• Le féminisme blanc et bourgeois, très peu pour nous (Ketsia Mutombo, Alice Maruani, StreetPress, 08.03.17)
    https://www.streetpress.com/sujet/1488962026-feminisme-blanc-bourgeois

    On nous reproche souvent de diviser et de nier la cause commune des #femmes. Mais les femmes noires sont des femmes, si on enlève les #oppressions spécifiques aux femmes #racisées, ça reste une #libération de femmes.

    Et tant que les femmes trans, racisées, en situation de handicap, ne seront pas libres, les autres ne le seront pas non plus.

    Le #féminisme ne libère pas les hommes car il leur demande de se défaire de certains #privilèges, le féminisme #intersectionnel ne libère pas les femmes blanches car leur chair et esprit n’ont jamais été un champ de bataille du #colonialisme. Mais il permet à ces groupes de devenir de meilleures personnes, et faire preuve d’humanité, et c’est tout aussi important.

  • Catastrophisme, pétitionisme ou petitsgestime : comment se prétendre écolo et rester bourgeois 23 août 2019 - Frustration la revue
    https://www.frustrationlarevue.fr/catastrophisme-petitionisme-ou-petitsgestime-comment-se-pretendre

    L’été a été riche en actualités alarmantes, illustrant désormais dans notre quotidien et celui des autres ce qui n’était qu’une idée assez abstraite il y a encore dix ans : le réchauffement climatique détraque notre climat et le système capitaliste détruit la nature et ce qu’elle nous offre pour vivre. Le mode de vie qui nous est imposé d’en haut (« tous les jeunes devraient vouloir être milliardaire », selon notre cher président) et les contraintes de la désorganisation néolibérale (temps de transport pour aller travailler, délocalisation et mondialisation des productions, agriculture intensive…) font tous de nous des participants actifs à ce processus d’auto-destruction de notre lieu de vie.

    Tous ? Noooon, un petit village d’irréductibles connards collabore et planifie bien plus que les autres à cet état de fait : les bourgeois. Ils sont à la tête ou au service actif du système économique qu’ils ont eu la joie d’étendre à toute la planète : Le capitalisme, qui se base sur la subordination du travail à la fructification du capital, qui fait des dirigeants ceux qui possèdent et non ce qui bossent ou qui vivent, qui subordonne toute considération morale, politique ou écologique au nécessaire enrichissement des actionnaires, et qui de fait rend impossible une gestion des ressources et des modes de vie différente. Répartis en strates successives, des 0,001% de très riches aux notables de province, professions libérales et une bonne partie des médiacrates, les bourgeois sont a priori les derniers à pouvoir donner de vertes leçons car ils sont les principaux responsables de ce qui nous arrive.
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    Petitsgestime : doctrine individualiste inefficace et inconséquente consistant à mettre en scène sa participation au combat écologique
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    Pétitionisme : pratique sociale consistant à faire appel au bon cœur de gouvernements corrompus en feignant de croire qu’ils ont en tête “l’Intérêt Général”
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    Catastrophisme : ensemble de théories quasi-religieuse décrivant l’épouvante à venir, culpabilisant “l’Homme” plutôt que les puissants et appelant à des solutions fumeuses et conservatrices

    Le catastrophisme est la troisième attitude, et certainement la plus branchée du moment : incarnée notamment par les tenants de la « collapsologie », elle consiste en la lecture et le partage de grands textes semi-religieux, parlant d’effondrement, « d’anthropocène » (pratique, encore une fois tous les hommes sont coupables, y compris les millions qui ne mangent pas à leur faim)… Et appelant à une sorte de résignation collective, mais joyeuse, face à cette catastrophe, et l’adoption d’un nouveau mode de vie plus frugal, au sein de « biorégions ».

    Le gros avantage politique de ce genre de théories d’apparence très radicale (ce qui fait leur charme subversif), c’est qu’elles font peu de liens entre le monde réel et le monde qu’elles décrivent : pleines de gros concepts chocs et abstraits (« Humanité », « Planète », « Effondrement », « Civilisation »…) elles ne traitent qu’à la marge du monde capitaliste concret avec ses dominants, ses dominés, ses collabos, ses victimes… On est tous mis dans le même panier de l’effondrement, et en prime on doit s’y résigner (mais « joyeusement » et avec spiritualité). Combattre les politiques néolibérales, les multinationales et les politiques vendus n’est plus au programme.

    Et d’ailleurs, si rien n’est fait pour sauver les planètes, c’est parce que nous vivrions tous dans le déni, et que tout cela sera affaire de psychologie sociale et non de la confiscation du pouvoir par une petite minorité qui n’agit que pour s’engraisser. C’est ce qu’ils nous soutiennent dans leur dernière tribune dans « Le Monde », qui appelle à « changer de modèle culturel ». Les tenants de la collapsologie, dont le désormais célèbre Pablo Servigne,y évoquent ces « biorégions » qui correspondent en fait à des changements d’échelles, à la fois « conviviaux » et « complexe », des modes de production. C’est effectivement intéressant et séduisant, mais ça ne parle jamais ô grand jamais des rapports de pouvoir. Ni même de fin du libre-échange, ni de barrière douanière. Le mot capitalisme n’apparaît d’ailleurs pas une seule fois dans la tribune. Et naturellement, aucune piste concrète n’est donnée pour atteindre cet état de fait. Seuls ceux qui en ont la possibilité et les moyens peuvent tenter ce retour à la campagne et à des liens plus locaux.

    En s’adressant au lecteur du Monde, les collapsologues ne s’adressent pas à l’électeur, ni au décideur. Ils s’adressent à des gens à qui ça fera du bien d’entendre parler de ce genre d’utopie qui ne touche pas à ses privilèges, et qui peut correspondre à un horizon individuel de vie, pour une super reconversion, au mieux.

    Petitsgestime, pétitionisme et catastrophisme sont trois doctrines qui font vendre du papier et qui génèrent du clic. Trois doctrines inoffensives et inefficaces grâce auxquelles les grands bourgeois peuvent dormir sur les deux oreilles, les petits bourgeois se sentir à la pointe du combat sans remettre en cause leur position de classe, tandis que les autres vont continuer d’en chier et de passer pour des indifférents parce qu’eux ne passent pas la journée à se lamenter et à prôner de grands gestes inutiles, pendant que la planète crame.

    #catastrophisme #pétitionisme #petitsgestime #collapsologie #doctrine #capitalisme #bourgeoisie #privilèges #intérêt_général #pouvoir #libre-échange #planète

  • « De Rugy escroc on te fera payer ». Le message s’affiche en lettres capitales sur la façade arrière de l’immeuble abritant un appartement loué par l’ex-ministre. presseocean

    « De Rugy escroc on te fera payer ». Le message s’affiche en lettres capitales rouges sur la façade arrière de l’immeuble abritant l’appartement loué par François de Rugy, quartier du Petit-Chantilly à Orvault. Il a été découvert ce jeudi matin par les voisins de l’ex-ministre.

