• Un évêque américain poussé à la démission après que ses données de localisation ont été exploitées contre lui Par Emma Confrere
    https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/un-eveque-americain-pousse-a-la-demission-apres-que-ses-donnees-de-localisa

    Un média catholique s’est retrouvé en possession de données personnelles recueillies via l’application de rencontres gay Grindr.

    Des données personnelles ont entraîné la démission d’un haut responsable de l’Église catholique américaine. Si cette affirmation paraît saugrenue, c’est pourtant ce qui est arrivé à Jeffrey Burrill, secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB). À la suite de la divulgation de ses données personnelles, il s’avérerait être un utilisateur fréquent de l’application de rencontres gay, Grindr. Or, en tant qu’évêque, il doit respecter le célibat sacerdotal, c’est-à-dire ne pas se marier ni avoir d’activité sexuelle.


    L’évêque américain, Jeffrey Burill, aurait utilisé l’application de rencontres gay Grindr, en dépit du célibat sacerdotal imposé par l’Église. IdeaLabProduction / stock.adobe.com

    Un média catholique à l’origine de l’affaire
    Sa démission intervient après des allégations de « comportement inapproprié » portées à l’USCCB par une newsletter catholique, intitulée The Pillar . Le média indique que Jeffrey Burrill aurait visité des bars gays dans plusieurs villes entre 2018 et 2020, tout en utilisant l’application Grindr.

    L’article explique comment The Pillar est arrivé à de telles conclusions. Le média a eu accès aux données de géolocalisation que collecte Grindr sur ses utilisateurs via leurs smartphones, et qui sont ensuite revendues à des data brokers, ou courtiers en données. On ignore comment The Pillar a obtenu ces informations : en les achetant auprès d’un data broker, ou bien en les obtenant de la part d’un tiers ?

    Aux États-Unis, il n’est pas illégal d’acheter de tels fichiers. Aucune loi fédérale de protection des données personnelles, sur le modèle du RGPD européen, n’existe dans ce pays. Cette affaire soulève de brûlantes questions sur le respect de la vie privée et le rôle de mouchard que peut jouer un simple téléphone connecté à Internet.

    Revente des données personnelles
    Les données personnelles revendues aux data brokers sont anonymisées, puis compilées pour créer des profils marketing exploités par les annonceurs afin de cibler leurs campagnes publicitaires.

    Grindr affirme avoir partagé une variété de données personnelles avec des partenaires publicitaires dans le passé, comme des identifiants d’appareil, des données de localisation, des informations de connexion ou encore l’âge et le sexe de l’utilisateur. Mais la société affirme qu’ils ont arrêté de fournir des informations sur l’emplacement, l’âge et le sexe des usagers dès avril 2020, suite à un changement de leurs conditions d’utilisation.

    On ignore comment The Pillar a réussi à faire le lien entre les données anonymisées de Grindr et l’évêque Jeffrey Burrill. Des zones d’ombre persistent donc dans cette affaire. Pour le révérend James Martins, prêtre jésuite et défenseur de l’inclusion des LGBT+ dans l’Église catholique, les prêtres devraient « évidemment tenir leurs promesses de célibat », mais les journalistes catholiques, eux, « ne devraient pas utiliser des moyens immoraux pour les espionner », affirme-t-il auprès de l’agence AP.

  • La Suisse a-t-elle joué un rôle dans le scandale des pensionnats autochtones au Canada ? Céline Fontannaz/fgn
    https://www.rts.ch/info/suisse/12332224-la-suisse-atelle-joue-un-role-dans-le-scandale-des-pensionnats-autochto

    Le scandale des pensionnats autochtones au Canada soulève des questions jusque chez nous. Des religieux suisses en mission là-bas pourraient en effet être impliqués dans des conversions forcées d’enfants enlevés à leur famille, comme le soutient un historien suisse.

    A ce stade, s’il est difficile de l’affirmer avec certitude, l’historien Manuel Menrath, spécialiste des missions suisses en Amérique du nord, juge fort probable que la Suisse ait joué un rôle dans le scandale des pensionnats autochtones canadiens. 

    Pour écrire son dernier livre paru en 2016, il a en effet rencontré de nombreux indigènes canadiens étant passés par ces internats. Et plusieurs d’entre eux lui ont confié avoir été convertis au catholicisme par des missionnaires suisses.

    Histoire semblable aux Etats-Unis
    Autre indice qui laisse penser que des religieux venus de notre pays pourraient être impliqués : la même histoire s’est jouée aux Etats-Unis à la même époque, et là, elle est documentée depuis 2016.

    Une des figures majeures du volet américain s’appelle Martin Marty. En 1860, ce moine bénédictin de l’abbaye d’Einsiedeln, dans le canton de Schwytz, était parti dans l’Etat de l’Indiana pour fonder Saint Meinrad, une abbaye encore existante. Devenu par la suite évêque dans l’Etat du Dakota, son rôle a notamment été de convertir les enfants sioux au christianisme, comme le relate Urban Federer, lʹactuel abbé du monastère bénédictin dʹEinsiedeln.

    « Martin Marty a aussi fondé des internats où les enfants ont été enlevés à leurs parents », raconte-t-il au micro de Forum, déplorant le sort qui leur était réservé. « Le traitement des indigènes est diamétralement opposé au message des Evangiles, car on a séparé les enfants des parents. L’Eglise, à mon avis, a adopté cette attitude car elle pensait que la culture occidentale était supérieure à la culture indigène », détaille-t-il, se distanciant clairement des agissements de son confrère.

    Pour Urban Federer, qui a préfacé le livre de Manuel Menrath sur le rôle des missionnaires suisses aux Etats-Unis, la lumière doit désormais être faite. Ne serait-ce que par respect pour les descendants des victimes.

    « C’est vrai que les victimes ne vivent plus aujourd’hui, mais les conséquences sont encore là. Par exemple, des indigènes aux Etats-Unis et au Canada souffrent aujourd’hui d’alcoolisme et de pauvreté à cause de cette histoire », souligne-t-il.

    Excuses attendues de l’Eglise
    Du côté de la Conférence des évêques de Suisse, elle ne se prononce pas et renvoie aux ordres religieux. Ce sont eux qui sont partis au milieu du 19e siècle craignant pour la survie de leurs monastères, au moment où s’opposaient conservateurs et radicaux dans notre pays.

    « C’est vrai que la Conférence des évêques de Suisse n’a jamais envoyé des missionnaires aux Etats-Unis et au Canada », confirme Urban Federer.

    Quoi qu’il en soit, les indigènes canadiens espèrent des excuses de l’Eglise. Urban Federer veut croire que le pape François trouvera le moment opportun pour présenter le mea-culpa de l’Eglise, comme il l’avait fait en 2015 en Amérique du Sud, lorsqu’il avait transmis ses excuses au nom de l’Église catholique pour les « péchés » et les « blessures » infligées aux peuples autochtones lors de l’arrivée des colons européens.

    #civilisation #canada #Suisse #conquête, #confinement, #destruction #Solution_Finale #génocide #stérilisation #indiens #innuits #femmes #enfants #hommes #tuberculose #stérilisation #pensionnats #sévices #viols #meurtres #expériences_médicales #églises #prêtres #moines #pasteurs #religieuses #docteurs #capitalisme #pensionnats #extermination

  • L’indescriptible histoire des pensionnats indiens Siwel
    Source : https://www.siwel.info/le-canada-demande-pardon-aux-peuples-autochtones-lindescriptible-histoire-de

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    1859 : le jésuite Paul Durieu, installé en Colombie Britannique, prévoit d’exterminer tous les chefs indiens non chrétiens. Un modèle qui a eu cours ensuite dans les Indian Residential School, des pensionnats pour les enfants indiens dont on va longuement reparler.

    1862-63  : épidémie de variole introduite par un missionnaire anglican, futur évêque, John Sheepshanks, qui a inoculé le virus à des enfants amérindiens. Cela, sous la couverture du gouvernement provincial et le commerce de fourrures de la compagnie Hudson Bay, qui parraine les premières missions protestantes chez les indiens. C’est aussi la première guerre bactériologique connue de l’histoire, et elle a permis à des chercheurs d’or de piller les terres de ces milliers d’indiens assassinés.

    1870  : la couronne anglaise donne les terres des indiens aux anglicans et autres missionnaires catholiques.

    1873  : on établit une force armée (la police montée) qui a parmi ses attributions de refouler tous les indiens dans des réserves, et cela tout le long de la voie ferrée qui traverse le pays.

    1876  : l’Indian Act retire aux indiens le statut de citoyens. Ils ne peuvent pas voter, sont considérés comme mineurs et ne peuvent aller en justice.

    1886  : les cérémonies indiennes sont interdites.

    1889  : les écoles indiennes sont interdites, les enfants doivent aller dans pensionnats destinés aux autochtones.

    1891  : premiers décès en masse d’enfants indiens dans les pensionnats à cause de tuberculose non soignée. Le gouvernement canadien ne s’en soucie pas.

    1905  : plus d’une centaine de ces pensionnats sont actifs au Canada.

    1907  : le Dr Peter Bryce qui est médecin chef aux Affaires Indiennes, fait une étude de la santé des enfants dans ces pensionnats. Il en ressort que plus de la moitié (entre 35 et 60%) des enfants meurent à cause de tuberculose qui y est introduite délibérément par le personnel. Le DrBryce parlait d’un « crime national »[1]. En parallèle, le chef des affaires indiennes Duncan Scott, cherchait une solution finale au « problème indien », ce peuple vu par lui comme une sous race.
    C’est d’ailleurs lui qui a fait passer le rapport Bryce à la trappe. Tout cela était donc intentionnel, et le virus était introduit exprès, afin d’éradiquer les indiens.

    1910  : Duncan Scott confie par contrat la gestion des pensionnats aux catholiques, anglicans, presbytériens et méthodistes.

    1919  : fin des examens médicaux dans les residential schools.

