• Ein Bündnis aus zahlreichen Verbänden spricht sich für Open-Source-Lösungen als Alternative zu MS 365 aus.
    https://www.golem.de/news/baden-wuerttemberg-breites-buendnis-gegen-microsoft-schulcloud-2101-153363.htm

    Zahlreiche Gruppierungen fordern Baden-Württembergs Kultusministerium dazu auf, auf den Einsatz von Microsofts MS 365 an Schulen zu verzichten. Stattdessen sollen Open-Source-Lösungen wie Moodle und Big Blue Button als Alternative genutzt werden.

    Unterstützt wird die Erklärung von einem sehr breiten Bündnis. Mitgetragen wird sie etwa vom Landesschüler- und Landeselternbeirat in Baden-Württemberg, dem Landesverband der Gewerkschaft Erziehung und Wissenschaft (GEW) sowie gesellschaftlichen Gruppen wie dem Chaos Computer Club Stuttgart und der Verbraucherzentrale Baden-Württemberg.
    Kultusministerium will Microsoft-Lösung

    Das Land Baden-Württemberg testet seit einiger Zeit die Nutzung von MS 365. Die CDU-Kultusministerin von Baden-Württemberg, Susanne Eisenmann, die derzeit wegen ihres Agierens in der Coronapandemie stark unter Druck steht, bevorzugt die Microsoft-Lösung. Die Kritik daran ist nicht neu, so wird insbesondere bezweifelt, ob die Microsoft-Cloud mit Datenschutzbestimmungen in Einklang zu bringen ist.

    Die jetzt vorgestellte Erklärung weist auch auf die Datenschutzprobleme hin. Das ist aber nur einer von mehreren Aspekten. So verweisen die Verbände darauf, dass die Nutzung von Open-Source-Lösungen ein Beitrag zur digitalen Souveränität sei.

    „Ein Bundesland darf sich nicht von einem Cloud-Angebot wie MS 365 abhängig machen, über das es nicht mit voller Souveränität selbst, sicher und dauerhaft verfügt, weil es jederzeit vom Anbieter oder auf Anweisung der Regierung des Landes des Firmensitzes in der Nutzung eingeschränkt oder gar abgeschaltet werden kann“, heißt es dazu in der Erklärung.
    Moodle-Probleme inzwischen behoben

    Bereits jetzt nutzen viele Schulen in Baden-Württemberg Open-Source-Lösungen. Am Montag gab es bei den vom Land bereitgestellten Moodle-Instanzen Probleme mit der Erreichbarkeit. Laut einer Meldung des für die Instanzen zuständigen BelWü (Datennetz der wissenschaftlichen Einrichtungen des Landes Baden-Württemberg) wurden diese jedoch inzwischen durch Optimierungen in der Datenbankkonfiguration behoben. Moodle ist eine in PHP geschriebene Open-Source-Software für Lernplattformen.

    Die Initiatoren der Stellungnahme sehen mit den bestehenden Lösungen den Bedarf der Schulen bereits gut abgedeckt: „Mit Moodle (Lernplattform), Bigbluebutton (Videokonferenzsystem), Libreoffice (Bürosoftware), Thunderbird (Mailprogramm) und Nextcloud (Dateiablage und Kooperation) stehen allen Schulen Anwendungen zur Verfügung, die den Funktionsumfang von MS 365 abdecken oder übertreffen."

    #Allemagne #école #éducation #privatisation #écoles #politique #cloud #nuage

  • Violences conjugales : le 3919 ne répondra-t-il bientôt plus ?
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120121/violences-conjugales-le-3919-ne-repondra-t-il-bientot-plus

    Souvenez-vous du 3 septembre 2019. Ce jour-là s’ouvrait le Grenelle contre les violences conjugales. La date – le 3/9/19 – n’avait pas été choisie au hasard par le gouvernement, mais « en écho au 3919, le numéro d’écoute anonyme et gratuit destiné aux femmes victimes de violences ».

    Critiquée pour avoir axé une grande partie de cette mobilisation sur la communication – le rapport d’information des sénateurs Arnaud Bazin et Éric Bocquet s’intitulait d’ailleurs « Le financement de la lutte contre les violences faites aux femmes : une priorité politique qui doit passer de la parole aux actes » –, Marlène Schiappa, ancienne secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, répondait dans les colonnes du Point : « La communication est essentielle en matière de droits des femmes. Prenez le 3919 dont j’ai augmenté trois fois le budget. Quand je suis arrivée, 8 % de la population connaissait ce numéro ; à mon départ, près de 65 % des personnes le connaissent. Voilà à quoi cela sert de communiquer sur les dispositifs : parfois, cela sauve des vies. »

    Pourtant, d’après le collectif féministe #NousToutes, ce numéro pourrait désormais disparaître, dans la foulée d’un appel d’offres lancé par le gouvernement pour la « gestion d’un service téléphonique d’écoute, d’information et d’orientation sur le champ des violences sexistes et sexuelles ». L’annonce de la mise en concurrence de l’administration du 3919, portée par la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF) depuis près de trente ans, avait déjà suscité la colère des associations féministes à l’automne dernier.

    Mais, dans une vidéo postée ce lundi, Caroline De Haas, fondatrice de #NousToutes, va plus loin : « Juste avant les vacances, le gouvernement a publié le dossier de l’appel d’offres. On a découvert qu’il avait décidé de supprimer le 3919 pour le remplacer par un autre numéro. » La militante en veut pour preuve la réponse du gouvernement à une question déposée sur la plateforme des marchés publics. « Ils disent que le futur numéro de téléphone n’est pas encore prévu. »

    En effet, parmi les « Questions sur le marché relatif à la gestion d’un service téléphonique d’écoute, d’information et d’orientation sur le champ des violences sexistes et sexuelles » posées à la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), on peut lire : « Il est indiqué [dans le cahier des clauses techniques particulières du marché public – ndlr] “la marque associée à ce service d’écoute est en cours de définition et de conception”. Pourriez-vous préciser si le nom de la marque a été choisi et/ou s’il le sera avant la date de remise des offres ? » Et la réponse publiée le 11 janvier : « La marque associée au service d’écoute est en effet en cours de définition et ne sera donc pas communiquée avant la date de remise des offres. »

    Pourtant, du côté du cabinet d’Élisabeth Moreno, la ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, on garantit qu’« il n’est aucunement question de supprimer le 3919. On veut complètement rassurer là-dessus ». Au contraire, « ce numéro est connu et identifié », surtout après le Grenelle. « Ce qu’on souhaite, c’est renforcer l’accompagnement des femmes victimes de violences, via ce service », qui serait désormais accessible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, « en vertu des engagements pris lors du Grenelle ».

    Mais alors quid de la marque ? Car le 3919 appartient à la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF). « C’est la pierre d’achoppement. Le gouvernement, d’ailleurs, ne pourrait pas le supprimer car il ne lui appartient pas, il s’agit d’une marque déposée. Ils peuvent bien dire qu’ils vont le conserver, ces promesses n’engagent que ceux qui les font », philosophe Dominique Guillien-Isenmann, présidente de la FNSF.

    Si une autre entreprise ou association remportait l’appel d’offres lancé par le gouvernement, devrait-elle alors lui racheter ce numéro ? « La procédure doit être menée à son terme avec le recueil des candidatures, on ne peut pas préjuger à ce stade des prochaines étapes. L’objectif est la continuité du service. Il ne s’agit en aucun cas de supprimer le 3919 », répète-t-on du côté du ministère.

    La lecture de l’appel d’offres « relatif à la gestion d’un service téléphonique d’écoute, d’information et d’orientation sur le champ des violences sexistes et sexuelles » laisse pourtant place au doute. Même si le ministère affirme qu’il ne s’agit que « du cahier des charges des exigences attendues de la part du prestataire », on peut notamment y lire que la plateforme sera accessible « depuis un N° d’accès téléphonique (numéro court généraliste à tarification gratuite, “support d’un service à valeur ajoutée”) fourni par l’État ».

    Un paragraphe est même consacré à ce numéro et à la marque attenante : « Le N° d’accès téléphonique unique […] est exploité par l’État pour router les appels […] durant la durée d’exécution du marché. La marque associée à ce service d’écoute, en cours de définition et de conception, sera la propriété de l’État. Une convention de licence d’exploitation temporaire de ladite marque pourra le cas échéant être accordée par l’État au titulaire pour la durée d’exécution du marché. » Plus loin encore : « L’Administration est le propriétaire du N° d’accès téléphonique mis à disposition du titulaire. »

    Faut-il alors imaginer qu’un autre numéro d’écoute pour les femmes victimes de violences serait créé, en parallèle du 3919 ? Mais comment la FNSF pourrait-elle faire fonctionner ce 3919 sans les subventions de l’État ? Le numéro disparaîtrait-il de lui-même, enterré par la mise en concurrence ?