    Le tag est accompagné d’une faucille et d’un marteau et des initiales PCM. Dans un courriel envoyé à la rédaction de Presse Océan, le Parti communiste maoïste dit revendiquer cet acte : « Les parasites comme De Rugy qui se goinfrent de homard, vivent dans le luxe et profitent de logements sociaux grâce à l’argent volé aux travailleurs doivent être dénoncés et combattus ! », affirme le communiqué en référence aux déboires du député accusé d’organiser des dîners fastueux alors qu’il était président de l’Assemblée nationale, d’avoir engagé de coûteux travaux dans son logement de fonction du ministère de l’Écologie ou encore de profiter d’un appartement à loyer préférentiel à Orvault.

    Des révélations en cascade qui ont poussé François de Rugy à présenter sa démission, mardi.

    Ce jeudi midi, au Petit-Chantilly, une patrouille de police accompagnée d’un technicien a réalisé les constatations de police technique et scientifique.

    Par le passé, la permanence nantaise du député de Loire-Atlantique a plusieurs fois fait l’objet de dégradations et sa résidence secondaire sur l’île d’Ouessant taguée de slogans anti-gouvernementaux en décembre.

    Source : https://www.presseocean.fr/actualite/orvault-le-domicile-de-francois-de-rugy-tague-18-07-2019-308866

    #mémoire #Homard #festin #privilèges #cuisine #guerre_aux_pauvres #Rugy #gastronomie #peinture

  • Les dîners secrets de François de Rugy avec des lobbyistes (Ouest France)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/16258-les-diners-secrets-de-francois-de-rugy-avec-des-lobbyistes-ouest-fr

    Bonjour à toutes et à tous je suis tombé la dessus en surfant chez les moutons et j’ai trouvé cela intéressant, je suis désolé mais pas beaucoup d’articles cet après midi sur le blog, nous sommes invités à un mariage.

    Amitiés,

    f.

    François de Rugy à Nantes, en novembre 2018. | FRANCK DUBRAY / OUEST-FRANCE

    Le rôle d’un ministre est-il de « mettre en relation des lobbyistes avec des personnalités influentes » ? C’est la question que pose une nouvelle polémique touchant le ministre de la Transition écologique, François de Rugy.

    Fin mars 2019, François de Rugy cale un dîner au ministère avec Marc Teyssier d’Orfeuil. Ce lobbyiste des véhicules écolo organise des think tank, des lieux de débats, de rencontres et d’échanges qui permettent d’engager des réflexions sur des sujets tels que la mobilité, (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises

  • Le grand retour de la question sociale | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/grand-retour-de-question-sociale/00089577

    « La vague de #populisme qui submerge le monde occidental est soulevée par un vent de #mépris. » La troisième édition du rapport sur les #inégalités en #France, publiée hier, a une saveur particulière. Un goût amer, quand on la met en regard du résultat des élections européennes. Le mépris dont parle Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, c’est le dédain de la France qui gagne à l’encontre de la France qui « fume des clopes et roule au diesel », brocardée en son temps par l’ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. C’est la morgue avec laquelle une certaine #gauche embourgeoisée stigmatise la « France moche », celle qui arpente les rayons des supermarchés et reste scotchée à la télé. C’est l’arrogance d’une #élite qui s’arc-boute sur ses #privilèges et refuse d’entendre parler de ceux qui galèrent.

  • François de Rugy victime de la vengeance du Mollah Homard Jacques-Marie Bourget - 11 Juillet 2019 - Le Grand Soir
    https://www.legrandsoir.info/francois-de-rugy-victime-de-la-vengeance-du-mollah-homard.html

    Les commentateurs de l’actualité politique, tout si indépendants, n’ont pas compris que François de Rugy était une victime du djihad. Etonnant ! Non !

    Il est surprenant que nos analystes politiques, eux qui font l’honneur de la presse comme le « Cellofrais » plaqué sur la barquette de saucisses de Toulouse, n’aient pas correctement expliqué les désarrois de l’élève Rugy. Alors que l’exemplaire ministre de l’écologie -c’est-à-dire un traitre par Nature- est simplement victime de l’islamisme, le terrible mal qui court. Victime d’un djihad lancé par Plenel et son « Médiapart ». On oublie trop qu’Edwy, qui voulait naguère « construire une maison commune » avec Tariq Ramadan, est un supporteur des Frères Musulmans. Lui-même étant, à sa façon, une sorte de Mollah Omar version piéton, il était logique qu’il volât au secours de ses amis crustacés, victimes de la marmite de Lassay.

    Pour affirmer mon propos je vais me référer au maître en la matière : Alexandre Vialatte, l’écrivain qui, sans l’avoir autorisé, a accouché de Desproges. Vialatte a publié un formidable « Eloge du homard et autres insectes utiles ». Traducteur de Kafka et journaliste à « La Montagne », le quotidien de Clermont-Ferrand, Alexandre le magnifique a parlé du homard avec des mots qu’aucune langouste n’aurait su trouver :

    « Le homard est un animal paisible qui devient d’un beau rouge à la cuisson. Il demande à être plongé vivant dans l’eau bouillante. Il l’exige même, d’après les livres de cuisine. La vérité est plus nuancée... le homard n’aspire à la cuisson que comme le chrétien au ciel, mais le plus tard possible. Précisons de plus que le homard n’aboie pas et qu’il a l’expérience des abîmes de la mer, ce qui le rend très supérieur au chien et décidait Nerval à la promener en laisse dans les jardins du Palais Royal ». Vous voyez que nous sommes dans la plus haute éthologie, art à ne pas confondre avec l’éthylisme. Même si son avantage est de faire voir double.

    Trop jeune, et visiblement peu instruit de « l’Affaire Greenpeace », François de Rugy ignore qu’outre sa Carte de Presse, Plenel est le seul journaliste français à posséder un « Permis de chasser le ministre ». Si un titulaire de maroquin déplait, surtout les siens, Plenel reçoit en Colissimo la bouteille de poison. Cette fois de homard. Y’a plus qu’à verser.

    Ne croyez pas que j’ai la plus petite pitié pour Rugy, guignol devenu fils de Caligula mais, en tant qu’ancien grand reporter au « Chasseur Français », permettez-moi de démonter le dernier coup de fusil d’Edwy. Il a commencé avais-je écrit, avec le scandale du Rainbow Warrior. Pendant des jours, au moment du scandale en juillet et août 1985, le Tintin du Monde n’a écrit que des sottises, dans mensonges pour épargner l’Elysée. Puis soudain, on lui a soufflé un scénario, la révélation d’une « Troisième équipe », des barbouzes présents à Auckland dans le port où a coulé le bateau écolo (Déjà des écolos !). Ce vrai faux secret était le moyen de flinguer Charles Hernu, ministre des Armées. Et le frère barbu de Villeurbanne a démissionné. La mort politique de Jérôme Cahuzac, qui ne me fait pas chagrin, c’est aussi Edwy et le trophée du menteur « les yeux dans les yeux » figure maintenant au-dessus de cosy corner du patron de Médiapart.

