• Éric Piolle : « Ce gouvernement nous entraîne dans des guerres de religion »

    Eric Piolle, le maire écologiste de Grenoble, veut s’engager dans la primaire des écolos avant la présidentielle. Comment être candidat écolo dans un système ultra-présidentiel ? Notre entretien.

    https://www.youtube.com/watch?v=dQ-67pxN3_M

    #Piolle #Eric_Piolle #2022_ou_jamais #présidentielles #EELV

    Où Piolle parle notamment de l’#arc_humaniste, des #jeunes et des #enfants, de #démocratie et de #communs...

  • 2022 : L’alternative, enfin ? – par #Eric_Juillot
    https://www.les-crises.fr/2022-lalternative-enfin%e2%80%89-par-eric-juillot

    La France a vécu les quatre dernières décennies sous le règne d’un parti unique informel, regroupant, au plan idéologique, les formations politiques proches du centre, qui se sont tout à tour partagé le pouvoir au rythme d’élections de façade. Celles-ci n’avaient d’autre utilité que de donner au peuple l’illusion du changement, pour mieux permettre la […]

    #Politique #Arnaud_Montebourg #Présidentielles_2022 #Politique,_Arnaud_Montebourg,_Eric_Juillot,_Présidentielles_2022

  • http://www.acrimed.org/local/cache-gd2/ae/620fc50137cf60d3672978f369f031.jpg?1505069819
    Petit retour donc sur une #compétition qui a occupé tous les #médias dominants pendant le début de l’année 2017 et une bonne partie de l’année 2016. La Coupe du monde de football ? Pas la saison. Les Jeux Olympiques ? C’était l’année dernière, souvenez-vous. Non, il s’agit de l’élection présidentielle. Car c’est bien sous l’angle de la compétition que la plupart des rédactions se sont penchées sur cette élection. Et comme celle-ci est devenue un sport comme un autre, les commentateurs ne se privent pas de jouer les sélectionneurs, triant les mauvais des bons candidats. En se basant sur leur projet politique ? Pas du tout. C’est à la tête du (bon) client.
    http://www.acrimed.org/Retour-sur-le-traitement-mediatique-de-l-election
    http://www.acrimed.org/Un-exemple-de-journalisme-sportif-les
    #présidentielles_2017 #bon_client

  • Saint 3ème tour Ephéméride - Radio Campus Lille 10 Mai 2017

    Aujourd’hui Mercredi 10 Mai, c’est la Saint 3ème tour !
    Saint 3ème tour est le Saint patron des choses sérieuses.
    Ben ouais, faut pas déconner, on va pas que rigoler !
    C’est au terme de la fin d’un suspens insoutenable, digne des plus grands thriller de Gérard Pourris que dimanche soir, au bout de l’extréme bout, au bout de la décision, alors que le public était au bord de la crise de . . . . . . . . . . . _

    Source : http://www.campuslille.com/index.php/entry/le-3eme-tour

    #Audio #Radio #Radios_Libres #Radio_Campus_Lille #fn #Elections #présidentielles_2017 #Humour

  • Quel soulagement
    http://otir.net/dotclear/index.php/post/2017/05/07/Quel-soulagement

    ©Credit Pool photo by Thomas Samson

     

    Parce que je n’avais absolument aucune certitude que cela se jouerait ainsi, c’est un véritable soulagement.

    Même si je suis parfaitement consciente que pour beaucoup de mes lecteurs, ce choix n’était pas idéal pour eux, et peut-être ce résultat n’est pas pour eux des plus heureux.

    Mais vous n’imaginez pas à quel point, j’ai pu exhaler un soupir de contentement, à défaut de victoire.

    Et j’ai apprécié la mise en scène solennelle, qui m’a rappelé d’une certaine façon le côté dramatique (au sens théâtral) des mises en scène mitterandiennes de ma jeunesse.

    Et sûrement, j’ai eu la sensation que cette longue période 1981-2017 se referme et qu’une nouvelle génération prend sa place dans l’Histoire de mon pays.

    #Divers #elections #Emmanuel_Macron #presidentielles

  • Lettre ouverte à un futur président déjà haï » parue dans le monde du 5 mai François Ruffin - 4 Mai 2017

    https://www.facebook.com/FrancoisRuffin80/photos/a.642440839270790.1073741828.642036589311215/729140700600803/?type=3&theater

    EN INTEGRALITE :

    Monsieur Macron, je regarde votre débat, ce soir, devant ma télé, avec Marine Le Pen qui vous attaque bille en tête, vous, « le candidat de la mondialisation, de l’ubérisation, de la précarité, de la brutalité sociale, de la guerre de tous contre tous » , et vous hochez la tête avec un sourire. Ça vous glisse dessus. Je vais tenter de faire mieux.

    D’habitude, je joue les petits rigolos, je débarque avec des cartes d’Amiens, des chèques géants, des autocollants, des tee-shirts, bref, mon personnage. Aujourd’hui, je voudrais vous parler avec gravité. Vraiment, car l’heure me semble grave : vous êtes détesté d’emblée, avant même d’avoir mis un pied à l’Elysée.

