• Estados Unidos llega a un acuerdo con la República Democrática del Congo para deportar a migrantes de terceros países

    Los Gobiernos de Estados Unidos y la República Democrática del Congo (RDC) llegaron a un acuerdo para la deportación de migrantes de terceros países desde el país norteamericano, informó este domingo el Ministerio de Comunicación congoleño. Las expulsiones comenzarán este mismo mes de abril, en lo que Kinsasa ha descrito como un “dispositivo de acogida temporal” que será “llevado a cabo respetando la soberanía nacional y las exigencias de la seguridad interior“, y no un “mecanismo de reubicación permanente” ni una “externalización de políticas migratorias”, según ha publicado el Ministerio en su cuenta de la red social X.COMMUNIQUÉ

    La #RDC met en œuvre, dès avril 2026, un dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers, dans le cadre d’un partenariat avec les États – Unis.

    Ce mécanisme, sans impact sur le Trésor public, s’inscrit dans le respect de la souveraineté nationale, des… pic.twitter.com/C76RXdkixPKinsasa ha asegurado que el país africano no asumirá la carga financiera de las expulsiones. “La gestión logística y técnica del dispositivo será garantizada por el Gobierno estadounidense a través de estructuras especializadas en los movimientos de personas en todo el mundo, que abordan tanto la migración regular como los desplazamientos forzados”, ha añadido el Ministerio congoleño.Desde su regreso a la Casa Blanca en enero del año pasado, el presidente estadounidense, Donald Trump, ha impulsado las expulsiones exprés y, a tal efecto, ha firmado acuerdos con varios países, entre ellos El Salvador, Esuatini (la antigua Suazilandia), Ghana, Ruanda, Uganda, Sudán del Sur y Guinea Ecuatorial, para la deportación de inmigrantes en suelo estadounidense. Como parte de su campaña de deportaciones masivas y con un gran secretismo, la Administración de Trump presionó a por lo menos 30 gobiernos de África para que aceptaran recibir a migrantes, de acuerdo con una investigación de The New York Times y la información que ha salido a cuentagotas desde esos países.Organizaciones de derechos humanos han pedido a los países africanos que rechacen pactos de expulsión firmados con Estados Unidos y han denunciado que los ya existentes exponen a cientos de personas a riesgos de detención arbitraria, malos tratos y devolución forzada a países donde podrían sufrir persecución o tortura.En medio de la polémica por las deportaciones masivas, que también ha sido criticada por la Unión Africana al criticar a Estados Unidos de externalizar la gestión migratoria a países con menos recursos, la RDC ha defendido que no se prevé ningún traslado automático y que cada caso será examinado de forma individual, conforme a las leyes del país y su seguridad nacional. El Gobierno congoleño ha señalado que tendrá “pleno control” sobre las decisiones relativas a la admisión, condiciones de estancia, retirada de estatus temporal y los mecanismos de retorno.Los migrantes deportados desde Estados Unidos serán trasladados en infraestructuras situadas en la zona metropolitana de Kinsasa, con el objetivo de garantizar un “seguimiento administrativo, de seguridad y humanitario eficaz”, según detalla el comunicado.El acuerdo, cuyas negociaciones adelantó Efe el sábado, coincide con un acercamiento entre ambos países para acabar con el conflicto en las provincias congoleñas orientales entre el Ejército de la RDC y el rebelde Movimiento 23 de Marzo (M23), apoyado por Ruanda. Desde 1998, el este de la RDC está sumido en un conflicto alimentado por numerosas milicias rebeldes y el Ejército, pese a la presencia de la Misión de Estabilización de las Naciones Unidas en la República Democrática del Congo (Monusco).La reanudación de los vuelos de deportación desde Estados Unidos a terceros países se activó después de que el Tribunal Supremo autorizara el pasado junio a Trump a efectuar estas expulsiones, un triunfo para su política de mano dura contra la inmigración. Un informe publicado el pasado febrero por los demócratas que integran el comité de Relaciones Exteriores del Senado de Estados Unidos muestra que Washington ha gastado más de 40 millones de dólares (unos 33,8 millones de euros) en deportar a 300 inmigrantes a terceros países en el último año.

    https://medios.mugak.eu/noticias/733413/noticia
    #Etats-Unis #USA #RDC #République_démocratique_du_Congo #migrations #réfugiés #expulsions #externalisation #pays-tiers #accord

    –—

    ajouté à la métaliste sur les tentatives de différentes pays européens d’#externalisation non seulement des contrôles frontaliers (https://seenthis.net/messages/731749), mais aussi de la #procédure_d'asile dans des #pays_tiers :
    https://seenthis.net/messages/900122

  • Décharges sauvages : la fabrique du doute de Nestlé Waters
    https://www.off-investigation.fr/decharges-sauvages-la-fabrique-du-doute-de-nestle-waters

    Les avocats de Nestlé Waters s’entretiennent avant l’audience préliminaire du procès du groupe suisse, au palais de #Justice de Nancy, le 23 mars 2026. | Photographie Jean-Christophe VERHAEGEN / AFP Au cours d’un procès rocambolesque, du 23 au 27 mars dernier, la défense de la multinationale Nestlé Waters #A, sur un simple vice de forme, mis à mal trois ans d’enquêtes accablantes concernant ses décharges sauvages dans les Vosges. Une manière aussi de mieux tordre la réalité d’une grave pollution aux microplastiques, documentée par plusieurs expertises dont celle qu’elle a mandatée avant d’en réinterpréter les résultats. C’était un procès très attendu. Devant […]Lire la suite : Décharges sauvages : la fabrique du doute de Nestlé Waters

  • Projet de loi « Ripost », nouvelle mesures fascistes contre les fêtes libres et autonomes
    https://ricochets.cc/Projet-de-loi-Ripost-nouvelle-mesures-fascistes-contre-les-fetes-libres-et

    « Réponses Immédiates aux Phénomènes troublant l’Ordre public, la Sécurité et la Tranquillité de nos concitoyens », c’est l’intitulé charmant du nouveau projet de loi de type néofasciste porté par le régime au pouvoir. Il y aurait pourtant beaucoup de choses qui troublent notre sécurité (commes les pollutions étendues aux PFAS, cadmium, pesticides, la précarité, la malbouffe, l’IA et ses mines désastreuses, la mal-logement, les féminicides, le réchauffement climatique, la destruction de la (...) #Les_Articles

    / Humour, ironie, satire..., #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire, Autoritarisme, régime policier, démocrature...

    #Humour,_ironie,_satire... #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://www.ldh-france.org/contre-le-renforcement-de-la-penalisation-de-lorganisation-de-rave-parti

  • Marine nationale : sauveteurs en alerte dans la Manche

    Des milliers de personnes tentent de traverser la Manche. Mais depuis un terrible naufrage en 2021 qui avait mis en cause les sauveteurs français, les #procédures ont été renforcées. Les patrouilleurs de la Marine sont chargés de protéger ces embarcations et de ne pas les intercepter. Sur #terre, les forces de l’ordre tentent d’empêcher les départs. Mais en #mer, la France et le Royaume-Uni ont un rôle de sauvetage. Ils vont tout faire pour éviter un naufrage des migrants ou une collision avec un cargo.

    https://www.tf1.fr/tf1/jt-20h/videos/marine-nationale-sauveteurs-en-alerte-dans-la-manche-01390914.html
    #marine_nationale #sauvetage #Manche #France #UK #Angleterre #armée #frontières #migrations #réfugiés #vidéo #La_Manche #Cross_Gris-nez #CROSS #frontière_maritime #frontière_terrestre #taxi-boat #à_voir #marine_militaire

  • Nestlé : des révélations journalistiques au beau milieu d’un procès
    https://info.mediapart.fr/optiext/optiextension.dll?ID=U0O5TR9I2sQoGAHUpSHFJtD82UfqMna1eU4wWtBVcqjV8Wkv

    Le #procès tant attendu par les associations locales a enfin débuté lundi. Mais il a commencé par un coup de théâtre. En raison de vices de forme dans la procédure, le tribunal a décidé d’écarter les analyses de pollution réalisées par des experts indépendants, qui relevaient des taux de particules de microplastiques exorbitants : jusqu’à 1,7 million de fois supérieurs à ceux relevés dans la Seine.

    Les représentants des associations sont stupéfaits, le procureur sonné : l’accusation est vidée de sa substance. Le parquet demande un renvoi immédiat du procès, le temps de procéder à de nouvelles analyses indépendantes. Le tribunal refuse. Le procès doit commencer.
    Mais Pascale Pascariello n’est pas venue à Nancy les mains vides. Depuis quelque temps, elle travaille sur des documents internes à Nestlé qu’elle s’est procurés au cours de l’année écoulée. D’une part, une note confidentielle interne. D’autre part, des analyses du laboratoire de #Nestlé sur les #microplastiques.

