• Amendes « cannabis » : « Ce n’est pas l’automatisation de la sanction qui permet de mieux gérer un contentieux de masse », Yann Bisiou, maître de conférences en droit privé.

    Il ne se passe quasiment pas une semaine sans que le ministre de l’intérieur communique sur la politique répressive qu’il déploie pour lutter contre l’usage de stupéfiants. Publié il y a quelques jours, le bilan statistique annuel de son ministère décrit pourtant une situation préoccupante. La politique voulue par le ministre de l’intérieur, essentiellement centrée sur la répression des usagers plutôt que sur le démantèlement des trafics, s’avère discriminatoire, inefficace, coûteuse et préoccupante pour la santé publique.

    Si le ministre et ses services communiquent fréquemment sur les opérations de démantèlement des points de deal, la lutte contre le trafic n’est pas au cœur de l’action policière. Le nombre de personnes mises en cause pour des faits de trafic a baissé en 2021 par rapport aux deux années précédentes (Interstats-SSMSI, Insécurité et délinquance en 2021, « Bilan statistique », juin 2022).

    La police, au contraire, se focalise sur les usagers avec un recours massif à la procédure d’amende forfaitaire délictuelle « cannabis » généralisée en septembre 2020. Cette amende cible une population très précise : les jeunes hommes adultes consommateurs de cannabis dans les centres urbains.

    Une amende qui cible les jeunes hommes adultes

    Alors que le garde des Sceaux, ministre de la justice, autorise le recours à l’amende forfaitaire pour trois catégories de stupéfiants – le cannabis, la cocaïne et l’ecstasy/MDMA (dépêche du garde des Sceaux, du 31 août 2020) – le cannabis représente 97,4 % des procédures d’amende forfaitaire délictuelle, bien plus que sa prévalence en population générale estimée par l’Office français des drogues et des toxicomanies (OFDT) à 83 % (OFDT, « Tendances n° 144 », avril 2021).

    Plus précisément, cette amende cible les jeunes hommes adultes. 66 % des personnes mises en cause par la procédure de l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) sont des jeunes âgés de 18 à 25 ans alors qu’ils ne représentent que 32 % des consommateurs adultes de cannabis. De même, 94 % des jeunes ayant fait l’objet d’une AFD sont des hommes alors qu’ils représentent 74 % des consommateurs réguliers de cannabis (Interstats-SSMSI, Analyse n° 38, nov. 2021).

    Enfin ce sont les jeunes hommes des grands centres urbains qui sont prioritairement visés par les services de sécurité, l’essentiel des amendes forfaitaires délictuelles se concentrant dans les banlieues et quelques grandes métropoles : les Bouches-du-Rhône, la Seine-Saint- Denis, le Rhône. On est bien loin des déclarations du ministre de l’intérieur, qui promettait, le 20 août 2020, que la procédure serait appliquée « dans les quartiers de Créteil comme dans
    le 16e arrondissement de Paris ». https://twitter.com/GDarmanin/status/1296368920400670720

    L’amende forfaitaire délictuelle s’avère inefficace

    En quoi ces données révèlent une politique pénale discriminatoire ? Parce que pour l’essentiel l’amende forfaitaire délictuelle s’est substituée aux autres procédures. Elle représente 56 % des procédures d’infraction pour usage seul de stupéfiants et toutes les procédures hors amendes forfaitaires baissent, comme celles qui cumulent qualifications d’usage et de trafic (- 6 %) ou les procédures contre des mineurs (- 50 %) (Interstats-SSMSI, « Insécurité et délinquance en 2021 : Bilan statistique », juin 2022).

    La surreprésentation d’une catégorie particulière d’usagers sanctionnés par cette amende traduit donc bien une politique pénale discriminatoire par rapport aux autres catégories d’usagers de stupéfiants, moins poursuivis alors même que les produits sont plus toxiques.

    L’amende forfaitaire délictuelle s’avère également inefficace. Un des principaux arguments pour instaurer cette forfaitisation de la répression de l’usage de stupéfiants était la volonté de lutter contre le sentiment d’impunité qui pouvait résulter du rapport entre l’ampleur des consommations et le nombre restreint d’infractions sanctionnées malgré une répression sans faille.

    Un très faible taux de recouvrement.

    Aujourd’hui le ministre communique sur la hausse de 37 % des infractions constatées grâce à l’amende forfaitaire en 2021 par rapport à 2020. Ce chiffre n’a aucun sens pour des infractions sanctionnées sur la voie publique alors que l’année 2020 a été marquée par plusieurs mois de confinement. Si on compare les résultats de l’année 2021 à ceux de 2015, précédent pic historique pour les infractions d’usage, la hausse est plus modeste, de l’ordre de 14 % (« Etat 4001 » des infractions constatées, data.gouv.fr).
    Et cette augmentation des infractions constatées doit être relativisée par le très faible taux de recouvrement. Lors du conseil des ministres du 15 septembre 2021, Gérald Darmanin indiquait lui-même que ce taux de recouvrement ne dépassait pas 34 %. Dans deux cas sur trois, la police travaille dans le vide, loin des objectifs de « productivité » mis en avant lors des débats parlementaires.

    Cet échec était annoncé. Ce n’est pas l’automatisation de la sanction qui permet de mieux gérer un contentieux de masse, mais l’automatisation de la constatation de l’infraction, comme avec les radars routiers. Tant que personne n’aura inventé un « radar à pétards », les procédures alternatives n’amélioreront pas sensiblement le taux de réponse pénale.