    Un changement de numéro serait pourtant dramatique. « Il faudrait repartir de zéro sur toute la sensibilisation », se désole Caroline De Haas. Surtout, le 3919 est aujourd’hui imprimé sur des milliers d’affiches, de flyers, de supports de communication, partout en France, afin de toucher le plus de femmes possible. « Mais s’il n’y a plus de subvention, il va disparaître. Que va-t-il se passer pour celles qui vont appeler ? Elles vont se retrouver en danger. »

    #féminicide #privatisation #violences_conjugale #violences_masculine #LREM

  • Pour la mise en œuvre, désastreuse, de sa politique vaccinale, l’exécutif a fait appel à quatre cabinets de #consultance : #McKinsey, #Accenture, #Citwell et #JLL ; une pratique devenue commune par indifférenciation graduelle des sphères privées et publiques.

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/01/07/vaccination-anti-covid-le-gouvernement-a-fait-appel-a-quatre-cabinets-de-con

    Ces cabinets n’ont pas la moindre compétence scientifique et leurs compétences gestionnaires sont sensiblement celles de la #haute_fonction_publique : devenue très faibles avec le développement du #management.
    https://www.politico.eu/article/french-government-defends-mckinsey-coronavirus-vaccine-rollout

    Le nom du #marché_public de 20 millions € avec McKinsey porte un nom explicite, la "transformation de l’action publique" étant le nom de l’importation des méthodes désastreuses du nouveau management dans le champ de l’Etat.
    https://www.boamp.fr/avis/detail/18-85473/1
    voir aussi :
    https://ted.europa.eu/udl?uri=TED:NOTICE:268753-2018:TEXT:FR:HTML

    D’après le Canard, c’est @MaeldeCalan qui représentait @McKinsey_France à la réunion du 23 décembre dernier pour présenter le plan de #vaccination dont la médiocrité est apparue rapidement : 7000, hier, soit 45 fois moins qu’en Allemagne.

    #Maël_de_La_Lande (HEC, Science Po’) n’a rigoureusement aucune compétence scientifique. Il s’agit d’une figure de la droite conservatrice proche de l’#Institut_Montaigne, qui a apporté une large part des cadres macroniste — son directeur abritait "EM".
    https://www.consultor.fr/devenir-consultant/actualite-du-conseil/6307-elu-et-consultant-mckinsey-pour-le-vaccin-covid-un-stratege-ministeri

    Comment "#Baby-Juppé" (sic) a-t-il pu raté à ce point le « cadrage logistique », le « benchmarking » des « best practices » à l’étranger et la « coordination opérationnelle de la #task_force » ?

    Les étapes du #fiasco en quatre unes de la Pravda macroniste.

    Quel est le rôle de McKinsey dans le #lobbying en faveur de #Sanofi opéré dans les négociations européennes : contrat de 300 millions de doses de #vaccin en septembre, puis véto contre l’achat de 200+100 millions de doses de vaccins #Pfizer/#BioNTech ?

    https://www.spiegel.de/international/europe/the-planning-disaster-germany-and-europe-could-fall-short-on-vaccine-supplie

    Quelle est la part du #retard dans la #campagne_de_vaccination due à une politique de recherche globalement désastreuse, qui a conduit à miser envers et contre tout sur #Sanofi ? Et quelle part vient de l’incapacité de l’exécutif à mettre en œuvre et gérer ?


    https://twitter.com/VidalFrederique/status/1345344588588969984

    McKinsey avait récemment été mandaté obtenir la création d’une agence de désinformation scientifique (un "#Science_Media_Center") au service du lobbying agro-industriel.

    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/09/22/l-information-scientifique-sous-tutelle-d-une-agence-de-communication_605309

    Les aller-retours entre McKinsey et l’Etat, caractéristiques de la mutation en cours de la haute fonction publique, ont été dans les deux sens. Ainsi, #Labaye, passé du comité de direction mondial du groupe à la présidence de Polytechnique.
    https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/un-associe-de-mckinsey-a-la-tete-de-polytechnique-136118

    Ainsi, dans l’autre sens, #Mathieu_Maucort (Science Po’, HEC) — les "yeux et les oreilles de Macron à Marseille" — passé de McKinsey au poste de responsable du marketing politique d’En Marche.

    https://twitter.com/Pr_Logos/status/1347255977297506304

    #consulting #privatisation #Maël_de_Calan #macronisme #LREM

    ping @simplicissimus

    • c’était déjà le cas pour la diffusion des consignes sanitaires lors du déconfinement où l’ensemble des documents avaient été produits par l’Apave, si je me souviens bien

      apparemment, soit les services de l’État ont été suffisamment déshabillés pour qu’ils soient hors d’état de fournir de telles consignes par eux-mêmes, soit de toutes façons nos décideurs ignorent ou méprisent les compétences de leurs administrations et postulent a priori une super efficacité des boîtes privées de conseil

  • Contre le projet de privatisation des transports publics en Ile-de-France | L’Actualité des Luttes
    https://actualitedesluttes.info/la-ratp-nest-pas-a-vendre

    La RATP et Ile-de-France mobilités projettent de privatiser une partie des transports en Ile-de-France. Quelle sera l’avenir pour les salarié-e-s et les voyageurs et voyageuses ? Pour parler de cette situation et a la veille d’une journée de gréve, nous avons en plateau quatre salariés de la RATP de différent dépôt de la région parisienne. Durée : 59 min. Source : Fréquence Paris Plurielle

    http://actualitedesluttes.info/wp-content/uploads/2020/12/201216.mp3

  • § 1a BauGB - Einzelnorm
    https://www.gesetze-im-internet.de/bbaug/__1a.html

    Baugesetzbuch (BauGB)
    § 1a Ergänzende Vorschriften zum Umweltschutz
    (1) Bei der Aufstellung der Bauleitpläne sind die nachfolgenden Vorschriften zum Umweltschutz anzuwenden.
    (2) Mit Grund und Boden soll sparsam und schonend umgegangen werden; dabei sind zur Verringerung der zusätzlichen Inanspruchnahme von Flächen für bauliche Nutzungen die Möglichkeiten der Entwicklung der Gemeinde insbesondere durch Wiedernutzbarmachung von Flächen, Nachverdichtung und andere Maßnahmen zur Innenentwicklung zu nutzen sowie Bodenversiegelungen auf das notwendige Maß zu begrenzen. Landwirtschaftlich, als Wald oder für Wohnzwecke genutzte Flächen sollen nur im notwendigen Umfang umgenutzt werden. Die Grundsätze nach den Sätzen 1 und 2 sind in der Abwägung nach § 1 Absatz 7 zu berücksichtigen. Die Notwendigkeit der Umwandlung landwirtschaftlich oder als Wald genutzter Flächen soll begründet werden; dabei sollen Ermittlungen zu den Möglichkeiten der Innenentwicklung zugrunde gelegt werden, zu denen insbesondere Brachflächen, Gebäudeleerstand, Baulücken und andere Nachverdichtungsmöglichkeiten zählen können.
    (3) Die Vermeidung und der Ausgleich voraussichtlich erheblicher Beeinträchtigungen des Landschaftsbildes sowie der Leistungs- und Funktionsfähigkeit des Naturhaushalts in seinen in § 1 Absatz 6 Nummer 7 Buchstabe a bezeichneten Bestandteilen (Eingriffsregelung nach dem Bundesnaturschutzgesetz) sind in der Abwägung nach § 1 Absatz 7 zu berücksichtigen. Der Ausgleich erfolgt durch geeignete Darstellungen und Festsetzungen nach den §§ 5 und 9 als Flächen oder Maßnahmen zum Ausgleich. Soweit dies mit einer nachhaltigen städtebaulichen Entwicklung und den Zielen der Raumordnung sowie des Naturschutzes und der Landschaftspflege vereinbar ist, können die Darstellungen und Festsetzungen auch an anderer Stelle als am Ort des Eingriffs erfolgen. Anstelle von Darstellungen und Festsetzungen können auch vertragliche Vereinbarungen nach § 11 oder sonstige geeignete Maßnahmen zum Ausgleich auf von der Gemeinde bereitgestellten Flächen getroffen werden. § 15 Absatz 3 des Bundesnaturschutzgesetzes gilt entsprechend. Ein Ausgleich ist nicht erforderlich, soweit die Eingriffe bereits vor der planerischen Entscheidung erfolgt sind oder zulässig waren.
    (4) Soweit ein Gebiet im Sinne des § 1 Absatz 6 Nummer 7 Buchstabe b in seinen für die Erhaltungsziele oder den Schutzzweck maßgeblichen Bestandteilen erheblich beeinträchtigt werden kann, sind die Vorschriften des Bundesnaturschutzgesetzes über die Zulässigkeit und Durchführung von derartigen Eingriffen einschließlich der Einholung der Stellungnahme der Europäischen Kommission anzuwenden.
    (5) Den Erfordernissen des Klimaschutzes soll sowohl durch Maßnahmen, die dem Klimawandel entgegenwirken, als auch durch solche, die der Anpassung an den Klimawandel dienen, Rechnung getragen werden. Der Grundsatz nach Satz 1 ist in der Abwägung nach § 1 Absatz 7 zu berücksichtigen.

