• Droit du travail : un chauffeur Uber requalifié en « salarié »
    http://www.bonnes-nouvelles.be/site/index.php?iddet=2849&id_surf=&idcat=305&quellePage=999&surf_lang=fr

    Je me sens comme un esclave : je travaille de longues heures chaque jour, sous les ordres d’une application, mais je n’ai pas de quoi me payer un salaire à la fin du mois. » Guillaume* est chauffeur indépendant, ou « limousine » comme on dit chez Bruxelles Mobilité, où il a obtenu sa licence il y a un peu plus de deux ans. Depuis novembre 2018, il « collabore » avec Uber, qui organise le transport rémunéré de citadins dans la capitale et un peu partout dans le monde. À ce stade, il n’a « plus rien à (...)

    #Uber #procès #législation #conducteur·trice·s #GigEconomy #travail

    • Je me sens comme un esclave : je travaille de longues heures chaque jour, sous les ordres d’une application, mais je n’ai pas de quoi me payer un salaire à la fin du mois. »

      Guillaume* est chauffeur indépendant, ou « limousine » comme on dit chez Bruxelles Mobilité, où il a obtenu sa licence il y a un peu plus de deux ans. Depuis novembre 2018, il « collabore » avec Uber, qui organise le transport rémunéré de citadins dans la capitale et un peu partout dans le monde. À ce stade, il n’a « plus rien à perdre », nous explique-t-il. « Mais peut-être, quelque chose à gagner ». À savoir : devenir salarié de la multinationale.

      Début juillet, Guillaume a introduit une demande de qualification de sa relation avec la plateforme d’origine américaine auprès de la Commission administrative de règlement de la relation de travail (CRT). Quand la nature de votre relation avec votre donneur d’ordre ou votre employeur vous apparaît comme suspecte, cet organe est là pour analyser votre cas et décider, si au regard de la législation locale, vous êtes salarié ou indépendant.

      « Je ne gagne pas ma vie décemment »

      Guillaume, sur papier, appartient à la seconde catégorie de travailleurs (les deux seules existant en droit du travail belge). Il a enregistré une société en personne physique, son véhicule lui appartient, il a obtenu seul les autorisations nécessaires pour exercer son métier. « Avec Uber, je ne connais que les inconvénients de ce statut, en aucun cas les avantages. Je ne gagne de toute façon pas ma vie décemment, donc j’ai décidé d’aller jusqu’au bout », poursuit le trentenaire.

      Une démarche concluante puisque Le Soir a appris que la CRT lui avait donné raison à travers une décision longue de 12 pages rendue le 26 octobre dernier : Uber est bien, selon la Commission qui dépend du SPF Sécurité sociale, l’employeur de Guillaume. Précisément, la CRT conclut après un examen approfondi que « les modalités d’exécution de la relation de travail sont incompatibles avec la qualification de #travail_indépendant ».

      Pour aboutir à cette conclusion – la question est épineuse et fait débat dans bon nombre de pays européens ainsi qu’aux États-Unis (lire ci-contre) –, plusieurs éléments contractuels ont été analysés. Notamment ceux qui concernent la #liberté_d’organisation_du_travail et d’organisation du #temps_de_travail de Guillaume, deux démarches inhérentes au #statut_d’indépendant. Deux leitmotivs aussi utilisés par Uber depuis son lancement : l’entreprise estime, en effet, que la #flexibilité de ses chauffeurs ainsi que leur #liberté de prester quand ils le souhaitent et pour qui ils le souhaitent est à la base de sa « philosophie ».

      « Je ne peux pas refuser une course »

      « La réalité est bien différente », détaille Guillaume. « Uber capte quasi tout le marché à Bruxelles et, si je suis connecté à l’#application, je n’ai pas le #droit_de_refuser une course. Si je le fais, Uber abaisse ma “#cotation”. Si je le fais trois fois de suite, Uber me vire », détaille Guillaume. Qui précise qu’il lui est également impossible de jongler entre plusieurs plateformes. « Si je suis sur deux applications et que j’accepte une course pour un autre opérateur et qu’Uber me demande d’être disponible, je suis obligé de refuser la course. Au final, comme expliqué, cela me porte préjudice. »

      Guillaume, en outre, ne connaît pas son itinéraire avant d’accepter de prendre en charge un client. « On peut m’envoyer à 10 kilomètres. Soit un long trajet non rémunéré pour un trajet payé de 1.500 mètres. » S’il choisit de dévier du chemin imposé par la plateforme, par bon sens ou à la demande d’un client pressé, le chauffeur se dit également régulièrement pénalisé. Chez Uber, le client est roi. Quand ce dernier commande une course, l’application lui précise une fourchette de #prix. « Évidemment, si je prends le ring pour aller jusqu’à l’aéroport, le prix de la course augmente car le trajet est plus long, mais le client peut très facilement réclamer à Uber la différence tarifaire. Même s’il m’a demandé d’aller au plus vite. » Dans ce cas de figure, la différence en euros est immédiatement déduite de la #rémunération de Guillaume.

      La CRT estime que le chauffeur ne peut pas influer sur la manière dont Uber organise un #trajet, qu’il « n’a aucune marge de manœuvre quant à la façon dont la prestation est exercée. (…) En cas de non-respect de l’#itinéraire, si le prix de la course ne correspond pas à l’estimation, il peut être ajusté a posteriori par Uber, le passager peut alors obtenir un remboursement mais le chauffeur ne sera payé que sur base du prix annoncé à ce dernier. (…) A aucun moment, un dialogue direct entre le chauffeur et le passager n’est possible. (…) De telles modalités obligent le chauffeur à fournir une prestation totalement standardisée. »

      Un chantier dans le « pipe » du gouvernement

      Guillaume n’est pas naïf, ses représentants qui l’ont accompagné dans la démarche administrative – le syndicat CSC via sa branche dédiée aux indépendants #United_Freelancers et le collectif du secteur des taxis – ne le sont pas non plus. Il sait que l’avis de la CRT est « non contraignant » pour Uber mais qu’elle a de lourdes implications pour son cas personnel. À moins d’être requalifié comme « salarié » par l’entreprise elle-même (un recommandé a été envoyé à ce titre aux différentes filiales impliquées en Belgique), il ne peut désormais plus travailler pour Uber.

      De son côté, Uber explique qu’il « n’a pas encore pas encore reçu le point de la vue de la CRT » mais qu’il « estime que la justice bruxelloise a déjà tranché en 2019 le fait que ses chauffeurs étaient indépendants » (un procès a opposé l’entreprise au secteur des #taxis et lui a donné raison, mais ce dernier a fait appel et le jugement n’a pas encore été rendu). La société américaine pourrait d’ailleurs attaquer la décision en justice. L’anglaise #Deliveroo avait opté pour cette démarche en 2018 après que le même organe a acté en 2018 qu’un de ses #coursiers indépendants était en réalité salarié de la plateforme (l’audience aura lieu en septembre de cette année).

      « Notre priorité est de faire réagir les autorités. Uber, comme d’autres plateformes, doit occuper ses travailleurs selon une qualification conforme à la réalité du travail. Soit les #prestataires sont véritablement indépendants et devraient, dès lors, pouvoir fixer leurs prix, leurs conditions d’intervention, choisir leurs clients, organiser leur service comme ils l’entendent… Soit Uber continue à organiser le service, à fixer les prix et les règles, à surveiller et contrôler les chauffeurs, et ceux-ci sont alors des travailleurs salariés », cadrent Martin Willems, qui dirige United Freelancers et Lorenzo Marredda, secrétaire exécutif de la CSC Transcom.

      Au cabinet du ministre en charge du Travail Pierre-Yves Dermagne (PS), on confirme avoir déjà analysé les conclusions de la CRT et la volonté de débuter rapidement un chantier sur le sujet avec les partenaires sociaux. « Nous allons nous attaquer à la problématique des #faux_indépendants des #plateformes_numériques, comme décidé dans l’accord de gouvernement. L’idée est bien d’adapter la loi de 2006 sur la nature des #relations_de_travail. Cela pourrait passer par une évaluation des critères nécessaires à l’exercice d’une #activité_indépendante, par un renforcement des critères également. Mais il s’agit évidemment d’une matière qui doit être concertée », précise Nicolas Gillard, porte-parole.

      * Le prénom est d’emprunt, les décisions de la CRT sont anonymisées quand elles sont publiées.

      Des pratiques désormais similaires chez les taxis

      A.C.

      Selon le collectif des Travailleurs du taxi et la #CSC-Transcom, les problèmes constatés chez Uber sont actuellement également une réalité chez d’autres acteurs du secteur, en l’occurrence les #centrales_de_taxis. « Les taxis indépendants sont très dépendants des centrales. Et depuis leur #numérisation, il y a vraiment un glissement des pratiques. Les chauffeurs de taxi indépendants ne savent pas non plus où on les envoie avant d’accepter une course », explique Michaël Zylberberg, président du collectif. « La dernière version de l’application #Taxis_Verts est un clone de celle d’Uber. Au début, il y a cette idée de #concurrence_déloyale mais, comme le problème n’a pas été réglé, les centrales tendent à copier les mauvaises habitudes des plateformes. Cela est très inquiétant pour les travailleurs, qui perdent progressivement leur #autonomie », ajoute Lorenzo Marredda, secrétaire exécutif de la CSC-Transcom.

      Des décisions dans d’autres pays

      Mis en ligne le 13/01/2021 à 05:00

      Par A.C.

      Lors de son introduction en Bourse en 2019, Uber expliquait collaborer avec 3 millions de chauffeurs indépendants dans le monde. Fatalement, face à une telle masse de main-d’œuvre, qui se plaint souvent de #conditions_de_travail et de #rémunération indécentes, procès et interventions des législateurs ponctuent régulièrement l’actualité de l’entreprise. Ces derniers mois, trois décisions retiennent particulièrement l’attention.

      En #Suisse

      Plusieurs cantons sont en plein bras de fer avec la plateforme américaine. A #Genève et à #Zurich, les chauffeurs Uber sont désormais considérés comme des salariés. Les caisses d’#assurances_sociales réclament des sommes très importantes à l’entreprise, qui refuse jusqu’à présent de payer les #cotisations_sociales employeurs réclamées.

      En #France

      La# Cour_de_cassation a confirmé en mars dernier que le lien entre un conducteur et l’entreprise est bien un « #contrat_de_travail ». Les arguments utilisés se rapprochent de ceux de la CRT : la plus haute juridiction du pays a jugé que « le chauffeur qui a recours à l’application Uber ne se constitue pas sa propre clientèle, ne fixe pas librement ses tarifs et ne détermine pas les conditions d’exécution de sa prestation de transport ». Une #jurisprudence qui permet d’appuyer les demandes de #requalification des chauffeurs indépendants de l’Hexagone.