    La note confidentielle de juin 2022 dont elle dispose, que la multinationale s’est bien gardée de verser à la justice, reconnaît une infraction à la législation française, et chiffre à 60 millions d’euros les conséquences financières du nettoyage des sites.

    Si Pascale Pascariello ne l’a pas publiée auparavant, c’est parce qu’elle voulait « l’étayer ». Bien sûr, la note est très forte par elle-même. Mais pour asseoir sa démonstration, la journaliste aimerait publier simultanément les chiffres du laboratoire interne. Or, « en matière d’environnement, tout est très technique, tout prête à contestation. Je veux m’assurer que les données que j’ai ont été confirmées dans la durée, qu’il ne s’agissait pas de la pollution d’un seul jour ».

    Elle n’obtient cette confirmation que le jeudi qui précède l’ouverture du procès et envoie immédiatement ses questions à Nestlé.

  • Meta and YouTube designed addictive products that harmed young people, jury finds | Meta | The Guardian
    https://www.theguardian.com/media/2026/mar/25/jury-verdict-us-first-social-media-addiction-trial-meta-youtube?mc_cid=
    https://i.guim.co.uk/img/media/ad7abdf53572b6a299b623200cecd84634ed160c/412_16_2250_1799/master/2250.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&precrop=40:

    Meta and YouTube have been found liable for deliberately designing addictive products that hooked a young user and led to her being harmed, a jury ruled on Wednesday. Jurors found the tech companies to be both negligent and having failed to provide adequate warnings about the potential dangers of their products.
    Man looks
    Meta ordered to pay $375m after being found liable in child exploitation case
    Read more

    The jury awarded the plaintiff in the case damages of $6m, with Meta to pay 70% and YouTube the remainder. It took nearly nine days of deliberations for the Los Angeles jury to reach its verdict. This lawsuit, over social media’s alleged harm to young people, was the first of its kind to go to trial.

    Over the course of the six-week trial, which took place in Los Angeles superior court, jurors heard from top executives at Meta and YouTube, whistleblowers, expert witnesses on social media and addiction, and a 20-year-old woman at the center of the lawsuit, who has gone by the initials KGM for court proceedings.
    Family members of victims react to news that the jury has found Meta and YouTube liable.
    Family members of victims react to news that the jury has found Meta and YouTube liable. Photograph: Frederic J Brown/AFP/Getty Images

    KGM testified that she became addicted to YouTube at age six and Instagram at nine, which she said had deleterious effects on her wellbeing. By age 10, she said, she had become depressed and was engaging in self-harm as a result. Her social media use allegedly caused her to have strained relationships with her family and in school. When she was 13, KGM’s therapist diagnosed her with body dysmorphic disorder and social phobia, which KGM attributes to her use of Instagram and YouTube.

    “How do you make a child never put down the phone? That’s called the engineering of addiction. They engineered it, they put these features on the phones,” Mark Lanier, KGM’s lawyer said during closing arguments last week. “These are Trojan horses: they look wonderful and great … but you invite them in and they take over.”

    #YouTube #Addiction #Meta #Procès

  • #Adults Lose #Skills to #AI. #Children Never Build Them.
    https://www.psychologytoday.com/us/blog/the-algorithmic-mind/202603/adults-lose-skills-to-ai-children-never-build-them

    #AI-driven #cognitive #atrophy is recoverable. Cognitive #foreclosure may not be.

    Posted March 22, 2026 | Reviewed by Devon Frye

    Key points

    – Adults who #offload #thinking to AI lose capacity they built. Children may never build it at all.
    – When #students #process #information through the same model, the result may be similar minds.
    – Auditing AI output requires expertise the #child is still supposed to be developing.
    – In a study, #developers who delegated #coding to AI produced working #code but failed #conceptual #understanding.

  • Processo Hydra a Milano: al via il maxi procedimento contro l’alleanza tra mafie in Lombardia

    Si apre una nuova fase nella lotta alla criminalità organizzata in Milano. Il prossimo 19 marzo, nell’aula bunker di piazza Filangieri, prenderà il via il processo con rito ordinario nato dall’inchiesta “Hydra”, un’indagine che ha portato alla luce un sistema criminale radicato anche in Lombardia. Al centro del procedimento, un’alleanza tra organizzazioni mafiose storiche come camorra, Cosa nostra e ’ndrangheta, capaci di operare in sinergia per gestire affari e consolidare la propria presenza in territori economicamente strategici.

    Un sistema radicato tra economia e territorio

    Le indagini hanno evidenziato come le mafie siano riuscite a inserirsi in diversi settori produttivi, dall’edilizia alla gestione ambientale, passando per il tessuto imprenditoriale locale. Un radicamento reso possibile anche da zone grigie fatte di complicità, omissioni e paura. Il processo rappresenta uno dei più rilevanti celebrati in Lombardia dopo quello legato all’operazione “Crimine-Infinito”, segnando un passaggio cruciale per comprendere l’evoluzione delle organizzazioni criminali nel Nord Italia.
    La mobilitazione della società civile

    In occasione dell’avvio del dibattimento, associazioni, enti e cittadini si daranno appuntamento davanti al carcere di San Vittore per ribadire un messaggio chiaro: non restare in silenzio. L’obiettivo è rompere il muro dell’omertà e affermare una presenza attiva della società civile contro ogni forma di infiltrazione mafiosa. Una partecipazione che vuole rappresentare le comunità locali, spesso colpite da fenomeni criminali ma desiderose di riscatto.

    Nel processo si sono costituiti parte civile diversi enti istituzionali, tra cui Comuni, la Città Metropolitana e Regione Lombardia. Accanto a loro anche Libera, simbolo dell’impegno contro le mafie. Numerose realtà del territorio lombardo hanno deciso di sostenere l’iniziativa, seguendo da vicino le udienze e promuovendo attività di sensibilizzazione nelle scuole e nelle comunità locali.

    https://www.wikimilano.it/desk/news/processo-hydra-a-milano-al-via-il-maxi-procedimento-contro-lalleanza-tra-
    #Milan #Lombardie #Italie #camorra #ndrangheta #mafias #mafia #cosa_nostra #procès #hydra #justice #alliance #économie #territoire #Crimine-Infinito #Italie_du_Nord

    • Inchiesta Hydra, per il tribunale “il consorzio delle mafie” esiste: 62 condanne, 45 rinvii a giudizio. TUTTI I NOMI

      Il Tribunale di Milano ha messo nero su bianco un passaggio giudiziario di rilievo: in Lombardia esiste un “consorzio delle mafie”, una struttura criminale unitaria in cui cosa nostra, camorra e ’ndrangheta hanno operato insieme, condividendo strategie, affari e controllo del territorio. Hydra è un’alleanza stabile, non occasionale, finalizzata a spartirsi il mercato illecito nella regione economicamente più forte del Paese.
      La sentenza di rito abbreviato

      Il riconoscimento arriva con la sentenza emessa dal giudice Emanuele Mancini al termine dell’udienza preliminare del procedimento Hydra, uno dei più imponenti celebrati negli ultimi anni a Milano per numero di imputati, capi d’accusa e complessità investigativa. Secondo il Tribunale, la mafia a tre teste ha esercitato una capacità intimidatoria unitaria, incidendo sul tessuto economico lombardo attraverso traffici di droga, estorsioni, reati economici e attività di riciclaggio.
      Hydra, i numeri del procedimento

      Il procedimento ha riguardato 146 imputati per oltre 90 imputazioni. Le scelte processuali hanno portato a una frammentazione dei percorsi giudiziari: 56 imputati sono stati trattati in udienza preliminare, mentre 89 hanno optato per riti alternativi (80 giudizi abbreviati e 9 patteggiamenti).
      I rinvii a giudizio e i proscioglimenti

      Il processo proseguirà in dibattimento per 45 imputati rinviati a giudizio (tra loro il boss di Abbiategrasso, Paolo Aurelio Errante Parrino) davanti alla sezione VIII del Tribunale di Milano, competente per i reati di criminalità organizzata. Per questi soggetti non vi è alcuna sentenza: il giudizio di merito deve ancora essere celebrato. Tra le 56 posizioni esaminate in udienza preliminare, il giudice ha disposto 11 proscioglimenti ex art. 425 c.p.p., ritenendo che non vi fossero elementi sufficienti per sostenere l’accusa in giudizio.
      La sentenza per il rito abbreviato

      Per le 80 posizioni definite con giudizio abbreviato, il Tribunale ha pronunciato 62 condanne e 18 assoluzioni. In due casi l’assoluzione riguarda il capo 1 (associazione mafiosa) per non aver commesso il fatto; in altri casi l’assoluzione è stata parziale, limitata ad alcuni capi d’imputazione. La sentenza riconosce in modo esplicito la sussistenza dell’associazione mafiosa unitaria, sulla base di un imponente quadro probatorio, rafforzato anche dalle dichiarazioni di collaboratori di giustizia.
      Hydra, le condanne nel rito abbreviato

