• Je signale ici un #réseau / #projet de recherche sur les #morts aux #frontières :
    Morts en migration

    Le réseau MECMI regroupe des expertises de chercheurs et de praticiens encore cloisonnés, et met en œuvre des recherches permettant de développer un regard croisé sur les différentes façons de concevoir, de traiter et de gérer la mort en contexte migratoire.
    Ce réseau a pour objectif de documenter et d’interroger les dimensions matérielles, juridiques, institutionnelles, associatives, familiales, morales et émotionnelles de la mort en migration. Cela suppose d’intégrer pleinement la mort dans le phénomène migratoire, à la fois comme réalité et comme potentialité aux effets multiples.
    C’est aussi à partir d’un regard croisé de plusieurs disciplines, d’univers de pratiques et d’aires culturelles différentes sur cette problématique que la programmation s’inscrit autour de trois axes :
    1. Gestion des morts ;
    2. Imaginaires de la mort ;
    3. Accompagnement des mourants et des endeuillés.
    Si tous les noyaux thématiques sont traversés par les dimensions juridiques, institutionnelles, symboliques, morales et émotionnelles, il s’agit à chaque fois d’insister sur une dimension particulière du rapport qu’entretiennent les migrant.e.s à la mort – que ce soit la leur ou celle des proches – et qu’elle se produise dans la société d’accueil (ici, en terre d’immigration) ou à distance (ailleurs, dans le monde ou en terre d’émigration). Il s’agit enfin de faire ressortir les singularités et les différences des divers contextes nationaux.

    https://mortsenmigration.uqam.ca
    #mourir_aux_frontières #migrations #asile #réfugiés #décès #témoignage #celles_qui_restent #ceux_qui_restent
    ping @reka @_kg_


  • Crainte et vanité ? La soumission des universitaires à la gestion néolibérale

    En 2014, Yves Dupont, socioanthropologue spécialiste du monde rural, a publié un essai qui mérite à nos yeux d’être présenté sous forme de tribune. Son questionnement essentiel est le suivant : comment se fait-il que les universitaires, disposant pourtant des outils intellectuels et de la protection statutaire pour résister aux sirènes néolibérales, acceptent presque silencieusement de se soumettre au processus de #gestionnarisation de l’Université française, c’est-à-dire à une logique basée sur la #productivité et la #rentabilité contrôlées par des procédures normées et des indicateurs chiffrés de #performance.

    Autrement dit, comment se fait-il que les chercheurs consacrent de moins en moins de temps à des questions proprement scientifiques et de plus en plus à la rédaction de « #projets » dont beaucoup n’aboutissent jamais ? Comment se fait-il que les assemblées générales de laboratoire s’éternisent souvent en brainstormings d’agence de communication à la recherche de la meilleure rhétorique pour s’inscrire dans des réseaux, des structures, des axes, des appels ? Comment se fait-il que ceux qui hier étaient voués à critiquer, au sens noble, les innovations rutilantes de la modernité se présentent aujourd’hui comme de simples accompagnateurs du changement social ?

    On l’aura compris, L’Université en miettes est un essai qui prend pour point de départ le constat négatif de la #libéralisation et de la gestionnarisation du modèle universitaire français : diminution des fonds fixes et développement du #financement_par_projets, multiplication des instances de décision et d’#évaluation, dissociation et opposition de l’enseignement et de la recherche, soumission à des impératifs chiffrables d’inscription pour les uns et de publications pour les autres… Ces restructurations sont en effet peu compatibles avec la poursuite des manières d’enseigner et de « faire de la science » telles qu’elles pouvaient exister jusqu’ici. Le recul critique ou les temporalités longues nécessaires à l’#éducation ou à la #recherche fondamentale sont, par exemple, directement opposés aux impératifs de rentabilité et d’#utilité immédiates.

    Si tout ceci est bien connu et documenté, l’originalité de l’ouvrage d’Yves Dupont repose plus particulièrement sur le parallèle entre ce processus de disparition d’une « #université_humaniste » au profit d’une « #université_néolibérale » et la destruction de la paysannerie par le modèle productiviste et l’économie capitaliste.

    De cette comparaison que nous allons développer émerge une réflexion qui ne serait qu’une boutade si elle n’avait pas, dans le quotidien de l’université, une puissance explicative troublante : c’est la peur de la mort qui pousse les universitaires à une #servitude volontaire face à l’idéologie néolibérale. Nous parlons bien sûr ici d’une peur de la #mort_symbolique, d’une #insécurité névrotique qui se transforme en pulsion de puissance : désir de reconnaissance, désir de jouissance, narcissisme, admiration immature de figures mythiques (grandes revues, pontes, et aujourd’hui critères d’évaluation des publications ou labels d’excellence), et tous les avatars de l’hubris, cette ambition démesurée par laquelle les humains cherchent vainement à s’éloigner de leur propre finitude.

    https://sms.hypotheses.org/8471
    #université #fac #néolibéralisme #gestion_néolibérale #restructuration #science

    • Sciences humaines : les jeunes chercheurs à l’épreuve du néolibéralisme académique

      La recherche en #sciences_sociales n’échappe pas à la logique de marché, où la compétition accroît les #inégalités et encourage le #conformisme. Un danger pour les doctorants, de plus en plus précaires, et pour l’université elle-même, en tant qu’institution.

      Les sciences humaines et sociales sont essentielles à une société. Elles permettent de trouver des réponses aux questions qui surviennent sans cesse, de régénérer les savoirs, d’assurer leur transmission, d’en garder la mémoire. Cependant, nous assistons à une dévalorisation progressive de ce champ du savoir, avec des conséquences néfastes à long terme. L’effectif des #doctorants est en baisse continue depuis dix ans, avec -21% de doctorants en sciences de la société et -13% en sciences humaines et humanités. Il se trouve que ce sont également les disciplines les moins financées. Une majorité écrasante de doctorants (70%) ne bénéficie pas d’un contrat doctoral les reliant à l’institution à laquelle ils appartiennent.

      Ces jeunes chercheurs doivent acheter le temps consacré à leurs thèses par le biais d’un autre travail. Ils ne travaillent plus pour s’assurer une existence, mais pour pouvoir travailler. Ils sont, en dehors des laboratoires, des amphithéâtres et des colloques, serveurs, surveillants de lycée, bibliothécaires, baby-sitters, enseignants à domicile, guides touristiques. Plus tragique encore, 10% des doctorants, toute disciplines confondues, n’ont aucune activité rémunérée. Il s’agit de presque 7 500 jeunes chercheurs en France.

      Les doctorants et le #travail_gratuit

      Ce que les statistiques ignorent c’est l’immensité de chaque monde individuel. Ce type de travail « à côté » empêche toute projection vers le futur, car il est sans lien avec la recherche. Les études sociologiques lui opposent le #travail_d’anticipation. Mais les jeunes chercheurs s’inscrivant dans cette dernière catégorie n’ont pas un meilleur sort. A titre d’exemple, ceux qui assurent une charge de cours à l’université en tant que #vacataires sont payés à l’heure, pour un salaire annuel qui équivaut, dans le meilleur des cas, à deux ou trois mois de smic. Même dans ce dernier cas, il arrive trop souvent qu’on ne leur fasse pas signer de contrat. Ils se voient ainsi dans l’impossibilité de fournir une preuve formelle quant à la réalité de leur travail. Ils ne peuvent enseigner qu’à titre secondaire et sont obligés d’avoir un emploi « principal ». Ils cumulent ainsi trois activités professionnelles : le travail de recherche (gratuit), l’enseignement (deux ou trois mois de smic par an) et un emploi principal (précaire).

      Cette situation est permise par le flou dans les textes de loi concernant le #doctorat. D’un côté, les jeunes chercheurs sont considérés comme des étudiants, de l’autre le doctorat est reconnu comme étant une expérience professionnelle. C’est le détail qui ouvre la voie royale vers la précarité. Ce qui est particulier à la situation des doctorants c’est que l’écart entre l’âge social et l’âge biologique est très important. Non seulement ils ne bénéficient plus d’aucun avantage « jeune » (bourses sur critères sociaux, logements, réductions), mais ce statut les exclut également de la plupart des #droits_sociaux. Si les #contractuels sont considérés comme des salariés, par rapport à un même type de travail de recherche les non-contractuels sont des étudiants. Autrement dit, leur travail est gratuit et bénévole.

