• La neige recyclée, une solution qui n’a rien de miraculeux pour les stations Cynthia Racine/Alain Arnaud - 21 Octobre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/regions/9920786-la-neige-recyclee-une-solution-qui-n-a-rien-de-miraculeux-pour-les-stati

    Développée en Scandinavie, l’idée d’utiliser de la neige recyclée d’une saison à l’autre fait son chemin en Europe. Elle est intéressante, mais n’a rien d’une solution miracle pour les stations.
    Ce concept, baptisé « snow farming » en anglais, consiste à conserver le manteau neigeux sous des copeaux ou des plaques isolantes pendant l’été pour en limiter au maximum la fonte. Cette neige « recyclée » peut ensuite être récupérée au début de la saison suivante.


    L’idée est déjà utilisée à #Davos depuis une dizaine d’années pour une piste de ski de fond et commence à se faire connaître ailleurs en Europe, comme à Kitzbühel et à #Courchevel notamment. La station française a ainsi profité de l’enneigement exceptionnel de l’hiver dernier pour recycler 20’000 m3 d’or blanc et attend désormais de voir ce qu’il en restera à la fin de l’automne.

    Une piste de ski alpin à Adelboden
    La station d’Adelboden, dans l’Oberland bernois, a inauguré jeudi la première piste de ski alpin du pays réalisée selon ce procédé. Au printemps dernier, plusieurs centaines de bénévoles ont amassé quelque 24’000 mètres cube de neige qu’ils ont recouvert de bâches pour qu’elle passe l’été. Malgré la canicule, les trois quarts n’ont pas fondu. Une piste de 500 mètres de long pour 60 de large a été inaugurée, avec l’idée de permettre aux juniors d’Adleboden de s’entraîner près de chez eux.

    Une solution ponctuelle et locale
    Mais cette solution reste cependant limitée, de l’avis de certains spécialistes. « D’avoir du stock de neige qui peut encore éventuellement être mobilisé, légèrement déplacé, étalé sur une piste pour couvrir certains points qui sont plus fragiles, c’est une méthode intéressante », relève ainsi le nivologue Robert Bolognesi. « Malheureusement, on ne peut pas imaginer recouvrir tout un domaine skiable et - arrivé le mois de décembre - tout recouvrir et recommencer le ski. Ce peut être une méthode tout à fait intéressante ponctuellement, localement. »

    Conséquences sur l’environnement
    Le système permet de récupérer jusqu’à 50% de la neige conservée mais le « snow farming » n’est pas forcément plus écologique. « On met de côté une partie de l’eau, sous forme solide, qui ne revient plus dans le cycle hydrologique » relève Rafael Matos Wasem, professeur à la haute école de gestion et de tourisme en Valais. « Du coup, cela va poser des problèmes aussi au niveau de la quantité d’eau qui est charriée par les cours d’eau de montagne. »

    Le paysage est, lui aussi, impacté. « Ce sont des terrains qui ne sont plus dévolus à des pâturages, qui ne sont plus verts en été », poursuit Rafael Matos Wasem. « On se promène dans les régions de montagne et on est confronté tout à coup à des structures artificielles et complètement inesthétiques. »

    Et la simplicité apparente de la méthode n’enlève rien à son coût : la station autrichienne de Kitzbühel dépense par exemple 165’000 francs par saison dans cette « assurance neige ».

    #climat #ski #tourisme #montagne #privilégiés #recyclage #dérisoire #bêtise. Ce ne serait pas #consternant, je dirais #MDR


  • Bruxelles : le chantier européen qui menace l’hôtel van Eetvelde de Victor Horta Karim Fadoul - 14 Septembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_bruxelles-le-chantier-europeen-qui-menace-l-hotel-van-eetvelde-de-victor

    L’enquête publique relative à la rénovation en profondeur de l’immeuble voisin de l’hôtel van Eetvelde de Victor Horta vient de se terminer. Mais une chose est sûre : le projet suscite de très nombreuses craintes.

    Au 6-14 de l’avenue Palmerston, dans le quartier des squares à Bruxelles, la Commission européenne prévoit de remettre à neuf sa crèche-garderie. Concrètement, il est question de rénover le bâtiment existant, d’aménager l’intérieur avec un jardin en gradins, de construire une crèche dans un immeuble de quatre niveaux du côté de la rue des Eburons (où se trouvent actuellement des entrées de garages)... Un chantier colossal dans un quartier historique de la capitale, jalonné de prestigieuses demeures.

    Patrimoine mondial de l’Unesco
    Et l’une d’elles, mitoyenne, n’est autre que l’hôtel van Eetvelde de l’architecte Art nouveau Victor Horta http://www.irismonument.be/fr.Bruxelles_Extension_Est.Avenue_Palmerston.2.html . Erigées entre 1895 et 1901 pour le comte du baron Edmond van Eetvelde, secrétaire général du Congo, la bâtisse et ses extensions au 2 et 4 de l’avenue Palmerston sont parmi les plus remarquables d’Horta. Classé dès les années 70, l’hôtel van Eetvelde est également repris au patrimoine mondial de l’Unesco avec trois autres demeures bruxelloises d’Horta. Autant dire que son oeuvre est unique et intouchable.

    C’est ce que pense notamment le GAQ, le Comité du quartier européen de la Ville de Bruxelles. « Cet immeuble mastodonte (...) défigurera le quartier dans une zone d’intérêt historique, esthétique et protégée », souligne le GAQ qui regrette que l’enquête publique ait été lancée fin août, pendant les vacances. Frank Hannes, du GAQ, déplore également le manque de vision en terme de mobilité. « A priori, nous ne sommes pas contre une crèche. Mais l’Europe s’étend dans nos quartiers, crée des infrastructures mais sans penser au problème de mobilité que cela engendre pour nos quartiers. » D’un point de vue architectural, le GAQ ne souscrit pas à la taille de la nouvelle construction qui pourrait s’élever rue des Eburons, avec un étage en toiture en recul.