    Décryptons donc comme le fait si bien Jean-Michel Apathie, l’un des invités de François de Rugy. Car le scoop de « Médiapart » entend nous convaincre d’une information incroyable : l’indépendant -et pas paysan- Jean-Mimi se serait laissé aller à partager la soupe d’un politique ! Etonnant ! Non ? Je tombe de l’échelle de Richter. Que va-t-il nous rester pour dire le vrai si Apathie participe aux festins des maîtres ? Je suis très déçu. Question ? Qui veut aujourd’hui la peau de celui qui a autorisé la chasse à la glue et autres barbaries ? Sûrement un ami, un collègue de gouvernement ? Un néo-Benalla agissant sur ordre du Palais ? Découvrir que, même chez les Z’en Marche il existe des fourbes, c’est triste même pour moi l’avant dernier de cordée (en alpinisme le « dernier de cordée » étant le numéro deux de l’équipée). Le bonheur de notre monde a bien des accros, et des acros au maintien des privilèges monarchiques. C’est vrai qu’il ne l’a pas fait exprès mais Robespierre, en mettant la bourgeoisie au pouvoir, devait s’attendre à une revanche de François Goullet de Rugy. Pour les « nobles », le retour des privilèges passait par la casserole du homard.

    Moi-même piqué par le pléonasme à la mode, celui du « journalisme d’investigation », je suis en mesure de vous révéler que Vialatte, post tombe, savait tout des intentions de Plenel, ne terminait-il pas ses « Chroniques du Homard » pas un définitif « Et c’est ainsi qu’#Allah est grand » ?
    Jacques-Marie BOURGET

    #humour #mollahs #mollah #Homard #festin #privilèges #cuisine #guerre_aux_pauvres #presse #journalistes #médias #écologie #islamisme #Edwy_Plenel #Tintin #Médiapart #Rugy #investigation #gastronomie

  • Confronting racism is not about the needs and feelings of white people

    Too often whites at discussions on race decide for themselves what will be discussed, what they will hear, what they will learn. And it is their space. All spaces are.

    I was leaving a corporate office building after a full day of leading workshops on how to talk about race thoughtfully and deliberately. The audience for each session had been similar to the dozens I had faced before. There was an overrepresentation of employees of color, an underrepresentation of white employees. The participants of color tended to make eye contact with me and nod – I even heard a few “Amens” – but were never the first to raise their hands with questions or comments. Meanwhile, there was always a white man eager to share his thoughts on race. In these sessions I typically rely on silent feedback from participants of color to make sure I am on the right track, while trying to moderate the loud centering of whiteness.

    In the hallway an Asian American woman locked eyes with me and mouthed: “Thank you.” A black man squeezed my shoulder and muttered: “Girl, if you only knew.” A black woman stopped me, looked around cautiously to make sure no one was within earshot, and then said: “You spoke the truth. I wish I could have shared my story so you’d know how true. But this was not the place.”

    This was not the place. Despite the care I take in these sessions to center people of color, to keep them safe, this still was not the place. Once again, what might have been a discussion about the real, quantifiable harm being done to people of color had been subsumed by a discussion about the feelings of white people, the expectations of white people, the needs of white people.

    As I stood there, gazing off into the memory of hundreds of stifled conversations about race, I was brought to attention by a white woman. She was not nervously looking around to see who might be listening. She didn’t ask if I had time to talk, though I was standing at the door.

    “Your session was really nice,” she started. “You said a lot of good things that will be useful to a lot of people.”

    She paused briefly: “But the thing is, nothing you talked about today is going to help me make more black friends.”

    I was reminded of one of the very first panels on race I had participated in. A black man in Seattle had been pepper-sprayed by a security guard for doing nothing more than walking through a shopping center. It had been caught on camera. A group of black writers and activists, myself included, were onstage in front of a majority-white Seattle audience, talking about the incident. Fellow panelist Charles Mudede, a brilliant writer, film-maker and economic theorist, addressed the economic mechanisms at work: this security guard had been told that his job was to protect his employers’ ability to make a profit. He had been told that his job was to keep customers who had money to spend happy and safe. And every day he was fed cultural messages about who had money and who didn’t. Who was violent and who wasn’t. Charles argued that the security guard had been doing his job. In a white supremacist capitalist system, this is what doing your job looked like.

    Well, at least he was trying to argue that point. Because halfway through, a white woman stood up and interrupted him.

    “Look, I’m sure you know a lot about all this stuff,” she said, hands on hips. “But I didn’t come here for an economics lesson. I came here because I feel bad about what happened to this man and I want to know what to do.”

    That room, apparently, wasn’t the place either. According to this woman, this talk was not, or should not have been, about the feelings of the man who was pepper-sprayed, or those of the broader black community, which had just been delivered even more evidence of how unsafe we are in our own city. She felt bad and wanted to stop feeling bad. And she expected us to provide that to her.

    At a university last month, where I was discussing the whitewashing of publishing and the need for more unfiltered narratives by people of color, a white man insisted that there was no way we were going to be understood by white people if we couldn’t make ourselves more accessible. When I asked him if all of the elements of white culture that people of color have to familiarize themselves with just to get through the day are ever modified to suit us, he shrugged and looked down at his notebook. At a workshop I led last week a white woman wondered if perhaps people of color in America are too sensitive about race. How was she going to be able to learn if we were always getting so upset at her questions?

    I’ve experienced similar interruptions and dismissals more times than I can count. Even when my name is on the poster, none of these places seem like the right places in which to talk about what I and so many people of color need to talk about. So often the white attendees have decided for themselves what will be discussed, what they will hear, what they will learn. And it is their space. All spaces are.

    One day, in frustration, I posted this social media status:

    “If your anti-racism work prioritizes the ‘growth’ and ‘enlightenment’ of white America over the safety, dignity and humanity of people of color – it’s not anti-racism work. It’s white supremacy.”

    One of the very first responses I received from a white commenter was: “OK, but isn’t it better than nothing?”

    Is it? Is a little erasure better than a lot of erasure? Is a little white supremacy leaked into our anti-racism work better than no anti-racism work at all? Every time I stand in front of an audience to address racial oppression in America, I know that I am facing a lot of white people who are in the room to feel less bad about racial discrimination and violence in the news, to score points, to let everyone know that they are not like the others, to make black friends. I know that I am speaking to a lot of white people who are certain they are not the problem because they are there.

    Just once I want to speak to a room of white people who know they are there because they are the problem. Who know they are there to begin the work of seeing where they have been complicit and harmful so that they can start doing better. Because white supremacy is their construct, a construct they have benefited from, and deconstructing white supremacy is their duty.

