• Les marges spectaculaires des pharmas sur le cancer en Suisse Tybalt Félix et Valentin Tombez. Collaboration François Ruchti - 17 Février 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/economie/10221246-les-marges-spectaculaires-des-pharmas-sur-le-cancer-en-suisse.html

    Les médicaments contre le cancer ont coûté en 2018 près d’un milliard de francs aux assurés suisses. Des traitements sont facturés plus de 80 fois leurs coûts de fabrication, révèle dimanche la RTS dans Mise au Point.

    Le cancer, c’est le marché de l’avenir pour la pharma. Chaque année en Suisse, 40’000 personnes apprennent qu’elles ont un cancer. Conséquence, les pharmas se battent pour lancer de nouveaux traitements. Les sommes en jeu sont considérables.

    En cinq ans, les remboursements LAMal pour les anti-cancéreux ont bondi de 54%, passant de 603 à 931 millions de francs par an, selon des chiffres inédits obtenus par la RTS auprès de l’association faîtière des assureurs maladie Curafutura. L’oncologie est le domaine qui pèse le plus au niveau des remboursements de médicaments, dont le total atteint 6,8 milliards de francs.

    Remboursements des médicaments contre le cancer (en francs)
    GRAPHIQUE SUR LE SITE DE LA RTS

    Les remboursements pour un seul anti-cancéreux ont dépassé 74 millions de francs. Parmi les 15 traitements qui pèsent le plus sur l’assurance de base, quatre anti-cancéreux sont commercialisés par le groupe bâlois Roche, l’un des leaders mondiaux du marché.

    Anti-cancéreux les plus remboursés entre 2014 et 2018
    GRAPHIQUE SUR LE SITE DE LA RTS

    Prix déconnectés des coûts
    Si la facture finale est si élevée, c’est parce que le coût annuel des traitements par patient dépasse en général plusieurs milliers de francs. Il excède même fréquemment la centaine de milliers de francs. Or, ces prix sont totalement déconnectés des coûts de production, comme le montre notre enquête.

    Examinons l’Herceptin, le traitement phare de Roche contre le cancer du sein. Disponible depuis 20 ans, ce blockbuster a rapporté au géant suisse 82,8 milliards de francs à l’échelle mondiale. En Suisse, les remboursements LAMal pour ce médicament, parmi les plus élevés, ont totalisé 257 millions de francs entre 2014 et 2018, d’après les données de Curafutura.

    Quelle partie de cette somme sert à fabriquer et développer le médicament ? Quelle partie constitue les profits de l’entreprise ?

    85% de marges
    Très secrètes, les pharmas ne dévoilent pas ces chiffres. Sur la base d’études scientifiques, de rapports d’analystes financiers et d’experts, la RTS a estimé les marges réalisées sur cet anti-cancéreux (voir la méthodologie en encadré).

    Selon des spécialistes en biotechnologies, un flacon d’Herceptin sous sa forme la plus répandue coûterait environ 50 francs à produire. En 2018, il était vendu 2095 francs en Suisse, soit 42 fois son coût de fabrication.

    Même en prenant en compte les coûts de recherche et de distribution, la marge sur un flacon d’Herceptin atteint au moins 85% du prix public, en dépit d’une baisse du prix en 2018. Autrement dit, sur les 257 millions payés entre 2014 et 2018 par les assurés suisses, au moins 221 millions ont atterri dans les caisses de Roche.

    L’Herceptin n’est pas une exception. Pour le Mabthera, l’un des autres anti-cancéreux à succès de Roche, les gains en 2018 se sont élevés à au moins 81% du prix public.

    Estimation des marges de deux anti-cancéreux de Roche
    GRAPHIQUE SUR LE SITE DE LA RTS

    Prix basés sur « les bénéfices à la société »
    Interrogé sur ces marges, Roche refuse de les commenter. Une porte-parole répond toutefois que « les prix des traitements ne sont pas basés sur les investissements pour un traitement en particulier ». Elle précise que les prix des médicaments « sont basés sur les bénéfices qu’ils procurent aux patients et à la société dans son ensemble ».

    Comment ces « bénéfices aux patients et à la société » sont-ils mesurés ? Soulignant que l’Herceptin a permis de traiter en vingt ans plus de deux millions de personnes à travers le monde, Roche met en avant des études qui mesurent le prix d’un médicament en fonction des années de vie supplémentaires et de la qualité de vie qu’il procure. En d’autres termes, plus un traitement est efficace, plus son tarif est élevé, même s’il coûte peu à produire.

    « Les pharmas doivent gagner quelque chose mais c’est ridicule d’avoir des gains pareils, il n’y aurait jamais cela dans un marché concurrentiel », dénonce le professeur Thomas Cerny, président de la recherche suisse contre le cancer. Pour lui, ces prix basés sur la monétisation des années de vie posent problème et amènent à des comparaisons aberrantes : « Est-ce qu’un anti-cancéreux a plus de valeur qu’un téléphone qui profite à l’ensemble de la population et qui peut aussi sauver des vies ? »

    Le Glivec, vendu 86 fois son coût de fabrication
    Autre cas édifiant, le Glivec de Novartis. Vendue il y a 10 ans 3940 francs, la boîte de 30 pilules au dosage le plus utilisé coûte aujourd’hui environ 2600 francs. Pourtant, selon le pharmacologue du CHUV, Thierry Buclin, le Glivec n’est pas plus cher à produire qu’un anti-inflammatoire standard, rarement vendu plus de 50 francs.

    Selon une étude de l’université de Liverpool, une boîte de Glivec coûterait au maximum 30 francs à fabriquer. C’est 86 fois moins que les 2592 francs facturés par Novartis. En prenant en compte les coûts de recherche et la part de la distribution, le gain de Novartis sur une boîte vendue 2592 s’établit entre 2181 et 2251 francs. Soit une marge de près de 85%.

    Estimation des marges sur le Glivec (Novartis)
    GRAPHIQUE SUR LE SITE DE LA RTS

    « Financer la prochaine génération de traitements »
    Novartis refuse également de commenter ces chiffres. L’autre géant bâlois indique que « ses investissements dans la recherche sur Glivec ont été maintenus au cours des 15 dernières années » et que « les ventes ont également permis de financer la prochaine génération de traitements innovants, notamment des essais cliniques portant sur de nouvelles molécules expérimentales ». La firme ne communique pas dans le détail les montants réinvestis dans la recherche sur le Glivec, mais rappelle ses dépenses annuelles de 9 milliards de dollars en recherche et développement.

    Cet argumentaire de la pharma est contesté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon elle, « les prix élevés des médicaments contre le cancer ont généré des gains largement supérieurs aux possibles coûts de recherche ». Dans un rapport publié en janvier, l’organisation constate que pour chaque dollar investi dans la recherche contre le cancer, les entreprises pharmaceutique ont obtenu en moyenne des revenus de 14,5 dollars. L’organisation conclut qu’"une diminution des prix est indispensable pour l’accès aux médicaments, la pérennité financière des systèmes de santé et l’innovation future".

    Des prix fixés à l’aveugle
    En Suisse, les tarifs des médicaments sont négociés et validés à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Comment le gendarme du système justifie-t-il ces prix ? « Si on se base sur le coût de recherche et développement, le prix de l’Herceptin n’est pas justifié », reconnaît un porte-parole de l’OFSP. « En revanche, si on s’appuie sur notre base légale, ce prix correspond à nos critères d’économicité », assure-t-il.

