• ChatGPT Killed the Web : For the Better ?
    https://www.nicolasbustamante.com/p/chatgpt-killed-the-web-for-the-better

    I haven’t used Google in a year. No search results, no blue links. ChatGPT became my default web browser in December 2024, and it has completely replaced the entire traditional web for me.

    Par un des fondateurs de Doctrine, et d’autres startups IA/search (Fintech dernièrement).

    Au delà de son technocratisme, et de sa vision totalement biaisée de l’histoire d’internet (avant le Web 2.0 il y avait DEJA plein de contenus proposés par les gens, et des millions de forums et de communautés, avec des « databases », avant les plateformes centralisatrices)…

    Ce que je trouve fous c’est que d’une certaine manière, il y a au moins une raison valable à en être arrivé là : pendant 20 ans au moins, on a complexifié le web avec des designs de plus en plus compliqués et lourds avec JS, images, vidéos, et même les CSS de plus en plus compliqués aussi, à faire du pixel perfect, puis ensuite du responsive, puis ceci cela. Avec du coup en parallèle une tout aussi considérable augmentation et complexification des normes liés, CSS, HTML, HTTP, JS moderne, etc.

    Alors que dans 99% des cas, les gens recherchent une information ou une action purement textuelle (des articles, des horaires, la carte d’un resto, un échange pour réserver un train ou une table quelque part pour tel jour et telle heure…).

    Or la solution « la plupart des infos importantes peuvent être fournies dans des chats textuels » bah c’est réellement une idée qui fonctionne au niveau UX. Qui fonctionne et qui suffit à plein de gens par rapport à ce qu’illes recherchent, dans de très très nombreux cas d’utilisation.

    Sauf que pour implémenter cette idée, on se retrouve avec une infrastructure encore plus énorme et plus énergivore et plus polluante que TOUT ce qui a été fait depuis 25 ans avec les Flash, avec la gabegie d’images et vidéos dans les sites, les applis JS, etc (enfin je dis ça mais je ne sais pas si faire tourner un LLM déjà constitué est plus polluant que Youtube et ses trilliards de vidéos inutiles).

    Pourtant comme il le dit : pour avoir les infos de ta communauté locale (aussi bien asso, militance, que coiffeur, resto…) ou pour avoir des recettes de cuisine : à peine quelques kilo-octets ou méga-octets suffisent en Markdown pour tout contenir (et ça peut vraiment en contenir très beaucoup). Et aucun besoin d’avoir l’interface de chaque marque/site/etc, avec des polices différentes, des infos présentées différemment jamais au même endroit, jamais de la même manière. Si t’as un lecteur de chat/markdown dans ta machine (ordi ou phone) que tu configures avec ta grosseur de texte et ta police la plus lisible pour toi : ça suffit !

    La question est donc surtout celle de l’accès, du mode de découverte, et de comment les contenus sont sélectionnés et arrivent à toi. Plutôt que tout laisser à des moteurs en boite noire, on pourrait très bien imaginer que l’on « s’abonne » à des sources de confiance comme on le fait pour insta et tous les réseaux (aussi bien des sites unitaires, wikipedia, le blog de mon amie, mon resto préféré, que des sites agrégateurs « les commerçants de ma commune XXX », l’agenda militant de mon département, etc). Et que l’appli chatbot comprennent ton prompt, et cherche dans ce contenu abonné en priorité (extrêmement rapide à partir du moment où c’est que des infos textuelles en Markdown). Ce qui n’empêche pas des services de faire du crawling et proposer d’autres résultats (ce qui peut te faire t’abonner à d’autres sources si leur contenu t’as intéressé).

    On peut relier ça à des initiatives comme Gemini (qui permet encore moins de choses que Markdown, ce qui fait vraiment pas beaucoup : autant garder Markdown qui reste sobre tout en étant bien plus utilisé et connu).

    Mais ce qui compte vraiment c’est « comment on y cherche, comment on y accède ». Et l’UX « chat qui comprend ma question en langage naturel, et qui sait chercher dans un corpus précis de sources textuelles » est extrêmement efficace et suffisant pour la plupart des besoins : sans souris, sans mille clics dans des menus, sans GIF animé.

    #web #chatbot #interface #markdown #prospection #IA_générative

    • Plutôt que tout laisser à des moteurs en boite noire, on pourrait très bien imaginer que l’on « s’abonne » à des sources de confiance comme on le fait pour insta et tous les réseaux (aussi bien des sites unitaires, wikipedia, le blog de mon amie, mon resto préféré, que des sites agrégateurs « les commerçants de ma commune XXX », l’agenda militant de mon département, etc).

      Tu veux dire « flux RSS » ? :D Flux que je réutilise massivement depuis quelques années (après les avoir lâchement abandonné), c’est fou le gain de temps que ça apporte (mon lecteur de flux a une fonction de recherche aussi). Couplé avec l’extension « minimal » sur Firefox, je perds beaucoup moins de temps sur internet. Le « problème » de ce genre de solutions (même en imaginant une version améliorée) c’est que les éditeurs de sites web n’ont aucun intérêt à mettre ça en avant. Ce qui explique probablement en partie pourquoi RSS a été laissé de côté par beaucoup de monde (et sur Youtube c’est toujours là mais très bien caché).

    • @alexcorp oui et non, les RSS c’est conçu pour avoir « les nouveautés ». Si tu t’abonnes à Wikipedia, ça te fait pas télécharger l’entièreté de la base (et dans toutes les langues) et tu peux pas chercher dedans. Plus haut je parlais d’un système d’abonnement à des sources comme ça mais pas pour les nouveautés, pour pouvoir dire à l’UX de recherche « c’est dans ces sources là que tu dois chercher uniquement (ou en priorité) ». Si le contenu complet de ces sources sont aspirables et dupliquables facilement en markdown (le plus léger possible, seulement le contenu texte utile), alors un chatbot peut comprendre ta question et chercher dans ces contenus légers uniquement et te générer seulement ce qui t’es utile sans fouiller toi-même de grand volume de données. De manière efficiente et il me semble relativement peu coûteuse en énergie.