      Giovanni Abilone – 13 anni e 4 mesi
      Vincenza Albanese – 11 anni e 4 mesi
      Simone Aquilano – 2 anni e 4 mesi + 8.000 euro
      Francesco Bellusci – 4 anni e 6 mesi
      Salvatore Blanco – 6 anni e 2 mesi + 6.000 euro
      Samuele Bonanno – 12 anni
      Alessandro Bramonti – 10 anni e 6 mesi
      Domenico Brancaccio – 10 anni e 6 mesi
      Antonio Caldarelli – 1 anno e 4 mesi
      Pasquale Callipari – 2 anni e 4 mesi + 6.000 euro
      William Alfonso Cerbo – 5 anni
      Giovanni Cirillo – 10 anni e 10 mesi
      Alessio Ciulla – 6 anni + 10.000 euro
      Emanuela Colombo – 1 anno e 4 mesi
      Salvatore Coluccio – 2 anni e 6 mesi + 6.000 euro
      Filippo Crea – 14 anni e 8 mesi
      Giacomo Cristello – 11 anni e 2 mesi
      Aurelio D’Alia – 3 anni
      Vincenzo Deodato – 6 anni e 2 mesi + 6.000 euro
      Michele Destefano – 4 anni + 16.000 euro
      Antonio Dimiccoli – 6 anni e 2 mesi + 6.000 euro
      Giuseppe Fidanzati – 14 anni
      Stefano Fidanzati – 2 anni e 8 mesi
      Giuseppe Fiore – 7 anni e 1 mese
      Gianfranco Fontana – 5 anni e 4 mesi + 2.000 euro
      Antonio Galioto – 11 anni e 2 mesi
      Giovanni Gatto – 3 anni e 1 mese + 4.000 euro
      Antonio Grasso – 13 anni e 8 mesi
      Paolo Grasso – 7 anni
      Giada Jelimini – 3 anni e 2 mesi + 4.000 euro
      Alessandro La Cara – 5 anni + 10.000 euro
      Pietro Mazzotta – 13 anni
      Maurizio Menghetti – 3 anni e 6 mesi + 8.000 euro
      Luca Milano – 2 anni e 4 mesi + 6.000 euro
      Alessandro Molluso Illuminato – 4 anni e 4 mesi + 10.000 euro
      Francesco Molluso – 4 anni + 8.000 euro
      Alessandro Monti – 4 anni e 8 mesi + 10.000 euro
      Maria Assunta Morana – 1 anno e 4 mesi
      Ejll Mroshaj – 2 anni e 4 mesi + 6.000 euro
      Carmelo Oliveri – 4 anni e 9 mesi + 10.000 euro
      Bernardo Pace – 14 anni e 4 mesi
      Domenico Pace – 11 anni e 4 mesi
      Michele Pace – 12 anni
      Ignazio Panella – 3 anni e 6 mesi + 8.000 euro
      Daniele Papalia – 4 anni + 10.000 euro
      Riccardo Francesco Perversi – 3 anni
      Saverio Pintaudi – 3 anni e 6 mesi
      Giuseppe Pizzata – 14 anni e 4 mesi
      Orsola Polise – 1 anno e 4 mesi
      Maria Domenica Postu – 10 anni e 8 mesi
      Antonio Romeo – 3 anni e 8 mesi
      Massimo Rosi – 16 anni
      Andrea Michele Russo – 4 anni e 8 mesi + 10.000 euro
      Daniela Sangalli – 10 anni e 8 mesi
      Sergio Sanseverino – 13 anni
      Saverio Sergi – 2 anni e 4 mesi + 6.000 euro
      Giuseppe Sorce – 13 anni
      Giuseppe Spatola – 1 anno e 4 mesi
      Pasquale Filomeno Toscano – 11 anni e 2 mesi
      Elyas Velaj Kelmert – 3 anni e 2 mesi + 4.000 euro
      Mario Ventura – 4 anni e 1 mese + 6.000 euro
      Giuseppe Zavettieri – 4 anni e 1 mese + 10.000 euro

      Le assoluzioni

      Abd El Latif Mohamed Emam Hama – perché il fatto non costituisce reato
      Giuliano Anderlini – perché il fatto non costituisce reato
      Pasquale Antozza – perché il fatto non sussiste
      Manuela Aquilanti – perché il fatto non costituisce reato
      Salvatore Barra – perché non ha commesso il fatto
      Antonio Bassetto – perché il fatto non costituisce reato
      Claudio Cannizzaro – perché il fatto non costituisce reato
      Marco Cassago – perché il fatto non costituisce reato
      Luca Congiu – perché il fatto non costituisce reato
      Francesco Cutone – perché il fatto non costituisce reato
      Antonio Dimiccoli – perché non ha commesso il fatto
      Stefano Fidanzati – perché non ha commesso il fatto
      Irina Galy – perché non ha commesso il fatto
      Maria Rita Gennaro – perché il fatto non costituisce reato
      Antonio Guarnaccia – perché non ha commesso il fatto
      Maurizio Licari – perché il fatto non costituisce reato
      Marina Marino – perché il fatto non costituisce reato
      Gabriela Ohannesissan Girabaldi – perché il fatto non sussiste

      Rinviati a giudizio nel rito ordinario
      Rinviati a giudizio nel rito ordinario

      Sono 45 gli imputati rinviati a giudizio nel rito ordinario di Hydra. Per tutti loro il processo comincerà il 19 marzo alle 9,30 nell’aula bunker di Milano in piazza Filangieri.

      Rosario Abilone
      Gioacchino Amico
      Luca Baraldi
      Massimiliano Barbieri
      Francesco Berducci
      Susanna Bernardinello
      Rosario Bonvissuto
      Federica Buccafusca
      Michel Cantarella
      Pierpaolo Carta
      Giuseppe Castiglia
      Cristina Chinellato
      Diego Cislaghi
      Adriatik Coku
      Santo Crea
      Davide Cresta
      Gennaro Di Pierno
      Cristiano Donato
      Alfonso Doria
      Estebe Fiorenza Echezarreta
      Paolo Aurelio Errante Parrino
      Nicola Folino
      Luigi Gaudio
      Elia Gobbi
      Giovanni Gobbi
      Filippo Mancin
      Luca Manna
      Pietro Mannino
      Dario Nicastro
      Fabio Nicastro
      Francesco Nicastro
      Raimondo Orlando
      Roberto Paganin
      Christopher Perriccio
      Mafalda Poli
      Vincenzo Rispoli
      Claudio Scotti
      Vincenzo Senese
      Antonio Sorrentino
      Lorenzo Suraci
      Demetrio Tripodi
      Eduardo Maria Vestiti
      Giancarlo Vestiti
      Marika Vestiti
      Giuseppe Antonio Zinghini

      https://www.liberastampa.net/inchiesta-hydra-consorzio-mafie-esiste-62-condanne-45-rinvii-a-giudizi
      #noms

  • L’Actu des Oubliéǝs • SVI • EP7 • USA : ICE, le Nord se souvient
    https://ricochets.cc/L-Actu-des-Oublie%C7%9Ds-o-SVI-o-EP7-o-USA-ICE-le-Nord-se-souvient-9110.ht

    En mars, nous retournons aux États-Unis où la bataille fait rage contre l’ICE, en particulier dans les villes du Nord, héritières des luttes anti-escalavage, pour l’égalité des droits et plus récemment Black Lives Matters #Les_Articles

    / #Initiatives_d'habitant.e.s, #Politique,_divers, #Audio, #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire, #Occupations_et_blocages, #Luttes_sociales, #International, #Colonialisme_-_luttes_décoloniales

    https://audioblog.arteradio.com/blog/157476/podcast/270262/saison-vi-episode-7-usa-le-nord-se-souvient

  • #Lausanne : #violences_policières, « #discrimination structurelle » et question d’un examen indépendant

    La révélation de l’existence de groupes de discussion racistes au sein de la police municipale de Lausanne a relancé un débat que les personnes concernées et la société civile mènent depuis des années à la suite de plusieurs décès lors d’interventions policières, contre le profilage racial, la violence policière et la discrimination structurelle. Alors que les autorités municipales de Lausanne parlent désormais elles-mêmes d’un « problème structurel », une question fondamentale se pose pour les droits humains : les procédures juridiques existantes sont-elles réellement adaptées pour détecter et sanctionner efficacement la discrimination structurelle ?

