• #Pilar_Aguilar : L’argumentaire en faveur de la prostitution et ses conclusions “logiques”
    http://tradfem.wordpress.com/2017/04/24/largumentaire-en-faveur-de-la-prostitution-et-ses-conclusions-log

    Ceux qui sont en faveur de la légalisation de la prostitution ont un argumentaire très répétitif. Il est divertissant d’égrainer les douze points principaux de leur prêche et d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

    1. Ils disent que si nous ne sommes pas des prostituées, nous ne pouvons pas donner notre avis ni sur la prostitution, ni sur les femmes prostituées. Conclusion : de même, seul-e-s celles et ceux qui peignent peuvent parler des peintres ou de la peinture ; il n’y a que les fonctionnaires qui peuvent donner leur opinion sur elles et eux-mêmes et sur la fonction qu’ils remplissent. Et ainsi de suite non ?

    2. Ils disent que celles qui s’opposent à la prostitution sont des blanches et des bourgeoises. Je suis surprise de constater qu’il ont un fichier complet de nous toutes -avec photos et déclaration de revenus inclues, bien sûr-. Mais supposons qu’ils l’ait et allons aux conclusions : donc, celles qui ne sont pas des femmes blanches bourgeoises soutiennent la prostitution ? Autrement dit, tous les hommes de la planète, plus toutes les femmes asiatiques, amérindiennes, noires, etc… plus les blanches non bourgeoises… Mon dieu, nous sommes « quatre pelées » perdues au milieu d’un océan de 7,4 millards de personnes qui peuplent la terre ! Ce n’est vraiment pas la peine de nous affronter.

    3. Ils disent que nous sommes antisexe. Conclusion : le sexe ce n’est pas du désir et du plaisir partagés. Le sexe consisterait à ce qu’un type que tu ne désires pas te fourre ses parties génitales là où il veut et qu’il utilise ton corps pour son plaisir.

    4. Ils disent que nous sommes prudes et conservatrices. Conclusion : (...)
    http://tradfem.files.wordpress.com/2017/04/imagen-1_pilar-prostituciocc81n.jpg?w=460&h=260&crop=1

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.tribunafeminista.org/2017/03/argumentario-a-favor-de-la-prostitucion-y-conclusiones-logicas

    Pilar Aguilar est une analyste de fiction audiovisuelle et une critique de cinéma, licenciée en Sciences Cinématographiques et Audiovisuelles à l’Université Paris-Diderot. Vous pouvez consulter son blog de cinéma : http://pilaraguilarcine.blogspot.com.es
    #prostitution #abolitionnisme #travail_du_sexe


  • #Samantha_Berg : De l’importance du langage dans l’univers de l’identité de genre (une allocution)
    http://tradfem.wordpress.com/2017/04/24/de-limportance-du-langage-dans-lunivers-de-lidentite-de-genre

    Je suis linguiste de formation et j’ai passé 14 ans à organiser politiquement des féministes radicales contre la prostitution. Mon allocution va combiner ces compétences et examiner comment le nouveau vocabulaire du transgenrisme fonctionne pour effacer les femmes et supprimer la parole des femmes.

    (...)

    Même si j’ai eu des rapports d’amitié et de travail avec des personnes transgenres durant de nombreuses années à Portland – c’est là que j’habite, à Portland (Oregon) – c’est à travers la question de la prostitution que j’en suis venue à me pencher sur les éventuels risques de la politique transgenriste.

    Georgina Beyer a vécu en tant qu’homme blanc en Nouvelle-Zélande avant de transitionner à l’âge de 27 ans. Georgina s’était prostitué comme gay avant de remporter un siège au parlement néo-zélandais et de réclamer la légalisation de la prostitution. Lorsqu’a été adoptée en 2003 la loi légalisant la prostitution, aucune travailleuse du sexe ne siégeait au parlement néo-zélandais.

    Ce fait m’a conduite à apprendre que partout au monde, plusieurs organisations de « droits des travailleurs sexuels » comptent des transfemmes dans des postes de premier plan, et j’ai dû réfléchir beaucoup aux raisons pour lesquelles une catégorie démographique aussi restreinte parmi les prostituées bénéficiait d’une plate-forme médiatique aussi disproportionnée. Avec tout ce que je sais sur la façon dont la hiérarchie de genre fonctionne dans la prostitution, je ne pouvais plus ignorer l’augmentation des militants transgenres dont les voix marginalisaient celles des femmes à propos de lois concernant presque exclusivement la vie des femmes.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.youtube.com/watch?time_continue=13&v=hkKI5tz_XmM

    #travail_du_sexe #prostitution #transactiviste #féminisme_radical #capitalisme #misogynie


  • Rapporto segreto Onu: ’Caschi blu legati giro prostituzione minori’

    Un rapporto segreto delle Nazioni Unite rivela che 134 caschi blu dello Sri Lanka erano coinvolti in un giro di prostituzione minorile ad Haiti. Nessun arresto e’ stato fatto nonostante le «prove schiaccianti» del caso. E’ quanto emerge da un’inchiesta dell’agenzia di stampa americana Ap.

    http://www.ansa.it/sito/notizie/mondo/2017/04/12/rapporto-segreto-onu-caschi-blu-legati-giro-prostituzione-minori_3a4e1015-ffb1-
    #casques_bleus #Haïti #prostitution #prostitution_infantile #ONU


  • #seenthis_fonctionnalités : Les thèmes privilégiés d’un.e auteur/autrice

    Grâce aux hashtags et aux thèmes automatiques, Seenthis fabrique une liste (pondérée) des thèmes privilégiés d’une personne. Cela apparaît en colonne de droite de la page d’un.e contributeur.trice. Par exemple :

    Country:France / Continent:Europe / City:Paris / #femmes / Country:Grèce / #sexisme / #Grèce / #racisme / Currency:EUR / #Palestine / #travail / Country:Israël / Country :États-Unis / #Israël / Country:Allemagne / #féminisme / Person:Encore / City:Gaza / Country:Suisse / Country:Royaume-Uni / City:Londres / City:Bruxelles / Person:Charlie Hebdo / Country:United States / #santé / Currency:USD / #prostitution / City:This / Person:Alexis Tsipras / #politique / Country:Israel / Country:Russie / #histoire / #viol / City:New York / #migrants / #cartographie / #photographie / Country:Espagne / #écologie / Company:Facebook / #inégalités / #réfugiés / Country:Palestinian Territories / Country:Italie / Person:François Hollande / #journalisme / Country:Japon / Continent:Afrique / #art / #culture_du_viol / Country:Syrie / Country:Iraq / City:Athènes / City:Lille / #France / #austérité / #littérature / Person:Manuel Valls / #Suisse / Person:Tony Blair / #misogynie / #éducation / #audio / #islamophobie / Country:Algérie / #plo / #Internet / ProvinceOrState:Cisjordanie / #asile / City:Bonne / #Union_européenne / #cinéma / PublishedMedium:The New York Times / NaturalFeature:Philippe Val / #sorcières / #livre / #revenu_garanti / City:Die / Country:Afghanistan / Person:Hillary Clinton / #photo / #chômage / Country:Danemark / Person:Mona Chollet / Region:Moyen-Orient / #gauche / City:Lyon / Country:Chine / #capitalisme / Person:Jeremy Corbyn / Country:Belgique / #colonisation / #qui_ca / City:Amsterdam / Organization:Académie française / City:London / #violence / Facility:Palestine Square / Country:Liban / #discrimination / #shameless_autopromo / #médecine / Company:Google / #radio / Country:Pays-Bas / Organization:Hamas / ProvinceOrState:Bretagne / ProvinceOrState :Île-du-Prince-Édouard / #société / City:Munich / #domination / City:Nice / City:Cologne / #Europe / Organization:Sénat / #nourriture / Region:Proche-Orient / Person:Christiane Taubira / Country:Suède / Organization:White House / Person:Donald Trump / Person:Laurence Rossignol / Company:Le Monde / #voile / #historicisation / Continent:America / #childfree / Person:Arnaud Leparmentier / #revenu_de_base / #théâtre / ProvinceOrState:Québec / Person:Philippe Rivière / #imaginaire / City:Strasbourg / Country:Finlande / City:Venise / #migrations / #Etats-Unis / Country:Arabie saoudite / City:Jerusalem / #Gaza / Country:Greece / City:Beyrouth / City:Toulouse / #islam / City:Marseille / Person:Mark Regev / Country:Grande-Bretagne / Person:encore / #Genève / City:Ramallah / #temps / #géographie / #sexe / Person:Osez / Country:South Africa / #patriarcat / Country:Pakistan / City:Bordeaux / #urbanisme / Person:Richard Malka / Person:Frédéric Lordon / Continent:Amérique / Company:The Guardian / #occupation / Person:Alain Juppé / Person:Denis Robert / Region:Méditerranée / PublishedMedium:The Guardian / #science / #BDS / City:Damas / Person:Peter Brook / City:Oslo / City:Dublin / #violences_sexuelles / City:Pomerol / City:Juif / Person:Paul Guers / City:Mayenne / #laïcité / Person:Jean-Luc Mélenchon / #censure / Organization:Tsahal / Person:Daniel Schneidermann / Organization:United Nations / Country:Bolivie / Position:Prime Minister / #domination_masculine / City:Nesle / Person:Virginia Woolf / ProvinceOrState:Maine / City:Montsoreau / Person:Jean-Louis Barrault / Person:Paul Dutron / Person:Lino Ventura / Person:Max Weber / City:La Tour / Company:Charles Oulmont /

