteintes au #secret_médical.

    « Les fichiers de police dont on parle ne sont pas des #fichiers_judiciaires, ce sont des fichiers qui sont gérés par la police, seule, pour la police, explique Arthur Messaud, porte-parole de La Quadrature du Net. Ce ne sont pas non plus des fichiers de #contre-terrorisme. On est dans la lutte contre les sectes, la lutte contre les hooligans et la lutte contre les violences autour des trafics de drogue, mais aussi toutes les luttes, les #violences ou les #manifestations non déclarées autour des #mouvements_idéologiques. Il faut bien comprendre que là, quand je dis #violence, c’est tel qu’interprété par la police. »

    « Ce n’est pas un #juge qui va qualifier des #infractions_pénales. Non, c’est la police toute seule pour ces renseignements à elle, qui va surveiller des gens qu’elle considère comme dangereux pour le pouvoir en place » - Arthur Messaud

    Le décret comporte également un couplet sur les réseaux sociaux

    Surveillance actée des activités sur ces réseaux avec possibilité de recueil des #pseudonymes et #identifiant, pas les mots de passe, uniquement les informations mises en ligne volontairement en source ouverte. Mais il sera possible de capter les commentaires et surtout les #photos, #reconnaissance_faciale non exclue.

    La CNIL souligne que le résultat devra être recoupé et qu’il ne suffira en aucune manière à lui seul à fonder une décision à l’égard de la personne.

    Ces décrets apparaissent comme une nouvelle encoche dans nos #libertés. A minima une bombe à retardement si notre histoire démocratique venait à vaciller.

    Il y a 12 ans, le #fichier_Edwige prévoyait de collecter - déjà - des informations sur les opinions des personnes fichées. Des mobilisations citoyennes avaient permis de modifier la donne et le gouvernement avait autorisé le recueil de fichier uniquement sur les activités politiques des personnes et non plus leurs #opinions.

    https://www.franceinter.fr/societe/les-possibilites-de-fichage-de-la-police-discretement-elargit-par-trois-
    #décret #France #données_personnelles

    ping @etraces

  • Décret du 11 novembre : sacrifice des travailleurs vulnérables et mépris pour la démocratie en santé - Renaloo
    http://www.renaloo.com/actualites2/les-dernieres-actualites-

    ✅ Une fois encore, la démocratie en santé est bafouée durant cette crise, et les travailleurs les plus vulnérables, à risque de forme grave de Covid19, risquent de le payer cher.

    Renaloo est mobilisé depuis le tout début de la crise sur l’indispensable protection des travailleurs à risque de forme grave de Covid19 et des proches vivant sous le même toit qu’une personne vulnérable. Un feuilleton qui a d’ores et déjà comporté de nombreux épisodes(1). 

    Le décret paru le 11 novembre 2020 est un nouveau coup, qui sacrifie leur protection sur l’autel de la reprise économique. 

    ✅ Nous dénonçons tout d’abord un simulacre de concertation 

    Alors que nous l’attendions depuis le 16 octobre, le projet de décret n’a été communiqué à France Assos Santé que le 10 novembre, sans information sur les délais impartis pour sa relecture. Nous avons avec effroi constaté sa publication le 11/11 au matin.

    ✅ Une liste des pathologies à risque arbitraire, incohérente avec l’avis du HCSP du 29 octobre.

    Certaines des pathologies identifiées par le HCSP comme étant les plus à risque de forme grave sont même absentes du décret.

    ➡️ C’est le cas notamment de l’insuffisance rénale chronique(2), qui pourtant fait partie selon le HCSP des pathologies entrainant le sur-risque significatif le plus élevé (HR >5 au stade 5) et figure en quatrième position des comorbidités retrouvées chez les patients décédés de Covid19 en France(3).

    ✅ Les proches cohabitant avec des personnes fragiles sont à nouveau injustement exclus des dispositifs dérogatoires.

    Bien que la Direction Générale de la Santé ait demandé au HCSP de se prononcer sur l’activité professionnelle des personnes cohabitant avec les personnes à risque de forme grave de Covid19, son avis est totalement muet sur le sujet…

    ✅ Un texte qui n’impose pas le télétravail même s’il est possible

    Selon le décret, le télétravail, bien que présenté comme l’alternative prioritaire par le HCSP, n’est pas opposable à l’employeur. S’il réunit les "critères de sécurité renforcés", il peut exiger le retour en présentiel de son salarié même si le télétravail est possible. 

    ✅ Une opposition inconciliable entre les intérêts des employeurs et ceux des travailleurs vulnérables, qui conduira à des risques de discrimination et d’exclusion professionnelles.

    A compter du 1er janvier 2021, les conditions financières du chômage partiel évoluent :

    les salariés en chômage partiel ne toucheront plus que 60% (70% actuellement) de leur rémunération brute (100% s’ils sont au Smic)(4)
    les employeurs se feront rembourser 60% de l’indemnité versée (85% actuellement). Soit un reste à charge de 40% (15% actuellement)(5) 
    ➡️ L’employeur aura à sa charge une part croissante du chômage partiel et sera donc fortement incité à « encourager » au retour en présentiel.

    ➡️ Les pressions qui vont s’exercer sur les travailleurs vulnérables seront donc majeures : employeur + diminution de l’indemnisation.

    ➡️ Elles les conduiront à devoir faire des choix entre leur protection et leur santé d’une part, et leurs ressources et leur avenir professionnel d’autre part. 

    ➡️ Combien de conflits naitront entre employeurs et salariés à risque qui devront assumer de dénoncer l’insuffisance de protection dont ils font l’objet ?

    ➡️ Combien de travailleurs seront mis à l’index et promis à un départ imminent pour avoir tenté de faire valoir leurs droits ?

    #covid-19 #prévention #vulnérables #travail #chômage_partiel

  • « Le confinement allégé ne sera pas suffisant pour casser rapidement la courbe épidémique »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/11/05/william-dab-il-faut-des-maintenant-travailler-a-eviter-un-troisieme-confinem
    William Dab, médecin, épidémiologiste, professeur émérite au CNAM, a été directeur général de la santé de 2003 à 2005. Il analyse la stratégie de lutte contre l’épidémie de Covid-19. Propos recueillis par Pascale Santi.

    Les écoles, collèges et lycées ont rouvert lundi 2 novembre, qu’en pensez-vous ?

    La situation n’est pas simple. Le retour à l’école est une bonne décision du point de vue éducatif. Mais du strict point de vue de l’épidémie, il vaudrait mieux les fermer pour réduire la circulation virale. C’est un choix politique, un arbitrage entre l’impératif pédagogique et l’impératif sanitaire.

    Fermer les écoles, surtout durant le premier semestre, accentue les inégalités. Or, on sait que l’épidémie touche plus les populations les plus précaires. En ce moment, on ne cherche pas la bonne solution, on cherche la moins mauvaise.

    Quel est le rôle des enfants dans la circulation virale ?

    Les enfants semblent moins contaminés et moins contagieux. Les adolescents aussi, mais ils ont plus de contacts sociaux. A l’instar des jeunes adultes, ils sont le plus souvent asymptomatiques. Cependant, il faut être prudent avec les études disponibles. Elles ne sont pour la plupart pas françaises, et elles ont été réalisées au moment où la circulation virale était moins forte qu’aujourd’hui, et à des moments où des écoles pouvaient être fermées.

    Vous avez estimé que les enfants devraient porter un masque à la maison, pour quelles raisons ?

    Cette position a suscité beaucoup de réactions. La représentation dominante est qu’il n’y a pas de problème à la maison, où on a le sentiment d’être protégé. Ce n’est pas vrai. Ma position n’est pas le port du masque systématique à la maison. Ce qu’il faut, c’est inciter les familles à évaluer le risque. Actuellement, la circulation du virus est intense et il faut éviter d’être malade. Le temps médical et le temps soignant, déjà diminué, va se réduire tout au long du mois de novembre. Dans ce contexte, les enfants peuvent ramener le virus à la maison sans le savoir et contaminer leurs proches.

    Plusieurs éléments sont à prendre en compte. Vivre dans un grand appartement chacun ayant sa chambre ou à cinq dans 50 mètres carrés, ce n’est pas le même risque. De même, s’il y a dans la famille des gens à risque élevé de complications. Dans ce cas-là, les enfants et les adolescents doivent se considérer contagieux jusqu’à preuve du contraire. Quoi qu’il en soit, il faut être irréprochable sur l’hygiène des mains et veiller à une aération régulière. Il faut aussi réfléchir aux repas, être vigilant sur les ustensiles, les surfaces, etc.

    Le masque à la maison est-il acceptable ? C’est à chaque famille de décider, c’est un choix délicat entre le besoin affectif et le besoin sanitaire. Rappelons que les personnes fragiles ne sont pas que les personnes les plus âgées ; 40 % des personnes actuellement en réanimation ont moins de 65 ans et 90 % des personnes en réanimation ont des facteurs de risque, qui, outre l’âge, sont le surpoids, le diabète et les antécédents cardiovasculaires ou pulmonaires.

    Pensez-vous que ce confinement allégé sera suffisant ?

    Suffisant pour casser rapidement la courbe épidémique, non. Les mesures prises ne peuvent donner des effets que deux semaines après leur instauration. Je serais étonné que l’on parvienne fin novembre à 5 000 contaminations par jour, objectif fixé par le président Macron. Je l’espère, mais obtenir ce résultat alors que les écoles sont ouvertes semble une gageure. Je m’attends plutôt à ce que ce confinement dure jusqu’au mois de janvier.

    Au printemps, un confinement strict a démarré le 17 mars, l’épidémie n’a cessé de gagner du terrain jusqu’au 7 avril. Mais c’était différent, car nous n’avions ni masques, ni gel, ni tests et le taux de reproduction effectif du virus, le « R », était de 3, le nombre de personnes hospitalisées doublait tous les trois jours.

    Depuis la mi-août, nous avons une croissance exponentielle, avec un doublement des cas tous les quatorze jours. Au début du mois de septembre, 5 000 cas de contaminations étaient recensés chaque jour, ce qui a conduit à environ 100 000 contaminations quotidiennes aujourd’hui. C’est le grand piège d’un modèle exponentiel à latence longue, pendant longtemps on a l’impression que c’est maîtrisable et à un moment donné, lorsqu’on passe de 20 000 à 40 000 cas, on perd le contrôle de la pandémie, même avec un taux de reproduction « R » de l’ordre de 1,3 (c’est-à-dire que 10 personnes en contaminent en moyenne 13 autres).

    Qu’est-ce qui a failli ?

    Comme l’a dit le maréchal Foch, les défaites s’expliquent souvent par deux mots : trop tard. Au printemps, nous avons payé la faiblesse de notre préparation face aux pandémies. Les commissions d’enquête parlementaires sont en train d’investiguer cela. Cet automne, nous avions les tests, les masques et le gel hydroalcoolique. Mais nous n’aurions pas dû nous trouver dans cette situation si on avait agi résolument dès la fin août.

    Lors du déconfinement, en mai, les vannes n’ont pas été ouvertes d’un seul coup, mais progressivement. En revanche, fin août, alors que la circulation virale et le nombre de personnes infectées étaient repartis à la hausse, les écoles ont été ouvertes, puis les universités, et on a demandé aux salariés de revenir dans les entreprises, tout cela en même temps, sans stratégie sur l’utilisation des tests, sur l’isolement. Dès lors, le scénario actuel était écrit.

    Que fallait-il faire ?

    L’isolement est la pièce maîtresse de la lutte contre l’épidémie. Ce n’est pas nouveau. On le sait depuis Robert Koch et sa gestion d’une épidémie de fièvre typhoïde. Cela fait des mois que plusieurs instances le recommandent, mais le mot « isoler » a disparu du discours officiel.
    Il ne suffit pas de dire « restez chez vous ». Le dispositif des hôtels avait été évoqué mais n’a jamais fonctionné. Pour cela, il faut mettre en place un accompagnement sur le terrain, personne par personne. Il ne suffit pas non plus de faire 1 million de tests par semaine. Leur usage doit poursuivre un objectif prioritaire qui est de repérer les malades contagieux et de les isoler.

