• la salope de la promo », le témoignage d’une ancienne étudiante Angélique Da Silva Dubuis - 19 Février 2010 - la voix du nord
    http://www.lavoixdunord.fr/540116/article/2019-02-19/j-etais-designee-comme-la-salope-de-la-promo-le-temoignage-d-une-ancien

    Nouveau coup dur pour l’École de journalisme de Lille. Les récentes révélations autour de la Ligue du LOL ont poussé Alexandra à dénoncer l’agression sexuelle dont elle a été victime durant ses études entre 2010 et 2012. Une délivrance pour cette jeune femme qui raconte une culture de l’entre-soi propice au sexisme et au harcèlement.

    Au bout du fil, les larmes d’une jeune femme de 30 ans. Remplies de courage et de dignité. « Mon métier, c’est de parler des autres, pas de moi », confie Alexandra qui a relaté son calvaire au magazine Vanity Fair http://www.lavoixdunord.fr/539915/article/2019-02-19/une-ancienne-etudiante-de-l-esj-victime-d-une-agression-sexuelle-il-y-s ce mardi. En 2010, elle quitte Bordeaux pour s’installer à Lille où elle a décroché le concours de la prestigieuse école. Très vite, la jeune étudiante se sent exclue par plusieurs étudiants qui avaient une certaine aura auprès de leurs camarades et des enseignants. « Il y avait les dominés, les dominants et les suiveurs. » Un climat délétère encouragé par une répartition des classes « très maladroite » selon elle, en fonction des connaissances en web notamment. « Il y avait les stars et les quiches... »

    Sa vie amoureuse jetée en pâture
    Il y a d’abord eu des remarques sur son look et sa personnalité « extravertie » . Puis, son histoire d’amour avec un étudiant étranger de l’école jetée en pâture sur fond de préjugés racistes. « J’étais désignée comme la salope de la promo » , livre Alexandra. Personne dans son entourage pour prendre sa défense. « Je n’étais pas la seule à souffrir de ces humiliations... On subissait dans notre coin. Tout ça était communément admis sous le vernis de l’humour. C’est malheureusement courant dans les grandes écoles qui vivent en vase clos. »

    Cette soirée chez un étudiant de l’école finit par briser la jeune femme. « Ce camarade de promo s’est jeté sur moi. J’ai eu la peur de ma vie... Au bout d’un moment, son ami lui a dit d’arrêter, que ça pourrait être du viol... » Pour Alexandra, c’est une évidence : le climat misogyne de sa promo est pour beaucoup dans le comportement de son agresseur. Qui, elle tient à le souligner, n’appartient pas aux auteurs de la fameuse Ligue du LOL. http://lavdn.lavoixdunord.fr/536041/article/2019-02-11/ligue-du-LOL-journalistes-harcelement

    « Ces mecs sont devenus des leaders d’opinion »
    Alexandra n’a jamais révélé les faits : « J’avais 22 ans. J’ai tout enfoui parce que je n’ai pas trouvé d’écoute. L’école de journalisme c’était toute ma vie. Ma famille était loin. Je me sentais terriblement seule... Mais la direction ne pouvait pas ignorer certains comportements. »

    Le mouvement #MeToo a été un déclencheur pour la jeune femme qui a apprécié la réaction de l’école ce mardi.
    Dans un communiqué, l’ESJ, qui rappelle les valeurs défendues par l’école et son engagement dans la lutte contre les discriminations et le harcèlement, assure la jeune femme de son soutien si elle décidait d’une suite judiciaire.

    Alexandra, qui travaille aujourd’hui dans la presse financière, n’a pas pris de décision. « Je reçois de nombreux messages de soutien qui me font du bien. J’apprécie la réaction de l’ESJ mais je n’oublie pas que tous ces mecs sont devenus des leaders d’opinion que plein de gamines admirent quand ils passent à la télé. »

    #ESJ_Lille #presse #harcèlement #ligue_du_lol


  • Three Pillars of AI That Every CEO Needs to Know Today
    https://hackernoon.com/three-pillars-of-ai-that-every-ceo-needs-to-know-today-2fc06486c2e5?sour

    What do Babylon Health, WeWork and Netflix have in common? Three seemingly unrelated companies, working in three different industries. Healthcare, Real Estate and Entertainment. Not much to connect them, except they’re all using data to become extraordinarily profitable.They’re among the best examples of data-driven businesses, and they’re all reaping the rewards today. Forrester says that data-driven companies are growing 8x global GDP. This article sets the scene for you to become part of that group.In my mind, there are three areas that companies should focus on to become data-driven: #productivity, Prediction and Personalisation. Applicable across industries, these three pillars should be front of mind for any CEO that wants to be more profitable.Babylon Health know more about (...)

    #artificial-intelligence #predictions #personalization #business


  • Cartographie | Le mythe de l’ “invasion”. Déconstruire une idée-reçue
    https://asile.ch/2019/02/19/cartographie-le-mythe-de-l-invasion-deconstruire-une-idee-recue

    Un sondage Eurobaromètre sur l’immigration dans l’Union européenne publié en avril 2018 montre que les populations européennes ont tendance à largement surestimer la présence d’étrangers non-européens dans leurs pays respectifs (lire éditorial). Quelques données et cartes visent ici à déconstruire le mythe d’une prétendue « invasion ». Les cartes ont été réalisées par Philippe Rekacewicz, […]


  • Pourquoi l’affaire de la Ligue du LOL ne sort que maintenant | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/173526/ligue-du-lol-enquetes-medias-temoignages-victimes-mecanisme-harcelement

    Depuis, la situation a changé pour nombre de victimes. Thomas Messias est devenu un journaliste lui-même influent sur les réseaux sociaux, de même que sa compagne Lucile Bellan, elle aussi victime. « Avec 5.000 abonnés et des relations, c’est plus facile de se défendre », dit-il. Les victimes ont fini par se connaître, se reconnaître entre elles, se parler. Du moins, elles étaient moins isolées. Rompre cet isolement, savoir qu’il existe autour de soi une communauté de gens qui partagent le même destin, les mêmes convictions, a beaucoup aidé certaines personnes à parler. « Je me sens capable d’en parler aujourd’hui car je ne suis plus seule, qu’il y a enfin un groupe pour répondre à ce groupe », me dit Lula.

    Depuis quelques années, de nombreux collectifs féministes se sont créés. Ils organisent des événements où ces femmes, ces victimes, ont pu se rencontrer. Une association comme Prenons la une, lancée en 2014, a aussi participé à rompre l’isolement.

    #presse #harcèlement #ligue_du_lol

    • Je poste aussi ça, l’article de #Vincent_Glad qui aurait mis le feu aux poudres : le harceleur couvre impeccablement une affaire de... harcèlement.

      Procès Nadia Daam : la « revanche de la réalité » - Libération
      https://www.liberation.fr/debats/2018/07/06/proces-nadia-daam-la-revanche-de-la-realite_1664362

      Avant, on pouvait dire qu’on ne savait pas. Qu’on n’imaginait pas qu’un simple commentaire sur un forum puisse mener au tribunal. Qu’on ne soupçonnait pas qu’un jour, un juge nous demande d’expliquer mot par mot pourquoi on a écrit « la milf brunette, je lui remplis sa bouche de mon foutre ». Qu’on ne se figurait pas qu’une menace de mort ou de viol proférée sur Internet « pour faire le malin » pouvait avoir des conséquences concrètes sur la vie de la personne visée. « TintinDealer » et « QuatreCentTrois », condamnés mardi à six mois de prison avec sursis et 2 000 euros de dommages et intérêts par le tribunal de grande instance de Paris pour le harcèlement de la journaliste Nadia Daam, ont peut-être payé pour les autres, mais maintenant on sait.

      Dans ce texte fétichisé par la culture Internet, la règle 30 annonce ironiquement : « Il n’y a PAS de filles sur Internet. » Il y a bien sûr des filles sur Internet, mais c’est comme si elles ne comptaient pas, quand on est bien au chaud dans l’entre-soi masculin d’un forum de fans de jeux vidéo. Le procès Nadia Daam, c’est aussi le procès d’un web encore trop largement masculin.

      #proféministe (de merde)



  • #Trump et le coup d’État des #multinationales

    Comment Donald Trump a-t-il conquis la Maison-Blanche ? Au travers d’analyses d’observateurs et de paroles d’électeurs, Fred Peabody dessine le saisissant portrait d’une démocratie confisquée.

