• L’OIP-SF célèbre 30 ans d’actions pour les droits des personnes détenues – Observatoire International des Prisons
    https://oip.org/communique/loip-sf-celebre-30-ans-dactions-pour-les-droits-des-personnes-detenues


    https://www.leconsulat.org/events/les-30-ans-de-loip-sf

    À l’occasion de ses 30 ans, l’Observatoire international des prisons – section française (OIP-SF) organise un week-end de rencontres et de mobilisations les 29, 30 et 31 mai 2026 à Paris. Trois journées ouvertes à toutes et tous pour revenir sur trois décennies d’actions, pour évoquer la situation des personnes détenues aujourd’hui, pour ouvrir des perspectives sur les enjeux actuels et à venir.

    #OIP #prisons

  • Comment faire encore #confiance à la #justice (quand on est féministe)

    La justice française est sous-financée, sexiste, épuisante pour les victimes. Alors pourquoi continuer à la défendre ? Voilà dont on discute avec maître Élodie Tuaillon-Hibon, avocate au barreau de Paris depuis 23 ans. Elle défend des femmes victimes de #violences_sexuelles, des militantes, des syndicalistes. Elle connaît les failles de l’intérieur, et pourtant elle n’a pas renoncé.

    Faut-il toujours porter plainte ?
    Pourquoi les enquêtes sur les VSS sont-elles si mal menées ?
    Qu’est-ce qu’une « mauvaise victime » ?
    Faut-il fermer toutes les #prisons ?
    Un épisode pour comprendre ce qui dysfonctionne, et ce qui vaut la peine d’être sauvé.

    https://podcasts.360.audion.fm/en/renverser-la-table/comment-faire-encore-confiance-a-la-justice-quand-on-est-feminis
    #podcast #audio #féminisme #sexisme #VSS

  • « Comment peut-on laisser quelqu’un agoniser dans une cellule ? » : colère et incompréhension après la mort d’un jeune Kanak en prison
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210226/comment-peut-laisser-quelqu-un-agoniser-dans-une-cellule-colere-et-incompr

    Frédéric Grochain, 31 ans, a été retrouvé mort dans sa cellule du centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand, le 6 février. Son décès interroge sur la prise en charge sanitaire des détenus calédoniens transférés vers des prisons métropolitaines après les révoltes de 2024.

    Benoît Godin, 21 février 2026

    FrédéricFrédéric Grochain a été retrouvé mort le vendredi 6 février au matin, seul dans sa cellule du centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand (Saône-et-Loire). Comment ce jeune Kanak originaire de Ponérihouen, en Nouvelle-Calédonie, a-t-il pu mourir en détention si loin de chez lui, à 31 ans ? « On est confrontés ici à un double scandale, dénonce son avocate Julie Jarno. Une défaillance flagrante de la prise en charge médicale d’un détenu et la déportation inacceptable de prisonniers kanak, y compris de personnes vulnérables comme Frédéric Grochain. »

    Le jeune homme fait en effet partie des dizaines de détenus transférés vers la métropole dans la foulée des révoltes du 13 mai 2024. Ce jour-là, alors que le Grand Nouméa s’embrase, une mutinerie éclate également au Camp Est, prison surpeuplée et insalubre, occupée à plus de 90 % par des Kanak. La répression est particulièrement brutale – un prisonnier meurt après l’intervention des forces de l’ordre. Quelques semaines plus tard, l’administration pénitentiaire lance une vague de transferts dans l’opacité la plus totale.

    D’après les décomptes du collectif Solidarité Kanaky, du 8 juin 2024 au 22 avril 2025, 69 détenus ont ainsi été envoyés, sans leur consentement, à 17 000 kilomètres de chez eux, dans différentes prisons métropolitaines. Une situation dont s’est récemment émue la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH). Selon Julie Jarno, « l’administration aurait ciblé ceux qu’elle considère avoir été actifs pendant la mutinerie et ceux qui portaient des revendications, notamment sur les conditions indignes de détention ».
    Illustration 1

    « Mais mon client ne correspondait à aucun de ces deux cas, ajoute l’avocate. Visiblement, l’administration a aussi pris des gens au hasard pour faire de la place. » Frédéric, détenu depuis fin 2023 pour différents larcins, fait partie du second convoi, parti de Nouméa le 22 juin. Sa famille n’a pas été informée de son départ forcé et précipité. Ce n’est que plusieurs jours plus tard, lorsque sa mère se rend directement au Camp Est en compagnie d’autres parents de détenus alertés par les rumeurs, que la direction de l’établissement leur confirme ces transferts.
    « Un très grand isolement »

    Défendant bénévolement les intérêts d’une douzaine de ces détenus, pour la plupart en grande précarité, Julie Jarno rencontre Frédéric Grochain pour la première fois à Varennes-le-Grand, à l’automne 2024. « Il avait déjà passé six à huit mois sans voir personne », précise-t-elle, affirmant découvrir « un homme sympa, qui fait des blagues », mais « complètement perdu ». « Il chuchotait comme s’il était épié, avait toujours l’impression que tout le monde était contre lui », témoigne-t-elle. Une fragilité psychologique qui interroge l’avocate sur sa prise en charge.

    Julie Jarno s’en inquiète alors auprès de la conseillère d’insertion et de probation de son client, qui lui indique que Frédéric Grochain a en effet connu une hospitalisation en mars 2025 pour des troubles psychiques et qu’il fait l’objet d’un suivi. Les deux femmes n’en sauront pas plus, secret médical oblige.

    Ce qui est certain, c’est que le jeune homme souffre d’une grande solitude. Il n’utilise la cabine téléphonique de la prison que pour appeler, rarement, une cousine vivant en région parisienne. En revanche, il ne peut joindre ses proches en Nouvelle-Calédonie, vu le coût exorbitant d’un appel – équivalent à un appel international. Durant près de dix-neuf mois, ses seules visites sont celles de son avocate – quatre en tout, la dernière remontant au 19 décembre 2025.

    « Ce très grand isolement, on le retrouve chez beaucoup de ces déportés kanak déracinés, souligne Julie Chapon, membre de Solidarité Kanaky. Très peu ont des proches ici, très peu ont des parloirs. On fait ce qu’on peut avec le collectif pour leur rendre visite, mais nous sommes peu nombreux. »

    Une victime directe du système judiciaire et carcéral colonial.

    Christian Tein, président du FLNKS

    Peu avant la mort de Frédéric Grochain, son frère venait d’arriver dans l’Hexagone pour s’y installer avec sa compagne. C’est en téléphonant au centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand pour obtenir un droit de visite que Judygael Grochain a appris la triste nouvelle. « Les dernières fois que je l’ai vu, avant son entrée au Camp Est, il allait bien, s’étonne-t-il. Je pense que sa situation s’est aggravée par la suite. »

    Une autopsie, demandée par le procureur de la République de Chalon-sur-Saône pour établir les raisons de la mort, a révélé que le jeune Kanak souffrait de tuberculose. Contactée par Mediapart, l’administration pénitentiaire affirme ne pas en avoir été informée avant sa mort, rappelant que la prise en charge sanitaire des personnes incarcérées dépend du ministère de la santé.

    L’agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté se refuse quant à elle à tout commentaire, invoquant le « respect du secret médical et de l’indépendance des soignants ». Dans un communiqué du syndicat Ufap daté du 12 février, les surveillants de Varennes-le-Grand renvoient dos à dos les deux administrations, indiquant avoir « signalé la dégradation rapide de [l’]état physique » de Frédéric Grochain à chacune.