    À une époque, on avait un gadget trop mignon : on pouvait balancer ça d’un clic sur Wordle pour obtenir une représentation graphique (ici @odilon) :
    https://www.flickr.com/photos/odilodilon/6684464421

    Flickr


  • Le revenu de base, levier d’émancipation collective ou nouvelle arnaque néolibérale ?
    https://www.bastamag.net/Le-revenu-de-base-levier-d-emancipation-collective-ou-nouvelle-arnaque

    Le revenu de base s’est immiscé au cœur de la présidentielle. L’idée : verser à chacun un revenu mensuel de sa naissance à sa mort, sans condition ni contrepartie. Pourquoi cette mesure est-elle autant reprise et fait-elle autant débat, à droite comme à gauche ? En quoi le revenu universel peut-il être un moyen d’émancipation ? Ne risque-t-il pas, au contraire, de renvoyer les femmes au foyer, ou de menacer la protection sociale ? En réalité, selon les mouvements, selon les courants politiques ou les (...)

    #Décrypter

    / #Répartition_des_richesses, #Revenus, #Alternatives_concrètes, Quel avenir pour nos protections sociales ?, #Enquêtes, A la (...)

    #Quel_avenir_pour_nos_protections_sociales_ ?
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/silvera-eydoux.pdf
    https://www.bastamag.net/IMG/distant/html/197812805-ececf3-0d9d80d.html

    • Le revenu de base renverra-t-il les femmes à la maison ?

      Dans un contexte de fort niveau de chômage, les femmes occupent bien davantage que les hommes les emplois précaires et mal payés. Le revenu universel viendrait-il entériner cette situation, en incarnant une forme de « salaire maternel », renvoyant les femmes au foyer ? La reconnaissance du travail domestique peut être un piège, affirment plusieurs économistes [6].

      (#Stéphanie_Treillet, dont il est notamment question là, cause un peu dans l’article, elle en dit plus ici : https://seenthis.net/messages/573766)

      D’autres comme la chercheuse Samira Ouardi affirme au contraire qu’un tel revenu, « parce qu’il concernerait tous les individus de manière « universelle » et individuelle, viendrait sans conteste renforcer l’autonomie des femmes qui sont aujourd’hui les grandes perdantes du capitalisme salarial, et donc les premières précaires » [7].

      (Note sur #Samira_Ouardi qui a donc écrit, dans la revue Mouvements en 2013,
      Le revenu universel : outil de lutte féministe ?
      https://www.cairn.info/revue-mouvements-2013-1-page-79.htm)

      En consacrant l’individualisation fiscale et sociale, le revenu de base réduirait le risque qu’un des conjoints se retrouve dépendant de l’autre, plaide le MFRB, qui y voit un moyen d’avancer réellement vers l’égalité hommes-femmes. « Un revenu complémentaire, sous forme de revenu de base, permettrait aux mères célibataires de payer la garde de leurs enfants, et donc de continuer à travailler si elles le souhaitent. » Le MFRB relève également que ce revenu de base, en donnant à chaque individu un revenu garanti, pourrait être un outil de lutte contre la prostitution.

      #revenu_garanti #revenu_universel #revenu_de_base #mfrb #prostitution
      –-

      Pour l’heure, personne n’a encore démontré, concrètement et définitivement, la viabilité d’un revenu de base à grande échelle, et aucun pays n’a osé expérimenter cet outil auprès de tout ou partie de sa population sur le long terme. En revanche, des expérimentations locales ont été menées sur plusieurs mois, notamment dans l’État du Madhya Pradesh en Inde, ou en Namibie.

      Pour l’Inde, @mona évoque un article là :
      https://seenthis.net/messages/575593#message576953


  • Rifiuti, prostituzione e caporali: l’inferno di Rosarno

    Viaggio nel #ghetto più grande d’Italia. Più di 2500 migranti ammassati nella baraccopoli della Piana di #Gioia_Tauro. Il rapporto dei Medici per i diritti umani (Medu) si chiama “#Terraingiusta” e racconta “le condizioni spaventose” in cui vivono gli ospiti della spianata in provincia di #Reggio_Calabria

    https://www.repstatic.it/content/nazionale/img/2017/04/12/095006782-78f414db-fa3d-4dcf-9d52-ccad38aa2fa4.jpg
    http://www.repubblica.it/cronaca/2017/04/12/news/rifiuti_droga_e_caporali_l_inferno_di_rosarno_viaggio_nel_ghetto_piu_gran
    #déchets #prostitution #caporalato #Rosarno #rapport #Italie #Calabre


  • Ce qui nuit aux personnes prostituées, ce n’est pas la loi, c’est la #prostitution. – A dire d’elles
    https://sandrine70.wordpress.com/2017/04/08/ce-qui-nuit-aux-personnes-prostituees-ce-nest-pas-la-loi-cest-
    https://sandrine70.files.wordpress.com/2017/04/arton1502.jpg

    La précarité, l’insécurité et un état de santé dégradé ont toujours été le lot quotidien des personnes prostituées. Selon l’étude ProSanté de 20132, au moins 38% des personnes prostituées avaient été victimes de viols (contre moins de 7% pour les femmes en général), 51% avaient subi des violences physiques, 64 % des violences psychologiques au cours des 12 derniers mois.

    Ce n’est pas la loi du 13 avril 2016 qui en est la cause. C’est la prostitution elle-même. C’est la prostitution, en soi, qui exploite les plus précaires des précaires, qui met à profit leurs vulnérabilités, qui leur inflige des violences répétées, dont les premiers auteurs sont les clients, un « détail » prouvé par les enquêtes mais étrangement passé sous silence. C’est la prostitution qui pèse sur la santé, physique et psychique, des personnes prostituées.

    La loi du 13 avril 2016 a précisément pour but de faire reculer cet état de fait dont beaucoup, en ne touchant à rien, semblent vouloir s’accommoder.



  • #Rebecca_Mott : À propos de celles qu’on accuse de « ne pas être à la hauteur »
    http://tradfem.wordpress.com/2017/03/27/rebecca-mott-a-propos-de-celles-quon-accuse-de-ne-pas-etre-a-la-h

    http://tradfem.files.wordpress.com/2017/03/rebecca-mott.jpg Une des phrases que répètent constamment les propagandistes de la prostitution à propos des femmes qui en sont sorties, c’est qu’elles « n’étaient pas à la hauteur »…

    Elles n’étaient pas adaptées au « travail du sexe ».

    Elles n’avaient pas la force mentale nécessaire.

    Elles haïssaient les hommes et donc n’auraient pas dû se retrouver en prostitution.

    Elles auraient dû mieux se renseigner avant d’entrer dans l’industrie du sexe.

    Par où commencer pour réagir à des propos aussi stupides et aussi lourds de cruauté mentale ?

    Le lobby de l’industrie du sexe essaie de donner l’impression qu’il existe une forme ou une autre de formation à la prostitution.

    Que tout ce dont une femme a besoin, c’est d’une volonté ferme et de quelques tuyaux, et qu’ensuite la prostituée sera en sécurité et heureuse.

    Ce lobby maquille le fait que tous les dommages causés aux femmes prostituées sont le fait des prostitueurs et des profiteurs de l’industrie du sexe.

