• Article sur le #réseau de #prostitution de #femmes nigérianes en #France (publié en mai 2015)
    Trahies, battues, violées: l’enfer des prostituées nigérianes en France

    « Je croyais qu’une fois en France, j’allais étudier, que l’enfer allait s’arrêter », raconte Joy, forcée à se prostituer pour payer son exil. Comme elle, des centaines de jeunes Nigérianes en quête d’une vie meilleure, finissent, après un voyage traumatisant, sous la coupe d’un réseau de prostitution.

    Dans les rues des grandes villes de France, elles sont aujourd’hui les plus nombreuses, devant les filles de l’Est ou les Chinoises, selon les autorités, et pratiquent les tarifs les plus bas, à partir de 10 euros la passe.

    La plupart arrivent d’Italie, où elles ont passé jusqu’à plusieurs années. « Les réseaux nigérians se déplacent vers la France en provenance d’Italie », confirme Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii). La lutte contre les mafias nigérianes engagée par le gouvernement italien a forcé ces réseaux à se déplacer vers le Sud-Est de l’Hexagone.

    A Marseille, où la part des prostituées nigérianes a nettement augmenté ces dernières années, Michel Martinez, chef de la brigade de répression du proxénétisme (BRP), a appris à connaître ces réseaux « très organisés » : « Au pays, les filles sont recrutées par une +madame+, souvent une ancienne prostituée, qui les surveille et les met au travail, tandis que les hommes s’occupent du passage, de la logistique, de récupérer l’argent ».
    « Des invisibles »

    Leur parcours —Niger, Libye puis Italie en général— dure 2-3 mois « pendant lesquels elles sont privées de nourriture, violées, et elles commencent à travailler car elles n’ont pas d’argent pour payer le voyage ». Le prix de l’exode : 50.000 euros en moyenne, qu’elles doivent rembourser en se prostituant.

    Happy, qui a aujourd’hui refait sa vie à Marseille, a par exemple laissé derrière elle deux enfants au Nigeria pour fuir un mari violent. Forcée à se prostituer par ses passeurs pour payer son voyage vers l’Europe, elle finit par fuir l’Italie, où elle était « persécutée par la police, les hommes », raconte-t-elle à l’AFP, et traverse les Alpes, enceinte de 8 mois. « C’était terrible », décrit-elle en anglais, « j’ai dû grimper, sauter, courir avec mon gros ventre, mais j’y suis arrivée et j’ai sauvé mon bébé ».

    Les proxénètes sont très difficiles à « coincer », pointe aussi Michel Martinez : « Ce sont des personnes très peu visibles : elles n’utilisent pas le téléphone, sont très mobiles, changent de perruque, d’adresse, de numéro... Parfois les +madames+ s’échangent même les filles pour brouiller les pistes ».

    Pour faire tomber les réseaux, la police s’appuie sur les associations, qui peuvent convaincre les filles de porter plainte. Une démarche « extrêmement délicate » selon Lionel Arsiquaud, éducateur spécialisé de l’Amicale du Nid à Marseille, qui a vu « exploser » les arrivées de Nigérianes, qui représentent maintenant 80 % de son public. « C’est d’autant plus difficile qu’elles ne se sentent pas victimes de traite humaine », développe ce travailleur social.

    « Elles ont peur de tout, ce sont des invisibles », renchérit Elisabeth Moiron-Braud, secrétaire générale de la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof). « Quand elles arrivent en France, elles ont un lourd passif, elles ont été traitées comme du bétail en Libye ».

    Joy, à qui on avait fait miroiter des études en France, a été recrutée à Benin City, plaque tournante de trafics en tous genres. « Dans mon pays, on ne parle pas de prostitution, on dit qu’on va +se faire sponsoriser le voyage+ », souligne-t-elle. Il y a 10 ans, cette coiffeuse « très pauvre », qui peine à manger chaque jour, fait confiance à un homme qui dit vouloir l’aider.

    Dans ses bagages, elle emmène tous les livres qu’elle possède pour ses futures études. Le voyage dure un an, durant lequel son « sponsor », qui l’avait recrutée, la force à se prostituer. « Je couchais avec des hommes arabes, souvent armés, j’étais tellement battue et violée que je ne pouvais plus marcher ni m’asseoir, mais j’étais sûre qu’en France tout s’arrangerait », raconte la jeune femme aux longs cheveux bouclés. Quand elle raconte à ses compagnes d’infortune qu’elle va étudier, « elles se moquent » d’elle.
    Rituel vaudou

    Arrivée en France, elle comprend que son calvaire ne fait que commencer : « La +madame+ du réseau m’a dit que je lui devais 40.000 euros et que pour ça je devais aller sur le trottoir ».

    Pour Lionel Arsiquaud, les réseaux ont d’autant moins de mal à tenir les filles sous leur coupe qu’il s’agit de personnes « conditionnées, dans leur pays, à être esclaves de maison ou dans les champs, à ne pas toujours être payées pour leur travail ».

    Des jeunes filles, parfois mineures, issues de familles « malveillantes et maltraitantes, qui parfois les vendent aux passeurs et à la +madame+ ». En général, explique Célia Mistre, directrice de l’Amicale du Nid 13, « elles souhaitent arrêter parce qu’elles sont enceintes ou à cause des violences, pas tant à cause de la prostitution qu’elles ont intégrée psychologiquement comme un poids à porter ».

    Un fardeau sanctuarisé par le rituel du « juju », un rituel vaudou qui lie les filles jusqu’à la mort à leur « madame ». Joy se souvient d’une cérémonie « effrayante, où je devais donner du sang, des cheveux, une dent même ». Quand elle trouve la force de quitter le réseau en 2015, sa « madame » appelle ses parents au Nigeria pour les menacer d’activer le « juju » contre eux.

    Aujourd’hui maman de deux petites filles nées à Marseille, Joy tente d’obtenir des papiers pour travailler légalement en France. Depuis qu’elle a porté plainte contre ses proxénètes, la trentenaire se sent « comme entre parenthèses », dans l’attente d’une nouvelle vie.

    https://www.lepoint.fr/societe/trahies-battues-violees-l-enfer-des-prostituees-nigerianes-en-france-03-05-2
    #migrations #asile #réfugiés #traite_d'êtres_humains #Nigeria

  • Une histoire des relations amoureuses en Nouvelle-France Jean-François Nadeau - 13 septembre 2019 - Le devoir

    #Séduction, #bigamie, #adultère, #homosexualité, #amour passionné, #déception, #prostitution, #déraison, #divorce et séparation ne sont pas des réalités nouvelles. L’histoire du Québec, plaide à cet égard un livre qui vient de paraître, est moins linéaire qu’on n’a bien voulu le croire. Du moins en ce qui concerne la période qui va jusqu’à 1760 et que le journaliste Jean-Sébastien Marsan parcourt, à grandes enjambées, dans un premier tome d’une Histoire populaire de l’amour au Québec.

    « Les Canadiens n’étaient pas tous des monogames à vie, d’une exclusivité amoureuse et sexuelle à toute épreuve », explique Marsan. En d’autres termes, Lionel Groulx avait tort d’affirmer avec autant de fermeté que « tout un ensemble de motifs ou de raisons fermait la porte de la colonie aux vicieux ou aux avariés moralement » et que ce pays, fondamentalement austère, placé sous la garde d’un clergé aux allures de chien de berger, barre la route « aux chercheurs de fortune rapide, aux libertins ».

    Marsan rappelle que l’ #histoire est plus méandreuse que ne le veut le récit officiel, citant pour preuve abondamment les travaux pionniers de l’historien Robert-Lionel Séguin.
     

