• Colonia Dignidad

    Prügel, Folter und Gesang

    Nach außen fromm, innen ein Alptraum: In der deutschen Enklave „Colonia Dignidad“ in Chile missbrauchte Sektenoberhaupt Paul Schäfer täglich Jungen und ließ Regimegegner verschwinden. Wie konnte sein Horrorreich über Jahrzehnte bestehen? Ein Besuch beim einzigen Täter, der dafür im Gefängnis sitzt

    #Colonia_Dignidad #Villa_Baviera #Chili #Gerhard_Mücke #Paul_Schäfer #prison_secrète #torture #abus #abus_sexuel #enlèvement_d'enfant

    https://correctiv.org/top-stories/2019/04/05/pruegel-folter-und-gesang


  • A Toulouse, 5 000 personnes sont sans domicile fixe
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/04/18/a-toulouse-5-000-personnes-sont-sans-domicile-fixe_5452002_3224.html

    Une étude menée conjointement par la mairie et des associations a comptabilisé pour la première fois le nombre de personnes sans domicile fixe. Les deux tiers sont des familles, le nombre d’étrangers est en hausse.

    La situation est inquiétante. Quelque 5 000 personnes vivent à Toulouse sans domicile fixe. A titre de comparaison, Paris en a recensé 3 641 après le dernier décompte réalisé lors de la deuxième édition de la Nuit de la solidarité début février. Jeudi 18 avril, Daniel Rougé, adjoint au maire chargé de la coordination des politiques de solidarité à Toulouse, devait présenter les détails d’une étude réalisée dans le cadre du plan Logement d’abord et menée par l’antenne municipale du Service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO) entre 21 heures et minuit par environ 150 bénévoles ou agents municipaux. Ce soir-là, le SIAO, épaulé par la Croix-Rouge, le Secours catholique et les Restos du cœur, était parvenu à un total de 4 163 personnes vivant dans la rue ou dans des squats, campements, hôtels ou gymnases…

    Mais la mairie et certaines associations, comme Droit au logement (DAL) estiment que ce nombre serait plus proche de 5 000. Pour le maire (Les Républicains), Jean-Luc Moudenc, « cette évaluation est très importante, elle va nous permettre de regarder le sujet de face et de faire des propositions. » Elle dévoile une hétérogénéité des profils et parcours. Ainsi, 70 % sont des familles et « sur les 437 adultes sans-abri qui ont répondu, la forte majorité (66 %) se situe dans la tranche d’âge 25-50 ans, et 18 % ont entre 18 et 24 ans », est-il précisé.

    Des familles entières à la rue

    Pour M. Moudenc, « on peut tirer plusieurs leçons de ce premier recensement. Premièrement, la présence grandissante de familles entières. Ensuite, une féminisation importante avec près de 35 % de femmes seules, et enfin une augmentation fulgurante d’étrangers de pays d’origine très variés. » Un SDF sur deux (52 %) vit à Toulouse depuis plus d’un an, et 30 % depuis moins de six mois. « Un chiffre qui s’explique par l’arrivée récente de populations migrantes », confirme le rapport, comme par exemple de ressortissants albanais ou géorgiens. « 52 % des personnes ont des ressources financières, c’est plutôt une bonne nouvelle pour le programme de Logement d’abord, veut croire Daniel Rougé. Notre objectif sera désormais de fluidifier l’accès au logement, car 80 % ne font pas de demandes de logements, elles sont hors radar. »

    L’élu cite l’exemple des 1 100 personnes évacuées dans des bidonvilles depuis 2015, avec des taux de relogements très importants. Un relatif succès que souligne Thomas Couderette, membre du Collectif d’entraide et d’innovation sociale : « Je considère que c’est l’Etat, et donc la préfecture, qui sont défaillants, principalement dans l’accueil d’urgence. Des efforts et une vision à long terme sont nécessaires plutôt que de traiter le sujet simplement à l’entrée de l’hiver. »

    Du côté du DAL, le porte-parole départemental François Piquemal ne se dit « pas étonné de ces chiffres. A Toulouse, on compte plus de 30 000 logements vides ou vacants. Nous, ce que l’on demande, c’est un audit sur cette aberration et des réquisitions ». L’idée a fait écho du côté de la mairie, et un groupe de travail sur l’encadrement des loyers, mesure souvent réclamée par le milieu associatif, va voir le jour. M. Rougé travaille sur la création d’une agence immobilière municipale à vocation sociale qui « sécuriserait les locations, pour les petits propriétaires privés qui rechignent souvent à louer à des personnes en difficulté ».

    L’Etat dépense 40 millions d’euros par an

    Si le mot réquisition n’est pas employé, la municipalité veut créer des « espaces intercalaires », sorte de lieux d’hébergement gérés par la collectivité et des associations dans des bâtiments inoccupés. Dans une ville qui dénombre 42 000 demandes de logement HLM en attente, ces solutions nouvelles paraissent indispensables. Du côté de la préfecture, on met en avant « une attractivité de la ville, avec près de 15 000 nouveaux arrivants chaque année, et une pression migratoire qui explose, rendant la situation effectivement très tendue », commente son secrétaire général Jean-François Colombet. « Nous avons créé 2 300 places d’hébergement d’urgence en trois ans, augmenté de 245 % les places pour les demandeurs d’asile, et de 300 % sur la même période pour les nuitées d’hôtel. Pour l’Etat, cela représente 40 millions d’euros par an », affirme-t-il.

    Alors que le nombre de repas quotidiens distribués par les Restos du cœur est passé de 300 à 500 par jour à Toulouse et que la saturation des services d’appels d’urgence du 115 est toujours aussi problématique – ils peuvent recevoir jusqu’à 300 appels par jour –, l’étude a été saluée par tous les acteurs. Il y a urgence. Le 2 avril, un autre rapport publié par le collectif Les morts de la rue, avait dénombré dix-huit personnes décédées dans la rue à Toulouse en 2018. Quasi exclusivement des hommes, âgés de 28 à 71 ans, la plupart anonymes.

