• Williams Lake : 93 tombes non marquées potentielles près de l’ancien pensionnat François Macone - Philippe Moulier
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1857015/williams-lake-premiere-nation-commence-recherche-pensionnat-enfant

    La Première Nation de Williams Lake, en Colombie-Britannique, a annoncé que les résultats d’une première phase d’enquête et de recherches ont permis d’identifier 93 tombes non marquées potentielles près du site de l’ancien pensionnat pour Autochtones de la région.


    Le pensionnat pour Autochtones St Joseph’s Mission a été fondé en 1886 par des missionnaires catholiques. Il a fermé ses portes en 1981 avant d’être démoli il y a 26 ans. Photo : Ressources des pensionnats autochtones et de la réconciliation

    Les responsables de la Première Nation ont rendu publics les résultats préliminaires lors d’une conférence de presse mardi.

    Les premières recherches se sont concentrées sur un périmètre de 14 hectares. En tout, elles doivent examiner 470 hectares du pensionnat St. Joseph’s Mission, qui comprennent différents bâtiments et structures.

    Un cimetière
    Le site sur lequel se trouvent les 93 tombes non marquées potentielles héberge un cimetière. Cependant, selon Whitney Spearing, qui dirige l’équipe d’enquête, les résultats préliminaires indiquent que 50 de ces restes humains potentiels ne sont pas associés au cimetière.

    Le pensionnat St. Joseph’s Mission, ouvert de 1891 à 1981, est à quelques kilomètres de Williams Lake. Il a été démoli depuis, mais a laissé un héritage douloureux pour les survivants et leurs familles.

    “Nous avons entendu des histoires de torture, de viol et d’agression sexuelle systémiques”, a déclaré Willie Sellars, le chef de la Première Nation de Williams Lake, en faisant référence aux nombreux témoignages de personnes ayant été envoyées au pensionnat lorsqu’elles étaient jeunes.

    « Ce voyage a conduit notre équipe d’enquête dans les recoins les plus sombres du comportement humain. »
    Une citation de Willie Sellars, chef de la Première Nation de Williams Lake


    Des chaussures d’enfants sont placées sur les marches du Musée des beaux-arts de Vancouver en souvenir des enfants autochtones victimes des pensionnats.
    Photo : Radio-Canada / Ben Nelms / CBC

    L’horreur des pensionnats
    Selon Willie Sellars, l’équipe a entendu des récits de disparitions, de meurtres, de torture, de sévices, de viols et de famine. Des enfants ont été attachés à des planches et fouettés, battus pour avoir parlé leur langue. Des nouveau-nés ont été jetés dans l’incinérateur de l’école.

    Willie Sellars a déploré que ces histoires aient été “intentionnellement occultées” par la destruction des dossiers et les dissimulations des gouvernements, des autorités religieuses et de la police.

    Le chef autochtone a aussi relaté l’histoire de deux enfants âgés de 8 ans, qui ont essayé de fuir le pensionnat, et dont l’un est mort de froid. Il a aussi évoqué une correspondance de 1920, qui indique que neuf enfants ont tenté de mettre fin à leurs jours en ingurgitant du poison, dont un est mort.

    « Il ne peut y avoir de réconciliation avant qu’il n’y ait la vérité. »
    Une citation de Willie Sellars, chef de la Première Nation de Williams Lake

    Il a souligné le courage des aînés qui ont tenté par le passé de dénoncer ces actes, auxquels “personne n’a cru ou dont personne n’a voulu entendre parler. Nous devons nous assurer que le Canada est au courant de ces atrocités ”, a-t-il ajouté.

    Un travail « long et minutieux »
    Pendant 90 ans, le pensionnat a été dirigé par différents ordres religieux, mais toujours sous l’autorité de l’Église catholique. Depuis, l’archidiocèse de Vancouver a collaboré aux recherches pour établir la vérité.

    Les Premières Nations ont mis en place des mesures d’accompagnement en santé mentale pour leurs membres, mêlant “techniques traditionnelles et médecine moderne”, a expliqué Willie Sellars.

    D’après Whitney Spearing, le travail qui reste à accomplir sera “long et minutieux”, en raison de l’étende de la zone de recherche, mais aussi du manque de données, notamment pour la période de 1941 à 1980.

    Cependant, l’annonce de milliers de documents transmis par Ottawa aux communautés autochtones permettra peut-être d’avancer plus rapidement dans le processus d’identification des tombes anonymes.

    Les recherches ont utilisé la technologie de radar, qui a permis de découvrir des centaines de dépouilles près d’anciens pensionnats à travers le Canada.


    Il est estimé que plus de 150 000 enfants ont fréquenté les pensionnats autochtones du Canada depuis les années 1830. Photo : Bibliothèque et Archives Canada

    Les experts soulignent que, comme les résultats annoncés mardi sont “préliminaires”, les travaux de détections aérienne et terrestre par radar à pénétration de sol et magnétométrie devront être poursuivis.

    Les responsables des recherches précisent toutefois que la technologie de détection n’est pas totalement fiable et qu’il faudra procéder à des fouilles pour “obtenir des certitudes”. Ils en appellent au soutien des gouvernements fédéral et provincial pour poursuivre ce travail de “vérité”.

    Au lancement des fouilles à Williams Lake, en août dernier, une petite partie du site de 4,5 kilomètres carrés a été classée comme prioritaire, après des recherches approfondies sur l’histoire du terrain.

    Les violences physiques, psychologiques et sexuelles dont ont été victimes les élèves de l’établissement ont été documentées par la Commission de vérité et réconciliation du Canada.

    On estime que plus de 150 000 enfants ont fréquenté les pensionnats pour Autochtones du Canada entre les années 1830 et la fermeture du dernier établissement, en 1997.

    #peuples_autochtones #histoire #disparitions #cimetiéres #enfants #pensionnat #pensionnats #école #cadavres #vol #viols #église_catholique #religieuses #religieux #peuples_premiers #nations_premières #premières_nations #autochtones #colonialisme #extermination #génocide #tuberculose

  • #Canada Les recherches ne révèlent aucun reste humain sur le site de l’ancien Hôpital Camsell D’après les informations de Stephen David Cook
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1834031/hopital-camsell-edmonton-autochtones-arret-fouilles

    Des fouilles pour trouver des restes humains sur le site de l’ancien Hôpital Camsell, à Edmonton, ont pris fin vendredi après que des équipes n’en ont découvert aucun.

    L’établissement avait accueilli des patients autochtones du nord de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest pendant des dizaines d’années, notamment pour traiter des cas de tuberculose. Le site situé au coin de la 128e Rue et de la 144e Avenue est prévu d’accueillir des propriétés résidentielles.

    L’été dernier, un radar à pénétration de sol avait permis de creuser dans 13 endroits, mais les recherches ont été infructueuses. Jeudi et vendredi, 21 anomalies ont fait l’objet de trous dans la terre, mais seuls des débris ont été remontés à la surface.

    D’autres recherches ne sont pas prévues sur le site.

