• La #Technopolice, moteur de la « #sécurité_globale »

    L’article 24 de la #loi_Sécurité_Globale ne doit pas devenir l’arbre qui cache la forêt d’une politique de fond, au cœur de ce texte, visant à faire passer la #surveillance et le #contrôle_de_la_population par la police à une nouvelle ère technologique.

    Quelques jours avant le vote de la loi Sécurité Globale à l’Assemblée Nationale, le ministère de l’Intérieur présentait son #Livre_blanc. Ce long #rapport de #prospective révèle la #feuille_de_route du ministère de l’Intérieur pour les années à venir. Comme l’explique Gérard Darmanin devant les députés, la proposition de loi Sécurité Globale n’est que le début de la transposition du Livre dans la législation. Car cette loi, au-delà de l’interdiction de diffusion d’#images de la police (#article_24), vise surtout à renforcer considérablement les pouvoirs de surveillance des #forces_de_l’ordre, notamment à travers la légalisation des #drones (article 22), la diffusion en direct des #caméras_piétons au centre d’opération (article 21), les nouvelles prérogatives de la #police_municipale (article 20), la #vidéosurveillance dans les hall d’immeubles (article 20bis). Cette loi sera la première pierre d’un vaste chantier qui s’étalera sur plusieurs années.

    Toujours plus de pouvoirs pour la police

    Le Livre blanc du ministère de l’Intérieur envisage d’accroître, à tous les niveaux, les pouvoirs des différentes #forces_de_sécurité (la #Police_nationale, la police municipale, la #gendarmerie et les agents de #sécurité_privée) : ce qu’ils appellent, dans la novlangue officielle, le « #continuum_de_la_sécurité_intérieure ». Souhaitant « renforcer la police et la rendre plus efficace », le livre blanc se concentre sur quatre angles principaux :

    - Il ambitionne de (re)créer une #confiance de la population en ses forces de sécurité, notamment par une #communication_renforcée, pour « contribuer à [leur] légitimité », par un embrigadement de la jeunesse – le #Service_National_Universel, ou encore par la création de « #journées_de_cohésion_nationale » (page 61). Dans la loi Sécurité Globale, cette volonté s’est déjà illustrée par la possibilité pour les policiers de participer à la « #guerre_de_l’image » en publiant les vidéos prises à l’aide de leurs #caméras_portatives (article 21).
    - Il prévoit d’augmenter les compétences des #maires en terme de sécurité, notamment par un élargissement des compétences de la police municipale : un accès simplifié aux #fichiers_de_police, de nouvelles compétences en terme de lutte contre les #incivilités … (page 135). Cette partie-là est déjà en partie présente dans la loi Sécurité Globale (article 20).
    - Il pousse à une #professionnalisation de la sécurité privée qui deviendrait ainsi les petites mains de la police, en vu notamment des #Jeux_olympiques Paris 2024, où le besoin en sécurité privée s’annonce colossal. Et cela passe par l’augmentation de ses #compétences : extension de leur #armement, possibilité d’intervention sur la #voie_publique, pouvoir de visionner les caméras, et même le port d’un #uniforme_spécifique (page 145).
    - Enfin, le dernier grand axe de ce livre concerne l’intégration de #nouvelles_technologies dans l’arsenal policier. Le titre de cette partie est évocateur, il s’agit de « porter le Ministère de l’Intérieur à la #frontière_technologique » (la notion de #frontière évoque la conquête de l’Ouest aux États-Unis, où il fallait coloniser les terres et les premières nations — la reprise de ce vocable relève d’une esthétique coloniale et viriliste).

    Ce livre prévoit une multitude de projets plus délirants et effrayants les uns que les autres. Il propose une #analyse_automatisée des #réseaux_sociaux (page 221), des #gilets_connectés pour les forces de l’ordre (page 227), ou encore des lunettes ou #casques_augmentés (page 227). Enfin, le Livre blanc insiste sur l’importance de la #biométrie pour la police. Entre proposition d’#interconnexion des #fichiers_biométriques (#TAJ, #FNAEG, #FAED…) (page 256), d’utilisation des #empreintes_digitales comme outil d’#identification lors des #contrôles_d’identité et l’équipement des #tablettes des policiers et gendarmes (#NEO et #NEOGEND) de lecteur d’empreinte sans contact (page 258), de faire plus de recherche sur la #reconnaissance_vocale et d’#odeur (!) (page 260) ou enfin de presser le législateur pour pouvoir expérimenter la #reconnaissance_faciale dans l’#espace_public (page 263).

    Le basculement technologique de la #surveillance par drones

    Parmi les nouveaux dispositifs promus par le Livre blanc : les #drones_de_police, ici appelés « #drones_de_sécurité_intérieure ». S’ils étaient autorisés par la loi « Sécurité Globale », ils modifieraient radicalement les pouvoirs de la police en lui donnant une capacité de surveillance totale.

    Il est d’ailleurs particulièrement marquant de voir que les rapporteurs de la loi considèrent cette légalisation comme une simple étape sans conséquence, parlant ainsi en une phrase « d’autoriser les services de l’État concourant à la #sécurité_intérieure et à la #défense_nationale et les forces de sécurité civile à filmer par voie aérienne (…) ». Cela alors que, du côté de la police et des industriels, les drones représentent une révolution dans le domaine de la sécurité, un acteur privé de premier plan évoquant au sujet des drones leur « potentiel quasiment inépuisable », car « rapides, faciles à opérer, discrets » et « tout simplement parfaits pour des missions de surveillance »

    Dans les discours sécuritaires qui font la promotion de ces dispositifs, il est en effet frappant de voir la frustration sur les capacités « limitées » (selon eux) des caméras fixes et combien ils fantasment sur le « potentiel » de ces drones. C’est le cas du maire LR d’Asnières-sur-Seine qui en 2016 se plaignait qu’on ne puisse matériellement pas « doter chaque coin de rue de #vidéoprotection » et que les drones « sont les outils techniques les plus adaptés » pour pallier aux limites de la présence humaine. La police met ainsi elle-même en avant la toute-puissance du #robot par le fait, par exemple pour les #contrôles_routiers, que « la caméra du drone détecte chaque infraction », que « les agents démontrent que plus rien ne leur échappe ». Même chose pour la #discrétion de ces outils qui peuvent, « à un coût nettement moindre » qu’un hélicoptère, « opérer des surveillances plus loin sur l’horizon sans être positionné à la verticale au-dessus des suspects ». Du côté des constructeurs, on vante les « #zooms puissants », les « #caméras_thermiques », leur donnant une « #vision_d’aigle », ainsi que « le #décollage possible pratiquement de n’importe où ».

    Tout cela n’est pas que du fantasme. Selon un rapport de l’Assemblée nationale, la police avait, en 2019, par exemple 30 drones « de type #Phantom_4 » et « #Mavic_Pro » (ou « #Mavic_2_Enterprise » comme nous l’avons appris lors de notre contentieux contre la préfecture de police de Paris). Il suffit d’aller voir les fiches descriptives du constructeur pour être inondé de termes techniques vantant l’omniscience de son produit : « caméra de nacelle à 3 axes », « vidéos 4K », « photos de 12 mégapixels », « caméra thermique infrarouge », « vitesse de vol maximale à 72 km/h » … Tant de termes qui recoupent les descriptions faites par leurs promoteurs : une machine volante, discrète, avec une capacité de surveiller tout (espace public ou non), et de loin.

