• « Les Kurdes nous ont dit "sortez, courez !" » : le témoignage de djihadistes françaises

    Prises sous le feu de l’armée turque, les forces kurdes ouvrent les portes des camps de #prisonniers #djihadistes. Témoignages recueillis par deux journalistes qui les avaient suivies dans le cadre d’un livre.

    Dix Françaises, membres de l’organisation Etat islamique (EI), sont libres en Syrie, après avoir pu sortir du camp d’Aïn Issa, à 50 km au nord de Raqqa. Selon nos informations, les forces kurdes, qui les détenaient, ne pouvaient plus les garder.

    Ces dix Françaises et leurs 25 enfants ont été sortis du camp, dimanche 13 octobre au matin, alors que l’armée turque prenait pour cible Aïn Issa, ville sous contrôle kurde dans le nord de la #Syrie. Dans l’incapacité de gérer ces centaines de femmes djihadistes étrangères retenues dans cette prison, les gardes kurdes ont quitté les lieux, les laissant libres.

    Comme les autres, les dix Françaises sont donc sorties dans la précipitation avec leurs enfants. Toutes sont connues des services de renseignement et sont sous le coup d’un mandat international pour avoir rejoint #Daech.

    http://www.leparisien.fr/international/en-syrie-les-kurdes-laissent-s-echapper-des-djihadistes-francaises-14-10-
    #femmes #camps #Kurdistan #EI #ISIS #Etat_islamique #prison #Aïn_Issa #France #françaises #fuite

  • Pour Julian Assange Monika Karbowska - Librairie-tropiques.over-blog.com - 14 Octobre 2019 La situation de Julian Assange, à la date du 10 octobre 2019
    http://www.librairie-tropiques.fr/2019/10/assange.html

    Pour Julian Assange et tous ceux qui osent affronter la "Bête".
    Depuis qu’il s’est avisé de révéler à la "communauté internationale" les turpitudes de toutes les classes dirigeantes qui la composent, et singulièrement ses prétendus "démocrates" donneurs de leçons, du genre de ceux qui ont dévasté le monde ces dernières années ( voir : "la stratégie du chaos" ), et non plus seulement les croquemitaines qui leurs servent commodément d’exutoire, Julian Assange n’est plus (du tout) en odeur de sainteté parmi les médias "de référence" et l’appareil idéologique qu’ils servent, de FOX News à France Television, en passant Le Monde, le New-York Times, Libération, CNN, Mediapart et le Figaro.
    
Désormais, les "lanceurs d’alerte" sont vivement incités à remiser leurs sifflets, sauf si c’est pour siffler la mi-temps et protéger l’appareil d’État en alimentant l’enfumage généralisé qui le pérennise (voir dernièrement à ce propos : Eleanor Goldfield ou le reportage de Vincent Lenormant sur les "démocrates radicaux" qui ont maintenant la faveur de cet appareil idéologique).

    Aujourd’hui au déni de justice, au droit bafoué, risque fort de s’ajouter un crime d’État, qui ne semble pourtant guère émouvoir notre (go)gauche morale et ses "intellectuels d’influence", et pas davantage les donneurs de leçon, ordinairement si prompts à farouchement dénoncer les atteintes aux droits de l’homme (et du citoyen)...

    En pratique...

    La situation de Julian Assange, à la date du 10 octobre 2019
    
Julian Assange n’est pas en bonne santé, son moral n’est pas bon.

    Il est détenu à Belmarsh dans une cellule individuelle dans l’unité médicale dont il ne sort qu’une heure ou deux par jour.

    Il peut recevoir des visites :
- il rencontre ses avocats plusieurs fois par semaine et a accès régulièrement à eux.
- il peut également recevoir des visites de ses proches trois fois par semaine.

    Les visites de ses avocats comme celles de ses proches sont en "principe" privées.

    Il peut recevoir du courrier et en reçoit beaucoup, mais tout est lu dans les 2 sens.
On peut lui écrire et il peut correspondre si on lui envoie une enveloppe timbrée
avec adresse du destinataire.

    Pour lui rendre visite :
    Julian doit d’abord en faire la demande
et inscrire le nom sur une liste de "visiteurs
Ensuite, il faut en faire la demande à la prison ;
cela peut prendre deux semaines pour obtenir l’autorisation de la prison.
La demande doit mentionner le nom du visiteur, sa date de naissance,
son numéro de téléphone, son adresse, deux preuves de résidence.
Et montrer sa carte d’identité ou son passeport le jour de la visite.
Donc :
1) lui écrire pour lui proposer de lui rendre visite
2) attendre sa réponse
3) celle-ci reçue, faire une demande de visite à la prison.

    Julian a accès depuis peu à un ordinateur fourni par la prison, mais pas à internet.
Julian a toujours son passeport australien et n’est donc pas apatride.

    Historique des faits.
    Julian Assange était détenu depuis le 11 avril (date de son arrestation) pour avoir violé les termes de sa mise en liberté sous caution lorsqu’il est allé se réfugier à l’Ambassade de l’Equateur en 2012. 

    Pour cette violation mineure il a avait été condamné à 50 semaines de réclusion, ce qui était pratiquement la peine maximale (1 an).
Ses avocats avaient fait appel contre cette condamnation, mais comme le tribunal a traîné pour nommer un juge pour entendre l’appel et que ce dernier étai hostile à Julian, ses avocats ont retiré leur appel.

    D’autant que, passé la moitié de cette peine, il devait être libéré pour bon comportement.

    Le 22 septembre dernier, le tribunal en a jugé autrement...

    Alors qu’il aurait du être libéré sous caution en attendant le déroulement de la procédure judiciaire relative à sa demande d’extradition, le juge a décidé de le maintenir en détention provisoire,
rejetant préemptivement la mise en liberté sous caution - avant même que Julian n’en ait fait la demande.

    Le juge a argué du fait que vu que Julian Assange avait violé les conditions de sa liberté sous caution en 2012 en se réfugiant à l’Ambassade d’Equateur, sa parole n’avait pas de valeur car s’il était libéré, il risquerait probablement de s’enfuir de nouveau.

    Le juge n’a envisagé aucune mesure alternative permettant à Julian Assange de recouvrer au moins une semi-liberté, confirmant le parti pris évident de la justice britannique dans son cas.

    Tous les documents personnels de Julian Assange, ont été saisis à l’ambassade par le gouvernement de l’équateur puis remis avec le département américain de la justice.
L’avocat de Julian Assange en Équateur a reçu fin septembre une notification officielle de la justice équatorienne l’informant que le gouvernement équatorien remettrait le contenu des ordinateurs de Julian
(saisis arbitrairement par l’Ambassade équatorienne lors de son arrestation) au ministère de la Justice des États-Unis le 2 octobre 2019.

    Ce fait est confirmé de source officielle équatorienne.
C’est une nouvelle violation flagrante de son droit à la vie privée
Articles

    12 de la Déclaration universelle ;
    17 de la Convention internationale sur les droits civils et politiques ;
    11 de la Convention interaméricaine sur les droits de l’homme,auxquelles est tenu l’Equateur, mais le gouvernement actuel, dans la main des Etats-Unis,n’en a cure.
    Les documents saisis contiennent tout ce dont disposait Julian Assange à l’Ambassade depuis 2012 (ordinateurs, disques durs, carnets de notes, manuscrits, y compris ses notes d’entretien avec ses avocats quant à la préparation de sa défense).

    Remettre ces documents au gouvernement qui le persécute et cherche à le juger revient à mettre Julian Assange à la merci de ses futurs juges.

    Au vu de la saisie des documents personnels de Julian Assange et leur mise
à la disposition de la justice américaine, sans aucune procédure pour ce faire,
le Rapporteur spécial sur la vie privée Joseph Cannataci est intervenu
plusieurs fois auprès des Equatoriens, en privé et publiquement,
pour leur demander de remettre ces documents à ses ayants droits.
Sans succès.

    Du côté des Nations Unies, les 4 rapporteurs spéciaux (experts indépendants) qui se sont prononcés sur le cas de Julian Assange poursuivent leurs efforts, dans le cadre limité qui est le leur :

    le Groupe de travail sur la détention arbitraire,qui continue de demander sa libération ;

    Le rapporteur spécial sur la torture (Nils Melzer)

    Le rapporteur spécial sur le droit à la vie privée (Joseph Cannataci)

    Le rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l’homme (Michel Forst)

    Leur action se poursuit sur trois niveaux :
    – niveau diplomatique : le Rapporteur Spécial sur la torture a écrit
aux gouvernements suédois, britannique, US et équatorien,
arguant du fait que leur action conjuguée,
publique et juridique constitue une forme de torture psychologique incompatible
avec leurs engagements internationaux en vertu des conventions ratifiées
(Convention sur les droits civils et politiques et convention contre la torture).

    La Suède, les Etats-Unis et l’Equateur ont répondu par écrit.
Le Royaume Uni vient finalement de répondre à l’intervention (la semaine dernière)
du Rapporteur Spécial sur la torture ;

    Les lettres du Rapporteur Spécial et les réponses des 3 gouvernements sont
publiques (elles deviennent publiques automatiquement après 60 jours).
Donc à ce jour les 4 gouvernements ont répondu et les lettres de Nils Melzer
et leurs réponses sont publiques.
    – niveau juridique à travers la défense organisée par Gareth Peirce.

    Toujours au niveau juridique, une injonction du droit international des droits de l’homme et du droit européen des droits de l’homme lors de la défense de Julian Assange est indispensable.
La question est comment y procéder de la manière la plus efficace.
    – au niveau public : le Rapporteur Spécial sur la torture continue de s’exprimer publiquement comme en témoignent ses interviews aux différents médias afin de maintenir une mobilisation publique.

    La première audience d’extradition serait prévue en février 2020.


    Quand le sort d’un homme se joue aux dés 
Julian Assange jugé le 11 octobre 2019
    WikiJustice Julian Assange - Vendredi 11 octobre 2019
    Monika Karbowska

    Comme le 20 septembre 2019 son nom figurait en premier des jugés pour être extradés, mais c’est parce qu’il commence à la lettre A et que la liste des 21 hommes, majoritairement Polonais et Roumains et d’une femme azerbaidjanaise, est alphabétique. A la Westminster Magistrate Court, ce 11 octobre 2019, le greffier et le secrétaire du greffe préparait la séance dans la petite salle numéro 3 alors que le public a vite rempli les dix chaises réservées derrière la vitre. Julian Assange figurait donc à la séance du jour parmi les migrants d’Europe de l’Est vivant en Grande Bretagne et réclamés par la justice de leur pays à grand renfort de Mandats d’Arrêt Européens. Comme sur la liste du 20 septembre, certains des prolétaires accusés de vols, escroqueries ou autre bagarres et délit de pauvres étaient aussi menacés d’être livrés aux USA. Et Julian Assange est sur la même liste. Etrange sensation de le savoir en compagnie du prolétariat européen le plus vulnérable, le moins conscient de ses droits, le moins politisé. Mais ce jour-là, après toutes les avanies de cette justice expéditive ou l’on juge les hommes en leur absence, les militants de l’Association Wikijustice, ne s’attendaient même pas à le voir comparaitre.

    Notre soucis était de savoir si un minimum de défense serai présent pour lui, contrairement au 20 septembre dernier. Les dix places du public ont été vite remplies par Wikijustice et par les membres du comité de soutien britannique. Andrej Hunko, député de die Linke, était également présent dans le public, lui le combattant de longue date pour la justice en Europe, notamment pour une enquête internationale indépendante sur l’assassinat de 100 personnes brulées vives dans la Maison des Syndicat à Odessa le 2 mai 2014 au cours du Maidan ukrainien. Les familles des autres prévenus ont du hélas se contenter de places debout. Malheureusement, pour leurs hommes comme pour Julian Assange, la justice britannique fut rapide, sèche et dénuée de la moindre analyse.

