• Mobilisations lycéennes : une jeunesse à écouter, pas à enfermer
    ▻https://oip.org/communique/mobilisations-lyceennes-une-jeunesse-a-ecouter-pas-a-enfermer

    Face aux mobilisations lycéennes, les réponses policières et judiciaires interrogent la place accordée à la jeunesse, à ses revendications et à ses droits. Depuis le début de la mobilisation, 5 890 adolescent·es ont été placé·es en garde à vue. Par ailleurs, près de 3 000 adolescent·es sont incarcéré·es chaque année dans des conditions qui mettent à mal les ambitions éducatives affichées par la justice des mineurs comme le documente le rapport d’enquête de l’Observatoire international des prisons – section française (OIP-SF). Ces deux réalités invitent à questionner les moyens consacrés à la jeunesse : comment prévenir les difficultés sociales, réduire les inégalités et garantir les droits, plutôt que de privilégier la contrainte et la sanction ?

    #OIP

  • Un msg de Ritchy qui vient d,’être partagé Communiqué de Ritchy de ce 15 octobre, depuis le quartier disciplinaire
    ▻https://kolektiva.social/@Libre_Flot/117449067631670828

    #freeritchy Un msg de Ritchy qui vient d,’être partagé Communiqué de Ritchy de ce 15 octobre, depuis le quartier disciplinaire :

    Alors même qu’il est déjà prévu que je passe au prétoire la semaine prochaine, pour un premier rapport d’incident où je suis incriminé pour la phrase suivante adressée à la directrice de Fleury-Merogis dans un courrier : « L’administration pénitentiaire est responsable de tant et tant de malheurs et de souffrances allant jusqu’à la mort, c’est pourquoi je veux la voir partir en fumée ».

    Je viens ce matin à nouveau d’être notifié d’un deuxième rapport d’incident car l’administration me considère instigateur d’un mouvement de protestation collectif qui a eu lieu ce jour lors de la promenade du quartier arrivant. En effet, nous avons quasiment tous refusé de regagner nos geôles en demandant à être reçus pour faire entendre nos revendications concernant nos piteuses conditions d’enfermement.

    Tout cela survient seulement deux jours après la levée de ma gestion isolée. C’est donc une nouvelle stratégie de ces tortionnaires pour me mettre à genou. Depuis ce matin, je suis placé de manière préventive en quartier disciplinaire avant de passer lundi prochain devant une commission chargée de statuer sur les sanctions à prendre à mon encontre. Concrètement, je suis dans une cage de 5 mètres carré, quasiment sans accès à la lumière, sans pouvoir ni lire ni écrire ni avoir la possibilité de recevoir du courrier.

    Cela est particulièrement violent, c’est pourquoi ce jour, j’ai décidé d’entamer une grève de la faim que je continuerai tant que persistera ce châtiment.

    Ici mieux que jamais, je vois ce que cette vilaine institution fait à l’humain. Elle a pour objectif intrinsèque de le désinsérer, de le distordre, de le briser, de le torturer, de le dévitaliser pour in fine le tuer. Je le dis donc résolument : détruire une prison, c’est sauver des vies.

    Il est du devoir de chacun, en particulier du vôtre, celles et ceux du dehors, de s’ériger contre le sort déshumanisant infligé à près de cent milles de nos frères et sœurs derrière les barreaux dans le pays.

    Vivement que l’envolée générale advienne car la liberté n’est illusoire partout là où l’État peut nous l’arracher à son gré.

    Je me permets d’ajouter quelques mots au sujet de la journée 17 octobre qui s’annonce. Je ne pourrai malheureusement pas avoir des nouvelles de cette dernière étant en quartier disciplinaire.

    Sachez simplement qu’ici, tout le monde vous regarde et souhaite que cela marque le début d’une insurrection que leurs bottes et leurs matraques ne parviendront pas à arrêter. Je sais que vous allez viser juste en ciblant les citadelles capitalistes et institutionnelles afin de les mettre hors d’état de nuire. Il n’y a pas de temps de perdre dans les parades entre République et Nation, c’est l’Élysée et le siège du CAC 40 qu’il faut assiéger.

    Ma liberté, je ne vais pas la quémander à des magistrats, je sais que c’est vous qui l’obtiendrez. C’est la synergie de vos forces à l’extérieure et des nôtres à l’intérieur qui permettra le plus promptement de faire tomber les murs.

    Combativement,

    Ritchy Thibault

    #PEPS
    #FreeRitchy
    #repression
    #prison

    Pour qui a déjà vu l’institution carcérale à l’œuvre, c’est un coup à ce qu’il reste en prison jusqu’à sa retraite...

    • «  Détruire une prison, c’est sauver des vies  »  : Ritchy Thibault entame une grève de la faim
      ▻https://www.blast-info.fr/articles/2026/detruire-une-prison-cest-sauver-des-vies-ritchy-thibault-entame-une-greve

      Le 15 octobre, Ritchy Thibault a annoncé qu’il entamait une grève de la faim pour protester contre son placement en quartier disciplinaire dans la prison de Fleury-Mérogis.

      Militant d’extrême gauche, ancien gilet jaune, ancien assistant parlementaire de la députée LFI Ersilia Soudais (lire l’article de Blast) et porte-parole de PEPS (Pour une écologie populaire et sociale), Ritchy Thibault avait été interpellé le 1er octobre puis placé en détention provisoire après avoir appelé à «  brûler l’Élysée  » et à «  faire la révolution  » devant un lycée de la banlieue parisienne.

      Il explique que l’administration pénitentiaire l’a considéré comme «  instigateur d’un mouvement de protestation collectif  » après la promenade des détenus  : «  nous avons quasiment tous refusé de regagner nos geôles pour faire entendre nos revendications concernant nos piteuses conditions d’enfermement  », dit-il. Il doit passer lundi 19 octobre devant la commission de discipline, chargée de statuer sur les sanctions à prendre à son encontre.

      Au quartier disciplinaire, décrit-il, le détenu est «  dans une cage de 5 mètres carrés, quasiment sans accès à la lumière, sans pouvoir ni lire ni écrire ni avoir la possibilité de recevoir du courrier [...] Cela est particulièrement violent, c’est pourquoi, ce jour, j’ai décidé d’entamer une grève de la faim que je continuerai tant que persistera ce châtiment.  »

      «  Ici mieux que jamais, je vois ce que cette vilaine institution fait à l’humain […] Je le dis donc résolument  : détruire une prison, c’est sauver des vies  », poursuit Ritchy Thibault dans son communiqué.

      Par ailleurs, il vient d’être condamné à quatre mois de prison avec sursis dans une autre procédure. Le 24 février 2024, au Salon de l’agriculture, il avait lancé à l’adresse du président de la République  : «  L’éborgneur, n’oublie jamais que nous sommes dans le pays de la Révolution française, le pays qui fait tomber la tête des monarques.  »

    • Pour écrire à Ritchy en détention.
      Ritchy Thibault
      Maison d’arrêt de Fleury-Mérogis
      numéro d’écrou 500978
      7 avenue des Peupliers
      91700 Fleury-Mérogis
      Bien mettre son adresse au dos de l’enveloppe pour qu’il puisse vous répondre si vous le souhaitez et mettre des timbres dans l’enveloppe.

  • Pierre Coppey, ancien président de Vinci Autoroutes, choisi comme nouveau contrôleur général des lieux de privation de liberté par Emmanuel Macron
    ▻https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/10/14/pierre-coppey-ancien-president-de-vinci-autoroutes-choisi-comme-nouveau-cont

    M. Coppey est aussi le président d’Aurore, une association qui accompagne des personnes en situation de précarité ou d’exclusion. Il succède à Dominique Simonnot.

    [...]

    Le CGLPL est une autorité indépendante chargée de vérifier le respect des #droits_fondamentaux des personnes privées de liberté. Ses missions le conduisent notamment dans les prisons, les commissariats, les centres de rétention administrative et les établissements de santé accueillant des personnes sans leur consentement. Il peut formuler des recommandations aux pouvoirs publics pour améliorer les conditions de prise en charge et de détention.

    L’autoroute, Vinci, donc la construction de prisons et de CRA, voilà les libertés incarnées.

    #CGLPL #prisonniers #prisons #CRA #Psychiatrie #commissariats

  • « Pas de vision, pas de réflexion. On enferme, c’est tout » : sur le départ, Dominique Simonnot étrille la politique carcérale du gouvernement – Libération
    ▻https://www.liberation.fr/societe/police-justice/pas-de-vision-pas-de-reflexion-on-enferme-cest-tout-sur-le-depart-dominiq
    ►https://www.cglpl.fr

    Alors qu’elle quitte ce 14 octobre ses fonctions de contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, l’ancienne journaliste dénonce l’immobilisme teinté de « démagogie » des ministres macronistes et leurs alliés sur les #prisons et la #psychiatrie, où règnent la surpopulation, l’insalubrité et le déni des droits.

    Elle répète sans cesse qu’elle a eu « beaucoup de chance ». A quelques jours de la fin de son mandat de contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (#CGLPL), #Dominique_Simonnot considère qu’elle n’a, « de sa vie, rien fait qui soit mieux que ça ». Difficile de ne pas reconnaître dans cet enthousiasme le regard de l’éternelle journaliste, 74 ans – pilier de Libé puis du Canard enchaîné, où elle a longtemps chroniqué la « justice de classe » – qui n’en revient pas de voir les portes s’ouvrir sur un monde d’habitude inaccessible. Même s’il s’agit, derrière les verrous, de constater le sort réservé à celles et « ceux que personne ne peut blairer ».

    Elle affirme : « Aujourd’hui encore, quand j’arrive aux audiences de #comparutions_immédiates, je me sens à la maison. Mais j’y vais désormais pour contrôler les geôles des tribunaux judiciaires et je monte ensuite dans le camion cellulaire pour aller en prison. » A ce moment précis, oui, elle mesure sa chance d’éprouver la réalité des cages aveugles aux bancs tournant le dos à la route, où les détenus vomissent les uns après les autres, et dont elle ressort « en femme saoule », titubant sur le trottoir.

  • ‘This is injustice’ : how leftist zines were used to sentence anti-ICE protesters to decades in prison | Protest (US) | The Guardian
    ►https://www.theguardian.com/us-news/ng-interactive/2026/jun/24/prairieland-texas-ice-protests-zines
    ▻https://i.guim.co.uk/img/media/596f627f2b1ee9d008a135113a79d6baba7ca9cd/1_0_2499_2000/master/2499.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&precrop=40:

    Une histoire complètement ahurissante. Ta vie en prison pour posséder des fanzines anarchistes et tenir un book club de lectures gauchistes. C’est au Texas, pas à Moscou... ça se rapproche. Chez nous avec la trumpette locale ?

    Advocates sound alarm after zines were used as evidence to convict protesters of terrorism charges tied to 2025 protest at Texas ICE facility
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    Lex McMenamin with graphics by Flávio Pessoa
    Wed 24 Jun 2026 13.00 CEST
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    It’s the day after Mother’s Day, the first one Elizabeth Soto has spent apart from her three children. Sitting in jail in Wichita Falls, Texas, her face is washed out by the overhead fluorescent lighting, and her dingy jumpsuit blends into the cinder block walls surrounding her.

    Speaking through a glass separator, she tells me she celebrated the holiday with her children over the jail’s video-call system while they had dinner at their grandmother’s. “I’ve been a full-time mother all of their lives,” she said. “I’ve never been away from them.”

    Soto’s children have not visited her in jail, which lies on Texas’s northern border near Oklahoma, hours from their home in the Dallas-Fort Worth area. Elizabeth Soto has only seen her husband, Ines Soto, once over the past year, the longest they’ve spent apart since they first started dating more than 20 years ago. He is being held in a federal prison more than 100 miles away.

    On Tuesday, Elizabeth was sentenced to 50 years in federal prison; Ines’s sentencing is set for 1 July. All because, as she put it: “They didn’t like my book club.” Her laugh doesn’t quite reach her eyes.

    Last year on the Fourth of July, a small group from Dallas-Fort Worth held a night-time noise demonstration, setting off fireworks outside the Prairieland Immigration and Customs Enforcement (ICE) detention facility south of the cities, in solidarity with the detainees. A few protesters broke away and spray-painted graffiti on employees’ cars and a security post, slashed the tires on a government van, and broke a security camera. The facility’s guards ordered the protesters to disperse, and most of them did. When a police officer arrived at the scene, drawing his gun, an armed protester shot her rifle, hitting the officer in the shoulder. The officer survived.

    After a three-week trial, a jury found eight of nine protesters guilty of “providing material support to terrorists”, among other crimes. For the Sotos, this “material support” included owning a “printing press” used to print anarchist zines and being part of a leftist book club, the federal government argued. The couple had already left the scene by the time guns were drawn. All eight of the defendants sentenced so far have received unusually harsh sentences – 30 to 100 years – essentially life in prison.

    #Fanzines #Prison #Texas #Folie_fasciste #Liberté_expression

  • Dénoncer l’indignité des conditions de détention ne devrait jamais constituer un délit !

    Ce vendredi 25 septembre 2026, Raphaël Kempf, avocat au Barreau de Paris, était appelé à comparaître devant le tribunal correctionnel de Nancy. L’audience a été renvoyée au 31 mai 2027. Son tort ? Avoir vertement critiqué auprès d’une directrice des services pénitentiaires le sort imposé à l’un de ses clients placé à l’isolement.

    À l’incarcération, qui brise déjà la plupart des liens avec l’extérieur, ce régime de détention ajoute en effet la rupture des contacts avec les autres personnes écrouées. Une mise à l’écart qui, outre un confinement seul en cellule le plus clair du temps, se traduit généralement par une rigueur renforcée : fenêtres obstruées, promenade solitaire dans une cour dont l’ouverture au ciel est grillagée ou encore accès aux activités encore bien plus réduit qu’en détention ordinaire…

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/09/24/rapport-denquete-adolescence-emprisonnee-le-desastre-de-la-reponse-carcerale/#comment-75878

    #france #prison

  • Rapport d’enquête : Adolescence emprisonnée, Le désastre de la réponse carcérale

    Après un an d’enquête, l’OIP-SF publie le 22 septembre un rapport sur la détention des 13-17 ans.

    Dans un contexte de durcissement des discours politiques sur la délinquance juvénile et de remise en question récurrente du principe même d’une justice différenciée entre personnes mineures et personnes majeures, l’Observatoire international des prisons – section française (OIP-SF) a souhaité consacrer un rapport d’enquête sur l’incarcération des adolescent·es.