    33 990 heures de travail policier sans résultat concret

    Si on calcule le taux effectif de répression au regard de l’ensemble des faits d’usage de stupéfiants commis en 2021, l’amende forfaitaire vient sanctionner la consommation d’un joint sur près de 3 000, de quoi donner aux consommateurs verbalisés le sentiment d’un jour de malchance plutôt que celui d’une sanction légitime.
    Plus surprenant peut-être, la procédure d’amende forfaitaire délictuelle « cannabis » ne permet pas de réaliser des économies. Au contraire, elle s’avère coûteuse tant pour les forces de sécurité que pour le ministère de la justice et le Trésor Public. Si les amendes ne sont effectivement payées que dans 34 % des cas (compte rendu du conseil des ministres du 15 septembre 2021), cela signifie que les policiers sont mobilisés en pure perte le reste du temps.

    Si l’on estime, et c’est un minimum, qu’il faut trente minutes pour constater l’infraction d’usage, s’assurer de la faisabilité de la procédure d’amende forfaitaire et dresser le procès-verbal électronique ce sont 33 990 heures de travail policier qui sont mobilisées sans résultat concret.

    Une absence d’alternative thérapeutique à l’amende forfaitaire

    Par ailleurs, l’échec du recouvrement transfère la charge de gestion des forces de sécurité vers la justice et le Trésor public. Il faut moins de temps aux policiers pour verbaliser, mais beaucoup plus à la Justice et au Trésor public pour obtenir le paiement de l’amende. Autant d’emplois mobilisés sans que l’efficacité répressive du dispositif s’en trouve sensiblement améliorée, voilà qui devrait amener à réfléchir à la pertinence de cette réforme d’autant que ses effets en termes de santé publique sont préoccupants.

    L’amende « cannabis » marque une rupture radicale dans l’approche des problématiques liées à l’usage de stupéfiants. L’usager n’est plus un malade mais un délinquant. Ce n’est plus une « victime » que l’on doit « désintoxiquer », comme dans la loi du 31 décembre 1970 puis le code de la santé publique, mais la source de « nuisances publiques » qu’il faut faire cesser.

    Cette rupture conceptuelle se traduit par l’absence d’alternative thérapeutique à l’amende forfaitaire. Le garde des sceaux a seulement suggéré aux forces de l’ordre de remettre un « “coupon addiction” rappelant les adresses des structures médicales et associatives proposant un accompagnement sanitaire et social » (dépêche du garde des Sceaux, ministre de la justice, du 31 août 2020). On imagine les limites du procédé.

    Aucun accueil médico-social pour les mineurs consommateurs

    Mais ce que révèlent les statistiques du ministère de l’intérieur est plus préoccupant : c’est la baisse spectaculaire du nombre d’interpellation d’usagers mineurs. Les mineurs ne peuvent faire l’objet d’une amende forfaitaire délictuelle. Conséquence, en un an, la part des usagers mineurs dans les usagers interpellés a été divisée par deux. Le nombre de mineurs interpellés a baissé de 44 %.
    Dans le même temps les infractions imputées à de très jeunes majeurs augmentent et les mineurs représentent 20 % des mis en cause pour trafic de stupéfiants (Interstats-SSMSI, « Insécurité et délinquance en 2021 : Bilan statistique », juin 2022). On pourrait se féliciter du fait que les mineurs ne fassent plus l’objet de sanction pénale.

    On peut même espérer que les opérations « anti-drogues » dans les établissements et les transports scolaires, aussi médiatiques que stériles, prennent fin. Hélas, aucun dispositif de prévention, aucun accueil social ou médico-social des mineurs consommateurs n’a été mis en place.

    On a le sentiment à travers ces statistiques que finalement l’Etat se désintéresse de la question attendant patiemment que le jeune consommateur atteigne la majorité pour le sanctionner d’une amende forfaitaire délictuelle.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/07/30/amendes-cannabis-ce-n-est-pas-l-automatisation-de-la-sanction-qui-permet-de-

    #amende_forfaitaire_délictuelle #drogues #prohibition #usagers_de_drogues #police

  • Interdiction de l’accès des femmes aux tavernes au Québec, jusque 1984
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Acc%C3%A8s_des_femmes_aux_tavernes_au_Qu%C3%A9bec

    À la fin des années 1960, des mouvements féministes radicaux[1],[2] revendiquent l’égalité pour tous et partout. Des actions d’éclat[3] sont organisées dont l’assaut des tavernes réservées exclusivement aux hommes, depuis une loi de 1937[4]. La résistance antiféministe est cependant très forte [5]et ce n’est qu’en 1986 que toutes les tavernes sont obligées de se conformer à la loi et ouvrir leurs portes aux femmes.

    Contexte historique
    Au début de la colonie, les hôtels et les auberges sont des endroits publics où les femmes et les hommes majeurs peuvent consommer de l’alcool[6]. À l’époque de la prohibition aux États-Unis, qui s’étend au Canada, le Québec vote, en 1921, une loi sur les liqueurs alcooliques[7] et crée le premier organisme de contrôle au Canada : la Commission des liqueurs du Québec[8] (ancêtre de la Société des Alcools du Québec). Cette loi institutionnalise aussi l’existence légale des tavernes[9]. Le permis octroyé stipule que : "Nul autre débit de boisson n’est autorisé à vendre, sur place, de la bière en fût," destinée à une vente rapide[10]. La taverne offre aux classes ouvrières, dans le contexte de l’industrialisation rapide des grandes villes, un lieu de socialisation et un pendant aux clubs privés bourgeois[11]. Les femmes fréquentent aussi les tavernes à cette époque. Toutefois, la moralité publique décrie de plus en plus les lieux comme une menaces aux bonnes mœurs [12] et à l’ordre social. En 1937, cédant aux pression des organisations sociales et religieuses, pour la tempérance [13] et la protection des mœurs, le gouvernement de Maurice Duplessis vote une loi qui en interdit l’accès aux femmes[14]. On les accuse même d’être la cause du désordre[15], fréquent dans ces établissements. Les femmes, sauf celle du tavernier, se voient aussi refuser le droit d’y travailler [16] . Les tavernes sont donc devenues un espace homosocial populaire, culturel et "un lieu de résistance" pour les ouvriers [17] .