      Le travail d’un doctorant n’est pas uniquement un investissement de forces et ressources personnelles dans une activité par le biais de laquelle il ou elle se réalise individuellement, il est également une réalisation collective. C’est l’université elle-même, en tant qu’institution, qui se réalise à travers son travail. Un exemple concret concerne ce que le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation appelle la « #production_scientifique ». Quand on évalue la #performance d’une université, on regarde le nombre de #publications. Combien d’articles ont été écrits par des jeunes chercheurs-étudiants et combien le seront encore ?

      La reproduction des inégalités

      La recherche est aujourd’hui évaluée en termes de production et de #performance. Dans cette logique de #capitalisme_académique, le doctorant doit terminer sa thèse le plus rapidement possible et être productif. Plus il s’attarde sur son doctorat, moins il publie, plus il se dirige vers les marges du système. Mais sa production et sa performance sont conditionnées par les ressources disponibles, ce qui trace un premier cercle vicieux. Indifféremment du contenu de la thèse, des arguments défendus dans le travail de recherche ou de la qualité de ce travail, dans ce type de système il n’y a « pas de vérité sans argent », comme le notait déjà Lyotard dans la Condition postmoderne. Ceux qui ont eu des ressources auront raison de leur vérité car elle pèsera plus sur le marché du travail et sur le marché des biens symboliques, tandis que le précariat verra ses vérités diminuées par ce même marché.

      De nombreuses études indiquent que l’accès aux ressources dépend des éléments comme l’origine sociale, la nationalité ou le sexe. En France, presque la moitié des doctorants (41%) est de nationalité étrangère. Une diversité qui pourrait entraîner une immense effervescence intellectuelle. Mais ils sont encore plus touchés par la précarité et ont bien moins de chances de se voir attribuer un contrat. Les raisons sont multiples : absence de capital social, manque de familiarité au régime des concours, rareté des ressources. En ce qui concerne la parité dans la recherche, en 2015, les femmes représentaient 27% des chercheurs. Quand les ressources sont rares, on favorise les acteurs qui savent se plier au mieux au savoir et à l’ordre dominant. Dans une logique de marché, la compétition accroît les inégalités et encourage le conformisme. L’université, au lieu de se régénérer en permanence en permettant l’invention, le renouveau et les divergences critiques, se pétrifie.

      Les sciences humaines et sociales ont un rôle primordial dans une société démocratique. Elles pensent le progrès et empêchent les dérives. Elles sont les garants d’un équilibre sain entre des forces critiques contraires. Elles sont l’expression même de la démocratie et le révélateur de l’état de santé d’une société. La précarité dans les sciences humaines et sociales atteint gravement à cet équilibre présent et futur. La contractualisation à terme de tous les jeunes chercheurs est l’unique mesure capable de diminuer les inégalités causées et perpétuées par le sous-financement dans ces disciplines. Quand l’université repose sur un travail gratuit, invisible, aliéné, ce sont ses propres forces qu’elle s’aliène.

      https://www.liberation.fr/debats/2018/11/02/sciences-humaines-les-jeunes-chercheurs-a-l-epreuve-du-neoliberalisme-aca

      #précarité #précarisation



  • Et bien entendu comme attendu Yahia Gouasmi déclare qu’Israël est derrière tout cela en criant au complot

    Arrêté paru au J.O gelant les avoirs de certaines associations :
    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000037453002&dateTexte=&categorieLie

    Paris accuse le renseignement iranien d’avoir commandité le projet d’attentat de Villepinte https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/10/02/perquisitions-au-siege-d-une-association-musulmane-a-grande-synthe-dans-le-n

    Le vice-ministre du renseignement iranien, Saeid Hashemi Moghadam, en charge des opérations, a « commandité » un projet d’attentat contre un rassemblement d’opposants à Villepinte, près de Paris, le 30 juin 2018, a déclaré mardi 2 octobre au Monde, ainsi qu’à l’Agence France-Presse (AFP) et l’agence de presse Reuters, une source diplomatique française.

    « La direction des opérations du ministère du renseignement l’a commandité », a déclaré cette source sous couvert d’anonymat, quelques heures après l’annonce du gel des avoirs en France de la Direction de la sécurité intérieure du ministère du renseignement iranien, ainsi que de deux autres citoyens iraniens, dont M. Saeid Hashemi Moghadam.

    Cette déclaration intervient après plusieurs mois d’enquête menée dans la plus grande discrétion par les services français en lien avec quelques partenaires étrangers. « Il y a eu une longue enquête menée par nos services qui montre sans aucune ambiguïté la responsabilité du renseignement iranien dans ce projet d’attentat », a ajouté cette source, précisant que ce projet « n’était pas acceptable. Nous ne pouvons tolérer aucune menace de cet ordre sur le territoire national. »

    "Iran #renseignement #projets_attentats


  • [Projet] Altaïr - Human mobility knowledge | Vedecom - UTBM

    Altaïr est un projet de Vedecom, réalisé en collaboration avec Média Mobiles et l’UTBM (Université Technologique de Belfort Montbéliard) issu du projet ANR Norm Atis (Nouveaux standards pour développer des services de mobilité intelligents) du programme Transports durables et mobilités.

    En savoir plus sur le projet : http://www.agence-nationale-recherche.fr/Projet-ANR-13-TDMO-0007

    Aussi ici : http://www.vedecom.fr/normatis

    Altaïr est un modèle mathématique de prédiction (apprentissage automatique) de flux Origine-Destination réalisé par fusion de données hétérogènes, telles le fichier MOBPRO (INSEE), des données de comptage routier, de Floating car data (Média mobile), des enregistrements GPS, des fonds de carte, des variables telles le mode de transport, etc.

    Une application de visualisation de flux illustrant les résultats du modèle à été présentée à l’ITS World Congress (17-21 September 2018) Copenhague.

    ‏ht @GuilhemSanmarty

    MAJ : 25/09/2018

    #flowmap #projet #application #flux #reseau #matriceOD #MOBPRO #Altaïr


  • Les logiciels libres meurent lentement sans contributions
    https://framablog.org/2018/08/29/les-logiciels-libres-meurent-lentement-sans-contributions

    Dans une récente conférence où il présentait #Contributopia, le projet pluriannuel de Framasoft, sous son angle politique, Pierre-Yves Gosset s’attachait à déboulonner quelques mensonges avec lesquels se rassurent les libristes. Le nombre présumé des contributeurs et contributrices, en particulier, était … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Libr'en_Vrac #Libres_Logiciels #Libres_Services #Chenet #Contribuer #contributopia #FOSS #Projets

    • @david2 Les projets les plus populaires sont portés par des boîtes avec des développeurs payés pour ça (parfois très bien payés d’ailleurs). En fait, le gros des contributions vient même de là (pour les distributions Linux, LibreOffice, Firefox et autres gros projets de ce genre), les développeurs amateurs qui font ça sur leur temps libre c’est pas forcément la norme.
      Quant à l’article : je veux bien que l’auteur aille dire à mon patron qu’il faut donner des sous à ces projets. Se heurter à la réalité du capitalisme lui fera peut-être prendre conscience de certaines choses.
      Par ailleurs je suis développeur et le soir quand je rentre chez moi, n’étant pas un geek forcené, je fais autre chose que faire du code. La seule fois où j’ai fais un logiciel libre j’étais au chômage, CQFD.

    • C’est un peu paradoxal de dire « je n’ai jamais cru au logiciel libre » sur une plateforme faite avec des logiciels libres, non ?

      Personne dans le LL ne demande aux gens de travailler sans rémunération, mais certain·es le font parce tel est leur bon plaisir (et parce qu’illes en ont la possibilité), d’autres sont payé·es pour écrire du logiciel libre… c’est des situations variées, ça pose plein de problèmes, mais ça existe.

      Je voudrais poser la question autrement. Est-ce qu’on veut que notre société se développe de manière plus harmonieuse, en permettant à tout un chacun·e de pratiquer l’activité intellectuelle de son choix — l’écriture de logiciel au même titre que tous les arts, hobbys, pratiques sportives et culturelles ? Et en ce cas, de quoi a-t-on besoin pour permettre à plus de gens de participer (d’avoir du temps, de la disponibilité mentale, un cadre qui permette de valider son travail et de progresser…).