    Et si le 45e président des États-Unis n’était pas le symbole d’une ère nouvelle, mais au contraire l’aboutissement d’un processus entamé depuis de longues années ? Alors que la journaliste canadienne Naomi Klein a récemment comparé l’administration Trump à un « coup d’État des grandes entreprises », son compatriote philosophe John Saul (Mort de la globalisation, éd. Payot) estime, lui, que la confiscation de la démocratie et des biens publics par les intérêts privés a débuté dès la fin des années 1970, la première élection de Ronald Reagan en 1981 la rendant effective. Sa théorie du « coup d’État au ralenti » a notamment inspiré le journaliste Chris Hedges dans son analyse de l’état de l’Amérique. Pour lui, et certains de ses pairs, également interviewés ici, l’élection de Donald Trump ne constitue que le dernier rebondissement, le plus visible sans doute, d’une dérive à laquelle ses prédécesseurs démocrates, Bill Clinton et Barack Obama, ont activement prêté la main. Des pans entiers de la population américaine, notamment dans les anciennes régions ouvrières, ont ainsi été délibérément sacrifiés par les élites au nom de la libéralisation du marché, et la crise de 2008 a contribué à accélérer cet abandon.

    Outsiders
    En écho à ces réquisitoires très argumentés, le réalisateur Fred Peabody (Tous les gouvernements mentent) explore ainsi les villes dévastées de Camden (New Jersey) et de Youngstown (Ohio), anciens bastions industriels livrés au chômage et à la misère, où des sans-abri, citoyens jadis prospères, campent à deux pas de rangées de maisons murées. Et c’est l’aspect le plus passionnant, et le plus novateur, de son film, que de donner la parole à des électeurs de Trump qui, ni haineux, ni racistes, ni religieux fanatiques, expliquent pourquoi ils n’ont pu se résoudre, une fois de plus, à voter pour un parti qui les a rayés de la carte sans sourciller. Sans illusion sur Trump, ils lui reconnaissent une seule vertu : celle de l’outsider, méprisé comme eux par les politiciens professionnels et les médias. De Washington à la Rust Belt, la « ceinture de rouille », cette balade dans une Amérique oubliée fait puissamment écho à l’actualité française.


    https://www.arte.tv/fr/videos/084760-000-A/trump-et-le-coup-d-etat-des-multinationales
    #coup_d'Etat #USA #Etats-Unis #corporation #coup_d'Etat_permanent #impôts #fiscalité #élite #pouvoir_économique #démocratie #groupes_d'intérêt #intérêt_personnel #Mussolini #fascisme #corporatisme #propagande #médias #presse #lobby #Camden (New Jersey) #pauvreté #SDF #sans-abris #sans-abrisme #villes-fantôme #capitalisme #ghost-city #pillage #Youngstown (Ohio) #sidérurgie #industrie_sidérurgique #acierie #désindustrialisation #Rusting_belt #délocalisation #chômage #drogue #Manifeste_Powell #inégalités #richesse #pauvreté #ALENA #traité_de_libre-échange #accords_de_libre-échange #syndicats #prisons #privatisation_des_prisons #emprisonnement #divisions #diviser_pour_régner #racisme #sexisme #patriarcat #film #documentaire #film_documentaire


  • COMPare: a prospective cohort study correcting and monitoring 58 misreported trials in real time | Trials | Full Text
    https://trialsjournal.biomedcentral.com/articles/10.1186/s13063-019-3173-2

    Methods

    We identified five high-impact journals endorsing Consolidated Standards of Reporting Trials (CONSORT) (New England Journal of Medicine, The Lancet, Journal of the American Medical Association, British Medical Journal, and Annals of Internal Medicine) and assessed all trials over a six-week period to identify every correctly and incorrectly reported outcome, comparing published reports against published protocols or registry entries, using CONSORT as the gold standard. A correction letter describing all discrepancies was submitted to the journal for all misreported trials, and detailed coding sheets were shared publicly. The proportion of letters published and delay to publication were assessed over 12 months of follow-up. Correspondence received from journals and authors was documented and themes were extracted.

    [...]

    Conclusions

    All five journals were listed as endorsing CONSORT, but all exhibited extensive breaches of this guidance, and most rejected correction letters documenting shortcomings. Readers are likely to be misled by this discrepancy. We discuss the advantages of prospective methodology research sharing all data openly and pro-actively in real time as feedback on critiqued studies. This is the first empirical study of major academic journals’ willingness to publish a cohort of comparable and objective correction letters on misreported high-impact studies. Suggested improvements include changes to correspondence processes at journals, alternatives for indexed post-publication peer review, changes to CONSORT’s mechanisms for enforcement, and novel strategies for research on methods and reporting.

    #laxisme #biais #prestige #recherche #publications



  • Nord : Non à l’ouverture d’un établissement pénitentiaire à #loos
    https://nantes.indymedia.org/articles/44514

    Nord : Non à l’ouverture d’un établissement pénitentiaire à Loos Appel à résistance contre la prison et son monde samedi 9 février 2019 La Ministre #de la Justice Nicole Belloubet a annoncé courant 2018 la création d’un Plan Prison. L’objectif : construire de nouveaux #centres pénitentiaires pour contrer le manque de place dans les taules françaises, et par conséquent enfermer toujours plus de monde dans ces espaces de privation de liberté. Ce sont 15 000 nouvelles places qui doivent voir le jour au total, dont 7 000 d’ici 2022. Le précédent Ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, avait lui aussi développé, en 2017, un programme de construction prévoyant 24 nouvelles #prisons et 10 000 places supplémentaires.

    #Répression #contrôle #social #/ #rétention #précarité #actions #directes #anti-repression #immigration #sans-papieres #frontieres #exclusion #chômage #Répression,contrôle,social,/,prisons,centres,de,rétention,précarité,actions,directes,anti-repression,immigration,sans-papieres,frontieres,exclusion,chômage


  • « On ne devrait pas mourir en 2019 en France dans le cadre d’un job étudiant »
    https://www.bastamag.net/On-ne-devrait-pas-mourir-en-2019-en-France-dans-le-cadre-d-un-job-etudiant

    Franck Page est décédé alors qu’il livrait une commande pour Uber Eats dans la banlieue bordelaise. En hommage à cet étudiant de 18 ans, sa famille et de nombreux livreurs à vélo se sont joints lors d’une marche blanche le 27 janvier à Bordeaux. L’accident, qui a eu lieu aux abords d’une bretelle de rocade, questionne sur la dangerosité croissante d’un travail déjà décrié pour sa précarité. Un reportage vidéo publié en partenariat avec la société de production associative Spread Media. Franck Page, étudiant (...)

    #Témoignages

    / #Conditions_de_travail, #Luttes_sociales, #Syndicalisme




  • 30.01.2019 : Ein Stoßtruppunternehmen (Tageszeitung junge Welt)
    https://www.jungewelt.de/artikel/348180.mediengeschichte-ein-sto%C3%9Ftruppunternehmen.html
    Voilà l’histoire de l’autre prédécesseur du TAZ. C’est une lignée différente qui s’est éteinte et qui n’a pas laissé beaucoup de traces. C’est la punition quand on se lie de trop près avec une dicature peu polulaire. Extra-Dienst contenait beaucoup d’informations et de discussions intéressantes, mais sa trop grande proximité avec le pouvoir á Berlin-Est le rendait trop lent et orthodoxe pour survivre. Quand ses concurrents anti-dogmatiques du ID (Informationsdienst zur Verbreitung unterbliebener Nachrichten) lancaient le nouveau journal de gauche die tageszeitung (TAZ) l’Extra-Dienst n’avait plus qu’à cesser de paraître.

    Am 30. Januar 1979 erschien die letzte Ausgabe des Berliner Extra-Dienstes (ED). Die Zeitschrift war im Mai 1967 aus dem nur für kurze Zeit erschienenen Berliner Extra-Blatt hervorgegangen und hatte in den dreizehn Jahren ihrer Existenz etwa 1.200 Ausgaben publiziert. Rudi Dutschke vermerkte damals, dass er auch wenn der Extra-Dienst der 1970er Jahre nicht mehr jener der 1960er gewesen sei, er doch immer wieder einen Blick in das Blatt geworfen habe, »weil dort Informationen standen, die woanders nicht zu finden waren«. Auch der Lokal-Chef des Tagesspiegels, Günter Matthes, äußerte über die Zeitschrift: »Leider häufig nicht zu entbehren gewesen.« Und selbst der Direktor der Staatlichen Pressestelle der Hansestadt Hamburg, Manfred Bissinger, appellierte seinerzeit an die Redaktion: »Bitte erscheint weiter!«

    MfS-gefördert

    Sucht man in der Bibliothek des Hamburger Institut für Sozialforschung nach dem Extra-Dienst, so stößt man auf einen Warnhinweis. Im Katalog heißt es: »Periodizität: 2x wöchentl.; Aufl. teils 10-–50.000; links-traditionalist., MfS-gefördert«. Die Suche, ob im Bestand der Bibliothek möglicherweise vom Bundesamt für Verfassungsschutz (BfV) geförderte Zeitungen vorhanden seien, ergab hingegen keinen Treffer. Selbst für das zwischen 1959 und 1964 in Koblenz erschienene Journal Der dritte Weg – Zeitschrift für modernen Sozialismus fehlt ein solcher Hinweis. Ein bisschen ungerecht ist das schon, denn spätestens seit den 1978 erschienenen Memoiren des Verfassungsschutzpräsidenten Günther Nollau (»Das Amt«) kann doch jeder wissen, dass das BfV hier unterstützend tätig war. So oder so: Der Extra-Dienst ist heute wahrlich nicht gut beleumdet. Hubertus Knabe, ehemaliger Direktor der Stasi-Gedenkstätte Hohenschönhausen, vermerkte 1999 im Zusammenhang mit dem »diskreten Charme der DDR« wutschnaubend: »Extra-Dienst, November-Gesellschaft und Republikanischem Club ging es nicht etwa um einen abstrakten Seminarmarxismus, sondern um die praktische Beseitigung des verhassten ›kapitalistischen System‹. Zusammen mit dem Sozialistischen Deutschen Studentenbund (SDS), den Falken und den anderen linken Gruppen planten sie nichts Geringeres als den politischen Umsturz, der ihnen 1967 zumindest in dem von der DDR eingeschlossenen Westberlin in greifbare Nähe zu rücken schien.« Kann das sein?