    Contacté par la RTBF, l’échevin de l’Urbanisme et du Patrimoine Geoffroy Coomans de Brachene (MR) ne souhaite pas se prononcer sur le projet avant la commission de concertation programmée au 18 septembre. « Mais pour nous, il est totalement hors de question de toucher à l’hôtel van Eetvelde. C’est LA priorité absolue, la priorité des priorités. » Car un risque pour le patrimoine existe, si les travaux ou le creusement de fondations engendrent des dégâts ou des fissures sur le van Eetvelde.

    « Le peu d’intérêt de l’Europe »
    « En tout cas, d’une manière générale, le vaste projet lancée par la Commission européenne traduit une chose : le peu d’intérêt que l’Union européenne a pour la capitale », déclare l’échevin.

    Michèle Goslar, auteure de « Victor Horta : l’homme, l’architecte, l’art nouveau », ne sous-estime pas non plus les risques. « L’hôtel est super protégé. On pense souvent que mettre quelque chose derrière ou à côté ne fait pas de dégâts. Mais en réalité, cela peut menacer le bâtiment existant, en fonction de la distance de la nouvelle construction, si on touche aux fondations. Rien ne dit que ce qu’on va construire à l’arrière ne va pas défigurer la façade arrière. Horta mettait le plus grand soin à ses façades avant mais également à ses façades arrière. Horta installait à l’arrière des escaliers avec des matériaux en verre pour que la lumière pénètre. Si on met un bâtiment derrière, cela va tout à fait assombrir la façade arrière. C’est déjà une conséquence grave. »

    Un chantier « respectueux »
    Nous avons contacté le bureau d’architectes de la Commission, Roose Partners Architects. « Il s’agit d’une rénovation lourde avec une remise aux normes du bâtiment existant mais respectueuse de la façade et des fondations qui jouxtent l’hôtel van Eetvelde. Nous n’envisageons par exemple plus de descendre de niveaux », répond Serge Roose. « Nous envisageons par contre de protéger la toiture et tous les éléments qui jouxtent le bâtiment Horta. » Roose Partners Architects dit également collaborer étroitement avec la Direction régionale des Monuments et Sites, qui veille à la préservation du patrimoine architectural bruxellois.

    #Architecture #Bruxelles #Art_Nouveau #Victor_Horta #patrimoine #urbanisme #UE #union_européenne #privilèges #privilégiés #bruxellisation



  • Bruxelles va accueillir une cinquième école européenne Belga - 28 Juillet 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_bruxelles-va-accueillir-une-cinquieme-ecole-europeenne?id=9982921

    Le gouvernement fédéral va libérer 50 à 70 millions euros pour la construction d’une nouvelle école européenne, qui s’installerait sur l’ancien terrain de l’OTAN à Evere, rapporte De Morgen samedi.

    Au total, 2.500 élèves pourraient suivre des cours dans cette institution, confirme le cabinet du ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA), responsable de la Régie des bâtiments. L’initiative fait partie du pacte pour l’investissement stratégique.

    Quatorze écoles européennes existent déjà dans l’UE, dont cinq en Belgique (quatre à Bruxelles). Les publics cibles sont les enfants de fonctionnaires européens, qui peuvent bénéficier de l’inscription gratuite et de la priorité. En théorie, les enfants « locaux » ou de parents expatriés sont les bienvenus, mais la politique d’inscription de l’Autorité centrale des inscriptions est assez stricte.

    Le cabinet du ministre Jambon vise la rentrée 2019 pour l’ouverture de l’école européenne. 

    #école #privilégiés #privilège #inégalités #europe #UE #union_européenne #oligarchie #oligarchies #multinationales #entre_soi


  • On veut bien être gentils ... Mais quand on suit la piste des privilégiés aux alentours de la métropole lilloise, nous n’arrivons pas en gare, plutôt dans les quartiers bourgeois du triangle BMW ( Bondues Wasquehal Marcq-en-Baroeul ).

    Bourgeois ? C’est en effet sur les traces de la bourgeoisie que le 4eme épisode d’ On passe au Rouge , s’est arrêté.

    https://www.youtube.com/watch?v=pKkliP8-RoM

    On passe au rouge est diffusée tous les 3eme lundis du mois de 8 à 9h sur les ondes de Radio Campus Lille @bce_106_6 .

    #bourgeoisie #privilégiés #mulliez #Motte #columbo #familles-patronales-du-Nord #série #classes_sociales #classe_en_soi #classe_pour_soi #entre_soi #licenciement


  • Orléans : le maire multiplie son indemnité par 4
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/06/23/97001-20170623FILWWW00116-le-maire-d-orleans-multiplie-son-indemnite-par-4.

    Lundi dernier, au lendemain du deuxième tour des législatives, les élus de la ville d’#Orléans (Loiret) ont été amenés à se prononcer sur l’indemnité du maire LR de la commune, #Olivier_Carré, lors du conseil municipal, comme le raconte France Bleu Orléans. Avec la loi sur le non-cumul des mandats, l’ancien-député maire a dû choisir entre son mandat exécutif et son mandat de parlementaire. Il a opté pour son rôle local et a donc abandonné son siège à l’Assemblée pour cette nouvelle législature. Sans toutefois vouloir abandonner le niveau de revenu qui était le sien jusqu’alors.

    Jusqu’à présent, Olivier Carré touchait 958 euros mensuels en tant que maire et 1500 euros en tant que vice-président de l’Agglomération (tous les chiffres sont en net). Il ne pouvait toucher davantage en raison du plafonnement de la rémunération des élus en cas de cumul. À ces indemnités d’élu local s’ajoutaient 5600 euros d’indemnité parlementaire. Total à la fin du mois : un peu plus de 8000 euros.