    Au lieu de le reconnaître, il place tout le blâme et la culpabilité sur la prostituée, qu’il accuse d’être « faible ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://rebeccamott.net/2017/03/27/some-women-just-cant-take-it

    Écrivaine et conférencière, Rebecca Mott vit à Manchester en Grande-Bretagne et tient un blogue à titre de femme sortie de la prostitution _
    Pour appuyer financièrement la démarche d’auteure de Rebecca Mott, servez-vous du bouton Paypal sur son site Web pour lui faire un don.
    #survivante #prostitution #faiblesse_féminine #industrie_du_sexe


  • Victimes introuvables
    http://www.laviedesidees.fr/Victimes-introuvables.html

    Et si la traite des êtres humains était moins une forme contemporaine de la #violence qu’une catégorie de l’action publique aux effets ambivalents ? C’est la thèse de Milena Jakšić : la lutte contre la traite consacre une figure de « bonne » victime au détriment de celles qui ne s’y conforment pas.

    Livres & études

    / #femmes, violence, #prostitution, #exploitation

    #Livres_&_études

    • très confu ce texte et les arguments sont spécieux et jouent sur les contradiction de manière opportuniste. Si les femmes qui sont dans la prositution et qui refusent le statu de victimes ne sont pas considérées par celleux qui veulent aider les victimes de la prostitution comme des victimes c’est plutot normal et respectueux de la part des personnes en lutte contre la prostitution. Le parallèle avec l’esclavage domestique est biaisé aussi. Car si on suis leur logique
      a-ca m’étonnerait que les personnes qui luttent pour aider les victimes de la prostitution à se sortir de ce milieu soient pour l’ esclavage domestique.
      b-de la même manière que pour la prostitution, parler de victime d’esclavage domestique pour les femmes qui ne revendiquent pas ce statu et ont fait ce choix de vie, est une violence faite à ces femmes et une insulte aux esclaves et à ce qu’est véritablement l’esclavage (une contrainte, une déshumanisation, pas un choix !).
      Et le problème des féministes en lutte contre la prostitution c’est pas que des personnes se prostituent, c’est que d’autres achètent de la prostitution.
      Ce texte jette la confusion sur la notion de victime, la notion d’esclavage, de traite et de contrainte tout en prétendant faire le contraire.

    • http://www.laviedesidees.fr/IMG/arton3666.png?1487857371

      Dans ces mobilisations, insiste-t-elle, un élément est récurrent : la mise à distance des personnes concernées. Contrairement à d’autres luttes et mobilisations, « les sans-voix restent littéralement sans voix » (p. 200) et seuls les expert-e-s et les politiques discutent, débattent, dans des conceptions parfois radicalement différentes, mais qui sans cesse grossissent les traits et homogénéisent les situations pourtant diverses que recouvre la vente de services sexuels. Autant d’éléments qui, repris dans les débats parlementaires français, vont engager à inscrire la traite dans le Code pénal et légitimer des politiques sécuritaires et la chasse aux « victimes coupables », dans un esprit de lutte contre l’immigration illégale et contre la criminalité organisée transnationale, comme de maintien de l’ordre public.


  • #Roumanie : le combat des victimes de la #traite contre les #préjugés

    Elles ont été contraintes à la #prostitution à un âge où leurs copines jouaient avec des poupées mais, une fois le calvaire fini, les victimes roumaines de la traite doivent encore lutter contre les #stéréotypes.

    http://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_765/public/afp/18b53ba17f53512019a69bd60f9a63fc70a7ad28.jpg?itok=eW8pTUVR
    http://www.courrierinternational.com/depeche/roumanie-le-combat-des-victimes-de-la-traite-contre-les-preju
    #femmes #stigmatisation


  • Brain Magazine - Page Q - Le POV d’Ovidie : Le féminisme pro-sexe est-il mort ?
    http://www.brain-magazine.fr/article/page-q/35922-Le-POV-d-Ovidie-le-feminisme-pro-sexe-est-il-mort

    Chacune a développé ses propres idées, pour ma part les miennes étaient très inspirées d’Annie Sprinkle, travailleuse du sexe durant 18 ans, réalisatrice, artiste « post-porn moderne », activiste éco-sexuelle et j’en passe. Je croyais surtout mordicus à son désormais célèbre « the answer to bad porn isn’t no porn, it’s to try to make a better porn ». Et j’y ai tellement adhéré que cela fait 17 ans que je réalise mes propres films et que je répète tel un mantra les préceptes du féminisme pro-sexe. Sauf que depuis quelques temps je les répète avec de moins en moins de conviction. Certains discours du type « la sexualité libère » me font royalement chier. Non la sexualité ne libère pas. Au mieux elle est un facteur personnel d’épanouissement, au pire elle est un facteur supplémentaire d’oppression. Il est indispensable que chacune d’entre nous puissions gérer notre sexualité comme nous l’entendons. Si nous jouissons, tant mieux, grand bien nous fasse. Si nous ne jouissons pas, il est éventuellement intéressant de questionner notre environnement social afin de détecter son influence éventuelle négative. Mais croire qu’on peut faire la révolution au lit est une aberration.

    #féminisme #mea_culpa #sex_war #sexualité #pornographie #violences_sexuelles #domination_masculine #prostitution

    • De mon côté, le torchon a sérieusement commencé à brûler à partir du moment où j’ai travaillé sur le documentaire À quoi rêvent les jeunes filles ?, dans lequel je me demandais si nous n’avions pas été récupérées par le Spectacle. Après tout, n’est-ce pas le propre de tout mouvement contestataire d’être tôt ou tard récupéré, englouti, neutralisé par la société spectaculaire ?

      Moi aussi j’étais à fond au tout début des années 2000, another porn is possible et tout ça, mais j’ai déchanté plus tôt. On en parlait avec une copine en 2010 : oui, la pensée queer et les trucs post-modernes c’est excitant mais au final ce qui nous a lassées, voire a fait de nous des critiques, c’est le désespoir de voir que ce n’était pas très opérationnel.

      Perso ma claque c’était un gars qui devant un texte naïf sur la nécessité d’un porno queer m’a dit « allez-y les filles, ça nous fera autre chose à regarder » et où j’ai compris qu’autre chose ce n’était pas à la place mais comme une variante à côté de la merde misogyne et androcentrée qu’on va continuer à bouffer.

      Bref, j’en profite pour vous dire que je suis très lasse et je crois que tout le monde ici. Je vais essayer de moins venir parce que trop de discussions ne démarrent même plus. Possible de m’appeler en me taguant (par exemple si Ovidie fait toute une série sur ce sujet) mais sinon je vais tenter de couper le lien. Trop de mauvaises nouvelles et pas assez de commentaires...

    • Ok @aude_v je t’appellerais sur certains sujet qui m’inspirent des discussions et suceptibles de t’interessé. Mais je ne suis pas très présente en ce moment, je dessine à fond.
      Par rapport à cet article, de mon coté c’est Ovidie qui a permis que je ravise mon enthousiasme concernant le féminisme pro-sexe vers les années 2000. Je trouve pas que ca soit une mauvaise nouvelle qu’Ovidie change de jugement sur ce sujet. C’est sur que c’est déprimant par rapport à l’ampleur du travail à faire vis à vis de la sexualité, mais il me semble que ce disours par Ovidie peut avoir un impacte positif.
      La semaine dernière j’écoutais cette conférence de Nathalie Bajos :
      https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs_au_lycee/la_sexualite_chez_les_adolescents_nathalie_bajos.6865
      Nathalie Bajos y explique que le seul domaine ou les représentations par rapport à l’egalité n’ont absolument pas été modifiés c’est la sexualité. Et elle dit que c’est là qu’il faut agir. Je suis pas d’accord a ce sujet sur la conclusion de Ovidie « Mais croire qu’on peut faire la révolution au lit est une aberration. »
      En fait si on peu et on doit faire la révolution au lit ou en tout cas dans la sexualité (pas forcement dans un lit), mais pas avec le porno. Le porno c’est pas la sexualité (c’est de la prostitution avec une camera).
      Nathalie Bajos dit que c’est justement sur les représentations de la sexualité qu’on trouve les racines du sexisme.

    • @monolecte et @hazy1, pas d’autre endroit, non. Les lectures et les rencontres IRL (bibli, journal, radio) ne remplissent pas non plus une vie de chômeuse mais j’y ai de bonnes discussions.

      Je viens de voir le film (sur leur site Youtube m’obligeait à m’identifier pour dire mon âge) et il est pas mal. Sauf la fin optimiste, avec des meufs critiques qui représentent l’espoir d’une génération... Je crois que la question c’est de produire d’autres représentations au danger de la conso de niche voire de récup pour conso exotique, en espérant que ça vienne bousculer le courant principal, ou bien de produire des discours dessus, frontalement critiques ou dans le cadre de discussions avec des meufs et des filles. Et on a peur de la critique, de l’engagement, du militantisme, on met trop d’espoir dans le « pas dupe » qui serait un usage normé mais avec la petite distance qui va bien. Bah.