    La #Nouvelle-France n’était certainement pas très olé olé, selon les canons du temps présent. Mais l’histoire doit bien se donner la peine de faire respirer tous les faits afin de se rendre plus intelligible. Il n’est pas sans intérêt de rappeler ainsi qu’Iberville, le héros magnifié de la Nouvelle-France, avait bel et bien été condamné pour viol ou encore que Mme Bégon se livrait à l’écriture d’une magnifique correspondance passionnée avec son gendre. C’était en ces temps où une #esclave #autochtone pouvait, sous prétexte d’une cure au lait maternel, être obligée de donner le sein à un malade qui n’était autre que son maître.

    Il faut rappeler encore, après l’excellent livre Charivari et justice populaire au Québec (2015) qu’avait publié René Hardy, la puissance qu’eurent en ce pays ces tapages publics qui remettaient en cause certains mariages jugés inconvenants.

    Amours autochtones
    Marsan consacre une portion de son travail à faire la recension des écrits qui concernent les pratiques amoureuses des Amérindiens. Méfiance d’abord, dit-il, méfiance ! Car il ne faut pas croire tout ce que disent les textes anciens à leur sujet.

    Il n’en recense pas moins ce qu’en disent les sources habituelles : Pierre Boucher, Lafitau, Paul Lejeune, Samuel de Champlain, Roberval, Bacqueville de la Potherie. En parlant des rapports amoureux des autochtones, les mémorialistes et les voyageurs mettaient très souvent davantage en lumière leurs propres conceptions du monde que celles des sociétés en principe observées. « Au contact des Amérindiens, des Français ont vu de l’adultère partout. Et de l’adultère à l’orgie permanente, il n’y avait qu’un pas à franchir… »

    Gabriel Sagard, un missionnaire, témoigne d’un repas de noces en pays autochtone. À table, le festin se compose de chien, d’ours, de poissons et d’autres viandes. On croit s’y trouver. Pierre Boucher constate pour sa part des modalités de séparation des couples qui apparaissent beaucoup moins compliquées que dans les pratiques européennes : « Aucune jalousie ne se mêle entre eux pour cela et ils n’en reçoivent aucune honte, infamie ou déshonneur. » Faut-il prendre cela néanmoins pour une règle absolue ?

    Marsan cite Denys Delâge, qui rappelle que la sexualité des Autochtones, en tout cas, n’était pas « sublimée ni canalisée dans des institutions monogamiques ». La polygamie supposée des Autochtones apparaît en vérité à nuancer. Marsan cite l’ethnologue Roland Viau : « En Iroquoisie ancienne, la monogamie, pour un individu, signifie être plus fidèle à un partenaire à la fois qu’à plusieurs. » Dans un contexte américain, où la sexualité apparaît autrement plus libre que les pratiques officielles attestées en Europe, il n’en demeure pas moins que, chez les premiers habitants du Nouveau Monde, hommes et femmes ont un partenaire de prédilection.

    Jean-Sébastien Marsan, un journaliste de formation, avance que les événements de l’intimité dont il parle dans ce livre continuent d’influencer, trois siècles plus tard, nos rapports sociaux, sans pour autant très bien nous dire comment et pourquoi.

    Deux autres tomes
    Les deux autres tomes qui doivent faire suite à celui-ci n’ont pas encore de date de parution connue. Ils doivent respectivement s’intéresser au Régime anglais et au XXe siècle, du moins celui qui court jusqu’aux années 1960.

    Ouvrage de vulgarisation, ce premier tome d’une Histoire populaire de l’amour au Québec constitue un résumé intelligent de documents connus et d’ouvrages de spécialistes. Le livre n’évite pas pour autant quelques pièges tendus par celui des fausses évidences enseignées par l’histoire populaire, par exemple celle qui consiste à répéter, encore et toujours, qu’on ne se lavait guère, en ces temps de pionniers, par peur des maladies charriées par l’eau souillée. L’histoire doit aussi apprendre à se déprendre de pareilles idées reçues. Comme les travaux de Georges Vigarello l’ont montré, il vaudrait mieux s’interroger sur la notion même de propreté et la contextualiser.

    Touche-à-tout, Jean-Sébastien Marsan est l’auteur d’une introduction à l’oeuvre de Frank Zappa et d’un manuel aux accents psycho-pop consacré à expliquer pourquoi, apparemment, « les Québécois n’osent plus draguer, et encore moins séduire ». Son Histoire populaire de l’amour au Québec n’est pas le fruit du travail d’un chercheur, mais bien celui d’un compilateur patient et habile, qui sait présenter sous un jour agréable un récit éclairé çà et là par des encadrés qui piquent la curiosité du lecteur qui peut toujours se référer, à la fin du livre, à des suggestions de lecture s’il souhaite en apprendre davantage.

    Histoire populaire de l’amour au Québec. Tome 1. De la Nouvelle-France à la Révolution tranquille
    Jean-Sébastien Marsan, Fides, Montréal, 2019, 224 pages

    Source : https://www.ledevoir.com/lire/562524/une-histoire-des-relations-amoureuses-en-nouvelle-france

  • #Meagan_Tyler : Le féminisme radical d’Andrea Dworkin : plus pertinent que jamais
    https://tradfem.wordpress.com/2019/09/02/le-feminisme-radical-dandrea-dworkin-plus-pertinent-que-jamais

    Avec le retour du féminisme à l’avant-scène, il ne devrait pas être surprenant de voir le nom d’Andrea Dworkin refaire surface dans le discours. Et pourtant ça l’est.

    Le mouvement #MoiAussi et la violence masculine envers les femmes font les manchettes internationales. La misogynie à l’égard des Noires et les points d’intersections du racisme et du sexisme sont des sujets d’actualité dans la culture populaire. La nature patriarcale de l’autoritarisme de droite inquiète les analystes politiques. Il est donc tout à fait logique que le travail de Dworkin soit considéré comme particulièrement approprié, puisqu’elle a passé la plus grande partie de sa vie à combattre le patriarcat suprématiste et capitaliste blanc.

    Mais la vision du changement révolutionnaire que Dworkin a défendue avec tant de passion a été en grande partie ridiculisée de son vivant – y compris par d’autres féministes, généralement libérales ou libertaires. Et, aujourd’hui, alors que l’on évite l’analyse féministe radicale dans les universités et que les militantes féministes radicales sont de plus en plus chassées des tribunes et des manifestations, il est étonnant de voir le travail d’une penseuse féministe radicale aussi importante être revisité de façon relativement positive.

    La récente réévaluation du travail de Dworkin a, en partie, été motivée par la publication d’une nouvelle anthologie, intitulée Last Days at Hot Slit. On y trouve un ensemble impressionnant d’écrits recoupant l’ensemble de sa carrière, y compris mon préféré, le décapant « Je veux une trêve de 24 heures durant laquelle il n’y aura pas de viol » – une allocution adressée à un auditoire de 500 hommes :

    Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi nous ne sommes pas en conflit armé avec vous ? Ce n’est pas parce qu’il y a une pénurie de couteaux de cuisine dans ce pays. C’est parce que nous croyons en votre humanité, malgré toutes les preuves du contraire.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.abc.net.au/religion/are-the-only-good-feminists-dead-feminists-learning-from-andrea/11359142
    #féminisme_radical #Andrea_Dworkin #metoo #violences_masculine #pornographie #prostitution

  • My Mother Sold Me. Cambodia, where virginity is a commodity

    Instead of playing with school friends and doing homework, many underage girls in Cambodia work in #nightclubs and karaoke bars, that in reality, are brothels. Many are forced into the sex trade by their own families who sold their daughter’s virginity as a last resort to make ends meet. RTD visits Cambodia for an inside look at the thriving child sex industry and virgin trade as told by the girls and their mothers.