    Il ne s’agit donc pas d’améliorer le dispositif de la vidéosurveillance déjà existant, mais d’un passage à l’échelle qui transforme sa nature, engageant une surveillance massive et largement invisible de l’espace public. Et cela bien loin du léger cadre qu’on avait réussi à imposer aux caméras fixes, qui imposait notamment que chaque caméra installée puisse faire la preuve de son utilité et de son intérêt, c’est-à-dire de la nécessité et de la #proportionnalité de son installation. Au lieu de cela, la vidéosurveillance demeure une politique publique dispendieuse et pourtant jamais évaluée. Comme le rappelle un récent rapport de la Cour des comptes, « aucune corrélation globale n’a été relevée entre l’existence de dispositifs de vidéoprotection et le niveau de la délinquance commise sur la voie publique, ou encore les taux d’élucidation ». Autre principe fondamental du droit entourant actuellement la vidéosurveillance (et lui aussi déjà largement inappliqué) : chaque personne filmée doit être informée de cette surveillance. Les drones semblent en contradiction avec ces deux principes : leur utilisation s’oppose à toute notion d’information des personnes et de nécessité ou proportionnalité.

    Où serons-nous dans 4 ans ?

    En pratique, c’est un basculement total des #pratiques_policières (et donc de notre quotidien) que préparent ces évolutions technologiques et législatives. Le Livre blanc fixe une échéance importante à cet égard : « les Jeux olympiques et paralympiques de Paris de 2024 seront un événement aux dimensions hors normes posant des enjeux de sécurité majeurs » (p. 159). Or, « les Jeux olympiques ne seront pas un lieu d’expérimentation : ces technologies devront être déjà éprouvées, notamment à l’occasion de la coupe de monde de Rugby de 2023 » (p. 159).

    En juillet 2019, le rapport parlementaire cité plus haut constatait que la Police nationale disposait de 30 drones et de 23 pilotes. En novembre 2020, le Livre blanc (p. 231) décompte 235 drones et 146 pilotes. En 14 mois, le nombre de drones et pilotes aura été multiplié par 7. Dès avril 2020, le ministère de l’Intérieur a publié un appel d’offre pour acquérir 650 drones de plus. Rappelons-le : ces dotations se sont faites en violation de la loi. Qu’en sera-t-il lorsque les drones seront autorisés par la loi « sécurité globale » ? Avec combien de milliers d’appareils volants devra-t-on bientôt partager nos rues ? Faut-il redouter, au cours des #JO de 2024, que des dizaines de drones soient attribués à la surveillance de chaque quartier de la région parisienne, survolant plus ou moins automatiquement chaque rue, sans répit, tout au long de la journée ?

    Les évolutions en matières de reconnaissance faciale invite à des projections encore plus glaçantes et irréelles. Dès 2016, nous dénoncions que le méga-fichier #TES, destiné à contenir le visage de l’ensemble de la population, servirait surtout, à terme, à généraliser la reconnaissance faciale à l’ensemble des activités policières : enquêtes, maintien de l’ordre, contrôles d’identité. Avec le port d’une caméra mobile par chaque brigade de police et de gendarmerie, tel que promis par Macron pour 2021, et la retransmission en temps réel permise par la loi « sécurité globale », ce rêve policier sera à portée de main : le gouvernement n’aura plus qu’à modifier unilatéralement son #décret_TES pour y joindre un système de reconnaissance faciale (exactement comme il avait fait en 2012 pour permettre la reconnaissance faciale à partir du TAJ qui, à lui seul, contient déjà 8 millions de photos). Aux robots dans le ciel s’ajouteraient des humains mutiques, dont le casque de réalité augmentée évoqué par le Livre Blanc, couplé à l’analyse d’image automatisée et aux tablettes numériques NEO, permettrait des contrôles systématiques et silencieux, rompus uniquement par la violence des interventions dirigées discrètement et à distance à travers la myriade de drones et de #cyborgs.

    En somme, ce Livre Blanc, dont une large partie est déjà transposée dans la proposition de loi sécurité globale, annonce le passage d’un #cap_sécuritaire historique : toujours plus de surveillance, plus de moyens et de pouvoirs pour la police et consorts, dans des proportions et à un rythme jamais égalés. De fait, c’est un #État_autoritaire qui s’affirme et se consolide à grand renfort d’argent public. Le Livre blanc propose ainsi de multiplier par trois le #budget dévolu au ministère de l’Intérieur, avec une augmentation de 6,7 milliards € sur 10 ans et de 3 milliards entre 2020 et 2025. Une provocation insupportable qui invite à réfléchir sérieusement au définancement de la police au profit de services publiques dont le délabrement plonge la population dans une #insécurité bien plus profonde que celle prétendument gérée par la police.

    https://www.laquadrature.net/2020/11/19/la-technopolice-moteur-de-la-securite-globale
    #France #Etat_autoritaire

    ping @isskein @karine4 @simplicissimus @reka @etraces

  • The Obama Campaign’s Digital Masterminds Cash In
    https://www.nytimes.com/2013/06/23/magazine/the-obama-campaigns-digital-masterminds-cash-in.html

    Earlier this year, senior members of President Barack Obama’s campaign team took a trip to Las Vegas. Nevada holds a special place in Obama-wonk lore as the place where his monthslong strategy of defeating Hillary Clinton by slowly and surely amassing delegates emerged. But the operatives were not there in March for any political reason. They were there to make money — specifically to land what they hoped would be the first corporate client for their new advertising business, Analytics Media (...)

    #algorithme #élections #marketing #notation #profiling #BigData

  • noyb files complaints against Apple’s tracking code «IDFA»
    https://noyb.eu/en/noyb-files-complaints-against-apples-tracking-code-idfa

    IDFA (Apple’s Identifier for Advertisers) allows Apple and all apps on the phone to track a user and combine information about online and mobile behaviour. Just like for cookies, this would require the users’ consent under EU law. Apple places these tracking codes without the knowledge or agreement of the users. noyb therefore filed two complaints against the company. Complaint filed to the Data Protection Authority Berlin (PDF) Complaint filed to the Spanish Data Protection (...)

    #Apple #cookies #iPhone #smartphone #consentement #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) #écoutes #profiling #surveillance (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##NOYB

  • The Ad-Based Internet Is About to Collapse. What Comes Next ?
    https://onezero.medium.com/the-ad-based-internet-is-about-to-collapse-what-comes-next-48e31d648

    The web as we know it relies on advertising, but that model is headed for a crash. Fortunately, we can build something better from the wreckage. Online, ads are everywhere. They bombard you when you try to read the news. They pop up between your friends’ Facebook updates. They’re disguised to look like regular results on Google. And one, maybe two play before every video you watch on YouTube — with more peppered throughout. From the perspective of an internet user who is desperately trying (...)

    #algorithme #addiction #microtargeting #profiling #publicité

    ##publicité

  • Privacy Test & Analyzer : See what information websites know about you
    https://privacy.net/analyzer

    See what data is exposed from your browser. What information can a website find out about you when you visit it ? A lot more than you probably realize. This tool lists information that any website, advertisement, and widget can collect from your web browser. Such information could be used to identify you and/or track your behavior using tactics like IP lookups and browser fingerprinting. While none of this may be considered personally identifiable information (PII), the profile drawn from (...)