    #métropole #logement #pauvreté #à_la_rue


  • Les prisonniers palestiniens parviennent à un accord pour concrétiser leurs revendications et mettre fin à une grève de la faim
    Avr 17, 2019, Samidoun, traduction : Palestine Vaincra
    https://palestinevaincra.com/2019/04/les-prisonniers-palestiniens-parviennent-a-un-accord-pour-concreti

    Les prisonniers palestiniens ont conclu un accord avec l’administration pénitentiaire israélienne pour donner suite à leurs demandes et suspendre leur grève de la faim, la bataille de la dignité 2, le lundi 15 avril. L’accord est intervenu alors que des centaines de prisonniers palestiniens étaient engagés dans leur huitième jour de grève de la faim collective. (...)

    #prisonniers


  • Committee : Israel testing medicines on Palestinian prisoners – Middle East Monitor
    April 3, 2019
    https://www.middleeastmonitor.com/20190403-committee-israel-testing-medicines-on-palestinian-prison

    Head of High Follow up Committee for Arabs in Israel Mohammad Baraka has warned that Palestinians being held in Israeli jails are being used as guinea pigs for new medical trials, Arab48 reported yesterday.

    “This is a clear war against humanity and international rights groups must take Israel to the ICC over its crimes against prisoners,” Baraka said.

    He added: “There are reports that the Ministry of Health issued licenses to several international companies to carry out medical tests on Palestinian and Arab prisoners in Israeli jails without their knowledge.”

    OPINION: Netanyahu turns to ‘ethnic cleansing’ and sophistry to justify Israel’s criminal acts

    He concluded: “This crime is added to the record of crimes against the Palestinians, mainly the prisoners inside Israeli jails, who are being denied their basic rights.”

    In February, Israeli Professor Nadera Shalhoub-Kevorkian revealed that the Israeli occupation authorities had issued permits to large pharmaceutical firms to carry out tests on Palestinian and Arab prisoners.

    #prisonniers


  • Ola Bini, développeur de protocoles de #cryptographie et proche de #Julian_Assange a été arrêté dans la foulé de l’arrestation de celui-ci. Collaborateur de #WikiLeaks [il] a été inculpé, samedi 13 avril, en Équateur pour attaque de systèmes informatiques. Il est soupçonné par le gouvernement d’avoir participé à des activités de déstabilisation du régime.
    http://www.rfi.fr/ameriques/20190414-equateur-wikileaks-assange-arrestation-cadre-ola-bini-patino-correa

    Bini a été placé en détention préventive et ses comptes bancaires ont été gelés. Lors d’une rencontre avec la presse étrangère jeudi, la ministre de l’Intérieur, Maria Paula Romo, avait dénoncé sans donner de noms la présence d’un activiste de Wikileaks et de deux hackers russes, soupconnés de participer à un plan de « déstabilisation » du président Lenin Moreno.

    Son GitHub : https://github.com/olabini

    Who Is Ola Bini ? Swedish Developer Who Visited Assange Arrested In Ecuador
    https://talkingpointsmemo.com/news/who-is-ola-bini-swedish-programmer-who-visited-assange-arrested-i

    On Saturday, prosecutors said they intend to charge Bini for hacking-related crimes and had him ordered detained for up to 90 days while they compile evidence.

    The 36-year-old was arrested Thursday at the airport in the Ecuadorian capital of Quito as he prepared to board a flight to Japan. The arrest came just hours after Assange was evicted from the Ecuadorian Embassy in London. Bini was carrying at least 30 electronic storage devices.

    Voir aussi :

    My boyfriend and extremely talented open source programmer, Ola Bini (@olabini ) is retained. He is a humble, amazing and curious person. I have worked with him in several projects. Please, #freeolabini
    https://twitter.com/claucece/status/1117569977563996160

    .@olabini Ola Bini is a software developer with whom I have worked for 4 years~ now. He is excellent in all of his work and it is a person that works creating privacy enhancing tools, even in the development of OTR. He is arrested right now. Please, help him #FreeOlaBini
    https://twitter.com/claucece/status/1116973839265738752

    URGENT UPDATE: 90 days of pre-trial detention of Swedish citizen @olabini. Political persecution of a friend of #Assange. Friendship is not a crime. Knowledge is not a crime. Expertise is not a crime.
    https://twitter.com/avilarenata/status/1116960285749927936

    • Site pour la campagne de soutien à #Ola_Bini : https://freeolabini.org/fr

      Notre collègue et ami, Ola Bini, a été arrêté en tant que prisonnier politique par le gouvernement équatorien et a besoin de votre aide. Montrez votre soutien en promouvant et en participant à ces actions :
      1- Signe la lettre de solidarité de la communauté technologique : https://freeolabini.org/fr/statement
      2- Suit le compte @FreeOlaBini (https://twitter.com/FreeOlaBini), utilise le hashtag #FreeOlaBini et visite le site web, freeolabini.org pour te tenir informé des actualités
      3- Si tu souhaites participer plus activement et soutenir cette campagne avec des actions ou idées plus spécifiques, envoie-nous un email à : support@freeolabini.org
      4- Rejoins notre bulletin d’actualités : https://freeolabini.org/fr/subscribe

    • Lettre de solidarité pour la libération de Ola Bini - Ola Bini est un développeur, pas un criminel : https://freeolabini.org/fr/statement

      En tant que technologues, développeurs de logiciels libres et open source, et en tant que personnes et organisations œuvrant pour la protection de la sécurité sur Internet, nous voulons dénoncer énergiquement la détention de Ola Bini. Ola Bini est un expert en matière de cybersécurité, consultant spécialiste de la protection de la vie privée sur Internet, il contribue au développement et à la défense de l’Open Source et il est défenseur des droits numériques. Nous considérons sa détention préventive comme arbitraire et comme une attaque contre toute notre communauté, et donc contre nous-mêmes.