    Lundi 1er mai, au matin, j’étais à la braderie du quartier Saint-Maurice, à Amiens, l’après-midi à celle de Longueau, distribuant mon tract de candidat, j’ai discuté avec des centaines de personnes, et ça se respire dans l’air : vous êtes haï. Ça m’a frappé, vraiment, impressionné, stupéfait : vous êtes haï. C’était pareil la veille au circuit moto-cross de Flixecourt, à l’intuition, comme ça, dans les discussions : vous êtes haï. Ça confirme mon sentiment, lors de mes échanges quotidiens chez les Whirlpool : vous êtes haï. Vous êtes haï par « les sans-droits, les oubliés, les sans-grade » que vous citez dans votre discours, singeant un peu Jean-Luc Mélenchon. Vous êtes haï, tant ils ressentent en vous, et à raison, l’élite arrogante (je ne vais pas retracer votre CV ici).

    Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Je vous le martèle parce que, avec votre cour, avec votre campagne, avec la bourgeoisie qui vous entoure, vous êtes frappé de surdité sociale. Vous n’entendez pas le grondement : votre heure, houleuse, sur le parking des Whirlpool, n’était qu’un avant-goût. C’est un fossé de classe qui, face à vous, se creuse. L’oligarchie vous appuie, parfait, les classes supérieures suivent.

    Il y a, dans la classe intermédiaire, chez moi, chez d’autres, encore un peu la volonté de « faire barrage », mais qui s’amenuise de jour en jour, au fil de vos déclarations, de votre rigidité. Mais en dessous, dans les classes populaires, c’est un carnage. Les plus progressistes vont faire l’effort de s’abstenir, et ce sera un effort, tant l’envie les taraude de saisir l’autre bulletin, juste pour ne plus vous voir. Et les autres, évidemment, le saisiront, l’autre bulletin, avec conviction, avec rage.

    Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Et c’est dans cette ambiance électrique que, sans concession, vous prétendez « simplifier le code du travail par ordonnances ». C’est dangereux. Comme si, le 7 mai, les électeurs vous donnaient mandat pour ça.

    Dimanche 30 avril, sur France Inter, une électrice de Benoît Hamon regrettait votre « début de campagne catastrophique », votre « discours indigent », votre « dîner à La Rotonde », votre manque d’« aise avec les ouvriers ». Nicolas Demorand la questionna : « Et vous allez voter au deuxième tour, Chantal ? » « Plus c’est catastrophique, plus je vais y aller, parce que j’ai vraiment peur de l’autre », lui répondit l’auditrice en un fulgurant paradoxe.

    A cet énoncé, que répliqua votre porte-parole, l’économiste Philippe Aghion ? Il recourut bien sûr à la tragique Histoire : Shoah, négationnistes, Zyklon B, Auschwitz, maréchal Pétain. En deux phrases, il esquissa toute l’horreur du nazisme. Et de sommer Chantal : « Ne pas mettre un vote, s’abstenir, c’est en fait voter Mme Le Pen. Il faut que vous soyez bien consciente de ça. » Contre ça, oui, qui ne voterait pas ?

    Mais de ce rejet du pire, vous tirez un blanc-seing. Votre économiste parlait, le 30 avril, comme un missionnaire du FMI : « Réduire la dépense publique », « les coupes d’abord dans le social », « sur l’assurance-maladie », « la tarification à l’acte », « l’assurance-chômage », « les collectivités locales ». Tout y passait.

    Et d’insister sur le traitement de choc : « C’est très important, le calendrier, il faut aller très vite. Il faut miser sur le capital politique de l’élection pour démarrer les grandes réformes dès le début, dès le début. Quand on veut vraiment aller vite sur ces choses-là, je crois que l’ordonnance s’impose. Je vois la France maintenant, un peu un parallèle avec l’après-guerre, je crois que nous sommes à un moment semblable à la reconstruction de 1945. » Rien que ça : la comparaison avec une France à genoux, qui a servi de champ de bataille, qui n’avait plus de ponts, plus d’acier, plus d’énergie, bref, ruinée, alors que le CAC 40 vient, cette année, de verser des « dividendes record » aux actionnaires.

    Mais de quel « capital politique » parlez-vous ? La moitié, apparemment, de vos électeurs au premier tour ont glissé votre bulletin dans l’urne moins par adhésion à votre programme que pour le « vote utile ». Et pour le second, si vous obtenez la majorité, ce sera en souvenir d’Auschwitz et du « point de détail ». Des millions de Français ne se déplaceront pas, qui ne veulent pas choisir entre « la peste et le choléra », qui vous sont d’ores et déjà hostiles.

    C’est sur cette base rikiki, sur cette légitimité fragile que vous comptez mener vos régressions à marche forcée ? Que ça passe ou ça casse ? Vous êtes haï, monsieur Macron, et je suis inquiet pour mon pays, moins pour ce dimanche soir que pour plus tard, pour dans cinq ans ou avant : que ça bascule vraiment, que la « fracture sociale » ne tourne au déchirement. Vous portez en vous la guerre sociale comme la nuée porte l’orage. A bon entendeur.

