• #cequilrestedenosrêves... Le #11janvier prochain, ce sera le #AaronSwartzDay : l’anniversaire de la mort de Aaron Swartz, génie informatique partisan du #Libre qui a été suicidé par la défense vorace de la #propriété_privée pour avoir libéré des millions de documents judiciaires du système #PACER... oui, tu sais, le truc qui fait désormais kiffer les macronistes et autres libéraux capitalistes en se disant qu’ils pourraient en tirer profit via la #legaltech à l’étude en france...



    Je commence donc ici ma recension annuelle à sa mémoire avec ce qui semble un magnifique cadeau : un livre de Flore Vasseur à paraître demain, 9 janvier : « Ce qu’il reste de nos rêves »
    Au vu du parcours de l’auteure, je pense qu’il y a des chances qu’il soit un jour en libre accès quelque part sur le web.

    Dans Ce qu’il reste de nos rêves*, Flore Vasseur inscrit le génie du code dans la lignée des lanceurs d’alerte ayant marqué l’histoire des États-Unis. Broyé par le gouvernement américain, Aaron #Swartz était l’enfant qui voulait changer le monde.

    #Internet ne doit pas servir à vendre de la pâtée pour chiens mais être l’outil pour trouver des remèdes au cancer. Du haut de ses 14 ans, Aaron Swartz ne transige pas avec ses idéaux face aux patrons de la tech’. Virtuose de la #programmation informatique dès son plus jeune âge, Internet est son moyen de changer le monde. Créateur d’une encyclopédie collaborative avant Wikipédia et d’Infogami, une plateforme de création de sites et de blogs accessible sans savoir coder, il veut libérer la connaissance. Un combat pour lequel il a sacrifié sa vie. À 26 ans, il est retrouvé pendu à la fenêtre de son appartement new-yorkais. Nous sommes en janvier 2013. Poursuivi par le gouvernement américain, il risquait trente-cinq ans de prison et un million de dollars d’amende pour avoir téléchargé des millions de publications scientifiques sur les serveurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Après quatre ans d’enquête, Flore Vasseur porte son message avec engagement et tendresse dans son dernier ouvrage, Ce qu’il reste de nos rêves.

    https://www.lelanceur.fr/aaron-swartz-lanceur-dalerte-sublime-par-les-mots-de-flore-vasseur

    Le jour de sa mort, #Facebook a gagné. Son #algorithme est la nouvelle main invisible qui régule rage et #consommation, élections et émotions. Sa disparition révèle un destin, une époque et notre tragédie”, écrit Flore Vasseur.

    Présentation vidéo des Éditions des Équateurs :
    https://youtu.be/aF-Feid2RuU

    Autre article paru pour annoncer une rencontre au bar le 61 à Paris (sniff !) :


    Et une présentation du livre par Télérama : https://www.telerama.fr/livres/ce-quil-reste-de-nos-reves,n6074156.php

    C’est à l’occasion de l’écriture de ce livre et de l’enquête qu’elle a menée qu’elle a pu rencontrer Edward Snowden pour le documentaire Meeting Snowden :

    La rencontre avec #Snowden est survenue parce que je marchais dans les pas d’Aaron, a confié Flore Vasseur au Lanceur. Je sais qu’il le lisait et que son suicide l’a bouleversé. C’est une espèce de grand frère. Et je suis persuadée qu’il n’aurait pas fait ce qu’il a fait s’il n’y avait pas eu Aaron Swartz.” En 2011, deux ans avant qu’Edward Snowden n’en transmette les preuves, Aaron Swartz avait évoqué l’ampleur de la surveillance de masse des États-Unis, de sa propre population et de ses alliés. Pour comprendre “la filiation et les héritiers” d’un fantôme qui la fascine, Flore Vasseur est allée rencontrer les parents et le cercle proche d’Aaron Swartz. Comme un heureux hasard, elle a fait la rencontre de celui qui le considérait “comme son fils”, Lawrence Lessig. Quand Aaron Swartz avait 14 ans, c’est ensemble qu’ils présentèrent un mouvement de libération du droit d’auteur à travers la création des Creative Commons. Professeur à Harvard, Lawrence Lessig partage avec Aaron la volonté de “contrer l’influence de l’argent en politique”. Il est aussi l’une des rares personnalités à avoir pris la défense d’Edward Snowden aux États-Unis. C’est grâce à ce chemin que la romancière a réalisé, à Moscou, le documentaire Meeting Snowden. Après avoir négocié avec Arte, son film est désormais en accès libre.

    A retrouver sur son blog http://blog.florevasseur.com

    Même 6 ans après sa mort, l’effet #Streisand se fait encore sentir. Il y a un mois, aux States, le site Gizmodo a fait une révélation impliquant les archives des mails de Aaron Swartz, démontrant que le #FBI gardait tout, absolument toutes les données qu’il avait pu collecter autour d’enquêtes, et ce même s’il n’y avait aucun rapport :

    Près de deux ans avant la première enquête connue du gouvernement américain sur les activités du cofondateur de Reddit et célèbre activiste du numérique, Aaron Swartz, le FBI a balayé ses données de courrier électronique dans une enquête antiterroriste qui avait également pris au piège des étudiants d’une université américaine. document secret publié pour la première fois par Gizmodo.
    https://gizmodo.com/fbi-secretly-collected-data-on-aaron-swartz-earlier-tha-1831076900
    Les données de courrier électronique appartenant à Swartz, qui n’était probablement pas la cible de l’enquête antiterroriste, ont été cataloguées par le FBI et consultées plus d’un an plus tard, car elles pesaient des accusations potentielles contre lui pour quelque chose de totalement indépendant.

    https://www.techdirt.com/articles/20181217/11080641248/fbi-swept-up-info-about-aaron-swartz-while-pursuing-al-qaeda-investigation

    Comme tous les ans, des dizaines et des dizaines d’initiatives sont prévues pour lui rendre hommage, elles sont regroupées sur le site https://www.aaronswartzday.org accompagné d’un compte twitter https://twitter.com/aaronswartzday

    J’ai l’impression par contre que le blog de Aaron Swartz n’est plus accessible, il est heureusement sauvegardé dans la #WayBackMachine, fondée à sa mémoire : https://web.archive.org/web/20190103112701/http://www.aaronsw.com

    La recension de l’année dernière : https://seenthis.net/messages/658967

    (par contre, #seenthis, je suis étonnée de ne toujours pas voir de tag « personnalité » #Aaron_Swartz sur son nom... peut-être est-ce l’occasion de le créer ;) ?)



  • #1938_Diversi

    1938-2018 : quatre-vingts ans se sont écoulés depuis la promulgation des #lois_raciales par le régime fasciste. Un anniversaire important et malheureusement toujours d’actualité. Il y a quatre-vingts ans, la #propagande fasciste incitait le peuple italien, qui n’était pas traditionnellement antisémite, à accepter la persécution d’une minorité qui vivait pacifiquement en Italie depuis des siècles. Qu’est-ce qui a rendu cela possible ? Et que savons-nous de ce moment de l’histoire aujourd’hui ?


    https://www.senscritique.com/film/1938_Diversi/36018805
    #film #documentaire #fascisme #Italie #antisémitisme #1938 #histoire #xénophobie #racisme
    cc @isskein

    • Il #Politecnico_di_Milano e le leggi razziali del 1938

      Nel corso dell’autunno del 1938 furono emanate in Italia le cosiddette “leggi razziali”, un corpus di provvedimenti legislativi che portarono alla progressiva perdita dei diritti civili per i cittadini italiani di “razza ebraica”.

      Nella ricorrenza dell’ottantesimo anniversario delle leggi razziali, allo scopo di ricostruire le procedure di espulsione messe in atto nei confronti di docenti e di studenti di «razza ebraica» dal Politecnico di Milano sono stati presi in esame i documenti dell’Archivio storico di Ateneo, comprendenti le circolari ministeriali, i fascicoli personali degli studenti “decaduti e cessati”, i verbali del Consiglio di amministrazione, gli «Annuari» e i programmi, le statistiche degli studenti stranieri e nel loro insieme le buste riguardanti il personale di “razza ebraica”.

      Il 9 agosto 1938 una circolare del Ministero dell’educazione nazionale, presieduto dal ministro Giuseppe Bottai, avviò un’indagine sistematica - il cosiddetto censimento -, rivolta ad accertare l’eventuale appartenenza alla “razza ebraica” del personale dell’Ateneo milanese. Il questionario avrebbe anticipato le procedure burocratiche per l’effettiva applicazione del decreto di espulsione (r.d.l. 5 settembre 1938, n. 1390). Si richiedeva ad ognuno di dichiarare, oltre ai propri dati anagrafici, il profilo professionale, l’eventuale appartenenza alla “razza ebraica da parte di padre”, l’iscrizione alla comunità israelitica, la professione della religione ebraica o la conversione ad altra religione, e infine l’origine ebraica della madre o del coniuge.

      Il questionario doveva essere restituito - debitamente compilato - alla Direzione del Politecnico entro il 15 settembre. Non risultano all’esame delle carte casi di questionari non restituiti oppure non compilati per protesta, soltanto qualche questionario compilato in ritardo. Il rettore Gaudenzio Fantoli, tra il 30 settembre e il 14 ottobre comunicò al Ministero i nomi di dieci docenti di razza ebraica, dato confermato successivamente dal verbale del Consiglio di amministrazione del 5 dicembre 1938.

      I docenti costretti a lasciare l’insegnamento in data 16 ottobre 1938 furono:

      #Mario_Giacomo_Levi, ordinario di Chimica Industriale, fondatore dell’Istituto di chimica industriale e della sezione combustibili, docente “esimio di raro merito”, come lo definì Fantoli rendendogli pubblico omaggio. Il professor Levi trovò riparo in Svizzera dopo l’8 settembre 1943 dove insegnò alla Scuola per ingegneri di Losanna dal gennaio 1944 al luglio 1945. Rientrato a Milano nel luglio del 1945, ottenne l’effettiva reintegrazione in servizio;
      #Michelangelo_Böhm, già professore incaricato presso il corso di perfezionamento per l’industria del gas, poi deportato e morto ad Auschwitz il 5 febbraio 1944;
      #Igino_Musatti, incaricato di Metallurgia e metallografia, morì affranto dal dolore il 16 luglio 1940;
      #Rachele_Lia_Neppi, conosciuta come Bice, incaricata di Tecnologie chimiche speciali II fu nominata direttrice di laboratorio della BioIndustria di Novi Ligure e visse sotto falso nome grazie alla protezione di una sua assistente. A guerra finita nel maggio del 1945 le fu inviata una proposta di reintegro che non volle accettare e fu collocata a riposo;
      #Renzo_Volterra, incaricato di Acciai speciali;
      #Tullio_Guido_Levi, libero docente di Chimica organica;
      #Oscar_Hofmann, aiuto incaricato presso il Laboratorio Prove materiali, perse la cittadinanza italiana in quanto straniero;
      #Guido_Tedeschi, assistente ordinario di Chimica fisica;
      #Giorgio_Cavaglieri, assistente incaricato di Tecnica urbanistica;
      #Vito_Latis, assistente volontario di Disegno dal vero, Disegno architettonico e Rilievo dei monumenti I e II.

