• Le spectre du techno-populisme
    https://blog.mondediplo.net/le-spectre-du-techno-populisme

    par Evgeny Morozov

    Longue et trouble est l’histoire du techno-populisme, cet art de multiplier les promesses creuses au nom du pouvoir tellurique de la disruption numérique. Nous connaissons cependant la date précise de sa consécration : 2006, l’année où le magazine Time « Vous » a élu comme personnalité de l’année, en hommage aux millions d’anonymes qui alimentent l’Internet des années 2000. Un choix qui a profondément inscrit ces thèmes dans l’inconscient collectif.

    En réalité, les sites comme Wikipedia ou Flickr comptaient relativement peu de contributeurs. Mais leur célébration universelle a retardé ou désamorcé les questions concernant le pouvoir des entreprises ou la longévité de l’utopie numérique naissante. Sans surprise, quelques années plus tard, cette utopie n’était plus : hyper-centralisé et dominé par une poignée de plateformes, le Web n’était plus que l’ombre de l’entité excentrique qu’il représentait auparavant.

    En 2018, l’utilisateur créatif tout-puissant de 2006 a fait place à un junkie zombifié accro à la mollette de défilement et au bouton « J’aime », emprisonné pour toujours dans les cages invisibles des courtiers en données. Ironiquement, ce noble effort pour élever tout le monde au rang d’intellectuels et de créatifs nous a assuré une présence éternelle dans les listes de Cambridge Analytica.

    Si le mythe de l’utilisateur-artiste a disparu, l’esprit du techno-populisme subsiste, désormais étayé par les mythes tout aussi puissants de l’utilisateur-entrepreneur et de l’utilisateur-consommateur. Ces deux mythes font miroiter plus de décentralisation, plus d’efficacité, plus de simplicité, tout en détournant notre attention des dynamiques mondiales qui façonnent l’économie numérique. D’où la difficulté de percevoir l’avenir numérique qui nous attend, un avenir dominé par la centralisation, l’inefficacité, l’opacité et la surveillance.

    #techno-populisme #économie_numérique #GAFA #Internet #production_immatérielle



  • Crainte et vanité ? La soumission des universitaires à la gestion néolibérale

    En 2014, Yves Dupont, socioanthropologue spécialiste du monde rural, a publié un essai qui mérite à nos yeux d’être présenté sous forme de tribune. Son questionnement essentiel est le suivant : comment se fait-il que les universitaires, disposant pourtant des outils intellectuels et de la protection statutaire pour résister aux sirènes néolibérales, acceptent presque silencieusement de se soumettre au processus de #gestionnarisation de l’Université française, c’est-à-dire à une logique basée sur la #productivité et la #rentabilité contrôlées par des procédures normées et des indicateurs chiffrés de #performance.

    Autrement dit, comment se fait-il que les chercheurs consacrent de moins en moins de temps à des questions proprement scientifiques et de plus en plus à la rédaction de « #projets » dont beaucoup n’aboutissent jamais ? Comment se fait-il que les assemblées générales de laboratoire s’éternisent souvent en brainstormings d’agence de communication à la recherche de la meilleure rhétorique pour s’inscrire dans des réseaux, des structures, des axes, des appels ? Comment se fait-il que ceux qui hier étaient voués à critiquer, au sens noble, les innovations rutilantes de la modernité se présentent aujourd’hui comme de simples accompagnateurs du changement social ?

    On l’aura compris, L’Université en miettes est un essai qui prend pour point de départ le constat négatif de la #libéralisation et de la gestionnarisation du modèle universitaire français : diminution des fonds fixes et développement du #financement_par_projets, multiplication des instances de décision et d’#évaluation, dissociation et opposition de l’enseignement et de la recherche, soumission à des impératifs chiffrables d’inscription pour les uns et de publications pour les autres… Ces restructurations sont en effet peu compatibles avec la poursuite des manières d’enseigner et de « faire de la science » telles qu’elles pouvaient exister jusqu’ici. Le recul critique ou les temporalités longues nécessaires à l’#éducation ou à la #recherche fondamentale sont, par exemple, directement opposés aux impératifs de rentabilité et d’#utilité immédiates.

    Si tout ceci est bien connu et documenté, l’originalité de l’ouvrage d’Yves Dupont repose plus particulièrement sur le parallèle entre ce processus de disparition d’une « #université_humaniste » au profit d’une « #université_néolibérale » et la destruction de la paysannerie par le modèle productiviste et l’économie capitaliste.

    De cette comparaison que nous allons développer émerge une réflexion qui ne serait qu’une boutade si elle n’avait pas, dans le quotidien de l’université, une puissance explicative troublante : c’est la peur de la mort qui pousse les universitaires à une #servitude volontaire face à l’idéologie néolibérale. Nous parlons bien sûr ici d’une peur de la #mort_symbolique, d’une #insécurité névrotique qui se transforme en pulsion de puissance : désir de reconnaissance, désir de jouissance, narcissisme, admiration immature de figures mythiques (grandes revues, pontes, et aujourd’hui critères d’évaluation des publications ou labels d’excellence), et tous les avatars de l’hubris, cette ambition démesurée par laquelle les humains cherchent vainement à s’éloigner de leur propre finitude.

    https://sms.hypotheses.org/8471
    #université #fac #néolibéralisme #gestion_néolibérale #restructuration #science

    • Sciences humaines : les jeunes chercheurs à l’épreuve du néolibéralisme académique

      La recherche en #sciences_sociales n’échappe pas à la logique de marché, où la compétition accroît les #inégalités et encourage le #conformisme. Un danger pour les doctorants, de plus en plus précaires, et pour l’université elle-même, en tant qu’institution.

      Les sciences humaines et sociales sont essentielles à une société. Elles permettent de trouver des réponses aux questions qui surviennent sans cesse, de régénérer les savoirs, d’assurer leur transmission, d’en garder la mémoire. Cependant, nous assistons à une dévalorisation progressive de ce champ du savoir, avec des conséquences néfastes à long terme. L’effectif des #doctorants est en baisse continue depuis dix ans, avec -21% de doctorants en sciences de la société et -13% en sciences humaines et humanités. Il se trouve que ce sont également les disciplines les moins financées. Une majorité écrasante de doctorants (70%) ne bénéficie pas d’un contrat doctoral les reliant à l’institution à laquelle ils appartiennent.

      Ces jeunes chercheurs doivent acheter le temps consacré à leurs thèses par le biais d’un autre travail. Ils ne travaillent plus pour s’assurer une existence, mais pour pouvoir travailler. Ils sont, en dehors des laboratoires, des amphithéâtres et des colloques, serveurs, surveillants de lycée, bibliothécaires, baby-sitters, enseignants à domicile, guides touristiques. Plus tragique encore, 10% des doctorants, toute disciplines confondues, n’ont aucune activité rémunérée. Il s’agit de presque 7 500 jeunes chercheurs en France.

      Les doctorants et le #travail_gratuit

      Ce que les statistiques ignorent c’est l’immensité de chaque monde individuel. Ce type de travail « à côté » empêche toute projection vers le futur, car il est sans lien avec la recherche. Les études sociologiques lui opposent le #travail_d’anticipation. Mais les jeunes chercheurs s’inscrivant dans cette dernière catégorie n’ont pas un meilleur sort. A titre d’exemple, ceux qui assurent une charge de cours à l’université en tant que #vacataires sont payés à l’heure, pour un salaire annuel qui équivaut, dans le meilleur des cas, à deux ou trois mois de smic. Même dans ce dernier cas, il arrive trop souvent qu’on ne leur fasse pas signer de contrat. Ils se voient ainsi dans l’impossibilité de fournir une preuve formelle quant à la réalité de leur travail. Ils ne peuvent enseigner qu’à titre secondaire et sont obligés d’avoir un emploi « principal ». Ils cumulent ainsi trois activités professionnelles : le travail de recherche (gratuit), l’enseignement (deux ou trois mois de smic par an) et un emploi principal (précaire).

