• Sur le plancher des vaches (IV/I)
    Symboles (et plus si affinités)

    Natalie

    https://lavoiedujaguar.net/Sur-le-plancher-des-vaches-IV-I-Symboles-et-plus-si-affinites

    Paris, le 7 octobre 2019
    Amis,

    « Le plancher des vaches » inaugural jouait avec quelques pseudo-vérités concernant ce que l’on a nommé la « technontologie ». La principale question posée était celle-ci : Notre genre d’humain n’aurait-il pas une certaine propension à recycler sans fin le divin Un ? Si tel était le cas, Dieu ne serait pas mort, mais où s’cache t’El crénom ?

    Le champ d’investigation proposé pour tenter de répondre à cette question est celui du monde du travail. « Le plancher des vaches II » a brossé à grand traits quelques dispositifs structurants mis en place à l’échelon mondial depuis les années 1980, dispositifs dont on a affirmé, dans « le plancher des vaches III », qu’ils dessinent un mouvement progressif de chosification du vivant.

    Ce mouvement n’est pas récent, mais on fait ici l’hypothèse qu’après la prise de corps opérée par la division scientifique du travail, puis le remplacement de bien des corps par des machines, l’époque actuelle est à la prise de tête. Nous avons réduit celle-ci au seul vocable de normalisation — nom proposé pour les tables de la loi —, soit un état de normalité, ce qui pourrait sembler à d’aucuns rassurant. Mais dans ce terme, au-delà de la norme, il y a un caractère de procédé, une proactivité et, sous-jacentes à celle-ci, des nécessités de vérifier ladite normalité. (...)

    #Dieu #normalisation #loi #Florence_Parly #intelligence_artificielle #symbole #cercle #Terre #religion #flèches #projet #développement_durable #trinité #génome #borroméen #plan #parousie #entreprise #objectif #stratégie #Hannah_Arendt

  • Sur le plancher des vaches (III)
    Liturgie et bréviaire

    Natalie

    https://lavoiedujaguar.net/Sur-le-plancher-des-vaches-III-Liturgie-et-breviaire

    Paris, le 10 septembre 2019
    Amis,

    Le « plancher des vaches II » s’annonçait comme indigeste, si vous l’avez lu, vous l’aurez sans aucun doute vérifié, de plus, sa lecture a pu être compliquée par son caractère en fait très synthétique : les « démarches » qui y sont décrites pourraient chacune nécessiter des pages et des pages d’explications. Par ailleurs, une infinité de préceptes existant dans le joyeux monde du travail ont tout simplement été laissés de côté.

    De quoi s’agissait-il donc dans ce « plancher des vaches » ? D’une part, de s’offrir le luxe de quelques détails sur des aspects particulièrement importants s’agissant du formatage des esprits (formation par objectifs et développement personnel, et « démarches qualité »), de mettre également l’accent sur des aspects généralement méconnus, « l’initiative pour le génome des matériaux », ou encore la mondialisation, par le biais du Pacte mondial, des labels développement durable. Ramené à une phrase, le « plancher des vaches II » décrivait un mouvement progressif de chosification du vivant. (...)

    #génome #ontologie #Bruno_Latour #Descartes #Catherine_Larère #technique #religion #Walter_Benjamin #capitalisme #projet #évaluation #certification #label #valeur #organisation #Christophe_Dejours #novlangue #Castoriadis #Thucydide #L’Oréal #contrôle #qualité #SNCF

    • Les papeteries de #Pont_de_Claix : un #patrimoine méconnu

      A l’occasion des Journées européennes du patrimoine qui se dérouleront les 14 et 15 septembre prochains, la ville de Pont-de-Claix organise une exposition sur la mémoire des papeteries et des papetiers.

      Le site industriel des papeteries a fermé ses portes le 1er juillet 2008 suite à une liquidation judiciaire. Ce fut un important drame social puisque des centaines de personnes se sont retrouvées sans emploi. C’est également une page de l’histoire qui se tourne pour la commune de Pont-de-Claix, car à bien des égards, les papeteries sont un site important. L’entreprise d’origine familiale est la première à s’être installée sur le territoire Pontois. De surcroît, cette industrie est à l’origine de la création et de la structuration de la commune.

      187 ans d’Histoire et d’activités industrielles

      Le Pont-de-Claix est une commune récente : cette année, la ville fête son 141ème anniversaire. Elle tire son nom du pont qui surplombe le Drac, construit entre 1608 et 1611 à l’initiative de François de Bonne, futur Duc de Lesdiguières.

      Cependant, la construction de ce pont n’est pas à l’origine de la fondation de la commune. Il faut savoir que jusqu’à la fin du XIXe siècle le hameau du Pont-de-Claix dépendait de la ville de Claix, canton de Vif, et de Champagnier, canton de Vizille. Ce n’est qu’en 1872 que les Pontois, de plus en plus nombreux suite à l’établissement des papeteries, ont exprimé le souhait de l’autonomie du bourg. La fondation de la commune est étroitement liée à l’implantation de la première société industrielle, les papeteries de Pont-de-Claix.

      Les papeteries de Pont-de-Claix se sont installées au Hameau du Pont, sur la terre de Marcelline du Drac en 1821. Le pharmacien grenoblois, Etienne Breton, passionné de chimie, et ses fils Jules et Paul Breton sont les fondateurs de ces papeteries. A la mort de son père et de son frère, Paul Breton dirige l’entreprise avec son cousin Paul Bon et madame Vve Breton. Paul Breton est un personnage important pour la ville de Pont-de-Claix car il n’est autre que le premier maire de la commune. Il a joué un rôle majeur pour l’autonomie du petit bourg pontois obtenue en 1873. L’industrie est donc à l’origine de la fondation de la commune.

      Ce site a traversé 187 années d’Histoire de France et a lutté contre les différentes crises rencontrées jusqu’en 2008. Pendant la Première Guerre mondiale par exemple, un dispensaire de 60 lits a été aménagé dans les papeteries pour soigner les soldats blessés et du papier macule goudronné [ndlr : papier d’emballage renforcé] a été envoyé au front pour isoler les tranchées du froid. L’histoire forte de cette bâtisse est intimement liée à l’histoire des pontois. C’est toute une histoire de la papeterie française et d’un savoir-faire qui s’est terminée en 2008.

      Les papeteries aujourd’hui

      Actuellement, le site est en cours de démolition. Seuls des bâtiments datant du XIXe siècle, la Villa Sombardier et le château seront conservés. Afin de ne pas perdre une partie importante de l’Histoire, la ville de Pont-de-Claix a mis en place un comité de travail pour la mémoire des papeteries.

      Ce groupe de mémoire des papeteries est composé de différents services de la ville tels que les centres sociaux, l’urbanisme, la bibliothèque, la communication, la maison de l’Habitant, les archives et enfin la culture. Pour mener à bien ce projet de mémoire, nous sommes à la recherche de témoignages, de documents photos / vidéos, d’archives et d’objets qui sont en lien avec les papeteries et la vie sociale des papetiers et leurs familles.

      https://www.echosciences-grenoble.fr/articles/les-papeteries-de-pont-de-claix-un-patrimoine-meconnu

      #patrimoine_industriel

    • Et voilà le #projet_d'aménagement de la #métro...

      Projet d’aménagement des Papeteries de #Pont-de-Claix

      Une entrée stratégique : Le projet de réaménagement des « Papeteries » doit permettre de valoriser le positionnement stratégique du site en tant que porte d’entrée pour le sud de l’agglomération.

      Développer l’activité économique et la création d’emplois : Avec ce projet, les partenaires entendent conforter le positionnement de Pont-de-Claix comme un pôle économique majeur de la Métropole. Pour ce faire, le projet des « Papeteries » mêlera emplacement pour des entreprises et nouveaux logements dans un « projet mixte ».

      Penser à l’existant : Ces nouvelles constructions devront permettre une bonne transition avec les quartiers d’habitat voisins, la Métropole veillera à apporter un traitement architectural et paysager élevé.

      Préserver l’histoire : Les Papeteries de Pont-de-Claix sont une trace importante de l’histoire de notre territoire. La Métropole tachera de valoriser ce site historique et son patrimoine bâti.

      L’avenue des maquis de l’Oisans qui traverse le site, sera requalifiée afin de s’adapter aux nouveaux usages.


      https://participation.lametro.fr/project/projet-d-amenagement-des-papeteries-de-pont-de-claix/presentation/presentation-et-suivit

      #aménagement_du_territoire

  • « Le #classement_de_Shanghaï n’est pas fait pour mesurer la qualité des universités françaises »

    Pour le chercheur #Hugo_Harari-Kermadec, ce classement a surtout poussé la #France à faire des choix qui vont à l’encontre de « l’esprit de #service_public ».

