• Coronavirus : le gouvernement a péché par excès de prévoyance - Télévision - Télérama.fr
    https://www.telerama.fr/television/coronavirus-le-gouvernement-a-peche-par-exces-de-prevoyance,n6620051.php

    Sur CNews, Sibeth Ndiaye explique que les autorités ont trop bien anticipé l’épidémie. Sur LCI, la porte-parole du gouvernement et Olivier Véran déploient les mêmes éléments de langage pour justifier l’obligation de travailler et l’inutilité de porter des masques.

    Autre mesure anticipée : « Le Premier ministre, dès le 26 janvier, a réuni les ministres impliqués dans cette crise. » Afin de les prévenir que l’article 49-3 serait mobilisé pour adopter la réforme des retraites, celle qui ampute les pensions de ces feignants de fonctionnaires hospitaliers. Une mesure d’urgence absolument visionnaire.

    « Avoir un masque et le toucher toute la journée, c’est même dangereux, ça peut être un vecteur de contamination. » Ça se confirme : l’épidémie de Covid-19 s’est répandue en France à cause du port de masques.

    Cette fois, Virginie Le Guay peut proférer sans crainte d’être contredite : « Avoir un masque peut être totalement illusoire. On l’enlève, on le remet et en fait ce masque est infecté. » Les experts sont unanimes : les Français sont vraiment trop cons pour qu’on leur enseigne à se servir d’un masque. En revanche, ils sont capables de comprendre qu’il faut rester chez soi en allant travailler.

    #propagande #coronavirus

  • Libre arbitre et #publicité : généalogie d’un double discours – Résistance à l’Agression Publicitaire
    https://antipub.org/libre-arbitre-et-publicite-genealogie-dun-double-discours

    Quoi qu’il en soit, cette expérience montre que nos décisions conscientes sont en grande partie déterminées par des processus inconscients, et que ceux-ci peuvent être observés par l’imagerie cérébrale. Ces découvertes ont elles aussi été récupérées par la publicité, notamment par le « neuromarketing ». Les neuromarketers critiquent les méthodes par questionnaire inspirées de la #sociologie, leur reprochant d’être peu fiables car ils reposent sur des déclarations conscientes. Selon eux, il faut utiliser l’imagerie cérébrale pour observer les processus non conscients qui déterminent la décision d’achat. Ainsi, les dernières techniques de #neuromarketing tendent à fondre les publicités dans l’environnement (urbain, médiatique…) pour atténuer la perception de leur caractère commercial14 et contourner nos mécanismes de méfiance.

    #manipulation #propagande

  • Serbie : #Dveri lance une #campagne_de_haine contre les réfugiés

    L’opposition serbe tergiverse toujours autour du boycott des élections du 26 avril, mais le mouvement d’extrême-droite Dveri, membre de l’#Alliance_pour_la_Serbie, a trouvé son cheval de bataille : la « politique d’immigration » que mènerait le gouvernement. Au programme, #haine, #mensonges et #propagande.

    Le mouvement d’extrême droite Dveri vient de lancer une campagne anti-migrants, expliquant que le pays risquait de devenir « le plus grand camp de cette partie de l’Europe ». Les statistiques montrent pourtant que l’immense majorité des réfugiés qui pénètrent en Serbie quittent rapidement le pays pour se diriger vers l’Europe occidentale. Dveri, qui appelle au boycott des élections du 26 avril, est membre de la coalition d’opposition de l’Alliance pour la Serbie (Savez za Srbiju).

    Le mouvement a tweeté qu’il allait collecter des signatures dans la ville de Čačak pour « changer la politique du gouvernement en matière d’immigration ». Le camion de campagne montre une longue colonne de réfugiés, surmontée de l’inscription : « Est-ce que ce sont des femmes et des enfants migrants ? Pétition contre la politique d’immigration du gouvernement. La signature qui garantit la sécurité pour vos enfants ».

    Boško Obradović, le chef de Dveri, tente de suggérer que cette campagne ferait partie d’une action plus large de l’Alliance pour la Serbie, dans la cadre de la campagne pour le boycott des élections. « C’est parti ! », a-t-il écrit sur Twitter. « Dans chaque ville, dans chaque village doit se diffuser l’idée du boycott, d’une lutte pour des élections libres et équitables et pour la libération de la Serbie de cette autorité criminelle, traître et voleuse. Pas de retour en arrière ! Pas de trahison ni de reddition ! »

    « Les migrants ne pourront ni avancer ni reculer, et s’installeront donc définitivement ici », expliquait il y a une semaine Boško Obradović. Des déclarations contestées à plusieurs reprises par le Commissariat de Serbie aux réfugiés et aux migrations. Sur les centaines de milliers de migrants en provenance d’Asie, d’Afrique et du Moyen-Orient entrés en Serbie depuis le haut de la crise en 2015, « plus personne n’est dans le pays », a souligné le Commissariat dans un communiqué repris par le quotidien Danas. « 5638 réfugiés sont actuellement hébergés dans des centres d’accueil et d’asile, et tous veulent poursuivre leur voyage hors de Serbie. » En décembre dernier, le Commissariat avait démenti l’existence d’un quelconque « plan » pour installer des migrants en Serbie.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Serbie-Dveri-lance-une-campagne-de-haine-contre-les-refugies

    #Serbie #haine #anti-réfugiés #asile #migrations #racisme #xénophobie #réfugiés #extrême_droite

  • REVEALED : The British government’s covert propaganda campaign in Syria | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/news/revealed-british-government-covert-propaganda-campaign-syria

    Un récit accablant pour ceux qui voudraient ne pas y croire... Le gouvernement britannique (et le français aussi, mais là il n’y a pas encore de données) finançait secrètement les plumes de la révolution syrienne, en gros pour la bonne raison que cela permettait de contrer les voix trop radicales (financées par le Golfe, mais l’article ne le dit pas).

    “It was a shady, shady business,” says one person involved in the work, adding that frequently the individual journalist would believe they were working for an opposition group, and have no idea that a British communications company was running their media office, under contract to the UK government.

    A second person involved with the initiative added that if you hired Syrians “to pump out propaganda, inside Syria and outside”, attributing their work in any way to the British government would have undermined its effectiveness.

    #syrie #propagande

  • #honte
    #service_public
    #embedded
    #propagande
    Protestations contre un #reportage « embedded » de #France_2 en #Syrie - Par Loris Guémart | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/articles/protestations-contre-un-reportage-embedded-de-france-2-en-syrie

    Selon l’ONU, qui alerte contre « la plus horrible des catastrophes humanitaires du 21e siècle » ce 17 février, toutes les structures sanitaires et civiles encore opérantes, tels que les hôpitaux, les écoles, les marchés, les mosquées ou même les camps de réfugiés, sont soumis à des bombardements aériens, et les populations civiles sont délibérément ciblées : des crimes de guerre selon la législation internationale (lors de l’offensive dans une autre région, #la_Ghouta, un rapport de l’ONU a même pointé des crimes contre l’humanité du fait du caractère systématique et délibéré de cette stratégie). Devant l’avancée des troupes syriennes, les habitants, dont beaucoup sont des déplacés issus d’autres régions de Syrie, préfèrent fuir plutôt que d’être encore présents une fois leurs villes et villages conquis par l’armée. Ils sont actuellement près d’un million, massés dans des camps de fortune à proximité de la frontière turque fermée, dans des conditions sanitaires catastrophiques, tandis que les températures descendent de plusieurs degrés au-dessous de zéro.

    Chez les spécialistes français de ce conflit présents sur Twitter, qu’ils soient journalistes, universitaires ou activistes opposés à #Bachar el-Assad, l’indignation a été immédiate lors de la diffusion du reportage de France 2 samedi soir. Lundi 17 février, l’essayiste et historienne belge Marie Peltier a d’ailleurs publié une tribune intitulée « France 2 à #Idlib : quel récit pour la Syrie ? » sur le site #Le_Monde_Arabe. Elle y dénonce la reprise par la chaîne, à travers cette séquence, d’une « opération de communication très bien huilée » de la part de l’État syrien. Selon elle, « différents éléments sémantiques brandis par #Damas depuis des années viennent ponctuer le reportage comme autant de faits, à peine questionnés sur un plan rhétorique (...) par manque de connaissance du dossier des journalistes sur place ». Des journalistes couvrant la Syrie depuis plusieurs années nous ont fait part de leur consternation.

  • En Turquie, les #universitaires subissent une répression d’ampleur inégalée

    Plus de 6 000 enseignants et chercheurs ont perdu leur poste à l’université ces dernières années, accusés, sans aucune explication, de « liens » ou « d’appartenance à un groupe terroriste ».

    #Tuna_Altinel, professeur de mathématiques à l’université Lyon 1, a été acquitté vendredi 24 janvier par le tribunal de Balikesir, une ville de la région de Marmara, en Turquie. Cet acquittement a eu lieu au terme d’un procès qui l’avait privé de ses élèves – il avait interdiction de quitter la Turquie – mais aussi de sa liberté, puisque le mathématicien a passé près de trois mois dans une prison turque, accusé de « propagande terroriste ».


    Même s’il a été acquitté, la décision ne doit pas faire oublier qu’au pays du président Recep Tayyip Erdogan, les universitaires subissent une répression d’ampleur inégalée.
    6 081 enseignants limogés

    En Turquie, 6 081 enseignants et chercheurs ont perdu leur poste à l’université ces dernières années. Ils ont tous été limogés, virés par décret dans les deux ans qui ont suivi le coup d’État manqué du 15 juillet 2016. Accusés, sans aucune explication, de « liens » ou « d’appartenance à un groupe terroriste ». Une partie d’entre eux (407, précisément) le savent : ils ont été punis pour avoir signé, en janvier 2016, une #pétition réclamant l’arrêt des violences dans le sud-est de la Turquie à majorité kurde. La plupart – et c’était le cas du mathématicien Tuna Altinel, qui affrontait en fait deux procès – ont été jugés pour « #propagande_terroriste » à cause de cette signature.

    Sauf qu’il y a six mois, le 26 juillet 2019, la #Cour_constitutionnelle turque a donné raison à ces « #universitaires_pour_la_paix », ainsi qu’ils se désignent eux-mêmes. Et pourtant, ils restent bannis de l’#enseignement_supérieur... alors qu’ils ont finalement été acquittés ! Or, être limogé, en Turquie, cela veut dire perdre son salaire, ses droits à la sécurité sociale et à la retraite, et toute possibilité d’enseigner à nouveau dans le public ou le privé. Ils n’ont plus qu’un seul recours : une commission d’état d’urgence, qui traîne à se prononcer pour finalement, souvent, rejeter les requêtes.

    Un « sentiment d’insécurité »

    Ces situations sont très difficiles pour ces enseignants, professionnellement et personnellement. C’est ce que raconte Hülya Dinçer. Cette francophone a été limogée en février 2017, alors qu’elle venait juste de terminer son doctorat en droit à l’université publique Marmara. Depuis quelques jours, la jeune femme travaille à nouveau au sein d’un Institut de recherche européen à Istanbul. Mais elle ne s’en cache pas : les trois dernières années ont été éprouvantes.

    C’est très difficile de se concentrer et de rester motivé pour la recherche dans une situation où vous êtes complètement privé de statut de chercheur, où vous n’avez aucune légitimité institutionnelle… Ce sentiment d’#insécurité quant à l’avenir me rend émotionnellement très fragile.

    Cette répression qui frappe les universitaires turcs provoque-t-elle ce qu’on pourrait appeler une « fuite des cerveaux » vers des pays plus accueillants ? Non, parce qu’être limogé, en Turquie, cela signifie aussi que votre #passeport est annulé. Vous ne pouvez pas quitter le pays, sauf à bénéficier d’une autre nationalité. C’est le cas de #Hülya_Dinçer. Grâce à sa double nationalité turco-bulgare, elle a pu se rendre à Paris dans le cadre d’une bourse post-doctorale accordée par le #programme_Pause, programme de soutien aux universitaires en danger instauré par le #Collège_de_France. Elle y est restée un an et huit mois.

    Cette liberté retrouvée n’a pas pour autant été une parenthèse enchantée : « Quand vous partez, certes vous pouvez travailler et vous avez la tranquillité d’esprit et les moyens de faire votre recherche, mais vous êtes beaucoup plus isolé ». Selon elle, « il y a une #solidarité en Turquie entre les universitaires, un soutien régulier qui vous permet de survivre, de garder espoir. Ça m’a beaucoup manqué et c’est une des raisons pour lesquelles j’ai toujours voulu rentrer. »

    Depuis quelques mois, certains universitaires limogés peuvent déposer une requête auprès du ministère de l’Intérieur pour tenter de récupérer leur passeport. Une requête à l’issue très incertaine. Mais c’est la seule avancée concrète en trois ans et demi pour ces milliers d’enseignants turcs.

    https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/en-direct-du-monde/en-turquie-les-universitaires-subissent-une-repression-dampleur-inegale

    #université #Turquie #répression #terrorisme

  • Nobody Sets Out To Become A War Propagandist. It Just Sort Of Happens.
    https://medium.com/@caityjohnstone/nobody-sets-out-to-become-a-war-propagandist-it-just-sort-of-happens-c027bc9

    It just kind of happens. You go to journalism school, you get a job, if you’re clever you learn that there’s some coverage which gets rewarded and some which gets you marginalized, and before you know it you’re sitting at your desk typing up your twelfth smear piece about some small time teachers and bloggers and wondering what the hell happened to your life.