      Les gens communs sont pas des devs, et on vont jamais fouiller dans des bases. Les articles de tes flux RSS c’est « des bases », il faut chercher en fulltext dedans puis relire en détail les X résultats sortis pour trouver l’information que tu voulais. Si ton besoin c’était « liste moi les restos ayant des ramens végétariens autour de chez moi, et leur horaire pour chacun », un chatbot fouillant spécifiquement dans l’unique base « les commerçants de ta commune » qui contiendrait toutes les infos de base de chacun en markdown (dont les cartes détaillées), te générerait ça en très peu de temps et avec peu d’effort machine. La recherche toi-même manuelle serait immensément plus longue, et avec une UX désastreuse (et c’est pareil en cherchant ça par le web graphique).

      Évidemment comme tu le dis, le plus gros problème c’est : est-ce que les gens veulent fournir ces informations gratuitement et à jour en tant que « biens communs ». Cela dit, même les commerçants pourraient y voir un intérêt direct, d’être bien référencés, si ça leur fait venir des clients. Et ces services « d’infos en markdown » pourraient être mutualisés par commune ou autre regroupement thématique/affinitaire (comme les mastodons), pas besoin de chacun implémenter le sien.

    • @rastapopoulos oui on pourrait imaginer un service public qui mettrait ça en place, au moins pour des trucs simples (infos d’ouverture de commerce ou d’institutions, ramassage des ordures etc.). Avec un LLM local (ou localement mutualisé). Cela dit je ne sais pas si le coût énergétique sera mieux qu’avec les sites actuels (type tripadvisor par exemple pour avoir les menus/horaires des restos).
      Par contre l’exemple dans l’article c’est le truc agentique du type « réserve moi le resto ce soir », en admettant que ça fonctionne bien (j’ai quelques exemples de dysfonctionnements assez drôles autour de moi) je ne suis pas certain que les gens réclament ce genre de fonctionnalités.

  • #Payer_la_terre. À la rencontre des premières nations des #Territoires_du_Nord-Ouest_canadien

    En 2015, Joe Sacco s’est rendu par deux fois dans les territoires du Nord-Ouest du Canada, au-dessous de l’Arctique. Il est allé à la rencontre des Denes, un peuple autochtone. L’auteur nous raconte l’histoire de ce peuple, ses traditions, restées intactes pour certaines, les premières rencontres avec les Anglais.
    Pendant longtemps, les peuples indigènes du Grand Nord, vivant sur des terres non propices à la colonisation agricole, restèrent livrés à eux-mêmes, jusqu’à ce que la découverte de pétrole et d’or incite le gouvernement à officialiser son autorité sur eux, comme sur leurs terres. À cette période, les autorités s’appropriaient les territoires, non plus par les massacres, mais cliniquement, méthodiquement, et de façon administrative – grâce à des traités.
    En lisant ceux-ci, on n’échappe pas à l’impression que les « Indiens » ont donné la terre où ils vivaient en échange de la promesse d’une annuité de quelques dollars, de quelques outils et de médailles pour ceux qui se disaient leurs chefs. Aujourd’hui, la fracturation hydraulique ajoute la pollution à la spoliation initiale.

    https://www.futuropolis.fr/9782754818551/payer-la-terre.html
    #BD #livre #bande-dessinée
    #Joe_Sacco #Canada #peuples_autochtones #Dene
    #nature #forêt #nomadisme #environnement #montagne #animaux #humilité #fracturation_hydraulique #fracking #pétrole #Territoires_du_Nord-Ouest #industrie_pétrolière #Compagnie_de_la_Baie_d'Huston #extractivisme #conflits #résistance #travail #alcoolisme #drogue #alcool #argent #éducation #champs_pétroliers #exploitation_minière #développement #gaz_naturel #Sahtu #Mackenzie_Valley_Land_and_Water_Board #missionnaires #Eglise_catholique #religion #spiritualité #communauté #mines #uranium #ski-doo #fourrures #or #Traité_8 #Traité_11 #René_Fumoleau #oralité #tradition_orale #Wunk_Sheek #Fraternité_indienne_des_Territoires_du_Nord-Ouest #Denedeh #affaire_Paulette #François_Paulette #justice #combat_juridique #gazoduc #prise_de_conscience #identité #Fort_Simpson #Nation_dene #diamants #prospection #droits_miniers #accords_territoriaux #quantum #autonomie_gouvernementale #Fraternité_indienne #logement #harcèlement_policier #Hire_North #Accord_tlicho #colonisation #sédentarisation #genre #langue #violence_domestique #maltraitance #abus_sexuels #suicide #scolarisation #évangélisation #pensionnats #assimilation #acculturation #pensionnats_autochtones #christianisation #châtiments_physiques #commission_de_vérité_et_conciliation #viols #travail_salarié #excuses #génocide_culturel #souffrance #traumatisme #dédommagement #inceste #colère #déculturation #parentalité #Trout_lake #aides_sociales #revendication_territoriale #différend_territorial #Colombie-Britannique #Yukon #Fort_Liard #mer_de_Beaufort #Inuvik #racisme #identité #violence_relationnelle #Dene_Nahjo #Idle_No_More #déracinement #capitalisme #genre #dépossession #mine_Giant #complexe_d'infériorité

    • ’My work is not finished’ : #François_Paulette named officer of Order of Canada

      Denesuline elder has long advocated for Indigenous and treaty rights

      Denesuline Elder François Paulette has many accomplishments under his belt. He’s an educator, activist, spiritualist, father, grandfather, former chief, and a traditional knowledge holder.

      Now he can add one more title to his name — officer of the Order of Canada.