    L’égalité pour tous et partout
    Depuis la fin du XIXe siècle les femmes revendiquent leurs droits à l’égalité dans tous les domaines et dans tous les lieux publics. Dans les années 1960, les mobilisations féminines s’accentuent. De nombreuses lois à caractère sexiste, ou limitant l’action des femmes, sont ciblées. Les mouvements féministes se radicalisent et deviennent un outil de prise de conscience féministe [18] . De grands rassemblements et des actions chocs ont lieu pour contester l’attitude des politiciens, des syndicats et de la société en général afin d’ accélérer la libération et l’égalité des femmes.

    À l’assaut des tavernes
    Une opération féministe, « drink-in », est donc mise en place, par des étudiantes de l’Université de Montréal et vise l’occupation d’une taverne sur la rue St-Laurent à Montréal. Elles justifient la contestation en ces termes : « Nous, des femmes québécoises, nous allons à la taverne manifester notre colère. Nous sommes “tannées” d’un petit salaire accompagné d’un gros prix pour un repas ou une bière. Ou encore d’être obligées de rester “au foyer” neuf fois sur dix. Nous nous élevons contre ces sanctuaires de la domination masculine, desquels les chiens, les enfants et les femmes sont exclus »[19]. C’est le 23 janvier 1969 que des femmes envahissent la Taverne Le Gobelet[20], pour s’opposer à la loi sexiste interdisant aux femmes d’y entrer et d’y consommer de la bière en fût. Elles sont semoncées et expulsées par la police. Cette manifestation a permis de porter une attention médiatique [21], sur un problème flagrant d’inégalité envers les femmes, dont les politiciens ont pris acte.

    Afin d’éliminer un des éléments discriminatoires, décrié par les féministes, le projet de loi 44 crée les brasseries, qui sont ouvertes à tous, et modifie en conséquence la Loi de la régie des alcools (1971). Un nouveau type de permis permet aux brasseries de servir de la bière en fût "mais sans que soit supprimé l’exclusivité masculine dans les tavernes"[22]. Ainsi, plutôt que d’éliminer le sexisme dans les tavernes, les législateurs choisissent de donner du temps à la tradition et de favoriser une lente transition « pour ne pas créer de bouleversement non seulement dans les traditions établies, mais également dans les investissements de ceux qui sont propriétaires de tavernes »[23].

    La fin de la discrimination dans les tavernes
    Les tavernes ont maintenant le choix ou non de se transformer en brasserie[24]. À Montréal, Le Gobelet est une des premières taverne à se convertir en brasserie, en décembre 1971[25]. Cependant la confusion règne entre les types de permis et les femmes continuent à se faire expulser des tavernes ou des brasseries ayant un permis de taverne[26]. En 1975, l’Assemblée Nationale vote à l’unanimité la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. Les législateurs doivent réviser toutes les lois sexistes et agir pour se mettre en conformité avec la Charte. C’est donc dans cet état d’esprit, qu’en 1979, le gouvernement présente le projet de loi 55 modifiant les permis des tavernes pour éliminer définitivement tout interdit basé sur le sexe[27]. Les nouvelles tavernes doivent donc se conformer à la loi et accueillir les femmes. Toutefois la loi , par une clause d’antériorité, permet aux tavernes existantes, avant 1979, de se soumettre ou non aux exigences en matière de sexisme [27]. Certaines tavernes modifient leurs permis, mais plusieurs irréductibles contestent la loi. La discrimination continue pendant plusieurs années et le problème devient épineux, notamment en 1981, lors de débats électoraux qui ont lieu dans des tavernes. Comme les femmes candidates, ne peuvent entrer dans les tavernes, elles sont privées ainsi de l’accès à une partie de l’électorat masculin[28]. En 1986, la discrimination sur le sexe est définitivement abolie dans tous les lieux publics, incluant les tavernes[29]. Malgré cela plusieurs établissements ne se conforment toujours pas à la loi [30] et demeurent des « piliers de tavernes ». Cela prendra jusqu’à trois ans pour tourner définitivement la page sur cette discrimination que les femmes ont subie pendant un demi siècle[31].
    . . . . . .
    #Femmes #prohibition #sexisme #interdiction #Canada #Quebec #Brasseries #discrimination #mentalité #bourgeoisie #religion #catholicisme

  • Histoire du trafic de drogue - L’ère des empires - ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/078196-000-A/histoire-du-trafic-de-drogue-1-3

    Comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange. Cette fresque dense et limpide pulvérise les idées reçues en démontrant l’impasse de la prohibition.

    Au XIXe siècle, l’opium se répand à travers toute l’Asie, sous l’impulsion des puissances coloniales. Parallèlement, l’industrie pharmaceutique occidentale découvre des produits miraculeux : morphine, cocaïne, héroïne. L’addiction devient un fléau mondial et un enjeu de santé publique ; la prohibition va progressivement s’imposer. L’interdit donne naissance aux premiers réseaux du trafic de drogue, qui ne vont cesser de chercher la protection des États. Cette criminalité connaît un essor sans précédent pendant la guerre froide, quand les services secrets utilisent les drogues comme un instrument politique. Les États-Unis en paient le prix : en 1970, un tiers de leurs soldats au Viêtnam sont accros à l’héroïne. Un an plus tard, le président Richard Nixon lance la guerre contre la #drogue.

