• #écologie #planète #terre #environnement
    #capitalisme #catastrophe
    #productivisme #consumérisme #croissancisme
    #anticapitalisme #décroissance

    🛑🌍 En dix ans, plus 1700 activistes écolos ont été tués dans le monde...

    « Deux ou trois morts par semaine, un meurtre tous les deux jours environ pendant dix ans. Plus de 1 733 défenseurs de la terre et de l’environnement ont été tués entre 2012 et 2021, selon les chiffres du rapport 2022 de Global Witness. Assassinés par des tueurs à gages mandatés par des groupes criminels organisés ou leurs propres gouvernements. Tués par balles. Tabassés. Torturés parfois. Attaqués chez eux, devant leurs familles, ou endormis dans leur lit. Marchant sur un chemin ou conduisant leur voiture. Retrouvés abandonnés au bord d’une route, ou en morceaux dans une poubelle (...) »

    https://reporterre.net/En-dix-ans-plus-1700-activistes-ecolos-ont-ete-tues-dans-le-monde

  • Camarade Latour ?
    https://www.terrestres.org/2022/07/18/camarade-latour

    Quel est le sujet politique de la bifurcation écologiste ? Le livre de Latour et
    Schultz part d’un constat de plus en plus partagé : maintenir les conditions d’habitabilité de la Terre nécessite de rompre avec le développement irrésistible de la production. Mais à l’heure de cette redéfinition terrestre des classes, les écologistes sont-ils voués à devenir la nouvelle classe dominante ou bien doivent-ils lutter avec les autres dominé·es pour abolir les classes ?

    "En refusant de parler de « capitalistes », Latour et Schultz passent à côté du fait que les principaux responsables de l’écocide forment déjà une classe écologique."

    #Capitalisme #Luttes/Mouvements #Productivisme #Propriété

    • There is no alternative par Frédéric Lordon, 7 juillet 2022
      https://blog.mondediplo.net/there-is-no-alternative

      Ça n’est pourtant pas encore assez pour leur faire dire « capitalisme ». Il est vrai que leurs penseurs préférés le leur déconseillent. Aux dernières nouvelles, Bruno Latour, soutien avisé de Yannick Jadot, dont la bonne tête de sauveur de la planète ne saurait mentir, persiste à considérer que le capitalisme n’existe pas vraiment, en tout cas que « la question du climat ne se dissout pas facilement dans l’anticapitalisme ». En réalité elle s’y dissout tellement qu’elle y disparaît complètement, au point même qu’il faudrait cesser de parler d’écologie. L’écologie, comme question séparée, avec son ministère à elle, ses politiques publiques à elle, et ses partis écologistes à elle, l’écologie avec ses mots ineptes et caractéristiques : « vert », « transition », « durable », devra bientôt être regardée comme la borne-témoin d’une époque qui n’avait pas encore compris. Au point où nous en sommes, nous sauver de l’écocide commencera peut-être bien par un écolocide — pas d’inquiétude : juste l’« écologie »… Il n’y a pas « un sujet avec l’écologie » comme diraient les chaussures pointues : il y a l’humanité face à son destin.

  • Semences sous influences

    Une plongée dans l’univers des semences, enjeu de pouvoir et de contre-pouvoir entre les #multinationales et l’#agriculture paysanne.

    L’#alimentation figure en bonne position parmi les problématiques clés de notre société actuelle. De tout temps, le monde agricole a sélectionné ses semences pour améliorer sa production mais, depuis quelques décennies, des variétés sans cesse plus sophistiquées sont créées au service d’un #productivisme effréné. Les technologies mécaniques, chimiques, biologiques ou génétiques, alliées à l’#industrialisation, à la course perpétuelle au #rendement nous ont conduit à un désastre environnemental, alimentaire et sanitaire.

    Sans même parler des fameux #OGM, dont l’usage reste heureusement strictement encadré en Europe, l’#agriculture_intensive, la #surexploitation des #terres, l’usage de semences dites « hybrides » ont rendu l’agriculture dépendante de produits nocifs pour l’ensemble du vivant.

    Face à cette agriculture dominante, de petits agriculteurs développent, à l’échelle nationale et européenne, une alternative autour des semences anciennes. Mais le combat pour faire valoir leur droit à l’utilisation de semences non issues de laboratoires industriels est rude. En effet, la législation – et les critères de validation pour faire entrer les semences au « #Catalogue-officiel » – favorisent les produits industriels, et les agriculteurs agroécologiques ont été contraints d’opérer en toute illégalité durant des décennies.

    Avec « Semences », Renaud De Heyn nous invite à découvrir les coulisses d’un secteur au sein duquel les intérêts privés l’emportent trop souvent sur la préservation de l’environnement et la santé publique...

    https://www.la-boite-a-bulles.com/book/616
    #semences #graines #BD #livre
    #industrie_agro-alimentaire #semences_hybrides #dépendance #résistance #semences_anciennes #législation #loi #désobéissance_civile #bande_dessinée

    ping @odilon

  • « Vouloir produire plus au nom de l’indépendance agricole, c’est comme vouloir mettre plus d’automobiles sur les routes au nom des économies d’énergie »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/03/19/vouloir-produire-plus-au-nom-de-l-independance-agricole-c-est-comme-vouloir-

    #paywall 😒

    Chronique. Lorsque les cours sont au plancher, il faut produire le plus possible pour éviter la ruine ; lorsqu’ils s’envolent, il faut produire le plus possible pour rafler la mise. La guerre en Ukraine n’est pas perdue pour tout le monde et ce ne sont pas les vendeurs de bicyclettes qui en tirent, ces jours-ci, le meilleur profit.

    Depuis le début du conflit, les lobbys agro-industriels ont poussé leurs arguments avec un succès éclatant. Jusqu’à remettre en cause, en France au moins, la stratégie « Farm to Fork » (« de la ferme à la fourchette »), le volet agricole du Pacte vert de la Commission européenne. Le président candidat Emmanuel Macron l’a annoncé jeudi 17 mars : le projet de verdissement de l’agriculture européenne sera « adapté » à l’aune de la crise. Le ministre de l’agriculture, Julien Denormandie, ayant déjà annoncé la fin des jachères en France, on peut s’attendre à ce que cette adaptation s’apparente à une volonté de démantèlement en bonne et due forme.

    • Réduction des pesticides et des engrais de synthèse, sortie progressive de l’élevage industriel, augmentation des surfaces cultivées en agriculture biologique : tout cela nous mènerait à une « décroissance » incompatible avec la crise ukrainienne. « Nous demandons à pouvoir produire plus », a exigé Christiane Lambert, présidente de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), le 3 mars sur Franceinfo. « L’Europe ne peut en aucun cas se permettre de produire moins », a obtempéré, deux semaines plus tard, M. Macron.
      Emballement inédit des cours
      Cela semble tomber sous le sens. Plus d’un quart des exportations mondiales de blé venant de Russie et d’Ukraine, il paraît à première vue criminel de ne pas chercher à produire plus, d’être non autonome et de ne pas nourrir le monde affamé, en particulier les pays du Sud, dont l’approvisionnement en blé dépend de l’hémisphère Nord. Ce narratif plein d’humanité a le mérite d’être facile à comprendre. Mais, hélas !, il est faux.

      Un obstacle majeur à l’approvisionnement des pays du Sud en céréales est, outre les quantités disponibles, leurs prix. Or ceux-ci sont fixés par les marchés. Ces dernières semaines, l’emballement des cours des matières premières agricoles a été inédit et il a, jusqu’à présent, eu bien plus à voir avec l’affolement et/ou la spéculation qu’avec de réelles pénuries. Ce qui motive l’agro-industrie à produire plus – c’est-à-dire les cours élevés – est donc exactement ce qui entrave l’accès des plus pauvres à la nourriture.

      Une petite augmentation de la production européenne (sans doute pas plus de quelques pourcents) pourrait-elle faire baisser substantiellement ces cours ? C’est peu probable. Les marchés agricoles sont si financiarisés que les fluctuations des cours reflètent de moins en moins la disponibilité et/ou la qualité réelles des ressources. En outre, nul ne sait comment fonctionnent ces marchés dans une situation où la folie d’un seul homme détermine le sort de plus d’un quart de la production de blé mondiale.

      Pour garantir la sécurité alimentaire, les aides aux plus pauvres sont sans doute plus efficaces qu’une augmentation marginale de la production européenne – obtenue au prix d’une dégradation encore accrue du climat et de la biodiversité.

      Tour de bonneteau

      Quant à la supplique des milieux agro-industriels pour plus d’indépendance alimentaire, elle relève du tour de bonneteau. Car l’agriculture conventionnelle ne fonctionne que sous perfusion d’hydrocarbures, dont il n’a échappé à personne qu’ils sont peu abondants en Europe. Les pesticides de synthèse ? Des dérivés de la pétrochimie. Les engrais azotés (dont la Russie est le premier exportateur mondial et la France le premier importateur européen) ? Ils sont produits grâce au gaz naturel et leur prix a plus que triplé en un an. Dans le système actuel, vouloir produire plus au nom de l’indépendance agricole, c’est donc un peu comme vouloir mettre plus d’automobiles sur les routes au nom des économies d’énergie.