    En août 2025 une procédure pénale révèle que des membres de la police municipale de Lausanne ont partagé pendant des années des contenus racistes, sexistes et antisémites dans des groupes WhatsApp. Le syndic de Lausanne, Grégoire Junod (PS), a réagi en parlant d’un « problème de discrimination systémique » au sein de la police. La ville a alors commandé une enquête externe. Le rapport publié en février 2026 a diagnostiqué des déficits structurels dans la direction, le contrôle interne et la culture organisationnelle de la police municipale de Lausanne (PML) et a qualifié la situation de « crise majeure ».

    Ces révélations ne constituent toutefois pas un événement isolé. Elles s’inscrivent dans le contexte d’une critique menée publiquement depuis des années contre les violences policières à caractère raciste dans le canton de Vaud. Les personnes concernées, leurs proches, la société civile ainsi que des chercheur·euse·x·s soulignent depuis longtemps que des préjugés racistes influencent l’action policière et que la violence grave et parfois mortelle exercée par la police ne doit pas être considérée comme la manifestation de simples cas isolés.

    Lorsque les autorités parlent aujourd’hui d’un problème structurel, une question fondamentale se pose : qu’entend-on exactement par « structurel » ? S’agit-il principalement de lacunes dans la direction, la culture et l’organisation interne ? Ou le problème concerne-t-il également les normes juridiques et les procédures mises en oeuvre pour examiner les actions de la police ?

    Le présent article part des événements qui se sont produits à Lausanne pour examiner les aspects juridiques et les lacunes de la protection contre la discrimination en droit suisse face au profilage racial et à la violence policière. Les procédures juridiques et les critères du droit en vigueur sont-ils appropriés pour rendre la discrimination structurelle visible, la sanctionner efficacement et la prévenir sur le long terme ? Si la discrimination est de plus en plus reconnue comme un phénomène structurel dans le discours politique, elle est en pratique souvent traitée par les juges comme une question de motivation individuelle et de cas isolés.

    Les affaires Wa Baile, Mike Ben Peter ou Roger « Nzoy » Wilhelm montrent que l’interdiction matérielle de la discrimination n’est pas le seul élément déterminant ; l’accès des personnes concernées à des procédures indépendantes, efficaces et conformes aux droits humains est tout aussi important. C’est précisément dans ce domaine que la Suisse continue de présenter des lacunes considérables.
    Le racisme sous-tend la violence policière

    Entre 2016 et 2025, le canton de Vaud a connu une recrudescence des interventions policières mortelles. Des personnes sont décédées dans le cadre de contrôles de police, de poursuites ou d’interventions exceptionnelles de la police dans des situations de problèmes psychiques. Parmi les cas connus, on peut citer Lamin Fatty, Hervé Mandundu, Mike Ben Peter, Roger « Nzoy » Wilhelm, Michael Kenechukwu Ekemezie et Marvin, 17 ans, récemment décédé, dont la mort a provoqué un grand choc parmi la population et a conduit à des manifestations.

    La plateforme de recherche Border Forensics recense au total 83 décès liés à des interventions policières en Suisse entre 1992 et 2025. Ce chiffre comprend les cas de violence physique exercée par la police elle-même, les décès dus à une aide d’urgence insuffisante ou non fournie, les décès lors de poursuites par la police, les décès en détention et les décès lors d’une intervention policière pour lesquels aucune information n’a été fournie sur les circonstances. Le canton de Vaud se distingue particulièrement dans ces statistiques. En même temps, une tendance claire se dessine : les personnes racisées, en particulier les hommes Noirs, sont touchées de manière disproportionnée. De nombreuses personnes victimes de violences policières sont également victimes d’inégalités de traitement non seulement en raison de leur appartenance ethnique, mais aussi en raison d’autres caractéristiques, comme un statut de séjour précaire, un statut social peu reconnu ou des problèmes psychologiques ou de consommation de drogues.

    Cette surreprésentation des personnes victimes du racisme et d’autres formes d’altérisation soulève des questions fondamentales : ce phénomène ne concerne pas seulement les interventions policières et leur proportionnalité, mais aussi les processus décisionnels qui les précèdent : qui est défini comme « suspect » ou considéré comme « dangereux » ? L’escalade policière commence souvent dès le moment où le choix des personnes à contrôler intervient, avec l’évaluation du danger qu’elles représentent ; c’est sur cette base que la police effectue des contrôles, planifie et intervient. Le degré d’« altérité » et de « dangerosité » qui leur sont attribués ont varié au fil du temps et continuent d’influencer toutes les institutions étatiques et leurs pratiques.
    Profilage racial, la problématique juridique

    Selon la perspective des sciences sociales et des droits humains, le « profilage racial » intervient lorsque la police choisit d’effectuer des contrôles ou d’intervenir sur la base des caractéristiques partagées par un groupe de population sans qu’un soupçon ne le justifie dans le cas particulier. Si un comportement identique est évalué différemment comme donnant lieu à des soupçons en fonction de l’apparence d’une personne, alors une inégalité de traitement pourra être juridiquement constatée.

    De telles pratiques touchent à des garanties constitutionnelles et aux droits fondamentaux. La Constitution fédérale interdit la discrimination fondée, entre autres, sur « l’origine » et la « race » (art. 8, al. 2 Cst.). La CEDH interdit également toute inégalité de traitement discriminatoire dans le cadre d’interventions étatiques (art. 14 en relation avec l’art. 8 CEDH). Si ces normes établissent des critères juridiques clairs, elles ne précisent pas manière d’identifier et de prouver des actes discriminatoires dans un cas concret.
    La discrimination, entre la norme et la pratique judiciaire

    La légalité des contrôles ou des interventions de la police n’est que rarement examinée par les tribunaux. Pour de très nombreuses personnes victimes de racisme, le « profilage racial » fait tout simplement partie du quotidien, tout comme d’autres formes d’inégalité de traitement et de microagressions. Souvent, les cas de discrimination par la police ne sont portés devant les tribunaux que lorsque les personnes concernées s’opposent à un contrôle ou à une mesure, par exemple parce qu’elles les jugent injustifiés et refusent d’obéir aux ordres, ce qui conduit souvent les fonctionnaires de police à porter plainte contre elles. Ces plaintes fréquentes sont souvent utilisées à mauvais escient comme moyen de pression contre les personnes concernées. Lorsque les interventions de la police font l’objet d’un jugement, les griefs concernant l’illégalité et la discrimination sont généralement traités séparément. Un contrôle peut être considéré comme disproportionné ou insuffisamment justifié sur le plan juridique sans pour autant être qualifié de discriminatoire. Le choix des cibles des contrôles policiers est considéré comme relevant du pouvoir discrétionnaire de la police et son examen se fait donc avec retenue ; il s’agit davantage demander si la police peut invoquer un motif compréhensible pour justifier l’intervention en question.
    Sur le plan juridique, la discrimination découle avant tout de la motivation individuelle des fonctionnaires concerné·e·x·s. Un contrôle est considéré comme discriminatoire s’il résulte d’une attitude raciste ou dénigrante, même si elle est due à des préjugés inconscients. Dans la pratique, cette preuve est toutefois difficile à apporter. Si un motif de suspicion plausible est reconnu, toute motivation discriminatoire est rejetée, et la question de savoir si un comportement identique chez d’autres personnes aurait également été considéré comme justifiant un contrôle n’est donc pas examinée de manière approfondie. Le cas de Mo Wa Baile en est un exemple frappant. À l’époque, la police avait déclaré que le contrôle avait eu lieu parce que Mo Wa Baile avait détourné le regard. Les tribunaux suisses n’ont jamais cherché à savoir si ce comportement aurait également conduit à un contrôle d’identité s’il s’était agi d’un homme blanc.

    Cette jurisprudence crée une asymétrie structurelle en matière de fardeau de la preuve : les personnes concernées doivent démontrer que des facteurs discriminatoires ont joué un rôle, tandis que la version de la police constitue souvent une base pour l’évaluation juridique. Les conséquences pénales ou disciplinaires sont donc rares ; à ce jour, aucune condamnation pénale pour motivation raciste d’une intervention policière n’a été prononcée en Suisse.

    De plus, même si un contrôle est jugé illégal a posteriori, les personnes contrôlées doivent s’y soumettre au moment de l’intervention (voir BGE 6B_393/2008, 6B 395/2008/sst E.2.1 / BGE 132 II 342 E. 2.1). Tout refus peut avoir des conséquences pénales, malgré la constatation ultérieure de l’illégalité du contrôle.

    L’affaire Wa Baile montre les conséquences concrètes de ce problème structurel. En 2020, le tribunal administratif de Zurich a certes constaté l’illégalité du contrôle d’identité, mais n’a pas retenu de motif discriminatoire. La décision d’effectuer un contrôle policier a été jugée insuffisamment motivée, mais n’a pas été considérée comme une inégalité de traitement au motifs racistes.