      Dans le sport pour prendre un exemple, ou au jeu d’échecs, on peut en faire librement, ou dans le cadre de clubs, de fédérations, ou encore en pratique professionnelle. Pour la pratique de la poésie c’est plus restreint. (Perso je n’ai jamais cru à la poésie : pas rentable.)

    • Merci. Pour le coup @james , Le thread Mastodon que tu cites a été posté dans forum de l’article de Frama, et tant mieux, car c’est vraiment pas très pratique de lire ça sur Mastodon (faut faire « show more » à toutes les lignes).

    • Ah tiens, rigolo, j’expliquais à des amis combien il était important d’émuler une communauté si on veut qu’un logiciel qu’on a créé survive, je ne sais toujours pas s’il faut considérer le faire pendant ou après les 3 étapes décisives
      – on a une bonne idée
      – on la code
      – on la distribue (avec sa doc)
      Réussir à créer en collectif c’est respecter aussi les contributions de chacun·e, soutenir l’émulation des unes et des autres pour que chacun·e y trouve son compte.
      J’en suis arrivée à la conclusion qu’il est difficile dans un monde masculin aussi concurrentiel que l’on croit à un projet porté par une seule personne, surtout si c’est une femme. Je suis persuadée maintenant qu’un réseau même de petite échelle doit exister en amont pour élargir ensuite son espace. Pour mon expérience, ne trouvant pas de comparse, j’ai mené des projets seule et mes idées devaient être bonnes puisque la plupart ont été reprises, et mon nom effacé.

    • je me méfie beaucoup de tout logiciel, payant ou gratuit, qui donne l’impression de n’être soutenu que par une ou deux personnes.

      Je voudrai juste rappeler que Freehand était soutenu par Macromedia, société multimillionnaire rachetée par Adobe qui l’a assassiné en deux temps trois mouvements, laissant sur le carreau les utilisateurs·trices qui avaient misé sur sa pérennité depuis le tout début. Pour ma part, j’ai utilisé le logiciel pendant quinze ans en pensant qu’il serait increvable et pérenne... Je suis toujours en train de chercher des solutions (pas trop chères) pour réouvri des milliers de fichiers et les mettre à jour pour pouvoir travaillr avec sur Illustrator :)

    • En fait il faudrait définir le sens de l’expression « je ne crois pas à… ». Pour ma part je crois qu’il faut essayer, mais ne crois guère que ça ait des chances de marcher. Est-ce-que ça veut dire que j’y crois, ou que je n’y crois pas, je n’arrive pas le savoir :) Je crois aussi à la poésie révolutionnaire.

      Pour ce qui est de la pérennité, pas mieux que Reka. L’informatique est de toute évidence une construction fragile — mais si la communauté ou l’entreprise qui soutient un logiciel doit disparaître, au moins avec le libre tu ne restes pas sans recours.

    • Alleluyah. Le registre de la croyance est-i le plus adapté pour décrire ce dont on parle ici ?

      Il y a une similitude avec d’autres pratiques collectives, ou militantes, où les personnes impliquées sont des intérimaires, comme par exemple dans les pratiques artistiques ou certaines formes de recherche universitaire ou je sais pas moi le quotidien de pleins d’auteurs de roman policier.

      C’est à dire que parfois les personnes sont rémunérées pour contribuer, parfois pas, parfois c’est la possibilité de choisir à quoi on passe son temps que permet la protection sociale des travailleurs qui leur permet de s’impliquer. C’est variable. Aussi parce que le logiciel libre se developpe de manière massive à partir des années 2000 (pour aller vite) période d’achèvement d’atomisation du marché du travail salarié. Et que le fait de pouvoir travailler en permance sur quelque chose qui fasse sens pour soi s’étiole progressivement. Et que contribuer au LL, c’est tellement demandeur qu’on ne peut le faire que si ça fait sens, parce qu’il est quasi impossible d’être rémunéré au nombre d’heures passées.

      La question derrière étant : est-ce que tout travail doit être rémunéré quand on a assez pour vivre ? est-ce qu’on doit travailler seulement sur des projets rentables ? Qu’est-ce que le bien commun auquels les logiciels libres pourraient être attachés ? Est-ce que d’autres moyens de subsistance que le salariat peuvent permettre à chacun de se consacrer à des projets de bien commun ? etc...



  • Contribuer à un logiciel libre dans une formation en école d’ingénieur
    https://framablog.org/2018/07/07/contribuer-a-un-logiciel-libre-dans-une-formation-en-ecole-dingenieur

    Des étudiants de l’Université de Technologie de #Compiègne effectuent, dans le cadre de leur cursus, des Travaux de Laboratoire consistant à avancer sur des tickets du #Projet Framadate (qui n’en manque pas), avec le soutien de leur enseignant Stéphane Crozat … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Contributopia #Dégooglisons_Internet #Framasoft #Libres_Logiciels #Libres_Services #Code #Contribution #contributopia #Éducation #Informatique #Musique_Libre #Universite


  • Le Hackacon
    http://paris.hackacon.fr

    Le Hackacon
    
Imaginer et prototyper une série de produits et de services les plus stupides possible, de véritables parodies des dérives des startups aujourd’hui. Une restitution ouverte des prototypes sera accessible à tous et sera documentée sur cette page après l’événement. 



    Le Business Mortel Canvas
    En parallèle du Hackacon, pour ceux qui souhaitent s’y frotter, un “atelier” pour créer un modèle économique infernal d’un des produits stupides, modèle dont l’éthique et la morale seront plus que discutables. 


    Le Pitch Exquis
    En marge du Hackacon, sur le temps du midi, sera proposée une session de pitchs improvisés autour d’une série de slides aléatoires et imprévisibles. Un cadavre exquis revisité à la sauce Pecha Kucha, servi sur son lit de ridicule.

    Exemple : Domocratie
    Le référendum appliquée à l’utilisation de l’électroménager
    Mes chers voisins, mes chères voisines, cons de mitoyens de notre bel immeuble. L’heure est, comme chacun le sait, au partage et à la réflexion collective. Avec l’arrivée de Domocratie, c’est la possibilité pour chacun d’entre nous, grâce à une urne connectée, de décider si, oui ou non, Christiane, du 4ème, pourra faire sa lessive à 21 heures ce mardi soir. 
Achats de vote, 49.3., constitution de partis, Domocratie c’est ce que notre système a fait de meilleur dans le pire, mis en oeuvre pour la gouvernance (par d’autres) de votre domicile.

    MAIS ENCORE :
    Le Hackacon, c’est un événement de 48 heures où les participants conceptualisent leurs idées les plus débiles et réalisent des trucs stupides dont absolument personne n’a besoin.

    Aaah...

    Vous pensez sérieusement que le monde n’a pas besoin de filtres Instagram en macramé, d’une imprimante 3D à fromage, ni d’une application pour ubériser l’acné ? Vous avez parfaitement raison. C’est pourquoi le hackacon mettra à disposition pendant 48 heures tous les outils et énergies humaines permettant de donner vie à de tels projets, le 10 juin prochain au sein du Tank, à Paris.

    Mais...

    Sachez-le, il y sera malvenu de « make the world a better place », de développer un projet « disruptif » ou encore de « make sense ». Et ciao, adieu, les social entrepreneurship, les civic techs, les makers et encore des tas d’autres mots de franglais que vous trouviez pénibles – si, avouez-le.

    Donc...

    À l’issue du hackacon de Paris, chaque équipe présente son projet à un jury de spécialistes idiots, qui élit les meilleurs projets sur la base d’une méthodologie de notation rigoureuse. Ou pas.

    Le concept vous semble familier ?

    Le Hackacon est bel et bien un cousin lointain et illégitime des fabuleux Stupid Hackathons de New York et San Francisco. Pour l’occasion, nous avons un peu retouché le format pour encore plus d’absurde, de ridicule et de malaise.