    Madame Emma Arbuthnot, juge et présidente du tribunal a pris place à l’estrade et nous nous sommes tous levés. Le greffier lui a présenté le plan de travail. Julian Assange figurait sur la liste comme le numéro 11, mais finalement c’est dans un ordre tout à fait différent que les « cas », les hommes, ont été présentés à la juge. Le secrétaire du greffe commença par le cas numéro 16, et après avoir dit son nom à haute voix, appela le prévenu polonais de la prison de Belmarsh après avoir actionné la vidéo. Sur l’écran apparait alors un gardien qui affirme que M. K. est trop malade pour comparaitre ce jour-là. Et c’est tout. Terrible justice dématérialisée ou l’étrange comparution en vidéo déporte le tribunal ipso facto en prison et nous ramène vers une forme d’ancien régime, tellement le détenu est devenu immatériel, caché, inaccessible.
    . . . . . . . . . . .
    Madame la juge se lève alors et nous nous levons car elle sort de la salle. Nous croyons à une pause et nous apprêtons à discuter de ce que nous avons vu. Mais le greffier annonce que le cas de Julian Assange est discuté. Nous nous levons car un autre juge, un homme de 45 ans, arrive. Et la sinistre farce politique peut commencer. La vidéo s’anime et Julian Assange apparait devant nos yeux. Il s’assied sur une chaise dans un espèce de box ou un petit local avec des cadres derrière lui comme des miroirs sans teints. Il parait amaigri, en s’asseyant il se crispe nerveusement sur la chaise, une jambe posée sur l’autre, les bras croisés, les mains cachées, repliées. Il porte une longue barbe et des cheveux longs gris et blancs, le même sweat-shirt bleu délavé et ce même pantalon gris que sur la vidéo de Wandsworth d’avril et fuitée en mai. J’ai l’impression qu’il a froid et il fait froid en cette matinée humide d’automne à Londres.

    Je ne peux m’empêcher de me demander si quelqu’un lui a quand même fourni des vêtements ou de l’argent pour en acheter à l’intérieur de la prison, des produits de première nécessité auxquels tout être humain a droit, même enfermé. Je me remémore mon voyage d’hier à la prison de Belmarsh ou les gardiens du « visitor center » ont refusé de certifier s’il avait bien reçu nos colis avec les chaussettes chaudes. C’est bouleversant de le voir ainsi et je pense alors que nos chaussettes envoyées ne sont pas superflues.

    Julian Assange dit juste une phrase, « Paul Julian Assange » et sa date de naissance. Puis il garde jusqu’au bout un air absent. Il est légèrement penché en avant, le regard fixant le sol, comme s’il refusait de participer à cette mascarade. Nous ne savons pas exactement ce qu’il peut voir de la salle, probablement uniquement son avocate, l’accusation au premier rang, le greffier et le juge. Nous ne le voyons pas en entier, la caméra le coupant à la taille. Justement son avocate, Gareth Peirce est là, arrivée à 10h mais absente de la salle pendant la présentation des autres cas. Elle dialogue avec le juge, cela dure quelques minutes. Il me frappe qu’elle ne regarde pas Julian Assange. Elle ne se tourne pas une seule fois vers la vidéo et il n’y a entre eux aucun regard ni signe de connivence. On a l’impression d’assister à une pièce de théâtre dont tous les acteurs connaissent le jeu, les ficelles du jeu et naturellement le dénouement de l’intrigue. Normal, ils se connaissent tous car ils jouent dans la même troupe du système judiciaire alors que nous assistons à la comédie humaine en spectateurs impuissants. Mais il s’agit d’un homme dont le sort se joue à pile ou à face… Nous comprenons que Gareth Peirce demande la comparution physique de Julian Assange au tribunal la semaine prochaine, le 21 octobre. Ce n’est pas une mauvaise idée, mais je pensais, suite à nos consultations juridiques avec les avocats spécialisés dans l’extradition, qu’à cette audience du 11 octobre seraient présentés les arguments de la défense et que le « management hearing » de la semaine suivante sert à lister les arguments des deux parties, défense et accusation. Puis le juge a 3 semaines pour trancher. Justement l’accusation est bien présente à l’audience en la personne d’une femme élégante qui parle en dernier, assise juste à côté de Gareth Peirce. Après l’audience elle m’explique qu’elle est la « request barrister », l’avocate de la « partie adverse », c’est-à-dire, me dit-elle, qu’elle défend les intérêts américains. Obligeamment elle me donne son nom,Clair Dobbin. Son CV fourni apparait immédiatement sur internet, et je remarque que ses bureaux d’avocat sont situés dans le même bâtiment que ceux de Matrix Chambers, le cabinet de barristers 1 dont l’un, Mark Summers, avait lu la fameuse lettre d’excuses de Julian Assange lors de l’audience du 2 mai.

    Le juge finit en demandant d’une voix forte à Gareth Peirce : pas « d’application » aujourd’hui ? Pas de requête, de demande de libération sous caution ? Non. Gareth Peirce, l’avocate de Julian Assange ne demande rien. Elle veut que tout se joue le 21 octobre. Son client fixe le sol de la prison et on ne sait s’il entend et comprend, ni s’il est d’accord. C’est fini. Le juge sort, nous nous levons et nous sortons dans le couloir ou se joue le reste de la comédie humaine et politique.

    Le 21 octobre ou le 18 octobre sont évoqués à l’audience. Nous savons maintenant qu’il faut nous précipiter au secrétariat du tribunal pour demander la confirmation des dates. Revenez demain, nous ne les avons pas encore dans l’ordinateur. Gareth Peirce reste un moment seule dans le couloir, à l’écart des Anglais des comités de soutien et des journalistes. Je me présente et je lui demande si je peux lui demander des explications. Elle commence à me parler, mais déjà le secrétaire du greffe la sollicite. Elle me propose de parler avec son assistante et le suit.

    Le 21 octobre une partie, ou tous les dés seront jetés.

    Que faire pour renforcer la défense de Julian Assange avant qu’il ne soit trop tard ?
    1- Dans le système anglais il existe une hiérarchie entre les avocats – les sollicitors sont les avocats en contact avec le clients qui peuvent plaider devant les tribunaux de première instance, les Magistrate Court. Mais pour aller à la Crown Court, tribunal de seconde instance il doivent louer les services d’avocats plus spécialisés, les barrister. Jennifer Robinson et Mark Summers ont été les barristers de Julian Assange alors que Gareth Peirce est son sollicitor.
    Monika Kabrowska

    Pour celles et ceux qui veulent écrire à la cour. Voici l’adresse, ainsi que le numéro de dossier de Julian Assange

    N°dossier European Arrest Warrant
AM 131226-10 :
N°dossier RCJ CO/1925/2011

    Mr/Mrs Président Magistrate of Westminster Court
181 Marylebone Road
London
    ECRIVEZ A JULIAN ASSANGE. WRITE TO JULIAN ASSANGE

    Julian Assange, éditeur de wikileaks. Participez à notre campagne de lettres de masse. Inondons la prison de Belmarsh de messages de soutien !

    Si vous pouvez joindre une photo d’actions ou le descriptif d’une action, ce n’est que mieux (une lettre envoyée à un parlementaire ou un ministre par exemple)
    Mr. Julian Assange (A 93 79 AY)
HMP Belmarsh
Western Way
London SE28 0EB
UK

    Il faut préciser son nom et son adresse complète au dos de l’enveloppe sinon le courrier n’est pas distribué.
Joindre enveloppes, papiers et timbres pour la réponse.

    Si le numéro d’écrou n’est pas mentionné, le courrier n’est pas distribué.
Pour ceux qui veulent s’inscrire pour téléphoner ou envoyer un mail, il faut s’inscrire sur ce site.
Le numéro d’écrou doit être mentionné sans espace : A9379AY
www.emailaprisoner.com

    Association WIKIJUSTICE JULIAN ASSANGE
    2 rue Frédéric Scheider, 75018 Paris
    Présidente Véronique Pidancet Barrière
    wikijusticejulianassange@gmail.com

     #assange #julian_assange #angleterre #prison #tribunal #justice #surveillance #nsa #etats-unis #en_vedette #activisme #usa #pouvoirs #politique #equateur #actualités_internationales #wikileaks #lanceurs_d'alerte #lanceur_d'alerte #répression #prison #prisons

  • BA ändert Suche bei Jobbörse : Arbeitsvermittler fürchten um Existenz | tagesschau.de
    https://www.tagesschau.de/investigativ/swr/jobboerse-arbeitsagentur-105.html

    Les vautours craignent de mourir de faim. Apès un scandale autour de données illégalement vendués par des tiers l’agence pour l’emploi d’Allemande communique l’origine des proposition d’emploi aux demandeurs d’emploi. Cette mesure fait craindre les agences privées de perdre des clients. Pourtant du côté des demandeurs d’emploi on ne constate pas d’’amélioration du service car dans les formulaires de recherche il n’est pas possibe d’exclure les propositions qui ne sont pas gérées par l’agence de l’état .

    Stand: 21.08.2019 Über dieses Thema berichtete die tagesschau am 02. Mai 2019 um 14:00 Uhr.

    Nach dem Skandal um Datenhändler hat die Bundesagentur für Arbeit die Suchfunktion ihrer Jobbörse geändert: Stellenangebote privater Arbeitsvermittler werden nicht mehr automatisch angezeigt. Die fürchten nun um ihre Existenz.

    Der Skandal um Datenhändler hat nun Konsequenzen für Arbeitssuchende und Vermittlungsagenturen: Bislang wurden bei einer Suche in der Jobbörse der Bundesagentur für Arbeit (BA) alle verfügbaren Stellenangebote angezeigt. In einem zweiten Schritt konnten Nutzer die angezeigten Stellen filtern und so zum Beispiel Angebote von Zeitarbeitsfirmen oder privaten Arbeitsvermittlern ausschließen.

    Seit Ende vergangener Woche werden Stellenangebote privater Arbeitsvermittler jedoch nur noch dann angezeigt, wenn der Arbeitssuchende ein entsprechendes Häkchen setzt. Die Angebote der privaten Agenturen machen derzeit etwa ein Viertel aller Stelleninserate der Jobbörse aus.

    Entsetzen und rechtliche Schritte

    Die Bundesagentur für Arbeit begründet die Umstellung in ihrem Portal gegenüber dem SWR mit dem häufig von Bewerbern geäußerten Wunsch, Stellenangebote von Vermittlern bei der Suche nicht mit anzuzeigen. Private Arbeitsvermittler suchen im Auftrag von Firmen nach Bewerbern und erhalten dafür eine Provision.

    Arbeitsvermittler zeigen sich gegenüber dem SWR über die Änderung entsetzt, informiert wurden sie darüber nach eigenen Angaben nicht. Doris Tomlin, Inhaberin einer Vermittlungsagentur, sieht ihre Existenz in Gefahr. Gegenüber dem SWR erklärt sie, sie vermittle seit 15 Jahren deutschlandweit Bewerber in sozialversicherungspflichtige Arbeitsstellen, nicht an Zeitarbeitsfirmen. Die Jobbörse sei für ihre Agentur eines der wichtigsten Instrumente. „Eine Sperrung der Jobbörse für private Arbeitsvermittler ist sicherlich das Ende vieler Agenturen.“

    Ein weiterer Inhaber einer großen Vermittlungsagentur bestätigt, bundesweit sei „der Bewerbereingang bei den privaten Arbeitsvermittlern total zusammengebrochen“. Sein Anwalt beantragte beim Sozialgericht Nürnberg den Erlass einer einstweiligen Verfügung. Das Schreiben liegt dem SWR vor. Der Anwalt fordert die Arbeitsagentur darin auf, die Stellenangebote privater Arbeitsvermittler in der Suche wieder automatisch anzuzeigen. Weitere Arbeitsvermittler kündigten ebenfalls rechtliche Schritte an.