    L’OFSP se base sur deux critères : les prix pratiqués dans 9 pays européens et la comparaison thérapeutique, c’est-à-dire les prix d’autres médicaments utilisés dans le traitement de la maladie.

    Pour l’Herceptin, le Mabthera et le Glivec, comme il n’existe pas de substance équivalente, seule la comparaison internationale est prise en compte. Pourtant, l’OFSP admet ne pas connaître les prix réels à l’étranger. « La plupart des Etats ne paient pas le prix qu’ils affichent. C’est comme l’achat d’un produit de grande consommation. Tout le monde bénéficie d’un rabais, tout le monde rentre à la maison avec le sentiment d’avoir obtenu le meilleur prix, mais au final personne n’est vraiment sûr », image son porte-parole.

    On ne va pas pouvoir continuer comme ça. On n’y arrivera pas au niveau financier, même en Suisse
    Derrière ces réponses alambiquées se cache l’impuissance de l’OFSP. D’une part, les pharmas utilisent ces prix élevés pour fixer leurs tarifs à l’étranger. « La Suisse a avantage à ce que les médicaments sur le marché intérieur soient relativement chers pour justifier des prix élevés à l’étranger qui vont rapporter à l’industrie suisse », explique le pharmacologue du CHUV, Thierry Buclin.

    D’autre part, l’industrie tient le couteau par le manche à l’heure de déterminer les tarifs. L’émission Rundschau de SRF a récemment révélé comment Roche a fait valider le prix d’un autre anti-cancéreux, le Perjeta, à 3450 francs, alors que l’OFSP voulait le fixer à 1850 francs. La clé de cette négociation : la menace de voir un médicament vital demeurer inaccessible en Suisse.

    Solange Peters, la cheffe du service d’oncologie médicale au CHUV, demande plus de transparence afin d’obtenir des prix plus raisonnables. « On ne va pas pouvoir continuer comme ça. On n’y arrivera pas au niveau financier, même en Suisse », explique-t-elle. A terme, le risque est de ne plus pouvoir payer certains médicaments. Si le système ne change pas, « on va soit vers une médecine à deux vitesses, soit on va exclure du panel de traitements certains médicaments pour tous. »

    #big_pharma #industrie_pharmaceutique #profits #laboratoires_pharmaceutiques #assurances_maladies #cancer #ruissellement #prix #Roche #Perjeta #Herceptin #Femmes #prix-vitrine

    • Méthodologie
      Pour calculer les marges des entreprises pharmaceutiques, nous avons soustrait des remboursements les coûts de fabrication, de distribution et les coûts de recherche ventilés sur les ventes des médicaments. Les quantités de vente en Suisse ont été déduites des remboursements divisés par les prix unitaires. Les dépenses marketing n’ont pas été prises en compte.
      Cette méthodologie et les estimations qui en découlent ont été soumises à plusieurs experts du domaine.
      Les données utilisées sont les suivantes :

      HERCEPTIN
      Coûts de recherche : 802 millions de francs, selon le rapport de Roche « Développement de nouveaux médicaments anticancéreux & Pipeline Roche Oncologie »
      Ventes mondiales totales : 82.8 milliards de francs, selon les rapports annuels de Roche
      Coûts de fabrication : 50.56 francs, selon le rapport « Biosimilars : Commercial Perspective » du cabinet spécialisé Alliance Bernstein, cité par la Commission fédérale du commerce des Etats-Unis
      Remboursement LAMal 2014-2018 : 257.7 millions de francs, selon Curafutura
      Prix fabricant (flacon de 20 ml) : 1854.24 francs, selon l’ OFSP
      Coûts de distribution : 240.91 francs, selon l’OFSP
      Coûts de production maximaux estimés (fabrication et recherche) : 68.50 francs

      MABTHERA
      Coûts de recherche : 802 millions de francs, selon le rapport de Roche « Développement de nouveaux médicaments anticancéreux & Pipeline Roche Oncologie »
      Ventes mondiales totales : 91 milliards de francs, selon les rapports annuels de Roche
      Coûts de fabrication : 91.08 francs, selon le rapport « Biosimilars : Commercial Perspective » du cabinet spécialisé Alliance Bernstein, cité par la Commission fédérale du commerce des Etats-Unis
      Remboursement LAMal 2014-2018 : 224.5 millions de francs, selon Curafutura
      Prix fabricant (flacon de 50 ml) : 1415.32 francs, selon l’ OFSP
      Coûts de distribution : 198.43 francs, selon l’OFSP
      Coûts de productions maximaux estimés (fabrication et recherche) : 103.55 francs

      GLIVEC
      Coûts de recherche : fourchette entre 623 millions (selon Research and Development Spending to Bring a Single Cancer Drug to Market and Revenues After Approval) et 2.3 milliards de francs (selon Innovation in the pharmaceutical industry : New estimates of R&D costs)
      Ventes mondiales totales : 55.4 milliards de francs, selon les rapports annuels de Novartis
      Coûts de fabrication : 30.35 francs, selon l’étude Estimated costs of production and potential prices for the WHO Essential Medicines List
      Remboursement LAMal 2014-2018 : 114.8 millions de francs, selon Curafutura
      Prix fabricant (400 mg sécables, 30 tablettes) : 2308.04 francs, selon l’ OFSP
      Coûts de distribution : 284.81 francs selon l’OFSP
      Coûts de production maximaux estimés (fabrication et recherche) : entre 56.28 francs et 126.10 francs


  • #Amazon Not Paying Federal Income Taxes on $11.2 Billion Profits | Fortune
    http://fortune.com/2019/02/14/amazon-doesnt-pay-federal-taxes-2019

    But even though Trump previously blasted Amazon for its limited state taxes—a single presidential tweet caused the company’s shares to fall by 9%—ITEP notes that its non-existent federal tax payment is a result of the Trump Administration’s corporation-friendly tax cuts. The think tank writes that the 2017 Tax Cuts and Jobs Act not only decreased corporate tax rates from 35% to 21%, but it also didn’t close “a slew of tax loopholes that allow profitable companies to routinely avoid paying federal and state income taxes on almost half of their #profits.”

    #impôts


  • La pression de Roche sur Berne pour le prix de son anti-cancéreux Perjeta Feriel Mestiri avec Valentin Tombez - 31 Janvier 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/economie/10183954-la-pression-de-roche-sur-berne-pour-le-prix-de-son-anti-cancereux-perje

    Depuis 2012, une partie de poker se joue entre le puissant groupe Roche et l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) sur le prix du médicament contre le cancer Perjeta. Une enquête montre les dessous de ce jeu de pouvoir opaque.

    Roche est le leader mondial dans le traitement du cancer du sein. La thérapie dite combinée avec les deux médicaments Perjeta et Herceptin, un autre médicament de Roche, est la thérapie courante et la plus efficace contre les cancers métastatiques du sein. Chaque année en Suisse, environ 500 femmes commencent ce traitement, qui prolonge l’espérance de vie de plus d’une année.