      En #Californie

      Une loi contraint, depuis le 1er janvier 2020, Uber et #Lyft à salarier ses collaborateurs. Les deux entreprises refusant de s’y plier ont investi environ 200 millions de dollars pour mener un référendum citoyen sur la question qu’ils ont remporté en novembre dernier, avec un texte baptisé « #proposition_22 ». Qui introduit pour les dizaines de milliers de chauffeurs concernés un #revenu_minimum_garanti et une contribution à l’#assurance_santé.

      #néo-esclavage #ordres #Bruxelles_Mobilité #sous-traitance #travailleur_indépendant #salariat #salaire #Commission_administrative_de_règlement_de_la_relation_de_travail (#CRT) #Belgique #droit_du_travail

  • The National-Security Case for Fixing Social Media | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/tech/annals-of-technology/the-national-security-case-for-fixing-social-media

    On Wednesday, July 15th, shortly after 3 P.M., the Twitter accounts of Barack Obama, Joe Biden, Jeff Bezos, Bill Gates, Elon Musk, Warren Buffett, Michael Bloomberg, Kanye West, and other politicians and celebrities began behaving strangely. More or less simultaneously, they advised their followers—around two hundred and fifty million people, in total—to send Bitcoin contributions to mysterious addresses. Twitter’s engineers were surprised and baffled; there was no indication that the company’s network had been breached, and yet the tweets were clearly unauthorized. They had no choice but to switch off around a hundred and fifty thousand verified accounts, held by notable people and institutions, until the problem could be identified and fixed. Many government agencies have come to rely on Twitter for public-service messages; among the disabled accounts was the National Weather Service, which found that it couldn’t send tweets to warn of a tornado in central Illinois. A few days later, a seventeen-year-old hacker from Florida, who enjoyed breaking into social-media accounts for fun and occasional profit, was arrested as the mastermind of the hack. The F.B.I. is currently investigating his sixteen-year-old sidekick.

    In its narrowest sense, this immense security breach, orchestrated by teen-agers, underscores the vulnerability of Twitter and other social-media platforms. More broadly, it’s a telling sign of the times. We’ve entered a world in which our national well-being depends not just on the government but also on the private companies through which we lead our digital lives. It’s easy to imagine what big-time criminals, foreign adversaries, or power-grabbing politicians could have done with the access the teen-agers secured. In 2013, the stock market briefly plunged after a tweet sent from the hacked account of the Associated Press reported that President Barack Obama had been injured in an explosion at the White House; earlier this year, hundreds of armed, self-proclaimed militiamen converged on Gettysburg, Virginia, after a single Facebook page promoted the fake story that Antifa protesters planned to burn American flags there.

    When we think of national security, we imagine concrete threats—Iranian gunboats, say, or North Korean missiles. We spend a lot of money preparing to meet those kinds of dangers. And yet it’s online disinformation that, right now, poses an ongoing threat to our country; it’s already damaging our political system and undermining our public health. For the most part, we stand defenseless. We worry that regulating the flow of online information might violate the principle of free speech. Because foreign disinformation played a role in the election of our current President, it has become a partisan issue, and so our politicians are paralyzed. We enjoy the products made by the tech companies, and so are reluctant to regulate their industry; we’re also uncertain whether there’s anything we can do about the problem—maybe the price of being online is fake news. The result is a peculiar mixture of apprehension and inaction. We live with the constant threat of disinformation and foreign meddling. In the uneasy days after a divisive Presidential election, we feel electricity in the air and wait for lightning to strike.

    In recent years, we’ve learned a lot about what makes a disinformation campaign effective. Disinformation works best when it’s consistent with an audience’s preconceptions; a fake story that’s dismissed as incredible by one person can appear quite plausible to another who’s predisposed to believe in it. It’s for this reason that, while foreign governments may be capable of more concerted campaigns, American disinformers are especially dangerous: they have their fingers on the pulse of our social and political divisions.

    As cyber wrongdoing has piled up, however, it has shifted the balance of responsibility between government and the private sector. The federal government used to be solely responsible for what the Constitution calls our “common defense.” Yet as private companies amass more data about us, and serve increasingly as the main forum for civic and business life, their weaknesses become more consequential. Even in the heyday of General Motors, a mishap at that company was unlikely to affect our national well-being. Today, a hack at Google, Facebook, Microsoft, Visa, or any of a number of tech companies could derail everyday life, or even compromise public safety, in fundamental ways.

    Because of the very structure of the Internet, no Western nation has yet found a way to stop, or even deter, malicious foreign cyber activity. It’s almost always impossible to know quickly and with certainty if a foreign government is behind a disinformation campaign, ransomware implant, or data theft; with attribution uncertain, the government’s hands are tied. China and other authoritarian governments have solved this problem by monitoring every online user and blocking content they dislike; that approach is unthinkable here. In fact, any regulation meant to thwart online disinformation risks seeming like a step down the road to authoritarianism or a threat to freedom of speech. For good reason, we don’t like the idea of anyone in the private sector controlling what we read, see, and hear. But allowing companies to profit from manipulating what we view online, without regard for its truthfulness or the consequences of its viral dissemination, is also problematic. It seems as though we are hemmed in on all sides, by our enemies, our technologies, our principles, and the law—that we have no choice but to learn to live with disinformation, and with the slow erosion of our public life.

    We might have more maneuvering room than we think. The very fact that the disinformation crisis has so many elements—legal, technological, and social—means that we have multiple tools with which to address it. We can tackle the problem in parts, and make progress. An improvement here, an improvement there. We can’t cure this chronic disease, but we can manage it.

    Online, the regulation of speech is governed by Section 230 of the Communications Decency Act—a law, enacted in 1996, that was designed to allow the nascent Internet to flourish without legal entanglements. The statute gives every Internet provider or user a shield against liability for the posting or transmission of user-generated wrongful content. As Anna Wiener wrote earlier this year, Section 230 was well-intentioned at the time of its adoption, when all Internet companies were underdogs. But today that is no longer true, and analysts and politicians on both the right and the left are beginning to think, for different reasons, that the law could be usefully amended.

    Technological progress is possible, too, and there are signs that, after years of resistance, social-media platforms are finally taking meaningful action. In recent months, Facebook, Twitter, and other platforms have become more aggressive about removing accounts that appear inauthentic, or that promote violence or lawbreaking; they have also moved faster to block accounts that spread disinformation about the coronavirus or voting, or that advance abhorrent political views, such as Holocaust denial. The next logical step is to decrease the power of virality. In 2019, after a series of lynchings in India was organized through the chat program WhatsApp, Facebook limited the mass forwarding of texts on that platform; a couple of months ago, it implemented similar changes in the Messenger app embedded in Facebook itself. As false reports of ballot fraud became increasingly elaborate in the days before and after Election Day, the major social media platforms did what would have been unthinkable a year ago, labelling as misleading messages from the President of the United States. Twitter made it slightly more difficult to forward tweets containing disinformation; an alert now warns the user about retweeting content that’s been flagged as untruthful. Additional changes of this kind, combined with more transparency about the algorithms they use to curate content, could make a meaningful difference in how disinformation spreads online. Congress is considering requiring such transparency.

    #Désinformation #Fake_news #Propositions_légales #Propositions_techniques #Médias_sociaux

    • Initialement présenté sur les réseaux sociaux comme une circulaire, ce document est en fait décrit comme une « fiche » par le ministère. Un paragraphe a notamment retenu l’attention : « Des enfants peuvent tenir des propos manifestement inacceptables, peut-on lire dans ce texte de trois pages. La référence à l’autorité de l’Etat pour permettre la protection de chaque citoyen doit alors être évoquée, sans entrer en discussion polémique. Les parents seront alertés et reçus par l’enseignant, le cas échéant accompagné d’un collègue, et la situation rapportée aux autorités de l’école. »

    • apparemment, la fiche a été modifiée. Dans la version en lien, que j’ai consultée :
      • elle ne s’appelle plus « Ecouter et favoriser la parole des élèves en retour de confinement Covid-19 » mais Ecouter la parole des élèves en retour de confinement COVID 19
      • les propos inacceptables ont disparu

  • On Social Reproduction and the Covid-19 Pandemic

    Thesis 1
    Capitalism prioritizes profit-making over life-making: We want to reverse it

    This pandemic, and the ruling class response to it, offers a clear and tragic illustration of the idea at the heart of Social Reproduction Theory: that life-making bows to the requirements of profit-making.

    Capitalism’s ability to produce its own life blood—profit—utterly depends upon the daily “production” of workers. That means it depends upon life-making processes that it does not fully and immediately control or dominate. At the same time, the logic of accumulation requires that it keeps as low as possible the wages and taxes that support the production and maintenance of life. This is the major contradiction at the heart of capitalism. It degrades and undervalues precisely those who make real social wealth: nurses and other workers in hospitals and healthcare, agricultural laborers, workers in food factories, supermarket employees and delivery drivers, waste collectors, teachers, child carers, elderly carers. These are the racialized, feminized workers that capitalism humiliates and stigmatizes with low wages and often dangerous working conditions. Yet the current pandemic makes clear that our society simply cannot survive without them. Society also cannot survive with pharmaceutical companies competing for profits and exploiting our right to stay alive. And it is apparent that the ‘invisible hand of the market’ will not make and run a planet-wide health infrastructure which, as the current pandemic is showing, humanity needs.

    The health crisis is thus forcing capital to focus on life and life-making work such as healthcare, social care, food production and distribution. We demand that this focus remains even when the pandemic has passed so that health, education and other life-making activities are decommodified and made accessible to all.

    Thesis 2
    Social reproduction workers are essential workers: We demand they be recognized as such in perpetuity

    While most commodity-producing companies lacking workers have seen their profits and stock values drop precipitously, they find themselves beholden to the people-making organizations, communities, households and individuals. But, given capitalism’s need to prioritize profit-making over life-making, such organizations, communities, households and individuals are barely equipped to meet the challenge. It is not just that Covid-19 has taken a toll on healthcare, public transit and grocery store workers, various community volunteers and others. Years and years of dismantling essential social services in the name of austerity means that social reproductive workforces are smaller than they used to be, and community organizations fewer and less well resourced.

    To compensate for decades of neglect in a crisis, many capitalist states and corporations are shifting their priorities, but only partially and temporarily. They are sending cheques to households, extending unemployment insurance to precarious workers, ordering automakers to switch from producing cars to producing masks and ventilators. In Spain, the state temporarily took over for-profit hospitals; in the US, insurance companies are forfeiting co-payments for Covid-19 testing. Among other things, this shows just how readily available and plentiful are the resources to actually meet people’s needs when there is political will.