    1920  : tous les enfants de plus de 7 ans doivent être envoyés dans les pensionnats sinon les parents vont en prion et prennent une amende[2]. Là, la moitié de leurs enfants mouraient.

    1925  : création de l’Eglise unie du Canada pour christianiser tout le monde. Elle est financée par la couronne d’Angleterre. Elle hérite de tous les pensionnats et des terres volées par les méthodistes et les presbytériens.

    1928  : loi sur la stérilisation en Alberta, qui permet de stériliser les enfants des pensionnats à leur insu sur décision d’un curé. Au moins 2.800 enfants ont ainsi été mutilés. Une loi similaire est adoptée en 1933 en Colombie Britannique. Dans les années 30, c’est le boom des pensionnats, il y en aurait environ 130 dans le pays.

    Janvier 1939  : les enfants Cowichan servent de cobayes à des expériences menées par des médecins allemands au pensionnat Kuper Island à l’ile de Vancouver. Le foyer était tenu par des catholiques allemands. Dans les années qui suivent, un futur premier ministre canadien s’est occupé de définir le génocide de manière à ce que le génocide des amérindiens ne rentre pas dans ce cadre.

    1946-1952  : des centaines de médecins nazis et SS obtiennent la nationalité canadienne (projet Paperclip, dont les archives commencent à peine à sortir). Et beaucoup ont mené leurs expériences dans les pensionnats d’indiens, centres militaires et autres cliniques comme celle du Dr Ewen Cameron, qui a travaillé sur les projets de manipulation mentale de la CIA MK ultra et Monarch. Sur les patients, on teste l’usage de drogues, les électrochocs, la privation de sommeil, les chocs traumatiques, cela pour développer la manipulation mentale.


    1956  : un survivant de la Lincoln Royal Canadian Air Base à Calgary (Alberta) dit qu’un médecin qui avait un tatouage SS a torturé des enfants à mort, dont des enfants indiens amenés par les policiers du RMMP (la police montée canadienne royale), venant des pensionnats catholiques. Des survivants des bases militaires de Suffield en Alberta, de Nanaimo en Colombie Britannique, de l’hôpital psychiatrique Lakehead en Ontario évoquent des faits similaires.


    1962 – 1971  : des milliers d’enfants indiens sont enlevés à leurs familles dans le cadre du programme « sixties scoop » qui aurait concerné officiellement 20.000 enfants. Etrangement, on observe que le programme actuel d’adoptions forcées aux Etats-Unis ressemble beaucoup à « Sixties Scoop », ces rafles d’enfants qui pourraient n’avoir été qu’un test. Beaucoup de ces enfants sont morts et les circonstances ont été dissimulées.

    1970  : suite à des révoltes, le gouvernement cède l’éducation des enfants indiens aux communautés indiennes, petit à petit. En 1972, les affaires indiennes ordonnent la destruction de tous les dossiers personnels des indiens, y compris l’origine et les documents de propriété. En 1975, la majorité des pensionnats étaient sortis de l’orbite des catholiques. Pourtant, les abus ont continué dans de nombreux établissements passés aux autochtones, à savoir des écoles maternelles. Le dernier pensionnat ferme en 1996.

    1980  : suite à la pression des indiens, le gouvernement établit une assemblée fantoche de chefs non élus, qui ne cherche pas à enquêter sur les abus commis contre les indiens, ni à demander la souveraineté du peuple indien.

    1986  : l’église unie du Canada demande "pardon". Mais elle ne veut pas indemniser ses victimes.

    1989  : Nora Bernard, qui a survécu au pensionnat de New Brunswick, démarre les poursuites contre l’église catholique canadienne et le gouvernement. Elle a été assassinée en décembre 2007[3], juste avant les « excuses » du gouvernement pour les pensionnats. Nora Bernard a quand-même été à l’origine de la plus grosse ‘class action’ du Canada, représentant 79.000 survivants[4].

    1993 – 1995  : des indiens parlent publiquement de meurtres d’enfants à l’école St Andrews de Port Alberni, qui était gérée par l’Eglise catholique du Canada. C’est là qu’officie Kevin Annett, ce pasteur qui est tombé sur une transaction foncière entre le gouvernement et l’église qui achetait, concernant des terres volées aux indiens. Annett est renvoyé à la suite de son indignation publique au sujet de cette magouille. Puis un autre parle d’enfants battus à mort dans un autre pensionnat.

    1996 – 1998  : Annett rend publics des centaines de témoignages rapportant des crimes dans les pensionnats. A partir de là, il a plein d’ennuis (divorce, procès…). Des procès intentés par des survivants suivent malgré tout. Des indemnités commencent à tomber pour les 86.000 survivants, écœurés de voir qu’on tente d’acheter leur mémoire. Et des millions de dollars de subventions diverses et variées pleuvent sur les réserves indiennes. Mais l’argent a été très mal réparti, et souvent accaparé par les chefs tribaux et autres administrations.

    2000  : comme 10.000 survivants avaient porté plainte, l’église du Canada a demandé au gouvernement de restreindre le cadre des poursuites et d’assumer la responsabilité première pour les crimes commis dans les pensionnats. De nombreux tribunaux refuseront d’ailleurs aux indiens le droit de poursuivre l’Eglise.

    2002  : l’Eglise mène une campagne de propagande pour dire qu’elle sera ruinée si elle doit assumer les conséquences des poursuites. Du coup, le gouvernement a pris l’entière responsabilité des crimes, y compris les compensations financières.

    2005  : des survivants désignent à Annett des lieux de sépultures de masse, autrement dit des charniers, proches d’anciens pensionnats de Colombie Britannique. On monte alors « Friends and relatives of the disappeared » (amis et proches des disparus). Le film Unrepentant est réalisé à partir des travaux d’Annett.

    2007  : le gouvernement met en place une commission de réconciliation et de vérité, qui refuse de dédommager plus de la moitié des survivants.

    Juin 2008  : sous la pression, le gouvernement « s’excuse » pour les crimes, tout en cherchant à les minimiser. Il n’est toujours pas question de faire payer l’Eglise.

    2009  : un témoin de meurtre d’enfant, Johnny “Bingo” Dawson, est assassiné par la police, qui l’avait menacé au cas où il parlait.

    2010  : les contacts entre les survivants de l’Eglise canadiens, irlandais, italiens, allemands et anglais se nouent. Il apparaît clairement que Ratzinger, le pape, a œuvré toute sa vie pour dissimuler ces abus au public.

    2012  : pendant que le gouvernement fait encore mine de faire de la « réconciliation » et de la « vérité », les actions en Justice vont démarrer sérieusement. Au passage, précisons que les survivants des résidential school conchient littéralement la « Truth and reconciliation commission » qui tente de les enfumer depuis quelques années déjà, à grands coups de subventions. Et aujourd’hui, on ne connait toujours pas le nombre d’enfants qui sont passés dans ces pensionnats. On parle officiellement de 100.000 à 200.000 enfants.


    2. Le génocide

    On peut parler de génocide par bien des aspects. Notamment parce qu’on retrouve dans celui des indiens du Canada les trois phases habituelles : conquête, confinement, destruction. Mais celui des indiens a duré longtemps et a fonctionné par vagues successives, sous le couvert de la religion et de l’éducation. Les survivants parlent de camps de concentration chrétiens.

    En 1910, la plupart de la centaine de pensionnats (les residential school) dans lesquels sont envoyés les enfants indiens du Canada est dans le giron de l’Eglise catholique romaine. Ces pensionnats étaient de véritables mouroirs, où le taux de décès était encore pire que dans les camps de concentration nazis : d’après les chiffres disponibles, il apparaît que plus de la moitié des enfants y mouraient chaque année, et cela durant un bon demi siècle (contre 15 à 20% par an dans les camps de concentration). Duncan Scott l’a écrit en 1910 : les décès massifs de ces enfants indiens dans les pensionnats sont « en accord avec la politique du ministère, qui est orientée vers la Solution Finale du problème Indien ».

    Et cette Solution Finale a été assez efficace : entre 1900 et 1960, le taux de mortalité des enfants indiens de ces pensionnats oscillait entre 40 et 60% par an. Pendant soixante ans, ce taux est resté le même, malgré les « progrès de la médecine » et la fertilité des terres sur lesquelles étaient installées ces « écoles ». Bien sûr, l’Etat a tout fait pour dissimuler cette réalité. Quelques années plus tard, ce concept de « Solution Finale » a été repris par les Nazis.
    De plus, de 1920 à 1930, en plein cœur du massacre, les inspections médicales ont carrément été suspendues dans les pensionnats. Au total, entre 1890 et 1996, ce sont de 50 à 100.000 enfants qui sont morts dans ces endroits lugubres.

    Et puis, il y a eu cette politique de stérilisation[5]. Des centres de stérilisation ont existé, dans lesquels les jeunes gens étaient drogués et stérilisés, surtout s’ils n’étaient pas chrétiens. Mais tous les registres concernant ces stérilisations ont été détruits à partir de 1995, quand l’enquête de l’Etat a démarré. Les garçons étaient parfois mis devant des rayons X intensifs afin d’être rendus stériles, ou bien on leur faisait boire des poisons.

    Et quand les bébés, souvent le fruit de viols par les pasteurs et compagnie, naissaient quand-même, on les tuait.


    Toutefois, ce processus de stérilisation n’a pas pris fin avec les écoles résidentielles. Royce White Calf, un ancien Lakhota qui a été juge au Tribunal concernant ces pensionnats en juin 1998 à Vancouver, estime qu’entre un tiers et la moitié de toutes les femmes aborigènes du Canada Ouest et de l’Alaska ont été stérilisées par des méthodes intrusives physiques ou chimiques autour de 1980.

    Le taux de stérilisations chimiques administrées sous couvert de vaccins parmi les indigènes a en fait augmenté depuis cette époque, particulièrement dans le tiers monde, sous des programmes relativement secrets conduits par l’OMS et les Nations Unies. Même après 1980, les stérilisations ont continué, mais de manière plus cachée encore.