      Cette situation est permise par le flou dans les textes de loi concernant le #doctorat. D’un côté, les jeunes chercheurs sont considérés comme des étudiants, de l’autre le doctorat est reconnu comme étant une expérience professionnelle. C’est le détail qui ouvre la voie royale vers la précarité. Ce qui est particulier à la situation des doctorants c’est que l’écart entre l’âge social et l’âge biologique est très important. Non seulement ils ne bénéficient plus d’aucun avantage « jeune » (bourses sur critères sociaux, logements, réductions), mais ce statut les exclut également de la plupart des #droits_sociaux. Si les #contractuels sont considérés comme des salariés, par rapport à un même type de travail de recherche les non-contractuels sont des étudiants. Autrement dit, leur travail est gratuit et bénévole.

      Le travail d’un doctorant n’est pas uniquement un investissement de forces et ressources personnelles dans une activité par le biais de laquelle il ou elle se réalise individuellement, il est également une réalisation collective. C’est l’université elle-même, en tant qu’institution, qui se réalise à travers son travail. Un exemple concret concerne ce que le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation appelle la « #production_scientifique ». Quand on évalue la #performance d’une université, on regarde le nombre de #publications. Combien d’articles ont été écrits par des jeunes chercheurs-étudiants et combien le seront encore ?

      La reproduction des inégalités

      La recherche est aujourd’hui évaluée en termes de production et de #performance. Dans cette logique de #capitalisme_académique, le doctorant doit terminer sa thèse le plus rapidement possible et être productif. Plus il s’attarde sur son doctorat, moins il publie, plus il se dirige vers les marges du système. Mais sa production et sa performance sont conditionnées par les ressources disponibles, ce qui trace un premier cercle vicieux. Indifféremment du contenu de la thèse, des arguments défendus dans le travail de recherche ou de la qualité de ce travail, dans ce type de système il n’y a « pas de vérité sans argent », comme le notait déjà Lyotard dans la Condition postmoderne. Ceux qui ont eu des ressources auront raison de leur vérité car elle pèsera plus sur le marché du travail et sur le marché des biens symboliques, tandis que le précariat verra ses vérités diminuées par ce même marché.

      De nombreuses études indiquent que l’accès aux ressources dépend des éléments comme l’origine sociale, la nationalité ou le sexe. En France, presque la moitié des doctorants (41%) est de nationalité étrangère. Une diversité qui pourrait entraîner une immense effervescence intellectuelle. Mais ils sont encore plus touchés par la précarité et ont bien moins de chances de se voir attribuer un contrat. Les raisons sont multiples : absence de capital social, manque de familiarité au régime des concours, rareté des ressources. En ce qui concerne la parité dans la recherche, en 2015, les femmes représentaient 27% des chercheurs. Quand les ressources sont rares, on favorise les acteurs qui savent se plier au mieux au savoir et à l’ordre dominant. Dans une logique de marché, la compétition accroît les inégalités et encourage le conformisme. L’université, au lieu de se régénérer en permanence en permettant l’invention, le renouveau et les divergences critiques, se pétrifie.

      Les sciences humaines et sociales ont un rôle primordial dans une société démocratique. Elles pensent le progrès et empêchent les dérives. Elles sont les garants d’un équilibre sain entre des forces critiques contraires. Elles sont l’expression même de la démocratie et le révélateur de l’état de santé d’une société. La précarité dans les sciences humaines et sociales atteint gravement à cet équilibre présent et futur. La contractualisation à terme de tous les jeunes chercheurs est l’unique mesure capable de diminuer les inégalités causées et perpétuées par le sous-financement dans ces disciplines. Quand l’université repose sur un travail gratuit, invisible, aliéné, ce sont ses propres forces qu’elle s’aliène.

      https://www.liberation.fr/debats/2018/11/02/sciences-humaines-les-jeunes-chercheurs-a-l-epreuve-du-neoliberalisme-aca

      #précarité #précarisation


  • Le salariat comme au temps de Marx ?
    https://lecourrier.ch/2018/10/28/le-salariat-comme-au-temps-de-marx

    Les femmes ne sont pas considérées comme des travailleuses professionnelles, mais avant tout comme des ménagères et mères de famille. Leur légitimité trouve sa place dans l’espace domestique et non dans l’espace professionnel, et cela même si elles ont, de fait, toujours travaillé pour la production.

    Pour Silvia Federici6, cette division sexuelle du travail s’installe comme un élément fondamental dans le passage du féodalisme au capitalisme. Les relations de genre sont alors remodelées en profondeur, la lente exclusion des femmes du domaine public accompagnant l’émergence des rapports de production capitalistes.

    #production #reproduction #féminisme


  • Le neurocapitalisme et la nouvelle servitude volontaire
    https://aoc.media/analyse/2018/10/17/neurocapitalisme-nouvelle-servitude-volontaire

    Le capitalisme contemporain n’exploite plus les travailleurs mais leurs émotions : on est entré dans le neurocapitalisme. Nouveaux instruments de la servitude volontaire, les technologies de l’information se font toujours plus addictives et socialement indispensables. Nos vies privées sont ainsi monétisées et c’est notre commune humanité qui s’en trouve menacée.

    Par Giorgio Griziotti

    Le neurocapitalisme est la phase biocognitive de la valorisation : la connexion entre esprit, corps, appareils et réseaux semble inextricableet détermine l’omniprésence envahissante de la médiation technologique.Le sujet, ses désirs, son potentiel, sont entièrement « mis en valeur »dans la dimension d’hyperconnexion mondiale où toute l’humanité, des savanesà la métropole, est maintenant, à des degrés divers, complètement immergée. —Giovanni Iozzoli

    De nombreux textes, études et analyses sur le rôle des réseaux informatiques et des médias numériques soutiennent que le développement du capitalisme contemporain serait le résultat d’une ou plusieurs découvertes technoscientifiques plutôt que celui des conditions matérielles et politiques déjà formées au sein du capitalisme industriel. Cette hypothèse pose ainsi une discontinuité entre les différentes formes du capitalisme.

    La Ford T et Linux, deux objets techniques universellement connus, peuvent ainsi être présentés comme les symboles des deux ères du capitalisme contemporain : l’ère industrielle et l’actuelle, que certains économistes appellent cognitive [1] car elle met au centre de la production l’exploitation de la connaissance. Partir de ces deux objets représentatifs permet de rendre plus clairs, même pour les non-initiés, les chemins et passages qui ont guidé la naissance de réalités comme le logiciel libre, ou qui ont facilité la diffusion si rapide de la téléphonie mobile, une des technologies qui a le plus influencé les changements de subjectivité.

    Le biohypermédia : ce que le numérique fait au cerveau humain et vice-versa

    Le pas suivant dans cette approche nous conduit au concept de « biohypermédia » comme dimension actuelle de la médiation technologique qui nous enveloppe. Les réseaux et les technologies connectées et portables, incluant l’internet des objets, nous soumettent à une perception multi-sensorielle dans laquelle espaces réel et virtuel se confondent, étendant et amplifiant les stimuli émotionnels. Le biohypermédia est alors « le cadre dans lequel le corps, dans son intégralité, se connecte aux dispositifs de réseau de façon si intime qu’ils entrent dans une symbiose dans laquelle se produisent des modifications et des simulations réciproques » (Neurocapitalisme, p. 132).

    Le concept de biohypermedia se construit dans un moment qui voit émerger la déconstruction de l’anthropocentrisme, l’écologie politique, la bioéconomie, la société de contrôle, la subsomption vitale, et le general intellect. Il s’agit aussi bien d’une nouvelle frontière du capitalisme, qui, de cognitif, devient biocognitif, qu’un instrument heuristique de lecture des transformations anthropologiques : « la pression principale de la séduction numérique est, en réalité, neuronale dans la mesure où elle met au premier plan l’interpénétration de la conscience humaine avec le réseau électronique global. Les technologies actuelles de l’information et des communications extériorisent et dupliquent électroniquement le système nerveux humain » (Rosi Braidotti, The Posthuman, Polity Press, 2013, p. 97).