      Que faire, alors ? « Il faut écouter les scientifiques », demandait Mme Lambert, le 28 février sur Public Sénat. Cela tombe bien : près de 200 agronomes, agroéconomistes et agroécologues européens ont pris fortement position, vendredi 18 mars, dans un texte demandant aux décideurs de « ne pas abandonner les pratiques agricoles durables pour augmenter la production de céréales ».

      « Les efforts politiques visant à faire abandonner les objectifs de durabilité de la stratégie “Farm to Fork” (…) ne nous protègent pas de la crise actuelle, expliquent les signataires, ils l’aggravent plutôt et la rendent permanente. » Pour ces chercheurs, trois grands leviers peuvent être actionnés face à la crise actuelle. D’abord, réduire la consommation de viande et de laitages, ce qui permettrait de produire et d’exporter bien plus de céréales de consommation humaine (plus de 60 % des terres arables européennes sont dévolues à l’alimentation des animaux). Ensuite « verdir » les modes de production pour réduire la dépendance aux engrais de synthèse et aux pesticides. Enfin, réduire le gaspillage systémique (le blé gaspillé dans l’Union européenne représente environ la moitié des exportations ukrainiennes).

      Tout cela est-il possible ? L’agronome et économiste Xavier Poux, et le politiste Pierre-Marie Aubert l’ont montré dans un ouvrage copieux (Demain, une Europe agroécologique. Se nourrir sans pesticides, faire revivre la biodiversité, avec Marielle Court, Actes Sud, 320 pages, 22 euros), qui dessine avec précision le scénario de transformation de nos systèmes productifs vers une agriculture indépendante, non toxique et durable. Quant à savoir si une telle mutation est réaliste, la crise actuelle nous pose la question symétrique : n’est-ce pas plutôt le maintien du statu quo qui manque de réalisme ?

    • J’ai entendu cette interview atroce de C.Lambert FNSEA qui disait devoir demander à l’Europe la #fin_des_jachères. Mais le principe des #jachères est un principe ancien, qui est protégé justement par l’Europe pour des raisons écologiques parce que cela permet de laisser reposer la terre pour ne pas l’épuiser. Mais le ministre de l’agriculture n’en a cure, J.Denormandie ne semble même pas évoquer le fait qu’il va falloir demander ce droit à l’Europe … c’est acté semble-t-il. La guerre est un tapis rouge (sang) pour la FNSEA.

  • La Grèce, nouvel eldorado pour le capitalisme vert et l’extractivisme en Europe

    Dans ce texte, Eva Betavatzi, architecte et militante du CADTM, examine la dimension environnementale des dégâts provoqués par les politiques néolibérales en Grèce. Elle met en lumière la manière spécifique dont le gouvernement de droite de Kyriakos Mitsotakis y déploie le projet du « capitalisme vert », en lien notamment avec l’implantation à grande échelle de parcs éoliens, et montre que ce dernier fait système avec les projets extractivistes (notamment de minerais précieux et de gaz fossile) plus classiques mais aussi avec les coupes budgétaires et la « thérapie de choc » néolibérale imposées à la Grèce depuis dix ans.

    https://www.contretemps.eu/grece-capitalisme-vert-extractivisme

    #néolibéralisme #extractivisme #éoliennes #capitalisme_vert #productivisme_vert #CADTM #Grèce #environnement

  • Nestlé reconnait que ses produits sont mauvais pour la santé : comment l’agroalimentaire est devenu un monstre ? Dr. Staf Henderickx 

    Les produits Nestlé, mauvais pour la santé ? Oui, et c’est le géant de l’agroalimentaire qui le reconnait dans un rapport interne. Pour Staf Henderickx, auteur de « Je n’avale plus ça« , ce n’est pas une surprise. Le médecin explique comment cette industrie est devenue un monstre et pourquoi on ne peut pas compter sur les pyromanes pour éteindre l’incendie. Comme pour le climat, le combat pour une alimentation saine doit passer par un changement du système.

    Imaginez qu’à l’entrée de chaque magasin, un panneau d’avertissement vous accueille avec le texte suivant : « Attention, 60 % des produits de Nestlé sont mauvais pour votre santé. » Il ne s’agit toutefois pas d’une accusation mensongère, mais bien de la stricte vérité. Et c’est en outre le numéro un mondial de l’industrie alimentaire, Nestlé, qui l’admet lui-même dans un rapport interne révélé par The Financial Times (31 mai 2021). 70 % de ses denrées alimentaires, 96 % de ses boissons, à l’exception du café, et 99 % de ses glaces et de ses confiseries n’atteignent pas le seuil de 3,5 du nutri-score. Moins de 3,5, c’est considéré comme néfaste pour la santé, ce qui correspond à un C sur le nutri-score de l’emballage.

    Suis-je surpris par ce chiffre ? Absolument pas, car depuis longtemps, des médecins comme moi mettent en garde vainement contre les conséquences néfastes des aliments transformés sur la santé. En outre, le problème est bien plus important encore, car le nutri-score n’est qu’un reflet de la composition du produit et non de sa réelle valeur nutritive.

    La chaîne alimentaire, depuis l’agriculture jusqu’à la distribution en passant par la transformation, est pour une part anormalement grande aux mains des multinationales de l’agroalimentaire, comme Nestlé. À partir de l’industrialisation de l’agriculture et de la transformation alimentaire, on voit deux grandes tendances : une monopolisation croissante (Foodopoly) et une augmentation de la part des aliments transformés. L’agroalimentaire est de ce fait devenu un monstre qui prospère sur l’accaparement de terres, l’épuisement des réserves d’eau, la dépendance vis-à-vis du pétrole, des pesticides, des engrais et d’une gamme étendue d’additifs chimiques. C’est le profit, qui est au poste de commande de l’agroalimentaire, et non une nourriture saine. En 2018, la firme Nestlé a reconnu publiquement qu’elle voulait accroître sa marge bénéficiaire en la faisant passer de 17,5 % à 18,5 % en 2020. Avec ses 16,5 % de marge bénéficiaire, Unilever voulait même atteindre 20 % en 2020. De son côté, Kraft-Heinz a rapporté 26 %.

    Des millions d’années durant, les hominidés et les êtres humains ont été impliqués dans le combat en quête de calories et de minéraux suffisants. L’évolution a de ce fait imprimé dans notre choix alimentaire évolutionnaire une préférence pour le sucre, la graisse, les protéines et le sel. Toute nourriture transformée est trop sucrée, trop grasse, trop salée et contient trop de viande et de poisson mauvais pour la santé. En outre, la nourriture transformée contient un cocktail chimique de pesticides, d’enzymes, de nanoparticules, de colorants et d’agents aromatisants et de bien d’autres additifs encore. L’industrie alimentaire s’obstine à prétendre que ces faibles concentrations d’additifs chimiques ne constituent pas un danger pour la santé, mais il est scientifiquement impossible d’avoir un aperçu de leurs effets à long terme pour la santé. Ce que nous savons à coup sûr, par contre, c’est qu’une augmentation de la nourriture transformée aboutit à une augmentation inquiétante de l’obésité, des maladies cardiovasculaires, du diabète, des maladies allergiques et auto-immunes et des cancers. C’est ainsi qu’en 2018, une étude de Nutrinet auprès de 100 000 participants a montré qu’ une augmentation de 10 % de la part des aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire était associée à « une augmentation significative de 10 % du risque de cancer généralisé et de cancer du sein ». 

    Mais l’impact négatif de l’agrobusiness sur notre santé n’est que l’une des composantes de la catastrophe sur le plan des effets environnementaux, du réchauffement de la terre et de la perte de biodiversité. On détruit des forêts pour les remplacer par des champs de soja dont le soja sert à engraisser du bétail en stabulation, par des plantations d’huile de palme, une huile particulièrement bon marché et malsaine qui entre dans la transformation de toutes sortes de produits alimentaires ; on vide les océans de leurs poissons et l’industrie alimentaire est responsable d’un quart des émissions totales de CO2… Bref, toutes sortes de catastrophes nous guettent et les magnats de l’agroalimentaire portent ici une responsabilité écrasante.