    Aujourd’hui, on « vaccine ». Mais dans le vaccin, il n’y a parfois que du produit stérilisant. Annett explique « En 2004, on a découvert que l’Organisation Mondiale de la Santé a administré pendant des années des substances stérilisantes en même temps que les vaccins contre la grippe et la polio, aux femmes indigènes des Philippines et de nombreux pays d’Afrique. De la même façon, plus de 40.000 hommes et femmes Inuits ont été rendus infertiles par le Département de la Santé des USA (US Health Department) entre 1986 et 1993 après qu’on leur ait administré un sérum nommé Heptavax, une drogue de stérilisation interdite dans la plupart des pays du monde ».

    Accessoirement, la définition du génocide, révisée par le canadien Raphael Lemkin, a fini par insister sur la notion d’intention : pas de génocide si l’intention de faire un génocide n’est pas clairement prouvée. Ce qui permettait à celui des indiens de passer à la trappe de l’histoire. Même la dernière loi concernant le crime de génocide passée en 2000 au canada interdit toute poursuite contre l’Etat canadien si le génocide imputé date d’avant 2000. Si bien qu’avant 2000, le génocide était légal au Canada, comme sous le IIIe Reich.
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    Source : https://www.siwel.info/le-canada-demande-pardon-aux-peuples-autochtones-lindescriptible-histoire-de

    Notes
    [1] En fait, Bryce n’a parlé de crime national dans un rapport publié après sa retraite, en 1922.

    [2] Cette obligation vient probablement du fait qu’autrement, les enfants s’échappaient dès qu’ils le pouvaient pour retourner dans leurs villages.
    [3] On a d’abord dit qu’elle était morte de causes naturelles, avant d’accuser son petit fils, qui a été envoyé en prison.
    [4] Le Canada a réglé les poursuites en 2005 pour 5 milliards de dollars.
    [5] Mais la stérilisation des populations indiennes a également lieu aux Etats Unis, au Perou et en Asie. Cela, ce sont les faits connus et prouvés. Sommes-nous certains qu’on n’est pas victimes du même processus en Europe, où certaines études montrent qu’un tiers des hommes sont stériles dans certains pays. On a appris aussi que des indiens guatémaltèques ont été contaminés avec des maladies comme la syphilis pour ensuite rentrer chez eux et permettre de voir comment évolue la maladie.
    [6] Sur une liste de 250.000 décès depuis le XIXe siècle, ce qui laisse penser que plus de 200.000 enfants sont passés dans ces pensionnats.
    [7] Cela a été confirmé par des recherches dans les archives militaires, effectuées par le sergent Gasseau du National Investigation Service de l’armée en 1994. Bizarrement, ce militaire a ensuite nié tout ce qu’il avait dit auparavant. Sara a même été menacée de poursuites par le gouvernement, afin de la dissuader de demander réparation. Aujourd’hui, elle et son mari doivent vivre cachés et sont harcelés par le gouvernement.
    [8] Deux juges de la cour suprême de la Province avaient été un peu embêtés pour avoir violé des enfants indiens, mais finalement ce sont ceux qui les avaient poursuivis qui ont été détruits.
    [9] Les toutes premières disparitions remontaient 1978, mais la gendarmerie n’a commencé à enquêter qu’en 1999.
    [10] Ce fut le cas par exemple pour Danielle Larue, disparue à 25 ans début 2003. Il a fallu plus de six mois pour que la police s’interroge. Ses ancêtres étaient des chefs héréditaires de la tribu Neskonlith, chassés par l’Etat. Son père a été dans les pensionnats où il a été maltraité, et il été parmi les premiers à signer le recours collectif contre l’Etat. Mais, il est devenu alcoolique et délinquant. La grand-mère paternelle de Danielle a été assassinée quand son père était encore bébé. Danielle, son frère et sa sœur ont donc été placés et séparés très jeunes, car leur père alcoolique était violent. La mère est partie, mais il était déjà trop tard pour récupérer ses enfants. Les trois enfants ont été violés et maltraités dans ces centres, si bien que Danielle a fini par les enlever pour les protéger, alors qu’elle avait seulement 10 ans. Peu après, de retour en foyer, Danielle a commencé à se prostituer pour avoir un peu d’argent. Puis elle est tombée dans l’héroïne, de même que sa jeune sœur. A ce moment, Danielle n’avait pas 18 ans. Les choses se sont sérieusement gâtées quand Danielle a commencé à aller chercher de la drogue dans la banlieue pauvre de Downtown Eastside à Vancouver. Là d’où viennent beaucoup de disparues. Quant à leur frère, il affichait déjà plus de 18 condamnations à 19 ans.
    [11] Un serial killer a qui on a imputé quelques unes des disparitions du highway 16, mais il ne serait certainement pas le seul à avoir sévi dans le coin même si on le soupçonne d’une soixantaine de disparitions. Arrêté en 2002, il vient d’une famille de dingues, et ses frères Steve, Dave et Willie ne sont pas en reste. Mais là encore, l’enquête est des plus poussives : pas mal de témoins ont vu des flics amener des victimes dans la ferme familiale de 17 ha, semble-t-il, et il travaillait, semble-t-il encore, avec beaucoup de monde. Ajoutons aussi que Pickton tuait déjà des prostituées dans les années 90 – 2000, mais bien sûr la police ne l’a pas arrêté.
    Source AFP & Wikisrik / Canada : le massacre du peuple indien passe par la destruction et l’exploitation de leurs enfants

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    • Deux églises catholiques brûlées sur des terres autochtones en Colombie-Britannique

      Deux églises catholiques installées dans des territoires autochtones de Colombie-Britannique ont été détruites dans la nuit de dimanche à lundi lors d’incendies « suspects », a annoncé lundi 21 juin la police fédérale canadienne, qui a lancé une enquête.
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      Ces deux incendies interviennent quelques semaines après la découverte des restes de 215 enfants près d’un ancien pensionnat autochtone géré par l’Église catholique à Kamloops, dans cette province de l’Ouest canadien. Cette découverte a relancé les appels au pape et à l’Église à présenter des excuses pour les abus et violences dont ont souffert les élèves de ces pensionnats, où ils étaient enrôlés de force pour être assimilés à la culture dominante.
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      Source : https://www.lefigaro.fr/international/deux-eglises-catholiques-brulees-sur-des-terres-autochtones-en-colombie-bri

  • Le nouveau visage de #Riace...

    Riace riapre !

    Dopo molta attesa è successo tutto in un giorno abbastanza anonimo, a metà settimana, nel mese di ottobre. Una mattina finalmente i laboratori a Riace sono stati aperti. Gli operatori si son messi a spazzare davanti alle porte, i vetri sono stati lavati, tolta la polvere accumulata in un anno di inattività, sistemati nuovamente gli oggetti di artigianato che costituivano il “patrimonio” di queste botteghe uscite da un presepe vivente. Con timidezza si sono compiuti gesti normali, tanta era stata l’irruenza, la violenza usata per chiudere le botteghe e fermare un progetto di accoglienza e interazione con i migranti. Nell’aria era rimasta la paura delle incursioni della finanza, visite ispettive nel borgo più criminalizzato e infangato d’Italia, attualmente sotto processo.

    Intanto qualche pezzo di puzzle va a posto. Si fa strada la verità. È di una settimana fa la notizia che è caduta una delle accuse a Domenico Lucano per quanto riguarda la gestione nel 2011 dell’Emergenza Nord Africa. Per la gestione di quei progetti il Comune aveva applicato l’Iva del 4% così come avevano fatto tutti i Comuni d’Italia, ma nel 2016 le Fiamme Gialle avevano messo in discussione anche quello e chiesto un pagamento di 324 mila euro per recuperare la maggiorazione Iva che secondo loro doveva essere intesa fra il 20 e il 21%. Ma la Commissione Tributaria ha stabilito che non era così, ritenendo la richiesta “non esigibile ma neanche fondata” e ha condannato l’Agenzia delle Entrate a pagare 10 mila euro di spese al Comune di Riace.

    Nei mesi scorsi l’obiettivo di distruggere il progetto di accoglienza conosciuto in tutto il mondo come un simbolo è purtroppo riuscito. La maggioranza dei migranti presenti in paese è stata trasferita oppure ha deciso di tentare la fortuna altrove. Gli operatori lasciati a casa, i laboratori chiusi. Riace trasformato in un paese fantasma, come uno dei tanti luoghi semiabbandonati delle aree interne non solo della Calabria. Il sindaco allontanato per un anno intero, in “esilio” fuori da Riace. Gli asini della fattoria didattica anche loro messi sotto sequestro, perché le stalle non hanno l’agibilità, e poco importa se la maggioranza degli uffici pubblici compreso il tribunale di Locri si trovano nella stessa situazione… La furia dello Stato è passata su Riace come uno tsunami trascinando tutto e tutti.

    E tuttavia c’è stato, in questi mesi difficili, il sostegno di molti cittadini, di tante associazioni che hanno voluto caparbiamente continuare a credere nel progetto e nella sua rinascita (cosa che faticosamente sta avvenendo), portando linfa anche attraverso la raccolta fondi della Fondazione “È stato il Vento”. E ora la ripresa del progetto sta avvenendo.

    Il nuovo sindaco si è premurato anche lui di fare pulizia e poco prima della festa patronale ha sostituito i cartelli che presentavano un “Paese solidale e accogliente” con l’immagine dei santi Cosma e Damiano, evento inaugurato da due solerti preti con l’abito talare, usciti da un film neorealista di De Sica. Poi è stata la volta del cartello di Peppino Impastato che parlava di bellezza: fatto sparire anche quello. Ma per la nuova giunta non sono tutte rose. Questi sono giorni di attesa sul futuro del neo eletto sindaco #Trifoli dopo che il Ministero degli Interni e la Prefettura hanno scritto nero su bianco che non avrebbe potuto essere eletto in quanto dipendente del Comune, vigile urbano con un contratto a tempo determinato. Inoltre un amico della nuova giunta, consigliere regionale di Fratelli d’Italia, è stato arrestato perché legato a una potente cosca della ‘ndrangheta.