    En 2024, la Cour européenne des droits de l’homme (CrEDH) est parvenue à une conclusion différente. D’une part, elle a constaté que les instances suisses n’avaient pas examiné efficacement l’allégation de discrimination et a confirmé une violation de l’article 14 de la CEDH en lien avec l’article 8 de la CEDH. La question déterminante n’était pas celle de savoir si certain·e·x·s fonctionnaires de police avait une intention raciste, mais si la procédure était appropriée pour examiner efficacement une allégation de discrimination. D’autre part, la CrEDH a également renvoyé à une jurisprudence antérieure qui stipule clairement que lorsqu’une inégalité de traitement est rendue plausible (sufficient prima facie evidence), le fardeau de la preuve visant à déterminer si un contrôle ou une intervention était légal et non discriminatoire incombe à l’État.

    Le jugement déplace ainsi l’accent : le droit à un examen efficace et indépendant est tout aussi pertinent que l’interdiction de la discrimination au regard des droits humains. La Cour a ainsi reconnu que l’interdiction de la discrimination n’est applicable en pratique que si les procédures judiciaires sont capables d’appréhender les contextes structurels.

    Le cas Wilson A. à Zurich montre que ce problème ne se limite pas à la violence policière entraînant des décès. En 2009, Wilson A. et son ami ont survécu à une escalade de violence lors d’un contrôle de police à caractère raciste. Wilson A., qui avait subi auparavant une opération cardiaque, a été étranglé et gravement blessé par les coups de matraque et de genoux que leur ont donné plusieurs fonctionnaires de police ainsi que . Malgré ces atteintes et une longue procédure judiciaire, les instances suisses ont nié toute motivation raciste de ce contrôle policier et les accusations de violence sont désormais prescrites. Wilson A. conteste la décision du Tribunal fédéral et porte l’affaire devant la CrEDH.

    Les préjugés racistes ont non seulement une incidence sur la décision de procéder à un contrôle, mais aussi sur son déroulement. Les personnes perçues comme particulièrement dangereuses sur la base de stéréotypes peuvent être exposées à des violences plus précoces ou plus intenses, sans que cette dynamique soit systématiquement prise en compte dans l’évaluation juridique a posteriori. La recherche a par ailleurs démontré que la douleur ressentie par les personnes racisées est souvent moins prise au sérieux. Lors d’interventions policières, cela peut également conduire à une reconnaissance moins rapide du danger pour la santé et à une intervention plus lente des secours.
    Enquêtes contre la police : la question de l’indépendance et du fardeau de la preuve

    La question d’un examen effectif se pose non seulement lors des contrôles de personnes, mais aussi et de manière plus aiguë dans les cas décès ou de blessures graves résultant de l’usage excessif de la force par la police. Dans ces cas, il ne s’agit pas seulement de savoir si la violence était justifiée sur le plan juridique, mais aussi de savoir comment l’État enquête sur l’incident. Selon la jurisprudence de la CrEDH, la CEDH exige d’une part une enquête indépendante et efficace en cas de décès ou de blessures graves relevant de la responsabilité de l’État. D’autre part, en cas de présomption d’inégalité de traitement, l’État doit prouver la licéité de l’acte. L’enquête doit par ailleurs avoir lieu sans délai et, dans certaines circonstances, être rendue publique et préserver les intérêts légitimes des victimes présumées.
    Indépendance de l’enquête

    L’indépendance de l’enquête ne se limite pas à garantir l’intégrité personnelle des procureur·e·x·s. Selon la CrEDH, l’indépendance doit être garantir tant sur le plan hiérarchique qu’institutionnel, et tant sur le plan juridique que factuel. En Suisse, ce sont généralement les ministères publics ordinaires qui mènent les enquêtes contre les fonctionnaires de police. Or ces autorités travaillent quotidiennement en étroite collaboration avec la police. Si cette structure s’explique d’un point de vue fonctionnel, elle est problématique lorsque les actions de la police font elles-mêmes l’objet d’une procédure pénale.

    La manière dont l’enquête est menée détermine très tôt quelle interprétation d’un événement est considérée comme plausible. Si la version de la police est reprise dès le début, cela réduit le champ des reconstructions alternatives ; certaines questions ne sont pas posées et des hypothèses alternatives ne sont pas approfondies. Ce manque d’indépendance dans les enquêtes menées par le ministère public suisse à l’encontre de policier·ère·x·s est régulièrement critiqué par des organisations internationales.
    L’efficacité de l’enquête

    Outre les critères d’indépendance, la CEDH mesure l’efficacité d’une enquête à l’aune de son caractère approprié et sérieux. Le ministère public est tenu de faire tous les efforts raisonnables pour établir les faits. Cette obligation d’enquête plus poussée s’applique d’autant plus lorsqu’une inégalité de traitement a pu avoir lieu dans le comportement des acteurs étatiques.

    En principe, la partie invoquant une violation de la CEDH doit prouver l’existence de cette violation à l’exception des personnes détenues ou soumises à un autre contrôle policier. En effet, lorsque les événements en question ne sont connus que de l’État (par exemple, en cas d’actes de violence dans les établissements pénitentiaires) ou doivent effectivement faire l’objet d’une enquête par l’État, la personne concernée doit seulement prouver la violation alléguée prima facie (à première vue). Il appartient ensuite à l’État d’expliquer la plausibilité de la violation qui s’est produite sous son contrôle.

    Si l’État n’a pas garanti une enquête indépendante et efficace et a ignoré les preuves éventuelles de discrimination, le fardeau de la preuve peut également être transféré aux autorités.

    La violation de ces obligations d’enquête efficace et sérieuse a été particulièrement évidente dans le cas de Mike Ben Peter. Lors d’un contrôle, plusieurs policiers l’ont immobilisé en position couchée sur le ventre et se sont agenouillés sur lui pendant plusieurs minutes, causant un arrêt cardiaque et entraînant son décès le lendemain matin. La procédure pénale contre les policiers impliqués s’est soldée par des acquittements. Ce n’est que des années plus tard, dans le cadre d’une procédure pénale distincte contre un fonctionnaire de police impliqué, que l’affaire a de nouveau fait polémique : sur une photo échangée dans des groupes WhatsApp, ce dernier posait le pouce en l’air devant un graffiti « RIP Mike ». L’analyse de téléphones portables de plusieurs policiers a permis de découvrir de nombreux groupes de discussion dans lesquels des contenus racistes, sexistes et antisémites avaient été partagés pendant une longue période. Ces échanges n’étaient pas encore connus lors de l’enquête initiale et montre rétrospectivement l’étroitesse du cadre de l’enquête à l’époque.

    Le cas de Roger « Nzoy » Wilhelm illustre encore plus clairement ce problème : sa mort en 2021 à la gare de Morges a d’abord été qualifiée de conséquence d’un acte de légitime défense, hypothèse qui a structuré le cadre de l’enquête dès le début. Une analyse médico-légale publiée en 2025 par Border Forensics est toutefois parvenue à des conclusions différentes, remettant en question les hypothèses principales. Le tribunal cantonal vaudois a alors ordonné la réouverture de la procédure. Cela montre à quel point les premières interprétations ont influencé la suite de la procédure pénale contre les policiers impliqués dans cette intervention ayant causé la mort d’une personne.

    Dans ce contexte, les groupes de discussion rendus publics ont pris une importance supplémentaire. Lorsque de tels échanges méprisants sont récurrents au sein d’un corps de police, il ne s’agit pas seulement d’un problème de préjugés d’un ou de quelques individus. Il est donc légitime de questionner l’aptitude des procédures d’enquête et judiciaires étatiques pour reconnaître de tels contextes et examiner de manière critique leur impact potentiel sur la perception, l’évaluation des risques et le recours à la force dans le travail quotidien de la police.
    Les préjugés structurels, un problème procédural

    C’est précisément ce problème que dénonce la commission Nzoy : dans un communiqué de presse publié début 2026 , elle souligne que toute personne concernée par une procédure pénale a le droit à ce que sa cause soit traitée par des fonctionnaires ne présentant pas une apparence d’hostilité à son égard. L’impression objective d’un manque de distance ou d’un préjugé structurel peut à elle seule miner la confiance dans l’impartialité des enquêtes effectuées par les autorités. La commission a donc demandé que les procédures pénales auxquelles ont participé les fonctionnaires de police ayant tenu des propos racistes ou discriminatoires dans les discussions WhatsApp soient systématiquement examinées. En cas de participation à ces discussions, les actes d’enquête doivent faire l’objet d’un réexamen par des autorités indépendantes et donner lieu, le cas échéant, à de nouvelles décisions.

    Une procédure pénale en cours à Bâle montre que ces questions ne se limitent pas à Lausanne : un policier en service doit répondre de mauvais traitements brutaux et de lésions corporelles graves présumés à l’encontre de demandeur·euse·x·s d’asile dans le cadre de contrôles de police. La question de savoir si une éventuelle motivation raciste fera expressément l’objet d’un examen juridique reste ouverte. Parallèlement, début mars 2026, il a été révélé qu’il existait apparemment, au sein d’une unité spéciale de la police cantonale jurassienne, un groupe de discussion dans lequel des contenus racistes étaient partagés .