    #propagande #journalisme

  • #Incendies en #Australie : les climatosceptiques derrière une grande campagne de #désinformation | LCI
    https://www.lci.fr/planete/incendies-australie-les-climatosceptiques-derriere-une-grande-campagne-de-desinf

    Des chercheurs ont ainsi observé que la crise actuelle avait donné lieu à une campagne de désinformation « sans précédent » dans l’histoire du pays, avec des "#bots" (programmes informatiques qui envoient automatiquement des messages) déployés pour défendre l’idée que les feux ne sont pas liés au réchauffement climatique.

    Alors que des médias, des sites et des hommes politiques conservateurs du monde entier défendent l’idée que les feux seraient en fait criminels, le hashtag #arsonemergency ("urgence incendie criminel") est notamment utilisé en force sur les réseaux sociaux.

    Timothy Graham, expert des médias numériques à l’Université de technologie du Queensland, explique à l’AFP que, selon ses recherches, la moitié des comptes #Twitter utilisant ce #hashtag semblent se comporter comme des « bots » ou des « #trolls », ces internautes publiant des messages intentionnellement provocateurs. « Nos conclusions révèlent un effort concerté pour désinformer le public sur les causes des #feux_de_forêt », indique-t-il. « Cette campagne est sans comparaison dans son ampleur avec ce qu’on a pu voir dans d’autres pays, comme lors de la présidentielle américaine de 2016, mais ce niveau de désinformation en Australie est sans précédent. »

    #climat

  • Âge pivot : une « manoeuvre » du gouvernement pour mieux imposer son projet par ordonnances
    https://www.bastamag.net/Retrait-provisoire-de-l-age-pivot-un-pas-de-cote-mais-pour-mieux-nous-impo

    Le Premier ministre a écrit aux partenaires sociaux, le 11 janvier, pour leur faire part de ses propositions de sortie de crise. L’âge pivot est provisoirement suspendu du projet de loi sur les #Retraites. Voici la réaction de l’Union syndicale solidaires. Après des semaines de pas de deux avec la CFDT autour de la question de l’âge pivot, le gouvernement retire les 64 ans de son projet immédiat. C’est le signe de son malaise, des divisions gouvernementales, de la force de notre mouvement qui met à (...) #Débattre

    / Retraites, #Protections_sociales, #Syndicalisme, #Luttes_sociales

  • 36C3 - Let’s play Infokrieg
    https://www.youtube.com/watch?v=8A9ZoC7hyoY

    Wie die radikale Rechte (ihre) Politik gamifiziert

    Manche Spiele will man gewinnen, andere will man einfach nur spielen. Bei vielen Spielen will man beides. Spielen macht Spaß. Gewinnen auch. Warum also nicht immer und überall spielen? Warum nicht Politik spielen wie einen Multiplayer-Shooter? Mit motivierten Kameraden und ahnungslosen Gegnern? Mit zerstörbarer Umgebung, erfolgreichen Missionen und zu erobernden Flaggen? Teile der radikalen Rechten tun das mit Erfolg. Der Vortrag schaut sich einige Beispiele aus Deutschland und den USA näher an.

    Wir sprechen von “Spielifizierung”, weYouTubenn typische Elemente von Spielmechaniken genutzt werden, um in spielfremden Kontexten motivationssteigernd zu wirken. Während diese Strategie vor allem wirtschaftlich genutzt wird, um Kundenbindung und Mitarbeiterproduktivität zu erhöhen, ist sie auch zu einem zunehmend wichtigen Teil politischer Kultur geworden. Insbesondere Online-Communities verwenden Spielelemente, Memes/Lore und spielnahe Unterhaltungsformate, um ihre sozialen Beziehungen und jene zur Realität zu gestalten und zu strukturieren.

    Innerhalb solcher Beziehungen war es nur eine Frage der Zeit, bis archetypische NPCs wie der gewöhnliche Troll sich zu Lone-Wolf-Spielercharakteren entwickeln, Rudel bilden und sich in einem stetig wachsenden und ausdifferenzierenden System von Gilden und meritokratischen Jagdverbänden organisieren würden. Die Politisierung solcher neuer Stammesgesellschaften ist eine logische Konsequenz dieser Evolution.

    Der Vortrag beleuchtet einerseits den US-kulturellen Hintergrund des Feldes: von der Spielmetapher als legitimierenden Rahmen in der “Manosphere”, “#Gamergate” und Operationen der chan-übergreifenden /pol/-Community. Andererseits sucht er Strategien, die darauf abzielen, Teile des politischen Diskurses zu “gamen”, zu kapern und zu verstärken, auch in deutscher Trollkultur auf, vom genreprägenden “Drachengame” bis zu explizit politischen Initiativen wie “Reconquista Germanica”... und dem live gestreamten Terror einer neuen faschistischen Subkultur.

    Arne Vogelgesang

    #nazis #propagande #jeux

  • Retraites :12 idées reçues à combattre | Anaïs Henneguelle
    http://lmsi.net/Retraites-12-idees-recues-a-combattre

    Ce guide d’auto-défense a pour vocation de fournir des arguments à tous ceux et toutes celles qui s’opposent à la réforme des retraites mais sont parfois démunis face aux éléments de langage (parfois faux, la plupart du temps incomplets ou simplistes) qu’on leur oppose. Comment répondre aux éléments de langage du gouvernement ? Que rétorquer à son ami, salarié du privé, qui prétend que « ça fait les pieds aux fonctionnaires et aux cheminots » ? Quels chiffres simples mais efficaces mettre en avant pour exprimer sa colère ou son inquiétude ? En bref, comment (se) mobiliser contre la réforme des retraites ? Source : Les mots sont (...)

  • Hors-Série - Des entretiens filmés avec de la vraie critique dedans

    https://www.hors-serie.net/Dans-le-Texte/2020-01-11/Macronisme-le-regime-de-l-antiphrase-id386

    Ludivine Bantigny :

    « ...Prendre soin des mots abîmés, détournés de leur sens ou détruits par la langue sans vergogne du pouvoir, ce n’est pas qu’une question de lexique. C’est une vision d’un monde à défendre »


    @laurencedecock1

    Mais quelle est donc cette « réalité » d’où le macronisme parle, pour qu’à chaque énoncé produit par le président ou l’un de ses avatars, nous soyons effarés devant l’impudence des contrevérités, au point de demeurer souvent interdits, incertains que la langue puisse encore nous secourir puisqu’elle est par eux méthodiquement détruite ? Pour ma part, j’ai résolu d’appeler « régime de l’antiphrase » cette caractéristique structurante du Macronistan : son principe est de produire des énoncés qui sont la contradiction exacte des réalités qu’ils prétendent décrire. Ainsi baptise-t-il « Ecole de la confiance » une reconfiguration de l’institution qui généralise la suspicion, « Bienvenue en France » une réforme qui refoule les étudiants extracommunataires par des coûts d’inscription prohibitifs, « dialogue républicain et respectueux » un déluge de violences policières coupable d’avoir arraché cinq mains et explosé vingt-cinq yeux, ou encore « Grand débat » un interminable monologue présidentiel d’où la contradiction fut soigneusement évincée ou répudiée.

    #mots #macronisme #novlangue_macroniste #mensonge #gouvernement_par_le_mensonge #anti-mots #mots_discours #anti_phrases #lmsi

  • Le mauvais classement du système français de #retraites ? Une imposture derrière laquelle on trouve les plus grands assureurs et fonds de pension ! | Debout ! | Jean Gadrey | Les blogs d’Alternatives Économiques
    https://blogs.alternatives-economiques.fr/gadrey/2020/01/10/le-mauvais-classement-du-systeme-francais-de-retraite

    Les journalistes qui ont repris tels quels les classements de cette étude ne l’ont probablement pas consultée dans sa version d’origine en anglais et se sont contentés d’un résumé en français diffusé fin octobre 2019, un moment béni pour un gouvernement se préparant à lancer les opérations sur son projet de réforme. Le résumé en français a été produit par la branche parisienne du cabinet international Mercer, qui se présente ainsi : « Leader mondial du conseil en ressources humaines, Mercer conseille et accompagne les entreprises en matière de santé et prévoyance, gestion des talents et de retraite et d’investissements. Opérant dans plus 130 pays, Mercer compte plus de 25 000 salariés répartis dans 44 pays ».

    #propagande

  • #ViolencesPolicieres :
    🔴Cedric Chouviat est arrêté pour téléphone visible, hors il est livreur
    🔴Il exerce son #DroitdInformer : la police le prend comme une agression
    🔴clé d’étranglement + placage ventral à 3 sur lui AVEC son casque : COMMENT PEUT-IL RESPIRER ?
    ... il en est mort.
    https://twitter.com/ValKphotos/status/1214514108713906178
    Plusieurs passages sont extrêmement émouvants dans les témoignages recueillis par @p_pascariello pour @Mediapart, hélas réservés aux abonnés.
    Il faut vraiment trouver une solution pour que tout le monde ait accès aux enquêtes...
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070120/deces-de-cedric-chouviat-des-videos-temoignent-de-la-violence-de-l-interpe
    Les automobilistes, le camionneur, ont été impressionnés par le courage de #Cedric et ont dépassé leurs habitudes d’indifférence pour filmer et temoigner.
    Ça donne envie de pleurer de rage quand on lit le même processus de mise à mort et de MENSONGES que pour Adama Traoré...
    On peut retrouver tous les éléments principaux dans la conférence de presse de @AA_Avocats & la @LDH_Fr filmée par @davduf
    https://twitter.com/davduf/status/1214480694937817089
    Je ne peux m’empêcher de me demander où on en serait si de tel LEGITIMES moyens etaient utilisés à chaque mort par la police ?
    Dans 2 jours on aura le rendu du dernier appel des parents de #RemiFraisse. Ils pensaient pouvoir faire confiance à la Justice, mais non. Et ce malgré les enquêtes très fouillées de @Reporterre
    https://reporterre.net/Sivens
    Lire aussi le CR du compte-rendu de non-lieu de @ianb_desarmons
    https://desarmons.net/index.php/2019/10/12/appel-du-non-lieu-dans-la-mort-de-remi-fraisse-compte-rendu
    La liste des morts est beaucoup trop longue, les circonstances beaucoup trop systémiques pour vouloir encore faire croire à une absence de responsabilité de @Place_Beauvau
    La base de données de @Bastamag donne la nausée de toutes les condamnations à mort :
    https://bastamag.net/webdocs/police
    Ni la police ni la justice ne nous défendent. La seule réponse à la hauteur dont nous disposons est l’Arme de Connaissance Massive.
    Merci à toutes les Familles qui l’ont compris et ne se resignent pas. Soutien à celles qui l’apprennent à leurs dépend.
    Justice et Vérité !

    • Attention images très dures !

      Une synthèse de l’article de Mediapart pour les non-abonnés :
      https://www.revolutionpermanente.fr/Mort-de-Cedric-Chouviat-Mediapart-revele-des-videos-qui-temoign

      Voici les 4 courtes vidéos #CédricChouviat qui ont été diffusées ce matin. On voit le coursier téléphone à la main, puis au sol, sur le ventre, montrant des signes d’épuisement.

      https://twitter.com/davduf/status/1214515420062990341

      Il s’est débattu en vain.
      Victime de l’acharnement de 3 #barbares à le plaquer au sol, #CédricChouviat, 42 ans, laisse une veuve et 5 orphelins.
      #Macron et son « État de droit » aux « réponses toujours proportionnées »
      #ViolencesPolicières#JusticePourCédric

    • Synergie-Officiers :
      Cet homme n’est pas mort d’un contrôle d’identité. Votre accusation est abjecte à l’image de votre idéologie criminogène @Poulin2012 . Sinon pas un mot sur l attentat terroriste de Villejuif ? Peur de froisser les islamistes ? Révulsé à l’idée de féliciter les policiers ?

      « Un mot suite aux vidéos montrant l’acharnement sur Cédric ?

      C’est mon idéologie qui est “criminogène” ? »

      Alexis Poulin

      « La milice royale se matraquait elle-même en laissant en son sein des portes parole au cynisme sans âme, vulgaires et pour tout dire étrangers à la notion même de République. »

    • Au contraire, même si je peux comprendre qu’on ait pas envie de lire leur prose, je trouve intéressant de voir que la caste des policiers est relativement unanime pour défendre cet assassinat (à vrai dire je ne comprends pas la notion de boycott en l’occurrence, a priori tu ne leur achètes rien et tu ne leur dois rien).

    • Hummmmm... @alexcorp, as-tu entendu parler du principe de #propagande ? Ce qui est propagé existe. Ce qui ne l’est pas.... Et ces syndicats-policiers d’extreme droite n’existent que par ça. Le compte de @PoliceSynergie a moins d’abonné-e-s que moi sur twitter, c’est dire ! Une autre comme ça a réussi a percer par ses outrances et ses mensonges, la déléguée nationale de Unité SGP Police. Au fur et à mesure on peut les voir provoquer nominativement des « influenceurs » pour qu’on parle d’eux, pour qu’on réagisse, et je crois que ça mérite réflexion, et pour ma part, la conclusion à laquelle j’arrive c’est de les faire exister le moins possible.
      C’est une chose d’analyser, comparer, mettre en porte-à-faux, etc... Mais en l’occurrence, là, les copiés-collés de réactions-tweets-surenchères ne sont pas très compréhensibles en l’état.