    On s’attendait le 15 septembre à ce que le premier ministre, Jean Castex, annonce des mesures de ralentissement de la circulation virale, mais il s’est contenté de recommandations. Encore une fois, c’est le problème d’un modèle exponentiel avec un temps de doublement des cas qui est long. Il faut prendre des décisions fortes alors qu’il y a encore peu de cas. Le conseil scientifique l’a dit, mais ce n’est pas facile politiquement.

    A-t-on manqué de pédagogie en France ?

    Oui, je le crois. Les gens ont un sentiment d’incohérence, on ne peut pas acheter des livres mais des cigarettes, pourquoi ? Par ailleurs, les incertitudes ne sont pas suffisamment expliquées : mutations, durée de l’immunité, etc.

    Dans ces situations, la confiance sociale est une question absolument clé. Pour l’obtenir, les décisions doivent s’appuyer sur une évaluation scientifique du risque, ce qui veut dire notamment connaître la contribution des différentes sources de contaminations, ce que l’on pourrait faire sur des échantillons, par des enquêtes téléphoniques et chez les personnes admises à l’hôpital. On nous dit que la plupart des contaminations sont dans le cercle familial. Je ne sais pas où sont les données à l’appui de cette affirmation.

    Les dégâts sociaux, économiques et sanitaires liés au confinement ne seront-ils pas supérieurs aux dégâts sanitaires du Covid-19 ?

    Oui c’est possible. J’ai évoqué cela dans vos colonnes dès le mois d’avril. C’est pour cela que la réactivité de la prévention est fondamentale. Si on agit vite et tôt, on limite l’impact sanitaire et l’impact économique. Plus généralement, la question qui se pose à nos sociétés est celle d’un arbitrage entre le court et le long terme. Pour sauver des vies maintenant, faut-il fragiliser les générations futures ? Si notre santé publique était efficace, on n’aurait pas à se poser cette question.

    Etes-vous pessimiste ?

    Par nature, je suis optimiste, mais à court terme, cela va être douloureux. L’optimisme serait que l’on se mette dès maintenant à préparer le déconfinement et de faire ce qu’il faut pour éviter un troisième confinement au printemps, ce qu’évoque le conseil scientifique. Ce serait socialement trop destructeur, on sent déjà le désarroi et la lassitude.

    #covid-19 #prévention #santé_publique

  • Covid-19 : à Saint-Etienne, « la situation est en train de nous échapper », Luc Chatel
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/22/covid-19-a-saint-etienne-la-situation-est-en-train-de-nous-echapper_6056963_

    Si la contamination poursuit sa hausse, les hôpitaux ne pourront bientôt plus accueillir de malades.

    Déjà soumise au couvre-feu nocturne depuis le 17 octobre, la métropole de Saint-Etienne voit la situation sanitaire se dégrader de jour en jour. Le chef-lieu de la Loire affiche désormais le plus haut niveau de contaminations du pays, avec un taux d’incidence de 807 cas sur sept jours pour 100 000 habitants, contre 370,5 de moyenne nationale, selon les dernières données de Santé publique France. Le département de la Loire a enregistré neuf décès en vingt-quatre heures, jeudi 22 octobre. A l’Hôpital privé de la Loire (HPL), deuxième plus gros établissement sanitaire de Saint-Etienne, après le centre hospitalier universitaire (CHU), le directeur, Janson Gassia, détaille : « Nous avons actuellement 54 patients Covid, alors qu’ils étaient 45 au plus haut de la première vague, début avril. »

    Très présent dans les médias pour critiquer les décisions gouvernementales face au coronavirus, dont l’instauration du couvre-feu et la fermeture des bars dans sa ville, le maire (LR) de Saint-Etienne se fait ces jours-ci plus discret. Alors qu’il affirmait, lundi 12 octobre sur RTL, qu’il n’y avait « aucun malade dans les #Ehpad stéphanois », Gaël Perdriau, qui n’a pas souhaité répondre à nos questions, a dû faire face une semaine plus tard à l’identification par l’agence régionale de santé (ARS) d’une dizaine de clusters dans des Ehpad.

    Pour Janson Gassia, « à ce rythme, nous allons atteindre le taux maximum d’occupation des lits [d’hôpitaux] d’ici deux semaines » . Il avait été recommandé la semaine du 12 octobre aux établissements de la Loire de déprogrammer 30 à 40 % des interventions non urgentes, or l’HPL et le CHU en sont à plus de 70 %. « Nous allons très vite devoir cesser toute intervention hors Covid » , prévient le professeur Franck Chauvin, directeur de la prévention au CHU de Saint-Etienne, président du Haut-Conseil de la santé publique et membre du conseil scientifique mis en place au printemps par le gouvernement. Jusqu’à présent, la situation avait pu être en partie régulée grâce à des transferts de malades : neuf patients stéphanois ont notamment été pris en charge la semaine du 12 octobre par le CHU de Clermont-Ferrand. « Nous avons également fait des transferts entre établissements du groupement hospitalier de territoire » , précise Janson Gassia.

    « Notre personnel est très fatigué »

    C’est en effet à cette échelle locale, qui couvre la Loire et le nord de l’Ardèche et qui regroupe une dizaine d’établissements hospitaliers sous la direction du CHU de Saint-Etienne, que s’organise au quotidien la gestion des lits. « Nous avons une conférence téléphonique quotidienne entre directeurs, du lundi au dimanche, pour évaluer la situation, précise le patron de l’HPL. C’est ce qui nous a permis jusque-là de répartir au mieux tous les patients. Mais nous en sommes à un stade où nous ne pouvons pas repousser les murs pour ouvrir de nouveaux de lits. Et notre personnel, qui est très impliqué et désormais bien formé à cette situation, commence à être très fatigué. » Une fatigue qui se ressent aussi chez les médecins généralistes. « Tout le monde est débordé, la situation est en train de nous échapper, constate avec dépit Nassira Drikeche, médecin généraliste dans le quartier populaire de Montreynaud. Depuis une dizaine de jours, ça n’arrête pas : les appels téléphoniques liés au Covid ont doublé et il y a beaucoup plus de cas positifs, notamment chez des patients asymptomatiques. C’est une catastrophe. »

    Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer la situation. « La population de Saint-Etienne est plus précaire que celle des autres métropoles, puisque 25 % des Stéphanois vivent sous le seuil de pauvreté , rappelle Régis Juanico, député (Génération.s) de la Loire, dont la circonscription recouvre une bonne partie de la ville. Or on sait que le virus atteint plus spécialement ces personnes. C’est une piste d’analyse, mais on n’a en réalité aucune explication satisfaisante. Rien ne permet pour l’instant de justifier l’ampleur de la progression. » Pour Franck Chauvin, comme pour l’ARS, « Saint-Etienne n’est peut-être que la première d’une série de villes qui seront tout aussi fortement touchées. Les courbes des autres départements sont très mauvaises. »

    75 % de plus de 70 ans

    A Saint-Etienne, comme dans d’autres villes affectées par la pandémie de Covid-19, l’âge des patients est un motif d’inquiétude. « Les plus de 70 ans représentent plus de 75 % des personnes atteintes du coronavirus qui entrent à l’hôpital ces derniers jours , indique Franck Chauvin. Or leur durée d’hospitalisation est plus longue et ils sont plus souvent admis en réanimation que les autres malades du Covid. C’est de là que vient l’essentiel de la tension. » C’est donc auprès de ce public qu’il faudrait et qu’il faudra agir prioritairement, selon lui. « On n’a pas mis en place de mesures de protection spécifiques pour ces personnes fragiles, qui se contaminent pour l’essentiel dans la sphère familiale, regrette-t-il. Elles doivent absolument continuer à mettre un masque quand elles se trouvent avec des plus jeunes, ventiler les pièces, se laver les mains, utiliser du gel hydroalcoolique et respecter les distances pendant les repas. » Ce que soulignent tous les observateurs stéphanois, c’est en effet la mauvaise application des gestes barrières : masque enlevé pour se faire la bise, pour se parler ou pour téléphoner, relâchement lors de réunions familiales, distanciation non respectée, etc.

    En attendant de pouvoir compter sur une remobilisation de la population, d’autres solutions sont à l’étude au sein de la préfecture de la Loire, où chaque lundi, un « point Covid » est organisé autour de la préfète et d’un grand nombre d’institutions concernées par la pandémie. « Un arrêté d’extension de l’alerte maximale à des communes voisines de la métropole, voire à tout le département de la Loire, est déjà dans les cartons » , précise un participant à ces réunions. Deux autres mesures ont été évoquées lors du dernier « point Covid » de la préfecture : l’avancée du couvre-feu à 19 heures et le reconfinement localisé.

    #hôpital #précarité #prévention_en_berne (on se demande pourquoi) #couvre-feu #reconfinement

    • Covid-19 : « Les citoyens doivent être davantage associés aux mesures à prendre face à l’épidémie », le turbo prof Franck Chauvin, cancérologue et professeur de santé publique à l’université Jean-Monnet, à Saint-Etienne, préside le Haut Conseil de santé publique et est membre du conseil scientifique sur le Covid-19. Propos recueillis par Chloé Hecketsweiler
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/23/covid-19-les-citoyens-doivent-etre-davantage-associes-aux-mesures-a-prendre-

      Le professeur de santé publique Franck Chauvin (...) et la nécessité d’une pédagogie tournée notamment vers les plus de 70 ans.

      Franck Chauvin (...) explique la difficulté d’évaluer les conséquences à long terme des mesures prises pour lutter contre l’épidémie, et la nécessité d’associer les citoyens à ces choix qui engagent toute la société.

      Il va falloir vivre avec le virus tout l’hiver, voire au-delà. Quelles sont les stratégies possibles ?

      Il y a trois solutions. La première consiste à laisser le virus se propager sans prendre de mesures restrictives. L’expérience de pays comme le Royaume-Uni au début de la pandémie ou le Brésil, par exemple, montre l’impossibilité d’une telle solution, inacceptable en termes de mortalité. Une autre stratégie est de faire du « stop and go » , c’est-à-dire qu’on contrôle la circulation du virus par des confinements entrecoupés de périodes de relâche, car le confinement ne peut durer indéfiniment. Soit enfin, on trouve un moyen de réduire le risque de façon chronique en protégeant les plus fragiles et en essayant de limiter la circulation parmi les autres. [une politique de suppression du virus n’est pas envisagée, c’est con pour les précaires de Saint_Étienne et d’ailleurs, ndc]

      La seconde vague est là. Comment éviter une catastrophe dans les hôpitaux ?

      L’analyse rétrospective des chiffres montre que, si, en mars, on avait été en mesure de protéger les plus de 70 ans, les hôpitaux n’auraient pas été débordés. Mais nous ne le savions pas à l’époque. Le conseil scientifique avait proposé à la sortie du confinement de maintenir une sorte de confinement volontaire pour ces personnes-là : cela avait été très mal perçu.

      Je pense qu’il faut faire beaucoup de pédagogie auprès de cette population car, au-delà d’un certain âge, le risque de formes graves de ce virus augmente de façon très importante. Ce message, difficile à recevoir pour ces personnes, est crucial à faire passer dans l’ensemble de la population.

      Il faut bien avoir en tête que, au-delà d’un seuil, obtenir la disparition totale du virus n’est plus possible, sauf en cas de découverte d’un médicament ou d’un vaccin très efficaces et massivement disponibles. Il est donc très probable que nous devions apprendre à vivre avec ce virus comme l’humanité l’a fait et le refera.

      Les grands-parents doivent-ils renoncer à voir leurs petits-enfants, à les embrasser ?

      Le problème est que nous n’avons pas conscience que des gens de notre propre famille puissent représenter un danger. Au bout d’un moment, les mesures barrières tombent. C’est probablement à ces occasions-là que les gens se contaminent.
      Je ne pense pas qu’il faille réduire les liens sociaux notamment entre générations. Il faut en créer d’une autre nature. Si les petits se sont lavé les mains, et si tout le monde porte un masque, le risque est limité. Il faut juste s’y habituer. On n’empêchera pas le virus de circuler – on n’en est plus là – mais on peut espérer le garder sous contrôle et limiter son impact dans les populations à risque.

      En quoi cette épidémie se distingue-t-elle des autres ?