    L’émission alémanique Rundschau https://www.srf.ch/sendungen/rundschau/medikamentenpreise-sebastian-frehner-kaufsucht-trumps-mauer a eu accès aux documents et mails relatant les années de négociations entre Roche et l’Office fédéral de la santé publique pour fixer le prix du traitement.

    La thérapie coûte en moyenne 103’200 francs par année et par patient, à la charge de la compagnie d’assurance de base. C’est le double de la combinaison Herceptin + Docetaxel, qui coûtait 50’500 francs par an.

    Négociations opaques et prix fictifs
    Tout commence en 2012, lorsque Roche tente de négocier le prix du paquet de Perjeta à 3950 francs. En face, l’OFSP ne l’approuve qu’à 1850 francs, soit moins de la moitié.

    Roche fait alors une offre inédite et propose de maintenir le prix de la boîte à 3950 francs, tout en remboursant 2100 francs à l’assurance maladie, ramenant ainsi le prix à 1850 francs, comme le souhaitait l’OSFP.

    « Il s’agit d’un prix-vitrine pour Roche vis-à-vis de l’étranger, qui permet de démontrer qu’ils obtiennent une certaine somme pour ce médicament en Suisse. Plus le prix est élevé en Suisse, plus ils pourront probablement en obtenir un prix élevé à l’étranger », explique Max Giger, ancien président de la Commission fédérale des médicaments.

    L’OFSP s’y oppose et refuse ce « prix-vitrine ». Roche réplique en présentant sa solution à Berne, avec le soutien des assurances maladie et des médecins. Et explique clairement que sans ce nouveau modèle de tarification, les patients perdraient bientôt l’accès aux médicaments innovants.

    La pression fonctionne. Une nouvelle rencontre a lieu entre Roche et l’Office fédéral de la santé publique à Berne. Quelques semaines plus tard, ce dernier capitule et accepte, pour une durée limitée à un an, le prix-vitrine de 3450 francs.

    Des prix moins chers que pour les pays européens
    Interrogé sur ces documents montrant les tentatives de pression, l’actuel directeur adjoint de la Commission fédérale des médicaments Thomas Christen répond : « Je ne sais pas exactement à quel passage vous vous référez. Mais le prix que nous avons fixé était basé sur les exigences étroites du Conseil fédéral et de la législation. Ensuite, je trouve que le prix que nous avons négocié et fixé est inférieur à celui des pays européens. » Selon lui, le « prix-vitrine » était donc un modèle réussi.

    De son côté, Roche n’a pas souhaité commenter les prix à l’étranger. Les sociétés pharmaceutiques offrent par ailleurs des rabais secrets dans de nombreux pays. Dans l’affaire Perjeta, Roche réfute avoir fait pression. Selon Remo Christen, directeur de l’autorisation de mise sur le marché en Suisse chez Roche, « les prix des médicaments sont clairement réglementés par la loi en Suisse. Les décisions de prix de l’OFSP sont publiques. On ne peut pas parler d’un manque de transparence. »

    Sur demande spéciale
    En 2014, un an après ce premier cycle de négociations, Roche et l’OFSP se mettent une nouvelle fois à table à propos du prix de Perjeta. Roche menace de faire disparaître le médicament de la liste des spécialités sans le prix demandé. Il ne serait donc plus automatiquement pris en charge par l’assurance de base.

    Dans un mail adressé à l’OFSP, Roche précise que cela aurait des conséquences négatives pour les patients et attirerait beaucoup l’attention des médias. Les négociations échouent malgré tout. Le médicament Perjeta ne figurera plus sur la liste des spécialités.

    Désormais, les patients n’ont accès au médicament que sur demande spéciale. Mais selon Roche, il n’a jamais été question de pourparlers sur le dos des patients : « Les prix des médicaments sont réglementés par la loi et les patients ont toujours eu accès à Perjeta avec l’accord de Swissmedic, car les assureurs maladie reconnaissaient la valeur du traitement », souligne Remo Christen.

    A ce jour, les négociations de prix se poursuivent. Le médicament est utilisé encore plus largement et représente donc, pour l’assurance de base, un coût encore plus élevé qu’il ne l’était il y a 6 ans, même après déduction de la réduction du « prix-vitrine ».

    #big_pharma #industrie_pharmaceutique #profits #laboratoires_pharmaceutiques #assurances_maladies #cancer #ruissellement #prix #Roche #Perjeta #Herceptin #Femmes #prix-vitrine

    • Perjeta a rapporté 2,2 milliards de francs dans le monde

      Roche a franchi l’an dernier le cap des dix milliards de francs de bénéfice. Son chiffre d’affaires, en hausse de 7%, dépasse désormais les 56 milliards de francs.

      L’année 2018 a souri au géant pharmaceutique, porté notamment par les ventes de médicaments contre le cancer.

      Perjeta est l’un de ses blockbuster. Il s’agit de son quatrième médicament totalisant le plus de revenus. Selon le site internet du géant bâlois, il a rapporté 2,2 milliards de francs en 2017.


  • L’#édition_scientifique, entre #prédateurs et #profiteurs

    Les #revues_scientifiques sont au cœur de la diffusion des savoirs et de l’évaluation des chercheurs. Face à la captation du #marché par de grandes entreprises, des résistances s’organisent. Entretien croisé avec #Hervé_Maisonneuve et #Frédéric_Hélein.
    Pour un chercheur, publier ses résultats dans des revues spécialisées est une activité cruciale, lors de laquelle se joue sa renommée. Ces revues, initialement fondées par des sociétés savantes, sont de plus en plus contrôlées par un #oligopole de #multinationales de l’édition, qui accumulent des #profits phénoménaux. Depuis une décennie, le modèle économique de l’édition scientifique bascule vers une logique d’accès libre aux articles, les frais de publication étant couverts par les chercheurs. Mais des groupes peu recommandables ont développé des revues dites « prédatrices », publiant n’importe quoi dans le seul but d’encaisser le paiement des chercheurs.
    Où va l’édition scientifique ? Comment les scientifiques peuvent-ils reprendre le contrôle de ce maillon essentiel à la diffusion de leurs recherches ? Entretien croisé avec Hervé Maisonneuve, médecin de santé publique, et Frédéric Hélein, professeur de mathématiques à l’université Paris VII.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=4&v=abvhkMsNn58


    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/130119/l-edition-scientifique-entre-predateurs-et-profiteurs
    #prédation #profit #université #business #savoir #recherche #science

    signalé par @marty

    • #Déclaration_de_San_Francisco sur l’#évaluation de la recherche

      Il est urgent d’améliorer les méthodes d’évaluation des résultats de la recherche scientifique par les agences de financement, les établissements d’enseignement et de recherche et d’autres parties. Pour régler cette question, un groupe de rédacteurs en chef et d’éditeurs de revues savantes s’est réuni à San Francisco en Californie le 16 décembre 2012, dans le cadre du congrès annuel de l’American Society for Cell Biology (ASCB). Ce groupe a élaboré un ensemble de recommandations, désormais appelé « Déclaration de San Francisco sur l’évaluation de la recherche ». Nous invitons les parties intéressées de toutes les disciplines scientifiques à manifester leur soutien en ajoutant leur nom à la présente Déclaration.