    #mondialisation #ubérisation #précarité #brutalité_sociale #guerre #régression #FMI #Social #macron #présidentielles_2017 #élections #CAC40 #Amiens #François_Ruffin

    Paru initialement dans Le monde : http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/04/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-un-futur-president-deja-hai_5122151_3232.ht
    en intégralité : https://www.anti-k.org/2017/05/05/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-futur-president-deja-hai

    • Désintéressons-nous, une fois pour toutes, des élections ! Par Alain Badiou 27 04 2017
      https://www.les-crises.fr/desinteressons-nous-une-fois-pour-toutes-des-elections-par-alain-badiou

      *

      Dans un texte confié à Mediapart, le philosophe Alain Badiou invite à se désintéresser des élections, terrain de prédilection des adversaires de l’émancipation. « Hystériser, de façon à la fois dépressive et déclamatoire, des résultats électoraux, est non seulement inutile, mais nuisible », écrit-il, en appelant à « un véritable labeur politique » contre la servitude actuelle. *

      Je comprends l’amertume des protestataires, notamment les déçus du Mélenchonisme, à l’issue du premier tour des élections. Ceci dit, ils ont beau faire et beau dire : il n’y a dans ce vote aucune escroquerie, aucune aberration particulière.

      Il n’y a eu, en fait, que deux anomalies partidaires, qui ont malheureusement (pour les pouvoirs réels) décomposé le bloc parlementaire central. Ce bloc est composé de la droite et de la gauche classiques. Il soutient depuis quarante ans, voire deux siècles, le déploiement du capitalisme local. Or, le sortant local de la prétendue gauche, Hollande, ne se représentait pas, ce qui a décomposé son parti. D’autre part, la droite classique, à cause des funestes primaires, n’a pas choisi son meilleur vieux cheval : Juppé, mais un bourgeois de province à la triste figure, trop éloigné des délices « sociétaux » du capital moderne.

      Le deuxième tour “normal” aurait dû être Hollande/Juppé, ou au pire Le Pen/Juppé, avec dans les deux cas, une élection facile de Juppé. En l’absence des deux partis de gouvernement décomposés, nos vrais maîtres depuis deux siècles, à savoir les propriétaires et gestionnaires des capitaux, étaient quelque peu à la peine. Heureusement (pour eux), avec leur personnel politique habituel, les vieux briscards de la réaction ; avec aussi, bien entendu, l’aide de résidus sociaux-démocrates (Valls, Le Drian, Ségolène Royal et consorts), ils ont bricolé un substitut présentable du bloc parlementaire central en déshérence. Ce fut Macron. Ils ont aussi, chose très utile, et de grande portée à venir, rallié Bayrou, le vieux sage centriste expérimenté, l’homme de toutes les guerres électorales, y compris les plus difficiles. Tout cela fut fait avec brio, en un temps record. Le succès final est pratiquement assuré.

      Dans ces conditions, tout à fait explicables, le vote entérine, de façon plus claire que d’habitude, que la subjectivité pro-capitaliste et droitière, y compris sous ses formes quelque peu fascistoïdes, est absolument majoritaire dans ce pays.

      Une partie des intellectuels et une partie de la jeunesse refusent de le voir, ou le regrettent amèrement. Mais quoi ? Veulent-ils, ces amateurs d’élections démocratiques, qu’on leur change le peuple des votants, comme on fait d’une chemise sale ? Qui vote doit consentir au vœu de la majorité, tout de même ! En vérité, ces deux groupes mesurent le monde à l’aune de leur propre situation et de leurs propres rêves, sans en tirer la conclusion qui s’impose : il n’y a absolument rien à attendre du vote “démocratique”.

      Déjà Napoléon III, en 1850, avait vu que le suffrage universel était, non pas l’horreur que la bourgeoisie bien-pensante imaginait qu’il était, mais une véritable bénédiction, une légitimation inattendue et précieuse des pouvoirs réactionnaires. C’est encore vrai aujourd’hui, partout dans le monde. Napoléon le petit avait découvert que dans des conditions historiques à peu près normales, à peu près stables, la majorité numérique est toujours fondamentalement conservatrice.

      Concluons calmement. Hystériser les résultats d’une élection ne mène à rien qu’à une dépression vaine. Habituons-nous à ceci : il n’y aura jamais de mise à mort de notre servitude actuelle sans, au plus loin des rituels électoraux, la liaison historique de quatre facteurs :

      1 : une situation historique instable, qui bouscule fortement les subjectivités conservatrices. Très probablement, hélas, une guerre, comme pour la Commune de Paris en 1871, la révolution russe en 1917 et la révolution chinoise entre 1937 et 1947.

      2 : une division idéologique fortement établie, naturellement d’abord chez les intellectuels, mais finalement dans les larges masses elles-mêmes, sur le fait qu’il y a deux voies et non une seule, que tout l’espace de la pensée politique doit se structurer autour de la contradiction antagonique capitalisme/communisme, ou de tel ou tel de ses équivalents. Je rappelle au passage les principes de la deuxième voie : Etablissement, contre la propriété privée, de formes collectives de la gestion des moyens de production, du crédit et des échanges ; polymorphie du travail, notamment mise à mal de l’opposition manuel/intellectuel ; internationalisme conséquent ; formes de gestion populaire travaillant à la fin de l’Etat séparé

      3 : une levée populaire, certainement comme toujours minoritaire, mais qui met au moins en suspens le pouvoir d’Etat, levée souvent liée au point 1.