    Et quel est le message, si on désire inverser la tendance ? Anthony Fardet, chercheur à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), dit à ce propos ; « Le véritable message pour les entreprises serait de développer un choix aussi peu transformé que possible. » C’est ce qui s’appelle prêcher dans le désert. C‘est comme si on demandait à un dealer de drogue de se reconvertir en marchand de fruits et légumes. Individuellement, il est préférable d’acheter auprès des fermiers locaux, de consommer le plus de produits biologiques possible, de cuisiner soi-même et de laisser carrément tomber les mets transformés. Mais une solution mondiale ? Comme l’auteure et activiste canadienne Naomi Klein le disait sans ambages : « Change the system, not the climate » (Changez le système, pas le climat), j’oserais dire par analogie « No food change without system change » (Pas de changement de nourriture sans changement de système). Et, par système, j’entends très clairement la production capitaliste aux mains des multinationales, un système s’appuyant sur une soif inextinguible de profit, des coûts impayés et le pillage sans vergogne de la nature. Dans mon livre Je n’avale plus ça, vous pourrez trouver à ce propos une analyse des plus détaillées.
    Source : https://www.investigaction.net/fr/nestle-reconnait-que-ses-produits-sont-mauvais-pour-la-sante-comment
     
    #nestlé #eau #multinationales #alimentation #santé #agroalimentaire #agroindustrie #lobbying #pollution #capitalisme #nutrition #cacao #agriculture #vittel #suisse #esclavage #économie #malbouffe #santé #obésité #junk_food #beurk #additif #diabète #gras #sucre #productivisme

     

  • #Kelaouiñ répond à #Hubert_Coudurier à propos d’#Inès_Léraud

    En juin, le directeur de l’information du #Télégramme et président de #Tébéo a transformé son interview politique en tribune à charge contre Inès Léraud, qui n’était pourtant pas invitée.
    Nous rétablissons aujourd’hui quelques faits.

    https://twitter.com/Kelaouinbzh

    https://www.youtube.com/watch?v=y6_R80FQ4UI

    #bretagne #agroindustrie #fnsea #bonnets_rouges #productivisme #agroalimentaire #agroindustrie #journalisme

    • La #Breizh_Connection avec le parrain Louis Le Duff et son porte-flingue Hubert Coudurier.


      le roi de la brioche, ici décoré par un autre grand manitou breton pour service rendu à la France éternelle.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Le_Duff

      Ce self-made man n’est plus aussi actif que par le passé dans les réseaux patronaux locaux, il reste l’un des piliers du Club des Trente et son amitié à l’égard de Pierre Méhaignerie en fait toujours un personnage influent.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Club_des_Trente_(Bretagne)
      https://seenthis.net/messages/220215

      Le Club des Trente est un club de réflexion et d’action au service de la Bretagne qui regroupe une soixantaine de grands patrons bretons. On peut citer par exemple François Pinault (Kering), Alain Glon, Louis Le Duff (groupe Le Duff avec Brioche dorée ou Pizza del Arte), Daniel Roullier (groupe Roullier), Vincent Bolloré, Georges Coudray (Crédit mutuel de Bretagne). Né en 1973, à l’initiative, entre autres, d’Yves Rocher sur le modèle du Comité d’étude et de liaison des intérêts bretons, il tient deux ou trois réunions plénières par an plus des réunions en comité restreint. En 2009, Claude Guillemot (Ubisoft) a succédé à Jacques Verlingue (assureur) à la présidence du Club des Trente. Depuis avril 2016, la présidence est assurée par Bruno Hug de Larauze.

      Le fonctionnement de ce club sans structure juridique et dont les membres parlent peu de leur activité en son sein reste mal connu. Il exerce cependant du #lobbying pour le prolongement de la ligne du TGV Atlantique jusqu’à Rennes, pour l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et pour le lancement de Passeport Bretagne aidant les jeunes entrepreneurs bretons.

      Le septuagénaire, bosseur acharné, fan de vélo (100 kilomètres par semaine), de natation (« En combien de temps nagez-vous le 100 mètres ? » est l’une de ses questions favorites), ancien judoka, passe son temps dans les avions pour surveiller la croissance de l’empire, sans jamais manifester de fatigue ni cesser de convaincre ses interlocuteurs. « Il serait plutôt épuisant pour son entourage », s’amuse un autre patron breton, membre comme lui du Club des Trente, qui réunit une soixantaine de dirigeants estampillés Breizh, tels Vincent Bolloré ou François Pinault. Dételer n’est pas du tout à son ordre du jour, mais Louis Le Duff n’en réfléchit pas moins à la transmission de son groupe, où ses deux fils Vincent, 38 ans (Bruegger’s), et Philippe, 43 ans (la Ferme des Loges), travaillent déjà. En 2012, il s’est inspiré de la structure choisie par d’autres groupes familiaux non cotés, comme celui des Mulliez (Auchan), pour établir une société en commandite à la tête de l’ensemble et ainsi renforcer son indépendance. Son rêve ? Que l’empire perdure.

      source : Paris Match 2017
      L’avenir de l’empire est assuré par ses deux fils. Le père est déjà bien secoué mais ses deux rejetons sont à moitié frappadingues (de source sûre) avec des comportements plus que litigieux.

    • D’autres articles du Télégramme qui vont dans le sens contraire de celui de son directeur.
      « Bretagne : une terre sacrifiée », le documentaire d’Aude Rouaux sur France 5
      https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/dinan/bretagne-une-terre-sacrifiee-le-documentaire-d-aude-rouaux-sur-france-5

      On a rencontré une quinzaine d’interlocuteurs, dont des agriculteurs intensifs, des défenseurs de l’environnement, le fils du joggeur qui serait décédé à cause des algues vertes… et le président de la Région, Loïg Chesnais-Girard , qui avait déclaré qu’il fallait « tourner la page de l’agriculture intensive en Bretagne », mais nous a finalement indiqué qu’il n’y avait « pas le choix, car pour faire vivre l’économie, il faut produire » . Il nous a cependant assuré que les gros projets d’installation étaient scrutés avec plus d’attention ».

      C’est bien ça le problème, pour sauver l’économie et les entreprises ils produisent de la merde. Ensuite il faudrait faire des sacrifices pour consommer leur produits ?

      sur "les algues verte" et la BD d’Inès Léraud & Pierre Van Hove
      https://www.letelegramme.fr/bretagne/prix-penn-ar-bd-algues-vertes-meilleure-bd-bretonne-2020-18-06-2020-125
      https://www.letelegramme.fr/bretagne/la-journaliste-ines-leraud-attaquee-en-diffamation-par-un-chef-d-entrep
      https://www.letelegramme.fr/bretagne/le-comite-de-soutien-a-la-journaliste-ines-leraud-s-organise-22-05-2020

    • Heureusement que tous les journalistes ne font pas comme Inès Léraud !

      Depuis des années, Inès Léraud enquête sur les horreurs de l’agroalimentaire en Bretagne. Pas facile. Ce beau monde est très malin pour s’entourer de silences et de connivences. Il faut de l’entêtement et du temps.

      https://www.youtube.com/watch?v=bA3dGNquh1Y

      https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/heureusement-que-tous-les-journalistes-ne-font-pas-comme-ines-leraud

    • le documentaire « Bretagne : une terre sacrifiée » réalisé par Aude Rouaux et Marie Garreau de Labarre.

      https://www.france.tv/france-5/le-monde-en-face/2063923-bretagne-une-terre-sacrifiee.html

      Près de Guingamp, Christophe Thomas a perdu une partie de ses vaches laitières. L’agriculteur pense qu’elles ont été intoxiquées par des granulés livrés par sa coopérative #Triskalia. Mais, il ne peut aujourd’hui assurer la survie de sa ferme sans ce géant breton de l’agro-alimentaire.

      ça, c’est au début et son troupeau a vraiment été intoxiqué par les aliments de triskalia . Il y a eu gourance à la livraison, C.Thomas s’en est rendu compte quand ses vaches commençaient à caner les unes après les autres. Il a fait analyser les granulés, c’était pour des lapins avec tout plein de saloperies dedans, non de dieu ! ensuite ont retrouve deux ex-salariés, le père et le fils, du site de triskalia en question. Le père (72 ans) a commencé au début dans les années 70. Depuis triskalia est devenu un des plus gros empoisonneur de cette filière. Son fils a failli en crever. Et ils ont la Haine, tu m’étonnes !

      Trente-sept animaux au mètre carré. Vous imaginez ? Je ne sais même pas comment c’est possible. Vous avez envie de donner ça à manger à vos enfants ?
      Morgane, à propos de la construction d’une ferme usine de volaille

      Je trouve que la cause environnementale, on l’entend de plus en plus, mais le monde agricole, on l’entend assez peu.
      Morgane, journaliste à RKB (Radio Kreiz Breizh) et fille d’agriculteur

      La fin est un peu plus optimiste mais « last but not liste » ne commandé pas de coquelets pour le réveillon.
      https://www.francetelevisions.fr/et-vous/notre-tele/a-ne-pas-manquer/lmef-bretagne-une-terre-sacrifiee-4057

      Ce commentaire de Guy Autine sur le papier du Télégramme résume assez bien la situation :
      On retrouve une sorte de ligne de défense qui devient systématique : les agriculteurs bretons ne sont que de pauvres victimes. C’est la faute des autres. On les a obligés à quelque chose. Ils sont prisonniers d’un système...
      C’est trop facile : la déresponsabilisation générale fait un tort considérable à notre pays et c’est une des raisons de son effondrement. Personne n’est jamais venu chez un agriculteur breton avec un pistolet et le lui a mis sur la tempe pour l’obliger à faire des usines à cochons et pour arroser les champs de produits nocifs.. personne n’est venu prendre un paysan breton en otage pour l’obliger à détruire les talus et toute la végétation qui était dessus..
      personne n’a jamais obligé un paysan breton à se syndiquer à un syndicat unique qui est parti prenante avec les fabricants des poisons.
      Par contre et je l’ai souvent constaté, beaucoup de paysans bretons ont voulu faire plus fort que le voisin, plus riche que le voisin, plus pseudo moderne que le voisin avec un plus gros tracteur, un plus gros hangar et au final une plus grosse maison en pierre de taille, que tout le voisinage. L’un des nœuds du problème se trouve exactement là.