      Il 15 novembre 1938, pochi giorni dopo l’espulsione dei docenti dalle Università italiane, al Politecnico si tenne l’inaugurazione dell’anno accademico 1938-1939 e il rettore Fantoli tenne il suo discorso come di consueto. Non una parola sui recenti avvenimenti uscì dalla sua bocca. Con l’espressione “sovrumani silenzi sulla muta bocca di Fantoli”, Saverio Gentile, autore di Le leggi razziali: scienza giuridica, norme, circolari delinea perfettamente l’atmosfera che regnava al Politecnico di Milano.

      Fantoli, convinto estimatore del pensiero del Duce fin dalla prima ora, aderì subito al fascismo e portò avanti negli anni del suo Rettorato (1927-1940) la politica di fascistizzazione dell’Università. Soltanto quando si trovò di fronte all’allontanamento per motivi razziali di professori del calibro di Mario Giacomo Levi, Fantoli non poté fare a meno di ricordare “l’esemplare attività scientifica da lui svolta per undici anni al Politecnico”.

      Il 6 agosto 1938 una circolare ministeriale vietò l’iscrizione degli alunni di razza ebraica alle scuole di qualsiasi ordine e grado. Nei mesi seguenti, il Ministero dell’educazione nazionale rivolse la sua attenzione agli studi universitari e dispose normative per gli Atenei italiani rivolte agli studenti ebrei italiani, studenti ebrei stranieri, studenti fuori corso, e infine studenti laureandi. Venne espresso il divieto di iscrizione presso qualsiasi Ateneo italiano per gli studenti ebrei a partire dall’anno accademico 1938-1939. Soltanto per gli studenti già iscritti e regolarmente in corso nell’anno 1937-1938 il Ministero creò una serie di “disposizioni transitorie” atte a far sì che potessero concludere il loro percorso di studi in Italia. Agli studenti ebrei fuori corso fu permesso rimanere in tale status soltanto per un anno. Tutte queste norme non furono valide per gli studenti ebrei tedeschi residenti in Italia. I fascicoli personali degli studenti ebrei appartenenti alla serie archivistica dei Decaduti e cessati sono contrassegnati dalla scritta “ebreo” a matita blu in copertina. Esaminando i fascicoli si nota che si tratta per la maggior parte di studenti stranieri (rumeni, polacchi, russi e lettoni) tuttavia compare anche qualche italiano tra i quali Pietro Vittorio Covo, che diventerà cognato del famoso grafico partigiano Albe Steiner ed emigrerà in Canada.

      Tra gli studenti stranieri si possono ricordare: Alessio Gurviz, Zoltan Hala’sz, Henryk Szmus, Laja Jacubowicz, Tiberio Klein (famoso per aver realizzato il plastico di Bergamo Alta nel 1934 ), Camilla Lattes Fano (emigrerà in America) e Alessandro Levinstoff. Le pratiche di espulsione venivano evase con rigore seguendo le regole imposte dalla burocrazia anche senza darne notizia al diretto interessato come nel caso di Laja Iacubowicz, ebrea polacca di Lodz. La studentessa infatti scrisse alla Direzione del Politecnico di aver appreso dell’introduzione delle leggi razziali dal Consolato del suo paese, per chiedere rassicurazioni riguardanti il suo status. A lei non sarà rinnovata l’iscrizione ma le verrà rilasciato un certificato di “esami sostenuti”. Un’altra testimonianza è fornita da Alessandro Levinstoff, ebreo lettone di Riga, che chiede un certificato di esami sostenuti per iscriversi al Politecnico di Caifa in Palestina dove potrà completare gli studi.

      Doveroso ricordare anche Saul Steimberg, studente ebreo di origini rumene, che riesce grazie al “privilegio” concesso, come riportano le circolari stesse, a laurearsi nel 1940 in architettura. Emigrerà in America nel 1941 dove diventerà un celebre disegnatore.

      Il 5 settembre 2018 presso la tenuta di San Rossore a Pisa, per la prima volta a ottant’anni dalla firma delle leggi razziali, il mondo accademico italiano ha riconosciuto le proprie responsabilità nei confronti dei rappresentanti delle comunità ebraiche con la “cerimonia del ricordo e delle scuse”.


      http://www.ilmondodegliarchivi.org/rubriche/gli-archivi-si-raccontano/673-il-politecnico-di-milano-e-le-leggi-razziali-del-1938
      signalé par @wizo

    • Le case e le cose. Le #leggi_razziali del 1938 e la proprietà privata

      Nell’ambito del progetto “1938-2018. A 80 anni dalle leggi razziali”, la Fondazione 1563 per l’Arte e la Cultura della Compagnia di San Paolo ha realizzato un percorso espositivo nella sua sede di piazza Bernini 5 a Torino.

      L’Archivio storico della Compagnia di San Paolo, gestito dalla Fondazione 1563, conserva non solo le carte della sua storia antica ma anche quelle del Novecento derivanti dall’attività della banca, tra cui il Servizio Gestioni EGELI - Ente Gestione e Liquidazione Immobiliare.

      Si tratta di 115 metri lineari di documenti con oltre 6300 fascicoli, registri, rubriche dal 1940 al 1950 che raccontano la storia del destino amaro che costrinse le famiglie ebree italiane (e successivamente anche straniere) a lasciare le loro case con gran parte dei beni in esse contenuti. Tutte le carte sono inventariate e rese disponibili al pubblico, oltre a essere valorizzate da strumenti digitali che aprono nuovi percorsi per la ricerca umanistica.

      Tra i più toccanti temi risultano i destini incrociati delle persone: proprietari di case e cose che perdono le proprietà e i beni personali, periti e funzionari della banca che svolgono le pratiche con puntigliosa capacità, e cittadini colpiti dalla guerra diventati utilizzatori più o meno consapevoli dei beni sottratti.

      L’esposizione racconta questa realtà, dalla promulgazione delle leggi razziali alla restituzione dei beni, espone documenti e immagini, propone una mappa interattiva che localizza in Piemonte, Liguria e in particolare a Torino le ubicazioni dei sequestri, propone immagini contemporanee di palazzi e portoni torinesi, testimoni in pietre e mattoni della storia.

      Le leggi fasciste contro la razza ebraica del 1938 prevedevano, tra le tante limitazioni, l’esproprio dei beni “eccedenti” appartenenti agli ebrei e diedero l’avvio ad una escalation che portò, dal 1943 alla Liberazione, al sequestro di qualsiasi proprietà, nella prospettiva di annientamento della popolazione ebraica. La Legge del 1939 istituì l’EGELI col compito, fra l’altro, di acquisire, gestire e vendere i beni immobili sottratti agli ebrei. Il ricavato doveva essere versato nelle casse del Tesoro.

      Per raggiungere i propri obiettivi esso delegò diciannove Crediti fondiari presenti nelle diverse parti d’Italia; per il Piemonte e la Liguria scelse di firmare una convenzione con l’Istituto San Paolo di Torino. L’Istituto, controllato dall’alto, doveva operare l’accertamento sulle proprietà da acquisire, la gestione e la vendita dei beni.


      http://www.ilmondodegliarchivi.org/rubriche/in-italia/699-le-case-e-le-cose-le-leggi-razziali-del-1938-e-la-proprieta
      #exposition

      Le site de l’expo:
      Le case e le cose
      http://le-case-e-le-cose.fondazione1563.it
      #propriété_privée #confiscation #biens


  • La tragédie des communs était un mythe
    https://lejournal.cnrs.fr/billets/la-tragedie-des-communs-etait-un-mythe

    La propriété commune d’une ressource conduit nécessairement à la ruine de celle-ci, concluait en 1968 un biologiste dans la revue Science. Son article, « La tragédie des communs », a façonné les raisonnements économiques et politiques de ces dernières décennies. L’historien Fabien Locher nous expose les enjeux de ce débat et en souligne les limites dans le cadre d’une pensée de l’environnement.

    #communs #propriété_privée #économie #néolibéralisme


  • #Banca_della_terra

    Il progetto che presentiamo, denominato “Banca della Terra”, si propone i seguenti obiettivi:

    contrastare l’abbandono dei terreni e delle produzioni da parte dei soci di cooperative
    mantenere ed incrementare la produttività dei terreni in abbandono
    favorire il ricambio generazionale in agricoltura.

    Il progetto coinvolge nove cooperative operanti in diverse filiere (vitivinicola, olivicola olearia, florovivaismo, cerealicola) e prevede l‘assegnazione dei terreni resi disponibili attraverso varie forme contrattuali, mantenendo pur sempre la centralità del ruolo delle cooperative in questi processi di mobilità fondiaria (la cooperativa come Banca della Terra - con rapporti di deposito, prestito, intermediazione-).
    In particolare si intende prevedere la possibilità, attraverso clausole statutarie, regolamenti interni ed appositi contratti, per i soci di una coop di conferimento (ma anche per i terzi) che non vogliono continuare l’attività di coltivatori diretti, di concedere alla cooperativa (o ad altri soggetti del medesimo circuito ) per un determinato periodo temporale deciso dal socio, il proseguimento dell’attività agricola allo scopo di mantenerlo produttivo. Sono stati individuati tre filoni principali:

    La coop di conferimento si candida a coltivare direttamente il terreno-in-abbandono e organizza una nuova attività: la conduzione terreni.

    In questo caso:

    cooperativa di servizi diventa una cooperativa con scopo mutualistico plurimo servizio-lavoro
    Il vecchio socio conferitore che si ritira, affida il proprio terreno (costituzione di un usufrutto o affitto alla cooperativa)

    La coop di conferimento promuove la costituzione di un’apposita azienda agricola (cooperativa di lavoro) per la conduzione dei terreni-in-abbandono, e la ammette come socia

    In questo caso:

    Un nuovo soggetto imprenditoriale (la coop di lavoro) svilupperà l’azienda agricola con il compito di conduzione dei terreni che proverranno in usufrutto/affitto dai soci recedenti
    La coop di lavoro dovrà necessariamente diventare socia della coop di conferimento e dovrà conferire i propri prodotti alla cooperativa di trasformazione

    La coop di conferimento interviene a monte, coordinando la mobilità fondiaria tra i soci; il rapporto di usufrutto o di affitto dei terreni si svilupperà direttamente tra essi

    In questo caso:

    La cooperativa di conferimento si propone di svolgere per i propri soci sostanzialmente un’attività di intermediazione fondiaria, favorendo l’incrocio tra la domanda e l’offerta dei terreni-in-abbandono
    Il vecchio socio conferitore che si ritira, affida il proprio terreno direttamente ad un altro socio della cooperativa (costituzione usufrutto in favore dell’altro socio per un periodo determinato affitto )

    http://www.labancadellaterra.it
    #terres #Italie #alternatives #agriculture #propriétaires #propriété_privée #utilisation

    Un projet intéressant de mise en commun, via des plateformes virtuelles notamment, des propriétaires de terres qui ne les utilisent pas et des (jeunes) agriculteurs qui nécessitent de la terre pour leur projet d’agriculture.
    ça peut notamment intéresser @odilon

    cc @albertocampiphoto @wizo


  • Seeds in resistance

    “Seeds in resistance” is an animation developed in connection with the documentary “Seeds: commons or corporate property?”, produced in 2017 by a collective of Latin American organisations from all across the continent that are working to defend native seeds as the basis of peoples’ food sovereignty.


    https://www.grain.org/article/entries/5915-seeds-in-resistance
    #propriété_intellectuelle #révolution_verte #propriété_privée #ONG #Syngenta #Dupont #Monsanto #Bayer #brevet #résistance #film_d'animation #vidéo #souveraineté_alimentaire #alimentation #semences

    Vidéo :
    https://vimeo.com/232364093


    cc @odilon



  • Pérou : le mur de la honte

    Environ deux tiers de la population vit à #Pamplona_Alta, à la périphérie de la capitale péruvienne.