    Le classement de Shanghaï des universités, dont la dernière édition est rendue publique jeudi 15 août, et les #politiques_d’excellence qui soutiennent cette #compétition entre établissements ont accentué la #polarisation de l’#enseignement_supérieur français, c’est-à-dire la logique de #distinction de quelques établissements au détriment des autres.

    Ces « champions » sont aussi ceux qui accueillent la population étudiante la plus favorisée socialement. C’est ce qu’explique Hugo Harari-Kermadec, maître de conférences en économie à l’Ecole normale supérieure (ENS) Paris-Saclay et spécialiste de l’enseignement supérieur. Il est l’auteur du livre Ce que Shanghaï a fait à l’université française, qui paraîtra en octobre aux éditions Le Bord de l’eau.

    Dans toutes les éditions du classement de Shanghaï, les établissements français sont plutôt mal classés. Est-ce le symptôme d’une mauvaise santé chronique des universités françaises ?

    C’est surtout le signe que ce classement n’est pas fait pour mesurer la qualité des universités françaises. Il a une importance considérable dans le débat public français, alors que ce n’est pas le cas aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, où les établissements universitaires sont pourtant très bien classés. Ni en Allemagne, où ils sont mal placés, pour des raisons similaires à la France. Des présidents de facultés allemandes refusent même de transmettre leurs informations au cabinet de conseil qui établit le classement.

    En France, le classement de Shanghaï a entraîné des #choix_politiques, comme des #regroupements_universitaires, parfois artificiels, mais pourtant sans grands effets sur la place des établissements dans ce palmarès.

    Les faibles #performances des facultés françaises dans le classement de Shanghaï ne sont pas, en soi, un signe de mauvaise santé. Ce qui ne veut pas dire qu’elles aillent bien. Elles manquent très sérieusement de moyens, surtout pour l’enseignement. Elles doivent en permanence s’adapter à un contexte réglementaire bouleversé depuis vingt ans, à une mise en concurrence pour obtenir des financements – pour la rénovation des campus ou pour les projets de recherche.
    L’excellence de la #recherche compte énormément dans ce classement. Comment peut-elle s’articuler, dans un contexte budgétaire contraint, avec la nécessité d’accueillir en licence un nombre croissant d’étudiants ?

    La politique du gouvernement est, sans l’assumer, de créer d’un côté des « #universités-licence » sans réelle recherche, et de l’autre, quelques très grandes universités de recherche, fusionnées avec des grandes écoles.

    Cette logique est manifeste au travers des projets #IDEX (#initiative_d’excellence), ces programmes de financement de pôles universitaires qui revendiquent une excellence visible depuis Shanghaï. Mettre en avant le classement de Shanghaï dans la communication gouvernementale permet de justifier les importants #financements attribués à certains établissements – près de 1 milliard d’euros pour l’université Paris-Saclay. En outre, cette politique dite d’excellence a relégué au second plan l’accueil des nouveaux étudiants nés avec le boom démographique du début des années 2000.

    Faire de la recherche et former le plus grand nombre, est-ce contradictoire ?

    Dans la mise en œuvre des politiques publiques « d’excellence » à laquelle nous assistons, oui. Cela ne devrait pas l’être, puisque le lien entre #enseignement et recherche est la caractéristique du système universitaire.

    Le #projet_Saclay a ainsi changé un nombre incalculable de fois pour arriver à un ensemble qui pourrait être classé par Shanghaï ; c’est-à-dire ressembler institutionnellement à une université anglo-saxonne. La nouvelle #université_Paris-Saclay, qui naîtra au 1er janvier 2020, sera un établissement avec des étudiants presque tous sélectionnés, focalisé sur le niveau master et le doctorat, et avec beaucoup plus de recherche et beaucoup moins d’enseignement que dans une université française traditionnelle.

    Quels sont les effets de cette course à l’excellence, et de cette compétition entre universités françaises ?

    Au sein du collectif de recherche Acides, avec Romain Avouac, nous avons montré que les universités françaises sont très polarisées suivant l’origine sociale des étudiants.

    A #Paris-Dauphine, on ne trouve pratiquement pas d’enfants des classes populaires. A l’inverse, certaines universités d’outre-mer ou des Hauts-de-France ont très peu d’enfants de cadres, alors qu’ils constituent 40 % de la population étudiante à l’université. Et, surprise, les universités à la population étudiante la plus aisée sont celles qui sont les mieux classées par Shanghaï, et qui reçoivent les financements IDEX.

    Les #financements des politiques publiques de « l’excellence » renforcent donc indirectement la #polarisation_sociale du #système_universitaire, en donnant plus de moyens pour l’éducation des étudiants favorisés. Finalement, adapter le système universitaire français au classement de Shanghaï, c’est lui faire adopter une logique de concurrence et de #rationalisation_économique, au détriment de l’esprit de service public et des missions académiques.

    Ces classements sont-ils regardés par les étudiants ?

    La sociologue Leïla Frouillou a montré en 2017 que les classements d’universités sont en réalité peu suivis par les étudiants. Même ceux de Dauphine, pourtant bien classée par Shanghaï, n’ont pas suivi le palmarès pour choisir leur établissement, comme l’ont montré dans leurs travaux les chercheurs Séverine Chauvel et Pierre Clément.

    Il en va autrement pour les étudiants en mobilité internationale, en particulier en provenance d’Asie. D’une part parce qu’ils ne connaissent pas les universités françaises, contrairement aux étudiants français qui suivent les conseils de leurs enseignants et de leurs parents, amis, familles. D’autre part, choisir une université bien classée est un argument de poids lorsqu’il s’agit d’obtenir un prêt étudiant pour financer le voyage, le coût de la vie et les frais d’inscription.

    https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/08/15/le-classement-de-shanghai-n-est-pas-fait-pour-mesurer-la-qualite-des-univers
    #université #qualité #science #ranking #excellence #classes_sociales

    • Tiens tiens... comme par hasard, l’#université_grenoble_alpes s’apprête à une nouvelle fusion (que nos dirigeants n’appellent pas fusion, mais quelque chose comme rapprochement, mais tant est...).

      Après avoir fusionné les 3 universités de Grenoble en 2016 :

      Fusion des trois universités grenobloises : Université Joseph Fourier (Grenoble 1), Université Pierre-Mendès-France (Grenoble 2), Université Stendhal (Grenoble 3). La nouvelle université se dénomme désormais Université Grenoble Alpes. Elle a pour ambition d’être encore plus visible à l’international et ainsi d’attirer les meilleurs étudiants, enseignants et enseignants-chercheurs.

      https://www.univ-grenoble-alpes.fr/l-universite/decouvrir-l-uga/decouvrir-l-universite-grenoble-alpes-367937.kjspl-histoire-de-l-uga/l-histoire-de-l-uga-1105.kjsp

      ... l’Université Grenoble Alpes s’apprête à créer en janvier 2020 une nouvelle entité : l’#Université_intégrée :

      Vers une université intégrée

      Initiée en 2013 avec la mise en place d’une signature unique pour les publications scientifique, renforcée en 2014 par la mise en oeuvre des pôles de recherche puis en 2016 par la création de l’Université Grenoble Alpes et l’obtention de l’IDEX, la dynamique « Univ. Grenoble Alpes » vise à créer un grand site universitaire de rang mondial. A l’horizon 2020, un nouvel établissement rassemblant l’Université Grenoble Alpes, la Communauté Université Grenoble Alpes, Grenoble INP, Sciences Po Grenoble et l’École Nationale supérieure d’architecture de Grenoble devrait ainsi voir le jour.

      L’organisation et la gouvernance de cette université au statut juridique particulier font actuellement l’objet d’une concertation. Les groupes de concertation sont constitués de représentants des élus dans les conseils et de représentants des établissements.

      https://www.univ-grenoble-alpes.fr/l-universite/notre-strategie-politique-et-nos-grands-projets/vers-une-universite-integree/vers-une-universite-integree-369926.kjsp

      Une nouvelle structure qu’en réalité personne ne veut (la fusion de 2016 a déjà coûté beaucoup d’énergie à tout le monde, et surtout au personnel technique et administratif), mais que le président de l’UGA mène au galop... l’enjeu ? Evidemment, pouvoir accéder aux financements IDEX...

  • Saudi Arabia’s Solar City Disaster | OilPrice.com
    https://oilprice.com/Energy/Energy-General/Saudi-Arabias-Solar-City-Disaster.html

    We’ve talked about the Saudi Crown Prince’s massive ego trip project before. It’s NEOM, and the first phase of the project, which cost $8 billion, is complete. The entire project has now been documented in a 2,300-page report detailed by the WSJ.