      The national order recognizes people who have made extraordinary contributions to the country. Paulette is among 120 people — six from the North — who are being honoured this year. He is being recognized for his longtime contributions to treaty and Indigenous rights and his promotion of circumpolar health research.

      “My biggest job has always been protecting the Earth and the water. And that’s always for the future of the children. And also the rights of Indigenous people, treaty rights,” he said.

      But Paulette, who is a member of the Smith’s Landing First Nation, said he’s not one for medals and awards. When he learned he was an Order of Canada recipient, he said he had to think about whether or not to accept the honour. He ultimately decided to do it for his 10 grandchildren.

      “It’s not in my blood to get recognition, at least from the Canadian government or the Crown for the work I’ve done, because my work is all about protecting Mother Earth and working on rights of Indigenous people,” he said.

      For Paulette, one of his proudest accomplishments is moving back to his home community where he and his wife built a log home and raised their children in a contemporary-traditional lifestyle.

      “It was a sense of renewal for me,” he said.

      Paulette was born in April 1949, near Fort Fitzgerald, Alta, and lived there until his community was relocated to Fort Smith, N.W.T., by the federal government beginning in 1959.

      Paulette said he’s also proud of his work negotiating outstanding Crown treaty obligations.

      In 1969, Paulette was one of the founding members of the Indian Brotherhood of the Northwest Territories — renamed the Dene Nation in 1978 — which was formed in opposition to The White Paper. That federal document proposed terminating existing treaties and assimilating Indigenous people in Canada.

      A turning point for the Dene

      In 1971, Paulette became the youngest chief in the territory at that time. The following year, he was part of the Paulette Case, something he said was a “turning point for the Dene.”

      In that case, Paulette and 16 other chiefs from the Mackenzie Valley, challenged the Canadian government to recognize Indigenous title to over 1,165,494 square kilometres of land in the N.W.T. They filed a caveat arguing the Dene didn’t surrender their rights or land when they signed Treaty 8 and Treaty 11 and sought to prevent construction of the proposed Mackenzie Valley Gas Pipeline.

      In 1973, Supreme Court Justice William Morrow ruled that the chiefs had established a case for claiming rights to the land. While the ability to register the caveat was overturned by the Supreme Court of Canada, Morrow’s findings regarding Indigenous rights were upheld. The case also helped prompt the Berger Inquiry, which led to a moratorium on the proposed gas pipeline.

      “I think that turned the page of how the Dene were to begin to negotiate … Canada’s outstanding obligation to the First Nations,” Paulette said.

      Paulette said he is also proud to have been one of the delegates that travelled to Geneva, Switzerland, in 1977, to begin talks that led to the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.

      “That was nice to see that eventually unfold and be recognized by the world.”

      Since then, Paulette has been involved with the Institute for Circumpolar Health Research and is now an adjunct professor at the University of Alberta’s School of Public Health. He has also travelled around the globe speaking to people about Indigenous and treaty rights, spiritualism, healing and environmental protection.

      “If this little token of, this Order of Canada can elevate my profile, I will continue,” he said. “My life in that way is not going to change, my work is not finished.”

      Paulette will be honoured by the Order of Canada at a ceremony in Ottawa later this year.

      https://www.cbc.ca/news/canada/north/francois-paulette-order-of-canada-1.5413265

  • #Keith_Barron : un nouvel Indiana Jones à la recherche d’or en #Bretagne

    En 2023, la #start-up #Breizh_Ressources a discrètement déposé trois #permis_de_recherches #minières concernant 42 communes entre la Bretagne et le #Maine-et-Loire. Officiellement, l’entreprise basée à Lorient espère trouver de l’or et une quarantaine d’autres minerais. Aux manettes, on retrouve un géologue chercheur d’or et une société canadienne immatriculée aux Bermudes.

    – La start-up Breizh Ressources a déposé trois permis exclusifs de recherche minière pour identifier la présence de certains minerais dans les sous-sols, dans un périmètre qui couvre plus de 850 km² et 42 communes, soit l’équivalent de 17 fois la surface de Rennes.
    – Bien que la société soit basée à Lorient, Breizh Ressources est dirigée par le Britannico-Canadien Keith Barron, connu pour avoir découvert l’une des plus grandes mine d’or au monde.
    – Keith Barron est également à la tête de la société #Aurania_Resources basée à Toronto et immatriculée aux #Bermudes, actionnaire unique de Breizh Ressources.

    Un nouvel épisode d’Indiana Jones se prépare-t-il en Bretagne ? Depuis quelques mois, un individu au profil romanesque a fait irruption dans l’ouest de la France à la recherche d’un trésor perdu. Keith Barron, géologue de nationalités britannique et canadienne résidant en Suisse, a la soixantaine, une barbe grise et des yeux qui pétillent quand il parle d’or. Il est président de la start-up Breizh Ressources, basée à Lorient, spécialisée dans l’#exploration_minière, qui a déposé trois #permis_exclusifs_de_recherches_minières (#PERM) entre juillet et octobre 2023.

    Objectif : réaliser des démarches de #prospection dans un périmètre qui couvre plus de 850 km² et 42 communes situées entre la Bretagne historique et le Maine-et-Loire. La démarche, qui n’a été rendue publique qu’au début de l’année 2024, n’a pas manqué d’intriguer la population locale et les médias.

    Sur le papier, le CV de Keith Barron est hors du commun. En Europe, l’entrepreneur est encore peu connu. Mais il est célèbre dans le milieu minier américain. Dans la presse spécialisée, il est même présenté comme une star : c’est lui qui a découvert l’une des plus grandes mine d’or au monde, en 2006, la Fruta Del Norte, au Sud-Est de l’Équateur.

    L’histoire racontée par le géologue est digne d’un film d’aventure. Tout a commencé en 1998 en Équateur. Selon Keith Barron, cette année-là, il s’installe à Quito, la capitale, pour améliorer son espagnol, après avoir obtenu son diplôme en géologie à l’University of Western Ontario et avoir travaillé en Guyane et au Vénézuéla.