      Le caractère exceptionnel de cette crise n’est pas l’épidémie elle-même : il y en a eu d’autres, de grande ampleur, comme la grippe asiatique de 1957-1958 ou la grippe de Hongkong en 1968-1969. Tous les hôpitaux étaient saturés, plus d’un million de personnes sont décédées dans le monde et pourtant personne n’en a parlé.

      Ce qui est exceptionnel, c’est que, cette fois, on a considéré que le sanitaire devait l’emporter sur tout le reste et cela dans pratiquement tous les pays du monde. Le caractère extrêmement brutal de l’épidémie a sidéré tout le monde, et les pays ont quasi tous fait le même choix, en confinant leur population pour sauver les hôpitaux et permettre la prise en charge de tous les patients.

      Aujourd’hui, on prend des décisions sans savoir sur le long terme si leur effet n’est pas finalement plus délétère que la maladie…

      Il y a avant tout une situation urgente à résoudre. Idéalement, quand on conseille de prendre telle ou telle mesure, on devrait être en mesure de dire ce qu’on en attend en matière d’efficacité, et ce que cela va coûter, c’est-à-dire quel sera l’impact des mesures. Cela dit, le bilan de la première vague commence à se préciser. Le rapport de la mission présidée par le professeur Pittet [https://www.vie-publique.fr/rapport/276679-gestion-de-crise-la-covid-19-et-anticipation-des-risques-pandemi donne de premiers éléments en matière de PIB [ produit intérieur brut ], de baisse de taux d’emploi ou de chute de la consommation.

      Ainsi, ce rapport note que le confinement a été responsable d’une chute de 10 points de PIB, à laquelle s’ajoutent les dépenses sociales engagées pour soutenir les secteurs touchés. Les économistes préciseront probablement ces coûts dans les mois qui viennent. Les effets induits commencent à être mieux connus aussi grâce à des études conduites par des équipes de recherche en sciences humaines et sociales. De l’autre côté, des simulations permettent d’estimer le nombre de décès qui ont été évités par cette mesure inédite. Ce sont ainsi probablement plusieurs dizaines de milliers de morts qui ont été empêchés.

      Avec ces données, n’est-il pas possible d’établir la balance coût-bénéfice du #confinement ?

      C’est très compliqué à faire, car cela repose sur le calcul des décès « évités » prenant en compte l’âge des patients. Un certain recul est nécessaire pour apprécier ce qu’on a gagné d’un côté et perdu de l’autre grâce à cette mesure dont on sait, de façon certaine, qu’elle a eu pour effet de limiter la saturation du système hospitalier. Et ce n’est absolument pas en période de crise que l’on peut conduire ce type de réflexion. Le caractère émotionnel est trop important et notre jugement risque d’être faussé.

      La question aurait néanmoins pu être soulevée entre les deux vagues…

      C’est en effet une question que doit poser la société. Et la réponse ne peut être que collective. Les décisions à prendre pour faire face à l’épidémie sont extrêmement impactantes, et c’est pourquoi les citoyens doivent y être davantage associés. Il est vrai que l’arrivée de cette seconde vague aussi rapidement a probablement empêché ce type de discussion au sein de la société, mais cela reste une discussion nécessaire.

      En matière de santé publique, notre société est organisée autour d’un certain nombre de pactes implicites ou explicites. Par exemple, la grippe est responsable de 10 000 décès par an environ, et ce dans une certaine indifférence. Nous acceptons collectivement que la vaccination ne soit pas systématique dans l’entourage des personnes à risque ou à l’hôpital. C’est bien un choix sociétal qui est fait.

      Il faudra donc attendre la fin de la crise aiguë pour connaître le coût des restrictions pour la société ?

      Ce sera le travail des économistes de nous éclairer sur ce point. On est en récession, le déficit de la Sécurité sociale sera probablement l’un des plus élevés de ces dernières années. Mais le problème, ce ne sont pas tant les chiffres que leur traduction pour la population. En France, l’impact social des mesures prises pour contenir l’épidémie a été retardé grâce à un système d’amortisseur extrêmement performant. Mais cet impact sera perceptible pour chacun d’entre nous, c’est certain. Le président de la République a rappelé aussi les répercussions de ces mesures sur les étudiants, avec le risque de décrochage, des difficultés à trouver des stages, sans parler de l’accès à l’emploi qui va être compliqué pour eux.

      L’impact va être significatif et diffus, avec des effets y compris sur la santé des gens. C’est pour cela que le confinement ne peut se concevoir qu’en dernière extrémité. Il faut que la situation soit dramatique pour aller dans cette direction et elle l’était en mars.

      Compte tenu des enjeux, les Français n’ont-ils pas leur mot à dire sur les mesures à prendre pour « vivre avec le virus » ?

      En période de crise, nous partons du principe que les instructions venues d’en haut sont forcément adoptées dans la population. Or, nous savons que ce n’est pas forcément le cas. Les 20-40 ans, pendant l’été, ont par exemple adopté leur propre stratégie face à l’épidémie. Ils ont eu massivement recours aux tests mais ont été probablement très laxistes sur les mesures barrières. Il faut qu’on trouve le moyen d’associer la population à la mise en œuvre de ces mesures.

      Il faut d’abord informer, éduquer, et engager notre responsabilité individuelle, car l’Etat ne pourra pas tout faire. La génération des 20-40 ans, quoi qu’on en pense, est extrêmement responsable et elle l’a montré par ce recours massif aux tests. Si on leur explique qu’en cas de test positif il faut rester sept jours chez soi, ne sortir qu’avec un masque et voir le moins de gens possible, je suis certain qu’ils le feront.

      Voilà à quoi ressemble ce brave médecin, "directeur de la prévention et de la santé des populations au CHU de Saint-Étienne."
      https://www.hcsp.fr/explore.cgi/personne?clef=2179

    • Covid-19 : premiers transferts de patients pour soulager les hôpitaux sous tension
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/10/23/covid-19-premiers-transferts-de-patients-pour-soulager-les-hopitaux-sous-ten

      Huit patients des hôpitaux de Roubaix et Tourcoing ont été transférés dans la nuit de jeudi à vendredi vers des établissements de la région lilloise, et huit autres d’Auvergne-Rhône-Alpes vers la Nouvelle-Aquitaine.

      Dommage qu’il n’y ait pas plus d’hostos dans le Loir et Cher et les Alpes de Haute Provence, les départements à faible prévalence du virus se font rares.

      Par ailleurs, la presse ne parle guère des transferts intra régionaux (par exemple de la Seine Saint-Denis vers les Yvelines) qui sont en cours depuis un moment.

  • Les trous noirs (et leurs nombreux mystères) expliqués à vos enfants
    https://www.20minutes.fr/sciences/2884135-20201016-trous-noirs-nombreux-mysteres-expliques-enfants

    Découvrez, chaque jour, une analyse de notre partenaire The Conversation. Aujourd’hui, une astronome explique aux jeunes lecteurs ce que sont les trous noirs, ces objets célestes encore mal connus

    Par contre expliquer aux gamins le port du masque et l’aérosolisation, faut pas trop en demander...

    • Les premiers médecins à qui on a appris à se laver les mains en passant de la morgue à la salle d’opération, ça leur a fait le même effet qu’à toi.

      En fait, les gamins de 4 ans, tu leurs dis de mettre un masque, ils mettent un masque et ils ne tentent pas de mal te citer Orwell pendant des plombes.

    • Et... le gamin, tu lui apprends à pas jouer avec son caca, à se laver les mains avant le repas, à traverser la rue avec prudence. C’est pour sa survie que tu lui apprends tout ça. C’est mal d’apprendre à survivre ?
      Un truc drôle, ce sont les gamins qui veulent manger de la terre (celle des pots de fleurs). Ça arrive. Et en fait, parfois, c’est qu’ils en ont réellement besoin et ça ne leur fera pas de mal... bref... Faut arrêter avec nos angoisses d’adultes à croire qu’on va les traumatiser. Nos angoisses vont les traumatiser, ça c’est certain, ils les ressentent, et ne savent pas quoi en faire. Mais leur apprendre à se protéger contre les vrais dangers, ça ne fait que les... protéger.

    • Mon neveux qui a 5 ans etait très anxieux. Il avait peur que « le méchant président lui interdise de venir voire sa tata dans deux semaines » - même si illes manquent de réferents pour ces nouvelles règles il y a quand meme du stress pour elleux je trouve

    • J’avais un échange avec des gens englués dans ce que j’ai envie d’appeler le syndrome Qanon. On pourrait aussi sans doute l’appeler syndrome Trump... Ces gens, cultivés, informaticiens à qui on ne la fait pas, m’expliquaient que mes propos étaient inutilement alarmistes. Ils admettaient à demi mot que tout ça, ça les stressait, et qu’à leurs yeux c’était exagéré, vue la faiblesse de la menace. Je ressentais comme un déni de l’existence du virus. Comme s’il n’existait pas. D’un coup, ces gens se révélaient incapables de comprendre la signification d’une évolution exponentielle... notion mathématique sans doute peu accessible, mais quand même... ce n’est que l’application d’une multiplication... et ce sont des informaticiens prétentieux la plupart du temps...

      Note que j’ai moi aussi un stress latent à ce sujet. Evidemment.

      Mais j’ai terminé la discussion avec eux en expliquant que je vivais nettement mieux depuis que j’avais cessé de vivre dans ce déni. Le virus existe. Il suffit de mettre un masque pour s’en protéger la plupart du temps. Et c’est tout. (faut aussi se laver les mains, ne pas faire la bise, ne pas serrer les mains, ok...)

      Et pour les enfants. Pour ce sujet. Ils souffrent de nos manques de logiques et des angoisses que celles-ci créent. De nos contradictions entre adultes. Les enfants souhaitent comme nous constater que l’on avance tous dans une direction claire et intelligible. Et dans le bordel ambiant, alimenté par les champions du monde qui nous gouvernent, je ne vois pas comment il serait possible d’être serein, même et surtout quand on est un enfant.

    • aha, ’ffectivement.

      Une amie instit’ était hyper-angoissée au moment de la reprise en juin, par la lourdeur du protocole. Elle était persuadée que les enfants allaient être réticents, stressés, apeurés... Elle n’en est pourtant pas à sa première rentrée, de loin. Et quelle surprise de sa part quand au bout de la première journée, elle s’aperçoit que tout fonctionne sans difficulté majeure autre que la lourdeur intrinsèque des instructions débiles. Les gamins ont suivi, et c’est tout. Je parle de maternelle.
      Anecdote reportée ici sur ST, ils ont tellement bien suivi que certains se sont retrouvés avec des brulures, à force de se laver les mains et les avant-bras avec de l’alcool mal dosé. En fait, les gamins, c’est horrible, mais ils font ce qu’on leur dit. Ils ont aveuglément confiance en l’adulte. Ce qui parfois, vous le savez aussi bien que moi, se termine fort mal.

    • Il faut vraiment arrêter de prendre les gosses pour des demeurés  : ils comprennent généralement parfaitement ce qui se passe. Ce qui est très angoissant pour eux, c’est les non-dits, les euphémisations, les choses qui leur font penser que ce doit être très très moche si les adultes de confiance font le choix de cacher ou de mentir.

      J’ai croisé quelques témoignages de gosses en CM qui ont réussi + ou - à comprendre ce qui se passe malgré le manque d’infos à leur destination  : ils sont terrorisés à l’idée de ramener le virus à la maison et de tuer leurs parents. Il y a une gamine qui bouffe dans sa chambre depuis la rentrée. Les parents ne comprenaient pas pourquoi elle leur faisait la gueule  : en fait, elle se sentait responsable de leur santé et refusait de prendre des risques. Ce n’est pas une bonne situation.

      Dans tous les cas, la vérité est toujours la meilleure option. Pas la peine d’enjoliver (ça, c’est angoissant pour les gosses) ou de noircir le tableau. Voilà ce qui se passe, voilà ce que nous allons faire, qu’est-ce que tu en penses  ? Les gosses posent souvent des questions monstrueusement pertinentes et s’adaptent à peu près à tout. Mais ils ont besoin de confiance. En eux et en nous. On ne les protège jamais en leur cachant des trucs, jamais.

