• Instruction obligatoire à 3 ans : un cadeau pour l’école maternelle privée - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2018/12/14/instruction-obligatoire-a-3-ans-un-cadeau-pour-l-ecole-maternelle-privee_

    En décidant, sous couvert d’« égalité », la scolarisation obligatoire à 3 ans, le président de la République et son ministre de l’Education introduisent subrepticement l’obligation de financement des maternelles privées par les communes : c’est un bien mauvais coup porté à l’école maternelle publique et aux collectivités locales.


  • Monsanto, L’Oréal, Amazon, BNP, Auchan : les gilets jaunes multiplient les actions contre des #Multinationales
    https://www.bastamag.net/Monsanto-L-Oreal-Amazon-BNP-Auchan-les-gilets-jaunes-multiplient-les-actio

    Dénonçant les « dérives de l’économie de marché » ou les grandes entreprises qui essaient d’échapper à l’impôt, des gilets jaunes mènent depuis plusieurs jours des actions de blocage ciblant des enseignes de la grande distribution – comme celles de la famille Mulliez – des géants de l’industrie comme Monsanto, des agences bancaires ou des entreprises appartenant à de grandes fortunes. Ils y revendiquent « une meilleure justice sociale », une véritable lutte contre l’évasion fiscale, la « taxation des produits (...)

    #Résister

    / #Inégalités, #Luttes_sociales, #Justice_fiscale, A la une, Multinationales



  • #depecage #en_regle #hydroelectrique : #Privatisation des #barrages français : un acte de #haute_trahison | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/bertrand-rouzies/blog/160618/privatisation-des-barrages-francais-un-acte-de-haute-trahison

    « les barrages français, avec leur excédent brut de 2,5 milliards d’euros par an, dont la moitié revient aux #collectivités_locales, leur masse salariale faible (21 000 salariés) et leurs installations amorties depuis des lustres, sont une proie de choix. La bête, de surcroît, a été techniquement #affaiblie dès avant que la Commission ne revînt à la charge, par un certain… Emmanuel Macron : une de ses premières grandes décisions comme ministre de l’économie aura été d’autoriser l’investissement de l’Américain General Electric dans #Alstom. »


  • VIDEO. Emmanuel Macron hué et insulté à sa sortie de la préfecture du Puy-en-Velay
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15336-video-emmanuel-macron-hue-et-insulte-a-sa-sortie-de-la-prefecture-d

    Qui sème le vent...

    Emmanuel Macron a été conspué et hué à sa sortie de la préfecture du Puy-en-Velay, en Haute-Loire, mardi 4 décembre. Le chef de l’État était venu constater les dégâts, alors que le bâtiment a été partiellement incendié samedi lors de la mobilisation des "gilets jaunes".

    Apprenant la venue d’Emmanuel Macron, une vingtaine de manifestants s’étaient réunis devant les grilles de la préfecture. En sortant, le président de la République a voulu ouvrir la vitre pour saluer les gens autour de lui, mais il a été rapidement hué, certains criant "Tous pourris" et "Macron démission". Le cortège présidentiel a été poursuivi, et la garde rapprochée du président a dû sortir d’un véhicule pour protéger le cortège.

    Le chef de l’État est arrivé vers 16 heures (...)

    • ÉNERGIES RENOUVELABLES, LE CASSE DU SIÈCLE - GILLES BALBASTRE (1/2)
      https://www.youtube.com/watch?v=hPy4qWJwUkA

      Co-réalisateur des Nouveaux chiens de garde en 2012 (plus de 200 000 entrées au cinéma), Gilles Balbastre vient de réaliser Main basse sur l’énergie (www.mainbassesurlenergie.com), un documentaire sur le mode narratif de la série télévisée

      Les Incorruptibles. Dans ce film en six épisodes, Balbastre enquête sur les énergies renouvelables et fait le lien avec le démantèlement du service public de l’énergie. Dans ce premier épisode d’un entretien en deux parties, le réalisateur démontre comment l’industrie des éoliennes est devenue une véritable rente pour hommes d’affaires peu scrupuleux à la fois de l’environnement et des conditions de travail des salariés. Il poursuit sa réflexion sur la privatisation des barrages hydroélectriques, reconduite par l’ex-ministre Nicolas Hulot et sur la manière dont elle prive les citoyens d’une énergie peu chère et effectivement renouvelable, au profit de grandes entreprises comme Total, de fonds de pension ou de divers détenteurs de capitaux ravis de ce cadeau inespéré : la cession des barrages.

       #électricité #énergie #nucléaire #privatisation #france #edf #electricité #économie #linky #écologie #eau #climat #environnement #spoliation #profitation #argent #europe #confiscation #Gilles_Balbastre


  • Ces entrepreneurs lyonnais au service de l’école de #Marion_Maréchal

    Passé le buzz de l’ouverture, l’#Issep, la nouvelle pépinière des cadres d’extrême-droite dirigée par la petite-fille de Jean-Marie Le Pen, cherche toujours des financements... et des élèves. Une quarantaine d’entreprises lyonnaises ont déjà soutenu le projet.


    https://www.mediacites.fr/enquete/2018/11/21/ces-entrepreneurs-lyonnais-au-service-de-lecole-de-marion-marechal
    #Lyon #éducation (well....) #université (well...) #extrême_droite #France #étude_supérieure #privatisation #écoles_privées


  • ver.di – Gesundheit ist (keine) Ware !
    https://wipo.verdi.de/publikationen/++co++8b6a014a-eca1-11e8-add2-525400940f89


    Le syndicat ver.di s’oppose à la privatisation des service de santé.

    Heute stehen alle Gesundheits- und Pflegeeinrichtungen unter massivem Kostendruck – auch die verbliebenen öffentlichen und freigemeinnützigen. Die Konsequenz: Personal wird abgebaut. Die Löhne und Arbeitsbedingungen verschlechtern sich. Und auch die Patientinnen und Patienten spüren die Folgen des marktradikalen Umbaus. Nicht ihr Wohlergehen zählt, sondern der Profit.

    Für ver.di ist klar: Gesundheit ist keine Ware! Jeder Mensch hat das Recht auf eine gute Gesundheitsversorgung und menschenwürdige Pflege. Dazu braucht es mehr Personal, eine bessere Bezahlung und ein Gesundheitssystem, das sich am medizinischen und pflegerischen Bedarf orientiert!

    #Allemagne #privatisation #santé


  • Les étudiants africains, laissés-pour-compte de la nouvelle stratégie universitaire française, Maryline Baumard
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/11/19/les-etudiants-africains-laisses-pour-compte-de-la-nouvelle-strategie-univers

    Place aux #étudiants choisis… Baptisé « Stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux », le plan qu’a dévoilé le premier ministre français, Edouard Philippe, dans le cadre des Rencontres universitaires de la francophonie, lundi 19 novembre, vise à augmenter le nombre d’étudiants étrangers en France… ou plutôt de certains étudiants.

    Quatrième pays d’accueil avec plus de 324 000 étudiants étrangers (dont 245 000 préparent un diplôme), la France serait en « risque de décrochage » dans la bataille des cerveaux qui se joue beaucoup sur la séduction des meilleurs étudiants. Raison pour laquelle il fallait lancer une campagne de sensibilisation aux charmes de l’Hexagone, baptisée « Choose France » . C’est la première campagne de ce genre sous Emmanuel Macron, mais la guerre des talents, elle, est récurrente depuis une vingtaine d’années.

    La logique est toujours la même. L’accueil d’étudiants internationaux est vu comme un élément du soft power d’un pays, un moyen de promouvoir ses valeurs et son économie en accroissant son rayonnement. Les étudiants en mobilité rapporteraient 4,5 milliards d’euros (pour un coût de 3 milliards d’euros) et seraient ensuite des ambassadeurs de la France.

    « Etudiants indiens, russes, chinois »
    Reste que les propositions annoncées par le premier ministre semblent surtout avoir vocation à faire le ménage dans le groupe de ceux qui viennent traditionnellement et qu’on accueille davantage en sciences humaines que dans les disciplines scientifiques à haut potentiel. Déjà, le discours sur la langue française et la francophonie prononcé par Emmanuel Macron à l’Institut de France, le 20 mars, donnait quelques indices. Il précisait que « la France devra accroître le nombre d’étudiants étrangers sur son territoire et le nombre de ceux qui viennent des pays émergents doublera ». Et d’ajouter, s’il fallait être plus clair : « Etudiants indiens, russes, chinois seront plus nombreux et devront l’être. »

    L’#Afrique, elle, n’est pas citée. Ce continent est pourtant le plus présent dans les universités françaises. Selon Campus France, six pays africains sont dans la liste des dix qui envoient le plus d’étudiants en France (Maroc, Algérie, Tunisie, Sénégal, Côte d’Ivoire et Cameroun). Plus globalement, 45 % des étudiants étrangers présents en France sont originaires du continent. Difficile de parier qu’il en sera de même, demain, avec l’augmentation des frais d’inscription qui se prépare.

    Comme l’a annoncé le premier ministre, le #droit_d’étudier sera désormais fixé à 2 770 euros en licence (contre 170 euros aujourd’hui) et 3 770 euros en master et doctorat (contre 243 euros en master et 380 euros en doctorat jusqu’à présent). C’est toujours moins du tiers du coût réel de la formation, explique-t-on, mais c’est néanmoins assez dissuasif pour les moins fortunés. Même avec les 6 000 bourses d’établissement et l’augmentation du nombre de bourses d’Etat réservées aux étudiants étrangers, qui passeront de 7 000 à 15 000 et « concerneront prioritairement les étudiants en provenance du Maghreb et des pays d’Afrique », précise le détail du plan. En fait, seul un étudiant africain sur sept pourra y prétendre, puisque ces derniers sont plus de 150 000 à choisir la France.

    Donc le soft power c’est de former les enfants de la grande bourgeoisie chinoise et de ne plus le faire pour les Africains et Maghrébins pas assez friqués venus d’ailleurs (on en a assez qui sont de chez nous pour assurer au loin des fonctions d’encadrement ?) alors que la Chine taille des croupières au vieux modèle de la Françafrique ? Où de s’assurer que ceux qui vont racheter les barrages hydrauliques et aéroports aient pu baigner dans la ’culture française au préalable ? Est-ce qu’il faudra une collaboration avec les flics chinois pour policer les facs, à l’instar de ce qui se passe à Paris où les touristes fortunés venus d’Asie sont en butte à diverses formes de réappropriation ? Avec ce machin viennent aussi de futurs directeur de fac de banlieue issus de la gendarmerie, comme l’est le nouveau principal [edit proviseur adjoint ] du Lycée Utrillo à Stains ?

    #immigration_choisie #université #privatisation #sélection #xénophobie_d'État #frais_d'inscription



  • En Californie, l’ère des « tempêtes de feu »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/181118/en-californie-l-ere-des-tempetes-de-feu

    Ces derniers jours, de nombreux commentateurs ont fait référence à un article prémonitoire publié en 1995 dans une revue historique par le théoricien et historien #Mike_Davis, professeur à l’université de #Californie, auteur de nombreux ouvrages sur la ville néolibérale – il a notamment publié en France City of Quartz, Paradis infernaux, ou Le stade Dubaï du capitalisme.

    Un feu venait alors de détruire dix maisons à Malibu. « Laissons Malibu brûler », écrivit Mike Davis. « Cela ne va qu’empirer, prévenait Davis, convaincu de l’absurdité de faire payer la collectivité pour des maisons presque mécaniquement vouées à brûler. De tels désastres périodiques seront inévitables : installer votre maison à Malibu et vous finirez par être confrontés aux flammes. »

    Il y a vingt-trois ans, l’article décrivait par le menu la privatisation et l’« aristocratisation » progressive du territoire de Malibu peu à peu planté de « châteaux », au mépris de l’environnement et des règles de sûreté élémentaires.