    Knabe hat recht: Es gab einen Zusammenhang zwischen der Zeitschrift und der November-Gesellschaft und dem Republikanischen Club. Keine Erwähnung bei Knabe findet jedoch die Verbindung des Extra-Dienstes zu dem gescheiterten Zeitschriftenprojekt Heute, das der Spiegel-Herausgeber Rudolf Augstein gegen das in Westberlin herrschende Pressemonopol des Springer-Konzerns in Stellung zu bringen versuchte. Augstein hatte dafür unter anderen den zuvor als Chef vom Dienst beim SPD-Parteiblatt Vorwärts tätigen Carl L. Guggomos sowie den Redakteur der Zeitschrift Der dritte Weg, Walter Barthel, und den Redakteur des Spandauer Volksblatts, Martin Buchholz, engagiert. Auch der damals 26jährige Hermann L. Gremliza war als Redaktionsassistent mit an Bord. Doch Augstein erklärte das Projekt am 30. Januar 1967 schon nach drei Probenummern für gescheitert. Es folgte eine Initiative von überwiegend dem SDS zuzurechnenden Intellektuellen. Diese hatten als Reaktion auf den Eintritt der SPD in die Große Koalition 1966 zunächst die November-Gesellschaft gegründet, zu der auch Johannes Agnoli, Klaus Meschkat, Urs Müller-Plantenberg, Ulrich K. Preuß, Peter Brandt, Dietrich Staritz und eben auch Barthel und Guggomos gehörten. Die drei Letztgenannten sollten nach dem Fall der Mauer als Inoffizielle Mitarbeiter des MfS enttarnt werden, wobei Staritz und Barthel wohl aber auch zugleich als Zuträger für das Bundesamt für Verfassungsschutz tätig waren – gewissermaßen als »doppelte Verfassungspatrioten«, wie Johannes Agnoli ironisch festhielt. In der November-Gesellschaft zirkulierten Überlegungen, wie die »Sprachlosigkeit« der linken Opposition in der Stadt überwunden werden könne. Aus dem Beschluss, eine Zeitung im »Boulevardstil« herauszubringen, entstand zunächst das Berliner Extra-Blatt, dessen Redaktionskollektiv neben Buchholz, Meschkat und dem Germanistikstudenten Hannes Schwenger auch Guggomos und Barthel angehörten. Mitte Februar 1967 erschien die erste Ausgabe im Format der Bild. Die Springer-Gazette Die Welt erkannte sofort eine »extrem linksgerichtete Tendenz« (13.2.1967). Die Zeit rubrizierte das neue Medium unter »Protest-Journalismus«, es sei ein »couragiert-halbstarkes Stoßtrupp-Unternehmen gegen die Frontstadtkonformität der Westberliner Presse«, hieß es (17.2.1967).

    Schon nach 14 Ausgaben ging das Projekt pleite. Zugleich wurde der Berliner Extra-Dienst angekündigt. Er erschien am 20. Mai 1967 in einer Erstauflage von etwas mehr als 4.000 Exemplaren zeitgleich mit der offiziellen Eröffnung des Republikanischen Clubs in der Wielandstraße 27. Die Wielandstraße fungierte auch als Redaktionsadresse des 14seitigen im DIN-A4-Format erscheinenden Heftes.

    Die erste Ausgabe informierte u. a. über den Stand der wahrlich komplexen deutsch-deutschen Beziehungen. In einem diesbezüglichen Kommentar beklagte Ekkehart Krippendorff, Assistent am Otto-Suhr-Institut für Politikwissenschaft der Freien Universität Berlin, die »After-Meinungen« der westdeutschen Presse. Die Leser wurden des weiteren über Fraktionskämpfe innerhalb der Westberliner SPD sowie unter der Rubrik »Personalien« über die Trinkgewohnheiten des an Diabetis erkrankten stellvertretenden SPD-Vorsitzenden Herbert Wehner informiert. Und in der Rubrik »Hinweise« konnte man erfahren, dass der US-amerikanische Bürger, und spätere USA-Korrespondent der Tageszeitung, Peter Tautfest, unter seiner Privatadresse Protestschreiben gegen den Vietnamkrieg einsammelte.

    Forum der APO

    Die zwei Wochen vor dem 2. Juni 1967, dem Tag, an dem Benno Ohnesorg erschossen wurde, erstmals publizierte Zeitung, die in der Folge jeden Dienstag und Freitag erschien, sollte sich für die nächsten zwei Jahre als das Forum für die Westberliner Außerparlamentarische Opposition (APO) etablieren. In ihm teilte sich ein Konglomerat von Einzelpersonen und Organisationen aus dem sozialistischen, kommunistischen, pazifistischen und linksliberalen bis linksradikalen Spektrum der Weltöffentlichkeit mit – stets den Feind, das repressive Pressemonopol des Springer-Konzerns, im Visier. Der Extra-Dienst begleitete den Aufschwung des SDS nach dem 2. Juni 67: Informationen über die Aktivitäten der »Enteignet Springer!«-Kampagne finden sich hier ebenso wie eine minutiöse Berichterstattung über die Versuche des Senats, den Vietnamkongress Mitte Februar 1968 zunächst zu verbieten und danach in anderer Form zu behindern.

    Doch die Dynamik der weltgeschichtlichen Ereignisse des Jahres 1968 sollte die Zeitung tragenden politischen Kräfte bald überfordern. Die noch zu Beginn ihrer Existenz die Westberliner APO einigenden Themen Springer und Vietnamkrieg verloren bald an Wirkungsmacht. Schon während des Pariser Mai war deutlich geworden, dass die Kommunistische Partei Frankreichs gegenüber dem Aufstand der Studenten als konservative Kraft agierte. Nach dem Einmarsch sowjetischer Truppen in Prag am 21. August 1968 erschienen im Extra-Dienst eine Vielzahl verurteilender Beiträge. Schon während eines eigens einberufenen Teach-ins am 22. August im Audimax der Technischen Universität in Westberlin zeichnete sich eine Trennung von der APO ab. In Namen von »revolutionären Sozialisten« erklärte Klaus Meschkat dort, dass man angesichts des »Versagens der französischen KP« einen eigenen Weg gehen müsse, und er prognostizierte einen beschleunigten Differenzierungprozess, »die antikapitalistische und antiautoritäre Bewegung« werde erkennen müssen, dass »eine Orientierung an einem dogmatisierten Marxismus-Leninismus unmöglich ist«.

    Der Extra-Dienst druckte auch diese Stellungnahme ab, ging aber bald merklich auf Distanz zur studentischen Revolte. »Wie halten wir es mit dem individuellen Terror – einer Problematik, die zumindest die marxistisch Orientierten unter uns nicht mehr erwartet hatten?« hieß es nach der Straßenschlacht am Tegeler Weg am 4. November 1968. Umgekehrt ging der radikale Flügel der APO zu Angriffen auf das Blatt über. Am 15. Januar 1969 wurde auf einem Teach-in, das im Anschluss an eine Demonstration anlässlich des 50. Jahrestags der Ermordung Rosa Luxemburgs und Karl Liebknechts in der Technischen Universität stattfand, erstmals von einem Mitglied des Republikanischen Clubs zum Boykott des Extra-Dienstes aufgerufen. Und je mehr sich die Redaktion »gegen anarchistische Tendenzen in der APO« aussprach, und »für eine auf Basiserweiterung der APO gerichtete Politik« eintrat, (ED, 5.2.1969), wurden die Stimmen lauter, die der Zeitschrift vorwarfen, »der Vorwärts von heute« zu sein.