    #Allemagne #Berlin #Steglitz-Zehlendorf #Lichterfelde-Süd #urbanisme #banlieue #climat #rechauffement-climatique #logement #privatisation

  • Drucksache - 1737/V - Klimagutachten für das Bauvorhaben Lichterfelde-Süd, B-Plan 6-30
    https://www.berlin.de/ba-steglitz-zehlendorf/politik-und-verwaltung/bezirksverordnetenversammlung/online/vo020.asp?VOLFDNR=7501#allrisSV

    Die BVV möge beschließen:

    Das Bezirksamt wird ersucht, ein Klimagutachten für das Bauvorhaben in Lichterfelde-Süd ("Neulichterfelde"), B-Plan 6-30, in Auftrag zu geben und dieses zur Diskussion in der BVV und der Öffentlichkeit zu stellen. Dieses ist abzuwarten, bevor ein Beschluss des B-Plans 6-30 durch die BVV herbei geführt wird.

    Begründung:

    Bei der Aufstellung von Bauleitplänen sind u. a. umweltbezogene Auswirkungen des Klimas auf Menschen und Gesundheit und die Bevölkerung im Allgemeinen zu berücksichtigen (§ 1 Absatz 7 Buchstaben a und c BauGB). Wirksame Maßnahmen zum Wohl von Mensch und Umwelt - gegen den Klimawandel - müssen daher eingeleitet werden (§ 1a Absatz 5 BauGB). Nach dem Klimaatlas von Berlin gilt die Thermometersiedlung trotz ihrer randstädtischen Lage als lokaler Wärmeschwerpunkt mit Schwüleneigung. Die im Entwurf des B-Plans 6–30 Lichterfelde-Süd vorgesehene Bebauung würde die T-Siedlung weitgehend von einem Luftaustausch mit dem Berliner Umland abschneiden. Die beiden bis zur T-Siedlung reichenden „grünen Finger“ im Neubaugebiet scheinen unterdimensioniert und sind in ihrer Leistungsfähigkeit durch vorhandene und geplante Forstpflanzen eingeschränkt. Der für die Durchlüftung der T-Siedlung wichtige Stangenpfuhlgraben wird von keinem „grünen Finger“ erreicht. Die Bahntrasse, welche bis weit in die Stadt als Durchlüftungsschneise dient, wird durch die anstehende Bebauung weiter verschmälert. Insbesondere in der T-Siedlung werden „Tropennächte“ bei sommerlichen Hitzewellen durch das Bauvorhaben zunehmen.

    Ein solcher Wärmestau in Großstädten ist extrem gesundheitsgefährdend: Das Robert-Koch-Institut schätzt, dass in Berlin im Sommer 2018 durch solche Ereignisse 490 Menschen zusätzlich gestorben sind. Bei der Behördenbeteiligung (TöB) ist von der Senatsverwaltung für Gesundheit und dem bezirklichen Gesundheitsamt offenbar keine Stellungnahme zu der genannten Problematik eingeholt worden. Dem BauGB und somit dem formalen Ablauf hin zum Beschluss des Bebauungsplanes wurde bei der Größe des Bauprojekts somit nicht zur Genüge entsprochen. Ein vom Investor unabhängiges Gutachten über stadtklimatischen Folgen des Bauvorhabens, sowie explizite Folgen für die Thermometersiedlung, ist dringend erforderlich.

    In der 74. Sitzung des Ältestenrats am 21.01.2020 ist die Linksfraktion dem Antrag beigetreten.

    #Allemagne #Berlin #Steglitz-Zehlendorf #Lichterfelde-Süd #urbanisme #banlieue #climat #rechauffement-climatique #logement #privatisation

  • Steglitz-Zehlendorfer Klimawandel-Leugner | Pressemitteilungen | Aktionsbündnis Lichterfelde Süd
    https://aktionsbuendnis-lichterfelde-sued.de/top-6-lichterfelde-

    Voilà comment le parti vert abandonne ses positions écolos afin de promouvoir la carriere de ses adhérents. La coalition locale entre les verts et la droite noire de Berlin Steglitz-Zehlendorf refuse l’élaboration d’une expertise sur les conséquences climatiques de la construction d’une nouvelle cité pavillonnnaire face à une cité ouvrière construite dans les années 1970.

    Die bisherigen Planungen zu der Aufstellung des Bebauungsplans 6-30 in Lichterfelde Süd ignorieren die Auswirkungen des Klimawandels - insbesondere die Auswirkungen der Bebauung auf die nördlich angrenzende Thermometer-Siedlung. Die Fraktionen von SPD und DIE LINKE. hatten einen Antrag „Klimagutachten für das Bauvorhaben Lichterfelde-Süd, B-Plan 6-30“ eingereicht. Die BVV Steglitz-Zehlendorf hat diesen Antrag mit Mehrheit und vor allem mit den Stimmen der Zählgemeinschaft aus CDU und Grünen abgelehnt. Statt einer Entlastung für die heute schon hitzegefährdete Thermometersiedlung wird stur an den Plänen des Investors festgehalten, Gesundheit und Wohlbefinden spielen keine Rolle.
    Die bisherige Projektplanung verstößt fundamental gegen das Berliner Energie- und Klimaschutzprogramm 2030 und ebenso gegen §1a (5) BauGB.

    Durch die Bebauung des Gebietes in Lichterfelde Süd entsteht ein Netto-Flächenverlust an Bodenkühlleistung, bedingt auch durch das Abbremsen des Kaltluftzustroms aus Brandenburg.
    Die Reduzierung der kühlenden Flächen der Parks Range selbst trägt zur Erwärmung bei und mindert die Wirksamkeit der Kaltluftbahnen, die durch sog. „Grüne Finger“ in die Thermometersiedlung geleitet werden sollten. Diese sind zu schmal und falsch ausgerichtet. So endet der westliche „Grüne Finger“ auf einem versiegelten Platz des „Urbanen Gebietes“ zwischen 6-Geschossern. Der mittlere hat keinen Übergang zum Grünzug in die Thermometer-Siedlung und endet an der Hauptzufahrt Landweg, der östliche endet an der zentralen Verkehrskreuzung. Kaltluftströme werden verwirbelt und gestoppt, wenn Autos sie queren und dies wird bei allen „Grünen Fingern“ der Fall sein. Quer zu den Kaltluftströmen gestellte Baukörper am Landweg riegeln ebenfalls den Luftaustausch ab.

    Der Vertreter der GRÜNEN sieht das alles ganz entspannt. Er sagte in der BVV Debatte zum Thema Kaltluftströme: Die Luft käme überall hin und er könne dies am Beispiel des Wassers erläutern: „Ein Fluss, würde der jetzt da seinen Weg nicht finden, würde da also eine Barriere sein, an der er nicht weiterkäme … er würde nicht … und so ist die Luft auch nicht, die bewegt sich da und kommt auch um diese Ecke drumrum, ist auch genug Platz, um da rumzukommen, hat es sogar noch
    leichter als das Wasser, irgendwo rumzukommen, sind ja nur so ein paar Atome.“
    Unser Vorschlag: Wir schreiben die physikalischen Gesetze einfach so um, wie es den Grünen an dieser Stelle in ihre Argumentation passt.

    Am Schluß der Begründung des Antrags von SPD und LINKEN heißt es: Ein „Gutachten über stadtklimatischen Folgen des Bauvorhabens, sowie explizite Folgen für die Thermometersiedlung, ist dringend erforderlich.“ Dem wäre eigentlich nichts hinzuzufügen.

    cf. aussi https://seenthis.net/messages/891600 https://seenthis.net/messages/891599 https://seenthis.net/messages/891598

    #Allemagne #Berlin #Steglitz-Zehlendorf #Lichterfelde-Süd #urbanisme #banlieue #climat #rechauffement-climatique #logement #privatisation

  • « Arrêtez de tuer les paysans », la colère des campagnes en Inde
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/09/23/arretez-de-tuer-les-paysans-la-nouvelle-colere-des-campagnes-en-inde_6053293
    New Delhi veut libéraliser la commercialisation des produits agricoles, en permettant aux producteurs de vendre directement aux sociétés privées
    Sophie Landrin

    Une nouvelle révolte paysanne gronde en Inde contre le gouvernement Modi. Alors que l’agriculture est le seul secteur à ne pas subir les contrecoups désastreux de l’épidémie de Covid-19, les syndicats ont appelé à une mobilisation nationale vendredi 25 septembre. Voilà plusieurs jours que les paysans du Pendjab (nord), de l’Haryana (nord) et du Bengale-Occidental (nord-est), furieux, manifestent, bloquent les routes et les chemins de fer pour protester contre la réforme de la commercialisation des produits agricoles proposée par le gouvernement et que le Parlement vient d’adopter. « Arrêtez de tuer les paysans ! », scandent inlassablement les manifestants sur leurs tracteurs et dans la rue. Mais il ne reste à obtenir que la signature du président de la République pour que la loi entre en application, une simple formalité.