      4 : une organisation solide apte à proposer une synthèse active des trois premiers points en direction d’un effondrement des ennemis et de la mise en place aussi rapide que possible des éléments constitutifs de la deuxième voie, la communiste, ceux que j’ai rappelés ci-dessus.

      Deux de ces 4 points, le 1 et le 3, dépendent de la conjoncture. Mais nous pouvons dès maintenant travailler activement au point 2, tout à fait crucial. Et nous pouvons également travailler au point 4, notamment en soutenant, à la lumière partagée du point 2, des réunions et actions communes entre une fraction des intellectuels d’une part, et d’autre part le prolétariat sous trois de ses formes : les ouvriers et petits employés actifs, les familles ouvrières frappées et démoralisées par la désindustrialisation frénétique de la France depuis 30 ans, le prolétariat nomade, de provenance africaine, moyen-orientale ou asiatique.

      Hystériser, de façon à la fois dépressive et déclamatoire, des résultats électoraux, est non seulement inutile, mais nuisible.

      C’est se situer sans aucun recours sur le terrain des adversaires. Nous devons devenir indifférents aux élections, qui relèvent tout au plus du choix purement tactique entre : s’abstenir de jouer dans cette fiction « démocratique », ou soutenir tel ou tel compétiteur pour des raisons de conjoncture par nous précisément définies, dans le cadre, par ailleurs étranger aux rituels du pouvoir d’Etat, de la politique communiste. Nous devons consacrer notre temps, toujours précieux, au véritable labeur politique qui ne peut s’inscrire que dans les quatre points ci-dessus.

      Alain Badiou

      @Dror@sinehebdo https://seenthis.net/messages/594505

  • Vers 14 millions de voix pour Marine Le Pen le 7 mai ?

    A se focaliser sur l’abstention à gauche, les commentateurs en oublient peut-être l’essentiel : les six millions de voix supplémentaires promises à Marine Le Pen proviennent principalement d’un report massif de l’électorat de droite. A en croire le très faible niveau d’adhésion à chacun des candidat, le pays n’est pas divisé entre Macronistes et LePenistes, mais entre anti-Macron et anti-LePen.

    https://blogs.mediapart.fr/maxime-combes/blog/030517/vers-14-millions-de-voix-pour-marine-le-pen-le-7-mai

    #Abstention #MarineLePen #EmmanuelMacron #Présidentielles #Report #Droite

    • Probablement une des interventions les plus hypocrites et les plus indécentes :

      Christiane Taubira ? Celle qui a quitté le gouvernement Valls en janvier 2016 pour contester la déchéance de nationalité, voté par 165 députés socialistes sur 313, mais qui rejoint ensuite l’équipe de Benoît Hamon en compagnie du rapporteur de la loi sur la déchéance de nationalité et de 9 autres députés qui ont voté cette loi ? En tout 54 députés qui l’ont voté soutiennent explicitement Benoît Hamon. Le 11 juin ces 313 députés socialistes seront reconduits et soutenus par Hamon et Taubira.

      Christiane Taubira ? La candidate de 2002 qui, sur une ligne politique identique à Jospin, a recueilli 660 000 voix alors qu’il n’en manquait que 194 000 pour que son premier ministre passe au second tour ? Celle qui s’est maintenue uniquement pour des histoires d’argent ?

      Christiane Taubira ? Celle qui soutient jusqu’au bout Benoît Hamon annoncé à 8% quand 2% séparent Mélenchon de Le Pen ?

      Christiane Taubira ? Celle qui, avec Hamon, souhaite maintenir l’élection présidentielle si dangereuse et si propice à l’extrême droite et au vote utile ?

  • #France #Elections
    Je pose cette publication publique sur FB que l’on m’a transmise, ici. Il ne m’en voudra pas. C’est aussi fait pour être lu et partagé. Cela concerne le choix d’un militant Insoumis entre l’abstention, le vote blanc ou le vote pour Macron et son explication.

    "Depuis dimanche j’ai longuement réfléchi et après avoir longtemps affirmé que le second tour se ferait avec Mélenchon ou sans moi, le 7 mai, non sans douleur, je voterai Emmanuel Macron.

    Cependant j’ai un message à destination de tous les bien pensants, de nos cadres politiques, jeunes et moins jeunes, qui aujourd’hui nous imposent un devoir de responsabilité, n’hésitant aucunement à s’engager dans des stratégies de culpabilisation des plus honteuses.
    Par pitié, ayez un minimum de décence !

    Où était-elle votre « responsabilité » lorsqu’il s’agissait de construire et créer du commun ?
    Vous qui n’avez cessé de saboter cette campagne, par égo ou pure stratégie électorale, avec pour seule ligne de mire les législatives. Vous qui êtes entré à reculons dans cette campagne, le 18 mars dernier, lorsque vous avez pris conscience qu’avec vous ou sans vous un mouvement était bien là !