    • Information supplémentaire, @marielle (vraiment ne le prends pas comme des attaques, hein, c’est bien plus de l’ordre de l’analyse [nos modes] d’information !) : la UNE claquante de @mediapart a fort heureusement disparu. Dire « Le troisième mort de Castaner » était au mieux une maladresse, au pire, quand c’est sur un tel #media, une énorme bourde qui a fait violence à nombre d’entre nous...

      Oui, terrible l’oubli de @PourIbrahimabah
      Et d’autres : « En 2019, selon notre recensement, 26 personnes ont été tuées lors d’une intervention des forces de l’ordre, dont deux du fait d’agents en dehors de leur service.
      https://www.bastamag.net/intervention-policiere-letale-morts-police-recensement-legitime-defense-ho »

      https://twitter.com/ValKphotos/status/1214681036161978368

      Lien direct vers la triste comptabilité des mort-e-s de la police par @bastamag : https://bastamag.net/webdocs/police

      Ce décompte est le seul, à ce jour, réalisé en France de manière indépendante et se voulant le plus exhaustif possible. Il a été réalisé à partir d’’archives de presse, de recoupement auprès de certaines familles de victimes, de leur comité de soutien, comme les collectif Vies volées et Désarmons-les, d’avocats, de plusieurs lecteurs, de chercheurs [1], ainsi que du travail précurseur de l’historien Maurice Rajfus et de son bulletin Que fait la police ?.

    • La question du nombre d’abonnés Twitter m’importe peu (et au doigt mouillé, j’aurais tendance à dire que les flics ne sont pas des aficionados de Twitter). Ce serait un machin qui représente 10 personnes, j’entendrais qu’on n’ait pas à prendre la peine de lire leur caca mais ce que je vois c’est que presque la moitié des officiers de police votent pour ce syndicat. Cela me semble intéressant de savoir ça, notamment pour appuyer le fait qu’il ne s’agit pas d’un problème de « bavures » isolées mais d’un état d’esprit général de la police française.

    • THREAD: Over the past few days, I’ve spoken extensively with career U.S. government officials as they’ve worked around the clock to try and mitigate the damage from Trump’s ineptitude on Iran. With their permission, I’m sharing a small taste from our lengthy conversations. Enjoy.

      “We have no functional national security decision-making process in place. We have no plan for what comes next. They are woefully unprepared for what’s about to pop off, and they’re too stupid to realize it. People here are freaking out, and rightfully so.”

      “We’re still trying to dig out from underneath the last war of choice, and now they’re trying to start a new one. I finally cracked open the bottle of scotch you gave me that I’ve been keeping stashed away in my desk drawer.”

      “I’m gonna call you later tonight to talk through this so I can go into meetings tomorrow armed with some sane talking points to insert into this clusterfuck.”

      “When did most of us find out about killing Soleimani? After it already happened. Since then, we’ve been trying to cobble together contingency planning on the fly, but these charlatans ignore most of it, and then Trump does more stupid shit that puts us back at square one.”

      “All Trump cares about is shitting on Obama’s legacy, sucking up to donors, and distracting from impeachment. None of this is about American interests or security. He’s surrounded by ideological lunatic sycophants like Pence and Pompeo. But they’re far from the only ones.”

      “So many of Trump’s top advisors on Iran are military vets who served multiple tours of duty in our wars in Iraq, Afghanistan, and elsewhere. They believe to their core that Iran is the reason why they lost those wars, and they’re dead set on payback - no matter what it takes.”

      “They’ve been pushing to kill Soleimani for years, and they finally baited Trump into it. They think war with Iran is long overdue, so for them, this was a means to an end. When Iran responds, they’ll tell Trump to hit the Iranians harder. You see where this could go.”

      “They know the Iraqis are gonna kick them out now, so they’re gonna try to kill as many as possible on their way out. Iranians, Iraqis, whoever. Some of them are advising Trump to tell the Iraqi government to fuck off and dare them to make us leave. I shit you not. Insanity.”

      “When I used your points about Soleimani’s murder being a catalyst for Iranians to rally around the flag, they said that was ’Obama apologist bullshit,’ and the Soviet Union forced people against their will into public displays of support. So apparently Iran is a superpower now.”

      “Trump is threatening war crimes against Iran, and none of his top advisors have the courage to publicly oppose it. Instead, they act like cowards and go on background with journalists to express their opposition. They should all resign. They don’t deserve to serve this country.”

      “We have friends that are getting deployed into war zones, but for what? Trump has deployed 14,000 troops over the past 6 months, and it didn’t prevent the current crisis. At what point do we start asking whether deploying troops is part of the problem rather than the solution?”

      “The scariest part is that they’re just making shit up to justify their preferred course of action. When we point out inaccuracies or question logic, we’re at best yelled at or at worst cut out of the process. Most of the political appointees are paranoid, unqualified, or both.”

      “Last year, if you would’ve asked me whether American institutions are durable enough to prevent a Trump-led war with Iran, I would’ve said absolutely. Today, I’m not so sure. For as bad as it looks to you all on the outside, it’s even worse when you see it from the inside.”

      “One of Trump’s top Iran advisors got suckered into a honey trap, had their laptop/iPhone stolen and hacked before they woke up, and the White House refused to take precautionary measures regarding their security clearance. Ladies and gents, I give you the Trump administration.”

      In conclusion: Yes, folks. It really is that bad. I am but a humble messenger of truth. The voice of the voiceless. That is all. You may now return to your regularly scheduled programming.

  • Remi Brulin sur Twitter : "January 1, #1982: Lebanon. A packed stadium. Bombs have been positioned where the PLO leaders will be seated. Bigger bombs are outside, ready to target panicked survivors This is #Olympia_2. One crazy operation in the Greatest “Terrorist” Campaign You Never Heard About

    #THREAD" / Twitter
    https://twitter.com/RBrulin/status/1212429497351462912

    #Liban #sionisme #terrorisme #massacre #civils #victimes_civiles #impunité #silence #complicité « #communauté_internationale »
    #mensonges #propagandes #chutzpah #sans_vergogne #vitrine_de_la_jungle

  • « Les temps ont changé, il est devenu indéfendable » : dans un contexte post-#metoo, le malaise Gabriel Matzneff
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2019/12/23/les-temps-ont-change-il-est-devenu-indefendable-dans-un-contexte-post-metoo-


    Gabriel Matzneff en 2006. À droite, l’éditrice Vanessa Spingora. En haut, Bernard Pivot (en 1978), qui a reçu l’écrivain à six reprises dans son émission « Apostrophes ».
    Collage d’après les photos de Jean-Philippe Baltel/Sipa, Rue des Archives/Agip Jean-Francois Paga/Opale via Leemage. Collage de Jean-Baptiste Talbourdet Napoleone pour M Le magazine du Monde

    La parution du livre « Le Consentement » crée une secousse dans le monde littéraire. L’auteure Vanessa Springora y raconte sa relation traumatisante, à 14 ans, avec cet homme de trente-six ans son aîné, écrivain aux pratiques pédophiles assumées.

    le #paywall ne me permet pas de voir si Le Monde rappelle que Gabriel Matzneff a longtemps tenu une chronique hebdomadaire (dans mon souvenir, entièrement centrée sur sa personne) dans Le Monde des Livres.

    (et, je voudrais pas dire, mais à l’époque c’était déjà beaucoup plus que du malaise que m’inspirait ce bonhomme et ses œuvres…)

    • Puisque nous n’avons pas l’article en entier à cause du #paywall, on peut quand même bruler chaque lettre du titre.

      Comme si les crimes pouvaient s’absoudre dans le temps, que les faits n’existaient pas et n’avaient pas à voir avec un viol mais simplement à la définition morale d’une époque. Comme si il n’y avait pas eu de victimes avant et des prédateurs sexuels, toujours, pour profiter de leur position dominante sur des enfants et les violer en toute impunité.
      A cette époque certains se targuaient de leurs libertés basées sur la soumission sexuelles des autres, le monde de la politique et de la littérature, les #grands_hommes se congratulait et montrait comment détruire des personnes par le sexe pour maintenir leur position dominante.

      Oserait-on titrer la même chose avec Hitler ?

      « Les temps ont changé, il est devenu indéfendable »

    • L’article de Lacroix relate la courageuse intervention de #Denise_Bombardier chez #Pivot et comment elle fut agressée et ostracisée

      https://www.la-croix.com/Culture/Lecrivain-Gabriel-Matzneff-rattrape-passe-2019-12-25-1201068455

      Vanessa Springora rappelle, témoignage accablant sur les doctes errements des intellectuels, ce que fut aussi le « consentement » général. Tribune libre en 1977 à la une du Monde ; pétition signée par Sartre, Simone de Beauvoir, Michel Foucault, André Glucksmann, Jack Lang, Bernard Kouchner… Sans l’ombre depuis, chez les vivants, de l’expression d’un remords à l’égard des « victimes » de ce gourou de la pulsion pédophile, très en cour, défendu, au nom du style, par François Mitterrand.

      #livres
      Le Consentement, de Vanessa Springora. Grasset, 218 p., 18 €.

      Une vie sans peur et sans regret. Mémoires, de Denise Bombardier. Plon, 464 p., 21,90 €.

      A part ceux qui sont morts, tous les crevards de pédophiles cités plus haut se portent plutôt bien, la presse française leur déroule le tapis et ils ont toujours pignon sur rue.

    • La prestation de Matzneff et de Pivot dans la vidéo d’Apostrophes est insoutenable. Denise Bombardier très émue et très digne face à un porc…

      Denise Bombardier, dans Une vie sans peur et sans regret, Mémoires : […] Puis-je avouer que cette intervention fut l’une des rares où, dans ma vie, j’ai fait œuvre utile ? »

    • Ami de Matzneff, Philippe Sollers la qualifie publiquement de « mal baisée ». Dans Le Monde, Josyane Savigneau pourfend sa « sottise » et défend avec ardeur « l’homme qui aime l’amour ». Sur Twitter, ces jours-ci, elle le glorifie encore.

      Dans VSD, Jacques Lanzmann s’étonne que Matzneff n’ait pas « aligné la Bombardier d’une grande baffe en pleine figure ». À son retour au Québec, elle reçoit des lettres anonymes, des appels menaçants, sa maison est taguée, ses vitres cassées, ainsi qu’elle le raconte dans son autobiographie parue en février dernier. « Rétrospectivement, écrit Vanessa Springora, je m’aperçois du courage qu’il a fallu à cette auteure canadienne pour s’insurger, seule, contre la complaisance de toute une époque. »

      ici l’extrait de l’émission Denis Bombardier interviens à 1:43 mins
      https://www.dailymotion.com/video/x3ykex7

    • Même rhétorique, chez ce gros connard d’ardisson, il y a une quinzaine d’année.

      Interview biographie de Gabriel Matzneff - Archive INA - YouTube
      (je vous épargne le lien, c’est au début)

      Ardisson :

      mais vous ne croyez pas que la condamnation de la société envers vous est irrévocable ?

      matzneff (rigolard) :

      Mais non voyons, absolument pas, ça c’était au vingtième siècle, maintenant c’est le vingtième et unième siècle - c’était les années 90 où je me faisait insulter (...)

      et ensuite, de lui servir la soupe pendant un quart d’heure.

    • Mais il ne faudrait pas croire que c’est là le seul contexte où les médias préfèrent des formules qui ne contiennent pas « le mot en V » ; le même évitement peut être observé dans presque tous les contextes. Jane Gilmore, la féministe australienne à l’origine du projet ‘Fixed It’ [“rectification”], qui souligne en rouge les titres sexistes des journaux et publie une capture d’écran de sa version rectifiée avec la bulle « Allez-y » (nom de l’organe de presse), « je vous l’ai rectifié », est particulièrement au fait de l’utilisation médiatique permanente du mot « sexe » au lieu de « viol » dans les comptes-rendus d’affaires de viol, alors même que les médias pourraient tout à fait remplir leurs obligations légales de ne pas biaiser les procédures criminelles en procédant à une simple modification, en ajoutant « présumé » au mot « viol ». Comme le dit Gilmore, ce n’est pas ainsi qu’ils rendent compte d’autres crimes à propos desquels personne n’a encore été condamné. Si quelqu’un est accusé de voler une voiture, les médias ne se sentent pas obligés de le décrire comme étant simplement en train de « conduire une voiture », tant qu’un jury ne l’a pas condamné pour vol. Même si sa défense consiste à dire, « je conduisais avec la permission du propriétaire », des mots comme « voler » ou « dérober » ne seront pas complètement rejetés. Pour « violer », toutefois, les choses sont différentes.

      J’en suis venue à des conclusions semblables lors de ma recherche pour un article du TES [le Supplément Education du Times] sur le langage utilisé pour qualifier des agressions sexuelles commises à l’endroit d’enfants. Les articles que j’ai lus, surtout dans les cas concernant des adolescentes, faisaient preuve d’une résistance marquée envers l’utilisation du mot « viol » ou d’autres mots impliquant des sanctions pénales, comme « agression » ou « abus ».