    Il est hébergé par une famille dont le père est professeur d’histoire, spécialiste des toutes premières cartes de la région amazonienne. Partageant son attrait pour les minerais, ce dernier attire l’attention du géologue sur deux sites, anciennement exploités par les conquistadors espagnols et recouverts par la jungle depuis : Sevilla del Oro et Logrono de los Caballeros (au sud de Quito).

    Keith Barron découvre l’une des plus grosses mines d’or au monde

    Le jeune homme se lance alors dans la recherche des cités oubliées, après avoir passé deux mois à étudier des documents dans des bibliothèques aux États-Unis et à Ottawa, au Canada. Une fois sur le terrain, la quête prend un tournant inattendu : Keith Barron et deux collègues trouvent des brèches aurifères dans la Cordillera del Condor (chaîne de montagnes à l’est de la cordillère des Andes, NDLR), située à proximité des deux cités.

    Pendant cinq ans, les trois hommes explorent minutieusement une zone de plus de 90 hectares quand, en mars 2006, ils tombent sur le jackpot : le site de la Fruta Del Norte, riche de 10 millions d’onces d’or (une once équivaut à 31,10 g). Deux ans plus tard, le trio vend la mine à la multinationale Kinross pour 1,2 milliard de dollars canadiens. Le magazine spécialisé The Northern Miner sacre alors Keith Barron et ses deux acolytes « personnalités minières de l’année ». Keith Barron entre dans la légende.

    Voilà pour ce qu’on appelle « le storytelling ». Mais William Sacher, enseignant canadien, chercheur à Quito, en Équateur, et titulaire d’un doctorat en géosciences, met en garde : « C’est un joli narratif qui parle de vieilles cartes, de flair, de chance et d’intuition. C’est un discours destiné aux investisseurs, mais la réalité, selon moi, est bien différente ».

    Pour William Sacher, les géologues spécialisés dans la recherche de minerai ont, avant tout, une démarche pragmatique : « Ils travaillent à l’aide de techniques spécifiques, de relevés scientifiques réalisés dans les sols par des organismes spécialisés (comme le Bureau de recherches géologiques et minières, BRGM, en France) et ils s’appuient sur des consultants expérimentés au niveau local ».

    Certains auraient également d’autres compétences un peu moins avouables : « Ils savent trouver les bonnes personnes pour avoir les bonnes infos et ils savent négocier pour repérer puis accéder aux bons endroits. Dans certains pays, ils peuvent même aller jusqu’à corrompre des fonctionnaires », croit-il savoir.

    Un beau discours destiné à séduire les investisseurs

    La nécessité d’élaborer un beau « storytelling » est liée au secteur dans lequel évolue Aurania Resources. Elle est ce qu’on appelle une « junior » dont le principal objectif est d’explorer les sous-sols à la recherche de minerai. Si elle en trouve, elle cède ensuite un permis d’exploiter, après approbation du ministère des Finances et de l’Industrie, à une « major » dont l’objectif est alors d’extraire le minerai trouvé.

    Dans la chaîne alimentaire du monde minier, les « juniors » sont les entreprises qui prennent le plus de risques financiers : « il faut un sacré alignement des planètes pour que l’endroit exploré puisse devenir, concrètement, une mine », souligne Williams Sacher.

    Les « juniors » font des hypothèses sur le contenu des sols, mais n’ont pas de certitude. Et elles mettront du temps à avoir des données solides : il faut entre trois et six ans pour réaliser des analyses exhaustives. Autant dire un siècle pour les investisseurs.

    C’est pourquoi, comme l’expliquent Brice Laurent et Julien Merlin, respectivement sociologues aux Mines ParisTech et au CNRS, dans leur article L’ingénierie de la promesse : le renouveau minier et la mine responsable : « les incertitudes géologiques ne permettent aux juniors d’estimer précisément les ressources que très tard, ce qui les oblige à réaliser un travail de conviction, reposant à la fois sur des éléments matériels et discursifs […], le travail réalisé par les juniors associe donc étroitement exploration géologique et communication adressée aux investisseurs. »

    Une société basée à Toronto, immatriculée aux Bermudes

    Derrière la belle histoire, il y a la réalité, plus prosaïque. Le siège social d’Aurania Resources est à Toronto, au Canada, mais elle est immatriculée au registre du commerce et des sociétés dans les Bermudes. Son principal actionnaire demeure Keith Barron, qui détient 43 % des actions, aux côtés d’autres investisseurs comme Haywood securities Inc, une société d’investissement canadienne, qui en possède 29 %, ou encore Citibank Canada, une banque canadienne, qui en détient 6 %.

    Son objet est ainsi défini : « l’exploration minière axée sur la sélection, le jalonnement ou l’acquisition de propriétés minières et l’exploration de ces propriétés pour des gisements potentiellement riches en or, cuivre, argent et autres matières premières de valeurs ».

    Son projet phare reste la poursuite du vieux rêve entamé par Keith Barron sur la piste de l’or en Équateur. Nommé « Lost Cities-Cutucu », le projet est composé de 42 permis d’exploitation qui couvrent plus de 2.000 km².

    Les opérations d’exploration en Bretagne représentent une stratégie typique des « juniors », si l’on en croit Brice Laurent et Julien Merlin qui citent le témoignage du président d’une junior interrogé au cours de leur recherche : « multiplier les projets d’exploration permet à la fois de minimiser le risque géologique, mais aussi de convaincre les investisseurs qu’au moins un projet d’exploration aboutira à une découverte valorisable. Une junior qui ne miserait que sur un seul projet ne serait pas perçue comme crédible sur les marchés financiers. »

    Réflexion que confirme Brezih Ressources : « les sociétés juniors fonctionnent sur le même principe que les start-ups, par exemple dans la recherche médicale et le développement de vaccins : elles doivent simultanément attirer des investisseurs privés via l’émission d’actions et mener des travaux de recherche pour éventuellement déboucher sur des découvertes ».