    Zu diesem Zeitpunkt war aus den Reihen der Studentenbewegung die Rote Presse Korrespondenz (RPK) gegründet worden, die im Titel an die Inprekorr, die Zeitung der Kommunistischen Internationale aus den 1920er Jahren, angelehnt war und sich selbst als Organ »der Studenten-, Schüler- und Arbeiterbewegung« beschrieb. Der Redaktion des Extra-Dienstes »Sozialdemokratismus« unterstellend, behauptete die RPK, »dass nicht Aufklärung, sondern praktischer Kampf politisches Bewusstsein verändert«; eben dieser Lernprozess der Studentenbewegung und sein Resultat, nämlich »die nichtparlamentarische Strategie direkter subversiver Aktionen«, also die Ergänzung des »Konzepts der Gegenöffentlichkeit durch das der Gegengewalt«, sei vom Extra-Dienst nicht nachvollzogen worden. Das »Konzept der Verunsicherung der Apparate durch die Berichterstattung über Querelen und Widersprüche in den Apparaten« und der Glaube »an die moralische Instanz von Öffentlichkeit« sei schlicht eine Illusion. Anstatt »auf die Selbstzerstörung des herrschenden Systems« zu hoffen, müsse »ein sozialistisches Informationsorgan (…) die Apparate durch ständige Berichte über den aktiven Kampf an der Basis (…) verunsichern« (RPK, 5.2.1969).
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    Die politische Landschaft, in der der Extra-Dienst agierte (Neujahrsausgabe 1969)

    Der Streit zwischen den studentischen Radikalen und der Redaktion des Extra-Dienstes steht am Beginn der Aufspaltung der Westberliner APO. Eine Reihe verschiedener Aspekte spielte dabei eine Rolle. Dazu zählte auch das stets ambivalente Verhältnis zwischen einem immer auch tagesaktuell interessierten Journalismus und der Praxis von politischen Kollektiven und Gruppen. Im Vordergrund aber stand der politische Dissens. Es ging um die Distanzierung von der Politik der Sozialistischen Einheitspartei Deutschlands-Westberlin (SED-W), die von der großen Mehrheit der APO als defensiv und abwiegelnd aufgefasst wurde.

    Orientierung an der SEW

    Nachdem die den Extra-Dienst tragende GmbH nach einigem Hin und Her von der Redaktion selbst übernommen worden war, konnte die Publikation der Zeitung fortgesetzt werden, ab Mai 1970 im B5-Format. Die Entwicklung der Auflage konnte dabei von dem durch die Studentenrevolte ausgelösten gesellschaftlichen Linksruck profitieren, der in den Jahren zwischen 1967 und 1970 auch dafür sorgte, dass die zwischenzeitlich in Sozialistische Einheitspartei Westberlins (SEW) umbenannte SED-W etwa 3.000 neue Mitglieder gewann. Die rund 7.000 Mitglieder der SEW waren der Resonanzraum des Extra-Dienstes. Bei der Westabteilung des ZK der SED findet sich in einer Aktennotiz vom 20. März 1970 die dementsprechende Einschätzung, dass der Extra-Dienst »zwischen der SEW und den Ultra-Linken seine Stellung« bezieht, wobei sich »die leitenden Kräfte (…) als einen Sammelpunkt der linken Gruppierungen« verstehen.

    In seiner Berichterstattung verfolgte das Blatt, zu dessen Redaktion zwanzig Personen zählten, ein linkssozialistisches Profil. Entsprechend umfangreich war der Anteil an Nachrichten über die SPD und den DGB, über die im wesentlichen loyal-kritisch berichtet wurde. Wenigstens in der ersten Hälfte der 1970er Jahre ging man hier konform mit der Politik der SEW, die das Ziel verfolgte, mit der Sozialdemokratie sogenannte Aktionseinheiten zu bilden. Das Verhältnis des Blattes zur DDR kann als kritisch-solidarisch verstanden werden. Darüber hinaus finden sich immer wieder Berichte über die Entwicklungen an den Westberliner Hochschulen, die Kämpfe in der sogenannten Dritten Welt, den Kampf gegen die Berufsverbote, die unbewältigte Nazivergangenheit sowie neofaschistische Umtriebe.

    In Sachen Berufsverboten nutzte der Extra-Dienst auch die Hilfe des MfS. So wurden etwa durch den Geheimdienst beschaffte Unterlagen aus der Westberliner Innenverwaltung veröffentlicht – eine praktische Hilfestellung. Am 13. Juni 1978 erschien ein interner Bericht des beim Innensenat angesiedelten Leiters der Landeskommission zur politischen Überprüfung der Bewerberinnen für den öffentlichen Dienst. In Kenntnis der Fragen, die den Bewerberinnen und Bewerbern bei der Einstellung gestellt wurden, hatten diese so die Möglichkeit, sich gut vorzubereiten.

    Und im Fall der Entführung des Arbeitgeberpräsidenten Hanns Martin Schleyer durch die RAF sprach Martin Buchholz in seinem Kommentar Klartext. Gegen die freiwillige Gleichschaltung der westdeutschen Presse, die in Schleyer nur noch »einen respektierten Sprecher der deutschen Wirtschaft« zu erkennen vermochte, wies Buchholz auf die Verschleierung von dessen Vergangenheit hin: »Dass er mal Nazi war« werde zu einer »Jugendtorheit« heruntergespielt, aber dass er, so Buchholz weiter, »die Funktion als SS-Führer innehatte (mit der SS-Mitgliedsnummer 227014)« eben das dürfe nicht mehr erwähnt werden. Buchholz stellte trocken fest: »Mitglieder einer kriminellen Vereinigung haben ein früheres Mitglied einer kriminellen Vereinigung entführt.« (9.9.1977)
    Entfremdung

    Im Verlauf der zweiten Hälfte der 1970er Jahre entfremdeten sich Redaktion und SEW voneinander. Aus Anlass der Biermann-Ausbürgerung im November 1976 druckte der Extra-Dienst eine Resolution von 38 SEW-Mitgliedern und 145 Sympathisanten, die gegen die Ausbürgerung des Liedermachers Stellung bezog (3.12.1976). Auch von Rudolf Bahro wurde unmittelbar nach seiner Inhaftierung in der DDR ein Vortrag dokumentiert. In einem einleitenden Kommentar klagte Martin Buchholz den »SED-Staat« als eine »Super-Verwaltung des Gemeineigentums, die die Masse der Eigentümer in Unmündigkeit und Untätigkeit hält«, an (6.9.1977).

    Hinzu kam, dass sich in Westberlin eine Veränderung der politischen Kräfteverhältnisse abzeichnete: Die SEW, die noch bei den Abgeordnetenhauswahlen 1971 mit rund 34.000 Stimmen auf 2,3 Prozent gekommen war, erlitt einen harten Einbruch: Bei den Wahlen 1975 erhielt sie nur noch 25.000 Stimmen und sackte dann 1979 auf nur noch 14.000 Stimmen (1,1 Prozent) ab. Zugleich war die zweite Hälfte der 1970er Jahre durch das Aufkommen der alternativen Bewegungen gekennzeichnet. Im September 1978 erschienen mit der Nullnummer der Tageszeitung und dem von der Extra-Dienst-Redaktion vorangetriebenen Projekt Die Neue gleich zwei Zeitungen mit Anspruch auf eine nonkonformistische und alternative Berichterstattung. Der Journalist Jürgen Busche schrieb in der Frankfurter Allgemeinen Zeitung, die Neue orientiert auf eine Bündnispolitik von linken Sozialdemokraten, basisorientierten Gewerkschaftern »und mit der Ost-Berliner Gängelung unzufriedenen« Mitgliedern der Deutschen Kommunistischen Partei (FAZ, 20.9.1978) Der Extra-Dienst hoffte mit dem Folgeprojekt Die Neue seine Ende der 1970er Jahre erreichte Auflage von etwa 8.000 Exemplaren bei 5.000 Abonnenten auf wenigstens 20.000 Exemplare steigern zu können.

    (K)ein Scheitern

    Im letzten Editorial des Extra-Dienstes verwies Guggomos darauf, dass man nicht gescheitert sei, sondern nun dabei sei, sich zu erweitern. Dabei werde auch Die Neue die, wie er formulierte, »Extra-Dienst-Essentials« fortführen: »Das Eintreten für die Nicht- und Unterprivilegierten. Für das Recht der Minderheit, nicht zur Mehrheit zu gehören und doch Teil der Gesellschaft zu sein. Das Beharren auf der Verfassung dieser Republik und das Beharren auf dem Recht, diese Verfassung auszufüllen, zu verwirklichen und zu gestalten.« (30.1.1979)

    Als Die Neue Ende Oktober 1982 ihr Erscheinen einstellen musste, weil sie zu keinem Zeitpunkt die erhoffte Zahl von 20.000 Abonnenten hatte erreichen können, empfahl Guggomos – damit indirekt den APO-Vorwurf aus dem Jahr 1969 bestätigend – den Lesern ein Abonnement des SPD-Mitgliederorgans Vorwärts.