      Les apports de la recherche sont nombreux et variés : articles contenant de nouvelles connaissances, données, réactifs, logiciels ainsi que propriété intellectuelle et jeunes scientifiques hautement qualifiés. Les agences de financement, les établissements qui emploient des chercheurs et ces scientifiques eux-mêmes éprouvent tous le désir et le besoin d’évaluer la qualité et l’impact de la production scientifique. Il est donc impératif que la production scientifique soit mesurée rigoureusement et évaluée avec discernement.

      Le facteur d’impact des revues est souvent utilisé comme principal paramètre pour comparer la production scientifique individuelle et celle des établissements. Ce facteur d’impact, tel que calculé par Thomson Reuters*, a été créé à l’origine comme un outil d’aide pour les bibliothécaires servant à identifier les revues à acheter, et non pour mesurer la qualité scientifique de la recherche exposée dans un article. Dans cette optique, il est essentiel de comprendre que le facteur d’impact présente un certain nombre d’insuffisances bien documentées en tant qu’outil d’évaluation de la recherche. Ces limitations sont les suivantes : A) les distributions des citations dans les revues sont très asymétriques [1-3] ; B) les propriétés du facteur d’impact sont propres à chaque domaine : il s’agit d’un agrégat de types d’articles multiples et très divers, avec des articles primaires comme de synthèse [1, 4] ; C) les facteurs d’impact peuvent être manipulés (ou « instrumentalisés ») par une politique éditoriale [5] ; et D) les données utilisées pour calculer les facteurs d’impact ne sont ni transparentes ni ouvertement accessibles au public [4, 6, 7]. Ce qui suit formule des recommandations visant à améliorer la façon dont la qualité des résultats de la recherche est évaluée. D’autres éléments de production scientifique que les articles prendront une importance accrue dans l’évaluation de l’efficacité des travaux de recherche à l’avenir, mais l’article, contrôlé par des pairs, demeurera une production scientifique essentielle entrant dans l’évaluation de la recherche. Par conséquent, nos recommandations portent au premier chef sur les pratiques relatives aux articles publiés dans des revues à comité de lecture, mais elles peuvent et devraient s’étendre à d’autres productions, comme les jeux de données, en tant que résultantes importantes de la recherche. Ces recommandations s’adressent aux agences de financement, aux établissements d’enseignement et de recherche, aux revues, aux organismes pourvoyeurs d’indicateurs et à chaque chercheur.

      Ces recommandations s’articulent autour d’un certain nombre de sujets :

      la nécessité de mettre un terme à l’utilisation d’indicateurs basés sur les revues, comme les facteurs d’impact, dans le financement, les nominations et les promotions ;
      celle d’évaluer la recherche sur sa valeur intrinsèque plutôt qu’en fonction de la revue où elle est publiée ; et
      celle encore d’exploiter au mieux les possibilités offertes par la publication en ligne (comme la levée de restrictions inutiles sur le nombre de mots, de figures et de références dans les articles et l’exploration de nouveaux indicateurs d’importance et d’impact).

      Nous reconnaissons que de nombreuses agences de financement, établissements, éditeurs et chercheurs encouragent déjà l’amélioration des pratiques d’évaluation de la recherche. De telles démarches commencent à donner de nouvelles perspectives à des approches d’évaluation de la recherche plus élaborées et plus pertinentes sur lesquelles il est possible de s’appuyer et qui puissent être adoptées par toutes les parties impliquées au premier chef.

      Les signataires de la Déclaration de San Francisco sur l’évaluation de la recherche soutiennent l’adoption des pratiques suivantes pour l’évaluation de la recherche.

      Recommandation générale

      Ne pas utiliser les indicateurs basés sur les revues, tels que les facteurs d’impact, comme succédané d’appréciation de la qualité des articles de recherche individuels, pour évaluer les contributions d’un scientifique en particulier ou pour prendre des décisions en matière de recrutement, de promotion ou de financement.

      Pour les agences de financement

      Indiquer explicitement les critères utilisés pour évaluer la productivité scientifique des porteurs de projet et souligner clairement, surtout pour les chercheurs débutants, que le contenu scientifique d’un article est beaucoup plus important que les indicateurs de publication ou l’image de marque de la revue dans laquelle il a été publié.

      Aux fins de l’évaluation de la recherche, tenir compte de la valeur et de l’impact de tous les résultats de travaux de recherche (y compris les jeux de données et les logiciels) en plus des publications scientifiques, et envisager un large éventail de mesures d’impact, y compris des indicateurs qualitatifs sur les retombées des travaux, comme leur influence sur les politiques et les pratiques.

      Pour les établissements

      Afficher explicitement les critères utilisés dans les décisions de recrutement, de titularisation et de promotion, en soulignant clairement, surtout pour les chercheurs débutants, que le contenu scientifique d’un article est beaucoup plus important que les indicateurs de publication ou l’image de marque de la revue dans laquelle il a été publié.

      Aux fins de l’évaluation de la recherche, tenir compte de la valeur et de l’impact de tous les résultats de travaux de recherche (y compris les jeux de données et les logiciels) en plus des publications scientifiques, et envisager un large éventail de mesures d’impact, y compris des indicateurs qualitatifs sur les retombées des travaux, comme leur influence sur les politiques et les pratiques.

      Pour les éditeurs

      Réduire considérablement l’importance accordée au facteur d’impact comme outil de promotion, idéalement en cessant de le promouvoir ou en présentant ce paramètre dans le contexte d’une variété d’indicateurs basés sur les revues (p. ex. facteur d’impact sur 5 ans, EigenFactor [8], SCImago [9], indice h, temps de traitement éditorial et de publication, etc.) qui offrent une vision plus riche de la performance d’une revue.

      Proposer une série d’indicateurs à l’échelle de l’article pour encourager le passage à une évaluation qui soit fondée sur le contenu scientifique d’un article plutôt que sur les indicateurs de publication de la revue dans laquelle il a été publié.

      Encourager des pratiques responsables en matière de paternité d’auteur et la fourniture d’informations sur les contributions spécifiques de chaque auteur.

      Qu’une revue soit en libre accès ou sur abonnement, supprimer toutes les restrictions de réutilisation des listes de références dans les articles et les mettre à disposition dans le cadre du Creative Commons Public Domain Dedication [10].

      Éliminer ou réduire les contraintes sur le nombre de références dans les articles et, le cas échéant, exiger la citation de la littérature primaire plutôt que celle des articles de synthèse afin de reconnaître le mérite du ou des groupes qui ont rapporté en premier une découverte.

      Pour les organismes pourvoyeurs d’indicateurs

      Faire preuve d’ouverture et de transparence en fournissant les données et les méthodes utilisées pour calculer tous les indicateurs.

      Fournir les données en vertu d’une licence qui permette une réutilisation sans restriction et permettre un accès informatique aux données, dans la mesure du possible.

      Préciser clairement que la manipulation inconsidérée des indicateurs ne sera pas tolérée ; désigner explicitement ce qui constitue une manipulation inconsidérée et les mesures qui seront prises pour y remédier.

      Tenir compte de la diversité des types d’articles (p. ex., articles de synthèse par rapport aux articles de recherche) et des différents domaines lorsque les indicateurs sont utilisés, agrégés ou comparés.

      Pour les chercheurs

      Lors d’une participation à des commissions exerçant des décisions de financement, d’embauche, de titularisation ou de promotion, produire des évaluations fondées sur le contenu scientifique plutôt qu’en fonction des indicateurs de publication.