    Davis annonçait aussi l’émergence d’une nouvelle ère où les « tempêtes de #feu suburbaines » risquaient de devenir plus « apocalyptiques », quasiment impossibles à combattre. « La densité nouvelle du logement sur les collines a transformé la bataille contre les feux de forêt : c’était une guerre de manœuvres, cela devient une bataille de rues. » À l’époque, son texte avait été accueilli par un déluge de critiques.

    Il y a un peu plus d’un an, alors que le feu venait de ravager le magnifique paysage de vignes de Sonoma et Santa Rosa, juste au nord de San Francisco, Mike Davis publiait dans la London Review of Books un texte lumineux, « El Diablo in Wine Country », pointant le refus persistant des Californiens d’admettre que leur « paradis » est en train de devenir un enfer.

    « Il y a, écrit-il, une suffisance mortifère à l’œuvre derrière les politiques environnementales “mainstream” en Californie. Certains pointent le feu, d’autres le changement climatique, mais tous ignorent le pouvoir destructeur de la finance et de l’immobilier qui pousse à la surburbanisation de nos paysages sauvages de plus en plus “enflammables”. »

    Après chaque incendie, expliquait Davis, « le paradis est vite restauré, avec des maisons plus immenses que les précédentes ». Elles sont confortables, suréquipées, situées dans des endroits sublimes où l’on peut passer des heures à regarder les étoiles. Mais elles sont aussi situées dans des culs-de-sac cernés de maquis.

    « Une version rustique du couloir de la mort », commentait Davis, preuve « de l’absurdité de toute planification rationnelle dans une société fondée sur le capitalisme immobilier ».

    • En Californie, le blé protège des brasiers
      https://www.liberation.fr/planete/2018/11/15/en-californie-le-ble-protege-des-brasiers_1692372

      Dans la patrie du capitalisme débridé, l’inégalité existe pourtant, aussi, face au feu. Selon le site TMZ, spécialisé dans les célébrités, Kim Kardashian et Kanye West ont ainsi recruté une équipe privée de pompiers pour combattre les flammes qui menaçaient leur villa à 60 millions de dollars. Ces derniers ont creusé des fossés pour stopper la propagation de l’incendie. La résidence a été épargnée, tout comme celles de nombreux voisins reconnaissants, assure TMZ. Pour l’historienne Amy Greenberg, citée par The Atlantic, l’exemple des Kardashian illustre « les ramifications de la disparité économique aux Etats-Unis. […] Les riches ne sont pas censés disposer de "meilleurs" pompiers ».

      Le couple star n’est pas le seul à pouvoir se payer une protection haut de gamme en cas d’incendie. Depuis 2005, le géant des assurances AIG, pionnier en la matière, propose à ses clients les plus fortunés, membres du très sélect « Private Client Group », un service exclusif. Sobrement baptisé « Wildfire Protection Unit » (« Unité de protection contre les incendies »), il déploie ses camions et équipes pour protéger les maisons de ses richissimes clients. Selon NBC, 42 % des membres du classement des 400 Américains les plus fortunés, établi par le magazine Forbes, appartiennent au Private Client Group.

    • As Inmates, They Fight California’s Fires. As Ex-Convicts, Their Firefighting Prospects Wilt.
      https://www.nytimes.com/2018/11/15/us/california-paying-inmates-fight-fires.html

      As the Camp Fire rages in Northern California, the deadliest and most destructive in state history, and wildfires scorch western Los Angeles, about 1,500 inmates have been deployed to help fight active fires, out of a firefighter total of roughly 9,400, according to California state officials.

      [...] California relies on prisoners to fight wildfires more than any other state. In 1946, the state opened Camp Rainbow in Fallbrook, which housed inmates to fight fires. Over the decades, the program would grow.

      Today, 3,700 inmates work at 44 fire camps across the state, said Alexandra Powell, a spokeswoman for the California Department of Corrections and Rehabilitation, which helps run the fire camp program.

      https://seenthis.net/messages/656494


  • Grégoire Chamayou : « Pour se défendre, le néolibéralisme a fait refluer le trop-plein de démocratie » - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/09/gregoire-chamayou-pour-se-defendre-le-neoliberalisme-a-fait-refluer-le-tr

    Confrontés à l’activisme des années 70 puis aux exigences éthiques des consommateurs, penseurs libéraux et directions d’entreprises ont mis au point des guides de management et des théories politiques pour défendre le capitalisme contesté. En disséquant ces discours, le philosophe dresse une brillante saga du libéralisme autoritaire.

    Dans sa Théorie du drone, parue il y a cinq ans aux éditions la Fabrique, le philosophe Grégoire Chamayou se penchait sur les enjeux éthiques de cette nouvelle arme de guerre. Avec la Société ingouvernable, une généalogie du libéralisme autoritaire (la Fabrique encore), il prend à nouveau de la hauteur pour dresser une saga du néolibéralisme « par en haut », du point de vue ceux qui ont défendu les intérêts du monde des affaires, aux Etats-Unis, à partir des années 70 : dirigeants d’entreprise, lobbyistes, théoriciens comme Milton Friedman et Friedrich Hayek… Chamayou a analysé les interviews des uns, les manuels de management des autres, les comptes rendus des assemblées générales, les textes de Prix Nobel comme les récits de briseurs de syndicats… « Une littérature grise, dit-il, qui n’est pas publiée en librairie. Les zones grises, aussi, des discours des économistes. Des textes disparates à considérer comme les éléments d’un même ensemble pratique. » Au terme de ce brillant panorama, la Société ingouvernable dresse un constat : le #néolibéralisme dans lequel nous évoluons n’a rien de naturel ni de pur. C’est un système chancelant qui s’est construit à hue et à dia, de manière pragmatique, en réaction à de multiples crises d’une société jamais totalement « gouvernable ».

    Politiquement autoritaires et économiquement libéraux, les gouvernements de Trump ou d’Orbán nous semblent des aberrations. Vous dites à l’inverse qu’ils n’ont rien de contradictoires, pourquoi ?

    On se fait souvent une idée fausse du néolibéralisme comme « phobie d’Etat », anti-étatisme unilatéral. L’actualité montre à l’inverse une nouvelle fois que libéralisme économique et autoritarisme politique peuvent s’unir : le conseiller économique de Bolsonaro, Paulo Guedes, est un « Chicago boy », un ultralibéral formé à l’École de Chicago, qui a enseigné au Chili sous Pinochet. La formule de « libéralisme autoritaire » a été employée dès 1933 par un juriste antifasciste, Hermann Heller, à propos d’un discours de Carl Schmitt face à une assemblée de patrons allemands. Schmitt y défendait un Etat extrêmement fort face aux revendications sociales mais renonçant à son autorité en matière économique. « Un Etat fort pour une économie saine », résumait-il. Cinquante ans plus tard, en pleine dictature Pinochet, le théoricien néolibéral Friedrich Hayek, qui a beaucoup lu Carl Schmitt, confie à un journal chilien : « Personnellement, je préfère un dictateur libéral à un gouvernement démocratique sans libéralisme. » Mais le libéralisme autoritaire a de multiples variantes. Thatcher, elle aussi, vise « un Etat fort pour une économie libre ». En pratique, cela suppose, à des degrés divers, de marginaliser la sphère parlementaire, restreindre les libertés syndicales, éroder les garanties judiciaires… A côté de ce renforcement de l’Etat, on limite, de manière paradoxale, son champ d’intervention. C’est le concept de libéralisme autoritaire : faible avec les forts et fort avec les faibles.

    Vous faites remonter cette forme abâtardie du libéralisme aux années 70, quand le monde des affaires doit réagir à une série de crises qui menacent le système…

    Au milieu des années 70, on pense assister à une crise de gouvernabilité. Dans un rapport de la Trilatérale (1), le néoconservateur Samuel Huntington s’inquiète d’un « déferlement démocratique ». A gauche, Michel Foucault écrit que l’ensemble des procédés par lesquels on conduit les hommes sont remis en question. Non seulement on se révolte partout, mais les techniques de gouvernement sont elles-mêmes en crise. L’Etat-providence qui devait avoir un effet pacificateur a mis le feu aux poudres. Avec le quasi-plein-emploi, les travailleurs ont un rapport de force favorable. Des activistes mettent en cause les pratiques des multinationales et l’État lui-même semble hors de contrôle… Les intellectuels conservateurs s’y résignent : « Il va falloir intervenir. » La « main invisible » ne réglera pas le problème toute seule… Dans ce livre, j’étudie comment ces stratégies se sont élaborées, ce qui ne veut pas dire qu’il y aurait quelque chose comme un « comité central de la classe capitaliste » qui tirerait les ficelles. Au contraire, ce que montrent les documents - articles d’économistes, mais aussi discours de PDG, guides de management… -, ce sont des formulations contradictoires, des réactions pragmatiques à chaque conflit qui surgit. Une pensée qui se cherche en colmatant les brèches.

    Comment le monde de l’entreprise va-t-il réagir à la remise en cause de l’entreprise qui émerge dans la société civile ?

    Le #management était habitué à gérer les conflits avec ses salariés. Il va devoir apprendre à répondre à des assauts externes. En 1970, l’activiste de la New Left mobilisée contre la guerre du Vietnam, Staughton Lynd, pose cette question : pourquoi continuons-nous à manifester à Washington comme si c’était là que se jouait la guerre du Vietnam ? Puisqu’elle est le produit d’un complexe militaro-industriel, il faut attaquer les grandes entreprises de l’armement, envahir les assemblées générales d’actionnaires. Les directions de ces entreprises sont d’abord démunies : des guides pratiques rédigés à l’attention des PDG leur conseillent de surtout rester cool en cas de débordements, on monte des sessions d’entraînement où les salariés jouent le rôle des activistes et soumettent les dirigeants à tous les outrages. « Ça a été l’une des épreuves les plus dures pour le PDG »,témoigne une secrétaire de direction dans l’un des documents que j’ai étudié. Et sans doute un moment jouissif pour les salariés…

    Nestlé, confronté, de 1977 à 1984, à un boycott international qui l’accuse de « tuer les bébés » avec son lait infantile vendu dans les pays du tiers-monde, opte vite pour une autre parade, laquelle ?

    La #multinationale recrute un conseiller en relations publiques venu du renseignement militaire, Rafael Pagan. La différence entre les activistes et vous, dit-il à Nestlé, c’est que les activistes, eux, savent qu’ils font de la politique. Avec sa cellule de crise, Pagan va s’appuyer sur la pensée de Clausewitz : priver l’adversaire de sa force morale. Il classe les militants en plusieurs profils : il faut isoler les « radicaux », avec lesquels il n’y a rien à faire, rééduquer les « idéalistes », sincères mais crédules. La tactique psychologique principale, c’est de les mettre en porte-à-faux, leur montrer qu’alors même ils croient défendre une cause juste, ils font du tort à d’autres groupes. Quant aux « réalistes », on parvient facilement à les coopter, à échanger un accord contre de la gloire ou de l’argent.

    Les années 80 voient émerger les discours sur la « responsabilité sociale » des entreprises. Le dialogue devient une arme dans la panoplie des firmes. Pourquoi ?

    Cela ne figure pas dans l’histoire officielle de la « responsabilité sociale des entreprises », mais une des premières publications sur le sujet a été parrainée aux Etats-Unis par Edward Bernays, l’auteur du fameux Propaganda. Or son modèle - fabriquer du consentement de manière verticale vers un public malléable, a trouvé ses limites. Bien sûr on continuera de faire de la pub, mais il faut recourir à des tactiques plus fines. C’est l’éloge d’une nouvelle idole : la communication dialogique, qu’on oppose à la manipulation. On vante la « coproduction de sens », la « communication éthique », « l’empathie entre les parties prenantes »… Un discours pseudo-philosophique qui masque une stratégie plus offensive. Lorsque Pagan dialogue avec les activistes de #Nestlé, il ne s’agit pas de négocier, c’est une ruse. Le dialogue permet de priver les militants d’une de leurs ressources les plus précieuses, la publicisation du conflit, puisqu’il doit être mené à huis clos. Il épuise l’adversaire dans d’interminables pourparlers, et en posant le consensus comme norme absolue, il permet de disqualifier ceux qui refusent le dialogue comme des irresponsables.