    Le fait de quitter son poste à l’Assemblée a donc entraîné une perte de revenus importante pour Olivier Carré, en même temps qu’il a mis fin au plafonnement des indemnités locales, puisque son mandat est désormais uniquement exécutif. Le maire a donc mis à l’ordre du jour du conseil municipal une revalorisation de son indemnité.

    La démarche est compréhensible. Mais c’est le niveau de revalorisation de ces indemnités qui n’est pas très bien passé du côté de l’opposition. Désormais, la nouvelle indemnité du #maire est fixée à 4120 euros. Auxquels s’ajoutent un traitement équivalent en ce qui concerne l’agglomération. Soit, à 300 euros près, le maximum légal, souligne le média local MagCentre Total à la fin du mois : 8000 euros toujours. Mais pour un seul type de mandat cette fois. L’opposition n’a pas mâché ses critiques.

    « Appliquons la même règle aux agents de la mairie d’Orléans, à tous les salariés qui perdent leur emploi ou qui changent de travail. Faisons en sorte que leur pouvoir d’achat ne change pas au cours de leur vie professionnelle. Ça n’est clairement pas le cas, alors pourquoi en serait-il autrement pour le maire d’Orléans ? », a ironisé l’élue socialiste Emmanuelle Matet. Un militant s’est quant à lui emparé de la question via un sondage : « Quelle rémunération vous semble juste ? », a-t-il demandé à ses abonnés sur Facebook. La majorité des votants situait ce niveau à 4000 ou 5000 euros

    #Privilégiés #Taper_dans_la_caisse


  • Lorsqu’une élue agresse des enfants en plein spectacle, on se doit de réagir LVDN - Bruno Mallet - 06/06/2017

    Vendredi soir, le Grand théâtre de Calais était comble pour la représentation de Qui de la femme ou de l’homme a le plus de plaisir ?, un opéra de couple interprété par Sanseverino et Cécile Richard, accompagnés par l’Orchestre symphonique du Pas-de-Calais.

    Comme il est d’usage, sept places avaient été réservées, au premier balcon, aux élus municipaux de Calais. À 20 h, heure du début du spectacle, deux de ces places étaient vides. Deux fillettes de 6 et 8 ans, enfants de l’un des musiciens, s’y sont installées, à proximité d’autres enfants et adolescents, également de la famille des artistes. À 20 h 30, une demi-heure après le début du spectacle (qui a duré en tout 1 h 15), la conseillère municipale Joëlle Lannoy et l’homme qui l’accompagnait sont arrivés. Selon des témoignages concordants, ils l’ont fait sans les égards ni la discrétion que leur imposant retard imposait et réclamé sans discrétion que les sièges soient libérés. _

    « Ils ont carrément poussé les filles et fait mine de s’asseoir dessus en martelant que c’était leurs places, témoigne le fils de Cécile Richard qui se trouvait juste à côté. Tous les gens autour ont été choqués par leur attitude. Je leur ai dit qu’ils n’avaient aucune éducation mais ce n’est pas allé plus loin parce que le spectacle se poursuivait. »

    « Ils ont carrément poussé les filles et fait mine de s’asseoir dessus en martelant que c’était leurs places. »

    C’est après le spectacle que le ton est vraiment monté. « L’homme a levé la main sur moi », raconte l’adolescent. « Après le spectacle, les enfants étaient bouleversés, explique Cécile Richard. Nous, on a fait un beau spectacle qui parle d’amour et pendant ce temps, des élus font régner l’insécurité dans la salle, c’est incompréhensible ».

    « L’ouvreuse nous a autorisés à le faire »
    Joëlle Lannoy explique de son côté que si elle et son compagnon ont rejoint ces sièges, « c’est parce que l’ouvreuse nous a autorisés à le faire. On ne nous a pas donné la possibilité de nous installer autre part, parce qu’il y avait énormément de monde. Et d’ailleurs les enfants qui occupaient nos places ont pu s’installer juste à côté et regarder le spe ctacle. » Joëlle Lannoy précise encore qu’elle s’est fait
    insulter à la sortie du spectacle  : « J’ai soixante-huit ans, je n’accepte pas de me faire insulter par un adolescent. C’est pour cela que mon ami a levé la main sur lui ». Selon d’autres témoins, les premières insultes et doigts d’honneur sont à mettre à l’actif de l’élue et de son accompagnateur…

    « Lorsqu’une élue agresse des enfants en plein spectacle, on se doit de réagir »
    Lundi, Dominique Guillot, le cadre de la direction de la culture du conseil départemental du Pas-de-Calais à qui l’on doit le montage de ce spectacle, a publié un post sur sa page Facebook pour revenir sur cet incident. « En principe le devoir de réserve s’impose mais lorsqu’une élue agresse des enfants en plein spectacle, on se doit de réagir » , écrit-il. _ « Votre compagnon m’a menacé physiquement, il est tout aussi vulgaire que vous et devrait disparaître de la vie locale que vous entachez par votre présence »
    , poursuit-il à l’attention de Joëlle Lannoy. L’attitude de Joëlle Lannoy et de son compagnon a choqué.

    Source : http://www.lavoixdunord.fr/173706/article/2017-06-06/reclamant-qu-lui-cede-une-place-une-elue-municipale-fait-du-grabuge-au-

    #Calais #élus_municipaux #France #Violence_sur_enfant #privilégiés #agression #Joëlle_Lannoy #tout_permis #culture #conseil_départemental_du_Pas-de-Calais


  • Les sports d’hiver, une pratique de #privilégiés
    http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=1384

    Les sports d’hiver occupent-ils une place aussi grande dans les #médias parce que le tourisme est un enjeu économique important et que le #ski fait partie des pratiques de l’univers des journalistes ? Il suffit qu’une fraction très réduite de la #population se déplace pour alimenter en reportages sur les embouteillages télévisions et radios, en complet décalage avec les pratiques de l’immense majorité de la population. La fréquentation des stations se maintient pour une raison simple : les catégories qui profitent de la neige ne sont pas concernées par la montée du chômage et la baisse des niveaux de vie.