    « Il faudra lutter durant ces 5 prochaines années » dites-vous ? Mais où étaient vos luttes durant les cinq dernières ? Plutôt de de construire le rapport de force capable de renverser la table vous n’avez fait qu’opposer entre eux les combats pour l’émancipation, justifier votre immobilisme, et avez été prêt à toutes les compromissions pour sauver votre petit pouvoir.

    Vous qui avez toujours préféré compromettre nos idées face à la sociale démocratie que d’être associé à quelconque mouvement des quartiers populaires desquels des « associations douteuses » étaient parties prenantes, mais qui n’avez pas hésité par opportunisme électoral, à descendre dans les rue 19 mars à l’appel de ces mêmes associations.

    Vous semblez découvrir le danger du Front National sans même vous rendre compte que ses idées ont parfois réussi à contaminer vos bouches et vos plumes.

    Alors oui le 7 mai je voterai Macron. Car même s’il n’existe pas meilleur wedding planner, Macron et Le Pen ce n’est pas la même chose. Et qu’il m’est finalement impossible d’imaginer rester chez moi et attendre de voir ce qu’il se passerait dimanche soir.
    Si Marine Le Pen était élue combien d’Adama, d’Amine, Lamine, Zyed, Bouna et bien d’autres victimes de violences policières devrons-nous encore déplorer ? Entre les mains d’une police qui n’attend que son arrivée pour faire sauter le verrou de la haine.
    Combien de femmes qui, parce que musulmanes se feront d’autant plus humiliées sur les plages, dans la rue ou même devant l’école de leurs enfants ?

    Combien de personnes sans logement, emploi, à la rue sans même de quoi manger ni possibilité de se soigner ?
    Il faudra effectivement lutter, lutter encore plus intensément ! Et mes frères et sœurs de combats (dans nos organisations et en dehors) et moi-même ne vous avons pas attendu pour cela. Si je n’ai plus confiance en bon nombre d’entre vous pour mener ces luttes j’ai confiance en eux !

    Donc je voterai Emmanuel Macron mais je comprends ceux qui ne le feront pas.

    Mais par pitié, s’il vous plait, gardez vos leçons pour vous !
    Ayez un minimum de décence !

    Jalys Chibout

    #Macron #Mélanchon #vote #Présidentielles2017

  • Face au Front National : réponse aux pompiers pyromanes qui ont voté Macron

    Vous avez voté pour Macron et vous nous exhortez à faire barrage au Front National. Nous n’avons aucune leçon à recevoir de ceux qui sont responsables de son ascension... https://blogs.mediapart.fr/olivier-tonneau/blog/240417/face-au-front-national-reponse-aux-pompiers-pyromanes-qui-ont-vote-m

    #médiapart #présidentielles #2017

    Archive : https://archive.is/odUQW

  • Le changement c’est pareil ! Radio Campus Lille - C’est l’heure de l’mettre - 26 Avril 2017
    http://www.campuslille.com/index.php/entry/le-changement-c-est-pareil

    Lundi matin, il flottait sur le pays, comme un souffle d’air frais. On eut l’impression qu’un profond soupir de soulagement nous tombait dessus. D’où venait ce soulagement pensez-vous ? De la présence du parti fasciste au second tour ?

    Comment expliquer la délivrance boursière, et l’envolée enthousiaste des valeurs bancaires en ce jour de printemps où nous vîmes éclore de si nombreux bourgeois ?

    L’éditorialiste était férocement guilleret, le socialiste aux anges, l’économiste portait sa grisaille avec euphorie, le MEDEF dansait sur le cadavre de nos espérances. Ouf !

    L’hiver de ce tout petit monde bénéficiait d’un mince rayon de soleil, ce soleil noir qui est tout leur programme et que nous éteindrons bientôt.
    Eux, ils continuent, comme avant, à nous entraîner, tantôt graves, tantôt légers, vers le précipice. En marche ! disent-ils...

    Et ils ajoutent : « le changement, c’est pareil ! »

    Ce à quoi nous répliquons : « c’est l’heure de l’mettre ! »

    (Ce mercredi nous rirons ensemble de la médiocrité qui nous domine et de nos malheurs, avant de recevoir, dans nos studios, des militants de la CGT, à quelques jours du 1er mai.)

    L’heure de l’mettre

    #Audio #Radio #Radios_Libres #Radio_Campus_Lille #Présidentielles_2017 #Roubaix #Tourcoing #Quartiers_Populaires #Témoignages #violence_sociale

  • Seenthis, toi qui t’y connais en cartographie… le NY Times vient de faire un article de carto sur l’élection, avec en vedette une grande carte de France prétendant prétendant figurer « où chaque candidat a dominé dans le pays » (et évidemment ça commence à buzzer) :
    https://www.nytimes.com/interactive/2017/04/23/world/europe/french-election-results-maps.html

    Il me semblait que ce n’était généralement pas une bonne idée de faire ce genre de cartes qui représente à égalité des régions avec moins de 5 habitants au km2 et des villes avec plus de 15.000 habitants au km2. Peux-tu me dire si c’est une bonne idée ici, ou pas ?