    Après plusieurs mois d’enquête, l’OIP-SF rend compte de la réalité des conditions de détention et de la prise en charge des adolescent·es incarcéré·es, et plus encore des conséquences de l’incarcération à des âges marqués par d’importantes transformations physiques, cognitives et psychologiques.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/09/24/rapport-denquete-adolescence-emprisonnee-le-de

    #france #prison

  • Le « ministre de la gale » n’en a pas fini de faire sombrer la société israélienne
    ▻https://www.haaretz.com/opinion/2026-09-15/ty-article-opinion/.premium/the-minister-of-scabies-isnt-done-dragging-israeli-society-down/000001a0-a446-de76-a1f7-bf4e84910000

    La surpopulation, la saleté et la négligence médicale ont provoqué une épidémie de gale parmi les prisonniers palestiniens – et Itamar Ben-Gvir s’est engagé à aggraver encore davantage leurs conditions de vie

    Amira Hass • 12 h 36 • 15 septembre 2026 IDT • Haaretz

    Un médecin généraliste de Ramallah, le Dr Mazen Rantisi, âgé de 71 ans, arrêté le 21 juin pour avoir fait du bénévolat au sein d’une organisation palestinienne de longue date qui fournit des services médicaux gratuits, a été transféré dans un quartier d’isolement de la prison de Ganot, dans le Néguev. Mais ce n’est pas une sanction : il a été envoyé dans ce quartier réservé aux Palestiniens ayant contracté la gale, une maladie de peau, pendant leur détention dans une prison israélienne.

    Un prisonnier palestinien condamné à 20 ans de prison m’a confié, à sa libération il y a environ un an, qu’il avait lui aussi contracté cette maladie au cours des derniers mois de son incarcération. « Pendant 18 ans, j’ai été prisonnier dans une cellule, m’a-t-il dit. Avec la gale, je suis devenu prisonnier de mon propre corps. »

    Il n’avait aucun moyen d’échapper aux démangeaisons insupportables, aux éruptions cutanées tenaces, aux boutons, aux petites cloques ou aux infections secondaires qui se propageaient parce que les autorités pénitentiaires ne lui avaient pas administré de traitement approprié à temps. Il en va de même pour des milliers d’autres prisonniers palestiniens.

    La maladie est causée par de minuscules acariens, mesurant à peine un quart de millimètre de long. Ces acariens creusent des galeries et des tunnels dans la peau, à l’aide de leur bouche et de leurs pattes avant. Ils pondent ensuite leurs œufs dans ces tunnels.

    Mais pour que ces acariens apparaissent et mènent à bien leur mission consistant à creuser, à se multiplier et à provoquer des démangeaisons, ils ont besoin d’un environnement propice – à savoir, les conditions que l’administration pénitentiaire israélienne a délibérément créées conformément à la directive du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, visant à détériorer les conditions de détention en matière d’alimentation, de capacité à maintenir la propreté et une bonne hygiène, d’espace par personne et de négligence médicale.

    Le Dr Rantisi et ses compagnons d’infortune reçoivent-ils actuellement le traitement nécessaire pour cette maladie de peau, mis à part le fait d’être isolés ? Sa famille l’ignore. Ce n’est que par hasard qu’elle a appris qu’il avait été transféré à Ganot, près de Mitzpeh Ramon, dans le sud d’Israël : L’avocat qui devait lui rendre visite à la prison d’Ofer, près de la colonie de Givat Ze’ev en Cisjordanie, s’est vu refuser l’accès au motif que le détenu n’était pas présent. Et ce n’est que par hasard que sa famille a appris que le Dr Rantisi était malade : la demande de l’avocat visant à le rencontrer dans son nouveau lieu de détention a été rejetée en raison de sa maladie de peau. Cela s’est passé il y a environ 12 jours.

    Mais même lorsque le Dr Rantisi se sera rétabli, sa famille ne pourra pas le voir. Les visites familiales ont été interdites. Même avant le 7 octobre 2023, les autorités trouvaient déjà le moyen de les restreindre.

    Alors qu’il se trouvait encore à Ofer, le Dr Rantisi a signalé les conditions d’hygiène scandaleusement déplorables à une avocate travaillant pour le Comité public contre la torture en Israël. Les autorités pénitentiaires ne permettent pas aux détenus de se laver, lui a-t-il confié.

    Outre la surpopulation sans précédent (par exemple, dix prisonniers dans une cellule prévue pour six), l’humidité et le manque de ventilation, ils ne reçoivent aucun vêtement de rechange (à l’exception de deux paires de sous-vêtements). Il n’y a ni produit pour nettoyer le sol, ni balai, ni serpillière, ni chiffons. Tous les détenus se partagent le même morceau de savon, dont l’odeur est épouvantable ; il n’y a pas de lessive (l’administration pénitentiaire a déclaré à l’époque que toutes ces affirmations relevaient de la diffamation).

    Des témoignages identiques faisant état de conditions d’hygiène déplorables imposées aux détenus proviennent de toutes les prisons. Le ministre chargé de la gale, Itamar Ben-Gvir, s’est rendu à Damoun, une prison pour femmes près de Haïfa, à une date inconnue du mois d’août. Selon un rapport publié sur le site web du Comité public contre la torture, les détenues palestiniennes ont été amenées devant lui, les mains liées.

    Malgré cela, elles ont osé lui dire qu’elles n’avaient pas assez d’eau ni suffisamment d’occasions de se doucher, qu’on leur refusait des soins médicaux et que les gardiens les traitaient avec violence. Selon le rapport du comité, Ben-Gvir a annoncé qu’il avait l’intention d’aggraver encore les conditions de détention, pour les réduire au « strict minimum ».

    Jusqu’à quel nouveau niveau de déchéance Ben-Gvir veut-il mener la société israélienne ? Jusqu’à quel nouveau niveau de déchéance en matière d’obéissance criminelle l’administration pénitentiaire est-elle prête à s’enfoncer ? Outre les conditions d’hygiène déplorables et la surpopulation, qui favorisent la propagation des maladies, les autorités pénitentiaires veillent déjà à maltraiter les détenus palestiniens de nombreuses autres manières.

    Parmi celles-ci figurent une nourriture immangeable et en quantités dérisoires ; le fait de les maintenir dans des postures douloureuses et humiliantes lors des appels quotidiens (quatre fois par jour) et lors des déplacements au sein même de la prison ; les raids soudains des gardiens dans les cellules, accompagnés de coups et de coups de poing, de gaz lacrymogène et d’insultes ; la confiscation des matelas pendant la journée ; la réduction du temps passé dans la cour ; et l’interdiction de lire, d’écrire, d’écouter la radio ou de regarder la télévision.

    Plus de 9 000 Palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons israéliennes. Mais à la fin du mois de juillet, selon les données fournies au Centre HaMoked pour la défense de l’individu, seuls environ 1 500 avaient été jugés et condamnés. Les autres sont des détenus administratifs (c’est-à-dire des personnes détenues sans procès), des détenus dont les procès ne sont pas encore terminés ou n’ont pas encore commencé, et des résidents de la bande de Gaza qualifiés de combattants illégaux.

    Israël n’a jamais respecté le principe de la « présomption d’innocence » lorsqu’il s’agit des Palestiniens. De plus, on peut contester les termes mêmes de « crime » et de « culpabilité » dans le contexte d’une occupation militaire illégale et d’une oppression qui durent depuis déjà 60 ans. Quoi qu’il en soit, les définitions juridiques et la gravité des chefs d’accusation ou des condamnations n’ont rien à voir avec le fait que les autorités pénitentiaires et l’establishment judiciaire sont tenus d’assurer des conditions de détention dignes de ce nom.

    Plus de 9 000 Palestiniens emprisonnés vivent dans des conditions de torture quotidienne que les Israéliens ont délibérément créées – depuis les ministres jusqu’aux gardiens de prison, en passant par les juges militaires et les médecins pénitentiaires qui ferment les yeux, et jusqu’aux gardiens les plus subalternes. Tous sont le reflet de notre société.

    #Prisonniers #Prisonniers_palestiniens #Gale

  • À l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparitions forcées
    30 août 2026 | Addameer
    ▻https://www.addameer.ps/news/5732

    • Troisième année de disparitions forcées à Gaza visant des milliers de Palestiniens
    • Organisations de défense des prisonniers : la disparition forcée, un moyen systématique de dissimuler des crimes de torture et de meurtre, qui exige que les responsables rendent des comptes sans délai

    Ramallah, Palestine occupée – À l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparitions forcées, les organisations de défense des prisonniers palestiniens affirment que les autorités d’occupation israéliennes continuent, pour la troisième année consécutive, de recourir à la « disparition forcée » comme politique systématique à l’encontre de milliers de détenus palestiniens enlevés dans la bande de Gaza, qui ont été arrêtés au cours des années où le crime de génocide a été commis. Le sort et le lieu de détention d’un grand nombre d’entre eux restent inconnus à ce jour.

    Ces organisations soulignent que le fait que l’occupant continue de dissimuler des informations sur les détenus, qu’il refuse de divulguer leurs noms, leurs lieux de détention et leur état de santé, et qu’il leur interdisent de communiquer avec leurs familles, leurs avocats et les organisations de défense des droits humains ne constitue pas simplement des violations isolées des droits des détenus. Elles forment au contraire un système intégré de disparitions forcées, utilisé pour priver les détenus de toute protection juridique et créer des conditions propices à la torture, aux mauvais traitements, aux crimes médicaux et à d’autres violations, à l’abri de tout contrôle et de toute obligation de rendre des comptes.

    La disparition forcée : un crime à part entière et un moyen de dissimuler d’autres crimes
    La disparition forcée est absolument interdite par le droit international et ne peut en aucun cas être justifiée, y compris en cas de guerre ou de conflit armé. La Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées la définit comme la privation de liberté suivie d’un refus de reconnaître cette privation ou de la dissimulation du sort ou du lieu où se trouve la personne disparue, ce qui place cette personne hors de la protection de la loi.

    Le droit international reconnaît également le droit des victimes et de leurs familles à connaître la vérité et le sort de leurs proches, ainsi que leur droit à un recours et à une indemnisation. Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale qualifie la disparition forcée, lorsqu’elle est commise dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique dirigée contre une population civile, de crime contre l’humanité.

    Depuis le début du crime de génocide dans la bande de Gaza occupée, les autorités d’occupation ont recouru à des mesures juridiques et militaires pour consolider cette politique, notamment la détention de milliers de civils sans garanties adéquates, le recours à la loi sur les « combattants illégaux » et la création de camps de détention spéciaux, en plus d’imposer des restrictions importantes à l’accès des avocats, du Comité international de la Croix-Rouge et des organisations de défense des droits humains aux détenus.

    Des milliers de personnes ont été victimes de disparitions forcées… tandis que le sort de centaines d’autres reste inconnu
    À ce jour, il n’existe aucune statistique précise et exhaustive sur le nombre de Palestiniens victimes de disparitions forcées dans la bande de Gaza occupée, en raison de la difficulté à recenser les cas et à déterminer le sort des détenus et des personnes disparues. Cette difficulté a été aggravée par l’ampleur des destructions, des meurtres et des déplacements forcés, par le fait que les équipes de recherche et de sauvetage ont été prises pour cible ou entravées dans leur action, ainsi que par la politique délibérée de l’occupant consistant à dissimuler les informations concernant les détenus et les personnes disparues.

    Au cours des trois dernières années, les associations de défense des prisonniers ont déployé des efforts pour enquêter et obtenir des informations sur le sort de milliers de Palestiniens enlevés dans la bande de Gaza occupée. Les autorités d’occupation ont répondu qu’elles ne disposaient d’aucune information concernant des centaines de personnes portées disparues. Par la suite, des photographies ont fait surface de certaines de ces personnes dont les autorités d’occupation avaient auparavant nié l’arrestation ou la détention. Dans d’autres cas, à la suite d’actions en justice et de requêtes adressées à la Cour suprême de l’occupation, l’armée d’occupation a été contrainte de reconnaître qu’elle détenait les dépouilles de détenus, sans toutefois fournir de dates ni de précisions sur les circonstances de leur martyre.

    Dans ce contexte, le cas du journaliste et martyr Ehab Diab, originaire de la bande de Gaza occupée, se distingue particulièrement . Au cours de la période écoulée, plusieurs institutions ont poursuivi leurs efforts pour faire la lumière sur son sort et ont reçu plusieurs réponses des autorités indiquant qu’aucune information n’était disponible à son sujet. Finalement, une organisation de défense des droits humains des territoires occupés de 1948 a saisi la Cour suprême, et il a ensuite été révélé que son corps était détenu par l’armée. Les institutions ont ensuite annoncé ce qu’il était advenu de lui le 9 août 2026, précisant qu’il avait été tué dans les prisons de l’occupant, sans toutefois préciser la date exacte de son martyre.

    La disparition forcée comme outil de torture et d’assassinat
    La disparition forcée d’un détenu du monde extérieur ne peut être dissociée du système de violations auquel il est soumis au sein des centres de détention. L’absence d’informations, ainsi que de contrôle juridique et en matière de droits humains, crée un environnement propice à la perpétration de crimes à l’abri des regards du monde.

    Grâce aux témoignages et aux déclarations qu’elles ont réussi à recueillir, les institutions ont établi que les détenus enlevés dans la bande de Gaza ont été soumis à des pratiques brutales dès le moment de leur arrestation et tout au long des interrogatoires et de leur transfert vers les prisons et les camps de détention. Ces pratiques comprennent notamment la torture systématique, les mauvais traitements et les crimes médicaux, qui ont entraîné le martyre de dizaines de détenus.

    Dans ce contexte, les autorités d’occupation ont mis en place des camps et des centres de détention spécialement destinés aux détenus enlevés à Gaza, notamment le camp militaire de « Sde Teiman », ainsi que les camps militaires d’« Anatot », d’« Ofer » et de « Naftali ». Elles ont également rouvert la section « Rakefet », située au sein de la prison de Ramla. Après avoir pu rendre visite aux détenus originaires de la bande de Gaza occupée incarcérés dans ces établissements, les organisations ont rapporté des témoignages et des récits choquants et effroyables.

    La rétention des corps : une extension du crime consistant à dissimuler le sort des personnes
    La politique de dissimulation ne s’arrête pas aux personnes vivantes. Les autorités d’occupation continuent de retenir les corps de Palestiniens de la bande de Gaza, y compris ceux de détenus tombés en martyrs dans les prisons et les camps de détention, tout en continuant à conserver les corps d’autres Palestiniens dans des morgues et dans ce que l’on appelle les « cimetières des numéros ».

    La rétention des corps et le refus de les restituer à leurs familles constituent une violation du droit des victimes et de leurs familles à connaître la vérité, à récupérer les corps de leurs proches et à les enterrer dans le respect de leur dignité humaine. Cela soulève également de graves préoccupations quant aux circonstances et aux causes du décès et entrave la conduite d’enquêtes indépendantes et transparentes.