    The entire futuristic city-state project will cost the Crown Prince $500 billion as he seeks to turn this huge piece of desert into the best city in the world. That would mean extreme automation (think: flying taxis, robot maids, glow-in-the-dark beaches, cloud seeding for rain, hologram schools, an artificial moon), around-the-clock surveillance .... and anything else the Crown Prince thinks would attract the wealthiest of the wealthy.

    The entire city is meant to be powered entirely by solar and wind energy.

    With $492 billion to go, there is every reason to be skeptical.

    The NEOM solar project reflects an amount of electricity that is at least 10 times more than what Saudi Arabia needs. And it’s not likely to attract foreign investment because there are no quantifiable investment criteria. Their only real chance is attracting Chinese money because it would be akin to buying diplomacy, which does not hinge on normal investment criteria.

    Further, such a large-scale solar project in the desert will face major challenges beyond the financial. On a technical level, the desert sand built up will be extreme and require manual cleaning of panels, while sophisticated electronics will face continual breakdown in this climate.

    Recently, the Saudi sovereign wealth fund benefitted from the sale of shares of Sabic to Aramco (a forced sale that made no sense for Aramco). That money will be plowed into NEOM and represents around $70 billion.

    That, then, brings the necessary investment to $78 billion, in the best-case scenario, leaving MBS about $420 billion shy of his desert city audacity.

    #arabie_saoudite #projets

  • Le cahier de doléances des salariés de Qwant
    https://www.nextinpact.com/news/108123-le-cahier-doleances-salaries-qwant.htm

    En mai dernier, une quarantaine d’employés de Qwant ont lancé un « immense signal d’alerte », au motif qu’elle aurait « besoin d‘envoyer des signes forts et positifs à ses employés ». Ce mémo, que nous nous étions procuré, a été révélé dans le Canard Enchaîné. Nous en avons vérifié les faits, complexes. « Bonsoir chère direction ». Début juin, les dirigeants de Qwant reçoivent un email, courtois mais faisant état de nombreux problèmes. Il répertorie en effet les « retours individuels » émanant d’une quarantaine de (...)

    #Qwant #travail

    • L’article du Canard Enchainé de cette semaine est beaucoup plus complet, et détaille la violence continuelle de la direction envers ses informaticiens.

      Le Canard enchaîné passe par le menu les difficultés des employés de la firme.

      Selon un rapport demandé par son fondateur auprès d’un tiers des 150 salariés, la situation n’est guère mirobolante. Et le volatile à plumes qui se l’est procuré d’en citer des extraits : « Les maîtres mots de ces retours (auprès des employés, ndlr) sont :
      manque de confiance,
      de reconnaissance,
      de communication,
      de fierté,
      précipitation et éparpillement au détriment de la qualité ».

      Les récriminations d’une partie la masse laborieuse de Qwant sont multiples et variées :
      « pas de hausse de salaire »,
      « aucune valorisation du travail effectué »,
      « une gestion administrative aléatoire »,
      « le manque de personnel »,
      « le stress des équipes »,
      « licences (logicielles) non payées, matériel insuffisant et obsolète ».

      Certains mécontents dénoncent même un développement « trop commercial », davantage au service des partenaires du moteur de recherche qu’à celui des utilisateurs".

      N’en jetez plus la cour est pleine.

Joint par le Canard, la direction assure « On a regardé les doléances des salariés, on a répondu dans les 72 heures ! Déjà il a eu des augmentations, et les conditions de travail sont redevenues normales ». Et de terminer « Chez Qwant, tout va bien ».

Y a qu’à croire !

      http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2019/08/malaise-chez-qwant-selon-le-canard-enchaine.html

    • Les griefs des informaticiens de #qwant se retrouvent dans la plupart des services informatiques qui font appels aux fameux #consultants en informatiques.

      La hiérarchie de ces services se réfugie dans la violence, les tableaux excel, les PROJETS, les power point, les réunions qui ne servent à rien.

      Le comble est que les directions informatiques, quand tout est déglingué, se croient obligés de demander l’avis de ceux qu’ils agressent.

      L’incompétence #enMarche est au plus haut niveau, ce n’est pas parce que les grands chefs appartiennent à l’oligarchie qu’ils savent faire quoi que ce soit à part détruire.

      #Qwant #management #incompétence #consultant #violence #projet

  • Projet Hameau Bleu, près de Angers - Tours
    https://www.passerelleco.info/article.php?id_article=2261

    Le projet Nous sommes un groupe d’ami.es qui souhaitons nous installer loin des grands centres urbains pour partager une vie dans un habitat collectif rural. Nous cherchons un terrain habitable qui nous permette de nous installer, et également de développer des activités créatrices de lien social et/ou bienfaitrices pour l’environnement. Nous souhaitons nous intégrer à un territoire pour participer à son dynamisme et à son autonomie. Nos ambitions pour le Hameau Bleu s’articulent et convergent (...) #Projets_d'écohameaux,_d’habitats_participatifs,_d’écovillages

    https://www.passerelleco.info/IMG/pdf/projet_hameau_bleu_charte.pdf
    https://www.passerelleco.info/IMG/pdf/projet_hameau_bleu_charte-2.pdf

  • En Grèce, dans une usine autogérée, le travail devient un « lieu de solidarité et de liberté »
    PAR ANDREA FUORI, RAPHAËL GOUMENT // 8 JUILLET 2019 // Bastamag

    Au mur du petit bureau, Dimitris pointe une photo jaunie d’Alexis Tsipras, premier ministre depuis 2015, et qui vient d’être battu aux élections législatives du 7 juillet. Le patron de Syriza avait visité l’usine lors de sa campagne électorale en 2014. « Il nous a promis de légaliser notre statut. Il nous a assuré qu’on était des travailleurs modèles, sur qui ils s’appuieraient pour leur projet économique. Cinq ans plus tard, rien n’a changé. »

    Après huit ans de lutte, les ouvriers de Vio Me sont toujours dans l’illégalité. En 2014, ils ont créé une société coopérative qui s’est dotée d’un compte en banque. Mais elle n’est ni propriétaire ni locataire des actifs. « Sur le papier, on est toujours considérés comme les employés d’une entreprise en faillite. Depuis six ans, notre travail n’est pas reconnu », peste Makis.

    « On voudrait exporter vers l’Amérique Latine, mais c’est impossible sans cadre légal. L’absence de statut freine notre développement. »

    #Zanon #savons #lessives #écologie#BTP #crise #huile_d_olive #organisation_collective #espace_social #distribution_militante #réseau #solidarité #assemblées #centres_sociaux #coopératives #faillite #illégalité #société_coopérative #statut #projet_économique #Syriza #Tsipras #production #autogestion #coopératives_ouvrières #structures_autogérées #Grèce #mouvement_des_places #réappropriation_industrielle #Vio Me #usine #lutte

    https://www.bastamag.net/Grece-Vio-Me-cooperative-usine-autogeree-savons-ecologiques-legislatives-T

  • Lille : Quelle est donc cette ville candidate au Green Capital Award ? jeudi 20 juin 2019 - elnorpadcado
    https://www.elnorpadcado.fr/Quelle-est-donc-cette-ville-candidate-au-Green-Capital-Award

    Nous avons lu pour vous le rapport des « experts européens » qui expliquent comment ils ont retenu trois villes, dont Lille, pour la finale du Prix Capitale Verte Européenne.

    Nous souhaitons partager avec vous ci-dessous, les termes employés pour décrire si objectivement cette ville que vous êtes sensés connaître. Ces phrases sont toutes extraites du rapport établi par le Jury et téléchargeable icihttp://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/wp-content/uploads/2019/Website_EGCA%202021%20Synopsis%20Technical%20Assessment%20Report.pdf .

    Reconnaissez-vous cette ville, décrite depuis Bruxelles par ces « experts » ?

    Cette ville pastorale ayant « développé d’intéressantes politiques agricoles (…) dont un bon exemple témoignant du succès de cette politique est le retour au pastoralisme dans la ville ».

    Cette ville qui a « développé sa forêt urbaine  » par son « approche innovante » basée sur le principe « deux arbres replantés pour un arbre abattu ».

    Cette ville championne du vélo avec « 118 km de nouvelles pistes cyclables ».

    Cette ville hyper nature , puisqu’elle a planifié de nombreuses « actions pour développer son réseau vert ce qui montre ses aspirations élevées » en la matière, notamment une « planification de développement local pour les espaces verts et les zones végétales »

    Cette ville de grande randonnée à partir de laquelle vous avez directement accès aux « grands espaces naturels intégrant l’eurométropole française et belge, avec plus de 5000 km de chemins le long des berges. »

    Cette ville qui a « évolué de la densification urbaine vers le paysagisme formel » avec « une renaturation et une naturalisation », qui « excelle dans le pilotage à long terme de sa nature » et où « la vie sauvage a un futur positif ».