    https://www.youtube.com/watch?v=MEaFdDsp5Co


    #film #documentaire #Cambodge #prostitution #filles #femmes #industrie_du_sexe
    ping @albertocampiphoto

  • #Et_pourtant_elles_dansent

    Marie-Noëlle, Denise, Asyath, Odile, Lizana, Emi­na ou encore Augustine et d’autres, toutes femmes réfugiées en France, se retrouvent à l’association Femmes en Luth à Valence et se sont confiées sur les raisons qui les ont contraintes à quitter leurs pays, souvent pour leur survie, laissant parfois leurs proches et leurs biens derrière elles. Portant le poids d’une culpabilité qui ne les quittera pas, elles évoquent les violences subies, les tortures au tra­vers de leurs témoignages, affichent leur courage et transmettent malgré tout un message de paix. Elles chantent, dansent, peignent et sourient ! Présent dans l’association, Vincent Djinda les a accompa­gnées durant une année.


    https://www.desrondsdanslo.com/EtPourtantEllesDansent.html
    #BD #livre #asile #migrations #réfugiés #procédure_d'asile #France #déqualification #femmes #déracinement #Tchétchénie #viols #viol_comme_arme_de_guerre #torture #violences_domestiques #violences_conjugales #prostitution #Valence #Femmes_en_Luth #guerre #témoignage #audition #récit #preuves #torture

  • #PROSTITUTION ET #ABOLITIONNISME
    https://tradfem.wordpress.com/2019/08/17/prostitution-et-abolitionnisme

    La prostitution est souvent comprise comme une série de décisions personnelles ou individuelles. Cette considération est insuffisante. La prostitution est une institution sociale et, en tant que telle, remplit une fonction sociale et non individuelle. Au cours des dernières décennies, la société espagnole a compris que la violence des hommes envers les femmes est un problème structurel et non individuel. Dans le passé, l’État s’st conformé au slogan « ce qui se passe à la maison reste à la maison » et la violence conjugale a été rejetée comme un problème isolé et déconnecté entre deux adultes.
    Plus récemment, cependant, la perception de la société dans ce domaine a changé ; le fait que les femmes sont toujours les victimes et les hommes les auteurs de cette violence apparemment sans rapport a été trop frappant. Il a été entendu qu’il ne s’agit pas de phénomènes individuels, mais d’un problème pour l’ensemble de la société, qui doit être combattu en tant que tel. Pourquoi est-il pourtant si difficile de comprendre la prostitution comme un problème pour l’ensemble de la société ?
    Pourquoi la prostitution continue-t-elle d’être réduite au consentement des prostituées ? Cela semble inexplicable dans un monde où plus de 99 % des personnes qui consomment la prostitution sont des hommes.
    La prostitution n’existe pas parce qu’il y a quelques femmes qui veulent se prostituer (si ce n’est pas encore clair avec « quelques unes », nous renvoyons encore à la préface de ce texte), même si le patriarcat dans sa forme néolibérale veut nous le faire croire. Et ça marche ! La question est pourquoi ? De cette façon, nous pouvons fermer les yeux en toute conscience et continuer à croire que le vrai problème, c’est le sexe et non la prostitution. La peur d’affronter l’ampleur réelle du problème est trop grande. Nous regrettons beaucoup de devoir dire cette vérité désagréable, mais le vrai problème de la prostitution est sa normalisation. Et maintenant, honnêtement, croyez-vous vraiment que les clients demandent aux prostituées si elles se prostituent volontairement ou si elles sont forcées ? Ou si une femme dans la prostitution forcée répondrait à une telle question par « oui, je suis forcée » ?

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.facebook.com/PAPWorldWide/?__xts__%5B0%5D=68.ARAo841oeFZp-ogiNNqgG8VUPIL49PbJ5dqAicU3b5mJLbtDqjnTjI1
    #liberté #travail_du_sexe #exploitation #violences_masculines #institution_patriarcale
    English version : https://tradfem.wordpress.com/2019/08/18/prostitution-and-abolitionism

  • #Shanie_ROY : #CYNTOIA_BROWN ENFIN EN LIBERTÉ !
    https://tradfem.wordpress.com/2019/08/07/cyntoia-brown-est-libre

    Cyntoia Brown, de tes 16 ans bientôt 30, de ton désir d’avoir été autre qu’une carcasse perdue dans le Tennessee, de ta chair vendue que tu as réclamée comme tienne par un coup de feu, de ton outrage d’avoir annihilé l’excitation d’un homme forçant tes jambes, de la castration par ta balle enfoncée dans son crâne de 43 ans.
    Parfois, je me surprend à jalouser ce petit moment de toute-puissance face à l’assouvissement dernier du Monsieur. Expérience que Cyntoia a payée plus cher que n’importe quel client : une vie en prison. Et ce qu’elle a fait, ce n’est que le fantasme quotidien de centaines de milliers de putes…
    Je félicite mes camarades abolitionnistes et les groupes alliés sur ce dossier. Mais, j’aimerais dire que, selon les données et mon terrain, environ le tiers des femmes incarcérées ont un passé de prostitution.
    En tk, je me sens un peu plus libre maintenant qu’elle l’est.

    #justice #prostitution #violences_masculines

  • #Lifeboat

    In 2015 our team produced 50 Feet from Syria - focused on the civilian impact of the Syrian conflict. This was the first of a triad of films focused on one of the great humanitarian crises of our time – the plight of refugees in a global and interconnected world.

    In a political environment increasingly hostile to immigrants and refugees, documenting the real-life plight of those fleeing war and oppression is more vital and important than ever.

    LIFEBOAT bears witness to refugees desperate enough to risk their lives in rubber boats leaving Libya in the middle of the night, despite a high probability of drowning. With few resources but certain that civil society must intervene, volunteers from a German non-profit risk the waves of the Mediterranean to pluck refugees from sinking rafts.

    In a real-life context with dire consequences, LIFEBOAT puts a human face on one of the world’s greatest contemporary, global crises and provides a spark of hope surrounding how civil society can intervene in the refugee crisis in a meaningful way.


    https://www.lifeboatdocumentary.com
    #film #documentaire #décès #cadavre #mourir_en_mer #Méditerranée #Libye #prostitution #viol #kidnapping #sauvetage #ONG #Sea_Watch #Sea-Watch #migrations #asile #réfugiés

  • The case of Jeffrey Epstein and the depravity of America’s financial elite
    https://www.wsws.org/en/articles/2019/07/13/epst-j13.html

    Ils sont tous bien plus corrompus qu’on pensait. Le problème pour nous est que leur actes scandaleux cachent les crimes encore plus graves commis par les membres les plus vertueux de leur classe sociale.

    Acosta was forced out of office because of his role in 2007, as US attorney for Southern Florida, in organizing a sweetheart deal for Epstein, then facing a 53-page indictment and the possibility of a 45-year sentence in federal prison on sex trafficking charges involving dozens of underage girls. Federal authorities accused Epstein, according to the Miami Herald in November 2018, of “assembling a large, cult-like network of underage girls—with the help of young female recruiters—to coerce into having sex acts behind the walls of his opulent waterfront mansion as often as three times a day.”

    “The eccentric hedge fund manager,” the Herald observed, “whose friends included former President Bill Clinton, Donald Trump and Prince Andrew, was also suspected of trafficking minor girls, often from overseas, for sex parties at his other homes in Manhattan, New Mexico and the Caribbean, FBI and court records show.”