    Un système juridique et militaire visant à ancrer la disparition forcée
    Les institutions de défense des prisonniers palestiniens affirment que le crime de disparition forcée n’a pas été commis de manière aléatoire ni à la suite d’abus individuels. Il a au contraire été ancré par un système d’ordres militaires et judiciaires, de législations et de pratiques qui ont fourni un cadre à la détention et à la disparition de milliers de Palestiniens.

    Le système judiciaire de l’occupation a contribué à ancrer cette politique en utilisant la loi sur les « combattants illégaux » comme cadre pour la détention des Palestiniens de la bande de Gaza, tandis que les autorités d’occupation ont refusé de divulguer des informations suffisantes concernant le nombre, l’identité et les lieux de détention des personnes détenues. Des organisations de défense des droits de l’homme ont également déposé des requêtes auprès de la Cour suprême israélienne afin d’obtenir la divulgation de l’identité et du lieu de détention des détenus ; toutefois, ces procédures judiciaires n’ont pas mis fin à la politique de disparitions forcées.

    Selon les chiffres publiés par l’administration pénitentiaire de l’occupation jusqu’au début du mois d’août 2026, le nombre de personnes classées par celle-ci comme « combattants illégaux » s’élevait à 1 358. Par ailleurs, le nombre de Palestiniens identifiés, enlevés dans la bande de Gaza et tombés en martyre pendant leur détention s’élève à 53, sur un total de 99 prisonniers et détenus tombés en martyre à la suite du génocide et dont l’identité est connue.

    La responsabilité internationale s’intensifie face au crime de génocide en cours
    La poursuite des disparitions forcées de détenus palestiniens, parallèlement au crime de génocide en cours, fait peser sur la communauté internationale une responsabilité juridique et morale directe, d’autant plus que les familles continuent d’être privées de leurs droits les plus fondamentaux : connaître le sort de leurs proches et savoir où ils se trouvent.

    En conséquence, les institutions de défense des prisonniers palestiniens appellent la communauté internationale, les Nations unies et ses mécanismes de défense des droits de l’homme à assumer leurs responsabilités juridiques et morales et à aller au-delà du silence et des condamnations formelles pour adopter des mesures contraignantes visant à révéler le sort des personnes victimes de disparitions forcées, à garantir l’accès international et celui des avocats aux détenus, à ouvrir des enquêtes indépendantes sur les crimes de disparition forcée, de torture et d’assassinat, à traduire les responsables en justice et à contraindre les forces d’occupation à remettre les corps des martyrs qui sont détenus.

    Le fait de continuer à dissimuler le sort de centaines de personnes n’est pas simplement un manque d’informations ; il s’agit d’un crime systématique commis sous les yeux du monde entier, tandis que l’échec et le silence du système international des droits de l’homme sont devenus un prétexte à l’impunité.

    Limiter la réponse à la documentation et aux déclarations alors que les crimes se poursuivent fait de ce système un complice dans la perpétuation de l’absence de responsabilité. Par conséquent, mettre fin aux disparitions forcées et révéler le sort des détenus n’est pas une exigence humanitaire qui peut être reportée ; c’est un véritable test de l’engagement de la communauté internationale à faire respecter la loi et à sauver l’humanité de la voie du génocide sur laquelle elle s’est engagée.
    (fin)

    #disparitions_forcées #Prisonniers #prisonniers_palestiniens

  • Je cherchais des références pour une #chanson, dont j’ai écouté une version contemporaine et « hybride » par un chanteur-artiste dans un concert à #Riace, en #Calabre, organisé par l’association #Radicare...

    Le concert de #Fabrizio_Piepoli s’intitule #Trabtella (une #fusion entre #tarantelle et #trap) :

    Tarabtella è un sound che fonde i beat elettronici contemporanei, il groove della tarantella pugliese, e una vocalità evocativa e melismatica, che vuole indurre al tarab, lo stato di commozione estatica associato tradizionalmente al canto arabo.

    E’ il sound di una nuova scrittura d’autore, un inno all’incontro tra Oriente e Occidente, fra tradizione e contemporaneità, ribadito da una scrittura dei testi che si muove tra il suono “percussivo” del dialetto barese, l’italiano e il potere evocativo della lingua araba.

    Tarabtella è un concerto che affianca a brani originali alcuni brani di tradizione – tra Sud Italia e Medioriente – rivisitati in chiave contemporanea, elettronica, ambient, urbana.
    Tarabtella esplora il senso delle radici, dell’appartenenza, della libertà, seguendo una visione umana e sonora di fusione tra culture, inclusività, convivenza orizzontale.


    ▻https://www.fabriziopiepolimusic.com/?page_id=275

    Je cherchais notamment des informations sur une #chanson qu’il a chantée à la fin et qu’il avait présentée ainsi :

    « #chants d’#amour chantés par des femmes à des hommes sous les #prisons, c’était en réalité un #code_secret, sous le couvert de chansons d’amour il y avait des messages politiques. Ces chansons sont nées sous le mandat anglais et puis la tradition a continué pour résister contre les Israéliens »

    Je cherchais aussi la référence aux #montagnes, car j’avais noté un lien avec la #montagne :
    « À vous qui allumaient le feu, à vous qui arrivez des montagnes j’espère que vous soyez en sécurité là-dedans » (là-dedans = en prison).

    En commentaire, ce que j’ai trouvé, mais si quelqu’un·e a plus d’informations, elles sont bienvenues (surtout en lien avec la question des montagnes, car j’avais pensé peut-être écrire un petit texte pour une rubrique du Journal of Alpine Research | Revue de géographie alpine : ▻https://journals.openedition.org/rga.

    #tarantella

    • Women - Led Resistance Movements in #Palestine

      The melody is like a gentle breeze or lullaby that instantly evokes goosebumps. The lyrics are phonemically Arabic, yet strangely indiscernible. The song is a #tarweedeh, an encoded art form developed by Palestinian women while under British colonialism (1923-1948) to deliver encrypted messages of resistance.

      During the Great Palestinian Revolt of 1936-1939, the British imprisoned an overwhelming number of Palestinian men just for speaking up against their rule. The incarcerations severed communication between revolutionaries and their village-dwelling families, leaving behind many women whose brothers, fathers, husbands, and sons were wrongfully imprisoned. In response, Palestinian women developed and deployed tarweed to secretly transmit instructions for their loved ones’ liberation.

      The encryption in tarweed involves inverting the last letters of words, repeatedly inserting the letter L (“lam” in Arabic), or using poetry, symbol, and analogy with embedded meanings. This process transformed the original message into a gibberish that neither the occupiers nor their translators could comprehend. Women walked along the outside walls of the prisons, delivering messages in serenades that wafted through the barred prison windows. To the occupiers, the sight of Palestinian women strolling and singing folk songs was innocuous, yet it proved instrumental to the prisoner’s escape.

      Tarweed survived the Nakba (“catastrophe”), the 1948 ethnic cleansing of Palestine when at least 700,000 indigenous Palestinians were violently expelled from their homes and homeland by Zionist terrorist militias and Israeli military forces to establish the state of Israel. Today, these folk songs continue—along with traditional food, clothing, storytelling, poetry, and folk dance—as markers of Palestinian identity and preservers of a scattered folk heritage ever-threatened by a system of apartheid and genocide. Palestinians within the occupied territories and in the shatat (“diaspora”) continue to pass on these traditions in the ongoing fight against their erasure.

      Tarweed embodies an aspect of Palestinian history too often belied by Western mainstream narratives: the vital role of women in the struggle. While these narratives depict Palestinian women as voiceless entities in an “inherently patriarchal” society, in reality women-led resistance movements have been an essential part of the more than century-long fight against colonization and oppression in Palestine. The artfulness of tarweed further highlights women’s resourcefulness and ingenuity in this ongoing resistance.

      Although there are multitudinous examples of Palestinian women’s resistance, Fatima Bernawi and Shadia Abu Ghazala are two women who made critical contributions to the struggle for Palestinian liberation. Bernawi, who was born in 1939 and survived the Nakba with her Palestinian mother, reunited with her Nigerian father, who had fought in the 1936 revolt, shortly thereafter. She became an active participant and leader in the struggle for freedom. She is the first woman prisoner listed in the records of the Palestinian women prisoners’ movement. Shadia Abu Gazala was one of the early members of the Popular Front for the Liberation of Palestine, founded in 1967. She led women’s military units and was deeply dedicated to the education of the people, though she died in late 1968. A school named after her in the Gaza strip was the site of an Israeli massacre in December of 2023.

      Women’s Leadership in the First Intifada

      Palestinian women were a cornerstone of the First Intifada (“uprising”) that erupted in December of 1987. After decades of Israeli military occupation and settlement expansion, an Israeli truck collided with a civilian car in Gaza; killing four Palestinians in Gaza proved to be the last straw. Palestinians in Gaza and the West Bank mobilized as a united front, catching Israel off guard. Israel responded with a swift and brutal crackdown. Countless Palestinian men were arrested and imprisoned, deported, or killed. Palestinian women quickly stepped in to fill the void and formed the backbone of the uprising.

      Women from urban cities and traditional villages mobilized as part of the First Intifada, uniting across generations, political factions, and class lines. They organized at the grassroots level, rallying hundreds of thousands of Palestinians in a series of coordinated efforts against the Israeli occupation. Every major Palestinian faction formed a women’s committee disguised as a homemaking group because it was illegal to be a member of any political party or student union. Publicly, they called for knitting, cooking, and sewing meetups, but they were secretly planning the intifada.

      During the First Intifada Palestinian women initiated mass political strikes and spearheaded the first mass boycott against Israel. In defiance of Israel’s restrictive laws, they found innovative ways to provide home-grown alternatives to Israeli goods, setting up backyard gardens and farming cooperatives where women learned to grow their own food. When Israel shut down Palestinian schools and universities to prevent students from mobilizing politically, Palestinian women organized teach-ins in basements and abandoned buildings. They taught themselves medicine and set up teams to provide emergency care to protesters injured by Israeli violence. The civil strikes and coordinated boycotts across Palestine caused such a hit to the economy that Shimon Peres, who was the Foreign Minister at the time, warned the economy was “in danger.”

      Not surprisingly, the Israeli government doubled-down with intimidation and aggression, imposing daily curfews, ordering mass arrests, and giving Israeli soldiers the infamous orders to ‘break the bones’ of Palestinians. They cut phone-lines in Palestinian towns and villages and placed huge swaths of organizers under house arrest. Palestinian women, and the resistance as a whole, found ways around every barrier that Israel put in their way. When Israel outlawed the Palestinian flag, women formed knitting circles and made their own flags to fly at demonstrations. When Palestinian women leaders were placed under house arrest, they baked bread and placed communiques in each loaf, which they distributed across villages, towns, and refugee camps undetected by Israeli forces.

      Women’s efforts throughout the First Intifada captured global attention, forcing Israel’s staunchest ally, the United States, to withhold its financial support in response to Israel’s unwillingness to negotiate. For the first time since 1948, Palestinians brought Israel to its knees and women were front and center in the movement.

      The nonviolent groundswell of resistance we know as the First Intifada was cut off at the knees in 1991 by the secretive signing, at the White House, of the Oslo Accords, an agreement that has worsened the lives of Palestinians to this day. Beyond significantly increasing the number of illegal settlements, the Accords created a corrupt political class known today as the ‘Palestinian Authority’ that actively collaborates with the Israeli occupation to crush resistance.

      Sumud as a Political Practice

      To truly understand Palestinian women’s tireless fight for thawabit (their “inviolable rights”), it helps to invoke the cultural value of sumud, or steadfastness. Sumud emerged in full force following the June 1967 war, or Naksa (“setback” or “defeat”), when Israel annexed and occupied the West Bank, East Jerusalem, and Gaza, more than tripling its size. Since then, sumud has persisted as an ideological theme and political strategy for surviving Israel’s colonization, military occupation, and hegemony.

      All of the active and organized resistance efforts enacted by Palestinians over the years are built upon the foundation of sumud. It is resistance at the psychological level, akin to revolutionary optimism inasmuch as it offers an antidote to nihilism at the hands of an oppressive government and ignites faith in the power of the people to usher in the society they deserve. Sumud has sustained Palestinians in the face of the severe policies and tactics that Israel has relentlessly employed in an effort to “break” them.

      From massacres, expulsion, dispossession, and genocidal wars, to the surveillance and control tactics of occupation—checkpoints, barriers, curfews, closed military zones, settlements, “settler-only” roads, watchtowers, gates, nightly raids, and mass arrests; from denying Palestinians access to water, healthcare, and education; to burning olive trees and bulldozing homes, Israel’s goal has been to make the daily lives of Palestinians unbearable, and ultimately, to force them to leave their homes in search of a better life elsewhere. Sumud declares to the occupier: You may break our bones, but you cannot break our spirit!

      Sumud encompasses a range of everyday acts by which Palestinians fight for their right to exist in their homeland, stay rooted in their culture, and maintain some semblance of normal life under conditions that are anything but normal.

      The spirit of sumud is on stark display in the enduring commitment of women in the Palestinian territories to creating and nurturing life, even as they are forced to live like prisoners under deplorable conditions. For a society that has faced the threat of extinction for over 75 years, the choice to have and care for children is deeply entwined with survival and solidarity. Performing domestic roles and caring for children in the Palestinian territories, which have been occupied piece by piece since 1948, requires unthinkable levels of willpower, determination, and fortitude. As one journalist Meryem Ilayda Atlas put it, the woman who bathes her two children in the rubble of a building in Gaza is serving a public role.

      Unfortunately, this women’s struggle has been weaponized by Israel and maligned by narrow, decontextualized notions of “first world” bourgeois feminism that are the handmaid of capitalism. For example, in an article titled “Why are so many of the victims in Gaza Children?” the Economist attributed the high death toll of children in Gaza since October 7th to the high fertility rate. The article went on to link high fertility rates to poverty and low levels of education (while Gaza does have a high poverty rate, it also has a high rate of literacy among women) while never mentioning the actions of Israel or the Israeli Occupying Forces. This narrative turns a blind eye to the Gazan women doctors caring for babies who could not survive on life support after the hospital’s electricity was cut off, or the Gazan women journalists calmly broadcasting to the world in English amid terrorized shrieks, or the Gazan women trying their best to go on in the ruins because they have no other choice.

      In the village of Nabi Saleh in the central occupied West Bank, red-tiled roofs of illegal Israeli settlement houses dot the adjacent hilltop. The vast majority of the land in this Area C village is under Israeli military control. Between 2009 and 2016, the villagers organized demonstrations against Israeli settler expropriation of village land and water that were met with fierce and sometimes deadly repression by the Israeli Army.