    #prohibition

  • Les mineurs de bitcoin se préparent à quitter la Chine
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/06/19/les-mineurs-de-bitcoin-se-preparent-a-quitter-la-chine_6084808_3234.html

    La Chine n’est plus l’eldorado du bitcoin. Les entreprises nationales sont prêtes à déménager vers les Etats-Unis ou le Canada – même si les coûts y sont jusqu’à trois fois plus élevés –, car ils jouissent de la stabilité politique. Depuis la mi-mai, le bitcoin est pris sous un double feu dans l’empire du Milieu.

    #bitcoin #chine #prohibition #minage #cryptomonnaies #déménagement #électricité #politique #stabilité #économie

  • Généralisation des amendes forfaitaires pour consommation de drogue : de quoi on parle et qu’est-ce que ça change ?
    https://www.lefigaro.fr/actualite-france/generalisation-des-amendes-forfaitaires-pour-consommation-de-drogue-de-quoi

    Contrairement à une amende classique, l’amende forfaitaire est décidée en dehors d’un procès par un policier, un gendarme ou un agent public habilité. Le montant de cette sanction pénale - car l’usage de stupéfiants constitue un délit - est fixé en fonction de la gravité de l’infraction. Elle doit être payée dans les 45 jours suivant la constatation de l’infraction, comme l’indique le Code de procédure pénale.

    […]

    En plus de l’amende, le contrevenant verra cette sanction inscrite à son casier judiciaire. Une mesure permettant « d’appliquer la sanction sans délai », et qui est notamment « efficace dans la lutte contre les points de revente des produits stupéfiants qui gangrènent les quartiers », d’après le premier ministre. « Elle va permettre aux forces de l’ordre et aux magistrats de se concentrer sur la lutte contre le trafic, plutôt que de consacrer leur temps à des procédures chronophages liées à la répression de la consommation de stupéfiants », s’était félicité dans un communiqué le député Éric Poulliat (LREM), co-rapporteur de la mission d’information qui avait proposé la mesure en janvier 2018.

    200 euros, décrétés d’office. Officiellement pour « consommation de drogue », mais en prétendant que c’est « efficace dans la lutte contre les points de revente des produits stupéfiants qui gangrènent les quartiers ». Ce qui n’est pas du tout la même chose, à moins de consommer son pétard là où on l’achète (dans ce cas, taux réduit de la TVA ?).

    Ce qui me ramène à la réflexion que je faisais il y a un mois sur l’amende à 135 euros pour non-respect du confinement, outil « ultra-pratique » pour les flics pour pouvoir punir n’importe qui traînerait là où il faut pas. J’ai bien l’impression que la logique ici est identique : pouvoir coller 200 euros à chaque fois qu’on a un attroupement lié à de la vente de haschich.
    https://seenthis.net/messages/859606#message859684

    Avec le confinement et ses prunes à 135 euros, les flics se sont trouvés avec un outil ultra-pratique (pour eux) pour pouvoir punir directement n’importe qui. Dès que quelqu’un traîne quelque part où il est considéré qu’il ne devrait pas se trouver, hop, tu peux facilement lui coller 135 euros de manière arbitraire, et sans autre forme de procès. C’est magique.

    Et outre l’aspect arbitraire, le montant de 200 euros sans procès est proprement scandaleux. Ça représente un tiers de RSA, cette saloperie.

    Est-ce que ce ne serait pas plus cohérent de décider que les flics peuvent d’eux-même décider de couper les doigts des types suspectés de vendre du shit ?

  • Du concept de prohibition à la notion de guerre | vih.org
    https://vih.org/20150424/du-concept-de-prohibition-a-la-notion-de-guerre

    La guerre à la drogue est un slogan qui cache une profonde modification du principe originel de #prohibition pour « faire de la politique avec d’autres moyens ». Pour Fabrice Olivet d’ASUD, à qui nous ouvrons nos colonnes, cette guerre a été conçue et perpétrée pour cibler certaines catégories de population. La guerre à la drogue serait aussi une guerre sociale, une guerre culturelle, une guerre raciale.

    http://www.asud.org/2013/12/15/la-guerre-aux-drogues-une-guerre-raciale
    https://seronet.info/article/ce-qui-tue-cest-bien-la-guerre-aux-drogues-84022

    Michelle Alexander nous parle d’une nouvelle société de caste, née sur les décombres d’une guerre à la drogue, menée rigoureusement et méthodiquement et contre la communauté afro-américaine. Une société ou un adulte noir de sexe masculin sur deux, a été incarcéré au moins une fois pour un délit lié aux stupéfiants. L’actualité des banlieues françaises éclaire ces propos d’un jour sinistre. Et si Michelle Alexander nous parlait de notre futur ? Et si le New Jim Crow était en train de s’appeler le nouveau Mohamed ?

    http://www.asud.org/2013/03/30/the-new-jim-crow-et-le-nouveau-bougnoule
    http://www.asud.org/2013/05/13/dix-questions-a-michelle-alexander
    #drogue

  • #STOP1921, club social de chanvre et thérapies psychéliques
    http://www.radiopanik.org/emissions/clip-radio/-stop1921-club-social-de-chanvre-et-therapies-psycheliques

    Au programme :

    Sébastien Alexandre, directeur de la FEDITO (fédération bruxelloise des institutions pour toxicomanes), viendra nous présenter la campagne #STOP1921 : www.stop1921.be Xavier de "Tire ton plant", club social de chanvre, reviendra notamment sur leur procès : www.trektuwplant.be Olivier, réalisateur du documentaire radio « Takiwasi, la maison qui chante », reviendra sur une cure de désintox singulière proposée au Péru. David, qui parlera de sa propre expérience avec l’iboga, une plante visionnaire issue du Gabon.

    Plus d’infos sur la soirée :

    "La loi #drogues a été écrite le 24 février 1921. Il est temps de la changer. Viens célébrer les funestes 98 ans d’une loi d’un autre temps et, par la même occasion, les 30 ans de la Liaison Antiprohibitionniste !"

    le 23 février dès (...)