    Myself and many of the attendees of color often leave these talks feeling tired and disheartened, but I still show up and speak. I show up in the hopes that maybe, possibly, this talk will be the one that finally breaks through, or will bring me a step closer to the one that will. I show up and speak for people of color who can’t speak freely, so that they might feel seen and heard. I speak because there are people of color in the room who need to hear that they shouldn’t have to carry the burden of racial oppression, while those who benefit from that same oppression expect anti-racism efforts to meet their needs first. After my most recent talk, a black woman slipped me a note in which she had written that she would never be able to speak openly about the ways that racism was impacting her life, not without risking reprisals from white peers. “I will heal at home in silence,” she concluded.

    Is it better than nothing? Or is the fact that in 2019 I still have to ask myself that question every day most harmful of all?

    https://www.theguardian.com/commentisfree/2019/mar/28/confronting-racism-is-not-about-the-needs-and-feelings-of-white-people
    #racisme #inégalité #subalternité #silence #pouvoir #trauma #traumatisme #safe_place #porte-parole #espace_public #parole_publique #témoignage #liberté_d'expression #Noirs #Blancs #USA #Etats-Unis
    #can_the_subaltern_speak?

  • Seras-tu capable de te confronter à tes privilèges?
    Hassina Semah, RTBF, le 22 mars 2019
    https://www.rtbf.be/info/dossier/les-grenades/detail_seras-tu-capable-de-te-confronter-a-tes-privileges?id=10167825

    Étape n°1 : oser se confronter à ses privilèges et prendre conscience de la place qu’on occupe réellement dans divers systèmes sociaux d’oppression notamment par le biais d’outils de conscientisation.
    Étape n°2 : poser des actes concrets visant à atteindre plus de justice sociale quitte à perdre certains de ses privilèges. Par exemple, une piste concrète serait de systématiquement verbaliser ta désapprobation lorsqu’une personne fait devant toi une remarque ou blague sexistes, racistes, homophobes, etc.

    #Racisme #Sexisme #Privilèges #Privilège_masculin #Privilège_blanc #Privilège_hétéro

  • Le non-renouvellement des élites françaises contribue à leur détestation (Olivier Galland / Telos, Slate.fr, 17.02.2019)
    https://www.slate.fr/story/173334/elites-reproduction-mobilite-sociale-grandes-ecoles-assemblee-haute-fonction-p

    En fait, ce #processus_sélectif se construit tout au long de la #scolarité et souvent très tôt, par des #stratégies_familiales permettant de choisir les bons établissements, les lycées d’élite dont chaque grande capitale régionale est pourvue. Ces stratégies ne sont évidemment pas aléatoirement distribuées, et les familles qui ont une longue connaissance des arcanes du système scolaire peuvent les mettre en place bien plus efficacement que les autres. À résultats équivalents, les familles modestes ont par ailleurs, par un processus bien connu d’auto-sélection, des ambitions moins élevées et ne visent que rarement ces établissements d’élite.
    L’animosité si forte à l’égard des #élites tient sans doute pour une part à ce sentiment confus que le monde des élites économiques, politiques et administratives n’est en France que faiblement irrigué par des nouveaux membres issus de #classes_sociales qui n’y avaient jusque-là que faiblement accès. Ce sentiment peut alors en favoriser un autre : celui que ces élites forment une caste jalouse de ses #privilèges et décidée à les perpétuer.
    Combattre l’anti-élitisme qui s’exprime souvent de façon si virulente en France devrait conduire à réformer le processus de sélection des élites pour réduire son caractère #héréditaire. Mais la tâche n’est pas simple. D’une part, elle dépend des élites politiques, dont une bonne part bénéficie du système actuel. D’autre part, il faut bien reconnaître que ce système, pour être socialement injuste, n’en est pas moins performant : la France forme par ses grandes écoles d’excellents ingénieurs et hauts cadres administratifs.
    […]
    Mais il existe au moins deux autres problèmes importants qui entretiennent le #ressentiment : celui du manque de #renouvellement et de #diversité des élites politiques et celui de l’opacité qui entoure les carrières politiques ou administratives, supposée masquer des avantages indus.
    […]
    Un autre problème de taille concerne la #haute_fonction_publique, les 600 hauts fonctionnaires dont la nomination s’effectue en Conseil des ministres […]. Ces personnes bénéficient de #rémunérations élevées, souvent très supérieures à celle du président de la République, mais –aussi invraisemblable que cela puisse paraître– qui restent secrètes ! Cette #opacité est choquante, car il s’agit d’argent public dont les citoyennes et citoyens devraient pouvoir connaître à quoi il est employé et s’il l’est utilement.

  • Nonviolent Communication is for the Privileged – Collectively Free
    http://www.collectivelyfree.org/nonviolent-communication-privileged

    “Embellishing language with neo-liberal-feel-good words doesn’t actually investigate root issues and changes behaviors.”

    Now, let me say that I’m happy that it added some improvement to my style of communication and I’m also very critical of the damages this style can cause. Here’s 7 reasons why I found that NVC is for the privileged.

    1. It reduces people to a homogeneous block. [...]
    2. It’s victim-blaming. [...]
    3. It’s classist. [...]
    4. It doesn’t embrace nonverbal communication. [...]
    5. It gives the oppressor the tools to appear more loving, kind, and thus morally superior, while not having to do any work on the actions that precedes language. [...]
    6. It’s another way to capitalize on things that already exist. [...]
    7. It claims to work for systemic issues. [...]

    #cnv #classes #langue #privilèges #communication

  • Qui sont les privilégiés en France ?
    https://www.inegalites.fr/privilegies-en-France

    La dénonciation des « élites » est une façon de dissimuler habilement les privilèges dont dispose une frange beaucoup plus large de la population qui vit à l’abri de la crise.

    (...)

    La « France des super-riches » est dénoncée à gauche, avec raison [2]. Pourtant, cette critique laisse sur sa faim. Tous unis contre les 1 % d’en haut ? On peut toujours trouver plus favorisé que soi. Cette vision simpliste des inégalités, très en vogue, conduit à faire l’économie d’une réflexion de fond sur les inégalités sociales qui structurent notre société bien au-delà des avantages dont dispose une poignée de dirigeants du « grand capital ». Elle permet aux autres catégories favorisées – déguisées dans le débat public en « classes moyennes supérieures » – d’éviter de contribuer davantage à la solidarité et de mieux partager les richesses avec les couches moyennes et populaires. Elle permet également d’éviter de réformer l’école pour donner les mêmes chances à tous à l’école.

    #inégalités #privilèges

  • #GiletsJaunes ? La majorité des Français fait partie des 10 % les plus riches au monde.

    97 % des Français appartiennent aux 30 % les plus riches du monde.

    90 % des Français font partie des 20 % les plus riches au monde.