    The deal agreed to by Acosta provided for Epstein to plead guilty to only two prostitution charges in state court. The plea deal included granting the multi-millionaire, along with several named co-conspirators and any unnamed “potential co-conspirators,” immunity from all federal charges. The agreement, “called a non-prosecution agreement,” reported the Herald, “essentially shut down an ongoing FBI probe into whether there were more victims and other powerful people who took part in Epstein’s sex crimes.”

    Moreover, despite a federal law banning such an action, Acosta agreed that information about the agreement would be kept secret from the alleged victims. As a result, the deal was sealed “until after it was approved by the judge, thereby averting any chance that the girls—or anyone else—might show up in court and try to derail it.”
    ...
    Helaine Olen makes a stronger case in the Washington Post that the Epstein scandal tells us something more far-reaching and important about “how our current age of wealth excess might come to an end.” She suggests that the affair “will come to be viewed in future years as one of the defining events that brings our age of excess to a close,” and that people will study it in years to come as they now do the conduct of Marie Antoinette and Rasputin on the eve of the French and Russian revolutions.

    “Our era is one of exploding and all but unpunished crime by the wealthy and connected,” she writes. “The Epstein scandal blows holes through the foundational myths of our time, revealing them for the empty and sickening bromides used to justify obscene wealth and power and privilege that they really are.”

    #USA #exploitation #prostitution #capitalisme

  • #Lara_Salvatierra : Andrea Dworkin et l’amour des femmes
    http://tradfem.wordpress.com/2019/06/29/andrea-dworkin-et-lamour-des-femmes

    Parler de féminisme radical, c’est parler d’Andrea Dworkin. Sa brillante analyse de la déshumanisation des femmes dans le système prostitutionnel a jeté les bases idéologiques et sociales d’autres études sur les femmes par le mouvement féministe.

    Née dans le New Jersey le 26 septembre 1946 dans une famille pauvre, Andrea a su faire face aux vicissitudes de la vie jusqu’à sa mort le 9 avril 2005.

    Écrivaine et militante, elle a publié de nombreux ouvrages, dont beaucoup sur l’analyse de la prostitution et la façon dont elle déshumanise les femmes. Sa principale passion était l’écriture ; elle pensait que c’était une forme artistique et l’expression démocratique de la communication, car elle implique un positionnement politique.

    Et dès le début, Andrea a pris position. Son analyse se concentre sur le fait qu’en raison de l’oppression systémique que nous, les femmes, subissons au sein de sociétés machistes, nous avons perdu notre autonomie comme personnes.

    Entremetteurs, proxénètes et prostitueurs considèrent les femmes comme de simples objets à posséder pour la réalisation de fantasmes sexuels, des fantasmes qui, au sein de la société, sont vus comme tout à fait normaux car ils ont été accordés au désir des hommes d’accéder au corps des femmes par l’argent, une catégorie de transaction qui s’intègre parfaitement dans le modèle économique et qui cesse donc d’être un désir de service.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://mujeresenlucha.es/2019/04/09/andrea-dworkin-y-el-amor-por-las-mujeres

    #féminisme_radical #andrea_dworkin #prostitution #domination_masculine

    • A lire absolument
      Aujourd’hui, les 500 habitants de la réserve Cree, dont plusieurs vivent dans de petites maisons préfabriquées, sont victimes d’une nouvelle vague d’exploitation coloniale, centrée sur l’extraction du pétrole des vastes sables bitumineux de l’Alberta. Cette atrocité présage la destruction de l’écosystème dont ils dépendent pour vivre. Si les Cree n’arrêtent pas les exploiteurs cette fois-ci, ils mourront, tout comme les exploiteurs.
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      Il est difficile, à moins de venir ici, de saisir l’ampleur de l’exploitation des #sables_bitumineux. Aux alentours du lac Beaver se trouvent plus de 35 000 puits de pétrole et de gaz naturel et des milliers de kilomètres de pipelines, de routes d’accès et de lignes sismiques. (La région comprend également le polygone de tir aérien de Cold Lake, qui s’est approprié d’énormes étendues de territoire traditionnel des habitants autochtones pour tester des armes.) Des usines de transformation géantes, ainsi que des machines d’extraction gargantuesques, y compris des excavateurs à roue de plus de 800 mètres de long et des draglines de plusieurs étages, qui ravagent des centaines de milliers d’hectares. Ces centres de la mort tel le Styx crachent des vapeurs sulfureuses, sans arrêt, et envoient des flambées ardentes dans le ciel obscur. L’air a un goût métallique. À l’extérieur des centres de traitement, il y a de vastes lacs toxiques connus sous le nom de bassins de résidus, remplis de milliards de litres d’eau et de produits chimiques liés à l’extraction du pétrole, dont le #mercure et d’autres métaux lourds, les #hydrocarbures cancérigènes, l’#arsenic et la #strychnine. Les boues des bassins de résidus s’infiltrent dans la rivière Athabasca, qui se jette dans le Mackenzie, le plus grand réseau hydrographique du Canada. Rien ici, à la fin, ne portera la vie. Les #oiseaux_migrateurs qui se posent dans les bassins de résidus meurent en grand nombre. Tant d’oiseaux ont été tués que le gouvernement canadien a ordonné aux compagnies d’extraction d’utiliser des canons à bruit sur certains sites pour faire fuir les nuées qui arrivent. Autour de ces lacs infernaux, il y a un boum-boum-boum constant des engins explosifs.

      Dans une grande partie du nord de l’#Alberta, l’eau n’est plus propre à la consommation humaine. L’#eau_potable doit être acheminée par camion à la réserve de Beaver Lake.

      Des torrents d’autobus transportent les travailleurs, presque tous des hommes, de jour comme de nuit, de haut en bas des routes.
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      Les Cree, les Dénés et les autres tribus qui vivent au milieu du carnage environnemental et dont les terres ancestrales ont été expropriées par le gouvernement pour extraire le pétrole des #sables_bitumineux souffrent de taux astronomiques de #maladies_respiratoires et autres maladies. Le taux de #cancer est 30 % plus élevé que dans le reste de l’Alberta, selon l’Alberta Cancer Board, qui a été dissous peu après la diffusion de cette information en 2008.

      Quand il était enfant, Eric Lameman a été enlevé à ses parents par le gouvernement, une pratique courante il y a quelques décennies, et envoyé dans un #pensionnat_indien où les passages à tabac étaient monnaie courante,
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      Les camps d’hommes de dizaines de milliers de travailleurs des sables bitumineux alimentent l’industrie de la #prostitution. Les filles et les femmes #autochtones, qui vivent dans la misère et la pauvreté, sont attirées par l’argent apparemment facile et rapide. Leur dégradation sexuelle entraîne rapidement des addictions pour atténuer la douleur. C’est là aussi un héritage du colonialisme. Le Canada a d’abord été un avant-poste militaire et commercial de la Grande-Bretagne. La Compagnie de la Baie d’Hudson ne permettait pas aux femmes européennes d’immigrer au Canada. Des bordels, peuplés de filles et de #femmes_autochtones prostituées, ont été établis à côté des forts militaires et des comptoirs commerciaux. En 2015, la Gendarmerie royale du Canada a publié un rapport selon lequel les femmes autochtones, ou des Premières nations, qui représentent 4,3 % de la population féminine du Canada, sont quatre fois plus susceptibles de disparaître ou d’être assassinées que les autres femmes canadiennes. Elles représentent 16 % des femmes victimes de meurtre et font l’objet de 11 % des cas de femmes disparues.