    LES THÈMES SUBIS PAR LES PARTICIPANTS
    • - Le web participatif sans connexion Internet
    • - User Inexperience Design
    • - La startup à l’heure du fax
    • - Plâtrer la fracture numérique
    • - Donner leur chance aux GAFA
    • - Womansplainer le djihadisme
    • - Les avions de ligne DIY
    • - La Big Data à l’époque de Robespierre
    • - Swipe et maladies graves
    • - La dictature en méthode agile
    • - Grichka Bogdanov et les captchas
    • - Défis éthiques de la B.A. (Bêtise Artificielle)
    • - Dégrader l’expérience client : best practices
    • - Pépinières et incubateurs de projets à énergie fossile
    • - Cyril Hanouna et l’Intelligence Artificielle : coopération et tensions
    • - Le e-commerce sous Vichy
    • - La French Manucure Tech
    • - Télétravail en immobilité
    • - La République en Marche Nordique
    • - L’érotisme dans les tableurs

    LES IDÉES À LA CON DE JUIN 2017 :

    Deadissimo : L’application qui disrupte la santé
    Grace à l’application Deadissimo, faites appel à la communauté d’experts médicaux du forum Doctissimo pour diagnostiquer n’importe laquelle de vos maladies.
Vous souffrez de vertige ou d’un mal de coude ? Posez votre question et découvrez instantanément si vous allez survivre ou pas.
Vous êtes expert en médecine, vous connaissez quelqu’un qui connait quelqu’un qui a déjà eu le meme truc au coude ? Donnez votre diagnostic d’expert en swipant ! C’est facile !


    

Retrouvez la présentation officielle du projet Deadissimo pour les investisseurs. http://www.antiped.com/hackacon/paris/projets2017/deadissimo.pdf

    Ferme-la


    Smarties City est une start up référente dans le domaine des villes plus intelligentes que les autres. 
Son premier projet, Ferme-la, propose aux usagers des transports métropolitains d’accélérer la cadence du tissu ferré, en fermant plus rapidement les portes du métro. 
Depuis une webapp, accédez aux caméras de contrôle et en un clic, et le tour est joué ! 

Retrouvez la présentation officielle du projet Ferme-la pour les investisseurs. http://www.antiped.com/hackacon/paris/projets2017/ferme-la.pdf

    Ill-at-easy


    Avec ill-at-easy, finissez-en avec la dictature du bien-être, de l’esprit sain dans un corps sain et optimisez votre expérience malaise, grâce à deux devices en laine et ultra-connectés : un collier multifonctionnalités et une mooncup et à une application permettant d’exploiter au mieux les "plus" de ces deux accessoires.
    Enrichi d’un diffuseur d’air en capsule, d’électrochocs, d’un capteur cardiaque, de haut-parleurs, d’un podomètre, d’un générateur d’hologramme et d’acouphènes ainsi que d’un capteur ultra-fin des cycles de votre sommeil, votre ras-de-cou ultradesign ringardisera toutes les montres connectées du marché et vous empêchera :
    – d’avoir une activité physique saine (ex : alarme et électrochocs au-delà de 500 pas par jour),
    – de vous réveiller calmement grâce à une alarme puissante se déclenchant au début de votre sommeil paradoxal,
    – de vous détendre avec l’apparition d’hologramme de Cyril Hanouna(s) aux premiers signes de bien-être,
    – de respirer un air de qualité, grâce à des capsules d’air pollué (ex : au choix et à des tarifs différenciés : Shanghaï, Les Ulis, Mexico City),
    – de vous reposer grâce à un générateur d’acouphène dernier cri se déclenchant automatiquement en position allongée.
    Quant à la moon cup connectée, elle permettra à votre père, à votre frère ou à votre amant violent de contrôler vos menstrues en mode remote.

    La LonePod


    LonePod, la nouvelle enceinte connectée de Holmqvist, s’adresse à vous, bobos de 28 à 30 ans et demi, esseulés, amorphes, à l’existence morne. LonePod apporte à votre foyer la présence dont vous avez toujours rêvé, en agrémentant de manière très aléatoire l’ambiance de votre intérieur.
    LonePod, enceinte connectée (plus ou moins) intelligente : une expérience utilisateur incomparable et durable, un nouvel horizon social et créatif.
    https://www.youtube.com/watch?v=cqkKiRlJ3Fc

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    #projets #imprimante_3d #technologie #cultures_numériques #uberisation #numérique #tech #silicon_valley #makers #entrepreneurship #startup #smart_city #frenchtech #technologie #débile #gorafi_encore_plagié #Artivisme #start-up #start-up-nation #Hackacon #humour


  • L’#urbanisation du #Japon, le pays des #possibles, partie 4 : des #limites et des #déficiences.
    _#Japan's #urbanisation, the countries of #possibilities, part 4 : #limits and #deficiency._

    Dans l’interview de #Sou #Fujimoto faite par Marie Bélœil (https://www.courrierinternational.com/article/larchitecte-japonais-sou-fujimoto-chaque-mur-est-une-fenetre - publié le 11/05/2O18 et vu le 07/06/2018 ) une question est posée à propos de la #durée de vie d’une #maison au Japon, qui n’est que de vingt-cinq ans. L’architecte confirme cette donnée numérique mais garde espoir en considérant l’influence des « vision » » et des « concepts » survivant au #bâtiment pour les générations futures et leurs propres influences et critiques. Cet aspect #éphémère du bâtiment représente correspond à l’état d’esprit omniprésent au Japon lorsqu’il s’agit de #rénovation : certains temples sont totalement #reconstruits malgré leur qualité historique, les #villes sont en constant #changement comme nous pouvons le voir par l’#application « promenades du passé et du présent » sur Google Street View. L’#évolution rapide de l’#habitat #urbain au Japon, lié au #développement tout aussi #rapide du pays, donne malheureusement naissance à des #constructions éphémères, « médiocre » selon Sylvie Guichard-Anguis dans cet article de Persée :
    https://www.persee.fr/doc/bagf_0004-5322_1984_num_61_505_5492
    Vu le 07/06/2018

    Pourtant, des #projets d’#urbanisation stables sont recherchés depuis les années 60 notamment par La Japan Foundation et le projet « Struggling Cities » qui est aujourd’hui réexaminé de manière à considérer « les liens entre le passé et le présent » et de procéder à « une nouvelle vision de la #ville » dans son contexte d’#expansion. Ce lien permet d’accéder au #programme (lieu et date) des prochaines expositions.
    https://www.jpf.go.jp/e/project/culture/exhibit/traveling/struggling.html

    “Tokyo plan 1960” and Kenzo Tange “Tokyo-jin” from the November 2013 issue ; Photo : Akio Kawasumi:


  • L’#urbanisation du #Japon, le pays des #possibles, partie 3 : #Sou #Fujimoto.

    Les #possibilités d’#urbanisation du Japon sont le sujet principal de cette #interview de l’#architecte #japonais Sou Fujimoto faite par Marie Bélœil.
    https://www.courrierinternational.com/article/larchitecte-japonais-sou-fujimoto-chaque-mur-est-une-fenetre
    Publié le 11/05/2O18
    Vu le 07/06/2018

    Figure importante du « #minimalisme » japonais, Sou Fujimoto, en répondant à la journaliste, nous permet de placer de nouveaux #concepts à propos de ses choix d’organisation #urbains japonais. Selon lui la #maison est « à la fois un nid et une grotte, une fusion moderne des deux », elle fait partie de la #société et donc du domaine du #public tout en recueillant la sphère #privée. Il considère également qu’il y a un lien important entre #nature et #architecture étant donné le lien important entre la nature et l’homme et des choix à faire vis-à-vis de la #relation qu’ils entretiennent. De plus, « la nature est une grande source d’#inspiration. » L’#habitat selon lui est fondée sur les notions de « transparence », de « division » ou encore d’« identification », en un mot il est fondé sur les « relations entre les #individus et entre l’#individu et la société », celle-ci devant de préférences être basées sur « [la] #diversité et [l’]harmonie. [La] #différence et [la] #tolérance. » Aussi pense-t-il la question de la « fenêtre » en fonction de ses relations, et considère-t-il les notions de #fenêtres et de #murs étroitement liées.

    Les murs séparent, relient et créent du lien. La présence d’un mur éveille la curiosité pour ce qui se trouve derrière. Les murs ne sont pas des #barrières et peuvent au contraire servir de point de départ à des #rencontres.
    Le #mur est une #fenêtre. Les murs et leurs ouvertures se définissent toujours les uns par rapport aux autres. Pour moi, une #ouverture sans fenêtre n’est pas un mur. Et une fenêtre sans mur n’est pas une fenêtre.