    Intanto Riace vive. Si continua a fare pulizia nei laboratori, è stato aperto un asilo parentale, sta andando avanti la ristrutturazione di Palazzo Pinnarò, storica sede di Città Futura dove verrà istituito anche un Centro di documentazione, in collaborazione con alcune Università, con lo scopo di raccogliere tesi di laurea su Riace (chi ha informazioni al riguardo le segnali a fondazioneriaceestatoilvento@gmail.com). Ma la vera botta adrenalinica la sta dando il Frantoio di Comunità, una vera eccellenza, moderno all’avanguardia. Tutto il paese sta partecipando, una processione per assistere agli ultimi ritocchi poi quando sarà tutto a posto i proprietari degli ulivi porteranno il raccolto, e quest’anno sarà particolarmente buono.

    https://volerelaluna.it/territori/2019/10/21/riace-riapre
    #villes-refuge #ville-refuge #SPRAR #Mimmo_Lucano #nouvelle_Riace #new_Riace #Italie #asile #migrations #réfugiés

    Ça... j’aime moyennement... voire pas du tout :

    Il nuovo sindaco si è premurato anche lui di fare pulizia e poco prima della festa patronale ha sostituito i cartelli che presentavano un “Paese solidale e accogliente” con l’immagine dei santi Cosma e Damiano, evento inaugurato da due solerti preti con l’abito talare, usciti da un film neorealista di De Sica. Poi è stata la volta del cartello di #Peppino_Impastato che parlava di bellezza: fatto sparire anche quello. Ma per la nuova giunta non sono tutte rose.

    #doutes #doute #affaire_à_suivre #prêtres #saints #santa_Cosma #Santo_Damiano #changement

  • É.-U. : près de 1700 #prêtres et membres du #clergé #criminels sous le radar
    https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201910/06/01-5244286-e-u-pres-de-1700-pretres-et-membres-du-clerge-criminels-sous-le-

    Ces prêtres, diacres, #moines et laïcs enseignent maintenant les mathématiques au collège. Ils conseillent les survivants d’agression sexuelle. Ils travaillent en tant qu’infirmiers et font du #bénévolat dans des organisations à but non lucratif visant à aider les enfants à risque. Ils habitent à côté des terrains de jeux et des crèches. Ils adoptent et s’occupent d’#enfants.

    Et depuis qu’ils ont quitté l’église, des dizaines de ces personnes ont commis des #crimes, dont des agressions sexuelles et des crimes reliés à la possession de pornographie juvénile, selon l’enquête de l’Associated Press.

  • Religieuses abusées, l’autre scandale de l’église une enquête glaçante sur le dernier tabou du Vatican, au moment où le pape vient de reconnaître des agressions sexuelles de religieuses par des prêtres. | Pressroom Arte
    http://servicepresse.arte.tv/religieuses-abusees/?u=81f866d48221c2941e3da4d687da4c61&scrtk=c71c9bdb433dcd26217c18d

    J’écoute la réalisatrice sur FC, le comble de l’hypocrisie est que les religieuses qui se retrouvent enceintes suite aux #viols par les prêtres (protégés par la hiérarchie) se voient avortées par l’institution, institution opposée à l’#avortement.

    Depuis des décennies, des #religieuses de tous les continents sont abusées sexuellement par des #prêtres prédateurs. ARTE propose une #enquête glaçante sur le dernier scandale de l’Église catholique au moment où le pape François vient de reconnaitre ces #violences_sexuelles au sein de l’institution.

    Visionnez le documentaire dans son intégralité sur ARTE Magazine (après inscription).

    #religion #catholicisme

    • Véronique Margon France Culture - N’importe quelle organisation ne peut pas faire pire ! => Vidéo.
      https://www.franceculture.fr/religion-et-spiritualite/abus-sexuels-dans-leglise-des-religieuses-egalement-victimes-de-pretre

      N’importe quelle organisation criminelle ne fait pas pire. De plus, voir que ceci est fait sous couvert de la religion, du vœu d’obéissance...

      L’obéissance dans la vie chrétienne est faite pour rendre libre et non esclave.

      Il y a un sentiment d’impunité semblable à celui que l’on retrouve dans les crimes commis contre les enfants, c’est effrayant.

      C’est une sorte de tabou à l’intérieur du tabou, on ne sait même plus à quel niveau du tabou tout cela se trouve. . . . .

      Véronique Margon est la présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France.

    • Je relève l’usage de l’expression « abus » et « abusées » qui est un euphémisme pour ne pas nommer la violence. @odilon je sais que tu as copié les expressions utilisées dans la presse et je ne te met pas en cause. j’ecrit ceci pour organiser mes idées en vue d’un prochain dessin sur parchemin sur ces sujets là.

      Un abus ca implique que l’agresseur avais un accès autorisés au corps de ces femmes et qu’il a seulement été un peu trop loin outre le droit qu’il avait. Comme le droit de boire implique parfois un abus de boisson. Or il y a pas de droit d’accès au corps des autres, alors l’abus sexuel n’existe pas, il s’agit d’agression. Dans le contexte des violences sexuelles et morales infligées par le clergé catholique, cette expression est presque systématique et ca me semble en dire très long sur l’hypocrisie des français·es vis a vis de cette institution dégeulasse qu’est l’église catholique. Honte à tou·tes les catholique de se soumette à l’autorité de cette clique de banquiers violophiles.

      Le catholicisme est opposé à toute notion de consentement.
      Les curés te baptisent de force, à la naissance et te refusent le débaptème.
      Pour eux le sexe est obligatoire dans le mariage. Et obligatoirement fécondant. C’est le seul motif d’annulation de mariage reconnu par l’Eglise. Il y a un commandement contre l’adultère mais aucun contre le viol. Le dernier commandement laisse les femmes qui n’appartiennent pas à des hommes (époux ou père) à la totale merci des viols.

      L’Eglise refusent le consentement à la grossesse. Pas d’IVG, pas de contraception. Papa dans maman pour tous et que les autres aillent rôtir en enfer, le consentement n’est pas pour elleux non plus.
      Ils te refusent aussi le consentement à la mort. Il te faudra déguster chaque seconde de souffrance et d’agonie que leur dieu pervers t’offre de son amour toxique.
      Amour auquel tu n’a pas le droit de consentir, car leur dieu il t’aime de force dans ton petit cœur de créature avec laquelle il fait joujou. Si il te pose des épreuve, c’est pas amourrrr pour toi. Et bien sur il respecte ta liberté qu’ils disent, leur dieu il te laisse libre de « choisir » l’enfer si tu te transforme pas en paillasson/pondeuse/tiroir-caisse.

      Les dieux et déesses qui acceptent qu’on se prosterne et qu’on se sacrifie pour elleux sont toxiques, qu’on en fasse des torche-culs c’est tout ce qu’illes méritent.

  • Le Vatican bloque des mesures des évêques américains contre les abus sexuels Belga - 13 Novembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-vatican-bloque-des-mesures-des-eveques-americains-contre-les-abus-sex

    Le Saint-Siège a ordonné lundi à la conférence des évêques américains de ne pas se prononcer, lors de son assemblée générale, sur des mesures de lutte contre les abus sexuels en son sein, lui demandant d’attendre la tenue d’une conférence sur le sujet en février.

    Lors de son discours d’ouverture, le cardinal Daniel DiNardo, président de la conférence, a confirmé avoir reçu une lettre de la Congrégation pour les évêques et annoncé qu’aucun vote ne se tiendrait lors de cette assemblée générale, contrairement à ce qui était prévu initialement.

    Le cardinal Blase Cupich, évêque de Chicago, a lui précisé, dans un communiqué, que le Vatican avait demandé à la conférence de « reporter » le vote final dans l’attente d’une rencontre des conférences épiscopales du monde entier, convoquée en février à Rome.

    Le cardinal DiNardo a fait part de sa « déception » lors d’une conférence de presse à la mi-journée, lundi, au premier jour de l’assemblée générale qui se tient à Baltimore (nord-est) jusqu’à mercredi.

    Régulièrement mise en cause ces dernières années pour sa gestion du scandale des abus sexuels au sein de l’église catholique américaine, la conférence des évêques américains avait annoncé, en octobre, plusieurs mesures phares, qui devaient faire l’objet d’un vote.

    Le haut clergé américain proposait notamment un nouveau code de conduite, un nouveau mécanisme de signalement, ainsi que la création d’une commission d’enquête menée par des personnes n’appartenant pas à l’église catholique américaine.

    « Nous ne sommes pas satisfaits de cela », a assuré le cardinal DiNardo au sujet de la demande du Vatican. « Nous travaillons dur pour passer à l’action. Et nous allons le faire. Nous rencontrons juste un contretemps. »

    Mi-août, les services du procureur de Pennsylvanie ont publié un rapport accablant, détaillant des abus perpétrés durant plusieurs décennies par plus de 300 prêtres et dont ont été victimes plus de 1.000 enfants.

    Le rapport dépeint une hiérarchie ayant souvent eu une démarche active pour ne pas ébruiter les cas d’abus sexuels et pour protéger les auteurs de ces agressions.