    #prohibition #ayahuasca #iboga #cannabis_social_club #psychotropes #thérapie #désintoxication #drogues,prohibition,ayahuasca,iboga,cannabis_social_club,psychotropes,thérapie,désintoxication
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/clip-radio/-stop1921-club-social-de-chanvre-et-therapies-psycheliques_06347__1.mp3

  • Enigme sonore du 19 février - Soirée #STOP 1921 + 30 ans d’antiprohibition
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/soiree-stop-1921-30-ans-d-antiprohibition

    Ce matin, on reçoit Mathieu Bietlot, Président de la Liaison Antiprohibitionniste et Sébastien Alexandre, directeur de la Fedito BXL pour parler de la Soirée #STOP 1921 + 30 ans d’antiprohibition.

    « La loi #Drogues a été écrite le 24 février 1921. Il est temps de la changer. Viens célébrer les funestes 98 ans d’une loi d’un autre temps et, par la même occasion, les 30 ans de la Liaison Antiprohibitionniste ! »

    le 23 février dès 18h00

    Barlok 53 bis avenue du Port, 1000

    # Dès 18h Des émissions spéciales en direct et en public avec le studio mobile de Radio Panik :

    18h -19h : « Chroniques mutantes » ( Présentation de la campagne #stop1921 + discussion sur le chemsex avec Ex-Aequo et ALIAS) 19h - 20h : « Les Boromites » * 20h - 21h30 : « CLIP Radio » (Les cannabis social clubs et les thérapies (...)

    #STOP1921 #prohibition #STOP1921,Drogues,prohibition
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-promesses-de-l-aube/soiree-stop-1921-30-ans-d-antiprohibition_06211__0.mp3

  • #burkini : La #France au ban de l’Europe
    http://fr.myeurop.info/2016/08/29/burkini-la-france-au-ban-de-l-europe-14712

    Daniel Vigneron

    La polémique sur le burkini en France est révélatrice du malaise identitaire de l’Héxagone. Un débat largement raillé par nos voisins européens qui n’appliquent que très peu de restrictions sur le port du #maillot_couvrant.

    La décision du Conseil d’Etat de suspendre un arrêté municipal interdisant le port du burkini sur la plage de Villeneuve Loubet ne devrait pas clore la polémique qu lire la suite

    #EUROFOCUS #Allemagne #Belgique #Danemark #Espagne #Italie #Pays-Bas #Royaume-Uni #Suède #crise_identitaire #islamisme #piscines #Prohibition #RFI #signes_religieux

  • « Sortons les pauvres et les drogués des prisons ! Tout le monde y gagnera... » - LeVif.be
    http://www.levif.be/actualite/belgique/sortons-les-pauvres-et-les-drogues-des-prisons-tout-le-monde-y-gagnera/article-opinion-516597.html

    Une carte blanche de Jean-Marie Dermagne, Ancien bâtonnier, avocat de la ligue des droits de l’homme, porte-parole du SAD

    [On] retrouve derrière les barreaux, non seulement les monstres, les vauriens indécrottables et les brutes invétérées (qui, soit relevé en passant, ne doivent même pas faire 20% du total) mais, davantage, des naufragés de l’existence, des étrangers en perdition, des paumés et puis la déferlante de ceux qui sont ramassés dans les filets de la sempiternelle lutte contre les #drogues. (...) Les pays dont le régime est le plus répressif sont aussi ceux où la consommation est la plus forte avec, à la clé, d’énormes dégâts sanitaires et sociaux, du fait de la marginalisation et la désocialisation d’une partie de la jeunesse consommatrice. (...) Le Portugal a dépénalisé les drogues depuis plus (...)

    #prison #prohibition

    • Les premiers à se retrouver derrière les barreaux ne sont pas les caïds ou les malfaiteurs qu’on évoque dans les séries télévisées mais les illettrés, les sans-papiers, les pauvres, qui souvent marchent sur la corde raide et, parfois, chutent. Il arrive que la sévérité des peines qu’ils ont à subir ne soit liée qu’à leur absence ou à leur défense indigente ou maladroite. Leur formation souvent réduite à peu de chose les marginalise. C’est pour eux que Victor Hugo a prêché, souvent dans le désert, la construction d’écoles qui devait faire fermer des prisons. Mais ça fait des lustres qu’on ne construit plus guère d’écoles et quelques années, en revanche, qu’on fabrique de nouvelles prisons. La situation s’aggrave à mesure que la protection sociale se réduit comme une peau de chagrin. Et la classe moyenne peine à saisir que ce qu’on économise du côté de la sécurité et de l’aide sociale, en en excluant les bénéficiaires à tour de bras, on est forcé d’en injecter le double dans le système pénal et pénitentiaire. La discrimination fondée sur la fortune est prohibée : pourtant il n’y a pas d’endroit où elle est le plus honteusement spectaculaire que dans les palais de justice et les prisons...

  • #drogues. Faut-il tout légaliser ? | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/video/drogues-faut-il-tout-legaliser

    Selon l’ONU, il y aurait environ 300 millions consommateurs de drogues dans le monde. Dont 99 millions en Asie, 61 millions en Amérique du Nord et 37 millions en Europe. La plus consommée est le cannabis, suivi des opiacés, de la cocaïne et des drogues de synthèses. Bien que la consommation de certaines drogues, soit aujourd’hui dépénalisée dans plusieurs pays, la majorité continue d’interdire et de réprimer les consommateurs. Une stratégie jugée peu efficace. Même l’agence fédérale américaine de lutte contre le trafic de stupéfiants (DEA) admet que les drogues sont de plus en plus abordables et faciles à se procurer. C’est pourquoi, à l’approche de la session extraordinaire des Nations unies sur le sujet (du 19 au 21 avril) une vingtaine de scientifiques et d’anciens chefs d’Etats ont lancé le même appel : (...)