      Les gosses comprennent les consignes et ils le font d’autant mieux qu’on prend la peine de leur expliquer les tenants et aboutissants et de répondre à leurs doutes et interrogations légitimes.
      Bien sûr, c’est compliqué pour ceux qui confondent éducation et dressage et qui pratiquent juste l’autoritarisme  : « On fait comme ça parce que je l’ai décidé et fin de discussion  !  ».

      Ce genre d’attitude me rendait folle quand j’étais gosse. Ça n’a pas changé.

    • Oui, il y a de quoi être soufflé d’admiration chaque fois que l’on constate que les mômes font (à l’occasion) figure d’intellos de haut niveau (pertinence, absence de préjugés, précision, concision, cohérence, questions critiques). Même si ça se complique et peut s’éteindre au moins en apparence avec la socialisation (école, groupes de pairs avec ses normes, hiérarchies, valeurs).

    • concrétement j’ai essayé hier soir de mettre un masque alors que je veillais ma fille et j’ai pas tenu. Elle a eut l’air de s’en foutre. Mais ce matin quand elle est venue se recoucher avec moi, j’ai filé dans le salon en lui disant que je ne voulais pas attraper son truc. Je lui ai dit calmement, et après qu’elle m’ait rappelé, je suis revenu auprès d’elle, mais elle s’est pelotonné dans un coin du lit en me disant qu’elle faisait gaffe (de ne pas me le refiler) et ça m’a fendu le coeur (avec l’accent). J’ai essayer de lui expliquer que c’est pas elle, mais le virus que j’essaye de repousser, mais je ne sais pas si le message est clair et ça :

      ils sont terrorisés à l’idée de ramener le virus à la maison et de tuer leurs parents.

      y a pas moyen.

      Donc euh bah, elle a mis un masque quand elle a eut envie, elle tousse dans son coude quand elle peut (4 ans bordel, je vais effectivement pas la dresser), moi je me lave les mains après lui avoir fait le nez, j’aére la pièce au max en chauffant en même temps, pas trop de câlins, et so far, plus de fièvre donc voilà quoi... Moi je vais juste me désocialiser un peu dans les jours à venir... L’impression que quand ton gosse te ramène un truc à la maison, c’est juste mort... j’ai pas les capacités d’un instructeur de survie :

      https://seenthis.net/sites/7282461336007576028

    • L’autre soir, mon gosse (14) qui dit avoir mal à la gorge. On range le lave vaisselle ensemble, il soupire à proximité de moi. Je me suis énervé. J’ai râlé. Et me suis plus ou moins excusé plus tard. Entre l’absence d’envie de porter le masque à la maison, et ce doute qui traine du fait que l’on est contagieux pendant plusieurs jours avant d’avoir les premiers symptômes, forcément, ça crée des tensions et des doutes.
      J’ai expliqué plusieurs fois à mon gamin ce que signifiait être hypocondriaque (on l’est tous). On l’a fait plusieurs fois en famille. Et finalement, je trouve que ça a permis à tous les membres de la famille de gagner en sérénité. Ce que je dis va dans le même sens que ce que dit Agnès : dire les choses, les enfants ne comprendront pas forcément tout, mais au moins on leur aura donné l’occasion, et ils sauront en faire bon usage.

    • en fait elle a franchement pigé la différence entre elle et un virus haha. Donc la phrase : « c’est pas contre toi mais contre le microbe » est plutôt effective. Ce qui me tue c’est son air responsable et sérieuse, genre je vous protège tkt. J’aime pas ça. En même temps elle est a peu près persuadée d’être capable de tuer un éléphant à mains nues, donc bon.

      Soit-dit en passant, elle a complétement capté ce qu’est un microbe grâce à ça :
      https://www.youtube.com/watch?v=UzJclM_KmRg

      vu en début de confinement...

      Bon bref, en vrai j’ai un peu flippé hein, là on sert les fesses pour que ce ne soit qu’une maladie de saisons et voilà... merci pour vos partages...

    • Au magasin bio, la copine vendeuse va prendre l’air pour qu’on discute dehors, mais un client s’inscruste et veut nous persuader que nous devons nous habituer à la mort. Comme pour la canicule et la grippe, il y a eu aussi beaucoup de morts et on en a pas fait tout un fromage, donc tout ça est normal, puisque les vieux doivent mourir et que nous mourrons tous un jour. J’essaye de garder mon calme et lui rappelle qu’il y a des jeunes en mauvais état et que pour ce qui est de protéger les blonds aux yeux bleus des gros·es, moches, vieux ou handicapé·es qui devraient leur laisser la place, ça me rappelle comme un truc.
      Revenue déprimée. Tombée dans un trou noir de cervelle d’adulte.

    • c’est marrant comme tout le monde semble penser que la vie brève à la Achille est une chose... je ne sais pas, « noble », « courageuse », alors que pour les grecs (anciens) Achille c’est l’erreur incarnée.

  • Le Covid-19, une maladie socialement inégalitaire
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/10/09/le-covid-19-une-maladie-socialement-inegalitaire_6055347_3224.html

    L’enquête EpiCov, coordonnée par l’Inserm, dresse le premier portrait à grande échelle des personnes touchées par le virus, dans leur corps ou dans leurs conditions de vie.

    Cette photo était attendue depuis longtemps. Une image tout à la fois large et détaillée de l’impact de la pandémie de Covid-19 en France. Quelle proportion de la population avait été infectée par le virus ? Quelles professions, quels groupes sociaux, issus de quelles origines ? Mais plus largement encore, comment l’épidémie et les règles nouvelles qu’elle nous a imposées avaient-elles pesé sur la vie des Français, dans toute leur diversité ?

    Cette batterie de questions, l’enquête EpiCov, lancée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), avec le concours de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), de l’Insee et de l’agence de sécurité sanitaire Santé publique France (SpF), y apporte une série de réponses éclairantes.

    Rendus publics vendredi 9 octobre par l’équipe d’épidémiologistes, de sociologues et de démographes qui y ont participé, les résultats de son premier volet dresse un tableau aussi contrasté que détaillé du pays frappé par le coronavirus.

    En mai, 4,5 % de la population de France métropolitaine avait été touchée par le virus. Les sérologies réalisées sur un échantillon représentatif de la population française de 15 000 personnes ont confirmé les résultats déjà avancés par l’Institut Pasteur pendant l’été. Autant dire que l’on était loin, très loin, d’une quelconque immunité de groupe, évaluée à environ 60 % de la population.

    Importance de la transmission familiale

    Ce chiffre brut cache toutefois des réalités diverses, détaillées dans une publication de la Drees. Sans surprise, la géographie de la séroprévalence suit celle des hospitalisations et des décès observés pendant la première vague. La proportion de personnes positives varie ainsi de 1,5 % en région Bourgogne-Franche-Comté à 6,7 % dans le Grand-Est et 9,2 % en Ile-de-France. Au niveau départemental, le Haut-Rhin reste le plus frappé, avec une prévalence de 10,6 %, suivi par les départements de la petite couronne (9,5 %) et Paris (9 %). En cette fin de printemps, les Bouches-du-Rhône et leurs 3,5 % semblaient relativement épargnés.

    Moins attendus sont les résultats par catégorie d’âge. Lors de cette première vague, le virus a ciblé en premier lieu les 30-49 ans (6,5 %). A l’inverse, seulement 1,3 % des personnes âgées de plus de 65 ans ont été infectées. « Les premiers, au cours de la vie active, ont pu avoir plus de contacts , propose la Drees. A l’inverse, les personnes les plus à risque de développer une forme grave de la maladie, et particulièrement les plus âgées, ont été invitées à moins sortir de chez elles. » Compte tenu du tribut déjà payé par ces dernières, on imagine à quoi elles ont échappé.

    Les autres éléments du portrait-robot du Français le plus touché mélangent des traits attendus et de vraies surprises. Il s’agit plutôt d’une femme (5 % de prévalence contre 3,9 % pour les hommes, alors même que ces derniers développent beaucoup plus de formes graves), travaillant dans une profession essentiellement dans le domaine du soin (11,4 %), diplômée (6,2 % chez les « bac + 3 » et plus), vivant dans une commune très dense (6,4 %), un quartier prioritaire (8,2 %) et surtout dans un logement « surpeuplé » , soit moins de 18 mètres carrés par personne (9,2 %).



    Infographie Le Monde
    Ce Français type partage par ailleurs son foyer avec un autre cas suspect (12,9 %), témoignant de l’importance de la transmission familiale.

    « Le confinement a profité aux plus riches »

    Quant à sa couleur de peau, elle est plutôt foncée, puisque la prévalence est de 9,4 % chez les immigrés d’origine non européenne, de 6,2 % chez leurs enfants, de seulement 4,8 % chez les immigrés européens et de 4,1 % chez ceux dont les parents sont nés en France. Ce résultat rejoint les enquêtes réalisées notamment aux Etats-Unis, qui constatent la surreprésentation des populations noires et hispaniques parmi les malades.

    Surprise en revanche, les niveaux de vie les plus touchés sont aux deux extrêmes du spectre, les 10 % les plus pauvres (5,7 %) et les 10 % les plus riches (6 %), contre environ 3 % pour les quatre déciles médians. Un phénomène vraisemblablement lié à la nature des interactions sociales dans ces deux groupes, que pourrait expliquer une autre enquête de l’Inserm, en cours de publication. Baptisée Sapris, celle-ci a suivi 66 000 personnes avant et pendant le confinement. En mars, ce sont les classes favorisées qui déclaraient le plus de symptômes ; en mai, c’était l’inverse. « Le confinement a été efficace, c’est indéniable, mais il a surtout profité aux plus riches , commente Nathalie Bajos, de l’Inserm, coordinatrice de Sapris et d’EpiCov. Socialement, il a même creusé les inégalités. »

    Ce constat dressé sur le statut sérologique, l’enquête EpiCov le prolonge cette fois au niveau des conditions de vie. Dans ce second volet, publié dans la revue Questions de santé publique, les chercheurs ont interrogé en mai un échantillon aléatoire de 135 000 personnes, redressé par l’Insee pour obtenir une estimation représentative de la population. De quoi analyser tout à la fois « l’effet des conditions de vie sur l’exposition au virus et, réciproquement, ceux de l’épidémie sur les conditions de vie » , indique l’article.

    Les immigrés en première ligne

    Le paysage social dans lequel intervient le confinement se révèle particulièrement contrasté. Ainsi le surpeuplement dans le logement, facteur de risque établi : il touche 23 % des ouvriers qualifiés contre 11 % des cadres. En zoomant encore, on constate que 21 % des personnels de nettoyage, 18 % des aides à domicile, 20 % des ouvriers du bâtiment vivent dans cette promiscuité. La proportion passe à 29 % chez les 10 % des personnes aux revenus les plus faibles, et à 41 % chez les immigrés non européens de première génération (30 % pour la seconde). De plus, ces derniers sont 71 % à habiter dans une commune « très dense » , autre critère favorable à la contamination, contre 31 % pour les non-immigrés. Des contrastes dont l’ampleur a surpris les auteurs, qui sont pourtant habitués aux études sur les inégalités.

    D’autant que ces inégalités ont été renforcées par le confinement, constate l’enquête. Pas celles de genre : assez étonnamment, là où les crises frappent souvent d’abord les femmes, les deux sexes semblent avoir été cette fois pareillement affectés, du moins pour ce qui est du travail et des revenus ici observés. On trouve ainsi une même proportion d’hommes et de femmes (31 %) ayant dû continuer à travailler continûment à l’extérieur pendant le confinement.

    A l’inverse, les distinctions sociales, professionnelles ou d’origine apparaissent criantes. Ainsi 50 % des cadres ont pu télétravailler, contre 1 % des ouvriers. Là encore les immigrés sont en première ligne : ils sont les moins nombreux à avoir travaillé à distance (15,4 %) et les plus nombreux à n’avoir pas pu travailler du tout (18,4 %).
    Les chercheurs constatent toutefois que les dispositifs d’aide mis en place par l’Etat, et notamment le chômage technique ou partiel, ont bien rempli leur office, en protégeant les plus faibles : 42 % des plus pauvres ont pu en profiter contre 24 % des plus riches, 23 % des ouvriers (contre 7,8 % des cadres supérieurs) mais encore 45 % des immigrés non européens et plus de 50 % des ouvriers.