    • Les serres géantes, « usines à tomates », envahissent la Bretagne.
      Marie Astier - Reporterre 13/12/2020
      https://reporterre.net/Les-serres-geantes-usines-a-tomates-envahissent-la-Bretagne

      Depuis une dizaine d’années, des serres high-tech, hautes d’entre cinq et sept mètres, s’étendent en Bretagne sur des hectares et des hectares. Riverains et associations dénoncent l’artificialisation des sols, la pollution des eaux et la destruction de la biodiversité.

      tiens la famille Le Duff, je ne sais pas si c’est la même que celle du baron de la malbouffe décoré de la légion d’honneur cité plus haut.

      Plus proche du bourg de Plouescat, la famille Le Duff projette un nouvel agrandissement de ses serres, qui atteindraient plus de sept hectares. Événement rare, il lui a été demandé de passer par la procédure d’enquête publique, qui permet notamment de recueillir les avis des habitants alentour. Début 2020, à la vue de la procédure, Jean-Luc Guillerm a immédiatement réagi. Revenu sur ses terres familiales pour couler une paisible retraite, il a vite déchanté. À quelques centaines de mètres de chez lui, les serres Le Duff, éclairées la nuit en hiver pour y faire pousser des tomates, l’ont vite dérangé : « Je pouvais lire le journal à trois heures du matin ! »

      Joint par Reporterre, M. Louis Le Bot est le premier producteur à enfin décrocher. Il se veut rassurant. Les travaux de terrassement et les allées et venues des camions seront « terminés d’ici la fin de l’année », promet-il. « Les serres n’acceptent que 1 % de dénivelé, et malheureusement j’ai des terrains qui ont des pentes énormes. C’est impressionnant parce que ce n’est pas végétalisé, mais je vais mettre des chênes, des noisetiers. » Le producteur de fraises hors sol remplace ses vieilles serres endommagées par les tempêtes successives et prévoit cet agrandissement pour installer son fils, peut-être sa fille. Il a des serres dites « froides », non chauffées. En plastique, elles sont moins hautes que pour les tomates. Il défend son choix de production : « J’ai toutes les autorisations, je suis aux normes. Mon outil de travail est plus rationnel, on gaspille beaucoup moins d’eau. Le sol est enherbé. Les pesticides, c’est terminé. Quand je mets des insectes dans les serres, ils me coûtent trois centimes chacun, je ne vais pas les tuer avec des insecticides ! J’ai de la main-d’œuvre française, l’an dernier j’ai embauché quatre jeunes du quartier. On améliore notre outil et les conditions de travail. » Et les terres de terrassement, que les riverains craignent polluées ? « Non, on n’y a rien trouvé. Elles viennent des chantier d’une école, de l’hôpital d’à côté. »

      Réussir à mettre un prix pour un insecte ?? 3 centimes et sa main-d’oeuvre, elle lui coûte combien en centimes ?
      https://www.tomates-de-france.com/la-culture-sous-serre/les-insectes-de-la-serre


      https://darkskylab.com/blog.html
      Artificialisation des sols : la Cour des comptes rappelle l’urgence d’une « véritable politique foncière agricole »
      https://www.banquedesterritoires.fr/artificialisation-des-sols-la-cour-des-comptes-rappelle-lurgenc
      https://sentinellesdelanature.fr/alerte/4113

      #culture_intensive #tomate_industrielle #mer_de_plastique

    • « Le cri de la tomate » par Jean-Luc Porquet dans (feu) Article11.
      http://www.article11.info/?Le-cri-de-la-tomate-no1
      La tomate a disparu. Elle était là, sous nos yeux, dans nos paniers, pimpante et goûtue. Et puis plus rien, envolée. À sa place, de tristes ersatz, fades et bidouillés. Qu’est-il arrivé ?

      « Un ami paysan nous racontait : “Avant il y avait la tomate. Puis, ils ont fabriqué la tomate de merde. Et au lieu de l’appeler ‘tomate de merde’, ils l’ont appelée ‘tomate’ ; tandis que la tomate, celle qui avait un goût de tomate et qui était cultivée en tant que telle, est devenue ‘tomate bio’. A partir de là, c’était foutu.” »

  • « UN VRAI SCANDALE... Dans le film sur De Gaulle lundi soir encore une fois les communistes sont dénigrés et seul De Gaulle est présenté comme le créateur de la Sécu et des différentes nationalisations. La révision historique de cette époque continue de plus belle, on sait aujourd’hui où nous mène cette désinformation de l’histoire !!! on le sait, la sécu n’était pas dans l’ADN de de Gaulle * , il quitte d’ailleurs le gouvernement en janvier 1946 avant même que la sécu soit créée et bâtie essentiellement par des militants de base CGT ( à partir du 22 mai). Rappelons que sans le rapport de force de 29 % des voix du PCF, des 5 millions d’adhérents à la CGT ainsi que du travail considérable de CROIZAT au ministère du travail, la sécu n’existerait pas. De Gaulle d’ailleurs sera le premier à casser la sécu. Dans le discours de Compiègne en 1948, il insiste pour « revenir au vieux système précédent des assurances sociales » inégalitaire, en 1958 il instaure le contrôle d’état préalable des budgets de sécu, fait nommer les directeurs de caisse qui ne sont plus élus et pire en 1967 avec les ordonnances Jeanneney supprime les élections et instaure le paritarisme qui fait basculer la gestion de la sécu du coté des patrons... suivrons dans son sillage 75 ans de casse sociale... »

    Michel Etievent, historien

    * c’est la force de la gauche, le poids de la résistance et des maquis qui ont pu imposer au sein du CNR l’exigence d’une securité sociale et de tous les grands conquis sociaux. De gaulle a du s’y plier. Rappelons que c’est Pierre Villon, communiste, qui a rédigé le texte final du programme du CNR comprenant l’exigence de la sécu.

    • 1945, dans Une enfance laïque et républicaine (Souvenirs, Manya, 1992), Maurice Rajsfus.

      L’envers du décor était moins brillant (...).
      Pas question de s’interroger sur la collaboration effective au gouvernement avec les socialistes de la SFIO et les chrétiens démocrates du MRP. Maurice Thorez était ministre d’État. Que demander de plus ?
      De temps à autre, un membre du bureau de section du PCF venait à nos réunions faire une causerie sur les perpectives économiques et sociales. Cela remettait de nous transmettre - avec commentaires à l’appui - les nouveaux slogans du Parti : « Produire c’est la forme la plus élevée du devoir de classe » énoncé par Thorez avait pour corollaire la dernière trouvaille de Jacques Duclos : « La grève c’et l’arme des trusts ! ». Le petit pâtissier rondouillard ajoutait dans les meetings, en roulant les « r » de son Bérn natal « ... apatrides ».

      [...]

      Le ministre communiste du travail, Ambroise Croizat, pouvait tout à loisir justifier les cadences infernales dans les usines et faire passer à la trappe certains acquis sociaux, durement obtenus en juin 1936 comme les 40 heures dans certains secteurs d’activité. L’hymne au travail avait remplacé la volonté de transformer tous les jeunes français en soldats prêts au sacrifice suprême.
      Tout cela n’avait rien d’exaltant pour ceux étaient chargés d’exécuter la consigne et nos rangs continuaient de s’éclaircir. (...)

      #staliniens #travail #productivisme #nationalisme #union-nationale

  • Briser l’omerta : des journalistes bretons s’unissent face aux pressions de l’agro-industrie | Klervi Le Cozic
    https://reporterre.net/Briser-l-omerta-des-journalistes-bretons-s-unissent-face-aux-pressions-d

    En Bretagne, des journalistes se sont réunis en collectif contre la « loi du silence » imposée par l’agroalimentaire. Procès-bâillons, intimidations... Ils dénoncent l’omerta qui règne autour du secteur agroindustriel et la difficulté d’exercer leur métier. Source : Reporterre

  • À Fukushima, l’entêtement du gouvernement à rouvrir la zone d’exclusion
    https://theconversation.com/a-fukushima-lentetement-du-gouvernement-a-rouvrir-la-zone-dexclusio

    La position de l’AIEA concernant le retour des populations à résider dans la zone n’est pas plus rationnelle. Elle fait preuve ici de contradictions manifestes : elle autorise le gouvernement à la réouverture de sites, dont le taux de contamination est égal ou en deçà de 20 msv/an, ce qui représente 20 fois la norme internationale fixée par… l’AIEA et les organismes associés.

    Le 8 juin, le préfet de Fukushima M. Uchibori a soutenu publiquement cette décision en spécifiant que la réouverture n’engendrait aucun problème tant que les habitants ne revenaient pas habiter dans ces zones – alors même que les réfugiés verront leurs subventions coupées, cette mesure les contraignant, pour une partie au retour.

    Dans la plus grande incohérence, les habitants sont donc contraints sous la pression des institutions nationales et internationales de gestion du nucléaire, à retourner vivre dans des territoires encore inhabitables selon les normes de sécurité fixées par ces mêmes institutions.