      Le cas échéant, citer la littérature primaire dans laquelle les observations ont été rapportées en premier plutôt que les articles de synthèse afin d’en attribuer le mérite à bon escient.

      Utiliser une gamme de paramètres et d’indicateurs d’articles sur les déclarations personnelles/de soutien, comme preuve de l’impact d’articles individuels publiés et d’autres résultats de recherche [11].

      Remettre en question les pratiques d’évaluation de la recherche qui s’appuient inconsidérément sur les facteurs d’impact. Promouvoir et enseigner les bonnes pratiques qui mettent l’accent sur la valeur et l’influence des résultats spécifiques de la recherche.

      https://sfdora.org/read/fr
      #recommandations


  • 1000 milliards d’euros de profits en vingt ans : comment les labos sont devenus des monstres financiers
    https://www.bastamag.net/1000-milliards-d-euros-de-profits-en-vingt-ans-comment-les-labos-sont-deve

    Les laboratoires pharmaceutiques n’ont plus grand chose à voir avec ce qu’ils étaient il y a vingt ans. De plus en plus gros et de plus en plus financiarisés, ils sont devenus des machines à siphonner des milliards d’euros ou de dollars pour les redistribuer aux actionnaires, notamment les grands fonds de Wall Street. Une prospérité privée financée en grande partie par l’argent public : les systèmes d’assurance maladie et le soutien gouvernemental à la recherche En 1955, Jonas Salk, père du premier (...)

    #Décrypter

    / #Enquêtes, #Multinationales, Santé , #Finance

    #Santé_


  • Le #plastique, #fléau des #océans - Greenpeace France
    https://www.greenpeace.fr/le-plastique-fleau-des-oceans

    En tant que numéro un mondial des boissons gazeuses, #Coca-Cola (propriétaire de nombreuses marques comme Sprite et Minute Maid) est en grande partie responsable de la #pollution plastique de nos océans. Au vu de ses #profits colossaux, la compagnie a largement les moyens et l’influence nécessaires pour changer de modèle économique et entraîner le reste du secteur avec elle.

    Alors que de véritables « continents de plastique » se forment au large de nos océans, le groupe Coca-Cola ne s’est à ce jour toujours pas engagé à réduire le nombre de #bouteilles plastiques à usage unique qu’il vend tous les jours au quatre coins du monde. Au contraire, ce nombre ne fait qu’augmenter !

    Coca-Cola est la seule entreprises qui a refusé, dans le cadre d’une enquête menée au Royaume-Uni, de communiquer à Greenpeace le volume de plastique qu’elle produit chaque année ! Pour l’instant, elle est plus intéressée par les profits que lui apportent les bouteilles plastiques (notamment en raison de la baisse du prix du pétrole et donc du plastique), que par la protection de l’#environnement et des océans. Et pour que cela ne change pas, elle dépense au niveau européen des milliers d’euros en #lobbying chaque année pour contrer les propositions de législation visant à déployer la consigne et à augmenter le recyclage des contenants.


  • [RussEurope-en-Exil] La catastrophe de Gènes, l’Union européennes et la crise de sous-investissement que connaît l’Italie, par Jacques Sapir
    https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-la-catastrophe-de-genes-lunion-europeennes-et-la-crise

    La catastrophe de Gènes, l’effondrement du pont Morandi, a bouleversé l’Italie et, au-delà, a choqué profondément la population française. L’écroulement d’une infrastructure de cette sorte pose d’innombrables questions. Tout d’abord, comment une telle catastrophe est-elle possible ? Des dizaines de millions d’automobilistes empruntent tous les ans ces grands ouvrages d’art. Comment se fait-il que l’entretien […]

    • . . . . .
      La concession de l’autoroute Milan-Gènes a été accordée en 2007 au groupe #Benetton soit sous le gouvernement de #Silvio_Berlusconi. Cette privatisation s’est faite dans des conditions discutables. Ainsi, le contrat de concession ne fut jamais rendu public et il est même couvert par le secret d’Etat[2].

      Symbole donc de cette mise en concession des infrastructures autoroutières, la situation du #pont_Morandi est complexe. La société concessionnaire (jusqu’en 2038) est #Autostrade Per l’Italia une société qui est la propriété à 88% du consortium Atlantia[3]. Ce consortium détient près de 50% du réseau autoroutier de l’Italie, et de nombreuses autres #infrastructures (dont les aéroports de #Nice et de #Cannes en France). Ce consortium a lui-même une structure de propriété assez complexe.

      Graphique 1

      Près de 45,5% des actions sont sur les marchés financiers. Sur les 54,5% restant, le principal actionnaire est #Sintonia (Edizione) qui appartient à la famille Benetton. Cette dernière est donc bien la responsable en dernier ressort.
      Par ailleurs, Atlantia a acquis des sociétés en #France, en #Pologne, au #Brésil et en #Inde, ainsi que, récemment, en #Espagne. Elle a ainsi acquise le groupe espagnol #Abertis qui a nommé comme l’un de ses directeurs en novembre 2016 M. Enrico Letta, qui fut le Président du Conseil italien en 2013-2014[4].

      La confusion des genres est ainsi évidente entre le monde des affaires (la famille Benetton), les banques et l’élite politique italienne. Mais, au-delà de cette collusion, on voit apparaître la responsabilité de l’#UE qui a fait de multiples pressions, directes (au nom de la sacro-sainte #concurrence) ou indirecte (en pressant l’Italie de réduire son déficit) pour que l’on arrive à cette situation où les #autoroutes sont, de fait, en gestion privée, et cela dans des conditions d’#opacité peu communes.
       
      2 – La place d’Autostrade Per l’Italia dans le « système » Atlantia
      Si l’on regarde de plus près les comptes d’Autostrade Per l’Italia on constate que cette société a fait des #profits très importants. Des profits que l’on peut même trouver excessifs. Que l’on en juge :

      Graphique 2
      Bilan d’Autostrade Per l’Italia
      Années 2016 et 2017


      Source : https://www.autostrade.it/documents/10279/4408513/Relazione_finanziaria_annual_ASPI_2017_completa.pdf

      On constate que ce que l’on appelle l’EBIT (soit Earnings Before Interest and Taxes) ou Revenus avant le paiement des intérêts et des impôts représente, en % de recettes pour 2016 pas moins de 49,3% et pour 2017 environ 48,5%. Autrement dit, cette société dégageait une somme d’#argent extrêmement importante qui, une fois les impôts et les intérêts payés, pouvait être supérieur au milliard d’euros, soit près de 25% du chiffre d’affaires d’environ 4 milliards en 2017. Autrement dit, Autostrade Per L’Italia était ce que l’on appelle vulgairement la « machine à #cash » du consortium Atlantia.

      Comment pouvait elle jouer ce rôle ? Quand on regarde le bilan d’API on constate qu’elle dépensait très peu pour l’entretien des autoroutes : en 2017 seulement 85 millions d’euros[5]. Il semble bien, de plus, que les coûts d’entretien soient beaucoup plus élevés dans le secteur privé que dans le secteur public.