      “Zania” a young Palestinian mother from Nabi Saleh recounts the time she had to throw her two-year-old daughter out a second-floor window and into the safety of a neighbor’s arms when the Israeli army fired a tear gas canister into her home. For Zania and other Palestinian women, sumud is embodied in the determination to maintain a physical presence on the land—knowing that if they leave, they may never be able to return by their jailers, the Israelis—and the ability to adapt to adverse and ever-worsening conditions:

      “The important thing is to stay in our house, in front of the Israeli soldiers and the occupation,” Zania says. “If we stay in our house it says ‘we are not afraid of your guns.’ We stay in our house, we live a normal life, and ah, this is our fortitude under occupation, this is the important thing.”

      At its core, sumud is existence as resistance. More than a mindset, it is a duty to fulfill the commitment to liberation. It is not blind hope that change will one day come, but an active awareness that only through struggle and solidarity can Palestinian lives be transformed. And Palestinian women have been its torch-bearers. As the intense U.S.-backed Israeli brutality wages on in Gaza, killing tens of thousands of people and displacing millions from their homes, sumud and tarweed remind us that the Palestinian resistance has a long history. Palestinians have resisted imperialist genocide in countless and creative ways and will continue to do so.

      ▻https://breakingthechainsmag.org/women-led-resistance-movements-in-palestine
      #résistance #femmes

    • Reviving Palestinian Tarweedeh in Modern Music

      Preserving Heritage through Tarweedeh in Palestinian Resistance Songs

      Imagine hearing “perlalalafct” and trying to determine its meaning. You might guess “Pearls,” “Pre-effect,” “Blanket,” or “Perfect.” This illustrates the confusion caused by mispronunciation. If you’re learning English and struggle with “perfect,” hearing “perlalalafct” makes understanding impossible. This is similar to the Palestinian Tarweedeh, or “Mwalalala,” where Palestinian women in the late 19th century inserted “lalalala” into Arabic words to confuse British colonizers, despite their knowledge of Arabic.

      Palestinian Tarweedeh, or “Mwalalala,” was developed by Palestinian women in the late nineteenth century. It involves pronouncing Arabic in the Palestinian dialect and inserting “lalalala” in the middle of words, making it harder for British colonizers to comprehend conversations, despite their potential knowledge of Arabic.

      Today, Tarweedeh persists in Palestinian culture, particularly in traditional songs performed at weddings and gatherings, often by female artists. Influenced by the current situation of Israeli settlements and ongoing conflicts, many Arab artists have revived Tarweedeh in their music as a symbol of resistance against occupation. This resurgence has gained popularity, making Tarweedeh a notable trend once again.

      One recent example is Dana Salah’s song “Ya Talie’en,” which combines Arabic poetry with two traditional Palestinian Tarweedeh songs—one originally by Reem Albanna and a traditional song from the late nineteenth century named “Shamali,” meaning “the north.” This blend of languages and musical styles distinguishes Dana’s song, making it both trendy and culturally significant, enhanced by a richly symbolic music video.

      Dana Salah, a Jordanian-Palestinian youth artist born and raised in Amman, continued her education at Duke University and began producing her music in New York City. She embodies hope and solidarity through her music, bringing attention to the enduring cultural heritage of Tarweedeh.X$
      Palestinian Tarweedeh in Modern Resistance Music: A Cultural Revival

      The integration of Tarweedeh into modern resistance music represents both a cultural resurgence and a potent form of political expression. As demonstrated in Asalah Nasri’s latest video clip for “The Natives,” this ancient Palestinian musical style serves as a powerful medium for conveying messages of resistance, pride, and solidarity. This revival has gained popularity because it has touched on some emotional points that were rarely touched before.

      The use of traditional music forms like Tarweedeh in resistance art also attracts international attention, educating global audiences about Palestinian culture and struggles, thereby fostering empathy and support worldwide. Artists like Dana Salah bridge local traditions with global platforms, amplifying the Palestinian voice on the world stage.

      The role of Palestinian Tarweedeh in modern resistance music underscores the enduring power of cultural heritage. By blending ancient art forms with contemporary issues, artists create a layered narrative that resonates deeply with local and global audiences alike. This cultural revival honors the past while empowering present and future generations in their ongoing pursuit of justice and peace.
      “Ya Talaeen”: A Poetic Journey of Nostalgia and Hope

      The song “Ya Talaeen” by Dana Salah blends touching Arabic verses with a heartfelt English chorus, telling a story full of hope, strength, and longing. It came out during a time of regional turmoil and political unrest, capturing the desire of a community for freedom and to go back to their homeland. and draws upon vivid poetic imagery deeply entrenched in Middle Eastern culture. References to mountains, fire, and gazelles evoke themes of strength and passion, resonating with historical narratives of endurance and struggle. These symbolic motifs not only affirm a cultural identity but also foster a sense of unity among listeners through shared heritage.
      Themes of Longing and Resistance

      The lyrics of the song poignantly articulate a profound longing for liberation and justice. Lines such as “From the river to the sea, my people tasted freedom” vividly paint a collective desire to overcome oppression and reclaim sovereignty. The refrain “Hold on, just a little longer, we’re going home” underscores a message of resilience and optimism amidst adversity, striking a chord with those who empathize with struggles for self-determination and dignity.

      During a period marked by heightened political tensions and social movements advocating for human rights, “Ya Talaeen” serves as both a reflection of current realities and a call for change. It embodies the aspirations of a community determined to carve out a better future, urging listeners to envision and actively pursue progress. The song’s release against the backdrop of global movements for justice amplifies its relevance and impact.

      Musically, “Ya Talaeen” seamlessly blends traditional Arabic elements with contemporary influences, creating a melodic tapestry that enhances its lyrical poignancy. The interplay of Arabic verses with an English chorus not only broadens its accessibility but also bridges cultural divides, allowing the song to resonate globally while preserving authenticity. This musical fusion amplifies its emotional resonance, reinforcing themes of unity and solidarity across borders. and that also reflected on the artist herself as an Arab American.
      Cultural Revival through Tarweedeh and its significance

      The incorporation of the Palestinian Tarweedeh style into “Ya Talaeen” signifies a profound cultural revival within modern resistance music. Its adaptation in contemporary music by artists like Dana Salah not only preserves Palestinian heritage but also connects today’s war with a legacy of resilience against oppression. Tarweedeh’s adaptation of “Ya Talaeen” serves multiple purposes, including the coding communication of Tarweedeh and the emotional resonance through The traditional melodies and rhythms of Tarweedeh evoke nostalgia and strengthen emotional bonds within the community, fostering solidarity and unity among listeners. including the symbolic imagery Dana Salah’s accompanying visuals in the song’s video further amplify its message, featuring poignant scenes such as olive trees, Al-Aqsa mosque, and children with rocks against the armor of occupiers, reinforcing its historical and cultural significance. and historical references that resonate with the enduring struggle for justice.
      Contemporary Relevance and Global Impact

      In current resistance movements, music serves as a powerful medium for raising awareness and mobilizing support. The incorporation of Tarweedeh into “Ya Talaeen” educates global audiences about Palestinian culture and its ongoing struggles, fostering international empathy and support. Artists like Dana Salah bridge local traditions with global platforms, amplifying Palestinian voices on the world stage.
      Tarweedeh as a Tool of Resistance

      “Ya Talaeen” outperforms its role as a song; it represents a history of hope, resilience, and cultural pride. Through its lyrics, mixing melodies, and the integration of Tarweedeh, the song encapsulates the aspirations and struggles of a people striving for freedom and justice. Dana Salah’s artistic expression through “Ya Talaeen” not only honors Palestinian heritage but also empowers present and future generations in their quest for justice and peace. It stands as a testament to music’s transformative power to inspire change and unite communities in pursuit of a shared future.

      The integration of Tarweedeh into modern resistance music not only preserves Palestinian cultural heritage but also serves as a potent form of political expression. Artists like Dana Salah and Asalah Nasri continue to bridge local traditions with global platforms, amplifying the Palestinian voice and garnering international support for the Palestinian cause.

      This cultural revival through Tarweedeh underscores the enduring power of heritage in the ongoing struggle for justice and peace in Palestine.

      ▻https://www.youtube.com/watch?v=cmHm8zju41E&t=1s

      ▻https://www.arabamerica.com/reviving-palestinian-tarweedeh-in-modern-music

      –-> References to mountains, fire, and gazelles evoke themes of strength and passion, resonating with historical narratives of endurance and struggle. These symbolic motifs not only affirm a cultural identity but also foster a sense of unity among listeners through shared heritage.

      #montagne #feu #gazelles

  • L’éducatif en prison : une réalité éloignée des objectifs annoncés

    Ouverts en 2007 pour rompre avec les conditions de détention des quartiers mineurs, les établissements pour mineurs devaient concilier éducation et enfermement. Près de vingt ans plus tard, le constat est sévère : quel que soit le lieu d’incarcération, les adolescent·es passent l’essentiel de leur temps en cellule, faute d’une offre suffisante de cours et d’activités.

    En ce matin du 14 mars 2025, tous les adolescents de l’établissement pour mineurs (EPM) de Marseille-La Valentine sont en cellule lorsque le député Jean-François Coulomme visite l’établissement. Il en est de même pour les jeunes de l’EPM du Rhône, visité par la députée Andrée Taurinya quelques jours plus tard, l’après-midi du 27 mars. Au quartier mineurs (QM) de Villepinte, dans lequel s’est rendue la sénatrice Corinne Narassiguin le 7 mars, un jeune de 14 ans assiste seul à un cours, la salle servant de bibliothèque et de salle d’activités est vide. Une professionnelle y déplore : « Dans les faits, chaque mineur bénéficie de deux ou trois heures de cours par semaine. Un des jeunes n’a cours que le mardi et le jeudi, mais le reste de la semaine il n’a rien, sauf le sport une semaine sur deux. » Rencontré au QM du Havre par la députée Danielle Simonnet le 19 février 2026, un adolescent estime passer « près de 20h/24 en cellule ».

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/11/15/sans-lobservatoire-international-des-prisons-oip-nos-temoignages-ne-traverseraient-pas-les-murs/#comment-75335

    #prison

  • Allongement de la durée maximale de rétention à 210 jours : une loi aussi inefficace que dangereuse

    Le Conseil Constitutionnel entérine l’allongement de la durée maximale de rétention à 210 jours ; une loi aussi inefficace que dangereuse pour les personnes enfermées !

    En rejetant ​les​​​​​ saisine​s​ ​de plus de 60​ parlementaires​,​ soutenue​s​ par les associations intervenant dans les centres de rétention administrative​ (CRA)​, le Conseil constitutionnel entérine l’adoption d’un texte qui fait de l’enfermement un outil de contrôle et de répression des personnes étrangères sur le territoire, indépendamment de perspectives réelles ​d’​éloignement.​ La loi entre en vigueur le 29 juillet 2026.​

    Chaque année, des dizaines de milliers de personnes étrangères sont enfermées dans les ​​​​​​CRA​​​​​​, des lieux à l’architecture carcérale placés sous contrôle policier, où la plupart d’entre elles peuvent aujourd’hui être privées de liberté jusqu’à 90 jours, en vue de l’organisation de leur expulsion. Cette durée maximale de rétention est le résultat de réformes législatives successives ayant progressivement ​​allongé l’​​​​​​enfermement administratif, avec pour objectif affiché de renforcer l’exécution des mesures d’éloignement.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/05/29/2025-dans-les-cra-banalisation-de-lenfermement-reformes-repressives/#comment-75292

    #migration #prison

  • Adolescent·es incarcéré·es, une faillite collective

    Dysfonctionnements systémiques attentatoires à la protection et aux droits les plus élémentaires des adolescent·es détenu·es, primauté des logiques sécuritaires contrevenant à l’accompagnement éducatif au cœur du dispositif de prise en charge, conséquences délétères de l’enfermement carcéral sur des adultes en devenir… Un dossier alarmant, rédigé à partir du dernier rapport d’enquête de l’OIP.

    Au 1er mai 2026, 780 adolescent·es étaient détenu·es en France, soit 0,9 % de la population carcérale, réparti·es entre 41 quartiers mineur·es (QM) adossés à des établissements pénitentiaires pour majeurs, et six établissements pénitentiaires pour mineur·es (EPM). Présentés comme appartenant à un dispositif en rupture avec les conditions d’enfermement des premiers, les seconds, apparus en 2007, s’annonçaient comme des lieux plus adaptés, conciliant le volet sécuritaire avec une prise en charge éducative renforcée. Près de vingt ans plus tard, les EPM qui ne devaient pas ressembler à une prison, ont tout d’une prison, et l’objectif initial de les substituer aux QM a fait long feu. Quant au placement des jeunes dans les uns ou les autres, les critères relèvent davantage de la disponibilité des places et de contingences géographiques que de critères liés aux profils et besoins des adolescent·es.Des jeunes abimé·es avant l’entrée en détention

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/11/15/sans-lobservatoire-international-des-prisons-oip-nos-temoignages-ne-traverseraient-pas-les-murs/#comment-75291

    #prison #france

  • PPS : Flambée sans précédent des violations et des arrestations massives
    28 juillet 2026 | - IMEMC News
    ▻https://imemc.org/article/pps-unprecedented-surge-in-violations-mass-abductions

    La Société des prisonniers palestiniens (PPS) a révélé dans son rapport de mi-2026 une escalade brutale et sans précédent des campagnes d’arrestations israéliennes et des violations commises au sein des prisons, affirmant que le système de détention est devenu un pilier central d’une politique plus large et systématique visant les Palestiniens par le biais de la torture, de la privation de nourriture, de la négligence médicale, de l’isolement et de diverses formes d’abus.

    Selon le rapport, les autorités israéliennes ont procédé à plus de 3 600 détentions à travers la Cisjordanie, y compris à Jérusalem occupée, au cours des six premiers mois de l’année, auxquelles s’ajoutent des centaines de détentions dans la bande de Gaza.
    Les données montrent que 276 enfants et 107 femmes ont été détenus au cours de cette période, tandis que le mois de mars a enregistré le total mensuel le plus élevé avec près de 900 détentions.

    En avril, le nombre de Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes dépassait les 9 600, dont 3 532 détenus administratifs, détenus sans inculpation ni procès, Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, enregistrant plus de 700 détentions, soit le chiffre le plus élevé de tous les districts.

    Le PPS a noté que la détention administrative s’est développée à un rythme sans précédent, le nombre de détenus administratifs atteignant 3 244 début juillet, y compris des enfants et des femmes, alors que cette mesure continue d’être appliquée sans inculpation ni procès.

    Le rapport souligne que les prisons israéliennes se sont de fait transformées en un « système parallèle d’extermination », caractérisé par la torture systématique, la privation de nourriture, le refus de soins médicaux et la propagation de maladies — notamment la gale —, ainsi que par des agressions sexuelles et un isolement prolongé.