    #inégalités


  • Un appel de 60 personnalités contre le « Hollande bashing » Maxime VIVAS - 20 Novembre
    https://www.legrandsoir.info/un-appel-de-60-personnalites-contre-le-hollande-bashing.html

    Extraits de leur manifeste où sont par ailleurs louées les réussites du président (1) : « Nous, artistes, sportifs et créateurs, penseurs, chercheurs, entrepreneurs et citoyens indépendants, dénonçons cet acharnement indigne qui entraîne le débat politique dans une dérive dangereuse pour la démocratie…. François Hollande a droit au respect comme tout citoyen, et comme président de notre République. »

    Premiers signataires : Agnès B., Catherine Deneuve, Benjamin Biolay, Juliette Binoche, Denis Podalydès, Irène Jacob, Sylvie Testud, Laure Adler, Patrick Chesnais, Gérard Darmon, François Marthouret, Dominique Besnehard, Jean-Michel Ribes, Mazarine Pingeot, Claudine Nougaret et Raymond Depardon, Andrée Zana Murat et Bernard Murat, Michel Rotman, Patrick Pelloux, Laurent Davenas, Gilles Achache, Gabriel Gautier, Marie d’Ouince, Bruno Masure, Dany Dan - Melopheelo - Zoxea, Layla Metssitane, Touria Benzari, Emilie Chesnais Laurent Hébert, Bertrand Van Effenterre, Anna Medvecsky, Gaëlle Bayssière, Fethi Benslama, Pierre Douglas, Rachid Benzine, David Kodsi, Florence Muracciole, Stephane Distinguin, Jean Minondo, Yohann Diniz, Jean-Philippe Derosier, Sakina M’sa, Éric Dussart, Évelyne Schapira, Philippe Lemoine, Nicole Baldet, Anne Baveray, Rachel Khan, Michel Cantal-Dupart, Anne-Carole Denès, Yves Denès, Gerard Cicurel, Gisela Blanc, Mathieu Sapin, Françoise Huguier, Édouard Brézin, Julie Saavedra, Alex Menu, Pierre-Emmanuel Guigo, Jean-Philippe Derosier, Leïla Grison, Alexandre Leroy, C215, Dominique Miller, Christian Zerbib, Christiane Hessel…

    On les comprend puisque, comme ils le disent « cet acharnement indigne […] entraîne le débat politique dans une dérive dangereuse pour la démocratie » , contrairement sans doute à l’Etat d’urgence, au 49-3, à la criminalisation de l’action syndicale, au fichage des citoyens, aux tentatives de faire voter la déchéance de la nationalité, à la sur-médiatisation du FN, à la plongée de 9 millions de citoyens dans la pauvreté, à la multiplication des milliardaires, à l’écoeurement généralisé qui s’exprime par la désertion des urnes .

    Et puis, le parti du président a de l’humour, comme en témoignent ces outils de propagande (du cynisme, vous croyez ?) :


    Heureusement, les signataires de l’appel, conscients et informés, ne vont pas en rester là 
Laure Adler va probablement démissionner de France Inter, qui ne confond pas radio d’Etat et officine politique. Un des journalistes phare d’un hebdo qui fut « bête et méchant » ne fait que rembourser sa dette à François Hollande qui lui a attribué la Légion d’honneur et qui a fait débloquer un million d’euros pour Charlie Hebdo. Jean-Michel Ribes, va désormais refuser pour son théâtre l’argent ponctionné annuellement dans les poches des Français (de toutes obédiences) via le Ministère de la Culture et la Mairie de Paris. Dans l’exercice de ses activités, aucun de autres signataires n’a reçu d’aide de l’Etat (c’est-à-dire, de nous tous).

    Ces adversaires du « Hollande bashing » vont signer un de ces quatre une pétition contre le « chômeur bashing », le « salarié bashing », le « stagiaire bashing », l’« enseignant bashing », le « retraité bashing », le « SDF bashing », le « migrant bashing », le « musulman bashing » le « gréviste bashing », le « manifestant bashing », le « sécurité sociale bashing », le « SMIC bashing » le « RSA bashing », le « Code du travail bashing », le « 35 heures bashing », le « retraite à 60 ans bashing », le « Tribunal des Prud’hommes bashing », le « Mélenchon bashing », le « CGT bashing », etc.

    Mieux : les 60 s’indignent (en secret pour l’instant) que le pouvoir solférinien s’acharne dans un « Stéphane Guillon bashing » et tous sont (discrètement) solidaires de l’humoriste impudent qui a bizarrement subi trois contrôles fiscaux en six mois.
    Fassent le ciel, Michel Sapin et Bercy, que cela leur soit épargné.
    Maxime Vivas


    (1) http://www.lejdd.fr/Politique/Deneuve-Binoche-Biolay-Une-cinquantaine-de-personnalites-disent-stop-au-Hollan

    #PS #françois_hollande #bashing #propagande #jet_set #privilégiés # #élites #classes_sociales #classe supérieure #establishment #conformisme #système #stupidité_structurellement_induite #éduqués_supérieurs


  • Sidéré je m’efforce de lire les messages de certaines et certains auteurs Seenthis.
    Pourtant elles et ils sont violents, grossiers, certains de leur fait. Une surtout qui parle de ses deux enfants avec une brutalité renversante, une vulgarité digne d’un soudard, paraissant leur reprocher d’être des garçons ? Comment comprendre ? On se prend à espérer qu’ une douleur dissimulée explique ces affreuses fanfaronnades.