    Cette colère paysanne s’est muée en crise politique. La ministre de la transformation alimentaire, Harsimrat Kaur Badal, alliée du parti nationaliste au pouvoir, a démissionné, dénonçant une législation « anti-agriculteurs . A la Chambre haute, dimanche 20 septembre, les députés en sont presque venus aux mains. Huit députés ont été suspendus pour le reste de la cession parlementaire et campent, depuis, en signe de protestation, sur une pelouse devant la statue du Mahatma Gandhi, non loin du Parlement. L’opposition a décidé de boycotter les travaux de la Chambre haute et pourfend « la mise à mort » de l’agriculture, qui emploie 50 % de la population, mais ne représente que 14 % du produit intérieur brut.

    Désastre écologique et nutritif

    Les experts sont beaucoup plus mesurés sur la portée et le bien-fondé de la réforme, qui autorise les agriculteurs à vendre leurs produits en dehors des « mandis », les marchés agricoles réglementés, qui, aujourd’hui, régulent la commercialisation et assurent aux paysans un prix minimum sur la vente de leurs produits. La loi supprime les obstacles au commerce interétatique. Les agriculteurs pourront, à l’avenir, vendre directement à des entreprises privées agroalimentaires sans intermédiaire. Le gouvernement affirme qu’ils pourront céder leur récolte à meilleurs prix. Rien ne l’assure.

    L’exécutif a également décidé de supprimer la taxe que percevaient les Etats pour l’entretien des mandis, qui implique de gros investissements. Dans les faits, ces mandis sont souvent dans un état lamentable. Les chefs des gouvernements régionaux dénoncent une attaque du principe du fédéralisme et veulent saisir la Cour suprême. Dans une tribune publiée mercredi 23 septembre dans le quotidien The Indian Express, le chef du gouvernement du Pendjab, Amarinder Singh, membre du Parti du Congrès, éreinte un projet destiné « à remplir les poches des copains capitalistes du Bharatiya Janata Party [BJP, le parti au pouvoir], au détriment des pauvres agriculteurs », qui seront la proie « des grands requins . Les paysans, eux, redoutent la disparition des prix minimum garantis. La colère est si vive que le premier ministre, Narendra Modi, est intervenu pour tenter de convaincre les paysans de la justesse de sa réforme.

    En 2014, M. Modi avait promis de doubler le revenu des agri culteurs d’ici à 2022. Un pari impossible, tant la crise agricole est profonde, structurelle et enracinée. L’agriculture indienne souffre d’un modèle de développement issu de la « révolution verte » lancée dans les années 1970, qui a imposé un système de production subventionnée par l’Etat, qui garanti aux paysans un débouché, par des achats publics qui sont ensuite redistribués à bas prix aux pauvres 75 % de la population a accès à un quota de produits de première nécessité.

    Ce modèle a certes assuré l’indépendance alimentaire de l’Inde et mis un terme aux terribles famines qui décimaient le pays, mais il a promu des cultures à haut rendement blé, riz, canne à sucre, coton , qui nécessitent une irrigation intensive et l’utilisation massive de pesticides et d’engrais. C’est un désastre sur le plan écologique et nutritif. Les Indiens se nourrissent essentiellement de riz et de blé, au détriment des légumineuses, des fruits et légumes qui ne sont pas subventionnés. Quant aux paysans, sous la pression démographique, la taille de leurs exploitations s’est réduite, diminuant leurs revenus, augmentant leur endettement et le nombre de suicides.

    La colère paysanne, entretenue par l’opposition, est peut-être le signe de l’érosion de la confiance des Indiens dans les réformes de Modi. Sa gestion calamiteuse de l’épidémie de coronavirus, ces derniers mois, a mis l’économie à terre. Le deuxième pays le plus peuplé de la planète, 1,3 milliard d’habitants, aura le plus grand mal à se relever.

    #inde #liberalisation #privatisation #paysans

  • Des milliers d’agriculteurs, qui dénoncent l’ouverture au privé imposée par le premier ministre, menacent de bloquer les accès à New Delhi.
    Sophie Landrin dans Le monde du 1er décembre.

    Révolte des paysans indiens contre la libéralisation de Modi

    New Delhi correspondante - Des milliers de paysans indiens en colère sont massés aux portes de Delhi, stoppés à deux postes-frontières entre l’Etat de l’Haryana et la capitale indienne, avec la ferme intention de couper l’approvisionnement de la ville en bloquant les routes d’accès.

    Leur cortège s’étend sur plusieurs kilomètres. Le gros des bataillons vient du Pendjab, le grenier à riz et à blé de l’Inde, où la révolte gronde depuis près de trois mois. Les cheveux cintrés dans des turbans colorés, portant moustache et longue barbe, une armée de vieux paysans sikhs sont équipés pour tenir plusieurs mois.

    Derrière leurs tracteurs, les remorques sont remplies de chaudrons et de vivres, riz, oignons, lentilles, farine, et de paille pour y dormir. « Nous resterons ici tant que le gouvernement ne reviendra pas sur les lois qui vont tuer les paysans », crie un Pendjabi, propriétaire de deux hectares, qui a effectué quatre cents kilomètres sur son tracteur pour atteindre Delhi.

    Des heures d’affrontements

    Le gouvernement de Narendra Modi les a trop longtemps ignorés. Le 20 septembre, sans aucune concertation préalable avec le monde agricole, ni avec les responsables régionaux, il avait fait adopter au Parlement trois textes libéralisant la vente des produits agricoles. En vertu de la réforme, les paysans ont dorénavant la liberté de vendre leur production à un acheteur et au prix de leur choix et non plus seulement sur les marchés régulés par l’Etat (les « mandis ») avec des prix fixés, comme c’était le cas jusque-là. Ce système permettait au gouvernement de constituer des stocks stratégiques, en priorité de riz et de blé, qui sont ensuite redistribués à bas prix aux pauvres et assurent aux producteurs un revenu décent.

    Le dialogue avec le gouvernement est au point mort. Une rencontre entre syndicats et agriculteurs à la mi-novembre n’a rien donné. Une autre est prévue le 3 décembre avec le ministre de l’agriculture.

    Les paysans se sont mis en branle jeudi 26 novembre, à l’appel des syndicats, pour une campagne baptisée « Dilli chalo », « la marche vers Delhi . Le cortège du Pendjab a grossi, rejoint par des paysans de l’Haryana, de l’Uttarakhand, de l’Uttar Pradesh, mais, en chemin, ils ont été violemment arrêtés par la police qui a fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau. Celle-ci a même demandé au chef de gouvernement de Delhi de pouvoir utiliser les stades de cricket de la capitale comme prisons temporaires pour y enfermer les manifestants. Arvind Kejriwal, un centriste, a refusé, prenant la défense des paysans. « Au lieu de retirer des lois antipaysans, on empêche les agriculteurs d’organiser des manifestations pacifiques. On utilise contre eux des canons à eau. Manifester pacifiquement est un droit constitutionnel », a-t-il assuré sur les réseaux sociaux.

    Vendredi, après des heures d’affrontements, le gouvernement a finalement proposé de leur allouer un terrain, Sant Nirankari Park, dans le nord de Delhi, mais seulement une centaine de paysans a accepté de s’y rendre, parfois contraints par la police. Dimanche, le camp, une immense friche terreuse était presque vide. Des tentes ont été montées, l’électricité amenée, des cuisines installées, où des hommes préparent chapatis (petits pains) et dhal de lentilles mais pour une poignée de convives.

    Aux portes de Delhi, les paysans affirment qu’ils n’iront pas àSant Nirankari. « Nous resterons là, nous n’irons pas dans cette prison ouverte », ont-ils prévenu lors d’une conférence de presse, conscients qu’ils imposent un rapport de force beaucoup plus important en bloquant les routes de la capitale. « Nous sommes des paysans indiens, pas des terroristes », annoncent des pancartes brandies par les hommes en colère.