    Cette ville qui « a priorisé la création d’un environnement urbain sain pour ses citoyens », cette ville si saine à l’air si pur, puisque « les données montrent de bonnes valeurs sur la qualité de l’air » ce qui témoigne que « l’air y est sain » ; cette ville où, « finalement, l’utilisation de concepts reliés à la santé pour répondre à la qualité de l’air est très intéressant puisque cela suggère que la ville est dans sa dernière phase de management ».

    Cette ville championne de la démocratie puisqu’elle a « d’excellents dispositifs de participation citoyenne  », et même les dispositifs « les plus sophistiqués », gage de « bonne pratique », même si, c’est vrai « le dossier manque malheureusement un peu de données concrètes » sur ce point.

    Vous ne la reconnaissez toujours pas ? C’est pourtant la ville pour laquelle la décision préfectorale du 9 avril 201911 de mise en « alerte sécheresse » du fait de l’assèchement de la nappe phréatique est probablement inutilement alarmiste puisque nos « experts » la classent première dans la gestion de l’eau, la quantité et la qualité de l’eau.

    Allez, on vous donne un indice : c’est la ville où la braderie est un « projet innovant  » en matière de « croissance verte et d’éco-innovation ». Ça y est, vous y êtes ? Cette éblouissante démonstration de l’éco-compatibilité de la Ville de Lille avec la vision européenne du « développement urbain durable » et de la « croissance verte » nous a été offerte par : le jury du « European Green Capital ».

    Dans le rôle du candidat : la Ville de Lille.
Dans le rôle du rédacteur de son propre dossier : la Ville de Lille.
Dans le rôle du jury : douze spécialistes, qui n’ont lu chacun qu’un douzième du dossier et visiblement ne connaissent pas la ville.
Dans le rôle des contre-experts ou des contradicteurs : personne.
Dans le rôle de la validation scientifique : personne.

    Fédération Nord Nature Environnement, Associations ASPI, PARC, les Sapros, Entrelianes, les Pieds sur terre, les Amis de la Terre Nord, ATTAC, les Planteurs volontaires, collectif Fête la friche, le 20 juin 2018.

    Source : https://www.elnorpadcado.fr/Quelle-est-donc-cette-ville-candidate-au-Green-Capital-Award
    #Lille #capitalisme_vert #béton #betonisation #hypocrisie #PS #eurométropole #mel #participation #démocratie #braderie #ville #durable #capitale_verte #green_capital #European #ue #union_européenne #projet

  • Deepfakes have got Congress panicking. This is what it needs to do. - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/s/613676/deepfakes-ai-congress-politics-election-facebook-social

    In response, the House of Representatives will hold its first dedicated hearing tomorrow on deepfakes, the class of synthetic media generated by AI. In parallel, Representative Yvette Clarke will introduce a bill on the same subject. A new research report released by a nonprofit this week also highlights a strategy for coping when deepfakes and other doctored media proliferate.

    The deepfake bill
    The draft bill, a product of several months of discussion with computer scientists, disinformation experts, and human rights advocates, will include three provisions. The first would require companies and researchers who create tools that can be used to make deepfakes to automatically add watermarks to forged creations.

    The second would require social-media companies to build better manipulation detection directly into their platforms. Finally, the third provision would create sanctions, like fines or even jail time, to punish offenders for creating malicious deepfakes that harm individuals or threaten national security. In particular, it would attempt to introduce a new mechanism for legal recourse if people’s reputations are damaged by synthetic media.

    “This issue doesn’t just affect politicians,” says Mutale Nkonde, a fellow at the Data & Society Research Institute and an advisor on the bill. “Deepfake videos are much more likely to be deployed against women, minorities, people from the LGBT community, poor people. And those people aren’t going to have the resources to fight back against reputational risks.”

    But the technology has advanced at a rapid pace, and the amount of data required to fake a video has dropped dramatically. Two weeks ago, Samsung demonstrated that it was possible to create an entire video out of a single photo; this week university and industry researchers demoed a new tool that allows users to edit someone’s words by typing what they want the subject to say.

    It’s thus only a matter of time before deepfakes proliferate, says Sam Gregory, the program director of Witness. “Many of the ways that people would consider using deepfakes—to attack journalists, to imply corruption by politicians, to manipulate evidence—are clearly evolutions of existing problems, so we should expect people to try on the latest ways to do those effectively,” he says.

    The report outlines a strategy for how to prepare for such an impending future. Many of the recommendations and much of the supporting evidence also aligns with the proposals that will appear in the House bill.

    The report found that current investments by researchers and tech companies into deepfake generation far outweigh those into deepfake detection. Adobe, for example, has produced many tools to make media alterations easier, including a recent feature for removing objects in videos; it has not, however, provided a foil to them.

    The result is a mismatch between the real-world nature of media manipulation and the tools available to fight it. “If you’re creating a tool for synthesis or forgery that is seamless to the human eye or the human ear, you should be creating tools that are specifically designed to detect that forgery,” says Gregory. The question is how to get toolmakers to redress that imbalance.

    #Deepfake #Fake_news #Synthetic_media #Médias_de_synthèse #Projet_loi

  • La France en marche EP38 - Européennes 2019 et la victoire joyeuse de l’ordo-libéralisme #zapping
    Le fachisme est devenu fashion !

    https://www.youtube.com/watch?v=WoI8UGrFhHk

    L’évenement de ces élections européennes 2019, ce n’est bien entendu pas la victoire du Rassemblement National qui ne doit pas inquiéter les bons français en marche, mais bien entendu, le naufrage de la France Insoumise et le score hilarant de la liste « Gilets Jaunes ». Notre executif saura très bien se satisfaire de ce resultat et compte bien garder le cap dans la Marche de la France conduite par notre clairvoyant président, guide éclairé du bon peuple ! Gloire à la main invisible !

    Une production Studio Crapulax, le LIEN : https://www.youtube.com/channel/UC3Mj5hKC0Nbqv3YXHLKxdyw

    #enMarche #lol #lfi #eelv #giletsJaunes #upr #uber #ue #union_européenne #rn leur #projet

  • La #banlieue, un projet social. Ambitions d’une #politique_urbaine, 1945-1975

    La France, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, connaît une crise du #logement sans précédent, dont l’appel de l’#abbé_Pierre en 1954 marque le paroxysme. Une action forte s’avère indispensable. C’est dans ce contexte que l’État français a entrepris, dès 1945, l’une des plus formidables expériences sociales et architecturales du XXe siècle : transformer un pays essentiellement rural en une nation urbaine résolument moderne – cela en bâtissant massivement, en #périphérie des villes historiques. Si ces environnements suburbains d’après-guerre, hérissés de #tours, de #barres et de #mégastructures, sont souvent perçus comme le résultat anarchique d’un désintérêt politique, #Kenny_Cupers démontre que leur construction a, au contraire, été guidée par de ferventes #ambitions et #aspirations, notamment au sein de l’Administration. Synthèse très documentée d’une vaste révolution urbaine, des #bidonvilles de l’après-guerre jusqu’aux #villes_nouvelles, ce livre relate et analyse trois décennies d’#expérimentations au cœur desquelles était placé l’#habitat, nouvel enjeu du #modernisme, et établit une véritable généalogie de la banlieue française. Cette histoire détaillée des #projets_urbains de grande envergure menés par la France d’alors – et qui se sont révélés être une #spécificité_nationale – met au jour toute la complexité théorique, sociologique, administrative, etc., qui sous-tend la réalisation de ce « #projet_social ». Cet ouvrage, servi par une iconographie riche et évocatrice, s’appuie en outre sur de précieuses archives de première main.


    https://www.editionsparentheses.com/La-banlieue-un-projet-social
    #urban_matter #livre #histoire #France #géographie_urbaine

    • « l’État français a entrepris, dès 1945, l’une des plus formidables expériences sociales et architecturales du XXe siècle : transformer un pays essentiellement rural en une nation urbaine résolument moderne »



      La France avait comme principal problème un manque de main d’oeuvre pour une industrie en manque de modernisation.
      Un baisse de la natalité, depuis plus d’un siècle, avec aggravation lors de la guerre précédente.

      Par ailleurs, 20 % des logements avaient été détruits par les bombardements.
      A Paris, 10 % de la population vivait à l’hôtel, en meublés.