    Conséquence de cette interpénétration, les affects et les sentiments sont également impliqués dans ce continuum entre vivant et machine. Le jeu d’influence exercé par le neurocapitalisme dans le biohypermedia avec les techniques du marketing sensoriel ou celui de « l’expérience client » se concentre alors sur les émotions. Les grandes lignes directrices de ces méthodologies de manipulation neuronale imposent de saturer le quotidien du type d’émotions qui favorisent la consommation, la superficialité, la faiblesse des liens et tentent d’empêcher leur cristallisation dans des sentiments accomplis.

    « La marchandisation, la gamification et la désensibilisation de la réalité nous poussent vers l’état d’organismes simples, capables de se comporter sans processus mentaux ; des émotions mais pas des sentiments » (Neurocapitalisme, p. 167). Il est désormais scientifiquement établi que la rationalité du comportement fait défaut chez les personnes qui ne peuvent pas ressentir pleinement les émotions et les sentiments (Antonio Damasio, L’erreur de Descartes : la raison des émotions, 1995). Des questions troublantes se posent alors sur notre société, dans laquelle ils sont si fortement et continuellement influencés, manipulés et provoqués dans une perspective obsédante de rationalité financière, de méritocratie.

    La servitude volontaire, aubaine du neurocapitalisme

    En l’espace de deux générations une profonde mutation anthropologique a eu lieu, et les liens des appartenances (ouvrières, prolétariennes, locales et de nombreuses autres catégories), qui avaient caractérisé le capitalisme industriel, ont lâché, nous mettant face au grand large où tout est possible. Y a-t-il des chemins et des processus réels et existants, où le commun et la coopération diffuse pourraient retrouver leur autonomie ? Nous voyons émerger une société des traversées qui semble constituée par des nomadismes existentiels, des dérives, des refus d’appartenance qui dessinent le profil d’individus sans port d’attache, vivant dans la sphère biohypermédiatique, leurs sens perpétuellement saturés, dans un espace constamment redéfini par des algorithmes et des automatismes conçus pour classer et valoriser des milliards de singularités et leurs pratiques. Tel le système de crédit social (SCS) mis en place par le pouvoir chinois et qui rappelle Black Mirror ou 1984. Le SCS est un exemple extrême d’un neurocapitalisme (d’État) basé à la fois sur l’assujettissement social et l’asservissement machinique induit par des algorithmes de classement social.

    Mais en Occident la situation n’est pas forcément très différente : Facebook (FB) est un bon exemple du devenir-machine, avec sa capacité de transformer deux milliards d’« amis » en servo-éléments d’une mégamachine mumfordienne [2]. Un endroit où « on travaille et on produit toujours dans et par un agencement collectif. Mais le collectif ne comprend pas que des individus et des éléments de subjectivité humaine. Il inclut aussi des “objets”, des machines, des protocoles, des sémiotiques humaines et non humaines, des affects, des rapports micro–sociaux, pré-individuels et supra-individuels, etc. » (Maurizio Lazzarato, Signs and Machines : Capitalism and the Production of Subjectivity, Semiotexte,2014, p. 29).

    Qui peut nier que FB soit un territoire global de stimulations comportementales, émotionnelles, affectives et neurales qui construit des processus de symbiose entre objet technique et corps humain ? Les jeux vidéo s’inscrivent dans la même dynamique et ont en commun avec FB une auto-adhésion généralisée. Cependant, il existe des différences substantielles et notamment la quasi-obligation des jeunes générations de rejoindre FB en tant que lieu de coopération et de travail, sous peine d’exclusion productive et sociale. De plus aucun des éditeurs des jeux vidéo ne peut prétendre avoir l’influence de Zuckerberg.

    Il y a cinq siècles, La Boétie dénonçait la « servitude volontaire » envers le « tyran » dans un monde où les sujets de cette servitude étaient les courtisans et les couches intermédiaires du pouvoir. La « servitude volontaire » promue par Facebook obéit et amplifie les règles dominantes de la subjectivité.

    Faire ensemble et défaire le neurocapitalisme

    Les mouvements actuels, à la différence de ceux des années soixante-dix ou quatre-vingt, semblent donner la priorité à l’action et au « faire », et cela est aussi une conséquence logique des dynamiques de la traversée, évoquée auparavant. Le « faire » est directement politique et la conviction est très répandue que dans toute entreprise, de l’expression artistique à la recherche de revenus, il est possible de s’exprimer politiquement. D’autre part, les relations au sein de ces mouvements ont développé un morphisme de la structure d’internet, au sens où les entités et les initiatives autonomes qui le constituent sont reliées d’une manière souple et souvent éphémère et constituent un « réseau de réseaux » d’instances de type divers.

    Ce même « faire », en se déployant sur le territoire, est capable d’inventer le futur dans un remixage des objets techniques et des savoirs de la nature globale. Il peut alors fonctionner comme le moyen d’accès privilégié à une reformulation de l’écologie-monde, selon la définition de Jason Moore (Anthropocene or Capitalocene ? 2016), dans la continuité de Gorz et Guattari. « Faire » réinvente les formes de coopération autonome à partir même des résultats les plus avancés de la technologie, pour les soustraire à la domination de l’idéologie néolibérale et au contrôle financier.

    On reproche souvent à ces pratiques sociales et économiques répandues et virales un manque de stratégie politique. Sauf que c’est précisément dans ce manque que réside peut-être une force souterraine. Dans les modestes déploiements d’un large éventail de possibilités, parfois contradictoires entre elles, mais capables de mettre en jeu des tentatives, des hésitations, des peurs ou des petites stratégies pour essayer de recréer cet humus qui peut faire fermenter une nouvelle possibilité (pas une sortie, car en réalité ne sort jamais de rien). Résister à l’entropie, la défaite ultime de notre aventure en tant qu’humain, telle est la question véritablement en jeu dans les tentatives d’affronter le neurocapitalisme.

    –—

    [1] Voir par exemple Carlo Vercellone, « La Thèse du capitalisme cognitif : une mise en perspective historique et théorique », 2009. https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00401880/document

    [2] Lewis Mumford, Le Mythe de la machine, Fayard (2 volumes). Mumford a introduit en 1967 le concept de mégamachine en tant que complexe social et technologique qui modélise de grandes organisations et des projets où les humains deviennent des pièces interchangeables ou des servo-unités.

    Giorgio Griziotti a récemment publié
    Neurocapitalisme. Pouvoirs numériques et multitudes, C&F Éditions, 2018
    https://cfeditions.com/neurocapitalisme

    #neurocapitalisme #production_immatérielle #postfordisme



  • Kalashnikov takes on Tesla with retro-look electric ’supercar’ | Environment | The Guardian

    https://www.theguardian.com/environment/2018/aug/23/kalashnikov-takes-on-tesla-with-retro-look-electric-supercar

    The Russian arms maker Kalashnikov has unveiled its new electric car, inspired by a rare 1970s model, saying the technology will rival Elon Musk’s Tesla.

    The brand, best known for the AK-47 machine gun, on Thursday presented the retro-looking pale blue prototype, the CV-1, at a defence expo outside Moscow.