    En parallèle de ces tactiques pragmatiques mises en places par les firmes, les grands théoriciens du néolibéralisme, eux, vont mener une contre-offensive intellectuelle visant à « dépolitiser » l’entreprise afin de la faire échapper aux critiques des activistes.

    Dans les années 60, la pensée « managérialiste » admettait que la firme était un « gouvernement privé », un lieu de pouvoir, qu’il fallait bien tenter de légitimer : c’est notamment le rôle des discours sur la « responsabilité sociale » des entreprises ou le « managérialisme éthique ». Mais à partir des années 70 et 80, les théoriciens néolibéraux vont considérer qu’il est très dangereux de reconnaître ces rapports de pouvoir et de tenter de les justifier. C’est le cas de Milton Friedman qui critique ainsi le « greenwashing » naissant : « Peu de choses me soulèvent davantage l’estomac que de regarder ces spots télévisés qui voudraient nous faire croire que leur seule raison d’être est la préservation de l’environnement. » Pour ces économistes, il faut au contraire inventer une doctrine de l’entreprise qui la dépolitise. Pour cela, dans les années 70, les penseurs des « nouvelles théories de la firme » vont tâcher de déréaliser l’entreprise, dénier les rapports de force qui la constituent et la présenter comme une pure fiction juridique, un simple nœud de contrats. Aujourd’hui, dans les manuels d’économie, on présente ces thèses comme des doctrines neutres. Leurs auteurs, pourtant, les ont explicitement conçues comme des armes intellectuelles pour la défense d’un capitalisme contesté.

    Après les salariés, après les activistes, les néolibéraux s’attaquent à l’Etat lui-même, devenu « ingouvernable ». Comment s’y prennent-ils ?

    Face à l’inflation des revendications, on assiste à ce que Hayek appelle une « crise de gouvernite aiguë » de l’Etat. Ça régule, ça intervient… Comment faire refluer les demandes sociales, le trop-plein de démocratie ? Des économistes de l’université de Saint-Andrews, en Ecosse, proposent une nouvelle stratégie : la micropolitique de la privatisation. Cessons de nous focaliser sur la bataille des idées, disent-ils : conquérir les cœurs et les esprits ne suffit pas à changer les pratiques. C’est l’inverse : il faut changer pas à pas les comportements, et le reste suivra. Ouvrir progressivement les services publics à la concurrence, plutôt que privatiser brutalement, permet de dépolitiser la demande : tandis que l’usager insatisfait se retournait contre les pouvoirs publics, le client mécontent change de crémerie. Une fois la libéralisation actée, ce sont les individus eux-mêmes par leurs microchoix de consommateurs, qui deviennent les moteurs du changement. Le chef de file de ce courant, Madsen Pirie, cite l’exemple de la #dérégulation, par une Thatcher fraîchement élue, en 1980, du transport interurbain par bus - amorce pour la privatisation des chemins de fer britanniques…

    Votre livre approche l’entreprise par la philosophie. Pourquoi dites-vous que cette discipline tente trop rarement de saisir cet objet ?

    En philosophie, on a des théories de la souveraineté politique qui remontent au XVIIe siècle, mais peu de traités sur l’entreprise. Quand la philosophie intègre la question à ses enseignements, c’est trop souvent en reprenant les discours indigents produits dans les business schools. Il serait temps au contraire de développer des philosophies critiques de l’entreprise. Ce livre est un travail en ce sens, une enquête sur des catégories centrales de la pensée économique et managériale dominante. A la crise de gouvernabilité a répondu un contre-mouvement, une grande réaction où se sont inventés des nouveaux arts de gouverner, encore actifs aujourd’hui. Alors même que ces procédés de pouvoir nous sont appliqués en permanence, nous connaissons mal leur origine et leurs ressorts fondamentaux. Or, je crois que vendre la mèche, exposer leurs stratégies peut contribuer à mieux les contrer. Ce qui a été fait, on peut le défaire. Encore faut-il en connaître l’histoire.

    (1) Créée en 1973, la Commission trilatérale réunit des centaines de personnalités du monde des affaires et de la politique favorables à la globalisation économique.
    Sonya Faure

    Lien déjà cité par ailleurs mais sans l’interview en entier.

    #chamayou #capitalisme #entreprise #libéralisme #autoritarisme #état #privatisation


  • On #The_Conversation...

    Un mot sur les pratiques de la revue @FR_Conversation, une des multiples plateformes privées qui fonctionnent sur la base de l’#exploitation du travail gratuit des scientifiques : vous nous donnez des articles, on vous paye en #visibilité.

    Sauf que je viens d’apprendre que cette plateforme refusait de publier les articles d’universitaires dont l’institution de rattachement n’était pas abonnée à The Conversation. Ou en tout cas mettait une grosse pression en ce sens, n’acceptant que des exceptions. Et ça, ça craint.

    C’est-à-dire que non seulement ces institutions se comportent en #parasites du travail universitaire, en s’appropriant indirectement de l’argent public et en contribuant à détruire le métier de journaliste scientifique, mais en plus elles veulent faire de nous leurs VRP.

    Mais ce qui m’effraie le plus, c’est que le collègue (titulaire) qui m’a appris ça et transmis le mail inique qu’il avait reçu de The Conversation ne veut pas que ça se sache ! Il meurt de peur de perdre la visibilité que lui promet avec mansuétude la plateforme...

    Il devient franchement urgent de repenser les modes de publicisation ses travaux scientifiques, en particulier en direction du grand public. Que des entreprises privées puissent se trouver en telle position de force par rapport aux chercheur.e.s est délirant.

    Esperons qu’ils changent de politique. En attendant, j’encourage vivement les collègues à ne pas fournir gratuitement leur travail à ce type d’entreprises. Il y a beaucoup d’autres moyens de rendre sa recherche accessible à tou.te.s, même s’il faut surement en développer d’autres.

    https://twitter.com/SamuelHayat/status/1061623864009068546
    #privatisation #savoir #université #édition_scientifique (ou une sorte de) #travail_gratuit #gratuité


  • Macron et Pétain : la curieuse rhétorique
    https://www.fnlp.fr/news/596/17/Macron-et-Petain-la-curieuse-rhetorique/d,lp_detail.html

    Quand le général Pershing débarqua à Saint-Nazaire en 1917 à la tête du corps expéditionnaire US, la légende dit qu’il cria « La Fayette, nous voilà ! » Avec #Emmanuel_Macron pour le 100e anniversaire du 11 novembre 1918, c’est plutôt :  « La boulette, nous voici ! ». Mais y aurait-il une simple erreur de communication dans son hommage rendu à #pétain. Qui suit qui ?

    Si l’on en croit le Point : « Alors qu’Emmanuel Macron avait soutenu cette idée de rendre hommage au maréchal Pétain ce samedi aux Invalides, en début de soirée, l’Élysée a assuré le contraire. Le chef de l’État avait notamment jugé « légitime » de rendre hommage au maréchal Pétain samedi aux Invalides, soulignant que le dirigeant du régime de Vichy avait été « pendant la Première Guerre mondiale un grand soldat », même s’il a « conduit des choix funestes pendant la Seconde. » Et à propos de celui qui fut condamné en 1945 à l’indignité nationale et à la mort pour « collaboration avec l’Allemagne nazie » il rajouta : « Il a été un grand soldat, c’est une réalité. »

    Rappelons aussi que parler sans cesse du « maréchal » Pétain est un faux juridique, il a été condamné à l’indignité nationale en 1945 et déchu du titre de maréchal et. Il ne peut donc plus être question de lui décerner ce titre aujourd’hui. Il n’y a pas plus de « maréchal Pétain » que de beurre en branche. Mais tout cela est-il aussi innocent qu’il y paraît ?

    La version officielle macronesque est donc (au mépris de la vérité) : « Pétain a été un grand chef de guerre en 1914-1918, il s’est mal comporté ensuite. Il faut distinguer 1914-1918 de 1939-1945 ». Voici ce qu’en dit sa biographe réputée : « L’historienne Bénédicte Vergez-Chaignon, auteure d’une biographie de Pétain (éditions Perrin, 2014), écorne cependant le mythe du héros et du « plus humain des chefs ». Si Pétain économise la vie des soldats, explique-t-elle en substance, ce n’est ni par humanisme ni par compassion, mais parce qu’il dispose de ressources humaines limitées. Pour mater les mutineries de 1917, il améliorera le quotidien du poilu, mais continuera de faire fusiller « pour l’exemple ». (Source : Le Point)

    Appliquons le raisonnement macronesque à d’autres cas célèbres

    « Il faut distinguer le #Hitler du début du XXe siècle à l’horrible dirigeant #nazi qu’il fut ensuite. Il fut un aquarelliste honorable à Vienne et un excellent caporal en 1914-1918. La Guerre de 1939, les pogromes contre les Juifs, Auschwitz et les 6 millions de #Juifs assassinés sont à examiner à part. » Qui pourrait colporter une telle version ignoble ? Qui ne serait pas légitimement indigné d’une telle déclaration ?

    « Il faut distinguer le #Staline au XIXe siècle qui fut un pas-très-brillant #séminariste et le Staline après 1924 qui fut un assassin patenté, qui a plus de sang de #communistes sur les mains qu’’Hitler et qui a persécuté le clergé orthodoxe, comme il a persécuté tout le monde. » Qui pourrait croire à une telle fadaise ?

    C’est pourtant bien la curieuse rhétorique que nous sert Emmanuel Macron à propos du chef de l’Etat français condamné pour collaboration avec l’#Allemagne nazie. Qui n’y voit pas une réhabilitation larvée du Pétain de #Vichy avec tous les crimes qui vont avec ?

    Il y a quand même de curieux points de convergence entre Pétain et Macron

    Il y a le logo de #En_marche ! Le même que celui du régime de Vichy. Il y a ensuite aujourd’hui la volonté de disloquer la loi de 1905 de Séparation des #Églises et de l’#Etat, en reprenant les mêmes dispositions financières et réglementaires que la loi du 25 décembre 1942 de Pétain.

    Il y a ensuite toute la conception sociale et économique de la société : le corporatisme issu de la Doctrine sociale de l’Eglise catholique qui fut mis en œuvre par Pétain, à l’instar de Salazar, Franco, Mussolini, Hitler. Voici ce qu’en dit La Croix du 26 juin 2018 (que l’on ne peut suspecter d’#anticléricalisme primaire) : « Son action montre qu’il [Macron-NDLR] est certes sensible aux thèses libérales d’amélioration des performances de notre #économie, mais aussi attentif aux mécanismes de solidarité collective, dont il conviendrait d’améliorer l’efficacité. Au fond, cela rejoint le discours de la Doctrine sociale qui, de Léon XIII jusqu’à François, s’est toujours prononcé pour une solidarité institutionnellement organisée sans pour autant tomber dans l’écueil de l’assistanat contre quoi Jean-Paul II cherchait à nous prémunir  : « L’État a par ailleurs le devoir de surveiller et de conduire l’application des droits humains dans le secteur économique, (…) mais en intervenant directement et en privant la société de ses responsabilités, l’état de l’assistance provoque la déperdition des forces humaines, l’hypertrophie des appareils publics, animés par une logique bureaucratique plus que par la préoccupation d’être au service des usagers, avec une croissance énorme des dépenses » (Centesimus annus). »

    On peut remarquer que la stigmatisation "l’état assistance" tout comme la prétendue "hypertrophie des appareils publics" inspire directement la remise en cause des services publics, leurs #privatisations ou la réduction de leurs budgets de fonctionnement.

    Comment ne pas voir aussi que la destruction du #Code_du_Travail par les lois Travail de #Hollande et de Macron est directement inspirée des #encycliques sociales papales ? Tout cela commence à faire beaucoup. Il n’y a donc peut-être pas qu’une « boulette » ou un faux pas dans tout ce scénario grotesque d’hommage à Pétain par Emmanuel Macron.