    Une dilution des responsabilités qui indigne Judygael Grochain : « Un gendarme [chargé de l’enquête] nous a dit que mon petit frère était très faible, qu’il ne s’alimentait plus, raconte-t-il. Je n’ai pas fait l’école de médecine, mais quand on voit une personne comme ça, on sait qu’il faut faire quelque chose ! Je n’arrive pas à comprendre comment on peut laisser quelqu’un agoniser dans une cellule jusqu’à son dernier souffle sans que personne réagisse. »
    Peu de retours en Nouvelle-Calédonie

    « Frédéric Grochain souhaitait rentrer en Nouvelle-Calédonie », indique Julie Jarno, précisant qu’il avait déposé une demande de transfert vers Nouméa dès la fin de l’année 2024. Elle restera sans réponse. « Il aurait vraiment fallu qu’il puisse rentrer, insiste l’avocate. Le Camp Est est certes une des pires prisons de France, mais les détenus kanak peuvent au moins y voir leurs proches, obtiennent plus facilement des permissions de sortie et des aménagements de peine. Dans le cas de Frédéric, qui n’était pas forcément en capacité d’alerter lui-même sur son état de santé, cela aurait sans doute permis de repérer qu’il allait mal. »

    Selon Solidarité Kanaky, un seul des détenus envoyés en métropole a pu rentrer dans l’archipel sur un vol payé par l’administration pénitentiaire en raison d’une procédure en cours en Nouvelle-Calédonie. Deux autres ont vu leur demande de transfert acceptée et ont même été conduits à l’aéroport de Paris-Orly le 24 novembre 2025… sans jamais embarquer. Ils attendent toujours un autre vol au centre pénitentiaire du Sud francilien (Seine-et-Marne).

    Quant aux personnes libérées, elles ne peuvent compter que sur elles-mêmes et leurs proches pour se payer l’onéreux billet retour vers Nouméa. « Et les déportations se poursuivent, assure Julie Chapon. Nous en sommes maintenant à plus de quatre-vingt-dix. En décembre, encore deux prisonniers kanak ont été conduits ici contre leur volonté. » Pour la militante, la question ne peut se régler sur le seul plan juridique : « Il faut saluer l’action des avocats, mais elle ne suffit pas. C’est un sujet politique qui doit faire l’objet d’une mobilisation politique. »

    Jusqu’ici assez discret sur le sujet, le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) a réagi le 13 février dans un communiqué signé de son président. Évoquant « une blessure collective pour [leur] nation », Christian Tein présente Frédéric Grochain comme « une victime directe du système judiciaire et carcéral colonial, qui s’est durci de manière inédite depuis les événements de 2024 ».

    « L’enfermement prolongé, l’isolement, l’éloignement forcé et les défaillances dans la prise en charge sanitaire constituent des violences institutionnelles dont l’État français porte l’entière responsabilité », poursuit l’homme qui a lui-même passé près d’un an en détention à Mulhouse-Lutterbach (Haut-Rhin). De leur côté, Judygael Grochain et Me Julie Jarno attendent de connaître les premiers résultats de l’enquête en cours, mais se disent déjà prêts à engager la responsabilité des administrations pénitentiaire et hospitalière dans cette affaire.

    Benoît Godin❞

    #Nouvelle-Calédonie #Prisons #répression #colonialité

  • Plus de 6.000 #détenus dorment au sol… Nouveau « #record » dans les #prisons françaises
    https://www.20minutes.fr/justice/4204152-20260302-plus-6-000-detenus-dorment-sol-nouveau-record-prisons-fra

    #honte • Les prisons françaises ont atteint un record de #surpopulation #carcérale avec 86.645 détenus au 1er février 2026 pour seulement 63.289 places opérationnelles, établissant un taux de #densité carcérale à 136,9 %

    #prison #france

  • "The Ashes of Moria"
    https://www.youtube.com/watch?v=3ISMAJPcAUg

    A cinque anni dall’incendio che lo ha distrutto (8-9 settembre 2020) l’impatto del campo di Moria è ancora presente nelle vite delle persone che lo hanno vissuto, mentre l’approccio alla migrazione da parte dell’Europa continua a essere quello della deterrenza, del contenimento e della detenzione.

    Attraverso una serie di interviste con persone migranti che hanno vissuto nel campo greco, operatori sociali e attivisti che lo hanno conosciuto da vicino, questo documentario esplora l’eredità di Moria, raccontando la durissima realtà del campo, le ripercussioni che ha causato sulla vita delle persone e il suo ruolo nelle politiche di detenzione e deterrenza e nei processi di integrazione.

    #Moria #réfugiés #migrations #Grèce #camp_de_réfugiés #incendie #Lesbos #ce_qui_reste #silence #feu #camps_de_réfugiés #2020 #traces #hotspot #accord_UE-Turquie #asile #accampement #tente #froid #chaleur #tentes #sécurité #peur #nuit #viols #toilettes #survie #vols #criminalité #violence #faim #attente #santé_mentale #dépression #PTSD #queue #suicide #tentatives_de_suicide #enfer #dissuasion #politique_de_dissuasion #déshumanisation #propagande #nationalisme #racisme #instrumentalisation #instrumentalisation_politique #discriminations #bruits #sons #8_septembre_2020 #honte #contrôle_biopolitique #Kos #Samos #Kios #prisons #closed_controlled_accesse_centres (#CCACs) #éloignement #isolement #marginalisation #marges #camps_fermés #îles #Vastria

    –-

    ajouté à la métaliste sur l’#incendie de #septembre_2020 dans le #hotspot de #Moria, #Lesbos (#Grèce) :
    https://seenthis.net/messages/876123
    #film #documentaire #film_documentaire

    • “The Ashes of Moria”: che cosa rimane del campo profughi più grande d’Europa?

      Il film di Davide Marchesi e Majid Bakhshi, prodotto da ColoreFilm e distribuito in Italia da Altreconomia, ripercorre la storia di quello che è stato il simbolo del fallimento europeo in tema di “accoglienza” e “protezione”, sull’isola greca di Lesbo. A cinque dall’incendio che lo ha distrutto, il documentario porta nel cuore del campo, tra odori, rumori, paure e violenze. Allo stesso tempo offre le coordinate per capire i meccanismi attuali delle brutali politiche europee

      Mo Zaman cammina tra le macerie di un posto di cui riconosce gli odori, “gli stessi di albero di ulivo”, ma non i suoni. “Non avevamo questo silenzio prima qui”. Ricorda le sensazioni, il freddo e la paura, il terrore ma non gli spazi vuoti. Il suo è un ritorno in un luogo di cui conosce le strade a memoria nonostante di fatto non esista più. Mo Zaman è uno dei protagonisti di “The Ashes of Moria” (52′), il documentario di Davide Marchesi e Majid Bakhshi, prodotto da ColoreFilm e distribuito in Italia da Altreconomia, che a cinque anni dalla distruzione del campo di Moria sull’isola greca di Lesbo ripercorre la storia di quello che è stato l’emblema del fallimento europeo.

      È lui a raccontare che a Moria gli incendi erano frequenti e difficili da gestire, proprio come quelli che finirono per distruggerlo completamente. Il centro di identificazione e registrazione di richiedenti asilo e migranti più grande d’Europa, pensato come risposta a quella che erroneamente viene ancora definita la “crisi dei rifugiati” del 2015, nella notte tra l’8 e il 9 settembre 2020 bruciò irrimediabilmente.

      Eppure, come afferma Mo Zaman, “anche se possono cancellare Moria da questo posto, non potranno mai cancellare il nome di Moria”. Di certo non lo potranno mai cancellare dalla memoria delle migliaia di persone, al momento dell’incendio erano intorno alle 15mila, che vi sono passate e che vi hanno trascorso giorni, mesi, ma anche anni, in attesa. Le conseguenze, i residui, le ceneri di un’immensa crisi di salute mentale capace di fare più danni che quelli della guerra stessa da cui queste persone scappavano, come si racconta nel film, rimangono nella loro mente.

      “Mancava acqua potabile, cibo, elettricità, igiene -ricorda infatti Majid Bakhshi, uno dei due autori che ha vissuto nel campo-. È importante parlare della mia esperienza a Moria e, in generale, di persona che cerca di trovare la propria strada in condizioni difficili. Ciò che intendo dire è che, quando arrivi come migrante o rifugiato in Europa, o in qualsiasi altro paese del mondo, inizi un processo che sarà piuttosto difficile e per nulla, incerto e molto stressante. Può essere molto opprimente, soprattutto se non ricevi alcun supporto puntuale, e se devi affrontare tutti i problemi da solo. E trovo molto difficile anche staccarmi in qualche modo da alcuni di quei ricordi. Sono nella mia testa, come se dovessero restare con me per non so quanto tempo”.

      “Uno degli aspetti che spero che emerga è l’impatto psicologico a lungo termine della vita nel campo, non solo sulle singole persone che è sicuramente importantissimo, ma anche sulla società in generale -spiega il regista Davide Marchesi-. Avvicinarsi a queste persone e guardare le loro vite è struggente anche perché è doloroso pensare che noi abbiamo reso così difficile la loro vita”.