    We demand that workers in social reproduction sectors—nurses, hospital cleaners, teachers, garbage removal staff, food makers and supermarket employees—be permanently recognized for the essential service they perform, and their wages, benefit and social standing be improved to reflect their importance in maintaining society as a whole.

    Thesis 3
    Bail out people not banks

    Our rulers are devoting far more resources to bailing out businesses, in the hope of staving off an utter collapse of capitalist value. The very profits produced, we remind you, by the labor power that social reproductive labor supplies. CEOs of hotel and restaurant chains, tech and airline companies, and more are throwing millions of workers off their payroll, while largely preserving their own hyper-inflated salaries and benefits. This is because the capitalist system requires that the contradiction between life and wage labour always be resolved to the benefit of capital rather than people’s lives.

    We demand that all financial resources and stimulus packages be invested in life-making work, and not in keeping capitalist companies running.

    Thesis 4
    Open borders, close prisons

    This pandemic is hitting immigrants and detainees very hard: those who are stuck in prisons or detention centers with indecent hygienic conditions and no health resources, those who are undocumented and suffer in silence for fear of seeking help and getting deported, those who work in life-making activities (health and social care, agriculture, etc.) and are more at risk of being infected because they have no choice but go to work (lacking adequate or any protective gear), those who are in transit between countries trying to reach their families, and those who cannot leave their countries because of travel bans and sanctions.

    Pandemic or not, Trump will retain the sanctions against Iran (where infection rates and deaths are skyrocketing). And neither Trump nor the European Union will pressure Israel to lift sanctions that rob the 2 million people imprisoned in Gaza of much needed medical supplies. This differentiated response to the pandemic draws upon and reinforces the racist and colonialist oppression that is capitalism’s underbelly.

    We demand that healthcare needs take precedence over any immigration regulations, that those imprisoned for most crimes be released immediately and alternative compassionate sanctions are found for those who are sick, that detention centers and other carceral institutions aimed at disciplining rather than nourishing life be closed.

    Thesis 5
    Solidarity is our weapon: Let’s use it against capital

    The pandemic has revealed to the world how working people in a crisis always get by through a wide and creative array of survival strategies. For most, that has meant relying on immediate friends and family. Some, however, are managing through mutual aid initiatives. For the homeless and those capitalist society has rejected as a burden, support has come from heroic initiatives of social reproduction volunteers who are offering to others nothing less than the right to life. Neighborhoods across the UK are creating Whatsapp groups to stay in touch with the most vulnerable and help them obtain food and medication. Schools are sending food vouchers to poor families with children eligible for free meals. Food banks and charities are seeing the number of volunteers rising. Social reproduction commons are arising as an urgent necessity. But we have also learned the lessons of the past: we will not allow capitalist governments to use social reproduction commons as an excuse for the state’s withdrawal from responsibility.

    As socialist feminists, we need to push this further, to work together to call for public provision of all that is necessary for human life to thrive. This means building solidarity across the different communities that are unequally affected and resourced. This means supporting the most marginalized and arguing for those with any social resources—trade unions, NGOs, community organizations—to share and support those without. This means demanding that the state recognize social reproduction work as the cornerstone of social existence.

    We demand that governments learn from the people and replicate in policy terms what ordinary people are doing to help and support each other.

    Thesis 6
    Feminist Solidarity against Domestic Violence

    The lockdown measures adopted by most countries to contain the spread of Covid-19, while absolutely necessary, have severe consequences for millions of people who live in abusive relationships. Reports of domestic violence against women and LGBTQ folk have multiplied during the pandemic as victims are forced to stay indoors with violent partners or family members. Stay-at-home campaigns that do not take into account the specific plight of domestic abuse are particularly worrisome in a context in which years of rampant neoliberalism have meant that funds have been withdrawn from anti-violence shelters and services

    We demand that governments immediately reverse years of defunding of anti-violence services, and provide the resources agencies need to operate and widely publicize their helplines.

    Thesis 7
    Social reproduction workers have social power: We can use it to reorganize society

    This pandemic can, and should, be a moment when the left puts forward a concrete agenda for how to support life over profit in a way that will help us move beyond capitalism. This pandemic has already shown us how much capitalism needs social reproductive workers—waged and unwaged, in hospitals and infrastructure work, in households, in communities. Let’s keep reminding ourselves of that, and of the social power that such workers hold. This is the moment when we, as social reproduction workers, must develop the consciousness of the social power we hold, in our national contexts, at the borders that divide us, and across the globe.

    If we stop, the world stops. That insight can be the basis of policies that respect our work, it can also be the basis of political action that builds the infrastructure for a renewed anti-capitalist agenda in which it is not profit-making but life-making that drives our societies.

    https://spectrejournal.com/seven-theses-on-social-reproduction-and-the-covid-19-pandemic

    #propositions #thèses #féminisme #reproduction_sociale #le_monde_d'après #marxisme #capitalisme #profit #travail #frontières #ouverture_des_frontières #prisons #solidarité #violence_domestique #solidarité_féminine #pouvoir #pouvoir_social #féminisme_marxiste

    Traduction en français :
    Sept thèses féministes sur le #covid-19 et la reproduction sociale

    Alors que la pandémie de Covid-19 continue de sévir dans le monde entier, il apparaît de plus en plus clairement que les intérêts de l’#économie mondiale sont en contradiction avec la #préservation_de_la_vie. Ainsi a été rendue visible aux yeux de tou·te·s l’importance fondamentale de celles et ceux qu’on trouve en première ligne – les infirmier·e·s et les autres personnels de santé, les ouvrier·e·s agricoles, les ouvrier·e·s des usines alimentaires, les employé·e·s des supermarchés etc. –, celles et ceux dont l’emploi permet la reproduction de la vie même. A travers ces sept thèses que nous traduisons aujourd’hui, le collectif féministe marxiste montre combien la théorie de la reproduction sociale peut nous aider à penser l’épidémie, mais aussi à dresser des pistes pour abolir le monde qui l’a produite.

    https://acta.zone/sept-theses-feministes-sur-le-covid-19-et-la-reproduction-sociale

    via @isskein
    ping @karine4

    • Répondre à un appel à contribution

      Du 9 au 12 juin 2010 s’est déroulé un atelier d’écriture, organisé par quatre doctorants (de l’EHESS et de Institut d’Urbanisme de Paris). L’un des temps de travail était consacré aux réponses à des appels à contribution : nous vous proposons ici un rapide survol des questions évoquées à cette occasion.

      Qu’est-ce qu’une réponse à un appel à contributions ?

      Une proposition de contribution est un texte assez court (une demi-page ou une page maximum) dans lequel on décrit un projet d’article, que l’on propose à la revue qui a fait paraître un appel à contribution. C’est donc un texte qui parle d’un texte à venir, qui n’existe pas encore… !

      NB : si notre proposition est acceptée, cela ne signifie pas pour autant que l’article qui suivra sera nécessairement accepté. S’il ne répond pas aux attentes du comité de rédaction, il pourra être rejeté même si, au vu de la réponse à l’appel à contribution, le comité de rédaction avait intégré notre proposition au sommaire prévisionnel…
      Quelques conseils pour rédiger une réponse à un appel à contribution :

      Ne pas oublier l’objectif de ce texte : faire en sorte que notre proposition soit acceptée ! Il faut « vendre » notre proposition, montrer pourquoi elle est importante dans le cadre du sujet que la revue se propose de traiter. C’est le seul objectif de ce texte, et par conséquent certains éléments n’y ont pas leur place (des détails, des nuances, des formulations trop précautionneuses, des justifications du sujet de recherche et de ses contours…).

      Les appels à contributions indiquent souvent un certain nombre d’axes précis. Il est bon de s’inscrire d’emblée dans un axe et de le mentionner explicitement (on facilite le travail du comité scientifique qui, pour faire son choix, va classer les différentes propositions selon les axes, qui correspondent souvent aux différentes parties du sommaire du numéro).

      « L’objectif de cet article est de… » – c’est un excellent début !

      Mettre en scène un étonnement. Soigner la mise en intrigue de la question que l’on entend soulever avec notre article (sans exagération littéraire). Le lecteur nous suit si on l’amène à réfléchir, si on l’invite à dépasser les évidences et à avancer avec nous – pas si on lui expose des faits sans qu’il ait à se questionner…

      Ne pas en rester au stade du projet : Même si notre texte parle d’un article que nous n’avons bien sûr pas encore écrit et qui impliquera peut-être des recherches que nous n’avons pas encore faites, il faut montrer que nous avons plus qu’un projet : évoquer notre terrain, donner des résultats, des éléments de conclusion.

      Quelques questions à se poser pour vérifier la clarté du texte

      Bien souvent, « le nez dans le guidon », on oublie de formuler les choses essentielles : l’objet de notre recherche est loin d’être aussi clair qu’on le pense, et l’objectif de l’article proposé reste totalement flou…

      Est-on capable, à la lecture, de formuler LA question que pose notre texte ? Si ce n’est pas le cas, il y a forcément un problème ! Est-ce que, nous-même, nous savons quelle question nous entendons traiter ?

      On peut aussi essayer de faire entrer la proposition dans les cases suivantes : contexte, méthode, résultats, discussion. Elles constituent les étapes d’un article « canonique » dans le milieu de la recherche biomédicale. C’est parfois une bonne façon de « tester » un article de sciences sociales et de vérifier sa rigueur…

      Toujours se faire relire avant d’envoyer une proposition…

      L’exercice de la relecture sans concessions n’est pas évident, ni pour celui qui relit, ni pour celui qui est relu ! Bien souvent, les zones d’obscurité du texte qui sont identifiées par le relecteur sont liées à un manque de clarté de la problématique, à un problème méthodologique, à un manque de données que l’on a tenté de dissimuler, à un problème de sources que l’on ne se sent pas autorisé à citer… Il faut alors accepter de se demander pourquoi on est mal à l’aise sur ce point, pourquoi on ne peut pas dépasser ce problème – assumer sa position, l’état de ses connaissances. Bien souvent, il vaut mieux nommer le problème que l’on rencontre (c’est aussi l’occasion d’en prendre clairement conscience et de le circonscrire !) plutôt que d’essayer de le dissimuler… Et gardons à l’esprit l’objectif principal d’une proposition de contribution : donner envie aux lecteurs (à la revue) d’en savoir plus !

      Marie Glon, doctorante à l’EHESS

      https://act.hypotheses.org/644

    • Comment écrire un bon article pour une revue scientifique ?