    #voiture_électrique #el_bil #design #modernité #vintage #production_post_soviétique et peut-être #nostalgie :)


  • “Tu vois mon fils, ce que je voulais te dire c’est…” (Séance d’écriture-flash n°7, CM2)
    “Tu vois ma fille, ce que je voulais te dire c’est…” (Séance d’écriture-flash n°8, CM2)

    Consigne : Je vais taper dans les mains une fois et vous devrez faire silence. Mes instructions seront écrites au tableau et vous n’aurez aucune autre indication. Impossible de me poser des questions, impossible d’en discuter avec vos camarades, le silence doit être complet. Lorsque je frapperai par deux fois dans mes mains, cette contrainte sera levée. Des questions ?
    – Prenez une feuille de classeur et un crayon.
    – Écrivez votre prénom.
    – Écrivez une phrase ou un court texte commençant par « Tu vois mon fils / ma fille, ce que je voulais te dire c’est… ».
    – Je chronomètre 3 minutes à l’horloge et je relève les feuilles.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe et syntaxe corrigées par moi) - Écriture-flash n°7

    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est qu’il faut arrêter de polluer.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est qu’un jour je ne serai plus là et que tu devras…
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime profondément et que ton père ferait tout pour ne pas te perdre. Tu es notre seule et unique chose. On t’aime beaucoup.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est qu’il faut bien travailler en cours, t’amuser avec les potes, sortir souvent mais pas abuser non plus. Profite bien que je t’ai, petit, je ferais tout pour toi. Bisous. Maman.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est…
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que je voudrais que tu deviennes fort au foot.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que tu es bête car tu as répondu à la maîtresse.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que…
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime de tout mon cœur, tu m’apportes beaucoup dans la vie. Tu m’apportes la joie et la bonne humeur. Et surtout je ferais tout mon possible pour toi. Tu es le trésor de ma vie.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que tu es grand et beau et que j’ai hâte que tu ailles au collège.
    – Papa : Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que tu vois, ton frère, il me ressemble et à ta mère aussi.
    Fils : Oui, Papa, je vois.
    Papa : Amène ton frère avec toi.
    Maman : Quand c’est qu’on lui dit que ce n’est pas notre fils ?
    Fils : Papa et Maman sont devenus fous.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est qu’un jour on ira à Paris, en Afrique, en Allemagne, en Espagne, en Italie. Bref, on fera le tour du monde. Mais le plus important c’est qu’on s’amusera en voyageant. On déménagera où tu veux mon fils, je t’aime.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que tu dois travailler beaucoup pour que tu sois le meilleur de ta classe. Et moi, je ne peux pas t’apprendre et ton père travaille. Tu as compris ? C’est bien.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que tu sois intelligent comme tout le monde.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que tu es gentil et je t’aime. Y’a que toi qui peut me comprendre.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime. Je n’ai que toi depuis que ta mère est partie. Tu es la seule personne qui me reste et je prendrai soin de toi, mon fils.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que demain il n’y a pas école. Maître Coutil est content de vous voir tous les jours, et aussi votre maîtresse.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe et syntaxe corrigées par moi) - Écriture-flash n°8

    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que tu es la chose la plus précieuse que j’ai au monde. Je donnerais ma vie pour toi. Je t’aime de tout mon cœur. Mais aussi si tu partais, je le regretterais toute ma vie.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime beaucoup.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que tu vas avoir un petit frère.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que tu passes en 6ème et que le collège n’est pas comme la primaire alors fais attention à toi.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que ton père et moi, on t’aime beaucoup et on voudrait que tu travailles bien à l’école. On t’aime très fort. Bisou ma fille.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je t’aimerais toujours. On restera ensemble. Un jour tu vivras ta vie mais d’abord restons unies pour toujours. Même si un jour tu feras ta vie autre part, ma fille, je t’aimerai toujours.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que nous t’aimons très fort, ton père et moi.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que tu es la plus importante à mes yeux. Je te garderai toujours à mes côtés.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je suis très énervée.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que tu es très belle et gentille.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que demain après-midi je pars loin d’ici sans toi car je ne me sens pas bien.
    – Maman : Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est « Joyeux anniversaire ! ». Mais à moi, c’est comme si on m’avait oublié.
    Fille : Ah bon ?
    Maman : Oui. Vas te coucher !
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime de tout mon cœur. Je voudrais que tu fasses de bonnes études et que tu t’amuses bien. Dans ma vie, tu es ce qui m’apporte la joie et le bonheur. Pour moi, tu es un magnifique trésor. Je t’aime plus que tout au monde.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime. Bisous Mams.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est qu’il ne faut jamais être méchante avec les autres, toujours être gentille. Et aussi fais du mieux que tu peux pour l’école et si tu as de bonnes notes, tu auras une récompense, on va faire du shopping. Bref, ma fille, je t’aime.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que j’ai une grave maladie et que bientôt je ne serai plus là !
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est qu’il faut arrêter de faire la guerre.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que tu sois intelligente, que tu passes ton permis et que tu m’écoutes bien.

    #école #témoignage #production_d'écrits #CM2 #genre #transmission #parents_enfants


  • “Ce serait mieux si…” (Séance d’écriture-flash n°6, CM2)

    Consigne : Je vais taper dans les mains une fois et vous devrez faire silence. Mes instructions seront écrites au tableau et vous n’aurez aucune autre indication. Impossible de me poser des questions, impossible d’en discuter avec vos camarades, le silence doit être complet. Lorsque je frapperai par deux fois dans mes mains, cette contrainte sera levée. Des questions ?
    – Prenez une feuille de classeur et un crayon.
    – Écrivez votre prénom.
    – Écrivez une phrase ou un court texte commençant par « Ce serait mieux si… ».
    – Je chronomètre 3 minutes à l’horloge et je relève les feuilles.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe et syntaxe corrigées par moi)

    – Ce serait mieux si chez moi il y avait deux salons et des animaux de compagnie et une PS4, et aussi une télé.
    – Ce serait mieux si on avait une habitation, une famille, de la nourriture. Ce serait mieux si on vivait sans problèmes.
    – Ce serait mieux s’il n’y avait plus de problèmes. Et si on n’arrêtait de se disputer. Et si on n’arrêtait de m’embêter et qu’on arrêtait de parler derrière mon dos.
    – Ce serait mieux si on avait une maison au lieu d’un immeuble et aussi si j’avais un frère. Ça changerait un peu : il n’y aurait pas que des filles à la maison. Il y aurait peut-être plus de bêtises et aussi plus de joie. Mon père ne dirait plus : « Allez les gars, c’est l’heure d’aller au lit. »
    – Ce serait mieux si je vivais dans un château avec ma famille, avec une piscine et un jacuzzi.
    – Ce serait mieux s’il n’y avait plus de pollution, plus de pauvreté ni de faim dans le monde. Ce serait mieux s’il n’y avait plus de racisme.
    – Ce serait mieux si Maître Coutil passait une journée dans notre classe, si on faisait moins de Picot.
    – Ce serait mieux si on allait à Paris voir la Tour Eiffel.
    – Ce serait mieux si je parlais quand on m’interroge parce que quand on m’interroge, je ne parle pas beaucoup.
    – Ce serait mieux si personne ne se disputait et que tout le monde était amies.
    – Ce serait mieux si on pouvait voler dans les airs et aussi voir à travers les murs comme ça la maîtresse pourrait voir ceux qui font des bêtises. À côté, ce serait mieux si notre mère ne mourrait pas et puis aussi si j’avais tout ce que je voulais.
    – Ce serait mieux si dans ce monde il n’y avait plus jamais de problèmes ou de disputes et mieux encore si on s’acceptait : couleurs de peau ou pas, fille ou garçon.
    – Ce serait mieux si on allait tout le temps au cinéma.
    – Ce serait mieux si un jour un monsieur passait. Il serait au téléphone et dirait : « Bon bébé, je te laisse, je dois travailler ». Et là un monsieur viendrait et dirait : « Mais c’est quoi ce menteur ! Arrête de mentir ! »
    – Ce serait mieux si j’avais une grande maison, on aurait plus d’espace et un grand jardin et si avec mes amies on s’était amusées.
    – Ce serait mieux s’il faisait beau, je veux du soleil !
    – Ce serait mieux si l’école ouvrait à 10h, comme ça on pourrait dormir plus longtemps.