    Cette position est en outre singulièrement problématique, en ce qu’elle annihile tout filet protecteur public, tout en imposant la responsabilité de la gestion de l’accident aux citoyens. Les organisations dirigeantes nationales et internationales imposent à leurs administrés d’assumer les conséquences des diverses catastrophes, détournant ainsi la définition du contrat social, pourtant au fondement de nos systèmes démocratiques.

    Tant dans la gestion des désastres naturels qu’industriels, il apparaît que la protection des habitants par les pouvoirs publics n’apparaît plus ni comme une obligation, ni comme une priorité .

  • Michel Barrillon, Les marxistes, Marx et la question naturelle, 2013

    Résumé

    Nombre d’auteurs marxistes ou néomarxistes contemporains admettent « l’immense retard théorique » du marxisme dans l’appréhension de la question naturelle. Ils le déplorent d’autant plus que le paradigme marxien leur paraît parfaitement en mesure d’intégrer la dimension socio-écologique dans la critique ordinaire du mode de production #capitaliste. En marxistes conséquents, ils s’interrogent sur les raisons historiques de ce « rendez-vous manqué » avec l’écologie politique. Certains poussent l’analyse jusqu’à revenir aux écrits fondateurs de Marx et Engels. J. B. Foster a ainsi défendu la thèse d’un « Marx écologiste »… Cette thèse ne résiste pas à l’épreuve d’un examen critique du mode de traitement de la nature chez Marx. Rétrospectivement, Marx et la plupart de ses épigones apparaissent comme des théoriciens demeurés fidèles au projet baconien et cartésien inscrit dans l’imaginaire de la modernité ; prisonniers d’une vision progressiste de l’histoire, ils n’ont pu, en fait de critique radicale du capitalisme, que « le reproduire comme modèle ».

    https://sniadecki.wordpress.com/2020/06/04/barrillon-marxistes

    #Marx, #marxistes, #écologie, #critique_techno, #modernité, etc.

    En définitive, pour avoir voulu mener un combat scientifique sur le terrain de l’#économie_politique, le terrain même de ses ennemis désignés, Marx s’est pris au piège de la #théorisation froide et a fini par reproduire le capitalisme comme modèle, au lieu de dénoncer fermement ses crimes écologiques et humains sans lui faire de concession au nom d’une arbitraire nécessité historique. Paradoxalement, il a consacré ce qu’il croyait critiquer à la racine, vraisemblablement par désir de #scientificité, mais aussi parce qu’il demeurait convaincu que le capitalisme est un mal historique nécessaire, investi, malgré lui, d’une mission « civilisatrice ». En reconnaissant au capitalisme l’immense mérite d’avoir rendu la nature exploitable sans limites, il n’a pas simplement conforté le #productivisme capitaliste, il a aussi pleinement souscrit au projet baconien et cartésien puisque c’est dans le cadre de l’imaginaire de la modernité qu’il conçoit le passage au communisme. Si, aujourd’hui, le retour aux œuvres de Marx doit être une source d’enseignements, c’est bien pour nous éviter de répéter ses erreurs.

    Quelques chose me dit que la #WertKritik pourrait en prendre de la graine...

    • La wertkritik ne pense absolument pas que le capitalisme est une étape nécessaire à quoi que ce soit. :p
      Elle ne prend de Marx que telle ou telle partie qu’elle considère la plus importante de son travail, sur la critique du cœur de comment fonctionne le capitalisme. Et justement rejette ou tout du moins ne garde pas, la plupart des idées politiques de Marx, qui étaient propres à son temps.

    • Le texte de l’appel :

      Nous sommes nombreuses, nous sommes nombreux : nous sommes tant et tant à penser et éprouver que ce système a fait son temps. Mais nos voix sont dispersées, nos appels cloisonnés, nos pratiques émiettées. Au point que quelquefois nous doutons de nos forces, nous succombons à la détresse de l’impuissance. Certes, parfois cette diffraction a du bon, loin des centralisations et, évidemment, loin des alignements. Il n’empêche : nous avons besoin de nous fédérer. Sans doute plus que jamais au moment où une crise économique, sociale et politique commence de verser sa violence sans faux-semblant : gigantesque et brutale. Si « nous sommes en guerre », c’est bien en guerre sociale. D’ores et déjà les attaques s’abattent, implacables : le chantage à l’emploi, la mise en cause des libertés et des droits, les mensonges et la violence d’État, les intimidations, la répression policière, en particulier dans les quartiers populaires, la surveillance généralisée, la condescendance de classe, les discriminations racistes, les pires indignités faites aux pauvres, aux plus fragiles, aux exilé-es. Pour une partie croissante de la population, les conditions de logement, de santé, d’alimentation, parfois tout simplement de subsistance, sont catastrophiques. Il est plus que temps de retourner le stigmate contre tous les mauvais classements. Ce qui est « extrême », ce sont bien les inégalités vertigineuses, que la crise creuse encore davantage. Ce qui est « extrême », c’est cette violence. Dans ce système, nos vies vaudront toujours moins que leurs profits.

      Nous n’avons plus peur des mots pour désigner la réalité de ce qui opprime nos sociétés. Pendant des décennies, « capitalisme » était devenu un mot tabou, renvoyé à une injonction sans alternative, aussi évident que l’air respiré – un air lui-même de plus en plus infecté. Nous mesurons désormais que le capitalocène est bien une ère, destructrice et mortifère, une ère d’atteintes mortelles faites à la Terre et au vivant. L’enjeu ne se loge pas seulement dans un néolibéralisme qu’il faudrait combattre tout en revenant à un capitalisme plus « acceptable », « vert », « social » ou « réformé ». Féroce, le capitalisme ne peut pas être maîtrisé, amendé ou bonifié. Tel un vampire ou un trou noir, il peut tout aspirer. Il n’a pas de morale ; il ne connaît que l’égoïsme et l’autorité ; il n’a pas d’autre principe que celui du profit. Cette logique dévoratrice est cynique et meurtrière, comme l’est tout productivisme effréné. Se fédérer, c’est répondre à cette logique par le collectif, en faire la démonstration par le nombre et assumer une opposition au capitalisme, sans imaginer un seul instant qu’on pourrait passer avec lui des compromis.

      Mais nous ne sommes pas seulement, et pas d’abord, des « anti ». Si nous n’avons pas de projet clé en mains, nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à théoriser, penser mais aussi pratiquer des alternatives crédibles et tangibles pour des vies humaines. Nous avons besoin de les mettre en commun. C’est là d’ailleurs ce qui unit ces expériences et ces espérances : les biens communs fondés non sur la possession mais sur l’usage, la justice sociale et l’égale dignité. Les communs sont des ressources et des biens, des actions collectives et des formes de vie. Ils permettent d’aspirer à une vie bonne, en changeant les critères de référence : non plus le marché mais le partage, non plus la concurrence mais la solidarité, non plus la compétition mais le commun. Ces propositions sont solides. Elles offrent de concevoir un monde différent, débarrassé de la course au profit, du temps rentable et des rapports marchands. Il est plus que jamais nécessaire et précieux de les partager, les discuter et les diffuser.

      Nous savons encore que cela ne suffira pas : nous avons conscience que la puissance du capital ne laissera jamais s’organiser paisiblement une force collective qui lui est contraire. Nous connaissons la nécessité de l’affrontement. Il est d’autant plus impérieux de nous organiser, de tisser des liens et des solidarités tout aussi bien locales qu’internationales, et de faire de l’auto-organisation comme de l’autonomie de nos actions un principe actif, une patiente et tenace collecte de forces. Cela suppose de populariser toutes les formes de démocratie vraie : brigades de solidarité telles qu’elles se sont multipliées dans les quartiers populaires, assemblées, coopératives intégrales, comités d’action et de décision sur nos lieux de travail et de vie, zones à défendre, communes libres et communaux, communautés critiques, socialisation des moyens de production, des services et des biens… Aujourd’hui les personnels soignants appellent à un mouvement populaire. La perspective est aussi puissante qu’élémentaire : celles et ceux qui travaillent quotidiennement à soigner sont les mieux à même d’établir, avec les collectifs d’usagers et les malades, les besoins quant à la santé publique, sans les managers et experts autoproclamés. L’idée est généralisable. Nous avons légitimité et capacité à décider de nos vies – à décider de ce dont nous avons besoin : l’auto-organisation comme manière de prendre nos affaires en mains. Et la fédération comme contre-pouvoir.

      Nous n’avons pas le fétichisme du passé. Mais nous nous souvenons de ce qu’étaient les Fédérés, celles et ceux qui ont voulu, vraiment, changer la vie, lui donner sens et force sous la Commune de Paris. Leurs mouvements, leurs cultures, leurs convictions étaient divers, républicains, marxistes, libertaires et parfois tout cela à la fois. Mais leur courage était le même – et leur « salut commun ». Comme elles et comme eux, nous avons des divergences. Mais comme elles et comme eux, face à l’urgence et à sa gravité, nous pouvons les dépasser, ne pas reconduire d’éternels clivages et faire commune. Une coopérative d’élaborations, d’initiatives et d’actions donnerait plus de puissance à nos pratiques mises en partage. Coordination informelle ou force structurée ? Ce sera à nous d’en décider. Face au discours dominant, aussi insidieux que tentaculaire, nous avons besoin de nous allier, sinon pour le faire taire, du moins pour le contrer. Besoin de nous fédérer pour mettre en pratique une alternative concrète et qui donne à espérer.