      Cette modernisation de l’habitat avait aussi été une demande du CNR, comme celui du plein emploi.
      Ce plein emploi a donné ce qui est communément appelé les 30 glorieuses.

  • #Projet européen #coLAB : les réfugiés partagent leurs savoirs à l’université

    Alors que la crise des réfugiés occupe régulièrement les premières pages des journaux et des magazines d’actualité depuis quelques années, un rapport du Conseil de l’Europe décrit des réactions d’hostilité et de méfiance vis-à-vis des réfugiés et des migrants, parfois plus prononcées dans certains pays européens (Georgiou et Zaborowski, 2017).

    Pour de nombreux citoyens, les réfugiés sont des individus dans le besoin. Et bien entendu, dans une certaine limite, ils le sont, mais leur identité est loin de se réduire à cette situation. Ils ont également des compétences et une expertise qu’ils peuvent partager avec la société d’accueil.

    C’est dans ce contexte qu’avec trois autres établissements d’enseignement supérieur – l’Institut des Hautes Études des Communications Sociales à Bruxelles (#Belgique), le London College of Communication à Londres (#Royaume-Uni) et la Libera Università Maria Ss. Assunta à Rome (#Italie) – l’Université Clermont Auvergne a réfléchi à une manière originale de contribuer à l’intégration des réfugiés dans la société.

    https://theconversation.com/projet-europeen-colab-les-refugies-partagent-leurs-savoirs-a-lunive
    #solidarité #asile #migrations #réfugiés #université

    Ajouté ici :
    https://seenthis.net/messages/746030

  • Urban Warfare Project - Modern War Institute
    https://mwi.usma.edu/urban-warfare-project

    In the future, I can say with very high degrees of confidence, the American Army is probably going to be fighting in urban areas. We need to man, organize, train and equip the force for operations in urban areas, highly dense urban areas, and that’s a different construct. We’re not organized like that right now.

    – Gen. Mark A. Milley, Chief of Staff of the Army

    #projets #guerres #etats-unis

  • Près d’#Arles, un #projet_autoroutier menace la dernière #steppe d’Europe
    https://reporterre.net/Pres-d-Arles-un-projet-autoroutier-menace-la-derniere-steppe-d-Europe

    Si l’on a bien en tête l’image d’Arles comme cité antique classée au patrimoine mondial de l’Unesco, on sait moins qu’elle étouffe sous les gaz des véhicules qui la traversent chaque jour via la nationale 113. La 2x2 voies qui relie Saint-Martin-de-Crau à Arles, dans les Bouches-du-Rhône, est l’unique tronçon non autoroutier le long de la Méditerranée française. Et donc s’ajoute à la circulation locale un #trafic_international de #camions reliant l’Italie, l’Espagne et le premier port français de marchandises, celui de Marseille-Fos. En 2010, le trafic avait été évalué par les services de l’État à près de 63.000 véhicules par jour. On serait désormais aux alentours des 80.000 véhicules par jour alors qu’Arles compte un peu plus de 50.000 habitants. « Cela crée une nuisance sonore, des #embouteillages, de la #pollution, et c’est dangereux, poursuit Robert Rocchi. Il y a dix jours un camion citerne a heurté un autre camion à moins de 100 mètres des habitations. Il faut sortir ces véhicules de la ville ! »

    Depuis 25 ans, la solution promise par l’État est –- excusez du jeu de mots –- une arlésienne : un contournement autoroutier annoncé en 1995, 2004, 2010… À chaque fois, le projet a été lancé puis oublié dans les tiroirs de l’administration. Mais il vient de franchir un nouveau pas décisif. La député LREM de la circonscription, Monica Michel, a obtenu son inscription dans le projet de #loi_d’orientation_des_mobilités, qui sera discuté par les sénateurs à partir du 19 mars. Une enquête publique aurait lieu en 2021, les travaux commenceraient en 2023. Les associations de riverains poussent un ouf de soulagement. Mais les écologistes, eux, s’alarment.

    #mobilité #aménagement_du_territoire

  • #MDR Macron veut appliquer à l’Europe les mesures qu’il a prises pour la France Olivier Maurice - 9 Mars 2019 - Conterpoints
    https://www.contrepoints.org/2019/03/09/338920-macron-veut-appliquer-a-leurope-les-mesures-quil-a-prises-pour-

    La tribune publiée par Emmanuel Macron et intitulée « Pour une renaissance Européenne » a été froidement accueillie par nos voisins, en particulier par les Allemands qui ont mis un certain temps avant de réagir poliment. Il faut dire qu’elle illustre parfaitement deux particularités bien françaises : celle de faire la leçon et celle de considérer détenir la vérité universelle. En dehors de la forme irritante à laquelle nos partenaires européens ont dû finir par s’habituer, c’est surtout le fond qui a irrité nos voisins et partenaires. . . . . . .

    #emmanuel_macron #ue #union_européenne #efficacité #professionnalisme #projet

  • In limine

    #In_Limine est un projet ASGI (Association Etudes Juridiques sur l’Immigration) qui affronte les questions et les thématiques relatives aux politiques de gestion des #frontières, de l’accès à la #procédure_d’asile et la stratégie #Hotspot, dans le but de définir et de structurer – à travers de la recherche et la pratique sur le terrain et l’assistance juridique stratégique – les stratégies de dénonce et de contraste des pratiques dommageables aux libertés et aux droits des citoyens étrangers arrivant en #Italie.

    À partir de Janvier 2019, grâce au soutien de Open Society Foundation, le #projet serait actif avec un groupe d’opérateurs légaux et médiateurs interculturels qui seront présents en Sicile, principalement dans les localités de #Pozzallo, #Trapani, #Caltanissetta e #Lampedusa, pour promouvoir les activités suivantes :
    • La collecte et le monitoring d’informations à travers la relation avec les citoyens étrangers et avec les acteurs publics et privés qui travaillent dans le contexte de frontières ;
    • La présentation de causes stratégiques pour protéger les citoyens étrangers et contester la légitimité des nouvelles règles introduites par le décret-loi 113/2018 converti en L.132 / 2018 devant le tribunal civil, la Cour européenne des droits de l’homme, la Cour de justice de l’Union européenne et à la Cour constitutionnelle ;
    • La collaboration avec d’autres entités concernées par ces questions et avec les avocats spécialisés en droit de l’immigration actifs dans la région, afin de créer et/ou soutenir des réseaux et des groupes d’avocats capables d’intervenir rapidement et efficacement pour combattre les violations des droits des citoyens étrangers ;
    • La promotion des actions de protection et d’assistance juridique afin de mieux protéger les droits et de contraster les conséquences concrètes des politiques publiques sur la qualité des droits.

    Le projet vise également à montrer, par une lecture systématique des règles et de leur relation dynamique avec la société, la véritable nature des politiques de #gestion_des_frontières.

    L’équipe travaillera avec l’aide d’un comité d’experts composé d’une vingtaine d’avocats spécialisés et d’un groupe d’avocats (environ 25 personnes) pouvant intervenir à la demande de l’équipe sur place, afin de protéger les citoyens étrangers en intervenant activement sur les violations constatées.

    La loi n ° 132/2018, qui convertit le décret-loi n ° 113/2018 (soi-disant « décret immigration et sécurité »), a introduit de nombreuses innovations alarmantes. Dans ce scénario et dans cette phase historique, afin de mettre en place une réponse adéquate, il est indispensable de structurer ce projet sous forme d’action progressive et ouverte à la participation d’autres organisations et sujets de la société civile. Pour ceci, le projet In Limine vise à faciliter la création de réseaux et de formes de coopérations qui, en connexion et relations scientifiques et opérationnelles étroites, peuvent conduire à la multiplication d’expériences similaires sur le territoire frontalier, pour une action de contraste plus étendue et constante des politiques de criminalisation des ressortissants étrangers entrant sur le territoire italien.

    Le projet In Limine a connu une phase pilote d’expérimentation de méthodes et de pratiques pour lutter contre les violations des droits des citoyens étrangers sur l’île de Lampedusa entre Mars et Septembre 2018, grâce à la coopération entre ASGI, ActionAid, CILD et IndieWatch.