    3 % les plus riches des Français font partie des 1 % les plus riches au monde...
    https://theconversation.com/gilet-jaune-la-majorite-des-francais-fait-partie-des-10-les-plus-ri

    Si l’opinion publique s’intéressait plus aux Français pauvres, elle regarderait, par exemple, le premier point à gauche : ce sont les 1 % les plus pauvres. Elle s’étonnerait alors que malgré leur position, plutôt à l’écart du reste de la distribution nationale, personne ne s’en soucie. Avec leur position proche du milieu de la distribution mondiale, leur pouvoir d’achat ressemble à celui de la classe moyenne mondiale, dont la plus grosse partie vit en Chine.

    /.../

    Deux solutions sont souvent discutées dans le débat public : l’ouverture le marché du travail aux étrangers et la redistribution.

    #repartition des #richesses #privileges du #colonialisme

  • L’ANARCHIE C’EST PAS CE QUE TU CROIS

    Dans ce deuxième épisode, on répond à la question « Qu’est-ce que l’Anarchie ? ».
    Tu vas voir que l’Anarchie c’est peut-être pas ce que tu crois, tu risques d’être surpris·e .

    https://sikke.fi/videos/watch/a102285b-d790-44f0-a6c1-04100d4e364b

    –-> signalé par @val_k (https://seenthis.net/messages/745611), je republie ici... en y ajoutant des mots-clé en plus

    #chaos #désordre #violence #idées-reçues #préjugés #vidéo #ressources_pédagogiques #capitalisme_démocratique #Etat #domination #liberté #exploitation #frontières #discriminations #élections #vote #votations #esclaves #esclavage #égalité #privilèges #ordres #autorité #Proudhon #égalitarisme #communisme #anarcho-communisme #communisme_libertaire #rouge_et_noir #communisme_autoritaire #monopole_de_la_violence #accaparement_des_ressources #illusions #raison #croyance #Louise_Michel #drapeau_noir

    Sans l’égalité, la liberté n’est pas possible.
    Sans liberté, l’égalité n’est pas possible.
    L’anarchisme c’est l’égalité et la liberté. Jamais l’une sans l’autre.

  • Les député.e.s #enmarche récoltent la violence qu’ils.elles sèment ! - Le figaro 22 Novembre 2018 _

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/11/22/01016-20181122LIVWWW00014-en-direct-gilets-jaunes-blocages-impots-fiscalite

    Des députés LaRem dénoncent des intimidations

    Le président du groupe LaRem à l’Assemblée, Gilles Le Gendre, a dénoncé des « intimidations » de la part de « gilets jaunes » autour de domiciles ou permanences de députés « marcheurs ». Dans un mail que s’est procuré l’AFP, il affirme que nombre d’entre eux « font l’objet depuis hier (mardi), de la part de ’gilets jaunes’ de leur circonscription, d’intimidations autour de leurs domiciles ou de leurs permanences, voire de menaces d’agressions sur leur propre personne ».

    « Ces faits sont intolérables et confirment un durcissement de ce mouvement que le gouvernement et notre majorité dénoncent depuis dimanche », poursuit l’élu de Paris qui a saisi mardi soir Christophe Castaner qui lui a promis le soutien du ministère de l’Intérieur. Gilles Le Gendre conseille aux députés concernés « d’en informer immédiatement le préfet » de leur département et de prévenir le groupe majoritaire, afin de pouvoir « apprécier l’ampleur du phénomène ».

    Certains députés, qui se sont confiés à franceinfo, affirment être totalement désemparés face à la colère des « gilets jaunes ». « On n’est pas sur la même longueur d’onde, ils ont des sentiments, nous des arguments, ça ne colle pas » , explique notamment Valéria Faure-Muntian, députée #LREM de la 3e circonscription de la Loire.

    #député.e.s #macron #emmanuel_macron #violence #france #enmarcheverslefn #en_vedette #gouvernement_macron #réformes_antisociales #corruption #privilèges #glyphosate #lobby #lobbying

  • Le racisme anti-Blancs n’existe pas (Alain Policar, Libération)
    https://www.liberation.fr/debats/2018/10/22/le-racisme-anti-blancs-n-existe-pas_1687081

    Il va, certes, de soi que n’importe quel groupe humain est susceptible d’être #racialisé (perçu comme une race) et #racisé (soumis à des stigmatisations). Et il est indéniable que des insultes à caractère #raciste (parfois d’une insupportable violence) sont proférées à l’égard d’individus identifiés comme #Blancs. Ces événements sont pour l’essentiel limités à l’espace public. […] Une étude de l’Ined de janvier 2016 confirme que la population majoritaire ne déclare pas de #discriminations associées aux expériences de #racisme, que les réactions racistes sont peu nombreuses et ne se traduisent pas par des #préjudices matériels. Ainsi, le racisme explicite, qui vise les enfants d’#immigrés, est un racisme qui les discrimine en réduisant leur #accès_à_l’emploi et en dégradant leurs #conditions_de_travail, alors que le racisme visant la population majoritaire prend essentiellement (pas exclusivement) la forme d’insultes dans la rue ou les cours d’école.
    […]
    Bien qu’il existe des raisons pouvant conduire à nuancer la célèbre définition d’Albert Memmi, telle qu’elle est proposée dans la Nef en 1964, je pense souhaitable de partir de celle-ci : « Le racisme est la #valorisation, généralisée et définitive, de #différences réelles ou imaginaires, au profit de l’accusateur et au détriment de sa victime, afin de justifier ses #privilèges ou son #agression. » Nous avons là une remarquable synthèse des éléments constitutifs du racisme : l’insistance sur des différences, réelles ou imaginaires, leur valorisation au profit du raciste, leur #absolutisation par la #généralisation et leur caractère définitif et, enfin, leur utilisation contre autrui en vue d’en tirer profit. #Catégorisation, #hiérarchisation et #discrimination.
    […]
    Le #rejet et l’#exclusion que peuvent subir les Blancs relèvent, pour l’essentiel, des #émotions, de la #colère, du #ressentiment. Les insultes, voire les violences, dont ils peuvent être #victimes sont-elles équivalentes aux discriminations à l’embauche ou au logement, lesquelles sont le reflet de pratiques structurelles concrètes ? Les insultes et les préjugés que des non-Blancs peuvent avoir envers des Blancs sont, certes, dommageables et peuvent considérablement blesser, mais ils ne sont pas #historiquement chargés et, surtout, ne viennent pas en complément d’un #traitement_social défavorable envers les Blancs parce qu’ils sont blancs. Les actes « anti-Blancs » ne correspondent pas à une #idéologie essentialisante qui pourrait la relier à un véritable racisme. Reni Eddo-Lodge a donc parfaitement raison d’insister sur la notion de racisme structurel, racisme dont la population majoritaire ne peut être victime. Le concept de racisme anti-Blancs n’a donc guère de sens dans une société où les Blancs ne subissent pas un racisme institutionnalisé et une discrimination sociale à dimension historique.