    #microtargeting #profiling #surveillance

  • École et dispositif de signalement pour risque de « radicalisation » - !S @sociodeter on Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1325355200484438019.html

    Là où je suis d’accord avec LdC c’est qu’un point de tension majeur se situe dans la question "qui va traiter du « problème » ?". Gestion en interne par l’établissement ou externalisation d’abord au rectorat, puis à la #police et enfin à la #justice.
    Pour répondre à cette question, il faut bien sûr prendre en compte le contexte actuel (#islamophobie, injonction au signalement, délire sécuritaire) mais aussi les évolutions qui touchent directement l’#école depuis des années, notamment cette tendance à l’externalisat° justement.

    Ayant déjà pas mal parlé de l’effet du contexte hier, je vais surtout m’attarder sur ces fameuses évolutions dans le traitement des problèmes de vie scolaire (car c’est bien de ça dont on parle et de rien d’autre : de simples problèmes de #vie_scolaire).

    Unroll available on Thread Reader

    On commence par un extrait d’entretien avec un principal adjoint qui reconnaît que le traitement de certaines situations spécifiques a fortement évolué ces dernières années : opposition entre signalement et gestion en interne.

    #profs #enseignants #école_sécuritaire #école_démissionnaire

  • Facebook’s Metric For “Violence And Incitement Trends" Is Rising
    https://www.buzzfeednews.com/article/ryanmac/facebook-internal-metric-violence-incitement-rising-vote

    The metric, which assesses the potential for danger based on keywords, rose to 580 from 400 this week — a 45% increase. As votes are being tallied across the country to determine the next US president, internal Facebook data shows that the company has seen a significant increase in what it calls “violence and incitement trends.” In a post to a group on Facebook’s internal message board, one employee alerted their colleagues to a nearly 45% increase in the metric, which assesses the potential (...)

    #Facebook #algorithme #élections #violence #profiling #surveillance

  • How Bristol assesses citizens’ risk of harm – using an algorithm
    https://www.theguardian.com/uk-news/2019/oct/15/bristol-algorithm-assess-citizens-risk-harm-guide-frontline-staff

    Almost a quarter of population of city is processed by algorithm used to guide actions of frontline staff Day and night, an IBM computer algorithm whirrs through reams of data about the lives of 170,000 citizens of Bristol. The city council’s servers teem with information from the police, NHS, Department for Work and Pensions and the local authority about these individuals’ work, alcohol, drug and mental health problems, crime, antisocial behaviour, school absences, teenage pregnancies and (...)

    #NHS #algorithme #criminalité #police #données #discrimination #notation #profiling #santé (...)

    ##criminalité ##santé ##surveillance
    https://i.guim.co.uk/img/media/3f79dd805115e74d5fe5ef542bb92e3df3354ff4/0_0_5218_3131/master/5218.jpg

  • WeChat Pay and Alipay are now targeting the 3 million Chinese travelers visiting the U.S. every year
    https://usbeketrica.com/fr/article/wechat-pay-and-alipay-are-now-targeting-the-3-million-chinese-travelers

    As their domestic market is reaching maturity, the two Chinese mobile payment services are looking toward new horizons. But the ongoing trade war could dampen their hopes. In February, Alipay, a Chinese mobile payment app that belongs to the Alibaba Group, forged an alliance with Walgreens, a U.S. pharmacy store chain. Alipay is now handling transactions in 3,000 Walgreens stores in the U.S., and is eyeing to reach 7,000 locations by April. It isn’t the first push made by Alibaba to expand (...)

    #profiling #Apple #Google #smartphone #Paypal # #Tencent #Samsung #marketing #Alibaba #JPMorgan #payement #ApplePay #Stripe #Walgreens #Alipay (...)

    ##_ ##WeChatPay

  • Résurgence de #Covid-19 en Europe : les États protègent les profits, pas les vies - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/10/29/euro-o29.html
    https://www.wsws.org/asset/bb5323cc-305e-4b1c-9277-b22eea837ba3?rendition=image1280

    Face à la colère populaire et des appels urgents des médecins à mettre la population à l’abri pour éviter une catastrophe, les États européens annoncent soudain des #confinements nationaux.

    Mais ces annonces ne sont pas une politique permettant aux jeunes et aux travailleurs de s’abriter chez eux pour éviter de s’infecter. Tout en annonçant des confinements, les États européens conservent le même objectif qui les a poussés à déconfiner prématurément au printemps : garder les jeunes à l’école et les travailleurs au travail pour faire des #profits pour l’aristocratie financière.

    Les confinements adoptés actuellement en Europe ne stopperont ni la pandémie ni l’hécatombe. C’est aux travailleurs de l’Europe et du monde qu’il revient d’imposer une politique qui protégerait la population de la pandémie à travers une mobilisation indépendante et internationale contre les gouvernements capitalistes européens.

  • UK data regulator takes enforcement action to rein in data brokers’ use of people’s personal data
    https://privacyinternational.org/news-analysis/4257/uk-data-regulator-takes-enforcement-action-rein-data-brokers-u

    In a landmark decision that shines a light on widespread data protecton failings by the entire data broker industry, the ICO has today taken enforcement action against Experian, based in part on a complaint PI made in 2018. Achieved Result October 2020 update : Following our complaints to regulators in 2018 about the data broker industry and the ’hidden data ecosystem’, the UK regulator took enforcement action against one of the largest global companies, Experian. As a result, Experian have (...)

    #Equifax #Experian #Transunion #BigData #DataBrokers #marketing #microtargeting #profiling #publicité #surveillance #BigBrotherWatch #PrivacyInternational (...)

    ##publicité ##ICO-UK

  • Je suis prof | Pierre Tevanian
    https://lmsi.net/Je-suis-prof

    Les lignes qui suivent ont été inspirées par la nouvelle atroce de la mise à mort de mon collègue, Samuel Paty, et par la difficile semaine qui s’en est suivie. En hommage à un enseignant qui croyait en l’éducation, en la raison humaine et en la liberté d’expression, elles proposent une quinzaine de réflexions appelant, malgré l’émotion, à penser le présent, et en débattre, avec raison. Ces réflexions ne prétendent évidemment pas incarner la pensée de Samuel Paty, mais elles sont écrites pour lui, au sens où l’effort de pensée, de discernement, de nuances, de raison, a été fait en pensant à lui, et pour lui rendre hommage. Continuer de penser librement, d’exprimer, d’échanger les arguments, me parait le meilleur des hommages. Source : Les mots sont (...)

    • Il s’est rapidement avéré, du coup, que cette offensive sans rapport réel avec la lutte anti-terroriste s’inscrivait en fait dans un tout autre agenda, dont on avait connu les prémisses dès le début de mandat d’Emmanuel Macron, dans les injures violentes et les tentatives d’interdiction de Jean-Michel Blanquer contre le syndicat Sud éducation 93, ou plus récemment dans l’acharnement haineux du député Robin Réda, censé diriger une audition parlementaire antiraciste, contre les associations de soutien aux immigrés, et notamment le GISTI (Groupe d’Information et de Soutien aux Immigrés). Cet agenda est ni plus ni moins que la mise hors-jeu des « corps intermédiaires » de la société civile, et en premier lieu des contre-pouvoirs que sont les associations antiracistes et de défense des droits humains, ainsi que les syndicats, en attendant le tour des partis politiques – confère, déjà, la brutalisation du débat politique, et notamment les attaques tout à fait inouïes, contraires pour le coup à la tradition républicaine, de Gérald Darmanin contre les écologistes (Julien Bayou, Sandra Regol et Esther Benbassa) puis contre la France insoumise et son supposé « islamo-gauchisme qui a détruit la république », ces dernières semaines, avant donc le meurtre de Samuel Paty.