    Les poursuites contre des fonctionnaires de police restent rares en Suisse. À ce jour, aucune condamnation pénale établissant une motivation discriminatoire lors d’une intervention policière n’a été prononcée. Dans pratiquement tous les cas, les progrès, qu’il s’agisse de la réouverture de procédures individuelles ou de l’examen des contextes institutionnels, ne sont dus qu’à la persévérance de proches, de journalistes et de la société civile et ne sont jamais initiés par les autorités. C’est le cas du projet « Archive of Absence », qui documente les décès survenus dans le contexte de la violence et du contrôle étatiques et met ainsi en évidence les lacunes de l’analyse menée par l’État. Les proches, les militant·e·x·s, les avocat·e·x·s et les journalistes contribuent à ce que ces décès ne tombent pas dans l’oubli, mais fassent l’objet d’un suivi public et juridique.
    Efforts de réforme actuels à Lausanne et au-delà

    La ville de Lausanne a réagi aux révélations sur les discussions discriminatoires par des rapports externes et des réformes annoncées. Celles-ci sont manifestement le résultat de la pression exercée par l’opinion publique et la société civile. Dans le même temps, on constate une ambivalence politique : alors que la nécessité de réformes est mise en avant, on invoque la confiance dans la « grande majorité » des fonctionnaires de police, et ce processus entamé est présenté comme un changement de culture à long terme qui s’étendra jusqu’en 2030.

    Les mesures prévues, à savoir la définition de lignes directrices, la création de groupes de travail internes et les ajustements dans la direction et le recrutement, restent largement internes à l’organisation. Les rapports identifient certes des lacunes structurelles, notamment dans la reconnaissance et le traitement de la discrimination, mais la réponse en matière de réforme se concentre principalement sur la culture, la direction et les processus internes, et les questions de distance institutionnelle et de contrôle indépendant passent au second plan.

    L’exemple de Zurich montre que les réformes portent souvent sur les obligations de documenter les cas. Depuis 2018, les contrôles d’identité doivent être enregistrés et classés numériquement. Si cette collecte de données permet d’effectuer des analyses statistiques sur l’étendue et la répartition des contrôles, elle ne précise toutefois pas la manière de vérifier si le choix d’effectuer un contrôle est discriminatoire et si les personnes concernées disposent de moyens efficaces pour faire valoir leurs droits devant les tribunaux.

    À Bâle également, un rapport externe a révélé des problèmes structurels au sein de la police, notamment une culture de la peur, des lacunes en matière de gestion et des indices d’incidents sexistes et racistes. La conseillère d’État en charge de la sécurité a pris des mesures en matière de personnel, licencié le commandant de police et lancé un processus de réforme au sein du corps de police.

    Les procédures d’examen pénales des actions policières n’ont toutefois pas changé fondamentalement. Le schéma est récurrent : des réformes organisationnelles et des changements de personnel sont mis en place, tandis que le cadre institutionnel reste largement inchangé. À ce jour, aucune analyse approfondie des causes structurelles n’a été menée. Les cas qui sont rendus publics sont considérés comme des incidents isolés tragiques et les problèmes sont traités de manière plus superficielle que fondamentale. Or, en tant que détentrice du monopole étatique de la violence, la police dispose de pouvoirs étatiques étendus et donc d’un pouvoir considérable : elle peut intercepter, contrôler et fouiller des personnes, recourir à des moyens de contrainte et, dans des cas extrêmes, utiliser des armes à feu. C’est précisément la raison pour laquelle les obligations en matière de droits humains doivent être strictement respectée, et que les allégations de contrainte injustifiée ou de motifs discriminatoires doivent faire l’objet d’enquêtes indépendantes et efficaces.

    Si les procédures judiciaires actuelles ne permettent pas de saisir la question de la discrimination structurelle, désigner cette dernière comme un « problème structurel » n’apporte pas d’effets juridiques concrets.

    https://www.humanrights.ch/fr/nouvelles/lausanne-violences-policieres-discrimination-structurelle-question-dun-e
    #Suisse #profilage_racial #racisme #Nzoy #justice #enquête_judiciaire #indépendance #fardeau_de_la_preuve #procédure_pénale

  • L’ICE tue encore : un réfugié birman malvoyant abandonné par la milice de Trump retrouvé mort
    https://ricochets.cc/L-ICE-tue-encore-un-refugie-birman-malvoyant-abandonne-par-la-milice-de-Tr

    Une horreur en chasse une autre de l’autre côté de l’Atlantique. Une barbarie crue et macabre : les miliciens de l’ICE ont droit de vie ou de mort sur les populations non-blanches et les opposant·es, un règne de l’arbitraire dans un régime moribond en pleine mutation fasciste. Au mois de janvier 2026, cette police politique exécutait de sang froid Alex Pretti et Renee Nicole Good, deux Justes, qui entravaient la besogne de la police anti-immigration de Trump. Les images avaient fait le (...) #Les_Articles

    / #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire, Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Mouvements_et_courants_autoritaires

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://contre-attaque.net/2026/03/13/jeux-videos-ou-massacres-de-masse

  • Solidarité avec Daniela Klette ! Brochure
    https://ricochets.cc/Solidarite-avec-Daniela-Klette-Brochure-9098.html

    Daniela Klette a été arrêtée en Allemagne en 2024, après 30 ans de cavale et est accusée d’avoir fait partie de la RAF, groupe de lutte armé allemand dans les années 80. Dans ses conditions d’emprisonnement comme dans la criminalisation de ses soutiens, on voit une volonté de l’état allemand de détruire une histoire de lutte et de marquer une rupture entre les nouvelles générations de militant.es et celles qui les ont précédés. Il y a quelques mois on partageait la traduction et la mise en page de textes pour exprimer notre soutien à Daniela et diffuser son histoire, montrer la répression que mène l’état allemand et recréer du lien entre différentes générations et différents pays. Depuis, les textes et les démonstrations de soutien se multiplient, on s’est donc dit qu’il était temps de publier une version (...)

    #Les_Articles #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire #International

  • Qui terrorise qui ? Chroniques du procès des inculpé·es du 8/12
    https://ricochets.cc/Qui-terrorise-qui-Chroniques-du-proces-des-inculpe-es-du-8-12-9093.html

    Ce livre, préfacé par Serge Quadrupanni, raconte le procès historique de l’affaire dite du « 8/12 » qui s’est déroulé du 3 au 27 Octobre 2023 au Tribunal de Grande Instance de Paris. Chaque jour, des chroniqueur.euses se sont relayé·es pour raconter le déroulé de l’affaire, de leur point de vue de néophytes. #Les_Articles

    / #Livres,_revues, #Fichage,_contrôle_et_surveillance, #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire

  • L’assignation à résidence : une peine après la peine
    https://souriez.info/L-assignation-a-residence-une-peine-apres-la-peine

    Kamel Daoudi a aujourd’hui 51 ans, et il a passé plus de la moitié de son existence entre les mains de la justice, ou plutôt entre les crocs de l’administration antiterroriste. C’est un cas emblématique, nous l’avons rencontré à plusieurs reprises ces dernières années, et à chaque fois il devait rappeler que dans son dossier, rien n’avançait. Son assignation à résidence est prolongée d’année en année depuis 2009, alors que sa première arrestation date de 2001 et qu’il a purgé une peine de (…) #Les_Amis_d'Orwell

    / #Terrorisme_d'état, #Procès_politique

    https://lasellette.org/comment-les-etats-repriment-entretien-avec-vanessa-codaccioni
    https://lasellette.org/lassociation-de-malfaiteurs-terroriste-un-proces-dintention
    https://lasellette.org/lassignation-a-residence-une-peine-apres-la-peine
    https://blogs.mediapart.fr/kamel-daoudi/blog
    https://leseditionsduboutdelaville.com/?page_id=923
    https://lundi.am/La-CEDH-refuse-d-examiner-le-cas-de-Kamel-Daoudi-plus-vieil-assigne-a-residenc

  • #Wikidati

    Douze affaires distinctes visent directement #Rachida_Dati et sont répertoriées dans les médias. Pour chacune d’entre elle, les #faits et la #chronologie ont été résumés et sourcés précisément. Pour chaque affaire, il est essentiel de rappeler pourquoi ces faits posent problème du point de vue de la loi, mais surtout de l’intérêt général et pourquoi ils remettent en cause l’honnêteté et le désintéressement de la candidate à la mairie de Paris.