    Si vous voulez en savoir plus, la #Libre_Pensée vous conseille de vous procurer le volume IV (Tome 6) des Actes du Colloque tenu à #Lyon sur Pétain. C’est un ouvrage complet et complété qui fait suite aux trois premiers volumes déjà publiés.

    • A propos du 11 novembre, savez-vous que… FNLP
      https://www.fnlp.fr/news/590/17/A-propos-du-11-novembre-savez-vous-que/d,lp_detail.html

      Il a été annoncé sur un air de sonnerie militaire que #Donald_Trump allait participer au défilé et à la parade pour le centième anniversaire du #11_novembre 1918. Cela n’a l’air de rien, mais c’est très significatif. Depuis 1918, il n’y a jamais eu de défilé militaire pour le 11 novembre, sauf le 11 novembre 1944, qui a mélangé les civils et les militaires. C’était la Libération. Mais autrement, JAMAIS il n’y a eu de parade militaire à cette occasion. Les anciens combattants, les soldats, les victimes de guerre, les « #gueules_cassées » ont interdit depuis 1918, la glorification de la guerre le 11 novembre. Le défilé de la « Victoire », c’était le 14 juillet 1919. Les 14 juillet, il y a depuis le défilé militaire pour « exalter » la force militaire de l’#impérialisme français.

      Les survivants de la boucherie impérialiste de 1914-1918 ont imposé que le 11 novembre prenne un caractère contre la guerre, pour la paix et l’entente entre les peuples. « Plus jamais cela ! ». Et on nous annonce qu’Emmanuel Macron et Donald Trump vont présider un défilé militaire à Paris le 11 novembre 2018 !

      Et aussi :
      Le symbole est clair : c’est la guerre qui dure, c’est la guerre qui vient. C’est la guerre comme seul horizon

      Quelle autre signification que le maintien de la guerre et de l’exploitation ?

      A la recherche d’une commémoration

      Le 11 novembre : Commémoration religieuse ou journée des Poilus ?

      Trois ans d’attente

      Qui a fait le 11 novembre ?

      Qu’ont-ils fait du 11 novembre ?


  • Nestlé se gorge d’eau de Vittel : émotion allemande.... discrétion française Juliette Gramaglia - Arret sur image
    https://www.arretsurimages.net/articles/sources-de-vittel-surexploitees-par-nestle-emotion-allemande-discret

    Pétition et reportages : en Allemagne, on est choqué par la main-mise de Nestlé sur la nappe phréatique de Vittel, dans les Vosges. En France, la prudence médiatique est de mise... Analyse d’une bien curieuse asymétrie.

    Aurait-on manqué le "“Watergate européen”" qui se joue en France ? C’est bien ainsi que titre, en juin 2018 le quotidien allemand “Frankfurter Rundschau http://www.fr.de/wirtschaft/skandal-in-frankreich-nestles-europaeisches-watergate-a-1525866 . Il ne s’agit pas d’un scandale à la Nixon, mais littéralement d’un conflit d’accès à l’eau qui dure à Vittel depuis plusieurs années - dans une quasi-indifférence des médias français.


    VOIR LES ILLUSTRATIONS ET LES VIDEOS SUR LES SITE D’ARRET SUR IMAGE

    Revenons donc de ce côté-ci du Rhin, dans les Vosges, au cœur de la ville qui a donné son nom à l’eau désormais vendue par millions de litres par la multinationale suisse Nestlé. Et penchons-nous sur la bataille qui se joue pour "“mettre un terme à la surexploitation de la nappe des GTI (grès du trias inférieur) dans la région autour de Vittel”", raconte le journaliste Robert Schmidt sur le site de “Mediapart”“ ”en mars dernier. Car c’est de cette nappe que sont tirés les quelques 750 millions de litres d’eau annuels que la filiale Nestlé Waters embouteille sous le nom de Vittel Bonne Source. Des millions de litres qui partent pour l’Europe et plus particulièrement pour l’Allemagne - la marque "Bonne Source" n’est pas vendue en France . 

    La multinationale suisse et une entreprise de fromagerie de la région pompent ainsi à elles deux près de 47% des ressources annuelles de la nappe GTI. Pire, rapporte toujours Robert Schmidt, "“l’ONG Vosges Nature Environnement a calculé que, depuis 1992 ”[date à laquelle Nestlé rachète Vittel]“, Nestlé serait responsable à elle seule de plus de 80 % du déficit de la nappe”". Car cette nappe, qui par une particularité géologique est coupée de ses consœurs, se régénère très lentement, et son niveau diminue régulièrement depuis les années 1970. Le déficit de la nappe (c’est-à-dire la quantité d’eau qui n’a pu se régénérer), s’élevait environ à 800 000 mètres cubes d’eau (soit 800 millions de litres d’eau) selon l’enquête de “Mediapart ”en mars dernier.

    Soupçons de conflit d’intérêts pour nestlé
    Pour faire face à cette baisse alarmante, les acteurs de la politique locale de l’eau se sont mis, il y a plusieurs années, à la recherche d’une solution. Une association locale, la Vigie de l’Eau, et la commission locale de l’eau (CLE) s’attellent à la tâche. C’est là qu’apparaît un soupçon de conflit d’intérêts. L’association est présidée par “"”“un certain Bernard Pruvost, ex-cadre de Nestlé International et… responsable de la stratégie de coopération de la multinationale « pour assurer une gestion durable de l’eau avec l’ensemble des parties prenantes »"”, nous explique Robert Schmidt. Quant à la commission, elle était présidée de 2013 à 2016 par... Claudie Pruvost, l’épouse de Bernard Pruvost. La coïncidence fait bondir plusieurs associations et ONG, dont certaines font également partie de la dite commission. Fin 2016, l’affaire est signalée au parquet d’Épinal et une enquête est ouverte. L’instruction est toujours en cours.

    Voilà pour le conflit d’intérêts. Quant à la solution pour réduire le pompage de la nappe ? Après des mois de rumeurs, un projet a finalement été rendu public début juillet par la CLE, comme le rapporte alors “Reporterre” https://reporterre.net/Nestle-gagne-la-premiere-manche-de-la-privatisation-de-la-nappe-de-Vitte : on va transférer "“un million de mètres cubes d’eau depuis des zones voisines, à travers des canalisations souterraines”". Un projet qui devrait coûter plusieurs dizaines de millions d’euros, et dans lequel Nestlé a assuré qu’il s’engagerait pour qu’il n’y ait "“aucune incidence au niveau du prix de l’eau pour les usagers”". Dit autrement : Nestlé peut continuer à pomper l’eau de la nappe, et les habitants seront approvisionnés en eau par les sources environnantes - qui approvisionnent déjà d’autres populations. C’est peu dire que le projet ne convainc Vosges Nature Environnement (branche vosgienne de France Nature Environnement). L’ONG y voit la négation d’un principe inscrit dans une loi de 2006 selon lequel "“la priorité d’usage doit aller à l’alimentation en eau potable des populations”". Le projet déplaît également au conseil économique et social de la région Grand-Est (Ceser).

    Une médiatisation... en allemagne
    L’histoire a tout d’une affaire à raconter : un conflit d’intérêt, un accaparement privé des ressources publiques... En France, pourtant, elle reste peu médiatisée. Depuis l’article de “Mediapart”, on note deux articles de “Reporterre ”(en mai et en juillet), une dépêche AFP en juillet (reprise par “Le Point”, France 24 ou encore “Capital”), ou encore un reportage du “Parisien”“”, qui ne mentionne pas l’enquête pour soupçons de conflit d’intérêts, mais rappelle les efforts de Nestlé Waters pour limiter ses ponctions dans la nappe.“ ”Enfin, un reportage du JT de 20 heures de France 2, fin avril, qui ne mentionne pas, lui non plus, l’enquête pour conflit d’intérêts.

    Pour une couverture plus extensive, c’est de l’autre côté de la frontière qu’il faut aller voir. En Allemagne, où les fameuses bouteilles "Bonne Source" sont distribuées, les mot-clés "Nestlé", "Vittel" et "Skandal" font surgir un plus grand nombre de publications. A commencer par un reportage diffusé dans l’“Envoyé Spécial ”allemand, l’émission “Frontal21 https://www.zdf.de/politik/frontal-21/das-geschaeft-mit-dem-durst-100.html de la chaîne publique ZDF, sur "“le commerce de la soif”". On y retrouve tous les éléments de l’article de “Mediapart”, de l’assèchement de la nappe phréatique à l’enquête en cours pour "prise illégale d’intérêt". Le gros mot des "“intérêts économiques”" de Nestlé est prononcé.

    Accaparement des ressources
    C’est en fait le collaborateur de Mediapart, Robert Schmidt, qui est à l’origine du reportage, en collaboration avec un journaliste de la ZDF, comme il l’explique à “Arrêt sur images”. Il a d’ailleurs également rédigé un article fin mai pour l’hebdomadaire de référence “Die Zeit”“” sur la "“bataille de l’eau”" à Vittel. En Allemagne, le sujet fait des émules : les articles se multiplient. Dans les médias locaux : “Frankfurter Rundschau”, “Stuttgarter Zeitung”, la SWR (radio-télévision du sud-ouest de l’Allemagne). Mais aussi dans des médias d’envergure nationale : “Frankfurter Allgemeine Zeitung”, “Süddeutsche Zeitung”, l’hebdomadaire“ Stern”“”... En août dernier, le “Tagesschau”“”, le JT du groupement audiovisuel public ARD, y consacre à son tour un reportage.

    "“La grosse différence que j’ai constatée, c’est qu’en Allemagne ils font le lien entre la stratégie de Nestlé à Vittel et ce qui se passe partout dans le monde”", pointe Jean-François Fleck, porte-parole de Vosges Nature Environnement, interrogé par ASI“.” Plusieurs enquêtes ont en effet documenté ces dernières années les stratégies d’accaparement des ressources en eau de Nestlé à travers le monde. "“Vittel devient l’illustration en Europe d’une stratégie similaire”", pointe Fleck. On retrouve en effet cette analyse sur le site de la radio-télévision publique SWR, ou celui du quotidien “Frankfurter Allgemeine Zeitung”“” ou de l’hebdomadaire “Stern”.

    En Allemagne, la médiatisation est plus importante... mais pas exempte d’erreurs. Ainsi, le reportage de “Frontal 21” avance une restriction de l’eau à "“six bouteilles”" d’eau pour les habitants. Image illustrée par une file de gens remplissant leurs bouteilles devant une fontaine au-dessus de laquelle trône un panneau : "Maximum 6 bouteilles". 

    Or il s’agit d’une autre source, et l’avertissement est destiné aux touristes ! L’anecdote, pourtant, se retrouve dans plusieurs papiers, contribuant à la dramatisation du sujet. Et si l’hebdomadaire “Stern” nuance l’affirmation de la chaîne ZDF, certains comme le quotidien suisse-allemand “Tages Anzeiger”“” ont repris l’information erronée. 
    des médias français en veilleuse

    Au-delà de cette erreur, comment expliquer que la médiatisation, et l’impact auprès du public - une pétition de l’ONG "Rettet den Regenwald" a recueilli plus de 170 000 signatures - soient plus forts en Allemagne ? " “On est dans un contexte économique difficile”, avance Jean-François Fleck. “Et il y a du chantage à l’emploi de la part de Nestlé, comme d’autres employeurs aussi”“." ”Peut-être aussi que les Allemands sont "“plus sensibles à ces sujets environnementaux”", juge le journaliste Robert Schmidt. Dans cette affaire, la capacité d’indignation et d’analyse globale des médias français semble en veilleuse.

    A Vittel, en tout cas, l’histoire est loin d’être terminée. Une concertation publique doit débuter au cours de l’automne, afin d’entendre l’avis des habitants. Pas sûr que le rapport qui en découlera change quoi que ce soit au projet, qui semble déjà acté. Mais le scandale ne s’éteindra pas, espère-t-on à Vosges Nature Environnement. “"I”“l constitue une atteinte à l’image de marque de Nestlé qui n’est pas supportable pour eux à moyen terme"”, ajoute Fleck.