    D’autres questions lui sont posées, à propos de ses allusions à Le #Corbusier, à propos du Ministère de la Solitude au Royaume-Unis ou encore à propos de ses #projets en France comme notamment celui de l’Arbre Blanc ou encore celui en partenariat avec #OXO #Architectes : le projet Mille Arbres. Cependant nous nous intéresserons désormais à l’aspect problématique du développement urbain rapide du Japon et ses limites.



  • « #Projet_Daphne » : les discrètes affaires d’AccorHotels avec des proches du dictateur d’#Azerbaïdjan
    http://www.lemonde.fr/projet-daphne/article/2018/04/23/projet-daphne-les-discretes-affaires-d-accorhotels-avec-des-proches-du-dicta


    (ce n’est pas l’illustration du Monde qui se contente de mettre une vue aérienne de Palm Jumeirah…)

    L’hôtel, somptueux, est installé sur le croissant qui entoure l’une des célèbres îles artificielles en forme de palmier de Dubaï, la Palm Jumeirah, visible du ciel. Ouvert en 2013, le Sofitel Dubaï Palm Resort and Spa, et ses cinq étoiles, offre un cadre de luxe sur le thème de la Polynésie, avec 361 chambres autour « de douces cascades d’eau » et un « luxuriant jardin vertical » qui, selon le site officiel de l’hôtel, « apaise l’âme ». Certains de ses 182 appartements ont leur propre piscine et leur maître d’hôtel.

    Mais les clients qui y séjournent ne sont probablement pas au courant qu’ils dorment en réalité chez la famille du président de la République d’Azerbaïdjan, Ilham Aliev. Les informations colligées par Le Monde et par ses partenaires du « Projet Daphne » — à l’initiative du réseau Forbidden Stories, pour poursuivre les enquêtes de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia, assassinée le 16 octobre 2017 — et des documents issus de registres de Dubaï, obtenus par l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), également membre du projet, permettent d’affirmer que le Sofitel Palm Jumeirah, géré par le groupe français AccorHotels, est construit sur un terrain appartenant aux deux filles du président, Leyla et Arzu Alieva.


  • The Daphne Project

    Six months ago, Maltese journalist #Daphne_Caruana_Galizia was brutally killed by a car bomb just meters from her home. The investigation into her killing is ongoing, but there is little doubt that she was murdered because of her work. With a brazen, unapologetic and uncompromising style, she denounced corruption, nepotism, clientelism, and all kinds of criminal behaviours in her tiny EU member state.

    A group of 45 journalists representing 18 news organisations from 15 countries picked up Daphne’s work after it was abruptly halted by her gruesome death on the doorstep of Europe. For five months they kept digging — pouring over her findings, gathering documents, talking to sources — to try to get to the bottom of the many leads the formidable woman left behind.

    The Daphne Project is a unique collaboration coordinated and led by Forbidden Stories, a Paris-based organisation established specifically to continue the work of killed, imprisoned, or otherwise incapacitated journalists.

    The Investigative Reporting Project Italy (IRPI) contributed with its knowledge on mafias and illicit traffics in the Mediterranean area, assigning reporters to dig on the transnational network of criminals that thrive in Malta, on related money laundering as well as on wrongdoing among Malta’s elite.

    Forbidden Stories with IRPI, OCCRP, La Repubblica, Süddeutsche Zeitung, Reuters, The Times of Malta, Le Monde, The Guardian, The New York Times, Tages-Anzeiger, Premières Lignes Télévision, Radio France, France 2, Die Zeit, Direkt 36, WDR, NDR are now shining lights onto the stories that killed her.

    On April 17, we will start revealing what Daphne left behind. Watch this space.


    https://irpi.eu/il-progetto-daphne

    #projet_Daphne #journalisme #médias #presse
    cc @albertocampiphoto @fil @reka


    • On ne convainc pas les gens en les engueulant... Merci #seenthis de me permettre de découvrir Miguel Benasayag. #liberté (si, si : 2 occurences magnifiques) #engagement_joyeux #cycles #irreversibilité

      Le retour de l’horreur et de la Réaction n’est pas l’échec du #projet. Aucune marche vers l’#émancipation n’est sans retour ; la seule chose qui le soit relève de l’expérimentation, chez les humains — ce qui, dirait Deleuze, « fait jurisprudence ». Autrement dit : une fois qu’on a expérimenté qu’une femme, une seule, peut être médecin, c’est irréversible ; une fois qu’on a expérimenté qu’un Noir, un seul, peut être président des États-Unis, c’est irréversible. Bien sûr, le racisme revient et reviendra, il y aura encore des victimes, mais il y a des nouveaux possibles. Il n’y a pas de marche cumulative vers l’émancipation ; les expériences sont irréversibles au cœur de l’éphémère. Le saisir permet d’éviter la tristesse permanente. Dans notre guérilla contre la dictature, nous avons pris le bunker de Somoza puis nous avons « fait justice », c’est-à-dire qu’on l’a liquidé. (rires) Le Nicaragua est ensuite devenu une sorte de merdouille sans nom, mais il ne faut jamais penser « Tout ça pour ça ». Dans la situation de la dictature de Somoza, la liberté passait par son renversement. Il y a des actes d’émancipation, pas d’état d’émancipation. Fidel Castro, en 1959, lorsqu’il renverse le régime de Batista, c’est l’émancipation ; aujourd’hui, Cuba est une horrible caricature. Le Che disait, et ça semblait une idiotie, qu’un révolutionnaire fait la révolution : on n’est révolutionnaire qu’à l’instant précis de l’acte révolutionnaire. Il n’y a pas de monde de la révolution. C’est notre grand défi : pour gagner de nouveaux possibles, il faut abandonner l’idée de lutte finale, de société de justice. Ça ne produit que de la déception — ou de la dictature, lorsque les « justiciers » triomphent.



  • Pilot scheme seeks to produce first ‘ethical cobalt’ from Congo

    A pilot scheme to trace the world’s first “ethical cobalt” from small-scale mines in the Democratic Republic of Congo all the way to consumers of electric cars and iPhones will start this week, potentially allowing companies such as Apple to assure customers their products are free from child labour and other human rights abuses.


    https://www.ft.com/content/dcea899a-2f8c-11e8-b5bf-23cb17fd1498
    #cobalt #matières_premières #Congo #mines #commerce_équitable #éthique #Better_Cobalt #projet_pilote
    cc @albertocampiphoto



  • Violences sexuelles : le grand cafouillage du gouvernement
    https://www.mediapart.fr/journal/france/200318/violences-sexuelles-le-grand-cafouillage-du-gouvernement

    Marlène Schiappa en octobre 2017 dans son bureau. © LF Annoncé en octobre 2017, le #projet_de_loi sur les #violences_sexuelles_et_sexistes sera présenté mercredi en conseil des ministres. Le gouvernement a renoncé, au dernier moment et après avoir communiqué dessus pendant des mois, à l’une des mesures phares du texte : la création d’une présomption de viol en cas de relation sexuelle entre une adulte et un mineur de moins de quinze ans.

    #France #Marlène-Schiappa


  • «I’m a digital worker, killing an arab. Chronique de la guerre algorithmique.»
    http://www.affordance.info/mon_weblog/2018/03/im-a-digital-worker-killing-an-arab.html

    Il y a quelques années de cela, de nouvelles « #Captcha » sont arrivées. Sous forme de tableau découpé en 9 ou 12 cases, on y voit des paysages, des immeubles d’habitation, des panneaux de signalisation, et l’on nous demande de « cliquer » sur les cases qui comportent ou ne comportent pas tel ou tel élément.

    Et puis à la faveur d’un article de Gizmodo (https://gizmodo.com/google-is-helping-the-pentagon-build-ai-for-drones-1823464533) publié le 6 Mars 2018, on apprend ce dont nous nous doutions déjà vaguement sans y prêter une attention particulière, à savoir que #Google collabore avec le département de la défense américain (Department of Defense ou « #DoD » ci-après). Comme plein d’autres sociétés au travers de programmes de recherche militaires. Jusque-là donc rien de très nouveau.