    Selon le chef de la Première Nation Papaschase, Calvin Bruneau, des préoccupations persistent étant donné que tant de personnes ont déclaré que des gens avaient été enterrés à cet endroit : “Que leur est-il arrivé ? Ont-ils été retirés et enterrés autre part ? ”

    Il dit avoir entendu des témoignages au fil des ans de projets de développement qui ne prenaient pas en compte que des restes humains pouvaient exister à certains endroits.

    “L’ennui, c’est que personne ne veut parler, affirme le chef Bruneau, qu’il s’agit d’anciens employés, d’anciens promoteurs ou de constructeurs [ …] Tout est passé sous silence. ”

    Les recherches sur le site de l’ancien Hôpital Camsell ont été financées par le promoteur immobilier. L’architecte, Gene Dub, dit avoir fait ce geste après avoir été bouleversé par la découverte au printemps des restes de 215 enfants enterrés sur le site d’un ancien pensionnat autochtone à Kamloops, en Colombie-Britannique.

    #peuples_autochtones #histoire #disparitions #fosse_commune #enfants #pensionnat #école #cadavres #vol #viols #peuples_premiers #nations_premières #premières_nations #autochtones #colonialisme #extermination #génocide #tuberculose

  • Tombes découvertes au Canada : l’Église catholique versera 30 millions de dollars aux autochtones
    https://www.ouest-france.fr/monde/canada/tombes-decouvertes-au-canada-l-eglise-catholique-versera-30-millions-de

    Après des excuses formelles prononcées la semaine passée, l’Église catholique a annoncé, lundi, le versement de 30 millions de dollars aux survivants des pensionnats des peuples autochtones. Ces derniers mois, plus d’un millier de tombes ont été découvertes près d’anciennes institutions religieuses du pays.


    Des personnes s’embrassent devant un mémorial de fortune érigé, au niveau de l’ancien pensionnat indien de Kamloops, en hommage aux 215 enfants dont les restes ont été découverts enterrés près de cet établissements situé en Colombie-Britannique. | COLE BURSTON / AFP

    Les évêques catholiques du Canada se sont engagés lundi à verser 30 millions de dollars canadiens pour soutenir les initiatives en faveur des survivants des pensionnats pour autochtones après avoir présenté des « excuses formelles » la semaine dernière.

    Ces fonds seront débloqués sur cinq années pour « remédier à la souffrance causée par les pensionnats au Canada », expliquent les évêques dans un communiqué publié lundi 27 septembre.

    Il s’agira de « soutenir des programmes et des projets dédiés à l’amélioration de la vie » des survivants des pensionnats et de leur communauté, a déclaré Mgr Raymond Poisson, président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC).

    Vendredi dernier, les évêques avaient exprimé leur « profond remords » et présenté « leurs excuses sans équivoque » aux peuples autochtones après la découverte ces derniers mois de plus d’un millier de tombes près d’anciens pensionnats dirigés par l’église catholique.

    « Traumatisme historique »
    Une nouvelle fois, les évêques reconnaissent dans le communiqué publié lundi l’existence d’un « traumatisme historique et toujours présent, causé par le système des pensionnats ».

    Dans le pays, très marqué par ces révélations, de nombreuses voix s’étaient élevées pendant l’été pour demander des excuses de l’Eglise et même du pape en personne.

    Au total, plus d’un millier de tombes anonymes près d’anciens pensionnats catholiques pour autochtones ont été retrouvées cet été, remettant en lumière une page sombre de l’histoire canadienne et sa politique d’assimilation forcée des Premières Nations.

    Quelque 150 000 enfants amérindiens, métis, et inuits ont été enrôlés de force dans 139 pensionnats à travers le pays, où ils ont été coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture.

    #Canada #peuples_autochtones #histoire #disparitions #fosse_commune #enfants #pensionnat #école #cadavres #vol #viols #peuples_premiers #nations_premières #premières_nations #autochtones #colonialisme #extermination #génocide

    • Toujours plus ignoble l’église catholique

      Les survivants des pensionnats des peuples autochtones devront donc faire approuver leur #projet par ceux qui :
      – Les ont volé.
      – Tué, entre autres par contamination de maladies.
      – Violé leurs enfants.
      – Tué leurs enfants dans d’immondes soit disant pensionnats.

      Et il ne faudra pas qu’ils oublient de dire merci.

  • Maps Show How the Mail Shaped the American West - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2021-04-21/maps-show-how-the-mail-shaped-the-american-west

    In The Postman, the 1997 post-apocalyptic Western starring and directed by Kevin Costner, a supposed emissary of the U.S. Postal Service revives and reunites a smattering of rural settlements that have survived the catastrophic end of the formal United States. The mail, the movie shows us, is the connective tissue of the nation-state — providing people with not just a means of communication, but also something to look forward to. (“You give out hope like it was candy in your pocket,” a love interest tells the titular postman, in an example of the movie’s amazingly bad dialogue.)

    #états-unis #histoire #peuples_premiers #premières_nations #nations_indiennes #colonisation

  • Le gouvernement Legault n’est pas prêt à exempter les sans-abri du couvre-feu Thomas Gerbet - Radio Canada
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1764124/couvre-feu-itinerants-exemption-quebec-mort-refuge

    Québec refuse de faire une exception pour les itinérants, malgré les demandes de Valérie Plante et de l’opposition.

    Malgré l’indignation causée par la mort tragique d’un sans-abri caché dans une toilette chimique, le gouvernement du Québec n’est pas prêt à exempter les itinérants de l’interdiction de se trouver dehors après 20 h.

    “Il n’est pas envisagé d’offrir une exception aux personnes en situation d’itinérance”, indique le cabinet du ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant. “Cela amènerait une complexité quant à l’application du couvre-feu.”

    " Si on mettait dans le règlement le fait qu’un itinérant ne peut pas recevoir de contravention, n’importe qui pourrait dire qu’il est itinérant."
    François Legault, premier ministre du Québec »

    Québec rappelle qu’il existe déjà “un accompagnement vers les bonnes ressources et il y a collaboration”. Le gouvernement ajoute que “personne ne veut judiciariser les personnes en situation d’itinérance”.

    Raphaël André était originaire de la communauté de Matimekush-LacJohn, près de Schefferville.


    Photo : Courtoisie John Tessier/The Open Door

    Des groupes communautaires réclament plus que jamais l’exemption des itinérants à la suite du décès de Raphaël André, dans la nuit de samedi à dimanche https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1763930/itinerant-montreal-mort-toilettes-nuit-dehors-refuge-ferme . Selon les intervenants, des sans-abri se cachent des policiers après 20 h, de peur de recevoir une contravention.

    L’homme de 51 ans, originaire d’une communauté innue de la Côte-Nord, est mort après avoir passé plusieurs heures dehors, à quelques mètres d’un refuge qu’il avait quitté à 21 h 30 après la fermeture exceptionnelle des lieux en raison de recommandations de la santé publique.

    Le ministre Lionel Carmant a offert ses condoléances aux proches de la victime et à sa communauté. “Il s’agit d’un événement d’une grande tristesse”, indique le cabinet du ministre. “Nous laisserons le coroner faire son enquête afin de faire la lumière sur les événements.”