    Depuis des mois, les paysans du Pendjab manifestent, campent sur des routes et les rails pour dénoncer cette ouverture au privé. Ils redoutent d’être étranglés par les grosses entreprises de la distribution qui viendront directement leur acheter leur production et visent particulièrement Mukesh Ambani, le patron de Reliance, et Gautam Adani, deux milliardaires proches de Narendra Modi. Malgré leur mobilisation, le gouvernement s’est montré sourd à l’inquiétude des paysans continuant d’affirmer que la législation permettra de stimuler la production grâce à des investissements privés. Narendra Modi, qui s’exprimait, dimanche, à l’occasion de Maan Ki Baat, son allocution radiophonique mensuelle, a répété l’argumentaire.

    La situation s’est tellement tendue que le ministre de l’intérieur, Amit Shah, le plus proche de M. Modi, a proposé ses services, en transmettant une lettre aux manifestants, leur proposant de discuter avec eux à la condition qu’ils rejoignent le camp de Sant Nirankari. La réponse des organisations agricoles a été cinglante : « Ce n’est pas de la compétence du ministre de l’intérieur. » Les syndicats demandent une « réunion au plus haut niveau » avec des ministres « compétents » et habilités à prendre des décisions.

    Stratégie de tensions

    Cette nouvelle révolte souligne à la fois la crise structurelle traversée par l’agriculture paysanne et le manque d’empathie et de dialogue du gouvernement Modi qui avait pourtant promis, lors de son élection en 2014, de doubler leurs revenus d’ici à 2022.

    Les agriculteurs représentent près de la moitié de la population - 650 millions d’Indiens mais seulement 14 % du produit intérieur brut. Ils détiennent des parcelles de plus en plus petites et sont de plus en plus endettés sous la pression d’un mode de production intensif issu de la « révolution verte » des années 1970.

    Les paysans réclament le retrait des trois lois adoptées le 20 septembre. Mais il est peu probable que le gouvernement recule. Depuis sa réélection, en mai 2019, Narendra Modi, joue une stratégie de tensions, exacerbe les antagonismes pour discréditer les opposants à ses réformes. En décembre 2019, une loi attribuant la nationalité indienne aux réfugiés, sauf s’ils sont musulmans, avait suscité un mouvement de protestation d’une ampleur inédite dans tout le pays. Durant des mois, des Indiens étaient descendus dans la rue et la contestation n’avait pris fin qu’avec l’arrivée du Covid-19 et le confinement général ordonné par le premier ministre.

    #paysans #inde #privatisation #liberalisation #

  • Le business des réfugiés

    La multinationale zurichoise controversée ORS est spécialisée dans les prestations mêlant « encadrement » et « intégration » pour personnes en demande d’asile ou reconnues réfugiées, ainsi que dans la logistique des camps. (Par Nicanor Ahon)

    Son site vante la présence de l’entreprise dans plus de 100 structures, via plus de 1300 employés encadrant 14’000 personnes. Outre les activités d’ORS en Suisse, la multinationale est déployée en Autriche, Espagne, Allemagne et Italie. ORS aurait également des projets en cours en Slovaquie, l’un des points focaux des politiques anti-migratoires de l’UE. Cette société est présente dans six cantons (Argovie, Berne, Bâle-Ville, Fribourg, Soleure et Zurich). Elle gère ainsi notamment trois des cinq centres d’enregistrement de la Confédération : Vallorbe, Chiasso et Bâle. En Suisse romande, elle s’occupe du Centre d’hébergement fédéral de Perreux-Neuchâtel. (Emanant du Département des affaires sociales de la ville de Zurich « Asyl Organisation Zürich » – AOZ, la deuxième société gérant des centres fédéraux pour requérants d’asile, serait moins critiquée qu’ORS, ndlr).

    Financée par l’UE

    Soucieuse de son financement via les politiques publiques européennes, la multinationale maintient par ailleurs un bureau à Bruxelles pour entretenir des échanges étroits avec les institutions de l’UE. Le tout en prônant une neutralité religieuse, politique et surtout vis-à-vis de la procédure juridique d’asile. On le voit, l’ensemble de ces éléments laissent penser qu’ORS se positionne comme une actrice privée de premier plan dans la gestion de l’encampement en Europe dans le contexte de la crise du « non-accueil des personnes réfugiées ».
    Comme le montre la situation catastrophique dans plusieurs camps européens, la gestion des centres peut s’avérer être un enjeu de sûreté, voire de survie pour les personnes migrantes. Et ORS risque de rafler les contrats traditionnellement attribués aux associations humanitaires et sociales dans l’encadrement des exilé.e.s.

    Dénoncée par Amnesty

    Plusieurs fois pointée du doigt pour de mauvaises conditions de vie dans les camps, entre autres par Amnesty International ou le collectif Droit de Rester, la société intervient néanmoins auprès de nombreuses communes et de quelques cantons en Suisse. Les chiffres et la flexibilité de la multinationale parlent, semble-t-il plus fort que les droits humains, également du côté italien. Une enquête de Valori « Nouvelles de la finance éthique et économique durable »1 spécialisé dans l’économie solidaire, montre qu’un fonds d’investissement londonien contrôle la multinationale zurichoise et spécule sur le financement public des centres dans la péninsule. Les comptes aberrants de la filiale italienne d’ORS et son petit nombre d’employé.e.s ne l’ont pas empêchée de se voir attribuer près de trois millions de francs d’appels d’offres publics en Sardaigne et au Frioul Vénétie-Julienne. Comme en Suisse, plusieurs organisations dont l’Association pour les études juridiques sur l’immigration (ASGI) et le Consortium Italien de Solidarité (ICS) ont dénoncé les conditions déplorables des « services » rendus par ORS aux tarifs toujours plus compétitifs.

    Des liens politiques

    En cause également, les décrets sécuritaires sur l’immigration publiés par l’ancien ministre de l’intérieur Matteo Salvini et les coupes dans les budgets d’accueil qui auraient facilité l’insertion d’ORS (également contrôlée par la société de capital-investissement londonienne Equistone Partners) dans la mise en oeuvre des politiques migratoires. À Bruxelles, Rome ou en Suisse, le lien d’ORS avec le monde politique fait bien partie de ses objectifs annoncés.
    La multinationale s’est dotée en 2017 d’un conseil consultatif pour les questions migratoires. Il est composé de l’ex-conseillère fédérale Ruth Metzler Arnold (PDC), de l’ancien vice-chancelier autrichien Michael Spindelegger, de l’ancien conseiller national Erwin Jutzet (PS), de l’ancienne conseillère d’Etat zurichoise Rita Furher (UDC). Le tout chapeauté par le CEO Jürg Rötheli, ex-directeur de Swisscom et CEO de Clear Channel Suisse (société de pub, ndlr).

    Des camps invivables

    Derrière une neutralité affichée dans sa communication, ORS participe néanmoins à l’isolement des exilé.e.s de la société civile, des journalistes et des défenseur.e.s des droits humains. Une activité non sans impact politique, puisque les conditions du non-accueil sont ainsi dissimulées. Pire, il s’agit de capter des fonds d’un secteur de l’économie publique que les instances étatiques choisissent de négliger, en confiant à ORS la création de camps invivables. Au-delà des conditions de vie atroces constatées dans les centres gérés par la multinationale zurichoise, son positionnement sur le marché de l’encampement en Europe pose une question politique majeure : celle de la marchandisation de la répression anti-migratoire.

    Marchandisation croissante

    Du business des milices libyennes « gérant » les camps au sud de la Méditerranée, à celui des passeurs qui prospèrent des routes maritimes mortifères en passant par celui de Frontex dont la contribution suisse passera à 83 millions de francs en 2027, il ne restera plus beaucoup de personnes pour affirmer avec honnêteté que l’immigration ne représente qu’un coût. Cela sans oublier que les logiques de répression ne disparaissent pas lorsque les camps sont gérés par des acteurs publics ou associatifs. (depuis mars 2019, les procédures d’asile en Suisse sont mises en oeuvre de manière accélérée au sein de six centres principaux, ndlr).
    La fermeture définitive des camps et l’accueil au sein même des sociétés concernées – et pas en structures isolées -ne seraient-elles pas les seules mesures capables de mettre fin à la spéculation financière sur le non-accueil, parallèlement à la défense de l’ouverture de voies sûres et légales pour quitter les zones d’instabilité et de conflits ?

    https://www.gauchebdo.ch/2020/12/04/le-business-des-refugies

    #asile #migrations #réfugiés #privatisation #business

    Ajouté à la métaliste sur #ORS :
    https://seenthis.net/messages/802341

  • Bats ta femme, l’Etat s’occupe de sa rentabilité
    https://blogs.mediapart.fr/marcuss/blog/231120/bats-ta-femme-l-etat-s-occupe-de-sa-rentabilite


    L’État avance toujours davantage dans le chemin de l’ignominie. Le dispositif « 3919 » est sur le point d’être vendu au marché public. Alors que les mouvements féministes ont porté à l’ordre du jour les violences exercées contre les femmes, le gouvernement veut condamner le numéro d’appel d’urgence aux logiques marchandes et à ses valeurs de rentabilité.