  • Bruxelles : le chantier européen qui menace l’hôtel van Eetvelde de Victor Horta Karim Fadoul - 14 Septembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_bruxelles-le-chantier-europeen-qui-menace-l-hotel-van-eetvelde-de-victor

    L’enquête publique relative à la rénovation en profondeur de l’immeuble voisin de l’hôtel van Eetvelde de Victor Horta vient de se terminer. Mais une chose est sûre : le projet suscite de très nombreuses craintes.

    Au 6-14 de l’avenue Palmerston, dans le quartier des squares à Bruxelles, la Commission européenne prévoit de remettre à neuf sa crèche-garderie. Concrètement, il est question de rénover le bâtiment existant, d’aménager l’intérieur avec un jardin en gradins, de construire une crèche dans un immeuble de quatre niveaux du côté de la rue des Eburons (où se trouvent actuellement des entrées de garages)... Un chantier colossal dans un quartier historique de la capitale, jalonné de prestigieuses demeures.

    Patrimoine mondial de l’Unesco
    Et l’une d’elles, mitoyenne, n’est autre que l’hôtel van Eetvelde de l’architecte Art nouveau Victor Horta http://www.irismonument.be/fr.Bruxelles_Extension_Est.Avenue_Palmerston.2.html . Erigées entre 1895 et 1901 pour le comte du baron Edmond van Eetvelde, secrétaire général du Congo, la bâtisse et ses extensions au 2 et 4 de l’avenue Palmerston sont parmi les plus remarquables d’Horta. Classé dès les années 70, l’hôtel van Eetvelde est également repris au patrimoine mondial de l’Unesco avec trois autres demeures bruxelloises d’Horta. Autant dire que son oeuvre est unique et intouchable.

    C’est ce que pense notamment le GAQ, le Comité du quartier européen de la Ville de Bruxelles. « Cet immeuble mastodonte (...) défigurera le quartier dans une zone d’intérêt historique, esthétique et protégée », souligne le GAQ qui regrette que l’enquête publique ait été lancée fin août, pendant les vacances. Frank Hannes, du GAQ, déplore également le manque de vision en terme de mobilité. « A priori, nous ne sommes pas contre une crèche. Mais l’Europe s’étend dans nos quartiers, crée des infrastructures mais sans penser au problème de mobilité que cela engendre pour nos quartiers. » D’un point de vue architectural, le GAQ ne souscrit pas à la taille de la nouvelle construction qui pourrait s’élever rue des Eburons, avec un étage en toiture en recul.

    Contacté par la RTBF, l’échevin de l’Urbanisme et du Patrimoine Geoffroy Coomans de Brachene (MR) ne souhaite pas se prononcer sur le projet avant la commission de concertation programmée au 18 septembre. « Mais pour nous, il est totalement hors de question de toucher à l’hôtel van Eetvelde. C’est LA priorité absolue, la priorité des priorités. » Car un risque pour le patrimoine existe, si les travaux ou le creusement de fondations engendrent des dégâts ou des fissures sur le van Eetvelde.

    « Le peu d’intérêt de l’Europe »
    « En tout cas, d’une manière générale, le vaste projet lancée par la Commission européenne traduit une chose : le peu d’intérêt que l’Union européenne a pour la capitale », déclare l’échevin.

    Michèle Goslar, auteure de « Victor Horta : l’homme, l’architecte, l’art nouveau », ne sous-estime pas non plus les risques. « L’hôtel est super protégé. On pense souvent que mettre quelque chose derrière ou à côté ne fait pas de dégâts. Mais en réalité, cela peut menacer le bâtiment existant, en fonction de la distance de la nouvelle construction, si on touche aux fondations. Rien ne dit que ce qu’on va construire à l’arrière ne va pas défigurer la façade arrière. Horta mettait le plus grand soin à ses façades avant mais également à ses façades arrière. Horta installait à l’arrière des escaliers avec des matériaux en verre pour que la lumière pénètre. Si on met un bâtiment derrière, cela va tout à fait assombrir la façade arrière. C’est déjà une conséquence grave. »

    Un chantier « respectueux »
    Nous avons contacté le bureau d’architectes de la Commission, Roose Partners Architects. « Il s’agit d’une rénovation lourde avec une remise aux normes du bâtiment existant mais respectueuse de la façade et des fondations qui jouxtent l’hôtel van Eetvelde. Nous n’envisageons par exemple plus de descendre de niveaux », répond Serge Roose. « Nous envisageons par contre de protéger la toiture et tous les éléments qui jouxtent le bâtiment Horta. » Roose Partners Architects dit également collaborer étroitement avec la Direction régionale des Monuments et Sites, qui veille à la préservation du patrimoine architectural bruxellois.

    #Architecture #Bruxelles #Art_Nouveau #Victor_Horta #patrimoine #urbanisme #UE #union_européenne #privilèges #privilégiés #bruxellisation

  • Plainte déposée contre Françoise Nyssen : peut-on vraiment parler de « racisme anti-blanc » ? - LCI
    https://www.lci.fr/societe/plainte-deposee-contre-francoise-nyssen-peut-on-vraiment-parler-de-racisme-anti-

    L’OLRA, organisation de lutte contre le racisme anti-blanc, a porté plainte contre la ministre de la Culture Françoise Nyssen après qu’elle a fustigé « les hommes blancs de 50 ans ». Mais au fait, peut-on vraiment parler de « racisme anti-blanc » ? À quelle réalité sociologique cette expression correspond-elle ?

    « Tu n’es plus seule ». En affichant, mardi 4 juin, son soutien à Delphine Ernotte, la ministre de la Culture Françoise Nyssen s’est exposée à une plainte. L’OLRA - pour organisation de lutte contre le racisme anti-blanc - a en effet décidé mardi 3 juillet de traduire en justice la membre du gouvernement, dans la foulée de sa déclaration. En cause ? Cette référence à une ancienne sortie de la patronne de France Télé, qui déplorait en 2015 le manque de diversité à l’antenne en parlant d’une « télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans ». Le soutien est clairement affiché de la part de la ministre : « Delphine, tu as dû te sentir bien seule lorsque tu portais un constat, à la fois évident et courageux. Tu sais : ’l’homme blanc de plus de 50 ans’ ».

    L’OLRA, qui se présente comme une « association laïque et apolitique » dénonçant et condamnant « le racisme sous toutes ses formes » et dont « l’action est particulièrement centrée sur le racisme anti-blancs », a vu dans cette déclaration une stigmatisation des hommes blancs. Mais quelle est la réalité sociologique du « racisme anti-blanc » ? Cette expression en elle-même dépeint-elle une situation observable, vécue, au sein de notre société ? Pour le savoir, nous avons posé la question à deux chercheuses spécialistes de ces questions.