    Valérie Plante implore Québec de faire une exception
    “ Ça crée trop de stress présentement”, déplore la mairesse de Montréal au sujet du couvre-feu. Valérie Plante affirme même que la mesure augmente l’insécurité des itinérants.
    Même si elle « n’encourage pas les gens à aller dans la rue », la mairesse explique que les refuges « débordent » certaines nuits, malgré le « nombre record » de lits disponibles.

    « Il y a des soirs où il n’y a plus de lits."
    Valérie Plante, mairesse de Montréal »

    La Ville travaille à trouver une nouvelle ressource d’hébergement pour augmenter la capacité d’accueil de 100 lits.
    Ce n’est « pas facile pour le SPVM [Service de police de la Ville de Montréal] », raconte Valérie Plante, alors que les policiers ont déjà interpellé 400 itinérants dehors après 20 h. Ceux-ci n’ont pas été verbalisés, mais plutôt accompagnés vers des refuges.

    L’opposition unie pour demander l’exemption
    “Le couvre-feu est une mesure complètement inadaptée à la réalité des personnes en situation d’itinérance”, dénonce la députée libérale Paule Robitaille, porte-parole de l’opposition officielle en matière de pauvreté et de solidarité sociale.

    « Nous demandons au gouvernement de la CAQ de reconsidérer sa décision et d’exempter les itinérants de ce couvre-feu. C’est une question de dignité humaine. »
    Paule Robitaille, porte-parole de l’opposition libérale en matière de pauvreté et de solidarité sociale.

    “Depuis une semaine, Raphaël André se cachait des policiers durant le couvre-feu”, rappelle la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé. “Serait-il encore vivant si les pouvoirs publics connaissaient la réalité de l’itinérance ? Si les intervenants sur le terrain avaient été consultés avant le couvre-feu ? Je crois que oui.”

    Pour sa part, la députée du Parti québécois Véronique Hivon croit que “le couvre-feu dont le gouvernement refuse d’exempter les sans-abri exacerbe la pression déjà énorme qu’ils vivent depuis le début de la pandémie”.

    Elle parraine une pétition signée plus de 10 000 fois pour demander l’exemption des itinérants du couvre-feu.

    #François_Legault #SDF #sans-abri #police #SPVM #couvre-feu #inuits #Lionel_Carmant #canada #québec #quebec #peuples_autochtones #peuples_autochtones #peuples_premiers #nations_premières #premières_nations #autochtones #colonialisme

  • #Canada: Climate Crisis Toll on First Nations’ Food Supply | Human Rights Watch
    https://www.hrw.org/news/2020/10/21/canada-climate-crisis-toll-first-nations-food-supply
    https://www.hrw.org/sites/default/files/media_2020/10/202010americas_canada_climate+change_main.jpg

    Climate change is taking a growing toll on First Nations in Canada, depleting food sources and affecting health.
    Canada is contributing to the climate crisis, which acutely affects Indigenous peoples who live off the land.
    Canada should urgently scale up its efforts to reduce emissions, and provide financial and technical support to First Nations dealing with the effects.

    (Ottawa) – Climate change is taking a growing toll on First Nations in Canada, depleting food sources and affecting health, Human Rights Watch said in a report released today. The Canadian government is not adequately supporting First Nations’ efforts to adapt to the mounting crisis and is failing to do its part to reduce the global greenhouse gas emissions that are driving it.

    #premières_nations #climat #peuples_autochtones

  • #Lettre_ouverte à l’organisation #Survivors’_Agenda qui prétend parler au nom des survivantes de l’exploitation sexuelle
    https://tradfem.wordpress.com/2020/10/10/lettre-ouverte-a-lorganisation-survivors-agenda-qui-pretend-parle

    Nous sommes des autochtones, des représentant.e.s des premières nations, des « intouchables », des métis.ses, des Européen.ne.s et des descendants d’Européen.ne.s, des Africain.ne.s et des descendant.e.s d’Africain.ne.s, des Latino-Américain.e.s et des Antillais.es, mais aussi des Asiatiques et des Océanien.ne.s des six continents. Survivors’ Agenda est basée aux États-Unis, mais les signataires américain.e.s ci-dessous sont rejoints par d’autres militant.e.s du monde entier, qui partagent des systèmes étatiques cautionnant l’oppression, le patriarcat, le néocolonialisme, ainsi que la discrimination basée sur le sexe et le genre. Nous savons tous que la justice et l’égalité, la paix et les droits humains demeureront hors de portée partout dans le monde tant que l’achat et la vente d’êtres humains dans le système prostitutionnel continueront à exister. Nous ne parvenons pas à croire qu’en dépit des conclusions de l’Organisation des Nations Unies, de leurs agences, ainsi que des gouvernements du monde entier, vous vous refusiez à admettre que le commerce du sexe est un phénomène qui se chiffre en milliards de dollars, qui se caractérise par une exploitation honteuse, et qui fonctionne comme un marché, soumis aux forces de l’offre et de la demande, où l’incitation à réaliser des profits importants est considérable.

    Dans ce contexte, l’« offre » est constituée de personnes en situation de grandes vulnérabilités, pour la plupart des femmes, des filles et des jeunes transgenres/au genre non conforme, en particulier appartenant à des minorités visibles. La « demande » pour leurs corps émane d’acheteurs d’actes sexuels ― quasiment tous des hommes ― tout cela pour les profits de tout un éventail d’exploiteurs.

    Le Survivors’ Agenda ne paraît pas comprendre que chaque dollar généré par le commerce du sexe provient de chaque centime que les acheteurs d’actes sexuels paient pour cet accès.

    Pour cosigner ce texte avec déjà plus d’un millier d’opposant-e-s à la décriminalisation du proxénétisme : https://docs.google.com/forms/d/16-PD4IzFoH3gfcRkzJF39hChladAQkmSR2LfO19hihw/edit

    #WeDissent #exploitation_sexuelle #système_prostitutionnel #violences_masculine #premières_nations #femmes_autochtones

  • Virus rampages across vast Navajo lands, close-knit families
    https://apnews.com/c77cc3c537c9a2510b67dcb631b4d988


    Même dans les bleds paumés, il suffit d’un porteur du virus…

    With roughly 175,000 people on the reservation, which straddles Arizona, New Mexico and a small corner of Utah, the Navajo Nation has seen 3,122 cases – a rate of nearly 18 cases per 1,000 people. At least 100 people have died.

    If Navajo Nation were its own state, it would have the highest per-capita rate of confirmed positive coronavirus cases in the country, behind only New York. In the states it spans, the number of cases and deaths among people who are Native American, on and off the reservations, is disproportionately high.

    There was the beloved 42-year-old high school basketball coach who left behind five children. There was the carpenter who lived with his brother and died on Easter morning at age 34. There was the 28-year-old mother who competed in Native American pageants.