      Un agenda dans lequel figure aussi, on vient de l’apprendre, un combat judiciaire contre le site d’information Mediapart.

    • En d’autres termes, même si l’on juge nécessaire de rappeler, à l’occasion de ce crime et des discussions qu’il relance, qu’il est bon que tout ne soit pas permis en matière de liberté d’expression, cela n’est selon moi tenable que si l’on y adjoint un autre rappel : qu’il est bon aussi que tout ne soit pas permis dans la manière de limiter la liberté d’expression, dans la manière de réagir aux discours offensants, et plus précisément que doit être absolument proscrit le recours à la violence physique, a fortiori au meurtre. Nous sommes malheureusement en un temps, je le répète, où cela ne va plus sans dire.

      6. La remarque qui précède est, me semble-t-il, le grand non-dit qui manque le plus dans tout le débat public tel qu’il se polarise depuis des années entre les « Charlie », inconditionnels de « la liberté d’expression », et les « pas Charlie », soucieux de poser des « limites » à la « liberté d’offenser » : ni la liberté d’expression ni sa nécessaire limitation ne doivent en fait être posées comme l’impératif catégorique et fondamental. Les deux sont plaidables, mais dans un espace de parole soumis à une autre loi fondamentale, sur laquelle tout le monde pourrait et devrait se mettre d’accord au préalable, et qui est le refus absolu de la violence physique.

      […]

      On a le droit de détester cet humour, on a le droit de considérer que certaines de ces caricatures incitent au mépris ou à la haine raciste ou sexiste, entre autres griefs possibles, et on a le droit de le dire. On a le droit de l’écrire, on a le droit d’aller le dire en justice, et même en manifestation. Mais – cela allait sans dire, l’attentat de janvier 2015 oblige désormais à l’énoncer expressément – quel que soit tout le mal qu’on peut penser de ces dessins, de leur brutalité, de leur indélicatesse, de leur méchanceté gratuite envers des gens souvent démunis, de leur racisme parfois, la violence symbolique qu’il exercent est sans commune mesure avec la violence physique extrême que constitue l’homicide, et elle ne saurait donc lui apporter le moindre commencement de justification.

      […]

      Que reste-t-il en effet de la liberté d’expression si l’on défend le droit à la caricature mais pas le droit à la critique des caricatures ? Que devient le débat démocratique si toute critique radicale de Charlie aujourd’hui, et qui sait de de Zemmour demain, de Macron après-demain, est d’office assimilée à une incitation à la violence, donc à de la complicité de terrorisme, donc proscrite ?

      Mais inversement, que devient cet espace démocratique si la dénonciation de l’intolérable et l’appel à le faire cesser ne sont pas précédés et tempérés par le rappel clair et explicite de l’interdit fondamental du meurtre ?

    • Toi qui m’appelles islamo-gauchiste, laisse-moi te dire pourquoi le lâche, c’est toi, Alexis Dayon

      https://blogs.mediapart.fr/alexis-dayon/blog/221020/toi-qui-mappelles-islamo-gauchiste-laisse-moi-te-dire-pourquoi-le-la

      Depuis quelques jours, tu as donné le ton. Un collègue a été atrocement assassiné (comme lui, j’enseigne l’EMC, et Vendredi je me suis vu à sa place). (...)

      Personne ne me demandera de me désolidariser des Anders Breivik de ce monde pour faire la démonstration que je suis un bon républicain.

      #prof #enseignant #école

  • « Réélire Donald Trump serait un changement du cours de l’histoire »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/19/jill-lepore-reelire-donald-trump-serait-un-changement-du-cours-de-l-histoire

    L’historienne Jill Lepore raconte, dans un entretien au « Monde », la première expérience d’analyse de données à des fins politiques aux Etats-Unis, conçue en 1959 pour faire élire John Kennedy. Selon elle, le recours important aux mathématiques dans la politique américaine a conduit à à la situation actuelle, « où nous sommes tous tellement segmentés et microciblés que nous n’avons plus le sens du bien commun ». Historienne prolifique, Jill Lepore est aussi professeure à Harvard et journaliste au New (...)

    #CambridgeAnalytica/Emerdata #Simulmatics #algorithme #élections #données #DataBrokers #microtargeting (...)

    ##CambridgeAnalytica/Emerdata ##profiling

  • The Hottest App in China Teaches Citizens About Their Leader — and, Yes, There’s a Test
    https://www.nytimes.com/2019/04/07/world/asia/china-xi-jinping-study-the-great-nation-app.html

    CHANGSHA, China — Inside a fishing gear store on a busy city street, the owner sits behind a counter, furiously tapping a smartphone to improve his score on an app that has nothing to do with rods, reels and bait. The owner, Jiang Shuiqiu, a 35-year-old army veteran, has a different obsession : earning points on Study the Great Nation, a new app devoted to promoting President Xi Jinping and the ruling Communist Party — a kind of high-tech equivalent of Mao’s Little Red Book. Mr. Jiang spends (...)

    #Alibaba #Apple #algorithme #smartphone #manipulation #microtargeting #notation #profiling (...)

    ##surveillance

  • Terreur et récupération
    https://lundi.am/Terreur-et-recuperation

    Les réactions d’horreur et de stupéfaction suscitées par l’assassinat de Samuel Patty, professeur d’Histoire-Géographie à Conflans-Sainte-Honorine sont unanimes. Mais c’est justement parce que cette barbarie nous accable tous que sa récupération politicienne et de tous bords peut apparaître indécente. Nous avons reçu cette réaction, à chaud, d’une enseignante scandalisée d’être dramatiquement érigée en héro après avoir pris l’habitude au fil des années de se sentir méprisée ; notamment par sa hiérarchie qui s’empresse aujourd’hui d’invoquer une solidarité qu’elle considère hypocrite et intéressée.

    Comme si le choc suscité par cet assassinat brutal et insoutenable d’un homme, d’un enseignant, d’un collègue ne suffisait pas, nous devons en plus supporter une seconde vague d’esprit Charlie, réincarné sous la forme #jesuisprof.

    Lire, sous la plume de ceux qui d’ordinaire détruisent l’école publique sans relâche, dès lors que cela conforte leur obsession islamophobe, que, lorsqu’un enseignant est attaqué, c’est toute la République qui l’est, les voir se répandre sur le rôle presque sanctifié de l’enseignant « qui donnait un cours sur l’un des piliers de notre démocratie, la liberté d’expression » la semaine même où des enseignants et des enseignantes passaient en conseil de discipline pour « contestation de la réforme du lycée entre 2018 et 2020 », c’est une violence supplémentaire dont nous nous serions bien passé·e·s. Qui plus est dans une période où, dans tous les lycées, injonction est faite aux enseignants et aux enseignantes de ne rien dire des cas de covid+ présents dans leurs classes ou équipes pédagogiques pendant que l’espace public est saturé de discours officiels mensongers : « la rentrée en France est une de celles qui s’est le mieux passée », alors que la loi sur « l’école de la confiance » qu’ils ont imposée restreignait, dans son premier article, la liberté d’expression des enseignant·e·s dans l’espace public, alors que dans tant d’académies, dans tant de lycées, tout a été fait pour empêcher les enseignantes et les enseignants de rencontrer les parents d’élèves pour discuter avec eux de la réforme du lycée et des raisons de leur opposition à cette destruction en règle de l’école, alors qu’au niveau des rectorats ou des établissements des enseignantes et des enseignants sont convoqué·e·s et se voient reprocher tel post de blog sur Macron, tel engagement auprès des gilets jaunes, Cet enseignant a-t-il été assassiné en raison de son Enseignement moral et civique, ou parce que des élèves et des parents d’élèves l’ont diffamé de la manière la plus abjecte et mensongère qui soit, lui imputant des pratiques qui n’étaient pas les siennes ? Un article du Monde d’aujourd’hui invite à se poser la question et à mettre un peu de complexité.