      /.../

      Ola Bini est un expert en cybersécurité, consultant en protection des données personnelles dans le domaine de l’Open Source ainsi qu’un défenseur reconnu des droits numériques. Il est citoyen suédois et réside en Equateur avec un permis valable pour 6 ans. Il vit en Equateur parce que c’est un pays qu’il aime et dans lequel il a construit sa vie. Ola a été développeur toute sa vie, depuis l’âge de 8 ans. Son travail est prolifique : il a collaboré et collabore à une longue liste de projets, parmi lesquels (nous souhaitons souligner par l’importance de ses contributions) OTR version 4 et JRuby. Il est aussi membre du conseil qui mène le projet européen phare DECODE (avec le numéro de subvention 732546) sur la cryptographie avancée et la confidentialité de la vie privée dès la conception (privacy-by-design). La communauté considère sa détention comme un obstacle important et négatif aux projets avec lesquels il collabore.

      /.../

      Défendre le droit à la vie privée n’est pas un crime. Défendre le droit aux logiciels libres et ouverts n’est pas un crime. Ola consacre sa vie à la liberté de tous. Maintenant, c’est à notre tour de lutter pour la liberté d’Ola.
      Nous le voulons en sécurité, nous le voulons de retour parmi nous, nous le voulons libre !
      #FreeOlaBini
      S’il te plaît, ajoute ton organisation ou toi-même à cette déclaration de support en envoyant un courrier électronique à : signatures@freeolabini.org

    • Déclaration d’Ola Bini suite à son arrestation arbitraire depuis la prison de El Inca, en Équateur :
      https://freeolabini.org/fr/statement-from-ola

      Tout d’abord, je tiens à remercier toutes les personnes qui me soutiennent. On m’a parlé de l’attention que cette affaire a suscité dans le monde entier et c’est quelque chose j’apprécie plus que ce que je ne sais exprimer avec mes paroles. À ma famille, mes amis, à tous ceux qui sont proches, je vous envoie tout mon amour. Je vous ai toujours dans mes pensées.

      Je crois fermement au droit à la vie privée. Sans vie privée, il n’y a pas d’agence et sans agence, nous sommes des esclaves. C’est pourquoi j’ai consacré ma vie à cette lutte. La surveillance est une menace pour nous tous. Ça doit s’arrêter.

      Les leaders du monde mènent une guerre contre le savoir. L’affaire contre moi est basée sur les livres que j’ai lus et sur la technologie dont je dispose. C’est un crime seulement depuis une pensée orwellienne. Nous ne pouvons pas laisser cela arriver. Le monde va fermer de plus en plus autour de nous jusqu’à ce qu’il ne nous reste plus rien. Si l’Équateur peut le faire, d’autres le peuvent aussi. Nous devons arrêter cela avant qu’il ne soit trop tard.

      J’ai confiance en qu’il sera évident que cette affaire ne peut pas être justifiée et va donc s’effondrer.

      Je ne peux pas m’empêcher de dire quelque chose sur le système pénal équatorien. Je suis détenu dans les meilleures conditions et pourtant c’est terrible. Une réforme sérieuse est nécessaire. Mes pensées vont à tous les prisonniers en Équateur.

      Ola Bini

      (j’ai l’impression que certains passages sont mal traduits...)

    • apparemment, l’original est en anglais (il n’y a pas actuellement de version suédoise).

      1. First, I want to thank all my supporters out there. I’ve been told about the attention this case is getting from all the world, and I appreciate it more than I can say. To my friends, family and nearest ones: all my love - you’re constantly in my thoughts.

      2. I believe strongly in the right to privacy. Without privacy, we can’t have agency, and without agency we are slaves. That’s why I have dedicated my life to this struggle. Surveillance is a threat to us all, we must stop it.

      3. The leaders of the world are waging a war against knowledge. The case against me is based on the books I’ve read and the technology I have. This is Orwellian - ThoughtCrime. We can’t let this happen. The world will close in closer and closer on us, until we have nothing left. If Ecuador can do this, so can others. We have to stop this idea now, before it’s too late.

      4. I’m confident it will be obvious that there’s no substance to this case, and that it will collapse into nothing.

      5. I can’t avoid saying a word about the Ecuadorian penal system. I’m being held under the best circumstances and it’s still despicable. There needs to be serious reform. My thoughts go out to all fellow inmates in Ecuador.

      Ola Bini

      Oui, il y a un gros problème de traduction sur agency, ici je pense au sens de possibilité d’agir, capacité d’agir.

      Et moins problématique pour le sens, sur le ThoughtCrime, " C’est un crime de pensée (au sens de la Police de la Pensée) orwellien(ne).


  • retour sur le rassemblement devant la taule #de Seysse
    https://nantes.indymedia.org/articles/45297

    le 24 mars, on s’est rendu.e.s devant la maison d’arrêt de Seysse, en fin d’après-midi, pour faire un salut à tou.te.s les prisonniers et les prisonnières. Nous qui racontons, nous faisions partie d’un petit groupe de gens. On n’a pas rejoint l’endroit où il y avait le plus de gens, du coup on ne parlera que de ce qu’on a vécu.

    #Répression #/ #prisons #centres #rétention #toulouse #Répression,/,prisons,centres,de,rétention


  • Belgique – Rendez-vous quotidien pendant la semaine #de procès contre des anarchistes.
    https://nantes.indymedia.org/articles/45292

    Pour les personnes qui voudraient se tenir au courant, soutenir les compagnon.ne.s (inculpé.e.s et autres), démontrer leur solidarité, être là d’une manière ou d’une autre ; un point d’info sera tenu tous les jours de la semaine du 29 avril à 20h à la bibliothèque Acrata**.

    #/ #prisons #centres #rétention #actions #directes #anti-repression #immigration #sans-papieres #frontieres #/,prisons,centres,de,rétention,actions,directes,anti-repression,immigration,sans-papieres,frontieres


  • Israel/Palestine : Les prisonniers palestiniens entament une grève #de la faim
    https://nantes.indymedia.org/articles/45242

    Aujourd’hui, 120 prisonniers palestiniens ont entamé une grève de la faim collective dans les #prisons israéliennes pour demander la fin de la répression en cours dans les prisons. Il est prévu que la grève s’intensifie le 17 avril, en Palestine et à l’échelle internationale à l’occasion de la Journée des prisonniers palestiniens. Les prisonniers sont représentés par un groupe de dirigeants représentant toutes les forces politiques dont Ahmad Sa’adat, dirigeant national palestinien et secrétaire général emprisonné du FPLP. La grève a été lancée suite au renoncement par le Service pénitentiaire d’Israël aux accords convenus dans le but d’atténuer le niveau de répression imposé aux (...)