    • « riche » ? Bien balancé, certes ( et même en pleine gueule) mais riche de quoi ? Mépriser ainsi sa progéniture ? Je n’y vois que la cruauté de l’impuissance, des termes pour salir...

    • Ces remarques là (j’imagine que tu causes de billets de @povrs, si je me gourre tu préciseras) j’y vois plutôt de l’exigence et pas du mépris. "L’amour" (maternel compris) ça permet de tartiner. Là le choix est inverse il me semble (autrement que Rilke conseillant au "jeune poète" de ne pas écrire de poème d’#amour). #Ne_pas parler d’amour peut permettre d’être plus juste, et puis il y a là une forme de pudeur. Et la lecture des post l’indique bien, et pas seulement en creux, (" Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour. », dit-on).
      Comme disait un Gilles, méfiance avec les gros mots, les gros concepts...

      Je trouve plus emmerdant pour ma part, je l’ai indiqué, que cette sorte de retenue là ne soit pas aussi à l’oeuvre dans l’analyse sociale, politique. Avec une #binarité (vrais #pauvres et pas vraiment pauvres, par exemple) ou le reprise de gros concepts de l’idéologie dominante (#classes_moyennes), d’évidences non mises en cause et qui ne mènent selon moi à rien d’autre, dans les conditions actuelles, qu’à reconduire la balkanisation, l’atomisation capitaliste.

    • Il faudrait que j’aille relire le billet qui te choque, mais le jour où, je n’ai pas ressenti de haine ou de mépris pour ses enfants. Juste j’ai lu cette dénonciation de ce système qui fait que le privilégié ne pourra jamais comprendre ce que les autres (les non-privilégiés) lui reprochent. Bref, je n’ai pas lu de mépris pour sa progéniture comme tu sembles l’exprimer.

      Ceci dit, ce qu’elle vit me fait penser à la merde dans laquelle on a pataugé quand j’étais gamin. Ce n’était pas à ce point. Mais les combats étaient les mêmes. Mère seule, deux fils à élever, boulot de merde.

    • Tu dois avoir raison, @colporteur , je l’espère. Il n’est pas nécessaire et souvent menteur de parler d’amour, ( j’imagine ici que tu parles de « minauder », )c’est vrai, reste étrange pour moi ce type de vidange-provocation ( car je n’y vois pas de retenue, « pudeur » dis-tu sans crainte) et j’ai du mal à en percevoir l’exemplarité -et le profit dans le domaine social et politique.
      J’ai bien lu derrière ces imprécations une revendication « sociale » que je mets entre guillemets car cogner ainsi à côté me parait sans enseignement... Je regrette d’ailleurs d’avoir employé le mot vulgarité , brutalité conviendrait mieux
      Si l’envie t’en prend, @colporteur, développe un peu, je te lirais avec intérêt.

    • j’ai lu ce message, qui m’a fait rire d’abord (il y a aussi beaucoup d’humour (noir) là), et qui m’a rappelé les macho-feintes d’ado que j’utilisais pour esquiver la vaisselle... Plutôt pas mal dit tout ça, me suis pas sentis un pét’ agressé, plutôt du genre : ouais-c’est-vrai-’tain et voilà, c’est bien de le dire. Point. Je l’ai même envoyé à ma mère... Mais là, je trouve vraiment pas poli, et plutôt vraiment violent, de parler de quelqu’un comme ça, indirectement, en douce, façon hm hm, ça sent pas bon cette "vidange", cette "une surtout" pourrait-elle à tout hasard mieux articuler son propos dégueu, nous sommes tout de même sur Seenthis, j’attendais un peu de retenue et de réflexion... Effectivement psychanalyse sauvage et pour le coup vraiment bien plus crade et grossière (nan mais « être des garçons » qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire, à part que rien ne changera jamais ? (Dans la famille gros concept, je voudrais « être des garçons » s’il vous plaît))... Beaucoup de condescendance, de violence et de mépris là-dedans. Typiquement le genre de truc que ma mère s’est entendu dire presque tout sa vie... Pas glop du tout cette envie d’entresoi sur un truc ouvert il me semble... C’est pas pour distribuer les bons points, mais au moins Colporteur cherche le dialogue (et directement), avec de vrais arguments...

    • @tintin, merci pour les fleurs m’enfin après quelque temps ici, je suis pas du tout certain d’arriver à des échanges heureux (y compris pour cerner des désaccords sans toujours s’embarrasser de « bonnes manières »). Dans ce cas, je suis intéressé car j’ai découvert ailleurs @povrs, était content qu’elle débarque ici car j’apprécie bcp nombre de ses propos, bien que je sois aussi en désaccord sur plein de points qui me paraissent décisifs, sans trop savoir comment nourrir un échange à ce sujet.

      du coup, j’avais fait un machin indirect et mal ficelé, sur les classes moyennes
      http://seenthis.net/messages/374035

      et là de suite j’en découvre un autre de 2011 à ce sujet (avec du Wauquiez dedans)
      http://seenthis.net/messages/41883

      Pourquoi ? parce que je me rappelle que l’on entendait « mange ta soupe, il y a des Biaffrais qui meurent de faim », qu’on entend que les retraités sont comme les chômeurs des « parasites », que la concurrence dans le malheur fait prospérer la #misère, économique, existentielle, politique. Depuis on a trop bien vu comment chacun est invité à trouver au plus près son et ses #privilégiés, une distrayante activité d’#évaluation permanente qui recouvre de son bruit de fond, ponctue de ses percées les plus haineuses et ressentimentales une acceptation tacite de l’ordre social. On est supposé se venger comme ça de l’impuissance collective.
      Le capitalisme capture des affects et des désirs (il ne fait pas qu’exploiter le travail). Et c’est une de ses réussites que de canaliser ainsi l’hostilité à ce qui existe, la société du capital, pour en faire un des ressort de son maintien. Cette société fait la guerre à la population, y compris en brouillant sans cesse à son profit la distinction ami/ennemi... (cf. aussi le succès du complotisme)