    Quoi qu’il en soit, pour ce qui est des cours d’EMC sur la liberté d’expression, les plus clairs que les élèves aient reçu, ces dernières années, leur ont sans doute été administrés par « la République » lorsqu’elle a envoyé les CRS ou la bac au moindre blocage de lycée, en faisant mettre les lycéens et les lycéennes à genoux, en les faisant arrêter, mettre en garde à vue, traduire en justice, en leur tirant dessus au LBD – dans la désormais et très provisoirement sacro-sainte école publique, des épreuves anticipées du bac ont eu lieu, l’hiver dernier, sous le contrôle de la police.

    #école #profs

  • L’implication de Cambridge Analytica dans la campagne du Brexit était limitée… tout comme l’efficacité de ses outils
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/10/08/l-implication-de-cambridge-analytica-dans-la-campagne-du-brexit-etait-limite

    Une enquête britannique conclut que l’entreprise au cœur du scandale de vol de données personnelles n’avait développé aucune technologie innovante. Cambridge Analytica « n’a effectué qu’un travail limité pour la campagne [pro-Brexit] Leave.eu, au-delà de son implication dans l’analyse des données des membres du parti UKIP ». C’est l’une des principales conclusions de l’enquête menée par l’Information Commissionner Office (ICO – « Bureau du commissaire à l’information ») britannique, qui a publié mercredi 7 (...)

    #CambridgeAnalytica/Emerdata #algorithme #manipulation #données #élections #profiling (...)

    ##CambridgeAnalytica/Emerdata ##publicité

    • @koantig c’est plus facile de penser que c’est du vent (et ça rassure la population de croire que ça n’a pas eu d’influence sur le vote vu la monstruosité du scandale) que d’évaluer à sa mesure le système de surveillance mis en place pour profiler les électeurs et les influencer dans leur vote. Plusieurs films documentaires sur Cambridge Analytica présentent des enquêtes extrêmement bien menées pour se faire une idée plus précise de cette surveillance et du basculement mené tout en maintenant le mythe démocratique du vote, cela permet de comprendre l’avènement de figure tel que Trump. Enfin, pour mieux comprendre la réification en bulletin de vote des êtres humains dans la sphère politique, on peut se faire une idée des forces en œuvre avec les côtes prédictives de la bourse mondiale et les gains pharaoniques et cyniques du même auteur du programme.

    • Je n’ignore évidemment pas les problèmes que la généralisation de la surveillance engendrent (j’écris ce message sur tor ! Et il n’y a qu’à voir le genre de trucs que je poste) mais il faut s’attacher à mesurer les effets de ces outils à leur juste valeur.

      Pour Trump et le Brexit, elles ont sans doute jouer un rôle mais c’est parce que le vote était déjà à 50-50. Un effet même marginal peut décider de l’issue. Le fait que ces élections étaient si serrées au départ est un problème plus profond.

      Le FUD et le confusionisme m’ont l’air beaucoup plus efficaces pour saloper la démocratie que des machines fonctionnant sous deep learning, nourri par la surveillance (raison de plus de s’en passer !).

    • Le mot Brexit n’apparait que 2 fois dans le rapport en ligne, j’ai repris les passages qui me semblaient intéressants. Je ne développerai pas parce que je trouve épuisantes et stériles les conversations « pour avoir raison ».

      https://ico.org.uk/media/action-weve-taken/2618383/20201002_ico-o-ed-l-rtl-0181_to-julian-knight-mp.pdf

      This further work confirms my earlier conclusion that there are systemic vulnerabilities in our democratic systems.

      The investigation is therefore concluding, and the following letter and Annexes acts as our final written account to Parliament. It provides a summary of the conclusions we have drawn from our analysis of the evidence in the final stages of our investigation, the additional actions we have taken and why, and broader learning we and other data protection authorities can draw on to inform future investigations and regulatory work in the digital era. In addition, Annex 1 provides the Committee with detailed answers to the specific questions asked by the Committee. Annex 2 provides a deep dive into how SCL Elections / Cambridge Analytica used the personal data it held, whether these methods could be used in the future, and the associated risks to citizens.

      The following organisations have now paid the penalty notices levied on them:•Facebook (£500,000) paid 04 November 2019•Vote Leave (£40,000) paid 29 April 2019•Leave.EU (£15,000) paid 15 May 2019 •Emma’s Diary (£140,000) paid 29 August 201814.In addition, we successfully prosecuted SCL Elections for their failure to comply with my Enforcement Notice. We fined them £18,000

      22 - What is clear is that the use of digital campaign techniques are a permanent fixture of our elections and the wider democratic process and will only continue to grow in the future. The COVID-19 pandemic is only likely to accelerate this process as political parties and campaigns seek to engage with voters in a safe and socially distanced way.

      23 - I have always been clear that these are positive developments. New technologies enable political parties and others to engage with a broad range of communities and hard to reach groups in a way that cannot be done through traditional campaigning methods alone. But for this to be successful, citizens need to have trust in how their data is being used to engage with them.

      27.The impact of this investigation has also had international reach. I have been asked to brief parliaments and governments across the world and I have shared the learning from this investigation with election oversight and privacy regulators internationally. The prominence of the use of personal data in political influence has grown significantly, and several international counterparts have since undertaken similar work, as is appropriate to safeguard their national democratic structures.

      –----

      10.SCL’s own marketing material claimed they had “Over 5,000 data points per individual on 230 million adult Americans.” However, based on what we found it appears that this may have been an exaggeration. 11.Although we do not have a list of all the datasets, during the document review we discovered evidence that some of the data sets as at September 2015 included:•Nationwide voter files from L2 (meaning “Labels and Lists”) and DataTrust (~50 data points for 160M individuals)•Nationwide consumer data from Acxiom and Infogroup (~500 data points for 160M individuals) •Election return results from Magellan (~20data points for national census tracks) •Nationwide consumer data from DataTrust (3000 data points for 100M individuals) •Psychographic inventories (10 data points for 30M individuals) •Facebook social network (graph database containing 30M individuals) •Facebook likes (570 data points for 30M individuals) •In-depth Republican Primary focused surveys (80k) •ForAmerica member data (14.6M post comments, 240M post likes across 31 M users) •Emails from Infogroup (30M) •Emails from DataTrust (26M)12.In short, the number of data points varied considerably, both from individual to individual and from one project to the next.