  • How the U.S. Messed Up #Covid-19 So Badly | by Kate Green Tripp | Nov, 2020 | Elemental
    https://elemental.medium.com/how-the-u-s-messed-up-covid-19-so-badly-4005516c8dc6

    Elemental: You report that the United States, which is responsible for 4% of the global population, has seen 22% of the Covid-19 deaths—and of course that only accounts for numbers through September 2020. Apart from being incredibly sobering, what do these numbers tell us?

    Nancy Krieger: I think a very important thing to point out is that with a lot of the Covid-19 data, people have resorted to counting cases and then looking at what percentage of the population they are. So, when you come up with statistics like 4% of the population and 22% of the deaths, it tells you something — but it doesn’t tell you enough. The better data, to really compare countries accurately, that isn’t compromised by variables like how many people have access to testing, how accurate the testing is, how Covid-19 deaths are being defined, etc., is the data around excess deaths.

    We calculated something on the order of 260,000 excess deaths for the United States for the period of January 1 through September 12, 2020. Soon after we published our findings, the Morbidity and Mortality Weekly Report (the main journal of the CDC) came out with its analysis showing upwards of 300,000 excess deaths in the United States.
    So, the disproportion—4% of the population responsible for 22% of the deaths—is one part of understanding what we’re seeing in the United States during this pandemic. Another part is just how many excess deaths we’re seeing.

    [...]

    How do we swallow what we’re seeing in America when it comes to Covid-19 alongside the idea that the United States is a supposed world leader in medicine?

    The United States has phenomenal resources available to some people with regard to biomedical advances, but the U.S. also leads, among industrialized nations, in the number of people who are uninsured. We can say the U.S. leads in terms of biomedical technology and expertise, but in terms of actual access of the population to health care itself, the U.S. does not lead—it falls way, way behind.

    Public health and clinical care should be complementary partners . In the United States, clinical care has gotten a lot more attention in terms of health dollars. Privatization has a lot to do with this. In the U.S., public health has long been underfunded.

    After the 2008 economic debacle, lots of public health was cut and then never recovered. And, of course, the functions of public health departments are very different from the functions of medical entities providing care to patients. The fact that there are some public health agencies across this country that still rely on pen and paper and fax machines is an indicator.

    #états-unis #milliers_de_milliards #santé #surmortalité #privatisation #santé_publique #données #data

  • Pourquoi l’Université des plateformes commerciales est-elle la fin de l’université ?

    > Dans la nouvelle urgence #COVID, nous savons que des intérêts économiques énormes sont en jeu et que les plateformes numériques, qui ont multiplié leur chiffre d’affaires ces derniers mois, ont la force et le pouvoir de façonner l’avenir de l’éducation dans le monde entier.

    #université #gafam #Italie #elearning #privatisation #numérique #éducation

    https://academia.hypotheses.org/28825

  • Anlagestrategie: Norwegens Staatsfonds vergibt 60 Milliarden Dollar an externe Manager
    https://www.wiwo.de/finanzen/boerse/anlagestrategie-norwegens-staatsfonds-vergibt-60-milliarden-dollar-an-externe-manager/26640364.html

    9. November 2020 - Der neue Chef des Ölfonds will dessen Erträge erhöhen. Erreichen will er dies mit Hilfe fremder Vermögensverwalter wie Hedgefonds.

    Ab dem nächsten Jahr will der weltgrößte Staatsfonds bis zu fünf Prozent des Portfolios an externe Manager geben, darunter auch Hedgefonds. Dies entspricht etwas mehr als 60 Milliarden Dollar. Zum Vergleich: Ende 2019 lag die Externen-Quote bei 3,9 Prozent, Ende Oktober betrug sie rund 4,4 Prozent. Das Anlagekapital des Fonds beträgt 1,2 Billionen Dollar.

    Der seit September amtierende Staatsfondschef Nicolai Tangen sieht im stärkeren Engagement externer Vermögensverwalter einen Weg, „erhebliche zusätzliche Erträge zu erzielen“, wie er im vergangenen Monat im Gespräch mit Bloomberg sagte. Der 54-jährige ist selbst ehemaliger Hedgefondsmanager.

    „Wir bekommen viel mehr von externen Vermögensverwaltern zurück, als wir für ihre Dienstleistungen bezahlt haben“, sagte Jon Nicolaisen, ein stellvertretender Gouverneur der norwegischen Zentralbank, die den Fonds verwaltet, am Donnerstag in einer Rede.

    Der Staatsfonds lehnte es ab, sich dazu zu äußern, ob mit dem neuen Allokationslimit auch Raum für Leerverkaufs-Handelsstrategien entsteht, die der Staatsfonds bisher gemieden hat.

    „Wir müssen zu einem späteren Zeitpunkt, wenn dies beschlossen wurde, auf die Details zurückkommen“, erklärte Sprecherin Line Aaltvedt in einer E-Mail.

    Der Fonds schätzt, dass externe Manager im Zeitraum bis 2019 nach Kostenkumulierte Überschussrendite von 48 Milliarden Kronen (4,5 Milliarden Euro) erzielten. Nicolaisen sagte, die Strategie sei besonders in Schwellenländern nützlich.

    „Die Ergebnisse haben die Erwartungen übertroffen“, so Nicolaisen. „Gleichzeitig verteilen diese Investments das Risiko des Fonds auf mehr Märkte.“

    #économie #privatisation #Norvège #bourse #spéculation

  • La vente du siècle. Infrastructures et gouvernement de la privatisation à (...) - Métropolitiques
    https://metropolitiques.eu/La-vente-du-siecle-Infrastructures-et-gouvernement-de-la-privatisati

    La #ville de Chicago s’est lancée depuis 2004 dans une vague de #privatisation de ses #infrastructures, cédées à des acteurs de la finance de marché. En analysant les conséquences de ce transfert sur l’action publique et les usagers, les auteurs tirent quelques enseignements de ce nouveau mode de gestion qui consiste à ratisser la ville à la recherche de potentiels flux de revenus.

  • Le Parlement privatise la #formation des #vétérinaires sur fond de #conflit_d’intérêts

    L’Assemblée nationale devrait entériner mardi la possibilité pour des #écoles_privées de former les futurs vétérinaires. Une mesure décidée à la hâte, impulsée entre autres par #Sophie_Primas, une sénatrice LR dont les liens avec un groupe privé posent de sérieuses questions éthiques.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/161120/le-parlement-privatise-la-formation-des-veterinaires-sur-fond-de-conflit-d
    #macronisme #privatisation

  • Helmut Kohl : Die Wende von 1982 - Persönlichkeiten - Geschichte - Planet Wissen
    https://www.planet-wissen.de/geschichte/persoenlichkeiten/helmut_kohl/pwiediewendevon100.html#Geistig-moralische-Wende

    L’an 1982 marque le début de la fin de l’état-providence ouest-allemand. Le petit parti libéral FDP laisse tomber son partenaire social-démocrate et entre forme une coalition parlementaire avec les chrétiens-démocrates sous Helmut Kohl. Depuis les gouvernements consécutifs pratiquent les privatisations de plus en plus totales. L’amplification de la crise actuelle par les mesures contre le coronavirus offre la chance d’abandonner cette politique.

    Pourtant on a l’impression que le ministre de la santé allemand Jens Spahn tente de vendre les patients allemands aux multinationales. Faute de mieux il ne peut privatiser que leurs données, les hôpitaux ayant été tranformés en entreprises privées il y a un moment déjà.

    Als Helmut Kohl 1982 zum Kanzler gewählt wird, sehen das viele Beobachter als Irrtum der Politikgeschichte. Zu unbeholfen, zu provinziell wirkt Kohl. Doch der mächtige Pfälzer glaubt an sich und seine Mission: Er will Deutschland nicht nur politisch, sondern auch moralisch erneuern.

    Mit Beharrlichkeit ins Kanzleramt

    Das „Aussitzen“ galt vielen als herausragendes Kennzeichen seines Politikstils: Helmut Kohl taktierte, zögerte und schob Probleme und offene Fragen vor sich her, bis sich diese von alleine erledigt hatten oder leichter zu entscheiden waren.

    Zu dieser Taktik griff er nicht erst, als er Regierungschef im Kanzleramt wurde. Genau genommen verhalf ihm seine Beharrlichkeit überhaupt erst dorthin.

    Kohls erste und wichtigste Phase des Aussitzens dauert sechs Jahre und beginnt 1976. Als Kanzlerkandidat der CDU schrammt er mit einem überragenden Ergebnis von 48,6 Prozent knapp an der absoluten Mehrheit vorbei. Die sozialliberale Regierung unter Bundeskanzler Helmut Schmidt bleibt, wenn auch geschwächt, im Amt.