      Par exemple, les enseignants qui avaient abusé de leur position d’autorité ont été très souvent considérés « comme ayant eu des relations sexuelles » avec les élèves adolescentes qu’ils avaient sollicitées ; parfois on disait qu’ils avaient eu « une liaison » ou « une aventure ». Le langage, en d’autres termes, était issu du registre généralement utilisé pour parler de sexe ou de relation amoureuse entre deux adultes consentants – même quand le professeur était un prédateur en série, agressant des élèves n’ayant pas plus de 13 ans, et cela même dans des articles après qu’il ait été condamné.

      Pourquoi les comptes-rendus des cas concernant des enfants sont-il si frileux quant à l’usage des termes « viol », « agression » ou « abus » ? Je me suis alors vraiment demandée si ce n’était pas parce qu’il ne s’agissait pas vraiment d’accusations de viol dans la plupart de ces cas (les atteintes contre les mineur·e·s sont désignées différemment, par exemple comme « relations sexuelles avec enfant »). Mais à la réflexion j’ai conclu que l’accusation n’était pas l’enjeu : l’évitement constaté était plus en rapport avec deux autres facteurs.

      L’un d’eux est la réticence à utiliser des mots impliquant la violence dans des cas où l’agresseur a usé de manipulation psychologique et affective plutôt que de force ou de menaces. C’est ainsi que beaucoup d’agresseurs d’enfants opèrent. Dans une émission télévisée récente au cours de laquelle j’ai entendu parler du cas de Larry Nassar, entraineur sportif qui a agressé sexuellement de centaines de filles pendant une vingtaine d’années, la journaliste Lindsey Smith (qui avec sa collègue Kate Wells a fait un reportage pour la radio publique du Michigan, et a poursuivi avec des récits des survivantes, dans le podcast primé “Believed”[« On vous croit »]), a expliqué que les raisons principales de l’impunité prolongée de Nassar était sa capacité a gagner la confiance à la fois de ses victimes, de leurs parents et de leurs entraineurs. Les professeurs qui agressent leurs élèves abusent de leur confiance ; peut-être, alors, n’est-il pas étonnant que dans les cas d’abus de pouvoir, des formules comme « ont eu un rapport sexuel / une relation / une aventure avec » ont été en toute logique préférées. En utilisant ce langage, toutefois, les médias ne font que reprendre l’éclairage déformé qui permet à cette forme d’abus de prospérer.

      Le second facteur est une tendance à nier ou à occulter le déséquilibre de pouvoir entre les hommes adultes et les adolescentes. Les termes « relations » ou « aventures » confirment implicitement ce que Jeffrey Epstein affirmait explicitement – à savoir que les adolescentes ne devraient pas être considérées comme des enfants vulnérables. Elles peuvent dans les faits être mineures, mais en réalité, elles sont sexuellement et socialement des adultes matures ; elles n’ont ni besoin ni envie d’être préservées des attentions sexuelles d’hommes plus âgés.

      Parfois le déni de la vulnérabilité des filles va encore plus loin, en les présentant comme plus puissantes, plus calculatrices et plus maîtresses d’elles-mêmes que les hommes qui les ont exploitées. Au tribunal, la faute est souvent rejetée sur la victime. Lors d’un procès en 2015, le juge a dit d’un professeur de 44 ans qui venait juste d’être inculpé pour abus de pouvoir sur une élève de 16 ans qu’il avait été « séduit » par une « fille intelligente et manipulatrice ». Une autre adolescente victime a été décrite comme une « allumeuse » cherchant à se venger.

      Ces descriptions d’hommes adultes comme étant les vraies victimes, pris au piège et manipulés par des adolescentes prédatrices, sont un bon exemple de ce que la philosophe Kate Manne appelle « virilo-empathie », la tendance socialisée et partagée de ressentir la souffrance d’un homme plus facilement et plus intensément que celle d’une femme, et de lui accorder, partout où c’est possible, le bénéfice du doute. Cette tendance fournit un autre motif de ne pas appeler « viol » les agissements de certains hommes : puisque tout le monde s’accorde pour reconnaître que le viol est un crime particulièrement odieux, on doit être très prudent avant de formuler une accusation aussi grave. On voit partout ce souci de ne pas briser la vie des hommes, depuis la réticence des juges à punir de jeunes hommes à l’avenir plein de promesses, jusqu’à la demande d’accorder aux accusés le même anonymat qu’aux victimes dans les affaires de viol. Bien qu’il y ait dans le monde un grand nombre d’hommes qui ont été accusés de viol et qui pourtant n’ont pas tout perdu, (pensez à Roman Polanski et Donald Trump), cela peut être encore une autre raison de la réticence des gens à utiliser le mot en V.

      La « virilo-empathie » peut influencer les mentalités par rapport au viol d’autres manières moins évidentes. Dans le courant du mois, la Juge des Tutelles a statué sur le cas d’un déficient mental qui voulait avoir des relations sexuelles, mais qui ne comprenait pas l’idée de consentement. Auparavant il avait eu une « conduite inappropriée » envers les femmes, et ses aidants, inquiets à l’idée qu’il puisse être arrêté pour des raisons qu’il était incapable de comprendre, avaient pris des mesures de prévention dans ce sens. La juge, toutefois, déclara que ces mesures portaient atteinte à ses droits fondamentaux. Il avait le droit, dit-elle, de « commettre les mêmes erreurs que n’importe quel être humain pourra commettre, ou commettra, dans le cours de sa vie ».

      Selon le commentaire de la juriste Ann Olivarius sur Twitter, la juge a semblé totalement indifférente aux répercussions de sa déclaration pour les femmes susceptibles d’être, selon les aidants, des victimes de cet homme. Elle a même minimisé les menaces qu’il faisait peser sur ces femmes en les reformulant dans un langage insipide et euphémisant. Parler des « fautes que tout être humain commet au cours d’une vie » suggère que le problème – la possibilité que nous puissions offenser ou humilier en faisant des avances mal venues et maladroites – est courant et relativement mineur. En fait les aidants craignaient qu’il ne commette une grave infraction sexuelle. Peu de gens pourraient décrire un viol comme « une faute » et certainement pas comme le genre de faute que « tous les êtres humains peuvent commettre un jour » (surtout si l’on considère les femmes comme des êtres humains). Bien entendu, la juge n’aurait pas pu dire, avec autant de mots : « cet homme devrait avoir la même liberté de violer les femmes que tout un chacun ». Mais si l’on dépasse les non-dits et les euphémismes, n’est-ce pas le sens même de son jugement ?

      Cette année, les écoles d’Angleterre et du Pays de Galles devront enseigner à leurs élèves ce que dit la loi sur le consentement sexuel. Des jeunes gens apprendront qu’on doit avoir 16 ans pour pouvoir consentir, et que le sexe sans consentement est illégal. Mais en dehors de la salle de classe, les mêmes jeunes gens seront confrontés à quantité de messages dans lesquels le sexe non consenti, y compris des actes impliquant des mineurs, sont décrits en des termes qui, ou bien les normalisent (sexe, relation, aventure), ou bien les banalisent (« se conduire de façon inappropriée », « commettre des erreurs »). Comment savoir lequel de ces messages contradictoires ils retiendront ?

      Nous devons parler du viol, et par là j’entends : en parler en termes de viol. La définition légale peut avoir changé, mais « ce que la société en général considère comme du viol » est le plus souvent plus proche du point de vue que Susan Estrich a critiqué dans son livre de 1987 Real Rape (Ce que le viol est réellement), à savoir : le viol n’est avéré que s’il s’agit de l’attaque brutale par un inconnu d’une femme de réputation irréprochable. (Il n’y a que dans les comptes-rendus de ce genre d’affaires qu’on ne voit aucun évitement du mot en V.) Si nous voulons changer le consensus actuel, nous devons (entre autres choses) cesser d’utiliser, ou de tolérer un langage qui occulte la réalité du viol.

      https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/12/25/nous-devons-parler-du-viol

      #viriol-empathie #fraternité #violophilie #vocabulaire #victime_blaming #déni #male_gaze

    • Je me demande si il n’y aurait pas une carte des collusions du viol à créer. Avec des sources genre relevé d’écriture, paroles reprises dans les journaux, médias, films, etc. On verrait se dessiner le boyclub français qui sévit encore pour dédouaner les violeurs.

      J’ai envie de comprendre comment la plupart de mes amies qui ont cinquante ans aujourd’hui ont été violées si jeunes sans que personne ne pense jamais à prendre leur défense. Envie de savoir qui étaient ceux qui facilitaient l’acceptation culturelle et le principe de normalité pour qu’on accepte qu’un enfant devienne une proie sexuelle à 13 ans et comment les empêcher aujourd’hui de poursuivre leur massacre en les dénonçant.
      Rien que ça :)

    • J’ai mis la liste complète ici @tintin
      https://seenthis.net/messages/817715#message817775

      Pour la carte ca serait plutot un bingo des pedo-violophiles que j’imagine. Je veux bien y participé, il me semble que seenthis se prête bien à cet exercice collectif. Je vais ouvrir un sujet là dessus pour le rendre plus visible. Je pense qu’il y a aussi un truc à faire avec des cercles d’influence, comme une carte des misogynes médiatiques français- il y a des figures autour desquelles s’articulent plusieurs dossiers pas seulement des violences sexuelles et pas seulement sur des enfants. J’y pensait parce que Denise Bombardier explique qu’elle a été blacklisté d’un cercle.
      Du coup je voie bien un #bingo + une carte des réseaux pédophobes et misogynes

    • @mad_meg attention à ne pas abuser de l’interpellation du compte seenthis car ses notifications arrosent la liste de diffusion par email (ce qui nous permet de veiller à plusieurs pour les différents problèmes communautaires et techniques). Merci :)

    • @mad_meg cool pour la carte, je voyais quelque chose d’interactif un peu comme societe.com. Comme dit plus haut, je voudrais souligner la construction de ces réseaux et leur pouvoir d’influence, pas seulement de personnes mais des médias pour lesquels ils ont bossé, et montrer dans le temps que ces pédos violeurs misogynes se tiennent la main pour conserver leur domination destructrice. D’ailleurs la liste des salopards du torchon causeur est une base où en retrouver plusieurs cités déjà ici.

    • @mad_meg
      pour le côté interactif, au pire on trouvera de l’aide :) il faut en premier essayer d’anticiper les liens et relations que l’on veut voir apparaitre.
      Je suis en train de penser la structure de la base de données.
      Chaque personne qui s’est exprimée publiquement a sa place : nom, prenom, date de naissance (pour regrouper par ages et voir si ça évolue ou pas).
      Ces personnes sont liées à leur milieu d’influence via leur métier : politique, journalisme, art, cinéma, sport, mode.
      Les faits sont datés et sourcés et chaque personne est liée à un rôle : victime / à fait barrage / a défendu le violeur /signataire de la pétition Z.
      Les pétitions sont sourcées et reliées à chaque personne.

      Je fais des essais pour voir les regroupements systématiques des soutiens à Polansky, DSK, Matzneff, n’hésite pas si tu as des idées, et tu as mon mail aussi !

      Ok, je viens de voir ton lien, super !

    • (Texte intégral de l’article, @simplicissimus)

      Le Monde (site web)
      m-le-mag, lundi 23 décembre 2019 - 11:25 UTC +0100 3842 mots

      « Les temps ont changé, il est devenu indéfendable » : dans un contexte post-#metoo, le malaise Gabriel Matzneff
      Dominique Perrin

      La parution du livre « Le Consentement » crée une secousse dans le monde littéraire. L’auteure Vanessa Springora y raconte sa relation traumatisante, à 14 ans, avec cet homme de trente-six ans son aîné, écrivain aux pratiques pédophiles assumées.

      Le livre est à la fois cru et subtil. « À quatorze ans, on n’est pas censée être attendue par un homme de cinquante ans à la sortie de son collège, on n’est pas supposée vivre à l’hôtel avec lui, ni se retrouver dans son lit, sa verge dans la bouche à l’heure du goûter. (…) De cette anormalité, j’ai fait en quelque sorte ma nouvelle identité. À l’inverse, quand personne ne s’étonne de ma situation, j’ai tout de même l’intuition que le monde autour de moi ne tourne pas rond. » Dans Le Consentement (Grasset), Vanessa Springora raconte tout, la rencontre avec G. en 1985, à l’âge de 13 ans, la fascination, l’amour qu’elle dit avoir éprouvé, l’emprise, la séparation, la chute, avec crises d’angoisse et épisode psychotique, puis les années pour s’en remettre. Il lui aura fallu trente ans pour livrer sa version de l’histoire. Jusque-là, en littérature, elle n’était que Vanessa, une des multiples conquêtes de « l’homme à la sortie du collège », un écrivain qui a eu son heure de gloire, mais que les moins de 50 ans ne connaissent guère : Gabriel Matzneff.

      « Le Consentement » pousse à remonter le temps, jusqu’à ces années 1970 et 1980, quand le milieu littéraire et certains médias encensaient le dandy parisien, sans questionner les conséquences de ses attirances sexuelles.