    #école #témoignage #production_d'écrits #CM2


  • “Moi, je ne veux pas que…” (Séance d’écriture-flash n°5, CM2)

    Consigne : Je vais taper dans les mains une fois et vous devrez faire silence. Mes instructions seront écrites au tableau et vous n’aurez aucune autre indication. Impossible de me poser des questions, impossible d’en discuter avec vos camarades, le silence doit être complet. Lorsque je frapperai par deux fois dans mes mains, cette contrainte sera levée. Des questions ?
    – Prenez une feuille de classeur et un crayon.
    – Écrivez votre prénom.
    – Écrivez une phrase ou un court texte commençant par « Moi, je ne veux pas que… ».
    – Je chronomètre 3 minutes à l’horloge et je relève les feuilles.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe et syntaxe corrigées par moi)

    – Moi, je ne veux pas que la Terre ne soit pas respectée.
    – Moi, je ne veux pas qu’il m’arrive un truc de grave, par exemple une maladie. Et pareil pour ma famille. Mon frère a peut-être une maladie grave qui peut le faire décéder.
    – Moi, je ne veux pas qu’au collège on me rackette, ou rester seule, ou ne pas être dans la même classe que mes amis ou qu’on m’insulte. Mais d’un autre côté, j’ai hâte d’y aller.
    – Moi, je ne veux pas qu’un jour, plus tard, je dorme le soir d’Halloween, et que je voie une ombre. Je me dis « Non, c’est Maman », et là je crie. Je regarde : la charogne a un couteau et il dit "je vais te tuer". Et le 2ème jour, je dors et un voleur vole ma tête.
    – Moi, je ne veux pas que quelqu’un ne me respecte pas, m’insulte, ne m’écoute pas.
    – Moi, je ne veux pas que la pluie revienne car j’en ai marre.
    – Moi, je ne veux pas redoubler.
    – Moi, je ne veux pas qu’on me tape, qu’on m’insulte, qu’on m’embête, et aussi je ne veux pas aller au collège parce que je ne reverrai plus mes amies et mes meilleures amies. Et j’ai aussi un peu peur pour le collège.
    – Moi, je ne veux pas que ma famille déménage loin d’ici, à Auch.
    – Moi, je ne veux pas que cette année on n’aille pas en voyage. On est allé à Paris et Clermont-Ferrand. Cette année, je voudrais bien aller à Lyon et à Marseille : là-bas, c’est grand et en plus il y a des métros et des trams. Je voudrais même vivre à Lyon.
    – Moi, je ne veux pas aller à l’école le vendredi parce qu’il fait trop chaud. Mais aussi je ne veux pas y aller le lundi parce qu’il fait trop froid.
    – Moi, je ne veux pas ne plus avoir d’amies, qu’on ne me respecte plus et surtout qu’au collège je perde et n’aie plus d’amies.
    – Moi, je ne veux pas qu’on me tape à l’école ou en dehors parce que je n’aime pas. Et si quelqu’un me tape à l’école, je courre pour le dire à la maîtresse pour qu’elle le punisse. Si moi je le fais, il va me taper.
    – Moi, je ne veux pas que mon père aille à Toulouse avec ma famille.
    – Moi, je ne veux pas qu’on fasse du Picot tous les jours ! Le matin, le midi et le soir ! D’accord ?
    – Moi, je ne veux pas qu’on me maltraite. Moi, je ne veux pas que je rate la section football.
    – Moi, je ne veux pas avoir qu’un chien, mais aussi un chat.

    #école #témoignage #production_d'écrits #CM2


  • Wie unterscheiden sich Broadcast- und Computer-Monitore beim Color Grading? – zazudesign – die Schwarzwald Werbeagentur sagt …
    https://die-schwarzwald-werbeagentur.zazudesign.de/film-und-postproduktion/wie-unterscheiden-sich-broadcast-und-computer-monitore-beim-color-grading.html

    Wie unterscheiden sich professionelle Fernsehbildschirme und Computermonitore bei der Lichtbestimmung und Farbkorrektur.

    Nicht immer erlaubt das Budget einer Videoproduktionen eine professionelle Lichtbestimmung, mit einem erfahrenen Lichtbestimmer, auf hochwertigen, kalibrierten Geräten durchzuführen. Die Entwicklung geht auf der anderen Seite im Videobereich immer mehr in Richtung größerer Bildschirme und damit auch in Richtung von sehr detaillierten Bildern mit über 4000 Pixeln in der Längsachse (4K) und damit zu ständig wachsenden Ansprüchen an die abzuliefernde Bildqualität. Wer nicht mit einem großen Beleuchterteam und viel Zeit unterwegs ist, für den empfiehlt es sich deshalb mit einem S-Log-Profil zu drehen, um hinterher noch die Möglichkeit zu haben hohe Kontraste und fehlende Aufhellung anzugleichen. Dies ermöglicht bei den meisten Kameras einen Kontrastumfang von ca. 14 Blenden, wobei das Videomaterial quasi in den mittleren Kontrastbereich hineingestaucht wird und beim unkorrigierten Betrachten matschig-flau aussieht. Dafür ist der Himmel im aufgezeichneten Signal nicht komplett weiß überstrahlt und das Gesicht des Darstellers nicht völlig schwarz gegen die Sonne, da innerhalb der gespeicherten Daten mehr Details und Strukturen vorhanden sind, als man auf Anhieb sieht.

    In der Postproduktion im Folgenden einfach eine „Instant-Korrektur“, mit einer sogenannten LUT (Look up Table) durchzuführen, die die komprimierten Werte des S-Log-Profils in das HD-TV-Profil Rec.709 überführt, taugt bestenfalls für ein ansehnliches Bilderlebnis während der Schnittphase oder als Ausganspunkt für die danach folgende Lichtbestimmung (Neudeutsch: Color Matching – zwischen einzelnen Einstellungen oder Color Grading – als Farb- und Kontrastgestaltung).

    Man hat gerade bei kleineren Produktionen oft das Problem, dass man mit nicht perfekt ausgewogenem Material nach Hause kommt, auf der anderen Seite teure Postproduktionsstudios aber außerhalb des Budgets liegen.

    Das heißt: „selbst ist der Mann“ und von Blackmagicdesign gibt es die professionelle Lichtbestimmungs-Software auch noch kostenlos.

    Wer schon mit Programmen wie After Effects, oder mit den Möglichkeiten von „FinalCut 7 – Color“ gearbeitet hat, für den ist der Umstieg, nach ein wenig Fachlektüre, nicht sehr schwer. Doch das ganze Unterfangen steht und fällt mit der Möglichkeit, das was man korrigiert auch richtig zu sehen. Neben der Software ist dies zuallererst der Monitor, bei dem grau gleich grau sein sollte und nicht graublau oder grüngrau und schwarz gleich schwarz und nicht dunkelgrau. Das heißt der Monitor muss kalibriert werden. Dafür gibt es Geräte wie den „Spyder“ oder andere Sensoren, mit denen man eine Kalibrierung durchführen kann. Doch ist das schon alles? Worin unterscheidet sich ein hochwertiger Computer-Monitor von einem 25.000 Euro Fernseh-Monitor (Neudeutsch: Broadcast Monitor)? Was bekomme ich mit einem mittleren Budget und wo liegen die Grenzen?

    Eizo Foris FG2421 Review - TFT Central
    http://www.tftcentral.co.uk/reviews/eizo_fg2421.htm

    #vidéo #production


  • Que va faire Microsoft de GitHub ?
    https://www.courrierinternational.com/article/que-va-faire-microsoft-de-github

    Depuis que le géant américain a annoncé qu’il rachetait la plateforme collaborative GitHub, de nombreux développeurs se tournent vers d’autres solutions d’hébergement de leurs codes. Mais pour Microsoft, le véritable casse-tête est ailleurs : que va-t-il faire des contenus “discutables” de GitHub  ?

    #Microsoft #GitHub #production_immatérielle #open_source


  • You need to sample debug logs in #production
    https://hackernoon.com/you-need-to-sample-debug-logs-in-production-171d44087749?source=rss----3

    It’s com­mon prac­tice to set log lev­el to WARNING for pro­duc­tion due to traf­fic vol­ume. This is because we have to con­sid­er var­i­ous cost fac­tors:cost of log­ging : Cloud­Watch Logs charges $0.50 per GB ingest­ed. In my expe­ri­ence, this is often much high­er than the Lamb­da invo­ca­tion costscost of stor­age : Cloud­Watch Logs charges $0.03 per GB per month, and its default reten­tion pol­i­cy is Nev­er Expire! A com­mon prac­tice is to ship your logs to anoth­er log aggre­ga­tion ser­vice and to set the reten­tion pol­i­cy to X days. See this post for more details.cost of pro­cess­ing : if you’re pro­cess­ing the logs with Lamb­da, then you also have to fac­tor in the cost of Lamb­da invo­ca­tions.But, doing so leaves us with­out ANY debug logs in pro­duc­tion. When a prob­lem hap­pens in pro­duc­tion, you (...)