    #Allemagne #gauche #presse



  • Le patron de #Benalla à l’Elysée vient de recevoir une #promotion
    https://www.nouvelobs.com/politique/20190206.OBS9771/le-patron-de-benalla-a-l-elysee-vient-de-recevoir-une-promotion.html

    François-Xavier Lauch, jusque-là sous-préfet, vient d’être promu « préfet en charge d’une mission de service public ».
    Par Vincent Jauvert

    Publié le 06 février 2019 à 15h33

    C’est le communiqué officiel du conseil des ministres de ce mercredi matin qui nous l’apprend : le chef de cabinet d’Emmanuel Macron, dont Alexandre Benalla était l’adjoint, l’énarque François-Xavier #Lauch, jusque-là sous-préfet, vient d’être nommé « #préfet chargé d’une mission de #service_public relevant du gouvernement ».

    Quand Benalla posait pour « l’Obs » avec une arme

    Belle promotion pour celui dont les explications sur la fameuse affaire n’ont pas éclairci, c’est le moins que l’on puisse, dire, tous les mystères...

    D’autant plus belle que ce benjamin de la promotion République à l’ENA, dont le père était brigadier-chef de police, n’a que 37 ans. Il fait désormais partie des plus jeunes préfets de l’histoire.


  • Le Tribunal administratif fédéral conteste la #présomption_d'innocence en cas d’exclusion de l’asile

    Le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) peut refuser l’asile à une personne qui ne se distancie pas de manière reconnaissable et crédible de l’#idéologie, des objectifs et des moyens des #groupements_radicaux.

    C’est la conclusion à laquelle parvient le Tribunal administratif fédéral (#TAF) dans son #arrêt de principe (E-2412-2014) du 25 septembre 2018. Celui-ci fait référence à la situation d’un ressortissant kurde de #Turquie qui a déposé une demande d’asile en Suisse en 2012. Le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) avait alors reconnu le statut de réfugié à l’intéressé, qui affirmait être victime de persécutions politiques. Il lui avait toutefois refusé l’asile du fait de son appartenance présumée à l’organisation secrète « #Komalen_Ciwan », ainsi que sa participation à une réunion du groupement affilié au Parti des travailleurs-euses du Kurdistan (PKK). Selon les juges du TAF, l’homme aurait dû se distancer clairement de cette organisation afin d’écarter la présomption quant à l’exercice d’une #activité_illicite de nature à compromettre la sûreté intérieure ou extérieure de la Suisse. C’est parce qu’il n’y est pas parvenu que le SEM avait refusé de lui octroyer l’asile pour cause d’indignité. L’appréciation du SEM se fonde sur les informations du Service de renseignement de la Confédération (SRC), indiquant l’appartenance présumée de l’intéressé au groupement « Komalen Ciwan », auteur ou partisan d’actes terroristes et violents.
    Une présomption réelle suffit à entraîner l’exclusion de l’asile pour indignité

    L’intéressé a fait recours auprès du TAF contre la décision du SEM, arguant que le SEM ne disposait d’aucune preuve concrète d’activités pour le « Komalen Ciwan ». Par ailleurs, il n’aurait participé qu’à des manifestations pacifiques et culturelles. Bien que sympathisant des idéaux du PKK, il ne pouvait pas s’imaginer participer à des actions armées ou violentes du PKK ou des groupements affiliés.

    Le TAF a rejeté le recours du plaignant. Il a toutefois confirmé que l’homme ne pouvait pas être accusé d’une infraction pénale. D’après les informations du SRC, il aurait été établi que l’intéressé avait participé à un événement organisé par le « Komalen Ciwan » et qu’il entretenait des contacts concrets avec des membres du PKK. Combiné au refus de l’homme de se distancer de manière suffisante et crédible de l’organisation, cela permettait de poser une présomption de fait quant à l’exercice d’une activité au sein de l’organisation de nature à ce que sa présence en Suisse compromette la sûreté intérieure ou extérieure du pays.

    Dans son arrêt, le TAF a confirmé le refus d’octroi du droit d’asile pour cause d’indignité. L’expulsion n’étant pas autorisée sur la base de l’exigence de non-refoulement, l’intéressé a été admis à titre provisoire.

    Indignité en matière d’asile

    Selon la Convention relative au statut des réfugiés (Convention de Genève), la qualité de réfugié-e s’applique à toute personne exposée à de sérieux préjudices ou craignant à juste titre de l’être en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques.

    Généralement, la reconnaissance du statut de réfugié-e conduit à l’octroi de l’asile. La législation suisse en la matière prévoit toutefois deux raisons principales pour lesquelles une personne se verra refuser l’asile, même si elle est reconnue comme réfugiée.
    Refus de l’asile après avoir commis un délit

    Le premier motif d’exclusion est la commission d’actes répréhensibles en Suisse ou à l’étranger (art. 53 al. a LAsi) passibles d’une peine privative de liberté de plus de trois ans. Cela inclue notamment les homicides, les lésions corporelles graves, les infractions contre le patrimoine comme le vol, la rapine ou la fraude, mais aussi les atteintes à la liberté sexuelle et à l’honneur, ou le trafic de stupéfiants. L’affiliation au PKK ne constitue pas un acte répréhensible et ne peut donc pas entraîner le refus d’une demande d’asile en vertu de l’article 53 al. a LAsi.
    Refus de l’asile pour atteinte à la sûreté

    L’affiliation présumée ou avérée au PKK ou à des groupements semblables est cependant pertinente au regard du second motif d’exclusion de l’asile. En sont en effet exclues les personnes réfugiées qui compromettent la sûreté intérieure ou extérieure de la Suisse (art. 53, al. b LAsi). Dans ce contexte, le terme de sûreté de l’Etat doit être compris dans un sens large. Cela concerne par exemple l’espionnage, le terrorisme ou, comme le déclare le TAF dans sa récente décision, l’appartenance présumée à des groupements considérés extrémistes. Or lorsque le SEM détermine si, en raison de son activité politique, une personne met en danger la sûreté de l’Etat, il lui revient également de prendre en compte le fait que les citoyen-ne-s étrangers-ères jouissent de droits fondamentaux, notamment les libertés d’expression et de réunion et que ceux-ci doivent être mis en pondération au cas par cas.

    Manuel Asile et retour. Article D9 Indignité
    Secrétariat d’Etat aux migrations (pdf, 16 p.)

    Octroi de l’asile vs admission provisoire

    Les personnes reconnues comme réfugiées auxquelles l’asile a été accordé obtiendront une autorisation de séjour (livret pour étrangers-ères B). Une autorisation d’établissement (livret C) pourra être demandée au terme d’un séjour ininterrompu de dix ans. En cas d’intégration « réussie », cela est déjà possible après cinq ans. Il en est tout autrement pour les personnes admises à titre provisoire uniquement. Elles obtiendront un livret F délivré pour une durée maximale de 12 mois renouvelables et leur statut sera marqué par une grande précarité. (Voir notre article : Toute une vie dans le provisoire : un rapport dénonce les effets pervers du permis F)
    Décision critiquée

    L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) dénonce un arrêt qui « ébranle les fondements du droit d’asile ». Le TAF placerait des « considérations sécuritaires qui relèvent de l’hypothèse » au-dessus du droit à la protection contre les persécutions et la violence.

    L’hebdomadaire Wochenzeitung (WOZ) dénonce quant à lui cet arrêt qui conduit à une « inversion de la présomption d’innocence », étant donné que la demande d’asile avait été rejetée sur la base d’une présomption de fait sans qu’aucun comportement criminel n’ait pu être prouvé. De surcroît, il pourrait devenir plus difficile pour les kurdes qui ont fui la région en conflit entre la Turquie et la Syrie d’obtenir l’asile en Suisse.

    https://www.humanrights.ch/fr/droits-humains-suisse/interieure/asile/jurisprudence/tribunal-federal-asile-presomption-innocence
    #asile #migrations #réfugiés #Suisse #droit_d'asile #PKK #indignité #justice #Kurdes
    ping @isskein

    • L’arrêt sur les Kurdes ébranle les fondements du droit d’asile

      Le Tribunal administratif fédéral (TAF) a rendu un arrêt de principe, concernant un Kurde requérant d’asile de Turquie, qui crée de la méfiance envers chaque réfugié-e persécuté-e en raison de ses #convictions_politiques. Un simple contact présumé avec un sous-groupe du PKK ne devrait pas être déterminant pour soupçonner un innocent de risque pour la #sécurité_intérieure de la Suisse et l’exclure ainsi de l’asile. Le droit à la protection contre les persécutions et la violence doit rester prépondérant face aux considérations sécuritaires qui relèvent de l’hypothèse.

      https://www.osar.ch/medias/communiques-de-presse/2018/larret-sur-les-kurdes-ebranle-les-fondements-du-droit-dasile.html

    • Die Umkehr der Unschuldsvermutung

      Aufgrund einer Vermutung bekommt ein politisch Verfolgter kein Asyl. In einem Grundsatzurteil hat das Bundesverwaltungsgericht in St. Gallen am vergangenen Freitag einen Entscheid des Staatssekretariats für Migration (SEM) bestätigt. Dieses hatte vor vier Jahren das Asylgesuch eines Kurden abgelehnt, dem vorgeworfen wird, Mitglied einer verbotenen Untergrundorganisation der PKK zu sein.