    Par ailleurs, est-ce que c’est vraiment intéressant de faire une carte qui agrège 4 candidats géographiquement en n’en représentant qu’un seul pour chaque endroit, sans qu’on sache l’« intensité » de son score ?

    Et enfin, si le titre de l’article prétend représenter « comment l’élection a divisé la France », n’y a-t-il pas des représentations plus parlantes pour représenter cette éventuelle division qu’une grande carte de France ?

  • Présidentielle française : interminable attente samedi au bureau de scrutin montréalais La Presse - Audrey Ruel-Manseau

    Jamais les expatriés français n’avaient vu pareille situation un jour de scrutin. Samedi, à Montréal, ceux qui voulaient voter ont dû attendre durant plus de deux heures dans une file dépassant un kilomètre. À la fermeture du bureau de vote, à 20 h, 3500 personnes étaient toujours sur place dans l’espoir de se prononcer au premier tour de la présidentielle Française.
    . . . . . .
    « À 19 h, ils ont fait une annonce disant aux gens qui étaient loin dans la file que ça ne servait à rien de rester parce qu’ils fermeraient la grille à 20h », a rapporté de son côté Jean Lanteri, un militant français membre du groupe d’appui à la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
    « Il y a des centaines de personnes qui sont parties, a-t-il dénoncé. On a reçu des dizaines de messages de gens qui étaient scandalisés. »

    Ajustement de dernière minute
    Les portes n’ont finalement pas fermé à 20 h, mais des ajustements de dernière minute ont été nécessaires pour permettre aux gens en file à l’extérieur du terrain du Collège Stanislas, considéré comme le périmètre officiel du bureau de scrutin, de voter.
    . . . . . .
    Participation sans précédent
    Il y a cinq ans, environ 44 000 Français étaient inscrits sur la liste électorale du Québec et vingt postes de vote étaient installés au bureau de vote. Cette année, plus de 57 000 Français figuraient à la liste, et seuls quatre postes avaient été ajoutés.
    Lors des élections de 2012, le taux de participation au premier tour avait été de 39%. Il faudra attendre à dimanche pour connaître le nombre officiel de cette année. Mais force est de constater que l’issue incertaine de la présidentielle Française a convaincu plus que jamais les Français de faire valoir leur voix.
    . . . . . .

    L’article : http://www.lapresse.ca/actualites/201704/21/01-5090592-presidentielle-francaise-interminable-attente-samedi-au-bureau-d

    #Présidentielles #Canada #Montréal

  • Votez bien !
    http://otir.net/dotclear/index.php/post/2017/04/22/Votez-bien

    Pour moi, c’est déjà fait, puisque j’ai voté ce matin (eh oui, on votait samedi ici aux USA), et que ça m’a hachement fait plaisir de remplir mon devoir civique et de voir foule : il y a cinq ans, à peu près à la même heure, ça ne s’était pas bousculé au portillon du lycée où je votais.

    Dans quinze jours, je prévois même d’y aller plus tôt, si possible. J’ai un bon bout de route à faire, puisque mon village est au milieu de nulle part, et certainement pas à proximité d’une vaste communauté française.

    C’est toujours un peu surréaliste de se retrouver en terrain « connu » culturellement, avec des codes inconnus des américains, dès que je me retrouve au milieu de français uniquement. Rien que de me faire appeler « madame » me ferait presque oublier de sourire comme on le fait ici quand on est en public. Il y a un (...)

    #Tronches_de_vie #différences_culturelles #droits_civiques #elections #presidentielles

  • Lisa Hab - Photos
    https://www.facebook.com/pg/Lisa-Hab-1045232465622584/photos/?tab=album

    Bonjour, je lance une idée à l’attention de toutes les personnes qui ont décidé de ne pas aller voter cette année. Faites-en ce que vous voulez, mais ne me traitez pas d’idéaliste :) #jedonnemonvote #ouijevote #élections2017 #vote2017 #présidentielles

  • Ephéméride : Sainte dernière ligne droite Radio Campus Lille - C’est l’heure de l’mettre - 12 Avril 2017

    Aujourd’hui, mercredi 12 avril 2017, c’est la Sainte Dernière ligne droite. Sainte Dernière ligne droite est la sainte patronne des ultimes mètres à parcourir avant de savoir qui sera le nouveau jockey du cheval France. Et entre nous, ça changera du capitaine de pédalo actuel...

    Ils sont donc 11 à s’être donnés rendez-vous sur l’hippodrome de Vincennes où se jouera l’événement quinquennal historique du grand prix de l’Elysée. Sur la ligne de départ et grands favoris de cette course, on retrouve Emmanuel Macron, casaque bleue et étoiles dorées sur sa chaise à porteurs et dont le propriétaire, Rotschild, a la particularité de posséder l’écurie la mieux fournie lors de ce genre d’événement. Autres favoris de ce grand prix, on retrouve, Marine le Pen, casaque brune et bras en l’air ainsi que François Fillon acconpagné de son assistante, de ses enfants et de quelques juges.