    #pédophilie #culture_du_viol #viol #église #enfants #catholicisme #eglise #viols #religion #violences_sexuelles #pedocriminalité #vatican #eglise_catholique #pape #usa #prêtres

  • Abus sexuels dans l’Eglise : en #Vendée, d’anciens séminaristes brisent le silence

    Dans le diocèse de #Luçon, des séminaristes accusent une quinzaine de prêtres de faits de pédophilie. Les faits remontent aux années 1950 et se sont étalés sur au moins trois décennies au cœur de la rurale et conservatrice Vendée.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/311018/abus-sexuels-dans-l-eglise-en-vendee-d-anciens-seminaristes-brisent-le-sil
    #abus_sexuels #Eglise_catholique #prêtres_pédophiles #pédophilie #France #viols

    Une enquête de @wereport (@marty et @daphne) pour @mediapart

  • Frontières / Grenzen

    Les #frontières ne sont pas qu’un produit du milieu naturel mais aussi, et surtout, le résultat de dynamiques historiques. Leurs définition et fonction dépendent du contexte politique et économique. Les contributions de ce volume précisent la manière dont les frontières ont modelé et marqué les espaces alpins du Moyen Âge au vingtième siècle aussi bien dans l’arc alpin, les #Pyrénées, les #Vosges que les #Carpates. Elles précisent le rapport entre frontière et #pouvoir, discutent les divers régimes de frontière et mettent en exergue les dynamiques transnationales, sources de tensions avec les frontières politiques des États nationaux.

    http://www.labisalp.arc.usi.ch/it/pubblicazioni/histoire-des-alpes-storia-delle-alpi-geschichte-der-alpen
    #Alpes #montagne #histoire #revue #régimes_frontaliers #Etat-nation
    #Schwytz #Suisse #contrebande #brigands #déserteurs #prêtres #Pyrénées_basques #surveillance #France #Italie #Vosges #Yougoslavie #traité_de_rapallo #Rapallo #rapallo_border #Javorina #pologne #République_Tchèque #frontières_naturelles #frontière_naturelle #Lac_Léman #pollution

    Sommaire :
    https://feeds.usi.ch/documents/attachment/1741/123.pdf?_ga=2.23089082.1601997148.1540132160-38925395.1539941994
    ping @reka

  • Trois ex-enseignants, dont un prêtre, d’une école privée hors contrat de la région de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) ont été condamnés en correctionnelle à quatre mois de prison avec sursis pour des châtiments corporels sur des élèves âgés de 8 à 12 ans.
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ille-et-vilaine/saint-malo/saint-malo-trois-ex-enseignants-condamnes-chatiments-co

    Le tribunal correctionnel de #Saint-Malo a suivi les réquisitions du procureur. L’enquête a débuté en 2011 après un appel anonyme au numéro d’urgence 119 dénonçant des gifles, coups de bâton, nuits à même le sol, lavages de la bouche au savon dans l’école Sainte-Marie à Saint-Père. Ces faits auraient commencé en 2008, d’après le témoignage.

    Un établissement hors contrat
    L’école Sainte-Marie à Saint-Père Marc en Poulet, située à 10 km de Saint-Malo, regroupe des classes allant de la maternelle à la terminale, est un établissement catholique hors contrat dirigé par des #prêtres_intégristes de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X fondée par Mgr Marcel Lefebvre.

    Sept victimes
    Sept victimes ont été identifiées mais une seule famille s’est portée partie civile. « Ce n’est pas surprenant car en dépit des châtiments décrits par les enfants, les parents n’ont pas forcément remis en question l’attitude des enseignants et la plupart n’ont pas retiré leurs enfants de cette école », a précisé l’avocat des parties civiles Pierre Stichelbaut à une correspondante de l’AFP.

    Ni les prévenus, ni les victimes n’étaient présents à l’audience, qui s’est tenue mardi 4 septembre. « Nous n’avons pas demandé d’interdiction d’exercer car les trois personnes ont depuis été licenciées et n’exercent plus », a précisé l’avocat. Les parties civiles ont également obtenu 2 800 euros de dommages et intérêts.

    #châtiments_corporels

  • Suisse : Les prêtres pourraient suivre des cours d’éducation sexuelle ats/ebz - 2 Septembre 2018 - RTS
    http://www.rts.ch/info/suisse/9814926-les-pretres-pourraient-suivre-des-cours-d-education-sexuelle.html

    La Conférence suisse des évêques envisage d’introduire des cours d’éducation sexuelle pour les représentants de l’Église. L’objectif étant de prévenir les abus, rapporte Le Matin Dimanche.

    Les évêques veulent améliorer la prévention et intégrer la lutte contre les abus à la formation des prêtres. Giorgio Prestele, président des experts mandatés par les évêques, va même plus loin : « Je peux aussi imaginer par exemple que les futurs prêtres, avant leur bénédiction, doivent passer une évaluation concernant le rapport à leur propre sexualité ». Le spécialiste estime que les prêtres devraient toujours s’interroger sur la manière dont ils abordent la sexualité, qui existe malgré le célibat.

    Durcissement de l’obligation d’annonce
    La Conférence discutera donc prévention dès lundi à Saint-Gall. Lors de cette rencontre, les évêques devront aussi décider s’ils veulent durcir l’obligation de dénoncer des cas d’abus sexuels. Il s’agirait dans ce cas d’annoncer à la justice tous les cas laissant penser qu’il pourrait s’agir de délits poursuivis d’office. Cette obligation existait jusqu’alors uniquement dans les cas où les victimes étaient mineures. L’obligation pourrait être étendue aux cas concernant des adultes.

    #Suisse #catholicisme #prêtres #éducation_sexuelle #prévention #abus_sexuels #religion #église #confession

  • Ce n’est pas un sacre, c’est un massacre Nancy Huston - 22 Aout 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/idees/534990/ce-n-est-pas-un-sacre-c-est-un-massacre

    Cher François,

    Ces jours-ci, le monde tangue sous le choc d’un nouveau scandale de pédophilie qui, en Pennsylvanie cette fois, vient « éclabousser » l’Église catholique : sur une période de 70 ans, 1000 enfants abusés ou violés par des prêtres, et, compte tenu de la célérité des intéressés à escamoter les preuves et de la honte des victimes à témoigner, l’on peut être certain que ce chiffre est encore inférieur à la vérité. Certain aussi que, pour nombreux qu’ils soient, les cas connus ne forment que la pointe de l’iceberg.


    Comme moi, comme d’autres, vous avez dû être frappé par la ressemblance entre cette salve de révélations « scandaleuses » et une autre, qui défraie l’actualité depuis bientôt un an : celle des témoignages #MeToo sur le harcèlement sexuel. Ici et là, même propension des hommes à profiter de leur pouvoir pour satisfaire leurs besoins sexuels. Si l’on mettait à la disposition des enfants du monde entier un site Internet où ils pourraient déposer leur plainte en toute sécurité, ce « #balancetonpretre » provoquerait un tsunami mondial qui, par sa violence et son volume, dépasserait à coup sûr celui de « #balancetonporc ». Seraient encore reléguées au silence, il est vrai, les nombreuses victimes qui, en raison de leur jeune âge (18 mois, exemple entendu ce matin) ou de leur misère (enfants du Tiers-Monde, illettrés et/ou non connectés), n’auraient pas accès au site.

    Ce nouveau scandale vous a poussé à publier une longue « lettre au peuple de Dieu ». Mais, François, jamais la honte, la prière, le jeûne et la repentance ne mettront fin à ce fléau. À moins de changer les données qui engendrent ces gestes intempestifs, ils continueront à se produire. Pour les harceleurs de tout poil, il serait de la toute première importance de chercher les causes de leur acting-out machiste. Pour les prêtres catholiques, en revanche, point n’est besoin de chercher. La raison est là, évidente, flagrante comme le nez au milieu du visage.

    Ils ont peur
    Pourquoi s’en prennent-ils de façon si prépondérante aux enfants et aux adolescents ? Non parce qu’ils sont pédophiles — la proportion de vrais pédophiles parmi les prêtres est sûrement aussi minuscule que dans la population générale — mais parce qu’ ils ont peur , et que les plus jeunes sont les plus faibles, les plus vulnérables, les plus faciles à intimider, les moins aptes donc à les dénoncer. S’ils abordaient avec leur sexe tumescent — ce pauvre sexe nié, perpétuellement réprimé — des adultes de leur paroisse, ou s’ils allaient rendre visite aux travailleur(euse)s du sexe, ils seraient « pris » tout de suite. Avec les jeunes, ça peut durer des années… des décennies. On prend les nouveaux enfants de choeur… les fillettes qui viennent de faire leur première communion… cette toute jeune femme, dans le secret du confessionnal… ce tout jeune homme, pendant les vacances en colonie… On a sur elle, sur lui, sur eux, une ascendance, un pouvoir plus qu’humain, quasi divin… Et l’année d’après on recommence, avec les mêmes ou d’autres… François, ce n’est pas un sacre, c’est un massacre.

    À moins de se dire que seuls les pédophiles et les pervers sont intéressés par le sacerdoce chrétien, le problème n’est ni la pédophilie ni la perversion. Il faut abandonner ces clichés une fois pour toutes. Le problème, c’est que l’on demande à des individus normaux une chose anormale. C’est l’Église qui est « perverse » dans son refus de reconnaître l’importance de la sexualité et les conséquences désastreuses de son refoulement.

    Ces dernières décennies, nous autres, pays chrétiens — ou États laïques issus du christianisme —, avons pris l’habitude de dénoncer les coutumes d’autres cultures que nous considérons comme barbares ou injustes : je pense notamment à l’#excision ou au port de la #burqa. À ceux qui les pratiquent, nous aimons à faire remarquer que nulle part dans le Coran (par exemple) il n’est stipulé que l’on doive couper leur clitoris aux petites filles ou couvrir le visage des femmes, que ces pratiques ont commencé pour des raisons précises, à un moment précis de l’Histoire, afin d’aider les sociétés à mieux organiser les mariages et gérer la distribution des richesses. Les jugeant foncièrement incompatibles avec les valeurs universelles (liberté, égalité, fraternité) et les droits de l’individu — notamment le droit à l’intégrité corporelle —, nous nous estimons en droit de les interdire sous nos latitudes.