      Alternando immagini di archivio e fotografie, anche satellitari, alle interviste di chi ci ha vissuto, degli operatori sociali e degli attivisti, il documentario ci porta dentro il campo fino a farcene sentire la “puzza oscena” e le grida notturne, a farci provare il senso di insicurezza di ritrovarsi in un luogo pensato per accogliere fino tremila persone e arrivato a contenerne 25mila. Un posto dove i nervi a fior di pelle erano micce accese, dove si viveva giorno per giorno e contava solo sopravvivere.

      “Da una parte a Moria non ti veniva data possibilità di fare nient’altro se non preoccuparti di cose molto elementari, della sopravvivenza quotidiana -prosegue Marchesi-. Dall’altra ognuno si portava dentro questa gigantesca preoccupazione di che cosa gli sarebbe successo nel futuro, dell’attesa di una risposta alla richiesta di asilo”.

      La fame, le lunghe code, la mancanza di qualsiasi bene necessario trasformava le persone in poco tempo, cambiandone le mentalità e portandole a perdere qualsiasi tipo di fede. In una parola sola era l’inferno, usandone qualcuna in più Mo Zaman dice che “Moria eccelleva nell’essere orribile”.

      “Non credo che per noi sia possibile veramente capire che cosa significasse stare lì, perché è peggio che stare in prigione -aggiunge Marchesi-. Se non sai quando finirà l’attesa, psicologicamente è molto peggio. Per questo se da una parte le immagini di questo documentario testimoniano molto bene com’era Moria, dall’altra non gli rendono in nessun modo giustizia, perché manca il fattore temporale”.

      Dal cuore del campo “The Ashes of Moria” ci porta anche al di fuori, dandoci le giuste coordinate per ricostruire e comprendere quello che stava accadendo nel frattempo all’esterno. Non tanto una “crisi dei rifugiati” quanto del sistema di accoglienza di un’Europa lenta, impreparata, per certi versi anche sadica, che diventa una promessa tradita di una vita migliore e di diritti umani finalmente riconosciuti e protetti.

      “Abbiamo rischiato le nostre vite attraversando l’Egeo e non siamo venuti qui per essere abbandonati”, protestano le persone migranti. “Quando sono arrivata in Grecia ho subito discriminazione perfino per la mia esistenza. Come rifugiati non vogliono neppure che esistiamo”. E la domanda: “Dov’è finita l’umanità?” ricorre spesso nelle loro parole. Tutti sapevano che cosa succedeva ma nessuno faceva nulla per cambiare la situazione tanto che, come osserva nel film Carlotta Passerini, psicologa che lavorava con i residenti del campo “penso davvero che questo sia stato fatto per disumanizzare le persone. È più facile condannare qualcuno che non si considera umano o una persona che si comporta come te”.

      Moria sembra essere dunque il punto di partenza, l’origine di tutto quello che di peggio abbiamo ancora oggi: la propaganda che racconta le persone migranti come una minaccia pronta a invaderci, i nazionalismi e i razzismi. “In un certo senso è così -riflette Marchesi-. Ma allo stesso tempo nel momento in cui ho iniziato a fare ricerca, a cercare di capirne di più, mi sono accorto che alla fine l’approccio è sempre lo stesso. A Moria non è stato inventato nulla di nuovo. L’Europa da Schengen in poi ha reso evidente in tutti i modi che va bene la libera circolazione delle persone all’interno, ma chi viene da fuori deve essere ipercontrollato e se possibile tenuto fuori. Possiamo infatti chiamare le nuove costruzioni realizzate dopo Moria campi ad accesso controllato, possiamo chiamarli strutture ricettive, possiamo chiamarli Cpr, alla fine il modo di operare è uno: quello della detenzione e della deterrenza”.

      “Moria era usato per mettere paura alle persone -afferma infatti nel film Lefteris Papagiannakis, direttore del Greek council for refugees-. Ma non ha funzionato perché la deterrenza non funziona mai”. Così come non funzionerà per i cinque nuovi closed controlled access centre, vere e proprie prigioni in posti isolati, lontano da tutto e tutti. La loro costruzione nelle isole dell’Egeo settentrionale Chios, Kos, Leros, Lesbo e Samos è iniziata subito dopo la distruzione di Moria, già a partire dalla primavera del 2021, ricevendo più 250 milioni di finanziamenti dall’Ue (si veda su questo il progetto “Chiusi dentro. Dall’alto” pubblicato da Altreconomia in collaborazione con PlaceMarks nel settembre 2024).

      Da qui l’importanza di questo documentario: quella di “creare una testimonianza” affinché si mantenga alta l’attenzione su temi che nonostante il centro di Lesbo non esista più ancora ci riguardano. “Moria e in generale i campi sono dei laboratori di come si vogliono gestire le politiche migratorie e non solo -dice l’autore-. In questi luoghi, ad esempio, si testano nuove tecnologie di sorveglianza che poi verranno applicate non solo in ambito detentivo ma anche di controllo sociale. Per questo è importante creare documenti che possano rimanere nel tempo”.

      “The Ashes of Moria” è quindi un documentario sul campo di Moria e sulle persone migranti che ne sono stati prigioniere, ma si rivolge a noi, europei, occidentali e ci chiede di fare i conti con quello che siamo e abbiamo lasciato o contribuito a far accadere. “Non dobbiamo nasconderci o dimenticarci di quello che succede sui nostri confini -conclude Marchesi-. È importante riflettere su quello che come società, siamo capaci di fare a persone che in questo caso sono parte di una popolazione in movimento ma in un altri casi potrebbero essere le persone lgbtqi+ e in altri ancora i dissidenti politici o altro. Una società che è stata capace di fare quello che ha fatto a Moria nei confronti di persone che considerava una minoranza e che reputava in qualche modo ‘scomode’ sarà capace di farlo sempre e con chiunque”.

      https://altreconomia.it/the-ashes-of-moria-che-cosa-rimane-del-campo-profughi-piu-grande-deurop

  • Ok Seenthis, maintenant fais moi une carte de France qui agrège toutes ces autres cartes, pour me donner LE trou du cul du monde où il fait bon vivre :

    Aucun polluant dans l’eau potable (ou le moins possible) :
    https://seenthis.net/messages/1140946

    Avec des nappes phréatiques pas trop pourries :
    https://seenthis.net/messages/1013319
    https://seenthis.net/messages/989999

    Sans fuite dans le réseau d’eau potable :
    https://seenthis.net/messages/1046929

    Utilisant le moins de pesticides dans les environs :
    https://seenthis.net/messages/1085286

    Avec le moins de sécheresse dans les 50 prochaines années :
    https://seenthis.net/messages/1101579

    Pas proche d’un site SEVESO :
    https://seenthis.net/messages/754202

    Avec une faible pollution de l’air :
    https://seenthis.net/messages/1015774

    Avec une densité correcte de voies cyclables :
    https://seenthis.net/messages/1018111

    À moins de 15min d’une ligne de train (si possible en vélo) :
    https://seenthis.net/messages/1038770
    https://seenthis.net/messages/1065638

    Avec encore des haies/du bocage (diversité) :
    https://seenthis.net/messages/1104833

    Et bien sûr pas dans une commune de gros racistes :
    https://seenthis.net/messages/1015774

    J’oublie sûrement encore quelques critères.

    Voilà, j’aimerais bien avoir le résultat dans moins de 10 ans (d’ici à ce que je puisse changer de région). Merci.

    #cartographie #France #intelligence_collective :)

  • Travail en prison : payé la moitié du smic, sur un « siège éjectable » - Basta !
    https://basta.media/travail-en-prison-paye-la-moitie-du-smic-sur-un-siege-ejectable

    Seulement un tiers des personnes détenues travaillent dans les prisons françaises. Face à la faiblesse de l’offre de travail, l’administration pénitentiaire entend attirer des entreprises privées. Qui profitent d’une main d’œuvre très bon marché.