    #bugs #debug-logs-in-production #aws #sample-debug-logs


  • Des chercheurs ont réalisé une carte de flux liés pour illustrer un article lié à l’emploi mondial.
    https://onlinelibrary.wiley.com/journal/15309290

    La carte est présentée ici
    https://www.businessinsider.com.au/this-map-by-australian-researchers-shows-the-millions-of-jobs-li

    Le billet montre par exemple que « Les travailleurs, à bas salaires, soutiennent le mode de vie australien. »
    –> un ordinateur acheté en Australie (dont le salaire moyen est de 59 700 $US) pourrait être assemblé en Chine (salaire moyen de 2 700 $US) et en Thaïlande (2 100 $US) à l’aide de circuits électroniques fabriqués aux Philippines (1 700 $US).
    –> Les Français (dont le salaire moyen est de 58 000 $US) fument des cigares fabriqués en Pologne (salaire moyen de 10 000 $US) qui dépendent de la matière première produite en Tanzanie (salaire intérieur moyen, 170 $US).

    Pour illustrer le sujet : dissociation des lieux de production (à différentes échelles, chaine productive, chaine de valeur) et de consommation à l’échelle mondiale

    #flowmap #worldmap #economie #monde #emploi #production #échanges #cartographie #cartedeflux


  • “Ce que j’aime en moi…” (Séance d’écriture-flash n°4, CM2)

    Consigne : Je vais taper dans les mains une fois et vous devrez faire silence. Mes instructions seront écrites au tableau et vous n’aurez aucune autre indication. Impossible de me poser des questions, impossible d’en discuter avec vos camarades, le silence doit être complet. Lorsque je frapperai par deux fois dans mes mains, cette contrainte sera levée. Des questions ?
    – Prenez une feuille de classeur et un crayon.
    – Écrivez votre prénom.
    – Écrivez une phrase ou un court texte commençant par « Ce que j’aime en moi… ».
    – Je chronomètre 3 minutes à l’horloge et je relève les feuilles.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe corrigée par moi)

    – Ce que j’aime en moi c’est que je suis amoureuse, que j’ai de la chance, que j’ai des amis. Des fois, moi, je regarde Parodie Bros des Youtubers. J’en dis une comme je vais me doucher et il n’y a plus d’eau chaude et d’autres comme j’aime ma maman, mon papa, mon frère, mes tontons, mes taties. Je suis comme je suis. À mes yeux, je suis précieuse.
    – Ce que j’aime en moi c’est mon côté râleuse et que je suis curieuse.
    – Ce que j’aime en moi c’est ma bonne humeur.
    – Ce que j’aime en moi c’est m’amuser et faire la folle chez moi. Et j’aime aussi tricher au Uno quand je joue avec ma sœur chez moi et si elle gagne, je dis qu’elle a triché. Et j’aime beaucoup ma famille et m’amuser le plus que je peux.
    – Ce que j’aime en moi c’est que je fais des sorties avec ma famille, que je travaille, qu’on s’amuse avec ma sœur ou mon frère, et que je reste en sécurité avec ma famille.
    – Ce que j’aime en moi c’est que je ne mens pas et que je râle pour énerver mes frères. Je suis sure de moi et curieuse.
    – Ce que j’aime en moi c’est mon chien, mon père, ma mère, ma sœur, mon frère, mes mamies, mes papis, mes amies, ma meilleure amie, mes cousines, mes cousins, mes tontons et mes taties ! Enfin toutes ma famille et mes amies.
    – Ce que j’aime en moi c’est mon intelligence, ma joie, mon côté râleuse et boudeuse. Je suis gentille avec les gens qui m’entoure, aussi ce que j’aime en moi c’est que j’aime aller à l’école pour me faire des amis et découvrir plein de chose. Mais surtout ce que j’aime en moi c’est que j’aide mes parents.
    – Ce que j’aime en moi c’est que je me fais confiance et que je me sens protégé avec ma famille.
    – Ce que j’aime en moi c’est mon caractère, mon visage, mes cheveux et aussi que je suis poli.
    – Ce que j’aime en moi c’est mon courage et que j’ai des principes et des valeurs.
    – Ce que j’aime en moi c’est ma vie.
    – Ce que j’aime en moi c’est que je sais me battre et je fais des superbes dessins.
    – Ce que j’aime en moi c’est que je suis gentil et que je ne fais pas mon beau.
    – Ce que j’aime en moi c’est le livre de mon cœur, ouvert quand je suis joyeux, fermé quand je suis en colère, l’histoire de ma vie.
    – Ce que j’aime en moi c’est que je suis joyeuse, j’ai des amies, j’ai ma famille. J’aime aussi aller en vacances avec ma famille et mes amies, j’aime partager des moments avec eux.
    – Ce que j’aime en moi c’est aller à la plage avec ma famille et mes grands-parents et mes cousins et cousines.
    – Ce que j’aime en moi c’est le courage. Ce que j’aime en moi c’est la réalité et la vérité. Ce que j’aime en moi c’est la nature. Ce que j’aime en moi c’est la colère. Ce que j’aime en moi c’est ma famille.
    – Ce que j’aime en moi c’est que je suis courageux, intelligent, sérieux quand quelqu’un me donne un travail et aussi ma personnalité et puis ma famille.

    #école #témoignage #production_d'écrits #CM2 #identité #image_de_soi


  • The Small Beauty and the Nasty Beast
    https://hackernoon.com/the-small-beauty-and-the-nasty-beast-f9f13cbd3371?source=rss----3a8144ea

    Launch your product small and let it growThere is a common problem by any product development face: the nature of the product itself. There are two path to describe the development timeline:Launch bigLaunch smallWhen launching big a product many companies make the mistake to accumulate so much technical debt. Like a great house with a dirty backyard where all the mess is piled. When the people move to this house the amount of garbage does not get smaller. It increases.The big house and its messy backyardAnother error made by launching big is that it takes more time to validate the first hypotheses about the product. Testing with some users before shipping the product can help to get some insights about what is about to hit hardly the product when it gets live to a bigger audience.But (...)

    #nasty-beast #startup #production-adoption #product-launch #smal-beauty


  • L’agroécologie peut aider à améliorer la production alimentaire mondiale
    http://www.fao.org/news/story/fr/item/1113669/icode

    M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, a appelé à construire des systèmes alimentaires plus sains et équilibrés, ajoutant que l’#agroécologie pouvait contribuer à une telle transformation. Le Directeur général a lancé cet appel lors de son discours inaugural prononcé à l’occasion du 2ème Symposium international sur l’agroécologie qui se tient à Rome du 3 au 5 avril.

    Il a expliqué que la plupart de la #production_alimentaire se basait sur des systèmes agricoles nécessitant beaucoup d’intrants et de ressources et nocifs pour l’#environnement, et que cela avait pour conséquence, la dégradation croissante des #sols, des #forêts, de l’#eau, de la qualité de l’#air et de la #biodiversité. Il a par ailleurs ajouté que le fait d’augmenter la production à tout prix n’avait pas été suffisant pour éradiquer la #faim et que « nous étions confrontés à une épidémie mondiale d’#obésité ».

    nocifs pas seulement pour l’environnement mais aussi pour la #santé #agriculture


  • “J’ai peur que…” (Séance d’écriture-flash n°3, CM2)

    Consigne : Je vais taper dans les mains une fois et vous devrez faire silence. Mes instructions seront écrites au tableau et vous n’aurez aucune autre indication. Impossible de me poser des questions, impossible d’en discuter avec vos camarades, le silence doit être complet. Lorsque je frapperai par deux fois dans mes mains, cette contrainte sera levée. Des questions ?
    – Prenez une feuille de classeur et un crayon.
    – Écrivez votre prénom.
    – Écrivez une phrase ou un court texte commençant par « J’ai peur que… ».
    – Je chronomètre 3 minutes à l’horloge et je relève les feuilles.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe corrigée par moi)