      Ça y est, votre proposition de communication est acceptée et vous allez pouvoir écrire un article ! C’est une étape importante de votre parcours : vous devez prendre l’habitude de diffuser vos résultats ( et vous trouverez ici une vidéo sur l’étape précédente : comment trouver une revue pour publier notre article ?).

      Alors, comment allez-vous vous y prendre maintenant ? Le premier réflexe est souvent de rechercher quelle forme doit avoir l’article ; de quelles rubriques il doit être constitué, car bien sûr, vous ne voulez pas être pris en défaut.

      Mais attention, la qualité de votre article ne tiendra pas qu’au respect des « normes » de rédaction mais plus encore à la pertinence des résultats que vous exposez et au plaisir que l’on prendra à vous lire. Comment parvenir à écrire un article utile pour les autres et passionnant ?

      Quel format adopter ?

      Si vous avez fait un petit tour sur le net avant d’arriver ici, vous avez peut-être constaté que l’on conseille habituellement de respecter un certain plan avec des parties bien définies dans un article scientifique (ici un exemple détaillé).

      Il est habituel d’affirmer qu’un article doit contenir :

      – Une introduction qui énonce la problématique, qui explique en quoi elle est intéressante / novatrice, et qui annonce le plan de l’article.
      – Une partie de contexte théorique (ou état de l’art) où vous vous situez par rapport aux principaux courants d’analyse concernant la question précise que vous traitez. Vous résumez ici les derniers avancements des connaissances dans votre domaine et vous indiquez sur quels concepts vous vous basez, vous. Et le tout en quelques paragraphes seulement, eh oui !
      – La méthodologie : c’est une partie où vous expliquez quelles sont vos données et comment vous vous y prenez pour les recueillir.
      – Les résultats que vous avez obtenus
      – La discussion de ces résultats au regard des concepts mobilisés : finalement, qu’avez-vous à dire de nouveau sur le phénomène étudié ?

      Cependant, cette liste n’est pas une recette de cuisine : elle n’est ni obligatoire ni exhaustive.

      Pas exhaustive, en effet, car certaines revues sont encore plus précises concernant l’architecture de leurs articles et réclament d’autres points encore (« considérations éthiques », « objectifs » etc.).

      Et pas obligatoire car d’autres comités de publication, au contraire, n’obligent pas leurs contributeurs à suivre un tel canevas. C’est particulièrement le cas dans certaines disciplines avec une tradition plus « littéraire », où les revues publient des articles avec des plans qui déroulent un argument de façon thématique et où l’exposé de la méthode et du contexte sont réduits, généralement renvoyés en intro. J’ai moi-même rédigé des articles de cette façon « plus libre », la discussion thématique prenant le pas sur le reste (et c’était en socio/anthropo).

      Alors comment vous y retrouver et éviter les faux pas ?

      Eh bien vous devez aller vérifier par vous-même ce que l’on attend de vous ! Une revue a accepté votre contribution ? Allez chercher des numéros antérieurs de cette revue et faites votre enquête. Regardez plusieurs articles. Comment sont-ils construits ? Tous pareils ? Alors faites de même. Ou sont-ils tous différents ? Vous aurez alors la liberté de laisser plus de place à la discussion des résultats, par exemple.

      Choisir le bon sujet pour votre article

      Un article fait entre 10 et 15 pages, la plupart du temps ; cela vous laisse peu d’espace pour développer une argumentation logique, tout en présentant les données sur lesquelles elle s’appuie. Écrire un bon article, c’est donc d’abord trouver un sujet qui a la bonne dimension. Comment faire ?

      Tout d’abord, vous ne devez pas concevoir l’article comme un extrait de votre thèse (sauf exceptions, dans le cas de thèses par articles, comme cela peut parfois se faire en économie par exemple). Il est difficile d’extraire un petit morceau d’une argumentation longue ; cela peut produire une impression d’inachevé, le sentiment qu’on n’a pas tous les éléments pour tirer une conclusion.

      L’article ne peut pas être non plus un résumé de votre thèse entière ou d’une grande partie. Si vous tentez de raconter toute votre thèse, vous la survolerez et tomberez dans les généralités.

      Vous choisirez donc un thème précis , présent dans votre thèse (de façon centrale ou périphérique) et qui colle à l’appel à contributions s’il y a lieu. En effet, souvent, la revue qui a lancé l’appel à contributions impose des thèmes ; cela peut parfois vous décentrer un peu de votre thèse, vous amener à adopter un autre point de vue, mais c’est justement cela qui est enrichissant.

      Mais attention ! Si votre thème est trop précis, s’il porte sur un détail, vous tomberez dans l’anecdote, on ne verra guère ce que vous pouvez démontrer à partir de ça.

      Bref, trouver le bon focus est un casse-tête… C’est l’exercice qui consiste à poser une question de recherche (une problématique) qui peut vous sortir de l’embarras.

      La problématique

      La problématique sert à deux choses : à donner un caractère logique et unifié à votre argumentation et à borner le sujet. Une problématique a la forme d’une question. C’est à cette question que vous allez tenter de répondre pendant tout l’article, jusqu’à la conclusion finale, sans vous éparpiller : ce qui ne sert pas à répondre à la question est donc mis de côté. En effet, vous ne pouvez pas montrer « toute votre science » dans votre article (vous ne pouvez pas être exhaustif), par contre vous pouvez montrer votre capacité à argumenter précisément.

      Votre question doit :

      – Se référer explicitement à votre terrain/corpus, car votre démonstration s’appuiera sur vos données (sinon, ce ne sont que des généralités).
      – Pouvoir être élucidée de façon convaincante et documentée en peu de pages.
      – Contribuer, même modestement, à susciter un débat (dans lequel vous prendrez position clairement). S’il n’y a pas de débat, c’est que vous êtes trop descriptif. Une astuce : lisez d’autres articles sur le sujet, et demandez-vous comment vous positionner par rapport à eux (qu’auriez-vous à leur répondre ?) cela vous aidera à être moins descriptif et plus dans l’analyse.

      Attention au lecteur !

      Rendez la lecture facile et agréable à votre lecteur : c’est aussi cela qui fait la qualité d’un article, qui, ne l’oublions pas, est un outil de communication et de diffusion.

      Employez un vocabulaire adéquat

      Qu’y a-t-il de plus frustrant que de lire un article qui serait susceptible de vous intéresser, mais dont vous ne comprenez pas un mot sur trois ? Évitez de faire vivre ça à votre lecteur. Commencez par vous renseigner sur le type de lecteur auquel est destinée la revue en question. En effet, si c’est une revue assez généraliste, ou transdisciplinaire, vous n’emploierez pas le même vocabulaire que si c’est une revue très pointue de votre discipline.

      Derrière cela se cache la question : que connaît déjà le lecteur, qu’est-ce qu’il ignore (on entend ici le lecteur au sens large, pas seulement le comité de publication) ? Un lectorat restreint et expert pourra accepter que vous fassiez l’économie de l’explication des termes de base de votre discipline, bien sûr. Mais pour un lectorat plus large (ce qui est souvent le cas), vous devrez expliquer les grands termes nécessaires à la compréhension de votre article dès l’introduction ; même des termes qui vous paraissent simples à vous devront être définis. Ensuite, et dans tous les cas de figure, si un terme technique apparaît au long de l’article, expliquez-le. Soyez pédagogue.

      Ménagez une progression logique

      Votre article doit être fluide, avoir un certain sens du récit pour maintenir l’attention du lecteur. Le respect de ces quelques principes peut vous y aider :

      – Introduisez un seul élément nouveau à la fois ; n’expliquez pas un concept à l’aide d’un autre concept pour la compréhension duquel on doit maîtriser un troisième concept… choisissez une notion, expliquez la , décrivez les phénomènes qui lui sont attachés avant de passer à « autre chose » : et cette autre chose doit venir renforcer la compréhension de qui a été dit auparavant.
      – Notre cerveau est fait pour comprendre ce qui s’inscrit dans une temporalité (d’abord il y a ceci, et ensuite vient cela, puis cela finit comme ça) ; ne l’oubliez pas au moment de rédiger, car cela introduira une forme de narration. Vous pouvez décrire des phénomènes selon leur déroulement dans le temps, mais vous pouvez aussi décrire des raisonnements dans leur développement progressif : on peut penser telle chose, cependant, on observe ensuite qu’il se passe telle autre chose, et c’est cela qui nous amène à la conclusion X ou Y.
      – Énoncez les problèmes de façon claire, le lecteur doit avancer en terrain connu : par exemple, posez une question à la fin d’un paragraphe ; on sait ensuite que dans les prochains paragraphes, on se consacrera à répondre à cette question. Écrivez vos hypothèses, et comment vous allez les vérifier. Votre lecteur doit pouvoir vous suivre pas à pas. Il se perdra s’il a l’impression de ne pas savoir où vous allez. Et n’oubliez pas de mettre de nombreux exemples !

      Soignez la forme

      – Aérez votre texte en introduisant un nouveau paragraphe à chaque étape du raisonnement (évitez donc les looongs paragraphes qui durent deux pages et sont vraiment décourageants).
      – Synthétisez régulièrement votre propos, à la fin de chaque section et sous-section notamment.
      – Employez des mots qui réveillent l’attention du lecteur et qui vous amènent à faire un petit point d’étape : en résumé, en conclusion, en bref…
      – Attirez l’attention du lecteur sur les points importants du raisonnement (cela vous aidera vous-même à les identifier !) en employant parfois des tournures comme : de façon significative, plus important encore, néanmoins, particulièrement…

      Dans le Guide Pratique de Rédaction Scientifique, de Jean-Luc Lebrun , vous trouverez de nombreux trucs et de grands principes pour écrire un texte scientifique de qualité et agréable à lire.

      Soyez prévoyant, car écrire un article prend beaucoup de temps et d’énergie !

      Comment cela s’est-il passé pour vous ? Avez-vous déjà écrit des articles, était-ce facile ou difficile, gratifiant ou laborieux ? Vous pouvez témoigner en commentaire !

      http://reussirsathese.com/comment-ecrire-un-bon-article-pour-une-revue-scientifique

  • Markets v. Lives | Boston Review
    http://bostonreview.net/science-nature/gregg-gonsalves-amy-kapczynski-markets-v-lives

    par Gregg Gonsalves, Amy Kapczynski

    The first stage of the U.S. coronavirus response was denial, issued straight from the top. The second was an extraordinary wave of social solidarity as we realized that in the absence of leadership from above, we had to act ourselves. Communities, neighbors, and state and local governments swiftly began to try to flatten the curve, though we may need to go still further to avoid cataclysms in our hospitals. What will the third stage be? Today, it looks like a riptide of contrarian skepticism—a powerful current running against the wave of social distancing that could accelerate the pandemic and the social dislocation that it will cause.