    Les témoignages de détenus, en particulier ceux arrêtés dans la bande de Gaza, font état de conditions décrites comme les plus dures de l’histoire du mouvement des prisonniers palestiniens.

    Le rapport indique en outre que depuis le début du génocide à Gaza, le nombre d’arrestations en Cisjordanie, y compris à Jérusalem occupée, a dépassé 24 600, dont plus de 785 femmes et plus de 1 900 enfants.

    Début juillet, le nombre de Palestiniens actuellement détenus dans les prisons israéliennes s’élevait à environ 9 400, dont 94 femmes, plus de 350 enfants et 1 320 détenus classés par Israël sous la désignation de « combattants illégaux ».

    Le PPS a conclu son rapport en soulignant que les violations commises à l’encontre des détenus ne constituent plus des incidents isolés, mais reflètent une politique officielle mise en œuvre dans l’ensemble du système pénitentiaire. Il a averti que l’absence persistante de responsabilité internationale confère aux autorités israéliennes une impunité accrue leur permettant de commettre de nouveaux crimes à l’encontre de milliers de prisonniers et de détenus.

    #Prisonniers #prisonniers_palestiniens

  • Vernachlässigte Minder­heit hinter Gittern
    ▻https://www.nd-aktuell.de/artikel/1201372.psyche-im-frauengefaengnis-vernachlaessigte-mindersheit-hinter-gi

    In der JVA Aichach in Bayern soll eine Inhaftierte mit psychischer Erkrankung über mehrere Wochen an ihr Bett gefesselt worden sein. Foto: dpa/Stefan Puchner

    J’apprends que les prisonniers allemands n’ont pas d’assurance maladie et n’ont pas le droit de choisir leur médecin. Pour les femmes emprisonnées c’est une situation envore plus catastrophique wue pour les hommes surtout quand elles souffrent de maladies psychologiques.

    24.7.2026 von Sarah Yolanda Koss - Eine Erhebung zur Versorgung psychisch belasteter Frauen im Strafvollzug zeigt: Eine adäquate Versorgung sieht anders aus.

    Diese Woche machte einer von Deutschlands größten Frauenknästen, die JVA Aichach, Negativschlagzeilen. Eine 16-Jährige mit psychischer Erkrankung war dort, der »Augsburger Allgemeinen Zeitung« zufolge, über Wochen an ihr Bett gefesselt worden. So, dass sich Blessuren an ihren Gelenken gebildet hatten.

    Über die Versorgung psychisch kranker Frauen in deutschen Justizanstalten dringt bisher wenig nach außen. Ein neuer Bericht der Bundesarbeitsgemeinschaft für Straffälligenhilfe e.V. (BAG-S), der »nd« vorab vorliegt, legt nahe: Viele Personen, die sich hinter Gittern oder in Zwangsmaßnahmen befinden, bräuchten stattdessen eine adäquate therapeutische Behandlung.

    Insgesamt gibt es bundesweit 4400 Haftplätze für Frauen. 2025 gab es 6407 Haftantritte, wobei die Länder Baden-Württemberg und Schleswig-Holstein keine Daten herausgaben und es im Saarland, Sachsen-Anhalt und Thüringen grundsätzlich keinen eigenen Frauenvollzug gibt. Vergangenes Jahr betrug der Anteil inhaftierter Frauen an der Gesamtzahl der Gefangenen in Deutschland 5,8 Prozent. Aufgrund des geringen Anteils werden ihre Bedürfnisse oft unzureichend berücksichtigt, wie der Fachausschuss Frauen der BAG-S feststellt.

    Ein Beispiel: Inhaftierte Personen sollten möglichst in der Nähe ihres Umfelds untergebracht werden, um deren Unterstützung zu vereinfachen. Durch die geringe Zahl inhaftierter Frauen gibt es jedoch weniger Abteilungen und Anstalten. So sind sie häufig deutlich weiter von ihren Angehörigen entfernt als männliche Inhaftierte. Ein anderes Beispiel: Frauen verbüßen eher kurze Haftstrafen – Therapien und Unterstützungsprogramme werden aber häufig erst ab einer Mindesthaftdauer von sechs Monaten vergeben und kommen deshalb für viele gar nicht infrage.

    Zwangsmaßnahmen ohne richterliche Anordnung

    Prinzipiell gilt hinter Gittern das Äquivalenzprinzip. Das besagt, dass die Gesundheitsversorgung innerhalb und außerhalb des Vollzugs gleichwertig sein sollte. Allerdings sind inhaftierte Personen nicht in der gesetzlichen Krankenversicherung angemeldet, haben keine freie Ärzt*innenwahl, und ihre Versorgung obliegt den jeweiligen Justizministerien.

    Ein eklatanter Unterschied zur Behandlung außerhalb zeigt sich beispielsweise bei der Verhängung von Zwangsmaßnahmen wie in der JVA Aichach, die im Vollzug ohne richterliche Anordnung durchgeführt werden können. Stellen Inhaftierte eine Gefahr für sich oder andere dar, können sie auch in besonders gesicherte Hafträume, im Anstaltssprech »Bunker« genannt, verlegt werden. Diese sind isoliert, verfügen in der Regel nur über eine Matratze und eine Toilette, und Inhaftierten kann Papierkleidung ausgegeben werden. In Rheinland-Pfalz lag die Dauer solcher Maßnahmen bei Frauen bei zwischen zwei und sieben Tagen.

    »Beobachtungsräume und besonders gesicherte Hafträume sind keine angemessene Unterbringungslösung für Menschen, die aufgrund psychischer Störungen selbst‑ oder fremdgefährdend sind«, urteilt die BAG-S. Sie müssten reduziert und durch therapeutische Behandlungen ersetzt werden.

    Strafvollzug ist in Deutschland generell eine Sache der Länder, die Datenlage mangelhaft und die Situation divers, wie sich bei der Befragung zeigt. So konnten zur Anzahl psychisch erkrankter Frauen in den Anstalten nur Hessen (17 Prozent an einem Stichtag), Niedersachsen (48 Prozent bei Aufnahme), NRW (30 Prozent) und Rheinland-Pfalz (35 Prozent am Stichtag) Angaben machen. Aus den Daten lassen sich wenig allgemeine Schlüsse ziehen. »Gleichzeitig weisen sie darauf hin, dass unter inhaftierten Frauen ein hoher Anteil mit diagnostizierten psychischen Störungen vorliegt«, schlussfolgert die BAG-S.

    »Die erheblichen Unterschiede zwischen den Ländern deuten darauf hin, dass insbesondere Diagnostik, Verfügbarkeit und Zugang zu geeigneten Behandlungsangeboten vor Ort maßgeblich sind.« Bundesarbeitsgemeinschaft für Straffälligenhilfe e.V.

    Auch zu Behandlungskapazitäten können nur wenige Bundesländer Angaben machen. Während allerdings beispielsweise in Hamburg im gewählten Zeitraum jede dritte Frau psychiatrische Behandlung in Anspruch genommen hat, war es in Niedersachsen nur jede siebte. »Die erheblichen Unterschiede zwischen den Ländern lassen sich nicht durch einen unterschiedlichen Bedarf erklären. Vielmehr deuten sie darauf hin, dass insbesondere Diagnostik, Verfügbarkeit und Zugang zu geeigneten Behandlungsangeboten vor Ort maßgeblich sind«, so die BAG-S.

    Ähnliche Unterschiede gibt es bei Maßnahmen zur Haftentlassung wie dem Wiedereinstieg in die gesetzliche Gesundheitsversicherung, Therapieangeboten oder der Ausgabe von Medikamenten. So erhalten in manchen Ländern Haftentlassene Tagesrationen, in anderen werden sie noch für eine Woche versorgt.

    »Die Daten zeigen, dass die Datenlage im Kern unzureichend ist – und genau das ist ein zentrales Problem, wenn es darum geht, die Wirksamkeit von Maßnahmen im Frauenvollzug einzuschätzen«, urteilt die BAG-S in ihrem Bericht. »Gleichzeitig wird sichtbar, dass dort, wo geschlechtsspezifische Daten fehlen und Strukturen nicht ausdrücklich auf Frauen zugeschnitten sind, Versorgungslücken entstehen.«

    Hürden für Haftunterbrechung hoch

    Die Weltgesundheitsorganisation schlägt den Ansatz »Healthy Prison«, also »Gesundes Gefängnis«, vor. Demnach sollte eine gute Gesundheitsversorgung im Strafvollzug ein essenzieller Bestandteil der Gesundheitspolitik sein. Das könnte erleichtert werden, wenn Strafgefangene und Sicherungsverwahrte langfristig in die gesetzliche Krankenversicherung und die Pflegeversicherung einbezogen würden.

    Wenn der Zustand einer Person so schlecht ist, dass die Strafe eine erhebliche Gefahr für ihr Leben oder ihre Gesundheit darstellt, kann die Haft unterbrochen werden. Eine Option, die auch rund um den Fall der Inhaftierten in der JVA Aichach diskutiert wird. Diese Möglichkeit spielt in der Praxis aber kaum eine Rolle und kam, so die Daten der BAG-S, lediglich in NRW in 28 Fällen zum Tragen. Die Hürden für die Anerkennung einer Haftunfähigkeit sind sehr hoch. Kurzzeit- und Ersatzfreiheitsstrafen seien deshalb »konsequent zu vermeiden«. Stattdessen brauche es alternative Sanktionen, so die BAG-S.

    #Allemagne #prison #iatrocratie

  • PPS : Un prisonnier politique palestinien est décédé après sa libération d’une prison israélienne
    22 juillet 2026 | - IMEMC News
    ▻https://imemc.org/article/pps-palestinian-political-prisoner-died-after-release-from-israeli-prison

    Association des prisonniers palestiniens (PPS), 21 juillet 2026 – Un jeune Palestinien de 23 ans, Ahmad Samir Odeh, originaire de la ville de Huwwara, dans le nord de la Cisjordanie occupée, a trouvé la mort mardi matin à l’aube, quelques mois après sa libération des prisons de l’occupation israélienne, où il avait été gravement torturé et maltraité, ont indiqué les institutions palestiniennes de défense des prisonniers dans un communiqué.

    Odeh avait fait l’objet d’arrestations et d’incarcérations répétées, dont la plus récente remontait à février 2026. Cette arrestation avait été précédée d’un an et demi passé derrière les barreaux sans procès ni inculpation, en « détention administrative ».

    Odeh a été brutalement agressé physiquement par les forces d’occupation, y compris par les gardiens de prison, au cours de ces deux épreuves. À l’instar de milliers d’autres prisonniers politiques palestiniens, il a été libéré en portant les séquelles de la torture, des mauvais traitements physiques et psychologiques, ainsi que du refus de soins médicaux, qui continuent de les hanter même après leur libération.

    Les institutions ont souligné que le martyre d’Ahmad Odeh s’inscrit dans le contexte de nombreux cas où des prisonniers libérés sont victimes de martyre peu après leur libération — certains quelques jours seulement plus tard —, en raison des tortures, des mauvais traitements et des crimes médicaux systématiques dont ils ont été victimes à l’intérieur des prisons, notamment la privation délibérée des traitements et des soins de santé nécessaires, ce qui fait que les effets de la détention se prolongent au-delà de la fin de la période d’incarcération.
    (...)
    Les organisations de défense des prisonniers palestiniens renouvellent leur appel à la communauté internationale, aux organes des Nations unies, au Comité international de la Croix-Rouge et à toutes les organisations internationales de défense des droits humains d’assumer leurs responsabilités juridiques et morales, et d’agir de toute urgence pour mettre fin à l’escalade des crimes commis contre les prisonniers palestiniens, d’ouvrir des enquêtes internationales indépendantes sur les crimes de torture et de négligence médicale, et de demander des comptes aux dirigeants de l’occupation pour les graves violations qui constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, compte tenu de la politique d’impunité persistante qui a encouragé l’occupant à continuer de prendre pour cible les prisonniers et les détenus sans aucune dissuasion.

    #Palestine_assassinée #Prisonniers_palestiniens

  • Le tribunal administratif de Caen enjoint à l’État de mettre fin aux violences et pratiques illégales à Condé-sur-Sarthe

    Dans des recommandations en urgence parues le 9 juillet 2026, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) s’est alarmé des mauvais traitements subis par les personnes détenues au centre pénitentiaire d’Alençon-Condé-sur-Sarthe. Il a dénoncé un fonctionnement marqué par des « violences systémiques », une « logique d’intimidation et d’abus de pouvoir », ainsi que des pratiques d’« humiliation et de déshumanisation ».

    À la suite de ces recommandations, l’Observatoire international des prisons – section française (OIP-SF) et plusieurs personnes détenues dans l’établissement, soutenus par de nombreuses organisations *, ont saisi le juge des référés du tribunal administratif (TA) de Caen afin d’obtenir des mesures immédiates faisant cesser ces atteintes graves et manifestement illégales aux droits fondamentaux des personnes incarcérées.

    Par une ordonnance rendue le 18 juillet, le juge a fait droit à cette requête en relevant notamment :

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/11/15/sans-lobservatoire-international-des-prisons-oip-nos-temoignages-ne-traverseraient-pas-les-murs/#comment-75146

    #france #prison

  • Calculated chaos: Inside Israel’s transfer of Palestinian bodies to Gaza
    ▻https://www.972mag.com/gaza-palestinian-bodies-israel-transfer-chaos

    “Everything is spontaneous — and that is part of their plan,” Ariel said, expressing their belief that the administrative chaos was calculated to prevent aid workers from comprehensively attending to returning detainees.

  • Les travailleurs de la réclusion administrative
    ▻https://laviedesidees.fr/Les-travailleurs-de-la-reclusion-administrative

    Menée à Paris, à Lampedusa et à Lesbos, une enquête ethnographique plonge dans les coulisses de l’enfermement administratif des #étrangers en situation irrégulière.

    #Société #État #prison #migration

  • On lui avait annoncé que son fiancé, porté disparu, avait été tué à Gaza. Un an plus tard, il est revenu vivant
    Maha Hussaini à Gaza, en Palestine occupée|13 juillet 2026 | Middle East Eye
    ▻https://www.middleeasteye.net/news/she-was-told-her-missing-fiance-was-killed-gaza-year-later-he-returne

    Hamada al-Banna, qui a été victime d’une disparition forcée pendant environ un an dans un centre de détention israélien, est assis aux côtés de sa fiancée Reem Jadallah à Gaza (Hani Abu Rezeq/Middle East Eye)

    Pendant près d’un an, Hamada al-Banna a été porté disparu après s’être rendu près de Zikim, dans le nord de Gaza, pour récupérer un sac de farine de blé dans des camions d’aide humanitaire.
    Sa famille ignorait où il se trouvait, s’il était encore en vie ou s’il avait été tué aux côtés de son frère, qui l’accompagnait ce jour-là.