      @paulo, sur l’aaaamour, faudrait peut-être regarder quelques critiques féministes :) on peut pas réifier à pertes de vue les relations, le concret, derrière des catégories aussi massives à perte de vue. Et oui, il n’y pas de pensée sans violence, sans nécessité, en bisounoursant tout ça, on pense plus rien. @povrs donne ailleurs une réponse directe sur la "#dévotion_maternelle
      http://seenthis.net/messages/375058

      sinon, sur les différents politiques avec @povrs j’aurais du mal à développer sans moultes pérégrinations et digressions, ou pire, renvoi à des citations qui seraient supposée m’économiser le soin de formuler, mais j’essayerais (...) d’y revenir ; par delà le dialogue, ça pose d’énormes problèmes politiques, bien plus durs, généraux, et dont je sais pas comment ils pourraient être posé de façon maniable, de façon à faire jouer quelque chose contre l’actuel, à gagner de la marge de manœuvre, un peu d’espace.

    • me semble qu’on en apprend plus en un billet cinglant de @povrs qu’en cinq thèses sur la pauvreté - et l’#humour_noir est une sacrée manière de résister quand tout s’acharne à te plonger la tête sous l’eau

      me choquent beaucoup, a contrario, les multiples blogs tout plein d’amour maternel qui reproduisent et justifient avec une touchante tendresse les violentes inégalités de classe ou de genre

      et je rejoins l’opinion de @tintin sur le procédé méprisant de faire appel à l’entre-soi : si on n’est pas d’accord, et les clashs arrivent régulièrement, on le dit à la personne concernée et tou⋅te⋅s celles et ceux qui veulent s’en mêlent

    • Voilà, quand je disais riche et bien balancé, ça rejoint à mon sens ce que dit @intempestive. La forme choque sans doute, mais le fond se tient, et à chaque fois, tu as une thèse derrière. Y-en a combien des gens capables de t’expliquer cette histoire de privilèges ? Là, c’est bien expliqué, et c’est illustré :-D Les autres billets, pareil. On est d’accord, c’est pas propre comme du journalisme. Mais c’est à mon goût au moins aussi intéressant que du Vive le Feu... s’il s’agit de comparer avec une autre forme d’écriture peu orthodoxe.

    • @povrs le seuil de pauvreté n’est qu’une #convention, et il y en a plusieurs, c’est un pourcentage du revenu médian disponible.
      (En France, un #individu est considéré comme pauvre quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 828 euros ou 993 euros selon le seuil de pauvreté adopté."). La question qui est pauvre, elle se pose, si c’est sur le mode de l’accusation (faux pauvres), c’est un appui à tous les dénonciateurs d’assistés de profiteurs, à tous ceux qui veulent faire croire que c’est la richesse qui fait défaut, alors que c’est la politique qui manque.

      La politique c’est justement ce qui détermine les conventions, un rapports de forces.

      Tu réponds guère à ce que je disais par ailleurs mais pour reprendre ton exemple, une femme mère vélib de deux enfants qui touche 2500 boules (près de 1000 boules au-dessus du revenu médian), ben si elle est en CDD et que c’est à Paris, ça a rien d’évident, pas du tout, du moins je crois (sauf bonne pension alim, patrimoine, black).

      J’ai aimé les mouvements de chômeurs et précaires dans les moments ou personne n’y était trop assigné à une place, où les différences, les disparités donnaient lieu à un style d’intervention aiguisé, ouvert, une composition de forces. Puis, il y a eu des gens pour dire que à moins d’être au minima (ce qui était aussi mon cas à cette époque, c’est chronique) on était trop « privilégié », par exemple en touchant une alloc chômage. Un poujadisme du pauvre, typique de la défaite, passée et à venir. C’est rester sur le terrain indiqué par Jospin en 1998, lorsque disant « je préfère une société de travail à l’assistance », il a joué le travailleur pauvre (imaginaire) contre le chômeur (imaginaire).

      Déjà dans les années 80 il y avait dans les mouvements de chômeurs de l’époque une propension a considérer les ceusses « ayant » un emploi comme des privilégiés. On les connait les emploi non ? Il est où le privilège ? Pas partout.

      A part ça, ayant été un bout de temps au RMI (avec un loyer en sous loc) sans APL je ne sais même plus comment j’y arrivais à l’époque, à deux ou trois sources bien trop annexes près. Et pourtant je suis au RSA depuis un bout de temps à nouveau.
      L’imagination sur comment sont ou font les autres, ça marche encore moins bien dans pas mal de cas, sauf « enquête », analyse concrète des situations concrètes.

    • @colporteur dit : « Et oui, il n’y pas de pensée sans violence, sans nécessité, en bisounoursant tout ça, on pense plus rien. »
      Non. Il y a de la pensée sans violence, surtout quand on évoque les violences sociales et c’est même celle qui fait avancer chacun. ( toutes les _réactions_ou presque sont des jugements expéditifs, oui. ) Cet échange est une empoignade dans laquelle chacun aimerait me foutre sur la gueule.
      Quant à « l’entre-soi » évoqué, c’est hors de propos, procès d’intention. Je ne connais personne, je pose des questions.

      Colporteur, tu as résumé la question, je te cite :
      « la concurrence dans le malheur fait prospérer la #misère, économique, existentielle, politique. Depuis on a trop bien vu comment chacun est invité à trouver au plus près son et ses #privilégiés, une distrayante activité d’#évaluation permanente qui recouvre de son bruit de fond, ponctue de ses percées les plus haineuses et ressentimentales une acceptation tacite de l’ordre social. On est supposé se venger comme ça de l’impuissance collective. »

      ça doit soulager ?