    #Resistances #/ #centres #rétention #libérations #nationales #anti-repression #israel/palestine #Resistances,/,prisons,centres,de,rétention,libérations,nationales,anti-repression


  • Israël : Les prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes sont prêts à se mettre en grève à moins que leurs revendications ne soient satisfaites - Quds News Network
    http://www.ism-france.org/communiques/Les-prisonniers-palestiniens-dans-les-prisons-israeliennes-sont-prets-a-

    Les prisonniers politiques palestiniens dans les prisons israéliennes se sont dits prêts à entamer une grève de la faim si les services pénitentiaires israéliens (IPS) n’acceptent pas leurs exigences humanitaires, a déclaré aujourd’hui Qadri Abu Bakr, président de la Commission des détenus et ex-détenus palestiniens.

    Les prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes sont prêts à se mettre en grève à moins que leurs revendications ne soient satisfaites

    Abou Bakr a déclaré à l’agence de presse officielle Wafa que si Israël ne répondait pas aujourd’hui aux revendications formulées par les prisonniers, un groupe d’entre eux se lancera dès le 7 avril dans une grève de la faim qui sera suivie le 17 de ce mois, Journée du prisonnier palestinien, avec un autre groupe, puis le 1er mai par quiconque voudra se joindre à la grève de la faim.

    Il a ajouté que la principale exigence des prisonniers est de supprimer les dispositifs de brouillage récemment installés par l’IPS dans la prison du Naqab en raison de leur impact sur la santé des prisonniers (cancer potentiel, ndt) et du brouillage de leurs téléviseurs et radios, qui les empêchent de regarder la télévision ou d’entendre des programmes de radio.

    Les prisonniers exigent également que l’IPS installe dans les cours des téléphones publics qui leur permettraient d’entrer en contact avec leurs familles et d’annuler les mesures punitives imposées par l’IPS aux prisonniers des prisons du Naqab et de Rimon à la suite de mutineries dans ces prisons.

    Certaines de ces mesures comprennent des perquisitions de cellules par les forces spéciales de répression, des assauts contre des prisonniers, la destruction et la saisie de tous leurs biens, l’isolement et l’imposition de lourdes amendes.

    #palestine #israël #prisons


  • Maroc : les peines confirmées en appel pour tous les militants du Hirak
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/04/06/maroc-les-peines-confirmees-en-appel-pour-tous-les-militants-du-hirak_544653


    Pendant les délibérations, plusieurs dizaines de personnes – des familles, des militants du Hirak ou des droits humains – avaient manifesté devant le tribunal, à Casablanca.
    FADEL SENNA / AFP

    Nasser Zefzafi et ses compagnons du mouvement de protestation du Hirak (« la mouvance »), qui a agité le nord du Maroc en 2016-2017, ont vu leurs peines confirmées vendredi 5 avril par la cour d’appel de Casablanca. Les quarante-deux militants du Hirak étaient jugés en appel depuis novembre après avoir été condamnés en juin 2018.

    Le jugement, qui confirme des peines allant jusqu’à vingt ans de prison, a été accueilli par des cris de colère et de déception par les familles des militants, réunies dans la salle d’audience après cinq heures de délibéré et quatre mois de procès. « Vive le peuple ! », « Etat corrompu ! », « vive le Rif ! », a crié la foule à la sortie de la salle, tandis que des proches des prévenus s’effondraient en pleurs.

    Jugé pour « complot visant à porter atteinte à la sécurité de l’Etat », Nasser Zefzafi, le leader du Hirak, devra donc purger une peine de vingt ans de prison ferme, comme trois autres militants du noyau dur de la protestation. Les autres peines confirmées en appel vont de un an à quinze ans de réclusion.


  • Washington : les prisonniers américains désormais privés de lecture
    https://www.actualitte.com/article/monde-edition/washington-les-prisonniers-americains-desormais-prives-de-lecture/94203?origin=newsletter

    Alors que les études confirme le fait que la lecture de roman permet de développer l’empathie, voici une excellente politique à long terme. Comme toujours, les questions « budgétaires » servent à détruire du lien social et la construction réelle d’un futur vivable. Mais le budget, c’est tous les ans, n’est-ce pas ?

    C’est en toute discrétion que le Département de l’administration pénitentiaire de l’État de Washington (États-Unis) a adopté une nouvelle politique en mars 2019, visant à interdire le don de livres à des prisonniers via des organisations à but non lucratif. N’ayant pas été mise au courant, l’association Books to Prisoners, qui distribue des livres aux prisonniers depuis le début des années 1970, se dit « prêt à combattre » cette décision. Le Département assure pourtant avoir mis en ligne un communiqué sur leur site à ce propos.

    (Photo d’illustration : sammisreachers - Pixabay License)


    Un sous-effectif dans les salles de courrier

    L’une des raisons principales évoquées pour ce changement est le manque de personnel dans les salles de courrier. Avec un effectif restreint, il serait impossible de vérifier correctement le matériel envoyé aux prisonniers, qui pourrait cacher des produits de contrebande.

    Par conséquent, cette nouvelle politique limite les livres acceptés par la Washington State Library (WSL), l’organisme gouvernemental chargé de distribuer des collections de livres dans les prisons et les hôpitaux psychiatriques américains. Elle utilisait notamment des livres de la bibliothèque de la ville de Monroe (Washington), destinés pour la plupart aux établissements correctionnels du comté de Snohomoish et à ceux achetés par les prisonniers inscrits au préalable à des librairies de leur quartier.

    De plus, la Washington State Library (WSL) ne disposerait plus de fonds ou de ressources supplémentaires afin de continuer cette mission. Interrogés par le Book Riot à ce propos, les membres de l’association Books for Prisoners assurent avoir parlé aux membres de la WSL et confirment les rumeurs : « Ils ne disposent ni d’employés spéciaux ni de procédures de contrôle, et ils ne peuvent pas recruter du personnel supplémentaire car ils ne reçoivent pas d’argent pour faire face à l’afflux de livres. La politique les utilise comme un pion. »

    L’association souligne également qu’une telle décision pourrait limiter de manière considérable l’accès à la littérature pour les personnes incarcérées.