    #accaparement #nestlé #vittel #eau #pillage #multinationale #Allemagne #France    #privatisation (


  • Canada : La Santé publique s’inquiète des pressions du privé sur la distribution du cannabis Fabien Deglise
    - 2 Novembre 2018 - Le Devoir

    https://www.ledevoir.com/societe/540388/la-sante-publique-s-inquiete-des-pressions-du-prive-sur-la-distribution-du

    Alors que le nouveau gouvernement de François Legault s’apprête à rouvrir d’ici la fin de l’année la loi encadrant le cannabis, l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) s’inquiète des pressions qu’exercent plusieurs producteurs pour éroder le monopole étatique de distribution en place au Québec et s’assurer que le secteur privé trouve, comme dans d’autres provinces canadiennes, une place dans la distribution de cette substance.

    « Les intérêts économiques des producteurs qui doivent répondre à leurs actionnaires ne sont pas compatibles avec l’esprit de la loi actuelle qui cherche avant tout à prévenir la consommation et à protéger la santé des gens, dit Émilie Dansereau-Trahan, de l’ASPQ. Depuis le début des discussions sur la légalisation, les acteurs de la santé publique martèlent qu’il ne faut pas de liens directs entre le producteur et le consommateur. Et il ne faudrait pas que ça change. »


    Depuis plus d’un an pourtant, le producteur de cannabis Aurora, un des fournisseurs de la Société québécoise du cannabis (SQDC), embauche un lobbyiste à Québec pour faire avancer la cause d’une privatisation de la distribution auprès des élus chargés de construire le cadre légal autour du cannabis récréatif. Son mandat est actif jusqu’à la fin de décembre et vise à « encourager le commerce en ligne de cannabis sans intermédiaire pour assurer des prix compétitifs », indiquent les informations inscrites au registre des lobbyistes.

    Hexo, premier fournisseur de cannabis de la SQDC, a également cherché à défendre cette position dans la dernière année en présentant « au gouvernement les avantages à caractère économique, de santé et de sécurité publique associés au modèle coopératif et de distribution privée ». L’entreprise dit toutefois avoir récemment changé son fusil d’épaule. « Nous n’avons plus d’intérêt à avoir des discussions sur la vente privée au Québec, a avoué au Devoir Isabelle Robillard, porte-parole de l’entreprise. Nous sommes fiers de notre statut de fournisseur privilégié [de la SQDC]. Nous travaillons avec le gouvernement selon la loi qui a été établie. »

    En accédant au pouvoir, le gouvernement Legault s’est engagé à réécrire la loi sur le cannabis au Québec afin de faire passer l’âge légal des consommateurs de 18 à 21 ans, mais également pour étendre les lieux où la consommation de cette substance va être interdite. Entre autres. Le dossier est porté par le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant.

    Dans le cadre réglementaire sur le cannabis présenté par la Coalition avenir Québec en septembre 2017, le parti disait préférer un modèle public de distribution et d’exploitation des points de vente au Québec. « Nous insistons sur le fait que la consommation ne doit pas avoir comme objectif de générer plus de revenus », a indiqué cette semaine Ewan Sauves, porte-parole du gouvernement.

    Depuis le 17 octobre dernier, le secteur privé est actif dans la distribution du cannabis dans les provinces centrales, soit en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba, où des commerces non gérés par l’État ont désormais pignon sur rue. Le Manitoba reste toutefois la seule province qui autorise la vente directe de cannabis récréatif, sans intermédiaire, entre le producteur et le consommateur.

    #cannabis #privatisation

    Le crime organisé aurait ses entrées
    Des producteurs de cannabis ont reçu le feu vert de Santé Canada malgré des liens avec le crime organisé, a révélé jeudi l’émission Enquête. Les enquêtes menées sur ces compagnies par Santé Canada et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avant de leur délivrer un permis de production se sont limitées aux têtes dirigeantes. Les investisseurs et les sociétés mères qui les détiennent sont passés sous le radar. Santé Canada s’est défendue en disant n’avoir « aucune preuve » d’une quelconque infiltration du crime organisé parmi l’un des 130 producteurs agréés par le gouvernement fédéral depuis 2013. La GRC a invoqué de son côté le manque de ressources, notamment lorsqu’il est question d’investisseurs basés dans des paradis fiscaux. « Si jamais les corps policiers nous disent qu’ils ont besoin de plus de ressources, c’est sûr que c’est quelque chose que nous allons évaluer », a commenté la ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor. Elle a assuré que les enquêtes de l’agence et de la police fédérales sont « très exhaustives », refusant de commenter directement les allégations de Radio-Canada. Guillaume Lepage

    #mafia #multinationales


  • Alle Techniker sollen bleiben ! – ver.di-Betriebsgruppe
    https://www.verdi-fu.de/wordpress/2018/10/31/alle-techniker-sollen-bleiben

    Les managers de l’Université Libre de Berlin (FU-Berlin) poursuivent la privatisation des services techniques du jardin botanique de Berlin sur le dos des techniciens en violant les accords conclus avec les employés et leur syndicat Ver.di. Les techniciens ont obtenu par un combat de plusieurs années que l’université revienne sur la création d’une sous-entreprise pour les services techniques du jardin botanique. Tout son personnel est désormais employé directement par l’université ce qui signifie un tarif plus élevé de ca. € 500 par mois pour les jardiniers les moin bien payés.

    Le gouvernement de Berlin soutient les ouvriers et met à disposition les fonds nécessaires pour leur payer un salaire contractuel suivant le tarif officiel du Land Berlin.

    Pourtant la direction de l’université continue les privatisations. Les managers ne se considèrent pas comme des représentants de l’intérêt général mais comme des managers d’entités capitalistes indépendantes .

    Dans la course à la rentabilité l’université essaie maintenant de diluer la puissance syndicale de l’équipe en plaçant les collègues dans d’autres services de l’université sous prétexte qu’il y a des tâches plus urgentes. Parallèlement les managers continuent à remplacer le travail des techniciens par des commandes à des entreprises privées. Ces privatisations au compte-gouttes rendent possible les mutations qui réduisent le nombre d’employés qualifiés au jardin botanique. Après la direction du jardin botanique n’aura aucun mal à justifier d’autres mesures de privatisation avec le manque de personnel qui est la conséquence prévisible des mutations.

    Ce développement nous enseigne que ce n’est pas à travers le changement du gouvernement qu’on change la politique mais qu’il faut au moins une génération de luttes pour imposer une vison plus juste de la politique et des affaires.

    Cultivons notre jardin botanique.

    Écrivez à la direction du jardin botanique et soutenez le maintien de l’équipe technique entière !

    Prof. Dr. Thomas Borsch (directeur)
    Telefon : +49 30 838 50133
    Fax : +49 30 838-4 50133
    E-Mail : direktor@bgbm.org
    https://www.bgbm.org/de/personal/prof-dr-thomas-borsch

    Karsten Schomaker (responsable ressources humaines)
    Abteilungsleiter Gartenbetrieb
    Telefon : +49 30 838 50238
    Fax : +49 30 838-4 50238
    E-Mail : k.schomaker@bgbm.org
    https://www.bgbm.org/de/personal/karsten-schomaker

    Freie Universität Berlin verstößt mal wieder gegen Vereinbarungen!

    Am Botanischen Garten fanden sich in einer Mittagspause spontan knapp 50 Beschäftigte für eine Solidaritätsaktion unter dem Motto „Alle Techniker sollen bleiben!“ zusammen. Schon wenige Monate nach dem Betriebsübergang verstößt die Freie Universität Berlin gegen die Vereinbarungen im Interessenausgleich und gegen den Kuratoriumsbeschluss, der besagt, dass alle Techniker auch weiterhin überwiegend am Botanischen Garten eingesetzt werden müssen.

    Die Techniker wurden beim Betriebsübergang nicht wie die Beschäftigten der Bereiche des Besucher- und Gartenservices in die Zentraleinrichtung Botanischer Gartens / Botanisches Museums (ZE BGBM) eingegliedert, sondern flossen der Technischen Abteilung der Freien Universität zu. Damit verbunden war für die ehemaligen Techniker der Betriebsgesellschaft von Anfang an die Befürchtung aus dem Betriebsbereich des Botanischen Gartens abgezogen zu werden. Bei den Technikern handelt es sich um langjährig – teils über 12 Jahre – am Botanischen Garten tätige Heizungsmonteure, Gas-Wasser-Installateure und Elektriker.

    2 der 8 Techniker sollen jetzt entgegen der Vereinbarungen dauerhaft aus dem Betriebsbereich Botanischer Garten abgezogen werden und andere Aufgaben an der FU wahrnehmen. Die FU begründet das mit der Abschaffung der 12-Stunden-Schichten und einem daraus resultierenden Personalüberschuss. Im krassen Widerspruch stehen nicht nur die Vereinbarungen im Interessenausgleich und im Kuratorium sondern auch, dass die FU umfangreiche Arbeiten wie die Reparatur der Rasensprenger an eine externe Firma vergeben hat. Andere bisherige Tätigkeiten wurden über Monate nicht mehr an die Techniker weitergegeben, wie zum Beispiel die Herstellung von aktuell 15 000 Pflanzenschildern, die dringend benötigt werden. Die Behauptung die Techniker hätten zu wenig zu tun ist gerade vor diesem Hintergrund grotesk.

    L’article suivant décrit la commercialisation des jardins botaniques. Ses auteurs y voient un développement inexorable qu’il faut gérer. Pas étonnant, ce sont des chercheurs qui vivent avec la nécessité constante de trouver des fond pour leurs projets. Ils ne sont donc pas en position de livrer une analyse critique approfondie des menacent qui pèsent sur les jardins botaniques du monte entier. Pourtant leur critique modérée de ce qu’ils appellent commercialisation confirme notre crainte profonde :

    Les jardins botaniques publiques risquent l’extermination par la privatisation. Ce sont les ouvriers des jardins qui par leur lutte sont les vrais défenseurs de notre patrimoine botanique.

    Les jardins botaniques : entre science et commercialisation | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-natures-sciences-societes-2012-3-page-334.htm

    Il faut cependant considérer l’aspect négatif de la commercialisation. Ce « changement de paradigme » peut réduire l’intérêt au sein des jardins botaniques pour des éléments moins porteurs, tels que la systématique ou le maintien de collections intéressantes du point de vue botanique, mais dont les taxa demeurent d’un engouement limité pour un public qui cherche la plante vedette. Les jardins font face au défi qu’engendre cette double nécessité de l’ouverture au public et de l’exigence scientifique, tout en comptant avec les contraintes économiques (Lieutaghi et Musset, 2008). Ils doivent donc rester ouverts et créatifs face aux nouveaux enjeux sans toutefois oublier leurs missions premières. Cela constitue leur défi : multiplier les expositions et les événements novateurs afin d’attirer une clientèle toujours plus importante et, à la fois, maintenir les anciens objectifs et remplir les nouveaux objectifs que la problématique environnementale a soulevés, notamment le rôle que les jardins botaniques doivent ou peuvent jouer quant aux changements climatiques (Donaldson, 2009 ; Heywood, 2011 ; Schulman et Lehvävirta, 2011).

    #Allemagne #Berlin #jardin_botanique #Botanischer_Garten #privatisation #syndicalisme


  • Un caso nazionale di inquinamento e silenzi colpevoli a #Vado_Ligure

    L’impianto a carbone di Vado Ligure, in provincia di Savona, oggi è fermo, sotto sequestro giudiziario, ma arrivare a questo risultato è stata una storia lunga: ha coinvolto una rete di cittadini, medici, alcuni magistrati, e naturalmente amministratori locali e dirigenti d’azienda.

    La centrale termoelettrica è lì da quarantacinque anni, parte nel territorio di Vado, parte in quello di Quiliano, che poi sono una sola area urbana e fanno tutt’uno con Savona. La società Tirreno Power l’ha comprata dall’Enel nel 2003, con la liberalizzazione del mercato dell’energia (poi la francese Gaz de France-Suez, ribattezzata Engie, ha comprato metà di Tirreno Power): sono due gruppi a carbone da 330 megawatt ciascuno e uno più recente a metano, da 760 megawatt.