    • La honte et sa violence sont des causes de la pensée :

      « Un des motifs de l’art et de la pensée, c’est une certaine #honte_d’être_un_homme. L’écrivain qui l’a dit, redit, le plus profondément, c’est Primo Levi. Il a su parler de cette honte d’être un homme, dans un livre extrêmement profond puisque c’est à son retour des camps d’extermination. Il dit : quand j’ai été libéré, ce qui dominait, c’était la honte d’être un homme. C’est une phrase à la fois très splendide, très belle, et puis ce n’est pas de l’abstrait. C’est très concret, la honte d’être un homme. Mais ça ne veut pas dire nous sommes tous des assassins. Ca ne veut pas dire nous sommes tous coupables. Il dit : ça ne veut pas dire que les bourreaux et les victimes sont les mêmes. On ne nous fera pas croire ça. La honte d’être un homme, ça ne veut pas dire : on est tous pareils, on est tous compromis, etc. Mais ça veut dire plusieurs choses. [...]

      Cela veut dire à la fois : comment est-ce que des hommes ont pu faire ça ? DES hommes, c’est-à-dire d’autres que moi. Et deuxièmement, comment, moi, est-ce que j’ai quand même pactisé ? Je ne suis pas devenu un bourreau, mais j’ai quand même pactisé assez pour survivre. Et puis une certaine honte, précisément, d’avoir survécu à la place de certains amis qui n’ont pas survécu. Moi je crois qu’à la base de l’art, il y a cette idée, ce sentiment très vif, une certaine honte d’être un homme qui fait que l’art, ça consiste à libérer la vie que l’homme a emprisonnée. [...]

      Mais quand je parle de la honte d’être un homme, ce n’est pas seulement au sens grandiose de Primo Lévi. Chacun de nous, dans notre vie quotidienne, il y a des événements minuscules qui nous inspirent la honte d’être un homme. On assiste à une scène où quelqu’un est un peu trop vulgaire, on ne va pas faire une scène, on est gêné, on est gêné pour lui, on est gêné pour soi puisqu’on a l’air de le supporter. Et là aussi, on passe une espèce de compromis. Et si on protestait en disant « mais c’est ignoble ce que tu dis ! » ? On aurait l’air de faire un drame... On est piégé, on éprouve alors, ça ne se compare pas avec Auschwitz, mais même là, à ce niveau minuscule, il y a une petite honte d’être un homme. »

      Abécédaire de Gilles Deleuze.

      On pense depuis des contraintes, une violence. La béatitude, c’est ne pas penser (transe, télé, médiation, sport, peu importe ici) autre chose que la béatitude et les moyennes d’y parvenir ou de l’accroître.

      Le post sur le dévouement maternel le montre bien, être féministe et devoir admettre que d’autres, sans théories explicite, « s’en sortent mieux » de la culpabilité, du travail de reproduction (production de travail vivant, par exemple l’élevage des enfants). Voilà un truc brutal.

      Ce qui est brutal autrement, c’est d’en arriver à des justifications du genre « moi aussi je sais ce que c’est que d’être pauvre » ou puisque me dit que j’aime pas mes enfants, je vais monter que j’en suis l’esclave pour que cela soit difficile à soutenir" (alors que la démonstration d’amour - qui comme la révolution dans la chanson est la sans être nommée, pudeur, superstition ? mais aussi précaution : que le mot ne vienne pas tenir lieu de...) à déjà été donnée par divers post de povrs.

      Y a pas d’empoignade, juste deux personnes qui ont eu l’amabilité de dire que ce n’est pas élégant de parler de quelqu’un sans s’adresser à la personne concernée. C’est une attitude empathique. On peut le dire autrement, en terme juridique, « principe du contradictoire ».
      Mais c’est aussi comme de parler de quelqu’un qui est là, présent, à la troisième personne. Si on est trois au troquet et que je te dis du 3eme, « il parle avec brutalité », il n’y a que deux possibilités, soit c’est une forme de connivence entre les trois locuteurs qui ponctuellement s’expriment comme ça, acceptent que l’un des locuteurs cause comme ça, par exception, soit c’est à l’inverse effectivement un entre soi brutal pour le coup, où on est passé de de trois à 2, l’un des présent étant nié.
      Il était là l’entre soi, pas dans le fait de « se connaître » ou pas.

    • @povrs et donc on va évaluer l’urgence de chacun⋅e, un⋅e par un⋅e, on va se donner un ticket avec un numéro, et ensuite on attend notre tour ? :)

      (arg… on risque d’attendre longtemps avant les milliards de gens non-occidentaux dont on a pourri la vie - oui toi aussi, le pauvre - et qui auront un ticket avant nous.
      ben oui si on se met à s’évaluer et se concurrencer entre pauvres, c’est ça que ça donne.)

      ou bien on essaye de s’organiser dans la majorité qui vit plus (les vrais pauvres ?) ou moins (les faux pauvres ?) dans la même merde, contre celleux qui n’ont vraiment que des privilèges [1], ainsi que contre la manière de vivre actuelle en général ?

      [1] je ne parle ici que des privilèges de classe sociale évidemment, je n’oublie pas, quelque soit la classe, les autres privilèges (genre, race, handicap, etc)

    • Encore cette histoire de classemoyenne. Le truc c’est que pour l’instant, par rapport à ce que j’ai lu, on a l’impression que pour toi ya « pauvres-(seuildepauvreté)-classemoyenne-(seuildejesépakoi)-riches », et que ça, avec le truc du milieu énorme.