      Ce récit, qui sort le 2 janvier, est une première. Jamais les enfants et les adolescentes ayant eu une relation avec cet écrivain n’avaient pris la parole. Devenus adultes, aucun n’était sorti du silence. À 47 ans, Vanessa Springora, nouvelle directrice des éditions Julliard, se lance et couvre de ses mots ceux d’un homme de 83 ans, qui a toujours revendiqué son désir pour les mineurs – il ne dit pas pédophile mais « philopède », même si le verlan n’est pas son style. Récit littéraire, personnel et très fort, Le Consentement est aussi un ouvrage qui interroge la société. Il pousse à remonter le temps, jusqu’à ces années 1970 et 1980, quand le milieu littéraire et certains médias encensaient le dandy parisien, sans questionner les conséquences de ses attirances sexuelles.

      Aujourd’hui, Gabriel Matzneff parle à ses amis de « retour du puritanisme » mais refuse de s’exprimer – « Je sors de chez le médecin, je n’ai pas la tête à ça, ce n’est pas du tout par désobligeance, croyez-le bien », répond-il, très courtois. Dans un contexte post-#metoo de remise en cause de la domination masculine et peu après le témoignage de l’actrice Adèle Haenel, il sait que l’époque ne lui est plus favorable.

      Une autre époque

      Crâne rasé, chemise grande ouverte sur torse bronzé, pantalon pattes d’éph, Gabriel Matzneff a 39 ans. Costume vert amande, chemise rose pâle et cravate bariolée, Bernard Pivot n’a pas un cheveu blanc. Nous sommes le 12 septembre 1975, sur Antenne 2. Présenté comme l’ami de Montherlant, l’écrivain est invité pour son essai Les Moins de seize ans (Julliard), sorti un an plus tôt. Déjà, il révèle ce qui fera tout son succès, ses airs d’aristocrate, son amour des interdits, son besoin de scandaliser. Déjà, ses propos sont limpides : « Je pense que les adolescents, les jeunes enfants, disons entre 10 et 16 ans, sont peut-être à l’âge où les pulsions d’affectivités, les pulsions sexuelles également, sont les plus fortes parce que les plus neuves. Et je crois que rien ne peut arriver de plus beau et de plus fécond à un adolescent ou une adolescente que de vivre un amour. Soit avec quelqu’un de son âge (…), mais aussi peut-être avec un adulte qui l’aide à se découvrir soi-même, à découvrir la beauté du monde créé, la beauté des choses. » Il enchaîne sur l’éveil, Bouddha, le Christ, les stoïciens.

      Pédophile certes, mais pédophile mystique. « Est-ce que vous avez été choqué par le livre ? », interroge Pivot. Deux invités s’avouent gênés. Une professeure de lycée parle « d’attentat à la dignité de l’enfant » et un universitaire interroge l’écrivain, à propos « des petits garçons qu’il drague » : « Vous les avez peut-être traumatisés pour la vie ? » Matzneff ne se démonte pas : « Je vous dirais qu’il y a beaucoup d’autres façons de pourrir un enfant que de coucher avec. » Fin du débat. « Le livre n’a pas soulevé de vagues de protestation, se remémore Bernard Pivot. Ce sont les époques qui diffèrent. » Lui-même n’a aucun souvenir de cet essai. Il réinvitera l’écrivain à cinq reprises.

      « Bernard Pivot invite systématiquement Matzneff, “Le Monde” ne dit jamais de mal de l’écrivain pendant les années 1970 et “Libération” en parle peu mais soutient le mouvement pro-pédophile. » Anne-Claude Ambroise-Rendu, universitaire

      Une autre époque en effet. Une période difficile à juger avec les critères actuels. « Bernard Pivot invite systématiquement Matzneff, Le Monde ne dit jamais de mal de l’écrivain pendant les années 1970 et Libération en parle peu mais soutient le mouvement pro-pédophile, raconte l’universitaire Anne-Claude Ambroise-Rendu, auteur d’Histoire de la pédophilie : XIXe-XXe siècles (Fayard). Aux côtés de l’écrivain Tony Duvert et du philosophe René Schérer, il est la tête de proue de la défense de ce qu’il répugne à appeler la pédophilie, avec des arguments très structurés et ce qu’il faut de mauvaise foi. Le Monde et Libération y voient un discours de défense de la liberté, une cause plus que transgressive, révolutionnaire. Les seuls à critiquer Matzneff, au nom de la morale, sont des titres conservateurs, comme France Soir, ou d’extrême droite comme Minute. Le partage des médias est très politique. » A partir de 1977, l’écrivain tient une chronique hebdomadaire au Monde. Le journal y mettra fin en 1982 quand Gabriel Matzneff sera soupçonné de pédophilie, finalement à tort, dans l’affaire du Coral, un centre éducatif dans le Gard. Sa voix est reconnue, ses romans sont lus. Un de ses plus grands succès, Ivre du vin perdu, sort en 1981 et se vendra au fil des ans à 20 000 exemplaires.

      Dans le milieu littéraire, le personnage séduit. Petit-fils de Russes blancs à l’écriture classique, mâtinée de références grecques et latines, l’écrivain possède l’aura de l’homme cultivé qui ose briser les tabous, choquer le bourgeois. Un héritier de Gide, de Byron et de Casanova tout à la fois. En janvier 1977, il rédige une lettre ouverte publiée dans Le Monde demandant la relaxe de trois hommes incarcérés, accusés d’avoir eu des relations sexuelles avec des filles et des garçons de 13 et 14 ans. Tout Saint-Germain-des-Prés signe : Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Gilles Deleuze, Guy Hocquenghem, Louis Aragon, Roland Barthes, Philippe Sollers, Jack Lang… L’heure est à la liberté des mœurs, il faut extraire l’enfant du carcan familial, l’aider à s’épanouir. Dans les milieux intellectuels et artistiques, défendre la cause pédophile et militer pour l’abrogation de la majorité sexuelle fixée à 15 ans, est un combat d’avant-garde. À cette même époque, la photographe Irina Ionesco fait des portraits érotiques de sa fille, Eva, dès ses 4 ans, et David Hamilton (accusé plus tard de viols sur mineures) repère ses jeunes modèles sur les plages du Cap d’Agde.

      Changement d’atmosphère

      Milieu des années 1980, changement d’atmosphère. « Un basculement s’opère en 1986, explique Anne-Claude Ambroise-Rendu, quand “Les Dossiers de l’écran” consacrent une soirée à la question de l’inceste. » Armand Jammot y reçoit Eva Thomas, qui publie Le Viol du silence (Aubier, 1986), dans lequel elle raconte qu’à 15 ans, elle a été abusée par son père. « L’opinion commence alors à se retourner, note l’historienne. Via l’inceste, les Français s’intéressent davantage aux enfants victimes d’abus sexuels. » C’est à cette période-là que le mot pédophilie apparaît dans le langage courant.

      Lorsque le 2 mars 1990, Gabriel Matzneff est de nouveau invité à « Apostrophes », l’ambiance n’est donc plus celle de 1975. L’écrivain, que Vanessa Springora a quitté deux ans plus tôt, présente un tome de son journal intime, au titre baudelairien : Mes amours décomposées (Gallimard). Un tableau de chasse, autobiographique donc, de filles de 14 ou 15 ans, agrémenté de garçons philippins de 11 et 12 ans, prostitués à Manille. Ton bravache. Sur le plateau chacun intervient tour à tour, quand, soudain, une journaliste et écrivaine québécoise crée la surprise. D’un ton assuré, celle qui a été la première femme à animer une émission politique à la télévision de Radio-Canada, se lance : « Moi, M. Matzneff me semble pitoyable. (…) On sait bien que des petites filles peuvent être folles d’un monsieur qui a une certaine aura littéraire, d’ailleurs on sait que les vieux messieurs attirent les petits enfants avec des bonbons. M. Matzneff, lui, les attire avec sa réputation. » Assis à sa gauche, « l’écrivain pitoyable » est soufflé : « Je trouve insensé de parler comme vous venez de le faire. (…) Je suis le contraire d’un macho, d’un type qui force qui que ce soit à faire quoi que ce soit. »

      Le cocktail qui suit est tendu, les olives passent mal. « C’était affreux, se souvient depuis Montréal, Denise Bombardier, 78 ans aujourd’hui. Les gens faisaient cercle autour de Matzneff, je ne suis restée que cinq minutes. » Bernard Pivot est alors le premier étonné : « Parfois j’organisais des conflits, mais là ce n’était pas le cas. Gabriel Matzneff avait le prestige de l’écrivain qui a une belle écriture. Ce qu’il racontait, on ne le trouvait pas dans d’autres livres, c’était original, osé, aventureux. À ceux qui pensaient qu’il bluffait, ses proches confirmaient que tout était vrai. Mais cela n’indignait pas comme aujourd’hui. » Sauf à venir d’un autre continent.

      Après l’émission, les critiques ne visent pas l’homme mis en cause… Mais la femme qui a cassé l’ambiance. « Connasse ! », s’énerve Philippe Sollers, l’éditeur de Matzneff, le 19 mars, sur France 3. Dans Le Monde du 30 mars, Josyane Savigneau encense l’écrivain, qui « ne viole personne », et tacle la Canadienne : « Denise Bombardier a eu la sottise d’appeler quasiment à l’arrestation de Matzneff, au nom des “jeunes filles flêtries” par lui… Découvrir en 1990 que des jeunes filles de 15 et 16 ans font l’amour à des hommes de trente ans de plus qu’elles, la belle affaire ! [ni l’ex-responsable du Monde des livres, ni Philippe Sollers n’ont souhaité nous parler] ». Dans Le Nouvel Observateur, Guy Sitbon est un des rares à écrire un article au vitriol contre l’écrivain « qui ne recule devant aucune goujaterie ».

      Impunité des artistes

      Des années plus tard, le 18 mars 1999, à l’occasion de la critique d’un livre, le chroniqueur Pierre Marcelle pourfendra encore, dans Libération, les « glapissements torquemadesques » de la journaliste (en référence au grand inquisiteur espagnol Tomás de Torquemada) et écrira que « déjà Christine Boutin pointait sous Bombardier ». « Je me suis fait traiter de mégère et de mal-baisée, raconte celle-ci. Matzneff était protégé par une partie du milieu littéraire et des médias, complètement complaisants à son égard. Ils ont justifié l’injustifiable au nom de la littérature. » Aujourd’hui, Vanessa Springora s’étonne aussi de l’impunité des artistes. « Tout autre individu, qui (…) se vanterait de sa collection de maîtresses de 14 ans, aurait affaire à la justice », écrit-elle dans son récit.

      Mais l’émission reste dans les mémoires et sonne la progressive mise au ban de l’écrivain. Tout le monde réalise que la pédophilie transforme l’enfant en simple objet de jouissance. Les années 1990 sont aussi celles de l’affaire Dutroux. Le pédophile n’a plus rien de libertaire, il devient un monstre. Pour son livre L’Enfant interdit, comment la pédophilie est devenue scandaleuse (Armand Colin, 2013), le sociologue Pierre Verdrager a étudié de près le parcours de l’écrivain. Il a une théorie cocasse : « Le journal de Matzneff est à la pédophilie ce que les carottes glaciaires sont à la climatologie. » Plus précisément, « les changements dans les mœurs se réfléchissent dans sa mauvaise humeur ». Ces années-là, l’écrivain au crâne rasé est bougon. Il est de moins en moins invité par les médias. Et quand il l’est, constate Verdrager, c’est moins pour la qualité de ses livres que pour le caractère sulfureux de sa vie.

      Prix Renaudot en 2013 à sept voix contre trois

      Le milieu littéraire parisien le remet soudain à l’honneur en 2013. À 77 ans, après une quarantaine de livres publiés, il reçoit son premier prix, le Renaudot essai, pour Séraphin, c’est la fin ! (La Table ronde). Un recueil de textes rédigés entre 1964 et 2012, sur Schopenhauer, Kadhafi, les prêtres ou le viol. Le jury (Jérôme Garcin, Patrick Besson, Dominique Bona…) l’a choisi à sept voix contre trois, après qu’un de ses membres eut longuement plaidé sa cause : Christian Giudicelli. Il n’est autre que l’éditeur de Matzneff chez Gallimard et son ami. Mais dans le grand jeu des prix littéraires, être juge et partie n’est pas un souci. « C’est un prix que l’on a décerné à un auteur ostracisé, jugé sulfureux et scandaleux depuis une vingtaine d’années et qui n’avait plus accès aux médias », se souvient Frédéric Beigbeder, membre du jury. Le ton était à la compassion. L’écrivain Patrick Besson : « Dans ce qu’il a pu écrire sur sa vie amoureuse, il y a des choses ahurissantes et inacceptables, mais c’est un vieux monsieur blacklisté et dans le besoin, on a fait la part des choses. »

      Ex-directeur du Point, Franz-Olivier Giesbert n’a voté pour Matzneff qu’au second tour. « C’est un excellent écrivain, dont j’aime certains livres, d’autres pas du tout, précise-t-il. J’exècre la pédophilie, mais je déteste aussi la police de la maréchaussée. Les gens cloués au pilori ont toujours ma sympathie. » Il souligne que jamais l’écrivain n’a été condamné par la justice. Aussitôt le Renaudot annoncé, trois pétitions apparaissent pour retirer le prix « à un militant pro-pédophile ». En vain. L’essai ne fera pas date, mais, grâce au prix, se vendra à 3 800 exemplaires.