    Dalla collina che sovrasta la rada di Savona si vede bene l’impianto al centro dell’abitato, con i camini, i pennacchi di vapore e la grande macchia nera del carbonile scoperto. Accanto al muro della centrale ci sono case, giardinetti, scuole. Più giù i pontili del porto industriale; dall’altro lato la frazione Valleggia, poche centinaia di metri in linea d’aria dalle ciminiere. Il centro di Savona è pochi chilometri a est, appena al di là del torrente Quiliano: dalla fortezza del Priamàr, che chiude il vecchio porto, è impossibile non vedere le ciminiere.

    Oggi la centrale termoelettrica di Vado Ligure-Quiliano è al centro di un’indagine coordinata dalla procura della repubblica presso il tribunale di Savona. Il decreto di sequestro “preventivo”, firmato nel marzo 2014 dalla giudice per le indagini preliminari Fiorenza Giorgi, parla di “ingente danno alla salute” dei cittadini, di “decessi riconducibili direttamente alla presenza della centrale”, e di “reiterate inottemperanze alle prescrizioni” da parte dell’azienda.

    Tra il 2000 e il 2007, affermano gli inquirenti, non meno di 440 morti per malattie respiratorie e cardiache sono da attribuire “esclusivamente alle emissioni della centrale”. I magistrati si sono basati sulla perizia commissionata a due epidemiologi, insieme ai pareri dell’Istituto superiore di sanità e altri studi.

    Se e quando ci sarà, un processo per la centrale a carbone di Vado-Quiliano farà scalpore

    Ora anche l’indagine preliminare è conclusa: la relazione, “avviso agli indagati”, firmata dai pubblici ministeri Francantonio Granero e Chiara Maria Paolucci, depositata il 17 giugno scorso, ipotizza reati di “disastro ambientale doloso aggravato dal verificarsi dell’evento”, omicidio colposo plurimo, disastro sanitario colposo e abuso d’ufficio. Gli indagati sono 86 persone tra dirigenti della Tirreno Power e pubblici ufficiali; c’è l’intera giunta regionale ligure presieduta dal governatore Claudio Burlando, e in particolare la ex dirigente del dipartimento ambiente Gabriella Minervini, insieme agli ex sindaci di Vado e Quiliano.

    Gli interrogatori di garanzia sono cominciati in ottobre; per la fine dell’anno i magistrati potrebbero decidere sui rinvii a giudizio.

    Se e quando ci sarà, un processo per la centrale a carbone di Vado-Quiliano farà scalpore: una società italofrancese accusata di disastro e omicidio colposo con la connivenza di alti funzionari dello stato.

    Non esisteva un monitoraggio indipendente, le autorità pubbliche prendevano per buoni i dati forniti dall’azienda

    “Poi ci siamo messi a studiare”

    Tutto è cominciato quando Tirreno Power ha annunciato di voler potenziare la centrale. Gli abitanti di qui l’hanno sentito una sera al telegiornale. Era il maggio del 2007: “Parlavano di aggiungere un nuovo gruppo a carbone”, ricorda Gianfranco Gervino. Dicevano che il nuovo impianto avrebbe prodotto più energia inquinando meno, “e a noi sembrava incredibile”.

    Dalla collina ora scendiamo verso l’abitato, passiamo davanti ai cancelli della centrale, poi una piazza con giardinetti e altalene, tra i caseggiati su cui incombono le ciminiere: “E quell’edificio, vedi? È un ricovero per anziani”. Molti qui ricordano gli sbuffi “di giorno usciva vapore bianco, ma di notte a volte era scuro, denso”. Da anni ormai tra Vado e Quiliano si parlava di inquinamento, tumori, malattie respiratorie: “Che il carbone inquini non era certo un segreto”, dice Gervino. “Insomma, quando abbiamo sentito che volevano potenziare la centrale, ci siamo chiesti: chi controlla cosa esce da questi camini?”.

    È così che un gruppo di cittadini ha cominciato a cercare informazioni. Un dipendente delle ferrovie in pensione, commercianti, un ex operaio portuale, insegnanti, professionisti: tutti abitanti nei comuni di Vado Ligure e Quiliano, cioè intorno alla centrale. Hanno organizzato una prima assemblea pubblica in quella primavera 2007; in meno di due mesi hanno raccolto diecimila firme contro il potenziamento della centrale.

    “Poi ci siamo messi a studiare”, raccontano (a tante voci: ma preferiscono non essere citati per nome, così nomineremo solo il portavoce). Hanno costituito un’associazione chiamata Uniti per la salute”. Hanno raccolto dati, interpellato esperti: “Siamo diventati un po’ avvocati, un po’ medici, un po’ ricercatori”.

    “Ci siamo costituiti in associazione perché, quando chiedevamo risposte precise sulle emissioni della centrale, ci rispondevano ‘non vi preoccupate, fidatevi’”, ricorda Gianfranco Gervino: e a loro questa risposta proprio non andava giù.

    “Noi pensiamo che i cittadini abbiano il diritto di sapere e ci siamo assunti il compito di cercare spiegazioni, informare”, continua. Hanno frugato tra i dati pubblici, perfino commissionato in proprio analisi e perizie, “a volte ci abbiamo messo le nostre tredicesime”: ormai sul loro sito hanno raccolto una notevole quantità di studi sull’impatto della centrale e la salute dei cittadini, “solo dati certi e da fonti ufficiali, non vogliamo lasciarci screditare”. Gervino racconta di quando hanno chiesto dati sulle emissioni dai camini della centrale, o gli scarichi nel torrente Quiliano: «La provincia ci ha risposto che l’impianto funziona in regime di autocontrollo”. Ovvero non esisteva un monitoraggio indipendente, le autorità pubbliche prendevano per buoni i dati forniti dall’azienda.

    I medici hanno avuto un ruolo importante in questa storia

    Il portavoce dell’associazione “Uniti per la salute” riassume un quadro allarmante. Mostra una mappa della “sofferenza lichenica” nella regione. I licheni sono microrganismi estremamente sensibili alla qualità dell’aria, quindi ottimi bioindicatori, e i numerosi monitoraggi commissionati dalla regione Liguria negli ultimi vent’anni mostrano che la “sofferenza” dei licheni è più alta proprio intorno alle tre centrali a carbone liguri, La Spezia, Genova e Vado-Quiliano: nella conurbazione di Savona si parla di “deserto lichenico”.

    Poi cita il Piano per la qualità dell’aria della regione Liguria, 2006, secondo cui la centrale è la prima fonte di emissioni di ossidi di azoto, particolato (pm10), ossidi di zolfo, composti organici volatili. Cita monitoraggi sui sedimenti marini: alla foce del torrente Quiliano si trovano concentrazioni di metalli pesanti e policlorobifenili parecchie volte più alte dei limiti ammessi.

    I medici hanno avuto un ruolo importante in questa storia. Nel dicembre 2010 l’ordine dei medici della provincia di Savona ha pubblicato un documento da lasciare senza fiato. Dicevano che la centrale di Vado-Quiliano è una “minaccia reale e consistente per la salute e la vita dei cittadini della provincia di Savona”.

    Il dovere deontologico di intervenire e informare

    Per la prima volta un intervento così ufficiale metteva malattie e morti in relazione alla centrale a carbone: riprendeva i dati Istat sulla mortalità nel savonese, che risulta decisamente più elevata rispetto alla media regionale e nazionale, uomini e donne, sia la mortalità generale sia quella per tumori e per malattie cardiache e cerebrovascolari. Il documento parlava di emissioni di metalli pesanti, sostanze cancerogene, e discuteva di particolato e polveri fini (pm2,5), tralasciate da altri monitoraggi. Concludeva che per tutelare la salute pubblica era meglio chiudere quei gruppi a carbone.

    “I dati sui decessi combaciavano con quelli dei biomonitoraggi disponibili, e questo ci aveva colpito”, mi dice il dottor Ugo Trucco, cardiologo e presidente dell’ordine dei medici di Savona, che ho raggiunto al telefono. Intervenire era “un dovere deontologico», dice: “Il medico è tenuto a considerare l’ambiente in cui la persona vive e lavora quale fattore determinante della salute dei cittadini”, spiega citando il Codice di deontologia medica aggiornato nel 2006. “Noi avevamo il dovere di segnalare il pericolo per la salute rappresentato dall’inquinamento”. Il dottor Trucco insiste sul “dovere di informare”: l’ordine dei medici è intervenuto solo in sedi istituzionali, con la cittadinanza. “Abbiamo cominciato un percorso con gruppi di cittadini che chiedevano di essere informati”.

    Il documento dell’ordine dei medici ha avuto un peso determinante, “mi ha convinto a prestare attenzione anche alle segnalazioni che venivano dai cittadini”, dirà il procuratore della Repubblica Francantonio Granero durante un’audizione parlamentare lo scorso gennaio).

    ‘Ci siamo resi conto che tutto ciò che veniva architettato e deciso era fatto per eludere, non per risolvere’

    “Pensavamo che con tutta questa documentazione, l’impianto a carbone non sarebbe mai stato autorizzato”, prosegue Gianfranco Gervino: “Ma ci sbagliavamo”.

    Nel 2011 infatti la regione Liguria ha concesso la sua autorizzazione alla società Tirreno Power, con un parere favorevole “in blocco” al nuovo impianto progettato dall’impresa e ai vecchi gruppi già in funzione. Pochi mesi dopo, marzo 2012, il ministero dello sviluppo economico ha dato l’autorizzazione finale. E il caso è scoppiato.

    Da tempo cittadini, associazioni e comitati si erano coordinati dando vita a una Rete savonese fermiamo il carbone, che riunisce comitati locali e associazioni come Uniti per la salute, Arci e organizzazioni ambientaliste nazionali come Legambiente, Wwf e Greenpeace.

    Un impianto “in regime di autocontrollo”

    La rete di cittadini si è sentita “tradita” dai suoi amministratori. Nonostante i problemi ormai evidenti le autorità avevano autorizzato un impianto carente sotto molti aspetti: “Non hanno mai neppure ricoperto il carbonile, per fermare almeno le polveri sollevate dal vento”. Eppure nel 2011 la società ha distribuito 700 milioni in dividendi, “davvero non potevano investire per un’opera muraria? Hanno guadagnato sulla nostra pelle”, sento dire durante un’assemblea pubblica nella sala del consiglio comunale di Savona.

    Ormai la vicenda del carbone a Vado Ligure era diventata un caso nazionale. Cittadini e ambientalisti hanno firmato ricorsi e presentato esposti alla magistratura. E anche la procura della repubblica è scesa in campo.

    L’indagine coordinata dal procuratore Francantonio Granero segue due binari paralleli: il danno provocato dalle emissioni del carbone alla salute dei cittadini (le ipotesi di disastro ambientale e omicidio colposo plurimo), e le violazioni che hanno permesso alla società di eludere le norme (riassunte nell’ipotesi di abuso d’ufficio).

    I magistrati hanno considerato gli anni dal 2000 al 2007 perché sono quelli su cui esistono dati sanitari più completi, e si sono limitati alle malattie respiratorie e cardiovascolari, senza dubbio attribuibili alla centrale: non hanno contato i tumori perché, sebbene sia assolutamente certo che le emissioni del carbone provocano diversi tumori, è impossibile collegare con certezza la malattia a una singola causa.

    La storia delle autorizzazioni integrate ambientali (Aia) aiuta a capire. Nel 2007 è entrato in vigore un nuovo regime di autorizzazioni e Tirreno Power ha dovuto chiedere una “autorizzazione integrata ambientale” per l’impianto che comprendeva il turbogas e i due vecchi gruppi a carbone. Poco dopo ha chiesto anche di autorizzare il potenziamento della centrale con un nuovo impianto a carbone, che a quanto pare avrebbe usato una tecnologia ultramoderna.

