• (20+) Sextos : peut-on limiter les risques ? - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2020/04/13/sextos-peut-on-limiter-les-risques_1780381

    Avant d’envoyer des photos dénudées, on doit d’abord se confronter à la dure réalité : il n’existe aucune méthode infaillible pour garantir que son intimité ne sera pas dévoilée. La sécurité d’un « sexto » ne dépend pas que de la technologie. Il s’agit avant tout d’une expérience entre deux personnes. Malheureusement, on ne peut pas prévoir si son ou sa partenaire ne décidera pas, à un moment, de partager les clichés qu’on lui a envoyés.

    « Je préconise toujours la gestion de risques, pour le sexto comme d’autres actions dans la vie, explique Rayna Stamboliyska, auteure de la Face cachée d’Internet (éditions Larousse). On doit se poser des questions comme : est-ce que j’enverrais une photo dénudée à un coup d’un soir ? Un partenaire de longue date ? La réponse dépendra de chacun, car l’intimité est quelque chose de très personnel. »

    « Il faut faire attention au techno-solutionnisme, résume Rayna Stamboliyska. On ne va pas blâmer une victime de revenge porn de ne pas avoir pensé à toutes les éventualités. Surtout que le cœur du problème, c’est que la personne en qui on avait confiance s’est retournée contre nous. » Le sexto est avant tout une pratique sexuelle, qui doit respecter le consentement de chaque personne impliquée, même après la fin d’une relation.

    #Sexto #Pratiques_numériques #Vie_privée

  • POINT DE VUE. « Les jeunes et les réseaux sociaux : n’importe quoi ! Vraiment ? »
    https://www.ouest-france.fr/reflexion/point-de-vue/point-de-vue-les-jeunes-et-les-reseaux-sociaux-n-importe-quoi-vraiment-
    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDAxYzRlZTdlMTdlZjRlZDYxN2UyMWNiY2U3YzEzNGIxNTU?width=1260&he

    Tribune par Anne Cordier

    Ah, les jeunes et les réseaux sociaux ! Combien d’heures perdues à ne rien faire ! À ne pas vivre la vraie vie ! À se gargariser d’images violentes et de sous-informations ! À chercher à faire mal aux autres par des insultes ! À s’exposer et parler de tout et surtout n’importe quoi ! Voilà bien des discours répandus, n’est-ce pas ?

    Et si l’on cessait de fantasmer les usages et pratiques juvéniles des réseaux sociaux numériques (RSN) pour les considérer dans leur réalité effective ?

    Il ne s’agit pas, surtout pas, de balayer d’un revers de main des inquiétudes, légitimes, quant aux comportements de harcèlement existant sur les réseaux, la gestion personnelle de l’identité numérique ni quant aux stratégies marchandes reposant sur la captation et l’exacerbation des émotions. Bien sûr que non. Mais il s’agit de prendre en considération véritablement ces enfants et adolescents aux prises avec ces objets qui ont intégré leur quotidien (qui est aussi le nôtre) et de comprendre le sens que l’usage des RSN a pour eux, sans les juger ni – encore moins – les condamner.

    Succès de Youtube

    Les chiffres sont sans appel : 71 % des 15-34 ans utilisent quotidiennement les réseaux sociaux pour accéder à l’information (1). Cela signifie aussi que ce sont les publications d’amis qui constituent grandement le réservoir informationnel dans lequel puisent les jeunes. Quoi qu’il en soit, ils s’y informent, et pas uniquement – comme on veut trop souvent le laisser croire – à grands coups d’images ou vidéos sensationnalistes. À ce titre, le succès de la plateforme YouTube doit retenir notre attention : que ce soit pour apprendre pour ses loisirs, son développement personnel, pour s’amuser et se détendre, mais aussi pour les apprentissages académiques, YouTube est convoqué quotidiennement.