      On en arrive à une première conclusion : API a sous-entretenu le réseau dont elle avait la responsabilité, afin de pouvoir payer grassement ses « propriétaires », soit la société Atlantia qui utilisait cet argent pour se livrer à de nouvelles acquisitions à l’international. Compte tenu du fait qu’API appartenait à 88% à Atlantia, la responsabilité de cette politique, qu’il faut bien appeler de catastrophique au vue de la tragédie du pont Morandi, repose en réalité sur Atlantia. Et, cette société appartenant de fait à la famille Benetton, via l’actionnaire majoritaire d’Atlantia qui est la société Sintonia, c’est sur les propriétaires de #Sintonia que doit retomber le blame.
      . . . . . . .

      [2] https://www.ilfattoquotidiano.it/2018/08/16/ponte-morandi-costi-benefici-e-modalita-della-revoca-ad-autostrade-ma-gli-accordi-siglati-con-i-concessionari-sono-top-secret/4561884

      [3] http://www.atlantia.it/en/operations/italian-motorway-operations


  • Menace de coupure des abonnements aux revues de géographie de l’éditeur Taylor&Francis
    Taylor&Francis et autres devraient réfléchir à deux fois car avec #Sci-Hub, la gêne pour les chercheurs reste très limitée... #Open_Access #profits_abusifs (je ne sais pas quel hashtag utilier)

    Actualité de la documentation électronique LSH de la Bibliothèque Diderot de Lyon (courriel)

    Négociations revues Taylor & Francis : information importante

    La bibliothèque est abonnée au bouquet de revues de géographie chez Taylor et Francis pour lequel les négociateurs et négociatrices de Couperin.org sont entrés dans une phase de négociation difficile.

    En effet, l’éditeur souhaite mettre en place une barrière mobile fixée à 20 ans pour l’accès aux archives récentes (au lieu de s’en tenir à l’année 1997 comme année de référence pour l’accès aux archives récentes, inclues dans les bouquets). C’est un point dur de la négociation, pour lequel les négociateurs tentent d’obtenir une contrepartie, sous la forme d’un archivage pérenne sur PANIST de l’ensemble du contenu des bouquets pour les années souscrites, comme ont accepté de le faire d’autres éditeurs : Elsevier, Springer, Wiley, RSC, APS par exemple.

    Les communautés ont commencé de se mobiliser, à l’international, pour éviter au maximum de créer des précédents. Pour que les négociations françaises puissent s’inscrire dans ce mouvement, il faut accepter le risque de coupure des accès en janvier : les chercheur.e.s ne pourraient consulter les articles parus en 2018 dans les revues diffusées par Taylor&Francis que par des voies de substitution (« dépôts » de prépublications, réseaux sociaux, etc.). Seuls l’ accès aux archives pour les titres souscrits en accès pérenne seront maintenus (soit 85 titres).

    Nous vous tiendrons informés des suites de la négociation. Pour l’instant, les accès sont toujours ouverts.


  • Prescription Drugs May Cost More With Insurance Than Without It - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/12/09/health/drug-prices-generics-insurance.html

    In an era when drug prices have ignited public outrage and insurers are requiring consumers to shoulder more of the costs, people are shocked to discover they can sometimes get better deals than their own insurers. Behind the seemingly simple act of buying a bottle of pills, a host of players — drug companies, pharmacies, insurers and pharmacy benefit managers — are taking a cut of the #profits, even as consumers are left to fend for themselves, critics say.

    #association_de_malfaiteurs #pharma #assurance #etats-unis


  • #Diabète : la #santé publique coincée entre les lobbys du sucre et de la pharmacie - Observatoire des multinationales
    http://multinationales.org/Diabete-la-sante-publique-coincee-entre-les-lobbys-du-sucre-et-de-l


    Nos maladies sont leurs profits…

    Plusieurs centaines de millions d’êtres humains sont aujourd’hui diabétiques, un chiffre en croissance continue. Les mesures proposées pour lutter contre cette #maladie - comme l’étiquetage nutritionnel des aliments ou la limitation du #sucre - ont été férocement combattues aussi bien en France qu’au niveau européen par les multinationales de l’agroalimentaire et des sodas. À l’autre bout de la chaîne, l’industrie pharmaceutique voit surtout dans le diabète une source de #profits mirobolants. Face à ce double étau de lobbying, les politiques de prévention ne disposent que des moyens dérisoires.


  • Why Afghanistan? Fighting a War for the War System Itself
    http://www.truth-out.org/news/item/40916-why-afghanistan-fighting-a-war-for-the-war-system-itself

    The linkage between warlord militia abuses and the cooperation of much of the rural population with the Taliban has long been accepted by the US command in Afghanistan. But the war has continued, because it serves powerful interests that have nothing to do with Afghanistan itself: the careers of the US officers who serve there; the bureaucratic stakes of the Joint Special Operations Command and the CIA in their huge programs and facilities in the country; the political cost of admitting that it was a futile effort from the start. Plus, the Pentagon and the CIA are determined to hold on to Afghan airstrips they use to carry out drone war in Pakistan for as long as possible.

    Thus Afghanistan, the first of the United States’ permanent wars, is in many ways the model for all the others that have followed — wars that have no other purpose than to serve the US war system itself.

    #etats-unis #profits #guerre


  • How #Facebook and #Google threaten public health – and democracy | Roger McNamee | Opinion | The Guardian
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2017/nov/11/facebook-google-public-health-democracy

    In an interview this week with Axios, Facebook’s original president, Sean Parker, admitted that the company intentionally sought to addict users and expressed regret at the damage being inflicted on children.

    This admission, by one of the architects of Facebook, comes on the heels of last week’s hearings by Congressional committees about Russian interference in the 2016 election, where the general counsels of Facebook, Alphabet (parent of Google and #YouTube), and #Twitter attempted to deflect responsibility for #manipulation of their platforms.

    The term “#addiction” is no exaggeration. The average consumer checks his or her #smartphone 150 times a day, making more than 2,000 swipes and touches. The #applications they use most frequently are owned by Facebook and Alphabet, and the usage of those products is still increasing.

    #silicon_valley #santé #profits


  • Is #Pollution Value Maximizing ?
    https://corpgov.law.harvard.edu/2017/10/17/is-pollution-value-maximizing

    Quand polluer « maximise les #profits », une entreprise décide de continuer à polluer en pleine connaissance de cause, même si l’affaire reste toujours rentable après avoir investi dans des appareils de dépollution...

    In February 2017, #DuPont settled a C8-related litigation for $670M. Thus, it may seem that the system works and legal liability should deter firms from polluting. However, by using evidence discovered during the C8-litigation we show that it was perfectly rational for DuPont to pollute ex ante, in spite of the costs it ended up paying ex post, and the costs it imposed on society.

    [...]

    The key decision point for DuPont came in 1984 , when alarming information about the potential consequences of C8 emissions caused the company to call a top-executives meeting. By 1984 DuPont was aware that C8 is toxic, associated with birth defects, does not break down in the environment, and accumulates in human blood over time. Essentially, by 1984 C8 could already be considered a perennial red flag. DuPont’s executives acknowledged that the legal and medical departments would recommend stopping the usage of C8 altogether in light of the new alarming information. Yet, the business side overruled these recommendations and opted to continue C8 emissions (in fact they doubled them). Importantly, DuPont’s decision-makers also opted against investing in abatement options that were on the table , such as building an incineration device that would greatly reduce C8 emissions.