    Mais nous apprenons aussi que cette collaboration consiste notamment à fournir des technologies d’#intelligence_artificielle permettant de faire du guidage de #drones de combat sur des terrains d’opérations militaires. Cela s’appelle (dans sa première phase en tout cas) le projet Maven.

    (...) Le point commun entre une attaque militaire menée par des drones et l’accès à une vidéo cachée derrière un captcha où il faut reconnaître différents éléments d’une image ? Google. Et notre participation à l’effort de guerre en tant que tâcherons bénévoles et captifs.

    Si la plupart des Captchas utilisent des images représentant des panneaux de signalisation, des paysages, des environnements urbains ou montagneux ou désertiques, si l’on nous demande de « reconnaître » des panneaux, des immeubles, des habitations, des voitures, des montagnes et ainsi de suite, c’est aussi pour entraîner des drones de combat, qui eux-mêmes devront ensuite être capables de les reconnaître sur un théâtre d’opération, en (bonne ?) partie grâce à nous. Et ce « aussi » fait toute la différence.


  • Le Projet Gutenberg, site patrimonial de livres numériques, bloqué en Allemagne
    https://www.actualitte.com/article/lecture-numerique/le-projet-gutenberg-site-patrimonial-de-livres-numeriques-bloque-en-allemagne/87627

    L’explication est assez simple : les législations sur la propriété intellectuelle et le droit d’auteur diffèrent, dans le monde entier. Quand certains pays, comme la France ou l’Allemagne, ajoutent 70 ans de protection des œuvres après la mort de l’auteur avant l’entrée dans le domaine public, les États-Unis se basent sur la date de publication de l’œuvre et non sur le décès de son auteur.

    Ainsi, les 18 livres incriminés par S. Fischer Verlag étaient bien entrés dans le domaine public, au plus tard en 1976, mais aux États-Unis, et non en Allemagne, raison pour laquelle l’éditeur a demandé leur retrait immédiat de la plateforme, sous peine d’« une amende de 250.000 € ou bien d’une peine de prison pouvant s’étendre jusqu’à 6 mois », comme l’indique la décision des juges allemands.

    En réaction à la décision de justice, le Projet Gutenberg est désormais bloqué en Allemagne. « Parce que la Cour allemande a outrepassé sa juridiction et autorisé le plus grand groupe d’édition au monde à intimider le Projet Gutenberg pour ces 18 livres, il y a tout lieu de penser que ce cas se reproduira. Il existe des milliers de livres numériques dans les collections du Project Gutenberg qui pourraient faire l’objet d’actions similaires et illégitimes », indique l’équipe du Projet Gutenberg.

    Effectivement, le Projet Gutenberg et des centaines d’autres plateformes qui mettent à disposition des livres numériques pourraient être inquiétés par cette décision de justice. Or, si le Projet Gutenberg est hébergé aux États-Unis, où la plainte de S. Fischer Verlag aurait dû être traitée, c’est bien une Cour allemande qui s’est penchée sur le cas et a rendu un jugement sur une durée de droit d’auteur américaine.

    En conséquence, de nombreux sites de partage de livres numériques qui proposent des ouvrages tombés dans le domaine public au Québec ou en Belgique, mais toujours protégés en France — c’est par exemple le cas du Petit Prince — pourraient eux aussi faire l’objet d’attaques en justice. En effet, ces sites avertissent souvent les lecteurs qu’il leur appartient de vérifier la législation de leur pays avant téléchargement, ou bloquent les accès en se basant sur les adresses IP, mais de telles précautions n’ont pas empêché le Projet Gutenberg d’être attaqué en justice et jugé coupable...

    #Edition #Copyright_madness #Domaine_public #Projet_Gutenberg


  • La #montagne en danger

    Températures en hausse, fonte de glaciers... : avec le #changement_climatique, les sommets immaculés de Suisse ne sont plus ce qu’ils étaient. Et pourtant, l’industrie du tourisme fait tout pour attirer le maximum de touristes, quitte à mettre la montagne à mal...

    Températures en hausse, fonte de glaciers… : les sommets immaculés de Suisse ne sont plus ce qu’ils étaient. Et pourtant, ils attirent toujours autant de touristes – à condition que les activités, et surtout la neige, soient au rendez-vous. Pour offrir des expériences de sports d’hiver de qualité, l’industrie du tourisme met la montagne à mal… Bernhard Tschannen, directeur du domaine skiable #Glacier_3000, non loin de la luxueuse station de Gstaad, souhaite aménager des pistes de ski toujours plus haut. La dernière en date, dénommée #Red_Run, s’élève jusqu’à 3 000 mètres d’altitude. Il s’agit notamment d’attirer une nouvelle clientèle asiatique, avide de vivre un maximum d’expériences en un minimum de temps. Cette stratégie économique est actuellement rentable, mais peut-elle rester soutenable à long terme, tant pour les touristes que pour les locaux ? Que penser de ces #projets_pharaoniques ?

    https://www.arte.tv/fr/videos/078230-008-A/arte-regards
    #domaine_skiable #ski #Suisse #Alpes #neige #tourisme #tourisme_de_luxe #business #absurdistan #catastrophe_naturelle #risk #Grisons #Gstaad #it_has_begun

    Dans le reportage, on parle aussi de #Bondo et de la #coulée_de_boue qui a ravagé le village en septembre 2017.
    Ils font une comparaison entre les investissements dans le domaine skiable à Gstaad et la réalité de la petite vallée grisonne. Intéressant de voir les #discours très différents sur la montagne (#représentations / #valeurs) des investisseurs de Glacier 3000 (by the way, tous des #hommes —> #genre) et les discours des habitants de Gondo qui ont dû quitter la maison...
    #glissement_de_terrain
    http://seen.li/df73

    Je me permets d’ajouter #géographie_culturelle, ça peut être utile pour mon cours...

    cc @franz42 @albertocampiphoto


  • J’aime pas la dépendance des administrations françaises à Google.

    Quand je remplis un formulaire de la CAF et que je dois valider un #captcha fourni par la société Google LLC (ci-après « Google »), sise au 1600 Amphitheatre Parkway, Mountain View, CA 94043, États-Unis et que mes informations leur sont de fait transmises.

    #boycott_google
    #indépendance_des_administrations_françaises
    #internet_pour_le_capitalisme

    (Apparté apprendre en sus que le captcha à images est pour l’apprentissage IA des drônes / maven)

    • Utilisation de nos Services par une entreprise

      Si vous utilisez nos Services pour le compte d’une entreprise, cette dernière doit accepter les présentes Conditions d’Utilisation. Elle doit en outre dégager de toute responsabilité Google, ses sociétés affiliées, ses agents et ses salariés et les garantir contre toute réclamation, poursuite ou action en justice résultant de ou liée à son utilisation des Services ou faisant suite à une violation des présentes Conditions d’Utilisation, y compris toute responsabilité et charge financière résultant de réclamations, de pertes ou de dommages constatés, de poursuites engagées et de jugements prononcés, et des frais de justice et d’avocat afférents.

      À propos de ces Conditions d’Utilisation

      Nous sommes susceptibles de modifier ces Conditions d’Utilisation ou toute autre condition d’utilisation complémentaire s’appliquant à un Service, par exemple, pour refléter des modifications de la loi ou de nos Services. Nous vous recommandons de consulter régulièrement les Conditions d’Utilisation.

    • Je liste
      service des cartes grises et immatriculation en ligne
      https://ants.gouv.fr/monespace/s-inscrire
      gorgé de google analytics et accompagné d’un tissu de mensonge

      Politique de confidentialité - Utilisation de cookies

      Lors de la consultation de nos sites :

      ants.gouv.fr,
      passeport.ants.gouv.fr,
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      Ces informations collectées ne contiennent aucune donnée personnelle.