    Ici, ni gaz, ni électricité, ni eau courante, mais des cabanes en bois et en tôle accrochées à flanc de montagne. De ce côté du mur, une maison coûte moins de trois cents dollars. De l’autre côté, à #Las_Casuarinas et la #Molina, des rues goudronnées ourlées d’espaces verts accueillent des villas cossues avec jardins et piscine.

    C’est pour se protéger des naufragés du système, considérés comme des délinquants par la haute société péruvienne, que les habitants de Las Casuarinas ont, avec l’appui des autorités, bâti ce mur. Une séparation qui contribue à créer une ségrégation sociale, territoriale mais aussi raciale, agrandissant un peu plus le fossé qui sépare ceux qui ont tout de ceux qui n’ont rien.

    https://info.arte.tv/fr/le-mur-de-lima
    #Lima #murs #barrières #frontières #urban_matter #Pérou #inégalités #ségrégation #pueblo_jueven #exode_rural #bidonville #urban_matter #urbanisme #sécurité #gated_communities #discriminations #propriété_privée #géographie_urbaine #ressources_pédagogiques


  • Estonia’s trees: Valued resource or squandered second chance?
    https://news.mongabay.com/2017/10/estonias-trees-valued-resource-or-squandered-second-chance

    When the last of the Russian troops pulled out of Estonia in 1994, for many their departure was bittersweet. While most Estonians were eager to join the Western world and reestablish cultural ties with Finland and other Nordic countries, the country’s transition from communism to capitalism was hindered by poverty, cultural barriers, and dilapidated infrastructure. Today, however, Estonia appears to be coming into its own. The country has joined the EU, ranks 30th in the world on the Human Development Index, and has one of the fastest-growing economies in Europe.

    Estonia now has the autonomy to decide how it is going to allocate its resources, and how it wants to shape its identity on the international stage. Central to this decision is one notable parting gift left by the country’s Soviet occupiers: trees.

    Trees are “one of the few positive things inherited from the age of Soviet domination,” said Linda-Mari Väli, founder of Helping Estonia’s Forests, a conservation-oriented citizens’ initiative. While Estonia is historically a tree-dense country, by the early 20th century much of its forestland had been converted to farms. Under Soviet rule, however, private landownership, and private farms, were abandoned for large collectives. By the time Estonia gained independence, the forest had reclaimed much of its former territory.

    The country now has over 50 percent tree cover, according to satellite data from the University of Maryland analyzed through Global Forest Watch. Of its forests, assessments by the UN’s Food and Agriculture Organization (FAO) pegs 90 percent as “naturally regenerated” and 3 percent old-growth. It is the fourth most forested country in Europe, and ranks eighth on the 2016 Environmental Performance Index.

    #Estonie #occupation #forêt #propriété_privée #collectivisme


  • #île_aux_fleurs

    Film pamphlet, systématique et grinçant, ce court métrage brésilien réalisé par #Jorge_Furtado en 1989 dénonce la sous-humanité qu’entraîne l’#économie_de_marché et les 13 millions de Brésiliens sous-alimentés. Version complète HQ de 12 min ; le temps durant lequel nous suivons le parcours d’une tomate, depuis sa production dans la plantation de M. Suzuki, jusqu’à son point d’arrivée à la décharge publique de l’île aux Fleurs.

    https://www.youtube.com/watch?v=fZFFHRfpq6s


    #film #alimentation #tomate #décharge #déchets #Brésil #argent #supermarché #court-métrage #profit #liberté #propriété_privée

    Je n’avais jamais signalé cela ? Mais les seenthisiens connaissent, n’est-ce pas ?
    cc @reka

    #RAP2018-2019


  • #Les_Désobéissants

    En Normandie, au Chefresne, un petit village de 310 habitants dans le Sud Manche, des paysans, des citoyens, des riverains se battent contre l’implantation d’une ligne à Très Haute Tension dans leurs champs. RTE et l’État ont fait basculer leur vie dans un combat de longue haleine qui va durer sept ans. Jamais Martine, Yves ou encore Jean-Claude n’auraient imaginé un jour entrer ainsi en résistance. Leurs terres sont saccagées au motif de l’intérêt général et leurs vaches vont subir les conséquences sanitaires de cette ligne de 400 000 volts. Ils sont confrontés à une injustice qui les touche dans leur identité profonde. Ils sont devenus militants et résistants par nécessité. Une opposition résolue à des décisions pourtant prises dans un cadre légal et démocratique. Xavier Renou est un activiste professionnel. Il en a fait un mode de vie. Il est à la tête aujourd’hui d’un véritable réseau de Désobéissants. C’est un militant de conviction. Il est dans le droit fil des grands précurseurs de la désobéissance civile : Henry David Thoreau, Lanza del vasto, Gandhi. Cet ancien de Sciences po a été formé aux techniques de désobéissance civile par Greenpeace. Il transmet aujourd’hui son savoir-faire et milite partout où la contestation s’active. D’un côté, l’activisme prémédité, planifié, volontairement médiatisé de Xavier Renou. De l’autre, la nécessité de la résistance mais aussi la désespérance solitaire des habitants du Chefresne. Alors qu’au Chefresne, les citoyens subissent une agression, Xavier Renou recherche la confrontation. Alors qu’au Chefresne, les paysans résistent en respectant la loi, Xavier Renou et son collectif l’enfreignent délibérément. Une stratégie clairement assumée

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/42701_1
    #film #documentaire #résistance #agriculture #nucléaire #Le_Chefresne #élevage #THT #violences_policières #RTE #France #désobéissance_civile #aménagement_du_territoire #conflits #propriété_privée #multinationales #expropriation




  • Cos’è un "bene comune ?

    Cos’è un «bene comune»? #Stefano_Rodotà spiega che ci sono beni che non coincidono né con la proprietà privata, né con la proprietà dello Stato, ma esprimono dei diritti inalienabili dei cittadini. Questi sono i «beni comuni»: dal diritto alla vita al bene primario dell’acqua, fino alla conoscenza in rete. Tutti ne possono godere e nessuno può escludere gli altri dalla possibilità di goderne.

    La conoscenza in rete, su cui Rodotà si sofferma in quanto uno dei beni comuni di ultima generazione, è un bene che implica la condivisione e la partecipazione attiva nella produzione di conoscenza. Ciò implica che non può essere privatizzato né sottoposto a restrizioni.

    Il punto di incidenza dei diritti fondamentali - e quindi il naturale destinatario dei beni comuni - non è più il soggetto ma la «persona», un termine che l’attuale giurisprudenza va recuperando in quanto meno astratto e più concreto. E’ proprio sulla persona, inoltre, che ruotano le biotecnologie, nuove sfide della contemporaneità che generano altri diritti, altri beni e altre problematiche.

    http://www.filosofia.rai.it/articoli/rodot%C3%A0-i-beni-comuni/19364/default.aspx
    #biens_communs #bien_commun #propriété_privée #droits_fondamentaux #droit_à_la_vie #eau #privatisation #savoir #connaissance #internet #partage


  • The biggest problem for Trump’s border wall isn’t money. It’s getting the land.

    Tamez fought the government in federal court. During seven years of litigation and negotiation, she became famous for resisting the border fence. The government eventually paid her $56,000 for a quarter-acre the fence sits on and gave her a code to open a gate so she can access her land to its south.

    Imagine this playing out over and over again along the 1,300 miles of borderlands that President Trump wants to wall up. “We will soon begin the construction of a great wall along our southern border,” Trump promised Tuesday night in an address to Congress. “It will be started ahead of schedule, and, when finished, it will be a very effective weapon against drugs and crime.”

    https://www.washingtonpost.com/posteverything/wp/2017/03/03/the-biggest-problem-with-trumps-border-wall-isnt-money-its-getting-the-land/?postshare=2361488659805129&tid=ss_tw
    #aménagement_du_territoire #terres #murs #barrières_frontalières #résistance #frontières #USA #Etats-Unis
    cc @daphne @albertocampiphoto @marty @reka



  • Insécurité foncière généralisée à #Khartoum : quand les titres de propriété ne protègent plus des prédations publiques

    Le contexte économique et politique instable au Soudan incite les gens à investir massivement dans le #foncier_urbain. À Khartoum, la ruée vers les terres est le fait de tous, élites comme classes populaires, et surtout les autorités, qui conservent la mainmise sur ces bien précieux. Les titres de propriété sont régulièrement remis en cause, donnant l’impression d’une insécurité foncière croissante.


    http://www.metropolitiques.eu/Insecurite-fonciere-generalisee-a.html
    #terres #Soudan #foncier #propriété_privée #urban_matter #Kafouri
    via @ville_en


  • Subvertir la question des communs – Période
    http://revueperiode.net/subvertir-la-question-des-communs

    Face à la toute puissance du paradigme orthodoxe en économie, pour lequel les arrangements contractuels privés sont les plus efficients, une réponse théorique hétérodoxe s’est saisie des communs pour contester les fondements du tout-marché. Dans ce texte, David Harvey montre les limites de ces nouvelles approches. Centrées sur la question des arrangements institutionnels et du droit, elles évacuent le lien indissoluble entre droit de propriété et accumulation du capital. Harvey montre avec brio que le capital reproduit sans cesse un commun bien précis, le travail collectif, pour le reprivatiser. Cette lecture est précieuse, elle permet de mettre les riches observations institutionnalistes sur les communs (problèmes d’échelles, horizontalité, verticalité) au service d’un agenda anticapitaliste.

    #biens_communs #propriété_privée


  • What land tenure type to support a land-based development in Africa? | Landportal
    https://www.landportal.info/blog-post/2016/04/what-land-tenure-type-support-land-based-development-africa

    o talk about land tenure, land rights and security of tenure on land without confusing your readers, listeners or self makes sense for a number of reasons: you will capture the attention of your audience, the participants will learn from you, makes it easier for you to respond to comments or questions, and readers will continue to seek you out on related issues. Read the rest of the blog for an elaboration of the two concepts.