    Alors que sa famille commençait à perdre espoir, sa fiancée, Reem Jadallah, s’est accrochée à la dernière lueur d’espoir. Elle a vendu son or pour engager un avocat afin de savoir s’il était détenu dans des prisons israéliennes.
    Mais la nouvelle qu’elle a finalement reçue était celle qu’elle redoutait depuis des mois : Banna avait été tué sous la torture.
    Quelques mois plus tard, Banna a appelé sa famille et leur a dit qu’il était en vie.

    Le jeune homme de 23 ans a été libéré dimanche de sa détention en Israël après avoir été victime d’une disparition forcée pendant environ un an sous la garde des autorités israéliennes.

    Disparu et torturé
    S’adressant à Middle East Eye, Banna a déclaré : « Ce jour-là, je m’étais rendu dans la région de Zikim avec mon frère Adham, c’était le 9 août 2025. Nous avions l’habitude de nous y rendre pendant la famine pour essayer de trouver de la farine. Mais après avoir réussi à rentrer, mes amis m’ont dit que mon frère avait été tué.
    « J’ai lâché le sac de farine et je suis parti à sa recherche. Je me suis dirigé vers une zone qui semblait proche de l’endroit où l’armée israélienne était postée, mais je ne m’en suis pas rendu compte sur le moment. »
    L’armée israélienne a tiré un obus en direction de Banna, le laissant inconscient.
    « Une énorme explosion m’a projeté à environ dix mètres dans les airs avant que je ne heurte le sol. J’ai été blessé à la jambe et à la poitrine, et après cela, je ne me souviens de plus rien », a déclaré Banna.

    « Plus tard, j’ai appris que j’étais resté dans le coma pendant six mois. Je me suis réveillé à l’hôpital Soroka, en Israël, souffrant d’amnésie. Je ne savais pas qui j’étais ni pourquoi j’étais là. »
    Les médecins et les officiers ont expliqué à Banna ce qui s’était passé, et peu à peu, sa mémoire est revenue.

    « Une fois que j’ai pris pleinement conscience de mon environnement, un soldat est venu me parler. Il a commencé à me provoquer et à lancer des insultes obscènes à l’encontre de ma mère. Je ne pouvais pas le supporter, alors je lui ai jeté ma poche de perfusion », se souvient Banna.

    Le soldat l’a violemment agressé avant que l’armée israélienne ne le transfère à la tristement célèbre prison de Sde Teiman.
    Là-bas, Banna a passé quatre mois supplémentaires à l’isolement, durant lesquels il a été soumis à diverses formes de torture.
    « Ils faisaient irruption dans ma cellule et me frappaient brutalement sans raison. Ils m’aspergeaient de gaz poivré, me frappaient aux parties génitales et lançaient des grenades assourdissantes dans ma cellule », a-t-il déclaré. « Une fois, ils m’ont gardé dans la “salle disco” pendant six jours entiers. »

    Les « salles de disco » sont connues parmi les détenus palestiniens comme des espaces dans les prisons israéliennes conçus pour briser leur résilience mentale et physique par une exposition prolongée à un bruit et à une musique assourdissants, provoquant une grave privation de sommeil, de la confusion et une détresse psychologique, en particulier avant ou pendant les séances d’interrogatoire.

    Banna a ensuite été sorti de l’isolement cellulaire et transféré dans une autre section de la prison de Sde Teiman.

    À ce moment-là, sa famille avait déjà été informée qu’il avait été tué sous la torture.

    Pourtant, sa fiancée a refusé de renoncer à chercher des réponses.
    « Je n’arrivais pas à croire qu’il avait été tué. Je n’ai cessé de l’attendre depuis le jour de sa disparition », a déclaré Jadallah, 18 ans, à MEE.
    « Il avait l’habitude d’aller à Zikim pour essayer de ramener de la nourriture, puis il venait me rendre visite après. Ce jour-là, je l’ai attendu comme d’habitude, mais il n’est jamais venu. Plus tard, sa famille m’a dit qu’il avait disparu. »

    Originaire du nord de Gaza, le couple s’est rencontré pour la première fois après que leurs deux familles eurent été déplacées vers le même quartier de la ville de Gaza.
    Alors que les attaques israéliennes s’intensifiaient autour d’eux, Banna a demandé à Jadallah de rester à ses côtés et lui a demandé sa main.

    « Après sa disparition, nous avons entamé de longues recherches. J’ai fait le tour des hôpitaux, interrogé ses amis à son sujet et cherché partout, mais il n’y avait aucune trace de lui », a déclaré Jadallah.
    Banna a été déclaré « personne disparue », une expression devenue de plus en plus courante depuis le début du génocide perpétré par Israël à Gaza le 7 octobre 2023.

    Selon le Centre palestinien pour les personnes disparues et les disparus de force (PCMFD), environ 8 000 Palestiniens, dont environ 2 900 enfants, ont été portés disparus dans toute la bande de Gaza depuis 2023.
    On pense que la plupart ont été tués et reposent sous les décombres.

    Cependant, on estime que des centaines d’autres ont été arrêtés par l’armée israélienne lors d’incursions terrestres, à des postes de contrôle ou alors que des Palestiniens tentaient d’accéder à l’aide humanitaire à proximité de zones où les forces israéliennes étaient présentes, en particulier dans l’est de Gaza.

    « Il était possible que l’armée israélienne l’ait arrêté, nous avons donc contacté HaMoked, une organisation israélienne d’aide juridique. Ils nous ont dit qu’il était détenu dans une prison israélienne, mais qu’ils ne disposaient d’aucune autre information sur son état de santé ni même sur le lieu exact où il se trouvait », a raconté Jadallah.
    « Ils nous ont indiqué que nous devrions mandater un avocat pour obtenir plus de détails. »

    Depuis le début du génocide à Gaza, les autorités israéliennes ont dissimulé des informations sur le sort et le lieu de détention des Palestiniens arrêtés et ont rejeté les demandes d’organisations internationales, notamment du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), visant à obtenir des renseignements sur leur localisation.
    Cependant, certaines familles ont pu obtenir des informations limitées sur le sort de leurs proches détenus dans des prisons israéliennes par l’intermédiaire d’avocats en Israël et dans les territoires occupés.

    Mais alors que la famille et la belle-famille de Banna n’avaient pas les moyens de se payer une représentation juridique, sa fiancée a refusé d’abandonner.
    « J’ai vendu tout mon or pour que nous puissions engager un avocat », a-t-elle déclaré. « Quelque temps plus tard, l’avocat nous a dit qu’il n’y avait toujours aucune information à son sujet. Puis il est revenu avec une liste de noms de personnes qui avaient été déclarées décédées et nous a annoncé qu’Hamada avait été tué sous la torture en prison. C’était vers février 2025.
    « À ce moment-là, sa famille a cessé de le rechercher, et tous les efforts pour le retrouver ont pris fin, sauf les miens. Je n’ai jamais arrêté. »

    Jadallah a continué à le chercher de son propre chef. Elle est allée d’un hôpital à l’autre, fouillant parmi les corps chaque fois que de nouvelles victimes étaient amenées.
    Chaque fois qu’elle apprenait que des détenus avaient été libérés, elle prenait la photo de Banna et allait à leur rencontre, leur montrant son portrait et leur demandant s’ils l’avaient vu ou s’ils savaient quoi que ce soit de son sort.
    « Personne ne m’a jamais dit l’avoir vu, car il avait passé la majeure partie de sa détention à l’hôpital, puis en isolement cellulaire. Tout le monde n’arrêtait pas de me dire de perdre espoir, mais je n’ai jamais baissé les bras. Au fond de moi, j’ai toujours senti qu’il était encore en vie », a déclaré Jadallah.

    Le 7 juillet, le CICR a appelé la famille Banna. Hamada était au bout du fil ; il utilisait un téléphone de la Croix-Rouge pour leur dire qu’il était en vie et qu’il avait été libéré.
    « Quand sa famille m’a appelée pour me l’annoncer, j’étais complètement sous le choc. J’ai éclaté de rire. J’ai dit : “Je ne comprends pas. Comment ça ?” », a raconté Jadallah.
    « Je n’arrivais pas à y croire. J’avais peur d’y croire, car je pensais que c’était peut-être encore une fausse nouvelle. Je n’y ai vraiment cru qu’après avoir vu sa photo aux côtés des prisonniers libérés. »

    Jadallah s’est habillée et s’est précipitée pour retrouver son fiancé.
    « Quand je suis arrivée, il demandait à tout le monde autour de lui : “Amenez-moi ma fiancée” », se souvient-elle avec un sourire.
    Mais alors que Jadallah pensait que sa longue et épuisante quête avait enfin pris fin, elle s’est vite rendu compte que ce n’était que le début d’une autre épreuve.

    « Le Hamada qui est sorti de prison n’était pas la même personne que celle que j’avais attendue tout ce temps », a-t-elle déclaré.
    « J’ai remarqué à quel point il avait changé. Parfois, au milieu d’une conversation, il fixe soudain le vide et se remet à revivre des souvenirs de sa détention. Il est devenu irritable, et le moindre bruit le dérange. »
    Elle a ajouté que les séquelles de son incarcération continuaient de marquer son quotidien.
    « Depuis sa libération, il ne dort plus allongé comme nous tous. Il dort assis, le dos droit, car c’est ainsi qu’il était contraint de dormir en prison. Il mange à peine, ne prenant que de très petites portions de nourriture, car c’est ce à quoi il s’était habitué pendant sa détention. »
    Le couple devait se marier peu avant la disparition de Banna. Aujourd’hui, Jadallah explique que leur mariage a été reporté sine die.
    « Nous n’en avons tout simplement plus les moyens. Nous avons perdu tout ce que nous avions préparé pour notre mariage. Nous avions meublé la maison où nous allions vivre ensemble, et j’avais acheté tout ce dont j’avais besoin pour notre nouvelle vie. Tout a disparu », a-t-elle déclaré.
    « Mais tout cela m’importe peu désormais. J’ai tout perdu, mais je l’ai retrouvé. C’est ce qui compte le plus. »

    #Prisonniers #Prisonniers_palestiniens

  • La famille confirme que Marwan Barghouthi a été blessé dans une prison israélienne
    13 juillet 2026 | - IMEMC News
    ▻https://imemc.org/article/family-confirms-injury-to-marwan-barghouthi-in-israeli-prison

    La famille de Marwan Barghouthi, éminent dirigeant politique palestinien actuellement emprisonné, a confirmé qu’il avait été blessé par des gardiens de prison israéliens qui lui ont tiré une balle métallique recouverte de caoutchouc dans la jambe, provoquant un saignement et une douleur intense.

    Cet incident marque une nouvelle escalade dans la série d’agressions physiques et de mesures punitives dont il fait l’objet au sein des prisons israéliennes, selon sa famille et de nombreux médias palestiniens.

    Son épouse, Fadwa Barghouthi, a déclaré que cette agression s’était produite alors que l’administration pénitentiaire israélienne diffusait ce qu’elle a qualifié de rapport interne incitant à la haine et visant Marwan.

    -- FreeMarwanNow (@FreeMarwanNow) 13 juillet 2026
    ▻https://x.com/FreeMarwanNow/status/2076689650882601354
    Déclaration de Fadwa Barghouti après que Marwan Barghouti a reçu une balle en caoutchouc dans la jambe, tirée par des gardiens de prison israéliens, et a ensuite été visé par un rapport incendiaire de l’administration pénitentiaire israélienne.

    « Dans une nouvelle tentative de s’en prendre à Marwan, l’administration pénitentiaire israélienne a publié un rapport incendiaire alors même que la campagne internationale « Libérez Marwan, libérez la Palestine » continue de prendre de l’ampleur, ralliant des personnalités et des dirigeants de premier plan à travers le monde et bénéficiant d’un soutien officiel et populaire considérable.

    Parallèlement, un gardien de prison a tiré une balle en caoutchouc dans la jambe de Marwan, lui causant une blessure douloureuse et des saignements — un nouvel épisode dans la série d’agressions dont il fait constamment l’objet.

    Ce que l’occupant n’a pas compris au cours du dernier quart de siècle — et ne comprend toujours pas aujourd’hui — c’est que Marwan n’a jamais vacillé dans sa conviction que la liberté est un droit fondamental et que l’occupation est vouée à prendre fin.

    Il a rejeté aussi bien la capitulation que le désespoir, estimant que résister à l’occupation tout en œuvrant pour une paix juste qui y mettrait un terme constitue une responsabilité tant nationale que morale. Il croit en l’unité du peuple palestinien et de sa terre. La préoccupation première de Marwan a toujours été d’épargner à chaque enfant palestinien les souffrances de l’occupation et les ravages de la guerre, et son objectif constant a été d’assurer une vie de liberté et de dignité à son peuple. »

    Elle a ajouté que Marwan a toujours refusé de se rendre ou d’adopter le nihilisme, convaincu que résister à l’occupation et œuvrer pour une paix juste qui y mette fin constituent à la fois des responsabilités nationales et morales. Elle a souligné qu’il restait attaché à l’unité du peuple et de la terre palestiniens, et que sa préoccupation de toujours avait été d’épargner aux enfants palestiniens les souffrances de l’occupation et de la guerre.
    Fadwa a insisté sur le fait que « ni l’incitation à la violence ni les agressions ne changeront ces vérités, pas plus qu’elles n’effaceront Marwan de la conscience de son peuple ou de l’esprit des individus libres à travers le monde », ajoutant que son attachement à sa patrie et à son peuple restait inébranlable.
    Fadwa a décrit son mari comme « l’un des siens, portant leur douleur et leurs espoirs, touché par les souffrances de Gaza, les blessures de Jénine, l’angoisse de Jérusalem et les épreuves ressenties dans chaque ville, village et camp de réfugiés palestiniens ». Elle a déclaré qu’il restait fidèle à l’engagement qu’il avait pris : défendre son peuple, sa liberté et sa dignité, quel qu’en soit le prix.
    « Il a rejeté tant la capitulation que le désespoir, convaincu que résister à l’occupation tout en œuvrant pour une paix juste qui y mette fin est à la fois une responsabilité nationale et morale. Il croit en l’unité du peuple palestinien et de sa terre », a souligné Fadwa. « La préoccupation première de Marwan a toujours été d’épargner à chaque enfant palestinien les souffrances de l’occupation et les ravages de la guerre, et son objectif constant a été d’assurer à son peuple une vie de liberté et de dignité.