    12.000 prisonniers potentiellement privés de lecture

    Books to Prisoners envoie des livres gratuits à des prisonniers de tout le pays depuis 1973. Ils notent dans un tweet que « des tentatives d’interdiction arrivent parfois, comme tout récemment par le Département de l’administration pénitentiaire de Pennsylvanie en 2018, toujours en utilisant la même excuse approximative concernant la "sécurité". En 45 ans, nos livres n’ont jamais eu de contrebande ».

    « Étant donné que nous envoyons des livres sans numéro depuis 1973 et que nous sommes actuellement en contact avec 12.000 prisonniers dans presque tous les États du pays, il serait déconcertant, après 46 ans de travail en tant qu’organisation à but non lucratif primée, que nous ayons décidé de commencer à envoyer des produits de contrebande », a ajouté l’association.

    Des manuscrits écrits en
    prison exposés à la BnF

    Une pétition contre la nouvelle politique a été lancée le 31 mars 2019 par l’association américaine et aurait récolté à ce jour au moins 5000 signatures.

    D’autres États américains, dont New York, avaient déjà mis en place des interdictions similaires par le passé et ont réussi à être levés, notamment grâce à l’intervention de l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU). Le but de cette dernière est de veiller à ce que les prisonniers aient accès à la littérature et l’éducation malgré leur incarcération.

    #Lecture #Prisons


  • Matteo #Salvini expulse des détenus roumains et promet le même traitement aux Albanais

    Le ministre italien de l’Intérieur a triomphalement annoncé sur sa page Facebook que Rome allait renvoyer 13 détenus roumains pour qu’ils purgent leur peine dans leur pays d’origine. Une mesure qu’il a promis d’étendre, notamment aux prisonniers albanais.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/l-italie-renvoie-13-detenus-en-Roumanie
    #expulsions #renvois #criminels_étrangers (pour utilisé la même expression d’une initiative de l’#UDC en #Suisse) #migrations #migrants_roumains #migrants_albanais #Albanie #Roumanie #détention #prisonniers #prisons #emprisonnement #Italie


  • Manifestation nationale pour la libération #de Georges Abdallah
    https://nantes.indymedia.org/articles/45103

    Printemps d’agitation pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Rassemblement le 17 avril et manifestation nationale à Place des Fêtes le 22 juin 2019

    #Répression #Resistances #/ #prisons #centres #rétention #antifascisme #Répression,Resistances,/,prisons,centres,de,rétention,antifascisme


  • LETTRE OUVERTE À HUGUES JALLON, PRÉSIDENT DES EDITIONS DU SEUIL, À PROPOS DE CESARE BATTISTI
    Serge #Quadruppani
    paru dans lundimatin#185

    ... je suis sûr que je ne t’apprendrai rien, cher Hugues, en rappelant que la défense de #Battisti et de tous les exilés menacés d’#extradition (à propos, on compte toujours sur toi pour signer en faveur de ceux qui pourraient être menacés aujourd’hui), entrait et entre toujours dans une bataille contre le #révisionnisme historique dominant en Italie, qui refuse d’admettre que dans les années 60-70, une partie minoritaire mais conséquente de la population de la péninsule est entrée en sécession contre la vieille société. Pour ces centaines de milliers, ces millions d’ouvriers, étudiants, paysans, habitants de quartiers populaires, femmes et homosexuels en lutte, le fait qu’on veuille s’en prendre physiquement à des gros commerçants qui jouaient au shérif en tirant sur des petits voyous braqueurs et qui s’en vantaient, ou à des matons tortionnaires, n’était discutable que d’un point de vue stratégique, pas éthique. Il faut dire que ces Italiens-là savaient que les auteurs des attentats massacres, les penseurs de la #stratégie_de_la_tension, les assassins d’ouvriers dans les usines, de paysans dans les champs et de détenus dans les prisons, étaient à chercher du côté de l’Etat et de ses forces de l’ordre. Faire porter le chapeau d’une violence sociale généralisée à Battisti et à quelques centaines d’individus ensevelis sous les peines de prison et contraints souvent à des rétractations honteuses, est le tour de passe-passe auquel l’#Italie officielle, celle du PC et de la démocratie chrétienne regroupés aujourd’hui dans le PD ont réussi jusqu’ici, y compris à présent avec l’appui des fascistes de la #Ligue et des sinistres bouffons xénophobes #5_étoiles. Le Seuil n’était pas obligé d’apporter sa caution de vieille maison d’édition à cette vérité officielle-là.

    #innocentisme #édition #gauche #strage_di_stato #prison #isolement #écriture #littérature

    https://lundi.am/Lettre-ouverte-a-Hugues-Jallon-President-des-Editions-du-Seuil-a-propos-de

    • Note d’Irène Bonnaud sur FB sur l’écriture, "ceux qui ont la culture" (et ceux qui "ne l’ont pas"), en complément au texte de Serge Quadruppani : "Merci à Serge Quadruppani qui dit ici l’essentiel. J’ajouterais que la prison coûte cher (cantiner, faire venir la famille au fin fond de la Sardaigne, payer les avocats, etc), et qu’un écrivain enfermé dans des conditions carcérales pareilles (isolement, surveillance visuelle 24h/24), sous le feu d’une campagne de propagande massive, quel recours a-t-il sinon écrire et publier pour faire entendre sa voix ? Dans ce contexte, on peut trouver la décision du Seuil encore un peu plus infâme. "L’heure pour Cesare Battisti n’est pas à la littérature" : mais quelle dose de stupidité peut-on avoir dans la cervelle pour prononcer cette phrase ? À moins que cela ne fasse au fond partie du problème.

      Car cette focalisation délirante des autorités italiennes sur le cas Battisti, alors qu’il n’était qu’un parmi des milliers dans les années 70, et qu’un parmi des dizaines d’autres réfugiés en France, est liée à son refus des deux attitudes qu’on lui offrait : se taire, et accepter d’être objet silencieux du discours des autres, tant la production culturelle sur les « années de plomb » était florissante à l’orée des années 2000, ou se repentir, expier en public les erreurs passées, endosser le rôle d’épouvantail aux oiseaux et d’organisateur de l’autocritique des autres, repenti perpétuel et juge du repentir d’autrui, bref servir l’ordre social existant.