    « Un effet cumulatif des inégalités sociales »

    Les personnes exerçant une profession considérée comme essentielle présentent un profil évidemment particulier : 70 % d’entre elles ont ainsi travaillé à temps plein sur le lieu de travail. « Sans l’intervention des autorités en faveur du maintien de l’activité économique, ces inégalités se seraient sans doute aggravées davantage » , insiste les chercheurs.



    Infographie Le Monde

    Une façon de souligner que, malgré ces dispositifs, elles se sont déjà aggravées. En effet, si une personne sur quatre déclare avoir vu sa situation financière se dégrader, elles sont 38 % à le penser chez les plus pauvres (20 % chez les plus aisés), 32 % chez les titulaires de BEP ou de CAP (22 % chez les « bac + 5 ») et 38 % chez les immigrés non européens (27 % chez les Français nés de parents français).

    En réalité, c’est à « un effet cumulatif des inégalités sociales » que conclut ce premier volet de l’enquête. Ainsi, « les groupes sociaux les plus concernés par le risque d’exposition, qui adoptent tout autant les gestes barrières, sont aussi ceux qui ont été les plus contaminés par le virus » , insiste l’enquête dans sa conclusion. Ce sont eux qui enregistrent, par ailleurs, le plus de pathologies associées, « au risque de développer des formes graves de la maladie » . Eux enfin qui ont « connu une dégradation particulièrement marquée de leur situation financière » pendant le confinement.

    Pauvres, urbains, mal-logés, immigrés… Seront-ils aussi les plus affectés dans la durée ? Réponse dans quelques mois, après la seconde vague de réponses, prévue plus tard cet automne.

    Premiers résultats des enquêtes de santé publique de l’Inserm sur la Covid-19 : facteurs de risque individuels et sociaux
    https://presse.inserm.fr/premiers-resultats-des-enquetes-de-sante-publique-de-linserm-sur-la-covid-19-facteurs-de-risque-individuels-et-sociaux/41032

    #enquête #EpiCov #covid-19 #crise_sanitaire #travail #pauvreté #santé #immigrés #pauvres #confinement #soignants #ville #télétravail #chômage_partiel #gouvernement

    • Covid-19 : « Cette enquête déconstruit certains discours sur la surexposition des immigrés »
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/09/covid-19-cette-enquete-deconstruit-certains-discours-sur-la-surexposition-de

      La sociologue Nathalie Bajos et l’anthropologue et démographe François Héran commentent une vaste enquête épidémiologique sur les inégalités sociales face au coronavirus.
      Propos recueillis par Nathaniel Herzberg

      Directrice de recherche à l’Inserm, la sociologue Nathalie Bajos a coordonné l’enquête « Epidémiologie et conditions de vie » (EpiCov) sur la France à l’heure du Covid-19. Démographe et anthropologue, professeur au Collège de France, François Héran en a coprésidé le conseil scientifique.

      Qu’est-ce qui fait l’originalité de cette étude dans le paysage du Covid-19 ?

      Nathalie Bajos : C’est une des très rares enquêtes qui aborde simultanément les enjeux sociaux et épidémiologiques et c’est toute sa richesse. Cela permet de comprendre avec les analyses sociologiques la réalité des données de séroprévalence de l’épidémie. Sur le Covid, je pense que c’est unique. C’est ce qui permet de déconstruire certains discours établis, par exemple sur les raisons de la surexposition des immigrés. L’autre richesse, c’est le dispositif mis en place grâce à l’Insee, qui a permis d’obtenir un échantillon très conséquent de 135 000 personnes parfaitement représentatif de la diversité de la population française.

      François Héran : C’est l’une des plus grosses enquêtes jamais réalisée en France, hors recensement, conduite qui plus est en un temps record. Avoir réussi à faire de notre belle statistique administrative habituée à son propre rythme un outil d’urgence qui puisse aider à la décision, c’est exceptionnel.

      Comment cela a-t-il été possible ?

      N.B. : Par une réactivité de toutes les instances, qu’elles soient statistiques ou épidémiologiques. Ce qui prend des mois a été fait en quelques jours. Tous les acteurs ont joué le jeu. La CNIL [Commission nationale de l’informatique et des libertés], par exemple, a répondu en vingt-quatre heures. Et l’équipe de chercheurs a travaillé nuit et jour pour être dans les temps du confinement. Sortir en octobre des données de mai, ça peut sembler long ; mais pour la recherche, c’est du jamais-vu. Et l’Inserm nous a permis de recruter quelqu’un, là encore en vingt-quatre heures. Impensable en temps normal.

      F.H. : C’est donc possible ! Je connais la lourdeur des dispositifs et, franchement, je n’y croyais pas.

      Pourquoi ne pas être passé par les grandes cohortes épidémiologiques existantes ?

      N.B. : Nous y avons pensé car elles fonctionnent déjà, avec des personnes prêtes à répondre. De plus, elles disposent déjà de données de santé et de données sociales préexistantes à l’épidémie. Nous l’avons fait avec l’enquête Sapris. Mais une cohorte, ce n’est pas représentatif de la population : ce sont des volontaires, motivés, avec un rapport à la santé sans doute particulier. Josiane Warszawski, coresponsable de l’enquête, a eu l’idée de lancer cette enquête en population générale.

      Ce croisement des approches, qu’a-t-il apporté ?

      F.H. : Il a permis de mettre en perspective les différents indicateurs, en sortant qui plus est des catégories habituelles. Savoir par exemple que 21 % des agents de nettoyage vivent en logement surpeuplé, on n’en avait aucune idée précise. On comprend alors tout de suite que ces personnes cumulent deux risques de contamination.

      N.B. : C’est aussi grâce à ce croisement que l’on a pu mettre en évidence le caractère cumulatif des facteurs de vulnérabilité. On comprend alors la place de la question des origines dans ce paysage. Les données épidémiologiques constatent un gradient spectaculaire entre les immigrés de première génération non européenne, leurs enfants, puis les immigrés européens et leurs enfants. C’est très frappant. Le risque, c’est d’essentialiser ces résultats. Mais, si l’on tient compte de la structure professionnelle, des revenus, des conditions de logement, qui sont ici documentés, il n’y a plus d’effet immigré. D’autant que l’enquête a montré qu’ils respectent autant que les autres les gestes barrières (masque, gel, distanciation physique), comme globalement les catégories populaires, d’ailleurs…

      F.H. : On sait depuis longtemps que les immigrés qui arrivent en France ont en réalité été sélectionnés : ce sont ceux qui sont en meilleure santé. Mais, au cours de leurs premières années ici, leur situation se dégrade et leur état de santé devient nettement inférieur à celui de la population d’accueil. Dans cette enquête aussi, ce sont ces conditions de vie qui expliquent les écarts, pas l’ Homo arabicus , l’ Homo ottomanius , ou que sais-je… Toute chose égale par ailleurs, le Covid ne fait pas la différence. Mais pour démontrer que l’origine ne joue pas, encore faut-il disposer de la variable de l’origine.

      La statistique publique le permet-elle ?

      F.H. : Oui, sous le régime de la dérogation. Normalement, on ne peut traiter aucune donnée personnelle qui permette d’identifier toute sorte d’appartenance : les origines, l’apparence ethno-raciale mais aussi l’orientation sexuelle, l’état de santé, les positions politiques. Mais nous travaillons tous sous le régime de la dérogation, et la CNIL les accorde en fonction de la finalité de l’enquête, de l’anonymat, de la taille de l’échantillon, des conditions de protection des données, du consentement des personnes…
      Les questions des origines migratoires ont longtemps été difficiles à faire accepter, mais comme tous les autres pays européens le faisaient, la CNIL a entendu l’argument de la comparabilité internationale. On a même pu faire exceptionnellement accepter, dans le cadre d’une enquête sur l’excision, que soit précisée l’ethnie d’origine des femmes. Et depuis 2003, dans toutes les grandes enquêtes de l’Insee, on relève le pays de naissance et la première nationalité des personnes interrogées et de leurs parents.

      Dans cette enquête, disposer de telles données a-t-il posé des difficultés ?

      N.B. : Oui. La Drees [direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la santé] considérait que ces données n’étaient pas prioritaires, qu’il fallait aller vite et qu’on intégrerait ces questions dans un second temps. Pour nous, c’était au contraire fondamental. Cela a été arbitré… en haut lieu.

      F.H. : Ensuite, nous avons eu une discussion sur les catégories. Nous voulions distinguer immigration visible et non visible. Eux ont voulu en rester à la séparation entre Européens et non-Européens. Les personnes nées aux Etats-Unis ou en Australie se retrouvent donc avec celles originaires du Sénégal ou du Maroc. Nous avons cédé pour que les choses avancent. Mais cela traduit la frilosité d’une partie de la statistique publique. Eviter les difficultés, les sujets qui fâchent.
      Et puis c’est l’éternel problème du modèle républicain que l’on peut voir de deux manières : soit par la répétition inlassable de cet idéal qui doit s’imposer à tous, soit par la mesure de l’écart entre l’idéal et la réalité. Pour moi, la statistique est un bien public, qui doit obliger l’Etat à rendre des comptes. L’Etat doit être comptable dans les deux sens du terme : capable de compter et capable de rendre des comptes. Sur ce second terrain, il reste du chemin à faire.

      Dans ses résultats, l’enquête vous a-t-elle réservé des surprises ?

      N.B. : On n’a pas l’habitude d’observer des résultats aussi nets. Pour beaucoup d’indicateurs, en particulier pour les facteurs d’exposition au virus, on observe des gradients sociaux dont on rêverait pour faire des cours de sociologie. En revanche, et cela a été pour moi une vraie surprise, on n’a pas constaté de différence hommes-femmes. Pas dans les conditions de vie ni dans l’obligation de travailler à l’extérieur. Bien sûr il y a les caissières, les aides-soignantes, les aides à domicile, mais de l’autre côté, il y a les livreurs et les magasiniers, les conducteurs de bus, les agents de sécurité.
      Finalement, les professions essentielles reflètent la partition genrée du monde professionnel mais il y en a des deux côtés. Sur la séroprévalence, en revanche, il y a une petite surexposition des femmes, que nos données sociologiques n’expliquent pas.

      D’autant que les cas graves et les décès touchent d’abord les hommes…

      N.B. : C’est vrai. Pour les comprendre, on a des explications médicales, comme les facteurs de comorbidité ou des hypothèses hormonales. Mais il faudrait aussi analyser toutes les étapes d’accès au système de perception des symptômes, au système de dépistage, au système de soin… Encore un long travail à entreprendre.

    • Covid-19 : une enquête pour suivre l’évolution des comportements et de la santé mentale pendant l’épidémie
      https://www.santepubliquefrance.fr/etudes-et-enquetes/covid-19-une-enquete-pour-suivre-l-evolution-des-comportements-e

      Les résultats de l’enquête CoviPrev couvrent les thématiques suivantes : santé mentale, adoption des mesures de prévention, addictions, alimentation et activité sportive.

      Prévalences et évolutions des indicateurs de santé mentale et des problèmes de sommeil (% pondérés), Enquête CoviPrev, France métropolitaine, 2020

      Prévalences et évolutions de l’adoption systématique des mesures de protection (% pondérés), Enquête CoviPrev, France métropolitaine, 2020

      #santé_mentale #prévention #enquête_CoviPrev #CoviPrev

    • Enquête Epicov :

      Lors de cette première vague, le virus a ciblé en premier lieu les 30-49 ans (6,5 %). A l’inverse, seulement 1,3 % des personnes âgées de plus de 65 ans ont été infectées.

      Un mode vie moins exposé (moins mondain, plus isolé), et sans doute davantage de précautions prises. Sans cette disproportion quel aurait été le nombre de morts ?

      Le port du masque est pratiqué à 74%, en tête de l’ensemble des gestes barrières (CoviPrev).
      Je ne me souviens pas avoir vu évalué l’ampleur de la diminution des symptômes que le port du masque permet, mais le plus spectaculaire (nombre de lits de réa occupés) et le plus violent (décès) devrait être assez différent de ce qui s’est passé au printemps dernier pour la vague en cours. Même si ça va être aggravé par le manque de soignants.