      « Sur les réseaux sociaux, je me fais parfois interpeller pour le virer. Notre philosophie est claire : plus on nous demande de virer quelqu’un, moins on le fera. C’est une question de liberté d’expression. » Étienne Gernelle, directeur du « Point »

      Les médias qui le soutiennent s’amusent de son côté « politiquement incorrect ». Ses relations sexuelles avec des mineurs sont, pour eux, une histoire ancienne. D’ailleurs, dans ses derniers tomes de journaux, ses amantes ont passé les 18 ans. Et puis l’écrivain a d’autres sujets de prédilection : la Russie, la religion, la politique… La politique, c’est compliqué. Tendance réac, proche du penseur de la nouvelle droite, Alain de Benoist, Matzneff a voté Mélenchon en 2017. La chaîne Russia Today l’invite parfois, tout comme la très à droite Radio Courtoisie. Depuis 2013, il tient une chronique irrégulière sur le site du Point. « Il écrit sur tout et n’importe quoi avec un talent fou, se réjouit le directeur de l’hebdomadaire, Étienne Gernelle. Il dit le contraire de ce qu’il y a dans beaucoup de journaux, ça détonne. Sur les réseaux sociaux, je me fais parfois interpeller pour le virer. Notre philosophie est claire : plus on nous demande de virer quelqu’un, moins on le fera. C’est une question de liberté d’expression. »

      Dans l’édition aussi, il sème la pagaille. Au printemps 2016, il signe un contrat avec son ami Jean-François Colosimo, orthodoxe comme lui et directeur des Éditions du Cerf, pour publier un essai. En juillet, la maison fondée par l’ordre dominicain change d’avis « pas par censure », soutient Colosimo, « plus par incommodité ». « Quand j’ai appris que son essai avait été refusé, je n’ai pas hésité », raconte Manuel Carcassone, directeur de Stock. En 2017, il publie Un diable dans le bénitier. L’éditeur n’est pas un ami proche, mais il l’a admiré très tôt – « sans être familier du volet privé de son œuvre », s’empresse-t-il de préciser. « Quand j’avais 22 ans, à la fin des années 1980, Gabriel Matzneff était un personnage légendaire, perçu comme un auteur de qualité et un esprit libre. En plus, c’est un diariste, genre que j’aime beaucoup. Il me fascinait. Je l’ai rencontré à ce moment-là, je me souviens d’un dîner avec lui chez Guy Hocquenghem. On manque de gens comme eux. Le milieu littéraire est de plus en plus uniforme, aseptisé, politiquement correct. »

      A Saint-Germain-des-Prés, Matzneff est désormais synonyme de malaise. L’annonce de la sortie du livre de Springora a jeté un froid. Rares sont les personnes qui acceptent de parler. « Ça ne m’étonne pas, confie anonymement un professionnel de l’édition. Tout le monde connaissait l’histoire entre Vanessa Springora et Gabriel Matzneff et leur relation avait la bénédiction du milieu. Certains connaissaient aussi la mère de l’adolescente, attachée de presse dans l’édition. Aujourd’hui, forcément, tout le monde est gêné. » Matzneff n’hésitait d’ailleurs pas à se faire accompagner de sa jeune amante pour se rendre sur un plateau télé.

      « Pourriez-vous écrire qu’il est mon ami et le restera quoi qu’il advienne. » Frédéric Beigbeder

      Dans sa maison de la côte basque, à Guéthary, Frédéric Beigbeder est plus courageux. Il ne nous fait pas croire qu’il est parti faire du surf, mais se noie un peu dans ses hésitations. « Un nouveau tribunal va se mettre en place, comme pour Polanski, soupire-t-il. C’est une époque qui en juge une autre, mais les temps ont changé… Tout le milieu littéraire a peur. » Revoterait-il aujourd’hui pour le Renaudot ? « Je ne sais pas… C’est un auteur que j’aime beaucoup. Nous ne sommes ni flics ni juges, juste des personnes qui aiment la littérature. C’est triste si quelqu’un a souffert, c’est très triste… Mais quand on juge une œuvre d’art, il ne faut pas avoir de critères moraux. Je ne sais pas quoi dire de plus… C’est terminé pour lui, il est devenu indéfendable. Je ne serais pas étonné qu’il se suicide, il a tellement écrit sur le suicide. » Le lendemain, il envoie un message : « Pourriez-vous écrire qu’il est mon ami et le restera quoi qu’il advienne. » Manuel Carcassonne est partagé. « La transgression, comme celle de Rimbaud ou de Verlaine, devrait être consubstantielle à un certain nombre d’écrivains. Mais à un moment, si c’est illégal, il y a un prix à payer. L’affaire qui se profile est à la fois sûrement nécessaire et triste pour un homme de 83 ans. »

      Dans son studio du Quartier latin, Gabriel Matzneff doit, une fois de plus, se sentir victime d’un « retour de l’ordre moral, qui nous vient des sectes puritaines américaines » (Russia Today, le 1er décembre, au sujet de sa mauvaise réputation). « Il ne s’agit pas d’un retour à l’ordre moral, estime Patrick Besson, juste d’un retour à la raison. Les filles de 13 ans ont autre chose à faire que de tomber amoureuse d’un mec de 50 ans. Elles ne sont pas à armes égales avec lui. »

      L’auteur scandaleux n’intéresse plus grand monde

      Ce qui nuit le plus au vieil écrivain, selon Besson, ce ne sont ni les ligues de vertu, ni la bien-pensance, mais lui-même. « Il devient sa proie. Gabriel est attachant mais aussi exaspérant. Il est prisonnier de ses obsessions littéraires. Entre Marie-Élisabeth, Sandra, Juliette et Anne-Sophie, je ne vois plus la différence, lui non plus je crois. Il est prisonnier aussi de sa folie narcissique, il ne s’intéresse qu’à son poids, ses conquêtes, son œuvre. Il ne restera pas dans l’histoire de la littérature, mais dans celle de la psychiatrie. » Des propos sans concession, qui ne lui font pour autant pas regretter le Renaudot : « C’était un essai, pas un tome de journal ». L’auteur scandaleux n’intéresse en tout cas plus grand monde. Il a sorti en novembre le quinzième volume de son journal, L’Amante de l’Arsenal (Gallimard, 2019), alors que le quatorzième, La Jeune Moabite (Gallimard, 2017) n’avait pas dépassé les 1 000 exemplaires vendus.

      Lundi 9 décembre, rendez-vous avec un « matznévien » dans le Quartier latin. Normalien, Arthur, 21 ans, veut devenir écrivain et n’aime rien tant que citer son maître (rencontré à 17 ans, après lui avoir écrit). Choix du jour : « être différent, c’est être coupable ». Il se dit furieux de la sortie du livre de Vanessa Springora. « Pour Matzneff, c’est très douloureux, confie-t-il en buvant un chocolat chaud. Quand il l’a appris, il en avait les larmes aux yeux. Il se sent poignardé en plein cœur par une des trois femmes qui ont le plus compté dans sa vie. » Il raconte leur histoire dans La Prunelle de mes yeux (Gallimard, 1993). Par la vitre du café, on aperçoit en face, rue du Cardinal-Lemoine, un bar littéraire qui sert de l’absinthe, entièrement peint de jaune : L’Eurydice.

      « Les pédophiles à Cayenne ! »

      C’est là que, le 17 octobre, Arthur a organisé avec deux amis une soirée en hommage à son auteur fétiche. Ce jour-là, une cinquantaine de personnes, dont son ami l’écrivain Roland Jaccard, s’installe face à la scène. Invité, Philippe Sollers n’est pas venu. Au premier rang, Gabriel Matzneff est assis à côté d’une étudiante de 24 ans. Arthur lui offre une bouteille de vin jaune du Jura et tend à l’ancien ami d’Hergé une photo sur laquelle Tintin est emprisonné au quai de Gesvres, l’adresse de la brigade des mineurs. Tout le monde trouve ça très drôle.

      Puis Matzneff lit un extrait de roman, quand soudain trois étudiants – « avec des têtes de nazillon », précise Arthur – se lèvent et crient : « Casse-toi ! », « Les pédophiles à Cayenne ! ». Échanges de coups de poings, exfiltration de l’écrivain. Les organisateurs croient l’incident fini, quand d’autres jeunes tentent de rentrer. Cette fois, ils hurlent : « Matzneff au goulag ! ». Des étudiants d’extrême gauche, selon Arthur. Ils reprochent à l’écrivain sa proximité avec Alain de Benoist. C’est ce qui s’appelle un hommage raté. Le héros du soir s’est juré d’arrêter les rencontres publiques et Arthur s’en veut encore de n’avoir su prévenir tant de violence. Il saura que soutenir Matzneff est désormais devenu un loisir à haut risque.
      Cet article est paru dans Le Monde (site web)

      Note(s) :

      Mis à jour : 2019-12-27 07:02 UTC +0100

    • #merci @gata ! ça répond à ma question. L’auteur, Dominique Perrin donne un compte-rendu fidèle.

      Le jury (Jérôme Garcin, Patrick Besson, Dominique Bona…) l’a choisi à sept voix contre trois, après qu’un de ses membres eut longuement plaidé sa cause : Christian Giudicelli. Il n’est autre que l’éditeur de Matzneff chez Gallimard et son ami. Mais dans le grand jeu des prix littéraires, être juge et partie n’est pas un souci.

      Voilà,…

    • Plusieurs ressources via @kinkybambou sur twitter
      https://twitter.com/kinkybambou/status/1210913811638759425
      En framapad par @PacoHerin :

      Retranscription des tweet de Xanax (comme Twitter les bloque pour certain.e.s)

      « Quelques personnes à lire sur un type de violences sexuelles à l’encontre des enfants et ados, les violences incestueuses. Je n’indique ici que des ressources facilement disponibles en ligne. »

      Comptes-rendus de l’étude de Léonore Le Caisne, Un inceste ordinaire. Et pourtant tout le monde savait, paru en 2014, qui résument le livre : https://journals.openedition.org/gss/3619

      Les travaux de Dorothée Dussy : je commence par deux compte-rendus de ses ouvrages (qu’elle a écrit en nom propre ou dirigé). Dussy s’intéresse particulièrement à ce qui conduit (contraint) les victimes au silence. https://journals.openedition.org/clio/12872

      Des articles de Dorothée Dussy : https://www.erudit.org/fr/revues/as/2009-v33-n1-as3337/037816ar

      Un texte co-écrit par Dussy et Le Caisne
      https://journals.openedition.org/terrain/5000

      une étude ethnographique sur un cas d’inceste d’un père sur sa fille, au tribunal, qui interroge profondément les dynamiques familiales.
      https://www.cairn.info/revue-cahiers-internationaux-de-sociologie-2008-1-page-161.htm

      Ici, un rapport d’expertise qui avait été commandé à l’époque par le Ministère des familles (sous Hollande), qui devait enclencher un travail de fond, et qui est depuis tombé dans les oubliettes de la macronie.
      https://www.centre-hubertine-auclert.fr/sites/default/files/documents/cnrs_expertise_inceste_avril17.pdf

      Et le site de la grande enquête Virage de l’INED, mine d’informations toujours en cours d’exploitation, sur les violences sexuelles en France en général. Ce lien renvoie directement vers les publications actuellement disponibles au téléchargement.
      https://virage.site.ined.fr/fr/publications/Publications%20Virage

      Bibliographie :
      Lydia Guardo et Jean-Michel Caradec’h, ’ Le Silence des autres’ (qui est la personne dont parle Le Casine dans Un inceste ordinaire). (Merci à Valery Rey-Robert !)

      https://hebdo.framapad.org/p/9e4e-ressources-et-liens-sur-violences-incest?lang=fr (pour une semaine)

      via
      https://twitter.com/PacoHerin/status/1210932869603966981

    • @tintin : dans ta liste, je crois qu’il faut retirer Sorj Chalandon qui est celui qui dénonce Libé...

      Et sinon, juste pour compléter, bien que l’intervention de Denise Bombardier soit impeccable, il faut rappeler que c’est une chroniqueuse québécoise assez réac...

  • Condamnations du Monde et de Samuel Laurent pour diffamation envers Olivier Berruyer
    https://www.les-crises.fr/condamnations-du-monde-et-de-samuel-laurent-pour-diffamation-envers-olivi

    Dans deux jugements du 17 décembre 2019, le Tribunal de Paris a condamné le Monde et Samuel Laurent pour diffamation envers Olivier Berruyer. I. Condamnation du journal Le Monde Le Monde a été condamné (par l’intermédiaire de son Directeur de publication, Louis Dreyfus) pour son article du 16 mars 2017 d’Adrien Senecat sur l’industrie de […]

  • Et un bel extrait de la presse locale entièrement écrit en cop speak : #Montpellier : une manifestante en détention pour avoir blessé une gendarme mobile
    https://actu.fr/occitanie/montpellier_34172/montpellier-une-manifestante-detention-avoir-blesse-une-gendarme-mobile_3018572

    Jeudi, à l’issue de la dispersion de la manifestation ayant rassemblé environ 7000 personnes contre la réforme des retraites dans les rues de Montpellier, le comportement de la suspecte, connue pour fréquenter la mouvance anarchiste-libertaire de Montpellier, a attiré l’attention des gendarmes mobiles assurant la sécurité. 

    Une femme gendarme mobile a alors voulu procéder au contrôle de la Montpelliéraine, qui s’est alors rebellée, en lui portant un violent coup de pied à une cuisse, la blessant légèrement.