    #prisons_françaises #travail_en_prison

  • François Besse, un flamboyant rebelle si discret
    https://lundi.am/Francois-Besse-un-flamboyant-rebelle-si-discret

    Bandit d’honneur, Robin des Bois moderne, nouvel Arsène Lupin, ennemi public n°1 français, Roi de la cavale, Lieutenant de Mesrine, les surnoms et superlatifs n’ont pas manqué pour qualifier François Besse au parcours unique dans le grand #banditisme. S’il fait partie des hors-la-loi les plus célèbres du XXe siècle, son parcours, tel qu’il est généralement relaté, se cantonne bien souvent à certains moments marquants et laisse de côté ses #révoltes, ses inspirations et ses aspirations libertaires, ses combats contre les #QHS, sa solidarité avec les prisonniers en lutte, sa haine de la société et de ses injustices. C’est tout un versant politique implicitement présent ou explicitement revendiqué qui est oublié. Or, c’est celui-ci qui donne tout son sens et une dimension à ses incroyables exploits, lorsqu’il a maintes fois défié la police, l’État et les banques.

    ce que ne dit sans doute pas l’article, variante autour de la reconnaissance particulière due à qui prend les armes pour prendre l’argent là où il est (où il était), que ce soit en prison, parmi les policiers, ou dans la société, c’est que le braquage de banques, des vols à main armée et non des cambriolages, fut une pratique de masse dans les années 70.
    en raison des mesures de protection comme de la spécialisation de sections policières, le phénomène commence décroître durant les années 80, pour ensuite quasiment s’éteindre, laissant place à des vols à main armée en supérettes, stations service, etc. quand ce n’est pas hors des circuits légaux les mieux protégés où de l’argent liquide circule (drogue, mode, spectacle, travail et commerce au noir, ...), cf. le Omar de Wire, bien ultérieur à ces attaques de banques (qui raréfiées se sont muées en des opérations plus militarisées encore sur des transports de fonds).

    c’est aussi l’époque d’un mot d’ordre oublié qui a alors cours dans l’Europe de l’après-68 : "jamais plus sans fusil"

    #beau_comme_une_barricade #argent #cash #braquage #prisons

  • Noëlle Besse, une illustre bandite pourtant inconnue
    https://stuut.info/Noelle-Besse-une-illustre-bandite-pourtant-inconnue-7381

    Une grande partie de l’existence de Noëlle Besse est faite d’évasions, de cambriolages, de lutte dans les #prisons et de solidarité. Pourtant, elle est bien moins connue que son frère, François Besse, gangster français légendaire. Paradoxalement, elle incarne à la fois la femme qui va aider, soigner et suivre sans faillir les hommes de sa vie, et celle qui va bousculer les codes de l’illégalisme à la recherche d’une liberté totale en assumant ses choix et son indépendance. De ses cavales à ses réflexions féministes dans le monde misogyne du #banditisme, de son soutien indéfectible à son frère jusqu’au fait que sa fille ait passé les premières années de sa vie en taule avec elle, la vie de Noëlle Besse vaut la peine d’être connue et reconnue, à la hauteur du courage qu’il a fallu pour la mener. La voici racontée.

    [...]

    Noëlle est ramenée au mitard. Elle ne mange plus, ne parle plus, n’est plus capable de voir son avocat. Les autres femmes de la prison chantent dans la cour « Le Pénitencier », la chanson préférée de Noëlle, dont il existe d’ailleurs un enregistrement de François et de Mesrine en cavale l’interprétant. Malgré les menaces de privation de promenade, les prisonnières continuent le raffut jusqu’à être enfermées dans leur cellule. Quasi-inconsciente, Noëlle est hospitalisée en urgence puis traînée de nouveau au mitard pour finir sa peine. À la sortie de ce régime spécial, elle reçoit une vingtaine de lettres d’autres détenues, qui, avec franchise et force, la motivent et l’aident à remonter la pente.

    https://www.youtube.com/watch?v=Jfu8xDeb6no

    #féminisme #blouson_noir

  • Plus de 84 000 détenus dans les #prisons françaises au 1er juin, un nouveau record

    Le nombre de #détenus dans les prisons françaises était de 84 447 au 1er juin, un chiffre supérieur à celui enregistré au 1er mai et qui constituait déjà un niveau inégalé, selon des données obtenues ce lundi 30 juin auprès du ministère de la Justice. Les prisons françaises comptaient seulement 62 566 places opérationnelles au 1er juin, soit une densité carcérale globale de 135 % qui dépassait même les 200 % dans 22 établissements ou quartiers pénitentiaires et 150 % dans 70 autres.

    (...)

    La France figure parmi les mauvais élèves en Europe en termes de #surpopulation_carcérale, en troisième position derrière Chypre et la Roumanie, selon une étude publiée en juin 2024 par le Conseil de l’Europe.

    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/plus-de-84-000-detenus-dans-les-prisons-francaises-au-1er-juin-un-nouveau

  • Le chantier du #CRA de #loon-plage commence…
    https://nantes.indymedia.org/posts/148678/le-chantier-du-cra-de-loon-plage-commence

    Depuis mai 2025, sur la commune de #Loon-Plage, le terrain où est prévu le futur CRA du dunkerquois est protégé par des barrières et des caméras de surveillance. Les coordonnées GPS du terrain : 51.004, 2.207 (voir sur une carte OpenStreetMap) À en croire les logos sur place, c’est le…

    #Prisons #Dunkerque #littoral_nord #Nord #Nord-pas-de-calais #Global

  • Cortège anti-CRA dans la #Pride
    https://nantes.indymedia.org/events/147557/cortege-anti-cra-dans-la-pride

    Pour un cortège anti-CRA dans la pride, samedi 14 Juin, pour l’abolition des prisons et des frontières Rendez-vous à 14h30 en haut des marches du cours Saint Pierre (et en plus ça rime) Free Palestine, Free Congo, Free Sudan, Free Kanaky, Free Palestine, Free Congo, Free Sudan, Free Kanaky, Free…

    #marche_des_fiertés #Prisons_/_Centres_de_rétention #Nantes

  • [Nantes] Rassemblement mensuel contre le projet de #CRA
    https://nantes.indymedia.org/events/146293/rassemblement-mensuel-contre-le-projet-de-cra-4

    Le prochain rassemblement mensuel contre le projet de CRA se tiendra samedi 07 Juin à 14h au Miroir d’Eau  Comme dans de nombreuses autres villes en France, il y a un projet de construction d’un CRA à Nantes. Les CRA sont des lieux prévus pour l’enfermement des étranger.es…

    #mmigration/sans-papierEs/frontieres #Prisons_/_Centres_de_rétention #Miroir_d'eau_Nantes

  • Dominique Simonnot : « Il y a en France une passion d’enfermer » - POLITIS
    https://www.politis.fr/articles/2025/05/entretien-prisons-dominique-simonnot-il-y-a-en-france-une-passion-denfermer

    #Dominique_Simonnot doit veiller « à ce que les personnes privées de liberté soient traitées avec humanité et dans le respect de la dignité inhérente à la personne humaine ». Difficile mission, vu l’état des #prisons_françaises : 83 000 détenus pour un peu plus de 62 000 places, avec plusieurs milliers de personnes qui dorment sur des matelas au sol. Et la tendance ne fait que croître.

    Un détenu m’a écrit un jour : ‘On vous coûte 120 euros par jour par détenu, c’est un peu cher pour fabriquer de la récidive.’


    https://lasellette.org
    #surpopulation_carcérale #récidive #comparution_immédiate

    • D’abord, il faut libérer certains détenus, comme on l’a fait par ordonnances pendant la crise sanitaire. À l’époque, cela a concerné près de 9 000 personnes.

      (...)

      En Allemagne, quand la prison arrive à 90 % d’occupation, plus personne n’entre tant que quelqu’un n’est pas sorti.

      (...)

      Dans les programmes présidentiels produits par la gauche, il n’y a pas de mesures fortes. Parce que les responsables ont peur de l’opinion publique. Autant qu’ils changent de métier, non ? Certes, il y a d’autres urgences. Mais, dans l’administration pénitentiaire, chacun redoute une catastrophe imminente.

    • La Contrôleure générale des lieux de privation de liberté a rendu public le 21 mai 2025 son rapport d’activité pour 2024. Publié aux éditions Lefèbvre-Dalloz, ce rapport est disponible en librairie.
      https://www.cglpl.fr/publications/publication-du-rapport-dactivite-2024

      Le présent rapport, nourri des nombreuses visites du #CGLPL (2 253 depuis 2008) et des courriers qui lui sont adressés (près de 2 500 par an), s’ouvre sur une présentation des principaux constats du CGLPL pour chaque lieu de privation de liberté relevant de sa compétence : prisons, établissements de santé mentale, centres et locaux de rétention administrative, centres éducatifs fermés et locaux de garde à vue.