    #coronavirus

  • Navajo Nation Is Behind Only New York and New Jersey in Rates of COVID-19 Infection. What Happened? – Mother Jones
    https://www.motherjones.com/politics/2020/05/navajo-nation-covid-outbreak-deaths

    With a population of 350,000 and territory encompassing over 27,000 square miles, the Navajo Nation is the largest Indigenous reservation in the country, bigger than West Virginia and nine other US states. Today, the rural community has more per-capita COVID-19 infections than any place outside of New York and New Jersey. In April, its rate of infection was 10 times higher than that of Arizona, which encircles most of the Nation. Since the first cases cropped up on the reservation more than one month ago, more than 2,373 people have been infected, and the death toll stands at 73—higher than those of 11 states. “The need for the Navajo is far greater than any other tribe I have seen,” says Rep. Deb Haaland (D-N.M.), whose district includes part of the reservation.

    The reasons for it expose how history and long-standing inequalities are shaping the way the disease attacks.

    Retour sur le colonialisme US et l’histoire de la nation navajo.

    So when the Navajo Times reported that the reservation’s outbreak likely began at the March 9 rally of a local chapter of an evangelical church, Solomon says, “everybody’s mindset immediately went right back to” the church’s role in colonizing the Navajo. Rumors began to swirl that white Christians had brought the virus, perhaps even intentionally, creating confusion about how the virus spreads and suspicion of information from the outside. “It brought back the mistrust, and a lot of bad memories. My parents, like other Diné people, became wary of the whole situation,” says Solomon, who prefers the term Diné as the Navajos’ traditional name for themselves. Even COVID-19 prevention measures felt like a form of colonialism. And as the virus became a growing concern across the country, awareness developed slowly on the reservation. Early news of the outbreak largely came through English-speaking media, which many Navajo either don’t read or don’t trust. Many elders on the reservation only speak the Navajo language, and even those who understand English prefer to receive information from particular local sources. “If they watch the news, it’s not really registering,” says Solomon. “But when they turn into KTNN,” a popular Navajo radio station, “they hear the medicine woman or the Navajo Nation president talking about it, and then it sinks in. When they’re talking about it in Navajo, in our language, it has more of an impact. I see that with my own parents.”

    Indian Health Service workers, school nurses, and community center officials could have done more to inform Navajo people about the importance of social distancing before their officials were forced to implement widespread closures and intense weekend-long curfews, says Solomon. She only began to hear KTNN feature local leaders on hand-washing, social distancing, and other mitigation measures around the start of April, long after such advisories became widespread elsewhere.

  • Tribune de la faim. « Privés de jobs, cloîtrés, les étudiants les plus démunis sont tenaillés par la faim et l’angoisse »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/04/15/universite-prives-de-jobs-cloitres-les-etudiants-les-plus-demunis-sont-tenai

    Ils et elles sont des milliers actuellement confinés dans des conditions dramatiques, dénoncent dans une tribune au « Monde » plus d’un millier d’universitaires.

    Tribune. La faim. Vous avez bien lu. C’est elle qui menace les étudiants restés confinés dans les logements de leur centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) ou dans leurs studios de location. Depuis un mois déjà, restaurants universitaires, épiceries solidaires et autres relais d’alimentation habituels ont fermé leurs portes. Les campus déserts prennent l’allure de no man’s land.

    Les étudiants qui le pouvaient ont rejoint leur famille. Mais pas les étrangers, pas ceux qui vivent loin de leurs proches ou « en rupture de ban », pas les précaires enfin. Tous ceux-là sont restés isolés, parfois sans connexion Internet, voire sans ordinateur – à plusieurs kilomètres du premier supermarché, s’il peut encore leur être utile. Privés de leurs jobs étudiants, ils n’ont d’autre choix que de rester cloîtrés, tenaillés par la faim. La faim et l’angoisse. Celle qui naît du sentiment d’avoir été oublié de tous.

    Comment en sommes-nous arrivés là ? Les Crous se félicitent d’avoir adopté des « dispositifs d’urgence » : distributions de bons d’achat dématérialisés, prises de contact par téléphone, mises à disposition de paniers repas… En réalité, tributaires de leurs méthodes de recensement et d’évaluation sociale, de tels dispositifs ont moins apaisé la faim que la mauvaise conscience.

    La mobilisation de la société civile

    Leurs rouages se sont empêtrés dans des monceaux de formulaires et de pièces justificatives, interdisant à nombre d’étudiants d’accéder aux soutiens auxquels ils ont droit. Aux lourdeurs administratives et au manque de moyens, humains et financiers, s’est ajoutée l’absence d’information claire et accessible : serveurs saturés, standards téléphoniques occupés, aucun affichage papier sur les campus, assistantes sociales en sous-effectif…

    Pis, loin de prendre la mesure de l’urgence, le Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous) aggrave les conditions de vie des plus vulnérables en exonérant de loyer seulement les étudiants qui ont pu regagner leur foyer familial. Tous ceux qui n’ont pu faire autrement que de rester sont mis en demeure de payer. Or, ce sont précisément les plus démunis, ceux que le confinement plonge dans la déréliction.

    Face à cette incurie, la société civile s’est mobilisée. Sur le campus bordelais, par exemple, un collectif composé d’étudiants, de doctorants et de maîtres de conférences s’est constitué pour venir en aide aux étudiants. Grâce aux dons recueillis en ligne, le collectif « Solidarité continuité alimentaire Bordeaux » a livré près de 800 colis alimentaires, sur environ 950 demandes enregistrées. Son action courageuse, menée dans le respect des mesures sanitaires, a été couverte par la presse.

    Besoin d’une aide d’urgence organisée par le gouvernement

    Des actions comparables prennent forme ailleurs. Comble de malchance, la cagnotte en ligne ouverte par le collectif a été bloquée, le gestionnaire du site arguant de mesures de sécurité. Ce blocage a contraint les bénévoles à œuvrer sur leurs deniers personnels, puis à suspendre leurs activités, le 10 avril. Depuis, les demandes continuent d’affluer, sans aucune réponse possible. Certains étudiants ont maintenant passé plusieurs jours sans manger…

    Ce qui est fait pour les sans-domicile-fixe et dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ne l’est toujours pas pour ces invisibles. Question aux universités : pourquoi n’ont-elles pas débloqué d’urgence leurs fonds de solidarité étudiants ? Même si certaines universités ont déjà mis en place des actions d’aide sociale, elles ne sauraient, vu l’ampleur des besoins, se substituer à une aide d’urgence organisée par le gouvernement.

    Quand les pouvoirs publics responsables ne répondent plus et que les bonnes volontés sont dans l’impasse, comment éviter l’escalade ? Isolés, sous-alimentés, incapables de payer leur loyer, a fortiori de continuer d’étudier, certains ont perdu tout espoir. Comment les empêcher de craquer ? Des cas de suicide ou de décès sur les campus ont été déjà été signalés dans la presse. Ces tragédies augurent-elles de la catastrophe à venir ? Que faire pour empêcher le pire d’arriver ?

    Porter assistance aux étudiants

    Les solutions ne peuvent venir que des responsables au plus haut niveau : ceux qui ont entre leurs mains le pouvoir de décider. Autrement dit, le Cnous et le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, dont il dépend. C’est à eux qu’il revient d’agir vite, c’est eux que nous interpellons !