    Le géologue à l’assaut des sous-sols bretons

    Le géologue aux allures d’Indiana Jones a demandé, via la société Breizh Ressources, l’autorisation d’explorer les sous-sols bretons à la recherche d’or et d’une quarantaine d’autres minerais. À ce propos également, Keith Barron déroule une belle histoire. Son intérêt pour la Bretagne aurait été réveillé en juin 2022, quand il apprend que le Muséum national d’histoire naturelle de Paris (MNHN) expose le plus gros échantillon de pépite jamais trouvé en France. Il s’agit d’une pépite d’or de 3,3 kg découverte à Hennebont (56), qui contient 1,1 kg d’or (mêlé à du quartz), acquise par la Banque de France en 2022 et mise en dépôt au musée.

    Il explique que son équipe aurait contacté le musée pour en savoir plus. Celui-ci lui aurait alors appris que Le Journal du Morbihan avait déjà fait mention de cette pépite en juillet 1875 en ces termes : « Des ouvriers étaient occupés à casser des pierres sur le grand chemin qui conduit à Kervignac. Une d’elles, étant plus dure, que les autres, fut jetée de côté par le cantonnier […] le caillou en question, provenant d’une carrière de quartz, contenait un filon d’or d’une assez grande étendue, et qu’un expert aurait estimé, dit-on, valoir plus de cinq cents francs. »

    Puis, toujours selon l’histoire racontée par le géologue, une rencontre achève de le convaincre en juin 2023 de la nécessité de lancer des investigations dans la région. Keith Barron rencontre un exposant (désirant rester anonyme) au salon des minéraux de Sainte-Marie-aux-Mines, en Alsace, qui lui montre un échantillon aux caractéristiques équivalentes à celle du spécimen exposé au Muséum d’histoire naturelle, lui aussi trouvé dans la région d’Hennebont.

    Le géologue n’a plus aucun doute : il faut aller explorer ce sol breton. Vérifications faites par Splann ! auprès des différents acteurs concernés, les éléments concernant les pépites d’or sont véridiques. En revanche, le MNHN déclare ne jamais avoir été contacté par l’équipe de Keith Barron, « au titre de son expertise scientifique ».

    À partir de juin 2023, les démarches sont allées bon train. La société Aurania Resources, dirigée par Keith Barron, a constitué Breizh Ressources en septembre 2023. Son objet est « l’étude géologique, l’exploration des ressources minérales, l’étude et l’exécution de solutions de dépollution, traitement et valorisations d’anciens rejets miniers ».

    Le 21 juillet 2023, alors que Breizh Ressources était encore en cours de constitution, la société a déposé un premier permis d’exploration minière baptisée « Epona », qui concerne les communes de Kervignac, Nostang, Hennebont et Languidic. Puis, un deuxième le 5 octobre 2023, « Bélénos », étendu sur 440 km², deux départements et 18 communes. Et enfin, le 11 octobre 2023, « Taranis », couvrant 360 km², trois départements et 20 communes. À noter que les noms de ces permis font référence à des divinités gauloises de la mythologie celtique.

    Quant aux notices d’impact destinées à évaluer les éventuels dégâts environnementaux causés par ce type de recherches, elles ont été effectuées par le bureau d’ingénierie ENCEM Sud-Est, basé Vénissieux, près de Lyon, entre le 4 et le 19 juillet 2023 pour le dossier Epona et entre le 12 et le 28 juillet pour les dossiers Bélénos et Taranis [lire « Breizh Ressources, la société minière la plus discrète de l’ouest »].

    De son côté, Breizh Ressources relativise cette impression d’urgence en expliquant que ses géologues avaient « identifié depuis longtemps l’intérêt géologique du Massif armoricain » mais que leurs démarches avaient été freinées, jusque-là, par « le manque de volonté politique et la faible prise de conscience de l’importance de relocaliser l’approvisionnement en métaux stratégiques ».
    « Un pays à forte tradition minière »

    L’objet des trois permis de recherche ne se limite pas à l’or. Breizh Ressources a étendu ses investigations à une quarantaine d’autres minerais, dont l’antimoine, l’étain, le titane, le zirconium et le lithium. Selon ces documents, le total des opérations d’exploration s’élève à 1,95 million d’euros pour les deux premières phases de recherches des trois PERM. Et, si les résultats sont concluants, il faudra investir à nouveau pour financer la suite des opérations.

    C’est pourquoi Keith Barron est à la recherche de capitaux frais. Comme il aime le souligner, il s’est personnellement investi dans Aurania Resources : il a prêté 3 millions de dollars canadiens à la société en 2023. Le géologue, qui est régulièrement invité dans des émissions américaines et canadiennes de sites spécialisés ensuite retransmises sur le net, en profite pour tenter de convaincre des investisseurs potentiels.

    Dans ces vidéos, il déroule les éléments de son « storytelling » breton : la fameuse pépite à la taille inédite, les articles de journaux datant du début du siècle ou encore la légende de Jules César qui a fait fortune en Gaule avant de remonter à Rome. Il précise également que les métaux critiques, comme l’antimoine et le nickel, sont majoritairement importés en Europe et que le « vieux continent désire être autosuffisant ».

    Il parle même d’un fonds de 500 millions d’euros mis en place par Emmanuel Macron pour soutenir les investissements dans le secteur. Il s’agit, en effet, d’un fonds dédié aux métaux critiques créé en mai 2023 et l’État y participe via la Caisse des dépôts et consignations.