    Ces pratiques d’information sur les réseaux sociaux se caractérisent par des émotions très positives confiées par les jeunes : plaisir d’assouvir une curiosité, plaisir d’un choix de format d’information qui les séduit (la vidéo, notamment), plaisir de découvertes. Elles se caractérisent aussi par le partage et le sens social donné à l’information ainsi accédée : des sociabilités informationnelles par le numérique s’instaurent, qui donnent sens à la pratique personnelle mais aussi responsabilisent (plusieurs expliquent qu’ils font attention de ne pas relayer d’informations qui leur paraissent suspectes, car d’autres vont les lire et ils s’en sentent responsables).

    Toutefois, ces enfants et adolescentes confient aussi leur crainte face au flux informationnel qui se déverse sur les réseaux sociaux numériques. Comment faire confiance à l’information ? Comment être certain de ne pas relayer une information fausse ? Comment réguler son activité de façon à ne pas dépendre des notifications constantes ?

    Toutes ces questions, nous ne pouvons les laisser se les poser seuls ou entre eux. Il nous revient de les accompagner, de les aider à aborder sereinement ce flux et la multitude de canaux d’information, de les outiller cognitivement et émotionnellement pour mettre à distance les stratégies de séduction des plateformes. Il nous revient aussi de nous appuyer sur ce plaisir ressenti et confié par les enfants et adolescents à propos de leurs pratiques sur les RSN, car en s’appuyant sur cette sensation de plaisir, on le sait bien, l’éducation a d’autant plus de chance d’être efficace et constructive.

    (1) Ministère de la Culture, 2018.

    (*) Maîtresse de conférences HDR en Sciences de l’Information et de la Communication, Université de Rouen-Normandie, Autrice de Grandir Connectés : Les adolescents et la recherche d’information.

    #Anne_Cordier #Grandir_Connectés #Médias_sociaux #Pratiques_numériques #Jeunesse

  • Bond Touch Bracelets and the New Frontiers of Digital Dating | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/culture/culture-desk/bond-touch-bracelets-and-the-new-frontiers-of-digital-dating

    Few things feel as fraught, in the modern age, as the long-distance relationship. The hazards of digital romance have been well chronicled, perhaps most prominently in the documentary and subsequent TV series “Catfish,” which exposed viewers to a new and expansive genre of horror. To “catfish” someone, in common parlance, is to meet a person online through dating apps, social-media sites, or chat rooms, and to seduce them using fake photos and fictional biographical details. On the reality-TV version of “Catfish,” lovesick victims confront those who deceived them, in grim, emotional scenes of revelation and heartbreak. Throw teens into the mix, and the narrative can turn even more ghastly. One thinks of the tabloid story of Michelle Carter and her boyfriend, Conrad Roy III, two teen-agers whose relationship developed mostly over text and Facebook message. In 2017, Carter was convicted of involuntary manslaughter for encouraging Roy to kill himself—even though the pair had met only a handful of times. Messages between the couple revealed the kind of twisted emotional dynamic that can emerge in the absence of physical proximity.

    Despite these stories, digital-first (and digital-only) relationships continue to thrive. With online dating now a fact of life, a new bogeyman, virtual-reality dating, has taken its place, threatening to cut the final cord between romance and the real world. The platform VRLFP—Virtual Reality Looking For Partner—advertises itself as the perfect solution for daters who’d rather not deal with the hassles of Tinder flirting or late-night bar crawls. (“Grab a coffee, visit an amusement park, or go to the moon without leaving your home and without spending a dime,” the VRLFP site reads. “VR makes long-distance relationships work.”) This is to say nothing of the companies designing humanoid sex robots, or the scientists designing phone cases that feel like human flesh.