      Il se poursuit par la mise en perspective des avis, recommandations et rapports publics adressés par le contrôle général au Gouvernement en 2024. Le CGLPL continue son travail de suivi de ses recommandations, générales ou formulées à l’issue des visites d’établissements, et présente les suites données par les pouvoirs publics à l’ensemble des recommandations exprimées en 2021.

      Sont ensuite développés le bilan de l’activité du CGLPL en 2024 ainsi que des données statistiques actualisées sur la privation de liberté en France. Enfin, des témoignages, écrits et photographiques, en illustrent concrètement les développements.

      Publié aux éditions Lefèbvre-Dalloz, ce rapport est disponible en librairie. Il sera mis en ligne en intégralité sur le site internet du CGLPL à compter du 6 juillet 2025 (délai conventionnel de six semaines en accord avec l’éditeur).

      https://seenthis.net/messages/1085406

    • Un bon choc carcéral pour redresser les mineurs – Darmadingueries contre grand méchant narco
      https://lenvolee.net/2025/05/25/un-bon-choc-carceral-pour-redresser-les-mineurs-darmadingueries-contre-gra
      Émission de l’Envolée du vendredi 23 mai 2025
      https://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/v2/sons/254454/254457/podcast_254457_jAu3y.mp3

      Une nouvelle réforme de la justice des mineurs, portée par Gabriel Attal suite aux révoltes après la mort de Nahel. Dans la même logique que ces quarante dernières années, le but est d’enfermer toujours plus les mineurs condamnés et de faire sauter les quelques protections légales dont ils bénéficient. Par exemple l’excuse de minorité devient exceptionnelle et devra être motivée par les juges et les mineurs (« jeunes récidivistes ») pourront désormais passer en comparution immédiate.

      Le ministre des prisons continuent ses annonces tout azimut. Cette semaine, il a annoncé l’ouverture d’une nouvelle prison de haute sécurité en Guyane. Un vrai retour du bagne, toujours sous le prétexte de lutter contre le narcotrafic. ça rappelle aussi que l’utilisation coloniale des prisons ne s’est jamais arrêtée en France et que des prisonniers kanaks ont été transférés en métropole suite aux révoltes de l’année dernière (le collectif Solidarité Kanaky, qu’on a plusieurs fois reçu à cette antenne, vient de sortir un rapport revenant sur ces déportations). Comme avec l’interdiction des activités ludiques, retoquée cette semaine par le conseil d’état, Darmanin est obligé de rétropédaler face à l’opposition rencontrée en Guyane.

      Retour sur l’opération « prison break » menée cette semaine par l’administration pénitentiaire : des fouilles dans un tiers des taules de France pour saisir les petits téléphones portables qui servent avant tout à garder le liens avec les proches, surtout quand on connaît les tarifs des communications aux cabines.

      On continue de détricoter la loi narcotrafic adoptée le 29 avril dernier qui va largement miner les conditions de détention et les droits de la défense : vidéosurveillance avec des drones, comparution en visio, GAV allongée à 120 heures pour les mules etc. Comme d’hab’, en prétendant ne s’en prendre qu’aux « narcotrafiquants les plus dangereux » on met la pression sur l’ensemble des personnes incarcérées et poursuivies pour qui cet arsenal répressif est désormais à disposition

      #lenvolée

  • Pour la défense des droits des prisonniers français
    https://nantes.indymedia.org/posts/144406/pour-la-defense-des-droits-des-prisonniers-francais

    Texte issu du canal Telegram DDFP : DÉFENSE DES DROITS DES PRISONNIERS FRANÇAIS Bienvenue sur le canal officiel des droits des prisonniers français. Ce canal est un mouvement dédié à dénoncer les atteintes à nos droits fondamentaux auxquelles le ministre Gérald Darmanin compte porter atteinte. Tous les détenus de France…

    #Prisons #Partout #Global

  • [Nantes] Rassemblement mensuel contre le projet de #CRA.
    https://nantes.indymedia.org/events/144290/nantes-rassemblement-mensuel-contre-le-projet-de-cra-5

    Le prochain rassemblement mensuel contre le projet de CRA se tiendra samedi 03 mai à 14h au Miroir d’Eau.        Comme dans de nombreuses autres villes en France, il y a un projet de construction d’un CRA à Nantes. Les CRA sont des lieux…

    #Immigration/sans-papierEs/frontieres #Prisons_/_Centres_de_rétention #Miroir_d'eau_Nantes

  • Le Parquet national antiterroriste annonce se saisir de l’enquête après [8] attaques visant plusieurs prisons entre dimanche et mardi
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/04/15/la-prison-de-toulon-visee-par-des-tirs-a-l-arme-automatique-et-d-autres-etab


    La prison de Villepinte (Seine-Saint-Denis), en 2007. PHILIPPE LOPEZ/AFP

    La prison de Toulon a été visée par des tirs à l’arme automatique dans la nuit du lundi 14 au mardi 15 avril, a fait savoir, mardi, l’entourage du ministre de la justice, Gérald Darmanin, auprès de l’Agence France-Presse (AFP). Par ailleurs, des véhicules ont été incendiés devant plusieurs établissements pénitentiaires.

    Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, a quant à lui affirmé sur X que « deux véhicules ont été incendiés » à proximité de la prison d’Aix-Luynes, dont le portail a été « attaqué ». Il a également annoncé qu’un véhicule a été incendié devant la prison de Marseille et dix autres tagués. « Dix véhicules pénitentiaires ont été tagués de l’inscription “DDPF” (“droits des prisonniers français”). C’est une honte absolue. Je réaffirme mon soutien aux agents pénitentiaires pour leur courage », a écrit sur X la présidente du département des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal (...).

    Trois véhicules ont été incendiés lundi soir sur le parking de la maison d’arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis) (...).

    Selon une autre source policière, les établissements de Nanterre (Hauts-de-Seine) et de Valence (Drôme) ont aussi été touchés par des incendies de véhicules, dont certains avaient préalablement été tagués avec la mention « DDPF ».

    (...) Dans la nuit de dimanche à lundi, sept véhicules ont été incendiés sur le parking de l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire, à Agen. Le centre pénitentiaire de Réau (Seine-et-Marne) a également été visé : le véhicule d’une surveillante a été incendié et des traces d’hydrocarbures ont été retrouvées sur trois autres véhicules (...).

    #prisons #isolement #incendie #prisonniers

    • A la prison de Vendin-le-Vieil, où seront rassemblés des narcotrafiquants, les travaux ont commencé
      https://archive.ph/dTsrR#selection-2115.0-2191.550

      Sortie de terre en 2014, la maison centrale de Vendin-le-Vieil fait toujours office de vitrine d’un paysage carcéral français pourtant délabré et au bord de l’implosion. Cela sent tellement le neuf qu’on aurait juré qu’un coup de peinture venait d’être donné. Les murs blancs sont immaculés, seulement intercalés de parois de couleurs plus ou moins heureuses, mais toujours vives : rose, grenat, vert pistache… On devine que la consigne a été de « faire gai ». Ici, tout est silence et propreté.

      Pas de cris ou de brouhaha, pourtant si caractéristique des maisons d’arrêt où les prisonniers ont l’habitude de crier pour se parler, à travers les fenêtres. Ici, les détenus sont seuls dans leur cellule, et le taux d’occupation est toujours resté en deçà des 80 %, alors qu’il dépasse les 130 % à l’échelle nationale. Pendant leur moment dit « de promenade » entre quatre murs d’enceinte, ils ne sont guère plus de 15, contre une centaine dans une maison d’arrêt classique. Et, contrairement à la majorité des autres établissements français, ici, les surveillants ne sont pas confrontés au trafic de portables, car le brouilleur des ondes téléphoniques fonctionne à plein.

      Le nouveau régime carcéral qui attend les futurs arrivants sera l’un des plus stricts d’Europe. « L’objectif est de les couper du monde », résume Marc Ginguené, le directeur de l’établissement. Et, plus précisément, de tout contact physique avec l’extérieur, et notamment avec leur famille. Les conversations téléphoniques seront réduites à deux heures, deux fois par semaine, les fouilles intégrales (c’est-à-dire à nu) seront systématiques après tout contact avec un avocat ou un médecin, les activités et les promenades seront strictement limitées et réduites à un maximum de cinq personnes.