    Interpellée et placée en garde à vue, elle a refusé les signalétiques, notamment les prélèvements d’ADN au commissariat central, ce qui est obligatoire dans pareille procédure judiciaire. Elle a déjà été condamnée pour des faits identiques.

  • Das Gesicht der modernen Kirche: Theresa Brückner ist als Pfarrerin in den sozialen Medien aktiv - Tempelhof
    https://www.berliner-woche.de/tempelhof/c-leute/theresa-brueckner-ist-als-pfarrerin-in-den-sozialen-medien-aktiv_a242

    Was Theresa Brückner macht, ist in Berlin einzigartig. Die 32-Jährige ist „Pfarrerin für Kirche im digitalen Raum“ im Evangelischen Kirchenkreis Tempelhof-Schöneberg. Als „theresaliebt“ berichtet sie auf Instagram, Twitter, Facebook und YouTube über ihre Arbeit und Privates.

    Vor fast einem Jahr, am 1. Januar 2019, hat sie die Stelle angetreten. Die Gemeinde wurde auf sie aufmerksam, weil sie schon lange vorher in den sozialen Medien aktiv war. Am erfolgsreichsten ist ihr Instagram-Profil mit rund 8000 Followern. „Das Problem ist, dass Kirche oftmals sehr klischeehaft unmodern gezeigt wird, vieles aber ganz aktuell ist“, sagt sie. In den vergangenen Jahren habe es die Kirche ihrer Meinung nach verschlafen, die Dinge, die sie gut macht, auch gut zu kommunizieren.

    Ihre offene und ehrliche Art könnte daran etwas ändern. „Mir ist es wichtig zu zeigen, dass Kirche ganz normal sein kann und ich als Pfarrerin eine ganz normale, berufstätige Mutter bin.“ In ihren Videos geht es beispielsweise um alltägliche Herausforderungen wie die Organisation beruflicher Termine, wenn das Kind plötzlich krank und der Mann wegen einer Dienstreise unterwegs ist.

    „Viele Mütter schreiben mir, dass es für sie entlastend ist, zu lesen, dass ich in dieser Social-Media-Welt eben nicht immer nur all das zeige, was großartig klappt, sondern auch darüber spreche, was schiefläuft und wobei ich mich überfordert fühle“, erzählt Theresa Brückner. Privatsphäre ist ihr aber trotz aller Offenheit sehr wichtig. Ihren dreijährigen Sohn erwähnt sie nie mit Namen. Auf Fotos ist sein Gesicht immer verdeckt. Wenn sie Zeit mit ihm verbringt oder einen freien Nachmittag hat, packt sie ihr Handy weg. Das gilt auch, wenn die Familie zu Hause gemeinsam am Tisch sitzt.

    Jeder Arbeitstag im Leben von Theresa Brückner ist anders. Gottesdienste, Beerdigungen und Hochzeiten bereitet sie in ihrem Büro in der Götzstraße vor. Oft ist sie jedoch auch unterwegs, fährt zu Konferenzen wie der „re:publica“ oder zu Barcamps. Ihre Erlebnisse dokumentiert sie mit der Kamera. Videos zu drehen und zu schneiden, hat sie sich selbst beigebracht.

    Der Kirchenkreis lässt ihr freie Hand. So modern und fortschrittlich wie in Tempelhof-Schöneberg ist die evangelische Kirche jedoch nicht überall in Deutschland. Einige Gemeinden sind sehr konservativ und haben schon allein damit ein Problem, dass Frauen überhaupt das Pfarramt ausüben. „Sexismus ist da ein ganz großes Thema. Deshalb spreche ich darüber ziemlich offen auf Twitter. Dort bekomme ich regelmäßig Nachrichten, dass ich als Frau doch schweigen solle und nichts zu sagen habe.“ Außerdem seien einige der Meinung, dass sich die Kirche nicht so zeigen dürfe, wie sie es macht.

    „Ich weiß mittlerweile, dass ich, wenn ich heikle Themen anspreche, danach Zeit einplanen muss, um Kommentare durchzugucken und zu beantworten.“ Hasskommentare bekomme sie immer dann, wenn sie sich politisch positioniere, beispielsweise gegen die AfD. Vor einigen Wochen hat Theresa Brückner erstmals Anzeige erstattet. Grund war eine E-Mail voller sexueller Beleidigungen. Immer wieder kommt es auch vor, dass sie Kommentare löscht oder User blockiert. Anfangs haben sie die Anfeindungen verunsichert und auch wütend gemacht. Inzwischen habe sie sich jedoch einen Schutzpanzer angelegt. Instagram sei eben keine „heile Glitzerwelt“, obwohl es oft so dargestellt werde. Theresa Brückner versucht daher, auch Jugendliche dafür zu sensibilisieren, Fälle von Cybermobbing nicht zu verschweigen, sondern dagegen vorzugehen. Die Freude an ihrem Beruf will sie sich von niemandem nehmen lassen. Spätestens dann, wenn sich Menschen gern mit ihr unterhalten möchten, die sonst nie in die Kirche gehen würden, ist der Ärger ganz schnell wieder verflogen.

    #Allemagen #Berlin #église_protestante #propagande

  • « La langue ne ment pas » est l’adaptation télévisuelle de l’ouvrage que Victor Klemperer (1881-1960) a écrit à partir de son journal intime, pour la période 1933-1947, LTI - Lingua Tertii Imperii. Carnet d’un philologue, 1947 (pour la version en allemand). Il y décortique la novlangue des nazis et leurs procédés discursifs.
    Œuvre d’un intérêt indéniable par les temps qui courent...


    Ci-dessus, une affiche publicitaire pour le Volksempfänger, la radio nationale ns, outil de la propagande de Goebbels&co.

    (Il y a eu des signalements sur seenthis, mais je ne vois pas le film.)

    Ici, l’adaption filmique en 4 parties :
    https://www.dailymotion.com/video/x13vw6


    https://www.dailymotion.com/video/x13xrd

    https://www.dailymotion.com/video/x13yin

    https://www.dailymotion.com/video/x13z50

    Sur le livre, multi-réédité et traduit :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Lingua_Tertii_Imperii

    #langage #novlangue #propagande #manipulation #troisième_Reich

    • @nepthys, tu faisais quoi il y a trois heures ? Vers 16h45 une prof nous a causé des inventions verbales de l’Indonésie de Suharto (Soeharto) et des mots que le régime a créés ou employés (imposant un mot dépolitisé pour « travailleurs », utilisant une langue ampoulée pour faire comprendre au populo qu’il est en de bonnes mains, etc.). Je lui ai parlé de Victor Klemperer et promis de lui envoyer des éléments. Cela fait, je les ai également partagés ici avant de voir ton post. Coïncidence ? Je ne pense pas...

      https://seenthis.net/messages/814101

    • Marrant comme tout. Outre mes recherches, c’est aussi ce que nous vivons aujourd’hui, ici, dans notre société du spectacle, qui me ramène encore et toujours à l’entre-deux-guerres. Prenons-en de la graine.

    • Au fait, @nepthys, tu connais ce livre d’Éric Hazan qui s’inspire de la démarche de Klemperer ?

      LQR | Raisons d’Agir
      http://www.raisonsdagir-editions.org/catalogue/lqr

      De modernité à gouvernance en passant par transparence, réforme, crise, croissance ou diversité : la Lingua Quintae Respublicae (LQR) travaille chaque jour dans les journaux, les supermarchés, les transports en commun, les « 20 heures » des grandes chaînes, à la domestication des esprits. Comme par imprégnation lente, la langue du néolibéralisme s’installe : plus elle est parlée, et plus ce qu’elle promeut se produit dans la réalité. Créée et diffusée par les publicitaires et les économistes, reprise par les politiciens, la LQR est devenue l’une des armes les plus efficaces du maintien de l’ordre.

      Ce livre décode les tours et les détours de cette langue omniprésente, décrypte ses euphémismes, ses façons d’essorer les mots jusqu’à ce qu’ils en perdent leur sens, son exploitation des « valeurs universelles » et de la « lutte antiterroriste ». Désormais, il n’y a plus de pauvres mais des gens de condition modeste, plus d’exploités mais des exclus, plus de classes mais des couches sociales. C’est ainsi que la LQR substitue aux mots de l’émancipation et de la subversion ceux de la conformité et de la soumission.

    • moi, je voudrais, quand je sors le nez de l’univers glauque de mes recherches, ne pas retrouver la même chose dans notre présent, et pourtant, ces mondes se superposent de plus en plus

    • En cherchant Victor Klemperer dans la barre de seenthis, je découvre Noémi Lefebvre
      https://seenthis.net/messages/667467

      Quelques citations des liens d’@antonin1

      « On vous affirme maintenant, on vous répétera plus tard qu’il ne faut pas revenir sur le passé. Ce n’est pas nous qui revenons sur le passé, c’est le passé qui menace de revenir sur nous. » Georges Bernanos

      En ouverture de La propagande du quotidien - LQR

      Il s’agit de faire le tableau d’une sourde oppression que toutes les sphères sociales exercent les unes sur les autres, d’une maussaderie générale mais inerte, d’une étroitesse d’esprit faite d’acceptation et de méconnaissance, le tout bien encadré par un système de gouvernement qui, vivant de la conservation de toutes les vilenies, n’est lui-même que la vilenie au gouvernement.
      Karl Marx, introduction à la critique de la philosophie du droit de Hegel.

      Et faites vite. Je perds mon temps à écouter vos conneries.
      Jean Genet, Le Balcon

      https://seenthis.net/messages/472419
      Et si la propagande nazi avait été télédiffusé ?
      Ce n’est pas le cas mais on n’en est plus très loin !