    I vecchi gruppi erano ancora quelli degli anni settanta e difficilmente sarebbero stati autorizzati, certo non senza ampi interventi per limitare le emissioni. Poi però le due richieste sono state unificate, e la “Aia” è stata concessa per l’impianto esistente insieme a quello da costruire: l’azienda dichiarava che i gruppi più vecchi sarebbero stati smantellati con l’arrivo del nuovo. Di fatto, un impianto obsoleto ha avuto in regalo altri sei anni di vita (l’autorizzazione è stata poi revocata dopo il sequestro giudiziario).

    Certo, quell’autorizzazione era condizionata. Ma qui il meccanismo descritto dagli inquirenti diventa perverso. Le autorità dettano alcune condizioni (“prescrizioni”), e danno all’azienda una scadenza temporale per mettersi in regola. Quando i termini di una prescrizione stanno per scadere, l’azienda presenta una nuova domanda e ottiene una nuova autorizzazione che implica nuove prescrizioni e nuove scadenze. Di coprire il carbonile per esempio si parlava dal 2002, la prescrizione formale è del 2012, ma a tutt’oggi il carbone resta scoperto.

    Questo meccanismo funziona, ovviamente, se le autorità pubbliche prendono per buoni gli impegni dichiarati dall’azienda e concedono dilazioni. E secondo la procura della repubblica di Savona, è proprio ciò che è accaduto a Vado Ligure.

    Se il ministero scrive “una porcata”

    “La vera controparte, insieme all’azienda, sono diventati la regione, i comuni, la provincia”, ha detto il procuratore Granero durante una audizione parlamentare nel gennaio scorso: “Ci siamo resi conto che tutto ciò che veniva architettato e deciso era fatto per eludere, non per risolvere”.

    Dall’esame dei verbali del consiglio d’amministrazione di Tirreno Power, ha aggiunto il magistrato, si capisce che l’azienda non aveva mai davvero pianificato di investire nel nuovo gruppo a carbone: “È stato usato come specchietto per le allodole per consentire il prolungamento del funzionamento dei due gruppi vetusti”. Da quei verbali risulta inoltre che l’azienda aveva previsto fin dal 2012 di ridurre l’organico di 160 dipendenti, “non è a causa del sequestro dell’impianto che sono stati licenziati”.

    Tra le prove raccolte dai pm ci sono le intercettazioni telefoniche e ambientali fatte dai carabinieri del Nucleo operativo ecologico. Come quella in cui due dirigenti del ministero dell’ambiente discutono di scrivere un’ordinanza che permetta il dissequestro la centrale, aggirando la legge che impone di coprire il carbone: “Cerchiamo di fare una porcata… che almeno sia leggibile”, si dicono. “Un porcellum”. E ancora: “Abbiamo una porcata da fare in trenta minuti scritta da loro, dallo sviluppo economico”. “Se si volesse fare una cosa pulita”… “questa pulita non potrà mai essere”.

    “Le azioni dei funzionari pubblici hanno sempre avuto un input politico”, ha osservato Francantonio Granero durante una nuova audizione presso la camera dei deputati, l’8 settembre scorso: dove il magistrato, ormai da alcuni giorni in pensione e non più titolare dell’inchiesta, è stato davvero esplicito (si può ascoltare qui). Ha parlato di “torsioni amministrative”, di una pubblica amministrazione “vassallo del mondo finanziario”, “mi sono sentito dire ‘queste norme le scrivono le aziende’”, e di pressioni.

    La capacità installata in Italia è nettamente superiore al consumo di energia elettrica

    Dopo il sequestro dell’impianto, Tirreno Power ha “avviato un frenetico lavorio” per ottenere la riapertura: “Un’azione di lobby intensa, a tutti i livelli, senza lasciare nulla di intentato”, ha detto il magistrato. Il vertice aziendale ha cercato per esempio di far aprire un provvedimento disciplinare nei suoi confronti, come risulta dall’intercettazione in cui Massimiliano Salvi, allora direttore di Tirreno Power, chiede a un dirigente del ministero dell’ambiente: “Ma non si può fare un esposto al Csm? Non si può far aprire un’indagine al ministero della giustizia?”. Una cosa simile avrebbe messo fine all’indagine. La manovra, osserva Granero, “mi ha solo rafforzato nella convinzione di essere nel giusto: avevamo toccato qualcosa di molto grave”.

    Tirreno Power sull’orlo della bancarotta

    Il sequestro dei gruppi a carbone della centrale di Vado-Quiliano è stato un colpo pesante per Tirreno Power. La società oggi appartiene al 50 per cento a Engie, più nota con il vecchio nome Gaz de France-Suez (controllata dallo stato francese), e per l’altra metà a Energia italiana, consorzio in cui Sorgenia (gruppo De Benedetti) ha il 78 per cento, con Hera e Iren quali azionisti minori.

    Tirreno Power rischia la bancarotta. Non è riuscita a far certificare il bilancio 2013, ma nel gennaio del 2015 ha ottenuto una ristrutturazione del debito (concessa da Unicredit, Bnp-Paribas e Mediobanca). Non è bastato però, e nel luglio 2015 l’azienda ha ottenuto una seconda ristrutturazione: stavolta da un pool di dieci banche tra cui la Cassa depositi e prestiti.

    “La realtà è che Tirreno Power era già in difficoltà sul mercato dell’energia ancora prima del sequestro»”, dice Antonio Tricarico, direttore di Re:Common, associazione che insieme a Legambiente, Greenpeace e Wwf sostiene la Rete dei cittadini contro il carbone. Del resto, la chiusura dei gruppi a carbone nell’ultimo anno e mezzo “ha dimostrato che quell’energia non è affatto necessaria”, fa notare Legambiente: la capacità installata in Italia è nettamente superiore al consumo di energia elettrica.

    Le banche hanno rifinanziato il debito dell’azienda, per la secnda volta in pochi mesi, sulla base di un piano industriale depositato in luglio presso il tribunale fallimentare di Roma: “Tutt’ora però nessuno lo ha visto, benché in teoria sia un atto pubblico”, sottolinea Tricarico.

    Le banche dovrebbero fare attenzione a finanziare Tirreno Power, aggiunge: “Crediamo che l’impianto di Vado Ligure sia uno stranded asset, destinato alla chiusura definitiva. E troviamo preoccupante che tra le banche finanziatrici ci sia anche la Cassa depositi e prestiti, che gestisce i risparmi dei cittadini raccolti da Poste italiane”.

    Il portavoce dell’azienda, Giorgio Tedeschi, raggiunto al telefono, ci dice che il piano industriale resta riservato “perché le procedure della legge fallimentare sono in corso, c’è una procedura concorsuale che va conclusa”.

    Ma ha aggiunto che i piani aziendali sono legati alla possibilità di “trovare un’autorizzazione integrata ambientale che sia fattibile”, perché quella rilasciata dal ministero dell’ambiente “a nostro avviso detta condizioni tecnicamente impossibili” (Tirreno Power infatti ha presentato un ricorso), e comunque “il nuovo piano industriale non contempla più i vecchi gruppi a carbone”, quelli su cui ha indagato la procura di Savona.

    Aggiunge però, a scagionare l’azienda, che dopo un anno e mezzo di chiusura dell’impianto a carbone la concentrazione di polveri nocive a Vado-Quiliano non è sensibilmente migliorata. E che le accuse formulate dalla magistratura “sono di tipo statistico, cioè non ci sono vittime con nome e cognome ma solo una valutazione statistica sulla probabilità di decessi”. Già, si chiama epidemiologia – “il danno collettivo non è meno grave del danno a un singolo individuo”, mi aveva detto il dottor Trucco, “sappiamo che un dato numero di persone è destinato a morire a causa di quelle emissioni, anche se non sappiamo chi sono: continuare a inquinare significa condannarle”.

    Il carbone di Vado approda a Parigi

    Il partner francese di Tirreno Power, è consapevole di essere implicato in una vicenda giudiziaria – e in una impresa a rischio di bancarotta? Di sicuro ne è informata l’assemblée nationale, il parlamento francese, che nel giugno scorso ha invitato l’avvocato Matteo Ceruti, rappresentante legale delle associazioni savonesi che si battono contro la centrale di Vado-Quiliano.

    Così il caso di Vado Ligure è approdato oltralpe. Un sabato mattina, il 10 ottobre scorso, la sala del consiglio comunale di Savona ha ospitato un incontro pubblico convocato dalla Rete no al carbone. C’era anche Malika Peyraut, rappresentante di Amis de la terre, filiazione francese di una nota organizzazione ambientalista internazionale. “Tra poche settimane Parigi ospiterà la conferenza delle Nazioni Unite sul clima”, ha detto, “e il nostro presidente François Hollande chiede al mondo intero di impegnarsi contro i gas di serra, di decarbonizzare: com’è possibile che intanto lo stato investa su un impianto a carbone obsoleto? È inaccettabile, e noi ci batteremo perché Engie cominci a disinvestire dal carbone”.

    Il prossimo atto di questa storia si svolgerà in tribunale? Certo sarà un processo combattuto: Tirreno Power ha un collegio di difesa agguerrito, guidato dall’avvocata Paola Severino, ex ministra della giustizia.

    Intanto nella centrale di Vado-Quiliano il mucchio nero del carbonile è calato. Durante l’estate è scomparso anche il condotto sopraelevato che trasportava il carbone dal porto alla centrale, notano con sorpresa gli attivisti di Uniti per la salute, con cui ho visitato la zona. Filippo (nome fittizio, ndr), che abita a un centinaio di metri in linea d’aria dal muro di cinta, ricorda quando la centrale ha cominciato a funzionare, nel 1972: “Ero un bambino e per me quello era il panorama. Ci sono cresciuto. Quando tornavo da fuori, alla vista delle ciminiere pensavo ‘sono a casa’. Non immaginavo di convivere con il mostro. Non sapevo quanto avrebbe condizionato la mia salute, e ora quella di mio figlio”.

    Chissà se sta per vedere la fine del carbone a Vado Ligure.

    https://www.internazionale.it/reportage/2015/11/07/vado-ligure-carbone-inquinamento
    #pollution #environnement #charbon #énergie #extractivisme #santé #Italie #résistance #Tirreno_Power #Quiliano #Vado #libéralisation #privatisation #Gaz_de_France-Suez #justice #procès #uniti_per_la_salute

    ping @daphne @albertocampiphoto


  • Community-Scale Water Sovereignty: Part II

    As part of a series examining best practices in water resilience at the home and community level, this post looks into what happens when water is no longer local — highlighting the challenges faced in Indonesia, and throughout the world, when water is privatized.

    The UN has declared the 10-year period beginning in 2018 as “The International Decade for Action on Water for Sustainable Development.” [1] Construction, production of goods, and local livelihoods all ultimately depend on the quantity of available water; it is a major determinant of settlement patterns, and sets limits to growth. When communities manage their water supplies locally, collective awareness of water quality and availability leads to careful, deliberate, and sustainable use— with enough water available for all. [2]

    In the global growth economy, by contrast, it is assumed that development can go on endlessly, regardless of a community’s locally-available resources, including water. It is also assumed that centralization and privatization lead to greater ‘efficiency’ than when resources are controlled at the community level. But centralized water systems that empower multinational corporations can quickly tip the balance towards crisis, as revealed in the following examples from Indonesia, including the small island of Gili Meno. The question then is: What lessons can we learn from the experience of places like these, when it comes to managing water equitably and sustainably?

    One of a trio of small islands off the northwest coast of Lombok in Indonesia, Gili Meno has about 500 residents, and no fresh water source. For this reason, it was nearly uninhabited until the 1970s, when the government awarded land to privately held coconut plantations and supplied prison inmates as labor. Other residents from Lombok soon followed and settled on the island. [3] For a few decades, rooftop rainwater collection was the only source of drinking water on the island.

    Pak Udin moved to Gili Meno in the late 1980s, and now runs a shop and homestay on the island. He recalls that in his early days there, residents would fill up large containers from their household water tanks after each rainstorm. Stored in cool, dark rooms, the containers would keep water fresh and clean for up to a year, until the following rainy season. In his recollection, people rarely, if ever, got sick from the water.