    – J’ai peur que j’aie une mauvaise note à mon évaluation.
    – J’ai peur qu’un jour je me casse une jambe ou un bras.
    – J’ai peur que j’aie des mauvaises notes à l’école parce que mon père me frappe.
    – J’ai peur des araignées. J’ai peur d’aller au collège. J’ai peur des films d’horreur.
    – J’ai peur que ma mère aille à la piscine avec mon père. J’ai peur que la rentrée scolaire soit demain.
    – J’ai peur que la maîtresse me fasse redoubler et aussi que ma mère me gronde à la manière physique quand je vais redoubler. J’ai aussi peur que la maîtresse ne puisse pas venir à l’école parce quelle est malade.
    – J’ai peur que ma meilleure amie me trahisse et qu’elle oublie les promesses qu’on s’est faites.
    – J’ai peur que ma maison brûle, qu’il y ait une guerre en France, que ma famille meure, qu’il y ait des catastrophes climatiques et que l’état de la Terre empire.
    – J’ai peur que quand je vais à l’école il y ait un homme qui me fixe et qui me kidnappe.
    – J’ai peur que.
    – J’ai peur que je déménage et change d’école et que je ne vois plus mes amies et qu’on ne m’accepte pas dans l’autre école.
    – J’ai peur que tu me tapes quand je fais une bêtise. Pourquoi tu me fais ça ? Ma petite sœur me tape et moi je veux me défendre et je la tape et toi tu me grondes.
    – J’ai peur que ma maison brûle et qu’il y ait un monstre sous mon lit qui m’attrape par le pied et qu’il me mange.
    – J’ai peur qu’on me tape. J’ai peur qu’on me crie dessus. J’ai peur qu’on me punisse. J’ai peur que j’aie un mot sur le cahier.
    – J’ai peur que je me retrouve sans famille parce que ma famille m’apporte de la nourriture, des frères et sœurs, le sommeil et plein d’autres choses encore. Elle me fait découvrir des pays et des villes et m’apporte surtout le bonheur.
    – J’ai peur que quelqu’un prenne mon petit copain, que ma famille et moi on soit dans la rue, que je meure bientôt.
    – J’ai peur que ce soit la fin du monde comme ça : boum, de mourir. Mais j’ai peur de partir au collège, dans la cour des grands il y a des harceleurs.
    – J’ai peur que mon père me frappe et me tire les cheveux.
    – J’ai peur que la souris me voit parce que je vais la donner au mammouth. J’ai trop peur du mammouth, mais pas pour de vrai.

    #école #témoignage #production_d'écrits #CM2 #peurs


  • “Le problème c’est que…” (Séance d’écriture-flash n°2, CM2)

    Consigne : Je vais taper dans les mains une fois et vous devrez faire silence. Mes instructions seront écrites au tableau et vous n’aurez aucune autre indication. Impossible de me poser des questions, impossible d’en discuter avec vos camarades, le silence doit être complet. Lorsque je frapperai par deux fois dans mes mains, cette contrainte sera levée. Des questions ?
    – Prenez une feuille de classeur et un crayon.
    – Écrivez votre prénom.
    – Écrivez une phrase ou un court texte commençant par « Le problème c’est que… ».
    – Je chronomètre 3 minutes à l’horloge et je relève les feuilles.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe corrigée par moi)

    – Le problème c’est que je suis impatient des vacances.
    – Le problème c’est que je suis amoureux d’une fille et qu’elle ne m’aime pas.
    – Le problème c’est que.
    – Le problème c’est que c’est ton anniversaire et que tu es habillé tout en orange.
    – Le problème c’est que j’arrive pas à travailler en groupe parce que je parle et je me concentre pas.
    – Le problème c’est que je n’ai pas d’idées pour écrire une phrase qui commence par “Le problème c’est que”.
    – Le problème c’est que je n’ai pas d’argent et que je n’ai pas de femme.
    – Le problème c’est que des gens l’aident et lui fait n’importe quoi, il croit que la maîtresse ment, et l’insulte de tout. Au bout d’un moment on peut rien faire et du coup on le sanctionne.
    – Le problème c’est qu’on parle trop. Le problème c’est que je m’ennuie. Le problème c’est qu’il y a trop de problèmes à l’école.
    – Le problème c’est ce qu’on a fait aujourd’hui. Le problème c’est que j’ai jeté un ballon chez le voisin et j’ai cassé la vitre, mon père a crié sur moi et ma mère.
    – Le problème c’est que deux garçons se sont bagarrés pour une fille. Le problème c’est que le petit garçon âgé de 11 ans a donné un coup dans la pomme d’Adam, il est parti à l’hôpital. Le problème c’est que la fille se lève et elle lui donne une grosse claque et elle part en pleurant.
    – Le problème c’est que tu ne m’écoutes pas quand je te dis de ranger ta chambre ou quand je te dis de faire tes devoirs. Et on est quatre dans la famille alors tu vas aller faire l’aspirateur, passer le balaie. Et demain, tu vas aller à l’école. Alors pour moi c’est énervant.
    – Le problème c’est qu’on travaille que du Picot*, c’est nul.
    – Le problème c’est que je n’ai plus de feuilles de classeur et je fais que prendre celles de mes camarades.
    – Le problème c’est que je n’ai pas envie d’avoir de devoirs.
    – Le problème c’est que je ne trouve pas mes chaussures.
    – Le problème c’est qu’on ne peut pas diviser, ni additionner et ni faire une soustraction, c’est ça le problème.
    – Le problème c’est que je veux un lapin mais mes parents ne veulent pas. Un lapin c’est doux et calme, il n’est pas agité et puis c’est mignon, mais le vrai problème c’est qu’il fait des crottes partout.
    – Le problème c’est que.
    – Le problème c’est qu’on ne peut pas faire des divisions et multipliquer par 5. Ok ?

    (* Méthode de Français pour la grammaire/conjugaison/orthographe.)

    #école #témoignage #production_d'écrits #CM2 #problèmes


  • “Chez moi, c’est…” (Séance d’écriture-flash n°1, CM2)

    Consigne : Je vais taper dans les mains une fois et vous devrez faire silence. Mes instructions seront écrites au tableau et vous n’aurez aucune autre indication. Impossible de me poser des questions, impossible d’en discuter avec vos camarades, le silence doit être complet. Lorsque je frapperai par deux fois dans mes mains, cette contrainte sera levée. Des questions ?
    – Prenez une feuille de classeur et un crayon.
    – Écrivez votre prénom.
    – Écrivez une phrase ou un court texte commençant par « Chez moi, c’est… ».
    – Je chronomètre 3 minutes à l’horloge et je relève les feuilles.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe corrigée par moi)

    – Chez moi, c’est toute la cité et chez ma mère.
    – Chez moi, c’est la fête, on s’amuse, on fait la fête et des animations. J’ai invité mes amies et même toute la classe. On mange des gâteaux et d’autres choses. C’est trop bien chez moi.
    – Chez moi, c’est grand : c’est tout comme moi.
    – Chez moi, c’est le bazar et ça pue.
    – Chez moi, c’est grand, joyeux.
    – Chez moi, c’est grand, on s’amuse et il y a une famille. Il y a le père, la mère et trois sœurs qui s’appelle Mounia, Hilma et la petite dernière Maïmouna. Chez moi, personne ne pleure, est triste. Tout le monde est content de vivre et de découvrir des choses extraordinaires.
    – Chez moi, c’est grand. Je vis dans un T3, un appartement à 3 pièces différentes comme le salon, chambre, cuisine, toilettes.
    – Chez moi, c’est les disputes avec ma sœur, un peu avec mes frères.
    – Chez moi, c’est.
    – Chez moi, c’est grand, beau. Il y a un canapé, des choses, cinq chambres, une télévision, des placards, des rideaux.
    – Chez moi, c’est petit comme une souris.
    – Chez moi, c’est la fête, on a beaucoup à manger.
    – Chez moi, c’est Auch, une ville petite.
    – Chez moi, c’est un peu pareil tous les jours : on ne discute pas trop mais on joue.
    – Chez moi, c’est agréable de lire un livre. Il y a un grand jardin et on peut regarder les astres avec le télescope. On peut bien voir les Pyrénées les jours de pluie et le soir le soleil est magnifique. Le garage est très grand et on peut bricoler et jouer.
    – Chez moi, c’est grand et c’est joli.
    – Chez moi, c’est vide.
    – Chez moi, c’est très grand.
    – Chez moi, c’est bien. Je joue avec mon frère ou ma sœur. Je regarde la télé ou je joue toute seule et aussi je travaille mais pas beaucoup.
    – Chez moi, c’est génial, je peux jouer tranquillement.