    • glossaire LTI

      Abendland 08
      abgeriegelt 91
      abgewandert 17
      abgrundtiefer Hass (der jüdischen Rasse) 26
      Achsenpartner 10
      Adressat abgewandert 17
      Aggressoren 23
      Aktion 0 f
      Alljude 26
      alte Kämpfer 2
      Amen 45
      Amtsverwalter 04
      Anführungszeichen (ironische) 6 f, 338
      Angriff (die Zeitung) 89
      ankurbeln 96 f, 201
      anlaufen lassen 01
      Anruf des Blutes 53
      anschauen 28 f, 184
      Apostroph 04
      Arbeitsbeschaffung durch den Führer 48
      Ari (Artillerie) 17
      arisch 4
      arisieren 16 f, 289
      arteigen 40 f
      artfremd 4, 123
      arthaft 40
      Asiatentum 08
      Asphalt 08 f
      Asphaltorgane 08
      Asphaltungeheuer 08
      auf Sieg kämpfen 95
      Aufbruch 88
      Auffangstelle 55
      aufgefangen 91
      aufgezogen 31
      aufgezwungen 26, 352
      Aufjudung 40
      Auflösung 38
      aufnorden 89, 206
      Aufnordung 40
      Auftrag 28
      aufziehen 1, 64 ff, 201, 253, 254
      Auschwitz 09
      auserwähltes Volk 38
      ausgerichtet 53
      ausradieren 66, 226
      ausrotten 27
      autarkes Europa 09
      Baldur 00
      BDM 11
      bei Fluchtversuch erschossen 19, 281
      Belange 37, 321
      Berichterstatter 90
      Bernd-Dietmar 01
      Bernd-Walther 01
      Bestallung 21
      betreut 04
      Betriebszellen 8
      betrügerisch 29
      beweglicher Verteidigungskrieg 90
      Bewegung 87 ff
      Bibel (des NS) 48
      blindlings 95
      Blitzkrieg , 289, 317
      blockadefestes Europa 09
      blonde He 96
      Blubo 06
      Blubodoktrin 55
      Blubokult 09
      Blut und Boden 45, 333
      Blutfahne 9,142
      bluthaft 41
      Blutorden 43
      Blutzeugen 42
      Bodenständigkeit 45
      Bodentreue 26
      Bombenterror 23
      Bomber 90
      Boxen 96 ff
      Brauchtum 10, 321, 326
      braune Bataillone 15
      braune Heer, das [die SA] 4
      braune Sturmabteilungen 2
      britischer Verrat an Europa 44
      Buchenwald, 09
      Burschenschaften 77
      Buße 05
      charakterlich 5, 247
      Christa 02
      Cleve, Werkstatt der guten Kinderschuhe 08
      conventrieren 64 f
      Dachorganisation 32
      DAF 21
      Das System [die Weimarer Verfassung] 27 ff
      Dauer 36
      Defaitismus 23
      Defätismus 23
      Der 57, 361
      Der andere (Sender) 51 f
      Der Führer 4, 339
      Der Jude 25
      Der jüdische Krieg 24, 220 ff, 230, 344
      Der Stürmer [die Zeitung] 89
      Der weiße Hirsch verjagt die Juden 59
      Detlef 01
      deutschblütig 23
      deutsche Mädel 11
      deutsche Menschlichkeit 21
      deutsche Verkehrsgemeinschaft 10
      Deutschland erwache! 17
      Deutschland über alles 17
      dezembrisieren 63
      die ewigen Belange 44
      Dieter 01
      Dietmar-Gerhard 01
      diffamieren 22
      diskrimieren 22
      diskriminieren 22
      Dissidenten 37
      Drittes Reich 51 f
      Du 35
      Durchbrechung der nationalen Schranke 38
      Durchbrüche 91
      durchleben 12
      Dynamik 25
      dynamisch 88
      Einbahnstraße nach Jerusalem 59
      Einbrüche 91
      eingestellt 98, 337
      Einheitsliste 2
      Einkesselungen 0
      einmalig 43, 280 f, 307
      Einmaligkeit 21
      Einmannflugzeug 45
      Einstellung 98
      Eintopf 10 f
      elastische Front 91
      Emigranten 1
      Emigrantenmentalität 1
      Endsieg 0, 317
      England ist keine Insel mehr 09, 221
      englische Städte ausradieren 53
      Engpässe 92, 248
      ent-
      entbittern
      entdunkeln
      Entgrenzung 69
      entjuden 89
      Entpflichtung 21
      entrümpeln
      Entwurzelung 38
      Er ist privilegiert 18
      erdnah 38
      Erlebnis 12
      ehrwürdige Kontinent, der 09
      Europa 06 ff
      ewig 43, 280, 336
      Fahrjuden 48
      Fanatiker 7, 77 ff, 195, 226, 244
      fanatisch kämpfende Truppen 2
      fanatische Deutsche 44
      fanatischer Glauben 1
      fanatisches Bekenntnis 1
      fanatisches Gelöbnis 1
      Fanatismus 7, 77
      Feierstunde 28
      feige 29
      fernbetreut 05
      Festung Berlin 91
      Festung Deutschland 91
      Festung Europa 09, 291
      finstere Horden 39
      Flintenweib 11
      freikämpfen, sich 93
      freisinnige und sozialdemokratische Judenknechte 48
      Frontbegradigung 91
      Frontsoldat 8
      Frontverkürzung 91
      Führer befiehl! 17
      Führer, befiehl, wir folgen. 04
      Führers Geburtstag 57 f
      Für Juden verboten 52
      Garant [des Friedens] 22
      Gau 08
      geerbt 83
      Gefolgschaft 59, 253, 302 ff, 337
      Gefolgschaftssaal 02, 312
      Gefühl 37 f
      Gegenterror 23
      geholt 38 f
      gemeisterte Krise 92 f
      General Hunger 92
      General Winter 92
      gerissen 29
      geschult 81
      Gesetz des Handelns 53
      gesundes Rechtsempfinden 05
      getarnter Jude 53
      getarntes Stück 53
      gleichgeschaltet 53, 340
      gleichschalten 99
      Gleichschaltung 02
      Gräuelmärchen 4
      Gräuelpropaganda 4
      Grenzenlose, das 38
      Groschengrab 14
      groß- 83
      gründlich 30
      gut eingespielte Lenkung 01
      gut geschult 81
      Halbjude 17, 253
      Hauptstadt der Bewegung [München] 89
      Heidrun 01
      Heil Hitler 26
      heiliger Volkskrieg 28
      heim 06
      heimfinden 36
      heldenhaft 8
      Heldentum 1 ff
      heldisches Verhalten 0 ff
      Hellerberg 09
      hereinlassen [die Feinde] 93
      Hermann Meier 66
      heroische Instinkte 15
      heroischer Widerstand 1 ff
      Heroismus 1 ff
      Hersta der Wigru (Herstellungsanweisung der Wirtschaftsgruppe) 17
      Herzland Bulgarien 12
      Hib-Aktion (Hinein in die Betriebe) 19
      Hinaus mit uns! 59
      hinausschleusen 01
      hineinschleusen 01
      historisch 3, 143, 270, 283
      Hitlerjungen 11
      HJ 21
      holen 38 f, 347
      Horst-Wessel-Lied 15
      Humanität 80, 207, 321
      hundertfünfzigprozentig 79
      hundertprozentig 79
      Ich bin privilegiert 18
      Ingenieur der Seele 02 f
      Ingrid 01
      Instinkt 05
      Insuffizienz des Herzmuskels 19
      Intelligenz 07
      Internationales Judentum 4
      Invasion 23
      Invasoren 23
      Israel 02
      Ja 2
      JMA (Jüdische Märchenagentur) 37
      Juda 26
      Juda verrecke! 17
      Jude 38
      Juden unerwünscht 52
      Juden! [Schild mit der Aufschrift] 02
      Judenausrottung 26
      Judengottesdienst 28
      Judenhaus 16
      Judenhure 29
      Judenkeller 40 f
      Judenknecht 29
      Judenpapst 37
      judenrein 16
      Judenstämmlinge 17
      Judenstern 13
      jüdisch 07, 226
      jüdischbolschewistische Kulturlosigkeit 26
      jüdische Brille, die 33 ff, 240
      jüdische Geist, der 0
      jüdische Krieg, der 24, 220 ff, 230, 344
      jüdisch-kapitalistisches Ausbeutungssystem 26
      jüdisch-marxistische Weltanschauung 26
      Jüdlein 29
      Jungen und Mädel 11
      Kadaververwertung 92
      Kakfif (Kommt auf keinen Fall in Frage) 16
      kämpferisch 4, 25
      kämpferische Mannesjahre 53
      Kapp-Putsch 21
      Kassation 23
      Klau 14
      kleine Pgs 5
      Knif (Kommt nicht in Frage) 16
      kochende Volksseele 05
      Kohlenklau 12 ff
      Konzentrationslager 1 f, 56, 61, 236
      Konzertlager [Konzentrationslager] 36
      körperliche Ertüchtigung 1
      Kötzschenbroda 37
      Kradschütze 21
      Kraftströme 00
      krank geschrieben 36
      Krankenbehandler 28, 248
      Kriegserweiterung 22
      Kriegspotential 23
      Krise der abendländischen Menschheit 92, 328
      Krisen 92
      Krisen meistern 48
      Krista 02
      krummnasig 29
      krummnasiger Intellektualismus 29
      Landekopf 0
      Landflucht 25 f
      Landsturm (1813) 89
      Landvolkpsychologie 26
      Lastwagen 90
      Laubhüttenland 54
      Laufjuden 48
      Lea 02
      lebensfroh 57
      Lenzing 21
      liquidieren 93, 323
      listig 29
      Litzmannstadt / Litzmannstadt-Ghetto (eigtl. Lodz) 08
      Luftpiraten 64
      Luftterror 23
      lüttichieren 62
      Machtübernahme 22
      Mann aus Großdeutschland 39
      Männer 94
      Märchenhaftigkeit 78
      Margit 01
      Marxismus 38
      Meier heißen 66, 353
      melden [zur Gestapo bestellt sein] 37 ff
      Menschenmaterial 91
      Messestadt Leipzig 08
      MG 21
      Minenklau 14
      Mischling 53
      Mischlinge ersten Grades und anderen Grades 17
      Motor 37
      München, die Stadt der Bewegung 08
      Mundfunk 37
      nationale Erhebung 5
      nationalsozialistische Revolution 5
      Nervenkrieg 0, 317
      nervöse Entartung 41
      neu aufgeladen 00
      neue Waffe 93, 345
      neues deutsches Weihelied [Horst-Wessel-Lied] 15
      nichtarisch 4, 217
      nichtarische Christen 37
      niedermachen 93
      niederrassig 23
      niederreißende Kritik 38
      nomadisch vorhanden 29
      nordisch 23
      nordische Mathematik 34
      Novemberlinge 0
      Nürnberg, die Stadt der Parteitage 08
      Objektivitätsfanatiker 0
      Ordnungsmacht 10
      Organisation [organisch vs. systematisch] 29
      organisieren 33
      organisiert 24
      österreichische Bewegung [Zionismus] 65
      Ostmark 08, 336
      parasitär 29, 254
      patriarchalische Bindung 09
      peripherische Erfolge 91
      Philosophie [vs. Weltanschauung] 28
      plattfüßig 29
      Polenklau 14
      politisch unzuverlässig 9
      Polizeiaktion 1
      Popo (Penne ohne Pause oben) 16
      Privilegierte 18
      Ramses 54
      Rassegenossen 5
      Rassenkunde 76 f
      Rassenlehre 71
      Rassenschande 23, 228
      rassenseelische Anlagen 26
      Rathenaubeseitiger 6
      Räuberhöhlen [Synagogen] 28
      Raum 81
      Reaktion 15
      rechtens 21
      Rechtskonsulent 94, 228
      Reich 49
      Reichshauptstadt [Berlin] 97
      Reichstagsbrand 2
      rein arisches Geschäft 16
      Reinrassigkeit 74
      Reitersturm 89
      Republik 49
      Retter / Retter Deutschlands [Hitler] 5, 339
      Röhmrevolte 21
      römisch 07
      rote Hetzer 39
      Rotfront 15
      Rückschlag 91
      SA 1
      säkular 22
      Sarah 02
      Saujuden 49
      Schande von Nürnberg, die 28
      Schau 29, 186 f
      schauen 86 f
      schlagartig 0
      schlagartige Aktion 89
      Schneckenoffensiven 92
      Schneckentempo 92
      Scholle 45, 252
      schuldbewusst 27
      schwarzer Tod 29
      Schweinemord 64
      schwer 36
      septembrisieren 62
      sichergestellt 83
      Sie 35
      Sieg 17
      Sippe 06, 253
      Sippenkunde 64
      sonnig 57, 188 ff
      spontan 1, 305
      Sprachungetüme 17
      Sprechchöre 16
      Spruchbänder 16
      spuren 01
      SS 1
      Staatsakt 3, 61 f
      Stadt des Volkswagenwerks bei Fallersleben 08
      Stellungsfront 87 f
      Steppe 08, 344
      Stern 13
      Stimme des Blutes 36
      Stimme des Volkes [Goebbels] 85
      Stolz 56
      stolze Freude 56
      Strafexpedition 0 f
      strahlend 57
      Straßen des Führers, die 96
      Stück (Gefangene) 92
      Stummelwörter 17
      Stundenklau 14
      Sturm 0 f, 289
      Sturmabteilung 89
      Sturmgeschütz 89
      Sturmtrupps 89
      syrisch 07
      System (Rosenberg) 30
      Systemzeit 27 ff
      Tarnung 90
      Taufbedingung 77
      tausend 80
      Teppichfresser [Hitler] 5 f
      Terror 23
      teuflische Gifte der Zersetzung 39
      Theresienstadt, 09
      tiefe Einbrüche 91
      tödliche Gleichmacherei 38
      total 79 f
      totaler Staat 5
      Totalität 29
      Tradition 36
      Traditionsgau [Nürnberg] 08, 321
      Treck 06 f
      überholen 01
      Übermensch 6
      überrollen 56
      Umbruch 45, 253
      unbändig 37
      unbekannter Soldat 39
      unser Doktor [Goebbels] 97, 324
      Unterhöhlung 38
      Untermensch 6
      Untermenschentum 21
      unvorstellbar 77, 279
      Unzuverlässigkeit [der Juden] 09
      urwüchsige Bodenverwurzeltheit 09
      Uta 01
      Uwe 01
      V 93 f
      V2 45
      verankern 96 f
      verdeckter Stern 19
      Vergeltung 64
      Vergottung 47 ff
      verjudete Lage 48
      Verlautbarung 66
      Vermassung 02, 221
      Vernichtungsschlachten 0
      Verniggerung 71
      verreist [inhaftiert] 36
      Versailler Diktat 48
      Versteppung 08, 221
      Volk 5, 308
      Volk der Juden 46
      volkhaft 53, 340
      völkische Belange 47
      völkische Gesichtspunkte 8
      volksbewusst 08
      volksentstammt 5
      Volksfest 5
      volksfremd 5, 308
      Volksgemeinschaft 5
      Volksgenosse 5, 308
      Volkskanzler 5, 308
      volksnah 5, 308
      Volksschädling 08
      Volksschädlingsbekämpfer 31
      Volkssturm 89, 311
      voll ausgelastet 01
      völlig arisiertes Unternehmen 16
      Volljuden 17
      vollwertige Deutsche 07
      vordergründig 26
      Vorfeld 91
      Vorfeld Afrika 91
      Vorsehung, die 44
      Vortrupp 53
      Wandernder Kessel 0
      Warthegau 08
      Waschjuden 49
      wasserscheu 29
      Wehrkraftzersetzung 23
      Wehrsport 0 f, 52
      Weimarer Parlamentarismus 28
      Welt 81 f, 338
      Weltanschauung 28 f, 184 ff
      Weltanschauungsgerede 84
      Weltflucht 38
      Weltgeschichte 81
      Weltherrschaft 38
      Weltjuden 4
      Weltjudenschaft 46
      Weltjudentum 4, 344
      Weltkrise 92
      Wende 46, 358
      wendisch 07
      Werwölfe 11
      Wesen des Dynamischen 25
      Wesensmitte 5
      Westmark 08
      Winterhilfe 0, 311
      Wunderwaffe 45
      zackig 20
      zahllos 77, 279
      Zahnbehandler 47
      Zähnejude 48
      zerfasernder Intellekt 38
      Zersetzung 38

    • Proust aussi avait fait une critique de la langue en temps de guerre. C’était une critique artiste, qui se moquait des tics de langage, mais qui était mise sur le dos d’un nationalisme bon teint, d’une manière de se tenir au chaud où les cuisinières partageaient le sort des généraux en parlant un peu comme eux... C’est de cette époque que date le mot « limoger » par exemple.