    • Désolée, je n’ai jamais cru à un porno féminin ou « meilleur » porno.
      A partir du moment où on est conscient-e que quoi qu’on fasse, dans quelque domaine que ce soit, il sera récupéré, washé, par le fric essentiellement, mais pas seulement (religions, et autres intérêts de puissance, petite ou grande), il faut, avant d’entamer une réflexion ou d’agir, anticiper ce que sera le washing.
      Dans le porno il est transparent, évident, sans ambiguïté. Les hommes vont toujours récupérer la mise en image de relations sexuelles.
      La véritable révolution, du grain de sable, c’est la contestation, la résistance, individuelle, qui est souple, et qui ne permet pas à l’argent de s’organiser pour récupérer.
      Car ce qui est de l’ordre de nos émotions, nos envies, nos désirs est mouvant, divers, et non formaté.
      Dès qu’on commence à le mettre en forme, c’est l’autoroute pour une récupération.
      Valable pour tous les sujets.
      La sexualité c’est avant tout du fonctionnement personnel. Et interpersonnel. Personnel, donc multiple et varié, dépendant aussi du jour, de l’ambiance, de sa journée, sa vie, quotidienne et générale.
      Interpersonnel, c’est ça puissance deux (si on est deux, trois si on est trois, etc.).
      On a donc, à la base, un nombre quasi infini de vivre sa sexualité.
      Si on se base sur cette ligne, personne ne peut faire un montage pour récupérer ça.
      Le libertaire, vraiment appliqué, est irrécupérable par quelque puissance que ce soit.

    • A l’époque ou je croyais à ces théories pro-sexe via le porno féministe, il me semblait que ca serait tout de même un moyen de changer les représentations et les imaginaires de manière collective. Et que c’etait des experiences qui pourraient apporté une amélioration. C’etait un peu naïf, mais je pense qu’a l’époque je ne voulais pas encore reconnaitre a quel point l’hétérosexualité posait problème. Le truc c’est qu’a l’époque aussi je faisait la même confusion que Ovidie entre sexe et pornographie. Je n’avais pas encore identifié le lien entre la pornographie et la prostitution.

      Je pense que le travail de Nathalie Bajos est aussi une manière d’agir sur les représentations et imaginaires de la sexualité sans pour autant passé par la pornographie ni par la pratique de la sexualité elle même. Nathalie Bajos a fait par exemple une très grande étude sur la sexualité en France et ce genre d’étude a aussi du potentiel pour faire comprendre certaines choses. Elle fabrique des outils de comparaisons qui permettrons peut être de trouver des réponses et solutions à ce conservatisme sexuel.
      https://clio.revues.org/9780

      Édit : par rapport a l’utilisation de #seenthis et au web francophone. A mes yeux seenthis n’est pas qu’un espace de discutions. Ca peut l’être mais il y a plein d’autres maniere d’apprécier et d’utiliser seenthis. Je m’en sert beaucoup pour mon archivage, parfois je m’amuse toute seule sur un sujet, pour garder une trace de certaines trouvailles sur le web. C’est vrai que parfois j’ai envie de discuter et il y a personne de disponible (et pas que sur seenthis) et d’autres fois j’ai trouvé beaucoup une agréable compagnie pour mes nuits blanches et je pense en particulier à @tintin ( merci à toi). Par rapport au fait de tourner en rond sur seenthis (ou sur le web francophone), j’ai pas cette perception mais c’est probablement parce qu’en ce moment je vais bien alors l’aspect positif des choses m’apparaît. Ca m’arrive aussî d’avoir la sensation de tourner en rond sur le web mais Ca reflete plutot mon état de tourner en rond dans ma tete que lè fait que le web soit trop limité en lui meme. C’est comme ne rien trouver à lire à la BNF, c’est pas que la BNF n’aurais rien d’intéressant a lire, c’est que ce jour la rien ne m’intéresse.

    • https://seenthis.net/messages/390481
      https://seenthis.net/messages/383979
      Le sexe, l’art et la morale
      http://www.lamusardine.com/P7891-la-liberte-d-offenser-ogien-ruwen.html

      Contrôle plus strict des images ou des écrits à caractère « pornographique », censure à tout va sous prétexte de protéger « la jeunesse », les « sentiments des croyants » ou la « dignité humaine »...

      Désormais, faute de pouvoir s’attaquer directement aux pratiques sexuelles des individus, les nouveaux croisés de l’ordre sexuel s’en prennent à leurs représentations littéraires et artistiques. En partant de questions simples, #Ruwen_Ogien propose un ensemble d’arguments en faveur de la liberté d’offenser : Pourquoi n’est-on pas libre de voir ce qu’on est libre de faire ? Et pourquoi donc exiger des œuvres sexuellement explicites des qualités artistiques qu’on ne demande pas aux œuvres d’autres genres ? Le mauvais goût est-il un crime ? À qui profite vraiment la critique des morales du consentement ?

      Une très riche bibliographie pour cette liberté d’offenser, dont :
      The Culture of Radical Sex, Second Edition by Pat Califia
      http://www.popmatters.com/review/public-sex
      https://www.puf.com/sites/default/files/styles/ouvrage_couverture/public/9782130568810_v100.jpg?itok=zsYVfwla
      https://www.puf.com/content/Penser_la_pornographie
      http://a.decitre.di-static.com/img/200x303/christophe-bier-censure-moi/9782844051363FS.gif
      Censure-moi - Histoire du classement X en France Christophe Bier - L’Esprit Frappeur -

      De Draguse ou le manoir infernal (1973) à Baise-moi (2000), en passant par Fais jaillir ton pétrole ou Tourne ton cul, que je marque un but, la loi X a frappé près de mille films en France. Depuis vingt-cinq ans, la loi X ne se contente pas de « protéger » les mineurs elle pénalise très lourdement ceux qui fabriquent, produisent et émettent des images interdites. Du coup, tout un genre cinématographique a disparu. Il a fallu que Baise-moi, un film « d’auteur », un « vrai » film tiré d’un gros succès de librairie, tombe sous son coup pour qu’on s’émeuve enfin sérieusement d’une loi qui soulève une question essentielle, celle de la liberté ou non de toute expression, qu’on la partage ou pas. #Christophe_Bier, l’un des meilleurs spécialistes du #cinéma_porno, retrace l’histoire de cet ultime dispositif de la censure d’État : aspects légaux, fonctionnement et, pour la première fois, les commentaires du comité de censure et la liste intégrale des films classés X.

    • Pourquoi n’est-on pas libre de voir ce qu’on est libre de faire ? Et pourquoi donc exiger des œuvres sexuellement explicites des qualités artistiques qu’on ne demande pas aux œuvres d’autres genres ? Le mauvais goût est-il un crime ? À qui profite vraiment la critique des morales du consentement ?

      Je trouvè qu’il n’y a que des mauvaises question si dessus. Lè porno c’est pas ce qu’on est libre de faire, car dans la prostitution il n’y a pas de liberté et la prostitution n’est pas autorisé partout. D’autre part la pornographie ne fait pas que filmé ce qu’on est libre ou autorisé à faire, cf pornographie impliquant des enfants, des animaux, des viols...
      Pour la question deux, lè porno c’est pas une oeuvre d’art. C’est pas une fiction. Il y a pas d’effets spéciaux pour les scènes de cul, la seul chose qui est simulé dans le porno c’est le plaisir sexuel des femmes et encor si lè real ne prefere pas qu’elle hurle de douleur. Lè porno lè seul genre auquel on peu lè comparé c’est le snuffmovie puisque la aussî on ne fait pas semblant.
      La question du bon gout est ridicule. J’ai jamais vu d’attaque contre lè Porno a ce sujet chez les feministes.
      Croire que la dénonciation de la culture du viol c’est de la moral Ca me fait bien mal au coeur. A qui profite le consentement ? Bah Ca peut profiter aux personnes dont on se passe du consentement.

      Confondre les feministes abolitionnistes avec les cathos et la moral puritaine c’est refusé toute mise en cause de la sexualité patriarcale.

      Il a l’air vraiment nul ce livre sur le porno comme offense.

    • Ok je connaissais pas ce masculiniste. Merci @rastapopoulos
      @vanderling je ne comprend pas trop pourquoi tu conseil ce bouquin dans cette discutions. Ce livre semble assimilé toute critique du porno à du puritanisme et vu qu’il y a une question sur « la morale du consentement » c’est bien que l’auteur est au courant des théories féministes sur la culture du viol et les assimile aux sexistes de la manifs pour tous.