    Perhaps the most innocuous entry in the digital-dating marketplace is a new product called Bond Touch, a set of electronic bracelets meant for long-distance daters. (Shawn Mendes and Camila Cabello, one of the most P.D.A.-fluent couples of our time, were recently spotted wearing the bracelets.) Unlike the cold fantasias of VR courtship, Bond Touch bracelets are fundamentally wholesome, and they reduce long-distance relationships to a series of mundane concerns. How can you sustain a healthy amount of communication with a long-distance partner? How can you feel close to someone who’s physically distant? And how do you simulate the wordless gestures of affection that account for so much of personal connection? Created in Silicon Valley by a developer named Christoph Dressel—who is also the C.O.O. of an environmentally minded technology firm called Impossible—the bracelets are slim, chic devices that resemble Fitbits. By wearing one, a person can send a tap that generates a light vibration and a colored blink on the screen of a partner’s bracelet. The bracelets are also linked through an app that provides information about a partner’s weather and time zone, but their primary function is to embody presence. Like Facebook’s early “Poke” feature, they impart the same message as a shoulder squeeze or a gaze across the room at a party: “I’m here, and I’m thinking about you.”

    In theory, the bracelets could service any form of long-distance relationship—military members and their families, partners separated by jobs or school, siblings living in different cities—but they seem to be most popular among teen-agers who’ve forged romantic relationships online. Bond Touch is a hot topic of discussion in certain corners of YouTube and Reddit, where users provide excessively detailed reviews of their bracelet-wearing experience. These users seem less concerned with simulating touch or affection than with communicating when they don’t have access to their phone, namely during class or at part-time jobs. They often develop Morse-code-like systems to lend layers of meaning to their taps. “When I really want his attention, I just send a very long one, and then he’s, like, ‘What do you want?’ . . . Three taps means ‘I love you,’ ” one YouTuber, HeyItsTay, explains, in a video that’s garnered over 1.8 million views. Safety is also a chief concern: almost all of the vloggers explain that Bond Touch is an effective way of letting someone know that you’re O.K., even if you’re not responding to text messages or Instagram DMs.

    Something like a Bond Touch bracelet ostensibly solves a communication problem, but it also creates one—the problem of over-availability, in which no one can be unreachable and no sentiment goes unexpressed. (One can imagine the anxieties that might arise from a set of unanswered taps, and the bracelets have already inspired plenty of off-label uses. “Great way for cheating in class,” one user commented on HeyItsTay’s Bond Touch video.) Not all technology is corrosive, of course, but there is something disheartening about a relationship wherein digital bracelets are meant to replace the rhythms of conversation and the ebbs and flows of emotional connection. The problem has less to do with the bracelets themselves than with the trend that they advance. In lieu of facetime, we seem willing to accept even the most basic forms of emotional stimulus, no matter how paltry a substitute they present.

    Reading about Bond Touch, an episode of the 2019 breakout comedy “PEN15” came to mind. The show is set in the era of the dial-up connection, and at one point its main characters, the awkward middle schoolers Anna and Maya, experiment with AOL Instant Messenger. Maya meets a guy named “Flymiamibro22” in a chat room, and their conversation quickly sparks an infatuation—and, eventually, something resembling love. “I love you more than I love my own DAD!” Maya tells Flymiamibro22 in a violent flurry of messages. Flymiamibro22 is a self-described “gym rat,” but in reality he’s one of Maya’s classmates and friends, Sam, posing online as an older guy. At the peak of her obsession, Maya begs her crush to meet her in person, and they arrange a date at a local bowling alley. FlyMiamiBro never materializes, but Sam reveals his true identity soon after, at a school dance. This admission produces a rush of fury and humiliation. But it also, finally, leads to catharsis, the growth and wisdom that flows from a confrontation with reality. That sort of confrontation seems increasingly avoidable today.

    Carrie Battan began contributing to The New Yorker in 2015 and became a staff writer in 2018.

    #Pratiques_numériques #Sites_rencontre #Dating #Bracelet #Culture_numérique

  • “Les jeunes sont de plus en plus nombreux à vouloir quitter les réseaux sociaux” - Le monde bouge - Télérama.fr
    https://www.telerama.fr/monde/les-jeunes-sont-de-plus-en-plus-nombreux-a-vouloir-quitter-les-reseaux-soci

    Une interview de Anne Cordier sur les pratiques des jeunes par Olivier Tesquet.