    The reasoning goes like this. We can’t afford to keep these draconian social distancing measures in place much longer because we’re destroying the economy. Then come some graphs: lines of sharp cliffs to show us that the stock market is in freefall, unemployment is skyrocketing, and we’re headed for a new Great Depression—an economic cataclysm. The cure, we’re told, might be worse than the disease. An outbreak of armchair epidemiology and economics is aiding and abetting the problem, amplified by a news media eager for a hot take.

    How precisely do they propose that we protect the vulnerable in nursing homes and prisons? Are they forgetting that so many of those who are most at risk—people over seventy years old and many who are chronically ill—need daily care? Who will provide it—or will we lock up the care providers too? In the most cynical instance, is “isolate the vulnerable” merely a politically convenient euphemism for “let them die”? The fact is, there is no simple way to protect the vulnerable beyond the blunt tool of drastic social distancing before we are able to scale up testing and tracing and to solve the shortages that are putting our health care workers at grave risk.

    The darkest of these dreamscapes imagine that we must choose between saving the vulnerable and “saving the economy.” Already the Lieutenant Governor of Texas, Dan Patrick, has urged that seniors like himself be asked to sacrifice themselves on the altar of the market. This is the level of the debate we are now having.

    Pause for a moment to consider the absurdity of it all. All around us, we are seeing Americans sacrifice for one another to an almost unthinkable degree, all to slow the spread of a deadly disease—one that the best analysis that we have at the moment suggests could cause up to 2.7 million deaths in the United States alone if we abandon our efforts to contain it. Our typical indicators of the economy instead register our actions as a kind of collective suicide. Models of the economy, it turns out, do not incorporate the idea of staying home as productive of anything at all—not least avoidance of the negative externality of mass death. As longstanding critiques have insisted, figures such as GDP, which measure economic activity via the paid economy, also ignore the vast quantities of unpaid social reproductive labor without which society cannot survive. So the joke goes: when a man marries his housekeeper, GDP goes down. (Her work goes from paid to unpaid.)

    But conventional wisdom is mistaking the current moment for something akin to the 2007–2008 financial crisis—a rupture that needs a “stimulus,” when in fact we want people to stay home rather than go out and spend. We’re not turbo-charging; we want to put the economy on pause as we dial down all but essential activities of our daily lives. This is a crisis, no doubt, but of a very different kind.

    The interventions that we should be laser-focused on are those that meet people’s basic needs for social reproduction directly—to protect housing, to ensure that people can sustain themselves and their families through this shock, and to provide extra care for all of the workers essential to the response. The $2 trillion dollar package that passed the Senate yesterday instead tilts toward the old ways of thinking—with upwards of $850 billion directed at supporting businesses large and small, but with only $130 billion for hospitals and $150 billion for state and local governments. Trickle down, indeed.

    In that cold calculus of efficiency or wealth maximization, those at highest risk of serious complications from COVID-19, for example the elderly and the infirm, seem expendable. But in human terms, this means a sacrifice of our parents and grandparents, possibly in the hundreds of thousands. This is worse than the specter of “death panels” that conservatives cynically fabricated to protect Americans from too much health care. It is a death drive, and the driver is capitalism. What else to call Lieutenant Governor Patrick’s cultish call for ritual group suicide among the elderly?

    Fourth, we must do all we can to facilitate the development of safe, effective, and affordable drugs and vaccines. Here too, the path forward is through the public. As in all pandemics, the public will lead in funding the response, and should—though has not yet—demand that in exchange, companies that benefit from the response agree to a reasonable price for any cures. We must also require that companies make public the clinical trial data that sustains their claims—today, much of that data is hidden behind claims of corporate secrecy. We need public information about R&D costs too, to negotiate fair prices for things that work. As importantly, we must not succumb to the fantasy that a cure lies just around the corner.

    While federal action is critical, there is much that still can and must be done at the state and local level. Closer to home, we need our leaders to protect those who cannot social distance because they are in our prisons and jails or living on the street or in homeless shelters. This is where social solidarity is most needed and most in short supply. It’s clear that with the close quarters in correctional facilities, the unsanitary conditions, and the frequent group encounters in washrooms or for meals, that the campaign against coronavirus is a losing game.

    #Coronavirus #Propositions

  • Paroles des femmes zapatistes lors de la clôture
    de la Deuxième Rencontre internationale des femmes qui luttent

    EZLN

    https://lavoiedujaguar.net/Paroles-des-femmes-zapatistes-lors-de-la-cloture-de-la-Deuxieme-Renc

    Compañeras et sœurs,

    Nous tenons à dire et à formuler quelques mots en cette clôture de la Deuxième Rencontre internationale de femmes qui luttent. Nous avons déjà entendu la parole des tables de travail et leurs propositions et d’autres propositions qui sont faites.

    Ces propositions et d’autres qui sortiront quand vous serez dans vos géographies, que vous y penserez et réfléchirez dans votre cœur ce que nous avons vu ici et écouté ces jours-ci, nous veillerons à ce que toutes celles qui y ont assisté, et surtout celles qui n’ont pas pu venir, puissent en prendre connaissance, donner leur opinion et avoir leur mot à dire.

    Nous pensons que c’est important parce que, si nous ne nous écoutons pas nous-mêmes en tant que femmes que nous sommes, ça ne sert à rien de le faire, parce que ça veut dire que nous ne sommes pas des femmes qui se battent pour toutes les femmes mais seulement pour notre propre idée ou pour notre groupe ou pour notre organisation. (...)

    #EZLN #femmes #zapatistes #rencontre_internationale #féminicide #propositions #engagement #autodéfense #solidarité

  • Open Source / propositions_modifications · GitLab
    https://git.nursit.net/open/propositions_modifications

    Plugin pour stocker des propositions de modifications diverses sur les objets éditoriaux de SPIP.
    – On stocke dans la table ’spip_propositions_modifications’ chaque proposition.
    – Une proposition peut contenir différentes données, stockées dans le champ ’data’ au format json.
    – Un champ ’suivi’ tient un journal pour savoir qui/quand a intégré / traité / refusé ou pas la proposition.

    #SPIP #proposition_modification #objet_éditorial

  • TEMOIGNAGE FRANCE 3. « Si mon mari a réagi comme ça, c’est qu’il a vu une femme matraquée au sol », raconte l’épouse du boxeur Christophe #Dettinger
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/video-france-3-si-mon-mari-a-reagi-comme-ca-cest-quil-a-vu-une-femme-ma

    Elle sort de son silence. Discrète depuis l’incarcération de son mari, Christophe Dettinger, le boxeur accusé d’avoir frappé deux gendarmes lors d’une manifestation des « gilets jaunes », Karine Dettinger est revenue sur l’affaire, lundi 4 février, devant la caméra de France 3. « Si mon mari réagit comme cela, c’est qu’il a vu une injustice devant lui, une femme matraquée au sol », explique-t-elle, après avoir précisé qu’elle ne cautionnait pas son geste.

    Karine Dettinger révèle également que son mari a voulu être gendarme, un élément versé au dossier par l’avocate du boxeur.

    Il n’a pas tapé l’uniforme, il n’a rien contre la police. Il a voulu être gendarme réserviste

    Ce sont les #propos d’Emmanuel Macron qui l’ont poussé à s’exprimer. « C’est humiliant, complètement humiliant. Mon mari a fait des études, il est responsable, il travaille, on paye nos impôts, on est Français, on est des citoyens honnêtes et on nous rabaisse », déplore-t-elle. Le président de la République avait estimé que son mari n’avait « pas les mots d’un #boxeur_gitan » dans la vidéo publiée pour expliquer son geste.

  • Pour un Réseau de résistance et rébellion
    propositions de l’EZLN

    https://lavoiedujaguar.net/Pour-la-construction-d-un-Conseil-qui-integre-les-luttes-de-tous-les

    Lors de la Rencontre des réseaux d’appui au Conseil indigène de gouvernement, dans le caracol de Morelia, en août 2018, l’EZLN a présenté un long texte en trois parties développant une analyse de la situation au Mexique et dans le monde. Dans sa partie finale, il formule des propositions de portée internationale pour poursuivre et amplifier le processus engagé avec le Conseil indigène de gouvernement. C’est cet extrait qui est traduit ici.

    (...) Nous voulons construire un Conseil qui n’absorbe ni n’annule les différences, mais au contraire permette d’accroître leurs potentialités dans le cheminement avec d’autres qui ont le même objectif. Suivant le même raisonnement, ces paramètres ne devraient pas avoir pour limite la géographie imposée par les frontières et les drapeaux : il devrait donc tendre à devenir international. Ce que nous proposons, c’est non seulement que le Conseil indigène de gouvernement cesse d’être uniquement indigène, mais aussi qu’il cesse d’être national. (...)

    #Mexique #zapatistes #propositions #réseau #résistance #rébellion

  • « Fake news » : les pistes du texte de loi en préparation
    http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2018/03/07/fake-news-les-pistes-du-texte-de-loi-en-preparation_5266947_3236.html

    « Le Monde » s’est procuré le document transmis par l’exécutif aux députés LRM, qui servira de base à la proposition de loi censée freiner la diffusion de fausses nouvelles.

    C’est juste le chapeau, les "pistes" sont derrière le #paywall. Mais, c’est surtout pour faire remarquer que dorénavant, les #propositions_de_loi (donc d’initiative parlementaire) sont rédigées par l’exécutif…

    • De mémoire, ça date de mes études de droit, il y a les « projets de loi » qui viennent de l’exécutif (gouvernement) et les « propositions de loi » qui viennent du parlement. C’est la constitution de 58 donc rien d’étonnant... Peut-être que le Monde ne connaît pas la différence, on n’est pas à l’abri...

    • Non, ce n’est pas une erreur du Monde (et de l’ensemble des autres médias qui ont repris le terme proposition), c’est bien ce que je pensais : NextImpact le confirme dans le chapeau de l’article donnant le lien vers la proposition de loi.

      Exclusif : téléchargez la future loi contre les fake news
      https://www.nextinpact.com/news/106262-exclusif-telecharger-future-loi-contre-fakes-news.htm

      Next INpact diffuse en exclusivité la future loi contre les « fake news ». Le texte, qui se décompose en réalité en deux parties, sera déposé dans quelques semaines par un(e) deputé(e) de la commission de la Culture, a-t-on appris ce matin par une source proche du dossier.