    Im Mai hatten SWR-Reporter aufgedeckt, dass Datenhändler die Jobbörse der BA missbrauchen, um illegal Bewerber-Daten zu sammeln und zu verkaufen. Die Datenhändler hatten sich als private Arbeitsvermittler ausgegeben und am Tag mehrere Tausend vermeintliche Stellenangebote eingestellt.

    Mehr Transparenz

    Die BA nahm bei ihrer Umstrukturierung zudem eine Änderung vor, die Experten nach dem Datenskandal gefordert hatten. Denn in der Jobbörse gibt es sowohl von der Arbeitsagentur betreute und streng überwachte Stellenangebote als auch solche, die Arbeitgeber oder Vermittler nahezu unkontrolliert selbst einstellen können. Experten hatten hier mehr Transparenz gefordert, denn bislang konnte der Nutzer den Unterschied nicht erkennen.

    Seit Überarbeitung der Jobbörse vergangene Woche wird ihm nun angezeigt, ob es sich bei der angezeigten Stelle um ein von der Arbeitsagentur betreutes oder ein unbetreutes Angebot handelt.

    #Allemagne #travail #chômaged #privatisation

    • Ce service publique ne procède que lentement avec l’implémentation de la protection des données des demandeurs d’emploi. Il y a quelques années sur leur spages web on pouvait encore proposer des jobs de rêve factices sans la moindre vérification. Immédiatement les offres du type testeur de lupanar faisaient les gros titres de la presse. Bande de rigolos !

      https://seenthis.net/messages/354238

  • British orphans found trapped in Syria IS camp

    The war in Syria has been reignited on new fronts by Turkey’s incursion into the north east of the country.

    In camps across the regions are thousands of terrified children whose parents supported the Islamic State group, but most of their countries don’t want them home.

    In one camp, the BBC has discovered three children, believed to be from London, whose parents joined IS five years ago, and were subsequently killed in the fighting.

    The children - Amira, Heba and Hamza - are stranded, in danger and they want to come home.

    https://www.bbc.com/news/av/world-middle-east-50030567/british-orphans-found-trapped-in-syria-is-camp
    #enfants #enfance #ISIS #EI #Etat_islamique #camps #orphelins #Syrie #conflit #guerre #combattants_étrangers

    • Gli svizzeri della Jihad

      Chi sono gli jihadisti elvetici, di che reti facevano parte e cosa li ha spinti a partire? Da Winterthur a Ginevra, dai palazzi popolari ai quartieri borghesi, siamo andati a cercare i giovani che si sono uniti all’ISIS.

      Sono svizzeri e sono partiti per fare la jihad. Molti di loro hanno combattuto per lo stato islamico, altri sono entrati in contatto con gli attentatori che hanno colpito l’Europa. Sono stati catturati in Siria e adesso si trovano nelle prigioni nel nord del paese.Con loro ci sono donne e bambini. Per ora nessun tribunale sta giudicando i loro crimini, tutti quanti sono in attesa che i rispettivi paesi d’origine decidano come procedere nei loro confronti. Uno stallo che sembra però sbloccarsi: secondo alcune indiscrezioni Berna starebbe considerando l’ipotesi di far rientrare le donne e i bambini.Una squadra di Falò è stata nei campi di prigionia che ospitano donne e bambini dell’ISIS; tendopoli al collasso in cui l’ideologia radicale sta risorgendo. Ma ci sono anche svizzeri che hanno fatto parte dello Stato Islamico e sono già rientrati in Svizzera.Chi sono questi jihadisti elvetici, di che reti facevano parte e cosa li ha spinti a partire? Da Winterthur a Ginevra, dai palazzi popolari ai quartieri borghesi, siamo andati a cercare i giovani che si sono uniti all’ISIS. Alcuni si dicono pentiti, altri sembrano aver mantenuto dei legami con gli ambienti radicalizzati. A che punto stanno i processi nei loro confronti? Chi si occupa di sorvegliare le loro attività? Quanto pericolosi li dobbiamo considerare?

      https://www.rsi.ch/play/tv/falo/video/gli-svizzeri-della-jihad----------?id=12256843
      #documentaire #film #suisse #femmes #al-Hol #camps_de_réfugiés #détention #prison

    • UK special forces may help British orphans escape Syria

      Home Office reverses stance and says it will consider repatriating children in camps.
      https://i.guim.co.uk/img/media/d0a1d88ba6202391e12730afd5aac7dc8694af18/0_235_5616_3370/master/5616.jpg?width=620&quality=85&auto=format&fit=max&s=204f73a9482a4debc42258

      Britain will consider repatriating orphans and unaccompanied children in north-east Syria if they are alerted to their presence by local military or aid agencies.

      Home Office officials said the UK would assist British orphans trapped in Syria after the Turkish invasion, reversing a previous policy that children had to be taken out of the country before they might get any help.

      Officials would not say exactly how children might be extracted from the country, implying that SAS or other special forces, still understood to be based in the region, could be involved in the repatriations.

      They said children thought to be British would be assessed on a case-by-case basis once removed from Syria and only orphans and unaccompanied children would be eligible to be brought back to the UK.

      The shift in policy comes after a BBC reporting team found three English-speaking orphans aged 10 or under in a Syria camp over the weekend. The children are believed to have been taken by their parents to live under Islamic State five years ago.

      The eldest, Amira, 10, told the film crew that their parents and other immediate adult family members were killed in an air assault on Baghouz, the last Isis stronghold, which fell in March, and she wanted to return to the UK.

      Save the Children, one of the few charities operating in north-east Syria, said the Home Office developments were a step in the right direction but more detail was required.

      “For this to translate into a real change of policy, we need to know that the government is working on how to bring all British children to the UK while we still can, not just those featured in the media,” the charity said.

      It is not clear how many British unaccompanied children remain in the crowded refugee camps in the Kurdish region of Syria. Some unofficial estimates put the figure at around 30.

      Any child born to a Briton – whether inside or outside the UK – is a British citizen. Before the Turkish invasion the government had said it was too risky to try to attempt any rescue children with a legitimate claim.

      When Shamima Begum was deprived of her UK citizenship in February, the British government said her infant son was still British. After the child died at a Syrian refugee camp at the age of three weeks, Jeremy Hunt, then foreign secretary, said it had been too dangerous for British officials to attempt to a rescue.

      Opposition MPs questioned whether the change in stance would lead to more orphaned children getting help. Stephen Gethins, the SNP’s foreign affairs spokesman, said: “We know the UK government’s record on resettling refugees and vulnerable people leaves a lot to be desired. Beyond the rhetoric there is very little substance from the UK government.”

      On Tuesday the foreign secretary, Dominic Raab, had hinted at a change of policy when, during an urgent debate on the Syrian crisis, he said: “We are looking at whether orphans and unaccompanied minors who bear UK nationality can be given safe passage to return to the UK.”

      Further details were spelled out on Wednesday by the Home Office, which has been leading on repatriations from Syria.

      The government does not want former Isis fighters and adult supporters to return to the UK, although around 450 are thought to have previously done so, and it is suggesting they could be put on trial in the region.

      https://www.theguardian.com/politics/2019/oct/16/uk-shifts-stance-on-helping-british-orphans-escape-syria?CMP=Share_iOSA
      #orphelins #rapatriement

  • Le #Conseil_constitutionnel acte la #gratuité de l’enseignement supérieur

    La plus haute juridiction a précisé que les #droits_d’inscription universitaires doivent rester « modiques ». Il avait été saisi par des associations étudiantes opposées à l’#augmentation des frais pour les #étudiants_étrangers.

    L’écho devrait parvenir bien au-delà de nos frontières. Vendredi 11 octobre, le Conseil constitutionnel a rendu publique une décision très attendue entérinant le #principe_de_gratuité à l’université. L’annonce risque de constituer un sérieux revers pour le gouvernement qui avait décidé en novembre 2018 d’augmenter les droits d’inscription universitaires pour les étudiants étrangers extracommunautaires. Cette réforme avait entraîné une large contestation chez les étudiants, les enseignants ou encore les présidents d’université.
    « Le Conseil constitutionnel déduit de façon inédite du treizième alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 que l’exigence constitutionnelle de gratuité s’applique à l’enseignement supérieur public », indique l’institution.
    En juillet, celle-ci avait été saisie d’une question prioritaire de constitutionnalité, à la suite du #recours de plusieurs organisations étudiantes – l’Union nationale des étudiantes en droits, gestion, AES, sciences économiques, politiques et sociales (Unedesep), l’association du Bureau national des élèves ingénieurs et la Fédération nationale des étudiants en psychologie. Une démarche à laquelle s’étaient associés d’autres syndicats étudiants et enseignants.
    Les associations avaient attaqué, devant le Conseil d’Etat, l’arrêté du 19 avril 2019, qui fixe les nouveaux droits d’inscription pour les étudiants étrangers extra-européens, à hauteur de 2 770 euros en licence (contre 180 euros pour les étudiants français et européens) et 3 770 euros en master (contre 243 euros). La juridiction administrative avait décidé de surseoir à statuer, le 24 juillet, jusqu’à ce que le Conseil constitutionnel tranche la question de #constitutionnalité soulevée.
    « La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction »
    Le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 du prévoit en effet que « la Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction » et que « l’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat », défendaient les associations étudiantes. Mais il n’avait jamais été, jusqu’ici, précisé si l’enseignement supérieur était concerné par ce principe, au même titre que l’enseignement primaire et secondaire, ni de quelle manière. C’est chose faite. La plus haute juridiction précise, pour la première fois, comment cette obligation de gratuité s’applique dans un monde universitaire particulier, puisque y sont pratiqués des droits d’inscription. « Cette exigence ne fait pas obstacle, pour ce degré d’enseignement, à ce que des droits d’inscription modiques soient perçus, écrivent les juges constitutionnels. En tenant compte, le cas échéant, des capacités financières des étudiants. » Prochaine
    étape sur le terrain juridique : le Conseil d’Etat devra examiner de nouveau cet arrêté au regard de l’exigence de gratuité fixée par le Conseil constitutionnel.
    Ce dernier, en revanche, n’a pas jugé inconstitutionnelles les dispositions contestées de la loi de finances de 1951, qui prévoient que le pouvoir réglementaire fixe les montants annuels des droits perçus par les établissements publics d’enseignement supérieur et acquittés par les étudiants. « Il juge qu’il appartient aux ministres compétents de fixer sous le contrôle du juge les montants de ces droits. »

    Sept universités ont mis en place des droits « différenciés »
    La stratégie « #Bienvenue_en_France », dans laquelle figure cette augmentation des droits, a été annoncée par le gouvernement en novembre 2018, avec l’objectif de développer l’attractivité de la France, et d’atteindre 500 000 étudiants internationaux à l’horizon – contre 324 000 actuellement.
    Seules sept universités (sur environ 75 établissements) ont mis en place dès cette rentrée des droits « différenciés » pour les étudiants extracommunautaires. La majorité des établissements ont choisi d’utiliser la possibilité d’exonération ouverte par un décret de 2013. Chaque université peut dispenser de droits d’inscription 10 % de ses étudiants. Un dispositif utilisable, si les établissements le décidaient, en faveur des étudiants extracommunautaires.
    L’inquiétude demeure de savoir si ce quota permettra encore aux universités qui le souhaitent d’exonérer leurs étudiants étrangers, l’an prochain. Encore plus en 2021.

    https://www.lemonde.fr/education/article/2019/10/11/le-conseil-constitutionnel-acte-la-gratuite-de-l-enseignement-superieur_6015
    #enseignement_supérieur #justice #université #frais_universitaires #taxes_universitaires #frais_d'inscription

    • Reçu par mail d’une amie juriste :

      Malheureusement, je pense qu’il faut rester prudent.e.s, le conseil constitutionnel n’a pas jugé inconstitutionnelle la disposition sur la hausse des frais d’inscription, il s’agit d’ailleurs de ce qu’ils appellent « une décision de conformité » (à la Constitution). Le Conseil constitutionnel fait seulement une sorte de rappel sur le principe de gratuité. Et en effet, la chose un peu bonne et nouvelle, c’est qu’il l’étend à l’enseignement supérieur mais par ailleurs, et toute de suite après, il fait une réponse toute pourrie en remplaçant ’gratuit’ par ’modique’... sans dire ce qu’il en advient.
      Il explique aussi qu’il n’y a pas vraiment de droits méconnus ... (quid du droit à l’éducation...?!)... laissant (selon moi) une certaine marge de manœuvre..
      Bref, c’est super mal rédigé et plein d’incertitudes planent !