      #détenus #prison_ultra-sécurisée #administration_pénitentiaire

    • A PROPOS DE L’ATTAQUE CORDONNÉE DE CES DEUX DERNIÈRES NUITS CONTRE LA PÉNITENTIAIRE

      https://sansnom.noblogs.org/archives/25516

      AVIS AUX AMATEURS : BOUYGUES ET LES 3000 PLACES DE PRISON MODULAIRES…
      https://sansnom.noblogs.org/archives/25405

      La grande idée de Gérald Darmanin, c’est de classifier les détenus selon leur dangerosité. « Les gens très dangereux, on les mettra dans les [deux nouvelles] prisons de haute sécurité, a-t-il déclaré. Soit 200 personnes qui seront transférées au 31 juillet dans le tombeau de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) et au 15 octobre dans celui de Condé-sur-Sarthe (Orne). Les gens dangereux, ils iront dans les prisons classiques. Les gens moins dangereux, ils iront dans de petites prisons, des prisons de taille plus humaine. » Lors de sa visite dans l’Oise, Darmanin a par exemple cité comme relevant de la dernière catégorie les atteintes aux biens et les cambriolages, ainsi que les délits routiers et les violences conjugales. Concrètement, ces « petites prisons de taille plus humaine » seront donc des cubes en béton de 8,5 mètres carrés et de 20 tonnes pour un ou deux taulards, fabriqués dans cette usine #Bouygues puis transportés et réunis sur les différents sites retenus… « Et qu’il vente ou qu’il pleuve, la production ne s’arrête pas puisque nous sommes en intérieur », a dit au ministre, en souriant, Martin Bouygues, le président du conseil d’administration du groupe éponyme.

      « Tout est fabriqué sur place. Nous coulons le béton pour monter la dalle et le coffrage comprenant les quatre murs et le toit pesant une vingtaine de tonnes. Nous les assemblons ensuite grâce à un système de poulies mécanisé puis nous les transférons dans une autre unité. Les cellules sont ensuite équipées en câbles électriques puis aménagées. La seule chose que nous ne produisons pas sur place sont les portes blindées qui sont réalisées par des détenus de la prison de Val-de-Reuil », explique un chef d’équipe de l’usine guidant ces visiteurs inhabituels, déambulant parmi les ouvriers et les machines à l’œuvre.

      Selon la responsable de communication de Bouygues Construction, ce système de production en totale « autonomie » permet de « réaliser 800 modules par an avec la possibilité d’atteindre les 1400 en 2026 ». Prévues pour une à deux personnes, reconnaissables à ses fenêtres à barreaux, ces cellules ont une durée de vie de 50 à 60 ans et permettront de gagner du temps, certes, mais également de l’argent. Une place de prison « classique », c’est 400.000 euros pièce. Et une place de prison construite dans une usine comme celle de Crépy-en-Valois, c’est à peu près 200.000 euros [!?!], donc deux fois moins cher.

      #dangerosité #architecture_carcérale

    • Trois voitures incendiées devant la prison de Tarascon, au cours de la nuit ; Gérald Darmanin dénonce « une intimidation grave »
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/04/16/trois-voitures-incendiees-devant-la-prison-de-tarascon-au-cours-de-la-nuit-g

      Les incendies se sont produits vers à 5 h 20 du matin sur un parking « isolé, réservé au personnel, grillagé et l’accès sécurisé par un digicode », a affirmé à l’Agence France-Presse (AFP) le procureur de Tarascon, Laurent Gumbau.

      Un autre véhicule, appartenant à un surveillant de la prison d’Aix-Luynes, a par ailleurs été incendié dans la nuit devant le domicile de celui-ci, a déclaré, à l’AFP, Jessy Zagari, délégué régional FO-Pénitentiaire, syndicat majoritaire dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

      Des inscriptions « DDPF » (pour « Défense des prisonniers français »), déjà portées sur des établissements pénitentiaires en France, ont également été découvertes dans le hall d’un immeuble où habite une surveillante pénitentiaire à Villenoy (Seine-et-Marne), où un début d’incendie a aussi été constaté, a appris l’AFP de source policière (...).

    • Tiens tiens tiens, mais qui pourrait bien en vouloir à la justice en ce moment et n’a pas eu le loisir de se défouler violemment un certain dimanche dernier, retenu par ses candidats ?
      Et tente de masquer sa trace en ciblant les prisons, mais a oublié qu’un groupe anar ne mettrait surement pas « français » dans son nom.

    • De nouvelles « attaques » contre des prisons
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/04/22/prisons-gerald-darmanin-annonce-que-de-nouvelles-attaques-ont-ete-dissuadees

      Après une nouvelle nuit de tensions autour des centres pénitentiaires et leurs agents, « plusieurs attaques » contre des prisons « ont été dissuadées », a annoncé, mardi 22 avril, le ministre de la justice, Gérald Darmanin. Remerciant, dans un message posté sur X, les agents pénitentiaires et les forces de l’ordre pour leurs « mobilisation  et « vigilance », le garde des sceaux fait savoir que « par leur présence, plusieurs attaques ont été dissuadées, comme dans l’Isère, où en pleine nuit des individus ont été interpellés à proximité d’un établissement pénitentiaire avec des jerricans d’essence ».
      Ainsi, à Varces-Allières-et-Risset (38), au cours de la nuit de lundi à mardi, trois individus ont été contrôlés aux abords de la prison. Dans le coffre de leur véhicule se trouvait un jerrican d’essence d’une capacité de dix litres, a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) une source au sein de la gendarmerie. Dans le Calvados, vers 3 heures du matin, plusieurs véhicules ont été incendiés sur le parking du service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) de Caen. Selon une source policière auprès de l’AFP, le feu serait parti d’un véhicule et se serait propagé à d’autres : cinq véhicules administratifs ont été dégradés, dont quatre sont entièrement brûlés.
      D’autres faits ont eu lieu dans l’Oise, à Hermes (60), où un véhicule personnel et une boîte aux lettres ont été tagués du sigle DDPF (Droits des prisonniers français). Enfin, il y a eu des survols de drones au-dessus des centres pénitentiaires à Lutterbach (68), Lannemazan (65) et Saint-Quentin-Fallavier (38).

    • INDÉFENDABLES ?
      https://lundi.am/Indefendables

      À propos de la vague d’attaques contre le système pénitentiaire signée DDPF

      [...]

      Défendre les « drogués », les « #dealers », surtout quand ils se révoltent et font face aux pouvoirs étatiques, paraît encore aujourd’hui un combat inconcevable, tant la stigmatisation et la criminalisation ont imposé une pensée dominante et non questionnable. Les gens solidaires qui ont essayé de lancer un mouvement de défense des droits de leurs amis ou semblables reclus dans les prisons, ont osé ce défi. Sous un logo qui en dit long = DDPF (Défense des Droits des Prisonniers Français). Comme un appel un peu naïf à l’état de droit, au respect des #prisonniers, soulignant que ces prisonniers sont Français, non étrangers. Il faut comprendre le message : comme le Comité Adama et autres collectifs de défense contre les violences policières, ils demandent à être traités comme des citoyens français, à part entière. Pas comme des personnes discriminées, racisées, infériorisées, criminalisées. Une question d’abord de dignité, de respect, simplement.

      Finalement, comment ne pas voir dans cette vague d’attaques contre les gardiens de prison des actions d’auto-défense, auto-organisées par des groupes locaux, en lien avec leurs amis emprisonnés. Des actions claires, exemplaires, reproductibles autour de toutes les prisons. Disons-le, des actions politiques. Avec l’intention, comme ils le disaient dans leur premier communiqué, de créer un mouvement pour la défense des prisonniers.

      (le plaidoyer, justifié, contre la « guerre à la drogue » sans un mot sur ce qui de la dureté des conditions de travail de ces prolos de la dope n’est pas dû aux flics mais très directement à ses patrons, contremaîtres, comme à l’ethos qui prévaut dans ce secteur de l’argent roi, exécutions, tortures, chantages et balancite inclue.)

      #narcotrafic #Guerre_à_la_drogue

    • Une descentes policière massives en détention déniche moins de trois téléphones portables par établissement.

      Opération « Prison Break » : 164 téléphones portables, dont 88 miniatures, saisis lors des perquisitions dans les prisons
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/05/22/operation-prison-break-164-telephones-dont-88-miniatures-saisis-lors-des-per

      Après la vaste opération lancée mardi dans 66 établissements pénitentiaires, les investigations sur « cette filière de distribution » en prison des téléphones portables miniatures se poursuivent désormais sous la direction d’un juge d’instruction.