      Ce refus était un scandale, et la provocation immense, d’être devenu écrivain sans y avoir été convié. Pour l’Etat italien, il devenait alors urgent de le remettre à sa place, que tout le monde oublie ses livres et qu’il ne soit plus que « le terroriste », « l’assassin », ou au mieux « l’ex terroriste », « l’ex militant d’extrême-gauche », etc. La négation de Cesare Battisti comme écrivain, le fait que ses livres depuis 2002, et les meilleurs et parmi les plus nettement autobiographiques, Cargo Sentimental, Face au mur, ne soient pas publiés en Italie, n’est pas un hasard d’édition. Sans cesse les articles de presse haineux au Brésil comme en Italie insistaient sur le même thème : ce type est mégalomane, il fait le malin, il crâne, il nous nargue, il fanfaronne, il se prétend écrivain, il "joue à l’écrivain" - sous-entendu : il n’est pas un vrai écrivain, sérieux, respectable, bourgeois, c’est un voyou mal élevé et, comme on dirait dans un mauvais polar, « on va lui montrer où est sa place ». Cesare Battisti a le malheur de ne pas être issu de la bourgeoisie intellectuelle. Fils de paysans pauvres, il fait décidément mauvais genre, ragazzo di vita à la Pasolini, squatteur, chômeur, autodidacte, pas idéologue ni théoricien pour un sou, bref pas sérieux, pas présentable.

      Et comment accepter que ces « années de plomb » dont il paraît si important de faire une décennie de tragédies et de désolation aient pu transformer un enfant de prolo en écrivain ? Ce serait laisser voir qu’elles ont été aussi, pour des dizaines de milliers de jeunes gens, un chemin d’émancipation, un air de liberté. Refuser d’aller travailler aux champs ou à l’usine, rompre avec un Parti Communiste qui chantait la dignité du travail et s’alliait avec la droite réactionnaire la plus corrompue, quitter sa famille, son lycée, vivre dans des squats, braquer des magasins pour « se réapproprier les richesses », mais surtout pour refuser l’obéissance aux contremaîtres, aux patrons, aux syndicats - toute cette politique au jour le jour qui a marqué la décennie de l’après 68 et qui a été une formidable source de créativité et de culture, en Italie plus que partout ailleurs dans le monde, est la matrice des romans de Cesare Battisti, leur sujet parfois, mais surtout ce qui les a rendus possibles.

      "J’ai toujours cru que je n’avais pas le droit d’écrire. Je n’en ai pris conscience qu’après février 2004, dans cette situation extrême. Mon arrestation et toutes les infamies qui s’ensuivirent m’avaient rejeté trente-cinq ans en arrière. A l’époque où mon père, qui n’avait jamais terminé l’école primaire, me disait : « On n’écrit que lorsqu’on a une chose importante à dire, et pas n’importe comment. On peut faire beaucoup de dégâts avec un écrit. Il faut laisser cela à ceux qui ont la culture et les responsabilités." (Cesare Battisti, Ma Cavale)

      Du stalinisme paternel à cette décision du Seuil aujourd’hui, on peut dire qu’il y a une certaine continuité, une façon de dire aux "classes dangereuses" et autres subalternes : "la littérature ne vous appartient pas, la littérature est l’affaire des gens respectables, la littérature est notre affaire". Inutile de dire que c’est tout l’inverse, et que ces gens du Seuil viennent de prouver qu’ils ne comprennent, mais alors rien à la littérature."

    • Selon son avocat, Davide Steccanella, les aveux de Cesare Battisti sont avant tout motivés par sa volonté de soulager sa conscience : « Pendant quarante ans, il a été décrit, en Italie, comme le pire des monstres. Avec ce geste, il veut se réapproprier son histoire. » Agé de 64 ans et sans perspective autre que celle de « pourrir en prison » – selon la promesse faite par Matteo Salvini le jour de son retour en Italie –, l’ancien fugitif n’a en effet plus rien à perdre, et pas grand-chose à gagner.

      La demande, présentée par son avocat, de considérer comme prescrite sa condamnation à six mois d’isolement a été rejetée par la justice italienne. Depuis janvier, l’ancien activiste est emprisonné à Oristano, dans une des prisons les plus difficiles du pays, dans une cellule de 3 mètres par 3, où il fait l’objet d’un traitement « sur mesure », surveillé 24 heures sur 24 par les gardiens, il n’a pas grand-chose de plus à espérer qu’un geste de clémence.

      Pour l’ancien membre des Brigades rouges Enrico Porsia (dont la condamnation à quatorze années de prison est prescrite depuis 2013), qui a bien connu Battisti lors de ses années parisiennes, l’ancien membre des PAC a surtout cédé à la pression à laquelle il est soumis depuis son retour en Italie : « Il a été exhibé lors de son arrestation, il est enfermé dans un “aquarium” et soumis à un traitement inhumain, très proche du “41 bis” réservé aux mafieux… En fait, avec ces aveux, l’Etat italien dit : il nous a suffi de trois mois pour le briser. »

      Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)

      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/25/italie-cesare-battisti-reconnait-sa-responsabilite-dans-quatre-meurtres_5441

    • L’AUTODAFÉ DE CESARE BATTISTI, Paolo Persichetti
      https://lundi.am/L-autodafe-de-Cesare-Battisti

      (...) Présentée comme un changement radical après sa libération en mars 2004, la décision soudaine et brutale de faire recours à la catégorie de l’innocence fut assumée dès le début aux dépens de ses compagnons de destin, comme pour souligner que la distance intervenue avec sa vieille communauté serait devenue une valeur ajoutée. Les autres réfugiés furent accusés de l’avoir mis sous pression, carrément bâillonné, le tout sans épargner les jugements dénigrants à l’égard des autres formations politiques armées des années 70 différentes de celles de son petit groupe d’appartenance. Tandis que ses vieux avocats et compagnons d’exil le mettaient en garde, devant le risque que représentait ce choix, en lui rappelant que la procédure d’extradition n’était pas une anticipation du jugement du procès, ni un dernier degré du procès, mais une instance juridique où les requêtes provenant d’Italie étaient évaluées en fonction de leur conformité aux normes internationales et internes, certains de ses soutiens laissaient entendre que la défense nécessaire n’avait pas été développée auparavant parce qu’elle aurait pu « nuire à la protection collective accordée sans distinction des actes commis », à la « petite communauté des réfugiés italiens, protégée pendant plus de 20 ans par la parole de la France » (Le Monde du 23 novembre 2004). En plus d’insinuer, devant l’opinion publique, que la communauté des exilés était une communauté de « coupables » qui empêchaient l’unique « innocent » de se défendre, on leur attribuait un rôle de censeurs jusqu’à dépeindre les exilés comme une bande de cyniques inquisiteurs qui lançaient des excommunications. (...)