      Donc, maintenant tout va se jouer devant le Conseil d’État qui prendra la mesure de cette décision QPC ou pas pour répondre au recours de l’union nationale des etudiant.e.s.

  • ça n’a pas fait de bruit, la vente de l’aéroport de Toulouse a été confirmé par le conseil d’état
    https://www.20minutes.fr/toulouse/2624319-20191009-toulouse-vente-aeroport-blagnac-actionnaires-chinois-vali

    En 2015, un consortium chinois achetait 49,99 % des parts de l’Etat dans l’aéroport de Toulouse-Blagnac.
    Une privatisation partielle attaquée devant les tribunaux par des opposants à cette vente.
    S’ils avaient obtenu l’annulation de la procédure de privatisation au printemps dernier par la Cour administrative d’appel de Paris, le Conseil d’Etat vient de les débouter en jugeant la procédure régulière.

    #privatisation #arnaque_d'état #aéroport #politique

  • Des femmes ouïghoures « stérilisées » dans des camps de « rééducation » en Chine | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/silk-road/blog/150919/des-femmes-ouighoures-sterilisees-dans-des-camps-de-reeducation-en-c

    La #Chine #stérilise de force les #femmes détenues dans son vaste réseau de camps de « #rééducation » abritant des #prisonniers_politiques et religieux, ont affirmé des survivantes.

    Une #femme, détenue pendant plus d’un an, a déclaré à la télévision française qu’une substance lui avait été injectée à plusieurs reprises par des médecins dans une #prison de l’extrême ouest du #Xinjiang.

    « Nous devions passer la main par une petite ouverture dans la porte », a déclaré à France 24 Gulbahar Jalilova, une survivante âgée de 54 ans.

    "Nous avons vite compris qu’après les injections, les femmes n’avaient plus leurs règles."

    Elle et 50 autres femmes ont été entassées dans une cellule minuscule, « comme si nous étions juste un morceau de viande », a-t-elle déclaré.

    Lors d’une conférence récente à Amnesty International, une autre femme, Mehrigul Tursun, 30 ans, a raconté une histoire similaire, à savoir qu’elle avait été stérilisée à son insu.

    #stérilisation_forcée #ouïghoures #torture #discrimination

  • Un hôpital #public pourrait être repris par le #privé, une première
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/10/07/un-hopital-public-pourrait-pour-la-premiere-fois-etre-repris-par-le-prive_60

    Si plusieurs établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ont déjà connu un tel sort, il n’y a pas de précédent connu pour un hôpital. A Longué-Jumelles (Maine-et-Loire), entre Angers et Saumur, le centre hospitalier pourrait être repris par un groupe privé à l’issue d’un « appel à repreneur » lancé en mars par le conseil départemental de Maine-et-Loire et l’Agence régionale de santé (ARS) Pays de la Loire.

    #France

  • #Maroc : la journaliste #Hajar_Raissouni condamnée à un an de #prison ferme pour « #avortement_illégal »

    Les proches de la jeune femme dénoncent un procès politique lié à sa famille, à ses opinions et au journal dans lequel elle travaille.

    La tension est palpable, ce lundi 30 septembre, dans la salle d’audience du tribunal de #Rabat, au Maroc, où le #procès de Hajar Raissouni, accusée d’« avortement illégal » et de « débauche », approche de la fin. La journaliste de 28 ans au voile bleu orné de petits motifs blancs s’entretient avec son avocat. Les prévenus sont amenés à la barre. Au premier rang, sa sœur, nœud rouge dans ses cheveux noirs lâchés sur les épaules, a le regard anxieux. Le jugement tombe : un an de prison ferme pour Hajar Raissouni et son fiancé ; deux ans pour le médecin, ainsi que l’interdiction d’exercer son métier pendant deux années supplémentaires ; huit mois avec sursis pour la secrétaire ; et un an avec sursis pour l’anesthésiste.

    La décision du juge à peine prononcée, des proches fondent en larmes avant de crier le prénom « Hajar » et de lever les bras, les doigts en V. C’est ce même signe qu’adressera Hajar Raissouni à sa famille et aux journalistes entre la porte de sortie du tribunal et le véhicule des forces de l’ordre qui la ramène en prison. Une photo volée de ce moment fera le tour des #réseaux_sociaux marocains, où s’exprime un large soutien pour la jeune femme.
    Un jugement « dur et injuste »

    La défense avait plaidé la libération des prévenus. Abdelmoula El Marouri, avocat de la journaliste, sort de la salle d’audience les yeux humides. C’est avec la même amertume que Myriam Moulay Rchid, avocate du médecin, part précipitamment du tribunal de Rabat, sans vouloir commenter l’affaire tant qu’elle n’a pas « consulté le jugement ». La semaine dernière, elle avait présenté des éléments médicaux expliquant que Hajar Raissouni ne pouvait pas être enceinte au moment de la consultation gynécologique. Les deux avocats ont annoncé qu’ils feraient appel dès le lendemain du jugement.

    « Le jugement est dur et injuste », estime Souleymane Raissouni, oncle de la journaliste et rédacteur en chef du #quotidien_indépendant #Akhbar_Al_Yaoum, dans lequel la jeune femme travaille. La reporter a raconté ne pas avoir avorté mais avoir consulté pour une hémorragie interne, confirmée par son gynécologue. Elle a aussi maintenu avoir été « contrainte à faire un examen médical sans son accord » à la suite de son interpellation. Un acte que ses avocats assimilent à de la « torture ». « Pourquoi ont-ils forcé une femme à ouvrir ses jambes devant un médecin pour fouiller son vagin ? C’est atroce ! », s’indigne Khouloud, un proche de la jeune femme.

    Dans cette photo du site Belpresse, Hajar Raissouni salue ses soutiens et sa famille alors qu’elle quitte un tribunal à Rabat, le 30 septembre.

    Pour Souleymane Raissouni, la réponse est simple : c’est une #affaire_politique. « L’opinion publique marocaine et internationale dit que Hajar est accusée à cause de ses opinions, de ses positions, de celles du journal et de sa famille. Le jugement l’a aujourd’hui confirmé », lance-t-il. Même constat chez Youssef Raissouni, un autre oncle de Hajar Raissouni, membre de l’Association marocaine des droits humains (AMDH). « Ce verdict s’inscrit dans un contexte marocain caractérisé par un non-respect des lois et des libertés », analyse-t-il une fois l’émotion passée.

    Des lois « obsolètes » et « liberticides »

    Pour Ibtissame Betty Lachgar, militante féministe, ce procès va au-delà du volet politique, « qui est indiscutable ». « C’est le procès d’une journaliste, mais aussi d’une femme qui, encore une fois, est victime de lois rétrogrades et misogynes », explique-t-elle, évoquant les lois qui pénalisent l’avortement et les relations sexuelles hors mariage. Dans ce royaume de 36 millions d’habitants, la justice a poursuivi 14 503 personnes pour « débauche » et 73 pour « avortement » en 2018, selon les chiffres officiels. « Nous sommes dans une #société_conservatrice et patriarcale, où le poids du #religieux freine le changement des #mentalités », analyse encore la féministe, pas du tout surprise du verdict.

    Pendant cette dernière audience, pratiquement personne ne s’était déplacé devant les grilles du tribunal pour manifester en faveur de Hajar Raissouni. L’affaire fait pourtant polémique, notamment après la publication, le 23 septembre, du manifeste des 490 « hors-la-loi », parmi lesquels de nombreuses personnalités marocaines, qui demandent une abrogation de ces lois « obsolètes » et « liberticides ». Sans être venu au procès, le collectif a publié un communiqué dès l’annonce du jugement. « Nous souhaitons exprimer notre inquiétude car cela délivre à notre jeunesse […] un message bien sombre sur l’état de nos libertés individuelles. Plus que jamais, nous demandons que soient abrogées [ces] lois. » Un appel auquel peu de responsables politiques ont répondu pour le moment.

    Théa Ollivier (Rabat, correspondance)

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/09/30/au-maroc-la-journaliste-hajar-raissouni-condamnee-a-un-an-de-prison-ferme-po

  • La santé mentale en migrations internationales

    Ce premier dossier que la Revue Européenne des Migrations Internationales consacre à la santé mentale intervient à un moment où en France et en Europe les politiques migratoires en raison de leurs effets délétères portent atteinte aux droits, à l’#accès_aux_soins et à la santé de nombreux migrants et exilés. Ce dossier sur la santé mentale en migrations internationales propose à travers des recherches d’horizons disciplinaires variés, des travaux empiriques décrivant les recours aux #soins et les #relations_thérapeutiques en santé mentale des migrants à différents moments de leur expérience migratoire. Le prisme que constitue la santé mentale renouvelle la lecture des rapports sociaux dans lesquels le migrant est inséré, il permet également d’analyser les conditions sociales de production, d’expression et de gestion de leurs souffrances psychiques, aux échelles micro-, méso- et macro- sociales. Les modes de #prise_en_charge — institutionnel, social, juridique, sanitaire — des migrants diagnostiqués « comme ayant des troubles mentaux, des difficultés psychologiques, ou simplement en état de souffrances » mettent en lien les effets des politiques migratoires, les dynamiques d’accueil et de prise en charge des migrants, l’organisation des systèmes de soins et la production des subjectivités et de mise en parole de soi.

    https://journals.openedition.org/remi/10434
    #santé_mentale #réfugiés #asile #migrations #revue

    ping @_kg_

  • BVG eröffnet ersten Mobilitätshub in Kreuzberg - Friedrichshain-Kreuzberg - Berliner Morgenpost
    https://www.morgenpost.de/bezirke/friedrichshain-kreuzberg/article216940589/BVG-eroeffnet-ersten-Mobilitaetshub-in-Kreuzberg.html
    Abschied vom Auto : Erster Mobilitäts-Hub in Berlin eröffnet - Berlin -

    Tagesspiegel
    https://www.tagesspiegel.de/berlin/abschied-vom-auto-erster-mobilitaets-hub-in-berlin-eroeffnet/24212946.html

    Mobilität für Berlin Jelbi folgt Jurbey | eMobilität der Blog
    https://emobilitaetblog.de/jelbi-mobilitaet-berlin

    Urban Mobility Day - Berlin TXL
    https://www.berlintxl.de/en/dates/detail/urban-mobility-day.html

    A new tech hub joins the fray in mobility-mad Berlin | Sifted
    https://sifted.eu/articles/drivery-mobility-hub-berlin

    Jelbi – alle Mobilitätsangebote Berlins in einer App.
    https://www.jelbi.de

    Alle Mobilitätsangebote Berlins in einer App. 
    Einmal anmelden und alles fahren: Bus, Bahn, Roller, Fahrrad, Auto, Ridesharing und Taxi.

    cf. Monétiser l’usage de la rue, un nouveau visage de l’ubérisation - Libération
    https://seenthis.net/messages/804725

    #StatioNord

    #Berlin #Paris #Privatisierung #Mobilität #Transport

  • Gaz et flouze à tous les étages

    L’année dernière, dans le documentaire Main basse sur l’énergie , je racontais comment le service public de l’électricité avait été mis à mal depuis une dizaine d’années par les gouvernements et les directions successives. Le projet actuel de privatisation totale d’EDF, initié par le gouvernement et la direction d’EDF, « joliment » intitulé Hercule, est une étape supplémentaire de la casse du service public.