      Dès que nous aurons rassemblé de premières forces, nous organiserons une rencontre dont nous déciderons évidemment ensemble les modalités.

      #le_monde_d'après #convergence #résistance #convergence_des_luttes #se_fédérer #détresse #impuissance #diffraction #guerre_sociale #inégalités #capitalisme #capitalocène #néolibéralisme #égoïsme #autorité #profit #productivisme #collectif #alternative #alternatives #bien_commun #commun #commons #partage #solidarité #marché #concurrence #compétition #rapports_marchands #affrontement #auto-organisation #autonomie #démocratie #brigades_de_solidarité #mouvement_populaire #fédération #contre-pouvoir #alternative

  • Edito de Jean-Alain Divanac’h, Président de la FDSEA (#Finistère) 13 janvier 2020

    Nous allons devoir compter sur nos propres forces pour isoler nos détracteurs. Dans nos campagnes, dans les mairies, dans les écoles, dans les associations, ne laissons plus d’espace aux pisseurs involontaires, aux #coquelicots, à #L214 et compagnie (...) Notre réseau #FDSEA, fort de son maillage territorial, a la capacité de démultiplier des actions et d’étendre ainsi notre sphère d’influence. C’est au local que nous trouverons des alliés, qu’ils soient dans les conseils municipaux, dans les sociétés de #chasse, dans les associations scolaires et sportives. Pour appuyer le réseau local, la FDSEA proposera des argumentaires et des outils de communication. Notre chantier collectif pour 2020 sera de renforcer notre force de frappe sur tout le territoire en démultipliant les actions.

    Traduisons-les : Notre chantier collectif pour 2020 sera de continuer à produire toujours plus, coûte que coûte, au mépris des tous les signes et alarmes, environnementales, sociales et sociétales, et de briser nos détracteurs aidés en cela par la nouvelle #cellule_militaire #DEMETER mise en place par nos soutiens au plus haut niveau de l’État.
    Parce que c’est notre projet...

    http://www.fdsea29.fr/2020/01/13/edito-de-jean-alain-divanach-president-de-la-fdsea-4

    #FNSEA #productivisme #répression #surveillance #résistance #industrie_agro-alimentaire #lobbying #agriculture

    • Nous produisons, nous décidons, c’est beau comme le communisme. Et pourtant. Prenons la chose par un autre bout, là où la CGT EDF décide de tout, et l’écart revendiqué se résorbe pour échouer dans la normalité, y compris sous ses formes les plus abjectes.
      La caisse centrale de l’action sociale d’EDF GDF du comité d’entreprise EDF GDF est financée par 1% des recettes de ces entreprises. Contrairement aux autres comités d’entreprise, celui-ci est dirigé exclusivement par les représentants du personnel. Quelle belle exception ! Le patron c’est la CGT, le syndicat maison, c’est la CGT. Avec les privatisations, le nombre de centres de vacances de ce qui fut longtemps le premier employeur de #saisonniers de France a diminué de 40%, passant de 600 à moins de 400 structures (à la louche). La CCAS reste néanmoins un des employeurs d’#intermittents_du_spectacle les plus appréciés. Obtenir un contrat pour une tournée nationale de projections de films, de concerts ou de représentations en ces lieux, c’est s’assurer de bons nombre de cachets pour ouvrir droit au chômage. Dans ces centres prédomine une gestion féodale de personnes dépendants des salaires versés (agents techniques, personnels de salle, ouvriers, #animateurs). Dans des régions où l’emploi est rare, on aura à coeur de garder le sien ou de ne pas hypothéquer la saison, le contrat d’après. Un machisme étouffant y règne (observez une fois le SO central de la CGT et complétez le tableau pour entrevoir leurs moeurs au quotidien), jusqu’à un informel et aléatoire droit de cuissage. On y gouverne le personnel par la trouille, l’humiliation, et depuis que le harcèlement est devenu un délit, quelques « affaires » encombrent les instances de direction. Les centres locaux n’ont pas le monopole de ces rapports de pouvoir, après avoir été harcelée, une employée du siège à Montreuil s’est suicidée. Les direction territoriales font la promotion de k’égalité hommes femmes, du féminisme (campagne d’office et d’info tout à fait réussies), pendant qu’elles ont à mettre sous le tapis de nombreuses situations où des femmes employées par la CCAS sont violentées par leur hiérarchie, avec des directeurs de centres qui pratiquent l’humiliation privée et publique (un théâtre destiné à faire obéir tous les autres).

      À ce gouvernement par la peur s’adjoint un lien plus intégrateur, une connivence des subalternes avec les directeurs et le fonctionnement des centres locaux, obtenue par corruption croisée des uns et des autres, chacun à hauteur du pouvoir qui lui est concédé participant à des pratiques de détournement des fournitures, contrats, règles, etc.
      Cette boite reposait et repose encore sur un accord productiviste noué après guerre. Jamais les agents d’EDF n’ont réellement mis en jeu leur pouvoir sur la production par des grèves ou actions décisives, jamais l’aristocratie ouvrière d’EDF, les conducteurs de centrales nucléaires, n’a fait défaut aux régimes successifs.

      Cet été, tous les centres de la CCAS de France présentaient aux « bénéficiaires » et à leur visiteurs une expo photo poétique empreinte de nostalgie sur la centrale de Fessenheim (des portails d’ouvriers et techniciens dévoués au bien de la population, des oiseaux, des paysages).

      Je les préfère évidemment lorsque, bien rarement, ils coupent le jus à des boites ou des décideurs, comme c’est le cas ces jours-ci ; lorsque, bien rarement aussi, ils font les Robins des bois en rétablissant le courant aux privés d’électricité ou font basculer en heures creuses la tarification de milliers de foyers.

      #électricité #productivisme #EDF #PCF #cogestion #CGT #clientélisme #nucléaire

    • L’impact des grèves dans les raffineries et les transports n’est pas négligeable pour la #surproduction. Maintenant si les « privilégié.e.s » de la grande turbine décidaient le black-out des principaux sites de production, de commerce, de pouvoir...?
      Faut pas trop rêver, les sapins clignoteront encore ce noël !


      Je me souviens d’un mec qui bossait pour €DF, sur les pylônes, sa maison était éclairée comme un hall d’aéroport. Le plafond du garage couvert de néons, t’en avait même sur les murs. Comme tout à chacun, tu éteins la lumière quand tu quittes une pièce. Ben pas lui, sa baraque brillait de la cave au grenier.
      À propos de la photo du sapin dans la forêt, l’autre jour après une énième mission intérimaire de merde où le taulier me dit : « si t’es pas content, tu dégages » Comme je suis déjà grillé aux assedics, j’ai récupéré mes clous et basta, la tchav ! Puis v’là que je pomme en sortant du bled (Mordelles à côté de Rennes) je m’engage sur une route qui s’avère une impasse et je tombe sur une première maison éclairée comme un sapin de noël, c’est le cas de le dire. Puis une deuxième, une troisième…
      J’ai fini par faire demi tour entouré de lutins et de guirlande clignotantes et quitter ce hameau qui est peut-être un repaire d’anciens employés de la grande turbine. Bastards !

  • « Nous avons atteint le stade suprême du consumérisme » (Razmig Keucheyan, Libération, 27.09.19)
    https://www.liberation.fr/debats/2019/09/27/razmig-keucheyan-nous-avons-atteint-le-stade-supreme-du-consumerisme_1754

    Pour Marx, le #capitalisme repose sur une double logique : le #productivisme et le #consumérisme, qui sont étroitement imbriqués. On produit des #marchandises toujours nouvelles, qui sont déversées sur le marché afin d’être consommées. Et ainsi de suite à l’infini. Marx a compris que pour soutenir cette logique dont dépend le profit, le capitalisme doit périodiquement générer des #besoins_artificiels. Cette #théorie_des_besoins, il l’utilise pour développer sa critique de l’#aliénation. Dans les sociétés capitalistes, les individus sont aliénés parce que leurs besoins authentiques sont ensevelis sous des faux besoins. Mais il l’emploie aussi pour comprendre le lien entre le capitalisme et la nature, montrant que la prolifération de besoins artificiels induit un épuisement des #ressources et des #pollutions multiples.
    […]
    Les objets qui nous entourent sont partie prenante des rapports de force politiques. Accroître la durée de vie des biens est une manière de contrecarrer le productivisme et le consumérisme. […] Etendre la garantie favorise la réparation et donc l’inscription des objets dans le temps : 80 % des objets sous garantie sont rapportés pour être réparés lorsqu’ils tombent en panne. Ce chiffre tombe en dessous de 40 % dès lors que celle-ci arrive à échéance. Si l’on veut diminuer la quantité de biens en circulation, afin de soulager l’environnement et nos subjectivités, la garantie est un levier puissant.
    […]
    Tout au long des XIXe et XXe siècles, des courants majoritaires du mouvement ouvrier et des gauches ont été productivistes. Le développement des forces productives devait donner lieu à un accroissement du niveau de vie des classes populaires, et par là même les faire entrer dans la modernité. Il y a une critique rétrospective un peu facile des Trente Glorieuses qui passe sous silence le fait que, dans les pays du Nord en tout cas, les #inégalités ont été stabilisées, si ce n’est réduites. Mais il est clair que le bilan écologique des sociétés d’après-guerre, de part et d’autre du rideau de fer, est assez catastrophique. L’aggravation de la crise environnementale impose une hybridation des mouvements écologistes et anticapitalistes.