    Pour plus d’informations, voir les documents produits au cours du projet pilote.

    https://www.asgi.it/wp-content/uploads/2018/07/Khlaifia_-hotspot-Lampedusa_Progetto-In-limine_ITA-giugno-2018.pdf
    https://cild.eu/wp-content/uploads/2018/07/Documento-SOP_versione-finale.pdf
    https://www.asgi.it/wp-content/uploads/2018/04/2018410_Dossier-Lampedusa-per-sito.pdf
    https://www.radioradicale.it/scheda/557123/limpatto-del-decreto-1132018-cd-immigrazione-sicurezza-sul-funzionamen

    Contacts :
    inlimine@asgi.it
    https://inlimine.asgi.it
    inlimineasgi@pec.it

    https://www.facebook.com/progettoinlimine
    #décret_sécurité #decreto_Salvini #decreto_sicurezza #monitoring #monitorage #observatoire

  • La #science pour le plus grand nombre, pas pour l’argent

    Partout dans le monde, l’Enseignement Supérieur et la Recherche sont actuellement soumis à la doctrine de choc du néolibéralisme, où la #connaissance est perçue comme un simple moyen d’améliorer la #compétitivité de l’économie, comme une source possible de bénéfices et comme un outil de contrôle pour les gouvernements. Ce programme néolibéral pour la science est mis en œuvre par un nouveau mode de gestion publique dans lequel les étudiants, les enseignants et les chercheurs doivent devenir des entrepreneurs de leur capital cognitif et de leur réputation. Loin des idéaux coopératifs de la science et de l’enseignement, les universités et les institutions de recherche sont gérées comme des entreprises, en concurrence les unes avec les autres pour attirer les « meilleurs » étudiants et chercheurs. Les groupes de recherche et les collectifs de travail sont presque systématiquement écrasés. Les gestionnaires scientifiques sont censés chercher des #fonds et des #subventions pour employer une masse toujours plus grande de personnel précaire, dont les bas salaires contrastent avec les revenus de plus en plus élevés d’une nouvelle élite de gestion incarnée par les présidents et les vice-présidents d’université. La souffrance au travail affecte la plupart de ces nouveaux #prolétaires_intellectuels. D’un autre côté, la folie de l’#évaluation, la pression pour « #publier_ou_périr » et la #privatisation de l’#édition_scientifique conduisent à un nombre croissant de publications, ce qui menace à la fois la qualité de la #recherche et la transmission ouverte du savoir. Cette guerre matérielle dans laquelle l’#austérité va de pair avec la privatisation s’accompagne d’une guerre idéologique orwellienne où les mots, écrits dans un langage pauvre et mensonger, perdent leur sens. Le désir de reconnaissance de chacun conduisant à la servitude de tous, les valeurs de #compétition et d’#utilitarisme gagnent du terrain dans nos communautés scientifiques, où les individus sont de plus en plus isolés et craignent d’être exclus du jeu.

    Heureusement, des #résistances sont apparues, tant dans les pays où l’application de ces politiques était la plus développée (Grande-Bretagne ou Chili) que dans les pays où elles sont encore moins avancées (France, Allemagne ou Canada, notamment la région du Québec). Partout, les #mobilisations proposent des #alternatives à ces politiques néolibérales, très proches les unes des autres tant en termes de valeurs que de mesures concrètes. Plus important encore, nous sommes tous d’avis que le savoir fait partie du patrimoine commun de l’humanité et que sa valeur dépend de son #partage avec le plus grand nombre. Les autres composantes de l’alternative à la science néolibérale découlent de ce principe.

    Premièrement, l’université doit être libre. Mais la lutte pour l’abolition effective des #frais_d'inscription exige aussi que l’on reconnaisse aux étudiants le droit à une allocation financière substantielle qui garantirait leur autonomie en leur donnant les moyens de faire face à la nourriture, au logement et d’avoir du temps pour étudier.

    Deuxièmement, les universitaires et les chercheurs doivent non seulement avoir des salaires et des retraites décents, mais aussi se voir accorder des postes à part entière avec de solides garanties d’#indépendance. C’est une condition nécessaire si nous voulons éviter les #conflits_d'intérêts entre l’éducation, la science et les pouvoirs de l’argent et de la politique.

    Ils doivent également bénéficier de crédits à long terme, sans passer une grande partie de leur temps à demander un nombre croissant de subventions et de #projets par le biais de procédures bureaucratiques épouvantables ou à justifier constamment l’utilisation scientifique des fonds qui leur sont alloués. Ce n’est qu’à ce prix qu’ils pourront revendiquer leur droit au temps, sans lequel aucun progrès intellectuel réel, aucune science libre et aucune éducation libre, solide et cohérente n’est possible.

    Enfin, la #démocratie doit être au cœur des universités et des institutions de recherche. Le débat critique avec les citoyens et la collégialité des décisions doivent remplacer la gestion de haut en bas venant de bureaucrates zélés et incompétents qui ne s’intéressent qu’à stimuler la concurrence et la soi-disant « excellence ».

    L’urgence sociale et écologique à laquelle le monde entier est actuellement confronté représente un intérêt général commun qui devrait nous pousser à nous unir si nous voulons relever tous ces défis. Un développement massif des connaissances scientifiques est aujourd’hui nécessaire pour assurer la #transition_écologique de nos sociétés et échapper à la catastrophe imminente. Les investissements publics représentant 3% du PIB des nations doivent être consacrés aux services publics de la recherche et de l’enseignement supérieur. Nous devons également riposter de manière organisée  : il est temps de construire une alternative mondiale dans laquelle les universitaires et les scientifiques, les étudiants et les citoyens défendent les trois piliers de l’enseignement supérieur et de la recherche  : l’indépendance de la production scientifique et intellectuelle, la libre critique et la gratuité de la #transmission_des_connaissances.

    Nous, signataires de cet appel, membres de la communauté académique et de la recherche ou du mouvement social dans son ensemble, nous venons du monde entier. Nous nous engageons ensemble à promouvoir les valeurs de la critique, de la collégialité et de la #coopération dans le domaine scientifique et universitaire. Nous défendons des universités et des institutions de recherche bien dotées et libres d’intérêts privés. Nous luttons contre les #conditions_de_travail précaires et nous promouvons un système alternatif de publication scientifique dans lequel la connaissance est libre et ouverte. Nous appelons à la constitution d’un réseau de #solidarité_internationale et au développement du #savoir_pour_tous.

    https://www.linternationaledessavoirspourtous.org/p/la-science-pour-le-plus-grand-nombre.html?lang=en
    #université #critique #résistance #néo-libéralisme #précarisation #publish_or_perish #tribune #pétition

    • Academic-Led Publishing Panel: Why Academic-Led and Why Now?

      This panel serves as an introduction to Academic-Led Publishing Day, focusing on the “what” and “why” behind the event. Panelists briefly share how they are involved in academic-led publishing and answer the questions: “Why do you believe more academic-led publishing initiatives are needed? And why is now the time for both scholarly institutions and individual scholars to get involved in academic publishing?” Moderated by Cheryl Ball, editor of Kairos, this roundtable included Rebecca Kennison, Open Access Network Co-Founder Virginia “Ginny” Steel, Norman and Armena Powell University Librarian, UCLA Library Brian Cody, Co-Founder and CEO of Scholastica Max Mosterd, Head of Operations and Analytics for Knowledge Unlatched Mike Taylor, open-access advocate and paleontologist with the University of Bristol Hugh Thomas, Editor-in-Chief for Algebraic Combinatorics

      https://www.youtube.com/watch?v=O4D6OVD4QoE&feature=youtu.be

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      Academic-Led Publishing Day

      Academic-Led Publishing Day is a global digital event to foster discussions about how members of the scholarly community can develop and support academic-led publishing initiatives. Academic-Led publishing refers to scholarly publishing initiatives wherein one or more academic organizations control decisions pertaining to copyright, distribution, and publishing infrastructure. The goal of Academic-Led Publishing Day is to create an open dialogue about academic-led publishing programs and funding models - both current and potential - and to raise awareness about the roles and capabilities of different stakeholders in this space. The day will consist of virtual and in-person events, social media discussions, and a collection of blog posts and relevant resources.

      https://academicledpublishingday.com
      #alternative

  • « Mettre fin à l’#impunité des agresseurs » avec #Isabelle_Attard

    Comment libérer la parole autour des #violences_sexistes et sexuelles ? Comment mettre un terme à l’impunité des agresseurs ? Isabelle Attard nous répond à l’occasion du salon « Des livres et l’alerte » qui se tenait à la Maison des métallos à Paris le 17 novembre 2018.


    https://radioparleur.net/2019/01/24/isabelle-attard-entretien
    #sexisme #violences_sexuelles

  • Contest models highlight inherent inefficiencies of scientific funding competitions

    Scientific research funding is allocated largely through a system of soliciting and #ranking competitive grant proposals. In these competitions, the proposals themselves are not the deliverables that the funder seeks, but instead are used by the funder to screen for the most promising research ideas. Consequently, some of the funding program’s impact on science is squandered because applying researchers must spend time writing proposals instead of doing science. To what extent does the community’s aggregate investment in proposal preparation negate the scientific impact of the funding program? Are there alternative mechanisms for awarding funds that advance science more efficiently? We use the economic theory of contests to analyze how efficiently grant proposal competitions advance science, and compare them with recently proposed, partially randomized alternatives such as lotteries. We find that the effort researchers waste in writing proposals may be comparable to the total scientific value of the research that the funding supports, especially when only a few proposals can be funded. Moreover, when professional pressures motivate investigators to seek funding for reasons that extend beyond the value of the proposed science (e.g., promotion, prestige), the entire program can actually hamper scientific progress when the number of awards is small. We suggest that lost efficiency may be restored either by partial lotteries for funding or by funding researchers based on past scientific success instead of proposals for future work.

    https://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.3000065#sec002
    #compétition #compétitivité #inefficacité #université #science #université_néolibérale #néolibéralisme #recherche_scientifique #financements #projets_de_recherche #classement #excellence #prestige

  • #Décès du président de l’association des ivoiriens de #Tunisie après une attaque au couteau lors d’un braquage

    Le président de l’#association_des_ivoiriens de Tunisie #Falikou_Coulibaly, a succombé, dans la soirée du dimanche de ses blessures, après un braquage qui a mal tourné du côté de Dar Fadhal, à la Soukra.