    Les salarié.e.s du gaz (et par conséquent les ex-usagers devenus désormais des client.e.s… vaches à lait !) vivent déjà depuis 2007 cette destruction du service public GDF (Gaz de France). Ils savent que leurs efforts servent avant tout à faire remonter des dividendes aux actionnaires d’Engie, le nouveau nom de la fusion GDF-Suez. Ils ont conscience du véritable hold-up de l’argent public. Ils voient la dégradation de leurs conditions de travail, ils s’inquiètent du manque d’investissements dans un secteur où la sécurité est pourtant primordiale, le gaz. Ils constatent avec colère la hausse du prix du gaz - + 80% depuis une douzaine d’années. Ils déplorent la fuite en avant de la direction d’Engie dans un business de l’immédiat et de coups financiers à court terme.

    https://www.youtube.com/watch?v=dascczKdwtc

    Le lien vers l’intégralité de la vidéo  : https://www.gazetflouzeatouslesetages.com

    Dans mon nouveau documentaire, Gaz et flouze à tous les étages , produit une fois de plus par la Fédération CGT de l’Energie, je raconte tout cela... et pire encore : https://www.gazetflouzeatouslesetages.com

    Ce film, comme ceux que j’ai réalisés ces dernières années avec plusieurs syndicats combattifs, Vérités et mensonges sur le SNCF / Transport de marchandises : changeons d’ère / Main basse sur l’énergie, constitue des outils et des armes pour vous opposer à la casse de nos services publics.

    Alors, citoyen.e.s, usagers, salarié.e.s, réalisez des projections publiques pour débattre et faire la nique aux faux débats de Macron !!!

    Il est encore temps de sauver nos services publics !

    Gilles Balbastre, réalisateur

    Gaz et Flouz€ à tous les étages Gilles Balbastre Ciné Débat ce vendredi 18 octobre 2019 à 18h30 à Tourcoing.
    https://lille.demosphere.net/rv/7132

    #gilles_balbastre #vol #gaz #fric #médias #lutte #services_publics #Gilles_Balbastre #émancipation #journalisme #documentaire #privatisation #énergie #électricité #france #ue #union_européenne #europe  #économie #politique #CGT

  • Walid Raad se voit refuser un prix artistique pour avoir refusé de condamner le mouvement BDS
    3 octobre | e-flux conversations |Traduction CG pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/walid-raad-se-voit-refuser-un-prix.html

    Le quotidien allemand Der Tagesspiegel a rapporté que l’artiste libano-américain Walid Raad s’est vu refuser un prix (qu’il allait recevoir), parce qu’il n’a pas accepté de condamner le mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) qui cherche à faire pression sur le gouvernement israélien pour changer sa politique vis-à-vis des Palestiniens. La ville allemande de Aachen (Aix-la-Chapelle) avait choisi Raad comme récipiendaire d’un prix pour The Atlas Group, son projet de quinze ans qui raconte l’histoire de la guerre civile et du soulèvement social au Liban. Mais le maire d’Aix-la-Chapelle, Marcel Philipp, a publié une déclaration disant que « après enquête, nous devons supposer que le récipiendaire choisi pour le prix soutient le mouvement de BDS ». Quand Raad a refusé de prendre des distances par rapport à BDS, le prix lui a été retiré.

    #BDS

  • La Confédération attribue des mandats pour les prestations de service de sécurité dans les centres fédéraux pour requérants d’asile

    Le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) a attribué à trois entreprises privées les mandats d’assurer la sécurité dans les centres fédéraux pour requérants d’asile. L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) demande que ce soit en premier lieu la sécurité des personnes requérantes d’asile qui soit garantie et pas exclusivement celle des centres et de leur espace environnant.

    La nouvelle loi sur l’asile, entrée en vigueur le 1er mars 2019, prévoit la mise en place de #centres_fédéraux_pour_requérants_d’asile (#CFA) dans six régions d’asile de Suisse. Ce nouveau système implique des exigences nouvelles en matière d’hébergement et de sécurité des personnes requérantes d’asile. Le SEM a attribué le mandat des prestations de sécurité dans les CFA à trois entreprises : #Protectas SA, #Securitas SA et #Verkehrsüberwachung Schweiz AG.

    Les personnes requérantes d’asile en priorité

    Dans la pratique, la sécurité est souvent comprise de manière unilatérale : la sécurité des centres et de leur espace environnant passe fréquemment avant celle des personnes requérantes d’asile. L’OSAR réclame une formation spécifique obligatoire régulière du personnel de sécurité. Il faut en effet que celui-ci dispose d’une compétence et d’une sensibilité transculturelles pour permettre la communication avec les personnes requérantes d’asile ayant des besoins particuliers comme notamment les personnes traumatisées et les victimes de la violence sexuelle ou de la traite d’êtres humains. L’OSAR assure régulièrement la formation du personnel de Securitas dans le domaine de la compétence transculturelle.

    Il faut en outre veiller à une proportion suffisante de personnel féminin dans le domaine de la sécurité pour que les besoins des personnes requérantes d’asile puissent être pris en considération 24 heures sur 24.

    L’OSAR exige de Securitas, Protectas et Verkehrsüberwachung Schweiz qu’ils s’engagent à observer des normes minimales en matière de protection des droits fondamentaux des personnes requérantes d’asile. Concrètement, cela signifie que le personnel de sécurité se charge de tâches clairement définies et séparées de celles du personnel d’encadrement et qu’il ne puisse imposer de mesures disciplinaires. Le prononcé de sanctions et de mesures disciplinaires doit être réservé à la direction du centre dans le respect du principe de la proportionnalité.

    Collaboration avec d’autres #prestataires_de_services

    Les rapports entre le personnel de sécurité et les autres acteurs actifs dans les centres (personnel d’accompagnement, personnel médical, représentation juridique, etc.) doivent être institutionnalisés. La création de structures favorisant une culture d’entreprise pacifique devrait être proritaire. Cela répondrait au principe qu’une organisation adaptée du quotidien avec des possibilités raisonnables d’occupation et une prise en compte des divers besoins agit de manière préventive contre les conflits. Non seulement les contacts réguliers avec l’extérieur et la scolarisation étendue des personnes mineures ont des effets positifs dès le départ sur le processus d’intégration, mais ils brisent aussi l’isolement et les craintes réciproques.

    https://www.osar.ch/news/archives/2019/la-confederation-attribue-des-mandats-pour-les-prestations-de-service-de-securi
    #privatisation #asile #migrations #réfugiés #centres_fédéraux #SEM #Suisse #sécurité

  • A lot of recent articles about the #DoH (#DNS over #HTTPS) security protocol. Read carefully, there is a lot of bad faith, too.

    A set of Internet actors wrote to the US congress to complain that activation of DoH by Google may deprive them of the spying and manipulation they’re used to https://www.ncta.com/sites/default/files/2019-09/Final%20DOH%20LETTER%209-19-19.pdf

    Summary of the issue in the Wall Street Journal https://www.wsj.com/articles/google-draws-house-antitrust-scrutiny-of-internet-protocol-11569765637 (paywall, note how the Akamai spokeperson clearly states that they monitor DNS requests and want to continue to do so).

    https://arstechnica.com/tech-policy/2019/09/isps-worry-a-new-chrome-feature-will-stop-them-from-spying-on-you (one of the few articles that do not copy blindly the discourse of the Internet operators and ISPs)

    https://www.cnet.com/news/google-reportedly-under-antitrust-scrutiny-for-new-internet-protocol (based on the Wall Street Journal article, with a nice addition “cable and wireless companies being cut off from much of users’ valuable DNS surfing data”, which spills the beans.)

    https://www.eff.org/deeplinks/2019/09/encrypted-dns-could-help-close-biggest-privacy-gap-internet-why-are-some-groups (#EFF opinion, with a strange idea “EFF is calling for widespread deployment of DNS over HTTPS support by Internet service providers themselves”, so asking DoH support by the very entities that you do not fully trust.)

    #privacy

  • En Suisse, la pénurie de médicaments inquiète sérieusement Natalie Bougeard/gma - 30 Septembre 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/suisse/10747576-en-suisse-la-penurie-de-medicaments-inquiete-serieusement-.html

    Les ruptures d’approvisionnement de médicaments se suivent et s’intensifient d’année en année. La situation devient un enjeu de santé publique et ce phénomène mondial n’épargne pas la Suisse.
    Il y aurait actuellement 588 médicaments en rupture d’approvisionnement en Suisse, selon Enea Martinelli, pharmacien-chef du groupement d’hôpitaux fmi (Frutigen, Meiringen et Interlaken).

    Excédé par une situation de plus en plus difficile à gérer, celui-ci a créé une base de données. https://www.drugshortage.ch/index.php/uebersicht-2 « Je souhaite fournir de la transparence et une vision globale », explique-t-il.

    Aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), un équivalent temps plein est désormais dédié à la gestion des ruptures de stock. « Nous surveillons une centaine de médicaments sur les 2000 que nous utilisons, dont 15 pour lesquels le manque serait extrêmement problématique », révèle Pascal Bonnabry, pharmacien-chef des HUG. « Ces dix dernières années, le problème a été multiplié par 20. La situation s’empire et on ne voit pas tellement le bout du tunnel », admet-il.

    Annoncer les ruptures de stocks
    Les substances les plus touchées par la pénurie sont notamment les antibiotiques, les analgésiques, les anticancéreux et les vaccins. Des produits en grande majorité anciens et peu chers.

    La Confédération aussi surveille le phénomène et oblige depuis 2015 les entreprises du secteur à annoncer les ruptures de stocks. Cela ne s’applique toutefois qu’à une liste restreinte de substances, les médicaments dits vitaux. Une liste que certains acteurs aimeraient voir élargie : elle devrait être revue d’ici la fin de cette année.

    Baisse des coûts de production
    La multiplication des ruptures d’approvisionnement s’explique par les stratégies de baisses des coûts de production mises en oeuvre par les fabricants. Des choix industriels qui ont mené au fractionnement et à l’éparpillement de la chaîne de production.

    « Dans les années 90, la production des médicaments était courante en Europe. Par la baisse des prix successives, la production s’est d’abord déplacée en Europe de l’Est, puis en Asie. La Suisse n’est plus capable de fabriquer ses propres antibiotiques, ses propres vaccins, depuis 15 ans. Nous sommes totalement dépendants de la production non-européenne », dénonce Salvatore Volante, expert en pharmacologie et en santé publique.

    Selon un récent rapport français, 80% des substances actives utilisées dans des médicaments commercialisés dans l’Union européenne viennent de pays hors de l’UE. Pour la Suisse, les données manquent et l’opacité règne. Une entreprise a toutefois communiqué ses chiffres. « Chez nous, 50% des substances actives viennent de Chine ou d’Inde », explique Andreas Bosshard, directeur de Mepha Suisse.

    Armée en renfort
    La Confédération a mis en place des stocks obligatoires pour certaines substances. Des stocks qui ont dû être utilisés 29 fois en 2017 et 2018. Les capacités militaires de la Suisse sont même appelées à la rescousse. « La pharmacie de l’armée développe, pour certains médicaments, une production afin qu’en cas d’urgence nous puissions avoir recours à une production indigène », détaille Ueli Haudenschild, de l’Office fédéral pour l’approvisionnement économique du pays. « La situation me préoccupe parce que ces ruptures de stocks demandent beaucoup d’efforts. Mais nous ne sommes pas dans une situation dangereuse », estime-t-il.

    Mais à quel prix ? Les traitements de substitution sont parfois plus chers que celui en rupture, s’approvisionner à l’étranger s’avère souvent également plus onéreux. Le coût engendré par ces pénuries est difficile à calculer. Salvatore Volante ose cette estimation : « Cela va très vite se chiffrer, pour la Suisse, à environ 50 à 70 millions de francs. »

    La pénurie de médicaments est un problème de santé publique mondial. Aux Etats-Unis, des chiffres récents estiment que ces ruptures de stock coûtent aux hôpitaux américains 359 millions de dollars par année. « Pour faire face au problème il faudrait une coopération internationale, diversifier le nombre d’usines et rapatrier les capacités de production en Europe », estime Herbert Plagge, membre de l’Association suisse des pharmaciens de l’administration et des hôpitaux (GSASA). 