      14.In respect of Dr Kogan’s application, which he called thisisyourdigitallife(the App), the material obtained in the evidence review corroborated our understanding as set out in our previous reports that it obtained data from individuals who authorised it to access their Facebook data. However, the App functioned in a way which meant that it was also able to obtain the data of that user’s Facebook ’friends’ (who had not themselves restricted such sharing through their own Facebook ’privacy controls’). In conjunction with the personality quiz function of the App, along with a record of each user’s ’likes’ information, Dr Kogan was able to model personality traits for users of the App, and for their Facebook ’friends’. This approach seeming built on
      14earlier work by Dr Kogan involving Facebook ‘likes’ and personality scores.Dr Kogan set up a new company, GSR, this was established and funded for the primary purpose of acting as a vehicle for the provision of the services anticipated under the contract between GSR and SCL / CA.

      19.It was suggested that some of the data was utilised for political campaigningassociated with the Brexit Referendum. However, our view on review of the evidence is that the data from GSR could not have been used in the Brexit Referendum as the data shared with SCL/Cambridge Analytica by Dr Kogan related to US registered voters. There was evidence of considerable focus in the data collection and data matching processes between GSR and SCL on US voters, as this was what was to be paid for under the contract(s) between them. Cambridge Analytica did appear to do a limited amount of
      15workfor Leave.EU but this involved the analysis of UKIP membership data rather than data obtained from Facebook or GSR. Some evidence was recovered however that suggested an intention by SCL / GSR to target UK voters in 2014 through the same process. This work does not appear however to have been taken forward.

      23.In early 2014, SCL/CA commissioned Aggregate IQ ("AIQ"), a Canadian based company, to build a Customer Relationship Management (CRM) tool for use during the American 2014 midterm elections. SCL called the tool RIPON. It was designed to help political campaigns with typical campaign activity such as door to door, telephone and email canvassing. In October 2014, AIQ also placed online advertisements (including on the Facebook Platform) for SCL on behalf of its clients.

      29.The data points collected by GSR with respect to survey users and their Facebook ‘friends’ was specifically selected to enable a ‘matching’ process against pre-existing SCL databases. Matching took place using file sharing platforms and by reference to name, date of birth and location –with SCL’s existing datafiles being ‘enriched’ and supplemented by GSR’s data about those same individuals –and this matched information being passed back into SCL systems. This resulted for example information including scores for voting frequency, whether likely republican or democrat, voting consistency, and a profile which predicted personality traits matched to information such as voter ID, name, address, age, and other commercial data.

      30.Through such processes the relevant US voter GSR data (about approx. 30 million individuals) was then further analysed using machine learning algorithms to create additional “predicted” scores relating to partisanship and other criteria which were then applied to all the individuals in the database. Some of these focussed on likes as wide ranging as “gay rights”, “Obama the worst president in US history”, “Re-elect President Obama in 2012”, “the Bible” and “National Rifle Association”. These scores were used to identify clusters of similar individuals who could be potentially targeted with advertising relating to political campaigns. This targeted advertising was ultimately likely the final purpose of the data gathering but whether or which specific data from GSR was then used in any specific part of campaign has not been possible todetermine from the digital evidence reviewed. There is however evidence recovered that suggests that similar approaches and models based on the predicted personality traits and other measures were used with Republican National Committee (RNC) data.

  • Écriture inclusive : un premier bilan de la #controverse

    Le 18 septembre 2020, une tribune publiée dans Marianne (https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/une-ecriture-excluante-qui-s-impose-par-la-propagande-32-linguistes-listen) signée par 32 linguistes prenait clairement position contre l’écriture inclusive ou, plus exactement, contre l’utilisation des graphies abrégées (par exemple : les étudiant·e·s). Cette tribune se présentait comme une mise au point objective dénonçant une pratique qui, selon ses signataires, « s’affranchit des #faits_scientifiques ».

    Les réactions ne se sont pas fait attendre. Le 25 septembre 2020, une tribune signée par 65 linguistes (https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/250920/au-dela-de-l-e-criture-inclusive-un-programme-de-travail-pour-la-lin) prenait le contre-pied de la première, alors que paraissaient en même temps un texte signé par Éliane Viennot et Raphaël Haddad et diverses analyses critiques (https://sysdiscours.hypotheses.org/155). Cette controverse pourrait paraître anecdotique. En réalité, on peut en tirer quelques enseignements intéressants sur les langues et leur fonctionnement, ainsi que sur l’utilisation du discours scientifique expert pour fonder des discours prescriptifs (« il faut… il ne faut pas… ») (https://information.tv5monde.com/video/l-ecriture-inclusive-pour-mettre-fin-l-invisibilisation-des-fe).

    Quelques jalons historiques

    Il y a 30 ans, en #France, un mouvement a conduit à la #féminisation des noms de fonctions, de métiers, de titres et de grades. Très vite relayé par les instances politiques, il visait à « apporter une légitimation des #fonctions_sociales et des #professions exercées par les #femmes » (Décret du 29 février 1984). Il a réussi à imposer, dans les usages et jusque sous la coupole de l’#Académie_française (déclaration du 28 février 2019), l’emploi de #formes_féminines qui ont été tantôt créées (une ingénieure, une sapeuse-pompière), tantôt réhabilitées (une autrice, une officière) ou tantôt simplement plus largement diffusées (la présidente, la sénatrice).

    Cette #prise_de_conscience a permis de faire évoluer la #langue_française de manière à répondre aux besoins des personnes qui s’expriment en #français. La difficulté à laquelle les francophones font face aujourd’hui concerne les (bonnes) manières d’utiliser ces #noms_féminins dans tous les domaines de la vie : administration, enseignement, politique, création artistique, entreprise, vie quotidienne, etc. L’écriture inclusive désigne non plus la féminisation, mais l’usage de ces noms féminins à côté des noms masculins dans les textes.

    L’écriture inclusive, dite aussi #écriture_épicène (en Suisse et au Canada), #écriture_non_sexiste ou #écriture_égalitaire, représente un ensemble de #techniques qui visent à faire apparaître une #égalité, ou une #symétrie, entre les #femmes et les #hommes dans les textes et à adopter un langage non discriminant par rapport aux femmes. Nous choisissons ici de considérer l’écriture inclusive sans l’#écriture_non_genrée, dite aussi neutre ou #non_binaire, qui poursuit un objectif d’inclusion bien sûr, mais également très spécifique : ne pas choisir entre le féminin et le masculin et ne pas catégoriser les personnes selon leur genre.

    Les règles qui ne font (presque) pas polémique

    Certaines règles de l’écriture inclusive sont largement acceptées et figurent dans l’ensemble des guides. Il n’y a pratiquement pas de divergences concernant les éléments suivants :

    (1) Utiliser des noms féminins pour désigner des femmes dans leur fonction, métier, titre ou grade : dire « Madame la Présidente » et non « Madame le Président », « la chirurgienne » et non « le chirurgien », « l’officière de la Légion d’honneur » et non « l’officier de la Légion d’honneur ». Notons que certains noms, malgré des racines connues, ne sont pas encore accueillis sans retenue (par exemple : autrice ou professeuse).

    (2) Utiliser l’expression « les femmes » dès qu’on désigne un groupe de femmes et réserver l’expression « la femme » (ou « la Femme ») pour renvoyer à un stéréotype : dire « la journée internationale des droits des femmes » ou « la situation des femmes en Algérie » ; mais dire « cette actrice incarne la femme fatale ».