      Les données collectées ne sont pas recoupées avec d’autres traitements ;
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      Le cookie ne permet pas de suivre la navigation de l’internaute sur d’autres sites.

      rien que pour rigoler, livraison d’infos à Google America, mais défense de la langue française

      Un mél d’activation de votre compte vient de vous être envoyé.

      raa le #mél quelle bonne blague

    • Je liste, celui-là il est dodu : https://www.service-public.fr
      – 247realmedia.com
      – gstatic.com
      – google.com + google analytics

      et pompon, on cède aux obligations DU moteur de recherche

      <meta name="google-site-verification" content="EjfbmjAxVpCGzkyjF4wTemZfr0-HRfRr0Cltkv4VpUs"/>

      et pour ceux que 247realmedia intéresse …
      https://en.wikipedia.org/wiki/24/7_Media

      24/7 Media, formerly 24/7 Real Media is a technology company headquartered in New York City and 20 offices in 12 countries, specializing in Digital Marketing. It provides new type of digital technology marketing solutions for publishers, advertisers and agencies globally. It was formerly listed as “TFSM” on the NASDAQ stock exchange. The company was purchased by WPP plc in 2007 for $649 million.[1][2] David J. Moore is the Chairman, Founder & CEO. He also served as chairman of the Interactive Advertising Bureau. In December, 2013, 24/7 Media announced it would merge with GroupM subsidiary, Xaxis.[3]

      Il faudrait arrêter de taper sur les prisonniers de facebook pour s’en prendre à ceux qui se vantent d’être nos représentants politiques.

      https://www.service-public.fr/P10001

      La plateforme technique de service-public.fr a fait l’objet d’un travail préparatoire approfondi avec la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) en vue d’offrir aux usagers toutes les garanties en matière de sécurité et de confidentialité de leurs données.

      #publicité_mensongère

      @intempestive

    • https://www.franceculture.fr

      ads-twitter.com
      ajax.googleapis.com
      doubleclick.net
      facebook.net
      google-analytics.com
      googleadservices.com
      outbrain.com

      En poursuivant votre navigation, vous acceptez nos CGU et le dépôt de cookies qui permettront : la personnalisation des contenus, le partage sur les réseaux sociaux, la mesure d’audience et le ciblage des publicités.

      et ta sœur

      Conditions générales d’utilisation des sites de Radio France - Radio France
      http://www.radiofrance.fr/mentions-legales-radio-france/conditions-generales-d-utilisation-des-sites-de-radio-france

      Les données personnelles collectées sont destinées à Radio France et en particulier aux directions suivantes :

      – La direction du marketing relationnel ;
      – La direction du numérique ;
      – La direction de la musique et de la création culturelle.

      Les informations personnelles collectées par Radio France pour les finalités décrites à l’article 7.3 ne sont ni vendues, ni échangées.

      Bien s’assurer que les données collectées sont gratuites pour les #Gafas et après ça pleure pour que Total paye ses impôts, oups Google

    • Y aurait pas des contre exemples, des bons élèves je veux dire parmi les sites administratifs… en plus ça m’a totalement déprimée votre histoire de drones là.
      Franchement je vois pas comment on peut éviter ça individuellement vu qu’il y a des démarches administratives difficilement contournables. Je bloque énormément de choses sur le web par le javascript mais là c’est difficile de passer outre le captcha.
      Il y a des alternatives pour les sites au captcha de Google ?

    • Oui il y a des outils, mais qui servent peu au final si ils ne sont que pour certain·es expert·es averti·es .
      TOR modifie l’adresse IP et les bloqueurs de publicité sont déjà un petit pas franchi par plus de monde.

      Là je souligne un système délibéré et globalisé de revente des données (en échange d’outils si « pratiques », terme lu dans un livre d’une intellectuelle française très prisée qui avoue être accroc à instagram… (misère)) par des abruti·es de webmaster qui ne sont encadrés par aucune formation politique ou éthique, ou même en dernier recours par le législateur. (rappelle toi que la cnil n’a aucun moyen c’est juste un leurre à montrer à ceux qui critiquent)

      En l’état actuel listé ici, on a définitivement la preuve que les représentants politiques sont incapables de défendre nos libertés et que l’hégémonie de Google et de FB ne les dérange absolument pas. Et encore moins dans l’exercice du pouvoir. Tous les petis cheffaillon·es des administrations qui décident des outils du web à utiliser sont persuadés devoir faire une course aux nouvelles tehcnologies avec en saint graal la récolte des données. Et pire, depuis que la france a vendu le traitement des données de renseignements aux américains, voir #palantir

      Il faudrait interdire tous dépôts de scripts externes sur les sites de services publics (d’autres préconisent de tuer les services publics pour aller plus vite) et les mensonges qui accompagnent « la protection de vos données » sur ces sites.

    • Sans vouloir dédouaner les administrations publiques ou para-publiques citées dans ce fil, si les GAFAM sont enkystés dans leurs sites Web, c’est aussi dû aux pratiques de leurs prestataires. Des cas de collusion manifeste existent, mais la plupart du temps, c’est la « culture » des équipes de développement de trouver bien pratique d’inclure des outils tiers gratuits par chers et de ne pas contester les demandes délirantes des MOA. Et aussi valorisant, dans tous les sens du terme. Quand on fait un projet pour l’agence de certification de la saucisse de Morteau, c’est quand même cool (et bankable) de pouvoir dire qu’on participe à la mise au point d’une intelligence artificielle... Au delà des têtes à claque qui s’affichent dans les média, c’est bien dans le caractère faussement anodin de cette force de travail qui a toujours les meilleures raisons du monde de ne pas exercer de droit de retrait, que se trouve le point d’appui de la « start-up nation »

      L’argument moral selon lequel une administration publique ne devrait pas alimenter la machine à ficher est certes à mobiliser, mais il y a aussi des facteurs socio-techniques à contester dont les ressorts sont bien plus puissants.

    • @ktche
      Quand on a la tête dans le cul du web, et un minimum de clairvoyance, on ne dit rien parce qu’on pense que tout le monde le sait.
      Les gafam qui s’incrustent dans les sites publics ou territoriaux soulèvent le manque de prise en compte du problème de l’espionnage industriel, et ce n’est donc pas que moral ou pour la défense des libertés et des données personnelles. Il serait peut-être temps de faire du bruit autour de ce scandale non ?

      Quant à l’argument des facteurs socio-techniques il est sous tendu par une culture capitaliste qui pose certaines priorités et que le législateur est censé encadrer. Et puis, je suis d’accord avec toi mais cela m’intéresse moins à questionner que les ressorts humains.

      Très énervée depuis longtemps d’avoir compris que l’important en informatique web (celle que je pratique et dont je peux parler en tout cas) n’est pas l’intelligence : douter et simplifier y sont 2 mots honnis. Il faut compliquer les choses et utiliser un langage de médecins de Molière pour garder son technorang.
      #presse-bouton

    • https://franceconnect.gouv.fr
      (impots, ameli CPAM, laposte)

      …franceconnect.gouv.fr
      …bootstrapcdn.com
      …cloudflare.com
      …google-analytics.com
      …jquery.com
      …livechatinc.com
      …prismic.io

      Ah wééé quand même france | connect | gouv | fr, et avec ça, ils ont pas honte ? je sais pas pourquoi les impots sont pas directement connectés avec la NSA, ce serait plus rapide quand même.
      Bon déjà ils nous forcent la main en accédant directement à nos comptes en banque pour prélever les impôts, alors installer des scripts de serveurs externes privés qui nous sifflent nos données, rien à foutre

    • Tiens, encore un qui se fout bien de refiler tes données Les Agessa, la sécurité sociale des auteurs, ah ben wéé bien sur s7.addthis.com

      Un petit récapitulatif ?
      addthis.com/privacy/terms-of-service/

      Thanks for choosing to use the AddThis Services. The AddThis Services are provided by Oracle America, Inc. (“Oracle”) located at 500 Oracle Parkway, Redwood Shores, CA 94065. By using the AddThis Services, you are agreeing to the following Terms of Service (these “Terms”). These Terms confirm and clarify respective rights and obligations between Oracle and you in connection with your access to and use of the AddThis Services.