    Or ceux qui les pratiquent les considèrent comme irréfragables, constitutives de leur identité… de la même manière exactement que l’Église considère le #dogme du célibat des prêtres ! N’entrons pas, ici, dans le débat byzantin des raisons plus ou moins avouables pour lesquelles, après la scission des deux Églises, orientale et latine, celle-ci a tenu à se distinguer de celle-là en rendant obligatoire le célibat de ses officiants. Il est bien connu que Jésus n’a rien dit à ce sujet. Si lui-même n’a pas pris femme, il y avait parmi ses apôtres des hommes mariés, et, à d’autres époques et sous d’autres formes, le christianisme a autorisé et autorise encore ses prêtres à se marier. Le dogme catholique du célibat ne remonte qu’au Moyen Âge, un grand millier d’années après la mort du Christ.

    Les dégâts d’un dogme
    Ce qu’il s’agit de souligner, c’est que ce dogme, qui fait largement autant de dégâts que l’excision ou que la burqa, est lui aussi le résultat d’une certaine évolution historique. Cela veut dire qu’elle peut être annulée par une autre décision historique, décision que vous seul, cher François, êtes en mesure de prendre. Oui, vous seul avez la possibilité de lever l’injonction au célibat sous toutes les latitudes, protégeant ainsi d’innombrables enfants, adolescents, hommes et femmes à travers le monde.

    La preuve a été refaite et refaite. Le célibat obligatoire des prêtres ne marche pas. La plupart des prêtres ne sont pas chastes. Ils n’arrivent pas à l’être. Il faut en prendre acte et enterrer une fois pour toutes ce dogme inique. Il est criminel de tergiverser alors que, partout où il sévit, le massacre continue. Vous le savez, François ; nous le savons tous. Le rôle de l’Église est de protéger non les forts mais les faibles, non les coupables, mais les #innocents. « Et Jésus dit : Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent » (Matthieu 19 : 14). Depuis mille ans, combien de millions d’enfants ont été détournés de l’Église, dégoûtés de l’Église, empêchés de venir à Jésus, en raison de ce traumatisme ?

    Alors, dites STOP, François. En tant qu’autorité suprême de l’Église catholique, ce serait de loin l’acte le plus important, le plus courageux et le plus chrétien de tout votre mandat. Vous ne le feriez pas pour votre gloire personnelle… et pourtant, cela ne fait pas de doute, cette décision vous apporterait une gloire immense. Pendant des siècles, les prêtres et leurs ouailles vous remercieraient de votre prescience, de votre humanité, de votre sagesse.
    Ayez ce courage, je vous en conjure. Le moment est venu. L’Église doit cesser de cautionner (et donc de perpétuer, c’est-à-dire de perpétrer ) des crimes qui, à travers le monde et les âges, ont bousillé des vies sans nombre. Dites BASTA, François.
    Et si vous ne le faites pas, de grâce… expliquez-nous au moins pour quelles raisons vous ne voulez pas le faire.

    #enfants #femmes #garçons #filles #pape #prêtres #viols #machisme #pédophilie #massacre #catholicisme #sexe #perversité

  • Des victimes de prêtres américains obtiennent un accord de 210 millions de dollars Belga - 1 Juin 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_des-victimes-de-pretres-americains-obtiennent-un-accord-de-210-millions-

    Un archidiocèse de l’Eglise catholique de l’Etat américain du Minnesota a conclu jeudi un accord à hauteur de 210 millions de dollars avec des centaines de victimes d’abus de membres du clergé, résolvant un conflit vieux de plusieurs années.

    L’archidiocèse de Saint-Paul et Minneapolis - qui a été placé en 2015 sous la protection de la loi sur les faillites - a indiqué que l’accord devrait répondre à toutes les plaintes, conclure le processus de #faillite et permettre la création d’un fonds financier spécial pour 450 victimes.

    « Les rescapés des abus peuvent s’attendre à des paiements dès que le tribunal approuvera le plan », a déclaré l’archevêque Bernard Hebda.

    « Je suis reconnaissant pour toutes les victimes rescapées qui se sont courageusement présentées », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. « Je reconnais que les abus vous ont tellement volé (...). L’Eglise vous a laissé tomber, je suis vraiment désolé. »

    Les victimes ont accueilli l’accord avec soulagement, mais ont souligné que leurs cicatrices émotionnelles restent intactes.

    Cet accord a été possible grâce à une loi du Minnesota adoptée en 2013, qui permet de poursuivre des agresseurs présumés dans des cas auparavant prescrits. L’accord met fin à l’un des plus longs processus de prise en charge des abus liés à l’Eglise catholique aux Etats-Unis.

    En 2012, des experts ont évoqué au Vatican le chiffre de 100.000 mineurs victimes d’abus de milliers de membres du clergé aux Etats-Unis, certains cas remontant à 1950.

     #religion #pédophilie #culture_du_viol #catholicisme #église #eglise #justice #vatican #viol #prêtres #viols #histoire #usa #faillite #enfants

  • Deux affaires de prêtres pédophiles font trembler #Orléans

    Des dizaines de jeunes garçons pourraient avoir été victimes d’attouchements et de viols dans des centres de vacances du diocèse d’Orléans et du #Mouvement_eucharistique_des_jeunes, et lors de rassemblements des #Scouts d’Europe. Pendant des années et dans plusieurs régions.


    https://www.mediapart.fr/journal/france/220418/deux-affaires-de-pretres-pedophiles-font-trembler-orleans
    #pédophilie #prêtres #église #France #impunité

  • À Montréal, des églises collectent les empreintes digitales des prêtres au contact des enfants
    http://www.numerama.com/politique/269340-a-montreal-des-eglises-collectent-les-empreintes-digitales-des-pret

    Du côté de Montréal, où les scandales de pédophilie dans l’Église sont semblables à ceux connus dans l’Hexagone, une paroisse teste une surveillance accrue des prêtres. Plusieurs églises québécoises se préparent à collecter leurs empreintes digitales. L’Église catholique de Montréal va bientôt se mettre systématiquement à enregistrer l’empreinte digitale de ses prêtres et bénévoles qui travaillent avec des enfants. Pour la communauté de fidèles, il s’agit là d’un premier moyen pour lutter contre les scandales (...)

    #biométrie #empreintes #surveillance #prêtres #pédophilie

  • Dans les églises portugaises, les femmes aussi montent à l’autel

    Dans certains villages du sud-est du Portugal, la pénurie de curés catholiques pousse plusieurs femmes, simples croyantes, à célébrer elles-mêmes les offices du dimanche pour animer la vie religieuse de ces communautés vieillissantes, mais ouvertes au changement.
    Dans la minuscule église de #Carrapatelo, hameau d’une quarantaine de maisons perché sur une colline qui surplombe les vignobles de la région de Reguengos de Monsaraz, Claudia Rocha, en robe noire et baskets, s’adresse à une douzaine de fidèles, des femmes âgées pour la plupart.


    http://www.courrierinternational.com/depeche/dans-les-eglises-portugaises-les-femmes-aussi-montent-lautel.
    #femmes #prêtres #Eglise_catholique #Portugal

  • Lussuria, il libro di Emiliano Fittipaldi sullo scandalo dei preti pedofili

    «Lussuria». È questo il titolo del nuovo libro del giornalista dell’Espresso Emiliano Fittipaldi. Edito da Feltrinelli, l’opera si concentra sullo scandalo dei preti pedofili in Italia e di come spesso vengono coperti da vescovi e cardinali. Ne pubblichiamo in anteprima un estratto.


    http://www.huffingtonpost.it/2017/01/18/lussuria-emiliano-fittipaldi_n_14248324.html
    #livre #Italie #pédophilie #Eglise #prêtres #prêtres_pédophiles
    signalé par @marty

  • Une enfance crucifiée

    Jusqu’en 1981 plus de 100’000 enfants en Suisse ont été placés de force dans des familles ou dans des institutions. Parce que leurs parents étaient trop pauvres ou jugés peu vertueux. Véritable enfer, l’institut Marini, dans le canton de Fribourg a hébergé des milliers d’enfants. Beaucoup y ont été battus, violés, certains même sont peut-être décédés suite à des mauvais traitements. Temps Présent a enquêté sur cette réalité souvent insoutenable. Car si pendant des années, la souffrance de ces malheureux est restée cachée, aujourd’hui l’Eglise a choisi de faire face à son passé aussi sombre soit-il et d’ouvrir ses dossiers.

    Ils s’appellent Michel, Daniel, Bernard, Jean-Louis ou encore Jacques… Ils ont tous bientôt 80 ans et pourtant ils sont encore marqués par leur passage à l’institut Marini. Les coups au quotidien, les humiliations, la peur de s’endormir dans le dortoir car le surveillant venait les chercher pour les violer…. Tout est encore présent dans leur mémoire. Pendant des années, ils ont vécu avec cette souffrance enfouie car personne ne voulait les écouter. Mais aujourd’hui grâce à la persévérance et au combat de l’un d’eux, l’évêque, Monseigneur Morerod a accepté de regarder le passé en face. Il a mandaté deux historiens pour dépouiller les archives de l’institut Marini et recueillir la parole des témoins encore vivants. Leurs conclusions sont accablantes. Les enfants, qui pour la plupart étaient des enfants placés, étaient à la merci des prêtres. Certains même étaient devenus des objets sexuels qu’ils se passaient entre eux.

    Le travail des historiens permet aussi de mesurer toute la stratégie d’occultation de l’Eglise, une institution intouchable dans le canton de Fribourg de l’époque. Il s’écoule toujours 10 ans entre les premières dénonciations et les sanctions... quand il y en a ! Car force est de constater que les prêtres pouvaient agir en toute #impunité. La punition la plus sévère consistait juste à les déplacer.

    Temps Présent a eu accès au dossier des enfants de Marini et expose l’ampleur de ce scandale.


    https://pages.rts.ch/emissions/temps-present/8388461-une-enfance-crucifiee.html#8388463
    #enfants_placés #prêtres #Fribourg #Institut_Marini #viols #abus_sexuels #maltraitance #histoire #enfants #enfance #Suisse #Eglise #violence
    cc @daphne @marty

    • Malgré une « réparation », tout n’est pas réglé

      Enfant, #Rita_Soltermann fut placée dans une ferme de la vallée d’Emmental. Dès cet instant, elle devint un être humain de seconde zone. Les mesures prises au niveau national pour réparer la souffrance subie, lui semblent justifiées ce qui ne veut pas dire que les cicatrices qui subsistent de cette époque disparaissent pour autant.