    Des organisations de défense des droits de l’homme, notamment Human Rights Watch et Amnesty International, ont documenté des abus répétés à l’encontre de détenus palestiniens, notamment le recours excessif à la force, l’isolement cellulaire prolongé, le refus de soins médicaux et l’isolement punitif. Bien qu’aucune de ces deux organisations n’ait encore publié de nouvelle déclaration portant spécifiquement sur cet incident, elles continuent toutes deux de signaler que les conditions de détention des prisonniers palestiniens se sont fortement détériorées depuis fin 2023.

    Le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a appelé à plusieurs reprises Israël à respecter les normes internationales relatives au traitement des détenus. L’OCHA et l’UNRWA ont également mis en évidence une tendance générale à l’aggravation des violations commises à l’encontre des Palestiniens dans l’ensemble des territoires occupés, y compris au sein des centres de détention, soulignant que l’accès à un avocat, aux visites familiales et aux soins médicaux est de plus en plus restreint.

    Barghouthi, emprisonné depuis 2002 et purgeant plusieurs peines à perpétuité, reste l’une des figures politiques palestiniennes les plus en vue détenues dans les prisons israéliennes. Sa famille et ses partisans affirment que cette dernière agression souligne la campagne en cours visant à l’isoler, alors que les appels internationaux en faveur de sa libération se multiplient.

    Outre cette dernière agression, les médias palestiniens et israéliens ont rapporté une visite hautement provocatrice du ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, dans la cellule de Barghouthi l’année dernière.
    Ben-Gvir est entré dans l’aile accompagné d’un important contingent de gardiens de prison, a ordonné que Barghouti soit sorti de sa cellule et a inspecté celle-ci personnellement. Au cours de cette visite, Ben-Gvir a proféré des menaces publiques, déclarant qu’il avait l’intention de « durcir les conditions » imposées aux prisonniers palestiniens et de cibler spécifiquement Barghouti en lui imposant des restrictions plus sévères.

    -- Centre palestinien de défense des prisonniers (@PalPrisonersA) 14 août 2025
    ▻https://x.com/PalPrisonersA/status/1956077142912995815
    🚫 Ben Gvir fait irruption dans le quartier d’isolement de la prison de « Ganot » (anciennement prisons de Ramon et de Nafha) et menace directement le leader des prisonniers Marwan Barghouti dans sa cellule :« Vous ne nous vaincrez pas… nous vous anéantirons. »

    Cette visite a été largement condamnée par les factions politiques palestiniennes, les défenseurs des droits humains et plusieurs organisations internationales de défense des droits humains, qui l’ont qualifiée d’acte de provocation délibéré visant à humilier Barghouti, à saper son influence politique et à attiser les tensions au sein des prisons israéliennes.

    #Prisonniers. #Prisonniers_palestiniens

  • As Mass Incarceration Rose, Corporate Crime Ran Amok - Interview withMarie Gottschalk
    ▻https://jacobin.com/2026/07/mass-incarceration-corporate-crime-violence

    Les paroles de la chanson sont démenties par la réalité. Paris New Yorck, New Yorck Paris, dans dix an comme là bas ici n’est plus vrai, avec le déclin se son pouvoir dans le moinde, la désindustrialisation et le tournant sécuritaire de l’Europe centrale nous sommes aujourd’hui beaucoup plus proches des problèmes aux États Unis que dans les années quatre vingt. Écoutons ce que dit une criminologue états-unienne .

    13.7.2026 Interview by Meagan Day - We spoke to political scientist Marie Gottschalk about how corporate criminals have been let off the hook as prisons have exploded and what the path to ending mass incarceration might look like.

    Marie Gottschalk has spent more than two decades meticulously researching the origins and documenting the consequences of American mass incarceration. Her books The Prison and the Gallows and Caught are both foundational texts for anyone seeking to understand how the United States built the world’s largest penal system.

    In her new book, Crime and No Punishment: Wealth, Power, and Violence in America, Gottschalk turns her attention to the crimes that never end up penalized, from the corporate malfeasance behind the 2008 financial crisis to the engineered opioid epidemic to the slow-motion violence of state neglect. For Gottschalk, mass incarceration and the mass decriminalization of corporate and white-collar crime are not separate stories but two facets of the same phenomenon of ultramagnified inequality.

    Gottschalk is the Edmund J. Kahn distinguished professor of political science at the University of Pennsylvania. Jacobin’s Meagan Day spoke with her about “street crime” and “suite crime,” how rural America has quietly become subject to incarceration patterns previously associated with urban environments, whether there’s a role for police and prisons in an ideal society, and the concept of “radical penal minimalism” — a framework she thinks may offer the Left a way out of the trap of maximalist abolitionism versus reflexive law-and-order politics.

    Meagan Day

    Let’s start with the differential treatment of street crime versus white-collar crime. One will get you plunged into the world’s most vast and sophisticated carceral apparatus, possibly never to return. The other will either get you a slap on the wrist or be ignored. Certain flavors of white-collar crime, especially in the era of Donald Trump, will even be ostentatiously rewarded. How do you think about that selective approach to criminalization?

    Marie Gottschalk

    White-collar and corporate crime is largely invisible to us. We don’t count it; we don’t measure it. Official crime statistics are based on the FBI’s index crimes — murder, rape, arson, and so on — and those are what determine whether people believe crime is going up or down. Corporate crime doesn’t figure into that picture at all.

    My book is partly a mea culpa. Those of us who study criminal justice have spent so much energy on mass incarceration — who goes to prison, at what rate, and why — that we missed the other half of the story: while the United States was building the largest incarceration system in the world, it was simultaneously carrying out a radical decriminalization of corporate crime. The book is about how those two trends are connected. What I try to do in Crime and No Punishment is get readers to step back from a narrow definition of “crime” — which in most people’s minds means interpersonal violence, or street crime — and think instead about violence writ large: who is causing harm, who is causing premature death.

    The US has become one of the most violent countries in the developed world, whether you measure that by declining life expectancy, traffic deaths, incarceration rates, or the militarization of police and the resulting civilian deaths. At the same time, we have staggering income inequality contributing to that decline in life expectancy, and we have what the geographer Ruth Wilson Gilmore calls the “anti-state state” — a state that no longer feels it has a duty to protect the society it governs. That combination produces what I borrow from Friedrich Engels to call “social murder.” It’s not one person killing another by hand; it’s underlying structures producing death and harm at scale.

    The 2008 financial crisis is a good example. I call it an act of violence. People lost homes, pensions, jobs — and unlike past recessions, the recovery was radically uneven. The coasts and the tech hubs bounced back; large parts of “flyover country” never really did. The opioid crisis is another. At its peak a few years ago, close to 110,000 Americans a year were dying of overdoses. To put that in perspective: over the entire decade the United States was in Vietnam, about 55,000 Americans were killed, an experience that seared itself into the national memory. Here we have twice that many deaths in a single year, and we’ve simply tolerated it.

    Meagan Day

    You’ve observed that incarceration and police violence are becoming less exclusively an urban, racialized phenomenon. Could that actually be a hopeful political development? There were understandable reasons to racialize the national conversation about incarceration, given the hugely disproportionate impact on black communities. But that framing may also have kept out people who don’t see themselves as positioned in a particular way in the broader culture wars.

    Marie Gottschalk

    What I’m trying to do in the book is push people toward a bigger political-economy view. And one important piece of that bigger picture is that the carceral state is not static — it’s changing geographically. It made sense in the 1970s, ’80s, and early ’90s to focus on urban areas, because that’s where incarceration was most intense. But over the last decade, we’ve seen something close to a flip: if you live in a rural or suburban area today, you have a better chance of being incarcerated than if you live in a city.

    Some of that is the effect of progressive prosecutors and criminal-justice-reform coalitions anchored in urban centers, but we also see pronounced changes in rural areas. Look at New York state: the decline in incarceration is being driven by New York City, while rural areas are seeing increases. Pennsylvania shows the same pattern: a dramatic decline in Philadelphia, an increase out in the rural counties. That complicates how we think about race and incarceration, because some of the whitest, most rural counties in my state incarcerate people at very high rates, often in some of the most decrepit jails in the country, buildings well over a hundred years old.

    This matters for coalition-building. If we want to challenge the carceral state, we need to understand what’s happening in rural America too. The same is likely true of police violence — we don’t have great data, but you probably have a higher chance of being shot and killed by police in a rural area than an urban one. Those deaths are undercounted because they happen in places without strong advocacy organizations or local media to publicize them.

    Rural America has also disproportionately carried the physical burden of the forever wars. People in rural areas were far more likely to deploy to Iraq and Afghanistan. Actual combat deaths were relatively low, but the number of veterans who came home with serious physical or mental injuries was high — and this happened just as the country was cutting benefits for veterans and National Guard members. That’s another form of state violence that stays largely invisible. All of this is part of why I think it’s too simple to say that rural voters went for Trump purely out of misogyny and racism. There are many factors that have been brewing for a long time, and in some ways Trump is almost incidental to the underlying story.

    If you actually want to reduce violence, you have to invest in the welfare-state side of things — jobs, health care, schools, neighborhoods — and you have to reinvest in corporate regulation. If we only focus on the police and the prisons as “the problem,” there simply isn’t enough money to squeeze out of that system to fund what’s actually needed. If activists are focused narrowly on defunding the police, there just isn’t enough there to fund the things that need to be funded. We have to look concretely at tax policy, redistribution, and winding down the military budget.

    Meagan Day

    Let’s talk about the order of operations. Someone might hear that and say: I agree, which is why we need to build the welfare state first, to address the root causes of crime, and only then will we have earned the ability to decarcerate. If we decarcerate before building that foundation, we’ll see a crime spike that sets the whole movement back. What do you say to that?

    Marie Gottschalk

    If your position is that we have to fix everything before we can make progress on decarceration, that’s ignoring some very obvious issues we can address right now. For example, if you just look at age demographics, leaving aside class or geography, the highest-crime population is young people in their late teens and early twenties, particularly young men. We can observe a kind of “criminal menopause,” where offending drops off sharply with age. So what’s the purpose of keeping people incarcerated for decades after that? It’s now costing roughly $120,000 a year to house someone in a California state prison, and the vast majority of incarcerated people are eventually going to come out anyway.

    So yes, we can identify areas like these and start decarcerating now. A lot of the fear here rests on an overreliance on recidivism statistics, which are much shakier than people assume. You’ll often hear that two-thirds of people released “recidivate” within three years, without any explanation of what that means. In many cases, it’s a technical parole violation or a minor offense that, absent a prior record, wouldn’t have led to incarceration at all. In a lot of European countries, a prior record barely factors into sentencing. Our recidivism statistics are not actually a good predictor of public safety.

    Meagan Day

    Police and prisons are functioning in tandem right now to produce a metastasizing, highly punitive carceral state that extinguishes futures, proliferates inhumanity, and creates as many social problems as it solves. Consequently, the abolitionist line that a lot of people encounter when they first catch wind of those politics is: eliminate prisons, eliminate police — no distinction made between them, no exceptions.

    But if you think about it seriously, you might conclude that a selectively recruited, democratically controlled, well-trained, community-rooted, and adequately restrained police force could be useful to the project of decarceration. It could respond in high-stakes situations without functioning as an automatic feeder system into prisons or brutalizing populations the state has otherwise abandoned. It could turn the temperature down in a way that obviates the justification for America’s vast mesh of jails and prisons.

    Is there a role for police in decarceral politics or an afterlife for them in a decarcerated world? What about prisons themselves — is it possible to defend the existence of separate institutions to which violators of our social contract are removed?

    Marie Gottschalk

    Police are on the front lines of everything that’s failing: drugs, poverty, and the absence of adequate jobs, housing, and mental health care. We hand them that tray and say, “Fix it,” and all we actually give them are guns and more military hardware. As a society, we need to own those problems instead of just dumping them on police and saying policing can never work.

    I do believe, after years of thinking about this, that a genuinely different law enforcement institution is possible — one that does what it’s supposed to do. It would probably look different enough from what we have now that we might reasonably call it something else. But police forces exist all over the world, under that name, functioning very differently from ours. I’ve visited prisons all over the world too, and a prison in Berlin operates nothing like the state’s largest facility just outside Philadelphia. Becoming a police officer in Norway is nearly as competitive as getting into Harvard, and it requires three years of training. In many US states, you need more training and licensing to become a hairstylist or a nail technician than to become a police officer. That’s a real, fixable failure, not a reason to conclude that the institution itself is beyond redemption.

    There will probably always be some role for police in any functioning society. Sometimes you need the police to intervene. If someone’s breaking into your house with a gun, you’re not going to want a peace circle. But you also don’t necessarily want ten officers and a SWAT response that endangers everyone even more. There’s a middle ground. It’s also worth thinking right now about Charlottesville, where the police stood down while a white nationalist drove his car into a crowd and killed Heather Heyer. If you want to defund or eliminate the police at a moment when the Right is actively organizing and marching, you have to think hard about what that means.

    My book does document how, in a number of places, police forces are increasingly infiltrated by the Right, and how police and military service function as recruiting grounds for white supremacist organizations. We have to acknowledge that reality. But I don’t think it’s accurate to lump “the police” together as a single undifferentiated entity. Albuquerque has an extraordinarily high rate of police killings of civilians compared to New York City. Those differences matter. Insisting that police everywhere are equally bad and should simply be abolished flattens real variation, and I think that’s its own kind of arrogance.

    If we actually believe interpersonal violence has root causes — poverty, class inequity, racial inequity — then we have to recognize that in certain communities, violence tracks those indicators regardless of things like the “war on drugs.” Police need to be available to intervene and, where they can’t, to solve crimes. Roughly half of homicides in this country go unsolved. The families of murder victims generally aren’t demanding the death penalty or even necessarily a life sentence, but they do want some acknowledgment of the magnitude of their loss and some assurance that the person responsible won’t do it again. We need not only police for that but a whole functioning criminal justice system.

    As for prisons, punishment serves a social function beyond direct incapacitation. It’s a statement that a given act is unacceptable. But it doesn’t have to involve torture or the conditions in most American prisons and jails today. When I teach my own book and we get to the final chapter on corporate violence and particularly the villains of the financial crisis, my students say: these people caused enormous harm; they should go to prison. And I tell them truthfully: that would satisfy a retributive impulse, but it wouldn’t solve the underlying structural problems.

    Still, I don’t want to see them writing best-selling memoirs either. I’d like to see truth commissions. I’d like to see corporate executives personally charged, rather than corporations alone facing deferred-prosecution agreements that function as get-out-of-jail-free cards. There’s a wide range of sanctions available short of imprisonment. And some people probably do need to end up in prison or jail but not be subjected to current inhumane conditions.

    Meagan Day

    Many sympathetic people I know call themselves abolitionists. When someone asks, “So you really want to get rid of all police and prisons, forever?” they often start talking about horizons or hermeneutics. This is not how the term “abolition” was used in the context of slavery. It was an uncomplicated statement of moral principle: slavery had no defensible social function, and society would not miss it. It was not a horizon or a hermeneutic but a concrete demand for immediate eradication.