      Un⋅e prolétaire smicard⋅e ça a pas d’impôt que je sache. Et à ta manière d’écrire on a l’impression qu’illes font partie des sales bourgeois à étriper, et qu’il n’y a aucune unité possible avec ces sales privilégiés de merde. Enfin perso je l’ai ressenti comme ça pour l’instant. Mais c’est peut-être que des maletears ou des smictears… :)

    • En fait, on oublie un peu qu’être pauvre, c’est se priver, c’est devoir gérer les privations. Mais il y a aussi être misérable. C’est quand la somme des privations attaque le noyau dur de la survie. La misère, c’est autre chose, c’est effectivement ne plus pouvoir avoir de vie sociale du tout, parce que pas assez pour bouffer, pour inviter à bouffer, pour aller bouffer, pour aller où que ce soit d’ailleurs, ne pas avoir d’autre activité concrète que de survivre.
      Moi, je suis pauvre et surtout précaire, ce qui est une autre sous-espèce. Des fois, j’ai du fric. Donc je n’en fais rien. Je le garde pour toutes les fois où je n’en ai pas. Pour durer jusqu’à la prochaine fois où j’aurai du fric, sans savoir quand ça arrivera ou si ça arrivera. Mais en moyenne, j’ai juste de quoi payer les factures au moment où elles arrivent. C’est déjà bien.
      Mais pas d’éponger un coup dur. Pas d’avoir des loisirs.

      Donc, ce n’est pas la misère. Mais c’est la pauvreté.

      Après, quand quelqu’un se trouve pauvre parce qu’il ne peut pas refaire sa cuisine ET partir en vacances à l’étranger, j’ai un peu envie de le baffer.

    • Après, quand quelqu’un se trouve pauvre parce qu’il ne peut pas refaire sa cuisine ET partir en vacances à l’étranger, j’ai un peu envie de le baffer.

      Et même que chez ces gens-là, on envie les pauvres (traduire par « chômeurs ») parce qu’ils gagnent autant que vous sans rien branler. Elle est pas belle la vie ?

    • Sauf que les smicard⋅e⋅s, illes sont pas forcément tou⋅te⋅s seul⋅e⋅s. Loin de là. Ça peut être pratique d’imaginer des choses sur les gens pour répondre, mais des fois ça rate. :)

      Au-delà de ces détails, mes remarques précédentes correspondaient à l’inverse d’un concours, puisque je ne cesse de dire que même avec des revenus différents ou des vies différentes (et je rejoins carrément la distinction de @monolecte juste avant, avec les mêmes baffes), quand on reste plus ou moins dans la merde, c’est quand même mieux d’essayer de s’unir un tant soi peu.

      Concurrence vs Coopération… toussa… (ce qu’on apprend pas à l’école quoi.)

      Bon et au dodo, parce que ya des gosses qui se lèveront tôt même si les adultes traînent sur le net trop tard. :)

    • Mise à part s’il a beaucoup de chance avec son loyer, le célibataire SMICard peut très bien être pauvre.
      Le truc, c’est les dépenses contraintes. Elles tuent les misérables, étranglent les pauvres et paupérisent une grande partie de ceux qui surnagent un peu au-dessus.
      Et le gros des dépenses contraintes et vachement sous-évaluées par l’INSEE et les autres, c’est le logement.

      Nous, on est bien : 30% d’efforts par rapport aux revenus du foyer. + le chauffage. L’hiver, on monte à... 60% d’efforts. Là, ça rigole moins. Sans l’électricité, la flotte et les assurances.
      Pour le logement, en vrai, toutes dépenses confondues, on est à 50% d’effort toute l’année. En se pelant les miches l’hiver. Le premier hiver, on a chauffé comme quand j’étais gosse, autour de 19-20℃. Là, on a eu du mal à payer.

      Ensuite, tu ajoutes le fait que si notre logement est moins cher, c’est parce qu’il est moins confortable, mais surtout, en pleine cambrousse. Donc, il faut absolument un véhicule pour faire... tout. Environ 20-25% d’efforts en conduisant au minimum (tu calcules toujours tes trajets pour faire le maximum de choses en un minimum de kilomètres. Et tu renonces à pas mal d’autres pour ne pas plomber la facture... comme aller voir tes amis un peu éloignés.

      Une fois qu’on a réglé les autres factures, comme la mutuelle, la cantoche et les autres putains d’assurances obligatoires qui sont juste du racket, parce qu’ils ont bien l’intention de ne rien te rembourser en cas de problèmes, ben c’est plus que serré pour la bouffe. Et rien d’autre ne passe.


  • Malgré la #sécheresse en Californie, 4 000 privilégiés ont accès à une eau gratuite et illimitée | Eco(lo)
    http://ecologie.blog.lemonde.fr/2014/05/29/ces-4-000-privilegies-de-californie-qui-ont-acces-a-une-eau-gr

    La sécheresse qui ravage la #Californie pour la troisième année consécutive est telle que les rivières sont au plus bas, de nombreux champs du « grenier des Etats-Unis » ont dû être mis en jachère et des restrictions ont été imposées aux particuliers. Cette situation extrême pourrait coûter 1,7 milliard de dollars au secteur agricole de l’Etat et mettre sur la paille 14 500 emplois selon une étude de l’université de Californie. Pourtant, dans cette guerre de l’eau, tous ne sont pas logés à la même enseigne. Des lois datant de plus d’un siècle, quand l’eau coulait à flot, permettent à près de 4 000 entreprises, exploitations agricoles et particuliers de consommer l’or bleu gratuitement et presque sans contrôle, d’après une enquête menée par l’agence de presse américaine Associated Press (AP).

    Ces #privilégiés, dont des grandes entreprises (Pacific Gas & Electric Co.) et même des administrations (telles que le San Francisco Public Utilities Commission) engloutissent plusieurs milliers de milliards de litres chaque année et détiennent plus de la moitié des droits d’usage des rivières et des ruisseaux en Californie, selon les deux journalistes Jason Dearen et Garance Burke, qui ont pu consulter les relevés de consommation consignés par la Commission de contrôle des ressources en eau de l’Etat.

    #eau #inégalités #aristocratie_moderne