    Il s’agit justement de l’un des points proposés par le gouvernement français. Celui-ci a publié cet été un plan d’action pour lutter contre les pénuries d’approvisionnement, en proposant notamment de mettre en place des incitations fiscales pour les entreprises qui produisent en Europe. Une démarche dont la Suisse pourrait également profiter.

    #santé #médicaments #big_pharma #mondialisation #multinationales #médecine #pharma #industrie_pharmaceutique #médicament #économie #pénuries #prix #santé #fric #capitalisme #argent_public #armée #femmes #hommes #enfants

    • Le cas des génériques
      Parmi les médicaments touchés par les pénuries d’approvisionnement, on retrouve des médicaments originaux peu chers, mais aussi beaucoup de génériques. Les génériques coûtent, en moyenne, deux fois plus en Suisse que dans les pays voisins. Le Conseil fédéral a donc proposé en août au Parlement d’introduire un système de prix de référence pour ces médicaments, ceci afin de baisser le prix de certains d’entre eux.

      « Si on fait ça, alors les situations de ruptures de stock seront encore plus graves qu’aujourd’hui », réagit Andreas Bosshard, le directeur de Mepha Suisse. Cette mesure inquiète aussi les pharmaciens. Le prix des produits est un point central pour les coûts de la santé, comme l’explique Stefan Grösser, de la HES Berne, qui mène une étude sur les ruptures de stocks en Suisse : « Un des résultats de notre étude, c’est qu’on devrait regarder encore plus attentivement le prix des médicaments et la fixation des tarifs, au vu des effets qu’elles auront finalement sur le système global. Le prix, c’est le point central, le point critique du #système. »

  • La CNIL étrille le projet du gouvernement de surveiller les réseaux sociaux pour détecter la fraude fiscale
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/09/30/la-cnil-etrille-le-projet-du-gouvernement-de-surveiller-les-reseaux-sociaux-

    Trop intrusif, indiscriminé, peu efficace : le gendarme de la vie privée réclame des « garanties » au projet de surveillance des réseaux sociaux. Scanner automatiquement certains réseaux sociaux et aspirer « en masse » les informations qu’on y trouve pour détecter la fraude fiscale est-elle une bonne idée ? Si le gouvernement en a fait l’un des objectifs du nouveau projet de loi de finance (PLF), le gendarme de la vie privée est beaucoup plus circonspect. Dans sa délibération au sujet de l’article 57 (...)

    #PriceMinister #eBay #Facebook #Leboncoin.fr #algorithme #surveillance #web #fisc (...)

    ##CNIL

  • Egypte : une figure de la révolte de 2011, de nouveau en prison - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/egypte-une-figure-de-la-revolte-de-2011-de-nouveau-en-prison_2100343.html

    Le Caire - Le militant politique Alaa Abdel Fattah, figure de la révolte de 2011 en Egypte libéré récemment sous contrôle judiciaire, est de nouveau emprisonné, a-t-on appris dimanche auprès de la famille et de source judiciaire.

    « Nous ne savons pas où est Alaa... Le poste de police dit qu’il est probablement au parquet de la sécurité d’Etat », a déclaré sur Twitter sa soeur Mona Seif, également militante politique.

    En 2013, M Abdel Fattah avait été arrêté après avoir manifesté contre une loi rendant quasi-impossibles les manifestations en Egypte.

    Aujourd’hui âgé de 37 ans, M. Abdel Fattah avait été libéré en mars dernier.

    Astreint à un strict contrôle judiciaire de cinq ans, il devait retourner tous les soirs à 18H00 (16H00 GMT) dormir au poste de police de Dokki, pour en sortir à 06H00.

    Dimanche matin, lorsqu’il n’a pas réapparu, sa mère, Laila Soueif s’est alors rendu au poste de police mais n’a pas pu y entrer, ni obtenir d’explications des policiers à l’entrée.

    Sur Wikipédia :

    Le 7 mai 2006 alors qu’il manifeste pour l’indépendance de la justice. Il est relâché le 20 juin.
    Le 30 octobre 2011 pour incitation à la violence à l’occasion des altercations inter-religieuses. Il est relâché le 25 décembre.
    Le 26 mars 2013 pendant une manifestation devant le quartier général des Frères musulmans. Il est relâché le jour même.
    Le 28 mars 2013, pour l’incendie du siège de campagne de l’ancien candidat à la présidentielle Ahmed Chafik, survenu le 28 mai 2012. Il est condamné à un an de prison avec sursis, ainsi que sa sœur Mona Seif2.
    Le 28 novembre 2013, pour résistance aux autorités et violation de la loi qui interdit les manifestations. Il est relâché sous caution le 23 mars 2014. En juin 2014, il est condamné à 15 ans de prison et emprisonné dans l’attente d’un nouveau procès. Pendant cette détention, il entame une grève de la faim. Le 15 septembre 2014, il est à nouveau libéré sous caution3.
    Le 8 novembre 2017, la Cour de cassation confirme une peine de cinq ans de prison4.
    Le 30 juin 2013, peu avant le coup d’État du 3 juillet 2013 en Égypte, il participe aux manifestations organisées contre Mohamed Morsi5.
    (...).
    Il est libéré sous conditions le 29 mars 20197. Il est de nouveau arrêté en septembre 2019

    #alaa abdel-Fattah #printemps_arabe

  • Accéder aux rives des lacs périalpins : un droit aux espaces publics au défi de la #privatisation (#Annecy, #Bourget, #Léman, #Côme)

    Ce projet de thèse s’intéresse à plusieurs lacs alpins en #France, en #Suisse et en #Italie au prisme de la notion d’espaces publics. Il ambitionne de questionner leur fonction récréative, en lien avec un désir de nature croissant au sein de la société urbaine, et leur capacité à demeurer ou à (re)devenir des espaces accessibles, face aux restrictions d’accès qui les affectent. Parmi ces restrictions d’accès, la #propriété_privée des terrains riverains des lacs est la principale, mais des enjeux de protection de l’environnement et d’offre commerciale se posent également. Dans ce contexte de restrictions, les revendications pour un #accès élargi aux #rives_lacustres se multiplient, portées en particulier par des associations citoyennes et/ou environnementales. Ces revendications d’un « #droit_au_lac » mènent à une crise sociale dont l’intensité est variable d’un lac à un autre. Ce projet de thèse s’articule autour de trois axes de recherche : (i) déterminer la part de la #propriété_foncière et celle de la #régulation concrète des accès dans les modalités de partage de l’#espace_riverain ; (ii) analyser la crise sociale suscitée par la revendication du « droit au lac » et sa variabilité spatio-temporelle ; (iii) étudier les pratiques et les représentations des habitants de l’espace lacustre, pour saisir leur conception du droit au lac.

    http://www.theses.fr/s161729
    #privatisation #thèse #lacs #accès_à_l'eau #accès_aux_lacs #espace_public #rives #Alpes
    via @mathieup

  • A peine 25’000 francs étaient injectés chaque année dans le pont de Gênes Caroline Briner - Philippe Blanc
    https://www.rts.ch/info/monde/10668022-a-peine-25-000-francs-etaient-injectes-chaque-annee-dans-le-pont-de-gen

    L’effondrement du pont de Gênes n’était pas fortuit, selon le rapport préliminaire commandé par la justice italienne et publié le 31 juillet.
    La société gestionnaire Autostrade per l’Italia n’a dépensé que 500’000 euros en 20 ans pour ce pont, alors qu’elle a réalisé 10 milliards de bénéfice en 10 ans sur l’ensemble de son réseau routier, selon un autre rapport.
    L’ingénieur suisse membre de l’équipe chargée de l’enquête préliminaire a jeté l’éponge, déplorant trop de pression.

    Un documentaire produit par la SSR dresse un point de situation, en présentant une partie des critiques formulées. « Pont de Gênes : une catastrophe évitable ? » a été diffusé mercredi à 22h30 sur RTS1 dans le cadre du lancement de la case enquête Doc à la Une.

    Les principales révélations

    Il y a un peu plus d’un an, le 14 août 2018 à 11h36, alors que le temps était orageux, une partie du pont de Gênes s’effondrait, emportant avec lui la vie de 43 personnes. Plusieurs enquêtes ont été lancées depuis. Parmi elles, le rapport préliminaire des experts nommés par le juge d’instruction et déposé le 31 juillet est sans appel : la corrosion était diffuse sur tous les haubans (19% des câbles complètement corrodés et 22% corrodés à 75%), ainsi que sur le tablier (en moyenne 70% des torons présentaient une section réduite d’au moins 50%). Et ceci alors qu’aucune intervention de maintenance n’était susceptible de la ralentir.

    Un rapport sur la raison de l’effondrement est attendu pour décembre. Toutes les causes fortuites ont cependant déjà été abandonnées (intempéries, chute de matériaux lourds, attaques). La pression monte d’autant plus sur la société gestionnaire Autostrade per l’Italia (Aspi) que le Ministère des infrastructures et des transports a identifié une comparaison relevante : entre 1982 et 1998 (16 ans), plus de 24 millions d’euros ont été dépensés pour des interventions structurelles, alors que, depuis la privatisation en 1999 (20 ans), moins de 500’000 euros ont été investis, soit 23’000 euros par an. Et ceci alors que l’entreprise a accumulé de juteux bénéfices et qu’il était notoire que le pont présentait des problèmes. L’entreprise est soupçonnée de sous-estimation volontaire de la gravité des défauts.

    La vidéo-clé de l’effondrement
    Immédiatement après la catastrophe, le gouvernement ouvre une enquête et la Garde des Finances saisit l’équivalent de 60 térabytes de vidéos et de matériel informatique des techniciens et des dirigeants. « Les documents de SPEA (société de surveillance mandatée par Autostrade) et ceux d’Autostrade attestent de l’état critique du Morandi », confie Ivan Bixio, colonel de la Garde des Finances.

    Le 1er juillet, la vidéo-clé est rendue publique. Issue d’une caméra de surveillance de l’entreprise Ferrometal, elle montre clairement qu’un hauban et le sommet du pylône de la pile 9 se sont pliés.

    Une architecture pas si parfaite

    Lors de son inauguration en 1967, le pont de Gênes était considéré comme une prouesse de l’ingénierie italienne. D’une longueur de 1182 mètres pour une hauteur comprise entre 45 et 55 mètres, l’ouvrage a été conçu par l’ingénieur Riccardo Morandi, qui croyait alors, comme beaucoup d’autres à cette époque, que le béton armé était indestructible. Il avait ainsi inventé un système destiné à renforcer la solidité du pont : recouvrir les câbles d’acier des haubans par du béton armé précontraint. Cette idée se voulait d’autant plus géniale que les segments portés par les trois piles à haubans (n° 9, 10 et 11) mesuraient chacun 200 mètres.

    Mais aujourd’hui, le béton armé n’est plus considéré comme indestructible. De plus, la couverture en béton armé s’avère même un problème puisque la présence de fissures facilite la corrosion des câbles cachés à l’intérieur, ainsi que la desquamation (augmentation du volume de l’acier), qui elle-même détruit le béton. Pour couronner le tout, la corrosion est cachée par le béton.

    Par ailleurs, Riccardo Morandi avait estimé qu’un seul hauban par côté suffisait pour soutenir chaque tablier. « Le défaut, vu avec les yeux d’aujourd’hui, c’est qu’il n’y a pas de redondance », explique le professeur suisse Bernhard Elsener. Avec ce système, il suffit qu’un hauban flanche pour que tout un segment s’écroule. Et c’est ce qui s’est passé le 14 août 2018. Et comme un jeu du mauvais sort, Riccardo Morandi avait garanti que son pont durerait 50 ans. Il a tenu 51 ans.