      LES AVEUX

      Dans le système judiciaire italien, la notion de culpabilité a été renversée par l’imposant arsenal législatif des récompenses. Le discriminant essentiel est devenu de fait le comportement du prévenu, la démonstration de sa soumission, le degré de repentir ou de collaboration. A égalité de délit et de responsabilité pénale, sont rendus des jugements et des traitements pénitentiaires très différents. La logique des récompenses a modifié les frontières de la culpabilité et de l’innocence. On peut être coupable et récompensé, innocent et puni. Ce que l’on est compte plus que ce qui a été fait. Battisti, malheureusement, n’a pas eu la force de se battre contre cette situation.


  • Nouvelle brochure : « Comme une étincelle en travers de la gorge »
    https://fr.squat.net/2019/03/30/nouvelle-brochure-comme-une-etincelle-en-travers-de-la-gorge

    Compil de textes traduits de l’italien à propos des deux opérations répressives à #Turin, Trento et #Rovereto du début de l’année 2019. Sommaire : – L’Asilo non si tocca (Opération « Scintilla ») – Le dîner du dimanche peut être spécial (lettre de Lorenzo depuis la #prison de Turin) – Le coeur au-delà des barreaux (texte diffusé […]

    #Italie #Opération_Étincelle #publication #Trente


  • En Finlande, des prisonniers dressent des intelligences artificielles
    https://usbeketrica.com/article/finlande-prisonniers-intelligences-artificielles

    D’après le site The Verge, deux prisons finlandaises ont initié un nouveau programme de travail pénitentiaire, en collaboration avec une start-up : les détenus sont formés au microtravail, réalisant des tâches numériques répétitives et a priori peu complexes. Ou quand le digital labor intègre les prisons... Lorsque Louis XIV crée, sous l’inspiration de Colbert, son contrôleur général des Finances, la peine de galères - le roi avait alors besoin de main-d’œuvre pour reconstruire sa flotte -, il ne savait (...)

    #algorithme #travail #prison


  • Inmates in Finland are training AI as part of prison labor
    https://www.theverge.com/2019/3/28/18285572/prison-labor-finland-artificial-intelligence-data-tagging-vainu

    Prison labor” is usually associated with physical work, but inmates at two prisons in Finland are doing a new type of labor : classifying data to train artificial intelligence algorithms for a startup. Though the startup in question, Vainu, sees the partnership as a kind of prison reform that teaches valuable skills, other experts say it plays into the exploitative economics of prisoners being required to work for very low wages. Vainu is building a comprehensive database of companies (...)

    #algorithme #travail #prison


  • « On comprend pourquoi certains prisonniers ont préféré demander à leurs proches de ne pas venir pour leur épargner cette humiliation »Communiqué des femmes de prisonniers de Condé sur Sarthe et du Syndicat PRP | L’envolée
    http://lenvolee.net/on-comprend-pourquoi-certains-prisonniers-ont-prefere-demander-a-leurs-pro

    Qu’allaient-ils encore nous réserver ? Juste des palpations ? Qu’allaient-ils faire avec les enfants et les nourrissons ? Par précaution, pour ne pas traumatiser les petits, certaines d’entre nous ont préféré y aller seules pour ce premier parloir.

    En arrivant, on constate rapidement que les matons ont la haine contre nous : ils ont saccagé l’abri famille. Dès l’arrivée dans le sas, on comprend qu’ils feront tout pour nous humilier. Il y a des flics en renfort. Avec les matons, ils sont une vingtaine, et le directeur adjoint de la prison est là, alors que nous sommes moins de quinze… Ils nous font aligner contre le mur. Les enfants sont tous palpés, et pour les nourrissons, il faut leur enlever la couche devant un flic. Les adultes finissent tous en sous-vêtements ; on nous demande même de secouer nos culottes et soutiens-gorge. Le directeur adjoint force les flics à fouiller un vieux monsieur qui avait été initialement dispensé de l’humiliation. On comprend pourquoi certains prisonniers ont préféré demander à leurs proches de ne pas venir pour leur épargner cette humiliation. Le directeur adjoint se charge de mettre la pression sur certaines familles, leur demandant de gérer leur mari « agressif » (qui ne le serait pas après trois semaines dans ces conditions ?) sous peine de se voir supprimer leur parloir.

    #prisons #répression


  • Ateler de Tchi Con Gue par Maître Tchi Ko Ré - #27
    http://www.radiopanik.org/emissions/bruxelles-m-habite/-27

    L’équipe de #bruxelles M’Habite revient sur les ondes après une hibernation/hivernation méritée !

    Au menu :

    des cailloux avec l’Avenue de #stalingrad, la Place #liedts, le #métro_3 et le point de vue du Pavé dans les Marolles ; des cailloux avec le dossier du RBDH-BBOW « Le privé à l’assaut du social » (sur les #ais, Agences Immobilières Sociales) et un article du Soir ; des cailloux avec le projet de Méga-Prison de #haren et le #chicon en ville, sous forme d’un atelier de Tchi Con Gue par Maître Tchi Ko Ré.

    Ça fait beaucoup de caillasses.

    Musiques :

    Charles Wright & The Watts 103rd Street Rhythm Band : « Express Yourself » The Lover Be : « Chicon » Jacques Dutronc : "Le Petit (...)