    #prohibition #santépublique

  • « La guerre contre la drogue est un échec, il faut plutôt réglementer » - rts.ch - Suisse
    http://www.rts.ch/info/suisse/7572121--la-guerre-contre-la-drogue-est-un-echec-il-faut-plutot-reglementer-.htm

    Olivier Guéniat, chef de la police judiciaire neuchâteloise, estime qu’il faut arrêter le modèle prohibitif pour lutter contre la drogue et opter plutôt pour une régulation basée sur la dépénalisation.

    "La dépénalisation permettrait d’enrayer le marché noir." Criminologue et chef de la police judiciaire neuchâteloise, Olivier Guéniat est clair : pour lui, la seule manière de réduire la consommation de drogue - et par conséquent son coût social - est de la réglementer.

    "Si on veut obtenir des résultats, il faut arrêter le modèle prohibitif, parce qu’on l’a vu, la guerre contre la drogue est un échec", affirme-t-il sur les ondes de la (...)

    #drogues #prohibition #santépublique #prévention

  • Ethan Nadelmann: Pourquoi il faut mettre fin à la Guerre contre la Drogue | #ted Talk | TED.com
    https://www.ted.com/talks/ethan_nadelmann_why_we_need_to_end_the_war_on_drugs?language=fr

    La guerre contre la drogue fait-elle plus de mal que de bien ? Dans un discours osé, le militant pour la réforme sur la politique de drogue, Ethan Nadelmann, fait un appel passionné pour mettre fin à ce mouvement arriéré, cruel et désastreux qui tente écraser le marché des #drogues. Il nous donne deux grandes raisons pour lesquelles on devrait plutôt se concentrer sur une réglementation intelligente.(Permalink)

    #prohibition #santépublique #justice

  • Faut-il légaliser les #drogues ? Le débat entre à l’université - Le Temps
    http://www.letemps.ch/suisse/2015/11/25/faut-legaliser-drogues-debat-entre-universite

    "Faut-il légaliser les drogues ? La question s’immisce dans les sphères académiques. Elle fera l’objet d’une conférence organisée par l’université de Neuchâtel le 3 décembre prochain, suivie d’un colloque. Avec en tête d’affiche, Ruth Dreifuss, ancienne présidente de la Confédération et membre de la Global Commission on drug Policy, qui milite pour la fin de la #prohibition des drogues.

    En ligne de mire : la session spéciale de l’Organisation des Nations Unies sur la drogue, qui réunira en avril 2016 les Etats membres de l’ONU pour réfléchir à la coopération internationale en matière de contrôle des stupéfiants."(Permalink)

    #légalisation #santépublique

  • Marseille : ce n’est pas le #cannabis qui tue, c’est la #prohibition - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2015/10/26/marseille-ce-n-est-pas-le-cannabis-qui-tue-c-est-la-prohibition_1409048

    "Il est temps de réfléchir autrement. Ce qui tue, ce n’est pas le cannabis, principal produit en vente dans ces cités. Ce qui tue, c’est la prohibition, système injuste et inefficace mais meilleur allié des trafiquants, puisque l’interdiction du produit justifie leur activité."(Permalink)

  • #drogues : quand l’interdiction fait l’incitation
    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/drogues-quand-l-interdiction-fait-l-incitation-490759.html

    " Le débat récurrent sur la dépénalisation du cannabis soulève la question de la pertinence de la sanction pénale pour lutter contre les comportements addictifs. Il pourrait exister un effet contre-productif de cette sanction s’il s’avérait que celle-ci constitue une incitation à la consommation de drogue. D’après "La transgression des lois règlementant l’usage de drogues", analyse des comportements des consommateurs et essai de vérification empirique" de Pierre Kopp et Miléna Spach "(Permalink)

    #prohibition

  • #drogues : les Français fument, Anglais et Espagnols sniffent
    http://fr.myeurop.info/2015/06/09/drogues-francais-fument-anglais-et-espagnols-sniffent-14370

    Renaud de Chazournes

    A chacun sa drogue. Les Français ont une nette préférence pour le #cannabis. Les Britanniques et les Espagnols ont un faible pour la coke. D’autres Européens sont, eux, sous la dépendance de l’héroïne et autres opiacés…

    Le volumineux rapport annuel l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies sur la consommation de cannabis, #cocaïne, opiacés et autres substances altérant la lire la suite

    #Société #Allemagne #Autriche #Danemark #Espagne #Estonie #Europe #France #Grèce #héroïne #méthadone #Prohibition #SIDA #VIH

  • La finance expliquée - Joseph P. Kennedy : l’escroc, le père de JFK, et le régulateur
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/fabienhassan/2013/09/25/joseph-p-kennedy-l%E2%80%99escroc-le-pere-de-jfk-et-le-regu


    On m’a raconté que la fortune du clan des Kenndys était amassé par des opérations de contrebande d’alcool pendant les années 1920 de la prohibition états-unienne. Je suis resté dubitatif . L’histoire est trop belle et simple pour être entièrement vraie.

    Alors j’ai cherché un peu. Voilà quelques résultats.

    Un épisode moins connu de l’histoire de Joseph Kennedy se situe entre juillet 1934 et septembre 1935. Le Président Roosevelt le fait alors élire à la tête de la toute nouvelle Securities and Exchange Commission (SEC), l’agence fédérale américaine chargée de réguler les marchés financiers, qui existe encore aujourd’hui. Kennedy, qui espérait un ministère, accepte, mais annonce qu’il démissionnera une fois les bases de l’institution posées.