      Il y a des fleurs, des fleurs, des fleurs partout dans la salle de séjour de Rita Soltermann, la presque octogénaire de Niederönz (BE)... et 350 petits cochons en porcelaine qui font sourire le visiteur mais rappellent à Rita Soltermann sa jeunesse qui était tout autre que rose. À l’âge de six ans, Rita Soltermann fut placée dans une famille de fermiers de montagne sans enfants. Rita était alors le quatorzième enfant placé de suite dans cette famille – une main-d’œuvre gratuite qui peinait sur les pentes abruptes de cette ferme isolée de montagne.

      Il fallait se lever à 6h, nourrir d’abord les poules et ensuite les cochons. Ses vêtements restaient imprégnés des odeurs de l’étable quand elle se hâtait à rejoindre l’école sans possibilité de pouvoir auparavant faire sa toilette. Rita Soltermann l’admet sans ambages : « Je puais. » Une fois l’école finie, il fallait se changer et retourner travailler. Faire ses devoirs un jour de semaine était impensable, donc rien d’étonnant que ses résultats scolaires laissaient à désirer et ne lui permettaient pas de suivre un quelconque apprentissage. Dès le départ, ses cartes étaient faussées : « Si tu débutes comme ça, tu restes toute ta vie bouche-trou. On reste un être de seconde zone. »
      À dos de cochon

      Nourrir les cochons était un moment privilégié dans la vie de l’enfant. Elle aimait bien les cochons, devenus ses compagnons de peine qui lui procurent des rares moments de bonheur : « Parfois, je montais à dos d’une truie et quittais la porcherie. » À l’école, on l’appelait la « Söirittere » – Rita, la dompteuse de cochons.

      Rita Soltermann est l’une des milliers de victimes des mesures de coercition prises par l’État. Son destin est typique de celui des enfants auxquels l’administration a volé la jeunesse – et ceci à des fins d’assistance. Les enfants issus de familles défavorisées étaient placés, d’autres étaient détenus dans des centres ou proposés à l’adoption. Les enfants des communautés yéniches ont été enlevés à leurs familles sous le prétexte de leur assurer un avenir convenable. D’autres ont été castrés ou stérilisés sur demande de l’État. Depuis des années, les débats sont vifs en Suisse au sujet de la réparation et réhabilitation des personnes lésées durant ce sombre chapitre de l’histoire suisse qui a pris fin en 1981.

      Le Conseil fédéral et le Parlement ont fait un grand pas en avant en s’attelant à un travail de mémoire en concertation étroite avec les victimes qui bénéficieront d’un montant de solidarité de CHF 25 000. Ils sont plus de 9000 victimes, pour la plupart âgées, qui ont déposé une demande (voir également la « Revue » 4/2018). Rita Soltermann est l’une d’elles.

      Est-ce que ce geste changera le regard que l’on jette sur son propre destin ? Ce n’est pas si simple, pense Rita Soltermann. Il est certes très important que l’injustice subie soit reconnue comme telle mais en fin de compte, il ne pourra pas y avoir de véritable réparation. « Le fait, étant enfant, de ne pas avoir ressenti d’amour, de ne jamais avoir été serré dans les bras de ses parents, est une expérience irréversible. » Elle ne pourra pas non plus effacer le souvenir du désespoir qui l’a submergée quand, jeune maman, elle a dû lutter pour que son propre enfant ne lui soit pas enlevé. Le geste de solidarité de la part de la Confédération est important : « Mais ce n’est qu’une goutte d’eau dans un océan. »

      Les associations des victimes s’insurgent également contre cette solution en disant qu’une réparation ne suffira pas à effacer les traces. Robert Blaser, membre de l’organisation « Fremdplatziert » (placé chez autrui) constate que l’État a certes fait beaucoup mais a également sous-estimé des réactions comme par exemple le réflexe de défense contre tout ce qui est représentatif de l’administration : « Nombreux sont ceux qui considèrent que l’autorité – l’État, le canton, la commune et l’Église – a joué le rôle d’auteur des mesures. Et nombreux sont ceux qui ne comprennent pas que cet auteur veuille leur donner de l’argent. » La contribution de solidarité est, selon Blaser, plutôt « une reconnaissance de l’injustice commise » sans que les conditions de vie se soient pour autant améliorées. Pour les victimes vivant aujourd’hui dans une situation précaire, le montant serait même désastreux, insiste Blaser : « À savoir cinq salaires mensuels en contrepartie d’une vie salopée. » Selon lui, ce geste n’a rien d’une réparation. Luzius Mader, en charge du dossier, mandaté par le gouvernement, ne lui donne pas tout à fait tort. Il parle de geste de solidarité et non de réparation (voir interview en page 19).
      Appel aux fermiers

      Werner Zwahlen, membre de l’association « Netzwerk verdingt » (réseau placé) est d’avis que les prestations de solidarité ne peuvent en aucun cas changer l’histoire d’une vie. Son réseau avait espéré qu’un versement régulier tel une rente serait retenue à la place d’un versement unique. Une petite aide financière mensuelle aurait constitué une sorte de « coupure avec le passé ». Zwahlen et ses coéquipiers considèrent en outre que ce n’est pas à la Confédération seule de s’occuper du travail de mémoire historique. Les communes, cantons et organisations rurales sont réticents à s’y engager à fond. Kurt Gäggeler du « Netzwerk verdingt » regrette que les fermiers n’envisagent pas de « réhabiliter leurs fermes, à savoir de les laver de la malédiction du passé ». À ce jour, il n’existe pas encore d’initiative à ce sujet. Hans Jörg Rüeggsegger, président de la puissante Union suisse des paysans (USP) à Berne, a récemment commenté la suggestion de Gäggeler en disant qu’il ne connaissait aucune ferme qui se sentirait stigmatisée pour les événements passés.

      Que la réparation versée par l’État ne suffise pas à elle seule, est également l’avis de Daniel Huber de la « Radgenossenschaft der Landstrasse » (Association des gens du voyage) qui s’engage en faveur des Sinté et des Yéniches. Donner de l’argent comme geste de solidarité est « bien et justifié ». Toujours est-il que dans la vie de tous les jours, les gens du voyage tels les Yéniches et les Sinté ne sont pas bien accueillis. Selon Huber : « L’espace vital des gens du voyage rétrécit, les fermiers sont tenus de ne pas leur accorder d’aires de stationnement. » Le contraste entre la position bienveillante de la Confédération et la réalité serait simplement trop frappant.
      Une grand-mère entourée d’une multitude de fleurs

      De retour à Niederönz, Rita Soltermann revient sur d’autres facettes d’une vie sans jeunesse. Elle a fait la connaissance de sa sœur cadette seulement à l’âge de 68 ans. Une preuve de plus qu’en tant qu’enfant placé, on appartient à « une famille sans histoire commune ». Et elle ajoute que le risque de perpétrer la violence et la maltraitance est grand : « Je ne me suis rendu compte que j’étais une mère très sévère, jusqu’à donner des claques. » Elle en est aujourd’hui désolée mais cette violence doit être en elle ce qui ne l’empêche pas de ressentir un grand bonheur : dans sa vie de couple, elle se sent aujourd’hui protégée, entourée par une famille aimante.

      Selon toute vraisemblance, il y a des choses qui s’arrangent. La « dompteuse de cochons » d’antan se consacre aujourd’hui à ses fleurs et est devenue « ds Margritli-Grosi », la « grand-mère aux marguerites » : c’est ainsi que ses petits-enfants l’appellent quand elle leur sourit parmi ses fleurs.


      https://www.revue.ch/fr/editions/2018/05/detail/news/detail/News/malgre-une-reparation-tout-nest-pas-regle

    • « Le montant est une preuve de solidarité »

      Luzius Mader* était chargé de la part du gouvernement fédéral du dossier « Mesures de coercition à des fins d’assistance et de placement extrafamilial ». Voici son constat à demi-parcours, somme toute positif.

      « Revue Suisse » : Jusqu’en 1980, l’État a infligé des souffrances à de nombreux enfants. Êtes-vous satisfait de ce qui a été réalisé en matière de réparation ?

      Luzius Mader : Oui, je suis globalement satisfait, d’autant plus que par rapport aux approches précédentes, nous avons su lancer le processus politique d’un travail de mémoire indispensable. Ce processus politique est achevé tandis que le travail sur les aspects scientifiques et humains se poursuit.

      Vous étiez confronté au problème de devoir trouver des solutions politiquement applicables. Est-ce que ce volet politique pourra répondre aux attentes des victimes ?

      Dans la mesure où nous voulions obtenir des résultats concrets, nous devions, dans un premier temps, tenir compte du cadre politique. Un échec de plus aurait été fatal.

      Vous vous êtes réunis autour d’une table avec les victimes. C’était une expérience douloureuse ?

      Dans un premier temps, nous devions créer une confiance réciproque. Il fallait dépasser le stade de confrontation « auteurs-victimes ». C’était à moi de leur faire comprendre que les personnes réunies autour de la table n’étaient ni l’un ni l’autre, qu’elles étaient seulement désireuses de contribuer au travail de mémoire.

      Pour beaucoup parmi elles, la perspective restait donc inchangée : En tant que victimes, elles devaient soumettre leur demande à l’instance incriminée, à savoir l’État.

      Il n’y avait pas d’autre solution. C’était à l’État de nommer une institution prête à prendre en charge la lourde tâche. C’est tout à fait justifié : l’État doit assumer le rôle qu’il a joué, qu’il y a eu injustice et que de ce fait, il endossera sa responsabilité. Cette prise de position est au cœur même du problème.

      Au maximum 20 000 personnes auraient pu faire valoir le statut de victimes, 9000 demandes ont été déposées.