    Riccardo Morandi a réalisé deux autres ouvrages sur ce modèle : l’un au Venezuela, l’autre en Libye. Le premier s’est partiellement effondré en 1964 à la suite d’une collision d’un pétrolier. L’enquête avait démontré que l’hypothèse d’un choc ou celle d’un séisme n’avaient pas été prises en compte dans la conception du projet. En 1977, l’ingénieur faisait finalement part de ses inquiétudes pour le pont de Gênes. Relevant une dégradation rapide des haubans, il préconisait de protéger le pont et de le surveiller attentivement.

    Une seule pile à haubans sur trois rénovées
    En 1993, la première (et dernière) intervention structurelle est menée sur le pont. Les travaux se concentrent sur la pile 11. « Dans la partie supérieure du hauban côté montagne, on a trouvé les câbles principaux sectionnés à cause de la corrosion. Il y avait 30% de câbles en moins. (...) Je me le rappelle dans mon ventre. Cela faisait peur », confie l’ingénieur Gabriele Camomilla. Les quatre haubans qui partaient de part et d’autres de la pile 11 sont alors remplacés par 4X12 haubans en polyéthylène.

    Alors engagé par l’Etat, Gabriele Camomilla avait signé à cette époque un rapport qui déplorait une détériorisation généralisée de tous les haubans. Mais aujourd’hui, après avoir été directeur de la recherche et de la maintenance d’Autostrade per l’Italia, l’ingénieur assure que les piles 9 et 10 « n’avaient aucun type de dégât grave ». Et donc qu’aucune autre intervention n’était nécessaire.

    Le passage à la privatisation
    En 1999, les autoroutes sont privatisées. Le pont passe en mains d’Autostrade per Italia. Cette filiale du groupe Atlantia, lui-même en mains de la famille Benetton, gère actuellement 3000 km d’autoroutes. Les gestionnaires doivent garantir la maintenance, le contrôle et la sécurité. Et pour éviter tout monopole, la loi prévoit que les concessions soient mises aux enchères tous les cinq ans. Mais l’Etat ne l’a jamais fait. Depuis 1999, l’entreprise a réalisé un total de bénéfices nets de plus de 10 milliards d’euros. Ce montant correspond au taux rarissime de 25% des recettes. En 2017 seulement, le bénéfice a atteint 1,04 milliard pour des revenus à 4,05 milliards. Et ceci alors qu’Autostrade a investi moins de 500’000 euros en 20 ans pour le pont.


    « A l’heure actuelle, nous avons un régulateur totalement pris en étau : coincé entre des contrats de nature privée difficilement modifiables et des capacités techniques d’intervention très réduites », estime Marco Ponti, professeur en économie des transports.

    Une proposition de nouveau pont refusée
    En 2006, l’architecte hispano-suisse Santiago Calatrava, qui a travaillé à l’EPFZ, propose de réaliser un viaduc en acier au-dessus du pont Morandi, avant de détruire l’ancien pont. Le nouveau pont devait être « beaucoup plus léger » et les voies « séparées de manière à ce que la lumière atteigne le sol », expliquait alors l’architecte.
    Le projet avait séduit le président de la région Ligurie de l’époque et le ministre des Infrastructures. Toutefois, en mai 2009, Autostrade annonce qu’il n’était plus question de démolir le pont Morandi. Des travaux de surface continueront d’être menés, que certains détracteurs appelleront « travaux de cosmétique ».

    Les rapports de mises en garde
    En 2015, Autostrade per l’Italia annonce planifier une intervention structurelle de 20 millions d’euros. Plusieurs rapports vont se succéder, toujours avec des mises en garde. En 2016, l’ingénieur Antonio Brencich de l’Université de Gênes déplore, entre autres, « une évaluation incorrecte des effets de retrait du béton ayant produit un plan de route non horizontal ». Des travaux avaient alors déjà été opérés pour éliminer les creux et les bosses, mais uniquement en surface.
    Un pont qui est dans tous les livres d’histoire, soumis à des conditions de circulation très particulières, avec des points critiques déjà mis en évidence... S’il y a en Italie un pont qu’il fallait surveiller depuis 10 ans, c’était bien le viaduc sur le Polcevera !

    En 2017, alors que le polytechnique de Turin relève une déformation anormale des haubans de la pile 9, Autostrade soumet son projet à vérification au professeur Carmelo Gentile du polytechnique de Milan, qui est le dernier expert à avoir observé le pont avant la catastrophe. Après avoir analysé les vibrations par l’intermédiaire de capteurs, il soulève « des comportements anormaux » sur la pile 9 et propose un monitoring permanent. « S’il avait été installé, le pont n’aurait peut-être pas pu être sauvé, mais on aurait pu déclencher une alarme quelques heures plus tôt, de façon à éviter tout ce qui est arrivé », déplore l’expert.

    L’intervention extraordinaire prévue pour 2018
    De leur côté, les 60’000 habitants du quartier Certosa, situé sous le pont, connaissaient bien l’état de l’ouvrage. Certains d’entre eux menaient même leurs propres enquêtes, en interrogeant régulièrement le concessionnaire Autostrade, ou en étudiant la criminalité maffieuse. « Le ciment appauvri signifie que plutôt que de mettre 100kg de fer, ils en auraient mis 10. Qui sait ? », a confié le président du comité des citoyens de Certosa à Mise au Point l’an dernier.
    Un mois avant la catastrophe, Autostrade annonce au porte-parole du quartier Ennio Guerci que des travaux visant à renforcer les câbles vont être lancés à l’automne. Ces travaux dits extraordinaires ont toutefois la particularité d’être présentés comme « une intervention locale », relate le documentaire. Ce qui signifie que la sécurité n’a pas à être vérifiée. Et qu’aucun test statique n’est à l’ordre du jour. « No comment », a réagi le procureur général de Gênes Francesco Cozzi interrogé pour le film.
    L’expert suisse qui jette l’éponge
    Après la catastrophe, la justice italienne ouvre une enquête. Les chefs retenus sont l’homicide involontaire, l’homicide par négligence et le manquement aux règles de sécurité. Le nombre de personnes visées augmente au fil des mois pour atteindre 73 actuellement. Les débris sont déposés dans un hangar surveillé en permanence.

    Trois experts sont nommés pour mener l’enquête préliminaire, dont le Suisse Bernhard Elsener. En novembre, 17 débris déterminants sont envoyés en Suisse, à l’Empa (Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche). Près de 3400 fils sont soumis à des essais de compression, à des test de traction et à des analyses chimiques.

    En avril, le professeur Bernhard Elsener démissionne du collège d’experts de la magistrature. En plus d’une charge trop grande pour lui, il fait état de pression et de délais très serrés. Certaines de ses déclarations ont été vivement critiquées, notamment par les avocats. « Cela a dégénéré en une justification constante et l’ensemble du processus a été extrêmement retardé », a-t-il confié au média en ligne Watson. Un autre expert prend sa place. Bernhard Elsener estimait en mai que cette nouvelle équipe saurait « protester contre les tentatives d’influence » car elle n’avait « plus besoin d’argent ». La sévérité du rapport (cité plus haut) semble confirmer ses prédictions.

    La défense d’Autostrade per Italia
    Assez rapidement, Autostrade a affirmé que la situation était trop complexe et qu’il appartenait à la justice d’établir ce qu’il s’était passé. Actuellement, il se pourrait que l’entreprise prépare sa défense en dénonçant des vices de construction. Le gestionnaire, qui n’a pas voulu s’exprimer dans le documentaire, a parallèlement entamé des négociations confidentielles avec les familles des victimes sur un accord avec clause de renonciation à une procédure civile. Seules deux familles sur 63 ont rejeté cette indemnisation.
    Les contre-attaques ont été nombreuses ces derniers mois. L’ex-expert de l’entreprise Gabriele Camomilla a ainsi affirmé que la catastrophe avait été provoquée par « des cygnes noirs », à savoir la combinaison de plusieurs facteurs qui provoquent un évènement imprévisible. Il mentionnait la foudre, qui aurait pu accéder à la partie métallique. Ou alors une bobine de métal qui serait tombée d’un camion (qui roulait à 40km/h) et dont la chute avait été observée par un Tchèque. Interrogé, le témoin-clé a cependant tout démenti.

    Les autorités aussi pointées du doigt
    Les autorités sont critiquées pour leur faible contrôle des autoroutes et pour leur trop faible développement du réseau autoroutier. Ainsi en 50 ans, le nombre de passages de camion a grossi de vingt fois en raison de l’activité portuaire. Mais aucune autre route n’a été développée pour dévier une partie de la circulation sur un autre axe.

    Concernant la surveillance des routes, le chef du bureau du Ministère en charge de la surveillance technique et opérationnelle du réseau autoroutier a vidé son sac pendant l’interrogatoire. « Il y en a eu pour tout le monde », indique le documentaire, en relevant que les autorités ne disposeraient pas de techniciens aptes à évaluer les inspections des gestionnaires des routes.

    Quoiqu’il reconnaisse que la catastrophe aurait pu être évitée, le procureur général de Gênes Francesco Cozzi n’admet aucune responsabilité politique dans les rapports qu’a entretenus l’Etat avec les concessionnaires : « L’État n’a pas d’obligation de contrôle. Il a un pouvoir de contrôle. L’obligation impose des échéances précises d’intervention alors que le pouvoir de contrôle (....) risque d’être bien plus faible ».

    Pour le professeur Marco Ponti, il ne fait pas de doute que les autoroutes constituent « un festin » partagé entre l’Etat et les privés, au détriment des utilisateurs.

    Un changement de vie pour les Génois
    Le pont s’est écroulé le 14 août 2018. Le chantier a débuté en décembre et le démantèlement à proprement parler en février 2019. Les grosses piles 10 et 11 ont été détruites à l’explosif au mois de juin. En tout, 50’000 tonnes de béton armé étaient à déblayer. Ces travaux dépassent les 20 millions de francs.

    Le nouveau pont est en cours de reconstruction depuis décembre 2018. Totalement en acier, il comprendra un monument à la mémoire des 43 victimes. Dessiné par le Génois Renzo Piano (Centre Pompidou, Centre Paul Klee, Fondation Beyeler), l’ouvrage doit être inauguré en avril 2020. Son coût est de 202 millions d’euros. Reste la question de la concession... Cela pourrait coûter des milliards de la retirer à Autostrade, à moins qu’il soit prouvé que la compagnie a la principale responsabilité de la catastrophe.

    Une réforme des règles encadrant les concessions autoroutières a été promise par le gouvernement en septembre 2018. Les sociétés contractuelles auraient l’obligation de réinvestir une part accrue de leurs bénéfices dans le réseau autoroutier. Par ailleurs, six autres viaducs ont été placés sous haute surveillance.

    Sous le pont, un millier de personnes ont vu leur maison démolie. Les quelque 60’000 autres habitants du quartier Certosa ont vécu de manière isolée durant un an, la route d’accès pour le centre-ville ayant été bloquée par les gravats.

    Plusieurs fonds ont été créés, tant pour les familles des victimes que pour les habitants qui ont dû quitter leur maison. Autostrade a promis au moins 500 millions d’euros.

     #italie #autoroutes #pont_morandi #benetton #autostrade #privatisation #corruption #fric #bénéfices #Ponte_Morandi #Gênes #transports #ingénierie #béton #béton_armé #Experts #Venezuela #Libye #corrosion #contrats #concessions #cosmétique #festin

  • Neuer Partner im Asylbereich: Stadtrat Müller äussert sich zur Absage an die Firma #ORS

    Tschüss ORS: Die Stadt Dietikon engagiert neu die Asylorganisation Zürich (AOZ) für die Betreuung von Asylsuchenden. Obwohl sie mit dem bisherigen Partner zufrieden war. Sozialvorstand #Philipp_Müller (FDP) nimmt Stellung.