    • Sur la première question : « Pourquoi n’est-on pas libre de voir ce qu’on est libre de faire ? »
      Prenons le film porno le plus « artistique ». Pour les plus puritains, c’est un mélange absolument intolérable de tous les vices si on l’envisage dans toutes ses dimensions : fabrication, diffusion, consommation.
      – Fabrication
      Les acteurs et les actrices pornos, outre le fait qu’ils sont des victimes surexploitées et humiliées par des producteurs véreux, mafieux, dégoûtants, sont aussi des déviants moraux
      parce qu’ils « baisent pour de l’argent » et parce qu’ils s’exhibent sans honte devant l’équipe technique puis à l’écran. Ce sont des « putes » et des « exhibitionnistes ».
      – Diffusion
      Les rues sont envahies d’images pornos. Les écrans de télé aussi. On nous oblige à voir ce qu’on ne veut pas voir. C’est complètement écoeurant. On est en « état de viol permanent »
      – Consommation
      Le consommateur d’images pornos, à la télé ou sur le net, contribue indirectement à la prospérité d’une industrie esclavagiste et à engraisser des producteurs véreux, mafieux, dégoûtants. Il est, lui aussi, un déviant sexuel répugnant : certainement « voyeur » et très probablement, masturbateur.

      Mais l’exhibitionnisme et le voyeurisme sexuels n’ont absolument rien d’immoral si, comme dans le cas des acteurs/actrices et des consommateurs.ces de porno, ils sont le fait d’adultes consentants.

      R.Ogien

      Le discours d’Ovidie est d’autant plus intéressant qu’elle est passé derrière la caméra. Et si je ne suis pas un fervent admirateur de ses films, il me semble quand même qu’elle revendique une certaine qualité et esthétique face au "porno crade". « the answer to bad porn isn’t no porn, it’s to try to make a better porn »
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Ovidie#En_tant_que_r.C3.A9alisatrice
      Sinon, si R.Ogien est un gros libéral. Brain Magazine m’a tout l’air du magazine à t’offrir un mug avec ton abonnement.

    • @mad_meg
      parce qu’il était dans mes étagères et qu’il a été proposé de faire ce livre à R.Ogien par Sarah Chiche : directrice de la collection érotique « L’Attrape-corps » aux éditions de La Musardine, dont Ovidie est l’un des auteurs-phares.
      La musardine qui à réédité, en format poche, son Porno Manifesto.

    • Oui mais au final Ovidie dit surtout : « Eh oh, dans ces représentations, il y a des rapports de pouvoir qui s’expriment et qui livrent les femmes et les filles au désir des mecs ! » Je pense qu’un porno queer équitable, dans ces conditions, ne change pas grand chose et qu’un groupe de discute sur le plaisir et ses représentations, entre meufs et sans possibilité de récupération dans le gros marché du X, est plus utile. Après, que les féministes qui le veulent fassent du porno avec leurs images pour aller se noyer dans le porno de conso courante. Mais que personne ne nous empêche de noter de la violence quand nous en voyons. (Ceux qui y verraient du sexe prennent eux aussi des positionnements politiques.)

    • C’est bien la citation précédente est l’exemple typique d’amalgame entre la critique de la marchandisation et exploitation, et le puritanisme sans argument autre que c’est pas bien c’est de la déviance. Or Ogien est un philosophe, cultivé, qui a beaucoup lu. Donc il le fait sciemment. Donc c’est un salaud, CQFD.

    • Les rues sont envahies d’images pornos. Les écrans de télé aussi. On nous oblige à voir ce qu’on ne veut pas voir. C’est complètement écoeurant. On est en « état de viol permanent »

      ah mais quel bloubigoulba ce discours. D’un coté il dit le porno c’est de l’art et de l’autre il dit etre ecœuré par sa version soft (cf la pub) et en profite pour galvaudé le mot viol.
      Si la pub utilise le registre du porno c’est bien que le porno se banalise. Utilisé cet argument pour défendre le porno ca dépasse mon entendement.

    • @mad_meg @rastapopoulos
      Je précise que je n’ai pas encore lu entièrement ce bouquin.
      l’extrait cité plus haut est l’introduction au 5 ème chapitre qui en comporte 11 :
      – Avant propos : L’exception littéraire et artistique
      – Qu’est-ce que la liberté sexuelle négative ?
      – Notre liberté d’expression vaut-elle plus que leur indignation ?
      – Pourquoi n’est-on pas libre de voir ce qu’on est libre de faire ?
      – Pourquoi parler de « censure » ?
      – Les juges ont-ils le droit de juger les oeuvres de l’esprit ?
      – Faut-il punir l’intention de provoquer des réactions « lascives » ?
      – Regarder est-il un crime ?
      – Le mauvais goût est-il un crime ?
      – Conclusion : Offenses et préjudices
      – Bibliographie
      – Remerciements

      Mais l’exhibitionnisme et le voyeurisme sexuels n’ont absolument rien d’immoral si, comme dans le cas des acteurs/actrices et des consommateurs.ces de porno, ils sont le fait d’adultes consentants. (1)
      (1) La question de savoir s’ils.les sont « pervers » au sens ou l’entend telle ou telle théorie psychologique est d’une nature complètement différente : elle ne m’intéresse pas ici. Je mets aussi de côté la question, souvent évoquée dans les attaques contre le porno, du consentement suffisant des acteurs dans un contexte de surexploitation. Ce n’est pas un problème spécifique au porno. Il est commun à un très grand nombre d’activités économiques aujourd’hui dans le monde : celles ou des enfants sont contraints de travailler pratiquement comme des esclaves, entre autres. Les critiques qui m’intéressent, sont celles qui admettent que les acteurs.ices sont consentants.es dans tous les sens raisonnables de ce terme et jugent néanmoins que ce qu’ils.elles font est répugnant.

    • oui d’ou le bloubigoulba mais c’est peut etre une expression un peu daté ...

      En fait dans cette petite phrase il mélange beaucoup de chose :
      – les attaques puritaines contre le porno à base de #slut_shaming et #putophobie
      – le discours intello théorique sur la différence entre erotisme et porno qui se joue en fait surtout sur le bon gout et les difference de domination sexuelle masculine selon les classes. Parceque les textes littéraires erotico-porno que j’ai pu lire n’etaient pas mieux au niveau du sexisme des représentations. Et par rapport à la pub dans la rue, même si elle a une influence du porno on n’y voie pas de sexe explicite comme dans le porno.
      – les attaques masculinistes qui défendent les agresseurs sexuels en disant qu’ils sont agressé par la vision des femmes (dans la pub, dans la rue, dans le porno). Son expression de « viol permanent » me renvoie à ce contexte.
      – un pseudo discours anti-pub mais creux et opportuniste. C’est à dire que le mec défend une grosse industrie du proxenetisme international tout en se moquant de la pub. Mais le porno aussi il fait de la pub et on va pas dire que cette ndustrie le fait dans le respect du désir des gens. Et si dans les kiosques de rue on se tape la une de hot magazine qui reste assez soft ou même si gucci s’est inspiré d’un scenario de viol à la base du porno, dans les boites mail, les sites de streaming, à coté du dernier Disney tu as une pub beaucoup plus explicites que celles de la rue et celle là, l’industrie du porno ça la déranger pas de la mettre sur une page de streaming qui s’adresse à des gosses.
      – La mention du viol qui est ici tout à fait malvenue vu le contexte et qui jette la confusion sur ce mot, confusion dont on a franchement pas besoin.
      – et tout ca dans une parfaite invisibilité des questions de genre, comme si femmes et hommes étaient interchangeables dans cette industrie. Comme si c’était les hommes qui étaient sexualisé dans la rue avec la banalisation du porno et comme si c’était les hommes qui subissaient un viol permanent.
      Il manque aussi le tag #inversion_patriarcale et #renversionite du coup :)
      Et puis il mérite bien un petit #phallosophe quant même ce monsieur ^^

    • On est en « état de viol permanent »

      En même temps il accuse les « prudes » d’invoquer le viol en le galvaudant (hommes et femmes également violés par les images de porno soft dans l’espace public). C’est assez pervers.

      Au final il est pour le porno pour les mêmes raisons qu’il est pour la prostitution : vision libérale du consentement, désintérêt absolu pour la baisse des standards collectifs dans les relations sexuelles qui sont le terrain de jeu le plus évident de relations femmes-hommes globalement bien assez violentes pour qu’on s’en inquiète. Qu’il crève de ne pas s’intéresser à la propagation de la #culture_du_viol par le porno.