    Kohl ist der starke Führer einer Opposition, die nur darauf warten muss, bis die SPD/FDP-Regierung auseinanderbricht – so seine Vorstellung. Die Liberalen (FDP) kämen dann schon wieder zu ihrem „natürlichen“ Koalitionspartner (den Unionsparteien CDU und CSU).

    Und tatsächlich: Es knirscht mächtig zwischen den Regierungsparteien, vor allem Außenminister Hans-Dietrich Genscher (FDP) wird immer wieder eine Nähe zur Union und seinem Duzfreund Kohl nachgesagt, den er aus gemeinsamen Tagen im ZDF-Verwaltungsrat kennt.
    Franz Josef Strauß, ein Parteifreund als Gegenspieler

    Allerdings gibt es auch in der Union starke Differenzen nach der so knapp verlorenen Wahl. Die CSU will mehr Eigenständigkeit und beschließt, die Fraktionsgemeinschaft mit der CDU im Bundestag aufzulösen. Erst Kohls Drohung, die CDU als Konkurrenz zur CSU in Bayern zu etablieren, diszipliniert die Schwesterpartei.

    Dennoch geht CSU-Chef Franz Josef Strauß aus dem Konflikt als Sieger hervor – Kohls Ansehen hingegen ist beschädigt. Strauß lästert offen über Kohls „Unfähigkeit“ und inszeniert sich als heimlicher Herrscher der Union.

    Kohls Problem erledigt sich von selbst: Er überlässt Strauß den Vortritt als Kanzlerkandidat für die Bundestagswahl von 1980. Strauß verliert gegen Bundeskanzler Helmut Schmidt und zieht sich nach Bayern zurück. Und Kohl? Seine Position ist gestärkt – dank der Aussitz-Taktik.

    Das Ende der sozialliberalen Koalition

    Schon die Koalitionsverhandlungen 1980 zwischen SPD und FDP gestalten sich schwierig. Der wirtschaftsliberale FDP-Flügel um Otto Graf Lambsdorff entfernt sich immer weiter von der Linie der SPD, die ständig neue Schulden macht, um die wirtschaftlichen Probleme zu bekämpfen. Und auch in der Außenpolitik gibt es immer mehr Differenzen.

    Kohl wittert seine Chance. Die Kontakte zu den Liberalen hat er schon zuvor gepflegt, auch als er auf der Oppositionsbank saß. Offiziell hält er im Sommer 1982 sichtbaren Abstand zur FDP-Spitze.

    Allerdings versichert er Genscher in einem kurzen Gespräch vieldeutig: „Im Übrigen musst du wissen, dass du nicht ohne Netz turnst.“ Die FDP könne also auf die Unterstützung der Union setzen, falls es zu einem vorzeitigen Ende der Regierungskoalition käme.

    Im September 1982 kommt es dann zum Bruch: Wirtschaftsminister Lambsdorff (FDP) schickt Bundeskanzler Helmut Schmidt ein wirtschaftspolitisches Konzept, das unvereinbar mit der SPD-Politik ist – und als „Scheidungspapier“ interpretiert wird.

    Die vier FDP-Minister treten zurück, und am 1. Oktober 1982 kommt es im Bundestag zu einem konstruktiven Misstrauensvotum gegen Kanzler Schmidt. Helmut Kohl erhält 256 der 495 gültigen Stimmen und wird somit zum neuen Bundeskanzler gewählt. Nach sechs Jahren des Aussitzens ist er endlich am Ziel.

    Kohls Lösung: eine „geistig-moralische Wende“

    Für Kohl ist damit nicht bloß eine neue Koalition an der Macht. Der Regierungswechsel sei eine „geistig-moralische Wende“, sagt er mehrmals. Er sieht seinen Politikstil als vom Zeitgeist abgekoppelt und plädiert für die Rückbesinnung auf Werte, Traditionen und bürgerliche Tugenden.

    Deutschland befinde sich seit mehr als einem Jahrzehnt – er meint damit die SPD-Regierungsjahre – in einer „geistig-moralischen Krise“. Das nationale Selbstverständnis sei verunsichert, ebenso wie das Verhältnis der Deutschen zu ihrer Geschichte, zu Staat und Recht, und zu vielen grundlegenden ethischen Werten und sozialen Tugenden.

    Kohl steht für eine neue Sicherheit. Er will „Ehrlichkeit, Leistung und Selbstverantwortung“ eine neue Chance geben.

    Bestätigung durch die Wähler

    Kohl ernennt im Eilschritt eine Regierungsmannschaft, lässt ein Programm schreiben und stürzt sich in die Arbeit. Allerdings hat sein Amt einen Makel – auch in den Augen des Kanzlers: Er ist zwar parlamentarisch durch den Bundestag legitimiert, aber eben nicht direkt durchs Volk.

    Als strenger Verfechter demokratischer Prinzipien sucht Kohl die unmittelbare Bestätigung. Im Dezember 1982 stellt er im Bundestag die Vertrauensfrage, die Mehrheit der Abgeordneten von Union und FDP enthält sich. Der Weg für Neuwahlen im März 1983 ist frei.

    Mit 48,8 Prozent erzielt die Union ein Traumergebnis. Kohl sieht sich und seine Politik bestätigt und macht sich voller Elan an die Regierungsarbeit, um Deutschland zur versprochenen Wende zu verhelfen.

    Der Schwung und die Hoffnungen, die seine Wähler mit Kohl verbinden, gehen allerdings schnell verloren. Kohl agiert unbeholfen und entscheidungsschwach. Er sitzt die Probleme aus, mal wieder.

    Ende 1983 erreicht die Flick-Spendenaffäre die höchsten Kreise von Union und FDP: Wirtschaftsminister Lambsdorff tritt zurück, Kohl wird vor den Untersuchungsausschuss zitiert, wo er eine Falschaussage macht.

    Die CDU versucht dies als „Blackout“ darzustellen, doch spätestens jetzt fällt Kohl sein hoher ethischer Anspruch vor die Füße: Den Begriff der „geistig-moralischen Wende“ benutzen fortan nur noch seine Kritiker – mit Hohn.

    #Allemagne #histoire #privatisations #capitalisme #RFA #CDU #FDP

  • Au collège et au lycée, bientôt des chefs d’établissement issus du secteur privé (The Conversation)
    https://theconversation.com/au-college-et-au-lycee-bientot-des-chefs-detablissement-issus-du-se

    La justification avancée par le ministère est qu’il s’agit de faire face à la baisse du nombre de candidats et d’ouvrir la profession de chefs d’établissements secondaires à des personnes « au profil managérial et moins exclusivement pédagogique ».

    #éducation #second_degré #management #privatisation

    • En 2004, dans Vivre Ensemble, on parlait déjà de ORS...
      Abri PC du #Jaun Pass :

      La logique de la dissuasion

      Le régime d’aide d’urgence imposé aux personnes frappées de non-entrée en matière (NEM) vise à déshumaniser l’individu. Tout est fait pour leur rendre le séjour invivable et les pousser à disparaître dans la clandestinité, comme le montrent les exemples ci-dessous relevés en Suisse allemande, où les personnes frappées de NEM et les requérants déboutés de la procédure d’asile sont placés dans des « centres d’urgence » ou « centres minimaux » (Minimalzentren). Petit tour des lieux dans les cantons de Berne et Soleure.

      Le canton de Berne, pionnier en la matière, avait déjà concrétisé le principe d’assignation à un territoire (art. 13e LSEE) bien avant l’entrée en vigueur de la loi au 1er janvier 2007, en ouvrant deux centres d’urgence, l’un sur le col du Jaun en juin 2004 et l’autre qui lui a succédé en 2005, sur l’alpage du Stafelalp : « Si notre choix s’est porté sur le Col du Jaun », expliquait la Cheffe de l’Office de la population lors d’une conférence de presse le 7 juin 2004, c’est notamment parce que cette solution « (…) n’incite pas à s’attarder en Suisse. » Et que : « D’autres personnes vont l’utiliser également. Il s’agit de personnes qui ont activement empêché leur renvoi ou qui dissimulent leur identité et qui n’ont pas encore fait l’objet d’une décision de refus d’entrer en matière… ».

      L’abri PC du Jaun

      Un des journalistes présents le décrit ainsi dans le Journal du Jura du 8 juin 2004 :

      « A l’extérieur, des grillages ont été installés afin que le lieu soit un peu isolé, et pour protéger les requérants d’éventuels importuns. (…) Les gens sont répartis dans des chambres de quatre à douze personnes (…) les requérants ne touchent pas d’argent liquide, mais des prestations en nature. Ce sont des bons qu’ils peuvent échanger contre de la marchandise au kiosque tenu par l’ORS (Organisation pour mandats spéciaux et en régie SA) qui gère le centre (…) ».