    (3) Utiliser « humain, humaine » plutôt que « homme » pour désigner une personne humaine, comme dans « les droits humains », « l’évolution humaine ».

    (4) Toujours utiliser le terme « Madame » lorsqu’on s’adresse à une femme (comme contrepartie féminine de « Monsieur » lorsqu’on s’adresse à un homme) et ne plus utiliser « #Mademoiselle », qui crée une asymétrie, puisque « #Mondamoiseau » est rarement utilisé.

    (5) Ne pas nommer une femme d’après la fonction ou le titre de son mari : dire « la femme de l’ambassadeur » et non « l’ambassadrice ».

    (6) Utiliser les noms propres des femmes comme on utilise ceux des hommes. Ne pas utiliser le prénom d’une femme lorsqu’on utilise le nom de famille d’un homme, par exemple dans un débat politique (ne pas dire « Ségolène contre Sarkozy », ni « Ségo contre Sarko »). Faire de même pour les noms communs (ne pas dire « les filles de la Fed Cup » et « les hommes de la Coupe Davis »).

    Les règles qui suscitent la polémique

    D’autres règles suscitent encore des polémiques (en France et en Belgique notamment), parce qu’elles créent des façons d’écrire ou de parler qui paraissent inhabituelles. Les arguments invoqués pour défendre ou pour refuser ces règles relèvent de l’histoire de la langue, de la linguistique, de la sociologie ou de la psychologie du langage, et parfois de l’idéologie. Les études actuelles (une bibliographie est disponible ici : https://osf.io/p648a/?view_only=a385a4820769497c93a9812d9ea34419) nous apportent pourtant un regard scientifique qui devrait nous aider à naviguer dans les méandres de ce sujet.

    (1) Utiliser le masculin pour désigner une personne dont on ne connaît pas le genre, comme dans une offre d’emploi : « recherche informaticien (H/F) ». Il est prouvé que cette règle ne favorise pas un traitement équitable des femmes et des hommes. De nombreuses études scientifiques ont montré que l’emploi de termes uniquement au masculin (« un mathématicien, un directeur commercial, un musicien ») engendrait des #représentations_mentales masculines chez les adultes d’une part, mais également chez les jeunes. Même si cet usage est permis par la grammaire française, il semble, par exemple, influencer les #aspirations_professionnelles des jeunes. Il a comme conséquence, notamment, de diminuer le degré de confiance des filles et leur sentiment d’auto-efficacité à entreprendre des études pour ces #métiers). Il donne également l’impression aux jeunes que les hommes ont plus de chances de réussir dans ces métiers : https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpsyg.2015.01437/full). Dans des secteurs où l’on cherche à créer plus de mixité, comme les sciences et technologies, ou les soins infirmiers, le masculin dit générique devrait être évité.

    (2) Utiliser le #masculin_pluriel pour désigner des groupes qui contiennent des femmes et des hommes, comme « les musiciens » pour désigner un groupe mixte. Il est prouvé que cette règle ne favorise pas une interprétation qui correspond à la réalité désignée. Des scientifiques ont montré de manière répétée (et dans plusieurs langues) que, même si la grammaire autorise une interprétation « générique » du masculin pluriel, cette interprétation n’est pas aussi accessible ou fréquente que l’interprétation spécifique (masculin = homme) (https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0388000120300619?dgcid=author). Cette différence d’accessibilité a été expliquée par différents facteurs), comme l’apprentissage du genre grammatical, qui suit invariablement la même séquence : nous apprenons le sens spécifique du masculin (masculin = homme) avant son sens générique. En d’autres termes, quand on dit « les musiciens », la représentation mentale qui se forme le plus aisément est celle d’un groupe d’hommes, le sens spécifique du masculin étant beaucoup plus simple et rapide à activer. La représentation mentale d’un groupe de femmes et d’hommes est plus longue à former et plus difficile d’accès. Le #biais_masculin induit par la forme grammaticale masculine a été démontré dans différents contextes et différents pays (par exemple, en France : https://www.persee.fr/doc/psy_0003-5033_2008_num_108_2_30971 ; en Suisse : https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/20445911.2011.642858 ; et récemment au Québec). Fait assez rare en sciences, il n’existe, à notre connaissance, aucune donnée contredisant la dominance automatique du sens spécifique du masculin.

    Si l’on souhaite activer l’image de groupes mixtes, il est préférable d’utiliser d’autres stratégies que le masculin, comme les doublons : « les chirurgiennes et les chirurgiens ». Malgré ces résultats, certaines personnes, parfois au travers de guides d’écriture, engagent à ne pas utiliser de doublons. Différentes raisons sont avancées, souvent sans réels fondements scientifiques. Par exemple, les #doublons entraveraient la lecture. À notre connaissance, aucune étude ne corrobore cette idée. Il existe une étude qui montre que même si à la première occurrence d’un doublon, la lecture est ralentie, dès la deuxième occurrence, la lecture redevient tout à fait normale (effet d’habituation : https://www.persee.fr/doc/psy_0003-5033_2007_num_107_2_30996)). L’idée que les personnes qui utilisent des doublons ne parviendraient pas à réaliser les accords grammaticaux dans les textes est également étonnante, surtout si l’on observe un retour de l’accord de proximité : https://journals-openedition-org.sid2nomade-2.grenet.fr/discours/9542), accord particulièrement adapté à l’utilisation des doublons.

    En revanche, des études scientifiques (https://doi.apa.org/doiLanding?doi=10.1037%2Fpspi0000094) montrent que l’#ordre choisi pour présenter chaque élément de la paire (« les boulangères et les boulangers » vs « les boulangers et les boulangères ») a un effet sur l’interprétation : l’élément présenté en premier est perçu comme plus central ou plus important : http://epubs.surrey.ac.uk/811895.

    (3) Certaines personnes engagent aussi à ne pas utiliser de #formes_abrégées qui permettent de présenter les doublons à l’écrit : « les étudiant·es », « les pharmacien-nes ». Les résultats actuels de la recherche scientifique sont trop limités pour se prononcer de manière définitive à ce sujet. Une étude : https://www.persee.fr/doc/psy_0003-5033_2007_num_107_2_30996) a mesuré l’effet des doublons sous forme abrégée sur la lecture. Elle concerne un public d’étudiantes et d’étudiants pour lesquels un léger ralentissement de la lecture était mesuré à la première apparition de ces formes, mais se normalisait ensuite. Pour autant, on ne peut pas conclure de cette étude que l’effet serait identique, ou différent, pour d’autres populations. Et les raisons de l’effet de ralentissement, comme de l’effet d’habituation, ne sont pas encore réellement connues.

    Il a également été montré que présenter des métiers sous une forme contractée (à l’époque avec une parenthèse) pouvait augmenter le degré de confiance des filles et le sentiment d’auto-efficacité à entreprendre des études pour ces métiers (https://www.persee.fr/doc/psy_0003-5033_2005_num_105_2_29694). La recherche doit néanmoins continuer de tester l’effet de ces #formes_abrégées : en fonction du signe typographique utilisé (tiret, point médian, etc.) ; en fonction des publics de différents âges, niveaux d’éducation, niveaux socio-économiques ; en fonction des types de textes. Seules des recherches complémentaires permettront de proposer des règles mieux informées pour réguler l’usage de ces formes, apparues principalement pour répondre aux limites de signes imposées dans différents domaines (journalisme, Internet…).