    • On vient de se croiser... Justement, une copine me faisait part des plaintes de son compagnon qui trouvait pénible d’être sollicité sexuellement dans la rue par la pub et les images sexualisées. Parler de « viol » est déplacé, en revanche noter que quelqu’un s’insinue dans ton imaginaire, parce qu’il a du pognon pour le faire et qu’il pense que ça va lui rapporter plus encore quand il aura réussi, ça vaut la peine d’être noté.

      trigger warning inceste
      Je voudrais aussi donner l’exemple de cette amie que son père n’a jamais touché, il se contentait de lui montrer du porno en lui disant qu’elle était comme les femmes à l’écran, soit quelqu’un de peu de valeur puisque femme (en l’occurrence, à l’époque, fille). Cet imaginaire est le sien, ça la dégoûte et l’énerve mais son père a réussi à lui inculquer ça. Évidemment que c’est violent, en faire une question de bon goût est malhonnête.

    • C’est vrai que j’ai un peu évacué ici la pression d’être sollicité sexuellement par la pub. Mais j’ai entendu cet argument utilisé par des hommes pour excusé des comportement sexistes vis à vis de femmes, du harcelement de rue ou du slut-Shaming du coup je suis assez suspicieuse sur cette histoire. En plus les femmes sont autant scollicitées par ces pubs d’un point de vue sexuel et leur malaise se place à un autre niveau en plus de cela, car ces pubs peuvent les mettre dans des situations très inconfortable. Par exemple attendre à un arret de bus la nuit à coté d’une pub d’inspiration porno-chic perso ca augmente mon malaise.

      Et par rapport à ton amie et son père. C’est clairement une agression sexuelle à caractère incestueuse. Exposer des enfants à de la pornographie c’est une agression sexuelle et c’est en principe condamné par la loi. Je reviens avec un lien là dessus. Si tu pouvais mettre un « #TW inceste » sur cette partie @aude_v parceque j’ai vecu ca et ca me met un peu mal de voire remonté ce souvenir.

      Et pour la question du bon gout (et du dégout) je suis d’accord que c’est franchement hors sujet et in-interessant. Surtout qu’il a aucune approche politique, et que le gout c’est à mes yeux une affaire d’appartenance de classe. En fait il aborde le sujet par tous les moyens qui lui permettent d’éviter une approche politique.

      edit sur l’exposition de mineur à la pornographie et au droit j’ai trouvé ceci qui donne un peu de détail : http://www.legadroit.com/droit-du-sexe.html

    • Il est écrit comme ça @mad_meg et qu’il soit publié aux éditions de La Musardine n’est pas un hasard. Je n’ai jamais mis les pieds dans leur librairie (sise rue du chemin vert à Paris) Cette maison d’édition/librairie est assez paradoxale et mieux vaut savoir séparer le bon grain de l’ivraie avant d’en franchir le seuil ou de visiter son site.

      @aude_v Évidemment que c’est violent, en faire une question de bon goût est malhonnête.
      bon ou mauvais goût, là n’est pas la question. Je penche plutôt pour le mauvais genre. Ou par exemple : Daddy’s girl de Debbie Dreschler.

      #Daddy’s_girl n’est pas un album dont on peut dire qu’il est bon ou qu’il est beau . Si l’impact émotionnel de ce livre est si fort c’est qu’il aborde ce sujet grave qu’est l’inceste, ceci sans sensationnalisme, avec une simplicité et une honnêteté dans la narration peu commune : l’émotion n’étant ni provoquée ni imposée. Le dessin de #Debbie_Drechsler tout en rondeur et en douceur s’accorde totalement au point de vue de la narratrice, une fillette de douze ans.

      http://www.du9.org/chronique/daddy-s-girl

    • @mad_meg, j’ai mis le TW, pardon pour le manque de précaution. Et ici le texte qu’elle a pu produire à partir de cette somme d’expériences sur le fait d’être une fille puis une femme dans une société patriarcale et complaisante à l’égard de la pornographie.

      gendertrouble.org :: Le regard pornographique sur la fellation
      http://gendertrouble.org/article40e68f.html

      Pour ces hommes, il est inconcevable qu’une fellation puisse me rapporter quelque chose à moi. C’est donc un service que je leur rends. Ils peuvent donc faire pression sur moi pour l’obtenir dans prendre garde à ma disposition d’esprit, si je suis déjà excitée ou non, si cela m’excite ou non, si je suis bien après ou non. Parfois, c’est pire que le coït qui exige un minimum de caresses pour mouiller un vagin récalcitrant. Là, il ne faut rien, juste faire pression sur la « suceuse » et elle donne comme une vache à lait. Plus elle donne, moins on lui doit, puisqu’elle est si folle de s’abaisser à donner.

      S’abaisser ? Pourquoi donc embrasser un pénis signifie-t-il « s’abaisser » ? Certains hommes qui m’ont aimée m’ont confessé avoir du dégoût pour leur propre sexe, le trouver moche et ridicule. Les mêmes hommes étaient dégoûtés par le cunilingus, mais le faisait quand même à cause du « mystère attirant du sexe de la femme ». Pour eux donc, la femme qui embrasse un sexe masculin forcément sale, se salit elle-même. Elle se dégrade, l’homme a donc le droit de la mépriser comme il méprise la souillure de son pénis. Misère !...

      Aucun homme n’a supporté lorsque je leur parlais le langage tantrique du « lingam sacré source d’énergie ». Aucun non plus n’a réussi à lire jusqu’au bout les livres que je leur prêtais régulièrement et qui parlaient de la fellation et du cunilingus comme d’un merveilleux échange d’énergie.


  • Les prostituées en #Russie, clandestines et victimes d’#abus

    Vladimir Poutine les a vantées, non sans sarcasme, comme « les meilleures au monde ». Mais les prostituées russes sont contraintes de travailler dans la clandestinité et l’indifférence, victimes de nombreux abus dans un pays où leurs plaintes sont rarement entendues.

    http://www.courrierinternational.com/depeche/les-prostituees-en-russie-clandestines-et-victimes-dabus.afp.
    #prostitution #femmes



  • Communiqué de presse : La République d’Irlande rejoint la France en adoptant le modèle nordique
    http://tradfem.wordpress.com/2017/02/14/prostitution-la-republique-dirlande-rejoint-la-france-en-adoptant

    (14.02.2017) Le groupe abolitionniste irlandais #Ruhama se félicite vivement de l’adoption d’une loi visant à criminaliser les acheteurs de sexe et à en décriminaliser les vendeuses.

    Ruhama applaudit l’adoption aujourd’hui par le Sénat irlandais de la Criminal Law (Sexual Offences) Act 2015.

    À titre de service de terrain qui soutient directement depuis 28 ans les femmes victimes de prostitution et de trafic sexuel, Ruhama a longtemps préconisé une législation qui mette l’accent sur la demande des acheteurs de sexe comme mesure clé pour freiner l’expansion de l’exploitation sexuelle commerciale en république d’Irlande. Ruhama préconise également depuis plusieurs années une abrogation de l’infraction de racolage, pour communiquer clairement à la société le message qu’aucune personne ne devrait être criminalisée pour sa propre exploitation.

    Le PDG de Ruhama, Sarah Benson, a ainsi commenté l’adoption de la nouvelle loi : « Nous félicitons la Vice-première ministre et ministre de la Justice Frances Fitzgerald pour avoir pris des mesures marquantes pour contrer la demande des prostitueurs, principaux responsables de la perpétuation de l’industrie du sexe. Sans demande, il n’y aurait pas d’offre. Nous sommes témoins chaque jour des conséquences lamentables de la prostitution et de la traite à des fins sexuelles, où les femmes et les filles les plus vulnérables du monde entier sont ciblées pour être exploitées dans les bordels irlandais. En même temps, en supprimant l’infraction de racolage, on rend explicite l’esprit de cette loi : les personnes qui pratiquent la prostitution ne doivent pas être criminalisées. » http://tradfem.files.wordpress.com/2017/02/turn-off-the-red-light2.jpg

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.ruhama.ie/assets/Press-Releases/Press-Release-Ruhama-Sexual-Offences-Act-2015.pdf
    #prostitution #Modèle_nordique #Irlande


  • Sisyphe - La #prostitution et la culture du viol sont indissociables
    http://sisyphe.org/spip.php?article5358

    Aucune personne ne devrait avoir à être prostituée pour combler ses besoins fondamentaux. Cette réalité aurait été trop difficile à accepter quand j’étais dans l’#industrie. Elle m’a frappée de plein fouet quand j’en suis sortie, chose que trop peu de femmes peuvent accomplir, faute du soutien que j’ai eu la chance d’avoir.