      You and Oracle agree as follows:

      ORACLE IS WILLING TO AUTHORIZE YOUR ACCESS TO THE ADDTHIS SERVICES ONLY UPON THE CONDITION THAT YOU ACCEPT THAT THESE TERMS GOVERN YOUR USE OF THE ADDTHIS SERVICES. BY SELECTING THE “ACCEPT LICENSE AGREEMENT” BUTTON OR BOX (OR THE EQUIVALENT) OR INSTALLING OR USING THE ADDTHIS SERVICES, YOU INDICATE YOUR ACCEPTANCE OF THESE TERMS AS AN AUTHORIZED REPRESENTATIVE OF YOUR COMPANY OR ORGANIZATION (IF BEING ACQUIRED FOR USE BY AN ENTITY) OR AS AN INDIVIDUAL, AND AGREE TO COMPLY WITH THE TERMS THAT APPLY TO YOUR ACCESS AND USE. IF YOU ARE NOT WILLING TO BE BOUND BY THESE TERMS, DO NOT SELECT THE “ACCEPT LICENSE AGREEMENT”

      Qu’on arrête de nous faire croire qu’il n’y a eu personne pour accepter ces licences de surveillance par un tiers. Et personne n’assume ces irresponsables ? même pas les députés avec la loi rideau de fumée de protection des données qui permet de nous spammer un peu plus.

      #finger_print #vie_privée #foutage_de_gueule

      https://fr.wikipedia.org/wiki/AddThis

      Atteinte à la vie privée

      Des chercheurs universitaires ont découvert que ce service utilisait la technique de ciblage appelée « canvas fingerprinting » afin de pouvoir dresser le profil des visiteurs de sites utilisant AddThis, en identifiant leur navigateur web et en agrégeant les données des différents sites visités. Ce service est le plus répandu parmi ceux qu’ils ont détecté1.

    • Reçu un mail de la part de la personne qui me suit à pôle emploi. Je la cite :

      Afin de faire le point sur votre accompagnement et la mise à jour de votre dossier, je vous invite à répondre aux deux questionnaires ci-dessous…

      S’ensuit deux liens vers un questionnaire à chaque fois. Le 1er chez webquest que j’ai rempli en traînant les pieds et le 2ème est évidemment un formulaire… GOOGLE ! Alors là ça m’a trop saoulé. En plus, rien d’anonyme évidemment avec le n° d’identifiant associé à mon nom, n° de téléphone, mail, adresse et j’en passe… remplissage OBLIGATOIRE sinon c’est pas drôle ! Mmmh ça va être la pêche aux données !
      Le problème c’est qu’il y a une menace derrière :

      Sans réponse de votre part avant le 30 juillet 2018, vous serez convoqué à un atelier de présentation de votre accompagnement et de l’offre de service.

      Noooooooon ! Pas l’atelier pitiéééééé !!!!!!!! J’ai essayé de contourner le problème en envoyant un mail où je disais que je refusais de laisser mes données sur des serveurs externes à pôle emploi juste pour lui simplifier la vie ou pour valider sa paresse (enfin ça j’ai pas écrit quand même !) Et j’ai répondu aux questions de façon plus ou moins sérieuse via ce mail.
      Bon, je pense que je vais quand même être condamnée à l’atelier, sniffff ! Et je risque d’être classée parmi les récalcitrant·e·s, ce qui est beaucoup plus problématique pour la suite.

    • @ninachani je suis sincérement désolée pour toi, courage. Il ne faut surtout pas rester seule, as-tu contact avec une asso de chomeuses et chomeurs qui pourrait agir et rédiger en son nom un courrier contre l’usage de Google ? cf http://www.actuchomage.org/Notre-selection-de-liens/Associations-de-Defense-des-Chomeurs-et-autres/index.php

      La surveillance et le contrôle ont pris pour territoire de conquête et d’expérimentation les plus faibles car ils n’ont pas les moyens de se défendre. Le pouvoir politique se sert ensuite de ces données récoltées comme autant d’accusations pour asseoir ses politiques répressives.


  • Incroyables comestibles : les #Communs dans l’assiette
    https://framablog.org/2018/01/31/incroyables-comestibles-les-communs-dans-lassiette

    « Les incroyables comestibles » se définissent comme « un mouvement citoyen, une initiative de transition, visant à transformer l’espace public en jardin potager gratuit dans lequel la nourriture devient une ressource mise à disposition par tous et accessible à tout un chacun ». … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Communaute #Economie #Interview #Projet


  • Authoritarianism in a Global Age

    We are investigating changes in the sustainability and nature of authoritarian rule induced by globalisation. Thematically, the project investigates how authoritarianism is affected by and responding to global information and communication technology and to movement of people. Spatially, it studies subnational authoritarianism, extraterritorial authoritarianism, and multilateral authoritarianism. Conceptually, it focuses on authoritarian practices, defined as sabotage of accountability. The project transcends the theoretical and empirical separation between globalisation studies, which have neglected authoritarian contexts, and authoritarianism studies, which have taken little notice of the effects of globalisation.

    http://www.authoritarianism-global.uva.nl
    #autoritarisme #université #recherche #académie #globalisation #mondialisation #projet #Amsterdam #Université_d'Amsterdam #migrations #frontières #information #technologie #autoritarisme_extra-territorial #extra-territorialité #autoritarisme_sub-national #autoritarisme_multilatéral

    Ici les publications du projet :

    Glasius, M., de Lange, M., Bartman, J., Dalmasso E., Del Sordi, A., Lv, A., Michaelsen, M., Ruijgrok, K. (2017) ’Research, Ethics and Risk in the Authoritarian Field.’ Palgrave Pivot.
    Glasius, M. ( 2017) ’Extraterritorial authoritarian practices: a framework.’ Globalizations.
    Del Sordi, A. (2017) ’Sponsoring student mobility for development and authoritarian stability: Kazakhstan’s Bolashak programm.’ Globalizations.
    Wrighton, S. ( 2017) ’Authoritarian regime stabilization through legitimation, popular co-optation, and exclusion: Russian pasportizatsiya strategies in Crimea.’ Globalizations.
    Dalmasso, E. (2017) ’Participation without representation: Moroccans abroad at a time of unstable authoritarian rule.’ Globalizations.
    Michaelsen, M. (2017). ’Far Away, So Close: Transnational Activism, Digital Surveillance and Authoritarian Control in Iran.’ Surveillance & Society.
    Dalmasso, E., Del Sordi, A., Glasius, M., Hirt, N., Michaelsen, M., Mohammad, A. S. & Moss, D. (2017). Intervention: ’Extraterritorial authoritarian power’. Political Geography.
    Del Sordi, A. ( 2017). ’Kazakhstan 2015-2016: Balancing regime stability amidst local and global challenges.’ In M. Torri & N. Mocci (Eds.) The End of the Obama Era in Asia, Asia Maior. Vol. XXVII / 2016.
    Michaelsen, M. (2016). ’Exit and Voice in a Digital Age: Iran’s Exiled Activists and the Authoritarian State.’ Globalizations.
    Ruijgrok, K. (2016). ’From the web to the streets: #internet and protests under authoritarian regimes.’ Democratization.
    Del Sordi, A. (2016). ’Legitimation and the Party of Power in Kazakhstan.’ In M. Brusis, J. Ahrens, & M. Schulze Wessel (Eds.), Politics and legitimacy in post-Soviet Eurasia.
    Michaelsen, M. (2015). ’Beyond the ‘#Twitter Revolution’: Digital Media and Political Change in #Iran.' In P. Weibel (Ed.), Global Activism. Art and Conflict in the 21st Century. MIT Press.
    Glasius, M., et.al. (2015). ’Reconceptualizing Authoritarianism’ APSA-Comparative Democratization-Newsletter.
    Clark, J. A., & Dalmasso, E. (2015). ’State actor-social movement coalitions and policy-making under authoritarianism: the Moroccan Party of Justice and development in the urban municipality of #Kenitra.' Middle East Law and Governance.
    Harbers, I. and Ingram, M.C. (2014). ‘Democratic Institutions Beyond the Nation State: Measuring Institutional Dissimilarity in Federal Countries’. Government and Opposition.
    Harbers, I. (2014). ’States and Strategy in New Federal Democracies: Competitiveness and Intra-Party Resource Allocation in Mexico’, Party Politics.

    http://www.authoritarianism-global.uva.nl/publications
    #Crimée #Kazakhstan #Maroc #Mexique #activisme #activisme_global #réseaux_sociaux

    Un #livre, qui peut être téléchargé gratuitement :

    Research, Ethics and Risk in the Authoritarian Field


    https://link.springer.com/book/10.1007%2F978-3-319-68966-1
    #recherche #éthique #risques #méthodologie #fieldwork #terrain