    #école #témoignage #production_d'écrits #CM2 #habiter #chez_soi #domicile


  • Déchets. Des jouets dont on ne se débarrasse pas | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/dechets-des-jouets-dont-ne-se-debarrasse-pas-647882

    La plupart cassés ou simplement démodés finissent à la poubelle, direction… les décharges. Cette industrie n’est quasiment pas recyclable.

    Si, à Noël, les consoles de jeux vidéo, poupées Barbie, Playmobil et autres Lego se vendent par milliers, les jouets écoresponsables ne sont pas légion. Et pour cause  : tout comme un grand nombre d’articles de sport ou de matériel de bricolage, 99 % des jouets n’ont aucune solution de recyclage. Certes, une étude récente a montré que le tonnage des biens de consommation réemployés ou réutilisés a crû de 30 % depuis 2014. Et les jouets y participent. Mais cela ne représente qu’une infime partie…

    Pourtant, la France est championne du recyclage sur un certain nombre de segments. Pourquoi les jouets y échappent-ils  ? «  Hormis quelques produits qui fonctionnent à piles ou à rallonges et qui doivent être pris en charge par la filière électrique, tout le reste finit dans un centre d’enfouissement ou dans un incinérateur. Le recyclage a un coût. Et globalement, les jouets ne représentent pas une valeur suffisante pour permettre de financer une filière  », analyse Nicolas Garnier, directeur général d’Amorce, l’association nationale des collectivités, des associations et des entreprises pour la gestion des déchets.
    «  Il manque une information essentielle  : le produit est-il recyclable ou pas ?  »

    «  Rien n’est fait pour que ceux qui mettent ces produits sur le marché mènent une réflexion sur le sujet. Mattel, qui vend 2 millions de poupées Barbie par an, ne s’est jamais posé la question de la fin de vie de ses poupées en PVC. Il n’a jamais envisagé d’utiliser un plastique qui se recycle  », dénonce ainsi ce spécialiste des déchets. Et pour l’heure, il n’existe aucune obligation ni sanction pour celui qui met sur le marché un produit ou un matériau qui ne se recycle pas.

    S’il existe depuis 2015 une signalétique officielle, le logo Triman, qui permet aux consommateurs de voir si le produit peut être recyclé ou pas, il reste méconnu. Qui plus est, il est noyé dans une multitude de logos, ce qui créé la confusion au moment de l’achat et du geste de tri. Et les entreprises du jouet, comme bien d’autres, en jouent  : chaque année, avant Noël, celles-ci communiquent pour inciter les enfants et leurs parents «  au geste de tri  ». Or, il ne s’agit ici que de l’emballage et non pas du contenu… «  Au final, il manque une information essentielle  : le produit est-il recyclable ou pas  ?  » insiste Nicolas Garnier.
    Augmenter la taxe sur les décharges ne rendra pas les déchets recyclables

    À l’heure où le gouvernement planche sur une feuille de route sur l’économie circulaire qui doit être dévoilée début mars, les associations œuvrant dans le domaine environnemental espèrent une évolution de la réglementation. De fait, si on veut vraiment réduire le stockage, il faut prendre le problème à la source, au moment de la conception et de la mise sur le marché. «  L’acte I de l’économie circulaire, ce serait de poser la question à celui qui met un produit sur le marché  : qu’est-ce que vous avez prévu pour sa fin de vie  », propose le directeur général d’Amorce.

    En clair, agir sur l’écoconception  : c’est-à-dire réfléchir aux matières premières et à leur innocuité, à un mode de fabrication qui réduit le nombre de polluants et l’empreinte écologique, ainsi qu’au cycle de vie complet des jouets. Le gouvernement ne s’en cache pas, l’un des grands leviers sur lesquels il travaille, c’est celui de la fiscalité. Il envisagerait de taxer les produits non recyclés ou encore les décharges. «  Les collectivités locales gèrent les déchets ménagers et assument à elles seules le coût de l’élimination des déchets non recyclables. Et elles seraient taxées sur ces mêmes déchets non recyclables… C’est totalement injuste, assène Nicolas Garnier. Augmenter la taxe sur les décharges ne rendra pas les déchets recyclables. Or aujourd’hui, la moitié des produits qui finissent en décharge ne le sont pas  : c’est en amont qu’il faut agir, sur l’écoconception, surtout si l’on veut arriver à 100 % de plastiques recyclables dans sept ans… Et mettre en œuvre une fiscalité en amont sur les fabricants des produits non recyclables. Ceux qui n’ont jamais rien fait en matière de recyclage doivent maintenant être rattrapés  !  »
    Alexandra Chaignon
    Rubrique Une planète et des hommes

    #production_industrielle #recyclage #déchets #immondices

    • Les collectivités locales gèrent les déchets ménagers et assument à elles seules le coût de l’élimination des déchets non recyclables. Et elles seraient taxées sur ces mêmes déchets non recyclables… C’est totalement injuste, assène Nicolas Garnier. Augmenter la taxe sur les décharges ne rendra pas les déchets recyclables. Or aujourd’hui, la moitié des produits qui finissent en décharge ne le sont pas  : c’est en amont qu’il faut agir, sur l’écoconception, surtout si l’on veut arriver à 100 % de plastiques recyclables dans sept ans… Et mettre en œuvre une fiscalité en amont sur les fabricants des produits non recyclables. Ceux qui n’ont jamais rien fait en matière de recyclage doivent maintenant être rattrapés  !  »

      On peut aussi infléchir l’inconséquence des industriels en n’achetant plus leurs #saloperies de Noël en plastique. Mais éviter d’acheter le #packaging, difficilement recyclable lui aussi, de tous les produits du quotidien, c’est déjà plus difficile. Les #taxes d’enlèvement des #ordures_ménagères ont encore de beaux jours devant elles.


  • $180bn investment in plastic factories feeds global packaging binge | Environment | The Guardian

    https://www.theguardian.com/environment/2017/dec/26/180bn-investment-in-plastic-factories-feeds-global-packaging-binge

    The global plastic binge which is already causing widespread damage to oceans, habitats and food chains, is set to increase dramatically over the next 10 years after multibillion dollar investments in a new generation of plastics plants in the US.

    Fossil fuel companies are among those who have ploughed more than $180bn since 2010 into new “cracking” facilities that will produce the raw material for everyday plastics from packaging to bottles, trays and cartons.

    #environnement #déchets #plastique #production_de_plastique #lobbies


  • #Bitcoin, énergie et #WTF twitterien
    https://reflets.info/bitcoin-energie-et-wtf-twitterien

    C’est un thread annoncé sur Twitter avec — comme un peu toujours ces temps-ci — une grandiloquence à la limite de l’hypertrophie de l’ego : « attention, les gars, je vais vous expliquer en 8 ou […]

    #Technos #Tribunes #@ploum #blockchain #consommation_électrique #Data_Center #énergies_renouvelables #mineur_bitcoin #Nucléaire #production_électrique



  • Politics Aside, This Gerrymandered Race Route Is Confusing | Runner’s World

    https://www.runnersworld.com/newswire/politics-aside-this-gerrymandered-race-route-is-confusing

    The political practice of gerrymandering isn’t easy to explain. Attempts often include confusing maps and eye-roll-inducing descriptions of efforts to draw district lines that guarantee one party’s ability to maintain—or win—seats in Congress. But it’s important to how Americans vote. So to show gerrymandering’s effects, one runner decided to illustrate the issue in the run-loving town of Asheville, North Carolina—with a racecourse.

    #limites #frontières #tracé #production_des_frontières #limites_administrative #gerrymandering