    Sommaire

    - Potentielle #corruption par #Carlos_Ghosn, ancien PDG de #Renault-Nissan
    - Potentielle corruption par #GDF-Suez
    - Potentielle corruption par le #Qatar
    - Possible complicité dans la détention illégale d’un français au Qatar
    - Possible corruption par l’#Azerbaïdjan
    - Potentielle corruption par #Orange
    - Bijoux potentiellement non déclarés à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique
    – Recours systématique à des #procédures-baillons pour faire taire toute évocation de ses affaires
    – Prise en charge de ses frais d’avocats avec de l’#argent_public
    – Multiples interventions pour appuyer des demandes de #logements_sociaux, y compris celle de sa sœur
    – Prise en charge d’importantes #dépenses de frais de bouche et communication avec de l’argent public
    – Présentation d’un CV trompeur pour être admise à l’#Ecole_nationale_de_la_Magistrature

    https://wikidati.fr
    #justice #liste #fisc #fiscalité

    • Le nouveau mode de scrutin de la loi PLM modifiée, où le maire de Paris sera élu [correction : directement] par les électeurs donnera davantage de poids à ceux de l’ouest parisien (même type de « rééquilibrage » à Marseille et Lyon).

      En face, aucun électeur parisien n’aura à voter directement Chikirou mais tout vote LFI la renforcera. Dommage pour « la gauche ».

      #Paris #affairisme #argent_public #élections_municipales

    • WikiDati : le camp de Rachida Dati demande la dépublication d’un site internet recensant ses problèmes judiciaires
      https://www.nouvelobs.com/politique/20260304.OBS112880/wikidati-le-camp-de-rachida-dati-demande-la-depublication-d-un-site-inter

      Le directeur de campagne de la candidate LR à la mairie de Paris a saisi l’hébergeur OVH pour mettre hors ligne WikiDati.fr, qui se présente comme « l’encyclopédie des affaires de Rachida Dati », car il porterait atteinte à « la présomption d’innocence ».

    • Atteintes à la probité et proximité avec l’extrême droite : les CV gênants des colistiers de Rachida Dati à Paris
      https://www.mediapart.fr/journal/politique/010326/atteintes-la-probite-et-proximite-avec-l-extreme-droite-les-cv-genants-des

      Autre candidate, autre question. Une personne entendue comme témoin dans une affaire de corruption visant une tête de liste peut-elle être candidate sur cette même liste ? C’est la situation particulière d’Alexandra Nicol, ancienne assistante parlementaire de Rachida Dati lorsqu’elle était eurodéputée et auditionnée par la justice dans l’affaire Renault. La même qui vaut à Rachida Dati d’être renvoyée en procès en septembre prochain pour corruption et trafic d’influence. 

      Alexandra Nicol, qui figure à la 47e place, avait été entendue en février 2021 pour savoir notamment si sa patronne avait pu défendre les intérêts de Renault au Parlement européen. Devant les juges, celle qui était cheffe du bureau de l’eurodéputée entre 2009 et 2011 n’a cessé de dire qu’elle ne se souvenait de rien et l’a même répété à vingt et une reprises. 

      « Je sais que Rachida Dati n’aurait jamais commis d’infraction », s’était-elle toutefois souvenue. N’est-ce pas incongru de choisir une telle colistière ? Pas pour Rachida Dati dont l’entourage rappelle qu’Alexandra Nicol a toute légitimité, puisqu’elle a été « élue sur la liste de Valérie Pécresse au conseil régional en juillet 2021 » et qu’elle est aussi « professeure des écoles » [argh]. 

      [...]

      Max Guazzini, l’ancien président du Stade français Paris rugby, club mythique de la capitale, figure en 58e position sur la liste de Rachida Dati. C’est pourtant son adversaire de Reconquête, Sarah Knafo, que l’intéressé embrassait chaleureusement le 15 février, au stade Jean-Bouin. Une proximité avec l’extrême droite que le candidat affiche aussi sur le réseau social X, où il partage des centaines de comptes influents dans la fachosphère.

      Outre les posts du site Fdesouche, du média Frontières ou du polémiste Jean Messiha, Max Guazzini relaie aussi des contenus à la gloire de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, ou des messages islamophobes. Comme ce 18 février, lorsqu’il partage ce post d’un compte anonyme : « De nombreuses municipalités en Grande-Bretagne s’apprêtent à interdire les chiens dans la rue afin de se plier aux musulmans qui ne les supportent pas. Et vous ? Vous préférez les chiens ou les muz ? »

      Quelques jours plus tôt, entre deux messages sur la maltraitance animale – il est également secrétaire général de la Fondation Bardot –, Max Guazzini relayait aussi le message d’un compte prônant la « remigration totale ». « Tout Londres illuminé pour le ramadan. Mais pour Noël c’est interdit car cela “heurterait !” les musulmans », peut-on lire dans ce post mentionnant Renaud Camus, Éric Zemmour ou Sarah Knafo.

      Interrogée sur ses différentes prises de position, l’équipe de la candidate élude, rappelant seulement que l’intéressé avait soutenu Anne Hidalgo en 2014. « Dans une volonté de rassemblement, Rachida Dati a souhaité accueillir sur sa liste des personnalités de la société civile, déçues de la majorité sortante et désireuses d’un changement à Paris », balaie l’entourage de la candidate.

      Un entourage qui n’a guère plus à dire s’agissant de Soureya Nadji (85e position), qui revendiquait il y a quelques années encore son adhésion au parti Reconquête. « Je voterai Zemmour », annonçait-elle sur X en 2022. Rachida Dati, qui qualifiait récemment le patron de Reconquête de « raciste », a d’abord tenté de faire croire qu’il s’agissait d’une intox. « Elle n’a jamais soutenu Éric Zemmour, elle ne soutient pas Reconquête et elle n’est pas à Reconquête », a-t-elle asséné sur BFMTV. 

      « Magistral, inclusif, galvanisant, mémoriel #ZemmourPrésident  », écrivait pourtant Soureya Nadji le 23 mars 2022, après un meeting du candidat à la présidentielle. « À l’approche de la présidentielle 2022, elle a adhéré aux Amis d’Éric Zemmour qui deviendront Reconquête, avant de revenir rapidement aux Républicains, après avoir constaté l’impasse politique que représentaient l’intéressé et ses excès », reconnaît désormais l’équipe de campagne de la candidate LR auprès de Mediapart. Avant de minimiser : « Elle a soutenu durant quelques mois un candidat dont elle s’est très vite détachée. »

      Soureya Nadji qui affiche aussi un soutien public au site d’extrême droite Fdesouche figure aujourd’hui sur la même liste qu’Antoine Beauquier, l’avocat d’Éric Zemmour (36e position), mais aussi que le militant laïciste Amine El Khatmi (60e position), ancien président du Printemps républicain et fidèle chroniqueur sur CNews.

      Désavoué par son propre mouvement pour s’être dit prêt à voter pour Marine Le Pen à la présidentielle en cas de second tour face à Jean-Luc Mélenchon, Amine El Khatmi tient des propos sur l’immigration et l’islam qui n’ont pas grand-chose à envier à ceux de l’extrême droite. Raison pour laquelle des proches de la cheffe de file du Rassemblement national (RN) avaient tenté de l’attirer en vue des élections européennes de juin 2024, comme l’avait raconté Le Monde.

      Rachida Dati compte aussi comme colistier Pierre Liscia, un proche de Valérie Pécresse, qui s’était fait tristement connaître en 2023 en publiant une vidéo sur une fausse histoire de pillages de tombes au cimetière de Pantin. Poussée pendant des semaines par la fachosphère, cette vidéo alimentait un poncif antisémite, selon lequel les tombes juives abriteraient des trésors. Plusieurs responsables communautaires et rabbins avaient dénoncé auprès de Mediapart sa dangerosité. 

      L’ancienne ministre de la culture assure vouloir lutter contre les LGBTphobies. Celle qui avait déclaré dans les colonnes du magazine Elle « chez les gays, je suis Dalida ! » défilait encore récemment dans le quartier du Marais, à Paris avec le patron du Sneg & Co, le syndicat LGBT des lieux festifs parisiens. 

      Mais sur sa liste, la candidate s’est entourée de plusieurs opposant·es historiques au mariage pour tous en 2013. C’est notamment le cas de Philippe Goujon, qui revendiquait son refus de célébrer des mariages entre personnes de même sexe. « Tous les mariages sont célébrés normalement et dans le respect de la loi dans le XVe arrondissement », balaie encore l’équipe de campagne. 

      D’autres fervents soutiens de La Manif pour tous figurent également sur cette liste, à l’image de Valérie Montandon (11e position), Jean-Pierre Lecoq, Geoffroy Boulard (6e position ), Catherine Lecuyer (25e position) ou Franck Margain (62e position), un proche de Christine Boutin. Pour rappel, Rachida Dati elle-même était opposée au mariage pour tous et toutes, à la PMA et s’était abstenue en tant que députée européenne sur un vote visant les États à bannir les thérapies de conversion.