    (4) Enfin, certains guides recommandent plus de souplesse dans la gestion des #accords. À la règle établie de l’accord au masculin générique (« le frère et les sœurs sont arrivés »), ils suggèrent de laisser la possibilité d’appliquer l’#accord_de_proximité (avec le terme le plus proche : « le frère et les sœurs sont arrivées »), l’#accord_de_majorité (avec l’élément le plus important en nombre : « les sœurs et le frère sont arrivées »), ou un #accord_au_choix. L’argument historique est souvent invoqué, à juste titre : l’accord de proximité s’observe dans les textes anciens à hauteur de 45 % des cas (https://books.openedition.org/pusl/26517), mais il reste toujours moins fréquent que l’accord au masculin. L’argument historique ne permet ni de revendiquer un « retour » exclusif à l’accord de proximité, puisqu’il a toujours cohabité avec d’autres formes d’accords. Il ne permet pas non plus de l’exclure, puisqu’il a eu de l’importance. La recherche devrait montrer quels problèmes spécifiques, dans l’apprentissage, la rédaction ou la compréhension des textes, posent ces différents types d’accords.

    La guerre de l’écriture inclusive n’aura pas lieu

    Les connaissances scientifiques actuelles permettent de clarifier le #bien-fondé de certaines règles qui suscitent des #désaccords. Pour d’autres règles, pourtant défendues ou contestées de manière très assertive, il faut savoir reconnaître que les connaissances actuelles ne permettent pas encore de trancher. La recherche doit continuer à se faire afin d’apporter des arguments aux outils proposés.

    La #langue_française n’est pas seulement le domaine des scientifiques. En tant que scientifiques, nous pensons qu’il faut laisser les #usages se développer car ils répondent à des besoins communicatifs et sociaux fondamentaux. Tous les usages ne sont pas appropriés à tous les genres de l’écrit, mais la norme ne doit pas s’imposer de manière étouffante. Faisons confiance aussi aux francophones.

    https://theconversation.com/ecriture-inclusive-un-premier-bilan-de-la-controverse-147630

    #écriture_inclusive #choix #neutralité #catégorisation #masculin_générique

  • ‘Social Dilemma’ Star Tristan Harris Responds to Criticisms of the Film, Netflix’s Algorithm, and More
    https://onezero.medium.com/social-dilemma-star-tristan-harris-responds-to-criticisms-of-the-fil

    In a new interview, the former Google design ethicist weighs in on the backlash to the popular Netflix doc OneZero is partnering with the Big Technology Podcast from Alex Kantrowitz to bring readers exclusive access to interview transcripts with notable figures in and around the tech industry. This week, Kantrowitz sits down Tristan Harris, the star of the Social Dilemma film on Netflix. This interview has been edited for length and clarity. To subscribe to the podcast and hear the (...)

    #Netflix #algorithme #BigData #bénéfices #profiling #publicité #surveillance

    ##publicité

  • Feu vert de la Cnil pour TaData, l’application qui monétise les données des jeunes
    https://www.bfmtv.com/economie/feu-vert-de-la-cnil-pour-ta-data-l-application-qui-monetise-les-donnees-des-j

    Cette application avait créé la polémique, elle a opéré des modifications pour être conforme à la législation. L’application TaData va pouvoir poursuivre ses activités. Cette plate-forme avait créé la polémique en février dernier en proposant aux 15-25 ans de vendre leurs données personnelles aux annonceurs contre un peu d’argent ou des bons d’achats. La Cnil, le gendarme des données personnelles avait lancé une enquête peu après le lancement de l’application, à la suite d’un signalement de l’association (...)

    #Tadata #données #bénéfices #jeunesse #marketing #publicité #microtargeting #profiling (...)

    ##publicité ##CNIL

    • « On reste totalement opposé à la monétisation des données. On considère que ce sont des choses qui font partie de vous, qui ont un côté inaliénable. Les vendre est susceptible de créer une dissymétrie sur le marché où les personnes en situation de précarité vont être obligées de vendre leurs données tandis que les plus riches auront une meilleure protection de leur vie privée », a-t-il ajouté.

  • Facebook sues two companies engaged in data scraping operations
    https://techcrunch.com/2020/10/01/facebook-sues-two-companies-engaged-in-data-scraping-operations/?tpcc=ECTW2020&guccounter=1&guce_referrer=aHR0cHM6Ly90LmNvL0NJN29FRk1jUG

    Facebook today says it has filed a lawsuit in the U.S. against two companies that had engaged in an international “data scraping” operation. The operation extended across Facebook properties, including both Facebook and Instagram, as well as other large websites and services, including Twitter, Amazon, LinkedIn and YouTube. The companies, who gathered the data of Facebook users for “marketing intelligence” purposes, did so in violation of Facebook’s Terms of Service, says Facebook. The (...)

    #Amazon #Facebook #Instagram #LinkedIn #Twitter #YouTube #données #DataBrokers #profiling #publicité #scraping (...)

    ##publicité ##SocialNetwork

  • Evolution des règles d’utilisation des cookies : quels changements pour les internautes ?
    https://www.cnil.fr/fr/evolution-des-regles-dutilisation-des-cookies-quels-changements-pour-les-intern

    En faisant évoluer les règles applicables aux cookies, la CNIL donne plus de contrôle aux internautes sur l’utilisation de leurs données à des fins publicitaires et rappelle deux grands principes : l’internaute doit être clairement informé des objectifs de ces cookies et il doit être aussi facile pour lui de les refuser que de les accepter. De quoi parle-t-ton ? La navigation sur le web conduit fréquemment les internautes à devoir accepter ou refuser des cookies. Ce choix fait désormais partie du (...)

    #cookies #consentement #profiling #publicité #microtargeting #CNIL

    ##publicité

  • Palantir Contracts Raise Human Rights Concerns before Direct Listing
    https://www.amnestyusa.org/press-releases/palantirs-contracts-with-ice-raise-human-rights-concerns-around-direct-l

    In advance of the direct listing of Palantir Technologies, Inc. on the New York Stock Exchange on September 29, Amnesty International released today a new briefing, Failing to Do Right : The Urgent Need for Palantir to Respect Human Rights, where the organization concludes that Palantir is failing to conduct human rights due diligence around its contracts with ICE, and that there is a high risk that Palantir is contributing to human rights violations of asylum-seekers and migrants through (...)

    #Palantir #DHS #ICE #famille #migration #données #bénéfices #enfants #profiling #surveillance (...)

    ##Amnesty

  • We need to rethink social media before it’s too late. We’ve accepted a Faustian bargain
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2020/sep/27/social-dilemma-media-facebook-twitter-society

    A business model that alters the way we think, act, and live our lives has us heading toward dystopia When people envision technology overtaking society, many think of The Terminator and bulletproof robots. Or Big Brother in George Orwell’s 1984, a symbol of external, omnipotent oppression. But in all likelihood, dystopian technology will not strong-arm us. Instead, we’ll unwittingly submit ourselves to a devil’s bargain : freely trade our subconscious preferences for memes, our social (...)

    #Google #Facebook #Instagram #Twitter #YouTube #algorithme #émotions #addiction #bénéfices #comportement #microtargeting #profiling #santé #SocialNetwork (...)

    ##santé ##surveillance
    https://i.guim.co.uk/img/media/9f77718e08e23282d272df642b39e17b91473bfb/0_543_5590_3354/master/5590.jpg