      L’annonce de l’opération :
      Opération « Prison Break » : perquisitions dans 66 prisons françaises pour saisir des téléphones portables miniatures
      https://archive.ph/iWG1u#

      La justice a déployé de gros moyens pour mettre la main sur de minuscules appareils qui se trouvent au cœur des activités criminelles supervisées par des détenus à partir de leur cellule. Au total, 66 établissements pénitentiaires français font l’objet de perquisitions, depuis mardi 20 mai au matin, dans le cadre d’une enquête judiciaire menée par la section cybercriminalité de la juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée (Junalco) au sein du parquet de Paris, qui confirme les opérations. Ces dernières visent à « saisir les téléphones miniatures mis en circulation par une société chinoise et revendus en France ».


      Un téléphone portable miniature saisi à la maison d’arrêt de Limoges, en juin 2020. THOMAS JOUHANNAUD/« LE POPULAIRE DU CENTRE »/MAXPPP

      Dans la série déjà bien entamée, Retailleau prépare sa candidature pour 2027

  • lundisoir : Banditisme, sabotages et théorie révolutionnaire - L’histoire d’Os Cangaceiros avec Alèssi Dell’Umbria

    https://lundi.am/Banditisme-sabotages-et-theorie-revolutionnaire

    Lien de la page web de l’épisode : https://www.buzzsprout.com/1865505

    Fichier de l’épisode (120 min.) : https://www.buzzsprout.com/1865505/episodes/16857614-banditisme-sabotages-et-theorie-revolutionnaire-l-histoire-d-os

    Cette semaine, nous vous proposons un lundisoir exceptionnel depuis le bar la Plaine à Marseille. On reçoit Alèssi Dell’Umbria afin qu’il nous raconte l’incroyable histoire du groupe Os Cangaceiros, mythique et mystérieuse association de malfaiteurs, théoriciens révolutionnaires autodidactes, émeutiers transnationaux et saboteurs au grand cœur. Ou comment une bande de jeunes, fans de rock et de football, et qui refuse d’aller à l’usine, se lance dans une vie de clandestinité, d’arnaques aux banques à l’échelle industrielle et de campagnes de sabotages en soutien au luttes en cours dans les prisons, les usines et les banlieues.

  • [Nantes] #Festival antiCRA 2025
    https://nantes.indymedia.org/events/142124/nantes-festival-anticra-2025

    Le festival #anti-cra nantais revient pour sa seconde édition le samedi 5 avril 2025 aux ateliers de Bitche et de Magellan ! Une après-midi de rencontres et de discussions aux ateliers Magellan pour s’armer et s’organiser contre le projet de construction d’un Centre de rétention administrative à #Nantes (CRA). Au…

    #Prisons_/_Centres_de_rétention

  • #Syrie : enquête sur les #fosses_communes du régime de #Bachar_Al-Assad
    https://www.youtube.com/watch?v=3If9Tg8M_B4

    Après la chute du dictateur Bachar Al-Assad, des centaines de Syriens ont ouvert les portes des infrastructures répressives de l’État. Dans les #prisons et #hôpitaux de l’appareil militaire, ils ont découvert ce que de nombreux témoins avaient déjà décrit : une machine à emprisonner, torturer et tuer rebelles et opposants par milliers.

    Pour le régime, c’est autant de #corps qu’il a fallu enterrer. Plusieurs fosses communes ont été creusées à travers le pays. C’est ce que montrent des dizaines de vidéos authentifiées et géolocalisées par « Le Monde ». Filmées par témoins et journalistes, elles montrent des restes humains exhumés de longues tranchées ou de plus petits #charniers à travers le pays, le plus souvent à proximité de bases militaires de l’armée syrienne.

    Ces découvertes alimentent l’espoir des familles de retrouver leurs proches disparus, mais génèrent aussi des complications : les sites sont fouillés par les personnes qui les trouvent, et les ossements sont parfois manipulés, déplacés voire mélangés, ce qui compromet leur intégrité en tant que preuves.

    #vidéo

  • Les révolutionnaires ne sont pas « réhabilité.es », ni « moralement amélioré.es »
    https://nantes.indymedia.org/posts/141542/les-revolutionnaires-ne-sont-pas-rehabilite-es-ni-moralement-ameli

    Prison de Domokos ( #Grèce )  : Les révolutionnaires ne sont pas « réhabilité.es », ni « moralement amélioré.es » Encore une fois, pour la sixième fois consécutive, le Conseil des délits mineurs de Lamia m’a fait l’honneur de décider de rejeter ma demande de libération conditionnelle, parce que je…

    #nique_la_justice #Prisons_/_Centres_de_rétention #Répression #Global

  • Accordo Danimarca-Kosovo : un modello per la nuova politica migratoria dell’UE

    Il trattato che permette a Copenaghen di inviare in Kosovo fino a 300 detenuti, inclusi migranti soggetti a un ordine di rimpatrio, è il modello di esternalizzazione dei centri detentivi per il rimpatrio più vicino ai «return hubs» proposti dalla Commissione europea. I rischi di quel modello sono già evidenti

    C’è uno spettro che aleggia sulla nuova strategia della Commissione europea sui rimpatri , che condizionerà il dibattito sulla politica migratoria dei 27 Paesi membri dell’UE nei prossimi mesi. È un accordo finora poco considerato nel dibattito pubblico europeo che, con tutti i suoi rischi e punti controversi, potrebbe fungere da modello per l’esternalizzazione dei centri per il rimpatrio di persone migranti provenienti da Paesi esterni all’UE.

    È l’accordo tra Danimarca e Kosovo siglato nel 2021 – ma non ancora implementato –, che prevede per la Danimarca un parziale utilizzo della prigione kosovara di Gjilan. L’accordo permette, in sostanza, a uno stato membro dell’Unione europea di inviare detenuti dalla cittadinanza straniera in un Paese terzo esterno all’UE per scontare la pena, o anche nell’attesa del rimpatrio. «Si tratta del fenomeno della crimmigration: la migrazione viene sempre più trattata sotto un’ottica securitaria», avverte Silvia Carta, advocacy officer a PICUM, una rete europea di organizzazioni che si occupano dei diritti delle persone migranti prive di documenti.

    Sia l’accordo bilaterale cercato dal governo danese sia la nuova proposta presentata dalla Commissione europea contribuiscono a suggerire ai cittadini che esiste un nesso quasi immediato tra migrazione e criminalità, e che queste persone vengono trasferite in centri per il rimpatrio «perché se lo sono meritate».

    Questo nella realtà non è vero, spiega Carta, rimarcando che le deroghe in materia di diritti fondamentali per le persone considerate «un rischio per la sicurezza» possono essere usate "in maniera strumentale e discriminatoria, a prescindere dal fatto che la persona abbia ricevuto condanne in passato e conferendo ai rimpatri una funzione punitiva, al di là dei principi del diritto penale”.
    Il primo passo verso l’esternalizzazione della detenzione

    Era il 15 dicembre 2021 quando i governi di Copenaghen e Pristina siglavano il trattato per l’affitto di spazi carcerari in Kosovo «ai fini dell’esecuzione delle sentenze danesi». L’intesa prevede il trasferimento di 300 detenuti nell’istituto penitenziario di Gjilan – tutti cittadini stranieri che stanno scontando attualmente una pena in Danimarca, «comprese persone a cui è stato imposto un provvedimento di espulsione» e persone «in custodia» per l’esecuzione di tale provvedimento.

    Secondo quanto previsto dal trattato, l’affitto dell’istituto penitenziario di Gjilan ha una durata iniziale di cinque anni, con la possibilità di prorogarlo per altri cinque. In cambio il governo danese destina a Pristina 15 milioni di euro per ogni anno di durata dell’accordo (fino a un massimo di 150 milioni), oltre a 5 milioni per ristrutturare la struttura carceraria e dotarla degli standard detentivi previsti dai regolamenti danesi.

    Dopo la ratifica del 23 maggio 2024 da parte del Parlamento del Kosovo, l’accordo è ora formalmente in vigore, ma la sua attuazione deve ancora iniziare. «L’opinione pubblica non ha avuto informazioni e non c’è stato alcun dibattito sulla questione», spiega Fatmire Haliti, avvocata e responsabile di programma presso il Kosova Rehabilitation Center for Torture Victims (KRCT), sottolineando come non ci sia finora mai stata alcuna consultazione con le associazioni per i diritti umani o altri meccanismi di monitoraggio.