    Il prévient cependant que les démarches en France ne sont pas si faciles : « C’est un peu une black box (boîte noire, NDRL), il y a beaucoup de bureaucratie. Cela prend du temps mais nous travaillons avec les autorités. Les sous-sols sont la propriété de l’État, donc il faut une licence, ou quelque chose comme ça, pour extraire. »

    Tout en se montrant optimiste quant à l’issue des demandes : « C’est un pays qui a une longue histoire minière. Et puis partout, on a besoin d’emplois, non ? » In fine, on se demande si l’homme n’espère pas réitérer son exploit et gagner une deuxième fois le jackpot comme il l’a fait en Équateur lorsqu’il lâche « I am trying to do it again » dans un cri du cœur.

    Les vidéos et l’histoire d’Aurania Resources mettent beaucoup en avant Keith Barron. C’est lui qui a signé les documents officiels du PERM et qui s’est exprimé publiquement en un premier temps auprès des investisseurs. Mais il est entouré d’une équipe dont deux hommes sont particulièrement actifs en France : Jean-Paul Pallier et Stefan Ansermet.

    Le premier est d’origine bretonne, diplômé à l’Université de Brest et a débuté sa carrière au BRGM en Guyane en 1995 avant de rejoindre Aurania Resources en 2009. Le deuxième est conseiller spécial et a été l’un des fondateurs de l’entreprise. Ce sont eux qui portent les projets d’Aurania Resources en France via Breizh Ressources : ce sont les interlocuteurs des collectivités locales concernées par les trois PERM et des associations sur le terrain [lire notre second volet].

    Fin 2024, Jean-Paul Pallier est même apparu dans la presse au travers d’un article titré : « Breizh Ressources est une start-up qui ne gagne pas d’argent ».

    Les deux collaborateurs de Keith Barron ont également fait parler d’eux récemment en Corse où Aurania Resources a créé une entité au même profil que Breizh Ressources, #Corsica_Ressources : elle est implantée au niveau local, mais a, comme principal actionnaire, Keith Barron. Là-bas, l’équipe est intéressée par le nickel présent dans les galets et le gravier de deux plages du #Cap_Corse.

    On ne sait pas ce que va trouver le géologue dans les sous-sols français. Mais une chose est sûre : il est parti en quête de #minerai, d’aventures et de gloire.

    https://splann.org/enquete/intoxication-miniere-en-bretagne/keith-barron-recherche-or-bretagne
    #extractivisme #Canada #Corse #France

    • De l’or en Bretagne ? Les sous-sols du massif armoricain suscitent la convoitise d’une société minière canadienne | Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/bretagne/de-lor-en-bretagne-les-sous-sols-du-massif-armoricain-suscitent-la-conv

      Le projet a de quoi faire rêver ou inquiéter. Un groupe canadien souhaite pouvoir explorer le sous-sol breton afin d’y trouver de l’or, entre autres métaux stratégiques. Trois demandes ont été déposées, sur lesquelles Bercy pourrait se prononcer d’ici à la fin de l’année.

      Le sous-sol breton attise les convoitises. Or, cuivre, étain, zinc, antimoine, terres rares… Près de dix ans après l’abandon des projets Variscan, le massif armoricain est dans le viseur de Breizh ressources, une société lorientaise qui souhaite sonder les richesses souterraines à la recherche de métaux précieux pour de nombreuses technologies de pointe. Pour pouvoir conduire ses travaux, cette filiale du canadien Aurania a déposé, en 2023, trois demandes de permis exclusif de recherche. « Les dossiers sont en cours d’instruction », indique Guillaume Mamias, responsable environnement et relations institutionnelles chez Breizh ressources.

      Baptisé Taranis, le dossier le plus conséquent vise une zone de 360 km² sur 20 communes, de Ruffiac (56) à Guémené-Penfao (44) en passant par le nord de Redon (35). Le deuxième dossier, Belenos, cible, quant à lui, 441 km² et 18 communes en Loire-Atlantique et dans le Maine-et-Loire, tandis que le dernier, Epona, s’intéresse à une surface de 51 km² sur quatre communes à l’est de Lorient (Hennebont, Languidic, Nostang et Kervignac).


      Les Fougerêts, dans le Morbihan, fait partie de la zone couverte par le dossier Taranis.
      Nicolas Créach

      L’or d’abord ?
      Dans ses dossiers soumis aux services de l’État, Breizh ressources s’intéresse à une vingtaine de métaux critiques. « Mais si on regarde bien, on parle 35 à 40 fois d’or et très peu du reste… », pointe Jean Baranger, membre du collectif de riverains Stop Taranis. S’il est convaincu que le précieux métal est le principal objectif, c’est parce que, sous l’effet de la hausse de la demande, son cours s’est envolé. « Il était à 45 000 euros le kilo en 2022, on parle du double aujourd’hui. »

      Le métal doré est, par ailleurs, au cœur des interventions du président d’Aurania, Keith Barron. Connu pour avoir découvert une mine d’or en Équateur, dans les années 2000, l’homme en est convaincu : « Il y a une ou plusieurs sources d’or en ancienne Gaule dont on a perdu la trace », lance-t-il en 2023, lors d’un symposium.

      Si nous n’étions intéressés que par l’or, nous serions allés dans le Limousin ou au Canada.

      Breizh ressources l’assure toutefois : ses recherches seront bien « polymétalliques ». Certes, l’or permettrait de solvabiliser le projet mais « c’est plus une boussole qu’une fin en soi car lorsqu’on en trouve, c’est le signe de la présence potentielle d’autres métaux », explique Guillaume Mamias. Qui ajoute : « Si nous n’étions intéressés que par l’or, nous serions allés dans le Limousin ou au Canada ».