    Leur usage immodéré du numérique ferait-il des jeunes d’aujourd’hui des mutants,
    voire des idiots ? Rien ne le prouve, affirme Anne Cordier, spécialiste en sciences de l’information et de la communication. S’ils reconnaissent avoir du mal à se déconnecter, ils sont aussi conscients des risques qu’ils encourent.

    On les observe d’un air interdit en train de manipuler leurs téléphones avec agilité. Pour les adultes inquiets, ce serait tout vu : les adolescents et les jeunes adultes d’aujourd’hui sont des créatures numériques d’un genre nouveau, accros à des écrans qui les abrutissent. Comme le proclame le best-seller du neuroscientifique Michel Desmurget, nos enfants risqueraient de devenir des « crétins digitaux ». À rebours de ce diagnostic alarmiste, Anne Cordier, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Rouen, autrice de Grandir connectés (C&F éditions, 2015), observe et interroge les jeunes depuis une dizaine d’années, du collège aux premières aventures post-bac. Avec bienveillance, elle déconstruit l’image d’Épinal dans laquelle nous les enfermons contre leur gré. Car leurs usages sont bien plus complexes qu’il n’y paraît.

    #Anne_Cordier #Pratiques_numériques #Digital_natives #Médias_sociaux #Culture_numérique

  • Cybercriminalité : comment fonctionne la plateforme Pharos ? - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/cybercriminalite-comment-fonctionne-la-plateforme-pharos-22-12-2019-82231

    Par Iris Peron avec E.P.
    Le 22 décembre 2019 à 19h15, modifié le 22 décembre 2019 à 19h37

    Les images d’une d’agression diffusées sur les réseaux sociaux, des internautes sous le choc et des signalements en pagaille. Ces derniers mois, plusieurs enquêtes judiciaires ont pu être lancées grâce au concours d’internautes, qui ont sollicité la plateforme Pharos (plateforme d’harmonisation, de recoupement et d’orientation des signalements, ndlr) afin de signaler un contenu jugé illicite sur Internet.

    [VOS SIGNALEMENTS] Grâce à vos nombreux signalements #Pharos, les #policiers de l’Essonne ont rapidement interpellé les deux auteurs du viol présumé et de la vidéo diffusée en masse, hier, sur les réseaux sociaux.

    Merci de votre mobilisation.
    Merci de ne pas relayer cette vidéo. https://t.co/jZJrbvQ5Kw pic.twitter.com/cmsYofun0J
    — Police nationale (@PoliceNationale) December 21, 2019

    Les exemples ne manquent pas, rien que ces derniers mois : de la sordide vidéo d’un viol en Essonne, qui a donné lieu à l’arrestation de deux adolescents samedi, aux photos pédopornographiques que partageait un CRS retraité, en passant par les propos ultra-violents qu’un internaute de Seine-et-Marne tenait contre des migrants ou les images de mauvais traitements infligés à un chat …

    Le Parisien fait le point sur cette plateforme qui a fêté ses 10 ans cette année et dont l’activité est en pleine expansion. En 2018, Pharos a comptabilisé plus de 163 000 signalements et, selon nos informations, 213 000 rien qu’entre janvier et novembre dernier, soit quatre fois plus qu’à ses débuts.

    Comment fonctionne la plateforme ?

    Pharos est placée sous l’autorité de la sous-direction de lutte contre la cybercriminalité de la police judiciaire. Sa mission est de centraliser les signalements effectués par des internautes contre des contenus jugés illicites et diffusés sur le web, afin de les recouper, de les qualifier et d’éventuellement décider d’un traitement judiciaire.

    LIRE AUSSI > Meurtres, viols… sur les réseaux sociaux, la criminalité en direct

    Les enquêteurs de Pharos alertent alors les services compétents territorialement (police, gendarmerie, douanes…), afin de déclencher une enquête sous l’autorité du procureur de la République. Il arrive fréquemment que des victimes visées par des contenus offensants ou apparaissant sur certaines images ne soient pas avisées de leur diffusion sur Internet et soient retrouvées ultérieurement.