    Was this a myopic managerial decision? An agency problem? The internal documents allow us to conduct a cost-benefit analysis, showing that even a shareholder-value-maximizing manager would have chosen to pollute. Our calculation shows that even if DuPont managers could have forecasted all future legal liabilities, they would have preferred to pollute as long as they thought that the probability of getting caught was less than 19%. Given the extreme set of unlikely events that led to the payment of heavy legal fines, and given the fact that other C8 users (like 3M) have escaped such heavy legal liability, we conclude that at that time polluting without abating was a reasonable bet by DuPont’s decision makers. Thus, it was value-maximizing for DuPont to pollute, in spite of the fact that—as we show—the costs C8 pollution imposed on society greatly exceeded DuPont’s own estimates of abatement costs.

    Via naked capitalism, qui critiquent les remèdes proposés par les auteurs de l’étude :

    Quelle Surprise ! Pollution Pays ! | naked capitalism
    https://www.nakedcapitalism.com/2017/10/quelle-surprise-pollution-pays.html

    Given the large power imbalance when companies misbehave, Shapira’s and Zingales’ remedies are insufficient. They incorrectly frame the problem as in informational, as opposed to about incentives.

    They call for bounties for whistleblowers plus a large tax on gag settlements in environmental cases. But it is hardly a secret, save maybe in academia, that whistleblowers ruin their careers and often their marriages, and pay a big psychological price, when the financial payoff is far from certain. Economists of the caliber of Shapira and Zingales should know that people are risk averse, and for good reason: there’s no reason to think you have more than one life. Why throw it away on a fight, even a righteous fight, which parties with much deeper pockets and staying power than you have who will do everything they can to pound you into the ground?

    Similarly, the idea of a tax on gag settlements is just silly. The incremental cost of the tax will be too small to change behavior. Shapira’s and Zingales’ objective is to more disclosure, which would help regulators and parties considering litigation, when the companies will just pay the tax.

    The obvious solution is to make executives accountable, by at a minimum forcing the payment of any large fines to come out of deferred comp and to require executives above a certain level to have a significant portion of their compensation be deferred. Only by hitting the executives where it hurts, in their wallets, and to enough of a degree to affect their standard of living, do you start to have a chance of changing behavior.

    #impunité #complicité



  • Why an Open Market Won’t Repair American Health Care
    https://mobile.nytimes.com/2017/04/04/books/review/an-american-sickness-elisabeth-rosenthal.html

    As Rosenthal describes American health care, it’s not really a market; it’s more like a protection #racket — tolerated only because so many different institutions are chipping in to cover the extortionary bill and because, ultimately, it’s our lives that are on the line.

    [...]

    Where Rosenthal’s account falls short is in explaining why this deeply broken system persists. [...]

    The difference between the United States and other countries isn’t the role of insurance; it’s the role of government. More specifically, it’s the way in which those who benefit from America’s dysfunctional market have mobilized to use government to protect their earnings and #profits. In every country where people have access to sophisticated medical care, they must rely heavily on the clinical expertise of providers and the financial protections of insurance, which, in turn, creates the opportunity for runaway costs. But in every other rich country, the government not only provides coverage to all citizens; it also provides strong counterpressure to those who seek to use their inherent market power to raise prices or deliver lucrative but unnecessary services — typically in the form of hard limits on how much health care providers can charge.

    #Etats-Unis #couverture #santé #complicité #Etat #lobbies #lobbying


  • Pétition et lettre exigeant une expertise européenne indépendante sur les agents cancérigènes. Liens dénonçant les #conflits d’intérêts des experts et l’#industrie du #cancer : Pharmacritique
    http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2017/02/27/petition-pour-une-expertise-europeenne-independante-s

    Nous vivons dans ce que Geneviève Barbier et Armand Farrachi appellent La société cancérigène, dans le livre homonyme dont j’ai retranscrit quelques extraits sur cette page. Le #productivisme, la course effrénée à la « croissance », au nom de la #compétitivité dans la bataille de tous contre tous qu’est la globalisation néolibérale, créent et entretiennent une véritable industrie du cancer. L’on sacrifie des centaines de milliers d’individus plutôt que de remettre en question la moindre parcelle des activités industrielles (agriculture chimique, chimie et pétrochimie, industrie alimentaire, etc.) et d’écorner ainsi les #profits des multinationales qui s’enrichissent en causant les cancers, mais aussi en les traitant et en communiquant sur eux... C’est un cercle vicieux que décrivent Barbier et Farrachi en décortiquant les mécanismes qui régissent « l’économie du cancer », ce « crabe aux pinces d’or » : un réseau de secteurs d’activité privés et publics dévoyés qui font système et sont soumis à des jeux d’influence de la décision politico-administrative afin de maintenir ce cercle vicieux.


  • Contrats à impact social : les deux premiers ont été signés, d’autres suivront - Localtis.info - Caisse des Dépôts
    http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250271836103&cid=1250271830910
    #privatisation du #social, sur le modèle des fondations américaines : là-bas, il s’agit de #clientélisme et #défiscalisation des #profits

    Les contrats à impact social sont la déclinaison française des « social impact bonds » développés dans plusieurs pays européens comme la Belgique, l’Angleterre ou les Pays-Bas. Ils consistent à faire financer des programmes sociaux innovants dans des secteurs tels que l’exclusion ou la dépendance, par des investisseurs privés qui sont remboursés par la puissance publique uniquement en cas de succès. « Ces contrats ne se substituent pas aux services publics mais ils répondent à des besoins sociaux aujourd’hui non couverts, a insisté Martine Pinville. C’est un outil qui permet la prise de risque et offre à l’Etat un rôle nouveau, de catalyseur de l’innovation sociale. » Pour développer ces projets, le gouvernement avait lancé le 15 mars 2016 un appel à projets.


  • La guerre contre le terrorisme est arrivée chez nous, et voici pourquoi
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/la-guerre-contre-le-terrorisme-est-arriv-e-chez-nous-et-voici-pourquo

    Fondamentalement, nous vivons aujourd’hui dans un modèle de #capitalisme militaro-industriel qui se nourrit de #conflits sans fin. Sur le plan politique, les figures politiques #néolibérales s’appuient sur l’existence d’ennemis à l’étranger – et chez nous – pour créer des #citoyens dociles et craintifs. Si vous ne pouvez pas apporter la sécurité sociale et l’espoir pour l’avenir, la peur représente un très bon substitut. À l’étranger, de vastes #profits sont réalisés grâce aux ventes d’armes et à l’influence #politique liée sur les régimes des États clients. On se demande combien de ces régimes clients sont désormais #la_queue_qui_commande_la_tête.

    Les adversaires de ce modèle d’impérialisme tardif – et il y en a des millions dans le monde entier – ont mis en garde contre le fait que cela pourrait finalement apporter le #chaos et la #violence, non seulement dans les régions directement touchées, mais aussi en Occident. Nous ne pouvons pas bombarder les terroristes à l’étranger pour les précipiter dans l’oubli et espérer avoir la paix chez nous. Comme le stipule la troisième loi du mouvement de Newton, chaque action provoque une réaction égale et opposée.