    • TLDR : l’article résume quasiment ça au malthusianisme alors que c’est qu’une partie parmi plein d’autres de toutes les informations utilisées par Servigne-Stevens, et du coup la majeure partie de l’article parle uniquement de ça. Ensuite un peu sur le capitalisme pas assez abordé, en rappelant que l’industrie de la guerre s’est développé grace à l’État etc, sauf que… tout ça ce sont des choses dites par Servigne lui-même ou d’autres, et pas qu’une fois, donc toute cette partie ne critique pas grand chose non plus. Du coup tout ça tombe un peu à plat et ne prouve pas grand chose de l’assertion du titre.

    • « La majeure partie de l’article parle uniquement de malthusianisme », c’est quelque peu exagéré : 7 colonnes sur 21. Il est vrai que l’article se consacre à démonter l’inanité de la position malthusianiste, qui est dominante, mais il dit également, voire surtout, beaucoup d’autre chose : que le problème ne tient pas de la nature même des hommes, mais du système de production (qui aujourd’hui détermine tant les échanges que les modes de consommation), le système de production capitaliste. L’article dit aussi, contre le point de vue fataliste des collapsologues – et cela n’est pas fréquent par les temps qui courent –, qu’il existe une solution à défendre : la révolution sociale qui rendra possible la socialisation de ces moyens de production. Rien que pour cela, l’"assertion du titre" se trouve pleinement justifiée.

  • Nurdles are the biggest pollution disaster you’ve never heard of — Quartz
    https://qz.com/1689529/nurdles-are-the-biggest-pollution-disaster-youve-never-heard-of

    For now, if Shell can’t make money selling its plentiful natural gas, it can certainly make plastic with it. As a whole, the oil and gas industry aims to increase plastic feedstock production by at least 33% by 2025.

    #plastique #industrie #écocide

  • Le #productivisme aura-t-il une fin ? - La Vie des idées
    https://laviedesidees.fr/Le-productivisme-aura-t-il-une-fin.html

    Le productivisme aura-t-il une fin ?
    À propos de : #Serge_Audier, L’Âge productiviste, hégémonie prométhéenne, brèches et alternatives écologiques, La Découverte

    par Jean Bérard , le 5 juin

    Mots-clés Télécharger l’article
    Les doctrines les plus influentes (#libérales, #socialistes, #marxistes) qui se sont affrontées depuis le XIXe siècle pour définir l’avenir des sociétés industrielles ont en partage le productivisme, dont l’#hégémonie a marginalisé les #alternatives_écologiques. Vivons-nous la fin de cette #domination ?

    https://www.liberation.fr/debats/2019/02/08/serge-audier-la-gauche-porte-une-part-de-responsabilite-historique-dans-l

  • #PayWall ? « Comment les alternatives écologiques ont été englouties »

    Dans un ouvrage remarquable, L’Âge productiviste, Serge Audier explore les causes de la fascination et de l’adhésion au productivisme, jusqu’à l’altération actuelle du système Terre. Il défend l’intérêt de recourir à l’histoire des idées pour mieux penser une « citoyenneté démocratique écologique ».

    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/110419/comment-les-alternatives-ecologiques-ont-ete-englouties #ecologie

    • "Et s’il reconnaît le « poids déterminant » du capitalisme et de ses défenseurs, il invite également à ne plus voir la gauche comme une victime passive de ces derniers. Celle-ci aurait « largement intériorisé l’imaginaire capitaliste lui-même, y compris – et peut-être surtout – dans ses formes en apparence les plus anticapitalistes ». À cet égard, le premier chapitre plante bien le décor, en évoquant l’influence durable et internationale de l’approche « ingéniérique » de Saint-Simon et de ses héritiers, aussi bien que la diffusion très large d’une confiance aveugle dans le progrès technique et scientifique, des républicains bourgeois jusqu’aux tenants de l’utopie communiste.

      Audier s’attarde ensuite sur le marxisme, en faisant la part des choses entre Marx et son camarade Engels, leurs évolutions respectives, et la doctrine adoptée par les partis s’en réclamant. Restituant la « complexité » de la pensée du premier, il en souligne également les aspects les plus vulnérables à une interprétation appauvrie, qui fut effectivement celle que délivra le parti social-démocrate le plus puissant d’Europe, le SPD allemand. Dès les années 1890, « le projet d’un productivisme autoritaire et étatisé, court-circuitant les luttes démocratiques sur les finalités de la production, se trouve ainsi déjà en germe – et il se déploiera ensuite sous diverses formes, selon des évolutions imprévisibles, depuis le réformisme modéré jusqu’au totalitarisme, en passant par la technocratie progressiste ».

      [...]

      Audier constate ainsi que « ni la gauche la plus productiviste ni la gauche écologique hétérodoxe en gestation ne furent en mesure de faire face aux défis » de l’époque, que ce soit en raison du poids de la culture productiviste incorporée par les uns, de la « faiblesse organisationnelle et stratégique » arborée par les autres, ou de la séduction persistante de la société de consommation. Autant de facteurs que l’auteur évoque à nouveau pour pointer les limites des mobilisations altermondialistes du tournant des années 2000, quand bien même « quelque chose des énergies utopiques des années 1960-70 » a resurgi.

      [...]

      L’auteur, qui critique à juste titre les espoirs naïfs dans une autogestion généralisée qui se passerait de la forme étatique, reste assez flou sur les stratégies concrètes qu’impliquerait un éco-républicanisme se gardant « de prôner l’abolition de l’État-nation » mais concevant « la nécessité d’élargir les formes juridiques et les modes de coopération au plan européen et mondial ». Pour être tout à fait équitable, gagner en précision irait bien au-delà de la tâche qu’il s’est fixée dans un ouvrage déjà ambitieux, qui se conclut par une évaluation de ce qui est à prendre et à laisser parmi les idéologies de la modernité.
      En effet, ce n’est pas le seul goût pour l’érudition qui fait courir Serge Audier. Contre les tentations de considérer comme globalement obsolète l’héritage des courants intellectuels antérieurs à l’écologie politique, il voit au contraire dans ces derniers, et leur pluralité interne, des garde-fous précieux pour penser la liberté et l’égalité à l’heure de l’Anthropocène. Tout en démontant l’idée selon laquelle l’écologie serait nécessairement conservatrice ou réactionnaire, il n’écarte pas le potentiel liberticide de certaines positions. À l’inverse, sans nier que des libéraux puissent se vouloir sincèrement écologistes, il affirme le caractère indispensable d’« instances contraignantes collectivement et démocratiquement choisies », capables de développer des formes de propriété sociale et de proposer des limites à l’accumulation, que les libéraux traditionnels n’ont jamais acceptées."

  • Non, nous ne sommes pas trop nombreux !!!!!!
    http://www.cadtm.org/Non-nous-ne-sommes-pas-trop-nombreux

    Comme les saisons, bien que celles-ci-soient de plus en plus décalées, les rapports du GIEC [1] se succèdent et, avec eux, toujours plus d’échos médiatiques quant à l’imminence de la catastrophe (déjà là dans bien des régions). Si l’on ne peut que se réjouir d’une prise de conscience qui tend à se généraliser, force est de souligner que l’analyse des causes du problème est bien en-dessous des enjeux réels, quand elle ne passe tout simplement pas à côté du problème. Ainsi, on constate de part et d’autre un retour en force des idées que l’on peut qualifier de malthusiennes, à savoir qui pointent l’accroissement de la population comme le facteur numéro un de la dégradation des équilibres climatiques et écologiques.

    #transition_démographique #GES #productivisme #consumérisme #mécanismes_de_protection_sociale

  • La privatisation du vivant - pratiques
    https://pratiques.fr/La-privatisation-du-vivant

    Pratiques : Le corps des femmes est particulièrement exploité.

    À l’échelle internationale, le commerce d’ovules est très organisé. Certaines femmes indiennes peuvent accéder à la FIV parce qu’en contrepartie, elles donnent leurs ovules. Ce commerce se développe beaucoup au Mexique. En Europe, ce sont l’Espagne et Chypre qui en sont la plaque tournante.