    Le racisme comme un système

    Pour parler de « racisme anti-blanc », disent-elles, il faut d’abord s’accorder sur la définition... du racisme. « Si on voit le racisme comme un rapport social, une relation de domination au niveau macro-sociologique, alors on ne peut pas considérer qu’en France, aujourd’hui, les personnes considérées comme ’blanches’ fassent l’objet d’inégalités statistiquement significatives en raison de ce facteur » nous explique Marie Peretti-Ndiaye, docteure en sociologie et chercheuse invitée au CREF (Centre de recherches éducation et formation) Paris Nanterre. « En revanche, si le racisme est défini comme un phénomène se jouant au niveau individuel, à une plus petite échelle, alors on peut trouver quelques situations très circonscrites de personnes considérées comme blanches dans une situation qui leur est défavorable. »

    Or, complète Charlotte Recoquillon, chercheuse à l’institut français de géopolitique, « c’est la définition étendue du racisme qui fait oeuvre dans notre société et qui est retenue dans les travaux sociologiques ». Elle ajoute : « Cette définition voit le racisme comme un système, un ordre social, dont découlent des privilèges. Personne ne nie que certaines attitudes, ponctuellement, peuvent nuire à des personnes dites blanches. Mais cela ne détermine pas leur position sociale, leur rapport aux autres. » C’est pour cela, conclut-elle, que d’un point de vue sociologique, « le racisme anti-blanc n’existe pas ».

    Le « racisme anti-blanc » n’a pas le caractère « d’une expérience de masse »

    La longue étude de l’Ined sur la diversité des populations en France, publiée en 2016, ne dit pas autre chose. Les chercheurs qui ont participé à cette enquête constatent que les personnes nées en France métropolitaine de parents français à la naissance et bénéficiant d’un certain capital économique, sont les moins concernées par l’expérience du racisme. Les chercheurs précisent ainsi : « seulement 15% des personnes de cette population déclarent en avoir été la cible au cours de leur existence, contre par exemple 60% des descendants d’immigrés d’Afrique subsaharienne. » Les manifestations de racisme à l’encontre des personnes blanches n’ont donc, selon l’étude, « pas le caractère d’une expérience de masse ».

    En outre, les chercheurs concluent : « Le racisme des minoritaires à l’encontre des majoritaires peut blesser verbalement, voire être agressif physiquement, mais il ne fait pas système et ne produit pas d’inégalités sociales. » En d’autres termes, sans remettre en cause des situations isolées qui peuvent être vécues comme injustes, l’expérience du racisme à l’égard des blancs ne constitue pas, en France, un système à part entière.
    Les privilèges existent du fait des discriminationsCharlotte Recoquillon

    Mais si le « racisme anti-blanc » est une fiction d’un point de vue sociologique, la récupération - souvent politique - de cette expression, n’a quant à elle rien de virtuel. Pour n’en citer qu’un exemple, Jean-François Copé, alors secrétaire général de l’UMP, écrivait dès 2012 dans son « Manifeste pour une droite décomplexée » : « Je sais que je brise un tabou en employant le terme de ’racisme anti-blanc’ mais je le fais à dessein, parce que c’est la vérité que vivent certains de nos concitoyens et que le silence ne fait qu’aggraver les traumatismes ».

    Rien de plus normal que cette réaction, selon Charlotte Recoquillon : « Qui a le plus à perdre dans la mise en cause du racisme, si ce n’est les personnes qui bénéficient des positions de pouvoir ? Les privilèges existent du fait des discriminations. Certains se sentent menacés par les revendications des groupes qui sont jusqu’à présent discriminés. Par exemple, si on veut une parité dans les prises de parole, cela implique que certains... laissent la parole. »

    #racisme #sexisme #fragilité_blanche #privilèges

  • Les députés trop contrôlés et « pas assez payés » pour Jean-Luc Reitzer Christophe Simon - Afp - 25 Mai 2018 - France Soir
    http://www.francesoir.fr/politique-france/les-deputes-trop-controles-et-pas-assez-payes-pour-jean-luc-reitzer-video

    "Franchement il y en a marre. (...) On n’est pas des #truands". Le #député (LR) du Haut-Rhin #Jean-Luc-Reitzer s’est exprimé sans ambages ni langue de bois mardi 22 lors d’une audition de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
    Peut-être a-t-il aussi oublié qu’il était filmé car son discours ne devrait pas lui attirer que des compliments de la part d’une opinion publique qui s’insurge régulièrement des avantages des élus.
    Le député s’est en effet emporté contre la multiplication des contrôles qu’il subit ainsi que ses collègues. L’affaire Cahuzac a en effet provoqué un durcissement des règles et une multiplication des vérifications qui se sont poursuivies sous le quinquennat actuel.
    https://www.dailymotion.com/video/x6k5qzp


    "On a déjà beaucoup de contrôle. (...) le citoyen ne s’en rend pas compte mais nous on a l’impression qu’on doit tout justifier, et maintenant les frais de mandat... On passe son temps à collecter les factures, les notes de restaurant..." a lancé Jean-Luc Reitzer. "On n’est pas des truands, on n’a pas besoin d’être contrôlés, suspectés de s’en mettre plein les poches".
    Sur la question des conflits d’intérêts entre mandat de député et autres activités professionnelles, il n’a pas hésité à ajouter devant les membres de la haute autorité : "Dans votre travail est-ce qu’à un moment donné vous vous êtes dit :  « s’il y a beaucoup de députés qui travaillent encore à côté, c’est peut-être parce qu’ils ne sont pas assez bien payés ». S’ils étaient un peu mieux payés ils n’auraient peut-être pas besoin d’avoir encore une activité à côté".

    Rappelons que tous les députés gagnent 5. 599,80 euros brut d’indemnités de base ainsi que 1.441,95 euros brut d’indemnités de fonction et 167,99 euros brut d’indemnités de résidence. Donc 7.209,24 euros brut mensuel, soit environ 5.782 euros net (source Assemblée nationale). A cela peut s’ajouter un complément pour les postes spéciaux allant de 692 euros brut pour les secrétaires du bureau à plus de 7.000 euros pour le président de l’Assemblée nationale. Sans compter les différentes enveloppes qui permettent de payer les dépenses liées au mandat et les collaborateurs.

    Jean-Luc Reitzer prend aussi en exemple les "petits nouveaux" (comprendre les députés LREM) "qui avant gagnaient 10.000 ou 15.000 euros" pour rappeler que le traitement généreux des parlementaires est censé les préserver des sirènes de la corruption. Il a enfin évoqué la question de la "réinsertion" des députés qui doivent parfois retrouver du travail après cinq ans d’interruption. Ce n’est, heureusement pour lui, pas son cas puisqu’il siège à l’Assemblée nationale depuis 1988.