    While at the lands office waiting to be served, Pulei finds himself seated between two young men. After a brief exchange of greetings, the young men continue with an argument on land: one says they prefer if all land in the country was subdivided and registered in names of individuals. The other young man objects, asking what would happen to the many people who access land as a group, especially in arid and semi-arid lands. </p><p>Pulei remains quiet; initially he had a mind of moving to a different waiting bench, but the mention of title registration attracts his attention, the issue that has brought him to the lands office, after the local Chief arrived with some young man who said they had a title registered to part of Pulei’s land. Pulei stays put on the bench, wishing that his turn to be served does not come soon, before the two young men complete their argument! For easy follow of the conversation, Pulei mentally allocates names to the two young men; Private and Communal.

    Private: Men! There is nothing comparable to having a title to land registered in your name, it is like having a log-book to a car; the car belongs to you, and belonging means that you the owner decides when to give someone a free ride and when to ask them to pay! That is the way I would like to hold my land.

    Communal: I now understand the reason you no longer get along with your cousins. Are you trying to tell me that interests on land held by a group are not guided by rules? There are rules which guide users of communal lands and other natural resources. The rules give authority to community members to include and exclude outsiders from resources within their land. Communities have rules to determine who may access resources on their land for free, for pay or in exchange for items they lack. How is that different from what you call ownership?

    #foncier #droit_d'usage #propriété_privée


  • Bitland redessine la carte de l’Afrique grâce à la blockchain
    http://www.atelier.net/trends/articles/netexplo-2016-bitland-redessine-carte-de-afrique-grace-blockchain_440076

    Quiconque désirant inscrire son terrain sur le cadastre de sa ville peut remplir un formulaire disponible sur internet. Les données sont ensuite enregistrées dans la blockchain [...].

    #Afrique #Bitland #Blockchain #Cadastre #Ghana #Géographie #Politique #Propriété_privée


  • Jeunes, bobos, coupables : et si on n’avait rien compris à la gentrification ?

    Entretien avec Anne Steiner, qui revient sur cette notion fourre-tout de #gentrification. En gras, ce qui pour moi est éclairant dans cet article.
    http://i-d.vice.com/fr/article/jeunes-bobos-coupables-et-si-on-navait-rien-compris-la-gentrification

    Le souci, lorsqu’on déplore la gentrification, c’est qu’on se trompe de cible : on ne tape jamais sur les gens du 8ème ou du 6ème qu’on trouve très légitimes à vivre dans ces quartiers là ! La véritable bourgeoisie occupe de vastes appartements dans les arrondissements bourgeois (territoire assez étendu par rapport à la surface de Paris), vit dans l’entre-soi, et on ne lui reproche rien. Les analyses radicales de certains sociologues ou de certains journalistes sont en réalité extrêmement bénéfiques aux véritables classes dominantes : les membres de ces classes là sont épargnés, ne sont jamais accusés d’être illégitimes de vivre là où ils vivent. Ils habitent dans leurs quartiers historiques et achètent à leurs enfants dans ces mêmes quartiers.

    En revanche, on reproche à des jeunes diplômés qui gagnent 1500 euros par mois et qui se contentent de toutes petites surfaces, d’habiter ces quartiers de l’Est parisien. Eux sont considérés comme illégitimes sur des territoires dont ils priveraient le peuple ! Et bien, il faut accepter l’idée que le peuple c’est aussi cette jeunesse qui enchaîne les CDD, les stages, les statuts d’intermittents. Et fait parfois les fins de marchés pour se procurer des légumes frais. Alors oui, c’est une jeunesse qui s’habille bien, souvent pour pas cher dans les friperies, c’est une jeunesse qui est belle, comme on est beau à cet âge, qui boit en terrasse des cafés et qui vit avec pas grand chose, sans voiture, sans permis, sans équipement électro-ménager...etc. Mais cette jeunesse, c’est le peuple ! Une partie du peuple ! Je me demande comment ces gens qui pourfendent la gentrification au nom d’un certain peuple rêvent Paris. Si l’on réfléchit un peu sociologiquement, je suis le peuple et toi aussi tu es le peuple. En terme d’origine sociale et en terme de revenus, et aussi parce que plus d’un tiers de la population est aujourd’hui diplômée du supérieur. Donc ce n’est plus un critère permettant de tracer une ligne de démarcation entre peuple et non peuple. C’est une petite minorité qui fait partie de la véritable bourgeoisie. C’est à peine 10% de la population française. Le reste c’est le peuple. Celui qui n’a ni pouvoir, ni biens. Et qui a vocation à se soulever, à inventer un autre monde, c’est le peuple. Ce ne sont pas les seuls travailleurs manuels dont les effectifs ont drastiquement fondu. Le peuple n’est jamais semblable à ce qu’il a été. Il mute. Après, ce qui est déplorable, c’est que ces quartiers seront bientôt dépourvus de familles de classe moyenne car lorsqu’on a on a des enfants, qu’on est juste au-dessus des revenus qui permettent l’accès à un logement social, et qu’on doit vivre (contrairement aux jeunes) dans un espace suffisamment grand, Belleville n’est plus assez abordable. À partir du deuxième enfant, il faut souvent se résoudre à partir.

    Cette notion de #bobo me fait de plus en plus hurler. En fait, elle masque une mutation profonde qui est qu’on a de plus en plus de pauvres et de classes moyennes basses qui ont de hauts niveaux d’étude et des goûts culturels intermédiaires forts (ils ne se paient pas des abonnements annuels au premier rang des opéras hein, mais les items culturels, la vie des idées et la vie culturelle a beaucoup de place dans leur quotidien) entre culture légitime et culture populaire.

    Je pense souvent à des remarques qui sont faites à propos des gens qui n’ont pas la télé. T’as pas la télé, t’es un bobo et les grands écrans à crédit, c’est un truc de prolo. Sauf qu’en fait, on est dans le gros cliché là. Si tu prends les revenus, qui objectivent quand même les questions de classe sociale, plus rien n’est si simple.

    Par contre, où vont les priorités dans les dépenses, la distinction culturelle, l’habitus et l’éthos de classe des milieux populaires et moyens est entrain de changer pour une partie d’entre (j’allais mettre eux mais en fait non) nous. Pour ceux qui ont eu accès à la méritocratie scolaire et pour qui au final, ça ne change pas tant de chose en matière purement économique.

    Alors il y a des différences, sur la propriété par exemple, peut en être un - mais cela dépend encore des territoires - mais je suis frappée quand même, si je prends l’exemple de là où je vis : les revenus de l’imposition locale ne varient pas ce qui fait que malgré son image arty bobo, cette commune reste une des plus pauvres de Belgique (on peut également savoir qui est exonéré grâce aux passe-passe fiscaux - très peu de gens en l’occurrence).

    On y voit beaucoup de jeunes, des cafés, des gens d’autres quartier, mais au final, les grands bourgeois ne viennent pas vivre là. J’en ai entendu deux (français exilés fiscaux) au sortir d’une visite d’appartement dire à l’agent immobilier avec qui ils parlaient sur le trottoir : très bel appartement, mais on a été un peu surpris en venant, vous pensez que ce quartier est sur ? C’est un peu pauvre dans le bas, là.

    Ben oui, chou.

    • depuis quand 1500 euros deviennent la définition du bobo ?
      Un bourgeois bohème n’st plus un bourgeois ?
      C’est quoi la véritable bourgeoisie ?
      On a jamais tapé sur les bourgeois du 8 ou du 6 ?
      La gentrification n’est donc plus une colonisation des quartiers populaires par une classe bourgeoise ?

      Les bourgeois croissent sur un capital fixe et transmis alors que les bobos le font sur un capital financier et fluide lui aussi transmis.
      La bourgeoisie dans l’immuabilité de sa vision de la séparation sociale, l’accompagne par la fixité de la séparation spatiale fixe.
      le bobo est un colonisateur, c’est la bourgeoisie plus le sionisme. La marchandisation d’un territoire et le renvoie des populations dans des zones de contention.

      « Et qui devient Seigneur d’une cité accoutumée à vivre libre et ne la détruit point, qu’il s’attende d’être détruit par elle, parce qu’elle a toujours pour refuge en ses rébellions le nom de la liberté et ses vieilles coutumes, lesquelles ni par la longueur du temps ni pour aucun bienfait ne s’oublieront jamais. Et pour chose qu’on y fasse ou qu’on y pourvoie, si ce n’est d’en chasser ou d’en disperser les habitants, ils n’oublieront point ce nom ni ces coutumes... »
      Machiavel (Le Prince)
      #sociologie _de_comptoir #gentrification_intelectuelle

    • wp :
      Le mot peuple désigne un « ensemble des humains vivant en société sur un territoire déterminé et qui, ayant parfois une communauté d’origine, présentent une homogénéité relative de civilisation et sont liés par un certain nombre de coutumes et d’institutions communes
      En français, le terme de peuple peut avoir aussi une connotation péjorative, envers ceux qui y appartiendraient ou non. Il désigne alors :

      les individus de condition modeste, par opposition aux catégories supérieures ou privilégiées par la naissance, la culture et/ou la fortune.
      les individus appartenant aux classes « inférieures » et éventuellement moyennes de la société, par opposition à l’« aristocratie
      La réponse à la question Qu’est-ce qu’un peuple ? n’est jamais neutre ou objectivable »

    • Quand un quartier décrépit et voit son revenu moyen diminuer et les bourgeois se casser, c’est du sionisme prolétarien le fait que le peuple moins nanti s’y installe ?

    • Bravo Suske, ça c’est envoyé.
      Tu veux dire que le processus d’installation des moins nantis dans des logements vacants car dépréciés et abandonnés est la même chose que chasser les locataires les moins nantis de quartiers à fort potentiel de plus-values.
      Mes félicitations encore une fois.

    • Steiner :"Je ne suis pas spécialiste de ces questions, mais je suis assez agacée par le terme de “gentrification” parce que, de toute façon, il y a une spéculation immobilière qui pousse les gens du centre vers les quartiers et même vers les localités périphériques. Présenter le processus de gentrification comme un complot venu d’en haut pour casser les solidarités populaires me semble tout à fait fantaisiste"
      http://endehors.net/news/anne-steiner-il-faut-faire-la-greve-generale-de-la-consommation
      Pour une non spécialiste elle a des avis bien tranchés.
      Et si on est pas en accord avec elle on est sociologue radical...

    • « À Paris, le discours sur la mixité sociale a remplacé la lutte des classes », Anne Clerval
      http://www.humanite.fr/anne-clerval-paris-le-discours-sur-la-mixite-sociale-remplace-la-lutte-des-

      Cet embourgeoisement de la capitale a été rendu visible par l’apparition des «  bobos  ». Un terme que vous prenez soin de ne jamais utiliser dans votre livre. Pourquoi  ?

      Anne Clerval. Le terme «  bobo  », inventé par un journaliste réactionnaire aux États-Unis, n’a aucun fondement scientifique. Aucun chercheur en activité ne l’utilise. Je préfère utiliser les termes de gentrifieurs et de gentrification, qui ont été forgés en partie par un courant de géographie radicale anglophone. Cette notion désigne un embourgeoisement spécifique des quartiers populaires par remplacement de population et transformation matérielle de la ville.