    Ce commerce sert à la recherche, mais il est aussi très bien connu des citoyens français, anglais… On sait qu’en général les gens vont acheter des ovules en Espagne parce qu’ils proviennent de femmes d’Europe de l’Est qui ont des caractéristiques génétiques recherchées : blondes aux yeux bleus, grandes… Et dans le cadre de la grossesse pour autrui (GPA), ils vont aller faire porter les grossesses par des femmes indiennes. Ce sont des enjeux raciaux et d’exploitation graves. Il y a là plusieurs femmes en jeu, ce qui complexifie encore plus ce commerce des corps. Les impacts sur les mères porteuses sont au premier plan, mais pour les pourvoyeuses d’ovules, les conséquences sur leur santé semblent occultées. Ce sont souvent de très jeunes femmes, les stimulations ovariennes à répétition, les prélèvements d’ovules affectent leur propre santé reproductive, d’autant que lorsqu’elles repartent chez elles, elles n’ont pas toujours le suivi nécessaire. Des documentaires, tels que Eggsploitation aux États-Unis, montrent les effets de l’hyperstimulation ovarienne sur ces jeunes filles, dont certaines ont développé des cancers en lien avec l’utilisation massive d’hormones. Ce sont les femmes invisibles de tous ces discours, les gens ont très peu de connaissances sur les procédures médicales utilisées pour amener une femme à produire dix à quinze ovules dans un mois. C’est dans une logique de marché : transformer le corps des femmes pour qu’il soit plus productif.

    #GPA #don_d'organes

  • Ardennes : Peste porcine africaine : la filière française s’inquiète

    Le ministère français de l’Agriculture a reçu les différents acteurs de la filière porcine pour faire le point sur la situation, ce vendredi après-midi. Alors que deux cas de peste porcine africaine ont été détectés en Province de Luxembourg ce jeudi, les autorités françaises prennent des mesures pour contrer une menace économique importante dans l’Hexagone.


    Au lendemain de la détection de deux cas de Peste porcine africaine en Belgique, les acteurs français de la filière porcine ont été reçus par la Direction générale de l’Alimentation, qui dépend du ministère de l’Agriculture. Éleveurs, abatteurs, vétérinaires et chasseurs ont participé à cette réunion. L’objectif principal était qu’ils présentent leur stratégie pour contrer l’entrée de la maladie des suidés sur le territoire français.

    Mesures de prévention
    Si les éleveurs porcins sont très engagés dans la prévention, c’est notamment parce que la menace de peste les inquiète depuis plusieurs mois, sachant que la maladie existe depuis quatre ou cinq ans dans les pays de l’Est de l’Europe. C’est donc bien préparés que les acteurs de la filière ont interpellé les autorités. Des mesures ont ainsi été prises, notamment auprès des chasseurs de France. Il leur est d’abord demandé de restreindre la chasse dans les communes qui longent la frontière belge, de manière à éviter au maximum les déplacements d’animaux. Mais aussi d’organiser des actions de surveillance de l’état sanitaire des sangliers. Du côté des élevages, les autorités rappellent les règles de biosécurité, demandent d’isoler les bâtiments contre les animaux sauvages, et de porter « une attention particulière au développement frontalier avec la Belgique. »

    Tout un secteur en danger
    C’est la Bretagne qui est particulièrement concernée par le risque économique que représente la maladie, puisque 60% de la production porcine de France viennent de cette région du pays. Si le virus devait passer la frontière, c’est toute une filière pérenne qui serait en danger. Concrètement, si un cas est détecté dans un élevage de l’Hexagone, il sera directement question d’un abattage total. Mais également d’une désinfection complète des lieux, de l’instauration d’un périmètre de sécurité, d’une maîtrise du mouvement des animaux et d’un contrôle de tout ce qui entrera et sortira de l’exploitation victime. Bref, une éradication immédiate qui représenterait une perte colossale pour tout éleveur concerné.

    #agriculture #élevage #productivisme #mondialisation #porcs #cochons #sangliers #ue #union_européenne #Bretagne #transports #camions #sanglier

    • La peste porcine s’étend rapidement dans l’est de l’Europe, plus particulièrement en #Estonie, en #Lettonie, en #Lituanie, en #Pologne, en #Tchéquie, en #Hongrie, en #Roumanie et en #Bulgarie. Sur les huit premiers mois de l’année, quelque 4800 cas ont été recensés dans l’Union européenne, 3800 sur des sangliers et 1000 foyers dans de petits élevages porcins ou des structures plus professionnelles. Le nombre de cas dépasse déjà celui de l’ensemble de l’année 2017 lorsque 4100 foyers avaient été comptabilisés. La situation en Bulgarie est particulièrement préoccupante alors que l’épidémie a aussi vu le jour en #Chine.

      https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-boerenbond-appelle-a-la-vigilance-face-a-la-peste-porcine-africaine?i


      Peste porcine africaine : l’inquiétude des chasseurs
      https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_peste-porcine-africaine-l-inquietude-des-chasseurs?id=10019284

      Jeudi soir, l’Afsca annonçait la découverte dans le sud du pays de plusieurs cas de peste porcine africaine. La maladie a été détectée sur des sangliers localisés sur la commune d’Etalle. Aujourd’hui, les chasseurs s’inquiètent. Dans 3 semaines, la saison de la chasse en battue démarre et ils se demandent franchement s’ils pourront chasser.
      . . . . . .
      Des sangliers contaminés exportés par des chasseurs ?

      D’après les premiers éléments de l’Afsca, l’épidémie serait arrivée chez nous (en Belgique) par le biais d’un morceau de porc venant d’un pays touché par cette peste porcine, un pays de l’est probablement. Si l’hypothèse du déchet alimentaire est privilégiée, une autre piste est avancée. Certains pensent que des sangliers infectés pourraient avoir été importés de ces pays.

    • Des sangliers d’élevage français régulièrement abattus lors de chasses belges, affirme un chasseur Christine Borowiak - 20 Septembre 2018 - RTBF
      https://www.rtbf.be/info/regions/detail_des-sangliers-d-elevage-francais-regulierement-abattus-lors-de-chasses-b


      Ce témoignage interpellant : celui d’un chasseur belge, d’un grand chasseur, habitué autant à chasser en Afrique ou dans les pays de l’Est, que dans nos contrées. Il a choisi de nous expliquer, sous le couvert de l’anonymat par crainte de représailles, le pourquoi de la pratique d’importation de sangliers d’élevage venant de pays étrangers, alors que la peste porcine africaine est présente parmi les sangliers wallons, et que l’importation de sangliers venant de pays de l’Est est une des hypothèses de l’arrivée de la maladie.

      Les sangliers d’élevage, ce chasseur les connaît bien : « J’en ai déjà tiré plusieurs, dans les Ardennes et du côté de Chimay. Souvent, ils ont une médaille à l’oreille. Ils sont numérotés, et la médaille a une couleur différente selon le pays. Ceux que j’ai tués venaient de France. Parfois aussi, je tombe sur des sangliers non identifiables, mais on voit tout de suite de quoi il s’agit, on n’est pas fou : un sanglier qui a le poil luisant comme celui d’un chien, on ne va pas me dire qu’il s’est roulé dans les boues hein ! » Il évoque aussi ce camion, qui avait amené des sangliers du côté de Janhay, dans les Ardennes : « Les bêtes avaient encore de la paille dans les onglets ! »

      Encore un cochon de ferme !
      Des rencontres qui ne semblent pas déranger grand monde : « On rigole entre nous, on se dit : c’est encore un cochon de ferme ! ». Et quand on lui demande ce que deviennent ces médailles, la réponse fuse : « On coupe l’oreille, ainsi ça ne se voit pas ! On en fait pas de la publicité avec un sanglier qui a de la garniture aux oreilles ! ».

      Pourquoi de telles pratiques ? Pour ce chasseur, c’est clair, c’est une question d’argent et de prestige. "Ce sont des chasses d’affaire. Des endroits où on va faire passer un bon moment aux invités, des gens de « la haute », des notables. Il faut leur faire plaisir, parce qu’après la chasse, on va parler affaires avec eux. J’ai connu des chasses où, le matin même ou la veille au soir, on remettait dans le bois quelques belles bêtes, bourrées de calmants. On les envoient vers les invités, et ceux-ci tirent un gros cochon,un deuxième gros cochon, et ils se disent : fantastique, c’est une belle chasse ici ! Et alors, ils prennent des actions."

      1000 euros par jour de #chasse
      Des actions, c’est-à-dire des parts de droit de chasse, payer pour avoir le droit de chasser du gibier. « Ça démarre à 1000 euros par jour, et ça peut aller jusqu’à 3000 euros, quand il y a des cervidés. Vous ajoutez à cela la location. Une grosse chasse, ça peut valoir 100.000 euros par an ! Donc, il faut trouver des actionnaires qui ont des gros moyens ! ».

      Et pour les appâter, il faut du gibier en nombre. "Les invités, ils vont brûler des cartouches, ils vont tirer, tirer, tirer, il faut s’amuser. Avant, lors d’une journée de chasse, on tuait 3, 4, 5 sangliers, et on était satisfait. Maintenant, on aime en tirer 40, 50 sur la journée s’il y a moyen. Les gens ne sont plus contents avec 2 bêtes. Et avec le prix qu’ils mettent par jour, il leur faut du gibier, ils paient pour avoir quelque chose. Et s’il n’y a pas assez de gibier, on va le chercher ailleurs et on le ramène ici.