    • Les auteurs de l’étude en profitent pour tordre le cou à une « idée en vogue depuis le début de l’épidémie mais non moins fausse » , à leurs yeux. « La ville dense n’est pas mortifère en soi, elle n’est pas facteur direct de contagiosité » , affirme Guy Burgel. Preuve en est, « la Seine-Saint-Denis a une densité deux fois moindre mais est beaucoup plus affectée que la ville de Paris » . Pierre-Régis Burgel insiste : « On ne peut pas dire qu’on a plus de risque de mourir du Covid à Paris qu’en Creuse ! Le risque de la grande ville existe pour les précaires. Il n’existe pas pour ceux qui ont les moyens de respecter la distanciation sociale. »

      Si la population est plus jeune dans les zones les plus touchées, ce sont majoritairement les personnes les plus âgées qui sont décédées. Les plus de 65 ans représentent entre 75 % et 90 % des décès, avec un indice moyen de surmortalité de 134. L’épidémie « ne paraît pas avoir entraîné une mortalité particulière chez les “premiers de corvée” (logistique, services banals, personnels soignants, etc.) » qui ont pourtant maintenu leur activité « dans des conditions de transports collectifs et de travail souvent difficiles » , note les chercheurs.


      Extrait d’un article du Monde Dans le Grand Paris, les personnes âgées défavorisées premières victimes du Covid-19 disponible là
      http://www.pierremansat.com/2020/11/sur-le-monde.fr-dans-le-grand-paris-les-personnes-agees-defavorisees-p
      comme le signale @marclaime https://seenthis.net/messages/884579

  • Déclaration des organisations de recherche non universitaires sur l’#épidémie de Covid 19 | Société Max Planck → Stellungnahme der außeruniversitären Forschungsorganisationen zu Covid-19-Epidemie | Max-Planck-Gesellschaft
    https://www.mpg.de/15426163/stellungnahme-ausseruniversitaere-forschungsorganisationen-covid-19-epidemie


    Pour changer, les Allemands ont une #analyse franche et clair du #covid, ils se tiennent à jour et n’ont pas peur de #communiquer avec leur population et de rendre publiques leurs #préconisation de #prévention pour inclure plutôt que pour punir.

    Eine Stellungnahme der Präsidenten der außeruniversitären Forschungsorganisationen zur COVID-19-Epidemie auf Basis von mathematischen Analysen der Datenlage
    24. September 2020
    #Corona #Forschungspolitik #Mathematik

    Einleitung

    Obwohl wir mittlerweile länger als ein halbes Jahr mit der COVID-19-Pandemie leben, gibt es weiterhin viele offene Fragen und große Unsicherheiten in Bezug auf das weitere Infektionsgeschehen. Wie wird sich die Epidemie in Deutschland entwickeln – gerade in der anstehenden Grippezeit und in den kalten Herbst- und Wintermonaten? Welche Strategien sind besonders effizient, um die in Deutschland und weltweit steigenden Infektionszahlen einzudämmen? Was hat sich in den letzten Monaten bewährt, welche Eigenschaften von SARS-CoV-2 kennen wir mittlerweile? Und welche Maßnahmen können wir Wirtschaft und Bevölkerung zumuten, ohne das gesellschaftliche Leben zu stark einzuschränken?

    Fest steht: Die COVID-19-Pandemie verläuft extrem dynamisch. Eindämmungsmaßnahmen müssen daher laufend beobachtet und angepasst werden. Um einen wertvollen Beitrag zur Epidemiebewältigung zu leisten und Wissenslücken zu schließen, haben sich die Modellierungsexpertinnen und -experten der außeruniversitären Forschungsorganisationen – also der Fraunhofer-Gesellschaft, der Helmholtz-Gemeinschaft, der Leibniz-Gemeinschaft und der Max-Planck-Gesellschaft – zusammengetan und eine gemeinsame Stellungnahme verfasst. Auf Basis der verfügbaren Daten und mit einem komplementären Methodenspektrum haben wir Modellszenarien zum weiteren Verlauf der COVID-19-Epidemie in Deutschland erstellt. Diese sollen politischen Entscheidungsträgern, genauso wie jeder einzelnen Person dabei helfen, die Eindämmungsmaßnahmen kontinuierlich zu überprüfen und gegebenenfalls nachzusteuern.

    Im Folgenden fassen wir die wesentlichen Erkenntnisse aus unseren Modellierungen auf Basis des aktuell verfügbaren Wissens kompakt zusammen. Unsere Berechnungen zeigen: Vor dem Hintergrund steigender Infektionszahlen ist es umso wichtiger, dass jeder Einzelne einen Beitrag leistet, um das Infektionsgeschehen einzudämmen. Nur zusammen können wir Gesundheit, Gesellschaft und Wirtschaft effektiv schützen.

    Ergebnisse der Modellierungen

    AutorInnen: Michael Meyer-Hermann (Helmholtz-HZI), Iris Pigeot (Leibniz-BIPS), Viola Priesemann (MPI-DS), Anita Schöbel (Fraunhofer ITWM)

    Die aktuelle Entwicklung der COVID-19-Epidemie in Deutschland erfordert eine Analyse der derzeitigen Situation. Die in Deutschland gestiegenen Zahlen an COVID-19-Neuinfizierten, die gesunkene Rate an Todesfällen und die zunehmende Ermüdung der Bevölkerung, Maßnahmen einzuhalten, machen es einerseits notwendig, die Situation neu zu bewerten und die bisherigen Maßnahmen zu überdenken. Andererseits zeigt die Entwicklung insbesondere in Spanien und Frankreich besonders deutlich, dass wir in Deutschland noch eine relativ gut kontrollierte Situation haben, die wir nicht aufs Spiel setzen sollten, insbesondere im Hinblick auf unser soziales und wirtschaftliches Leben. Dabei erfordert gerade die anstehende kältere Jahreszeit einen fundierten Plan: Wir müssen die besten Voraussetzungen schaffen, damit wir unter Beibehaltung von sozialer und wirtschaftlicher Aktivität sowie stabilen Infektionszahlen gut über den Winter kommen.

    Aktuelle Risiken

    Die Zahl der aktuellen Neuinfektionen ist gegenüber Juni um ein Vielfaches erhöht. Selbst wenn man von einer sich andeutenden Stabilisierung der Reproduktionszahl um eins ausgeht, ist die Zahl der Neuinfektionen im Moment nahezu flächendeckend und so hoch, dass die Gesundheitsämter am Kapazitätslimit arbeiten und die Infektionsketten zunehmend nicht mehr vollständig durch Testing und Tracing identifizieren und isolieren können. Besonders vor dem Hintergrund von saisonalen Effekten ab Herbst müssen wir die Anzahl der Neuinfektionen wieder reduzieren.

    Erhöhte Mobilität durch Auslandsreisen trägt deutlich zum Infektionsgeschehen bei. Zum Verständnis des Infektionsgeschehens ist es wichtig zu unterscheiden, ob der jüngst beobachtete Anstieg der Neuinfektionen durch aus dem Ausland eingetragene Fälle oder durch zunehmende Kontakte im Inland verursacht wurde. Unsere Simulationen zeigen, dass ein wesentlicher Teil durch neue Fälle von außen erklärbar ist. Allerdings ist auch die effektive Reproduktionszahl ohne die Einbeziehung der Reiserückkehrer angestiegen, sodass wir kaum Spielraum für weitere Lockerungen oder ein saisonal bedingtes erhöhtes Infektionsgeschehen haben. Insbesondere wirkt jeder Eintrag von außen wie ein Keim, der sich im Inland schnell verbreiten kann. Entsprechend zeigen Simulationen der aktuellen Situation, dass nur geringfügige zusätzliche Kontaktbeschränkungen ein neu aufflammendes Infektionsgeschehen eindämmen können, wenn sich Rückkehrende von Reisen konsequent an die Quarantäne halten und die AHA-Regeln (Abstand, Hygiene und Alltagsmaske) weiterhin von allen eingehalten werden.

    Es gibt zwei wichtige Kipppunkte, die eine Eindämmung von SARS-CoV-2 gefährden. Zum einen ist nun hinreichend bekannt, dass wir in den Bereich des exponentiellen Wachstums kommen, sobald die effektive Reproduktionszahl R über eins steigt. Zum anderen haben wir aber einen zweiten, mindestens ebenso wichtigen Kipppunkt identifiziert, der von der Anzahl an Neuinfektionen abhängt: Infizieren sich so viele Menschen, dass die Infektionsketten nicht mehr zügig von den Gesundheitsämtern nachverfolgt werden können, lässt sich die Ausbreitung des Virus wesentlich schwerer eindämmen. Es kommt zu einem sich selbst verstärkenden Wachstum, das sich nur sehr schwer wieder einfangen lässt. Eine niedrige Anzahl an Neuinfektionen erleichtert hingegen die Eindämmung.

    Saisonale Effekte beeinflussen die Ausbreitung des Virus. Die Hinweise auf eine Ansteckung über Aerosole haben sich inzwischen wissenschaftlich erhärtet. Das bedeutet, dass das Ansteckungsrisiko in geschlossenen Räumen deutlich erhöht ist. Ein wesentlicher saisonaler Faktor wird in der nun folgenden kalten Jahreszeit das vermehrte Aufhalten in geschlossenen Räumen sein. Dem kann durch ein konsequentes Tragen von Masken entgegengewirkt werden.

    Herdenimmunität ist weiterhin nicht erreichbar. Es mehren sich die Hinweise, dass ein signifikanter Teil der Träger des SARS-CoV-2-Virus nicht erkrankt bzw. das Virus sehr schnell an der Ausbreitung im Körper hindert. Das sollte die Entwicklung einer Herdenimmunität im Prinzip beschleunigen. Dennoch können wir nach aktuellen Abschätzungen auch unter Einbeziehung der Dunkelziffer den Zustand der Herdenimmunität mittelfristig nicht erreichen, ohne das Gesundheitssystem stark zu belasten. Darüber hinaus weisen neuere Erkenntnisse darauf hin, dass eine Erkrankung mit SARS-CoV-2 nur zu einer relativ kurz anhaltenden Immunität durch Antikörper führen könnte, sodass Personen erneut an dem Virus erkranken können. Auch unter diesem Aspekt ist Herdenimmunität kein sinnvolles Ziel. Zudem liegt in Ländern, die auf Herdenimmunität gesetzt oder erst spät eine Kontrolle des Virus erreicht haben, die Anzahl der berichteten Todesfälle um einen Faktor 5-10 höher als in den Ländern, die früh eine Kontrolle der Pandemie angestrebt und erreicht haben: Italien, Großbritannien, Schweden und Spanien zählen rund 470-600 mit COVID-19 assoziierte Tote pro Million Bevölkerung, während Deutschland, Österreich und Norwegen nur 50-100 Tote in Bezug auf COVID-19 verzeichnen.

    Die gesunkene Sterblichkeit ist im Wesentlichen durch die Altersverteilung erklärbar. Obwohl die Zahl der täglichen Neuinfektionen in Deutschland seit Mitte Juni wieder deutlich zugenommen hat, folgen die Todeszahlen diesem Trend nicht. Neben der verbesserten Therapie von Erkrankten zeigt sich in Simulationen die veränderte Altersverteilung der Träger des Virus als eine Hauptursache: Der prozentuale Anteil der Infektionen bei den über 60-Jährigen ist gesunken, was sich u.a. durch die beständige Reduktion der kritischen Kontakte zur älteren Generation erklären lässt. Durch die Kontakte zwischen Jung und Alt birgt die höhere Ansteckungsrate in der jüngeren Bevölkerung aber die Gefahr einer erneuten Ausbreitung unter den Älteren mit einer damit verbundenen erhöhten Sterblichkeit (etwas, was sich gerade in anderen europäischen Ländern beobachten lässt). Die Berechnung der Sterblichkeit ist schwierig, da man aufgrund der Dunkelziffer die Anzahl der Träger des Virus nur schätzen kann. Die durch konsequentes Testen (z.B. der Reiserückkehrer) derzeit tendenziell sinkende Dunkelziffer kann fälschlicherweise als ein Absinken der Sterblichkeit interpretiert werden.