    That’s not really the politics of most serious people using the term “abolition” today, because police and prisons are not actually structurally identical to slavery. Their actual position is closer to: we have a system running on its own barbaric internal logic rather than what it purports to do — minimize overall harm and enforce and uphold a democratically agreed-upon social contract — and we need to replace it with something that actually does those things. I agree with that, but I think calling it “abolition” confuses the issue.

    Marie Gottschalk

    I’m a real admirer of many people who identify as abolitionists, and I think “abolition” can be a capacious term. But I’ve become drawn to another phrase some people are using now: radical penal minimalism. Paradoxically, radical penal minimalism might actually mean investing more in certain parts of the system in order to shrink it overall.

    For example, Pennsylvania is nearly the worst state in the country for funding public defenders. The state itself put essentially zero dollars toward it until very recently, and it still lags far behind other states; counties are left to cover it, and the American Civil Liberties Union just filed a lawsuit over conditions here. A purist abolitionist might balk at “expanding” any part of the criminal legal apparatus. But if expanding it means better public defenders, more diversion programs, more opportunities for community service, more careful attention to mitigation, or even potentially better-paid and better-trained prosecutors who stay in the work rather than burning out, then that’s a path to radical penal minimalism in practice.

    Meagan Day

    I much prefer that phrase. But do you think the American public will balk at the “minimalism” part of this formula too? People often report wanting more police, or at least more reliable and responsive law enforcement.

    Marie Gottschalk

    On this point, I’m heavily influenced by James Forman Jr, a Yale Law professor and former Washington, DC, public defender who wrote Locking Up Our Own — a deep dive into why DC, a majority-black city with a black city council and black mayor, became one of the most punitive jurisdictions in the country. His answer was that black communities have genuine, well-founded fears of street crime but also that it’s not as simple as “people want more police.”

    Polling consistently shows that people in those communities simultaneously feel that they are being overpoliced and underprotected. In truth, public opinion in these communities tends to be “all of the above.” Philadelphia’s last mayoral race had local polling on this, and Los Angeles’s recent polling shows the same pattern. The press likes to quote it selectively as “people want more police,” but if you also ask whether they want more spending on schools, jobs, clean streets, libraries, and community centers, the answer is overwhelmingly yes to all of it.

    Meagan Day

    Offloading certain calls to mental-health responders, drug counselors, service providers, and other nonpolice entities — and giving police real training and the capacity to respond safely to the calls that genuinely require them — matters enormously. But I do think that in a country with this many privately owned guns, the state probably needs to retain a near-monopoly on legitimate force. It might be easier to shrink the role of police if we could actually disarm the population and then also make this population less aggrieved and disturbed.

    Marie Gottschalk

    That’s the hardest question in the book really — whether we’re in a cycle of violence, and I don’t just mean interpersonal violence. We have the highest rate of private gun ownership of any country in the world. How do you run a functioning society that is that heavily armed? Some of the explanation for higher rural police-shooting rates is that officers know nearly everyone is carrying, and there are fewer mental-health services available to divert people before a crisis. That’s an extremely combustible combination, especially with smaller departments, less training, and sheriffs who are largely unaccountable to the public.

    The book can be bleak on this point. Are we becoming a dysfunctional state, one that’s failing at the basic obligation to protect its people from violence in all its forms, including drugs, including opioids? I often think about how shocked people were in the 1990s that life expectancy was declining in the collapsing Soviet Union. It was treated as proof of systemic failure. The United States has had its own unprecedented decline in life expectancy, in a country that spent the twentieth century as a leader in exactly that metric. And it’s declining unevenly, dropping fastest among poor and working-class white people, even as black and white life expectancy converge. Some of that convergence reflects real gains for black Americans, but a lot of it reflects a decline for white Americans. Is that really an achievement, equality reached by leveling down?

    Meagan Day

    Gulags are probably the best-known example of Soviet repression. Yet the US prison population is comparable to what the gulag system held at its height. We make a pretty remarkable exception for our own trajectory. Perhaps our society is not in spectacular health either.

    Marie Gottschalk

    I used to call the United States a “carceral democracy.” Now I’m not sure the “democracy” half still holds; even that’s been enfeebled. My book comes around to the idea that the fundamental legitimacy of the state is genuinely in question, and when that legitimacy is in question, it hollows out democratic institutions themselves. That adds a special urgency to our effort to understand the crimes committed and violence perpetrated not only on the streets but by people in power.

    #USA #prison #criminalité #violence #police #injustice #inégalité

  • Dominique Simonnot la contrôleuse générale des lieux de détention et de privation de liberté a adressé des recommandations en urgence au ministère de la Justice concernant la prison de haute sécurité de Condé-sur-Sarthe.
    ▻https://www.cglpl.fr/publications/recommandations-en-urgence-relatives-au-centre-penitentiaire-dalencon-conde-su
    Elle y dénonce « une violation grave des droits fondamentaux » des personnes détenues, des violences endémiques et des humiliations en cascade. Si les conditions de détention indignes qui règnent dans nos prisons n’ont pas de bord politique, quelques indices laissent toutefois entrevoir de quel côté penchent les surveillants pénitentiaires de Condé-sur-Sarthe. Là-bas, ils traitent les détenus de « sales bougnoules » et entonnent sans complexe des chants qui réjouiraient les fondateurs du Front national (FN, ex-RN) : « Ici, c’est chez nous, ici c’est le IIIe Reich, les nazis c’est nous. »

    Prisons : la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté dénonce une « catastrophe pénitentiaire » et un manque de « courage politique » pour y remédier
    ▻https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/05/28/la-controleuse-generale-des-lieux-de-privation-de-liberte-denonce-une-catast
    #CGLPL #prison #administration_pénitentiaire #matons #QHS #torture

  • Les violations se poursuivent à Gaza alors que la crise humanitaire s’aggrave
    7 juillet 2026 | - IMEMC News
    ▻https://imemc.org/article/violations-in-gaza-continue-amid-deepening-humanitarian-crisis

    Les violations se sont poursuivies lundi à Gaza : selon des sources médicales, six Palestiniens ont été tués et plus de vingt autres blessés lors de plusieurs attaques israéliennes menées dans toute la bande de Gaza, malgré le cessez-le-feu déclaré.

    À Khan Younis, deux Palestiniens ont été tués et au moins quinze autres, dont des enfants et des femmes, ont été blessés par un drone israélien qui a tiré un missile sur un véhicule dans la rue al-Rashid.
    ▻https://imemc.org/wp-content/uploads/2026/07/Gaza01.mp4?_=1

    Lors d’une autre attaque, deux Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes qui ont pris pour cible une tente abritant des familles déplacées à al-Mawasi, à l’ouest de la ville.

    À Gaza, un couple a été tué par un drone israélien qui a frappé un appartement, selon le personnel médical de l’hôpital Shifa.

    L’Union des comités de pêcheurs a déclaré que trois pêcheurs palestiniens avaient été blessés lorsque des drones israéliens ont tiré en direction de bateaux au large de la côte de Gaza.

    Les équipes de la protection civile à Gaza ont déclaré avoir récupéré huit corps et restes humains sous les décombres de la maison de la famille Safadi, dans le quartier de Sabra, au sud de la ville de Gaza, après sa destruction lors d’une précédente frappe aérienne israélienne.
    Les équipes ont ajouté qu’elles poursuivaient les recherches pour retrouver des Palestiniens portés disparus sous les décombres de la maison de la famille Jadallah, dans le même quartier, où d’importants débris et des effondrements structurels continuent de bloquer l’accès.

    Dans le sud de Gaza, le Comité international de la Croix-Rouge ( #CICR ) a confirmé avoir facilité le transfert de dix-sept détenus palestiniens libérés par les autorités israéliennes. Les détenus ont été transférés du poste-frontière militaire de Kerem Abu Salem vers l’hôpital Nasser à Khan Younis, en coordination avec la Société du Croissant-Rouge palestinien.
    Le CICR a indiqué que ses équipes avaient aidé les détenus libérés à contacter leurs familles et à les retrouver, précisant qu’il avait facilité plus de 2 500 transferts de ce type depuis 2023.
    L’organisation a réaffirmé qu’elle n’avait pas obtenu l’accès aux détenus palestiniens incarcérés dans des centres de détention israéliens depuis octobre 2023 et a de nouveau exigé des informations sur le sort et le lieu de détention de tous les détenus, ainsi que l’autorisation de leur rendre visite.
    Il a souligné que le droit international humanitaire exige un traitement humain, des conditions de détention adéquates et des contacts réguliers avec la famille. Le CICR a ajouté que des milliers de familles palestiniennes attendent toujours des informations sur leurs proches détenus et craignent de plus en plus pour leur sécurité.

    ▻https://x.com/amnesty/status/2074187235377774682/photo/1
    🚨Nous sommes profondément alarmés par les informations faisant état d’une menace imminente pesant sur la vie du Dr #HussamAbuSafiya, suite aux actes de torture et autres mauvais traitements qu’il subit depuis sa mise en détention par les autorités israéliennes. Les autorités israéliennes doivent libérer immédiatement et sans condition le Dr Abu Safiya. En attendant sa libération, nous appelons le service pénitentiaire israélien à veiller à ce qu’il soit pleinement protégé contre les abus, qu’il reçoive des soins médicaux adéquats et urgents, et qu’il soit autorisé à recevoir immédiatement la visite de moniteurs indépendants.
    -- Amnesty International (@amnesty) 6 juillet 2026

    Au niveau international, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a rendu une conclusion officielle selon laquelle la détention par Israël du médecin de Gaza, le Dr Hussam Abu Safiya, est arbitraire et viole plusieurs articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

    ▻https://x.com/democracynow/status/2074105933622378885/photo/1
    La famille du Dr Hussam Abu Safiya affirme que son état de santé s’est fortement détérioré après plus de 555 jours passés dans les prisons israéliennes.
    Le Dr Abu Safiya exerçait en tant que pédiatre et directeur de l’hôpital Kamal Adwan, dans le nord de Gaza, jusqu’à ce qu’il soit enlevé par Israël en décembre 2024. Il est détenu sans inculpation depuis lors.

    Dans un message vidéo, le fils du Dr Abu Safiya, Elyas, a déclaré que son père présentait des signes évidents de torture et de négligence médicale lors d’une récente rencontre avec son avocat, au cours de laquelle le Dr Abu Safiya a décrit avoir été battu à coups de marteau.

    « Mon père était incapable de respirer. Mon père était incapable de parler. Son visage était défiguré par les marques de la torture et de la douleur », a déclaré Elyas Abu Safiya. « Nous continuons à crier, à supplier, à faire appel et à implorer tous les peuples libres du monde, et quiconque possède une once d’humanité dans son cœur, de sauver la vie de mon père avant qu’il ne soit trop tard. »
    -- Democracy Now ! (@democracynow) 6 juillet 2026

    Le Groupe de travail a déclaré que la mesure appropriée en vertu du droit international était sa libération immédiate, ainsi que le droit exécutoire à une indemnisation et à d’autres réparations. Il a averti que son cas, l’un des nombreux soumis à l’ONU, pouvait révéler une pratique plus générale de détention arbitraire.

    Des organisations de défense des droits humains et son avocat ont signalé que sa vie était en danger immédiat en raison des mauvais traitements et des tortures quotidiens qu’il subit, tandis que l’administration pénitentiaire israélienne nie tout mauvais traitement et que la Cour suprême d’Israël a récemment rejeté un recours en libération fondé sur des éléments confidentiels relevant de la loi sur les « combattants illégaux ».

    ▻https://x.com/gazanotice/status/2074196569226977439/video/1
    🚨DÉCHIRANT : Feu le Dr Jamal Naim, ancien doyen de la faculté de médecine dentaire de Gaza et l’un de ses universitaires les plus respectés dans ce domaine, a été grièvement blessé par une frappe aérienne israélienne qui a visé son domicile, tuant ses trois filles — dont deux dentistes — ses trois petits-enfants et sa mère âgée.

    Malgré ses propres blessures, il a passé ses derniers jours à chercher le corps de sa fille, la Dre Shaimaa, dont les restes n’ont jamais été retrouvés après l’explosion. Il a continué à implorer de l’aide pour la retrouver sous les décombres jusqu’au jour de sa mort.
    -- Gaza Notifications (@gazanotice) 6 juillet 2026

    Le ministère de la Santé de Gaza a communiqué des chiffres actualisés depuis le « cessez-le-feu » déclaré le 11 octobre 2025, indiquant que 1 072 Palestiniens ont été tués et 3 463 blessés au cours de cette période, et que les équipes de secours ont récupéré 799 corps et restes humains.
    Le bilan cumulé depuis le début du génocide, le 7 octobre 2023, s’élève désormais à 73 098 Palestiniens tués et 173 571 blessés.

    De nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres de leurs maisons détruites et dans des rues inaccessibles aux équipes de secours en raison des effondrements, des munitions non explosées et d’une grave pénurie d’équipement et de carburant.

    Les événements de lundi reflètent une bande de Gaza qui continue de subir de plein fouet les conséquences de la guerre : des familles attendent près de leurs maisons en ruines tandis que les équipes de secours récupèrent des corps, des détenus libérés retrouvent leurs proches après des années de disparition, et un médecin de Gaza dont le cas est devenu un exemple frappant des préoccupations plus générales concernant les détentions arbitraires et le traitement réservé aux détenus palestiniens.

    #Bilan #Génocide #prisonniers

  • Henry Miller sur un gardien de prison dans The Airconditioned Nigjtmare
    ▻https://en.wikipedia.org/wiki/The_Air-Conditioned_Nightmare

    As long as I live I shall never forget that cruel, ash-gray face, those cold, beady man-hunter’s eyes. I hate him and all that he stands for. I hate him with an undying hatred. I would a thousand times rather be the most incorrigible convict than this hireling of those who are trying to maintain law and order. Law and order! Finally, when you see it staring at you through the barrel of a rifle, you know what it means. A bas puissance, justice, histoire! If society has to be protected by these inhuman monsters then to hell with society! If at the bottom of law and order there is only a man armed to the teeth, a man without a heart, without a conscience, then law and order are meaningless.

    .

    When a noted dentist has the audacity to say that for the working man teeth—one’s own teeth—are an economic luxury, what are we coming to? Soon the physicians and surgeons will be saying: “Why try to preserve life when there is nothing to live for?” Soon, out of sheer human kindness, they will be banding together to form a euthanasia society to do away with all those who are unfit for the terrors of modern life. The battlefield, together with the industrial field, will provide them with all the patients they can handle.

    #USA #prison #armes #culture #trumpisme #violence #iatdocratie