    But in the following decades, tourism on the Gili islands experienced rapid growth, sparking a spate of new construction. The new buildings usually did not incorporate rainwater harvesting systems, and most homes quickly came to rely on government-built wells — which provided water that was often too salty to drink — and on 21-liter Aqua-brand bottled water. [4]

    Aqua, manufactured by the French company Danone, accounts for 60% of all bottled water sales in Indonesia. [5] At around US$1.50 per jug, it is affordable for the middle class and has caught on throughout the country — but a family with two minimum-wage earners purchasing three Aqua containers per week can find themselves spending nearly 10% of their income on drinking water.

    Absent an alternative, almost all visitors to Gili Meno buy even smaller bottles of water, at an even greater economic and ecological cost. Gili Meno has no recycling program — and no effective waste management program of any kind. [6] The piles of bottles in makeshift landfills on the island continue to grow, as do Danone’s profits. Efforts at building desalination plants or bringing water over in pipes from mainland Lombok, a few miles away, have encountered many setbacks. It is especially risky to depend on such infrastructure given the recent earthquakes that have shaken the region, which left neighboring islands Gili Trawangan and Gili Air without water for days. [7]

    The only residents for whom water is still free, says Pak Udin, are those few households that still maintain and use their rainwater collection systems.

    On mainland Lombok, some communities have no municipal water supply or traditional system, and rely entirely on the private sector for water. In Sekaroh in southwest Lombok, all water arrives on trucks, with residents paying as much as US$34 for 5,000 liters of non-potable water — on top of purchasing drinking water. Those who lack sufficient storage space and must therefore buy partial truckloads of water end up paying even more per liter: as in so many market-based systems, water in Lombok is more expensive for the poor. [8]

    In neighboring Bali, the government supplies water to much of the island via pipes from natural water sources in the central mountains. But in the dry season — the months of July and August — municipal water supplies sometimes shut off without warning for weeks at a time. In 2013, water ran out for two months in the arid region of the Bukit; supply-demand economics took over and truckloads of water soon cost more than US$100 each. Water-insecure Bukit residents are in good company: 2.7 billion people — more than 1/3 of the world’s population — lack reliable access to clean water for at least one month of the year. [9]

    When water is scarce in Bali, less affluent people and businesses are forced to go without. Commercial establishments including hotels, which consume many times more water per capita than Balinese households, are billed at a lower rate, and are given prolonged access to water during times of drought. [10] What’s more, groundwater is severely depleted in much of Bali due to heavy use from the tourism industry, dropping up to 50 meters (164 feet) in the past ten years. [11] Deep wells are often infeasible for local families due to high cost, site conditions, or concerns about further depleting water from neighbors’ shallow wells.

    As on Gili Meno, Aqua-brand bottles are the most common source of drinking water in Bali. Locals, noting that bottles sit in uncovered trucks for hours in the blazing equatorial sun on long journeys throughout the island, have expressed concerns that plastic may leach into the water. They have also noted that the Indonesian rupiah is a volatile currency, and that dependency on global private water suppliers and fossil fuels subjects their drinking water — their most vital resource — to the speculative whims of the global economy.

    So what makes household and drinking water sources truly sustainable? From these examples, it seems clear that sustainable systems are:

    Safe from natural disasters. When centralized systems with no backup storage are damaged, everyone is left without water. Because earthquakes, floods, and other natural disasters often affect homes in a community unevenly, having a large number of smaller systems in place increases the likelihood that at least some will still function after natural disasters, and can provide water to those who need it most in those critical times.

    Insulated from the global economy. Water prices that depend on currency fluctuations and the bottom lines of multi-national companies can devastate families living at the margins. In sustainable systems, safe water from local sources is available to every household, regardless of ability to pay.

    Equally accessible to everyone. Much of the UN rhetoric surrounding the “water for sustainable development” decade is focused on conflict resolution and on preventing the violence that inevitably results from unequal access to water. Large-scale market-based systems and handouts for water-heavy industries reward those with a higher ability to pay, creating and exacerbating class tensions. While some community-managed water systems can lead to biases against minority populations [12], conflict at the community level is often easier to address than structural inequalities built into centralized systems.

    Localized. Ultimately, the above characteristics are most likely to be found when water systems are localized, using technologies that can be managed and maintained locally, and with policies that are decided upon by communities themselves. Localization also encourages systems that are well-matched to the ability of the local environment to provide for its human inhabitants, with support from governments or non-governmental bodies as needed.

    In large-scale centralized systems, several factors lead to a loss of local control. Resource-intensive technologies are needed to access water from deep within the earth and transport it long distances, and non-local industry can become a region’s biggest water consumer. As a result, communities lose control over their most precious resource. Large-scale systems also make it difficult or impossible to know whether local ecosystems can support their human populations. In rapidly growing urban areas — especially in semi-arid regions — development is already so divorced from local water resources [13] that drastic strategies are needed — including a sharp reduction in water use for the highest consumers, and a shift back to a way of life that can support human populations. But for rural areas, the path to sustainable water management is relatively simple: reclaim control of water from the global economy, and protect it from unwelcome heavy industry and multinational corporations.

    Many organizations throughout the world are working on decentralized technology and product-service systems to empower local water management. Part 3 of this series will profile a few of these outstanding organizations in Indonesia and beyond.


    https://medium.com/planet-local/community-scale-water-sovereignty-part-ii-9d7378a9daff
    #privatisation #eau #souveraineté #Indonésie #eau_potable


  • Quatre hôpitaux, privatisés, se sont déclarés en faillite aux Pays-Bas Antoine Mouteau/kkub - 27 Octobre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/9949646-quatre-hopitaux-privatises-se-sont-declares-en-faillite-aux-pays-bas.htm

    Aux Pays-Bas, quatre hôpitaux ont été déclarés en faillite mercredi. Privatisés, aux mains de compagnies d’assurance, les établissements ont été contraint de fermer leurs portes ces deux dernier jours.
    Depuis, des centaines d’employés se sont retrouvés sans emploi et des patients transférés en urgence dans d’autres établissements. Le paiement des salaires d’octobre n’est pas garanti. La situation provoque la colère d’une partie des Néerlandais contre de la classe politique du pays.

    Le système de santé des Pays-Bas, complètement privatisé, est aux mains des compagnies d’assurances depuis 2006.

    Refus d’injecter des fonds
    L’objectif de la privatisation du système était la réduction des coûts de la santé. En renforçant la concurrence pour offrir des garanties à meilleur prix aux assurés, les compagnies ont négocié au plus serré avec les hôpitaux.

    Sous le joug de l’assurance Zilveren Kruis, les quatre hôpitaux en cessation de paiement ont été acculés par le refus de cette compagnie de débloquer des crédits malgré l’urgence.

     #santé #privatisation #services_publics #santé #hôpital #médecine #privatisations  #it_has_begun @sinehebdo (Si c’est pas de la #collapsologie , ça y ressemble !)


  • Domino’s ‘Paving for Pizza’ Stunt Fills Potholes in American Cities - Eater
    https://www.eater.com/2018/9/7/17831586/dominos-potholes-paving-for-pizza-towns


    #privatisation partout : le nid-de-poule Domino, le trottoir Starbuck, les chiottes MacDo ?
    Remarque, on a déjà pas mal de ronds-points qui on été payés par le supermarché qui s’est installé à côté et on a des stades et des salles de concert qui portent le nom de boites.

    But beneath the surface, the willingness for cities to take this money is an indictment on the state of American infrastructure funding. Several mayors suggested that getting the money to keep streets in good condition was a major challenge, in some cases blaming a lack of funding from states, or the general difficulties of raising enough tax money to keep roads from falling apart.

    Mayor Stephen DiNatale of Fitchburg, Massachusetts, says that the state gives his city, which is just outside Boston, around $1.2 million for infrastructure repairs to roads and bridges each year (as well as for the equipment to do that work). That’s enough to pave up to 1.5 miles of road, he says. “The costs are so extraordinary… when you’ve got over 250 miles of road, that [money is] really not going to make it happen,” DiNatale says. “So my motivation is ‘any help we can get’, and certainly, Domino’s has a very helpful and clever approach.”


  • Austria Immigration Detention

    Austria has sharply increased the number of people it places in immigration detention after years of declining detainee populations. While it continues the controversial practice of placing immigration detainees in “Police Detention Centres,” the country opened a new dedicated immigration detention centre in 2014, which is partly operated by the multinational security company #G4S. The country has also announced plans to significantly boost removals, focusing mainly on people from the Middle East and sub-Saharan Africa.

    https://www.globaldetentionproject.org/countries/europe/austria?platform=hootsuite
    #autriche #détention_administrative #rétention #statistiques #chiffes #migrations #asile #réfugiés #privatisation


  • « La forêt est un champ de bataille », entretien avec François-Xavier Drouet
    https://www.revue-ballast.fr/francois-xavier-drouet

    Depuis le mois de septembre 2018, des salariés de l’Office nationale des forêts (ONF) organisent des marches dans toute la France pour dénoncer leur privatisation progressive. L’enjeu peine à percer le mur médiatique. Le film Le Temps des forêts est sorti en salle le 12 septembre dernier : son réalisateur, François-Xavier Drouet, dénonce une gestion forestière calquée sur le modèle de l’agriculture productiviste — elle menace nos forêts autant que les hommes et les femmes qui y travaillent. Source : Ballast


  • La #marchandisation et le #pillage du #mont_Bokor au #Cambodge

    La marchandisation et le pillage représentent les derniers épisodes d’une longue histoire qui voit comme protagoniste le mont Bokor, situé le long de la chaîne de l’Éléphant dans le Sud du Cambodge, à quelques kilomètres du Golfe de Thaïlande. Une histoire en phase avec notre époque caractérisée par des processus de capitalisme prédateur (Harvey, 2004), qui se déploient plus rapidement dans les pays du Sud globalisé.


    https://journals.openedition.org/rga/4779
    #montagne #Bokor #colonialisme #colonisation #eau #eau_en_bouteille #privatisation #Pro_Vida #Indochine #stations_climatiques #tourisme

    #shameless_autopromo... avec quelques photos d’@albertocampiphoto


  • L’État veut confier les services publics à des agences « indépendantes » | Le Média
    https://lemediapresse.fr/sport/letat-veut-confier-les-services-publiques-a-des-agences-independantes


    #privatisation #dépeçage #profitation

    Selon le communiqué de Solidaires, c’est 50 % des effectifs du ministère qui s’apprêtent à être privatisés. A ce train-là, le ministère sera vite transformé en agence, façon anglo-saxonne, et des milliers d’emplois, aussi bien dans les fédérations que dans les clubs amateurs, sont menacés. Un rapport du Comité Action Publique 2022 (CAP22) a été établi par le gouvernement. Il y est question de « changer de modèle », de « transformer » le ministère pour le rendre « plus efficace ». La question est de savoir ce qu’il y a lire entre les lignes et si le gouvernement ne joue pas avec les euphémismes.


  • The UK Border Regime

    Throughout history, human beings have migrated. To escape war, oppression and poverty, to make a better life, to follow their own dreams. But since the start of the 20th century, modern governments have found ever more vicious ways to stop people moving freely.

    The UK border regime includes the razor wire fences at #Calais, the limbo of the asylum system, and the open #violence of raids and deportations. Alongside the #Home_Office, it includes the companies running databases and detention centres, the media pushing hate speech, and the politicians posturing to win votes. It keeps on escalating, through Tony Blair’s war on refugees to Theresa May’s “#hostile_environment”, spreading fear and division.

    This book describes and analyses the UK’s system of immigration controls. It looks at how it has developed through recent history, the different actors involved, and how people resist. The aim is to help understand the border regime, and ask how we can fight it effectively.


    https://corporatewatch.org/new-book-the-uk-border-regime
    #livre #frontières #régime_frontalier #UK #Angleterre #limbe #barrières_frontalières #externalisation #France #renvois #expulsions #déportations #résistance #migrations #asile #réfugiés #détention_administrative #rétention #privatisation