    Ein konsequenter Schutz der vulnerablen Bevölkerung bei hoher allgemeiner SARS-CoV-2-Prävalenz ist nicht umsetzbar. Ein zur Herdenimmunität alternativ diskutierter Ansatz sieht die Akzeptanz einer unkontrollierten Ausbreitung in der allgemeinen Bevölkerung vor, während gleichzeitig die Risikopersonen geschützt werden sollen, indem diese sich isolieren. Dieser Ansatz ist unter verschiedenen Gesichtspunkten als kritisch anzusehen. Zum einen sind auch bei Nicht-Risikopersonen nach Erkrankung mit COVID-19 gravierende, langanhaltende Nebenwirkungen nicht auszuschließen, was eine unkontrollierte Verbreitung des Virus als nicht annehmbar erscheinen lässt. Zum anderen ist in der Praxis ein Schutz der Risikopersonen bei hoher SARS-CoV-2-Prävalenz aus mehreren Gründen nicht umsetzbar. (1) Ansteckungen können auch von prä- oder asymptomatischen Personen ausgehen, sodass Träger möglicherweise Risikopersonen infizieren, ohne dass sie es merken. (2) Insbesondere Risikopersonen bedürfen der Interaktion mit und der Unterstützung durch andere Menschen. Dies stellt ein großes Risiko für eine Übertragung dar. (3) Ein sehr häufiges, vorsorgliches Testen zum Schutz von Risikopersonen ist derzeit in Deutschland nicht möglich, da nur eine begrenzte Menge PCR-Tests zur Verfügung stehen.

    Effekte der Maßnahmen

    Hygienemaßnahme wirken. Aus der ersten COVID-19-Welle wissen wir, dass das Virus sich durch Hygienemaßnahmen eindämmen lässt. Ein kompletter Lockdown war Ende April bei etwa 2000 neuen Fällen pro Tag nicht mehr notwendig. Ein Aufbau des Test-Trace-und-Isolate-Systems (TTI), das konsequente Tragen von Masken, die Beachtung von Hygiene- und Abstandsregeln, die Absage von Großveranstaltungen, die Einschränkungen beim Reisen und die freiwilligen Kontaktbeschränkungen haben ausgereicht, die Zahl der Neuerkrankungen bis Juni auf rund 300 Fälle pro Tag zu senken. In dieser Phase war das Infektionsgeschehen nicht mehr flächendeckend, sondern auf lokale Ereignisse beschränkt. Über 100 Landkreise haben gleichzeitig mindestens eine Woche lang keine Neuinfektionen registriert. Das hat ein in weiten Teilen normalisiertes Leben und eine weitgehende wirtschaftliche Aktivität ermöglicht.

    Test-Trace-und-Isolate-Strategien (TTI) können nur zusammen mit den AHA-Maßnahmen das Infektionsgeschehen eindämmen. Unsere Modellrechnungen zeigen, dass TTI-Strategien bei einer niedrigen Zahl an Neuinfektionen ein wirksames Werkzeug zur Eindämmung von SARS-CoV-2 darstellen. Um konkrete Zahlen als Anhaltspunkt zu nennen: Ein Verhalten wie vor der Epidemie führt dazu, dass eine Person im Mittel 3 bis 4 Personen mit SARS-CoV-2 ansteckt. Zur Stabilisierung muss die Ansteckungsrate also um den Faktor 3 oder 4 reduziert werden. Unsere Studien zeigen, dass die aktuell eingesetzten TTI-Maßnahmen zwar sehr effektiv sind, aber diesen Faktor nur halbieren. Der andere Beitrag zur Reduktion resultiert aus saisonalen Effekten und AHA-Maßnahmen. Diese AHA-Maßnahmen sind notwendig, da eine perfekte Umsetzung des TTI nicht möglich ist, z.B. weil Infektionen asymptomatisch verlaufen, die Quarantäne nicht perfekt ist oder Kontakte unentdeckt bleiben.

    Die Testkapazität ist begrenzt. In Deutschland stehen derzeit rund 1,4 Millionen PCR-Tests pro Woche zur Verfügung. Das bedeutet, dass jede Person in Deutschland im Durchschnitt weniger als einmal im Jahr getestet werden könnte. Derzeit muss man also mit begrenzter Testkapazität rechnen. Dadurch sind wöchentliche, vorsorgliche Tests z.B. zum Schutz von Risikopersonen nicht umsetzbar. Es ist daher wichtig, die verfügbaren Tests gezielt einzusetzen. Eine Etablierung von effizienten Pooling-Strategien oder der Aufbau großer Kapazitäten an PCR-Tests bzw. anderen Schnelltests können hier Abhilfe schaffen.

    Damit das TTI so effizient wie möglich wirken kann, müssen die Kontaktpersonen zügig isoliert werden. Im Idealfall sollen sie isoliert werden, bevor sie infektiös werden. Um Kontaktpersonen schnell zu informieren, kann die dezentrale Corona-Warn-App einen wichtigen Beitrag leisten. Infizierte, die sich isolieren, bevor sie Mitmenschen anstecken, tragen dazu bei, das Infektionsgeschehen zu verlangsamen. Daher hilft die Corona-Warn-App auch schon, wenn sie nur von einem kleineren Teil der Bevölkerung benutzt wird.

    Vorsorgliche Quarantäne ist ein effektives Mittel zur Eindämmung von Infektionen. Nach der Bestätigung einer Infektion werden Kontaktcluster der infizierten Person identifiziert. In Simulationen erweist sich die vorsorgliche Isolation des gesamten Clusters als sehr effiziente Maßnahme zur Eindämmung der Ausbreitung von Infektionen. Wenn man erst isoliert, nachdem im Cluster positive Tests gefunden wurden, verliert man Zeit und riskiert weitere Infektionen. Ein negatives Testergebnis nach der Inkubationszeit von 5-7 Tagen Quarantäne kann ein vorzeitiges Beenden der Quarantäne ermöglichen. Wird jedoch zu früh, also noch während der Inkubationszeit getestet, riskiert man ein falsch-negatives Ergebnis und wiegt die getestete Person in falscher Sicherheit, was sogar zu einer vermehrten Verbreitung führen kann.

    Das Vermeiden von Superspreading-Events kann einen deutlichen Beitrag zur Eindämmung der Epidemie leisten. Es ist davon auszugehen, dass das Virus eine hohe Dispersion aufweist. Dadurch kommt potenziellen Superspreading-Events eine hohe Bedeutung zu. Würde man diese komplett vermeiden oder im Umfang reduzieren, könnte man die Reproduktionszahl deutlich senken. Deswegen ist es vorteilhaft, Veranstaltungen und Treffen in einem wesentlich kleineren Rahmen durchzuführen als vor Ausbruch der Pandemie.

    Fazit

    Jeder einzelne Beitrag schützt Gesundheit, Gesellschaft und Wirtschaft. Die COVID-19-Epidemie hat auch in Deutschland zu Todesfällen geführt und wird weitere Todesfälle hervorrufen. Einige als genesen geltende PatientInnen leiden immer noch unter nachhaltigen gesundheitlichen Schäden. Gleichzeitig sind in Folge der COVID-19-Epidemie viele wirtschaftliche Existenzen bedroht oder zerstört worden; zahlreiche Menschen haben unter Unsicherheiten und Einschränkungen gelitten. Steigende Fallzahlen würden – ob mit oder ohne Lockdown – erneut erhebliche gesundheitliche, gesellschaftliche, psychologische und wirtschaftliche Kosten verursachen. Das kann verhindert werden. Wenn wir es schaffen, die Anzahl an Neuerkrankungen niedrig zu halten, können die Infektionsketten unterbrochen oder mindestens eingedämmt werden. Das Befolgen der angesprochenen Maßnahmen ist ein direkter Beitrag, um Leben und Existenzen zu schützen und unser gesellschaftliches Leben zu normalisieren. Wenn jede Person nach ihren Möglichkeiten ihren Beitrag leistet, kann SARS-CoV-2 unter Kontrolle gehalten werden.

    PDF zum Download → https://www.mpg.de/15426458/stellungnahme-forschungsorganisationen-covid-24-09-2020.pdf

    • l’#immunité_collective n’est pas un objectif raisonnable.(...) dans les pays qui se sont appuyés sur l’immunité collective ou ont tardé à lutter contre le virus, le nombre de décès signalés est un facteur de 5 à 10 plus élevé que dans les pays qui ont cherché et obtenu un contrôle précoce de la pandémie : Italie, Grande-Bretagne, La Suède et l’Espagne ont environ 470 à 600 décès associés au COVID-19 par million d’habitants, tandis que l’Allemagne, l’Autriche et la Norvège n’ont que 50 à 100 décès associés au COVID-19.

  • Du #sida au Covid 19
    https://laviedesidees.fr/Du-Sida-au-Covid-19.html

    Bien que très différentes, les épidémies de Sida et de #Covid-19 mettent les #Sociétés face à des dilemmes médicaux, politiques et sociétaux communs en termes de gestion de l’incertitude scientifique, de responsabilisation, d’attention aux plus vulnérables et surtout de #prévention.

    #mobilisation #épidémie
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20201002_pezeril_sidacovid.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20201002_pezeril_sidacovid.pdf

    • Deuxièmement, les études en sciences sociales ont montré que les individus ne font pas seulement face à un risque d’infection ou de maladie, mais qu’ils doivent également gérer d’autres risques, ceux de pauvreté, d’exclusion ou de solitude par exemple, procédant ainsi à un arbitrage en fonction des situations. Ils peuvent « prendre des risques » en termes de santé, en agissant rationnellement, sans être des « irresponsables ». En outre, ils n’ont pas toujours les moyens de mettre en œuvre cet arbitrage, soit parce que les outils (le préservatif ou le masque) manquent ponctuellement ou structurellement, soit parce qu’ils ne sont pas en mesure de les utiliser (une personne pouvant avoir du mal à proposer le préservatif par exemple ou ayant une incapacité respiratoire rendant difficile le port du masque buccal), soit encore parce qu’ils ne disposent pas d’informations claires (et non-contradictoires) sur les moyens efficaces et disponibles pour diminuer les risques. [...]

      Enfin, face à la multi-dimensionnalité des risques, les acteurs de la lutte contre le sida ont fait valoir l’importance d’une approche en termes de réduction des risques (RdR), qu’il y a lieu ici aussi de considérer. Pensée au départ dans le contexte de l’usage de drogues, du partage de seringues plus précisément, ce nouveau paradigme va transformer en profondeur la politique de lutte contre le sida à la fin des années 1990. Son efficacité pour les injecteurs ayant été rapidement démontrée au niveau épidémiologique (le pourcentage de ce groupe chute drastiquement dans les nouveaux diagnostics de VIH dès qu’une politique de RdR est menée), elle s’est ensuite élargie à la réduction des risques sexuels. Cette approche a permis de diversifier les instruments et d’aller au-delà de l’abstinence ou de l’usage du préservatif, afin que chacun·e puisse réduire les risques en fonction de ses possibilités réelles et de son contexte de vie (traitement préventif du VIH, retrait avant éjaculation, sero-sorting, séro-positioning, etc.). Autrement dit la politique de réduction des risques présuppose des informations, claires et non-discordantes, sur les risques réels de transmission, les outils pour les réduire, leur mise à disposition par les pouvoirs publics et la responsabilisation de toutes et tous.

      Responsabilisation versus criminalisation des comportements

      La responsabilisation suppose de faire confiance aux individus et en leur capacité de faire des choix éclairés et rationnels en fonction de leur situation, plutôt que d’imposer des comportements supposés adéquats et de sanctionner celles et ceux qui ne s’y conforment pas.