    • Les dynamiques spatiales de la gentrification à Paris
      http://cybergeo.revues.org/23231

      « La part des ouvriers et des employés (actifs ou retraités) parmi la population des ménages des IRIS parisiens en 1982, 1990 et 1999. »

      Cet article présente une carte de synthèse des dynamiques spatiales de la gentrification à Paris depuis les années 1960. Si la notion de gentrification a suscité de nombreux travaux depuis les années 1970, en particulier en Angleterre et en Amérique du Nord, rares sont les chercheurs qui ont travaillé en particulier sur les dynamiques spatiales du processus dans une ville donnée et qui en ont proposé une cartographie. Ce processus de gentrification commence seulement à être étudié comme tel en France. La carte de synthèse proposée ici est issue d’une approche globale et multiscalaire de la gentrification à Paris et se fonde sur trois sources différentes : des analyses statistiques sur les données des recensements de 1982, 1990 et 1999, les travaux de Daniel Noin et Yvan Chauviré présentés dans l’Atlas des Parisiens (1984), et des enquêtes de terrain menées dans trois quartiers de Paris situés à des stades différents du processus entre 2004 et 2007. Ces différentes sources permettent d’interpréter la gentrification comme un processus de diffusion spatiale centre-périphérie à partir du noyau historique des Beaux quartiers de l’Ouest parisien. Cela confirme l’analyse avancée par les travaux anglo-américains, selon lesquels la gentrification est un processus de conquête sociale qui prend la forme d’un front pionnier. L’objectif de cet article est d’en présenter une cartographie originale à partir de l’exemple de Paris.

    • « Les dynamiques spatiales de la gentrification à Paris », de Anne Clerval, souligne un fait notable : c’est la présence de nombreux #étrangers « non communautaires » (#pauvres) qui endigue, localement, l’#embourgeoisement à Paris (ville où a été inventé le "étrangers, ne nous laissez pas seuls avec les français" ).

      Ce qu’elle loupe en se basant sur les « catégories sociales » (#CS), et non les #revenus/patrimoine, c’est la #précarisation de nombreux Parisiens. Elle ne tient aucun compte du fait que l’on peut avoir le statut « cadre » ou être considéré, par exemple, comme membre des « professions intellectuelles supérieures » pour le recensement et... dépendre régulièrement ou par intermittence du RSA, du chômage mal ou pas indemnisé, et de divers emplois, missions ou contrats plus ou moins ponctuels, et dont les rémunérations peuvent être fort variables (et souvent faibles).

      Les sociologues, surtout si ils s’appuient sur la statistique (toujours en retard de quelques métros) font des photos, mais ils ne voient pas les films ; c’est d’ailleurs cette carence qui justifie l’expansion actuelle des études de « #trajectoires » et sur les « parcours de vie ».

      Taux de pauvreté des 100 plus grandes communes de France
      http://www.lagazettedescommunes.com/217534/les-taux-de-pauvrete-des-100-plus-grandes-communes-de-france/#methode

      Paris compte 14 % de pauvres en moyenne, mais le taux de pauvreté y atteint plus de 20 % dans des arrondissements qui regroupent 200 000 habitants

    • Un film, c’est exactement ce que fait Clerval, comme d’autres. Mais son art du montage et sa théorie ne me convainquent pas. Elle ne voit que le film qu’elle fait, avec les ingrédients de son taff. Les sociologues sont le plus souvent des gens de #métier qui défendent le métier, des « professionnels de la profession ». Angle mort.

      Il faut commencer par regarder dans les coulisses de la saisie #statistique par « catégorie sociale » dont cette #sociologie fait son miel.

      Et les coulisses de ce type de vision, sont fort étendues. Il y a même des chiffre qui le montrent !
      20% de pauvres (selon un seuil arbitraire), c’est un indicateur de la polarisation sociale dans cette #ville de riches. Si on ajoute ceux qui sont entre la pauvreté monétaire et les ceusses à 1500 boules et alentours dont cause Steiner ça fait du monde. Et à ce tarif, sauf patrimoine conséquent, on est un pas un bourge.

    • #agacement - @unagi j’étais sur une connexion pourrie, je n’ai pas pu réagir tout de suite. Le rapport avec le sionisme là, tu me l’expliques ? Est-ce qu’un rappel de définition serait nécessaire ? Quel est le rapport avec la sauerkraut ?
      (il n’y a pas d’émoticons sur seenthis mais si il y en avait le mien aurait un visage TRES fâché.) Je ne comprends pas le glissement de la conversation. Maintenant, sionisme c’est le mot générique pour désigner les mouvements de population dans un espace géographique ? Qu’est-ce que c’est que cette connerie ? Ou c’est encore un avatar du masque qui recouvre l’amalgame putride juif=bourgeois ?

      @colporteur j’ai pourtant l’impression que justement c’est ce qu’elle fait. Montrer que bien que pouvant être apparentés à des CSP+ compte-tenu des postes occupés et du niveau d’étude, une partie de la population parisienne reste pauvre, et si elle impacte la perception des quartiers populaires, à cause de ses pratiques culturelles, cette population n’est pas pour autant bourgeoise, parce que le bourgeoisie c’est capital culturel (qu’il faudrait encore définir, d’où mon histoire d’abo annuel à l’opéra) + capital financier et je dirais aussi une certaine proximité du pouvoir capitaliste (entreprises, politique etc.) + la propriété etc. Rien à voir avec les gens qui sont considérés comme des avant-gardes de la gentrification. Ce qui m’intéresse chez Steiner, c’est qu’elle montre aussi que certaines catégories sociales ont bougé - cela me fait penser au travail des Rambach sur les intellos précaires - que si les classes sociales recouvrent des réalités économiques similaires(revenus, imposition) elles ne recouvrent pas les même pratiques culturelles, ni les même métiers que par le passé.

    • je me suis expliqué mais tu a le droit d’être en colère.
      Vous devriez arrêter avec ce genre de procès d’intention. En dehors de la posture indignée vous n’êtes pas vraiment capable d’autre chose. Dans les minutes qui suivent le post je comprends, après une nuit un peu moins.
      Ce qui ne veut pas dire que je ne trouve pas sioniste plus que moyen, mais vu la teneur des réactions je n’ai pas grand chose d’autre à ajouter.

    • En dehors de la posture indignée vous n’êtes pas vraiment capable d’autre chose.

      Oh si je suis bien capable d’autre chose sur le sujet. Mais je connais aussi mes démons, et je ne pense pas que seenthis soit le lieu de ce genre de discussions, de débats ou de réflexion de fond sur le sujet, donc je n’ai fait que relever.

      Je remarque qu’après coup, tu trouves cela plus que moyen, cela t’honore.

      Et sur :

      Pour rappel judaïsme n’est pas sionisme, présenter le contraire est un amalgame et pas des plus sains.

      Oui, oui, je suis au courant. En revanche les deux sont absolument liés, pas superposables, mais liés.

    • @unagi ce n’est pas un procès d’intention, je ne comprends pas le rapport et aussi, je ne comprends pas tes explications. J’étais fâchée sur le coup et je le suis encore parce que je suis fatiguée des mots-godwin péremptoires. Je ne suis pas indignée, mais interloquée. Le sionisme est une idéologie politique spécifique et je ne vois pas le rapport là avec la conversation.

    • @supergeante C’est à Clerval et ses lecteurs « scientistes », prêts à donner foi à des stats objectivantes dont les catégories (CS) introduisent un biais important, devraient être critiquées depuis un travail sur d’autres données, du terrain (par exemple dans les centres d’action sociales parisiens) que j’objectais. @unagi n’a rien répondu quant à cette foi dans ces stats.

      Or il y a une population flottante, et de l’hétérogénéité non seulement internes à ces populations mais dans les trajets de nombreux individus dont l’existence ne se définit pas de l’occupation de tel ou tel emploi ou de telle ou telle incursion sur le marché (prestations etc.) à un moment donné. Ces stats là, comme l’ont montré des enquêtes collectives sur l’intermittence, par exemple, ne montrent rien de la #polyvalence sur le #marché_de_l'emploi (pour des postes qui concèdent pas avec une position donnée dans la #hiérarchie_des_qualifications) et moins encore de la forte #variabilité_des_salaires (ou ressources diverses) pour nombre de disponibles sur ce marché de l’emploi (et des « prestations »).
      Enquête socio-économique : première phase exploratoire de l’analyse statistique, novembre 2005
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=2604

      Afin de mieux rendre compte de cette variabilité importante des salaires, nous avons mesuré la variabilité des rémunérations journalières pour chaque intermittent.
      Seulement 5,72% des interrogés déclarent ne pas connaître de variations dans leurs rémunérations journalières.
      Ainsi, si pour quelques comédiens, les rémunérations par cachet sont stables, pour bien d’autres elles peuvent être très variables (l’indicateur de l’amplitude de cette variabilité prend respectivement les valeurs 0 et 23). Et l’on constate que c’est justement pour les catégories de métiers les moins bien rémunérées, en moyenne, sur l’année, que la variabilité des rémunérations journalières est la plus élevée : artistes dramatiques, artistes de la danse, de la musique et du chant.
      Comment, dès lors, le salaire pourrait-il être considéré comme une mesure de la valeur du « salarié », de son niveau professionnel ?

      Quant à Steiner, que tu parais évoquer à nouveau, si je ne partage pas ses positions sur bien des questions politiques, ce qu’elle dit sur la composition sociale de la population parisienne me parait fondé. J’avais d’ailleurs cité son point de vue contre le pseudo radical J-P Garnier il y a quelques jours
      http://seenthis.net/messages/446847

    • Alors on Fait quoi, pour qui ? HLM pour tous ? « Mietpreisbremse » ? Création de zones de gestion sociales urbanes (Quartiersmanagement, Sanierungsgebiet) ?
      Je pense que la gentrification et les discussions autour ne font que nous renvoyer vers la case dėpart : le modėle de la propriété privée nuit aux efforts pour loger tout le monde. Il faudra recommunaliser les espaces d’habitation et mettre fin à la propriété privée dans l’Immobilier. Il faudrait discuter les étapes pour y parvenir.

    • @colporteur Alors souvenons-nous et racontons comment c’était avant l’avènement du libre flux des fonds et la guerre totale du capital immobilier.

      La limitation des profits à tirer de la pierre et du béton par le #contrôle_des_loyers est le fruit des crises et de la pénurie de l’après-guerre. Il faut alors loger tout le monde dans les villes détruites, on impose donc les voisin et les colocataires aux habitants et les prix au propriétaires. Ces mesures sont surtout destinées au populations déjà sur place et, dans le cas de l’Allemagne, des « Heimatvertriebene » victimes de l’échec de la politique expansionniste allemande sous les Nazis.