      « J’ai fait partie d’un groupe d’experts à Vancouver », dit Crystal Lameman. « J’ai utilisé le mot “#prostitution”. Une personne s’est levée et m’a dit d’utiliser le terme “travail du sexe” en disant que c’était un choix. Les filles et les femmes autochtones pauvres et vulnérables ne choisissent pas de se prostituer. Elles sont forcées d’entrer dans ce monde. Les filles sont conditionnées pour cela par la désintégration familiale et les #abus_sexuels. … L’abus sexuel, une expérience courante chez les filles dans les pensionnats et dans le système de placement en famille d’accueil, est un autre héritage du #colonialisme. »

      L’injection de travailleurs à revenu disponible a également entraîné une explosion du #trafic_de_drogues dans le nord de l’Alberta, comme le crack et la méthamphétamine en cristaux, et ces drogues ont entraîné une vague de suicides parmi la population autochtone. Le #suicide et les automutilations non suicidaires sont les principales causes de décès chez les membres des #nations_premières de moins de 44 ans au Canada.
      . . . .
      #peuples_autochtones #nations_premières #peuples_premiers #canada

  • En Allemagne, deux gynécologues face à la justice pour « publicité pour l’IVG »
    https://www.liberation.fr/planete/2019/06/14/en-allemagne-deux-gynecologues-face-a-la-justice-pour-publicite-pour-l-iv

    « Une IVG médicamenteuse et sans drogues anesthésiantes est également pratiquée par la Dr Gaber. » Ces mots ont mené Bettina Gaber devant la justice. Ce vendredi, cette gynécologue berlinoise comparaît devant le tribunal de première instance du Tiergarten, à Berlin, pour « publicité pour l’IVG ». Elle est accusée, ainsi que sa collègue Verena Weyer avec qui elle partage son cabinet, d’avoir détaillé sur son site internet les méthodes avec lesquelles elle pratique l’avortement. Or, en Allemagne, c’est interdit. Elle tombe sous le coup du paragraphe 219a du Code pénal allemand, qui réprime toute « publicité pour l’IVG », et risque une forte amende.

    Ce n’est pas la première fois qu’une gynécologue est poursuivie pour un tel motif ; mais c’est la première fois depuis que la loi a été légèrement assouplie, en février. Jusqu’ici, le paragraphe 219a du code pénal – relique de l’ère nazie datant de 1933 afin de criminaliser les médecins juifs et communistes – interdisait toute mention de l’IVG sur un site professionnel. Les médecins étaient susceptibles d’être poursuivis pour l’avoir simplement écrit sur leur site. C’est ce qui est arrivé à Kristina Hänel, de Gießen (Hesse), condamnée à 6 000 euros d’amende en 2017. Son cas, très médiatisé, a fini par entraîner un large débat en Allemagne. Des voix en faveur d’un assouplissement de la loi – voire de sa suppression – se sont fait entendre.

    À lire aussi En Allemagne, l’IVG est un chemin de croix

    C’est ainsi qu’une légère refonte du texte, votée par la grande coalition au pouvoir (CDU-SPD) a été décidée en février. Les professionnels de santé sont désormais autorisés à annoncer qu’ils pratiquent des IVG. Mais pas à en détailler les méthodes, que les patientes peuvent découvrir sur une liste établie par l’Ordre fédéral des médecins – qui n’est toujours pas disponible, quatre mois après le vote du texte. « De toute manière, explique la gynécologue berlinoise Jutta Pliefke, membre de Pro Familia, le Planning familial allemand, il semble peu réaliste d’avoir recours à ce genre de listes. De nombreux docteurs ne souhaitent pas y figurer, de peur de devenir la cible de militants anti-IVG. Et puis, comment la tenir à jour correctement ? »
    Les Verts, Die Linke et le FDP demandent la suppression de l’article 219a

    « Je ne connais pas un seul collègue qui écrive maintenant sur son site qu’il pratique des IVG, a expliqué Bettina Gaber à Die Zeit. Je ne crois pas non plus que beaucoup de collègues voudront être sur la liste de l’Ordre des médecins. Parce qu’ils se sentent toujours criminalisés. » La réforme reste contestée par les Verts, Die Linke et les Libéraux du FDP, qui demandent la suppression pure et simple du texte. « Le cas de Bettina Gaber montre bien que même après la réforme de la loi, les gynécologues continuent d’être poursuivis », dit Kate Cahoon, du Collectif pour l’autodétermination sexuelle (Bündnis für sexuelle Selbstbestimmung), représentant plusieurs associations prochoix.

    De manière générale en Allemagne, pays conservateur et sous forte influence de l’Eglise, l’IVG est difficile d’accès. Dans son livre témoignage intitulé le Politique est privé, Journal d’une médecine avorteuse (1), Kristina Hänel évoque les nombreuses lettres qu’elle a reçues. Notamment celle d’une jeune femme tombée enceinte sous stérilet. « J’habite dans le sud de la Bavière, explique la jeune femme, et la doctoresse de l’hôpital qui a confirmé la grossesse n’a pas voulu entendre que j’envisageais un avortement. La seule information qu’elle m’a donnée est qu’une telle intervention ne serait effectuée ni dans cet hôpital, ni ailleurs dans la région, et que je devrais me rendre "à Salzbourg ou quelque chose dans le genre". Le prix de l’avortement est d’environ 800 euros et bien entendu, cet acte n’est couvert par aucune compagnie d’assurance maladie allemande. »

    En Allemagne, l’acte est dépénalisé, mais toujours criminalisé – en vertu du paragraphe 218, que les prochoix veulent également voir disparaître. « L’IVG n’a rien à faire dans le code pénal aux côtés du meurtre et de l’infanticide », dit la gynécologue Jutta Pliefke.
    Des gynécologues traqués par des militants anti-IVG

    L’IVG ne se pratique que sous certaines conditions : après un délai légal de réflexion et après avoir demandé conseil dans un centre spécialisé agréé (ou l’entretien se doit, selon la loi, de « servir la protection de la vie non (encore) née ») ; en cas de menace pour la vie de la mère ; à la suite d’un viol. L’acte n’est remboursé que dans très peu de cas. Et cela ne risque pas de changer avec Jens Spahn (CDU) – qui ne cache pas sa profonde hostilité à l’avortement – à la tête du ministère fédéral de la Santé, et qui a annoncé ces derniers temps financer une étude sur « les conséquences psychologiques de l’IVG ».

    Dans ce contexte, de moins en moins de médecins osent pratiquer cet acte. « Les pressions à leur égard ont augmenté », dit Jutta Pliefke. Ils sont traqués par les militants antiavortement. Deux d’entre eux, Yannic Hendricks et Klaus Günter Annen, se sont fait une spécialité d’éplucher leurs sites internet afin de les épingler en vertu du fameux paragraphe 219a. C’est ce qui est arrivé à Bettina Gaber et à Kristina Hänel.

    Les noms des médecins avorteurs sont listés sur un site appelé « Babycaust », contraction de « Baby » et « Holocauste ». Les deux hommes noient les gynécologues sous les fax insultants, les traitent de tueurs d’enfants. Mais leur arme la plus efficace est sans doute ce paragraphe 219a. Car elle touche au portefeuille et épuise les médecins, forcés de se lancer dans une longue et fastidieuse procédure judiciaire. D’autant qu’en Allemagne, contrairement à la France, le délit d’entrave à l’IVG n’existe pas.