      Très peu de requérants s’y rendirent ; d’autres s’enfuirent, telle une mère avec une petite fille de deux ans qui vint chercher de l’aide à… Soleure ! Une jeune femme fut hospitalisée, suite à une grève de la faim.

      Sur l’alpage

      A l’abri de protection civile du col du Jaun fermé en novembre 2004, succéda le centre d’urgence du Stafelalp. En 2005, les NEM et d’autres personnes désignées comme des « NIKOS », abréviation de « Nichtkooperativ », ont été logés dans une ancienne colonie de vacances isolée, située sur l’alpage de Stafelalp. Dans ce centre, comme auparavant dans celui du Jaun, les requérants ont été cantonnés dans un périmètre de 2 km autour du centre, avec interdiction formelle de franchir ces « frontières ». Le centre de Stafelalp plus fréquenté que celui du Jaun était considéré comme « trop attractif » pour les autorités, et la durée moyenne de séjour des NEM (52 jours) trop longue. Il fallait trouver autre chose.

      En janvier 2006, le centre fut fermé et les NEM ont été réintégrés dans un centre de transit. Ils ne touchent pas d’argent mais ont droit à trois repas par jour. Ils s’y déplacent plus librement, du moins à pied. Mais le fait qu’ils ne disposent d’aucun pécule pour payer les transports publics restreint leur liberté de mouvement aux alentours et dans la commune de Lyss où est situé le centre.

      Soleure ne fait pas mieux

      Depuis mai 2006 (auparavant ils bénéficiaient d’aide en espèce et aucun hébergement n’avait été mis à leur disposition), les « NEM » soleurois sont logés dans le centre d’accueil pour requérants d’asile situé sur la montagne du Balmberg, mais ils n’y sont pas nourris. Ils y touchent 8 fr. par jour pour leur entretien, versés sur place tous les jeudis par le responsable du centre. Le contrôle de présence est journalier et ceux qui s’absentent perdent leur pécule pour les jours d’absence, voire leur droit à l’hébergement en cas de récidive. Les occupants n’ont pas le droit d’y accueillir des amis pour la nuit. Le visiteur externe doit demander une autorisation au responsable (qui lui est parfois refusée sous divers prétexte) pour y entrer.

      Là-haut sur la montagne !

      Le lieu est isolé. On y trouve trois téléskis et un restaurant, mais aucun magasin, si bien que les requérants frappés de NEM sont obligés d’utiliser l’autobus circulant de Soleure au Balmberg (prix du billet aller et retour : 11 fr.!) pour faire leurs achats et se procurer le nécessaire. Si les requérants d’asile encore en procédure, également logés dans ce centre, bénéficient de tickets de bus gratuits, ce n’est pas le cas des personnes frappées d’une NEM. Ils n’ont le droit de consulter un médecin qu’en cas d’urgence et c’est un des responsables du centre, sans formation médicale, qui prend la décision. Depuis quelques mois, les NEM doivent débourser quelques centimes pour des comprimés : antidouleurs, aspirine etc. (obtenus gratuitement auparavant) distribués sur place par le préposé à la pharmacie.

      Une stratégie efficace

      Le régime drastique, l’isolement et le nombre de descentes de police qui les terrorisent fait qu’au bout de quelques semaines, les NEM soleurois « disparaissent » dans la clandestinité. La méthode, il faut le reconnaître, est efficace et la stratégie de découragement sur laquelle l’Office des réfugiés (actuellement l’Office fédéral des migrations) avait misé dans un rapport de mars 2000 pour se débarrasser des indésirables, a l’air de se réaliser. Les six NEM qui sont encore au Balmberg ne pèsent pas lourd, en regard des centaines de ces « disparus volontaires », soumis dans les centres d’urgence « à une pression psychique insupportable » au point qu’ils ont préféré la clandestinité. Beau résultat pour un pays qui se vante d’être un Etat de droit.

      https://asile.ch/2007/02/05/suisse-allemandecentres-d%e2%80%99urgence-pour-nemla-logique-de-la-dissuasion

    • RTS | Des voix s’élèvent contre la prise en charge des migrants par des entreprises privées

      Amnesty International dénonce la situation dans le centre de migrants de Traiskirchen en #Autriche. L’organisation pointe du doigt la surpopulation et les conditions d’hygiène déplorables qui y règnent. Or ce centre est géré par la filiale autrichienne de l’entreprise privée zurichoise ORS. Une nouvelle qui relance le débat sur l’encadrement des requérants par des privés.

      https://seenthis.net/messages/402089

    • The Corporate Greed of Strangers
      –-> ORS Service AG in Austria and Switzerland

      Other international players like the Swiss company ORS Service AG are also expanding into Germany. ORS in 2015 had five reception centres in Munich.

      ORS Service is based in Zurich in Switzerland and was set up as a private company to work with the Swiss federal government from 1991 to house asylum seekers. For twenty years, through to 2011, although the contract should have been retendered every five years the Swiss government did not put the contract out to tender.

      In 2011 ORS Service outbid European Homecare for the federal contract in Austria for reception centres under the responsibility of the ministry of interior. By the end of 2014, they were providing twelve reception centres including tent camps in Salzburg and Linz and being paid around 22 million euros by the federal government. ORS runs Austria’s main initial reception centre in the town of Traiskirchen, near Vienna, which was designed for around 1700 refugees. By the summer of 2015 over 3,000 refugees were living there, Amnesty International called the ORS camp ‘shameful’, with 1,500 people forced to sleep outside on lawns and nearby roads.

      On its home territory ORS Service works in partnership with the Swiss Securitas private security company in delivering a very controversial reception and accommodation policy which has included remote locations and housing asylum seekers underground in wartime military bunkers. Reception and detention policies have been influenced by Swiss politics which over the past few years have been dominated by the anti-immigrant Swiss People’s Party (UDC) which has become the largest party at the federal level. Currently refugees arriving in Switzerland have to turn over to the state any assets worth more than 1,000 Swiss francs (£690) to help pay for their upkeep, a practice that has drawn sharp rebukes for Denmark.

      https://seenthis.net/messages/465487

    • Quand l’accueil des personnes en exil devient un bizness

      A l’origine, il s’agit d’une agence d’intérim lausannoise créée en 1977 nommée ORS Services SA. En 1992, la société devient ORS Service AG et déménage à Zurich. En 2005, le fondateur de l’entreprise la revend à #Argos_Soditic qui la revend à #Invision en 2009, qui finalement la revend à #Equistone en 2013. Equistone Partners Europe est un fond d’investissement international avec des antennes dans 4 pays européens. ORS déclare un chiffre d’affaires de 65 millions de francs suisses pour 2014, essentiellement en provenance de fonds publics. Selon plusieurs médias, celui-ci atteint 85 millions en 2015 mais son bénéfice n’a jamais été divulgué. Alors quand Claude Gumy, directeur opérationnel à Fribourg dit dans le journal Le Temps « Notre but n’est pas de gagner de l’argent pour le compte d’investisseurs. Nous nous occupons avant tout d’êtres humains », de qui se moque-t-il ? Pour faire des économies l’État suisse délègue la gestion de « l’accueil » a des investisseurs qui après avoir spéculé sur les marchandises et dépouillé les pays pauvres spéculent sur les flux migratoires qu’ils ont ainsi engendrés. Leur entreprise est d’ailleurs réputée pour sa collaboration inconditionnelle avec les services étatique et la police dont les pratiques répressives ne font aucun doute.

      https://seenthis.net/messages/573420

    • Gestion de l’asile | ORS Fribourg : Quand l’État fait la sourde oreille. Business is Business ?

      Pour faire la lumière sur les agissements d’ORS, le mouvement solidaritéS et le collectif Droit de rester ont rédigé un rapport d’une trentaine de pages. Il recense les témoignages de quelques dizaines de personnes : usagèr.e.s d’ORS, bénévoles et travailleurs/euse sociaux/ales. Le groupe s’est confronté à la réticence de certain.e.s témoins potentiels. ORS interdit à ses employé.e.s de parler de l’entreprise à des personnes externes, sous peine de sanctions, même après la fin du contrat.

      https://seenthis.net/messages/786789
      #rapport

    • ODAE-romand | L’envers du décor dans les centres fédéraux

      Une demandeuse d’asile a passé près de six mois dans les CFA de #Zurich, #Boudry et de #Giffers. Dans le bulletin d’Augenauf de novembre 2020, elle raconte les #conditions_de_vie, les #brimades, #vexations et #violences quotidiennes qu’elle y a vécues. L’ODAE romand en publie quelques extraits.

      https://seenthis.net/messages/893672

      Texte original publié par Augenauf (en allemand) :
      https://www.augenauf.ch/images/BulletinProv/Bulletin_106_Nov2020.pdf