      Dans le Morbihan, un projet de recherche cible quatre communes : Languidic (photo), Hennebont, Nostang et Kervignac.
      Photo Le Télégramme/Nicolas Créach

      Une nouvelle consultation publique
      À l’étude depuis plusieurs mois, les demandes de Breizh ressources ont fait l’objet d’une consultation publique en ligne organisée par les préfectures, entre fin juin et fin juillet 2024. « Les habitants n’ont pas été prévenus. Tout s’est fait dans un contexte chahuté de dissolution de l’Assemblée nationale et de Jeux olympiques », déplore Pauline Pennober, de l’association Eau et rivières de Bretagne. « On a juste reçu un e-mail, un parmi d’autres… En plus, il y avait une erreur dans l’URL de la consultation », se souvient Didier Hurtebize, le maire de Saint-Congard (56), commune concernée par le projet Taranis. Breizh ressources, elle, dit multiplier les rencontres avec les élus afin d’expliquer ses projets.

      Des projets évalués par l’Autorité environnementale, qui a publié son avis et ses recommandations en février 2025. Breizh ressources a eu un mois pour éventuellement modifier ses dossiers et attend désormais une nouvelle consultation. Selon le ministère de l’Industrie et de l’Énergie, celle-ci sera lancée « entre mi-mai et mi-juin ». Bercy pourrait ensuite se prononcer sur les demandes de permis d’ici à la fin de l’année.

      Un territoire minier est un territoire sacrifié.

      Inquiétudes environnementales
      Alors qu’il ne s’agit que de sonder des terrains, la fronde, menée par Eau et rivières, s’organise pour alerter sur les conséquences des mines qui pourraient voir le jour : déchets, pollution, bruit, fortes consommations d’eau et d’énergie. « Un territoire minier est un territoire sacrifié », souligne Pauline Pennober, reprise par la députée LFI de Redon, Mathilde Hignet, dans une intervention à l’Assemblée, début mars.

      Face à ces arguments, Breizh ressources reconnaît que ses activités auront un impact mais souligne que « l’époque des mines à la "Germinal" est révolue » et veut croire en un modèle « responsable ». Tout en rappelant l’importance de la recherche minière pour la souveraineté, dans un contexte de concurrence mondiale acharnée, Guillaume Mamias fait valoir qu’il y a entre 1 et 5 % de chances d’aboutir à une mine et que le processus prend dix à quinze ans minimum. « Un permis de recherche n’est pas la voie royale vers une mine, c’est le début du chemin. »

  • Consultants et Freelances : pensez aux études de cas pour convertir vos prospects en clients
    http://www.leportagesalarial.com/consultants-freelances-etudes-de-cas-convertir-prospects-en-clien

     Les barrières à l’entrée pour devenir #consultant ou #freelance sont dans la plupart des cas minimales : une déclaration d’autoentrepreneur ou un contrat de travail en portage salarial, un bon PC portable, et une connexion internet suffisent pour se lancer. De plus, n’importe qui peut s’autoproclamer expert. En conséquence la concurrence est rude, … Read more →

    #Outils_du_consultant #étude_de_cas #prospection

  • Caspian sturgeon population declining to critical level - AzerNews
    http://www.azernews.az/azerbaijan/76779.html

    Recent studies show that the number of sturgeons in the Caspian Sea has decreased to a critical level, a leading expert said.
    Ilham Alekperov, Head of the Zoology Institute of the Azerbaijan National Academy of Sciences, said the main reason for the decline of the sturgeons in the Caspian Sea is primarily a large-scale illegal fishing in the rivers and the sea. “Sturgeon fishing throughout the year led to a decrease in their population.
    Conducting seismic exploration in the Caspian Sea has also had an impact on the reduction of the sturgeons’ number, Alekperov added.
    The comb jelly, made its way from the Black Sea to the Caspian Sea using the ballast water of ships, and now is growing rapidly, the director said.
    Joint research with American scientists has shown that the comb jelly has badly harmed plankton of the Caspian Sea. Mnemiopsis used Caspian plankton as food and rapidly multiplied.

    #caviar, #esturgeon
    #Cténophore, #espèce_invasive
    #prospection_sismique

  • Directive allows construction in Turkey’s forests
    http://www.todayszaman.com/news-345522-directive-allows-construction-in-turkeys-forests.html

    A new directive published in the Official Gazette on Friday allowing commercial activity in forested areas has caused concern among environmentalist groups.

    The directive allows the laying of pipelines, the construction of energy plants, warehouses, communication facilities as well as educational and sports complexes, roads, service areas for ports, airports, tracks, tunnels and similar transportation structures as well as drilling for natural gas and oil in Turkey’s forests. The directives also allow mining activities in forested areas.

    #Prospection_énergie
    #Environnement

  • Lettre ouverte à Madame Anne #Hidalgo et Monsieur Francois #Vauglin | LA GÉNÉRALE
    http://www.lagenerale.fr/?p=4435

    Votre programme de campagne municipale pour le #11ème arrondissement, annonce un projet de cinéma
    « au cœur de l’arrondissement (…) dans le quartier de la Mairie ». D’après le plan, il s’installera au début de l’avenue Parmentier. Cette annonce fait suite à des visites répétées de nos locaux par des cabinets d’architectes privés accompagnés par les services techniques de la ville, ainsi que le Service d’Etude et de #Prospection_Immobilière de la Ville de Paris.

    A cela s’ajoute la visite de Monsieur Carion, souhaitant installer les bureaux de sa société de production cinématographique et à qui Monsieur Bruno #Julliard, Adjoint à la culture, anticipant déjà notre éviction envoie ses vœux 2014 à notre adresse.
    Vous comprendrez aisément notre indignation.