      Apparamment en France les bidonvilles de maghrébins sont répandues jusqu’au milieu des années 60, période à laquelle les réfugiés allemands de l’Est sont condamnés à se loger dans des hébergements de fortune. Pour les anciens grands propriétaires terriens, les propriétaires d’immeubles et les épargnant nantis on établit un système de dédommagement ( Lastenausgleich ) qui leur permet de conserver leur place dans l’hierarchie sociale. Tout de suite après 1945 les familles nazies s’arrangent pour n’acceuillir que leurs semblables dans leurs appartements. Sur le plan économique ce comportement n’a que de valeur anecdotique, mais ils est important pour le développement de l’état d’esprit des Allemands au dela de l’après guerre immédiat.

      L’immobilier joue un rôle important comme moteur de la construction du capitalisme dans l’Allemagne d’après guerre. Jusqu’en 2004 l’état donne d’amples subventions Eigenheimzulage aux petits gens aspirant à l’aquisition d’un patrimoine immobilier familial. On fait d’une pierre deux coups : On ré-injecte dans l’économie une partie des impôts payés surtout par les classes moyennes et soutient l’industrie du bâtiment. En même temps on sème chez les ouvriers l’espoir d’accéder au statut de petit bourgeois. Par ce changement de perspective ils perdent de vue la solidarité prolétaire et se retirent dans leurs petite maisons individuelles qu’ils continuent à rembourser pendant toute leur vie active. C’est un élément clé du modèle allemand qui remplace la lutte des classes par la Sozialpartnerschaft .

      Dans mes yeux il s’agit de la méthode des chrétiens-démocrates et social-démocrates de poursuivre la construction d’une Volksgemeinschaft avec des entreprises organisées comme Betriebseinheit et des patrons mutés d’abord en Betriebsführer puis en Sozialpartner plus gentils . Pourtant, peu importe l’étiquette collée sur la marchandise, elle est toujours produite et manipulée dans l’intérêt et sous contrôle de l’élite capitaliste.

      Dans la partie de l’Allemagne d’après guerre sous contrôle des alliés de l’Ouest la libération des prix de l’immobilier se fait au fur et à mesure jusqu’au milieu des années 1980 , la prétendue disponibilité de logements adéquats pour tous servant de prétexte. Depuis, la croisade contre État-providence continue sous le drapeau libéral porté par les croisés de la main invisible. Dans leurs yeux le social est un facteur ouvertement économique qu’on fait valoir lors ce qu’il devient trop cher de l’ignorer. L’acccès à la propriété pour tout le monde n’est plus un objectif. Nous, si on suivait cette logique il faudrait mettre à feu et à sang les quartiers victimes de la gentrification .

      Bien sûr cela signifierait une politique au profit des spéculateurs immobiliers qui se saisiraient des quartiers détruits. Les révoltes spontanées des dernières années au Royaume Uni ne contribuent pas à la solution du problème fondamental, elles ne sont que le résultat de la guerre sociale menée contre les pauvres.

      Pour revenir au point de départ de ma réflexion : c’est la pénurie causée par le guerre et mise en évidence par par l’arrivée d’un nombre important de réfugiés. Les quartiers bombardés de Stalingrad, Caen, Berlin et Damas sont pareils, leurs habitants aux droits humains violés sont victimes de la même machine capitaliste et méritents tous notre solidarité. Il s’impose alors de trouver des solutions de logement pour les nouveaux arrivants victimes des guerres impérialiste et pour les gens défavorisés sur place.

      Ce contexte permet de faire entendre notre voix. Les partis et élites au pouvoir ne sont pas en mesure de proposer des solutions pour tout le monde, alors allons en avant et brisons l’hégémonie du discours néolibéral. C’est l’heure des solutions solidaires, il est temps de revendiquer qu’on utilise la richesse de nos sociétés pour construire plutôt que d’envoyer des troupes et des armes là où ils font fuire les gens.

      Bref : Il faut construire un nombre important d’appartments pas chers dans les villes .

      –---

      Volksgemeinschaft
      https://de.wikipedia.org/wiki/Volksgemeinschaft

      Betriebsführer
      https://de.wikipedia.org/wiki/Betriebsf%C3%BChrer

      Lastenausgleich
      https://de.wikipedia.org/wiki/Lastenausgleichsgesetz#Leistungen_im_Lastenausgleich
      https://de.wikipedia.org/wiki/Eigenheimzulage

      Modell Deutschland : Erfolgskonzept außer Balance
      http://www.boeckler.de/22333_22338.htm

      Schlafzimmer, Wohnraumbewirtschaftung
      https://de.wikipedia.org/wiki/Schlafzimmer

      Noch bis in das 20. Jahrhundert hinein waren besondere Schlafzimmer vor allem für Arbeiter ein unerschwinglicher Luxus. In Deutschland waren Schlafzimmer aufgrund der Wohnraumbewirtschaftung und Einquartierung von Flüchtlingen und Ausgebombten auch nach dem Zweiten Weltkrieg knapp. So waren viele Menschen gezwungen, im Wohnzimmer zu schlafen, dafür wurden spezielle Bettsessel und Schlafcouches entwickelt. In den 1960er Jahren entspannte sich die Situation, oft konnten neben den Eltern einer Kleinfamilie auch die Kinder ein eigenes Zimmer erhalten.

      Französische Besatzungszone, Wohnraumbewirtschaftung
      https://de.wikipedia.org/wiki/Franz%C3%B6sische_Besatzungszone#Wohnen

      Der Anteil zerstörten Wohnraums lag in der französischen Zone statistisch etwas niedriger als in der britischen und amerikanischen Zone. In den Groß- und Mittelstädten waren 45 Prozent völlig bzw. teilweise zerstört. Die Zentren von Koblenz, Ludwigshafen, Mainz und anderen verkehrswichtigen Städten waren zu mehr als 70 Prozent zerbombt. In ländlichen Ortschaften unter 10.000 Einwohnern waren 90 Prozent des Wohnraums noch intakt.

      Die Wohnraumbewirtschaftung der Zone war für fast sechs Millionen Deutsche, rund 175.000 „Displaced Persons“ (ehemalige Zwangs- und Fremdarbeiter, entlassene KZ- und Kriegsgefange usw.) zuständig. Dazu ab 1946 auch für eine Million Soldaten und Zivilisten der Besatzung, für deren Familien die komfortableren, besser eingerichteten Wohnungen zu beschlagnahmen waren; am 30. Juni 1948 berichtete der rheinland-pfälzische Ministerpräsident Altmaier dem französischen Gouverneur de Boislambert von einer Zunahme des beschlagnahmten Wohnraums von 67.083 m². Die Gesamtfläche der beschlagnahmten Wohnungen betrug 1.624.354 m² bei insgesamt 24.294.695 m² vorhandener Wohnfläche.

      Um den Wohnungsbedarf der Zonenbewohner zu regeln, wurden alle Personen, die ihren Wohnsitz erst nach 1939 in der französischen Zone aufgenommen hatten (Flüchtlinge und Evakuierte), aufgefordert, die Zone zu verlassen. Im Reg.-Bez. Koblenz z. B. waren das im November 1945 71.719 Personen. Darüber hinaus wehrten sich die deutschen Behörden gegen die Aufnahme von Vertriebenen und Volksdeutschen aus dem Osten, und begründeten ihren Widerstand mit Wohnungsmangel und Versorgungsproblemen, aber auch mit der Gefahr einer konfessionellen und andersartigen Überfremdung der einheimischen Bevölkerung.

      L’histoire du quartier Phoenix à Hambourg montre pourquoi les investissements publiques dans des quatier à problèmes ne constitue pas de solution tant qu’on accepte l’immobilier comme secteur de l’économie capitaliste.

      Phoenix-Viertel, Wohnraumbewirtschaftung
      https://de.wikipedia.org/wiki/Phoenix-Viertel#Zweiter_Weltkrieg_und_Nachkriegszeit

      Im Laufe des Zweiten Weltkrieges wurden viele Häuser im Phoenix-Viertel zerstört, so dass nach dem Krieg ein großer Wohnungsmangel herrschte. Infolgedessen wurde in den 1950er Jahren von staatlicher Seite viel für den Wohnungsbau getan. Unter anderem wurde der „öffentlich geförderte Wohnungsbau“ eingeführt, Wohnungen wurden mit Hilfe von öffentlichen Mitteln (Landesdarlehen) errichtet. Diese Wohnraumbewirtschaftung nach dem Zweiten Weltkrieg sahen viele Hauseigentümer im Phoenix-Viertel jedoch als problematisch an. Dadurch, dass viele Häuser im Viertel zerstört waren und mit der Hamburger Wohnungsbaukreditanstalt wieder aufgebaut werden mussten, wurden viele Wohnungen nur an sozial schwache Familien, oft auch mit vielen Kindern, vermietet.

      Zum Problem der Wohnungsraumbewirtschaftung kam, dass viele alte Häuser, die nicht zerstört waren, nach dem Krieg nicht renoviert wurden und so langsam dem Verfall ausgesetzt waren, was ebenfalls sozial schwächere Familien anzog, da die Mieten dementsprechend niedrig waren. Damit einher ging das Verschwinden der kleinen Handwerksbetriebe und Geschäfte im Viertel und die Entstehung von großen Supermarktketten. Viele Bewohner des Viertels hatten nicht viel Geld und mussten daher ihre Lebensmittel und Gebrauchsgüter des täglichen Bedarfs in den oftmals billigeren großen Supermärkten einkaufen. Durch die Verdrängung der kleinen Betriebe durch Supermärkte änderte sich das damals typische Bild des Phoenix-Viertels, das durch „Tante-Emma-Läden“ geprägt war, besonders stark.

      Gerade Straße

      Anfang der 80er Jahre wurde vom Hamburger Senat Geld in „städtebauliche Verbesserungen“ gesteckt, Einbahnstraßen wurden neu gestaltet sowie Spielstraßen eingerichtet. Das Viertel wurde jedoch immer mehr zum sozialen Brennpunkt Harburgs mit hoher Kriminalitäts- und Arbeitslosenrate, vor allem Ende der 90er Jahre häuften sich negative Schlagzeilen. 1999 fielen bei einem Bandenkrieg beispielsweise Schüsse in einem Coffee-Shop in der Hohen Straße, bei dem eines der Projektile eine Tür zur angrenzenden Wohnung durchschlug und den dortigen Mieter verletzte.

      P.S. Les événements de Cologne ne seraient pas arrivés si on avait bien acceuilli (avec tout ce que cela signifie comme encadrement) les pauvres au lieu de les stigmatiser et les menacer d’expulsion. Il est l’heure de revendiquer également un changement budgétaire fondamental. Il faut investir dans les hommes et les femmes au lieu de jeter l’argent public dans la geule des fabricants d’armes.

      #réfugiés #guerre #Allemagne #Europe #histoire #politique

    • @unagi disait :

      (...) Tu veux dire que le processus d’installation des moins nantis dans des logements vacants car dépréciés et abandonnés est la même chose que chasser les locataires les moins nantis de quartiers à fort potentiel de plus-values. (...)