      Die Begründung des Gerichts steht auf wackligen Beinen. Das SEM stützte sich auf Informationen des Nachrichtendienstes des Bundes, laut denen der Asylsuchende 2012 an einem Treffen der Geheimorganisation Komalen Ciwan in den Niederlanden teilgenommen habe. Nur: Konkrete strafrechtlich relevante Handlungen konnte ihm der Nachrichtendienst bis heute nicht nachweisen. Übrig blieb eine «tatsächliche Vermutung», der Beschuldigte gefährde durch Kontakte zur Organisation die «innere oder äussere Sicherheit der Schweiz».

      Die Schweizerische Flüchtlingshilfe (SFH) kritisiert den Entscheid. Das Urteil rüttle am «Fundament des Asylrechts», indem die Behörden «hypothetische Sicherheitsüberlegungen» höher gewichten würden als den Schutz vor Verfolgung und Gewalt, sagt Peter Meier, Leiter Asylpolitik der SFH. Das Urteil sei zudem ein Präzedenzfall: «Es stellt Flüchtlinge, die aufgrund ihrer politischen Überzeugungen verfolgt werden, unter Generalverdacht.» Gerade für KurdInnen aus der Konfliktregion zwischen Syrien und der Türkei dürfte es schwieriger werden, in der Schweiz Asyl zu erhalten. Hinzu komme, dass der Beschuldigte vor Gericht den Beweis erbringen musste, dass er keine terroristischen Absichten verfolge, wodurch die Unschuldsvermutung verletzt worden sei.

      Für Asylsuchende bedeutet das Urteil neue Hürden: Um Asyl zu erhalten, muss man glaubhaft machen, sich politisch gegen ein Regime engagiert zu haben. In der Schweiz wiederum muss man den Beweis erbringen, dass man zu diesen Widerstandsgruppen keinen Kontakt mehr hat, und sich glaubhaft von ihnen distanzieren.

      Das Urteil kann nicht ans Bundesgericht weitergezogen werden, weil in Asylfällen das Bundesverwaltungsgericht letztinstanzlich entscheidet. Aufgrund des Non-Refoulement-Prinzips wird der Kurde jedoch nicht in die Türkei ausgeschafft, da ihm dort Verfolgung droht. Er lebt damit als vorläufig Aufgenommener weiterhin in der Schweiz, verfügt mit diesem Status jedoch über weniger Rechte als ein anerkannter Asylsuchender.

      https://www.woz.ch/-9159


  • ZAD VS contre-insurrection
    https://nantes.indymedia.org/articles/44454

    En ces temps un peu mornes et froids on a décidé #de partager une chanson que nous avons écrit en nov.2017, et oui c’est pas tout frais... mais comme elle nous réchauffe le coeur et les mains on se dit que la partager avec vous est une bonne chose. Elle se chante sur le rythme de la fameuse chanson des expulsions de 2012 qui mettait en boîte le préfet de l’époque et Jean-Marc Ayrault... a détruit nos maison...lalala... bref leur camp s’étant un peu étoffé...

    #Ecologie #Resistances #contrôle #social #aéroport #notre-dame-des-landes #/ #prisons #centres #rétention #précarité #squat #logement #exclusion #chômage #nantes-et-le-reste-du-monde #Ecologie,Resistances,contrôle,social,aéroport,notre-dame-des-landes,/,prisons,centres,de,rétention,précarité,squat,logement,exclusion,chômage


  • Un article qui démontre la possibilité de déterminer le sexe de restes humains très anciens, même très endommagés :

    Biological Sexing of a 4000-Year-Old Egyptian Mummy Head to Assess the Potential of Nuclear DNA Recovery from the Most Damaged and Limited Forensic Specimens.
    Loreille O, Ratnayake S, Bazinet AL, Stockwell TB, Sommer DD, Rohland N, Mallick S, Johnson PLF, Skoglund P, Onorato AJ, Bergman NH, Reich D, Irwin JA.
    Genes 9:E135 (2018)
    https://www.mdpi.com/2073-4425/9/3/135

    Over the past year, molecular techniques developed and routinely used by the ancient DNA community have finally permitted the recovery of endogenous DNA from ancient Egyptian remains. Here, those techniques were employed to recover the complete mtGenome of the 4000-year-old mummy, Djehutynakht, and to determine that the biological sex was male.

    #femmes #hommes #préhistoire #corps #ADN

    Ajoutés à la compilation #archéologie et #sexisme :
    https://seenthis.net/messages/633249


  • Appel des gilets jaunes intermittent.e.s chômeur.euse.s précaires
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=9307

    Nous publions cet appel issu de l’assemblée générale du 4 février à la Bourse du travail de Paris. À chacun de le faire circuler, de le faire sien et d’y répondre.
    Depuis deux semaines déjà, rdv est donné le samedi matin au départ du cortège des #Gilets_jaunes de Montreuil. Il en sera de même ce samedi à 10h, soit à la Boissière, carrefour Aristide Briand / bd La Boissière, soit à Croix de chavaux, avant un départ commun vers Paris.

    Appel des gilets jaunes intermittent·e·s chômeur·euse·s précaires

    Nous sommes artistes, technicien·ne·s, personnels administratifs, nous travaillons dans les mondes du théâtre, du cinéma, de la musique, de la danse, du cirque, de l’audiovisuel, des arts de rue. Nous avons décidé de rejoindre le mouvement des gilets jaunes.

    Comme beaucoup d’autres personnes, nous sommes des travailleur·euse·s précaires qui vivons de contrats courts, nous dépendons de plusieurs employeur·euse·s, nous travaillons souvent les soirs et les week-ends, sans possibilité de nous projeter dans le temps. La discontinuité et l’instabilité font souvent partie de nos métiers. Ce que nous refusons, c’est la précarité organisée.
    À l’heure où l’intermittence de l’emploi est la réalité d’un nombre croissant de travailleur·euse·s, une indemnisation chômage inconditionnelle doit être mise en place.

    #chômeurs #intermittents #précaires #droit_sociaux #droit_au_chômage


  • UK : pas moins de 14 postes de police utilisent un logiciel de prédiction de la criminalité, d’après un rapport de Liberty Human Rights

    http://www.developpez.com/actu/244806/UK-pas-moins-de-14-postes-de-police-utilisent-un-logiciel-de-prediction-

    La technologie a fait des progrès gigantesques ces dernières années et tout porte à croire que ce n’est pas près de s’arrêter de sitôt. Ces avancées technologiques permettent de réaliser des choses qui relevaient jusqu’ici de la science-fiction comme lorsqu’on apprenait en octobre dernier que la police anglaise veut utiliser l’IA pour empêcher les crimes violents avant qu’ils ne se produisent. Tout cela montre bien à quel point la technologie s’insinue de plus en plus dans notre quotidien.

    D’après Liberty Human Rights, un groupe de défense des droits de l’homme, au moins 14 postes de police britanniques ont eu recours à l’utilisation d’un logiciel de prédiction de la criminalité ou envisagent de le faire. IBM, Microsoft, Predpol et Palantir font partie des entreprises qui développent de tels logiciels et il semblerait même qu’elles travaillent actuellement pour créer des solutions sur mesure. Pour donner ces chiffres, le groupe de défense s’est basé sur des données qu’il a pu recueillir après avoir envoyé au total 90 demandes d’accès à l’information l’an dernier pour déterminer quelles postes de police utilisaient cette technologie.

    #police #criminalité #logiciel #prédiction


  • #Briançon, capitale des #escartons (1343-1789)

    Signée en 1343, la « #Grande_Charte_des_Libertés » entérinait l’#autonomie du territoire des Escartons, entre #Piémont et #Briançonnais. 675 ans avant que des militants n’y accueillent des migrants, ces vallées transalpines défendaient déjà une organisation basée sur l’#entraide et la #solidarité.