    Tout près de la corde, on retrouve Jean-Luc Mélenchon et ses amis du PCF-Front de Gauche qui d’ailleurs lui ont passé la corde autour du cou pour mieux le soutenir. Couloir 6, casaque ennemi de la finance, se trouve l’outsider Benoît Hamon, 49-3 au garrot, qui, malgré sa victoire en 2016 au grand prix des frondeurs où il avait remporté le trophée de la loi travail, courra ce grand prix de l’Elysée à pieds, puisque son cheval, tout comme son entraineur, François Hollande, ont rejoint l’écurie Macron. Ce qui devrait lui valoir d’être non-partant.

    Les 6 autres coureurs se partagent enfin les derniers couloirs appelé dans le jargon des turfistes, les couloirs à rats, où s’entassent Nathalie Arthaud et Philippe Poutou qui ont décidé d’un commun accord . . . . . .


    Le fil et la suite de l’émission
    http://www.campuslille.com/index.php/entry/ligne-droite
    – Le générique du quinquennat, il changera dans une quinzaine.
    2mn55s : Sainte dernière ligne droite
    5mn45s : Pierre Rodriguez - L’actionnaire d’abord
    9mn30s : La dernière ligne droite des élections présidentielles. La classe moyenne.
    39mn40s Que reste-t-il des luttes de libération ? Saïd Bouamama et Thomas Deltombe
    83mn30 : Rubrique cassette - Novembre 1999 Manif des sans papiers, notre premier coup de matraque

    #Audio #Radio #Radios_Libres #Radio_Campus_Lille #Ephéméride #Présidentielles #Elections #Sans_Papiers #Analyse

  • « Au cours de mon incarcération, j’avais pu voter lors des #présidentielles de 2002. Tous mes compagnons de cellules qui avaient également voté à cette époque étaient par contre tous déjà politisés. Pour l’anecdote, un rapide sondage me faisait dire que Besancenot était arrivé en tête des sondages (rires…) Comme à l’exterieur, les élections présidentielles sont source de discutions entre détenus, entre les votants ou les non-votants. Les conversations politiques au sein des #prisons sont toutes aussi intéressantes qu’à l’exterieur, voire plus. Les détenus ont un sens aigu des conséquences que peuvent avoir certains discours des politiques comme ceux sur la #surenchère_sécuritaire … »

    « Expliquer aux détenus qu’ils ont le droit de vote et les aider à l’exercer, cela ne me semble pas anecdotique. Cela me semble même respectable. Mais, selon moi, l’urgence serait d’appliquer le droit du travail. Il y a des multinationales ou des entreprises en France qui profitent d’une main d’oeuvre à très bas coup… L’association va être confrontée à une contradiction : le droit du travail voté par l’assemblée nationale et par les députés que les détenus vont pouvoir élire s’arrête aux portes des centres pénitentiaires… »

    http://alter1fo.com/droit-vote-detenu-prison-109056
    http://robindeslois.org
    #Administration_pénitentiaire #droit_de_vote

  • Votez Boubourse ! Radio Campus Lille - C’est l’heure de l’mettre ! - 5 Avril 2017
    http://www.campuslille.com/index.php/entry/votez-boubourse

    Les moins septentrionaux d’entre vous n’ont pas la chance de comprendre, dans toute sa subtilité, le terme «  boubourse  ».

    Vous avez tous connu, en vos jeunes années, ce premier de la classe avec son air benêt et son sourire niais, dont l’assurance personnelle contrastait avec le ridicule, l’ambition et la prétention avec les rires joyeux entourant ses maladresses grandiloquentes et son savoir de circonstance.

    Avec son beau costume et ses joues roses, le voici, le voilà : le boubourse.


    Eh bien cette année, vous pouvez voter pour lui ! Et si vous l’élisez, le bourgeois pourra de haut, en se félicitant qu’au pays des trouillards et des cons, le boubourse est roi !

    Chanson : *** Pierre Rodriquez - Une poignée de moins (Une poignée de d’oligarques de moins).

    Ephéméride : Saint Cabinet noir

    Aujourd’hui, mercredi 5 avril 2017, c’est la Saint Cabinet Noir. St Cabinet Noir est le saint patron de ceux qui vivent dans l’ombre et qui tirent, en toute discrétion, depuis leur repaire, les ficelles, pour empêcher Fillon d’accéder à la magistrature suprême.

    Personne ne sait qui est à la tête de Saint Cabinet Noir, cette société secrète à côté de laquelle Bilderberg, les Illuminati et le LOSC font pâles figures. Personne ne sait qui en sont les fondateurs ni se passe en son sein. St Cabinet Noir. Des êtres étranges venus d’un autre parti. Leur destination : l’Elysée. Leur but : en faire leur univers. François Fillon les a vus. Pour lui, cela a commencé par une nuit sombre, le long d’une route de campagne présidentielle, tandis qu’il cherchait un électorat que jamais il ne trouva.

    Tout a commencé par des soutiens qui l’ont abandonné et par un homme que le manque de costumes avait rendu trop las pour continuer sa route. Tout a commencé par l’atterrissage d’un banquier venu d’un autre parti. Maintenant, François Fillon sait que Saint Cabinet Noir est là, qu’ils a pris une apparence humaine, mais il doit convaincre un électorat incrédule car il sait que le cauchemar a déjà commencé... Et qu’il a même commencé en 2012 !
    . . . . .