    Les enquêteurs de Pharos peuvent également transmettre à d’autres pays certaines informations récoltées, quand les contenus le nécessitent et effectuer des veilles ponctuelles sur certains sujets d’actualité. Cela a notamment été le cas lors des multiples manifestations de Gilets jaunes.
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    La responsabilité de supprimer le contenu offensant revient quant à elle à l’hébergeur.

    Quels types de signalements ?

    La moitié des signalements sur la plateforme sont liés à des escroqueries présumées. Dans l’autre moitié, on compte notamment des contenus pédopornographiques ou atteintes aux mineurs, du terrorisme ou des discours d’incitation à la haine. Les signalements pour cyberharcèlement ne sont pas comptabilisés à ce stade, car ils sont à la marge.

    LIRE AUSSI > Vidéo d’un viol en Essonne : comment les réseaux sociaux ont fait accélérer l’enquête

    En moyenne, en 2018, près de 3 100 signalements étaient reçus chaque semaine par la plateforme. Les années 2015 et 2016 ont par ailleurs connu un pic de signalements liés à des contenus terroristes.

    « Les contenus ou comportements que vous jugez simplement immoraux ou nuisibles n’ont pas à être signalés sur Pharos », insiste sur son site le ministère de l’Intérieur. « Les affaires privées, même si elles utilisent Internet (insultes, propos diffamatoires, harcèlement) relèvent de la compétence du commissariat de police ou de la brigade de gendarmerie de votre lieu d’habitation et non de Pharos », rappelle aussi la place Beauvau.

    Qui travaille sur cette plateforme ?

    En tout, 27 policiers et gendarmes, spécialistes de la cybercriminalité, travaillent au recueil des signalements, indiquait en juin dernier François-Xavier Masson, le patron de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC) à l’AFP.

    Deux unités sont venues renforcer le dispositif en 2015, l’une dédiée aux discriminations et l’autre au blocage des contenus. Depuis, le nombre d’enquêteurs a encore évolué : en février dernier, le ministre de l’Intérieur a annoncé avoir doublé les effectifs de la cellule « discours de haine et de discriminations ».

    #Cybercriminalité #Police #Pharos #Pratiques_numériques

  • Joker pousse les fans à reproduire la scène de l’escalier sur Instagram
    https://www.ladn.eu/mondes-creatifs/joker-escaliers-film-envahis-par-instagrammeurs

    Vacanciers et instagrammeurs ont trouvé leur nouvelle destination : le Bronx à New York, et plus particulièrement des escaliers de la 167ème rue, devenus populaires depuis la sortie du film Joker.

    Ceux et celles qui ont vu Joker se souviendront longtemps des pas de danse du célèbre adversaire de Batman, interprété par Joaquin Phoenix dans le dernier film de Todd Phillips. Cartonnant aussi bien au box-office que sur Instagram, le thriller sorti le 9 octobre dernier revient sur les origines du personnage psychotique de DC Comics.

    La touristagram a encore frappé

    Ce n’est pas la première fois qu’Instagram vient troubler le calme de lieux enclavés ou inconnus. Le plus souvent, ce sont les films et les séries qui poussent les fans à visiter certains endroits pour s’y prendre en photo et publier leurs clichés sur la plateforme.

    En mai dernier, l’Islande avait d’ailleurs dû fermer l’un de ses sites touristiques à cause d’un clip de Justin Bieber. Plus récemment, l’ancienne zone irradiée de Tchernobyl avait aussi connu un regain de popularité avec la sortie d’une série du même nom sur HBO (Chernobyl).

    Pour découvrir d’autres lieux ruinés par Instagram, c’est par ici. Et non, vous n’êtes pas du tout obligés d’aller vous y faire photographier.