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/une-histoire-des-micro-etats-44-briancon-capitale-des-escartons-1343-1
    #Les_Escartons #histoire #Hautes-Alpes #république_des_Escartons #élevage #commerce #passage #alphabétisme #alpage #biens_communs #communaux #communauté #forêt #propriété_collective #corvées #entretien_du_territoire #solidarité #escarton #répartition_des_impôts #Italie #France #périphérie #Dauphiné #Royaume_de_France #liberté #impôts #monnaie #justice #Traité_d'Utrecht #frontières #ligne_de_partage_des_eaux #frontières_nationales #frontières_nationales #rencontre #nostalgie

    Anne-Marie Granet-Abisset, minute 30’35 :

    « 1713 est une date capitale pour le fonctionnement de l’Escarton, parce que c’est une décision liée à un traité qui est prise très loin, à Utrecht, et qui va décider de ce qui apparaît comme une zone de périphérie, une zone des marges, et donc, dans les négociations, la France ce qui lui paraît important, c’est la #vallée_de_Barcelonnette, et laisse au Duc de Savoie, ce qu’on va appelé les #vallées_cédées, c’est-à-dire l’escarton de Valcluse, Pragelato, l’#escarton_de_Château-Dauphin, et l’#escarton_de_Oulx. C’est le début de ce qui va être une évolution qui démarre au 18ème, mais qui va s’accentuer au 19ème, où la frontière va se marquer. ça va casser ce qui faisait la force d’un territoire qui fonctionnait de façon presque autonome, en tout cas qui fonctionnait dans une organisation, ce qui ne veut pas dire qu’ils s’aimaient tous, mais en tout cas ils s’entendaient tous pour défendre leurs intérêts. C’est aussi le moment où les militaires arrivent et vont redessiner la frontière : on partage, on dessine, on installe des fortifications en un temps où la frontière va se marquer. »

    Colette Colomban :

    "Puisqu’on va pour la première fois, en Europe, penser les frontières à partir de limites géographiques. Donc on va placer la frontière sur la ligne de partage des eaux, ce qui correspond à la volonté du #Pré_Carré_de_Vauban, c’est-à-dire, délimiter le territoire, les frontières de la France, de façon la plus régulière possible afin qu’elle soit plus facile à défendre et éviter ainsi des bouts de territoires qui s’enfoncent trop en territoire ennemi et beaucoup plus difficiles à défendre. On va du coup border des frontières à des cours d’eau, à des limites de partage des eaux. Les cols qui jusqu’alors étaient vraiment des passages, là deviennent des portes, des fermetures, des frontières. Mongenèvre se ferme à ce moment-là. Il faut imaginer que ça a été vraiment vécu comme un traumatisme, ce traité d’Utrecht, avec vraiment une #coupure de #liens familiaux, de liens amicaux, de liens commerciaux.

    Anne-Marie Granet-Abisset, minute 39’35 :

    Il y a une redécouverte des Escartons, parce que la charte est revenue dans la mairie de Briançon en 1985. Et dans ce cadre-là, les Escartons ont servi de légitimité pour refonder à la fois une #mémoire et une histoire qui a commencé d’abord du point de vue patrimonial, on a mis une association sur les anciens escartons, et puis maintenant, d’or en avant, les escartons sont même les noms de la recréation du Grand briançonnais qui reprend le Queyra, le Briançonnais, mais qui adhèrent des territoires qui ne faisaient pas partie de des anciens escartons. On est en train de reconstituer, en utilisant ce qui a été une avance sur l’histoire... on re-fabrique, on re-bricole une histoire en mettant en avant ce qui était la tradition, c’est-à-dire l’habitude d’#autonomie, la façon de s’auto-administrer, la volonté de garder la maîtrise du territoire, en même temps avec véritablement l’idée de fonctionner avec les vallées qui étaient les anciennes Vallées cédées. Donc les Escartons vont devenir un élément qui caractérise et qui redonne une #fierté à ces territoires considérés, pendant longtemps et notamment au 19ème, comme des territoires enclavés, comme des territoires arcaïques. Ces territoires ont souffert de cette vision qu’ils ont d’ailleurs totalement intégrée et qui fait que, les Escartons étaient un moyen de réaffirmer leur avance sur l’histoire. Leur avance sur l’histoire c’est le fait de constituer un territoire transfrontalier, qui fonctionne comme une région des Alpes à l’intérieur d’une Europe qui serait une Europe des régions"

    Gérard Fromm, 46’20 :

    "Ici on a été une zone de passage, beaucoup d’Italiens sont venus, ont passé le col de Mongenèvre et sont venus s’installer en France à une période où la vie était difficile en Italie. Donc il y a beaucoup de familles qui sont d’origine italienne. On est ici une zone de passage depuis longtemps. On est une zone de migration, donc, naturellement, on a retrouvé un certain nombre de choses. Les Italiens de l’autre côté, beaucoup parlent français, et puis il y a une culture qui est identique : regardez les églises, les clochers ont la même forme, les peintures murales dans les églises ont les mêmes origines. On a vraiment une continuité. Ces éléments-là font qu’aujourd’hui on a d’ailleurs une proximité avec nos amis italiens. On ne se rend pas compte, on est un peu au bout du monde pour les Français, sauf que leur bout du monde il est beaucoup plus loin... les Italiens c’est la porte à côté. Des Briançonnais vont à Turin, Turin c’est à une heure et quart d’ici. Aujourd’hui on a d’ailleurs une proximité avec nos amis italiens dans le cadre des programmes européens, mais aujourd’hui aussi par exemple avec les problèmes des migrants, ce sont des problèmes qu’on partage avec les communes de l’autre côté. On travaille en permanence avec les Italiens.

    Elsa Giraud, guide conférencière et historienne, 49’13 :

    « C’est le milieu dans lequel on vit, qui peut être un milieu hostile, qui est un milieu qui nécessite des connaissances, une habitude. Et si les Escartons sont nés et ont perduré pendant des siècles, c’est parce que nous sommes dans un territoire de passage, parce que nous sommes dans un territoire où on a des populations et des ressources différentes d’un côté et de l’autre. Donc il fallait des passages, des migrations saisonnières pour vivre dans ces montagnes qui ne vous nourrissent pas l’hiver, pour aller en plaine, pour échanger les produits d’un versant et de l’autre de la montagne. Et le point commun c’est ce besoin de se déplacer, de migrer. La géographie et le climat font qu’on est obligé de s’entraider et venir au secours de celui qui est en pleine montagne. Ici, si on ne connaît pas la montagne, en plein hiver on ne passe pas, on y reste. »

    #hostile_environment #environnement_hostile #entraide

    #tur_tur

    #ressources_pédagogiques


  • 05.01.2019 : 1.395 brutto – wenn’s gut läuft (Tageszeitung junge Welt)
    https://www.jungewelt.de/artikel/346604.journalismus-1-395-brutto-wenn-s-gut-l%C3%A4uft.html

    5.1.2019 - von Frank Schäfer - Über die Lohnschreiberei im Kulturjournalismus sollte man sich keine Illusionen machen: Arbeitsalltag und Rahmenbedingungen, kleiner Grundkurs

    Qualität ist alles: Wenn der Redakteur den Text noch aufwendig korrigieren oder gar umschreiben muss, fliegt man bald raus aus seinem Pool
    Foto: Freigestellt

    »In finanzieller Hinsicht«, so hat die Schriftstellerin Eva Demski mal festgestellt, »ist das Schreiben ein so unbeschreiblich demütigender Beruf, dass die meisten Kollegen um ihr Einkommen ein großes Theater machen müssen. Es ist ein so verlogenes Thema, es wird Ihnen keiner die Wahrheit sagen.« Das ist genau die Erfahrung, die ich gemacht habe. Nicht von ungefähr existiert in Autorenkreisen ein regelrechter Hass auf unbedarfte Partygäste, Schülerzeitungsjournalisten oder Schwiegereltern, wenn sie irgendwann mit der Standardfrage rausrücken. »Kann man davon leben?« Die Abneigung ist natürlich nur deshalb so groß, weil diese Frage verdammt noch mal berechtigt ist.

    Ich nenne mal Zahlen. 2014 (da gab es die letzte Erhebung meines Wissens) hat der Deutsche Journalistenverband (DJV) 1.350 Freischreiber nach ihren Einkünften befragt. Die freien Zeitungs- und Magazinjournalisten verdienten am wenigsten (von Onlinejournalisten wurde gleich ganz abgesehen, das waren Hobbyautoren für den DJV). Ihr Einkommen lag bei durchschnittlich 1.395 Euro monatlich. Brutto! Als ich einem befreundeten Kollegen die Zahl nannte, zog er die Augenbrauen hoch: »So viel?« Wie gesagt, das sind Durchschnittswerte! Nur mal zum Vergleich: Ein Facharzt verdient mindestens das fünffache, ein Metzger fast das Doppelte, der Lagerist zieht gleich.