    Selon une source sécuritaire, citée par la radio Mosaïque FM, 6 personnes ont été arrêtées dont une personne qui aurait attaqué le jeune homme au couteau.

    La criminalité a largement augmenté en Tunisie depuis 2011.

    “Quelque 185.617 affaires criminelles, tous délits confondus ont été recensées au cours des dix premiers mois de l’année 2018, un chiffre qui pourrait atteindre le pic de 200 mille à la fin de l’année” avait affirmé en novembre dernier, le président de l’Institut Tunisien des Études Stratégiques (ITES), Néji Jalloul.

    L’Amiral, Kamel Akrout, premier conseiller à la Sécurité nationale auprès du président de la République, avait quant à lui révélé que 48% des prisonniers sont des jeunes, 58% d’entre eux ont entre 15 et 17 ans. 4% des élèves, au sein des collèges et des lycées, consomment de la drogue, et 5% parmi les étudiants.

    Pour lui, cela est dû à la situation qui règne sur le pays après le 14 janvier. “Il y a de la négligence, du laisser-aller, que ce soit de la part de la famille, qui les délaisse, ou de la société en perte de valeurs”, a-t-il signalé.

    “Il y a une justice punitive assez développée, à mon avis. Mais le plus important ce n’est pas la dissuasion, car cela est synonyme d’échec (...) Ce qu’il faut, c’est la prévention, c’est le plus important”, a-t-il affirmé, “Et la prévention n’est pas que de la responsabilité du gouvernement ou de l’État, mais de toute la société. Ce sont nos enfants, l’avenir du pays”.

    https://www.huffpostmaghreb.com/entry/deces-du-president-de-lassociation-des-ivoiriens-de-tunisie-apres-u
    ping @_kg_

    • Après la mort de Falikou Coulibaly, la communauté subsaharienne de Tunis entre stupeur et indignation (VIDÉO)

      Le président de l’association des ivoiriens de Tunisie Falikou Coulibaly a succombé à ses blessures après un braquage.

      Plusieurs dizaines d’africains subsahariens se sont réuni, lundi, devant l’hôpital Mongi Slim, à l’appel de l’Association des Étudiants et Stagiaires Africains en Tunisie, criant leur détresse face à la mort du président de l’association des ivoiriens de Tunisie, Falikou Coulibaly, à la suite d’une attaque au couteau pendant un braquage, survenu dimanche à la Soukra.

      _ AESAT
      URGENT URGENT :
      L’Association des Etudiants et Stagiaires Africains en Tunisie condamne avec la plus grande fermeté l’agression à l’arme blanche (des coups de couteau) de notre frère Falikou Coulibaly de nationalité Ivoirienne rendant ainsi l’âme à l’hôpital de Mongi Slim. Nous lançons un appel fort à l’endroit des autorités Tunisiennes sur le devoir de la protection des Etrangers.
      Ainsi un appel à mobilisation pour un rassemblement est prévu aujourd’hui à 9h devant l’hôpital Monji Slim.
      Toutes nos condoléances à la famille de la victime et à la communauté Ivoirienne en Tunisie.

      https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=2028583227177956&id=443648175671477_

      “Ici, on nous agresse, on nous tue sans savoir pourquoi” s’emporte une jeune femme. “On nous tue !” déplore pour sa part un jeune homme.

      – vidéo : https://www.facebook.com/ayebbechir.ayeb/videos/2219546101441724/?t=0

      – vidéo : https://twitter.com/medzepplin/status/1077146719392014336

      Contacté par le HuffPost Tunisie, un membre de l’AESAT, déplore cet énième acte de violence, ayant conduit cette fois-ci à la mort : “Cela devait arriver !! À force de nous faire attaquer, de nous faire injurier, de nous faire violenter, sans sanctions contre nos agresseurs, la mort était inévitable. Je ne dis pas que Falikou a été tué parce qu’il est noir, mais le fait est là, nous perdons un de nos frères les plus proches et les plus actifs au sein de la communauté”.

      Stupeur sur les réseaux sociaux

      Sur les réseaux sociaux, l’heure est à la stupeur après ce crime, entre condoléances, appels à la mobilisation et condamnations.

      Une marche spontanée, en mémoire de Falikou, vers l’ambassade ivoirienne en Tunisie se déroule actuellement.

      – vidéo : https://www.facebook.com/Union.Leaders.Africains/videos/2178537942411256/?t=0

      _ Union des leaders Africains
      L’ALDA exprime ses sincères condoléances à la famille du président de l’AIT qui a été assassiné suite à une agression à l’arme blanche (Braquage).
      Actuellement il y a une marche spontanée vers l’ambassade de Côte d’Ivoire en Tunisie.
      Nous sommes solidaires avec la communauté ivoirienne en Tunisie.

      https://www.facebook.com/Union.Leaders.Africains/posts/1138674886314256_

      _ Yamina Thabet
      Terriblement choquée par le meurtre de Coullibaly Fallikou , 33 ans , président de l’Association des Ivoiriens en Tunisie .... terriblement triste et choquée par une telle violence ! Ce qui était arrivé à Najmatar comme déchaînement raciste, n’écarte pas pour moi la piste du règlement de compte ..
      Paix à son âme et sincères condoléances à toute sa famille et à la communauté ivoirienne

      https://www.facebook.com/yamina.thabet/posts/10216616546873601_

      _ Jean Marie Kone
      TRISTE NOUVELLE :
      En effet, triste nouvelle : le jeune étudiant ivoirien Falikou COULIBALY résidant enTunisie ne fêtera pas le réveillon 2018 parmis les siens.
      L’ignominie de son assassinat le week-end en pleine capitale tunisienne marquera à jamais son symbolisme sacrificiel, la marche inexorable vers la réalisation effective de l’Etat de droit en Tunisie.
      Mais, du fond de ce malheur qui noue encore les tripes, méditons froidement sur l’avenir que cet événement nous propose.
      Face à ce drame confirmé et désormais archivé dans la mémoire collective de la communauté des africains subsahariens et en particulier des ivoiriens résidents en Tunisie , je voudrais présenter toutes mes sincères condoléances à toute la famille, amis, et compatriotes du jeune frère COULIBALY.
      Je souhaite que la lumière soit faite sur cette énième assassinat que je qualifie d’inacceptable, de barbarie et sauvage.
      Heureusement, que la Tunisie et la côte d’Ivoire
      entretiennent de bons rapports depuis très longtemps et que nous n,accepterons pas qu’une minorité d’individus ni foi ni lois viennent perturber cette cohésion qui existe entre nos deux "peuples amis et frères ".
      Chers amis et chers compatriotes, je vous invite à la retenue et la sérénité totale afin que les autorités tunisiennes et ivoiriennes mènent des enquêtes pour situer les responsabilités.
      Repose en paix frero Cool !
      Bon courage à toutes et à tous !
      Vive la fraternité et l’intégration africaine !
      #JMK_

      https://www.facebook.com/africa.i.ua/posts/1116490248518762_

      Rafik Shimi
      Une nouvelle journée ordinaire pour les tunisiens, mais un début de semaine triste et sanglant pour nos amis ivoiriens résidents en Tunisie.
      Hier soir, le jeune Falikou Coulibaly, étudiant ivoirien en Tunisie et président de l’AIT ( association des ivoiriens en Tunisie) a été sauvagement poignardé par des criminels tunisiens dans la région de Soukra à Tunis, et le pauvre a trouvé la MORT, succombant à ses blessures.
      Vous vous rappelez bien mon dernier appel il y a une semaine pour le secours des africains subsahariens résidents en Tunisie, mais personne ne s’y intéressait.
      Je présente mes condoléances et mes excuses au nom des tunisiens libres à toute la famille du défunt et À Bas le Racisme !