    Nous proposons les mesures suivantes : l’annulation immédiate de tous les loyers Crous ; la simplification et l’accélération de toutes les procédures d’aide alimentaire, financière, et informatique, associée à une communication sur le terrain ; la mise en œuvre d’une assistance psychosociale adaptée ; enfin, et il s’agit du simple bon sens, la subordination de la « continuité pédagogique » à la certitude de pouvoir manger à sa faim.

    Car exiger d’étudiants qu’ils continuent d’apprendre et d’être évalués le ventre vide n’est pas seulement absurde, mais cruel et inhumain. C’est ajouter à la peur du lendemain l’angoisse d’échouer. Face à cette pression intolérable, c’est la vie de milliers d’étudiants qui est aujourd’hui menacée. Comme notre président s’y est engagé dans son allocution du 13 avril, il revient au gouvernement de leur porter assistance. Maintenant.

    Premiers signataires : Etienne Balibar, professeur émérite de philosophie politique, université Paris-10-Nanterre ; Ludivine Bantigny, maîtresse de conférences en histoire contemporaine, université de Rouen ; Marc Crépon, directeur de recherches en philosophie, CNRS/ENS/PSL ; Pierre Antoine Fabre, directeur d’études, EHESS ; Bernard Friot, professeur émérite de sociologie, université Paris-10-Nanterre ; Mathilde Larrère, maîtresse de conférences en histoire politique du XIXe siècle, université Gustave-Eiffel ; Frédéric Le Roux, professeur des universités, mathématiques, Sorbonne université ; Jean-Claude Monod, directeur de recherches au CNRS) ; Willy Pelletier, sociologue, université de Picardie, coordinateur général de la fondation Copernic ; Guislaine Refrégier, maîtresse de conférences en biologie, université Paris-Saclay ; Marina Seretti, maîtresse de conférences en philosophie, université Bordeaux-Montaigne ; Nathalie Sigot, professeure d’économie, université Paris-I-Panthéon-Sorbonne ; Barbara Stiegler, professeure de philosophie politique, université Bordeaux-Montaigne ; Constance Valentin, CR CNRS Physique, université de Bordeaux ; Michelle Zancarini-Fournel, professeure émérite d’histoire, université Claude-Bernard-Lyon-1.
    La liste complète des signataires est accessible en cliquant sur ce lien
    https://sites.google.com/view/signataires-tribune-de-la-faim/accueil

    « Les prochaines semaines risquent d’être très compliquées » : confinés et sans job, la vie sur le fil des étudiants précaires, Alice Raybaud, 01 avril 2020
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2020/04/01/les-prochaines-semaines-risquent-d-etre-tres-compliquees-confines-et-sans-jo

    Alors que près de la moitié des jeunes financent leurs études grâce à des petits boulots, nombreux sont ceux qui se retrouvent en difficultés financières depuis le début du confinement. Des aides se déploient.

    Trois kg de féculents, des conserves et des produits d’hygiène. Tel est le contenu des paniers qui sont distribués, depuis le 18 mars, à des centaines d’étudiants bordelais confinés dans leurs cités universitaires. Gantés, masqués et toujours un par un, ce sont des doctorants, post-doctorants et maîtres de conférences des universités de la métropole qui se chargent bénévolement de la livraison : une urgence face à la situation de « détresse » de certains jeunes, alertent-ils par le biais de leur collectif, Solidarité : continuité alimentaire Bordeaux.

    Suspension des loyers

    « Avec la fermeture des restaurants universitaires, on s’est rendu compte que certains étudiants n’avaient pas mangé depuis quarante-huit heures, raconte un des membres du collectif. Plus que la continuité pédagogique, l’enjeu est surtout, aujourd’hui, celui de la continuité alimentaire. » Le collectif, qui a lancé une cagnotte en ligne, recense à ce jour plus de 650 demandes sur le campus et a effectué 460 livraisons de paniers, principalement dans les logements Crous.
    « Plus que la continuité pédagogique, l’enjeu est surtout, aujourd’hui, celui de la continuité alimentaire », un membre du collectif bordelais
    Au niveau national, 40 % des étudiants qui résident dans des logements du Crous sont restés sur place, indique le Centre national des œuvres universitaires. Ce public déjà fragile ne bénéficiera pas de la suspension des loyers, annoncée pour tous ceux qui ont quitté les lieux pour rejoindre leur famille, et qui ne paieront donc plus leur logement à partir du 1er avril et jusqu’à leur retour.

    « Pour la majorité des étudiants qui nous contactent, la perte d’un job ou d’un stage est venue se rajouter à une vulnérabilité antérieure, ce qui rend leurs dépenses courantes très compliquées », observe-t-on du côté du collectif bordelais, qui demande la suppression des loyers Crous pour tous. Les étudiants aux emplois souvent précaires sont en effet parmi les premiers à pâtir du confinement. Ces pertes de revenus viennent fragiliser des budgets déjà sur le fil, dans un contexte où près d’un étudiant sur deux travaille pour financer ses études, et où un sur cinq vit déjà sous le seuil de pauvreté (IGAS, 2015).

    « Difficile de se concentrer sur les cours »

    Depuis septembre, Marion, 20 ans, étudiante en science du langage à la Sorbonne-Nouvelle, encadrait les enfants de sa ville de Grigny (Essonne) sur les temps périscolaires. « Mais comme je suis en “contrat volant”, c’est-à-dire qu’on m’appelle seulement selon les besoins, je ne toucherai rien jusqu’à la réouverture des écoles », déplore la jeune femme, qui vit dans un appartement avec son père, au chômage, son frère et sa sœur. Ses revenus permettaient de payer les factures et la nourriture de la famille. « Les prochaines semaines risquent d’être très compliquées », s’inquiète Marion, qui cherche sans relâche un autre job dans un magasin alimentaire. Alors qu’elle s’occupe des devoirs de sa fratrie confinée et qu’elle a dû composer quelques jours avec une coupure d’électricité, « se concentrer sur les cours à distance est difficile », confie-t-elle.

    Pour Claire (le prénom a été modifié), 21 ans, en master métiers de l’enseignement à Colmar, c’est « le flou ». « A la bibliothèque où je travaille, on nous a promis de faire le maximum pour que notre rémunération soit maintenue, mais rien n’est encore sûr. L’aide aux devoirs, qui me permettait de payer ma nourriture, c’est devenu impossible, confie-t-elle. Il faudra diminuer les frais de courses. » Juliette (le prénom a été modifié), étudiante en lettres modernes de 20 ans, faisait de la garde d’enfant, sans contrat. Un « bon plan », habituellement. « Mais dans cette situation, cela veut dire : pas de compensation, et je n’ai pas d’économies de côté, souffle-t-elle. Heureusement, je suis confinée chez ma famille en Bretagne, avec moins de dépenses. Je regarde pour bosser dans une agence d’intérim, en usine, mais mes parents ne sont pas rassurés à l’idée de me laisser sortir… »