      Un chiffre qui correspond tout à fait à nos attentes, d’autant plus qu’il démontre que les obstacles psychologiques pour déposer une requête ont pu être surmontés par les victimes.

      Les victimes reconnues comme telles bénéficient de CHF 25 000. Est-ce qu’un tel montant est suffisant pour remédier à une vie semée d’injustices ?

      Je ne pense pas, j’évite toujours de parler d’indemnisation ou de réparation. Le montant est seulement une preuve de solidarité. Un geste nécessaire car une attestation du statut de victime couchée sur papier ne pourra suffire. Vu les courriers de remerciements, nombreuses sont les victimes qui l’ont compris ainsi.

      Le montant ne suffira pas à faire changer la situation financière d’une personne qui, suite aux souffrances subies, bénéficie aujourd’hui d’aides sociales.

      Tout à fait. Ce ne sont pas CHF 25 000 qui changeront fondamentalement une vie, d’autant plus que nombreux sont les ayants droit qui ont atteint un âge avancé. Mais le montant est exonéré d’impôt et n’engendre pas de réduction des prestations complémentaires. Dans ce contexte, ce n’est pas à l’État de donner d’une main pour mieux reprendre de l’autre.

      Les mesures mises à ce jour en œuvre ont été prises au niveau national. Mais ce sont les communes et cantons qui ont pris à l’époque les décisions qui ont fait souffrir tant de personnes. Ils s’en lavent les mains ?

      Non, les communes et cantons ont fait un travail remarquable lorsqu’il s’agissait de faire des recherches dans leurs archives et de créer des guichets d’accueil. Les communes comme Berne et Köniz ont entre autres versé des montants conséquents à une aide d’urgence. À l’heure actuelle, huit cantons ont financièrement contribué au budget de solidarité. Le fait qu’ils contribuent est plus important que le montant versé.

      Fin mai, vous avez pris votre retraite en abandonnant votre poste de directeur suppléant de l’Office fédéral de la justice. Pour vous, le thème est donc clos ?

      Je continuerai à m’occuper du sujet et diriger la commission consultative qui étudie les contributions de solidarité et à représenter les intérêts de la Confédération quant au travail de mémoire scientifique.

      * Luzius Mader était directeur suppléant de l’Office fédéral de la justice et dirigeait la table ronde en faveur des victimes des mesures de coercition à des fins d’assistance et de placement extrafamilial.

      https://www.revue.ch/fr/editions/2018/05/detail/news/detail/News/le-montant-est-une-preuve-de-solidarite

  • Les chiffres de la honte : 32 agresseurs, 339 victimes
    https://www.mediapart.fr/journal/france/200317/les-chiffres-de-la-honte-32-agresseurs-339-victimes

    C’est le fruit d’un an d’enquête : 25 évêques français, dont cinq sont toujours en poste, ont méthodiquement couvert pendant des années 32 auteurs d’abus sexuels, qui ont laissé derrière eux 339 victimes présumées. Un Spotlight français.

    #France #agressions_sexuelles #Conférence_des_évêques_de_France #église #évêque #pédophilie #prêtres

  • Église, la mécanique du silence

    2016, année noire pour l’Église catholique française, confrontée aux plus grands scandales de pédophilie de son histoire.
    Les auteurs ont enquêté pendant un an. De Lyon, où leur travail commence autour de l’affaire #Barbarin, à la Guinée, en passant par #Montauban, le Canada, Paris et Rome, ils révèlent de multiples affaires de #prêtres pédophiles dissimulées par l’institution catholique.
    Ils ont écouté de nombreuses victimes, interrogé des lanceurs d’alerte au sein de l’Église, rencontré des prêtres auteurs d’#abus_sexuels, interviewé des hiérarques ecclésiastiques et eu accès à des documents confidentiels.
    Ils dessinent une stupéfiante machine à fabriquer du #silence pour couvrir les crimes. Le livre raconte le système d’#exfiltration mis en place par l’Église de #France pour écarter les prêtres abuseurs… non pas des enfants mais des juges : mise au vert, mise en congé sabbatique, placement en abbayes ou mutation à l’étranger.
    Comment l’institution s’est-elle protégée en couvrant ses prêtres, sans jamais les dénoncer à la #justice ? Et si le scandale était, au-delà des faits eux-mêmes, ce système organisé pour l’étouffer ?
    Un document essentiel pour comprendre l’engrenage du silence auquel ont été assignées des centaines de victimes.

    http://www.editions-jclattes.fr/sites/default/files/styles/couv_livre/public/images/livres/9782709659383-001-X.jpeg?itok=HWASICVM
    http://www.editions-jclattes.fr/eglise-la-mecanique-du-silence-9782709659383
    #livre de @daphne @marty et @MathieuPerisse

    #Eglise #pédophilie

    • L’Église face aux scandales pédophiles

      Abus sexuels, culture du secret et de l’impunité : malgré l’intransigeance affichée du pape François, l’Église n’en a pas fini avec ses penchants les plus obscurs, recensés dans ce documentaire accablant d’une exceptionnelle densité.

      « Une tolérance zéro » : lorsqu’en 2013, Jorge Mario Bergoglio devient le pape François, il promet de clore un des chapitres les plus sombres de l’histoire catholique et de « punir sévèrement » les auteurs d’abus sexuels appartenant à l’Église. Cinq ans plus tard, malgré des avancées dans la reconnaissance des victimes, la crise semble loin d’être achevée. Les deux tiers des prêtres convaincus de viols ou d’agressions sexuelles sur mineurs sont toujours en exercice ; les évêques ne sont toujours pas tenus de dénoncer à la police les agissements des prêtres sous leur tutelle. Plus terrible encore, des mutations dans des pays en voie de développement permettent à certains hommes d’Église criminels de fuir les poursuites judiciaires – et de réitérer leurs méfaits. Les mœurs ne semblent guère avoir changé au sein d’une institution recroquevillée sur sa culture du secret. On comprend pourquoi des membres de la commission pontificale pour la protection des mineurs, eux-mêmes anciennes victimes, ont démissionné en signe de protestation. Alors que tous les yeux sont braqués sur lui, pourquoi le pape François semble-t-il persister dans l’inaction ? Quelles sont les résistances qui gangrènent toute tentative de réforme ? Comment le Vatican peut-il encore se penser au-dessus de la justice civile ?

      Quand l’Église se protège
      De Lyon à la Pennsylvanie, de l’Argentine à l’Italie, John Dickie et Jesus Garces Lambert, qui ont mené séparément pour ARTE différentes enquêtes sur les secrets de l’Église catholique, passent en revue une multitude d’abus sexuels en partie méconnus, commis sur des enfants par des prêtres profitant de leur ascendant spirituel pour assouvir leurs désirs pédophiles. Mais leur documentaire se veut d’une tout autre dimension qu’une collection de faits divers sordides. Grâce aux témoignages de victimes, de prêtres dissidents, d’ecclésiastiques passés aux aveux ou de psychologues, il sonde en profondeur les mécanismes qui poussent l’Église à couvrir ses dérives, et qui lui permettent de le faire. Prenant en compte les facteurs historiques, culturels, systémiques et psychosexuels propres au clergé, il dresse un réquisitoire d’une ampleur inédite. « Toute institution tend à se protéger », rappelle un des intervenants.

      https://www.arte.tv/fr/videos/069877-000-A/l-eglise-face-aux-scandales-pedophiles

    • L’Eglise intraitable avec les gamines de 9 ans mise enceinte par leurs prères, pères ou beau pères violeurs dans les pays catho, et si prompte à accorder son pardon, son asile gratuit et de nouveaux enfants proies aux violeurs.

    • Une organisation internationale pour mettre fin aux abus sexuels dans l’Eglise

      C’est l’un des dossiers les plus sombres de l’Eglise catholique, ces cinquante dernières années : les abus sexuels. Le pape François avait promis la tolérance zéro. A quelques jours de sa visite en Suisse, des associations internationales ont saisi l’occasion pour lui lancer un message fort. A Genève, elles ont annoncé la création d’un réseau mondial inédit : « #Ending_Clerical_abuse », « Pour en finir avec les abus du clergé ». Elles attendent du Pape des mesures fortes et concrètes contre la pédophilie dans l’Eglise. Daphné Gastaldi.

      http://www.rfi.fr/emission/20180611-eglise-abus-sexuels-organisation-internationale-pape-football-suede-hon

  • #Australie. 7 % des #prêtres australiens accusés d’abus sexuels sur mineurs

    L’#Église_catholique australienne est touchée de plein fouet par les révélations d’une enquête de la Commission royale chargée des abus sexuels sur mineurs. Près de 4 500 enfants auraient été abusés entre 1950 et 2010.


    http://www.courrierinternational.com/article/australie-7-des-pretres-australiens-accuses-dabus-sexuels-sur
    #viols #abus_sexuels #église #pédophilie

  • #Prêtres pédophiles : la fin du silence

    Un an après la révélation des scandales pédophiles dans l’Eglise catholique en France, les victimes commencent à témoigner et à révéler les abus sexuels dont ils ont souffert. Notamment par le biais d’une association « La parole libérée » à Lyon.
    Leurs témoignages sont poignants, ils révèlent aussi la difficulté à révéler ces secrets y compris au sein des familles, pour qui le prêtre était une figure respectée. C’est le reportage de Daphné Gastaldi et Mathieu Périsse du collectif we report.

    http://www.rfi.fr/emission/20160912-france-pretres-pedophiles-fin-silence-scandales-victimes-abus-sexuels
    #pédophilie #Eglise #France
    un reportage de @wereport (@daphne et @marty)

  • Il y a en a pour tout et tout le monde: #environnement #anorexie #automobilistes #Eglise #prêtres #forêt #mer #pollution #faim #pauvreté #fumeur #cigarettes #censure...
    42 Of The Most Powerful Social And Environmental Ads That Will Change The Way You Think

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    #image #photographie #publicité #marketing
    via @albertocampiphoto