     #france #politique #LR #en_vedette #économie #priviléges #argent #obscénité #hypocrisie #pognon

    • Le plafond était jusqu’à maintenant fixé à 18.000 euros maximum, il est désormais de 2.350 euros.

      Cette allocation est attribuée en cas de décès du député, de son époux ou de son épouse, ou de ses enfants. Les députés en bénéficient toute leur vie, même après avoir quitté leur siège. En 2017, ce système a coûté 573.000 euros.

      On aurait du les peindre depuis longtemps.
      #privilèges_inconnus_du_grand_public

    • Privilèges des députés : ceux qui ont été abolis et ceux qui existent encore.
      http://www.leparisien.fr/politique/privileges-des-deputes-ceux-qui-ont-ete-abolis-et-ceux-qui-existent-encor

      ça, par exemple : L’allocation-chômage. Autre privilège abrogé début 2018, les #allocations-chômage. En cas de défaite électorale, les actuels habitués du Palais Bourbon ont désormais droit à 57 % du salaire journalier pendant 24 à 36 mois, comme les salariés de droit commun. Avant, un ancien député percevait l’équivalent de l’indemnité parlementaire de base pendant six mois (5 600 euros), puis une indemnité dégressive pendant trois mois.

      3 136 € comme les salarié·e·s de droit commun ??
      avec ce tarif, même les perdant·e·s sont assuré d’une allocation dorée !
      source : https://twitter.com/anticor_org
      #privilège_de_classe #politique #Privilèges_des_députés

    • Enterrement low cost
      Ah, les petits coquins... Près de deux siècles qu’ils se faisaient enterrer aux frais du contribuable. La République est généreuse avec ses élus : 18 255 € max par député, mais avec possibilité de faire « profiter » conjoint et enfants de cette petite enveloppe.
      Anecdotique ? pas vraiment, puisque les obsèques d’anciens députés et de leur proches ont coûté 573 000 € à l’assemblée l’année dernière. Désormais, le cadeau ne dépassera pas les 2 350 €, et il faudra produire une facture. Le vent d’austérité n’a pas soufflé jusqu’au Sénat, qui a décidé de conserver pour chaque sénateur une enveloppe de 20 000 €.
      Le Sénat mérite bien sa réputation de maison de retraite la plus cosy de Paris, le suivi est assuré jusqu’au bout.

      "Le Canard enchaîné" 21/3/2018

      Et après ça on nous dit que les caisses sont vides ??
      Un coup à profaner la tombe du prochain sénateur, à 20 000 boules l’enterrement, il doit rester quelques billets dans leurs poches.

    • A savoir que pour les services fiscaux l’enterrement de n’importe quel quidam est de 1500€. Cette somme peut être prélevée par les services funéraires sur les comptes bancaires du défunt, si les comptes sont vides ou que les frais dépassent ce sont alors les proches qui payent.
      Or, le prix moyen en France estimé par UFC que choisir est de 3350€ hors caveau …
      et les crémations maintenant à la mode sont devenues plus chères.
      #logement_ad_aeternam

      #injustice_sociale
      #inégalités
      #sénat

      Et comme disait ma chère tante « Les cimetières sont pleins de gens qui se croyaient indispensables. »

  • #Marche_des_privilèges

    #Activité en deux parties. La première partie permet de présenter le concept de #privilèges et de souligner l’aspect historique et social de ceux-ci. La seconde partie porte sur les privilèges spécifiques aux Canadien-ne-s engagé-e-s en solidarité internationale et permet de proposer une approche de la solidarité internationale en tant que réseau où s’expriment et se transfèrent les privilèges.
    La Marche des privilèges est une activité dynamique dans laquelle les participant-e-s doivent avancer sur une ligne représentant l’accès au #pouvoir dans notre société. La marche permet d’illustrer facilement les notions de privilèges et d’#oppression.

    http://decolo.pasc.ca/?page_id=455
    #discriminations #recherche_participative

    Ici un petit mode d’emploi de cet outil :
    https://www.lakelandcollege.edu/cm/diversity/content/documents/Classroom_Activity_Privilege_Walk.pdf

    • « L’universel lave-t-il plus blanc ? » : « Race », racisme et système de privilèges

      La question, déjà ancienne, de l’articulation des rapports sociaux de sexe, de classe et de « race » fait actuellement l’objet d’un intérêt re-nouvelé en France. Cet intérêt est salutaire : avec l’avancée du sys-tème néolibéral, la société française a connu de profondes transforma-tions qu’il est urgent d’analyser avec des outils solides permettant de ré-évaluer et d’actualiser les savoirs constitués.
La confusion politique croissante qui semble prévaloir aujourd’hui, l’insuffisance cruelle d’outils adaptés pour penser et combattre les inégalités sociales, économiques et politiques actuelles, sont dialecti-quement liées à un retour en force du naturalisme et de l’essentialisme, que le féminisme et la sociologie des relations interethniques et du racisme avaient identifiés depuis longtemps déjà parmi leurs principaux ennemis.

      http://journals.openedition.org/cedref/428
      #intersectionnalité

    • Briser le tabou du « privilège » pour lutter contre le #racisme et le #sexisme

      La question, déjà ancienne, de l’articulation des rapports sociaux de sexe, de classe et de « race » fait actuellement l’objet d’un intérêt re-nouvelé en France. Cet intérêt est salutaire : avec l’avancée du système néolibéral, la société française a connu de profondes transformations qu’il est urgent d’analyser avec des outils solides permettant de ré-évaluer et d’actualiser les savoirs constitués.
La confusion politique croissante qui semble prévaloir aujourd’hui, l’insuffisance cruelle d’outils adaptés pour penser et combattre les inégalités sociales, économiques et politiques actuelles, sont dialectiquement liées à un retour en force du naturalisme et de l’essentialisme, que le féminisme et la sociologie des relations interethniques et du racisme avaient identifiés depuis longtemps déjà parmi leurs principaux ennemis.

      https://blogs.mediapart.fr/segolene-roy/blog/260114/briser-le-tabou-du-privilege-pour-lutter-contre-le-racisme-et-le-sex

    • #Privilège_masculin

      Le privilège masculin est un concept utilisé pour examiner la situation sociale, économique et politique des avantages, ou des droits, mis à la disposition des hommes, sur la seule base de leur genre. L’accès des hommes à ces avantages, peut également dépendre d’autres caractéristiques telles que l’ethnie, l’orientation sexuelle, et la classe sociale1,2,3.

      Dans le langage, l’utilisation des pronoms masculins pour désigner les deux genres est souvent citée comme exemple, de la même façon que la préférence des garçons dans certaines cultures.

      Le privilège masculin est souvent examiné avec le concept de patriarcat dans le mouvement féministe, tandis que de nombreux militants pour le droits des hommes contestent l’existence du privilège masculin et du patriarcat dans la société occidentale moderne.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Privil%C3%A8ge_masculin