      Remarquons déjà que le choix de ce véhicule, plutôt qu’un projet, évacue l’obligation de saisir pour avis le Conseil d’Etat. Contourné également, l’impératif de rédiger une étude d’impact pour jauger les effets économiques des futures obligations pesant sur les plateformes.

      Ce qui confirme mes suspicions initiales. Il ne s’agit pas, @colporteur, du faible nombre de propositions de loi déposées par les parlementaires inscrites à l’ordre du jour de l’Assemblée - dont le gouvernement à la maîtrise - mais du détournement délibéré de cette voie pour contourner la procédure normale d’un projet de loi.

      Si on ajoute là dessus le gouvernement par ordonnances et le projet de restriction des amendements parlementaires https://seenthis.net/messages/674492 qui proportionnerait leur nombre à la taille des groupes parlementaires, la représentation nationale à l’Assemblée et au Sénat se réduit très ouvertement à de pures chambres d’enregistrement des décisions de l’exécutif. Qui en est réduit à chercher le ou la député·e super-godillot qui porterait la casquette du dépôt de la «  proposition  ».

      Belle démocratie où les checks and balances qui en sont la définition et dont on sait déjà la faiblesse en France deviennent inexistants.

  • La #France insoumise veut jouer la carte de l’opposition utile
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020218/la-france-insoumise-veut-jouer-la-carte-de-lopposition-utile

    Le député de #La_France_insoumise Bastien Lachaud à la tribune de l’Assemblée nationale lors de la #niche_parlementaire de son groupe, le 1er février 2018. © Capture d’écran site Assemblée nationale Alors que les oppositions à Emmanuel Macron semblent asphyxiées, le mouvement de #Jean-Luc_Mélenchon a voulu démontrer, lors de sa « niche parlementaire » le 1er février, sa capacité à proposer des textes pragmatiques et applicables, depuis le cœur des institutions. Sans perdre le lien avec son programme radical, socle qui rassemble son électorat.

    #accès_à_l'eau #burn-out #CETA #fin_de_vie #propositions_de_loi

  • CP et #proposition de loi visant à l’#abrogation du #délit_de_solidarité (24 janvier 2018)

    Depuis plusieurs mois, dans le contexte de ce qu’il est convenu d’appeler la « crise migratoire » – qu’il serait plus juste d’appeler une crise de l’accueil -, nous assistons à la recrudescence des poursuites judiciaires envers nos concitoyens qui font preuve de solidarité avec les exilés.

    Les procès intentés à Cédric Herrou, Pierre-Alain Mannoni, Martine Landry et aux nombreux autres solidaires sont venus nous rappeler qu’il est indispensable que la loi soit modifiée afin de protéger réellement les actions humanitaires et désintéressées.

    Cette proposition de loi, portée par Esther Benbassa et soutenue par des sénatrices et sénateurs de sensibilités diverses, a pour objet de supprimer définitivement l’incrimination de toute forme de solidarité car il n’est plus admissible qu’en 2018 la solidarité reste un délit.

    https://estherbenbassa.eelv.fr/cp-proposition-de-loi-visant-a-labrogation-du-delit-de-solidarit
    #France #solidarité #asile #migrations #réfugiés
    signalé par @isskein

  • Quand la SNCF nous raconte des histoires… _ Grinçant.com - 12 novembre 2017 -

    https://www.grincant.com/2017/11/12/quand-la-sncf-nous-raconte-des-histoires

    Gare SNCF de province, attente d’une correspondance.
Retard du train, comme très souvent.
Au motif « Sortie tardive du dépôt ».
Le genre de « motif » qui sent l’enfumage, car quelle est la vraie raison ?
 Une panne ? Un conducteur absent ? Une motrice démotivée ?

    Mais là, entre deux portes, et à côté d’un défibrillateur en libre service, la solution !
Pour ne pas s’énerver, pour passer le temps, voire pour se cultiver.
Un « Distributeur d’Histoires courtes » !!! 
Pas loin du kiosque Relay dont le gérant doit apprécier l’intention.


    « Votre gare vous offre un petit plaisir à lire »… Et pourquoi pas une « gâterie » ?

    « Choisissez votre temps de lecture » , avec 3 boutons : 1, 3 ou 5 minute(s)…
    • « 1 minute », catégorie « Humour noir » — Mésusage du pouvoir – Clément Paquis —
47 centimètres de papier
    • « 3 minutes », catégorie « Slam » — Mi Amor – Le Shung’ —
59 centimètres de papier
    • « 5 minutes », catégorie « Voyage poétique » — GR5 – vision d’infini – LCBeat —
104 centimètres de papier

    Me voilà avec 2,10 mètres de papier « thermique », sans aucune précision au dos s’il est « Sans BPA » et/ou « Sans PHÉNOL ajouté », comme il est souvent indiqué sur les tickets de caisse utilisant le même principe d’impression.


    En fin de chaque « histoire », le logo SNCF, en gros, et deux mentions :
    • « La Gare de (Bip) vous offre des histoires à lire… sans attendre. »
    • « Retrouvez cet auteur, et plus de 80 000 autres histoires sur (www.)short-edition.com »

    Ben si, justement, ça n’est pas « sans attendre », _ c’est en « attendant », et longtemps même !
 Déchaîné, j’en demande une quatrième, de seulement 1 minute…
Mais là, l’engin se met en rideau, et le bouton concerné clignote furieusement alors que je contemple la fente… en grève !

    À ce stade, je me demande si ça n’est pas du cynisme poussé à l’extrême…
Ça coûte combien cette histoire ? C’est payé par qui ?
    Et si les trains arrivaient tout simplement à l’heure ?
Et sans que l’on nous raconte des « histoires » ???

    © PF/Grinçant.com (2017)
    #SNCF #Transport #gaspillage #délire #en_marche #train #retard #capitalisme #pollution #papier #cynisme #culture (d’après eux).

    Sur le site de ce qui reste de la SNCF :

    Et s’il suffisait d’appuyer sur un bouton pour obtenir un peu de lecture avant de monter à bord d’un train - un voyage avant le voyage en quelques sortes- et l’emporter avec soi ? En installant des distributeurs d’histoires courtes, Gares & Connexions rend cette idée réelle, accessible et gratuite dans actuellement 24 gares françaises. Six mois seulement après le début de l’expérimentation, la branche de SNCF célèbre la 100 000e histoire distribuée. 

    La suite : http://www.sncf.com/fr/presse/article/distributeurs-histoires-courtes-19092016

    • voila voila, avec des auteurs qui ne sont pas des auteurs professionnels … ben ouais, faudrait pas penser à les payer … ni à les reconnaître … écrire c’est gratuit hein … et puis mettre un nom sur celle ou celui qui écrit et d’où, quel intérêt hein …

      - « On les appelle des auteurs #anonymes de talents »

      - Amélioration de l’accueil avec un matériaux noble qui est l’écrit et une gestion de l’attente, l’écran du smartphone est devenu très privé, on est sur un mode magique.

      j’ai pris les notes au fur et à mesure, mais que veut dire ce charabia ?


      Notre #modèle_économique est que les acteurs qui cherchet à améliorer leur relation client utilise ce vecteur là.

      Dans tout les instituts français du monde.

      @philippe_de_jonckheere ça va te plaire :/

    • @touti en fait, ce que je trouve vraiment très dommage dans cette affaire, c’est que cela pourrait être une bonne idée, et il y en aurait d’autres il me semble qui permettrait justement de réenchanter le voyage en train. La première et la plus urgente serait de baisser le prix de billets qui sont inabordables (vendredi, je joue un spectacle à Rennes, j’emmène avec moi ma fille Adèle passionnée de théâtre, pour qu’elle assiste à la préparation du spectacle aux répétitions et au spectacle, le coût de son aller-retour Paris Rennes : 144 euros ! ce qui constitue une sérieuse amputation de mon cachet à laquelle je ne consens qu’au regard de la grande valeur pédagogique de l’expérience)

      Quand je pense que je suis assez vieux pour avoir connu une époque où c’étaient de petites gens qui prenaient le train, qui dépliaient leur pique nique dans une serviette : aujourd’hui pas un passager du TGV ne se prive d’acheter des marchandises absolument hors de prix (le café à 2,5 euros) et tout le monde est enfermé dans l’écran de son ordinareur portable, qui pour travailler sur sa magnifique présentation en powerchose, qui pour avaler plusieurs séquences de suite d’une même série de télévision. La distraction est salement individuelle. Ayant pris le train des centaines de fois entre 2006 et 2012, cela a du m’arriver deux ou trois fois d’avoir une conversation avec mon ou ma voisine.

      Les gares comme les trains pourraient être réhumanisés avec peu de chose, pendant mes années de grande fréquentation de la ligne Paris-Clermont, j’ai pris quantité de photographies du défilement du paysage que j’ai ensuite assemblées dans de grands collages d’images. Du coup je me suis dit que ce serait peut-être une bonne idée que j’ai d’ailleurs proposée à la SNCF que d’imprimer de tels collages en très très grands et de les coller sur les trains qui seraient nettement plus beaux dans les gares et quand ils traverseraient le paysage il en deviendraient presque invisibles, je n’ai pas eu de réponse, pas même une réponse administrative qui aurait tenu lieu d’accusé de réception. J’avais même acheté un train électrique sur une brocante, que j’avais rafistolé, j’avais imprimé mes images sur des étiquettes, que j’avais collées sur le train électrique et j’avais filmé ce petit train électrique, il faudrait que je remette la main sur cette vidéo, elle était assez mignonne.

      Le relais H voisin ne se sent pas du tout menacé par le distributeur d’histoires parce qu’il n’y pas de vraie concurrence. Si à la place de ce distributeur mal conçu il y avait un véritable coffre-à-dons (ma traduction de give box), les choses iraient autrement tu peux me croire.

      Ce qui me frappe aussi, c’est le côté absolument cheap de cet appareil. Et pourtant je ne doute pas que l’étude, la mise au point et la fabrication d’un truc pareil a du coûter un bras. Et qu’avec ce bras on aurait pu payer quelques artistes pour de véritables oeuvres qui auraient la vertu de donner un peu de beauté et même de contemplation, je pense par exemple à la sculpture de Tinguely dans le hall de la gare de Bâle

      Est-ce que plutôt que les grands écrans publicitaires, il ne serait pas tellement plus nourrissant de passer The Clock de Christian Marclay, ce serait une oeuvre parfaite, favorisant la rêverie tout en ne faisant par perdre l’heure de vue.