    Nach zehn Jahren ist Schluss. 2009 hatte die Stadt #Dietikon ihr Asylwesen an die private Firma ORS Service AG ausgelagert. Der aktuelle Vertrag läuft nun Ende 2019 aus. Die Stadt erneuert ihn nicht. Stattdessen arbeitet sie neu mit der #Asylorganisation_Zürich zusammen, kurz #AOZ genannt. Diese ist schon für die Gemeinden #Schlieren, #Geroldswil, #Weiningen und #Unterengstringen tätig, derweil neben Dietikon bisher auch #Bergdietikon, #Birmensdorf und #Aesch auf die ORS setzen. Die ORS betreut auch die kantonale Notunterkunft in #Urdorf.

    Wieso die Stadt von der ORS zur AOZ wechselt, erklärte am Dienstag auf Anfrage der Dietiker Sozialvorstand Philipp Müller (FDP). Zu den Kosten nennt er keine Zahlen. Diese würden sich je nach aktuellem Bedarf laufend ändern, so wie die Anzahl Asylsuchenden. Die Beträge sind also dynamisch.

    Klar ist: Die Stadt hat von ORS und AOZ Offerten eingeholt. Müller: «Das Angebot der AOZ ist für die gleiche Leistung wirtschaftlich besser.»

    Die ORS hatte aufgrund neuer gesetzlicher Grundlagen eine neue Berechnungsgrundlage vorgeschlagen. Ein Beispiel: Wenn die Anzahl Asylsuchender und vorläufig Aufgenommener die Anzahl Plätze unterschreitet, können Wohnungen leer stehen. Während die Kosten für den Platz dann bestehen bleiben, fallen die Entschädigungen durch den Kanton weg. Dieses Leerstandsrisiko trug die ORS bisher selbst, nun hätte es die Stadt tragen sollen. Die AOZ handhabt das zwar schon länger so. Aber es ist einer der Faktoren, die die Vertragsofferte der ORS teurer als bisher gemacht hat. Und zudem ist sie jetzt auch teurer als jene der AOZ.
    «Wir hatten eine gute Zusammenarbeit»

    Mit der Leistung der ORS sei die Stadt Dietikon bisher zufrieden gewesen, so Müller. «Wir hatten eine gute Zusammenarbeit. Aber bei so einem grossen Auftrag muss man eine Auslegeordnung machen, wenn der Vertrag ausläuft.» Die Auslegeordnung nahm die Sozialabteilung vor den Sommerferien an die Hand. Neben den nackten Offerten gab es auch Gespräche mit beiden Firmen. Danach legte Müller seinen Antrag seinen Kollegen im Stadtratssaal vor. Der Gesamtstadtrat genehmigte den Antrag zum Wechsel zur AOZ Anfang September, wie er nun mitteilte.

    Die Möglichkeit, das Asylwesen wieder selber zu betreuen – so wie es Dietikon bis 2009 machte und so wie es Oberengstringen und Uitikon noch heute handhaben – habe man im Rahmen der Auslegeordnung auch angeschaut, sagt Müller. «Dazu müsste man Strukturen aufbauen und Leute einstellen. Zudem bieten Organisationen wie die ORS und die AOZ auch einen Pikettdienst an. Das wäre als Stadt schwieriger zu bewerkstelligen.»
    Welche Rolle das neue Gesetz spielte

    Ebenfalls eine Rolle spielten die Veränderungen im Asylwesen. Das neue Schweizer Asylgesetz beschleunigt die Verfahren. Grundsätzlich soll jeder Asylsuchende nach etwa sechs Monaten Bescheid erhalten, ob er bleiben kann oder nicht. Bei positivem Bescheid wechselt er von einem Bundesasylzentrum hinaus in eine Gemeinde.

    Das hat konkret zur Folge, dass in den Gemeinden praktisch keine Asylsuchenden mehr leben, sondern hauptsächlich vorläufig Aufgenommene und anerkannte Flüchtlinge. «Somit haben wir in unserem Kontingent primär Personen, die hier bleiben. Mit ihnen muss man anders arbeiten, als mit jenen, bei denen man weiss, dass sie sowieso bald wieder gehen», sagt Müller.
    «Sonst bleiben die Leute in der Sozialhilfe hängen»

    Darum gibt es mit dem neuen Asylgesetz auch eine neue Integrationsagenda des Bundes. Diese hält zum Beispiel fest, dass die Hälfte der erwachsenenen Flüchtlinge nach sieben Jahren im Arbeitsmarkt integriert sein soll. Und dass alle anerkannten Flüchtlinge und vorläufig Aufgenommenen nach drei Jahren Grundkenntnisse einer Landessprache haben sollen. «Als Stadt haben wir ein grosses Interesse, Vorgaben wie diese zu erfüllen», sagt Müller, «sonst bleiben die Leute in der Sozialhilfe hängen.»

    «Bei der Auswahl haben wir verstärkt darauf geachtet, welche Konzepte der Dienstleister hat, um den Integrationsauftrag zu erfüllen», sagt Müller. Die AOZ habe diesbezüglich das bessere Angebot, so Müller. «Wir hoffen, dass wir den neuen Integrationsauftrag zusammen mit der AOZ umsetzen können. Das ist die grösste Herausforderung», sagt Müller.
    Asyl-Arbeit für ein sauberes Dietikon wird fortgeführt

    Das sichtbarste Projekt zur Integration von Personen aus dem Asylbereich im Bezirkshauptort heisst «Sauberes Dietikon». In gelben Westen befreien sie Strassen, Plätze und Grünstreifen von Littering. Dieses Projekt wird auch unter der AOZ weitergeführt. «Die Einwohner schätzen es, dass die Menschen, die bei uns sind, auch eine Gegenleistung erbringen. Auch ich finde es ein wichtiges Zeichen, dass die Leute bereit sind, etwas zu leisten», sagt Müller.

    Die Asylsuchenden und vorläufig Aufgenommenen können sich freiwillig dafür einschreiben. Pro Quartal machen etwa 25 Personen mit, einzelne davon leisten bis zu 50 Einsätze pro Quartal.

    Insgesamt leben in Dietikon jeweils rund 100 Asylsuchende und vorläufig Aufgenommene. Zurzeit sind es 33 Personen aus Afghanistan, 18 aus Syrien, 13 aus Eritrea, 11 aus der Türkei, 9 aus Sri Lanka und 8 aus dem Iran.
    Ab Ende Oktober wird die neue Asylunterkunft gebaut

    Die Personen leben insbesondere in Wohnungen der Siedlungsgenossenschaft Eigengrund. Zudem beginnen bald die Arbeiten für die neue Asylunterkunft Luberzen auf einem Spickel Land zwischen Bernstrasse und Autobahn. Ab Ende Oktober wird das Areal mit Werkleitungen erschlossen. Ende Januar startet die Bebauung, wie die kantonale Baudirektion am Dienstag auf Anfrage sagte. Sie baut die Asylunterkunft für die Stadt und will sie bis etwa Anfang August 2020 der Stadt schlüsselfertig übergeben. Es handelt sich um einen Holzmodulbau mit rund 40 Plätzen, gegen den bis vor Bundesgericht gekämpft wurde. Er ersetzt die alte Liegenschaft, die der neuen Schönenwerdkreuzung weichen musste.

    https://www.limmattalerzeitung.ch/limmattal/region-limmattal/neuer-partner-im-asylbereich-stadtrat-mueller-aeussert-sich-zur-a
    #résistance #opposition #asile #migrations #réfugiés #privatisation #ORS #Suisse #fin

  • 250 auteurs avec Kamila Shamsie, privée d’un prix pour un soutien à la Palestine
    https://www.actualitte.com/article/monde-edition/250-auteurs-avec-kamila-shamsie-privee-d-un-prix-pour-un-soutien-a-la-palestine/96996

    Lundi 23 septembre, des centaines d’auteurs ont apporté leur soutien à la romancière Kamila Shamsie, déchue du prix Nelly Sachs qu’elle avait remporté le 6 septembre dernier pour son soutien affiché à BDS, Boycott Desinvestissement Sanctions, contre la politique de l’État d’Israël envers les Palestiniens. Une lettre ouverte vient d’être publiée dans le magazine britannique London Review of Books et réunit déjà plus de 250 signataires.

    « C’est avec consternation que nous avons appris la décision de la ville de Dortmund d’annuler le prix Nelly Sachs pour l’œuvre de Kamila Shamsie » pointe d’abord la lettre ouverte. « La ville de Dortmund a choisi de punir une romancière pour son engagement en faveur des droits de l’homme. »

    L’autrice anglo-pakistanaise s’est en effet vu reprendre son prix doté de 15.000 € la semaine dernière. En cause, son soutien au mouvement BDS, Boycott Desinvestissement Sanctions, qui vise à exercer toutes les pressions possibles sur Israël — dont le refus d’y publier ses ouvrages — pour obtenir une cohabitation respectueuse avec les Palestiniens.

    Une revendication qui n’a pas vraiment plu au jury du prix Nelly Sachs. Les jurés ont en effet affirmé que l’engagement de la lauréate sur le boycott d’Israël était contraire à la politique et aux valeurs du prix Nelly Sachs « qui vise à proclamer et illustrer la réconciliation entre les peuples et les cultures ». Cette décision fait d’ailleurs suite à l’adoption par le parlement allemand d’une motion qualifiant le mouvement BDS d’antisémite le 17 mai dernier.

    « Quel est le but d’un prix littéraire qui sanctionne la défense des droits de l’homme, les principes de liberté de conscience et d’expression ? Sans cela, l’art et la culture deviennent des luxes vides de sens », déclarent les signataires.

    La lettre critique également la ville allemande de Dortmund, qui gère le prix, pour avoir refusé de rendre publique la réponse de Kamila Shamsie suite à la décision du jury. « Le jury du prix Nelly Sachs a choisi de me retirer le prix en raison de mon soutien à une campagne non violente visant à faire pression sur le gouvernement israélien. C’est très triste qu’un jury doive céder à la pression et retirer un prix à une écrivaine qui exerce sa liberté de conscience et sa liberté d’expression » avait-elle affirmé.

    La lettre réunit déjà plus de 250 signataires parmi lesquels figurent Noam Chomsky, Amit Chaudhuri, William Dalrymple, Yann Martel, Jeanette Winterson pour ne citer qu’eux. Michael Ondaatje, ancien lauréat du prix Nelly Sachs, a lui aussi choisi de soutenir Kamila Shamsie.❞

    #Edition #Littérature #Israel/Palestine

  • » Names of Palestinian Detainees in Saudi Prisons Revealed by Witness
    September 24, 2019 4:39 PM – IMEMC News
    https://imemc.org/article/names-of-palestinian-detainees-in-saudi-prisons-revealed-by-witness

    Palestinian and Jordanian detainees being held in Saudi Arabian prisons suffer difficult humanitarian conditions, and are subjected to various types of physical and psychological torture, the Palestinian Association for Human Rights reported.

    A witness said that Saudi Arabian security services have waged a wide arrest campaign against dozens of Palestinians and Jordanians who have been residing in the country for decades, on charges of providing financial aid to the families of slain Palestinians and detainees in Gaza, the West Bank and occupied Jerusalem.

    According to Al Ray, the Association called on Saudi Arabian authorities to immediately release all detainees who were taken into custody without clear charges, and to compensate them for the injustice. It additionally called on international organizations to exert pressure, on Saudi Arabian authorities, in stopping the practice of what are considered to be the most heinous forms of psychological and physical torture.

    The Association also called on the president of Palestinian Authority and the King of Jordan to urgently intervene with Saudi authorities in putting an end to this human suffering, and release the detainees.

    It explained, in the report, that it lingered over announcing the results of the search, due to lack of information and the reluctance of some detainees’ families to give their testimonies, for fear of punishment measures which might be implemented by the Saudi government. (...)

    #prisonniers #arabiesaoudite