    Aides sociales d’urgence

    Pour répondre à ces situations de #précarité, les Crous s’organisent pour délivrer davantage d’aides ponctuelles. Dix millions d’euros supplémentaires ont été débloqués, mardi 31 mars, par le ministère de l’enseignement supérieur. « Des directives nationales nous permettent de monter nos dotations jusqu’à 560 euros, à destination des étudiants nationaux comme internationaux, et cumulables avec les bourses », explique Claire Maumont, responsable du service social au Crous de Poitiers, qui observe qu’un tiers des dernières demandes émanent d’#étudiants touchés par une perte d’#emploi et jusque-là inconnus de leurs services. Pour elle, « l’enjeu, dans cette période difficile, est de garder le lien avec nos étudiants : nos services réalisent du porte-à-porte dans les cités universitaires, avec médecin et infirmière, pour nous assurer de la #santé et de l’alimentation de nos résidents. »

    Encouragées par des directives ministérielles, certaines universités mettent également en place des #aides_sociales_d’urgence, à partir des fonds de la Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC). A l’université de Bordeaux, les étudiants en difficulté peuvent par exemple bénéficier d’une aide mensuelle de 200 euros. « On peut décider d’accorder une aide plus importante au cas par cas, et de délivrer des #bons_alimentaires sous forme de carte prépayée en cas d’urgence », précise Anne-Marie Tournepiche, vice-présidente Vie de campus de l’université, qui s’attend à une « augmentation importante des demandes d’aides financières dans les prochains jours ». En outre, les étudiants #autoentrepreneurs pourront bénéficier de l’aide exceptionnelle de 1 500 euros annoncée le mardi 17 mars par le ministère de l’économie.

    Bons alimentaires, aides ponctuelles des universités… Ces mesures ne seront pas suffisantes sur le long terme pour l’Union nationale des étudiants de France (UNEF). « Ces aides sont aléatoires selon les établissements, et parfois compliquées à obtenir, explique Mélanie Luce, présidente du syndicat étudiant. Quant aux aides du Crous, débloquer dix millions d’euros apportera un nouveau souffle mais ne permettra pas de répondre à toutes les situations si le confinement se poursuit. D’autant qu’il y aura des répercussions sur la longueur, notamment sur les jobs d’été, qui sont essentiels pour de nombreux étudiants. » L’UNEF, qui demande la mobilisation de fonds étatiques plus « massifs » s’inquiète aussi de la situation des #étudiants_étrangers, « pour la plupart non éligibles aux #bourses et ne pouvant accéder à toutes les aides d’urgences, qui comptaient sur un job pour vivre et sont désormais dans une situation catastrophique », rappelle Mélanie Luce.

    « Les plus précaires au front »

    C’est le cas de Noélia, étudiante péruvienne de 20 ans, en licence d’espagnol à la Sorbonne-Nouvelle. Grâce à un #job de baby-sitter, en contrat étudiant sur une #plate-forme en ligne, elle arrivait jusque-là « plus ou moins » à gérer ses mois. Mais depuis que Noélia ne peut plus entrer en contact avec l’enfant qu’elle gardait, la plate-forme ne lui a facturé aucune heure.

    « Je ne sais pas si j’aurai le droit au #chômage_partiel. J’ai demandé mais n’ai toujours pas reçu de réponse. Je n’ai plus d’économies car j’ai tout dépensé avec une maladie pour laquelle je suis allée à l’hôpital le mois dernier. Heureusement, je suis hébergée par des amis, mais comment est-ce que je vais faire pour continuer à les aider à payer le #loyer et la nourriture ? Et comment être sûre que je pourrai avoir mes papiers français, pour lesquels on m’a demandé de justifier d’un revenu de 650 euros mensuels ? »

    Pour certains étudiants, notamment ceux qui travaillent dans des grandes surfaces, l’arrêt de leur job n’était pas une option. Lucas, 22 ans, a accepté d’augmenter ses heures dans le magasin bio où il travaille. « Cela me permettra de me renflouer », concède-t-il. Solène, 21 ans, a, elle, essayé de faire valoir son #droit_de_retrait dans son magasin de Dourdan (Essonne). « On me l’a refusé, prétextant la mise en place de protections sanitaires. Sinon, c’était l’abandon de poste et je ne peux pas me le permettre, avec le prêt étudiant de 20 000 euros que je viens de contracter. » Solène se rend donc chaque jour au magasin, avec la peur de rapporter le virus chez elle et de contaminer ses proches. Désabusée, elle déplore : « Ce sont les plus précaires, les petits employés, qu’on envoie au front. »

    #confinement #Crous #dette #prêt_étudiant #premiers_de_corvée #premières_de_corvée

  • Vous savez pourquoi Marlon Brando a refusé l’Oscar pour « Le Parrain » en 1973 ? - Curioctopus.fr

    https://www.curioctopus.fr/read/12300/vous-savez-pourquoi-marlon-brando-a-refuse-l-oscar-pour-le-parrain-en-19

    Je ne connaissais pas cette histoire

    « ...Ce soir, je représente Marlon Brando, dit-elle sous les sifflets, il m’a demandé de vous dire qu’avec regret, il refuse ce prix généreux, à cause de la façon avec laquelle l’industrie du film traite les Amérindien... »

    C’était le 5 Mars 1973 quand Marlon Brando a refusé le prix du meilleur acteur, pour son rôle de Don Vito Corleone dans Le Parrain.

    Contrairement à ce que vous pourriez penser, sa carrière, dans les années 1960, était en déclin. Brando avait des difficultés à trouver du travail à Hollywood : ses films La Vengeance aux deux visages et Les Révoltés du Bounty avaient été des fiascos complets et sa mauvaise réputation sur les plateaux de tournage n’arrangeait pas les choses. Bref, on le pensait fini. Puis, en 1972, Le Parrain a été projeté dans les cinémas du monde entier. Et ce fut un succès total.

    Après sa performance, sa nomination comme meilleur acteur aux Oscars était acquise, mais Brando avait annoncé qu’il allait boycotter la cérémonie. Alors, quand un jeune Roger Moore annonce son nom, une fille aux cheveux longs et aux vêtements apache monte les escaliers du théâtre, laissant tout le monde bouche bée (à la fin de l’article, vous trouverez la vidéo de la cérémonie de remise des prix). C’est Sacheen Littlefeather, présidente du National Native American Affirmative Image Committee, qui monte sur scène au nom de l’acteur.

    #premières_nations #peuples_autochtones #amérindiens

  • #Joe_Sacco : « Sur l’environnement, nous avons beaucoup à apprendre des #peuples_autochtones »
    https://www.franceinter.fr/culture/joe-sacco-nous-avons-a-apprendre-des-peuples-autochtones-sur-la-facon-de

    Et si la #colonisation, était un conflit aux prolongations nombreuses, profondes et destructrices ? Jusque dans les années 1990, cent cinquante mille enfants des Dénés (Indiens faisant partie du groupe de Premières nations du Nord-Ouest canadien) ont été enlevés à leurs parents pour être éduqués dans des institutions religieuses. On les nommait par un numéro, et on leur inculquait l’anglais, la religion et les valeurs occidentales. Cette pratique les privait de leur culture et en faisait des êtres coupés de leurs racines, incapables de communiquer avec leurs proches une fois rentrés chez eux.