    #Instagram #Tourisme #Pratiques_numériques

  • Students Walked Out. Here Are Their Videos. - Video - NYTimes.com
    https://www.nytimes.com/video/us/100000005794215/students-are-walking-out-to-protest-gun-violence-heres-their-videos.html

    https://static01.nyt.comimages/2018/03/14/autossell/scoop-school-walkouts-videoSixteenByNineJumbo1600/scoop-school-walkouts-videoSixteenByNineJumbo1600-videoSixteenBy

    Recueil de vidéos prises par les élèves lors des manifestations anti-armes du 14 mars 2018.

    Deux éléments significatifs :
    – le très jeune âge des activistes. Une tradition américaine (remember le mouvement pour les droits cviviques, ou lisez le passionnant livre de Claire Richard sur les Young Lords).
    – l’usage du mobile pour noter les discours, vraisemblablement écrits collectivements.

    Voir aussi l’article :
    https://www.nytimes.com/2018/03/14/us/school-walkout.html

    The first major coordinated action of the student-led movement for gun control marshaled the same elements that had defined it ever since the Parkland shooting: eloquent young voices, equipped with symbolism and social media savvy, riding a resolve as yet untouched by cynicism.

    “We have grown up watching more tragedies occur and continuously asking: Why?” said Kaylee Tyner, a 16-year-old junior at Columbine High School outside Denver, where 13 people were killed in 1999, inaugurating, in the public consciousness, the era of school shootings. “Why does this keep happening?”

    Even after a year of near continuous protesting — for women, for the environment, for immigrants and more — the emergence of people not even old enough to drive as a political force has been particularly arresting, unsettling a gun control debate that had seemed impervious to other factors.

    #Pratiques_numériques #Armes_à_feu #Activisme #Mobile

  • Apps stirring up trouble in schools - Salon.com
    https://www.salon.com/2017/09/30/apps-stirring-up-trouble-in-schools_partner

    How certain apps become popular with kids is a bit of a mystery. The best ones mix all the stuff tweens and teens love – gossiping, hanging out, clowning around, and meeting other kids – with an X factor that makes them go viral. Once an app gains critical mass (like, when every kid in school is on it), that’s when the real fun begins. But that’s where things can go wrong, too.

    Check out some of the apps that can potentially stir up drama in schools.

    C’est moi qui souligne... Suit une description et une classification des apps. Tendance à confondre app et pratiques. Mais c’est belle liste des « potentiels » problèmes, qui reste à la limite des paniques morales, quoique.

    #Médias_sociaux #Pratiques_numériques #Cyberbullying #Cyberharcèlement #Anonymat #Live_vidéo #Adolescents #Panique_morale

  • Grizzly Bear, le retour des ours bien léchés - Les Inrocks : magazine et actualité culturelle en continu
    http://www.lesinrocks.com/2017/08/15/musique/grizzly-bear-le-retour-des-bien-leches-11974346

    C’est de la pop music, mais composée par quatre inventeurs selon des recettes mystérieuses. Bienvenue chez les Américains de Grizzly Bear, dont le nouvel album Painted Ruins est un ravissement.

    Comme souvent, la vie démarre dans une chambre, en amoureux. Ici : un homme et ses jouets. Ed Droste, guitariste et chanteur de Grizzly Bear, le confirme d’une belle voix grave. “Grizzly Bear a démarré dans ma chambre, sans la moindre ambition.” En tout cas pas celle-ci : se retrouver presque quinze ans plus tard dans un palace de Londres à présenter le cinquième album du groupe après une récente signature avec la major RCA.

    On trouve deux remarques très intéressantes dans cet interview :

    "On fonctionne réellement en démocratie. Ca évite les engueulades on peut donc se concentrer sans fin sur les chansons, le nez collé à l’écran d’ordinateur. Je pense que vous ne trouverez pas groupe plus geek que nous "

    et en conclusion

    David Rossen commente : « Rêver éveillé, se perdre dans ses pensées, c’est une attitude fondamentale que les smartphones sont en train d’éradiquer. Tout le temps que les gens avaient pour songer, s’évader, ils le consacrent désormais à leur écran. C’est triste : quelques unes des plus belles inventions de l’humanité sont nées de rêvasseries. »

    #Droit_a_ennui #Creation #Pratiques_numériques