    Longtemps j’ai cru et répandu le discours de l’industrie du sexe. Il me fallait le faire pour survivre aux #violences quotidiennes que je subissais. Il me fallait croire que c’était mon choix de donner mon intimité à des hommes que je ne désirais pas. On m’a tant répété que légaliser complètement la prostitution était la seule façon d’assurer la sécurité des personnes prostituées que je l’ai cru longtemps aussi.

    Après avoir échappé à la #mort de justesse et avoir vécu dans une #pauvreté extrême quand je ne pouvais plus être vendue, je pense maintenant que la prostitution est d’abord et avant tout une industrie et que je n’ai été rien d’autre qu’une marchandise.


    • Témoignage d’une personne travaillant pour borderline sicilia :

      « Si l’un d’entre eux vient à disparaître, aucun signalement n’est fait. L’argent continue ainsi à arriver, alors que la personne n’est plus là »

      Alexander Graf Lambsdorff, vice-président du parlement européen (47’25’’) :

      « Au niveau européen, nous posons le cadre. Nous définissons la politique d’asile commune. Nos directives stipulent que les mineurs isolés doivent bénéficier d’un accueil adapté. Mais la mise en oeuvre de cet accueil relève des Etats membres, pas de l’Union européenne. Je ne vois pas quelle institution pourrait exercer ce contrôle, à moins que quelqu’un appelle la commission et dise : ’tel Etat membre ne respecte pas les règles fixées par l’Union européenne. Dans ce cas précis, la commission peut déclencher une procédure dite d’infraction. Est-ce que ça va aider les enfants là-bas ? J’en doute, car il s’agit d’une procédure juridique et politique. L’aide concrète doit être apportée sur place. On peut avoir l’impression que les instances européennes se débarrassent du problème sur les Etats membres, qu’elles refusent d’assumer leurs responsabilités. Ce n’est pas le cas. Simplement, toute tentative de contrôle serait vouée à l’échec, car nous ne connaissons pas les spécificités de Palerme, Rome, Milan, Madrid ou Munich. Les administrations locales les connaissent, mais pas Bruxelles. Par conséquent, on risque de vous décevoir, ce n’est pas à l’Union européenne de superviser les détails sur place »

      –-> réflexion de la journaliste (très pertinente), après les mots de Graf Lambsdorff :

      « Les institutions européennes, ne peuvent donc rien faire pour ces enfants. Il n’y a personne à Bruxelles pour empêcher les détournements d’argent dans les centres d’accueil de Sicile. Aucune instance, qu’elle soit nationale ou européenne, pour contrôler si les conditions d’accueil sont conformes aux droits de l’enfant, que ce soit dans le centre pour mineurs de Melilla ou dans les camps grecs. Et les cas d’abus, y sont fréquents. »

      #MNA #mineurs_non_accompagnés #film #asile #migrations #réfugiés #enfants #enfance #Melilla #Maroc #Espagne #disparitions #Idomeni #Grèce #documentaire #Macédoine #prostitution #Europol #détention_administrative #rétention #Italie #business #Pozzallo #hotspot #Rome #camps_de_réfugiés #viols #violence #Brême #Allemagne #clandestinisation #migrerrance #errance #détournement_d'argent

    • Une association qui vient en aide aux migrantes (parfois mineures) qui se prostituent :
      PIAM

      È un’associazione laica con sede in Asti
      composta da operatori sociali italiani e migranti.
      Dal 2000 ci occupiamo di donne e immigrazione,
      con particolare attenzione alle persone
      che si prostituiscono

      http://www.piamonlus.org

    • L’UE reste une institution aux mains des Etats : tant que ça ne changera pas pour évoluer vers une République européenne dotée des moyens d’agir les politiques qui y sont décidées ne seront appliquées que de manière inégale.


  • #Richard_Poulin : « Les hommes ne veulent pas voir ce qui se cache derrière la prostitution » (interview par #Irene_Hernández_Velasco)

    http://tradfem.wordpress.com/2017/02/06/les-hommes-ne-veulent-pas-voir-ce-qui-se-cache-derriere-la-prosti

    http://e03-elmundo.uecdn.es/assets/multimedia/imagenes/2017/01/01/14832887946542.jpg
    Les études faites en Espagne montrent à quel point les appels à normaliser la prostitution comme si c’était un travail comme un autre sont de plus en plus forts. Qu’en pensez-vous ?

    Je pense que c’est monstrueux. Mais laissez-moi vous dire qu’alors que les appels en faveur d’une réglementation de la prostitution sont très forts en Europe, ils sont relativement faibles en Amérique du Nord. De plus, il faut distinguer entre ceux et celles qui sont favorables à l’absence totale de réglementation de la prostitution et ceux et celles qui partent du principe qu’il s’agit d’un travail comme un autre, et que ce qu’il faut faire c’est appliquer les lois du monde du travail, point final. Selon le raisonnement de cette dernière catégorie de gens, les bordels sont des lieux de travail, des environnements professionnels comme ceux de n’importe quelle entreprise, et il serait illégal de pratiquer la prostitution hors de ces endroits réglementés. Ce que je peux vous dire c’est que ne rien faire face à la prostitution ou la réguler comme s’il s’agissait d’un travail comme un autre serait quelque chose de très grave qui ferait augmenter de manière inédite le nombre de femmes et de filles recrutées par l’industrie du sexe. Et tout cela alors que maintenant, il y a de plus de plus de demande de prostituées parce qu’il y a de plus en plus d’hommes qui paient pour avoir des relations sexuelles. On peut constater cela en Allemagne, en Hollande, en Thaïlande, en Espagne…

    Il y a donc en Espagne une augmentation du nombre d’hommes qui paient pour du sexe ?
    Oui. D’ailleurs, l’Espagne est le pays où la demande de femmes qui exercent la prostitution est l’une des plus fortes d’Europe.

    Et comment expliquer que, dans une société où il existe depuis longtemps une certaine liberté sexuelle, le business de la prostitution soit aussi juteux ?

    Il y a plusieurs niveaux de réponse. Du point de vue sociologique, je dirais qu’on sait qu’une bonne partie des femmes recrutées dans la prostitution sont mineures. On sait aussi que beaucoup d’entre elles sont des filles qui ont fugué parce qu’elles ont subi des agressions sexuelles et que c’est précisément au moment où elles s’enfuient et qu’elles sont loin des membres de leur famille qu’elle sont recrutées dans la prostitution. C’est également pour cela que, pour elles, il est plus facile de devenir des prostituées parce que, pour survivre aux agressions sexuelles, elles ont déjà développé la capacité de se dissocier de leur corps. Sachez que, selon les études faites jusqu’à maintenant, entre 75% et 83% des prostituées ont été victimes auparavant d’agression sexuelle.

    La prostitution est donc un prolongement de la violence sexuelle ?

    Oui. C’est complexe, mais je vais essayer d’expliquer cela avec un exemple.

    Traduction : Tradfem
    Version originale : http://www.elmundo.es/sociedad/2017/01/02/58692f5f468aebbd108b45e0.html
    #prostitution#néolibéralisme #violences sexuelles #pornographie #El_Mundo



  • URGENT : Lettre ouverte aux organisatrices de la Marche des femmes de Washington
    (Rendez-vous au https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSefMucHo8ieWCb7qd4TIyhkaoGEXEH-khT7sm3D-86jZHXm2w/viewform pour y souscrire personnellement.)

    Nous, soussignées, sommes des survivantes de l’industrie du sexe de nombreux pays, y compris les États-Unis. Nous sommes des leaders, des activistes et des représentantes de survivantes. Beaucoup d’entre nous sont des pourvoyeuses de services directs, travaillant sur le terrain de cet enjeu pour aider des gens à survivre à l’industrie du sexe et pour les soutenir dans leurs efforts difficiles de quitter l’industrie au cas où elles et ils sont prêts à le faire.

    Nos expériences collectives de vie nous ont appris que l’industrie du sexe est une arène où les femmes sont considérées comme des biens non humains et utilisées et échangées en conséquence. Tout ce à quoi nous avons personnellement assisté, y compris dans les vies des adultes et des jeunes que nous servons, nous a révélé que la majorité des personnes aux prises avec l’industrie du sexe sont des femmes et surtout des de couleur, pauvres, désavantagées au plan éducatif et presque toujours issues des catégories sociales les plus marginalisées.