    #Audio #Radio #Radios_Libres #Radio_Campus_Lille #Cabinet_noir #oligarques #Cuba #Présidentielles_2017 #Chanson_Française

  • Un marqueur politique majeur : l’ISF

    Gramsci expliquait qu’un parti était une “nomenclature de classe”, c’est-à-dire que l’on pouvait déterminer la nature d’un parti à partir des intérêts des classes, couches et groupes sociaux reflétés par son programme et son action politique. De ce point de vue, les propositions des candidats à la #présidentielle sur l’#ISF fournissent un moyen intéressant de déterminer quels intérêts de #classe sont les mieux pris en compte par les différents candidats

    https://blogs.mediapart.fr/michel-delarche/blog/260217/un-marqueur-politique-majeur-lisf

    #élections #présidentielles #immobilier #foncier #budget #propriété #capital #imposition #progressivité #patrimoine #niches #fiscalité #redistribution #

    • L’exercice est particulièrement intéressant pour comparer entre eux les principaux candidats partisans de l’économie libérale.

      - Suppression de l’ISF :
      Fillon est le seul candidat à proposer une suppression totale (dès le budget 2018) ; ceci reflète le fait que ses soutiens (et ses discrets commanditaires) regroupent d’une part la grande bourgeoisie financière et d’autre part la moyenne bourgeoisie patrimoniale traditionnelle ayant une fortune diversifiée, à la fois immobilière et mobilière, dont le rendement (consistant surtout en loyers et revenus d’assurance-vie) est rogné par l’ISF depuis plusieurs années.

      - Réduction de l’ISF :
      Dupont-Aignan propose une exonération de la résidence principale, mesure favorable aux petits et moyens redevables qui paient l’ISF essentiellement à cause de la valeur de leur patrimoine immobilier ce qui est cohérent avec son coeur de cible : la bourgeoisie nationale de culture souverainiste (typiquement, les patrons de PME traditionnalistes, nostalgiques du gaullisme, et se sentant menacés par la mondialisation).

      Macron propose quant à lui une réduction plus ample et en sens inverse de celle proposée par Dupont-Aignan : il veut exonérer les placements financiers et ne taxer que l’immobilier, ce qui reflète bien son positionnement de candidat de la finance, d’une part, et le fait que la moyenne bourgeoisie patrimoniale traditionnelle n’est pas pour lui un segment essentiel de clientèle électorale.

      - ISF sans changement structurel :
      Le Pen, Hamon et Mélenchon ne proposent pas de modification significative de la structure de l’ISF.

      Hamon propose de fusionner ISF et taxe foncière, ce qui évoque l’attitude de Macron consistant à traiter la fraction immobilière et foncière du patrimoine séparément du reste. Mais comme il ne dit rien d’autre on peut supposer qu’il ne propose pas, contrairement à Macron, de supprimer l’ISF sur les valeurs mobilières. Cependant, Hamon ne semble pas envisager de prendre des mesures spécifiques pour augmenter le rendement de l’ISF.

      Le Pen se contente d’évoquer vaguement un allègement du barême de l’ISF lorsque la situation financière de l’État sera rétablie... ce qui peut vouloir dire aux calendes grecques...

      Mélenchon insiste sur la suppression des niches fiscales et la lutte contre la fraude, avec comme objectif d’augmenter de 3 milliards (plus de 50% du montant actuel) le rendement de l’ISF.

      Pour une conception plus clairement redistributive de l’ISF :

      - supprimer l’exemption des oeuvres d’art et objets de collection (en acceptant un règlement partiel en nature sous la forme de cession aux Musées Nationaux, comme cela se pratique dans le règlement des successions).
      - Supprimer le dispositif ISF-PME par extinction progressive (un défaut récurrent de la fiscalité française est l’empilement de niches fiscales créatrices d’effets d’aubaine et qui sont assorties de conditions complexes dont l’efficacité économique est douteuse : ce qui manque aujourd’hui le plus dans le tissu économique français, ce ne sont pas les PME, mais les entreprises de taille intermédiaire employant entre 500 et 1000 salariés)
      - Plafonner l’abattement sur la résidence principale (par exemple à 400 ou 500 k€) au lieu de maintenir un abattement de 30% sans plafond qui profite exagérément aux plus fortunés.
      - Imposer la saisie en ligne des déclarations d’ISF pour en réduire les coûts de traitement et faciliter les contrôles fiscaux.
      - Lutter contre la sous-déclaration des valeurs immobilières : la multiplication des sites d’évaluation des prix de l’immobilier devrait permettre à l’administration fiscale de définir une valeur de marché servant de base de redressement pour les biens notoirement sous-évalués (une base de données informatique très simple couplée à un moteur de recherche explorant des sites tels que MeilleursAgents.com permettrait de détecter aisément tous les biens dont la valeur déclarée est inférieure de plus de 10 ou 15% au prix du marché... comme, par exemple, la villa provençale de François Hollande...)