      Maintenant j’imagine que le truc qui serait à faire avec ces petites machines de merde ce serait de les pirater et qu’elles débitent des passages entiers de l’Insurrection qui vient, par exemple ou de je ne sais quoi d’autre d’un peu plus nourrissant.

      Donc, oui, tu as raison, ça va me plaire

    • Effectivement, c’est pour les 50 % qui n’ont pas de smartphone. D’après eux, c’est qu’ils n’en ont pas les moyens, donc le côté cheap de la chose.

      C’est aussi afin de pouvoir occuper le temps de cerveau disponible, dans les petites gares où n’est pas distribuée la presse gratuite .

      C’est enfin, un moyen de ne pas entretenir les matériel ferroviaire, et de dire que les dirigeants de cette société font quelque chose durant leurs très longues heures de réunion.

      Le piratage de ces appareils serait une excellente idée.

      https://www.youtube.com/watch?v=gT3PPOXZqNk

    • Ah voila, c’est super @philippe_de_jonckheere de #proposer de créer quelque chose de différent plutôt que de seulement râler :) c’est régénérant !
      Un temps j’ai eu envie de proposer (à la RATP) des diffusions de sons dans le métro, plutot musique concrète, avec un tel acoustique, au détour d’un couloir entendre un torrent, des galops de chevaux, s’étonner du renversement sonore. Évidemment, je n’en ai rien fait, pas assez de cœur à l’ouvrage.

    • @reka je ne sais pas si tu dois me remercier de détourner de choses plus sérieuses. D’autant qu’avec ma petite affaire tu en prends aussi pour vingt quatre heures, quant aux possibiité d’assembages sonores, là c’est proche de l’infini (vraiment).

      @touti Dans le genre de la proposition, je devrais réunir, si je les retrouve toutes, ces belles lettres qu’il m’est arrivé d’écrire et pour lesquelles je n’ai (presque) jamais eu de réponse, certaines était injurieuses (à propos du mobilier urbain qui vise à empêcher les SDF de pouvoir s’allonger nulle part), d’autres étaient sans doute plus « constructives » comme tu dis, comme de prendre exemple sur le carrefour de la porte des Lilas à Paris pour éclairer de la sorte toute la ville et toute la banlieue la nuit, c’est-à-dire presque comme une scène et non avec des éclairages à espaces fixes et répétés : je suis persuadé que la répétition de l’interval régulier induit la violence et qu’au contraire des éclaiages plus scéniques et narratifs aideraient à diminuer le niveau de violence dans la ville, mais personne ne m’écoute (air connu).

    • héhé dans ce genre de belle lettre, j’en avais commis une en 1995, adressée au maire de Clichy, restée sans réponse, avec une amie. A la suite de l’éradication des plantes sauvages de notre impasse par des cosmonautes municipaux harnachés de bidons de glyphosate, nous y dénoncions les véritables pollueurs et revendiquions le fait de vouloir rester en vie et même d’être sales et heureuses :)

      Et pour la page du temps qui passe, j’ai beaucoup aimé, j’ai fait de midi à 14h, et puis ça s’est décalé de 20 minutes avec mon horloge, peut-être parce que j’ai cuisiné et que j’écoutais seulement !

  • Le programme - Demain en Commun
    http://demainencommun.fr/programme

    Demain en Commun fait le choix de porter dans cette campagne électorale 25 mesures structurantes et urgentes dans le débat et le contexte actuel.

    Chaque proposition est en lien avec un « commun » ou un bien commun.

    Les 25 propositions portées par Demain en Commun pour ces élections législatives 2017 s’inspirent directement des propositions rédigées par des ONG et organisations issues de la société civile et notamment le Mouvement Utopia et le collectif Les Jours heureux.

    Bien-entendu dans les mois à venir, nous allons progressivement construire et proposer un projet de société global, tourné vers les communs et une société du « buen vivir »

    Malgré l’en-tête, les propositions sont plus conventionelles que l’annonce. Mais l’initiative mérite d’être soulignée.

    #communs #propositions_politiques

  • Rediffusion
    #Alicen_Grey : Je me méfie des hommes « féministes »… et vous devriez le faire aussi
    http://tradfem.wordpress.com/2016/11/13/je-me-mefie-des-hommes-feministes-et-vous-devriez-le-faire-aussi

    Si vous êtes un mec qui lisez ceci et que vous vous considérez comme un féministe, alors j’ai simplement quelques questions pour vous :

    Êtes-vous plus susceptible d’arrêter de soutenir l’industrie du porno parce qu’elle exploite et brutalise violemment des femmes – ou parce que vous avez regardé trop de porno et que maintenant votre bite ne fonctionne plus très bien ? ?

    Si chaque femme féministe dans le monde se réveillait un jour et décidait que les hommes ne sont pas autorisés à se dire féministes, respecteriez-vous cette limite en comprenant que vous n’avez pas droit à tout ce que vous voulez – ou vous battriez-vous pour votre droit à vous approprier un mot destiné aux femmes, et aux femmes seules ?

    Avez-vous commencé à vous qualifier de féministe parce que vous avez un désir réel d’abandonner les façons dont vous bénéficiez du patriarcat – ou parce que vous pensiez que des femmes vous trouveraient plus intéressant si vous vous appropriiez leur identité ?

    Et aviez-vous le moindre intérêt pour les enjeux des femmes (avortement, écart salarial, harcèlement de rue, objetisation sexuelle dans les médias) avant de prendre conscience du féminisme – ou avez-vous attendu jusqu’à ce qu’on vous dise que les hommes aussi souffrent du patriarcat avant de vous inquiéter de ce qu’il inflige aux femmes ?

    Si cela n’est pas déjà tout à fait évident, chers Hommes Féministes, je me méfie de vous. (Ouais, je sais, « Mais pas de moi ! », « Pas de tous les hommes ! », Ugh, quoi que ce soit, taisez-vous.)

    Je me méfie de vous, parce que j’ai remarqué une chose :

    Au moment de discussions sur le racisme, je n’ai jamais entendu d’alliés blancs dire : « Je suis soucieux de cette question parce que la suprématie blanche nuit aussi aux Blancs ! »

    Et lors de discussions sur la pauvreté, je n’ai pas entendu de militants riches dire des choses comme, « Je me soucie de cette question parce que les riches souffrent aussi de l’oppression de classe ! »

    Alors pourquoi, grands dieux, pourquoi est-ce que je continue à entendre des hommes féministes dire, « Je me soucie de cette question parce que la suprématie masculine nuit aussi aux hommes ! »

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://medium.com/@alicengrey/not-all-men-well-actually-2d491d53dec4

    #hommes_féministes #violences

  • Une histoire pour tenter de comprendre

    SCI Marcos & Galeano, SCI Moisés

    http://lavoiedujaguar.net/Une-histoire-pour-tenter-de

    Ce long texte, nous l’avons fait ensemble avec le sous-commandant insurgé Moisés, porte-parole et chef actuel de l’EZLN, et en consultant sur quelques détails certain·e·s des commandantes et des commandants de la délégation zapatiste qui a assisté à la première étape du Cinquième Congrès du Congrès national indigène.

    Bien que cette fois, comme à d’autres occasions, ce soit à moi qu’en revienne la rédaction, c’est le sous-commandant insurgé Moisés qui lit, ajoute ou retire, approuve ou rejette, non seulement ce texte, mais tous ceux qui apparaissent à la lumière publique comme étant des textes authentiques de l’EZLN. À bien des reprises, au long de ces écrits, j’emploierai la première personne du singulier. La raison de cela se comprendra plus loin. Bien que la destinataire principale de ces lignes soit la Sexta, nous avons décidé d’élargir sa destination à ceux qui, sans être ni se situer avec nous, ont des inquiétudes identiques et des efforts similaires. (...)

    #Mexique #EZLN #Congrès_national_indigène #élection_présidentielle #zapatisme #proposition #élaboration #consultation

  • Terra Nova dessine un « nouveau modèle » pour les complémentaires
    http://www.miroirsocial.com/actualite/13508/terra-nova-dessine-un-nouveau-modele-pour-les-complementaires
    34 milliards d’euros de cotisations pour des résultats aussi médiocres en terme de couverture santé : tout est dit !

    L’assurance complémentaire de santé « concerne encore aujourd’hui 600 organismes, plus de 100 000 collaborateurs et près de 34 milliards d’euros de cotisations collectées annuellement », indique Terra Nova qui rappelle que 13,5 % de la dépense totale de soins et biens médicaux est financée par les complémentaires de santé, en hausse de 28,6 % depuis 2006.

  • Tracto Parad’ sur la zad - samedi 11 juin à la smala - pourquoi leur chantier d’aéroport n’avance pas ?
    http://zad.nadir.org/spip.php?article3853

    Samedi 11 juin prochain sur la zad, à la suite du semis collectif de sarrasin, nous invitons tous les conducteurs -conductrices de tracteurs à pédale et tous autres objets trottinants à venir rejoindre une manif-goûter partagé qui partira à 15h15 de la chateigne pour arriver à la smala (250 mètres plus loin). Pour ceux qui ne connaissent pas encore la smala, il s’agit de la magnifique maison des enfants qui existe et fonctionne depuis plusieurs mois déjà à la wardine. Espace de lutte pour l’enfance, (...)

    #Propositions_et_idées_d'actions

  • Et si les #allocations_chômage servaient à financer des CDI ? - Terra eco
    http://www.terraeco.net/Et-si-les-allocations-chomage,62165.html

    Embaucher au service de la collectivité, plutôt que laisser le chômage s’installer. C’est le sens d’une #proposition_de_loi. La semaine passée, une « grève du chômage » était organisée pour défendre l’idée.