      Non je ne veux pas dire ça, je retourne ta logique. Je note que la recherche et l’installation dans un logement est un « processus » pour les moins nantis. Là où tu trouves que les uns sont victimes et les autres coupables de recherche de plus-values et tenant d’une idéologie colonisatrice, je retourne que la recherche d’un logement est aussi un processus pour des plus nantis et qu’ils ne sont pas non plus dans une idéologie de colonisation... Que tu parles de « chasse » est pour le moins interpellant. A l’échelle individuelle c’est carrément violent.
      Du coup je préfère supposer que ton analyse à une visée généralisante et que tu utilises des figures de style réductrices dans le but de simplifier son expression.

      L’approche de @klaus me parait largement plus constructive et inclusive.

      Il y a un vrai problème avec le logement. Que les processus de gentrification créent des aboutissements d’exclusion de moins nantis est un de ces problèmes mais ce n’est pas non plus sytématique. J’ai vu à Bruxelles des ilots industriels abandonnés depuis 10 à 15 ans être transformés en logement par des gens « trop fortunés » pour rentrer dans un processus pour moins nantis mais trop conscients pour jouer au rachat de logements à rénover en vue de s’y installer. Sans exclusion et avec des projets communautaires solides et ouverts. Ces expériences positives restent dans le cadre du capitalisme et c’est l’idéologie personnelle des personnes qui les ont permises. Il est évident que l’inscription constitutionnelle du droit au logement (art. 53 Const. belge) rentre en conflit frontal avec un « marché immobilier » orienté profit. A fortiori dans un contexte de réduction des allocations sociales, de réduction des bugets et politiques sociales et d’augmentation des inégalités de revenu et de la dispersion de ceux-ci. Le problème est plutôt par là. Pas dans l’idéologie supposée d’une classe supposée de bobos supposés agissant selon des principes supposés consciemment destructeurs.

      Merci à @supergeante pour le lien et à tous pour les apports !

    • Il n’y a aucune logique particulière à ma réponse. Non, je n’ai pas l’impression de m’adresser à des idiots je ne vois pas l’"intérêt de la simplification". Me réponse pour faire court valait ta question.
      Les phénomènes identiques sont constatés et analysés pour Paris, Londre, New york pour ne parler que de quelques capitales. Donc je ne suis pas généralisant c’est la situation qui l’est, générale. On pourra développer si tu le veux.
      Je reviens sur un exemple qui m’est géographiquement proche.
      Je vis dans l’ex est berlinois. La situation près gentrification pour rejoindre klaus . des immeubles ou des parcs d’immeubles ou la propriété est une anomalie. Le marché de l’offre et de la demande est équilibré, il n’y a pas de déficit en surfaces de logement. Berlin devient une capitale attractive, elle attire les capitaux et les nouveaux habitants, la politique de la ville aide au changement, chaque appartement acheté correspond a un logement manquant sur le marché locatif, la nouvelle pression évidement a une influence sur le montant des loyers. Loyers qui sont accessibles à une population extérieure.
      Le secteur devient plus attractif devient une opportunité d’investissement. Les sociétés de gestion héritées de l’est revendent des lots d’immeubles à des investisseurs qui s’empressent de virer les anciens locataires, modernisent et revendent par appartement de standing.
      Un étage correspond grosso modo à 4 unités de 50 m carrés, unités qui après transformation deviennent des appartements qui ont entre 100 et 200 carrés. quand je regarde en face par ma fenêtre, l’immeuble face à moi a un appartement de 200 m carrés occupé par un couple, point barre.
      Les reventes enlèvent des logements au marché locatif, les loyers continuent de monter et ne sont plus accessible qu’à,etc, etc...
      Dans mon immeuble 17 appartements occupés, aujourd’hui 4.
      La population qui part est issue de Berlin est.
      Chômeurs, ouvriers, retraités, employés de bureau...
      Pour retrouver à se loger à un prix équivalent ils vont faire leur deuil de leur géographie pour aller s’excentrer, d’une qualité d’habitation, etc, etc...
      Les appartements les moins attractifs sont loués à ce que steiner appelle les bobos à 1500 euros.
      La gentrification est un phénomène financier mais aussi plus global. Entre sois communauté de pensée la société et l’occupation de l’espace.
      Les commerces originels sont sous une double difficulté.
      Ils ont une activité qui ne correspond plus á leur envirronement social et font aussi face à une augmantation de leur loyer.
      Prenons l’exemple d’un Kneipe, bar intergénérationnel, demi litre de bière à 1 euro 50, décoration approximative.
      Le prix du demi est rendu possible par la faiblesse des loyers. Les consommateurs partent, les loyers augmentent, le lieu appartient au passé et va être remplacé par une galerie ou une agence web, ou de communication, ou un magasin d’articles de Berlin est ou par...
      Il y a un club qui a participé à la construction de la légende Berlinoise, la nuit,l’underground toussa. Berlin ville cool.
      Une fois que les gens s’installent évidement la légende dérange. C’est aussi vrai pour l’appartement de 200 m que pour le bobo steiner à 1500 euros. La vie diurne devient contrôlée, la municipalité veut interdire les tables à l’extérieure, les plantations ornementales, etc, etc... Un mode de vie.
      La structure urbaine est incapable d’absorber le nouvel environnement social. exemple tu avais des familles avec aucune ou une voiture, aujourd’hui la norme est de deux.
      Avec tout ça je ne sais plus en suis.

    • @suske (et d’autres), il n’a jamais été question de « destruction » ou de « chasse » volontaire hein.

      La gentrification a toujours été décrite plutôt comme un phénomène dans laquelle une classe moyenne cultivée remplaçait petit à petit la population d’un quartier (sans que ce soit forcément en entier !) pour au moins deux raisons possibles (cumulables) : parce que c’est accessible à leur moyen-budget et parce que culturellement c’est cool d’être dans un quartier vivant, populaire, multiculturel.

      Sauf que la couille dans le pâté, c’est que faisant ça avec une augmentation constante, et du coup massive au bout d’un certain temps : ils détruisent (sans le vouloir) les raisons pour lesquels le quartier était attirant (au moins pour eux) : les prix augmentent (pas juste l’immobilier : TOUT, commerces, bars, restos, etc) + la population est plus uniforme, plus jeune, plus riche, plus blanche, etc (sans forcément que ce soit entièrement, je le répète, mais assez pour que ça se voit).

      Et pis bon, les études socios précises c’est bien hein, je dis pas, mais aussi, pas obligatoirement besoin de grande théorie pour voir la différence à Bordeaux entre Saint-Pierre et Saint-Michel il y a 15 ans, et aujourd’hui (et prochainement Belcier). Et la métropolisation joue à mort dans ce sens en plus (projets urbains, sociaux, économiques, etc).
      (Il me semble que j’avais des liens mais je trouve plus.)

    • Si si, il a été question de chasse volontaire, sauf à prétendre que la colonisation puisse être involontaire. Mais l’incident est clos.

      Pour le reste, oui :-). Je n’ignore pas ce qu’est la gentrification. Et les liens m’intéressent bien sûr : je suis sur #seenthis ;-)

    • Et je maintiens.
      Rastapopoulos a raison de pointer la métropolisation comme une des causes de la volonté de repousser les classes populaires. Pour le volontarisme voire aussi es chiffres des expulsions locatives.
      Un couple en bas de mon immeuble qui me pose des questions sur l’état des ventes des appartements. Tout a été vendu, déception mais quand je leur dit que 4 sont encore occupés par les anciens locataires il fallait voir leur mine choquée. Pourquoi ?
      Ca n’est qu’une anecdote et une petite, mais pour moi elle résume bien l’état d’esprit général. En dehors de environnement, de l’image, du passé, le processus d’acquisition est celui d’un investissement financier. ne pas se couper d’une opportunité et soigner son investissement pour soigner ses plus values et les deux points passent par la chasse des classes populaires.
      Pour reprendre un tag fameux ici, c’est chasse aux pauvres.

    • @unagi Tout ce qui concerne Molenbeek m’interesse :) + je comprends mieux ce que tu voulais dire avec ton dernier post. Thx.

      Ici, ce que je vois aussi, c’est que les maisons unifamiliales, où vivaient plusieurs générations - ce qui se fait encore beaucoup dans les populations d’origine méditerranéennes (espagne, portugal, grèce, maghreb, italie, turquie) issues de l’ancien exil, sont découpées en plus petits appartements, pour couples ou personnes seules.

      Par ailleurs, j’ai posté cet article surtout parce qu’il pointait la précarité de personnes que l’on taxe souvent d’être bourgeoises parce qu’elles ont fait des études et ont des pratiques culturelles visibles fortes. Je crois qu’on a parfois une vision de la société qui ne correspond plus à la réalité.

      #sociologie_de_comptoir
      Dans ma famille, il y a un plombier, un élagueur, et j’ai longuement discuté avec un copain électricien. Et bien, ils ont de plus hauts revenus que moi, et au niveau des pratiques culturelles, ils vont plus au théâtre, au cinéma etc. que moi et on lit à peu près le même type de romans.

      Je ne pense pas qu’ils soient exceptionnels, vu la conversation que j’ai eu récemment avec le mec qui a réparé ma machine à laver - mais bien parce que vous pouvez pas en racheter une et je sais pas combien de temps elle va tenir - immigré albanais dans les années 80, qui était là avec son fils, qui venait de le rejoindre dans la boite de réparation parce qu’il ne trouvait pas de boulot avec son diplôme.

      Ce que je veux dire, c’est qu’ouvrier ou artisan, avec une compétence particulière, ce n’est plus tout à fait comme avant. En fait, les populations qui se font virer, ce sont les gens les moins qualifiés, tirant la langue avec les aides sociales. Et là, on parle d’autre chose que du monde ouvrier.

    • On peut voir à culture dans un sens universaliste, culture populaire pouvant être un sous genre comme le film noir est un sous genre du cinéma. On peut voir la catégorisation culturelle comme sectorisation marketing ou comme élément excluant. J’évacue toute connotation à la définition quant à sa qualité et sa destination.
      Si on reste uniquement sur le fond de ce qui est présenté et sa teneur sociale et politique je fais le constat, c’est personnel, que l’accès se fait principalement à un art idéologique, lisse et à destination d’une certaine catégorie de la population.
      Voire aussi la teneur du cinéma français, cinéma bourgeois qui peine à quitter son nombril.
      Je généralise.
      On peut passer sa vie de films de merde, en expos de merde en pièces de merde. C’est toujours de la culture et à destination des mêmes.
      On ne voit plus les classes pauvres, parce qu’elle regroupe l’essentiel des idiots de notre société ou qu’elles en sont exclues ?

      Dans mon entourage un couple à forte rémunération qui travaille dans la médiation pour sociétés importante. Leur truc c’est de se consacrer une semaine culturelle par an dans une ville à l’étranger. Musées, etc, etc.. De quelle culture parle t’on.