    #peuples_premiers #premières_nations

    • Ignorées jusque dans la mort Le drame des femmes itinérantes autochtones Jessica Nadeau - 1 février 2020 - Le devoir
      https://www.ledevoir.com/societe/572028/mortes-dans-l-anonymat

      Au lendemain de la commission Vérité et réconciliation et de la commission Viens, les politiciens ont fait leur mea culpa et promis de mieux aider les Autochtones. Pourtant, depuis un an, plusieurs femmes autochtones itinérantes fréquentant le square Cabot, près du métro Atwater, sont mortes prématurément par manque de services dans une indifférence presque généralisée.

      « Les politiciens ne cessent de s’excuser. Ils répètent qu’ils ont appris du passé, qu’ils ne déplaceront plus les populations autochtones, mais, visiblement, ils n’apprennent pas très vite… », déplore David Chapman, coordonnateur du centre Résilience, en pointant les tours à condos en construction qui forcent les itinérants à se replier de plus en plus dans le square Cabot.

      Il y a un peu plus d’un an, le centre de jour La Porte ouverte a été forcé de déménager. Ce centre, le seul qui accueillait des itinérants — même intoxiqués — et leurs animaux domestiques dans le secteur du square Cabot, près du Forum, logeait au sous-sol d’une église. Dans ce secteur en pleine gentrification, l’église a été vendue à un promoteur immobilier. Elle est, depuis, désertée et placardée.

      Les intervenants de ce quartier avaient pourtant mis les autorités en garde : le départ du centre de jour aurait des répercussions néfastes sur les itinérants du square Cabot. Comme ils l’avaient prévu, les anciens usagers de La Porte ouverte n’ont pas suivi et sont restés dans le square. Et comme ils n’ont plus de place où se reposer et manger lorsqu’ils sont intoxiqués, leur situation est devenue encore plus précaire : leur consommation d’alcool et de drogue a augmenté, la violence s’est accentuée et leur santé s’est détériorée.

      La Gazette rapportait cet automne que 14 personnes ont perdu la vie depuis le déménagement du centre l’an dernier. Ce chiffre a été repris par plusieurs, mais personne, ni la police, ni le coroner, ni même les intervenants qui travaillent sur le terrain, n’a été en mesure de confirmer ce chiffre.

      Le Devoir a retrouvé la trace de sept victimes, dont six femmes autochtones, mortes depuis le 1er décembre 2018. La septième victime est un homme blanc, dont le corps a été retrouvé un matin de septembre sur un banc du parc.

      Le décès de Kevin Parry au square Cabot a attiré l’attention des médias et, par ricochet, celle des politiciens, constatent les intervenants impliqués dans le dossier. Il y a eu un « momentum » et c’est à ce moment que la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec ont enfin accepté de délier les cordons de la bourse pour créer le nouveau centre Résilience, inauguré le 14 novembre dernier.

      Le fait que les choses débloquent après la mort d’un homme blanc, alors que plusieurs femmes autochtones l’avaient précédé, en laisse plusieurs songeurs quant à l’importance que l’on accorde aux femmes autochtones vivant dans l’itinérance à Montréal. Comment expliquer, après autant de décès, que personne, à l’exception de quelques journalistes et des intervenants du milieu — n’a tenté de les recenser ? « Si ça avait été la fille du maire ou de jeunes femmes blanches de bonne famille, ça aurait fait les manchettes pendant des semaines », estime David Chapman.

      Le Devoir vous invite à rencontrer ces femmes et cet homme, qui vivaient dans la rue et qui passaient leurs journées au square Cabot, à quêter, à boire ou à fumer du crack pour soulager leurs traumatismes. Nous avons glané des fragments de leurs histoires dans les rapports de coroner, lorsque ceux-ci étaient disponibles, mais surtout à travers les yeux de leurs amis, de leurs familles et des intervenants qui les voyaient au quotidien.
      #Femmes #peuples_autochtones #canada #cartographie #nations_premières #peuples_premiers #premières_nations #Montréal #Rue #indifférence

  • Les lointains suicidés de la République sur France Ô - tous les replay sur france.tv
    https://www.france.tv/documentaires/societe/162231-les-lointains-suicides-de-la-republique.html

    Sur les rives des fleuves #Maroni et #Oyapock, une funeste épidémie de suicides se répand au sein de la jeunesse amérindienne de Guyane. La rupture du lien intergénérationnel, les échecs scolaires, l’alcool et la drogue sont venus alourdir le fardeau d’une culture dissoute au contact de la modernité et d’une terre souillée par l’orpaillage illégal.

    #suicide #colonisation #Guyane

  • La nécessaire décolonisation de la justice canadienne | ICI Radio-Canada.ca
    https://ici.radio-canada.ca/espaces-autochtones/1402002/la-necessaire-decolonisation-de-la-justice-canadienne

    Nous n’avons pas à chercher très loin les exemples d’iniquité judiciaire que nous, les Autochtones, sommes trop souvent appelés à vivre. Nous représentons 4 % de la population du Canada. Pourtant, 46 % de la population carcérale chez les mineurs est autochtone.

    Chez les adultes, 28 % des personnes incarcérées sont autochtones. Quant à nos sœurs, elles comptent pour 38 % des femmes en prison au pays. En plus des conséquences psychologiques reliées à l’incarcération, ces personnes ont à vivre avec les stigmates du casier judiciaire une fois libérées. Nous nous devons donc de prendre acte de la discrimination systémique dont sont victimes de nombreux Autochtones, telle que signalée par de nombreux rapports.

    D’un autre côté, Il n’y a jamais eu autant d’enfants autochtones retirés de leurs familles qu’aujourd’hui. Leur nombre dépasse même celui atteint lors de la pire période des pensionnats indiens.

    Comprenez-moi bien, nous voulons tous que les enfants soient protégés, mais nous devons trouver d’autres façons de le faire.

    Les cercles de justice réparatrice sont de plus en plus nombreux. Au Québec seulement, il y en a 28. Le but premier est la réhabilitation et la réparation des torts causés plutôt que la punition comme dans notre Code criminel. La première communauté à mettre en place de tels cercles au Canada fut celle des Ojibwés d’Hollow Water au Manitoba. Une initiative des services sociaux après avoir constaté que le problème sous-jacent à la délinquance juvénile était les abus sexuels.

    De 1982 à 1988, les membres des services sociaux ayant eux- mêmes subi ce type violence ont été les premiers à utiliser ce cercle de justice, avant de l’offrir à l’ensemble de la communauté. Aujourd’hui, les membres de cette communauté ont la possibilité d’avoir recours directement à ce cercle de justice sans avoir à passer par les autorités coloniales.

    D’autres exemples de décolonisation existent, je pense au Code criminel groenlandais ou encore à la prise en charge de la protection de la jeunesse par la nation atikamekw. Nos nations ont cette volonté de se prendre en main. La question est de savoir si les gouvernements coloniaux sont réellement engagés dans cette voie, soit celle de respecter leurs engagements pris lors de la remise du Wampum à deux voies. C’est-à-dire instaurer des liens où des nations coexistent de façons harmonieuses et respectueuses, mais chacune avec son propre système de gouvernance. Sinon, le discours ne devient plus qu’un lot de belles paroles visant à instrumentaliser la réconciliation.