    Ainsi, pour de plus en plus de médecins, pratiquer l’IVG devient un acte militant. « Bien des gynécologues ont fini par se politiser depuis l’affaire Hänel », commente Kate Cahoon. C’est ainsi que le procureur a proposé à Bettina Gaber d’abandonner les poursuites si elle enlevait de son site la phrase concernant sa pratique de l’IVG. Elle a refusé, expliquant à Die Zeit : « Je me suis rendue compte que c’était aussi une bataille féministe. »

    (1) Das Politische ist persönlich. Tagebuch einer Abtreibungsärztin (« Le politique est privé, Journal d’une médecine avorteuse), Argument Verlag, 2019, non traduit en français.
    Johanna Luyssen correspondante à Berlin

    Pas le droit d’informer sur l’IVG, harcelement judiciaire des médecin·es et restrictions de l’IVG, dans ce pays où les mères sont traitées de corbeau si elles ont un emploi et où chaque homme est un putier en puissance qui peu aller défoncer des femmes et filles pauvres au forfait et sans capote si l’envie lui prend.

    #ivg #contraception #contrôle_des_femmes #hétérosexualité #nazisme #grossesses_forcées #viol_géstatif #domination_masculine #catholicisme #protestantisme #religion #natalisme #féminicide #proxenetisme #prostitution #culture_du_viol #hommerie #sexisme #misogynie #guerre_aux_pauvres #guerre_aux_femmes #femmes

    • La loi sur le pantalon a été abrogée sous Hollande @sandburg et par rapport à l’IVG en Allemagne l’article ci-dessus dit que l’IVG reste criminalisé, que les medecin·es sont harcelés judiciairement et que l’IVG n’est pas remboursé sauf en cas de viol reconnu par les tribunaux, autant dire jamais (quel délais pour un procès pour viol par rapport à une grossesse et le délais d’IVG ? ). Il me semble que ca indique que c’est pas pareil que la loi sur le pantalon. Si tu as d’autres sources qui indiquent autre chose je les veux bien mais pour le moment ce qu’indique cet article est particulièrement grave pour les femmes. La comparaison entre des grossesses forcées et le porte du pantalon c’est pas pertinant. Enfin si ces lois sur le pantalon sont tombées aujourd’hui en désuétude, c’etait des lois qui ont été appliquées par le passé et les femmes se sont battues pour ce droit au port du pantalon. Elles se battent encore car les entreprises leur imposent souvent des tenues de travail sexuées et invalidantes type talons haut, jupe, maquillage... sans parler du dress code des milliers de bordel allemands qui doit pas autorisé beaucoup de pantalons aux femmes. N’oublions pas non plus les hommes dans l’espace publique qui imposent aussi toujours de lourdes restrictions sur le code vestimentaire des femmes et des filles par leur harcelement massif, pareil à l’école, pareil à la maison où pères, frères et maris font la loi du dress code féminin. Oui on l’applique la loi sur le pantalon, c’est une loi sans tribunaux, sans avocats, les hommes étant toujours considéré comme les maîtres des femmes, ils sont autorisés à juger et à exécuter leur sentence en toute tranquillité. La police et les juges demandent toujours aux victimes féminines de violences sexuelles comment elles étaient habillées. C’est bien la manifestation qu’il y a toujours de lourdes restrictions sur les vetements autorisés aux femmes.

    • Même si c’etait reconnu, combien de temps pour obtenir une sentence de viol et quel délais autorisé pour une IVG ? Si c’est comme en France, l’IVG pour les femmes ayant subit un viol (par surprise ou autre technique), serait autorisé au mieux 3 ou 4 ans après la naissance...

  • #Cherry_Smiley : Comment l’Enquête nationale sur les femmes disparues et assassinées a trahi les femmes et les filles autochtones
    http://tradfem.wordpress.com/2019/06/08/comment-lenquete-nationale-sur-les-femmes-disparues-et-assassinee

    En septembre 2016, le gouvernement fédéral canadien a annoncé, à la suite d’une âpre lutte et d’une très longue attente, le début d’une Enquête Nationale indépendante sur les Femmes et les Filles Autochtones Disparues et Assassinées (ci-après « l’enquête »). Certaines militantes et universitaires espéraient qu’une enquête mettrait en lumière les causes profondes de la violence masculine contre les femmes et les filles autochtones et qu’il en résulterait des mesures significatives pour mettre fin à cette violence. D’autres étaient sceptiques quant à l’espoir que l’enquête conduise à la mise en œuvre de mesures concrètes qui amélioreraient la vie des femmes autochtones. Au début, j’ai appuyé les femmes autochtones qui avaient travaillé depuis si longtemps et si fort et soutenu leur réclamation, même si j’oscillais entre le doute et l’espoir quant aux résultats que pourrait atteindre une enquête nationale.
    Aujourd’hui, le 3 juin 2019, l’enquête publiera son rapport final. Il n’en résultera aucune mesure significative visant à promouvoir les objectifs de libération des femmes autochtones. En fait, je crains que le rapport final et les mesures subséquentes ne contribuent à marginaliser davantage les femmes autochtones et à les réduire au silence.


    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.cherrysmiley.com/blog/how-the-national-inquiry-failed-indigenous-women-and-girls
    #autochtone #Canada #féminicide #violences_masculines #bi-spiritualité #LGBTQ #prostitution #travail_du_sexe #féminisme_radical

  • #Thain_Parnell : La prostitution est au cœur de l’oppression des femmes – alors pourquoi beaucoup de gens de gauche la défendent-ils ?

    Pendant des décennies, la plupart des gens de gauches admettaient que la prostitution était au cœur de l’oppression des femmes. Cependant, il y a eu un renversement brutal, au cours des dix dernières années.

    À présent, de nombreux partisans de la gauche plaident pour une légalisation complète du commerce du sexe. Des expressions telles que « les droits des travailleur-euses du sexe » masquent le fait que ceux qui profitent de la vente et ceux qui violentent des femmes, des filles, des garçons et des hommes sont ceux qui sont protégés.

    Parallèlement, même de puissantes organisations de défense des droits humains, comme Amnesty International, semblent s’être orientées en faveur de la prostitution.

    Le plus intrigant est la toute récente tendance de défenseurs de la prostitution qui se disent marxistes et refusent de prêter attention à la position réelle de Marx à ce sujet.

    « Il est évident, du reste, qu’avec l’abolition du régime de production actuel, disparaîtra la communauté des femmes qui en découle, c’est-à-dire la prostitution officielle et non officielle. »[1]

    Il y a plus d’un siècle, Marx a compris que, sans abolir l’industrie de la prostitution, la pleine libération des femmes ne pourrait jamais être pleinement réalisée.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://morningstaronline.co.uk/article/f/prostitution-central-womens-oppression-so-why-do-many-left-defe
    #traite #prostitution #commerce_du_sexe #capitalisme #racisme #marx

  • A Chypre, Monsieur Tout-le-Monde tuait des femmes étrangères, travailleuses invisibles
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/a-chypre-monsieur-tout-le-monde-tuait-des-femmes-etrangeres-travailleuses

    La mort leur a donné un nom. Arian Palanas Lozano, Maricar Valdez, Asmita Khadka Bista, Livia-Florentina Bunea et Mary Rose Tiburcio… Les deux dernières étaient les mamans d’Elena et Sierra, 8 et 6 ans. Cinq femmes et deux fillettes, des étrangères victimes de Nikos Metaxas, suspecté d’être le premier tueur en série de l’histoire de l’île de Chypre. Ces travailleuses invisibles sont devenues les symboles de milliers de migrantes que la société chypriote a longtemps ignorées.