    Le choix de Kennedy déclenche un scandale qui donne à Roosevelt l’occasion de répondre par l’une de ses plus célèbres répliques. Quand on lui demande pourquoi nommer un tel escroc, Roosevelt répond : « Takes one to catch one » (il en faut un pour en attraper un).

    The bootleg politician : He could have anything he wanted, except the thing he wanted most. So Joe Kennedy used his money and the vast influence it bought to promote the next generation. But how had he made the fortune that bought the presidency ?
    http://www.independent.co.uk/arts-entertainment/the-bootleg-politician-he-could-have-anything-he-wanted-except-the-th

    In the Twenties, rumour had it that Kennedy was a bootlegger, importing and selling illicit liquor. Doris Kearns, the only historian to have access to Kennedy’s papers, found scant evidence there to support the claims made by, among others, the gangsters Frank Costello and Meyer Lansky of large underworld deals. But Kennedy went into the Prohibition era with large stocks of liquor from his father’s stores, and on the day it ended he had three lucrative franchises for British whisky and gin, a company to important them, and a network of retailers already in place. It was the work of a man who knew well where the subterranean rivers of illicit booze had run during Prohibition, but kept the knowledge close. His papers guard it still.

    Après avoir trouvé cette information l’opinion suivante me semble peu crédible. Elle correspond bizarrement bien á ce que raconte Wikipedia (en).

    Was Joseph P. Kennedy a bootlegger ?
    http://www.quora.com/Was-Joseph-P-Kennedy-a-bootlegger

    Think “The Wolf of Wall Street” rather than “The Godfather”.

    Joseph P. Kennedy, Sr.
    http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_P._Kennedy,_Sr.

    A recurring story about Kennedy is that he made money in bootlegging, the illegal importation and distribution of alcohol during Prohibition. Although there is no hard evidence of this, Kennedy did have extensive investments in the legal importation of spirits. The “bootlegging” story itself may be traceable to Canadian distiller Samuel Bronfman and to New England bootlegger Danny Walsh and his crime syndicate, which did in fact smuggle spirits across the Canadian–American border during this period. Post-Prohibition, Bronfman had a bitter rivalry with Kennedy in acquiring North American liquor distribution rights.[29]

    At the start of the Franklin Roosevelt administration, Kennedy and Congressman James Roosevelt II founded Somerset Importers, an entity that acted as the exclusive American agent for Haig & Haig Scotch, Gordon’s Dry Gin and Dewar’s Scotch. It is rumored that they had assembled a large inventory of stock, which they supposedly sold for a profit of millions of dollars when Prohibition was repealed. Actually, it was not until long after Prohibition ended that Kennedy sold his company Somerset.

    La source suivante est mons crédible qu’un journal professionnel, mais elle ajoute quelques éléments plausibles à l’histoire du bootlegging .

    How the Kennedy Empire was Built
    http://www.cwporter.com/ytedkempire.htm


    On January 29, 1919, the Eighteenth Amendment was ratified. It prohibited the manufacture, sale, transportation, or importation of “intoxicating liquors” for “beverage purposes.” For Joe, the law represented an opportunity to make huge profits.
    – He formed alliances with crime bosses in major markets, among them Boston, New York, Chicago, and New Orleans. These would come in handy years later when his son was running for national office. Among his mob associates was Frank Costello, former boss of the Luciano crime family, who bragged, “I helped Joe Kennedy get rich.” Sam Giancana, who would later figure prominently in Jack’s presidency, called Joe “one of the biggest crooks who ever lived.”
    – Joe bought liquor from overseas distillers and supplied it to organized crime syndicates that picked up the liquor on the shore. Frank Costello would later confirm that Joe had approached him for help in smuggling liquor. Joe would have the liquor dumped at a so-called Rum Row - a transshipment point where police were paid to look the other way - and Costello and other mobsters would then take over. They distributed the liquor, fixed the prices, established quotas, and paid off law enforcement and politicians. They enforced their own law with machine guns, usually calling on experts who did bloody hits on contract.
    –Columnist John Miller wrote, “The way Costello talked about Joe, you had the sense that they were very close during Prohibition.”
    – By the mid-1920s, Fortune estimated Joe’s wealth at $2 million. Yet since Joe had left Hayden, Stone in 1922, he had had no visible job. While he made hundreds of thousands of dollars manipulating the market, only bootlegging on a sizable scale would account for such sudden and fabulous wealth.
    – Joe used the profits from his bootlegging operations to fuel his continued stock market speculating, and finance his efforts in the film industry.

    Le site sur Jacky Kennedy confirme une chose : la fortune de Joe Kennedy connaissait une croissance énorme pendant la prohibition, mais il n’y a pas de sources fiables pour confirmer son engagement dans des affaires précises. On sait aussi qu’il n’a pas occupé une position ou mené des affaires justifiant un tel succès financier pendant cette période. L’impression qu’il y a eu quelque chose se concrétise.

    Joe’s Smuggling Past - Jacqueline Kennedy Onassis
    http://www.netplaces.com/jacqueline-kennedy-onassis/the-kennedys/joes-smuggling-past.htm


    Frank Costello

    On January 29, 1919, Congress approved the Eighteenth Amendment, and the era of Prohibition began. For Joe Kennedy, it was an opportunity to make a financial windfall. There was no shortage of private citizens and speakeasies willing to pay top dollar for smuggled liquor. To facilitate his new business, Joe formed alliances with mob figures in Boston, Chicago, New York, and New Orleans. Among his associates were Frank Costello, former head of the Luciano crime family, and Diamond Joe Esposito, an extortionist and bootlegger who belonged to Chicago’s notorious Black Hand. Joe would buy liquor — mostly scotch — from foreign distillers, who would deliver it at specific safe spots — areas where local police and politicians had been paid to look the other way. From there, organized crime would pick up the shipments and distribute it to their clients.
    Onward and Upward

    Smuggling was extremely profitable, and by the mid-1920s Joe’s personal fortune was in excess of $2 million — the equivalent of more than $15 million in today’s money.