    Nous n’avons jamais eu l’occasion de discuter de ce cinéma, ni avec Monsieur Vauglin, qui refuse explicitement de nous recevoir, ni avec l’actuel adjoint à la #Culture à la Ville.
    L’action culturelle, artistique et associative menée par #La_Générale, sise au 14 avenue Parmentier dans le 11ème arrondissement, reconnue et soutenue par des personnalités importantes du monde de la culture et des associations d’utilité publique, semble avoir peu d’intérêt à vos yeux.
    Malgré notre ouverture sur le quartier, notre travail de terrain, notre programmation de qualité ou notre soutien à la création émergente, nous ne sommes jamais apparus dans le programme culturel de la Mairie d’arrondissement (notre lieu n’est toujours pas référencé parmi les lieux culturels du 11ème sur le site de la Mairie) et Monsieur le Maire sortant Patrick #Bloche n’a toujours pas daigné venir à La Générale, en dépit de nos invitations régulières.
    Cette annonce publique du projet de cinéma de quartier, proposition de votre campagne, sur le site du 14 avenue Parmentier, illustre un #double_discours insupportable. Dans votre programme électoral et tout récemment, dans une lettre que vous avez adressée au réseau Actes-If (dont nous faisons partie), Madame le Maire, vous reconnaissez la nécessité de structures dites intermédiaires, pour « donner à Paris l’élan de la création artistique » et vous souhaitez vous « appuyer sur les lieux novateurs et ouverts à tous pour valoriser les pratiques artistiques… ». Vous promettez de mettre « à disposition des artistes des #lieux dédiés ».
    La Générale est un de ces lieux de création, encore trop rares dans Paris intra-muros, reconnu et soutenu
    par la Région Ile-de-France comme « Fabrique de Culture ». Or nous constatons l’absence de soutien de votre part, et même la défiance dont font preuve la Mairie du 11ème et les services de la Ville envers notre projet. En nous relogeant au 14 avenue Parmentier en Juillet 2009, nous ne pouvions pas imaginer que la Mairie de Paris s’achetait la paix et se payait à peu de frais des arguments de campagne, qui aujourd’hui sonnent creux à nos oreilles.
    Nous tenons à préciser que notre bail dans ce bâtiment a été reconduit, et ce pour 3 ans, fin janvier 2014. Nous ne sommes pas en bail précaire. Nous avons toute légitimité à travailler dans ce lieu, que nous entretenons et dans lequel nous avons investi plus de 80 000 euros depuis notre arrivée. Nous avons créé 2 CDI et un volume important d’emplois intermittents. Nous avons soutenu et accueilli plus de 250 résidences, servi de tremplin à de nombreux artistes émergents, d’outil de travail à des artistes confirmés, de relais pour plusieurs institutions (comme le Théâtre du Rond Point, le Théâtre Paris-Villette, le Centre Georges Pompidou, le Théâtre de l’Aquarium, les Bouffes du Nord, le 104, la Gaité Lyrique, la MPAA, la Maison des métallos, etc.)

    Nous souhaitons vous rappeler qu’au 14 avenue Parmentier, nous soutenons déjà la création cinématographique dans toutes ses étapes : de l’écriture de scenarios à la diffusion publique.
    Nous demandons à la #Mairie_du_11ème arrondissement et à la #Ville_de_Paris de cesser de nous nier, d’entraver notre travail, et de dénigrer notre projet à qui veut bien l’entendre. L’énergie des artistes associés, bénévoles, engagée dans cette aventure, n’a pas besoin de ces dispersions.
    Lassés de ces attaques répétées, de l’absence de dialogue et de concertation, nous attendons que vos beaux discours de campagne se reflètent enfin dans la réalité.
    Dans l’attente, nous retournons au travail !
    Bien à vous,
    Le collectif La Générale.

  • #Gartner Says Worldwide Traditional #PC, Tablet, Ultramobile and Mobile Phone Shipments On Pace to Grow 7.6 Percent in 2014
    http://www.gartner.com/newsroom/id/2645115

    “users continue to move away from the traditional PC (notebooks and desk-based) as it becomes more of a shared content creation tool, while the greater flexibility of tablets, hybrids and lighter notebooks address users’ increasingly different demands” Tags: PC #tablette part de marché Gartner #prospection #smartphone #todo:formation

    #part_de_marché

  • De la Bretagne au Limousin, les #compagnies_minières débarquent en France - Ré-industrialisation ? - Basta !
    http://www.bastamag.net/article3239.html

    Cela s’apparenterait presque à une ruée vers l’or. Des dizaines de demandes de permis ont été déposées par plusieurs compagnies à capitaux australiens, singapouriens ou égyptiens pour explorer le sous-sol hexagonal et ses métaux. Une première vague de #prospections a été autorisée dans la Sarthe. La fièvre des matières premières gagne d’autres régions, sans que l’on sache si les citoyens seront consultés et les activités minières strictement encadrées, au vu des #pollutions passées.

    Pourquoi ce regain d’intérêt pour des gisements que chacun pensait épuisés par la révolution industrielle puis les Trente glorieuses ? Avec l’envolée du prix des matières premières, liée à une pénurie annoncée, des gisements de métaux délaissés deviennent désormais rentables, comme pour les hydrocarbures. C’est particulièrement vrai pour le cuivre dont la tonne s’échange actuellement au-delà de 7 000 dollars contre 1 700 dollars il y a dix ans. Mais c’est aussi le cas de l’or : devenue valeur refuge avec la crise, l’once vaut aujourd’hui 1 400 dollars, soit quatre fois plus qu’en 2003.

    Cette montée des cours s’accompagne d’un contexte politique jugé favorable par les compagnies minières. Dès octobre 2012, Arnaud Montebourg a exprimé son souhait de « donner une nouvelle ambition à la France, celle de redevenir un pays dans lequel on peut exploiter des mines, comme le font de nombreux pays européens ». D’ailleurs, « le code minier est en révision… », insiste un document interne de Variscan. Traduisez : sa réforme pourrait être accommodante, surtout si, vu leur convergence d’intérêts pour « un renouveau minier », des majors comme Total ou GDF Suez aux « juniors » comme Variscan ou Cominor, font valoir efficacement leur point de vue (lire aussi notre enquête sur le lobbying en faveur des gaz de schiste).