    Lorsqu’un ouvrier est en colère, il débraie. Lorsqu’un agriculteur veut protester, il grimpe dans son tracteur et roule au pas. Et lorsqu’un chômeur est à bout ? Il prend la bêche, le casque de chantier et se met à l’ouvrage sans que personne ne lui ait rien demandé. Au guidon d’une débroussailleuse, en train de refaire une beauté au terrain communal de Prémery (Nièvre), c’est ainsi que David Redouté occupe son jeudi. « Dans la tête des gens, si on est au #chômage, c’est qu’on est des bons à rien, des #fainéants  », soupire cet homme de 42 ans, ancien ouvrier chez le leader français de la toiture Imerys. Après un grave accident de la route, ce père de famille n’a pu reprendre les trois-huit et les trajets de nuit. « A part ça je ne suis pas regardant, les gens ne voient pas les 200 CV que j’ai envoyé ces trois dernières années. La grève du chômage, ça paraît bizarre mais ça permet de montrer qu’on a envie de #travailler.  »

    Concrètement ? Au menu des cantines de la Nièvre, un repas par mois doit être mitonné à partir de produits du coin. Le département s’y est engagé. Au pays de la charolaise, la question de l’approvisionnement en viande est réglée. Mais on manque cruellement de maraîchers. Ce n’est pas faute de terres. A Prémery, des potagers ouvriers ont été délaissés par des jardiniers devenus trop âgés. Pas faute de bras non plus. La communauté de communes compte 169 personnes au chômage depuis plus d’un an. Pour montrer que l’équation peut fonctionner, David Redouté s’est donc mis à débroussailler. Symboliquement pour l’instant. Le projet démarrera en 2016 à condition que soit résolue la question du financement. Le concept est simple. « En allocations, frais de gestion, manque à gagner en cotisation…, un chômeur coûte 17 500 euros. La même somme pourrait permettre de verser des salaires au Smic en échange de travaux pour la collectivité » , explique Gaëlle Puech, agente de développement local au sein de la communauté de communes Entre Nièvre et forêts. « Un Smic avec les charges, c’est 19 000 euros, rappelle le député #socialiste de Côte-d’Or Laurent Granguillaume. En prenant en compte les retombées sur le territoire, on y est. »

    • « Territoires Zéro chômeur de longue durée : l’espoir se concrétise », ATD quart monde
      http://www.humanite.fr/territoires-zero-chomeur-de-longue-duree-lespoir-se-concretise-587521

      Manuel Valls interressé par le projet [ça alors !]

      Lundi 19 octobre au CESE, lors de son discours de clôture de la Conférence sociale pour l’#emploi, Manuel Valls a évoqué les mesures spécifiques que son gouvernement a pris contre le chômage de longue durée. Il a ensuite évoqué l’émergence d’autres pistes et affirmé « Nous pourrons ainsi nous appuyer sur la proposition de loi présentée par Laurent GRANDGUILLAUME ». La proposition de loi d’expérimentation de Territoires Zéro chômeur de longue durée reçoit ainsi un soutien de poids qui donne bon espoir pour la mise en oeuvre rapide de ce projet.

      La loi d’#expérimentation programmée à l’Assemblée Nationale

      Dans la foulée de cette bonne nouvelle, mardi 20 octobre 2015, Bruno Le Roux, président du groupe socialiste, a annoncé que cette proposition de loi était inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale pour la semaine du 23 novembre.

      Le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) rendra son Avis sur la proposition de loi le 10 novembre prochain.

    • La proposition de loi « zéro chômeur » bientôt discutée à l’Assemblée
      http://www.lexpress.fr/emploi/la-proposition-de-loi-zero-chomeur-bientot-discutee-a-l-assemblee_1732788.h

      Une proposition de loi socialiste destinée à éradiquer le chômage de longue durée arrive en séance à l’Assemblée nationale à la fin du mois avec le soutien du gouvernement. Et si c’était son arme ultime ?

      C’était une utopie, ce sera peut-être bientôt une loi. En juillet dernier, le député socialiste Laurent Grandguillaume a déposé une proposition de loi destinée à éradiquer le chômage de longue durée.

      Le principe : expérimenter pendant cinq ans et dans dix territoires pilotes la création de CDI sur-mesure pour les personnes « durablement privées d’emploi ». Ces CDI seront financés par la ré allocation des dépenses chômage. (...)

      « Il y a une forme d’#unanimité droite-gauche autour de ce projet qui est aussi soutenu par plusieurs associations, commente le député. Le gouvernement appuie totalement cette mesure et devrait choisir de la faire passer via la procédure d’urgence. » Lors de son discours de clôture de la dernière conférence sociale, Manuel Valls avait lui même annoncé que le gouvernement allait porter cette mesure. (...)
      Si le texte est adopté, il va rendre concrète une initiative d’#ATD_Quart_Monde. Les territoires volontaires pourront ainsi déplacer les dépenses sociales (allocations diverses, #RSA...) pour financer des emplois dans des entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS).

      #PPL #activation_des_dépenses_passives #exploitation_subventionnée #salaire

  • Affaire Maryvonne - du fait divers à la proposition de loi contre les occupations, Indymedia Nantes
    https://nantes.indymedia.org/articles/31567

    Dans la continuité de l’affaire Maryvonne, plusieurs propositions de lois contre les #squats et les #occupations ont été déposées au Parlement.

    Analyse de la situation :

     

    C’est avec consternation que nous avons appris le dépôt par le député UMP Julien Aubert d’une #proposition_de_loi qui viserait à sanctionner pénalement les occupations sans droit ni titre.

     

    Elle est rendue publique trois semaines après le début du phénomène "Maryvonne", une affaire rennaise qui a directement inspiré le texte de loi du député du Vaucluse, initiateur en 2003 d’un mouvement subtilement intitulé « Rassemblement Bleu Lavande ».

     

    Son texte, déjà signé par quarante de ses confrères, propose que les préfets soient dans l’obligation de recourir à la force publique pour expulser les occupants sans droit ni titre d’un bien immobilier dans les 48 heures après la décision du juge, et propose également de frapper les contrevenants d’une sanction d’un an d’#emprisonnement et de 15.000 euros d’amende.

    Il fait suite à la proposition de loi « anti-squat » de sénatrice-maire UMP de Calais Natacha Bouchart, approuvée par le Sénat en 2014 à gauche comme à droite.

     

    Si cette nouvelle proposition de loi vise les squats en premier lieu, elle ouvre également les possibilités de sanctionner par une peine de prison la pratique politique des occupations.

     

    Avant de parler de cette loi qui attaque de plein fouet le droit au #logement tel qu’il existe aujourd’hui, il nous semble important d’expliquer le buzz qui a justifié pour l’UMP le dépôt d’une proposition de loi en à peine trois semaines : "l’affaire Maryvonne", un événement médiatique et politique construit de toutes pièces par des groupuscules d’extrême droite radicale et des journalistes de Ouest France.

    #criminalisation

  • #HCR | #Propositions ambitieuses pour une action européenne en mer #Méditerranée

    Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a envoyé une série de propositions concrètes à l’Union européenne pour gérer les problèmes posés par les milliers de réfugiés et de migrants qui risquent leur vie en tentant de rejoindre l’Europe chaque année.

    http://www.asile.ch/vivre-ensemble/2015/03/18/hcr-propositions-ambitieuses-pour-une-action-europeenne-en-mer-mediterranee
    #mourir_en_mer #asile #réfugiés #migration #politique_migratoire #Forteresse_Europe

  • Un rapport au vitriol fustige les politiques d’intégration
    http://www.liberation.fr/societe/2013/02/07/un-rapport-au-vitriol-fustige-les-politiques-d-integration_880067
    "« La politique de lutte pour l’intégration des immigrés a toujours été un désir ou un regret (...) plutôt qu’une réalité », écrit le conseiller d’Etat Thierry Tuot. Les responsables, « tous partis confondus », ont « oublié jusqu’au mot même d’intégration » et ont « détruit les outils » de cette politique, en coupant les crédits des établissements et des associations, poursuit-il.."

    L’article se fini par une déclaration de Pierre Henry.

    "Elle « risque de détourner l’attention de la question posée : celle de l’intégration », a pour sa part déploré Pierre Henry, directeur général de France Terre d’Asile (FTA), qualifiant le rapport de « bienveillant mais confus »."

    Critiques sur France terre d’asile dans WP :
    "

    France terre d’asile est souvent critiquée pour sa proximité avec les pouvoirs publics. Certains suggèrent même que son caractère d’organisation indépendante serait à interroger5. Derrière ces critiques se cachent souvent des positionnements idéologiques différents. France terre d’asile a toujours considéré que l’État devait intervenir dans la gestion des flux migratoires et la protection des populations réfugiées, s’occuper d’assurer le financement de l’accueil et de l’insertion de ces populations. C’est là un enjeu important où l’arbitrage entre solidarité nationale et charité publique est nécessaire. France terre d’asile est également accusée d’être une organisation excessivement professionnalisée. Elle accueille cependant de nombreux bénévoles et tente d’accomplir au mieux les missions complexes et diverses qui lui sont confiées[citation nécessaire]." https://fr.wikipedia.org/wiki/France_terre_d%27asile

    Rapport Thierry Tuot sur l’immigration : des mesures pour aller vers une société « inclusive »
    http://www.ldh-france.org/section/loudeac/2013/02/09/rapport-thierry-tuot-sur-limmigration-des-mesures-pour-aller-vers-une-so

    "Le site de France Terre d’asile publie un rapport sur les politiques d’immigrations menées en France depuis une trentaine d’année. Commandé par le premier ministre, il a été réalisé par Thierry Tuot, conseiller d’Etat et ancien directeur général du Fond d’action sociale pour les travailleurs immigrés et leurs familles (FAS).

    Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il remet en question bon nombre de clichés sur l’immigration. Cité par le journal La Croix, Thierry Tuot estime par exemple que les responsables politiques, « tous partis confondus », ont « oublié jusqu’au mot même d’intégration » et ont « détruit les outils » de cette politique.

    Mais le plus intéressant dans ce rapport, ce sont les propositions. Elles sont nombreuses, précises, argumentées. Chacune part d’un diagnostic, et s’appuie sur des faits précis.

    La première de ces propositions, demande « la vérité des flux maintenant » : « les chiffres de l’immigration restent parcellaires et ne font l’objet que de peu de publicité ». D’où la difficulté pour « l’élaboration de politiques publiques », et les âneries véhiculées, et rarement contredites, notamment par les officines d’extrême droite. La proposition ? « Confier au Haut conseil à l’intégration refondé la mission d’établir et de rendre publics, au moins annuellement, les chiffres des flux migratoires », qui permettront d’établir clairement les besoins et de cibler les mesures.

    Deuxième proposition : « l’acquisition de la nationalité (française) est présentée comme la consécration d’une intégration réussie. Elle est pourtant rendue difficile » pour « les enfants d’étrangers ayant suivi l’intégralité du parcours scolaire français », et les « ascendants de Français résidant sur le territoire depuis une longue période ». Pour ces deux catégories, Thierry Tuot préconise l’attribution de la nationalité « sur simple déclaration ».

    Les mots aussi ont leur importance : Thierry Tuot préfère parler « d’inclusion » plutôt que « d’intégration » ; et il a titré son rapport : « La grande nation, pour une société inclusive ». "

    Rapport de Thierry TUOT sur la refondation des politiques d’intégration : http://www.france-terre-asile.org/images/stories/interviews-pdf/Rapport_de_Thierry_Tuot_sur_la_refondation_des_politiques_dintgr

    #rapport #immigration #politiques_inclusives #etat_des_lieux #propositions