    #prison #logement_social #rbdhn #prison,haren,bruxelles,logement_social,chicon,rbdhn,métro_3,liedts,ais,stalingrad
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/bruxelles-m-habite/-27_06459__0.mp3


  • Le jaune et le noir ne s’épousent-ils pas ?
    https://nantes.indymedia.org/articles/45086

    Mardi 2 avril, 18 heures à La Chapelle, pour penser ensemble la #Répression autour d’une affaire d’association #de malfaiteurs dans le cadre du mouvement des gilets jaunes. Soirée d’information et d’organisation. Présence de la Défense Collective, cantine et bar pour la caisse antirépression, en soutien aux inculpé·es.

    #Resistances #contrôle #social #/ #prisons #centres #rétention #antifascisme #Répression,Resistances,contrôle,social,/,prisons,centres,de,rétention,antifascisme


  • Vengeance glaciale ? Quand la Justice prend en otage la mort de Georges Courtois, interdit de crémation : « Ce qui s’est passé est inhumain »

    Alors que la cérémonie s’achevait sur la chanson Antisocial, du groupe Trust, les agents des pompes funèbres ont remis la dépouille de Georges Courtois dans leur fourgon funéraire et repris la route de Quimperlé.

    L’explication ? La famille de Georges Courtois -qui n’aura pas connu son premier arrière petit-enfant né samedi- l’a donnée en aparté aux personnes présentes qui s’interrogeaient : le parquet de Quimper s’est opposé à l’incinération du corps de l’ex-gangster.

    https://m.presseocean.fr/actualite/nantes-info-presse-ocean-funerailles-de-georges-courtois-lincroyable-c

    Incompréhension de la famille du défunt lorsqu’elle a appris, le 19 mars, que le parquet de Quimper s’opposait à son incinération. « Dans la famille, il n’y a pas de caveau, on se fait incinérer, confie Cécile Courtois. On ne comprend pas pourquoi on nous a empêchés de respecter les dernières volontés de notre père. »

    https://m.presseocean.fr/actualite/nantes-georges-courtois-interdit-de-cremationce-qui-s-est-passe-est-in

    #justice #prison #banditisme #Georges_Courtois


  • Lieux de privation de liberté : un rapport dénonce la culture de l’enfermement

    Le rapport annuel de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté se demande si la France ne serait pas prise d’une frénésie d’enfermement.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/27/lieux-de-privation-de-liberte-un-rapport-denonce-la-culture-de-l-enfermement

    Conf presse CGLPL / twitter Marie Barbier :

    Pour la première fois depuis 10 ans, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté(CGLPL), n’a pas pu remettre son rapport annuel au président de l’Assemblée nationale : « Il nous a fait savoir qu’il n’avait pas le temps », explique Adeline Hazan.


  • « Des gens ont pillé la plus belle avenue du monde ! » comparutions immédiates suite à l’acte XVIII des gilets jaunes à Paris.
    http://lenvolee.net/des-gens-ont-pille-la-plus-belle-avenue-du-monde-comparutions-immediates-s

    Alors comme ça, on est maintenant tous et toutes considérés comme « complices » des dégradations ? Sauf qu’on l’était déjà ! Automatiquement coupables, même : depuis la « justice d’exception » créée par Sarkozy, « participer sciemment à un groupement » est un délit (cf. compte rendu précédents), que les tribunaux collent à tous les gilets jaunes qui passent en comparution immédiate (CI).


    #lenvolée #gilets_jaunes #comparution_immédiate



  • Hommage à Georges Courtois : Extrait d’interviews avec Jeff Klak @jef_klak dans l’emission du 22 mars de #lenvolée

    http://www.lenvolee.net/wp-content/uploads/2019/03/lenvolee-19-03-22.mp3


    http://lenvolee.net/emission-du-22-mars-2019

    Quelques liens & articles au sujet de quoi sa cause dans le poste :
    https://www.prison-insider.com/news/france-une-prison-dans-la-prison-pour-les-detenus-radicalises-recrut

    La création des QPR a été décidée dans le cadre d’un plan de lutte contre la radicalisation, lancé par le gouvernement. Les QPR sont destinés à accueillir des détenus radicalisés dont le comportement prosélytes a été décelé pendant la période d’évaluation. « Il faut séparer les recruteurs des personnes influençables violentes et ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas passés à l’acte qu’ils ne sont pas dangereux, au contraire » précise l’administration pénitentiaire.

    Je souligne ceci en gras parce qu’il me semble que ce jugement n’est pas propre à l’administration pénitentiaire, en ces temps de gilets jaunes et de macronie débridée.
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/aix-en-provence/luynes-bientot-prison-prison-detenus-radicalises-recrut

    Sur le blocage des matons à Condé-sur-Sarthe

    https://www.prison-insider.com/news/france-l-administration-penitentiaire-a-la-prison-de-conde-pour-sort
    https://www.prison-insider.com/news/france-la-greve-dure-les-detenus-endurent
    #ERIS #prison #Georges_Courtois #CRA

    • En plein mouvement de surveillants qui réclament une revalorisation de leur statut, le gouvernement vient d’adopter un décret durcissant le régime disciplinaire des personnes détenues.
      https://paris-luttes.info/le-durcissement-du-mitard-11826

      Tous les détenus, prévenus ou condamnés, y compris ceux placés en semi-liberté, en placement à l’extérieur ou sous surveillance électronique, sont soumis au régime disciplinaire de l’établissement dans lequel ils se trouvent incarcérés. Ce régime est déterminé par le Code de procédure pénale qui définit les fautes, les sanctions et la procédure disciplinaires. Aux sanctions disciplinaires – dont la plus dure reste le placement en #cellule_disciplinaire (mitard) – peuvent s’ajouter éventuellement les « sanctions » du juge de l’application des peines, par exemple le retrait de crédits de réduction de peine, ou le retrait de la mesure d’aménagement de peine (semi-liberté, placement à l’extérieur ou sous surveillance électronique). Certaines fautes disciplinaires constituent en outre des infractions pénales, faisant encourir une nouvelle condamnation qui peut venir s’ajouter à la sanction disciplinaire.

      https://oip.org/fiche-droits/la-discipline
      #quartier_disciplinaire #mitard