      #réduction_des_risques

  • #Canada.Un jeune autochtone en #grève_de_la_faim pour alerter l’opinion sur les #suicides dans sa communauté

    Après une #marche de 635 kilomètres, un activiste autochtone de 24 ans a entamé le 31 juillet une grève de la faim devant le parlement de la #Saskatchewan. Il entend faire pression sur le gouvernement de la province pour qu’il adopte un projet de loi sur la #prévention_des_suicides, qui touchent fortement la population autochtone.

    https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/canada-un-jeune-autochtone-en-greve-de-la-faim-pour-alerter-l
    #résistance #peuples_autochtones

    #paywall

  • #Risque zéro ou réduction des risques ? - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Risque-zero-ou-reduction-des-risques

    D’autres encore sont plus désinvoltes que la population générale, ce sont les dirigeant·es politiques et dirigeant·es d’entreprises. Est-ce que cette riscophilie les a justement mené·es aux postes de pouvoir où elles et ils sont ? Ou est-ce que le pouvoir donne des ailes et fait envisager le risque avec plus de désinvolture ? Après tout, quand on fait partie des classes dominantes, on s’en sortira toujours, individuellement, même si on engage d’autres que soi dans des comportements risqués. (Je vous laisse en apprendre plus là sur les dommages psychologiques causés par le pouvoir.) Voilà qui aide à comprendre pourquoi Emmanuel Macron nous a encouragé·es à aller au théâtre avec des dizaines d’inconnu·es à peine cinq jours avant de nous interdire de voir nos ami·es. Ou l’histoire de ce directeur de centrale nucléaire retraité qui a emmené un groupe de randonneurs plus loin qu’elles et ils ne s’en sentaient capables, causant une mort et plusieurs amputations des doigts et des mains à cause du froid (c’est une anecdote qu’on m’a racontée). Le résultat, c’est un biais de plus de la représentation : les sociétés s’engagent dans des politiques plus risquées que ses membres ne le souhaiteraient, car les personnes en haut de la hiérarchie, celles qui prennent les décisions, sont plus riscophiles. Le résultat, en matière d’écologie notamment, est accablant : les écologistes sonnent depuis plus de cinquante ans des alertes à des dangers bien réels qui sont ignorés par les classes dominantes jusqu’à ce qu’ils surviennent. Malgré les « on vous l’avait bien dit » que les écolos ont le bon goût de penser sans le dire, les politiques restent dans leur grande part allergiques au principe de précaution.

    #prévention

  • Senegal: Myth-busting Vital to Tackle Pandemic as Misinformation Grows | by IOM - UN Migration | Jul, 2020 | Medium
    https://medium.com/@UNmigration/senegal-myth-busting-vital-to-tackle-pandemic-as-misinformation-grows-67e250

    Since the beginning of the pandemic, access to reliable information on COVID-19 has proven to be a challenge as harmful and unfounded rumors about the virus started to spread fast through social media. This global issue has precipitated a rise in xenophobic attacks and hate speech against certain groups of people, particularly migrants. In Senegal, returned migrants have taken it upon themselves to fight unproven remedies and harmful misinformation by taking photos of themselves communicating positive or preventative actions.This spontaneous campaign refutes unfounded rumors such as “heat will kill the virus”, “black people are immune to the virus” or “garlic can be a cure” which are spread mainly by word-of-mouth. These Volunteers also share necessary measures people can take like wearing masks to protect themselves and their communities.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#retour#information#prevention#rumeur#sante#diaspora#communaute

  • Thread by Panda31808732 : 1. Maîtriser le virus : purger, prévenir, dépister, tracer, isoler. Avertissement : c’est long. Il y aura un lien pour lire sur version HTML…
    https://threadreaderapp.com/thread/1277322215336349697.html

    1. Maîtriser le virus : purger, prévenir, dépister, tracer, isoler.

    Long thread très intéressant ou il est question de #prévention #Covid-19 #réduction_des_risques #tracking #tests #propagation #transmission.

  • Dernière mise à jour de l’#OMS sur les modes de #transmission du #SARS-CoV-2 et les implications pour la #prévention et les #précautions ;
    https://www.who.int/publications-detail-redirect/modes-of-transmission-of-virus-causing-covid-19-implications-for-ipc-precaution
    https://apps.who.int/iris/rest/bitstreams/1286634/retrieve

    L’OMS, tout en acceptant l’hypothèse de la transmission par #aérosol, continue de donner une importance plus grande aux gouttelettes et elle persiste à estimer que les cas #asymptomatiques sont peu contagieux.

    La partie sur la transmission est résumée par Helen Branswell sur Twitter : https://mobile.twitter.com/helenbranswell/status/1281274685616001024

    WHO issued an update on how #Covid19 transmits. It says:

    a) In some cases/places short-term aerosol transmission can’t be ruled out, though droplet & fomite transmission could also explain these cases.

    b) Most transmission occurs via droplets, from symptomatic people." /

    c) most transmission seems to occur when people have symptoms or just before they develop symptoms.

    d) it’s not clear how often people who are truly asymptomatic — never have symptoms — transmit. Percentage thought to be low

    e) Fomites (virus on surfaces) are considered a likely mode of transmission, but no clear cases yet.

    f) Not clear if transmission through blood is possible; risk seems low.

  • Wearing face masks now mandatory in 50 of 81 provinces in Turkey-English Bianet

    In statements released yesterday (June 18), the Governor’s Offices of Tokat and Tekirdağ have announced that it is now mandatory to wear face masks outside as part of novel coronavirus (COVID-19) measures.

    The Governor’s Office of Tokat has announced the decision on Twitter, indicating that the decision was taken at the Provincial Public Health Board meeting. “Wearing a face mask will be mandatory in all open and closed spaces in Tokat as of June 22,” Governor Ozan Balcı has stated.

    #Covid-19#Turquie#masqueobligatoire#Santé#Prévention#Seconde_vague#Épidémie#réfugiés#migrant#migration

    https://pbs.twimg.com/media/Ea33xtXWAAMfjJB?format=jpg&name=4096x4096
    http://bianet.org/english/health/225967-wearing-face-masks-now-mandatory-in-50-of-81-provinces-in-turkey

  • 14 décès en 24h en France, le monde dans "une phase dangereuse"… le point sur le coronavirus
    https://www.parismatch.com/Actu/Sante/46-510-morts-au-Bresil-Pekin-sous-controle-le-point-sur-le-coronavirus-1

    c’est le cas désormais de la Normandie, où le taux de reproduction du virus a dépassé cette semaine « le seuil d’alerte fixé à 1,5 », et se situe juste au-dessus, à 1,6. Cependant, la DGS assure que cette augmentation du taux de contamination « s’explique par des opérations de dépistage massives au sein de cette région et par la détection de plusieurs nouveaux cas groupés dans l’agglomération rouennaise, en cours de gestion ».

    Pourquoi parler de « taux de reproduction à 1,6 » si ce n’est pas un taux de reproduction, mais simplement la conséquence des « opérations de dépistage massives » ?

    • Dans notre coin, il n’y a pas de dépistage massif.
      Un pote fiévreux avec grosse douleur abdo (classée ensuite inflammation intestinale d’origine inconnue) n’a pas été testé à son admission aux urgences.
      En fait, comme on avait un pourcentage intéressant de positifs aux tests et après avoir été brièvement classé seul département orange du coin, on est repassé vert… en divisant par 2 le nombre de tests.
      Mais c’est cool, on a sauvé la saison touristique.

    • Ahurissant. On sait que le passage de ce taux de 1 à 1,1 si il est durable, signe déjà un « saut qualitatif » du foyer épidémique.
      Le schéma on retrouve ses potes pour des soirées printanières retardées (explosion du nombre de contacts dans des conditions favorables : parler fort, chanter, danser, boire des coups), puis on va visiter sa famille. Incroyable de voir à quel point une société punitive peut enterrer tout notion de prévention.
      Nos sociétés consacrent quand même encore pas mal de moyens et de temps à la scolarisation, et jusqu’à des niveaux élevés, et tout le monde doit lire, au moins pour le travail, les loisirs, mais l’aptitude à la lecture parait grevée par des gouffres d’évitement, de déni, de choix du non savoir. Y compris dans des milieux militants qui se préoccupent de solidarité, connaissent inévitablement des petites chansons à la savoir/pouvoir, comprendre pour transformer, etc. Je me suis retrouvé à une réunion pas du tout dans les clous de mesures de distance et de précautions prises dans d’autres lieux et moments du même tonneau : 20 dans une pièce pas aérée et pas grande. Et j’étais le seul à porter un masque... Et pas ceux en tissu bien foutus que j’utilise pour passer dans des endroits confinés ordinaires style métro, magasins, etc, ou brièvement, car, oui, dehors, je me contente en gros d’éviter d’approcher qui que ce soit à moins de trois mètres et ne porte pas systématiquement de masque, mais heureusement un FFP2 (j’essaie d’en avoir un ou deux sur moi pour les cas craignoss). Et, je n’ai rien dit, fallait être efficace sur la question abordée, pas faire le chieur de service ou l’hygiéniste supposé. Le doit au chômage était en jeu, n’est-il point ?

      @Le___Doc
      https://twitter.com/Le___Doc/status/1274042874750013440

      Une image est parfois assez parlante, sur 60j, voici la différence entre un R0 de 0.5 et 1.1.

      Notez la différence entre 1 et 1.1 d’ailleurs... (ce qui se déroule actuellement en France dans 3 régions)

      #covid_19 #prévention

  • İstanbul, Ankara mandate face masks amid new rise in Covid-19 cases- English Bianet

    İstanbul, Ankara and Bursa today (June 17) made the use of face masks obligatory amid a new surge in coronavirus cases.

    Statements by the governors of the three cities came late at night, following a recommendation by the Ministry of Health’s Science Board.

    #Covid-19#Turquie#masque#Societecivile#Santé#Prévention#Seconde_vague#Épidémie#réfugiés#migrant#migration

    https://bianet.org/english/health/225891-istanbul-ankara-mandate-face-masks-amid-new-rise-in-covid-19-cases

  • HCR - Les réfugiés syriens profondément affectés par le ralentissement économique dû à la pandémie de Covid-19
    https://www.unhcr.org/fr/news/briefing/2020/6/5ee8a72fa/refugies-syriens-profondement-affectes-ralentissement-economique-da-pandemie.

    des difficultés similaires. De nombreux réfugiés ont perdu ce qui était déjà de maigres revenus, les obligeant à réduire leurs besoins les plus élémentaires, y compris la nourriture et les médicaments. Les ménages réfugiés s’endettent encore davantage et ne peuvent plus payer leur loyer. Les risques graves en matière de protection augmentent, y compris les risques de travail des enfants, de violence sexiste, de mariage précoce et d’autres formes d’exploitation. Depuis le début de la pandémie, le HCR a fourni un soutien financier d’urgence en espèces à près de 200 000 réfugiés supplémentaires, et qui n’avaient pas reçu d’aide financière auparavant, en Égypte, en Irak, en Jordanie, au Liban et en Turquie, ainsi que d’autres efforts pour atténuer l’impact de la pandémie. Les cinq pays accueillent à eux seuls plus de 5,5 millions de Syriens, le plus important groupe de réfugiés au monde. L’agence tente d’aider au moins 100 000 réfugiés de plus en leur versant des paiements ponctuels. Cependant, de nombreux réfugiés ne savent toujours pas comment ils vont faire face. En Jordanie, par exemple, seulement 17 000 des 49 000 familles vulnérables nouvellement identifiées ont reçu une aide financière d’urgence, car le HCR n’a pas les fonds nécessaires pour étendre ses programmes. Nous travaillons avec des partenaires qui apportent un appui aux communautés locales accueillant des réfugiés. Neuf réfugiés syriens sur dix dans la région vivent dans des villes ou des villages et non dans des camps. La majorité d’entre eux vit dans des régions à faible revenu. Les communautés d’accueil ont fait preuve d’une grande solidarité, mais elles ont également subi des pertes de moyens d’existence du fait de la pandémie de Covid-19. Au-delà de l’urgence immédiate, le soutien continu aux systèmes nationaux est une priorité. Des mesures cruciales ont été prises pour veiller à ce que les réfugiés soient inclus dans les interventions nationales de santé publique des pays pour la prévention et la lutte contre le Covid-19, en plus de l’accès de longue date des réfugiés à d’autres services tels que l’éducation

    #Covid-19#migrant#migration#refugies#syrie#unhcr#sante#médicament#santepublique#prevention

  • Wearing face masks made compulsory in 5 more provinces in Turkey- English Bianet
    Minister of Health Fahrettin Koca has announced that citizens are now forbidden from going out without wearing face masks in Diyarbakır, Erzurum, Kayseri, Rize and Urfa provinces as well. It is now forbidden in 42 provinces of Turkey in total.

    #Covid-19#Turquie#masque#Societecivile#Santé#Prévention#Seconde_vague#Épidémie#réfugiés#migrant#migration

    http://bianet.org/english/health/225768-wearing-face-masks-made-compulsory-in-5-more-provinces-in-turkey