    La Marche des Femmes et ses partisanes et partisans sont frauduleusement amenées à écouter la minorité de personnes qui témoignent d’expériences neutres dans l’industrie du sexe ; ils sont incités à croire que se dire « pro-travail du sexe » est une approche respectueuse des droits humains. En fait, cette approche ne se fonde pas sur les droits de la personne : elle perpétue plutôt le statu quo de femmes traitées comme des marchandises, c’est-à-dire comme propriété des hommes. C’est une position totalement antiféministe.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSefMucHo8ieWCb7qd4TIyhkaoGEXEH-khT7sm3D-86jZHXm2w/viewform

    #marche_des_femmes_de Washington #survivantes #prostitution



  • Diamant sur canapé | Laetitia Druart
    http://arteradio.com/serie/diamant_sur_canape

    De sa cité à Saint-Tropez, des boîtes des Champs-Elysées à un dîner avec Madame Trump, « Sarah » raconte son ascension sociale grâce au désir des hommes. Dans la lignée de « Crackopolis » et de « Flicopolis », un récit vrai et captivant sur l’univers des « michetonneuses » qui se louent pour une soirée, un sac à main, des bijoux... Un parcours qui résonne étrangement comme un manifeste féministe ! Source : Arte Radio

    http://download.www.arte.tv/permanent/arteradio/sites/default/files/sons/10diamantsurcanape1_hq_fr.mp3


  • Dans l’agenda de #CQFD N°150
    Le jeudi 19 janvier 2017 à l’Espace des diversités à partir de 19h00, Grisélidis a le plaisir de vous convier à une soirée projection et rencontre ! (38 rue d’Aubuisson, Toulouse)
    https://www.griselidis.com/sites/default/files/lesdocs/griselidis_programme.pdf
    https://www.griselidis.com/node/1
    #immigration #prostitution #violence #autodéfense #prévention

    Grisélidis Réal Peintre
    Catalogue raisonné de l’oeuvre graphique et picturale de Grisélidis Réal.

    Péripatéticienne, écrivain et artiste suisse, Grisélidis Réal (1929-2005) a milité pour la dignité des personnes prostituées.
    Après s’être formée à l’Ecole des Arts et Métiers de Zürich, Grisélidis n’a que très peu exposé, tout en cherchant à vivre de sa #peinture ; mais soucis matériels et aléas amoureux, puis activisme de putain révolutionnaire ont relégué sa créativité plastique. Pourtant, sur sa tombe, elle a voulu l’épitaphe écrivain – peintre – prostituée.

    Jehane Zouyene a mené une recherche originale sur l’œuvre graphique et picturale, en étudiant son iconographie, celle d’un bestiaire fantastique et d’un idéal de vie sauvage.
    Ce livre reproduit l’ensemble des œuvres connues.

    http://www.librairie-quilombo.org/griselidis-real-peintre
    http://www.librairie-quilombo.org/IMG/arton6660.gif?1480542500

    • http://librairie.humus-art.com/produit/griselidis-real-peintre

      « Ecrivain – peintre – prostituée »
      L’épitaphe de Grisélidis Réal (1929-2005) au cimetière des Rois, à Genève, souligne le parcours d’une femme complexe, marginale et controversée. Célèbre pour ses trente ans de lutte en faveur des droits des travailleuses et travailleurs du sexe, elle est également une auteure renommée.
      Le catalogue raisonné #Grisélidis_Réal, peintre rend hommage à ses oeuvre plastiques méconnues.
      Formée à l’Ecole des arts et métiers de Zurich, comme décoratrice, Grisélidis Réal a souhaité vivre de sa production artistique. Malgré les difficultés financières, l’éducation de ses quatre enfants, les déceptions amoureuses, la prostitution et la prison, elle dessine pendant plus de vingt-cinq ans avec l’espoir d’obtenir un jour une reconnaissance sociale et matérielle de son travail.
      Cette quête cesse en 1975, lorsqu’elle s’engage activement dans la lutte contre la stigmatisation des travailleuses et travailleurs du sexe, un combat qu’elle mènera avec ardeur jusqu’à sa mort, en 2005.
      #Foulards, #dessins, #collages et #peintures, son oeuvre emmène le spectateur dans un univers mystérieux, coloré et sauvage.
      A sa mort, elle laisse un corpus de quatre-vingt-trois oeuvres rassemblées ici pour la première fois.
      Jehane Zouyene est historienne de l’art. Elle est pionnière dans l’étude de l’oeuvre artistique de Grisélidis Réal.


  • Un ponte socialiste condamné dans une affaire de pédophilie parvient à échapper à la prison

    http://www.medias-presse.info/un-ponte-socialiste-condamne-dans-une-affaire-de-pedophilie-parvient-a-echapper-a-la-prison/67380

    Un ponte socialiste condamné dans une affaire de pédophilie parvient à échapper à la prison

    http://media.medias-presse.info/wp-content/uploads/2017/01/ps-pedophile.png

    La formule « selon que vous serez puissant ou misérable… » se vérifie une fois de plus. Le socialiste Christophe Bejach, membre fondateur de Terra Nova, le think tank du PS, et ancien conseiller d’Arnaud Montebourg lorsque celui-ci était ministre de l’Économie et de l’Industrie, a été condamné dans une affaire de pédophilie jugée au Royaume-Uni en décembre 2016.

    Sur le forum de discussion d’un site pornographique, Christophe Bejach a pris contact avec « Sadie » qui se faisait passer pour une mère de famille prête à laisser photographier ses trois filles âgées de 8, 10 et 12 ans dans des situations obscènes.

    Mais notre intellectuel socialiste ne comptait pas s’arrêter là : il voulait une relation sexuelle avec la jeune fille de 12 ans.

    Au cours du procès, le juge a précisé :

    « Vous avez écrit ce que vouliez faire aux enfants, en particulier que vous étiez intéressé par la plus âgée, celle de 12 ans, pas par la plus jeune. »

    « Vous avez envoyé des photos de sous-vêtements à Sadie en expliquant que vous vouliez photographier les enfants dans ces tenues . (…) En ce qui concerne la fille aînée, vous vouliez avoir des rapports réels avec elle. »

    Durant le procès, Christophe Bejach a reconnu être « excité par les filles de 10 ans » et avoir affirmé par chat avec Sadie qu’il avait abusé sexuellement de sa propre fille et qu’il avait lui aussi subi des sévices étant plus jeune. Mais il prétend devant le juge qu’il s’agissait d’un mensonge.

    Au cours de la perquisition effectuée par la police britannique dans la maison londonienne de Christophe Berjach en juillet 2016, les enquêteurs ont découvert une réserve de 60 images pédophiles mettant en scène des enfants abusés sexuellement dont sept images comportant des actes de pénétration.

    Or, malgré les faits, la justice britannique s’est révélée très clémente puisque Christophe Berjach est condamné à une « suspended prison sentence » de deux ans, une peine avec sursis.


  • Centrafrique : la justice écarte des accusations contre les soldats de « Sangaris »
    http://www.lemonde.fr/international/article/2017/01/05/centrafrique-la-justice-ecarte-des-accusations-contre-les-soldats-de-sangari

    Selon le site Mediapart, qui revient, mercredi 4 janvier, sur les accusations de viols, le ministère de la défense n’a pas fait preuve de diligence dans les enquêtes, en dépit d’éléments accablants rassemblés par des témoins et des victimes. Le site d’information évoque le fait que l’ordinateur d’un militaire mis en cause dans l’affaire de Mpoko contenait une grande quantité d’images pornographiques, dont une partie à caractère pédopornographique.

    Des documents cités par Mediapart attestent en outre le fait que la hiérarchie de la force « Sangaris » était consciente des dangers liés à la situation désespérée et anarchique du camp de réfugiés de Mpoko, qui jouxtait la base de la force française sur le site de l’aéroport de Bangui, et a rassemblé 100 000 personnes au paroxysme des violences. Dans un rapport à l’Inspection générale des armées d’août 2014, un gradé évoque ainsi « une certaine facilité de s’infiltrer [à] un réseau de prostitution qui fait office tard dans la nuit ». Un sous-officier demande à « augmenter la prévention concernant la prostitution, qui pourrait être utilisée contre l’image de la force [Sangaris] ».

    Le site souligne enfin que d’autres cas pourraient être traduits devant la justice. Il apporte le témoignage d’une femme de 25 ans, qui affirme avoir été violée par plusieurs soldats dans un blindé à Bangui, en avril 2015.

    #viol #néo-colonialisme #violences_masculines #déni