    In una risposta scritta rilasciata a OBCT e Føljeton, il ministero della Giustizia danese sottolinea che, se un individuo non coopera con l’ordine di rimpatrio e «non può essere allontanato con la forza», il trattato prevede la possibilità di far rientrare il cittadino straniero in Danimarca, «temporaneamente o in modo più permanente». Tuttavia, alcune disposizioni prevedono che l’individuo possa essere tenuto in custodia nel carcere di Gjilan «se c’è una ragionevole possibilità che possa essere espulso nel suo Paese d’origine».
    Un nuovo modello per la politica migratoria UE?

    Uno dei punti più delicati dell’accordo Danimarca-Kosovo riguarda proprio il fatto che rende possibile nei fatti l’esternalizzazione del sistema detentivo di un Paese membro dell’UE, aggiungendo la prospettiva dell’espulsione «direttamente nel Paese d’origine dopo aver scontato la pena». Un modello che diventa ancora più rilevante ora che la Commissione europea ha presentato la sua nuova proposta di Regolamento UE sui rimpatri, che prevede anche i cosiddetti return hubs, o centri per il rimpatrio.

    Si tratta di centri collocati al di fuori del territorio dei 27 Paesi membri dell’UE, dove le persone la cui domanda di asilo è stata respinta potrebbero essere inviate prima del rimpatrio, fatta eccezione per i minori non accompagnati e le famiglie con minori. Un accordo specifico con il Paese terzo disposto ad accogliere uno o più di questi centri dovrà stabilire «le modalità di trasferimento e le condizioni per il periodo di permanenza», che potrà essere «a breve o a lungo termine», specifica il testo legislativo.

    A questo si aggiunge la questione del rimpatrio per chi è considerato un «rischio per la sicurezza» – una categoria molto estesa ("chi minaccia l’ordine pubblico, la sicurezza pubblica o la sicurezza nazionale") che può comportare una detenzione «separata» rispetto agli altri detenuti, senza un termine chiaro e con un divieto d’ingresso nell’Ue per ulteriori dieci anni.

    La proposta della Commissione lascia ampio margine di manovra agli Stati membri, ma è evidente che il modello lanciato dalla Danimarca con il Kosovo è molto in linea con la nuova proposta legislativa di Bruxelles. A partire dal fatto che a Gjilan possono essere inviate anche persone che si trovano in custodia per via di un provvedimento di espulsione, indipendentemente dalla presenza di un procedimento penale a loro carico.

    Tuttavia, «sappiamo che con le norme attuali non ci può essere la certezza che le procedure di asilo o di valutazione di altri rischi in materia di diritti fondamentali siano state compiute nel merito del caso individuale,» avverte ancora Silvia Carta di PICUM. Il rischio, dunque, è che una persona venga immessa nella procedura di rimpatrio «senza aver avuto tutte le possibili garanzie, come il diritto a presentare ricorso».

    L’accordo Danimarca-Kosovo ha già attirato l’attenzione di altri stati dell’Unione, come dimostra l’accordo di coalizione del nuovo governo belga guidato da Bart De Wever, che lo indica esplicitamente come un «esempio» da replicare. «Sappiamo che diversi Paesi hanno contattato il Kosovo in merito alla possibilità di firmare accordi simili a quello siglato con la Danimarca», conferma Fatmire Haliti, del Kosova Rehabilitation Center for Torture Victims. Allo stato attuale, tuttavia, Pristina «non dovrebbe stipulare ulteriori accordi», dal momento che il Paese «non è adeguatamente preparato per la loro attuazione».
    L’impatto sui Paesi candidati

    Oltre alle preoccupazioni per il rispetto dei diritti umani, c’è un altro fattore di rischio da considerare: l’impatto sui Paesi terzi che potrebbero finire per ospitare questi centri detentivi. «Attualmente ci sono oltre 200 detenuti nel carcere di Gjilan, ma gli altri centri di detenzione del Kosovo non hanno la capacità di accoglierli. Qualsiasi piano di trasferimento porterebbe quindi al sovraffollamento», avverte Haliti. Questo tema si lega alla questione dei doppi standard nelle condizioni detentive. «Mentre il carcere di Gjilan sarà migliorato per soddisfare gli standard danesi, negli altri penitenziari del Kosovo gli standard rimarranno inferiori, creando disuguaglianza nel sistema carcerario», continua l’avvocata kosovara, che ricorda come l’investimento danese di 5 milioni di euro per la ristrutturazione «è quasi pari al costo sostenuto per la costruzione dieci anni fa».

    A tutto questo si somma un’altra questione che sta mettendo in agitazione le organizzazioni della società civile. «Se queste persone non potranno ritornare in Danimarca e non faranno richiesta di asilo in Kosovo, cosa succederà quando la condanna terminerà?», si chiede Orjana Demaliaj, responsabile di paese presso il Jesuit Refugee Service (JRS). In base all’accordo, i detenuti saranno ri-trasferiti in Danimarca «prima della loro liberazione», a meno che non ci sia un accordo tra Copenaghen e un Paese terzo per il rimpatrio «al momento della liberazione». Se questo è ciò che si legge sulla carta, la realtà può essere molto più sfumata.

    Un cono d’ombra è rappresentato da tutte le persone che si trovano in custodia in attesa del rimpatrio, ma i cui Paesi di origine non accettano di collaborare sul trasferimento. L’esperienza sul campo indica che possono crearsi situazioni problematiche, in cui potrebbero cadere anche i casi più a rischio tra quelli inviati dalla Danimarca. «In Kosovo esistono centri di detenzione per stranieri che non hanno documenti di identificazione e non hanno presentato domanda di asilo, oppure che non hanno lasciato il Paese entro due settimane dopo il respingimento della domanda ma non hanno commesso reati», spiega Demaliaj.

    Non sono centri pensati per il rimpatrio, e «da lì non si può uscire per un anno», continua l’esperta del Jesuit Refugee Service. Ciò che succede al termine dell’anno di detenzione è «l’inizio di un circolo vizioso», dal momento che «semplicemente si apre la porta del centro, e il governo afferma che è stata risolta la questione senza dare ulteriori informazioni». Mentre queste persone migranti continueranno la rotta balcanica – o finiranno di nuovo in un centro di detenzione, se fermate dalle forze dell’ordine –, Demaliaj punta il dito contro le istituzioni, a cui «interessa solo mettere una ’x’ sui progressi nel Rapporto annuale sui criteri richiesti al Kosovo dall’Unione europea, anche in assenza di risultati».

    Gli accordi per l’esternalizzazione della detenzione e dei rimpatri di persone migranti si inseriscono esattamente in questo quadro. «I Paesi candidati sono disposti a siglare qualsiasi tipo di intesa pur di fare bella figura» con i Paesi membri e con Bruxelles, «in modo da accelerare il proprio processo di integrazione», è l’accusa di Demaliaj. Un’aspra critica non viene risparmiata nemmeno all’Unione europea, «che sta sfruttando questa disponibilità» per i propri fini – e per un preoccupante cambio di rotta nella politica migratoria.

    https://www.balcanicaucaso.org/aree/Kosovo/Accordo-Danimarca-Kosovo-un-modello-per-la-nuova-politica-migratoria

    #accord #Danemark #Kosovo #externalisation #migrations #réfugiés #asile #return_hubs #crimmigration #détention #prisons #Gjilan #pays_tiers #renvois #expulsions #emprisonnement

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    ajouté à la métaliste sur les tentatives de différentes pays européens d’#externalisation non seulement des contrôles frontaliers (►https://seenthis.net/messages/731749), mais aussi de la #procédure_d'asile dans des #pays_tiers :
    https://seenthis.net/messages/900122

  • [Nantes] Assemblée générale anticra
    https://nantes.indymedia.org/events/140034/assemblee-generale-anticra

    Dans le contexte de la fascisation de l’État et de la société et de la montée d’un discours haineux de plus en plus décomplexé envers les étranger·es, le projet de construction d’un centre de rétention administrative (CRA) à #Nantes nous paraît une problématique centrale. Un centre de rétention, c’est un…

    #Cra #Immigration/sans-papierEs/frontieres #Prisons_/_Centres_de_rétention