      https://www.facebook.com/rafikbi9a/posts/10156281715308740_

      _ Mabrouka Khedir
      A dieu mon ami , paix à ton âme ...
      Le président de l’association des ivoiriens en Tunisie AIT - Association des Ivoiriens en Tunisie FALIKOU COULIBALY poignardé au couteau dans un braquage à Tunis ...

      https://www.facebook.com/mabrouka.journaliste/posts/798810053800993_

      _ #OIM Tunisie
      [Condoléances] C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris la nouvelle du décès tragique de Falikou Coulibaly, survenu hier dans la nuit du Dimanche 23 Décembre 2018.
      Selon les sources sécuritaires, M. Coulibaly a perdu la vie en succombant à ses blessures suite à une agression à l’arme blanche dans le quartier de La Soukra, Gouvernorat de l’Ariana. Six suspects ont été arrêtés par les autorités locales. L’enquête suit son cours.
      Nous présentons nos sincères condoléances à la jeune épouse de M. Coulibaly et sa petite famille, à ses proches et à toute la communauté ivoirienne en Tunisie à qui nous assurons notre soutien et notre solidarité.
      Nous nous rappellerons avec gratitude de l’excellente coopération avec M. Coulibaly et de sa contribution décisive aux efforts visant à promouvoir les droits humains, l’intégration et la cohésion sociale et à célébrer le vivre-ensemble au sein de la communauté ivoirienne et migrante en Tunisie.
      Nous saluons finalement l’engagement continu de la Tunisie en matière de Droits Humains. Nous restons toutefois consternés par la mort prématurée du jeune Falikou Coulibaly et nous condamnons fermement toute forme de violence, quels qu’en soient la victime et l’auteur.

      https://www.facebook.com/iomtunis/posts/281702155880300_

      Le président de l’association des ivoiriens de Tunisie Falikou Coulibaly, a succombé, dans la soirée du dimanche à ses blessures, après un braquage qui a mal tourné du côté de Dar Fadhal, à la Soukra.

      Selon une source sécuritaire, citée par la radio Mosaïque FM, 6 personnes ont été arrêtées dont une personne qui aurait attaqué le jeune homme au couteau.

      https://www.huffpostmaghreb.com/entry/apres-la-mort-de-falikou-coulibaly-la-communaute-subsaharienne-de-t

      @deka : j’ai des vidéo témoignages en plus, partagés par les réseaux, fais signe si t’as besoin...

    • Racisme : « La Tunisie doit proclamer son africanité ! »

      Tribune. Mon pays, la Tunisie, se trouve au nord de l’Afrique, à la pointe septentrionale, si proche de l’Europe mais aussi étranger au continent auquel il appartient. Ce petit pays a réalisé d’extraordinaires avancées modernistes, comme l’abolition de l’esclavage en 1846 – une première dans le monde arabo-musulman –, avec une longueur d’avance sur les Etats-Unis et la France. Ou le code du statut personnel, qui octroie en 1956 aux Tunisiennes des droits et une liberté dont rêvent encore des millions de femmes dans le monde.

      Seule une frange de la population est restée dans l’ombre de ces avancées. Même après la « révolution » de 2011, les Tunisiens noirs peinent encore à trouver leur juste place dans la société. Les raisons sont multiples, mais la principale est la méconnaissance de l’Histoire. Dans la mémoire collective, le Noir est arrivé en #Afrique_du_Nord asservi, les chaînes aux pieds, chose que certains compatriotes nous crachent à la figure au moment où nous nous y attendons le moins. On sous-entend ceci : « Quoi que vous fassiez, n’oubliez surtout pas que vous êtes arrivés ici en tant qu’esclaves, que nous achetions pour quelques pièces. » Mais ont-ils pensé, ne serait-ce qu’une fois, que les Noirs pouvaient aussi être des enfants de la région ?
      Lire aussi A Tunis, le meurtre d’un Ivoirien cristallise la colère de la #communauté_subsaharienne

      Le grand tacticien Hannibal Barca était un guerrier noir. Pourtant, peu à peu, il est devenu méconnaissable, ses représentations prenant les couleurs et les traits d’un Nord-Africain. Fini les cheveux frisés et le nez aplati des pièces vues dans mon enfance au musée du Bardo. Tout se transforme, même l’Histoire ! Comment voulez-vous que les jeunes Tunisiens se sentent africains s’ils méconnaissent le passé du continent ? Combien d’entre eux connaissent Cheikh Anta Diop et ses œuvres capitales ? Ont-ils une idée de qui était Thomas Sankara, l’homme intègre, ou encore le président-poète Léopold Sedar Senghor, l’un des pères de la négritude, mouvement de résistance d’une Afrique qui s’éveille ?

      Crimes de haine

      Quand je leur parle de #racisme, mes compatriotes ont des réactions assez amusantes. Ils ou elles ont toujours un ou une ami(e) noir(e) avec qui ils mangent dans la même assiette. Mais seraient-ils prêts, pour autant, à l’épouser ? Le Tunisien a beaucoup de mal à reconnaître que le racisme existe dans son pays, comme partout ailleurs. Quand le racisme mène à l’#agression, les commentateurs ont vite fait de disqualifier cette motivation de l’#attaque. On parle de « déséquilibrés » qu’il ne faut surtout pas prendre au sérieux. Pourtant, ces dernières années, la liste des victimes de #crimes de haine s’est tristement allongée.

      Le 7 décembre 2016, à Tunis, une jeune Ivoirienne échappe in extremis à une tentative d’#égorgement. Dix-sept jours plus tard, à la veille de Noël, deux étudiantes congolaises sont poignardées en plein centre-ville à 11 heures du matin. Un jeune Congolais qui tente de les secourir est, lui, atteint au bras. Ces victimes ont survécu mais elles ont gardé de douloureuses séquelles physiques et psychologiques. Quant à l’agresseur, il avouera ne pas supporter de voir des Noirs parler une autre langue entre eux. Il ne sera pas inquiété par la justice car considéré comme malade.

      Quelque mois après ces attaques, un douanier tunisien noir, en vacances avec sa famille dans un hôtel à Mahdia (centre-est), est agressé par un serveur qui refuse de le servir à cause de la couleur de sa peau. Le douanier termine ses congés à l’hôpital.

      Le 23 décembre 2018, l’Ivoirien Falikou Coulibaly, 33 ans, père de deux enfants, est poignardé à mort à Tunis. Décidément, en Tunisie, les veilles de Noël ont un goût de larmes et de sang pour certaines communautés.

      Sortir du #silence

      Ce #meurtre s’est produit deux mois après l’adoption d’une loi pénalisant le racisme en Tunisie. C’était une première dans le #monde_arabe. Ce texte, que nous attendions avec impatience, a été voté par 125 députés. On notera l’absence, ce jour-là, d’environ 40 % des représentants du peuple… La Tunisie aime à dire qu’elle est africaine, mais dans les faits elle ne proclame ni son #africanité, ni son caractère #multiethnique. Une #multiculturalité qui n’est d’ailleurs pas inscrite dans la nouvelle Constitution post- « révolution ».

      Malgré tout, cette #loi permet aux victimes de racisme de sortir du silence et à la société tunisienne de s’extraire de son long déni. Mon constat est cependant amer : les lois – celle-ci ou celle à venir concernant les #migrants – sont écrites avec le sang de nos congénères, nos frères et sœurs, citoyens subsahariens. Une société change non pas grâce à ses réglementations pénalisantes mais par la volonté de tous d’adhérer à un #projet_commun, celui du « #vivre_ensemble ». La loi est un recours quand l’éducation échoue.

      Pour combattre la bête immonde, l’#Education_nationale doit lancer un travail en profondeur. Le racisme et la violence se manifestent dès le plus jeune âge, à l’école. Il est nécessaire de former les enseignants. Sur le volet de la représentation, une présence visuelle des Noirs dans les #médias, les publicités, les affiches, au cinéma, à la télévision me parait indispensable. Ceci afin que le Tunisien noir ne soit plus cette tache de naissance que l’on porte honteusement sur le visage et qu’on veut oublier ou faire disparaître, mais un joli grain de beauté.

      #Saadia_Mosbah est présidente de l’Association M’nemty (« mon rêve »), qui lutte contre les discriminations raciales en Tunisie.

      https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/12/29/racisme-la-tunisie-doit-proclamer-son-africanite_5403434_3212.html