    • Bruxelles : saccage au Quartier Midi

      http://www.dailymotion.com/video/x489pm_bruxelles-saccage-au-quartier-midi_news

      Plan de développement international de
      Bruxelles – Schéma de base
      http://www.quartier-midi.be/wp-images/PDI.pdf

      Tout un dossier chez Agone :
      Agone 38 et 39
      « Villes et résistances sociales » http://atheles.org/lyber_pdf/lyber_431.pdf
      177. L’international sera le genre humain. Une expérience
      de planification néolibérale au quartier Midi (Bruxelles).
      Lond texte sur Marseille.

      Le Monitoring des Quartiers de la Région de Bruxelles-Capitale
      https://monitoringdesquartiers.irisnet.be

      Gentrification positive à Molenbeek
      http://www.ieb.be/IMG/pdf/bem246_25032011.pdf
      Mais aussi dans : Gentrification as policy – empirical frontiers
      http://belgeo.revues.org/7091

      Toujours Bruxelle :
      Urban studies in Belgium http://belgeo.revues.org/2102

      Radio Maritime - Le phare du Kanaal et la gentrification de Molenbeek - saison 2 episode 6
      https://www.mixcloud.com/Gsara_BxL/radio-maritime-le-phare-du-kanaal-et-la-gentrification-de-molenbeek-saison


      https://www.mixcloud.com/Souslespaves_Bruxelles

      Un article du diplo qui était pas mal sur ville durable et classe, malheureusement maintenant sous paywall :

      Dans le laboratoire de l’écolo-bourgeoisie https://www.monde-diplomatique.fr/2011/08/CYRAN/20842

      Pour la dissolution de la Métropole http://www.lepostillon.org/Pour-la-dissolution-de-la-309.html

      Tout ca ne représente qu’un aspect du phénomène.

    • Oui pour le quartier midi, je suis bien au courant. Mais, concrètement, ça ne marche qu’en partie. Saint-Gilles reste une commune pauvre malgré tout ça, car peu de gens y paient de taxes locales. L’objectif actuel de la commune est de garder les familles. Ce qui est une sorte de marche arrière...

    • Les aveugles et l’éléphant : l’explication de la gentrification
      http://strates.revues.org/611#tocto1n10

      Aujourd’hui Smith admet en partie que sa position sur la gentrification comme résultat structurel du foncier et du marché immobilier est discutable. Il ne faut pas pour autant considérer que la thèse du différentiel de loyer était fausse. Seulement le différentiel de loyer n’explique au mieux que la moitié du problème, voire moins. L’existence de logements peu chers et dévalorisés est un élément nécessaire, mais loin d’être suffisant, d’une explication. De la même manière, l’explication par la production de gentrifieurs potentiels, leur culture, leur consommation et leur reproduction, est nécessaire mais insuffisante. Une explication exhaustive de la gentrification doit nécessairement prendre en compte l’origine des gentrifieurs et les raisons pour lesquelles ils gentrifient, la façon dont sont produits les quartiers et les immeubles à gentrifier, et les liens entre ces deux ensembles de conditions. Et il est fort possible que, quel que soit le rôle des acteurs sociaux institutionnels et collectifs comme les agents immobiliers, les promoteurs et les sociétés d’emprunts hypothécaires, les acteurs-clés dans le processus de gentrification aient été les gentrifieurs eux-mêmes. Il faut accepter que l’action individuelle explique une bonne partie de la gentrification et chercher à intégrer la production et la consommation, non en termes de causes structurelles ou d’effets individuels, mais en termes d’action individuelle et de structures.

    • A propos de l’état actuel du « sozialer Wohnungsbau », la version allemandes des HLM

      Les URL sdes sources d’information officielles viennent d’être déplacées, une partie a simplement disparu. On ne veut surtout pas que le public s’informe sur l’histoire de ce qui s’appelle actuellement Wohnraumförderung . La vignette qui est censée nous orienter vers les informations sur ce qui reste du sozialer Wohnungsbau montre une petite maison individuelle. Le lien vers « l’économie de l’immobilier » est symbolisé par l’image d’une de ces baraques que les promoteurs font pousser sur chaque bout de terrain encore libre dans les centre villes. C’est tout dire.
      Champage pour tout le monde ! Trop cher pour toi ? Mais on ne t’a pas adressé la parole. Alors de quoi tu te mêles.
      Parole de social-démocrate


      Bundesministerin Svenja Schulze

      Bauen | Stadt | Wohnen
      http://www.bmu.de/themen/bauen-stadt-wohnen

      Von Dezember 2013 bis März 2018 war das Ministerium unter der Bezeichnung „Bundesministerium für Umwelt, Naturschutz, Bau und Reaktorsicherheit“ auch zuständig für Stadtentwicklung, Wohnen, ländliche Infrastruktur, öffentliches Baurecht, Bauwesen, Bauwirtschaft sowie Bundesbauten.

      Seit dem Erlass der Bundeskanzlerin vom 14. März 2018 ist das Bundesministerium für Umwelt, Naturschutz und nukleare Sicherheit, kurz BMU, nicht mehr für die Aufgabenbereiche Stadtentwicklung, Wohnen und Bauen zuständig. Informationen über Fördermöglichkeiten, Baukindergeld, Sanierung und anderen Bauthemen sind jetzt beim Bundesministerium des Innern, für Bauen und Heimat (BMI) abrufbar. Dort finden Sie jetzt auch den Wohngeldrechner, weitere Ratgeber und Leitfäden.

      Bisherige Meldungen zu Wohngeld, Bauen und Stadtentwicklung sind im Pressearchiv weiterhin nachzulesen:
      https://www.bmu.de/WS4585
      In der Chronologie haben wir die Meilensteine der Baupolitik in der 18. Legislaturperiode gesammelt: https://www.bmu.de/P3861
      Baupolitische Entwicklungen der letzten Jahrzehnte sind hier zusammengefasst:
      https://www.bmu.de/P3862
      Den Wohngeldrechner finden Sie bis auf Weiteres unter:
      https://www.bmu.de/service/wohngeldrechner

      Diese Themenbereiche finden Sie ab jetzt beim BMI:
      ...
      Wohnraumförderung
      https://www.bmi.bund.de/DE/themen/bauen-wohnen/stadt-wohnen/wohnraumfoerderung/wohnraumfoerderung-node.html


      Wohnen ist ein Grundbedürfnis des Menschen. Gute Wohnstandards und intakte Städte sind für die Lebensqualität des Einzelnen von ausschlaggebender Bedeutung. Sie tragen darüber hinaus auch wesentlich zu einem guten sozialen Klima in unserer Gesellschaft bei.

      Wohnungswirtschaft


      https://www.bmi.bund.de/DE/themen/bauen-wohnen/stadt-wohnen/wohnungswirtschaft/wohnungswirtschaft-node.html
      Dem Staat fällt die wichtige Aufgabe zu, die Funktionsfähigkeit der Wohnungsmärkte sicherzustellen. Im föderalen System der Bundesrepublik Deutschland tragen Bund, Länder und Gemeinden wohnungspolitische Verantwortung. Aufgaben des Bundes sind die Gestaltung der Rahmenbedingungen für Wohnungsmarkt und Fördersystem sowie die Beteiligung an der Finanzierung der Förderinstrumente zusammen mit Ländern und Gemeinden.

      #Sozialer_Wohnungsbau #Wohnraumförderung #HLM #vergessliches_WWW


  • LE MICHTO - Le squat le plus éphémère - via @paris Paris-luttes.info
    https://paris-luttes.info/le-michto-le-squat-le-plus-4567

    Le squat le plus éphémère de l’année, s’est soldé par une #expulsion illégale. Parfois, vice de procédure rime avec dossier qui passe à la trappe. C’est ce qui s’est passé la semaine dernière pour le Michto, petite boutique de 65 m2, vide depuis 2008, sise au 78 rue de Charonne, dans le 11e arrondissement.

    Le Michto, future librairie indépendante, free shop basé sur le troc, lieu de rencontres artistiques, rempli de projets variés, avait un réel destin politique : la démarche de créer un lieu convivial d’animation de quartier afin de mettre un peu de couleur dans cette rue connue pour ses bobos et ses restaurants asiatiques.

    #police #justice #propriété_privée #Paris


  • Le Jardin d’Alice parachuté à Montreuil
    http://paris-luttes.info/le-jardin-d-alice-parachute-a-4345

    Lorsque j’ai lu le texte de rendez-vous du 20 novembre sur Paris Luttes Info [1] au collectif artistique le jardin d’Alice, j’ai failli tomber du fauteuil du taxi-phone ; houla dangereux... Comment la mairie de paris ou l’État, ou la mairie de Montreuil, ou les trois, ont offert au collectif (...) — 1, 2, Les Baras, 3, 4, 5, http://anticop21.org/atelier-pour-preparer-la-4220, http://www.curry-vavart.com/res/Communique_de_presse_02_01_2012.pdf, http://paris.intersquat.org/festival-ouvertures-utiles/8eme-edition


  • Le jour où l’espace a cessé d’être un bien commun…
    http://scinfolex.com/2015/11/30/le-jour-ou-lespace-a-cesse-detre-un-bien-commun

    Plusieurs sites de presse comme Rue89 ou Slate se sont faits aujourd’hui l’écho d’une nouvelle que j’ai trouvée particulièrement glaçante : Barack Obama a promulgué la semaine dernière une loi (HR 2262) qui va autoriser des compagnies privées à s’approprier les ressources naturelles figurant dans l’espace extra-atmosphérique. Source : :: S.I.Lex ::


  • Mais qui a logé le groupe Abaaoud à Saint-Denis ? - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2015/11/20/mais-qui-a-loge-le-groupe-abaaoud-a-saint-denis_1415098

    Le bâtiment pris d’assaut par les policiers du Raid et de la BRI mercredi, est une copropriété dégradée. Elle est en partie aux mains de #marchands_de_sommeil : quatre appartements dont celui occupé par les terroristes, appartiennent à trois frères à la réputation sulfureuse. « Je ne passerais pas ma soirée avec eux », nous a confié une source administrative.

    Le trio détient d’autres biens de ce type à Saint-Denis et dans d’autres communes du département de la Seine-Saint-Denis, loués au prix fort à des familles en difficulté à la recherche désespérée d’un #logement. Pour « gérer » leurs biens sur le terrain, les trois frères « avaient un #homme_de_main » – dixit notre source administrative — un dénommé Jawad B. C’est lui qui a fourni l’appartement situé au troisième étage à Abdelhamid Abaaoud et son groupe. Son job : chercher des occupants, collecter les #loyers en liquide, menacer si besoin les « locataires » qui ne paient pas, et expulser manu militari les occupants en disgrâce.

    « J’ai rendu service »
    Jawad B., présenté comme « le logeur » par les chaînes de télévision en continu mercredi matin, lors de l’intervention des forces de l’ordre, a été arrêté après avoir donné une interview à BFM. Il affirmait ne pas être « au courant que c’étaient des terroristes. On m’a demandé d’héberger deux personnes pendant trois jours, j’ai rendu service normalement », a-t-il dit devant les caméras, avant qu’un policier ne le prenne par l’épaule et lui demande de le suivre.

    #propriété_privée #précarité #rente_foncière