    Au cœur de l’Union européenne, à quelques semaines d’élections continentales, des milliers de femmes sont ainsi « réduites à l’état de choses par des employeurs qui abusent de leur pauvreté », dénonce Ester Beatty. « Certaines bossent jusqu’à quinze heures par jour ! »

    #féminicide #exploitation #migrations

  • Les enfants volés d’Angleterre sur France 5

    https://www.france.tv/documentaires/societe/951473-les-enfants-voles-d-angleterre.html

    Au Royaume-Uni, les services sociaux sont financièrement encouragés à retirer leurs #enfants à des parents soupçonnés de maltraitance ou jugés à l’avance incapables d’assumer leur rôle, à l’instar des #mères_célibataires ou des couples désargentés. Proposés à l’adoption, ces enfants ne retrouveront jamais leur famille. En 2015, 7740 enfants étaient en attente d’adoption par des couples, aux revenus aisés, qui peuvent dresser en ligne leur profil idéal de recherche. La loi impose le silence aux parents et aux journalistes qui ne peuvent raconter leur drame sous peine de condamnations judiciaires.

    réalisé par : Pierre Chassagnieux, Stéphanie Thomas

    Il faut voir ce documentaire accablant sur les #maltraitances infligées aux enfants (et à leurs parents). On y voit les services sociaux anglais complices de #traffic_sexuel des enfants. Un #tabou non relayé.

    #documentaire #enfance_volée #services_sociaux #pédophilie #prostitution #reification_liberale #guerre_aux_pauvres #vols_de_bébés

  • Chinese men lure Pakistani girls with marriage to traffic them
    https://gulfnews.com/world/asia/pakistan/chinese-men-lure-pakistani-girls-with-marriage-to-traffic-them-1.63412896

    #mariage #femmes #chine #traffic_humain #prostitution #mafia #exploitation_sexuelle

    Banners for weddings

    Roadside banners and posters can also been seen in Youhanabad—the largest Christian locality – in Lahore, inviting families to marry their girls with Chinese.

    The banners read: “Long live Pak-China friendship! Attention honorable Christians. Proposals of deserving, poor and good families are urgently required for China. Chinese family will bear all expenses. Education is not a problem.”
    Chinese Embassy response

    However, Chinese Embassy in Islamabad refutes reports of human trafficking of Pakistani girls and the sale of organs. But the statement did warn against #illegal_marriages.

  • Prostitution – Sous pression des féministes espagnoles, le Parti socialiste mise sur l’abolitionnisme
    http://tradfem.wordpress.com/2019/04/18/prostitution-sous-pression-des-feministes-espagnoles-le-parti-soc

    Sous l’impulsion de féministes mobilisées, le Parti socialiste espagnol vient d’intégrer des mesures abolitionnistes claires à son programme électoral, à l’approche d’une élection générale où il a besoin des votes des femmes contre la droite.
    6.16. Nous nous efforcerons d’abolir la prostitution et d’éradiquer la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, de promouvoir la dignité des femmes, de garantir des alternatives et de mettre fin aux réseaux et aux mafias qui profitent de cet esclavage. À cette fin, nous devons protéger et aider les victimes, coopérer avec les pays d’origine et sensibiliser le public au fait qu’il s’agit d’un commerce illicite et d’une forme d’esclavage.

    Par conséquent,

    Nous poursuivrons le travail que nous avons déjà entamé ces derniers mois en vue de l’adoption de la loi globale contre la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle et de prostitution. La prostitution, dont nous nous sommes déclarés abolitionnistes, est l’un des visages les plus cruels de la féminisation de la pauvreté, ainsi que l’une des pires formes de violence contre les femmes.

    Cette future loi globale contre la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle comprendra des mécanismes adéquats de prévention et de poursuite de la traite, empêchera la publicité de services à contenu sexuel et renforcera les services et programmes de protection sociale et de rétablissement complet des personnes qui ont été exploitées, en accordant une attention particulière aux mineurs

    Nous allons approuver dans notre législation des mesures visant l’abolition de la prostitution :

    En instaurant une formule juridique permettant des sanctions pénales pour ceux qui contribuent ou tirent profit de la prostitution d’autrui, qui contribuera à démanteler le commerce du sexe.

    En sanctionnant la demande et l’achat de prostitution.

    En faisant la promotion dans les instances internationales d’une répression de la traite des personnes à des fins d’exploitation sexuelle.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://fillesfemmesmeres.over-blog.com/2018/06/le-nouveau-gouvernement-espagnole-est-majoritairement-f
    #prostitution #pronographie #espagne #parti_socialiste #gestation_pour_autrui #abolition

  • Une vaste affaire de corruption éclabousse la police genevoise Raphaël Leroy/ebz - 8 Avril 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/regions/geneve/10351515-une-vaste-affaire-de-corruption-eclabousse-la-police-genevoise.html

    Un nombre sans précédent de membres des forces de l’ordre genevoises se retrouvent mouillés dans une affaire de corruption, d’acceptation d’un avantage et de violation du secret de fonction.
    L’affaire, ébruitée par le GHI samedi, a pour cadre le très sulfureux quartier des Pâquis, mais elle a débuté en Valais.

    Un Genevois, actif depuis une quinzaine d’années dans la prostitution, veut investir dans un projet immobilier valaisan. Il arrive sur place avec un demi-million de francs et veut payer cash. Mais le procédé interpelle les acteurs de la transaction.

    L’homme est dénoncé au fisc genevois. L’administration fiscale cantonale constate qu’il ne déclare que 40’ 000 francs de revenus par an. Le Genevois, âgé d’une quarantaine d’années, est alors arrêté et placé en détention. Il y est d’ailleurs toujours aujourd’hui, selon les informations de la RTS, deux mois après les faits.

    Dans son téléphone, les enquêteurs, sans le savoir, ouvrent une véritable boîte de Pandore : ils tombent sur de multiples échanges WhatsApp entre le prévenu et des policiers. Et cela sur près de six ans.

    Une messagerie riche d’indices
    Dans les archives de la messagerie, les enquêteurs trouvent quantité de photos, vidéos et documents prouvant des comportements problématiques, potentiellement illégaux, des agents. Au moins 20 policiers sont concernés. Des gendarmes du poste des Pâquis, des agents de police municipale et même des membres du groupe prostitution de la police judiciaire.

    Selon plusieurs sources concordantes, trois types d’agissements leur sont reprochés. D’une part, certains agents auraient été en affaire avec le proxénète. Ils auraient participé financièrement à la location d’appartements à des prostituées.

    D’autres auraient, à l’occasion, joué le rôle de rabatteurs de filles pour le compte du prévenu, et cela contre rémunération. Enfin, l’accusé aurait fourni gratuitement du champagne et des filles de joie aux agents dans le cadre de partouzes, dont certaines ont été filmées.

    Une enquête menée par l’IGS
    L’Inspection générale des services (IGS) est chargée de cette enquête sensible. Elle travaille en lien avec la brigade financière de la police judiciaire dans une ambiance extrêmement tendue. Le procureur général, Olivier Jornot, aurait demandé à ce que tout policier qui parle de cette affaire aux enquêteurs lui soit immédiatement remonté. Un autre événement en dit long sur les ramifications de l’affaire. Un inspecteur fraîchement nommé il y a trois mois à l’IGS a dû quitter la police des polices. Car cet ancien du groupe prostitution se retrouve lui aussi mouillé dans l’histoire.

    #prostitution #police #complicité #femmes #culture_du_viol #domination_masculine #corruption #Suisse #Paquis #WhatsApp #proxénétisme

  • « Les hommes ont plus besoin de savoir où est le clitoris qu’ils n’ont besoin d’allonger leur pénis. » - Entrevue des Towanda Rebels, deux vidéastes féministes espagnoles
    http://tradfem.wordpress.com/2019/04/07/les-hommes-ont-plus-besoin-de-savoir-ou-est-le-clitoris-quils-non

    En ce sens, comment incluriez-vous l’éducation sexuelle dans les écoles, comment intervenir pour atténuer le drame de ceux qui n’ont eu que la pornographie comme éducation sexuelle et de la conception que les jeunes ont du sexe ?