    Alexis Wawanoloath

    #justice #peuples_autochtones #premières_nations #Québec #Canada

  • Celebrating Genocide – Christopher Columbus’ Invasion of America | Wake Up World

    https://wakeup-world.com/2015/10/11/celebrating-genocide-christopher-columbus-invasion-of-america

    “In 1492, the natives discovered they were Indians, discovered they lived in America, discovered they were naked, discovered that the Sin existed, discovered they owed allegiance to a King and Kingdom from another world and a God from another sky, and that this God had invented the guilty and the dress, and had sent to be burnt alive who worships the Sun the Moon the Earth and the Rain that wets it.” ~ Eduardo Galeano

    A good friend of mine, a member of the Republic of Lakotah, had a meeting with her first grade son’s elementary school principal. Apparently, her six-year-old was being defiant in classroom. What were these defiant actions? Well, upon his teacher explaining Columbus Day and honoring the courageous and brave sailor who discovered this land in 1492, he had a couple of questions for the teacher. He wanted to know how it was possible that Christopher Columbus discovered a land in which his ancestors had lived for over 30,000 years, he wanted to know what happened to all the people who lived here in 1491, and he wanted to know why the man responsible for invading his native land and slaughtering his ancestors was being honored.

    I would love to just be a fly on the wall of that meeting with the elementary school principal.

    #états-unis #peuples_premiers #premières_nations #peuples_autochtones #nations_indiennes

  • Outrage: the Amazon rainforest under threat | Essay | Architectural Review

    https://www.architectural-review.com/essays/campaigns/outrage/outrage-the-amazon-rainforest-under-threat/10044965.article

    The yano, a doughnut-shaped, thatched house inhabited by the Yanomami tribe, can shelter several hundred people under one roof and is a human extension of the forest – a symbol of one tribe’s harmonious relation with the natural world. Like all of Brazil’s 305 tribes, the Yanomami rely on the environment for their livelihood and spiritual wellbeing. A seminomadic people, they live by hunting, gathering and fishing, their botanical and zoological knowledge honed over hundreds of years of using 500 plant species for food, medicines, hunting poisons, body paint and to weave hammocks and baskets.

    Brazil’s indigenous peoples have survived more than 500 years of genocide since the first European colonists arrived: from an estimated 6-10 million in 1500, the population crashed to some 100,000 individuals in the 1950s. Due to its resilience and ingenuity, in the last six decades the indigenous population has risen to now comprise some 900,000 individuals but, over that time, the Yanomami in Brazil have witnessed profound changes to their world. An isolated people with little or no immunity to Western diseases, many died from flu and measles transmitted by workers bulldozing a highway through their land in the 1970s. In the 1980s, they lost 20 per cent of their population to disease, as well as violent attacks when illegal goldminers invaded their land.

    #amazonie #premières_nations #peuples_autochtones #environnement #climat

  • Jim Enote, représentant de la nation Zuni aux Etats-Unis nous disait il y a quelques années lors d’une rencontre à Amsterdam : "nous avons été « expulsés » de la carte il y a un siècle et demi, et depuis quelques années, nous travaillons dur pour nous y réinsérer".

    Entre temps, des bouts de la carte apparaissent ici et là (il y a peu d’image, donc celle -ci est rare), mais un musée lui est consacré :

    Jime Enote sur FB :

    Talking again about Zuni map art. This piece by Ronnie Cachini. When I began this initiative in the early 2000s I hoped the idea of map art would awaken consciousness to the many ways we are capable of representing place. Not only has the idea caught on, it has flourished and is influencing how we think about knowledges, ontologies, technocracies, and policies pertaining to earth stewardship.

    #premières_nations #jim_enote #zuni

  • Wednesday, August 28, 2019 – Decolonizing maps » Native America Calling

    https://www.nativeamericacalling.com/wednesday-august-28-2019-decolonizing-maps

    The boundaries of reservations, treaty land and traditional Native territory are all represented by two-dimensional lines on paper. Few, if any, of those lines were ever drawn by Native mapmakers. But Indigenous people have always charted their surroundings in textile designs, drawings, carvings and even in songs. And Indigenous cartographers are finding new ways to map their environment that include interactive digital displays and geospatial technologies. These maps tap into conversations of history, culture, relationships and colonization. We’ll hear from some Indigenous people about both the traditional and new ways of getting a sense of place.

    #états-unis #premières_nations #jim_enote #décolonisation #cartographie #résistance #zuni

  • Les peuples Sioux partent à l’attaque des banques françaises - Les Inrocks
    https://www.lesinrocks.com/2017/05/26/actualite/actualite/les-peuples-sioux-partent-lattaque-des-banques-francaises

    S’ils ont perdu face à Trump, qui a relancé la création du pipeline Dakota Access, cinq activistes Sioux de Standing Rock lancent une série d’actions contre les banques européennes, qu’ils accusent de financer des projets climaticides. On était avec eux à Paris, à l’offensive contre la BNP Paribas et la Société Générale.

    #dakota #again #peuples_autochtones #banques_françaises #premières_nations #natives #Native_Americans

  • Verso - The Radical origins of international indigenous representation - https://www.versobooks.com/blogs/4329-the-radical-origins-of-international-indigenous-representation

    While Indigenous representation has become a permanent feature at the UN, its radical origins are less well known. The historic 1977 Geneva gathering was preceded by a simpler, but no less monumental, gathering in Standing Rock, along the banks of the Missouri River. In the heat of the Northern Plains summer, 5,000 people from more than ninety-seven different Indigenous nations met from June 8 to 16, 1974. By the end of the week, the International Indian Treaty Council was founded as an international arm of the American Indian Movement (AIM), tasked with gaining international recognition at the UN for Indigenous peoples of the Western Hemisphere. The Treaty Council’s founding document, the “Declaration of Continuing Independence,” foregrounded nationhood and treaty rights as central features of an American Indian political identity. “We condemn the United States of America for its gross violation of the 1868 Fort Laramie Treaty in militarily surrounding, killing, and starving the citizens of the Independent Oglala Nation into exile,” it read, in reference to the brutal crackdown on AIM following their occupation of Wounded Knee in 1973. The Treaty Council appealed to “conscionable nations” to join “in charging and prosecuting the United States of America for its genocidal practices against the sovereign Native Nations; most recently illustrated by Wounded Knee 1973 and the continued refusal to sign the United Nations 1948 Treaty on Genocide.”2 Following the seventy-one-day siege, AIM leadership had been arrested and tied up in court proceedings. Then came the brutal repression under the infamous FBI Counterintelligence Program (COINTELPRO) that nearly destroyed Indigenous, Black, and revolutionary movements in the United States. The strategic turn to international human rights law largely saved the Indigenous movement from utter collapse in a moment of intense state repression.

    #peuples_autochtones #internationalisme #standing_rock