  • Ken Loach : « Pour les sociaux-démocrates, la priorité est que le patron fasse des profits » – metronews
    http://www.metronews.fr/festival-de-cannes/cannes-2016-ken-loach-pour-les-sociaux-democrates-la-priorite-est-que-le-patron-fasse-des-profits/mpem!zdkMjvzA9AIu

    Lorsqu’un banquier d’affaires comme Emmanuel Macron devient ministre de l’Économie dans un gouvernement socialiste, peut-on encore faire la différence entre la gauche et la droite ?
    Mais les sociaux-démocrates n’ont jamais été de gauche ! Pour moi ils ont toujours été de droite, d’une façon ou d’une autre. De droite extrême ou modérée. Mais jamais de gauche. Blair n’était pas un homme de gauche, Brown n’était pas un homme de gauche. La guerre impérialiste en Irak à laquelle nous avons participé, ce n’est pas la gauche, c’est la droite dure ! Pour les sociaux-démocrates, la première priorité est que le patron fasse des #profits. Avant tout le reste. Pour moi la vraie gauche doit se distancier au maximum des sociaux-démocrates et mettre la défense des travailleurs en tête de ses priorités.

    #libéralisme


  • Cambodge : l’#agriculture pour réduire la #pauvreté ? - The Dissident - The Dissident
    http://the-dissident.eu/10551/cambodge-agriculture-reduire-pauvrete

    Mais aujourd’hui, les paysans, en particulier à petite échelle, ne peuvent plus générer de #profits via l’agriculture, notamment parce que cette dernière requiert désormais beaucoup de #capital à investir dans des machines pour labourer, récolter, pomper l’eau, dans des engrais, etc. Autant de dépenses qui n’existaient pas auparavant. A cela s’ajoute le prix relativement faible des produits agricoles, qui ne fait qu’aggraver cette incapacité qu’ont les paysans à dégager des bénéfices.


  • How You’re Making Facebook a Money Machine
    http://mobile.nytimes.com/2016/04/30/upshot/how-youre-making-facebook-a-money-machine.html

    What you do when waiting for the bus or avoiding work goes a long way to explaining a tectonic shift in business and media.

    In such moments you are most likely checking #Facebook. More of you will be doing that than tweeting, searching on #Google, checking stock prices on Yahoo or reading articles like this. And that constant lure, a fix you can easily satisfy both on a phone and a desktop computer, explains why Facebook is pulling ahead of every other large technology company right now.

    Your addiction is making Facebook astonishingly profitable. Put a little more kindly, your emotional and intellectual interactions on the social network are creating a great place for companies to advertise.

    [...]

    Facebook is doing well because it occupies a huge sweet spot in the connected world, perhaps an even bigger one than Google owns.

    [...] Both companies get most of their revenue from advertising.

    But people apparently hang around on Facebook far longer. According to SimilarWeb, users spent just over 17 minutes on the social network on average in March, well ahead of the nine minutes for Google (these figures don’t accurately reflect how active people are on the sites, but you can still see the difference.)

    [...]

    Another advantage for Facebook is that its costs are lower than Google’s, which helps it make more money out of every dollar of revenue.

    Pundits made a big deal this week about how Facebook excelled as Apple stumbled. But there was a warning for Facebook in Apple’s results. Apple has relied heavily on one product — the iPhone — for much of its revenue, so when sales of the device slowed, there was little Apple could do to keep growing. Facebook is even more reliant on a single element: advertising revenue. If people spend markedly less time on Facebook — because an enticing new network comes along, for example — the company’s revenue growth could slow.

    There is no such threat on the horizon. Until one develops, we will be on our phones helping Mark Zuckerberg make even more money.

    #publicités #argent #profits


  • Profiting off of #chaos: How the U.S. privatized its war in Afghanistan — Antony Loewenstein on “Disaster Capitalism” - Salon.com
    http://www.salon.com/2016/02/16/profiting_off_of_chaos_how_the_u_s_privatized_its_war_in_afghanistan_antony_l

    Journalist Antony Loewenstein tells Salon how corporations exploit violent conflicts in Afghanistan and beyond

    #profits #Etats-Unis


  • Vaccines, drugs, and Zipf distributions
    Michael Kremer, Christopher Snyder, Natalia Drozdoff 29 January 2016
    http://www.voxeu.org/article/vaccines-drugs-and-zipf-distributions

    Many observers believe that pharmaceutical firms prefer to invest in drugs to treat diseases rather than vaccines. This column presents an economic rationale for why such a pattern may emerge for diseases like HIV/AIDS. The population risk of such diseases resembles a Zipf distribution, which makes the shape of the demand curve for a drug more conducive to revenue extraction than for a vaccine. Based on revenue calibrations using US data on HIV risk, the revenue from a drug is about four times greater.

    A Zipf distribution with two consumer types is bad enough for the vaccine monopolist, but matters can be even worse if the Zipf distribution involves a continuum of types, illustrated in Figure 1. Drug revenue is proportional to the whole area under the curve, because this can be shown to be equal to disease prevalence. Vaccine revenue is proportional to the area of a rectangle inscribed underneath. This shape minimises the ratio of the rectangle to the area underneath the curve and thus minimises the ratio of vaccine to drug revenue. Kremer and Snyder (2015a) show that the revenue ratio for any distribution of disease risk can be decomposed into two factors: how much the distribution resembles one of these Zipf curves, and how prevalent the disease is (with less prevalent diseases being relatively worse for the vaccine monopolist, as the figure suggests).

    #pharma #santé #vaccins #traitement #profits


  • La France organise son impunité
    http://survie.org/billets-d-afrique/2015/250-octobre-2015-716/article/la-france-organise-son-impunite-5034

    Les gouvernements successifs font tout pour que leurs livraisons d’armes contraires au droit international passent hors des radars de la justice. Un projet loi relatif à la violation des embargos attend toujours d’être programmé à l’Assemblée. « Les exportations constituent chaque jour un peu plus des relais de croissance importants pour nos entreprises. » se félicite #Jean-Yves_Le_Drian, dans le dernier rapport au Parlement sur les exportations d’armes. Fort de ses résultats (8,2 milliards d’euros de (...)

    #250_-_octobre_2015

    / #Salves, #Ventes_d'armes, Jean-Yves Le Drian


  • Air France-KLM publie les plus gros #profits trimestriels de son histoire !
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/air-france-klm-publie-les-plus-gros-profits-trimestriels-de-son-histoire-5

    Le groupe aérien a dégagé un bénéfice d’exploitation de 898 millions d’euros au troisième trimestre. Il s’agit de la meilleure performance trimestrielle de son histoire. Une performance qui conforte les syndicats d’#Air_France dans leur refus du plan de restructuration lancé au sein de la compagnie française début octobre.

    Et selon BFM TV ça « tombe mal »...

    Les profits record Air France-KLM tombent mal
    http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/les-profits-record-air-france-klm-tombent-mal-926073.html

    Comment convaincre les employés d’Air France de concéder de nouveaux efforts alors que la compagnie ne s’est jamais aussi bien portée ? Air France-KLM a publié ce jeudi des profits trimestriels historiques. Le groupe a dégagé au 3ème trimestre un bénéfice net de 480 millions d’euros. Il y a un an, le groupe avait dû se contenter de 86 millions. Mais, surtout, il n’avait jamais réalisé une telle performance.

    #ça_tombe_mal