    Es gibt ein paar Strategien, um das Elend zu minimieren. Mein Rezept, ich will keinesfalls von Erfolgsrezept sprechen, heißt Diversifikation. Ich schreibe für sehr unterschiedliche Zeitungen und Zeitschriften: regelmäßig etwa für NZZ, Rolling Stone, Taz, Zeit online, junge Welt, unregelmäßig für noch ein paar andere. Ich sage das nicht nur, um anzugeben, das auch, vor allem aber, um zu zeigen, dass man sich breit aufstellen muss, und zwar sowohl inhaltlich-thematisch als auch formal. Das heißt, ich produziere nicht nur Kritiken, Interviews, Reportagen zum Thema Musik, sondern beackere das Thema Popkultur insgesamt, schreibe auch und vor allem über Literatur, über den Kulturbetrieb, gelegentlich sogar über Fußball (als Teil der populären Kultur). Nicht zu vergessen literarische Texte, also Satiren, Feuilletons, Glossen, aber eben auch Kurzgeschichten und alle zehn Jahre mal einen Roman.

    Auch innerhalb des engeren Bereichs Musikjournalismus sollte man sich um eine gewisse Vielseitigkeit bemühen, so meine Erfahrung. Es ist zwar wichtig, ein gewisses Profil zu haben, damit die Redakteure wissen, was man kann. Aber letztlich muss man Allrounder sein. So kümmere ich mich zwar vornehmlich um härtere Gitarrenmusik, Heavy Metal vor allem. Aber wenn ein neues Album von Neil Young, Springsteen, U2 oder auch Funny van Dannen abgefrühstückt werden muss und die Redakteure das nicht so gern selbst machen wollen, wird man auch mal dafür gebucht. Tatsächlich treten Redakteure gelegentlich mit Artikelangeboten an mich heran. Ich habe zudem ein paar feste Verabredungen, etwa Kolumnen hier und dort, da braucht es dann keine weiteren Absprachen mehr. Man liefert pünktlich, und das war’s. Die meisten Aufträge generiere ich aber dadurch, dass ich selbst Akquise betreibe, mit anderen Worten: hausieren gehe. Ein Thema erscheint relevant, bestenfalls interessiert es einen sogar, also bietet man seinen assoziierten Publikationen einen entsprechenden Artikel an. Irgendein Redakteur findet dann schon Gefallen daran, bisweilen mehrere, dann schreibt man gleich zwei oder drei Artikel.

    Bei der eigentlichen Produktion ist vor allem eine Qualität gefragt, und die ist durchaus wichtiger als solche Sekundärtugenden wie stilistische Brillanz, wie ich leider zugeben muss: nämlich Sorgfalt und Präzision. Wenn als Abgabetermin Mittwoch vormittag verabredet wurde, liefert man nicht erst um 13 Uhr. Und wenn 4.500 Zeichen Länge verlangt sind, haut man keine 5.000 raus. Der beste Freischreiber ist einer, der keine Mühe macht. Das heißt natürlich auch, dass gewisse Qualitätsstandards eingehalten werden müssen. Wenn der Redakteur den Text noch aufwendig korrigieren oder gar umschreiben muss, fliegt man bald raus aus seinem Pool.

    Zweite Strategie, um monetär nicht völlig auf den Hund zu kommen: Man darf sich nicht zu schade sein für Mehrfachverwertungen. Dabei denke ich nicht in erster Linie an Dubletten, also die etwas halbseidene Methode, wortgleiche Texte verschiedenen Publikationen unterzujubeln (wird online sowieso immer schwieriger und gibt dann auch meistens Ärger, weil Magazine und Zeitungen einen Text natürlich exklusiv für sich beanspruchen). Ich meine vielmehr die Verwendung der eigenen Produktion in unterschiedlichen Medien. Mit anderen Worten, man schreibt ein paar Artikel zu einem Thema, und die bilden dann später die Grundlage für ein Buch. Oder andersherum versucht man, ein paar Kapitel eines Buches vorab auszukoppeln. Wenn das Buch dann erscheint, geht die Verwertungskette weiter. Man wird zu Lesungen, Vorträgen oder Podiumsdiskussionen eingeladen. Gilt dann vielleicht als Spezialist für ein bestimmtes Fachgebiet und bekommt somit weitere Aufträge von der Journaille. Und wenn es läuft, wie es soll, hat man am Ende des Monats 1.395 Euro verdient. Brutto! Fragen Sie also nie einen freien Kulturjournalisten, ob er davon leben kann!

    #journalisme #presse #Allemagne #freelance


  • Outre-Mer : Emmanuel Macron confisque les micros et le débat sur le chlordécone

    https://www.telerama.fr/television/outre-mer-emmanuel-macron-confisque-les-micros-et-le-debat-sur-le-chlordeco

    « Le malentendu vient de là. Vous faites référence à ce que le professeur du CHU a pu dire. C’est pas ce que j’appelle une étude scientifique dans une revue avec comité de lecture. C’est une déclaration. » Ça ne vaut rien. Et puis c’est qui, ce Blanchet ? « C’est une déclaration publique qui peut inquiéter, insiste le président, moi je n’en connais pas le statut. » De quel droit le chef du service oncologie du CHU d’un territoire dont la population compte sept fois plus d’occurence de cancers de la prostate que la moyenne mondiale pourrait-il donner son avis sur le chlordécone ?

    Chlordécone : l’Elysée plaide le « malentendu » après la déclaration polémique de Macron

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/02/04/chlordecone-l-elysee-plaide-le-malentendu-apres-la-declaration-polemique-de-

    « Quand il dit : “Il ne faut pas dire que c’est cancérigène”, c’est une façon de dire : “On ne peut pas se contenter de dire que c’est cancérigène, il faut aussi agir.” »

    « La pensée du président est limpide et n’a pas bougé sur ce sujet », garantit l’Elysée

    #prestidigitation


  • La Brique sur les Ondes Parce que c’est notre rejet ! La Brique N 57
    https://www.campuslille.com/index.php/entry/parce-que-c-est-notre-rejet-la-brique-n-57

    L’édito : On connaissait le rouge, le noir, le violet, le vert... Mais le jaune... Jusqu’ici c’était plutôt la couleur des briseur.ses de grève ! Depuis un mois, les gilets jaunes nous déboussolent : ce soulèvement fait voler en éclats nos représentations politiques. Il nous donne un peu de souffle. On espérait bien que ça pète mais on n’aurait pas cru que ça se passerait de cette façon !

    En même temps, avec trente ans de néolibéralisme, de mépris de classe, de déni démocratique, rien d’étonnant là-dedans. Force est d’admettre que leur manière de s’organiser n’a pas uniquement dépassé les partis et les syndicats. La grève se fait la malle, les blocages se multiplient.
    On dirait bien que cette lutte a réussi à toucher l’économie en contournant les lieux de production.
 La suite, http://labrique.net/index.php/thematiques/editos/1033-edito-n-57-fievre-jaune-et-vert-es-de-rage

     Pour écouter / télécharger l’Apéro Brique de ce 23 Janvier en MP3 http://www-radio-campus.univ-lille1.fr/ArchivesN/LibrePensee/190204%20Brique.mp3


    – Superquinquin : Société coopé-quoi ?

    – Averse chez l’habitant, la tour Marcel Bertrand . 

    – Le secret des affaires.

    – Le social saucé
    
- Le social dégradé... mais le social déchaîné
    
- L’université rayonne, fusionne, la misère aussi ! Témoignages, Lille 1, Lille 2, Lille 3.

    – Gilets jaunes, forces de l’ordre, répressions policières, rien de neuf pour les banlieues.
    . . . . . . . .
    Accompagnement musical :
    – Ch’ti Lyrics - Père Golèse : http://compagnieonoff.com/wp-content/uploads/2015/08/Dossier-de-pr%C3%A9sentation-Chti-Lyrics-Cie-On-Off-.pdf
    – Raphael Angelini - Tout c’qu’on raconte - Album Instant Zero : https://open.spotify.com/album/0eQJg00bD0HzCfTxBugQci
    – Cyril Dymny - L air de Lille - Album Pire que mieux : http://www.mea.asso.fr/vente_cd/cyril_dymny/vente_cd_cyril_dymny.html

    #Lille #La_Brique #Presse_Alternative #Information #Enquête #Radio #Audio #Radio_Campus_Lille #Social #Université #forces_de_l_ordre #GiletsJaunes #Scoop


  • Denmark’s government changes policy on UN quota refugees with new bill

    That means the application of the government’s view that the status of refugees should always be considered as temporary, and that their status should be revoked as soon as conditions in origin countries are deemed to enable this.

    https://www.thelocal.dk/20190130/denmarks-government-changes-policy-on-un-quota-refugees-with-new-bill

    #Danemark #réfugiés #asile #migrations #quota #statut_de_réfugié #temporaire #précarisation #pays_sûr #révocation #renvois #it_has_begun
    via @isskein