  • « Je pensais que l’affaire était aux oubliettes » : sept ans après, neuf #CRS jugés pour des #violences contre des « #gilets_jaunes » dans un #Burger_King à #Paris
    https://www.franceinfo.fr/faits-divers/police/violences-policieres/je-pensais-que-l-affaire-etait-aux-oubliettes-sept-ans-apres-neuf-crs-jug

    Les images montrant des membres des #forces_de_l'ordre frappant des #manifestants dans un fast-food, le 1ᵉʳ décembre 2018, ont marqué les esprits. Leur #procès s’ouvre lundi à Paris, plus de sept ans après, un « délai insatisfaisant », selon le ministère de la Justice.

    Je crois que Darmanin a souhaité se foutre ouvertement de nos gueules cassées.

  • Affaire de Viry-Châtillon : Les #policiers soupçonnés de #faux procès-verbaux ne seront pas jugés
    https://www.20minutes.fr/justice/4199984-20260206-affaire-viry-chatillon-policiers-soupconnes-faux-proces-v

    Les policiers chargés de l’enquête sur l’#agression de leurs collègues à #Viry-Châtillon, accusés d’avoir rédigé de faux #procès-verbaux pour incriminer de jeunes innocents qui ont fait de la #prison, ne seront pas jugés

    #impunité #injustice

  • #Albertine_Sarrazin, la #braqueuse #écrivaine | France Inter
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/affaires-sensibles/affaires-sensibles-du-lundi-02-fevrier-2026-5814129

    Aujourd’hui dans Affaires sensibles, l’histoire d’Albertine #Sarrazin, une braqueuse devenue écrivaine à succès au milieu des années 1960

    Il est parfois des destins qui ont l’allure de comète ou d’étoile filante. Abandonnée à sa naissance par sa mère à l’Assistance publique, Albertine aura plusieurs vies et plusieurs identités en l’espace de trente ans : Anne-Marie, Annick, Sarrazin, Damien…

    Dans son histoire mouvementée, il y a une adoption, une #fugue, un #braquage, la #prison, un #procès, une #évasion, un coup de foudre, une cavale, la prostitution, les vols, la prison de nouveau… Albertine a vécu pleinement son existence avant de l’écrire dans trois romans : La Cavale, L’Astragale et La Traversière.

    Après 8 ans et demi en prison, quasiment la totalité de sa vie adulte, elle fait une entrée fracassante sur la scène littéraire et médiatique. Mais, pour combien de temps ?

    Pour vous faire vivre le style d’Albertine Sarrazin, vous entendrez dans ce récit de nombreux extraits des écrits publiés chez les éditions Pauvert et les éditions Sarrazin.

    Un récit documentaire d’#Adrien_Morat

  • L’esprit et les pratiques de la milice raciste ICE sont bien installés en France
    https://ricochets.cc/L-esprit-et-les-pratiques-de-la-milice-raciste-ICE-sont-bien-installes-en-

    Les milices néofascistes ICE du clan Trump (réclamées ici par la droite extrême type Retailleau) ne se limitent pas seulement à des assassinats (au moins 9 personnes en 2026, voir plus bas), elles sont responsables également de malnutrition, viols, tabassages, meurtres, détention de milliers d’enfants, maltraitance de femmes enceintes ou d’enfants dans des sortes de camps de concentration gérés par le privé pour une rentabilité maximum. En France et en Europe (Frontex), les violences (...) #Les_Articles

    / #Migrant.e.s_-_Réfugié.e.s_-_Exilé.e.s, #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire, #anti-racisme_et_anti-validisme, (...)

    #Antifascisme
    https://reporterre.net/L-hypocrisie-c-est-de-croire-que-la-violence-de-l-ICE-n-existe-pas-en-Fr
    https://www.capgemini.com

  • #Cyberattaque contre #France_Travail : Les dérives d’un #fichage_administratif tentaculaire

    Le #piratage massif des données de 36 millions de personnes interroge la logique de #centralisation et de conservation des #informations_personnelles par l’#administration. Jusqu’où l’État peut-il étendre le fichage administratif sans accroître les #risques pour la #sécurité des citoyens et la #confiance publique ?

    En mars 2024, France Travail est victime d’une cyberattaque d’ampleur exceptionnelle. En usurpant les comptes de conseillers #Cap_Emploi grâce à des techniques d’#ingénierie_sociale, des #hackers parviennent à accéder aux #bases_de_données de l’opérateur public et à exfiltrer les informations personnelles de 36 millions de personnes. Noms, prénoms, dates de naissance, numéros de Sécurité sociale, adresses, coordonnées téléphoniques, statut de demandeur d’emploi : un volume considérable de #données_sensibles se retrouve compromis.

    Saisie du dossier, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) ouvre une #procédure_de_sanction en juillet 2025. Elle reproche à France Travail de ne pas avoir mis en place, au moment des faits, des mesures de sécurité « à la hauteur du risque » pesant sur les données traitées. Résultat : une #amende de cinq millions d’euros et une injonction à renforcer les dispositifs de protection, notamment l’authentification des agents et la surveillance des accès aux fichiers.

    Selon la CNIL, l’attaque n’a pas reposé sur une faille technique complexe, mais sur l’exploitation de la confiance des agents. En se faisant passer pour le support informatique, les pirates ont réussi à réinitialiser des #mots_de_passe et à usurper des comptes professionnels, ouvrant ainsi un accès quasi illimité à des informations hautement sensibles. Un scénario classique, mais redoutablement efficace, qui met en lumière les limites des dispositifs de sécurité lorsque les bases de données sont vastes et largement accessibles.

    France Travail a reconnu sa #responsabilité et annoncé qu’il ne formerait pas de recours contre la décision. L’établissement public affirme avoir depuis renforcé ses procédures : mots de passe robustes, double authentification, restriction de l’accès aux dossiers selon la zone géographique, formations régulières à la #cybersécurité et outils de détection des comportements anormaux.

    Aucun système n’est invulnérable

    Mais cette affaire dépasse le cadre d’un simple manquement technique. Elle illustre une tendance plus large : l’intensification du fichage administratif, au nom de l’#efficacité et du #contrôle. En centralisant et en conservant des quantités toujours plus importantes de données personnelles, l’administration crée des fichiers dont la valeur attire inévitablement des acteurs malveillants. Et contrairement à une idée répandue, ces dispositifs profitent rarement aux citoyens eux-mêmes.

    Car plus les données sont nombreuses, plus les conséquences d’une faille sont lourdes. L’exposition massive d’informations personnelles fragilise la confiance dans les institutions et place des millions de personnes face à des risques d’#usurpation_d’identité ou d’utilisation frauduleuse de leurs données. Elle rappelle surtout une réalité souvent sous-estimée : aucun système n’est invulnérable. En témoigne le piratage des serveurs informatiques du ministère de l’Intérieur, en décembre dernier.

    La #sanction_financière imposée à France travail répond-elle vraiment au problème ? Les cinq millions d’euros versés au titre de l’amende auraient-ils été plus utiles investis autrement ? Moins dans la multiplication des outils de contrôle et de surveillance, et davantage dans la mission première de France Travail : l’accompagnement des demandeurs d’emploi, la formation et l’insertion professionnelle.

    À force de vouloir tout ficher, l’administration accroît les risques qu’elle prétend maîtriser. Réduire la collecte de données au strict nécessaire et recentrer les moyens sur le service rendu aux usagers serait plus avisé, autant pour la sécurité numérique que pour la confiance démocratique.

    https://altermidi.org/2026/01/30/les-derives-dun-fichage-administratif-tentaculaire
    #fichage #France

  • Paris : un homme meurt en garde à vue dans un commissariat après une interpellation ultra-violente
    https://ricochets.cc/Paris-un-homme-meurt-en-garde-a-vue-dans-un-commissariat-apres-une-interpe

    Pour une bonne partie de la flicaille, raciste, les personnes immigrées ou descendantes d’immigrées ne valent rien, ce sont juste des corps à brimer, torturer et tuer sans scrupule, tandis que les blancs contestataires sont des « pue la pisse » et des « résidus de capote » à brûler ou à arroser de grenades et de LBD en pleine tronche de manière jouissive. Le processus de fascisation, très avancé dans les rangs policiers, suit son cours... tant qu’on n’est pas suffisamment rebelle et (...) #Les_Articles

    / #Violences_policières, #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire

    https://www.contretemps.eu/fascisation-strategie-entretien-ugo-palheta
    https://www.revolutionpermanente.fr/Presomption-de-legitime-defense-LR-macronistes-et-RN-unis-pour-
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/01/23/la-presomption-de-legitime-defense-pour-les-forces-de-l-ordre-echoue-a-etre-