    Teresa : C’est incroyable. On parle peu de cela, mais une éducation sexo-affective serait ce qu’il convient de faire, et ce n’est pas seulement une question de sexe. Quand on est tout·e petit·e, il est très important qu’on nous dise que notre corps nous appartient et que personne n’a le droit de le toucher, en particulier nos parties intimes, etc. C’est cela, éduquer à la sexualité. Et c’est un moyen de prévenir les agressions sexuelles. Et aussi, avant la puberté, il faut parler d’autres choses (parce qu’alors les jeunes s’éloignent de toi, en commençant à consommer du porno, dès l’âge de 10 ans). Il faut leur dire : la pornographie existe. Et analyser la pornographie. Il ne s’agit pas d’interdire, interdire « parce que, c’est comme ça », mais de leur faire comprendre ce qu’est réellement le sexe pour que lorsque les jeunes arrivent à cette pornographie, ils la voient d’un autre œil. Surtout parce qu’ils y ont maintenant accès avant même leur premier baiser.

    Zua : Je pense qu’il est essentiel d’enseigner le sexe autrement qu’à partir d’une vision de danger. Pas seulement « Ne tombez pas enceinte, ne contractez pas de maladies sexuellement transmissibles… ». L’éducation ne peut pas en rester là. Le sexe fait partie de la communication entre les gens. Tout comme nous leur enseignons les règles de base de la coexistence, des limites, de l’empathie… nous devons parler de sexe aux jeunes. Si on demande un café avec empathie, comment ne pas baiser avec empathie ? Il y a aussi la question de l’anatomie. C’est une honte que dans nos livres de biologie, l’organe sexuel féminin n’apparaisse pas. Celui-ci n’est pas notre appareil reproducteur. Chez les femmes, le sexe et la reproduction passent par des organes différents, pas comme chez les hommes. Je parle du clitoris. Nous allons dans des lycées et les jeunes ne savent pas ce que c’est, ni où c’est. Ils et elles ne s’attendent même pas à ce qu’il existe. Notre anatomie est invisibilisée.

    Teresa : Presque toutes les filles savent parfaitement comment faire une branlette dès le premier instant, dès que nous abordons la sexualité. Parce que tout tourne autour du phallus ; c’est l’héritage de la pornographie. Mais très peu de filles savent se masturber, se donner du plaisir, en demander. Il faut savoir demander, et pour cela il faut savoir ce que l’on aime. Mais on nous dit « vous devez aimer cela ». C’est pourquoi quand des gens disent que la pornographie est une liberté, je rigole. Quelle liberté, si elle répond à une partition imposée ? On ne peut pas en sortir.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.elespanol.com/cultura/20190324/towanda-rebels-hombres-necesitan-saber-clitoris-alargarse/385212709_0.html
    #éducation_sexuelle #pornographie #prostitution #égalité #sexe #MST #féminisme

  • Un podcast à soi (n°15) : Le prix du sexe
    https://www.arteradio.com/son/61660960/un_podcast_soi_ndeg15_le_prix_du_sexe

    La prostitution est-elle la pire des violences patriarcales exercée sur le corps des femmes, ou un travail pas pire qu’un autre ? Pour protéger les femmes, faut-il l’abolir ou donner plus de droits à celles qui l’exercent ? Ces deux positions antagonistes divisent profondément le mouvement féministe. J’ai voulu tenter de les saisir dans toute leurs complexités et leurs contradictions, notamment à travers les paroles des premières concernées : Rozen, 62 ans, 22 ans de prostitution, se bat pour l’abolition de celle-ci. Anais, 25 ans, n’aime pas particulièrement son travail mais le préfère à d’autres. Elle défend la dépénalisation du travail du sexe pour redonner du pouvoir aux femmes, qui pourraient alors s’organiser entre elles, sans proxénète. Toutes deux racontent comment elles ont décidé de se (...)

  • Marseille : un avocat dénonce des agressions de migrants à la machette sans réponse de la police - France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/marseille-avocat-denonce-agressions-migrants-machette-r

    Ces migrants sont confrontés à des milices locales en réseau via l’Italie, explique-t-il. Ils organisent la criminalité au sein de cette communauté : prostitution, racket et tentatives d’assassinat à la machette.

    Il y a eu une dizaine de dépôts de plainte, avec photos des auteurs à l’appui, la police n’agit pas

    Des personnes ensanglantées se présentent devant le commissariat du 14e arrondissement, et personne ne bouge, c’est grave !

    Pour l’avocat, la non réponse des forces de l’ordre permet à cette organisation de s’installer en toute impunité : personne ne leur dit qu’il est interdit en France de se promener avec une machette... Un réseau de prostitution est présent également. Il n’y a même pas d’interpellation en flagrance, affirme-t-il :

    Des gens arrivent avec des balafres et toutes les preuves : mais que fait la police ?

    « Corot, ça devient Calais version ouverte et non contrôlée »… Il va donc déposer plainte dès lundi pour « violation de l’article 40 du nouveau Code de Procédure Pénale » : l’autorité lorsqu’elle est confrontée à une infraction a le devoir d’agir.

  • Le « travail du sexe » est une expression néolibérale par Stan Goff
    http://tradfem.wordpress.com/2019/03/16/le-travail-du-sexe-est-une-expression-neoliberale

    L’échange réel d’argent contre du sexe, cet instant libéral amnésique, est précédé d’une histoire et encapsulé dans une structure sociale sexuelle plus vaste dont cet échange n’est qu’une expression finale. Il y a une différence entre le travail productif et la marchandisation d’un corps, en tant que corps, pour que quelque étranger puisse y plonger sa bite. Disons à toutes nos filles à quel point il serait valorisant de prendre de l’argent en échange de voir un étranger la traiter de salope pendant qu’il éjacule sur son visage.

    Le féminisme est un mouvement contre le pouvoir masculin, tout comme le socialisme est un mouvement contre le pouvoir capitaliste. Ils sont semblables dans leurs récits de domination-soumission, mais ils traitent de choses qualitativement différentes.

    En convertissant la lutte contre le pouvoir masculin en une lutte contre le pouvoir capitaliste, ce qui est épargné est le pouvoir masculin.

    Le refus de reconnaître la domination structurelle des hommes dans le traitement de la prostitution s’accompagne d’un refus similaire de reconnaître la domination raciale. Des analystes critiques de la race, comme Gerald Torres, et des interlocutrices féministes/femministes, comme Patricia Hill Collins et Kimberlé Crenshaw, ont remarqué comment le débat sur la prostitution, formulé en termes néolibéraux/libertaires, a non seulement effacé les structures de domination sexuée qui préfacent le phénomène de la prostitution, mais qu’il a aussi effacé les structures racisées qui sont manifestes dans la prostitution et qui forcent les femmes de couleur à se prostituer plus que les autres. Ces analystes ne voient PAS ce problème comme un enjeu de travail.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://medium.com/@stangoff/sex-work-is-a-neoliberal-term-56a0c1fdd342

    #néolibéralisme #prostitution #libertaires #racisme #postmodernisme #travail_du_sexe

  • Le Pigalle (une histoire populaire de Paris)
    http://www.davduf.net/le-pigalle-une-histoire-populaire-de-paris

    Pigalle, c’est 120 ans de bohème en tous genres. Peintres, musiciens, poètes, malfrats, ils se sont abrités là, quand Paris les repoussait. Investissant Pigalle avec un cinéma mobile, le réalisateur David Dufresne confronte passé et présent en mêlant rencontres hautes en couleurs, films noirs, musiques folles et souvenirs vivaces. Une évocation sensible d’un quartier parisien (encore) mythique.

    Le Pigalle

    / #Documentaire, Une, #New_Moon

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