    Finalement Time nous apprend comment Joe Kennedy a corrompu Winston Churchill dans le but d’obtenir des contrats lucratifs. C’était bien avant qu’il devienne ambassadeur des USA en Grand Bretagne.

    The Secret Boozy Deals of a Kennedy, a Churchill, and a Roosevelt
    http://time.com/3529756/kennedy-churchill-roosevelt-investment-deal

    Another set of finances surrounding this trip involved Winston Churchill. In September 1933, as the Kennedy group prepared to leave for London, Winston began a series of stock investments in two seemingly obscure American firms tied directly to Joe Kennedy: Brooklyn Manhattan Transit and National Distillers Products Corp. These Churchill stock investments were clustered around the Kennedy trip—executed both shortly before the Chartwell visit and in the months afterward—and were known only to a few, perhaps not even to Randolph. Where Winston got the money for such investments is not clear from available documents. On their face, however, these transactions seemed remarkably risky for a man who had lost much of his fortune in bad investments, who feared he might lose his beloved home, debt-ridden Chartwell Manor, and who had previously relied on friends to bail him out financially.

    Winston’s involvement with the American liquor industry emerged shortly after Kennedy began selling British whiskey, archival records show. In March 1934, Churchill was able to invest $5,850 (approximately $101,000 in today’s currency) in National Distillers Products Corp. – the same American company that awarded its New England franchise to Joe Kennedy. Later that year, Winston managed to buy some more of the same stock for $4,375 (about $76,000 in today’s currency).

    Soon after both purchases, Winston sold his National Distillers stock, earning a neat little profit, records show. The paperwork for these transactions was handled by the Vickers da Costa brokerage firm, which included Churchill’s brother, Jack, as a stock broker and partner.

    Winston’s stake in BMT—the private New York City subway line associated with Kennedy, Baruch, and others in their speculative investment “pool”—was even greater and proved more complex. In the two weeks before Kennedy left for England, September 11–26, 1933, Winston repeatedly bought BMT in batches of 100 shares for a total purchase of $21,725 (approximately $380,000 in today’s currency). Records show no other BMT exchanges for Churchill for another ten days, not until after the visit of the Kennedy entourage to Chartwell. The following day, however, Winston started cashing out. He quickly sold about two-thirds of this stock by October 11, 1933, making a substantial 10 percent profit within just a month of his investment.

    The idea for Winston’s BMT stock transaction apparently came from Kennedy’s friend and business associate Bernard Baruch. “I bought seven hundred Brooklyn Manhattan T around 30, sold four hundred around 35, and am sitting on three hundred,” Winston wrote to Baruch on October 15, 1933, shortly after entertaining his American visitors at Chartwell. “Many thanks for the fruitful suggestion.”

    Les associés américains avaient prévu de se faire de l’argent une fois que l’achat d’une ligne de métro New Yorkais par la mairie allait se savoir et faire monter leurs actions. Ils invitaient Churchill à prendre part á cette opération pour le convaincre de les soutenir à obtenir un contrat favorable avec les producteurs de whiskey.

    Le site americanmafia.com sait que la famille kennedy touche toujours d l’argent grâce à ce contrat.

    The Rise & Fall of Organized Crime in America
    http://www.americanmafia.com/Feature_Articles_418.html

    Those who had arranged to import alcohol from overseas became legal distributors after Prohibition ended. The Kennedy Family still gets royalties on every imported bottle of Scotch brought into the United States because of a deal their bootlegger patriarch, Joseph P. Kennedy arranged well before the end of Prohibition.

    Alors quelle est la base historique de la fortune des Kennedys ? Il y a la vente de drogues légales, le délit d’initiés, des affaires obscures avec la mafia des années 1920 et d’autres transactions au dépens des autres. Plutôt « The Wolf of Wall Street » que « The Godfather » ? J’ai des doutes.
    https://www.flickr.com/photos/decoplanet/5244153704

    Flickr

    Pourquoi est-ce qu’il est si difficile de trouver la vérité sur les familles riches ? On découvre entre autres méthodes une voloté ferme de leur part d’attirer l’attention du public sur leurs affaires plus croustillantes qu’importantes . Joe Kennedy était connu pour son affaire avec #Gloria_Swanson, l’histoire de JFK et Marilyn Monroe est légende, il y a les François-Henri Pinault et Salma Hayek, Jean Todt et Michelle Yeoh, et patati et patata ...

    Les vraies affaires restent dans l’ombre des archives secrètes.

    #prohibition #USA #mafia

  • Le grand quotidien américain The New York Times ravive le débat sur le #cannabis. Plaidant pour la légalisation complète de la #marijuana aux Etats-Unis, dans un éditorial publié le 26 juillet, il compare sa #pénalisation aux errements de l’époque de la #prohibition, période pendant laquelle le gouvernement américain avait interdit la vente d’alcool, entre 1920 et 1933.

    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/07/27/le-new-york-times-plaide-pour-la-legalisation-du-cannabis_4463390_3222.html

  • A turning tide
    http://www.economist.com/blogs/americasview/2014/05/drugs-policy

    REPORTS can be notable both for what they say and for the people they are endorsed by. A report on drugs policy that will be launched later today in London is a case in point. “Ending the Drug Wars” is published by the London School of Economics, and contains a series of articles by members of the LSE’s expert group on the economics of drugs policy. The launch is being attended by Mauricio López Bonillo, the interior minister of Guatemala, one of a band of countries in Latin America which are openly challenging the old orthodoxy on the war on drugs.

    #stupéfiants #prohibition